D.317 – Une espérance en Jésus

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Par Joseph Sakala

Dans 1 Pierre 1:3-5, le chef des apôtres nous dit : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps. » Ce verset contient plusieurs mots enrichissants.

Béni : Le mot en grec veut dire « parler en bien », ou « louer ».

Selon Sa : Ceci ne veut pas dire que nous sommes bénis selon nos œuvres, mais plutôt que Dieu, selon la portée de Sa miséricorde abondante, veut nous sauver.

Renaître : Un enfant est engendré par des parents, selon la nature des parents. Nous sommes engendrés dans la Famille de Dieu par le travail de Christ. Donc, il y a deux concepts possibles attachés au terme renaître. Naître une seconde fois, ou naître d’en haut. Dans notre texte, il est évident que cela veut dire littéralement « naître une seconde fois », mais cette fois c’est le Père qui nous fait renaître. Alors, nous allons naître une seconde fois, d’en haut.

Vivante : Une espérance vivante est plus qu’une espérance qui vit, car elle est activement vivante, dans le sens qu’elle agit. Nous n’espérons pas seulement que ça viendra, mais nous avons l’assurance et la certitude que cela arrivera sûrement. « Afin que par ces deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous ayons une ferme consolation, nous qui cherchons un refuge dans la ferme possession de l’espérance qui nous est proposée, espérance que nous gardons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui pénètre au-dedans du voile, où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, ayant été fait souverain Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 6:18-20).

Résurrection : Cela peut paraître étrange que nous puissions être nés de nouveau par une résurrection, mais ce fut l’instrument que Dieu a utilisé pour créer Son Plan de salut. Dans ce sens, Christ fut né de nouveau dans un corps glorieux lors de Sa résurrection. « Et c’est lui qui est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses » (Colossiens 1:18). Il est donc tout à fait normal que : « ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8:29-30).

Dans Colossiens 1:26-28, nous lisons : « Le mystère qui était caché dans tous les siècles et dans tous les âges, mais qui est maintenant manifesté à ses saints ; à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ; savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Jésus-Christ. » Le fait que Christ soit vraiment en chaque chrétien est, non seulement un grand mystère, mais riche en gloire. En effet, c’est notre espérance et notre assurance de gloire dans l’âge à venir.

Comment Christ peut-Il être assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts et, malgré cela, vivre en nous, c’est sûrement un mystère, quoique pourtant vrai. Il a Lui-même déclaré ceci à Ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:23). Et dans Jean 15:4-5 : « Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. »

L’apôtre Paul a confirmé cette grande vérité lorsqu’il a déclaré, dans Galates 2:20 : « Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi. » Une des prières de Paul pour les Éphésiens fut : « Afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi » (Éphésiens 3:17). Le mystère à savoir comment Christ peut faire cela est expliqué dans Jean 14:15-17, lorsque Jésus a déclaré : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. »

En effet, selon le texte, le fait qu’Il demeure en nous est notre espérance de gloire, car : « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui » (Romains 8:9). Ainsi, là où nous allons, Il va aussi ; ce que nous disons, Il l’entend ; même lorsque nous pensons, Il le sait. Christ, par le Saint-Esprit, devient notre Consolateur, notre Guide et notre Conseiller. Cela est vraiment un glorieux mystère où Dieu Se révèle à Son peuple par les Écritures. La connaissance des définitions des mots est critique pour connaître Dieu. Heureusement pour nous, la Bible définit un mot la première fois qu’elle l’emploie.

Par exemple, que veulent dire les mots « bénédiction » ou « béni » ? Le premier endroit où ce terme est utilisé se trouve dans Genèse 1:22 lorsque : « Dieu les bénit, en disant : Croissez et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre. » Et encore, au verset 28, où : « Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Croissez et multipliez, et remplissez la terre, et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » Alors, se multiplier est une bénédiction, et les enfants le sont aussi. Bénédiction devient synonyme de fécondité. Aux humains, Dieu a dit « assujettissez, et dominez ». Donc, pour les humains, avoir des enfants et dominer sur la terre sont des bénédictions.

Pourquoi Dieu a-t-Il choisi la procréation et la domination comme véhicules de bénédiction ? Afin de nous permettre de participer à Sa nature ! Dès le début de la Genèse, nous découvrons clairement que Dieu est seul Créateur et Dominateur sur Sa création entière. En délégant la procréation à la femme par l’homme, et en délégant le règne sur les animaux à l’humanité, Dieu nous a offert de participer à Sa créativité et à Son règne sur Sa création. Cependant, à cause du péché, Dieu nous a privés de notre jouissance dans les grossesses et, temporairement, de notre domination sur les animaux.

Alors, dans Genèse 3:16-19, Dieu : « dit à la femme : J’augmenterai beaucoup ta peine et ta grossesse ; tu enfanteras des enfants avec douleur, et tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi. Et il dit à Adam : Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie. Et il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras l’herbe des champs. Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »

Mais pourquoi Dieu a-t-Il agi ainsi ? Parce que la Bible ne laisse aucune place à la rébellion. Dans Genèse 3:1-6, nous voyons que : « le serpent était le plus fin de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits ; et il dit à la femme : Quoi ! Dieu aurait dit : Vous ne mangerez point de tout arbre du jardin ! Et la femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez nullement ; mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Et la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, et qu’il était agréable à la vue, et que l’arbre était désirable pour devenir intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea, et en donna aussi à son mari auprès d’elle, et il en mangea. »

Et les yeux de tous deux s’ouvrirent ; et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent des feuilles de figuier, et se firent des ceintures. Donc, la punition fut immédiate, leur indiquant que les bénédictions font partie de la grâce. Leur péché a amené le jugement et non la bénédiction. Adam et Ève n’avaient absolument rien fait pour se mériter les bénédictions de Dieu. Elles leur ont été accordées gratuitement, donc Dieu pouvait également choisir de les retirer. Subséquemment, toute bénédiction qui nous est accordée est un privilège et non un droit acquis. Alors, comment connaître la vérité ? Vérifier dans la Bible qui seule peut nous la procurer.

Dans Jean 7:17-18, Jésus Lui-même a déclaré : « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de Celui qui l’a envoyé, est digne de foi, et il n’y a point d’injustice en lui. » L’apôtre Paul a aussi parlé de certains philosophes : « qui apprennent toujours, et ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 3:7). Dans le verset suivant, Paul rend très clair pourquoi ces hommes, malgré toute leur scolarité et leur éducation, semblent être incapables de saisir la véritable vérité. Paul en nomme deux pour la postérité, dans 2 Timothée 3:8-9 : « Et comme Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ceux-ci de même résistent à la vérité ; gens d’un esprit corrompu, et réprouvés à l’égard de la foi. Mais ils ne feront pas de plus grands progrès ; car leur folie sera connue de tous, comme le fut aussi celle de ces deux-là. » Comprenez, chers amis, que le mensonge, s’il cache souvent la vérité, ne la détruit jamais ; alors que la vérité finit toujours par détruire le mensonge.

Les gens dont Paul parlait ne pouvaient pas apprendre la vérité simplement parce qu’ils n’étaient pas consentant à croire et à obéir à la vérité lorsqu’ils l’ont apprise. Par exemple, il existe une controverse vexante parmi des chrétiens modernes au sujet de la déclaration divine de la Genèse d’une recréation en six jours de la terre entière, à la place d’une création par l’évolution de milliards d’années. Pourtant, c’est ce que Dieu nous révèle clairement. Ceci vient en conflit avec leur raisonnement humain. Lorsque Jésus tentait de convaincre les leaders religieux de Son temps, ils le considéraient comme un prédicateur itinérant et rejetaient Son enseignement, même s’ils savaient incontestablement bien que Ses instructions étaient assurément bibliques. Sauf qu’elles n’étaient pas talmudiques, c’est-à-dire qu’elles n’allaient pas dans le sens de leurs Traditions.

Ses remarques à ces hypocrites sont vraiment un critère à suivre pour reconnaître la vérité de Dieu et Sa volonté. Un cœur honnête n’essaie pas de tordre la vérité divine pour accommoder une philosophie humaine, et n’essaie pas non plus d’accommoder une personne, lui faisant croire que c’est la volonté de Dieu. La volonté de Dieu est toujours immuable et Sa Parole est écrite de façon à être facilement comprise par quiconque est désireux de la comprendre et de faire Sa volonté. Lorsqu’un individu est prêt à faire cela, alors appréciez vos bénédictions.

Demandez à n’importe qui quels sont ses plus beaux souvenirs et la plupart vous diront que ce sont les repas pris en famille ou avec des amis pour célébrer un anniversaire ou une fête quelconque. Mais, quand on se met à méditer, on s’aperçoit que parfois on n’était pas reconnaissant de la joie que ces fêtes procuraient. Dieu nous a bénis en nous faisant vivre des expériences merveilleuses, même si nous n’étions pas toujours reconnaissants pour ce que nous avons reçu. Chaque année, les chrétiens célèbrent la fête de l’Action de Grâce, une magnifique occasion de rendre gloire à Dieu pour toutes Ses bénédictions durant l’année qui s’achève. Cette fête devrait également être le moment suprême pour renouveler notre attitude de reconnaissance envers ceux qui nous ont fait du bien durant l’année.

Quelle importance donnons-nous à notre attitude ? Dieu S’attend à ce que nous soyons naturellement reconnaissants et Il nous a donné plusieurs Écritures comme exemples du danger de manquer de reconnaissance. Comme exemple, il y a le plus grand miracle que Dieu ait fait pour Son peuple dans l’Ancien Testament, fournissant de la nourriture à un endroit où il n’y en avait pas. Du pain dans le désert, une manne à partir de la rosée du matin. Dans Exode 16:1-5, nous lisons : « Toute l’assemblée des enfants d’Israël, étant partie d’Élim, vint au désert de Sin, qui est entre Élim et Sinaï, au quinzième jour du second mois, après leur sortie du pays d’Égypte. Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans ce désert contre Moïse et contre Aaron. Et les enfants d’Israël leur dirent : Ah ! que ne sommes-nous morts par la main de l’Éternel au pays d’Égypte, quand nous étions assis près des potées de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Car vous nous avez amenés dans ce désert, pour faire mourir de faim toute cette assemblée. Alors l’Éternel dit à Moïse : Voici, je vais vous faire pleuvoir des cieux du pain, et le peuple sortira, et ils en recueilleront chaque jour ce qu’il faut pour la journée, afin que je l’éprouve, pour voir s’il marchera, ou non, dans ma loi. Mais, le sixième jour, ils apprêteront ce qu’ils auront apporté, et il y en aura le double de ce qu’ils recueilleront chaque jour. »

La manne n’était pas de la farce, ni de la dinde avec sauce, ni du pudding, mais elle nourrissait le peuple et leur prouvait que Dieu Lui-même leur donnait chaque jour de quoi survivre. Ayant ouvert la porte à leur délivrance, cette manne était assez, même plus qu’assez, pour un peuple si récemment sorti de l’esclavage en Égypte. Alors, comment les Israélites ont-ils réagi à la bénédiction de Dieu ? Dans Nombres 11:4-6, nous voyons que : « le ramassis d’étrangers qui était parmi eux se livra à la convoitise ; et même les enfants d’Israël se mirent de nouveau à pleurer, et dirent : Qui nous fera manger de la chair ? Il nous souvient des poissons que nous mangions en Égypte, pour rien ; des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx. Et maintenant, notre âme est desséchée ; il n’y a rien du tout ! Nos yeux ne voient que la manne. » Ils se sont plaints de manquer de variété !

Ce peuple qui n’avait pas accepté de vivre selon son alliance avec Dieu, Le mettait déjà à l’épreuve par son attitude et par son ingratitude ! Si Dieu pouvait lui donner du pain, pourquoi pas de la viande ? Les enfants d’Israël avaient oublié que Dieu ne leur devait rien du tout. Mais Dieu avait entendu leur plainte et leur a donné ce qu’ils désiraient. Mais ce fut une dure leçon aussi pour leur enseigner qu’il faut faire attention à ce qu’on demande. Dieu leur a donné de la viande pour un mois. Dieu leur dit : « Vous n’en mangerez pas un jour, ni deux jours, ni cinq jours, ni dix jours, ni vingt jours ; mais jusqu’à un mois entier, jusqu’à ce qu’elle vous sorte par les narines, et que vous en soyez dégoûtés, parce que vous avez rejeté l’Éternel qui est au milieu de vous, et que vous avez pleuré devant lui, en disant : Pourquoi donc sommes-nous sortis d’Égypte ? » (Nombres 11:19-20).

Alors, Dieu leur envoya une plaie. « La chair était encore entre leurs dents, elle n’était pas encore mâchée, que la colère de l’Éternel s’embrasa contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’une très grande plaie. Et l’on nomma ce lieu-là Kibroth-Hatthaava (tombeaux de la convoitise) ; car on ensevelit là le peuple qui avait convoité » (Nombres 11:33-34). Dieu a fait quelque chose de semblable pour plusieurs personnes d’aujourd’hui. Il a permis qu’on puisse vivre dans l’abondance en bénissant nos nations de toutes les manières possibles. Même dans les moments difficiles, il nous faut être attentifs afin de nous rappeler que de telles bénédictions ne sont pas partagées par tous et ne sont pas garanties de durer.

Lorsque Dieu ouvre une porte pour nous, comme Il l’a fait avec Israël, nous Lui montrons une gratitude extrême, mais nous manifestons une ingratitude profonde envers Dieu lorsque nous n’apprécions pas tout ce qu’Il fait pour nous. Nous devrions avoir confiance, comme les chrétiens qui nous ont précédés, que Dieu pourvoira toujours à nos besoins. Car : « Qui est le père d’entre vous, qui donne à son fils une pierre, lorsqu’il lui demande du pain ? Ou, s’il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou encore, s’il lui demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc, vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ? » (Luc 11:11-13).

« Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7). Il ne faut jamais rejeter ce que Dieu nous offre, car Il pourrait les offrir à d’autres qui en seraient beaucoup plus reconnaissants. Alors, apprenons à compter nos bénédictions. « Et [que] ceux qui habitent aux bouts de la terre, craignent à la vue de tes prodiges ; tu fais chanter de joie et le Levant et le Couchant. Tu visites la terre, tu l’arroses, tu l’enrichis abondamment ; les ruisseaux de Dieu sont pleins d’eau ; tu prépares leur froment, après que tu as ainsi préparé la terre. Tu abreuves ses sillons ; tu aplanis ses mottes ; tu l’amollis par la pluie menue ; tu bénis son germe. Tu couronnes l’année de tes biens, et les roues de ton char distillent l’abondance » (Psaume 65:9-12).

Chaque année, le véritable chrétien devrait s’arrêter et prendre le temps de faire l’inventaire de ses bénédictions. S’il le fait honnêtement, peu importe quels problèmes il a eu durant l’année, il devra admettre à Dieu, comme toujours, qu’Il a vraiment couronné son année de bonté. La figure de couronnement est souvent utilisée dans les Écritures pour rendre louange à Dieu. « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités ; qui guérit toutes tes infirmités ; qui retire ta vie de la fosse ; qui te couronne de bonté et de compassion ; qui rassasie ta bouche de biens, tellement que ta jeunesse est renouvelée comme celle de l’aigle » (Psaume 103:2-5).

Même nos afflictions et nos épreuves sont constamment consacrées dans le contexte de la grâce et de l’amour de Dieu. Considérons Psaume 5:12-13 : « Mais que tous ceux qui se retirent vers toi se réjouissent ! qu’ils chantent de joie à jamais ! Sois leur protecteur, et que ceux qui aiment ton nom, triomphent en toi ! Car toi, Éternel, tu bénis le juste ; tu l’environnes de ta bienveillance comme d’un bouclier. » Christ Lui-même a porté une couronne d’épines afin que nous puissions être couronnés de miséricorde et de salut. D’autres bijoux se trouvent également dans la couronne du croyant. « Elle posera sur ta tête une couronne de grâces, et te donnera un diadème de gloire » (Proverbes 4:9).

Ensuite, il y a le fantastique témoignage de Psaume 8:5-10 : « Je dis : Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui ? le fils de l’homme, que tu prennes garde à lui ? Et tu l’as fait un peu inférieur aux anges ; tu l’as couronné de gloire et d’honneur. Tu lui as donné l’empire sur les ouvrages de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds ; les brebis et les bœufs, tous ensemble, et même les bêtes des champs ; les oiseaux des cieux et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers. Éternel, notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre ! » Finalement, la couronne du croyant est nulle autre que le Seigneur Lui-même. Car : « En ce jour-là, l’Éternel des armées sera une couronne éclatante et un diadème de gloire pour le reste de son peuple ; un esprit de jugement pour celui qui est assis sur le siège de la justice, et une force pour ceux qui repoussent l’ennemi aux portes » (Esaïe 28:5-6).

La plupart des chrétiens ont une abondance de bénédictions matérielles pour lesquelles ils devraient rendre gloire à Dieu. Alors, tout comme David, ils devraient Lui rendre l’hommage suivant : « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités ; qui guérit toutes tes infirmités ; qui retire ta vie de la fosse ; qui te couronne de bonté et de compassion ; qui rassasie ta bouche de biens, tellement que ta jeunesse est renouvelée comme celle de l’aigle » (Psaume 103:2-5). La seule chose que Dieu nous demande, c’est de nous confier en Lui.

Psaume 37:3 nous dit : « Confie-toi en l’Éternel, et fais le bien ; habite la terre, et fais de la vérité ta pâture. » Saupoudrées partout dans ce Psaume sont plusieurs images nous donnant l’assurance du triomphe de Dieu, non seulement dans Son plan éternel, mais également au travers des vies de Ses précieux saints. La confiance est une caractéristique primordiale dans notre relation avec notre Seigneur, car elle établit le fondement pour toutes les autres. Une définition amplifiée de la confiance se trouve dans Proverbes 3:5-8 où nous lisons : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie point sur ta prudence. Considère-le dans toutes tes voies, et il dirigera tes sentiers. Ne sois point sage à tes propres yeux ; crains l’Éternel, et détourne-toi du mal. Ce sera la santé pour tes muscles et un rafraîchissement pour tes os. »

Malgré cela, simplement le fait d’avoir une grande confiance en Dieu n’est pas suffisant. Il faut aussi faire le bien. L’épître entière de l’apôtre Jacques est consacrée au thème : « Mais, ô homme vain ! veux-tu savoir que la foi sans les œuvres, est morte ? » (Jacques 2:20). Ou bien, dans les paroles mêmes de Jésus qui, dans Luc 6:46, dit : « Pourquoi donc m’appelez-vous Seigneur, Seigneur, tandis que vous ne faites pas ce que je dis ? » Voici ce que Dieu a déclaré à Moïse, dans Deutéronome 5:29 : « Oh ! s’ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour garder tous mes commandements, afin qu’ils fussent heureux, eux et leurs enfants, à jamais ! »

Pour vraiment jouir des bénédictions que Dieu nous accorde, nous devons nous impliquer dans le plan de Dieu. Si nous nous attendons à la promesse que nous demeurerons en paix et que nous serons nourris par Dieu, nous devons également nous soumettre aux instructions de Jésus, dans Matthieu 6:33, lorsqu’Il dit : « Mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Alors, confiez-vous au Seigneur et vous ne serez jamais perdants.

Le Psaume 37:5-7 nous dit, en toute simplicité : « Remets ta voie à l’Éternel et te confie en lui, et il agira. Il fera ressortir ta justice comme la lumière, et ton droit comme le plein midi. Demeure tranquille en regardant à l’Éternel, et t’attends à lui ; ne t’irrite pas contre celui qui vient à bout de ses desseins. » Tout serviteur de Dieu doit passer par des moments de frustration dans son combat contre les puissances du mal. La douleur et la pression du tourment sont réels, alors que Satan s’acharne contre nous en utilisant des gens trompeurs, pour narguer le peuple de Dieu. « Quant au trompeur, ses moyens sont pernicieux ; il trouve des inventions pour perdre les affligés par des paroles fausses, et le pauvre dont la cause est juste. Mais l’homme noble forme de nobles desseins, et il se lève pour agir avec noblesse » (Ésaïe 32:7-8).

Donc, n’ayez crainte puisque : « L’Éternel dissipe le conseil des nations, il met à néant le dessein des peuples. Mais le conseil de l’Éternel subsiste à toujours ; les desseins de Son cœur durent d’âge en âge » (Psaume 33:10-11). Néanmoins, pendant que ces mauvais desseins se poursuivent, ils peuvent causer beaucoup de peine et de douleur. Malgré cela, confions nos vies au Seigneur et ayons confiance en Lui si nous voulons sortir vainqueur de nos épreuves. Paul a consacré une bonne partie de sa lettre aux Philippiens : « Étant persuadé que Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre, en poursuivra l’accomplissement jusqu’au jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1:6).

C’est pourquoi il nous exhorte à travailler à notre salut avec crainte et tremblement : « comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir » (Philippiens 2:12-13). Alors qu’il a lui-même admis ne pas avoir encore atteint le but qu’il s’était fixé, Paul nous dit : « Frères, pour moi, je ne me persuade pas d’avoir saisi le prix ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est derrière moi, et m’avançant vers ce qui est devant, je cours avec ardeur vers le but, pour le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons ce sentiment ; et si vous pensez autrement en quelque chose, Dieu vous le révélera aussi » (Philippiens 3:13-15). Dieu nous promet d’accomplir ce qu’Il a commencé pour nous, à la condition que nous nous soumettions à Sa Souveraine volonté.




D.316 – Le point crucial

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important

Par Joseph Sakala

Dans Galates 6:14, Paul nous dit : « Quant à moi, qu’il ne m’arrive pas de me glorifier en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par laquelle le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde. » Lorsque les gens parlent d’un point crucial, ils admettent carrément, sans même s’en rendre compte, la centralité de la croix de Christ, car c’est du latin crux que vient le mot « croix ». La croix de Christ est placée en plein au cœur du christianisme, mais peut aussi être en opposition au même christianisme. « Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu » (1 Corinthiens 1:18).

C’est sur la croix que Jésus a vaincu Satan, car ; « Il a effacé ce qui était contre nous, l’obligation des ordonnances qui s’élevait contre nous ; et il l’a entièrement annulée, en l’attachant à la croix ; ayant [ainsi] dépouillé les principautés et les puissances, qu’il a publiquement exposées en spectacle, en triomphant d’elles sur cette croix » (Colossiens 2:14-15). C’est en effet sur cette croix que nous devons être crucifiés spirituellement, si Satan doit être vaincu dans nos vies. « Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi, » nous dit si bien Paul dans Galates 2:20.

Or, ceux qui appartiennent à Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que le corps du péché soit détruit et que nous ne soyons plus asservis au péché. La crucifixion est extrêmement douloureuse. « Quant à moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix est donc anéanti ! Puissent ceux qui vous troublent être retranchés ! Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne prenez pas prétexte de cette liberté pour vivre selon la chair ; mais assujettissez-vous les uns aux autres par la charité. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, en celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » nous déclare Paul dans Galates 5:11-14.

Plusieurs chrétiens résistent aux exigences de maîtrise sur l’esprit et sur le corps qu’un tel engagement entraîne par notre identification avec Christ. Ils voudraient plutôt se glorifier dans les choses terrestres. Néanmoins, comme il est préférable de ne se glorifier, comme Paul, que dans la croix et dans la foi au Fils de Dieu qui l’a aimé ! Pourquoi ne pas plutôt se tourner vers le bon Berger qui n’abandonnera jamais Son troupeau et qui était même prêt à donner Sa Vie pour lui ?

Dans Jean 10:14-16, Jésus a déclaré : « Je suis le bon berger, et je connais mes brebis, et je suis connu d’elles, comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut aussi que je les amène ; et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau et un seul berger. » Le mot grec pour « berger » est le même que pour « pasteur ». Jésus disait, en effet, « je suis le bon pasteur, et le bon pasteur est prêt à donner sa vie pour ses brebis. » Un bon pasteur est prêt à diriger son troupeau dans de bons pâturages ; il connaît son troupeau et il est même prêt à donner sa vie pour lui afin de le protéger. Combien de pasteurs sont prêts à faire cela pour leurs troupeaux ?

Néanmoins, cela n’est pas simplement un terme utilisé pour le leader d’une congrégation religieuse. Le terme est suffisamment large pour inclure tous les individus, enseignants, officiers militaires, parents, professeurs etc., qui ont des responsabilités de leadership. Dans un tel cas, notre Bon Pasteur, notre Bon Leader, c’est Jésus-Christ. Avec ceci en mémoire, considérez quelques autres références bibliques qui s’attachent à notre bon Berger : « Paissez le troupeau de Dieu qui est au milieu de vous, veillant sur lui, non par contrainte, mais volontairement ; non pour un gain honteux, mais par affection ; non comme ayant la domination sur les héritages du Seigneur, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de gloire » (1 Pierre 5:2-4).

Notez également ce qui est écrit dans Hébreux 13:20-21 : « Or, que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le souverain Pasteur des brebis, notre Seigneur Jésus, par le sang d’une alliance éternelle, vous rende accomplis en toute bonne œuvre, afin que vous fassiez sa volonté, faisant lui-même en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus-Christ, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » Chaque chrétien, du moins à l’occasion, doit assumer la fonction d’un berger spirituel envers un autre, donc, chaque chrétien devient une brebis spirituelle. Le Seigneur Jésus est notre bon Berger, et nous faisons bien de Le suivre en toute chose. Car il est impossible pour nous de réaliser jusqu’à quel point Dieu a de l’amour pour nous.

Dans Romains 5:7-9, il est écrit : « Car, à peine mourrait-on pour un juste ; peut-être se résoudrait-on à mourir pour un homme de bien. Mais Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. » Pendant plusieurs générations, les « chrétiens » libéraux se sont moqués de la doctrine biblique voulant que la mort de Christ puisse servir comme sacrifice de substitution pour les péchés du monde entier. Car, comme la plupart des religions, leur croyance prend pour acquis que chaque individu est responsable de son propre salut qui doit être gagné par les bonnes œuvres.

Certains suivent un code éthique très rigide, d’autres invoquent une attitude mentale par la méditation vers une progression à un niveau supérieur. Alors que certains mettent toute leur emphase sur l’amour, d’autres croient simplement qu’éventuellement le bien vaincra le mal. Tous cependant dépendent des habiletés humaines pour gagner leur salut. Toutefois, la Bible enseigne catégoriquement que : « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6:23). Selon la déclaration du début, « Christ est mort pour nous » et cette expression « pour nous » apparaît constamment dans le Nouveau Testament. En voici quelques exemples : « Lui [Dieu], qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il point toutes choses avec lui ? » (Romains 8:32).

Dans 1 Corinthiens 5:7, Paul dit : « Nettoyez donc le vieux levain, afin que vous deveniez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain ; car Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous. » Dans Galates 3:13, Paul déclare que : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour nous. » Alors, marchez dans la charité, comme le Christ qui nous a aimés et S’est offert Lui-même à Dieu pour nous en oblation et en victime d’agréable odeur. Que ni la fornication, ni aucune impureté, ni l’avarice ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ni aucune parole déshonnête, ni bouffonnerie, ni plaisanterie, qui sont des choses malséantes ; mais qu’on y entende plutôt des actions de grâces.

Quand Paul parle de bouffonnerie et de plaisanterie, il n’entend pas l’humour bon enfant que nous pouvons partager les uns avec les autres devant une situation comique. Il faut comprendre que Paul parlait de ce genre de saletés que l’on entend trop souvent dans les shows télévisés ou les spectacles de nos humoristes modernes qui se permettent aujourd’hui de rire de tout et de n’importe quoi pour faire rire leur auditoire, quitte à lancer des insanités qui eussent été impensables il y a à peine quelques décennies. Les grosses farces sur Dieu et le sexe semblent particulièrement prisées d’un public de plus en plus païen. Mais revenons à notre sujet.

« En attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise, » déclare Paul dans Tite 2:13-15. Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez Ses traces ; Lui qui n’a point commis de péché et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; Qui, outragé, ne rendait point d’outrages et, maltraité, ne faisait point de menaces, mais S’en remettait à Celui qui juge justement ; Lui qui a porté nos péchés en Son corps sur le bois afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris.

Nous avons connu la charité en ce qu’Il a donné Sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. « Or, je vous ai enseigné, avant toutes choses, ce que j’avais aussi reçu : que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; et qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu’il a été vu de Céphas, puis des douze ; ensuite, il a été vu en une seule fois de plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts » (1 Corinthiens 15:3-6). Et c’est par Lui que nous sommes sauvés. Dans  Romains 5:8-9, nous lisons : « Mais Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. »

Des libéraux chrétiens ont donc, pendant plusieurs générations, ridiculisé la doctrine biblique affirmant que la mort de Christ a servi de sacrifice substitut pour le monde entier. Comme toutes les autres religions, leur forme prend pour acquis que chaque personne est responsable de son propre salut, lequel elle pourrait se mériter par ses bonnes œuvres et l’observance religieuse. Quelques-uns ont un code d’éthique très strict et parlent d’une attitude mentale qui doit atteindre des niveaux supérieurs par la méditation. D’autres ne mettent l’emphase que sur l’amour seulement, ou simplement que le bien fait par quelqu’un efface le mal. Tous prétendent que les œuvres humaines peuvent nous sauver.

Cependant, la Bible enseigne clairement que le salaire du péché, c’est la mort (Romains 6:23), mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. Il a fallu que Christ meure pour nous afin que nous recevions ce don, et cela est répété continuellement dans le Nouveau Testament. Romains 8:32 nous affirme : « Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il point toutes choses avec lui ? » 1 Corinthiens 5:7 nous exhorte ainsi : « Nettoyez donc le vieux levain, afin que vous deveniez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain ; car Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous. »

Regardons ce que Paul nous déclare, dans Galates 3:13-14 : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ;) afin que la bénédiction d’Abraham se répandît sur les Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. » Il faut marcher dans la charité, comme le Christ qui nous a aimés et S’est offert Lui-même à Dieu pour nous en oblation et en victime d’agréable odeur. « Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise, » dit Paul à Tite dans Tite 2:14.

L’apôtre Jean nous dit que : « Nous avons connu la charité, en ce qu’Il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères » (1 Jean 3:16). Jésus est notre Roi et Il a autorité sur nous. Le roi Salomon a écrit, dans Ecclésiastes 8:4 : « Où est la parole du roi, là est la puissance ; et qui lui dira : Que fais-tu ? » En scrutant l’histoire, nous voyons que cette autorité fut transmise à tous ceux qui ont eu l’occasion de dominer sur des peuples ou des nations. Un exemple parfait d’un monarque absolu fut Nébucadnetsar, roi de Babylone. Voici comment le prophète Daniel s’est adressé à lui pour lui expliquer un rêve. « Toi, ô roi tu es le roi des rois, auquel le Dieu des cieux a donné le règne, la puissance, la force et la gloire ; Il a remis entre tes mains les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, en quelque lieu qu’ils habitent, et il t’a fait dominer sur eux tous » (Daniel 2:37-38).

Donc, ce roi de Babylone avait le droit de dominer sur tout, mais ce droit lui venait de Dieu. Car c’est le Dieu des cieux qui lui a donné le règne, la puissance, la force et la gloire. Alors, la parole de ce roi, comme d’ailleurs celle de tous les autres rois, avait beaucoup de pouvoir et le roi ne répondait à aucune autorité terrestre sauf celle de Dieu, qui lui a confié ce pouvoir. Paul nous le confirme en nous disant : « Que toute personne soit soumise aux puissances supérieures : car il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et les puissances qui subsistent, ont été établies de Dieu » (Romains 13:1).

Plusieurs rois ont dû apprendre cette vérité suite à leur désobéissance à l’autorité reçue et en dominant en tyrans sur le peuple qui leur fut confié. Car ils ont découvert que Dieu peut également leur enlever rapidement le pouvoir quand ces dictateurs en abusent. Regardez simplement ce qui est arrivé en Égypte, en Libye et ce qui se prépare en Syrie. Même le grand roi Nébucadnetsar a dû s’humilier pour reprendre son pouvoir après une correction de sept ans envoyée par Dieu. Néanmoins, à ce roi, le prophète Daniel a expliqué ce qui arrivera un jour à tous ces rois.

Car il y a un Roi qui ne régressera jamais : « Que doit manifester en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs » (1 Timothée 6:15). Jésus-Christ Lui-même a affirmé : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18). Et un jour tous les êtres au ciel et sur la terre Lui garantiront : « Seigneur, tu es digne de recevoir la gloire, l’honneur, et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent, et ont été créées » (Apocalypse 4:11). En ce jour : « le septième ange sonna de la trompette, et de grandes voix se firent entendre dans le ciel, qui disaient : Les royaumes du monde sont soumis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles des siècles » (Apocalypse 11:15).

Celui qui : « était vêtu d’un manteau teint de sang, et son nom s’appelle, LA PAROLE DE DIEU. Les armées qui sont dans le ciel, vêtues de fin lin blanc et pur, le suivaient sur des chevaux blancs. Il sortait de sa bouche une épée tranchante pour frapper les nations, car il les gouvernera avec un sceptre de fer, et il foulera la cuve du vin de la colère et de l’indignation du Dieu Tout-Puissant. Et sur son manteau, et sur sa cuisse, il portait ce nom écrit : ROI DES ROIS, et SEIGNEUR DES SEIGNEURS » (Apocalypse 19:13-16). La Parole de ce Roi est si puissante qu’Elle a pu amener à l’existence l’univers entier. Sa Parole pouvait calmer un vent violent et pouvait même appeler de la mort à la vie Lazare.

« Car la Parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des mœlles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur ; et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant Lui, mais toutes choses sont nues et entièrement découvertes aux yeux de celui auquel nous devons rendre compte » (Hébreux 4:12-13). Car autant il y a de promesses en Dieu, toutes sont oui en Lui, et Amen en Lui, à la gloire de Dieu par nous. Or, celui qui nous affermit avec vous en Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, Qui nous a aussi marqués de son sceau et nous a donné dans nos cœurs les arrhes de son Esprit, nous déclare Paul, dans 2 Corinthiens 1:20-22.

Dans le premier chapitre de la Genèse, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle. » (Genèse 1:26-27). Pareillement, le septième jour, Dieu nous dit : « Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il se reposa de toute son œuvre, pour l’accomplissement de laquelle Dieu avait créé » (Genèse 2:3). Dieu est, non seulement le Créateur et le Faiseur de toute chose, mais Il est le Créateur de l’image de Dieu dans l’homme.

Ces deux termes — Créateur et Faiseur — ne sont pas synonymes, malgré que, quelques fois, ils sont interchangeables. Personne ne peut être l’auteur d’une chose créée sauf Dieu. Autrement dit, il n’y a personne d’autre que Dieu capable de créer. « Création », c’est appeler à l’existence une entité qui n’existait pas préalablement. Tandis que « faire une chose », c’est changer des entités déjà créées pour fabriquer des choses plus complexes. Il est quand même intéressant de voir Dieu appelé « Créateur » cinq fois dans la Bible, tandis que Dieu est appelé « Faiseur » seize fois. Dieu a créé Son image dans l’homme et la femme, mais Il les a faits à Son image. C’est-à-dire que Dieu a appelé à l’existence les éléments spirituels chez l’homme, non existants parmi les animaux. Mais Dieu a également organisé des éléments matériels de base pour en former un corps humain, le système le plus organisé dans l’univers, fait à l’image de Dieu Lui-même lorsqu’Il allait venir vivre en chair dans un corps incarné. De cette façon, Dieu devient, et le Créateur et le Faiseur de Sa propre image dans chaque personne.

Cette image fut ternie par le péché, mais, au travers de l’œuvre de Christ, : « ayant revêtu du nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé » (Colossiens 3:10). Et un jour Dieu : « transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de Sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:21). Créer et recréer, faire et refaire, mettons-nous à genoux devant notre Seigneur, notre Créateur et Faiseur. Mais en attendant ce fameux moment : « mon Dieu pourvoira aussi à tous vos besoins, selon ses richesses, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4:19).

La clé de cette promesse se trouve dans Ses richesses que notre Grand Roi doit nous fournir alors que nous sommes à Son service en attendant l’immortalité dans Son Royaume. Combien vastes et différents ces besoins doivent être ! Des millions d’Israélites avaient besoin de nourriture dans le désert : « Et les enfants d’Israël mangèrent la manne quarante ans, jusqu’à ce qu’ils fussent venus dans un pays habité ; ils mangèrent la manne, jusqu’à ce qu’ils fussent venus à la frontière du pays de Canaan » (Exode 16:35). Gédéon avait besoin d’une victoire contre ses adversaires. Dans Juges 7:22-23 : « Les trois cents hommes sonnèrent encore des trompettes, et par tout le camp l’Éternel tourna l’épée de chacun contre son compagnon. Et le camp s’enfuit jusqu’à Beth-Shitta, vers Tseréra, jusqu’au bord d’Abel-Mehola, vers Tabbath. Et les hommes d’Israël, ceux de Nephthali, et d’Asser, et de tout Manassé, s’assemblèrent et poursuivirent les Madianites. »

Élie avait besoin, de Son Dieu, d’une grande démonstration de Son autorité divine. « Alors le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, et le bois, et les pierres, et la poussière, et absorba l’eau qui était dans le canal. Et tout le peuple, voyant cela, tomba sur son visage et dit : C’est l’Éternel qui est Dieu ; c’est l’Éternel qui est Dieu ! » (1 Rois 18:38-39). Dans le Nouveau Testament, un homme avait la main sèche. Jésus dit aux pharisiens : « Est-il permis de faire du bien dans les jours de sabbat, ou de faire du mal ? de sauver une personne, ou de la laisser périr ? Et ils se turent. Alors, les regardant avec indignation, et étant affligé de l’endurcissement de leur cœur, il dit à cet homme : Étends ta main. Et il l’étendit, et sa main devint saine comme l’autre » (Marc 3:4-5).

Un aveugle avait besoin de voir et Jésus dit : « Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. Ayant dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive, et il oignit de cette boue les yeux de l’aveugle, et il lui dit : Va, et te lave au réservoir de Siloé (ce qui signifie Envoyé). Il y alla donc et se lava, et il s’en alla voyant clair. » (Jean 9:5-7). Un mort avait besoin de vivre. « Ils ôtèrent donc la pierre du lieu où le mort était couché. Et Jésus, élevant les yeux au ciel, dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Je savais que tu m’exauces toujours, mais je l’ai dit à cause de ce peuple, qui est autour de moi, afin qu’il croie que tu m’as envoyé. Quand il eut dit cela, il cria à haute voix : Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et le laissez aller. Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus voir Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui » (Jean 11:41-45).

Jésus a fait le meilleur vin qu’on pouvait goûter. Aux noces à Cana, on a manqué de vin. Dans Jean 2:7-11 : « Jésus leur dit : Remplissez d’eau ces vaisseaux ; et ils les remplirent jusqu’au haut. Et il leur dit : Puisez-en maintenant, et portez-en au chef du festin. Et ils le firent. Quand le chef du festin eut goûté l’eau changée en vin (or, il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), il appela l’époux, et lui dit : Tout homme sert d’abord le bon vin, et ensuite le moins bon, après qu’on a beaucoup bu ; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. Jésus fit ce premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire ; et ses disciples crurent en lui. »

Jésus a calmé la mer durant un orage violent. « Mais il était à la poupe, dormant sur un oreiller ; et ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, ne te soucies-tu point de ce que nous périssons ? Mais lui, étant réveillé, parla avec autorité aux vents, et il dit à la mer : Tais-toi, sois tranquille. Et le vent cessa, et il se fit un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous peur ? Comment n’avez-vous point de foi ? Et ils furent saisis d’une fort grande crainte, et ils se disaient l’un à l’autre : Mais qui est celui-ci, que le vent même et la mer lui obéissent ? » (Marc 4:38-41). Et lorsque Pierre a voulu marcher sur l’eau : « Jésus lui dit : Viens. Et Pierre, étant descendu de la barque, marcha sur les eaux pour aller à Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria, et dit : Seigneur ! Sauve-moi. Et aussitôt Jésus étendit la main, et le prit, lui disant : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14:29-31).

Peu importe notre besoin, Ses ressources sont plus que suffisantes. Bien plus souvent, ce sont des choses spirituelles dont nous avons besoin. « Et Jésus ayant entendu cela, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal ; je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs » (Marc 2:17). Quand nous commençons à nous approcher du Royaume, nous avons besoin de « lait » spirituel. « Or, celui qui se nourrit de lait, ne comprend pas la parole de la justice ; car il est un petit enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, par l’habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien et le mal » (Hébreux 5:13-14). Et c’est cette nourriture solide que tout chrétien doit rechercher afin de développer le jugement nécessaire à discerner le bien du mal. Nous avons tous besoin de sagesse afin de nous conduire honnêtement envers ceux du dehors et que nous n’ayons besoin de rien. Et notre Grand Dieu a toutes les ressources nécessaires pour combler nos besoins.

Mais le plus beau est à venir, puisque tout ce que Dieu a créé nous prépare pour notre héritage dans un univers merveilleux où : « Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils régneront aux siècles des siècles. Il me dit ensuite : Ces paroles sont certaines et véritables, et le Seigneur, le Dieu des saints prophètes, a envoyé son ange, pour déclarer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt » (Apocalypse 22:5-6). La Bible nous révèle que Dieu est lumière et qu’en Lui il n’y a point de ténèbres.

À deux reprises il est écrit que : « Ses portes ne se fermeront point chaque jour, car il n’y aura point de nuit. On y apportera la gloire et l’honneur des nations. Il n’y entrera rien de souillé, ni personne qui s’adonne à l’abomination et au mensonge, mais ceux-là seuls qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau » (Apocalypse 21:25-27). Et, dans Apocalypse 22:5 : « Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils régneront aux siècles des siècles. » C’est la dernière référence à la nuit dans la Bible. Alors, pourquoi la nuit et les ténèbres ? D’où viennent-elles ? Dieu nous donne la réponse : « Afin qu’on sache, du soleil levant au soleil couchant, qu’il n’y en a point d’autre que Moi. Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ; Qui forme la lumière et qui crée les ténèbres, qui fais la prospérité et qui crée l’adversité ; c’est moi, l’Éternel, qui fais toutes ces choses » (Esaïe 45:6-7).

La lumière a toujours été avec Dieu, mais les ténèbres ont dû être créées. Et elles ont un but : créer un contraste avec la lumière. Les hommes et les femmes furent créés pour aimer et fraterniser avec leur Créateur, pas comme des robots, mais en toute liberté. Les ténèbres furent créées pour leur donner le choix contre Dieu et contre Sa lumière, pour ceux qui voudraient prendre ce choix. Satan et sa cohorte d’anges déchus sont devenus les ennemis de Dieu. Alors, voici le choix : « Revêtez-vous de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable. Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:11-12).

La tragédie, c’est que, depuis Adam et Ève, les humains ont préféré les ténèbres. « Et la cause de cette condamnation, c’est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises » (Jean 3:19-20). Cependant, dans Romains 13:13-14, Paul nous déclare : « Marchons honnêtement comme de jour, et non dans les débauches et dans l’ivrognerie, dans la luxure et dans les impudicités, dans les querelles et dans l’envie ; mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne flattez point la chair dans ses convoitises. »

Notre Créateur est devenu également notre Rédempteur, et nous sommes transformés en Sa race élue, Sa sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; nous qui autrefois n’étions point un peuple, mais qui sommes maintenant le peuple de Dieu ; nous qui n’avions point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avons obtenu miséricorde (1 Pierre 2:9-10). En payant la rançon pour nous, notre Rédemption, le Père : « nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés. C’est Lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures » (Colossiens 1:13-14).

Non, Jésus n’était pas une deuxième personne distincte dans une trinité, Il était Dieu dans la chair, l’image du Dieu invisible. Le premier-né de toutes les créatures. Nous sommes maintenant libres d’entrer en fraternité éternelle avec Dieu, une chose que Dieu avait planifiée avant que le monde fut créé. Subséquemment : « ne prenez aucune part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt condamnez-les. Car il est même honteux de dire ce que ces gens font en secret. Mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière ; car tout ce qui est manifesté devient lumière. C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, et te relève d’entre les morts, et Christ t’éclairera. Prenez donc garde à vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des personnes sages ; rachetez le temps ; car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas sans prudence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. » (Éphésiens 5:11-17). C’est le point crucial de votre vie !




D.315 – La chair et l’Esprit

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conflit

Par Joseph Sakala

Dans Galates 5:16-18, Paul nous déclare : « Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et n’accomplissez point les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées l’une à l’autre ; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez. Que si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. » Le conflit entre la chair et l’Esprit est un thème fréquent dans les Écritures, datant de bien loin, à la période antédiluvienne, où : « l’Éternel dit : Mon Esprit ne contestera point dans l’homme à toujours ; dans son égarement il n’est que chair ; ses jours seront de cent vingt ans » (Genèse 6:3). La chair réfère au corps physique avec tous ses appétits charnels, tandis que l’esprit dans l’homme nous réfère à sa nature spirituelle avec sa capacité de comprendre et de communiquer les valeurs spirituelles et morales. Cela nous donne le potentiel d’être en harmonie avec Dieu.

À cause du péché, cependant, l’homme naturel est mort spirituellement. C’est ce que Paul nous explique si bien dans Éphésiens 2:1-4 : « Et vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés, dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion ; parmi lesquels nous vivions tous autrefois, selon les convoitises de notre chair, accomplissant les désirs de la chair et de nos pensées ; et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres. » Alors, dans cet état : « ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu. Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui » (Romains 8:8-9). Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne peut pas Lui appartenir.

Lorsque la chair domine, même Paul a été obligé d’avouer : « Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire, dans ma chair, parce que j’ai la volonté de faire le bien ; mais je ne parviens pas à l’accomplir. Car je ne fais pas le bien que je veux ; mais je fais le mal que je ne veux pas faire. Que si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi » (Romains 7:18-20). Cet aspect de la nature humaine était devenu si dominant dans le monde antédiluvien que : « Dieu regarda la terre, et, voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. Et Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant moi ; car la terre a été remplie de violence par eux ; et voici, je vais les détruire avec la terre » (Genèse 6:12-13). Donc, Dieu devait laver la terre entière de toute cette violence en provoquant le Déluge.

Aujourd’hui, la mort de Christ nous a apporté le salut par une vie spirituelle à tous ceux qui ont reçu le Saint-Esprit. Car : « si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice. Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par Son Esprit qui habite en vous » (Romains 8:10-11). Par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, l’esprit humain devient vivant maintenant, par le Saint-Esprit, nous donnant droit à une résurrection à l’immortalité, lors du retour de Christ. Car : « ceux qui appartiennent à Christ, ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Galates 5:24-25).

Cela nous est permis parce que Christ est devenu notre substitut par Sa mort. Dans Hébreux 9:27-28, nous lisons : « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement ; de même aussi Christ, ayant été offert une fois pour ôter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois sans péché à ceux qui l’attendent pour le salut. » Il y a deux endroits spécifiques dans le Nouveau Testament nous montrant Christ portant nos péchés lorsqu’Il mourut sur la croix. En plus de notre texte, ici, il y a 1 Pierre 2:24 où nous lisons : « Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris. »

Notre Seigneur l’a fait pour nous et ainsi : « n’eût pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir tous les jours des sacrifices, premièrement pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car il a fait cela une fois, en s’offrant Lui-même. Car la loi institue souverains sacrificateurs des hommes soumis à l’infirmité ; mais la parole du serment qui a suivi la loi, institue le Fils, qui a été rendu parfait pour l’éternité » (Hébreux 7:27-28). Quand Christ est mort, Il est mort en expiant nos péchés par Son sacrifice substitut, le sacrifice d’un Dieu saint S’offrant simultanément Lui-même pour porter la punition de nos péchés. Il était capable de faire cela parce qu’Il était l’infini Créateur et le seul homme sans péché qui n’avait pas besoin d’offrir un sacrifice pour Ses propres péchés. Il était prêt à le faire parce qu’Il nous aimait et voulait nous sauver.

Cette doctrine de substitution par Christ est le sacrifice central de l’évangile du salut, et extrêmement précieux pour le converti. Mais Jésus parait comme provocant pour l’homme naturel, puisque plusieurs l’acclament comme le grand martyr et parfait enseignant, mais renient Sa divinité dans le sacrifice de substitution pour les péchés d’un monde perdu. Cependant, Christ a porté les péchés de plusieurs sur la croix. Car : « De même aussi Christ, ayant été offert une fois pour ôter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois sans péché à ceux qui l’attendent pour le salut » (Hébreux 9:28).

Le terme « une fois » veut littéralement dire « une fois pour toutes ». Il devait mourir une fois, mais seulement une fois, en tant que substitut pour nos péchés. Alors, quand Il reviendra, ce sera sans péché pour le salut. Dans Psaume 90:10-12, nous pouvons lire : « Les jours de nos années reviennent à soixante-dix ans et pour les plus vigoureux, à quatre-vingts ans ; et le plus beau de ces jours n’est que peine et tourment ; car il s’en va bientôt, et nous nous envolons. Qui connaît la force de ton courroux et ton indignation, selon la crainte qui t’est due ? Enseigne-nous à compter nos jours, tellement que nous puissions avoir un cœur sage. »

Lorsque Moïse a écrit ces mots a la fin de sa vie, il avait cent vingt ans. Dans Deutéronome 34:7, nous lisons : « Or, Moïse était âgé de cent vingt ans quand il mourut ; sa vue n’était point affaiblie, et sa vigueur n’était point passée. » Mais le reste du peuple d’Israël, excepté Caleb et Josué, qui avait plus de vingt ans au début de leur périple de quarante ans dans le désert, est mort en entier. Personne ne semblait se rappeler du Déluge qui avait effacé toute vie sur la terre.

Dans Nombres 14:27-34, Dieu leur déclara : « Jusqu’à quand supporterai-je cette assemblée méchante, qui murmure contre moi ? J’ai entendu les murmures que les enfants d’Israël murmurent contre moi. Dis-leur : Aussi vrai que je suis vivant, dit l’Éternel, je vous ferai ce que j’ai entendu que vous avez dit : Vos cadavres tomberont dans ce désert ; et tous ceux d’entre vous qui ont été dénombrés, selon tout votre nombre, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, vous tous qui avez murmuré contre moi, vous n’entrerez pas au pays au sujet duquel j’ai levé ma main, jurant de vous y faire habiter ; excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun. Mais j’y ferai entrer vos petits enfants, dont vous avez dit qu’ils y seraient une proie ; et ils connaîtront le pays que vous avez méprisé. Mais vos cadavres, à vous, tomberont dans ce désert. Et vos enfants iront paissant dans le désert quarante ans, et ils porteront la peine de vos prostitutions, jusqu’à ce que vos cadavres soient consumés dans le désert. D’après le nombre des jours pendant lesquels vous avez exploré le pays, savoir quarante jours, vous porterez la peine de vos iniquités pendant quarante ans, une année pour chaque jour, et vous connaîtrez l’effet de mon éloignement. »

Alors, il ne resta personne de soixante ans et plus, sauf Caleb et Josué. Dans les années précédentes, les hommes vivaient beaucoup plus longtemps. Adam avait vécu 930 ans et Noé 950, mais soudainement Sem après le déluge n’a vécu que 600 ans. Et Abraham est décédé à 175 ans. Ainsi au temps de Moïse on ne vivait plus que 70 ou 80 ans et il a prophétisé que ce serait ainsi. Il est remarquable qu’avec toute la connaissance médicale, de nos jours, ce chiffre soit demeuré à ce niveau, sauf quelques exceptions, et il n’y a pas grand chose que les gérontophiles on pu faire pour l’augmenter. Et en plus, les dernières années ne sont que peine et tourment.

Cela revient à la malédiction que Dieu avait imposée sur la terre dans Genèse 3:17-19, lorsqu’Il dit à Adam : « Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie. Et il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras l’herbe des champs. Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »

Peu importe comment on fait pour prolonger sa vie, elle s’en va bientôt. Ensuite, nous nous envolons. Ceux qu’on laisse ont de la peine, mais pour le chrétien : « Christ est ma vie, et la mort m’est un gain. Or, s’il est utile, pour mon œuvre, de vivre dans la chair, et ce que je dois souhaiter, je ne le sais. Car je suis pressé des deux côtés, ayant le désir de déloger et d’être avec Christ, ce qui me serait beaucoup meilleur. » Mais maintenant, alors que notre temps se fait court, il est plus important que nous nous conduisions avec sagesse envers ceux du dehors, en rachetant le temps. Alors, comme priait Moïse, dans Psaume 90:12 : « Enseigne-nous à compter nos jours, tellement que nous puissions avoir un cœur sage. »

Dans Luc 12:29-32, Jésus nous dit : « Et ne vous mettez point en peine de ce que vous mangerez, ou de ce que vous boirez, et n’ayez point l’esprit inquiet. Car ce sont les nations du monde qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père sait que vous en avez besoin ; cherchez plutôt le royaume de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne crains point, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. » Dans ces temps d’inquiétude financière où les dettes écrasent le monde, il fait bon de réfléchir sur l’enseignement de Jésus concernant nos priorités. Dans ces moments de matérialisme rampant, Jésus ne veut pas nous voir troublés pour des choses temporelles, mais plutôt de nous reposer, sachant fort bien qu’Il pourvoira à nos besoins.

Si Dieu revêt ainsi une herbe qui est aujourd’hui dans les champs et qui demain sera jetée dans le four, combien plus vous revêtira-t-Il, gens de petite foi ? Et ne vous mettez point en peine de ce que vous mangerez, ou de ce que vous boirez, et n’ayez point l’esprit inquiet. Nous n’avons pas à nous inquiéter pour l’avenir, car nous sommes différents. Nous somme les enfants du Roi. Car ce sont les nations du monde qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père sait que vous en avez besoin ; cherchez plutôt le Royaume de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Notre Père sait très bien que nous désirons certaines choses et, puisqu’Il nous aime, Il a notre intérêt à cœur : nous n’avons rien à craindre.

Mais il y a plus, car il ne faut pas seulement nous fixer sur les biens que le monde recherche, il faut nous fixer sur le Royaume de Dieu. Il faut s’occuper de Ses affaires. Ses priorités devraient également être nos priorités. Il nous faut connaître Dieu et Sa Parole si bien que nous conformons nos actions à Ses désirs tout naturellement. Si nous faisons cela, Il ne prendra pas seulement plaisir à nous fournir nos biens physiques, mais aussi à nous donner le Royaume. C’est notre privilège de participer à Son travail sur cette terre, mais également à nous faire des bourses qui ne s’usent point, un trésor dans les cieux qui ne manque jamais, d’où les voleurs n’approchent point et où la teigne ne gâte rien. Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

Si notre désir premier est de travailler pour le Royaume, alors Il mettra ce désir en nous et nous verrons rapidement du fruit qui durera pour l’éternité. Aux Éphésiens, Paul a déclaré : « C’est à moi, le moindre de tous les saints, qu’a été donnée cette grâce d’annoncer, parmi les Gentils, les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en évidence devant tous, quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ, afin que la sagesse de Dieu, infiniment diverse, soit maintenant manifestée par l’Église aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes, selon le dessein qu’il avait formé de tout temps, et qu’il a exécuté par Jésus-Christ, notre Seigneur, en qui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance, par la foi que nous avons en lui » (Éphésiens 3:8-12). En tant que chrétiens, c’est tout un privilège de la part de Celui qui nous a appelés au salut.

L’auteur d’Hébreux 4:14-16 nous explique : « Puis donc que nous avons un grand souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, retenons ferme notre profession. Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable. » Nous sommes vraiment privilégiés d’avoir un Souverain Sacrificateur qui, dans la chair, a été éprouvé en toutes choses, comme nous. Cependant, Lui n’a jamais péché. Jésus peut donc compatir à toutes nos infirmités et dans les épreuves que nous éprouvons quotidiennement.

Nous ne devrions jamais nous approcher du trône de grâce avec arrogance, mais plutôt en priant avec confiance, sachant fort bien que Dieu nous aime et fera tout pour exaucer les prières que nous Lui faisons en toute humilité. Ce n’est pas par notre mérite, mais plutôt parce que Christ Lui-même nous a ouvert la voie. « Ayant donc, frères, la liberté d’entrer dans le sanctuaire, par le sang de Jésus, chemin nouveau et vivant, qu’il nous a frayé à travers le voile, c’est-à-dire à travers Sa chair ; et ayant un grand Sacrificateur établi sur la maison de Dieu ; approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Retenons sans fléchir la profession de notre espérance ; car celui qui a fait la promesse est fidèle » (Hébreux 10:19-23).

Parce qu’Il a été éprouvé en toutes chosesr sans péché, et parce qu’Il a versé Son sang pour nous en ouvrant le voile du Saint des saints, si nous venons vers Lui avec foi, nous avons accès au Trône de Dieu pour Lui présenter nos demandes. Elles doivent néanmoins Lui être présentées selon Sa volonté. Et par la confiance que nous avons dans Sa volonté, nous savons que Dieu les entend. « Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées » (1 Jean 5:14-15). Peu importe si une demande particulière est immédiatement exaucée ou non, nous savons qu’elle le sera en Son temps. Mais nous avons la liberté de toujours aller vers Lui en temps de besoin. Car Il est notre Grand-Prêtre, notre Médiateur, notre Avocat auprès du Père, et Il fait intercession pour nous.

De nos jours, le mot que nous entendons le plus est « liberté ». Tout le monde veut être libre. Mais la Bible nous dit que la création est assujettie à la vanité et la servitude ou l’esclavage. Néanmoins, il existe une porte de sortie pour le chrétien : « Dans l’espérance qu’elle sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:21). Ce verset contient la première de onze mentions du mot grec eleutheria qui veut dire « liberté » et qui définit le message spirituel de ce mot splendide. Car c’est à cause du péché que Dieu a assujetti la création entière, animée et inanimée, à l’esclavage de la corruption. Ceci veut dire que tout ce qui existe est gouverné par la loi de la décadence. C’est une loi universelle d’une grandeur telle qu’elle est même reconnue par la science. La loi de l’entropie qui stipule que tout ce qui existe tend à se désagréger et à mourir.

Le Christ est venu pour mourir et payer la rançon du péché. Par Sa résurrection, Il a vaincu la mort afin qu’un jour Il délivre la création entière de la servitude de la corruption pour l’amener à la liberté glorieuse que partageront les enfants de Dieu. Ce sera un temps où tous les humains qui seront de la Famille de Dieu auront l’immortalité par la foi qu’ils ont eue en leur Sauveur Jésus. Cette ultime liberté parfaite peut être appropriée même présentement par : « celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais pratiquant les œuvres, celui-là sera heureux dans ce qu’il aura fait » (Jacques 1:25).

Quand nous devenons enfants de Dieu, le Saint-Esprit habite nos corps, et : « le Seigneur est l’Esprit ; et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3:17). Quelquefois, cependant, certains chrétiens abusent de cette nouvelle liberté de la loi du péché pour la tourner en licence et cela devient une perversion tragique de la liberté chrétienne. « Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne prenez pas prétexte de cette liberté pour vivre selon la chair ; mais assujettissez-vous les uns aux autres par la charité. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, en celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5:13-14). Tenez-vous donc fermes dans la liberté dont Christ vous a rendus libres et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de la servitude. Regardez plutôt vers la merveilleuse liberté qui vous attend dans l’éternité et dès maintenant sous la protection des anges.

Dans Psaume 34:5-9, le roi David nous annonce cette merveilleuse vérité : « J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu ; il m’a délivré de toutes mes frayeurs. L’a-t-on regardé ? On en est illuminé, on n’a pas à rougir de honte. Cet affligé a crié, et l’Éternel l’a exaucé, et l’a délivré de toutes ses détresses. L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les délivre. Goûtez et voyez combien l’Éternel est bon ! Heureux l’homme qui se retire vers lui ! » Puisque les anges de Dieu sont normalement invisibles, nous avons peine à apprécier leur implication intime dans nos vies. Pourtant : « Ne sont-ils pas tous des esprits destinés à servir, et envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? » (Hébreux 1:14). Ceci veut simplement dire que Dieu nous a donné un ange protecteur pour nous délivrer dans les moments dangereux.

Moïse fut inspiré de déclarer ceci, dans Psaume 91:11-12 : « Car il [Dieu] ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Car : « Puisqu’il m’aime avec affection, dit le Seigneur, je le délivrerai ; je le mettrai en sûreté, car il connaît mon nom. Il m’invoquera et je l’exaucerai ; je serai avec lui dans la détresse ; je l’en retirerai et le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir ma délivrance » (vs 14-16). Les anges sont parfois appelés par Dieu à frapper les ennemis de Dieu et de Son peuple. « Qu’ils soient honteux et confus, ceux qui en veulent à ma vie ; qu’ils reculent et qu’ils rougissent, ceux qui méditent mon malheur ! Qu’ils soient comme la paille livrée au vent, et que l’ange de l’Éternel les chasse ! Que leur chemin soit ténébreux et glissant, et que l’ange de l’Éternel les poursuive ! », nous dit David, dans Psaume 35:4-6.

Dieu nous a doué d’un esprit équilibré. Dans 2 Timothée 1:7, il est écrit : « Car Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité, mais de force, de charité et de prudence. » Le don dont parle Dieu est fondé sur un transfert d’autorité venant directement de Lui : « C’est pourquoi je te rappelle de rallumer le don de Dieu qui t’a été communiqué par l’imposition de mes mains. » Le don ne fonctionne pas très bien si nous sommes trop timides pour l’employer. Et ce don n’est pas un don de pouvoir, mais le don d’utiliser « le don ». Ce que le Saint-Esprit nous accorde lors de notre baptême, Il nous l’accorde avec la capacité de l’utiliser pleinement.

Dans 1 Corinthiens 12:4-11, nous découvrons ceci : « Or, il y a diversité de dons, mais un même Esprit. Il y a aussi diversité de ministères, mais un même Seigneur ; il y a aussi diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu, qui opère toutes choses en tous. Or, la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune. Car la parole de sagesse est donnée à l’un par l’Esprit ; la parole de science est donnée à l’autre par ce même Esprit ; un autre reçoit la foi par ce même Esprit ; un autre reçoit du même Esprit le don de guérir ; un autre, les opérations des miracles ; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d’interpréter les langues. Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît. » Donc, il ne faut jamais se comparer entre chrétiens.

N’oublions jamais que chaque don est donné avec amour. L’amour n’est pas le don, mais il fait partie du fruit de l’Esprit qui vient avec le don. N’eut été de la réflexion en nous du Sacrifice unilatéral de l’amour de notre Rédempteur, ces dons surnaturels pourraient bien être mal utilisés, ou même abusés pour une gloire personnelle. N’oublions jamais qu’ils doivent être utilisés pour le bien commun de l’Église et non pas pour s’enrichir. Remarquez ce que l’apôtre Jean déclare : « J’ai écrit à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je viens, je lui rappellerai les œuvres qu’il fait, en tenant des discours malins contre nous, et que, ne se contentant pas de cela, il ne reçoit pas lui-même les frères, mais empêche ceux qui veulent le faire, et les chasse de l’Église » (3 Jean 1:9-10).

Le mot grec unique sophronismos qui veut dire « esprit équilibré » est une combinaison des verbes « sauver » et « contrôler ». Une combinaison parfaite d’amener le salut sous contrôle sans dommage volontaire. « Que chacun emploie le don selon qu’il a reçu, au service des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. Si quelqu’un parle, qu’il parle selon les oracles de Dieu ; si quelqu’un exerce un ministère, qu’il l’exerce selon la force que Dieu lui communique, afin qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la force aux siècles des siècles ! » (1 Pierre 4:10-11).

Les prophètes étaient intensément intéressés à notre salut, malgré qu’il : « leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu’ils étaient dispensateurs de ces choses, qui vous ont été annoncées maintenant par ceux qui vous ont prêché l’Évangile, par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards » (1 Pierre 1:12). « Car je pense que Dieu nous a exposés, nous les apôtres, comme les derniers des hommes, comme des gens voués à la mort, nous faisant servir de spectacle au monde, et aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause de Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles mais vous êtes forts ; vous êtes dans l’honneur, mais nous sommes dans le mépris », nous déclare Paul dans 1 Corinthiens 4:9-10. Subséquemment, n’oubliez point l’hospitalité ; car par elle quelques-uns ont logé des anges sans le savoir.

Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des milliers d’anges, de l’assemblée et de l’Église des premiers-nés, inscrits dans les cieux, d’un juge qui est Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, et de Jésus, Médiateur de la nouvelle alliance et du sang de l’aspersion qui prononce de meilleures choses que celui d’Abel. Ils ne sont pas omnipotents, omniprésents ou omniscients, parce que, comme nous, les anges furent créés par Dieu, simplement pour Lui obéir. Alors, c’est avec assurance que David leur dit : « Bénissez l’Éternel, vous ses anges puissants en force, qui exécutez son commandement en obéissant à la voix de sa parole ! Bénissez l’Éternel, vous toutes ses armées, qui êtes ses serviteurs, et qui faites sa volonté ! Bénissez l’Éternel, vous toutes ses œuvres, dans tous les lieux de son empire ! Mon âme, bénis l’Éternel ! » (Psaumes 103:20-22).

Finalement, nous serons portés par eux en la présence de Dieu. C’est alors que nous comprendrons davantage tous les merveilleux services qu’ils nous ont rendus pendant notre séjour sur la terre dans nos corps physiques.




D.314 – Louange dès la Création

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louanges

Par Joseph Sakala

Dans Psaume 69:34-35, Dieu reçoit cette louange : « Car l’Éternel écoute les misérables, et il ne dédaigne point ses captifs. Que les cieux et la terre le louent, les mers et tout ce qui s’y meut ! » Nous ne comprenons pas le plein but de la Création divine, mais au moins nous comprenons que nous devons Le louer. Ce thème paraît plusieurs fois dans les Écritures, spécialement dans les Psaumes, comme dans Psaume 19:2 où nous lisons : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains. » Un autre passage populaire est Psaume 96:11-13 : « Que les cieux se réjouissent, et que la terre tressaille de joie ; que la mer retentisse, avec tout ce qu’elle contient ! Que les campagnes s’égaient, avec tout ce qui est en elles ; que tous les arbres des forêts chantent de joie, devant l’Éternel ! Car il vient ; il vient pour juger la terre ; il jugera le monde avec justice, et les peuples selon Sa fidélité. »

Lorsque Jésus entra triomphalement dans la ville de Jérusalem : « Et comme il passait, plusieurs étendaient leurs vêtements par le chemin. Et comme il approchait de la descente de la montagne des Oliviers, toute la multitude des disciples, transportée de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus. Et ils disaient : Béni soit le Roi qui vient au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel, et gloire dans les lieux très hauts, alors quelques-uns des pharisiens de la foule lui dirent : Maître, reprends tes disciples. Et il répondit et leur dit : Je vous dis que si ceux-ci se taisent, les pierres crieront » (Luc 19:36-40). Alors, nous aussi crions : « O Éternel, toutes tes œuvres te célébreront, et tes bien-aimés te béniront ! Ils diront la gloire de ton règne, et ils raconteront ta puissance ; pour faire connaître aux fils des hommes tes hauts faits, et la glorieuse magnificence de ton règne. Ton règne est un règne de tous les siècles, et ta domination dure dans tous les âges » (Psaumes 145:10-13).

Même si la création entière, dans sa beauté, sa complexité et son ordre providentiel, Lui rend continuellement hommage, les hommes, dans leur perversité, ont changé la vérité de Dieu en mensonge et ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur. Alors, Dieu les a livrés à un esprit viveur et fêtard. Dans Romains 1:28-32, nous lisons : « Et, comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à un esprit dépravé, en sorte qu’ils commettent des choses indignes. Ils sont remplis de toute injustice, d’impureté, de méchanceté, d’avarice, de malice ; pleins d’envie, de meurtres, de querelles, de tromperies, et de malignité ; rapporteurs, médisants, ennemis de Dieu, outrageux, orgueilleux, vains, inventeurs de méchancetés, désobéissants à pères et à mères ; sans intelligence, sans loyauté, sans affection naturelle, implacables, sans compassion ; qui, connaissant le décret de Dieu, savoir : que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent, mais encore approuvent ceux qui les commettent. »

Ce jugement de Dieu est terrible. Relisez-le dès le début et vous verrez racontés tous les péchés possibles de l’humanité. Et comme si ce qui précède n’était pas assez, la liste se poursuit. Dans Romains 1:17-21, Paul se met à énumérer tous les péchés imaginables pour lesquels une personne mérite la mort. « Car en lui la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. Car la colère de Dieu se déclare du ciel contre toute l’impiété et l’injustice des hommes, qui retiennent la vérité dans l’injustice, parce que ce qu’on peut connaître de Dieu est manifesté parmi eux, car Dieu le leur a manifesté. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. »

Mais ce n’est pas fini : « Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous. Et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en des images qui représentent l’homme corruptible, et les oiseaux, et les quadrupèdes, et les reptiles. C’est pourquoi aussi, Dieu les a livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à une impureté telle qu’ils ont déshonoré eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont adoré et servi la créature, au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions honteuses ; car les femmes parmi eux ont changé l’usage naturel en un autre qui est contre nature. De même aussi, les hommes, laissant l’usage naturel de la femme, ont été embrasés dans leur convoitise les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes la récompense qui était due à leur égarement » (Romains 1:22-27).

Tous ces péchés n’ont pas été commis par des humains qui ne connaissaient pas Dieu. Ah non ! C’est parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu. « C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions honteuses ; car les femmes parmi eux ont changé l’usage naturel en un autre qui est contre nature. De même aussi, les hommes, laissant l’usage naturel de la femme, ont été embrasés dans leur convoitise les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes la récompense qui était due à leur égarement » (Romains 1:26-27). Notez maintenant pourquoi Dieu les a livrés à toutes ces passions honteuses. Quand on veut sortir quelqu’un du bourbier, on le laisse d’abord s’enfoncer bien au fond et, de cette façon, personne ne pourra se glorifier.

Ensuite, lorsque le témoignage se fait dans l’affliction dans la méchanceté, jusqu’à la condamnation, et qu’il ne reste que des cris vers Dieu qui se font entendre, là Dieu réagit et Sa Puissance agit. Aussi terrible que ses jugements paraissent, les provocations le furent davantage. Romains 1:23 nous dévoile : « qu’ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en des images qui représentent l’homme corruptible, et les oiseaux, et les quadrupèdes, et les reptiles. » Ils ont changé la vérité de Dieu en mensonge, Le rejetant ainsi comme Créateur. Ils ont préféré l’évolution à la Création. C’est pourquoi notre Dieu de grâce les a laissés dans leur mensonge. Mais cette scène nous décrit beaucoup plus que l’ancien paganisme.

Chaque verset est une description précise du monde méchant d’aujourd’hui, au point qu’on pourrait presque lire ce passage comme un documentaire du présent âge. Quel beau portrait de l’évolution humaniste en pratique ! Oui, pourtant Paul se préparait à aller à Rome : « Car je n’ai point honte de l’Évangile de Christ, car c’est la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d’abord, du Grec ensuite » (Romains 1:16). Pour leur enseigner quoi au juste ? À louer le Seigneur : « Louez-le, soleil et lune ; louez-le toutes, étoiles brillantes ! Louez-le, cieux des cieux, et vous, eaux qui êtes au-dessus des cieux ! Qu’ils louent le nom de l’Éternel ; car il a commandé, et ils ont été créés » (Psaume 148:3-5).

Mais plus que cela : « Il les a affermis pour toujours, à perpétuité ; il y a mis un ordre qui ne changera point. Louez l’Éternel sur la terre ; vous, monstres marins, et tous les abîmes ; feu et grêle, neige et vapeur, vents de tempête, qui exécutez sa parole ; montagnes et toutes les collines ; arbres à fruit et tous les cèdres ; bêtes sauvages et tout le bétail ; reptiles et oiseaux ailés ; rois de la terre, et tous les peuples ; princes, et tous les juges de la terre ; jeunes hommes et vous aussi, vierges ; vieillards avec les enfants ! Qu’ils louent le nom de l’Éternel, car son nom seul est élevé ; sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux ! » nous déclare David dans Psaume 148:6-13.

Tout ceci est confirmé par le dernier verset de Psaume 150:6 : « Que tout ce qui respire loue l’Éternel ! Louez l’Éternel ! »

Dieu est le fondement de la science. La science a découvert tellement de choses magnifiques sur l’univers. Un récent numéro du National Geographic sur le travail d’Adam Burrows, astrophysicien, suggère que des vagues intenses de son sont l’ingrédient clé derrière les supernovas, ces explosions massives qui détruisent les étoiles mourantes. En effet, des modèles sur ordinateurs d’une étoile qui explose généreraient un ton audible à quiconque serait assez proche pour l’entendre. La science à vraiment révélé un monde à sonder, dans l’univers que Dieu tout-puissant a créé. Pourtant, le succès de la science a motivé plusieurs hommes, non d’adorer Dieu, mais plutôt de déclarer qu’il n’y a pas de Dieu.

Et le fait d’assumer qu’il n’y a pas de Dieu est loué par certains comme la preuve clé de toute science. Travailler sans Dieu a permis de découvrir des exactitudes qui seraient, selon eux, la clé de toute compréhension et de comprendre d’abord qu’elle n’est pas due à une création du tout. Mais le travail de la science est-il vraiment « libre » de tout Créateur, comme ces hommes et femmes le décrètent ? Pas du tout ! Il existe une croyance fondamentale dans la science selon laquelle tout serait impossible s’il n’y avait pas de créateur. C’est la preuve que l’univers est organisé et peut être compris dès le début.

Albert Einstein a parlé de cette idée lorsqu’il a déclaré : « La chose la plus incompréhensible de l’univers, c’est que l’univers est compréhensible. » D’abord, l’univers devrait-il avoir un sens ? Non seulement a-t-il un sens, mais il est beau et gracieux. Partout où nous regardons, nous voyons ses lois en action, des lois que les humains ne peuvent pas découvrir ni comprendre. Cette vérité est expliquée par l’apôtre Paul, dans Romains 1:20-21, lorsqu’il déclare : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. »

Ce n’est pas une pure coïncidence que de grands hommes de science, comme Isaac Newton, étaient croyants et possédaient la foi leur faisant croire en un univers organisé. Ils croyaient en Proverbes 25:2 qui disait : « La gloire de Dieu est de cacher les choses ; mais la gloire des rois est de sonder les affaires. » Albert Einstein tenait à un concept de Dieu qui pouvait être décrit comme vague et impersonnel. Mais il croyait dans l’existence d’un Être suprême en Intelligence lorsqu’il déclara : « Nous sommes dans la position d’un petit enfant qui entre dans une immense bibliothèque remplie de livres écrits en plusieurs langues. L’enfant sait que quelqu’un a écrit ces livres, même s’il ne comprend pas les langues dans lesquelles ces livres sont écrits. L’enfant soupçonne qu’il y a un ordre mystérieux dans l’arrangement des livres, mais ne sait pas lequel. » Tout comme bon nombre de scientifiques étalent avec orgueil leur découvertes et déclarent qu’il n’y a pas de Dieu, ils le font, ironiquement, debout sur une fondation qui ne pourrait pas exister si elle n’avait pas préalablement été créée par un Dieu sage et maître de l’ordre.

Mais nous avons un Dieu de Sagesse et de Force. Dans Daniel 2:20-22, c’est Dieu qui a inspiré le prophète ; alors : « Daniel prit la parole et dit : Béni soit le nom de Dieu, d’éternité en éternité ; car c’est à lui qu’appartiennent la sagesse et la force ! Et c’est lui qui change les temps et les moments ; qui dépose les rois et qui les établit ; qui donne la sagesse aux sages, et la science à ceux qui ont de l’intelligence. C’est lui qui révèle les choses profondes et cachées. Il connaît ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui. » Les hommes ont recherché la sagesse au travers les âges, mais ils : « …apprennent toujours, et ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 3:7). D’autres recherchaient le pouvoir, comme Alexandre qui pleurait parce qu’il ne restait plus de nations à conquérir.

Nous voyons des riches, les uns après les autres, qui ne parviennent pas à affirmer qu’ils en ont assez accumulé. C’est que chacun cherche sa sagesse et son pouvoir au mauvais endroit et ainsi ils ne peuvent jamais être satisfaits. La Sagesse et le Pouvoir appartiennent à Dieu : « En qui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science. Je dis ceci, afin que personne ne vous abuse par des discours séduisants » (Colossiens 2:3-4). Jésus, S’approchant de Ses disciples, leur parla ainsi : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18). Dieu révélé en Christ est omnipotent et omniscient, et la véritable sagesse ne vient que de Lui.

Alors : « Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute, est semblable au flot de la mer qui est agité par le vent et ballotté çà et là » (Jacques 1:5-6). Si nous désirons la force, il faudra d’abord apprendre à devenir faible, car lorsque nous sommes faibles, c’est alors que nous sommes fort. Si nous recherchons des richesses, il nous faut connaître la pauvreté, car devant Christ : « Celui qui est fidèle dans les petites choses sera aussi fidèle dans les grandes ; et celui qui est injuste dans les petites choses sera aussi injuste dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ? Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ? » (Luc 16:10-12).

Le témoignage de Daniel fut donné au roi le plus puissant de la terre, avec un accès à toute la sagesse disponible aux plus instruits de son temps. Mais aucun humain ne pouvait résoudre le problème de son rêve. Seul Daniel, se fiant sur la sagesse de Dieu et Son pouvoir sur toute la création, pouvait donner au roi ce que celui-ci demandait enfin. Les serviteurs de Dieu ont même aujourd’hui le même privilège et la même responsabilité parce que Dieu est éternel et nous a tous faits.

Dans Psaume 95:6-7, nous lisons : « Venez, prosternons-nous, inclinons-nous ; fléchissons les genoux devant l’Éternel qui nous a faits. Car il est notre Dieu, nous sommes le peuple qu’il fait paître et les brebis qu’il conduit. » Les Psaumes 95 à 100 forment une unité avec plusieurs thèmes, tous orientés vers la louange au Seigneur. Ils portent une reconnaissance envers Dieu en tant que Créateur du ciel et de la terre. Psaume 95:5 confirme que : « A lui appartient la mer, car il l’a faite, et ses mains ont formé la terre. » Ainsi, Dieu a fait la terre, incluant et la mer et la terre. Mais Il a aussi fait les cieux : « Car tous les dieux des peuples sont des idoles ; mais l’Éternel a fait les cieux. La splendeur et la majesté sont devant lui ; la force et la beauté sont dans son sanctuaire » (Psaumes 96:5-6).

Notre terre est plus complexe que toute autre planète dans notre système solaire. L’emphase est sur les activités de Dieu qui fait des choses en tant que Créateur. Dès la Genèse, nous découvrons comment Dieu fait des choses avec ce qu’Il a créé. « Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il se reposa de toute son œuvre, pour l’accomplissement de laquelle Dieu avait créé » (Genèse 2:3).

Ces deux activités, « faire et créer », semblent être synonymes, mais elles ne le sont pas tout à fait. Surtout que la véritable création divine contient trois éléments dans Son plan. D’abord, les éléments physiques du cosmos entier, comme dans Genèse 1:1 où nous lisons : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » Ensuite nous découvrons la vie biologique, qu’on ne peut trouver seulement que sur cette terre, ce qui est confirmé dans les versets 20 à 22 où Dieu dit : « Que les eaux produisent en abondance des êtres vivants ; et que des oiseaux volent sur la terre devant l’étendue des cieux. Et Dieu créa les grands poissons, et tous les êtres vivants qui se meuvent, dont les eaux foisonnèrent, selon leurs espèces, et tout oiseau ailé, selon son espèce ; et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, en disant : Croissez et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre. »

Et finalement, la création spirituelle de l’image de Dieu dans l’homme, tel que nous le voyons au verset 26 où Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Ces trois entités sont apparues soudainement à partir de rien par la Toute Puissante Parole de Dieu. Dieu a parlé et tout fut créé. Tout ce qui existe dans l’univers fut fait, ou formé, ou accompli à partir de ces trois entités qui furent spécifiquement créées par Dieu. Donc, Dieu est le Créateur et le Faiseur de tout, et c’est ainsi que nous devons L’adorer.

Dans 1 Corinthiens 15:38-40, il est écrit : « Mais Dieu lui donne un corps comme il veut, et à chaque semence le corps qui lui est propre. Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est la chair des hommes, et autre la chair des bêtes ; autre celle des poissons, et autre celle des oiseaux. Il y a aussi des corps célestes, et des corps terrestres ; mais autre est l’éclat des célestes, et autre celui des terrestres. » La doctrine d’une création spéciale veut dire que la création a eu lieu par un processus surnaturel et que chaque entité fut spécialement formée par Dieu. Cette doctrine est spécifiquement enseignée dans la Genèse où la phrase « selon son espèce » est utilisée au moins dix fois dans le premier chapitre.

Une référence remarquable se trouve dans notre texte où la distinction entre plusieurs domaines majeurs de la création est établie comme suit :

Botanique : (1 Corinthiens 15:38) « Mais Dieu lui donne un corps comme il veut, et à chaque semence le corps qui lui est propre. »

Zoologique : (v. 39) « Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est la chair des hommes, et autre la chair des bêtes ; autre celle des poissons, et autre celle des oiseaux. »

Physique : (v. 40) « Il y a aussi des corps célestes, et des corps terrestres ; mais autre est l’éclat des célestes, et autre celui des terrestres. » Puisque tous les corps célestes peuvent être faits des mêmes produits chimiques, la terre est unique dans sa complexité et son but.

Astral : (v. 41) « Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; car une étoile est différente d’une autre étoile par son éclat. » Même parmi les corps célestes, chaque étoile est unique.

Spirituel : (vs 42-44) « Telle est aussi la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel ; il y a un corps animal, et il y a un corps spirituel. » Ce verset nous assure que toutes nos infirmités ne seront plus.

Dieu a un but noble pour chaque système créé et Il l’a créé spécifiquement dans ce but. Et puisqu’Il a fait provision pour des changements au travers d’un système, jamais au grand jamais, un système n’a pu, par l’évolution, devenir un système plus complexe. Alors, chantons Sa création dans tous Ses aspects.

Est-ce que le chant fut inventé par les humains ? Depuis quand existe-t-il ? Si nous vérifions dans les Saintes Écritures, nous découvrons que le chant existait avant la création des humains. Job était un homme intègre, droit, craignant Dieu et se détournant du mal. Il était très riche et faisait beaucoup de bien avec sa prospérité. Mais il avait un petit défaut, il se croyait juste à ses propres yeux. Satan a saisi l’occasion de ce petit défaut pour lancer un défi à Dieu, déclarant que si Dieu enlevait sa richesse, Job L’abandonnerait. Satan Lui dit : « Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient ; et tu verras s’il ne te renie pas en face ! » (Job 1:11). Mais Dieu connaissait le cœur de Job et a laissé Satan dépouiller complètement Job et même frapper son corps d’un ulcère malin, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête.

Durant toute sa souffrance, Job n’a jamais abandonné Dieu, mais il justifiait cependant toujours son comportement. « Alors l’Éternel répondit à Job du sein de la tempête, et dit : Qui est celui-ci qui obscurcit mes plans par des discours sans science ? Ceins donc tes reins comme un vaillant homme, je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Où étais-tu quand je jetais les fondations de la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence. Qui en a réglé les mesures, si tu le sais, ou qui a étendu le niveau sur elle ? Sur quoi en a-t-on fait plonger les bases, ou qui en a posé la pierre angulaire, quand les étoiles du matin poussaient ensemble des cris de joie, et les fils de Dieu, des acclamations ? » (Job 38:1-7). Dans la version Martin nous lisons : « …quand les étoiles du matin se réjouissaient ensemble, et que les fils de Dieu chantaient en triomphe ? » (v. 7). Il est très intéressant de découvrir qu’il y avait des chants de réjouissances poussés par les anges dès la création de la terre, alors que Dieu plongeait Ses bases et en a posé Sa pierre angulaire.

Il est donc tout à fait approprié pour les chrétiens de chanter des louanges au Dieu Créateur, alors que Ses anges l’ont fait bien avant la création d’Adam et Ève. Par contre, à cause du péché de nos premiers parents, le premier chant exécuté par des humains et mentionné dans la Bible fut le chant d’action de grâce exprimé par Moïse et les enfants d’Israël après leur délivrance des griffes de pharaon et leur sortie d’Égypte en sécurité au travers de la mer Rouge. Ce cantique de louange se trouve dans Exode 15:1-21. Il est bon pour tout converti de le lire occasionnellement pour nous rappeler l’amour, la bonté, la compassion et la patience de notre Créateur. Mais surtout pour nous remémorer la Pâque où Dieu a passé par-dessus nos péchés pour nous offrir le salut en commençant par le baptême. Regardons maintenant ce merveilleux cantique de louange à notre Sauveur.

Exode 15:1 : « Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et ils dirent : Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé. Il a jeté dans la mer le cheval et son cavalier. 2 L’Éternel est ma force et ma louange : il a été mon libérateur. Il est mon Dieu, je le glorifierai ; il est le Dieu de mon père, je l’exalterai. 3 L’Éternel est un vaillant guerrier ; son nom est l’Éternel. 4 Il a jeté dans la mer les chars de Pharaon et son armée ; et l’élite de ses combattants a été plongée dans la mer Rouge. 5 Les flots les ont couverts ; ils sont descendus au fond des eaux, comme une pierre. 6 Ta droite, ô Éternel, est magnifique en force. Ta droite, ô Éternel, écrase l’ennemi. 7 Par la grandeur de ta majesté, tu renverses tes adversaires. Tu envoies ta colère, elle les consume comme le chaume. 8 Au souffle de tes narines les eaux se sont amoncelées ; les courants se sont arrêtés comme une digue ; les flots ont gelé au cœur de la mer. 9 L’ennemi avait dit : Je poursuivrai, j’atteindrai, je partagerai le butin ; mon âme s’assouvira sur eux, je tirerai l’épée, ma main les détruira. 10 Tu as soufflé de ton haleine : la mer les a couverts ; ils ont roulé comme le plomb, au fond des eaux puissantes. 11 Qui est comme toi, parmi les dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi magnifique en sainteté, redoutable dans les louanges, opérant des merveilles ? 12 Tu as étendu ta droite ; la terre les engloutit. 13 Tu as conduit par ta miséricorde ce peuple que tu as racheté ; tu l’as dirigé par ta force vers ta sainte demeure. 14 Les peuples l’entendent, et ils tremblent ; l’effroi saisit les habitants de la Palestine. 15 Alors les princes d’Édom sont troublés ; le tremblement saisit les puissants de Moab ; tous les habitants de Canaan désespèrent. 16 La frayeur et l’épouvante tomberont sur eux ; par la grandeur de ton bras, ils deviendront muets comme la pierre, jusqu’à ce que ton peuple, ô Éternel, ait passé ; jusqu’à ce qu’il ait passé, le peuple que tu as acquis. 17 Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu que tu as préparé pour ta demeure, ô Éternel, au sanctuaire, Seigneur, que tes mains ont établi. 18 L’Éternel régnera éternellement et à toujours. 19 Car les chevaux de Pharaon, avec ses chars et ses cavaliers, sont entrés dans la mer ; et l’Éternel a fait retourner sur eux les eaux de la mer ; mais les enfants d’Israël ont marché à sec au milieu de la mer. 20 Et Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit dans sa main le tambourin, et toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins et en dansant. 21 Et Marie répondait à ceux qui chantaient : Chantez à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a jeté dans la mer le cheval et son cavalier. »

Ce qui est encore plus intéressant, c’est que le dernier cantique mentionné dans la Bible se trouve dans Apocalypse 15 où, au verset 2, Jean déclare : « Je vis aussi comme une mer de verre, mêlée de feu ; et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et sa marque, et le nombre de son nom, qui se tenaient sur la mer de verre, ayant les harpes de Dieu. » Une autre occasion de salut, cette fois non des griffes de pharaon, mais des griffes de la bête et du faux prophète. Et qu’est-ce qu’ils chantent ? Apocalypse 15:3-4 nous dit : « Et ils chantaient le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau, en disant : Tes œuvres sont grandes et admirables, ô Seigneur Dieu Tout Puissant ! Tes voies sont justes et véritables, ô Roi des saints ! Seigneur ! qui ne te craindrait, et ne glorifierait ton nom ? Car tu es le seul Saint ; aussi toutes les nations viendront et se prosterneront devant ta face, parce que tes jugements ont été manifestés. »

Donc, le premier et le dernier cantiques cités dans la Bible sont celui de Moïse, puisqu’il est question de délivrance dans les deux cas. La première était la délivrance de l’esclavage du peuple en Égypte. La deuxième sera celle du peuple de l’esclavage de la Bête militaire et du Faux Prophète religieux. Cette fois vous noterez qu’au cantique de Moïse vient s’ajouter le cantique de l’Agneau. Ce cantique est adressé directement à Jésus. Dans Apocalypse 5:8, nous lisons : « Et quand il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre Anciens se prosternèrent devant l’Agneau, ayant chacun des harpes et des coupes d’or pleines de parfums, lesquelles sont les prières des Saints. » Donc, dans Apocalypse 5:9-10, ce sont les Élus qui chantent. « Et ils chantaient un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu nous a rachetés à Dieu par ton sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation, et tu nous as faits rois et sacrificateurs à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre. »

La louange est dirigée vers le Seigneur pour une rédemption par le sang pur et sans tache de l’Agneau en rémission de leurs péchés. Il est tout à fait juste que les louanges de la musique chrétienne se rapportent au passé, au présent et aux œuvres futures de Dieu. D’abord, Son puissant travail de création au commencement, suivi de Son œuvre gracieuse du salut de l’humanité et du maintien de toute chose par la puissance de Sa Parole jusqu’à présent et, finalement, Son glorieux règne éternel sur l’univers entier avec Sa famille divine immortelle.




D.313 – Un mystère avoué

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mystere

Par Joseph Sakala

Dans 1 Timothée 3:16, nous apprenons : « Et, de l’aveu de tous, le mystère de piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché parmi les Gentils, cru dans le monde, et élevé dans la gloire. » Une des raisons principales pour lesquelles Paul avait écrit cette épître à Timothée est divulguée dans son texte. L’Église devait dévoiler le mystère de piété contenu dans son message. Un « mystère », dans les Écritures, est quelque chose qui fut d’abord caché, mais qui est maintenant révélé ou dévoilé à la compréhension de tous. Voici le mystère que Dieu a bien voulu révéler : que Dieu S’est manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché parmi les Gentils, cru dans le monde, et élèvé dans la gloire.

Est-ce que cela fut réellement accompli ? Absolument ! Mais seulement dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Christ vivant, la colonne et la base de la vérité. Étudions chacune des révélations de Dieu pour comprendre.

Dieu S’est manifesté en chair. Dans Jean 1:14, il est bien écrit : « Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. » Combien de gens croient cela aujourd’hui ? Que : « la vierge fut enceinte, et elle enfantera un fils, et on le nommera EMMANUEL, ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS » (Matthieu 1:23) ? Cette déclaration est pourtant très claire. Elle ne dit pas que Dieu S’est divisé en deux pour devenir deux personnes distinctes dans une trinité dans le but d’accomplir une œuvre. Dieu est tout-puissant et n’avait qu’a Se manifester en chair tout en étant Dieu.

Justifié par l’Esprit. Dans Romains 1:4, nous lisons : « Et, selon l’Esprit de sainteté, déclaré Fils de Dieu avec puissance, par sa résurrection des morts, savoir, Jésus-Christ notre Seigneur. » Ça déclare Son humanité évidente à tous ceux qui L’ont connu et Sa divinité proclamée par l’Esprit. Jésus n’a jamais disputé le fait qu’Il est sorti du Père. « Car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu de Dieu. Je suis issu du Père, et je suis venu dans le monde ; je laisse de nouveau le monde, et je vais au Père » (Jean 16:27-28). Son séjour sur la terre était passager et Il retournait au ciel pour redevenir ce qu’Il a toujours été, en forme de Dieu. La seule autre fois qu’Il sera manifesté dans Son corps glorieux, ce sera lors de Son retour pour Se saisir de tous les gouvernements du monde.

Vu des anges. Oui, les anges L’ont observé et ont même participé à Son ministère au début, en protégeant Jésus dans Sa jeunesse contre toute attaque de Satan. Pourtant, le salut que Jésus est venu offrir était pour les humains seulement : « Et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu’ils étaient dispensateurs de ces choses, qui vous ont été annoncées maintenant par ceux qui vous ont prêché l’Évangile, par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards » (1 Pierre 1:12). Dieu a envoyé Son Esprit Saint pour aider les disciples à dispenser le Salut aux humains. Pas par une troisième personne distincte, mais une autre manifestation de Sa puissance. « Mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous ; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée, et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1:8).

Prêché parmi les Gentils. Jésus a commencé par prêcher aux Siens, mais Son but était de prêcher également aux Gentils. Plusieurs enseignants se sont formé des congrégations qui prêchent d’aller au ciel, mais Christ est le seul à y être parvenu après Sa résurrection. Des confessions doctrinales et des hymnes chantés à la gloire de Dieu  peuvent  aider à leur rappeler la vérité, mais le but premier et véritable de l’Évangile, c’est de prêcher la Parole aux Gentils : « A qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ; savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27).

Cru dans le monde. Ici les prédicateurs du monde ont manqué à leur tâche. Satan les a inspiré à se former des dénominations différentes, à prêcher seulement une partie de la vérité et une partie de mensonge. Ils utilisent tous la même Bible, mais avec des versions ajustées à leur connaissances. Et ainsi, ils sont tous en conflit les uns avec les autres. Dieu est-Il divisé contre Lui-même ? Dieu ne peut pas mentir, Il est toujours le même, hier, aujourd’hui et demain. Mais Dieu ne Se laisse jamais sans témoins. Autant Il a utilisé les premiers apôtres pour corriger les erreurs déjà prêchées au premier siècle, autant Il utilise Ses futurs Élus pour enseigner la vérité de nos jours. Et, lors de Son retour, Satan sera banni pour mille ans et seule la vérité sera prêchée dans le monde entier.

Élevé dans la gloire. Ce n’est qu’à ce moment que la vérité sera élevée dans la gloire. « Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, et de sa bouche on recherche la loi ; car il est le messager de l’Éternel des armées » (Malachie 2:7). « La parole de l’Éternel des armées me fut encore adressée en ces mots : Ainsi a dit l’Éternel des armées : Je suis jaloux pour Sion d’une grande jalousie ; je suis jaloux pour elle avec une grande indignation. Ainsi a dit l’Éternel : Je reviens vers Sion ; j’habiterai au milieu de Jérusalem ; et Jérusalem sera appelée la ville fidèle, et la montagne de l’Éternel des armées, la montagne sainte » (Zacharie 8:1).

Dans 2 Thessaloniciens 1:10-12, Paul nous parle de Jésus : « Lorsqu’il viendra pour être glorifié en ce jour-là dans ses saints, et admiré dans tous ceux qui auront cru ; (car vous avez cru à notre témoignage.) C’est pourquoi aussi, nous prions continuellement pour vous, que notre Dieu vous rende dignes de votre vocation, et qu’il accomplisse puissamment tous les desseins favorables de sa bonté, et l’œuvre de la foi ; afin que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ. » La foi ne doit pas être vue comme le but ultime de notre appel, mais comme le début d’une formidable croissance dans la nature divine.

Pierre nous l’explique ainsi, dans 2 Pierre 1:2-9 : « La grâce et la paix vous soient multipliées, dans la connaissance de Dieu et de notre Seigneur Jésus. Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de Celui qui nous a appelés par sa gloire et par Sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise ; ainsi, y apportant tout votre zèle, ajoutez à votre foi la vertu, et à la vertu la science ; et à la science la tempérance ; et à la tempérance la patience ; et à la patience la piété ; et à la piété l’amour fraternel ; et à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y abondent, elles ne vous laisseront ni oisifs, ni stériles dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne se trouvent point, est aveugle, sa vue est courte, et il a oublié la purification de ses péchés passés. »

La foi nous préserve et nous protège. Jésus a fièrement déclare ceci : « En vérité, en vérité je vous dis, que celui qui écoute ma parole, et qui croit à Celui qui m’a envoyé, a [présent] la vie éternelle, et il ne vient point [futur] en jugement, mais il est passé [passé parfait] de la mort à la vie » (Jean 5:24). Car : « Je disais dans ma précipitation : Je suis retranché de devant tes yeux ; mais tu as exaucé la voix de mes supplications, quand j’ai crié à toi » (Psaume 31:23). Assez clair merci. Soit que ces paroles sont vraies ou elles sont fausses. Il n’y a pas de zone grise.

La foi est notre bouclier contre l’ennemi. Plusieurs ont lu l’Écriture au sujet des armes de Dieu dans Éphésiens 6. Dans les sept pièces d’armure répertoriées dans ces versets, il est écrit : « Prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. » Et lorsque nous résistons au diable, Jacques nous affirme : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il s’enfuira de vous. » Et l’apôtre Pierre ajoute : « Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions » (1 Pierre 5:9). La foi nous accorde également la puissance de prier efficacement.

Lorsque Jésus a envoyé Ses disciples prêcher : « Alors les disciples vinrent en particulier à Jésus, et lui dirent : Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon ? Et Jésus leur répondit : C’est à cause de votre incrédulité ; car je vous dis en vérité que si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle s’y transporterait, et rien ne vous serait impossible » (Matthieu 17:19-20). Ce n’est pas la quantité, mais la qualité de la foi qui compte. Tout dépend de notre foi en Dieu. « Et la confiance que nous avons en Lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon Sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de Lui les choses que nous avons demandées » (1 Jean 5:14-15).

Vivre selon Sa volonté, c’est mettre toute notre confiance en Lui. Dans Lamentations 4:19-20, nous lisons : « Nos persécuteurs étaient plus légers que les aigles des cieux ; ils nous ont poursuivis sur les montagnes, ils nous ont dressé des embûches dans le désert. Celui qui nous faisait respirer, l’oint de l’Éternel, a été pris dans leurs fosses ; lui de qui nous disions : Nous vivrons sous Son ombre parmi les nations. » Dans le désert chaud si familier aux Israélites, un endroit avec de l’ombre était considéré une bénédiction, là où on pouvait le trouver. Il était pris comme un symbole de la protection divine contre leurs ennemis. En effet, le mot hébreu pour « ombre » est utilisé douze fois dans la Bible pour annoncer la sécurité en présence de Dieu, dont une fois dans ce passage où Juda était aux prises avec l’armée babylonienne.

Les autres se trouvent dans Psaume 17:8-9 où David Lui déclare : « Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; couvre-moi sous l’ombre de tes ailes, contre ces méchants qui m’oppriment, contre mes ennemis mortels qui m’environnent ! » Trois autres fois « à l’ombre de Tes ailes » est utilisé dans Psaume 36:8 ; 57:2 et 63:8. Esaïe nous dit ceci de Sa présence : « Voici le roi régnera selon la justice, les princes gouverneront avec équité. Et chacun d’eux sera comme un abri contre le vent et un refuge contre la pluie, comme des ruisseaux d’eau dans une terre aride, comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays désolé » (Esaïe 32:1-2). Et encore, Esaïe dit ceci : « Iles, écoutez-moi ! Peuples éloignés, prêtez l’oreille ! L’Éternel m’a appelé dès ma naissance ; dès le sein de ma mère il a prononcé mon nom. Il a rendu ma bouche semblable à une épée tranchante ; il m’a couvert de l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche aiguë, et m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai, »

Dans Esaïe 51:15-16, Dieu dit : « Car je suis l’Éternel ton Dieu, qui frappe la mer et fais mugir ses flots, de qui le nom est l’Éternel des armées. J’ai mis mes paroles dans ta bouche, et t’ai couvert de l’ombre de ma main, pour rétablir les cieux et fonder la terre, pour dire à Sion : Tu es mon peuple ! » Le Seigneur est comparé à un tabernacle : « Et sur toute l’étendue du mont de Sion, et sur ses assemblées, l’Éternel créera un nuage et une fumée pendant le jour, et pendant la nuit l’éclat d’un feu flamboyant. Car toute gloire sera mise à couvert. Et il y aura un abri, qui donnera de l’ombrage le jour contre la chaleur, qui servira de refuge et d’asile contre la tempête et la pluie. » Dans Esaïe 25:3-5, Dieu dit: « C’est pourquoi les peuples puissants te glorifieront ; les cités des nations redoutables te craindront. Car tu as été le refuge du faible, le refuge du pauvre en sa détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre le hâle, quand le souffle des puissants était comme la tempête qui frappe une muraille. Tu abats le tumulte des étrangers, comme tombe le hâle dans une terre aride ; comme le hâle sous l’ombre d’un nuage, le chant des puissants est rabaissé. »

Dans Actes 17:25-29, nous découvrons que Dieu : « n’est point servi par les mains des hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, Lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes, pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé la durée précise et les bornes de leur habitation ; pour chercher le Seigneur, pour voir si en le cherchant à tâtons, ils le trouveraient, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous. Car en Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; comme l’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : Car de Lui nous sommes aussi la race. Étant donc de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, ou à de l’argent, ou à de la pierre taillée par l’art et l’industrie des hommes. » Le mystère de Dieu est que toute race a droit au salut et Jésus l’offre gratuitement.

Ainsi, Christ ou Dieu dans la chair sera avec Son peuple, Juif comme Grec, alors qu’ils vivront parmi les païens sous Son ombre, durant la tribulation. Peu importe les circonstances, nous pourrons déclarer avec David : « Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse ! mon Dieu en qui je m’assure ! Certes, il te sauvera du filet de l’oiseleur et de la mortalité funeste. Il te couvrira de Ses plumes, et tu auras retraite sous Ses ailes ; Sa vérité sera ton bouclier et ton écu. Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la mortalité qui marche dans les ténèbres, ni la destruction qui ravage en plein midi. Qu’il en tombe mille à ton côté et dix mille à ta droite, elle n’approchera point de toi » (Psaume 91:2-7).

Plus nous approchons de la fin, plus il faudra développer une foi qui mène au salut : « Car par elle les anciens ont obtenu un bon témoignage. Par la foi, nous savons que le monde a été fait par la Parole de Dieu ; de sorte que les choses qui se voient, n’ont pas été faites de choses visibles » (Hébreux 11:2-3). C’est le premier exemple de la foi dans ce chapitre sur la foi. Ce fait nous prouve que toute foi doit être fondée d’abord sur la foi dans la création par Dieu, et non une création provenant d’un procédé naturel ou imaginaire fondé sur l’évolution. Tout ce qui existe a été appelé à exister par la Parole omnipotente de Dieu. « Car il parle, et la chose existe ; il commande, et elle paraît. L’Éternel dissipe le conseil des nations, il met à néant le dessein des peuples. Mais le conseil de l’Éternel subsiste à toujours ; les desseins de son cœur durent d’âge en âge » (Psaume 33:9-11).

D’aucune façon Dieu fut-Il contraint de commencer avec une forme chaotique déjà en existence par un Big Bang. Car c’est en Lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par Lui et pour Lui. Sans Lui rien n’existerait de ce qui existe. Et la Parole a été faite chair et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé Sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. Il est même venu vivre parmi Sa Création afin que nous puissions, nous, contempler Sa gloire. Donc : « le juste vivra par la foi ; mais, si quelqu’un se retire, Mon âme ne prend point de plaisir en lui. Pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui croient pour le salut de leur âme » (Hébreux 10:38-39).

Ce qui suit immédiatement est une définition de la foi, suivi d’une liste de personnes nous servant d’exemples. En tête de liste, fut établi qu’il : « est impossible de Lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu, croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6). Il faut avoir foi en Dieu et que toutes choses ont été créées par la Parole de Dieu. La conclusion ici. exige qu’une foi « vivante » devrait être fondée sur une création surnaturelle de toutes choses dès le commencement par Dieu. L’évolution est également basée sur la foi, mais sur une foi contraire à l’Écriture et la vraie science. L’évolution théiste est une fausse foi, et les chrétiens qui croient ces choses devraient examiner leur cœur à la lumière de la Parole de Dieu.

Un véritable chrétien devient une nouvelle création fondée sur un Créateur. « C’est pourquoi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; si même nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:16-17). Et surtout la « théorie » de l’évolution, car Dieu a quelque chose de bien plus beau pour nous. Pour vraiment apprécier ce merveilleux verset, il serait bon de se rappeler deux choses. Dans le Nouveau Testament, « créature » et « création » viennent du même mot grec, alors ils sont interchangeables. La deuxième, c’est que, dans les deux Testaments, seul Dieu ou le Seigneur peut créer ou soutenir la création. Les hommes peuvent former des choses avec la matière déjà créée, mais seul Dieu peut créer la matière à partir de rien. Pour ce qui est de la création physique, ce travail est terminé depuis longtemps.

Dans Genèse 2:1-2, nous lisons : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il avait faite ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il avait faite. » Et, dans Hébreux 4:3 : « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, suivant ce qu’il a dit : C’est pourquoi j’ai juré dans ma colère, qu’ils n’entreront point dans mon repos ! Cependant Ses œuvres étaient accomplies depuis la création du monde. » Dans les versets 10 et 11, il conclut en disant : « Car celui qui est entré dans son repos, se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes. Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, de peur que quelqu’un ne tombe dans une semblable rébellion. »

La création physique étant terminée, Dieu S’est reposé. Mais Dieu est-Il inactif présentement ? Dieu demeure toujours le Créateur et ce qu’Il crée est le miracle de la régénération qui arrive chaque fois que le Saint-Esprit est accordé à quelqu’un. Et Dieu seul peut créer cela. Aucun psychologue, ou guru, ou médecin ne peut changer un vieillard en un homme nouveau. À Nicodème qui s’informait auprès de Jésus à savoir comment cela pouvait se faire : « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité je te dis que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère, et naître une seconde fois ? Jésus répondit : En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. Ne t’étonne point de ce que je t’ai dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut ; et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Il en est de même de tout homme qui est né de l’esprit » (Jean 3:3-8).

Alors, vient la question à savoir comment y arriver. Paul nous l’explique : « Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris à connaître Christ ; au moins, si vous l’avez écouté, et si, selon la vérité qui est en Jésus, vous avez été instruits en lui, à vous dépouiller, pour ce qui est de votre conduite précédente, du vieil homme, qui se corrompt par les convoitises trompeuses ; à vous renouveler par l’Esprit dans votre entendement ; et à vous revêtir du nouvel homme, créé à l’image de Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité » (Éphésiens 4:20-24). C’est que le processus commence par un changement physique, en nous revêtant du nouvel homme créé à l’image de Dieu, dans la sainteté de la vérité.

Ayant dépouillé le vieil homme avec ses œuvres : « Et ayant revêtu le nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé. Ici il n’y a ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout en tous. Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ; vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même. » Vous voyez comme le changement physique est graduel pour aboutir finalement à une naissance spirituelle dans l’immortalité directement dans le Royaume de Christ.

Ce qui est né de la chair est chair et ne peut hériter le Royaume, mais ce qui est né de l’esprit est esprit. Paul était toujours dans la chair, mais il pouvait facilement dire : « Car je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2:19-20). Cette inspiration divine est infaillible.

Dans Matthieu 5:18-19, Jésus a dit : « Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli. Celui donc qui aura violé l’un de ces plus petits commandements, et qui aura ainsi enseigné les hommes, sera estimé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera estimé grand dans le royaume des cieux. » Voilà le commentaire de Jésus Lui-même sur la doctrine de sincérité de la Parole divine inspirée. Non seulement les paroles de la Bible furent divinement inspirées, mais également chaque iota et trait de lettre. Donc, un témoignage plus puissant sur l’infaillibilité de la Parole de Dieu ne peut pas être imaginé.

Selon Jésus, chaque mot et chaque lettre de la loi devait être accomplis, incluant le Pentateuque, même les premiers chapitres de la Genèse, souvent tordus par les moqueurs intellectuels. Et quand toute la lettre de la loi  a-t-elle été accomplie ? Lorsque, sur la croix, Jésus a dit : « Tout est accompli » (Jean 19:30). C’est alors que l’un des testateurs du premier Testament, Jésus-Christ, est mort, nous libérant du Testament ancien, qui était devenu caduque et devait être remplacé par le Nouveau Testament. Jésus a appliqué ce même principe à d’autres endroits dans l’Écriture. Dans Jean 10:34-38 : « Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Que si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu était adressée (et l’Écriture ne peut être rejetée), dites-vous que Je blasphème, Moi que le Père a sanctifié et qu’il a envoyé dans le monde, parce que J’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez point. Mais si je les fais, et quand même vous ne me croiriez point, croyez à mes œuvres, afin que vous connaissiez, et que vous croyiez que le Père est en moi, et que je suis en lui. »

Ce passage a été tiré du Psaume 82:6-8 où Dieu corrige les juges qui ont mal accompli leur travail alors qu’ils avaient un pouvoir de vie et de mort sur la population : « J’ai dit : Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut ; toutefois vous mourrez comme des hommes, et vous tomberez comme l’un des princes. Lève-toi, ô Dieu, juge la terre ! Car tu posséderas en héritage toutes les nations. » Jésus supporte ici la doctrine vitale de Sa propre divinité.

Il est évident que Christ a prêché cette doctrine par l’inspiration du Saint-Esprit. Il est malheureux et inexcusable que tant de personnes qui s’appellent chrétiens répudient cet enseignement vital de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils rejettent, diluent et interprètent à leur façon la pure vérité sur la Parole de Dieu. Et si ces gens prétendent que les écrits originaux furent perdus et ne sont plus disponibles, qu’ils se rappellent plutôt de cette Parole de Christ : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Matthieu 24:35).




D.312 – L’origine de notre appel

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appel-de-dieu

Par Joseph Sakala

Regardons ensemble la gracieuse déclaration de Paul à son jeune évangéliste, dans 2 Timothée 1:7-10 : « Car Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité, mais de force, de charité et de prudence. N’aie donc point honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier ; mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu, Qui nous a sauvés, et nous a appelés par un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon Son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles, et qui a été maintenant manifestée par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile. » La précision de cette déclaration de Paul nous indique clairement que notre appel à suivre Christ ne fut pas une simple décision humaine. Elle ne fut certainement pas fondée sur nos œuvres physiques, car ce fut un saint appel en Jésus-Christ avant tous les siècles, avant même que nous soyons créés.

Dans Son Plan divin, impénétrable par notre intelligence limitée, nous étions dans le Plan éternel de Dieu et ce fut entièrement par Sa grâce. Nous étions choisis : « Selon qu’il nous a élus en Lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté » (Éphésiens 1:4-5). Notre appel est donc saint, consacré exclusivement à Dieu. « C’est pourquoi, frères saints, qui avez pris part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain Sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus-Christ, » nous affirme Hébreux 3:1.

Armés de cette précieuse connaissance, nous devrions nous joindre à Paul, dans Philippiens 3:14, et dire : « Mais je fais une chose : oubliant ce qui est derrière moi, et m’avançant vers ce qui est devant, je cours avec ardeur vers le but, pour le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » Ce grand appel vient directement du ciel et comporte un prix éternel. Un prix qui nous qualifiera pour le moment où : « nous serons enlevés avec les autres morts en Christ, sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:17). Ayant déjà été prédestinés, Dieu nous demande de marcher avec Lui chaque jour de notre vie jusqu’à l’accomplissement de Son magnifique Plan.

Dans Éphésiens 3:14-19, Paul témoigne : « C’est pour ce sujet que je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, de qui toute famille, dans les cieux et sur la terre, tire son nom ; afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être puissamment fortifiés par son Esprit, dans l’homme intérieur, afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; et que, enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu. » Le thème de ce passage biblique est destiné à nous faire comprendre l’amour infini de Christ à notre égard, par Sa vie gracieuse, Son sacrifice sur la croix, Sa résurrection glorieuse et Son ministère continuel dans notre vie.

Jésus veille constamment sur les Siens, puisqu’Il est mort afin que nous Lui appartenions. Jésus nous surveille et intercède pour nous auprès du Père du haut de Son trône au ciel. Son amour ne peut être gagné, il nous fut donné gratuitement. Plus que cela, dans Romains 5:8, Paul nous affirme que : « Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » Son amour pour nous ne change pas : « Jésus-Christ est le même, hier et aujourd’hui, et pour l’éternité » (Hébreux 13:8). Il était prêt à mourir, afin de payer la rançon de nos péchés et, par le fait même, nous adopter dans Sa Famille.

Même à l’heure actuelle, Il Se réjouit. « L’Éternel ton Dieu est au milieu de toi, un héros qui sauve. Il se réjouira à cause de toi d’une grande joie ; il se taira dans son amour ; Il se réjouira à ton sujet avec chant de triomphe » (Sophonie 3:17). Jésus nous surveille de Sa place à la droite du Père, faisant intercession pour nous. « C’est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. Or, il nous fallait un tel souverain Sacrificateur, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé au-dessus des cieux ; qui n’eût pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir tous les jours des sacrifices, premièrement pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car il a fait cela une fois, en s’offrant lui-même » (Hébreux 7:25-27).

Dans Éphésiens 3:13-17, Paul exhorte les convertis, disant : « C’est pourquoi je vous demande de ne pas vous décourager à cause des afflictions que j’endure pour vous ; elles sont votre gloire. C’est pour ce sujet que je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, de qui toute famille, dans les cieux et sur la terre, tire son nom ; afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être puissamment fortifiés par son Esprit, dans l’homme intérieur, afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi. » La profondeur de Son amour surpasse toute notre connaissance et devance tout amour que nous pourrions avoir pour Lui. Car Dieu est amour. « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19).

Dans Romains 8, nous découvrons plusieurs aspects de Son œuvre d’amour pour nous. Nous sommes complètement entourés de Son amour. « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce l’affliction, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? Selon qu’il est écrit : Nous sommes livrés à la mort tous les jours à cause de toi, et nous sommes regardés comme des brebis destinées à la tuerie. Au contraire, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs, par celui qui nous a aimés. Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8:35-39).

Dans l’Ancienne Alliance, personne n’a jamais vu Dieu de face et a vécu.  Moïse a vu Sa gloire passer devant lui et cela devait le satisfaire. Abraham l’a rencontré juste avant la destruction de Sodome, mais manifesté en Ange de l’Éternel. Jacob s’est également battu avec Lui, mais manifesté en Ange de l’Éternel. Cependant, l’amour de Dieu pour nous a fait en sorte que Dieu S’est manifesté à nous dans la personne de Jésus. Et, en plus, Christ est venu S’abaisser en Se dépouillant Lui-même de Sa toute puissance en Se faisant homme, afin d’offrir Son sang en rémission de nos péchés. Ça, mes chers amis, c’est l’amour et la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communication du Saint-Esprit. Combien de personnes ont compris cela ? Très peu de gens parce qu’ils se comportent toujours comme si Jésus n’était pas important dans leur vie. Mais ceux qui l’ont compris sont devenus de véritables disciples et futurs Élus de Christ.

Dans Sa prédication aux Juifs, Jésus leur dit : « Celui qui m’a envoyé est avec moi. Et le Père ne m’a point laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. Comme Jésus disait ces choses, plusieurs crurent en lui. Jésus dit donc aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes véritablement mes disciples. Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:29-32). Un individu peut accepter mentalement certains faits au sujet de Dieu et demeurer séduit dans la croyance ou conviction qu’il croit en Christ. Mais la véracité de cette foi doit passer le test avant d’être jugée réelle. L’apôtre Jacques a osé déclarer ceci : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils en tremblent. Mais, ô homme vain ! veux-tu savoir que la foi sans les œuvres, est morte ? » Aujourd’hui, plusieurs croient que Dieu est une trinité. Donc, ils ne croient pas en un seul Dieu et l’Écriture ne peut être détruite.

Les œuvres, en effet, ne peuvent pas sauver, mais la foi qui porte au salut est celle qui produit les bonnes œuvres déjà préparées d’avance par Dieu pour nous, afin que nous y marchions. Lors d’une autre occasion : « Pendant qu’il était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu’il faisait. Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu’il les connaissait tous, et qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage d’aucun homme, car il savait de lui-même ce qui était dans l’homme » (Jean 2:23-25). Il devient alors évident qu’il est essentiel que nous croyions en Lui, mais encore plus important, que Jésus croie en nous, car Il sait ce qui existe dans notre cœur. Donc, pour Dieu le test est simple. Si nous marchons selon Sa Parole, nous sommes alors de vrais disciples.

Notre engagement envers Jésus se mesure par notre obéissance à Sa Parole. Si nous questionnons Ses instructions, ou nous nous opposons à Sa Parole, ou tentons de désobéir à Sa Parole en changeant certains passages de la Bible afin de les faire correspondre à notre interprétation de Sa Parole, alors il serait grand temps d’examiner la profondeur de notre croyance en Christ. Par contre, si nous sommes Ses disciples en demeurant dans Sa Parole, Jésus nous fait la promesse que nous connaîtrons la vérité et cette vérité nous libérera de toute erreur. En tant que véritables disciples (étudiants), nous avons Son assurance qu’avec nos études continuelles de Sa Parole, nous moissonnerons une croissance dans notre compréhension de la vérité divine. Cela nous libérera de toute erreur répandue dans les autres dénominations « chrétiennes », en comprenant comment obéir à la parfaite volonté de Dieu.

Regardons ensemble l’exhortation que Paul adresse à Timothée, son jeune évangéliste : « Toi donc, mon fils, fortifie-toi, dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et les choses que tu as entendues de moi, en présence de plusieurs témoins, confie-les à des hommes fidèles, qui soient capables aussi d’enseigner les autres » (2 Timothée 2:1-2). Ce verset a donné l’impression à trop d’individus que chaque converti devrait se mettre à prêcher. L’apôtre Jacques fut cependant inspiré d’écrire ceci : « Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère » (Jacques 3:1). Il est vrai qu’à la réception du Saint-Esprit, chaque converti à Christ reçoit au moins un don et un ministère, mais pas nécessairement celui de prêcher.

Dans 1 Corinthiens 12:4-11, Paul déclare : « Or, il y a diversité de dons, mais un même Esprit. Il y a aussi diversité de ministères, mais un même Seigneur, il y a aussi diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu, qui opère toutes choses en tous. Or, la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune. Car la parole de sagesse est donnée à l’un par l’Esprit ; la parole de science est donnée à l’autre par ce même Esprit. Un autre reçoit la foi par ce même Esprit ; un autre reçoit du même Esprit le don de guérir. Un autre, les opérations des miracles ; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d’interpréter les langues [traduire d’une langue à une autre]. Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît. »

Si une personne se met à prêcher alors que son don serait de guérir ou d’avoir le discernement des esprits, elle risque de tomber dans le même égarement que ceux qui prêchent leur propre évangile. Car : « La plupart des hommes vantent leur bonté ; mais qui trouvera un homme véritable ? » (Proverbes 20:6). Le véritable, selon Dieu, est celui qui utilise le don que le Saint-Esprit lui a alloué au service de Dieu, et non pour s’enrichir. « Car de telles gens ne servent point notre Seigneur Jésus-Christ, mais leur propre ventre ; et par des paroles douces et flatteuses ils séduisent le cœur des simples » (Romains 16:18). Le serviteur fidèle doit être alerte et dirigé vers le Plan de Dieu. Il doit agir avec patience en manifestant son don pour accomplir les bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour lui, afin d’y marcher avec fidélité.

L’apôtre Pierre nous l’explique clairement lorsqu’il dit : « Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3:8-9). Ceci ne donne pas le droit de prêcher que, si quelqu’un ne se convertit pas immédiatement, il est perdu. Il ne faut surtout pas ignorer qu’avant de monter au ciel, Jésus a dit aux premiers disciples : « Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Amen ! » (Matthieu 28:19-20).

Et au long des siècles, beaucoup de disciples se sont ajoutés, selon le don qu’ils ont acquis du Saint-Esprit afin de continuer ce commandement du Seigneur. Ils ont fidèlement mis en œuvre l’instruction de Jésus lorsqu’Il a dit : « Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra. Or, considérez ceci, que si un père de famille était averti à quelle veille de la nuit le larron viendra, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts ; car le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas. Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur ses domestiques, pour leur donner la nourriture au temps marqué ? Heureux ce serviteur que son maître trouvera faisant ainsi, quand il arrivera. Je vous dis en vérité, qu’il l’établira sur tous ses biens » (Matthieu 24:42-47). Il sera héritier, sous Christ, de l’univers entier.

Le véritable serviteur de Christ est un individu totalement engagé envers Dieu, capable de faire fructifier ses dons au maximum et entièrement conscient de l’évaluation spirituelle attachée à ce qu’il a reçu. Il sait que Christ est monté au ciel, mais qu’Il doit également revenir pour donner à Ses Élus le salaire promis. « Car Jésus en est comme d’un homme qui, s’en allant en voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens. Et à l’un il donna cinq talents, à l’autre deux, et à l’autre un ; à chacun selon ses forces ; et il partit aussitôt. Or, celui qui avait reçu cinq talents s’en alla et en trafiqua ; et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui en avait reçu deux en gagna aussi deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla et creusa dans la terre, et y cacha l’argent de son maître » (Matthieu 25:14-18).

Mais l’histoire ne se termine pas là. Dans les versets 19 à 23, il est écrit que : « Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et il leur fit rendre compte. Alors celui qui avait reçu cinq talents, vint et présenta cinq autres talents, et dit : Seigneur, tu m’as remis cinq talents ; en voici cinq autres que j’ai gagnés de plus. Et son maître lui dit : Cela est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur. Et celui qui avait reçu deux talents, vint et dit : Seigneur, tu m’as remis deux talents ; en voici deux autres que j’ai gagnés de plus. Et son maître lui dit : Cela est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur. »

Le fidèle serviteur doit, par son comportement, être une lumière parmi les gens qu’il fréquente. Jésus l’avait déclaré, dans Matthieu 5:16-19 : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli. Celui donc qui aura violé l’un de ces plus petits commandements, et qui aura ainsi enseigné les hommes, sera estimé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera estimé grand dans le Royaume des cieux. » L’important pour Dieu est que nous soyons fidèles, même dans les petites choses.

Une éminente qualité chez le serviteur consciencieux, c’est la fidélité. « Que chacun donc nous regarde comme des serviteurs de Christ et des dispensateurs des mystères de Dieu ! Mais au reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle » (1 Corinthiens 4:1-2). Que chacun emploie le don selon qu’il l’a reçu, au service des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. Si quelqu’un parle, qu’il parle selon les oracles de Dieu ; si quelqu’un exerce un ministère, qu’il l’exerce selon la force que Dieu lui communique, afin qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen, nous dit Pierre, dans 1 Pierre 4:10-11.

Ceux qui désirent un rôle de leadership dans les églises doivent alors donner l’exemple. « Gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission, en toute honnêteté. Car si quelqu’un ne sait pas conduire sa propre maison, comment gouvernera-t-il l’Église de Dieu ? » nous déclare Paul, dans 1 Timothée 3:4-5. Qu’il ne soit point nouvellement converti, de peur que, enflé d’orgueil, il ne tombe dans la condamnation du diable. Il faut aussi qu’il ait bon témoignage de ceux du dehors, de peur qu’il ne tombe dans l’opprobre et dans le piège du diable. Prenons exemple sur Moïse qui a été fidèle dans toute sa maison, comme serviteur, pour témoigner de ce qui devait être annoncé. Dieu nous cite aussi en exemple  Abraham : « Car je l’ai connu, afin qu’il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de garder la voie de l’Éternel, pour faire ce qui est juste et droit ; afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit de lui » (Genèse 18:19).

Finalement, les hommes fidèles doivent être capables d’enseigner à d’autres. Car il faut que l’évêque soit irrépréhensible, comme économe de Dieu ; qu’il ne soit ni présomptueux, ni coléreux, ni adonné au vin, ni violent, ni porté au gain déshonnête ; mais, au contraire, hospitalier, aimant les gens de bien, prudent, juste, saint, tempérant, attaché à la véritable doctrine qui doit être enseignée, afin qu’il soit capable, tant d’exhorter, selon la saine doctrine, que de convaincre ceux qui s’y opposent, nous dit Paul, dans Tite 1:7-9. Mais le don d’enseigner implique une profonde étude de la Bible et surtout l’aide du Saint-Esprit, car nous encourrons un jugement plus sévère.

Qu’en est-il cependant des disciples qui veulent agir selon la volonté de Dieu ? Ils ont également pour travail de donner l’exemple. Prenons le cas du don d’aumônes. Dans Matthieu 6:1-4, Jésus nous dit : « Prenez garde de ne pas faire votre aumône devant les hommes, afin d’en être vus ; autrement vous n’en aurez point de récompense de votre Père qui est aux cieux. Quand donc tu feras l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin qu’ils en soient honorés des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite ; afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement. » De toute évidence, il semblerait que, du temps de Jésus, il y avait des individus qui faisaient des aumônes à grande pompe et se donnaient en spectacle, faisant marcher devant eux un trompettiste pour annoncer leurs initiatives.

Ils faisaient la même chose lorsqu’ils priaient debout dans la synagogue et sur les coins des rues. Aujourd’hui, l’on se rend à un mur de lamentations… c’est tout comme. Alors, Jésus dit au peuple : « Et quand tu prieras, ne fais pas comme les hypocrites ; car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, afin d’être vus des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent leur récompense. Mais toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est dans ce lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement. Or, quand vous priez, n’usez pas de vaines redites, comme les païens ; car ils croient qu’ils seront exaucés en parlant beaucoup. Ne leur ressemblez donc pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous lui demandiez » (Matthieu 6:5-8).

Dans le grec, le mot « hypocrite » était utilisé en parlant des acteurs au théâtre, car ils personnifiaient une autre personne, se maquillant abondamment pour cacher leur propre identité. Ceux que Jésus démasquait étaient des hypocrites qui se faisaient passer pour généreux ou pieux, qui ne se souciaient ni des pauvres ni de Dieu, mais paradaient dans le seul but de se faire glorifier. Il est possible que les gens applaudissaient à leur spectacle, alors Jésus a dit : « Ils reçoivent leur récompense. » Le mot « recevoir » utilisé par Jésus veut réellement dire « payé au complet », sans aucun besoin d’ajouter quoi que ce soit à la transaction. Il y a une grande leçon ici pour les chrétiens qui font des œuvres pour être glorifiés des hommes au lieu de les accomplir pour glorifier Dieu. Ce que nous accomplissons demeure là, sans la nécessité d’aucune autre récompense. Par contre les œuvres que nous accomplissons pour glorifier Dieu seront récompensées. Car le Père qui voit dans le secret nous le rendra publiquement.

Dans toute sa conduite, le chrétien doit se comporter en soldat du Christ. Voici ce que Paul dit à Timothée : « Toi donc, endure les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ. Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. Et si quelqu’un combat dans la lice, il n’est couronné que s’il a combattu suivant les règles » (2 Timothée 2:3-5). Selon la perspective du Royaume, un bon soldat a plusieurs responsabilités. Initialement, nous devons nous attendre à souffrir jusqu’à être lié comme un malfaiteur, mais la Parole de Dieu n’est point liée. Ensuite, endurez des afflictions, mais soyez vigilants en toutes choses ; endurez les afflictions et faites l’œuvre d’un chrétien ; remplissez complètement votre ministère.

Cependant, le soldat n’a qu’un but, plaire à celui qui l’a embauché en tant que soldat. Comme disait si bien Paul : « Car, est-ce les hommes que je prêche, ou Dieu ? ou est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais aux hommes, je ne serais pas un serviteur de Christ. Je vous le déclare donc, frères : l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ » (Galates 1:10-13). Les soldats sont appelés habituellement hors d’une vie normale, dans une nation pour servir un roi, un président, un premier ministre. Pareillement, le soldat dans l’Église qui voudra être ami du monde se rendra ennemi de Dieu. Parce que l’affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; et en effet, elle ne le peut même pas. Or, ceux qui sont uniquement dans la chair ne peuvent plaire à Dieu.

Nous devons cependant combattre suivant le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. « Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12). C’est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour et qu’ayant tout surmonté, vous demeuriez fermes.

Regardons ensemble un exemple : « Or, il arriva, comme Josué était près de Jéricho, qu’il leva les yeux et regarda, et voici, un homme se tenait debout, vis-à-vis de lui, son épée nue à la main. Et Josué alla vers lui, et lui dit : Es-tu des nôtres, ou de nos ennemis ? Et il répondit : Non, mais je suis le Chef de l’armée de l’Éternel ; j’arrive maintenant. Et Josué tomba la face contre terre, se prosterna, et lui dit : Qu’est-ce que mon Seigneur dit à son serviteur ? Et le chef de l’armée de l’Éternel dit à Josué : Ôte tes souliers de tes pieds ; car le lieu où tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi » (Josué 5:13-15). Ensuite, Dieu a combattu pour Josué  et il a eu la victoire.

A force de combattre pour Son peuple, Dieu finira ces combats à tout jamais, car, dans le dernier combat : « Il détruira la mort pour jamais ; le Seigneur, l’Éternel, essuiera les larmes de tous les visages, et fera disparaître de toute la terre l’opprobre de son peuple ; car l’Éternel a parlé. Et l’on dira, en ce jour-là : Voici, il est notre Dieu ; nous avons espéré en lui, et il nous sauve. C’est l’Éternel ; nous avons espéré en lui : égayons-nous, et nous réjouissons de son salut ! » (Esaïe 25:8-9). Voilà la nature de notre appel et ce vers quoi nous nous dirigeons, si nous obéissons à Sa volonté.




D.311 – Le ciel ouvert

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ciel

Joseph Sakala

Dans Jean 1:45-48, nous lisons que : « Philippe trouva Nathanaël et lui dit : Celui de qui Moïse a écrit dans la loi, et que les prophètes ont annoncé, nous l’avons trouvé ; c’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. Jésus vit venir à lui Nathanaël, et il dit de lui : Voici un véritable Israélite, en qui il n’y a point de fraude. Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. » Cette remarque a tellement touché cet homme que : « Nathanaël lui répondit : Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le Roi d’Israël. Jésus lui répondit : Parce que je t’ai dit que je t’avais vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Il lui dit aussi : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme » (Jean 1:49-51).

Dans le rêve de Jacob, les anges montaient et descendaient également entre le ciel et la terre. Dans Genèse 28:12-16, nous lisons que Jacob : « eut un songe ; et voici, une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici les anges de Dieu montaient et descendaient par elle. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle, et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac ; la terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité. Et ta postérité sera comme la poussière de la terre ; et tu te répandras à l’Occident et à l’Orient, au Nord et au Midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. Et voici, je suis avec toi, et je te garderai partout où tu iras ; et je te ramènerai en ce pays ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie fait ce que je t’ai dit. Et Jacob s’éveilla de son sommeil, et dit : Certainement, l’Éternel est en ce lieu-ci, et je n’en savais rien ! »

Christ lui avait promis une future réalité dans laquelle Lui-même serait au bout de cette échelle, pour lui montrer qu’Il ne l’abandonnerait jamais. Dans Daniel 9:26, il est écrit : « Et après les soixante-deux semaines, le Christ sera retranché… » Au verset 27 : « Il confirmera l’alliance avec plusieurs pendant une semaine ; et à la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’oblation. » Dans cette prophétie, Jésus venait de confirmer cette alliance, ainsi que le fait que toutes les familles de la terre seraient bénies en Jacob et en sa postérité. Mais la vie de Jésus, comme nous venons de le constater, a été coupée à la moitié de la semaine. Cette prophétie fut aussi accomplie telle que prédite, car Jésus est mort le mercredi, exactement trois jours et demi à partir du début de la semaine et après trois ans et demi de Son ministère.

Par Sa mort sur la croix, Jésus est venu, non seulement pour nous annoncer l’établissement de Son Royaume sur terre, mais également pour nous offrir le moyen d’y entrer, car la chair et le sang ne peuvent entrer dans le Royaume. Jésus à donc versé Son propre sang pour payer la rançon de nos péchés. « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ; de même la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. Car le péché a été dans le monde avant la loi ; mais le péché n’est point imputé quand il n’y a point de loi. Néanmoins la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient point péché par une transgression semblable à celle d’Adam, qui est la figure de Celui qui devait venir » (Romains 5:12-14).

Même ceux qui sont morts dans la foi ne pouvaient se reposer qu’en étant portés par les anges dans le sein d’Abraham. (Luc 16:22) et sont maintenant consolés. « Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C’est pourquoi, Christ entrant dans le monde, dit : Tu n’as point voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps » (Hébreux 10:4)). Jésus avait même prédit la longueur de temps qu’Il serait dans la terre. Dans Matthieu 12:40, Il a prédit : « Car comme Jonas fut dans le ventre d’un grand poisson trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits. » Alors, Jésus est mort et est ressuscité. « Puisqu’il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la création du monde ; mais à présent, à la consommation des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché, en se sacrifiant lui-même » (Hébreux 9:26).

En Esprit, Jésus : « Étant monté en haut, il a emmené captive une multitude de captifs, et il a distribué des dons aux hommes » (Éphésiens 4:8), ouvrant ainsi l’accès au Royaume à tous ceux qui sont morts avant Lui sur le Calvaire. C’est ainsi que fut accomplie cette merveilleuse et extraordinaire scène, dans Psaume 24:6-10 : « Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui recherchent ta face, la race de Jacob. (Sélah.) Portes, élevez vos linteaux ! Haussez-vous, portes éternelles, et le Roi de gloire entrera. Qui est ce Roi de gloire ? L’Éternel, le fort, le puissant, l’Éternel puissant dans les combats. Portes, élevez vos linteaux ! Élevez-les, portes éternelles, et le Roi de gloire entrera. Qui est-il, ce roi de gloire ? L’Éternel des armées ; c’est lui qui est le Roi de gloire ! (Sélah.). »

Depuis ce jour merveilleux où Jésus est monté au ciel, Il veille sur Ses enfants sur la terre, pendant que Son travail se poursuit en eux dans la formation de Ses Élus. Mais quand accomplira-t-Il l’autre trois jours et demi de Sa prophétie prédite par Daniel ? Quand finira-t-Il cette dernière semaine de la prophétie ? Nous venons de voir qu’après Son retour au ciel, la formation de Ses Élus se poursuit, mais pendant combien de temps ? Nous ne se savons pas, néanmoins nous avons des signes de ce qui se passerait sur la terre avant Son retour. Dans Daniel 9:26-27, le prophète nous dévoile que : « le peuple d’un conducteur qui viendra, détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin sera dans ce débordement ; les désolations sont déterminées jusqu’au terme de la guerre … et sur l’aile des abominations viendra le désolateur, jusqu’à ce que la ruine qui a été déterminée fonde sur le désolé. » Donc, il est vraiment question de la période de la Grande Tribulation, où Jésus mettra un terme au règne du désolateur, en même temps qu’il terminera la prédication pendant trois ans et demi par Ses Élus.

J’aimerais porter votre attention sur deux choses ici. La Bible David Martin nous donne ceci, à Daniel 9:26 : « Et après ces soixante-deux semaines, le CHRIST sera retranché, mais non pas pour soi ; puis le peuple du conducteur, qui viendra, détruira la ville et le Sanctuaire, et la fin en sera avec débordement, et les désolations sont déterminées jusqu’à la fin de la guerre ». Ce que très peu de gens réalisent, c’est que la Bible ne comporte pas de points, de virgules etc., parce que ces ponctuations ont été ajoutées par les scribes qui ont transcrit la Bible, pour mieux comprendre. Maintenant relisons ce verset pour découvrir comment Dieu a bien écrit Sa Bible afin de cacher Sa vérité jusqu’aux derniers temps, pour la dévoiler ensuite à ceux à qui Il veut bien la révéler. Dans ce verset biblique, Dieu nous parle de deux évènements prophétiques complètement différents qui se passeront en même temps.

D’abord, dans le verset 25, il est écrit : « Sache-le donc et comprends : depuis l’émission de la parole ordonnant de retourner et de rebâtir Jérusalem, jusqu’au Christ, le Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines : les places et les fossés seront rétablis, mais en un temps fâcheux. » Ensuite, au verset 26, nous voyons : « Et le peuple d’un conducteur qui viendra, détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin sera dans ce débordement ; les désolations sont déterminées jusqu’au terme de la guerre. » Ici, nous voyons un autre conducteur qui vient détruire, et la ville et le sanctuaire, et causer les désolations qui sont déterminées jusqu’au terme de la guerre. Cela ne peut être un autre que l’Antichrist, durant la tribulation, car Christ ne revient seulement qu’à la FIN de la tribulation avec Son armée pour mettre un terme à la guerre à Armageddon, non pendant. Donc, nous voyons deux conducteurs, un Conducteur qui vient construire et un conducteur qui vient détruire, et les deux seront reconnus, chacun selon ses fruits, comme disait si bien Jésus.

Dans la première partie de ce verset, Dieu nous explique l’implication de Jésus-Christ dans cette prophétie. « Et après ces soixante-deux semaines, le CHRIST sera retranché, mais non pas pour soi. » C’est arrivé lorsque Christ est mort pour nos péchés et non pas pour les siens. Christ vient confirmer la Nouvelle Alliance et, au bout de trois ans et demi, Il meurt sur la croix, mettant automatiquement fin aux rituels de sacrifices de l’Ancien Testament. Maintenant, Dieu nous amène à la fin des temps pour nous annoncer : « puis le peuple du conducteur qui viendra, détruira la ville et le Sanctuaire, et la fin en sera avec débordement, et les désolations sont déterminées jusqu’à la fin de la guerre. » Le conducteur ici va détruire la ville et le Sanctuaire, et là sa fin se fera avec débordement, et les désolations vont se poursuivre jusqu’à la fin de la guerre. C’est l’Antichrist qui vient détruire Jérusalem.

Allons maintenant au verset 27 où la prophétie revient à Jésus : « Et il confirmera l’alliance à plusieurs dans une semaine… » Christ vient terminer Son œuvre de prédication par Ses Élus, en même temps que le conducteur détruit la ville et le Sanctuaire. « et à la moitié de cette semaine il [l’Antichrist] fera cesser le sacrifice, et l’oblation. Ceux que les Juifs pourraient exercer lors de la construction d’un 3e Temple dont les Juifs ne cessent de parler. « Puis par le moyen des ailes abominables, qui causeront la désolation, même jusqu’à une consomption déterminée, la désolation fondra sur le désolé. » Quand Christ reviendra, Il détruira l’Antichrist et allumera un feu spécial pour lui et personne ne lui viendra en aide. Apocalypse 19:19 : « Alors je vis la bête, et les rois de la terre, et leurs armées assemblées pour faire la guerre contre Celui qui était monté sur le cheval, et contre Son armée. Mais la bête fut prise, et avec elle le faux-prophète qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient la marque de la bête, et qui avaient adoré son image ; et ils furent tous deux jetés tout vifs dans l’étang ardent de feu et de soufre. »

Qu’est-ce qui nous indique qu’il y aurait un « trou » de 2 000 ans entre les premiers trois ans et demi (du ministère de Christ) et les derniers trois ans et demi (la Grande Tribulation) ? Il n’y a pas de « trou » de 2 000 ans entre la soixante-neuvième semaine de Daniel et la fin de cette prophétie, il y a seulement la patience de Dieu. C’est l’apôtre Pierre qui nous le confirme lorsqu’il déclare : « Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3:8-9).

Mais cela nous confirme également que la Grande Tribulation sera de trois ans et demi, et non de sept années comme le prétendent certains groupes qui s’en vont prétendument au ciel, ce qui s’avère faux par Christ Lui-même qui a déclaré que « personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3:13).

Et à la fin de cette tribulation : « Car si nous croyons que Jésus est mort, et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus, pour être avec lui, ceux qui sont morts. Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui serons restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ; car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:14-17). Mais à quel moment durant la tribulation ?

Allons voir la conclusion de cette magnifique prophétie. D’abord, Paul nous confirme que : « …la chair et le sang ne peuvent hériter le Royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite point l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:50-53). Ces deux passages se complètent pour former une seule prophétie. Le temps précis se situe au moment où les Élus de Dieu terminent leur prédication, à la dernière trompette.

Le moment de l’enlèvement est à la dernière trompette (pas sept années avant la résurrection), alors que Dieu voudra les avoir ici-bas à prêcher Sa Parole. Non, ces gens-là s’en vont au ciel, eux, séduits par Satan lui-même ! Pourtant, l’Écriture nous donne trois preuves du contraire. La première se trouve dans Jean 3:13, où Jésus Lui-même a certifié que : « personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. » Ces gens font alors un menteur de Jésus puisque la Parole de Dieu ne peut être abolie. La deuxième preuve se trouve au Jour de la Pentecôte, dans Actes 2:29, où Pierre a dit : « Hommes frères, il est permis de vous dire avec assurance, quant au patriarche David, qu’il est mort, et qu’il a été enseveli, et que son sépulcre est encore aujourd’hui parmi nous. » Et, au verset 34 : « Car David n’est point monté au ciel. » Donc, ces prédicateurs qui s’en vont au ciel, font mentir Pierre, le chef des apôtres.

La troisième preuve se trouve dans 1 Timothée 6:14-16, où Paul déclare à son jeune évangéliste : « De garder le commandement, sans tache et sans reproche, jusqu’à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ; que doit manifester en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, et que nul homme n’a vu, ni ne peut voir. » Ici, ces prédicateurs traitent Paul de menteur. Et leurs « brebis » croient toujours sauver leurs peaux en allant au ciel, ce qui est purement impossible, d’après les passages inspirés de la Bible. Qui est menteur ?

Dans Proverbes 28:13, nous lisons ceci : « Celui qui cache ses transgressions, ne prospérera point ; mais celui qui les confesse et qui les abandonne, obtiendra miséricorde. » Toute personne, même la plus convertie, commet occasionnellement un péché, que ce soit par omission ou par commission. On ne peut pas le nier car : « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous » (1 Jean 1:8). Par contre, si nous péchons, le remède est disponible, puisque : « Si nous confessons nos péchés, il [Dieu] est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9). Ce pardon est fondé sur le fait que, dans 1 Jean 1:7, nous découvrons ceci : « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché. »

Le problème chez plusieurs se situe au niveau de la compulsion qui a incité l’enseignant à commettre le péché, car elle le poussera aussi à justifier son péché. Si cela n’est pas possible, il tentera de le cacher, ou simplement de le nier. L’antidote à cette situation est, bien sûr, de confesser son péché et de s’en détourner en prêchant la vérité. Cette confession ne peut toutefois pas prendre simplement la forme d’un aveu général où la personne dit : « Pardonne-moi tous mes péchés. » Il faut être spécifique avec Dieu et nommer le péché en particulier, Lui avouant qu’en effet cette transgression était un péché aux yeux de Dieu. Si elle n’est pas corrigée, elle se mérite par le fait même une punition divine. Se détourner d’un péché ne veut pas seulement dire d’arrêter de le commettre, mais aussi d’arrêter de continuer à y penser ou à désirer y revenir.

Ensuite, il faut adopter l’attitude positive de Paul et ne plus revenir en arrière, mais plutôt nous concentrer sur le prix accordé au bout de notre cheminement spirituel.  « Frères, pour moi, je ne me persuade pas d’avoir saisi le prix ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est derrière moi, et m’avançant vers ce qui est devant, je cours avec ardeur vers le but, pour le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ, » nous dit Paul, dans Philippiens 3:13-14. Et, comme l’a si bien déclaré David, dans Psaume 32:1-2 : « Heureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! » N’oublions jamais qu’un ministre qui utilise la Bible pour enseigner est consacré à Dieu. Malheur à lui s’il abandonne la vérité pour prêcher un autre Christ.

Paul a mis les chrétiens en garde contre de tels ministres. Dans Galates 1:6-8, il déclare : « Je m’étonne que vous abandonniez si promptement celui qui vous avait appelés à la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; non qu’il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’Évangile de Christ. Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » Et, comme si ce n’était pas assez, Paul insiste : « Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! Car, est-ce les hommes que je prêche, ou Dieu ? ou est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais aux hommes, je ne serais pas un serviteur de Christ. Je vous le déclare donc, frères : l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. »

Dans Lévitique 5:15, il est inscrit : « Lorsque quelqu’un commettra une prévarication et péchera par erreur, en retenant des choses consacrées à l’Éternel, il amènera à l’Éternel en sacrifice pour le délit, un bélier sans défaut, pris du troupeau, selon ton estimation en sicles d’argent, selon le sicle du sanctuaire, en sacrifice pour le délit. » Dans l’Ancien Testament, il y avait plusieurs choses consacrées à Dieu. Comme, par exemple, dans Exode 26:33-35, nous voyons la préparation du lieu saint : « Et tu mettras le voile sous les crochets des tentures ; et là, en dedans du voile, tu feras entrer l’arche du Témoignage ; et le voile séparera pour vous le lieu saint d’avec le lieu très-saint. Et tu poseras le propitiatoire sur l’arche du Témoignage dans le lieu très-saint. Et tu mettras la table en dehors du voile, et le chandelier vis-à-vis de la table, du côté de la Demeure qui sera vers le Midi ; et tu placeras la table du côté du Nord. »

Dans Exode 29:36-37, Dieu dit : « Tu sacrifieras pour le péché, chaque jour, un jeune taureau, pour faire l’expiation ; et tu offriras pour l’autel un sacrifice pour le péché, en faisant expiation pour lui, et tu l’oindras pour le consacrer. Pendant sept jours tu feras expiation pour l’autel, et tu le consacreras, et l’autel sera une chose très sainte ; tout ce qui touchera l’autel sera consacré. » Ensuite, il y avait les sacrifices saints. « Ils mangeront donc ces choses, par lesquelles l’expiation aura été faite pour les installer, pour les consacrer ; mais un étranger n’en mangera point, car elles sont consacrées. S’il reste de la chair de l’installation et du pain jusqu’au lendemain, tu brûleras ce reste au feu. On n’en mangera point ; c’est une chose consacrée » (Exode 29:33-34) ». Et il y avait les vêtements sacrés. « Et tu feras à Aaron, ton frère, des vêtements sacrés, pour sa gloire et pour son ornement. Et tu parleras à tous ceux qui sont intelligents, que j’ai remplis d’un esprit de sagesse, et ils feront les vêtements d’Aaron pour le consacrer, pour qu’il exerce la sacrificature devant moi » (Exode 28:2-3).

Venait ensuite l’onction sacrée avec les instructions précises montrant comment la préparer. Dans Exode 30:31-37, nous lisons : « Et tu parleras aux enfants d’Israël, en disant : Ceci me sera une huile d’onction sacrée dans toutes vos générations. On ne la versera point sur la chair de l’homme, et vous n’en ferez point d’autre de même composition ; elle est sainte, elle vous sera sainte. Celui qui fera une composition semblable, et qui en mettra sur un étranger, sera retranché d’entre ses peuples. L’Éternel dit aussi à Moïse : Prends des aromates, du stacte, de l’onyx et du galbanum, des aromates et de l’encens pur, en parties égales ; et tu en feras un parfum, un mélange selon l’art du parfumeur, salé, pur, saint ; tu en pileras bien menu une partie, et tu en mettras devant le Témoignage, dans le tabernacle d’assignation, où je me trouverai avec toi ; ce vous sera une chose très sainte. Quant au parfum que tu feras, vous ne vous en ferez point de même composition ; ce sera pour toi une chose consacrée à l’Éternel. »

Et, finalement, nous arrivons aux vaisseaux sacrés. Dans 1 Chroniques 22:19, Dieu leur dit : « Maintenant appliquez votre cœur et votre âme à rechercher l’Éternel, votre Dieu ; levez-vous, et bâtissez le sanctuaire de l’Éternel Dieu, afin d’amener l’arche de l’alliance de l’Éternel et les ustensiles consacrés à Dieu, dans la maison qui doit être bâtie au nom de l’Éternel. » Or, toutes ces choses annonçaient la future venue du Messie. Alors, dans Colossiens 2:17, Paul nous déclare : « C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ. » Dans l’Ancien Testament, la concentration portait sur les choses physiques, spécialement sur celles qui étaient considérées saintes et consacrées à Dieu.

Dans le Nouveau Testament, néanmoins, les « choses saintes » avaient été modifiées afin de nous concentrer sur l’éternelle et spirituelle sainteté qui fut jadis l’ombre de la venue de Jésus, dans les cérémonies antérieures. Paul nous dit : « Et qui sait que la loi a été établie, non pas pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, pour les impies et les pécheurs, pour les gens sans religion et les profanes, pour les meurtriers de père et de mère, et les homicides, pour les fornicateurs, les abominables, les voleurs d’hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine, conformément au glorieux Évangile du Dieu bienheureux, dont la dispensation m’a été confiée » (1 Timothée 1:9-11).

Notre sainteté nous fut accordée par la foi. Jude 1:20-21 dit : « Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint-Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. » Dieu nous a préparés pour être : « la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de Celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde » (1 Pierre 2:9-10). Tout est présentement consacré au Seigneur ; alors, celui qui prêche un autre Jésus et ne s’en repent pas sera sûrement déclaré anathème !

Pendant que nous servons le Seigneur sur cette terre : « En lui vous êtes aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, et avoir cru en lui, vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis ; lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux qu’il s’est acquis, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1:13-14). Et que le Seigneur vous fasse croître et abonder en charité les uns envers les autres, et envers tous, comme il en est de nous envers vous ; et qu’Il affermisse vos cœurs pour qu’ils soient irrépréhensibles dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous Ses saints, comme nous dit Paul dans 1 Thessaloniciens 3:12-13.

La Jérusalem sur terre, détruite et rebâtie tout au long des siècles, est sûrement un prototype de la Jérusalem céleste : « la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu » (Apocalypse 21:2-3).

Tout au long de la Bible, Jésus nous promet de revenir sur terre pour établir Son Royaume, mais certains ministres veulent abandonner Christ et aller au ciel, pendant que d’autres seront ici-bas à prêcher l’Évangile. Que font-ils d’Apocalypse 21:2-3 où Jean déclare : « je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu » ? « Ses portes ne se fermeront point chaque jour, car il n’y aura point de nuit. On y apportera la gloire et l’honneur des nations. Il n’y entrera rien de souillé, ni personne qui s’adonne à l’abomination et au mensonge, mais ceux-là seuls qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau » (Apocalypse 21:25-27).




D.310 – Akeldama

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Joseph Sakala

Dans Actes 1:16-19, nous lisons : « Hommes frères, il fallait que la prophétie que le Saint-Esprit a prononcée par la bouche de David, touchant Judas, qui a été le conducteur de ceux qui ont pris Jésus, fût accomplie. Car il était de notre nombre, et il a eu sa part de ce ministère. Mais il a acquis un champ avec le salaire du crime, et s’étant précipité, il a crevé par le milieu, et toutes ses entrailles se sont répandues, ce qui a été connu de tous les habitants de Jérusalem, de sorte que ce champ a été appelé, dans leur propre langue, Akeldama, c’est-à-dire le Champ du sang. » Jamais dans l’histoire un champ n’a été nommé plus parfaitement qu’Akeldama, un mot araméen voulant dire « champ de sang », car il a été acheté avec le « prix du sang » de Jésus.

Dans Matthieu 27:3-5, nous lisons : « Alors Judas, qui l’avait trahi, voyant qu’il était condamné, se repentit et reporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant ; J’ai péché ; j’ai trahi le sang innocent. Mais ils dirent : Que nous importe, tu y aviseras. Alors, après avoir jeté les pièces d’argent dans le temple, il se retira, et s’en étant allé, il s’étrangla. » Le champ fut acheté par la succession de Judas Iscariote après son suicide, mais le sang pur qu’il a vendu pour l’acheter fut déclaré « sang innocent ». Les misérables trente pièces d’argent qui ont consommé la transaction était le prix d’un esclave en Israël. Dans Exode 21:32, il est écrit : « Si le bœuf heurte de sa corne un esclave, soit homme, soit femme, le possesseur du bœuf donnera trente sicles d’argent à son maître, et le bœuf sera lapidé. »

Mais cet esclave n’était nul autre que Dieu incarné. Donc, le prix que ces leaders religieux ont fixé pour la trahison de Jésus était le même prix pour lequel ils ont vendu leur Messie Dieu. Plus de cinq cents ans avant que sa prophétie ne s’accomplisse, le prophète Zacharie a joué le rôle de Jésus et a écrit : « Et je leur dis : Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente pièces d’argent. Et l’Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel j’ai été estimé par eux ! Et je pris les trente pièces d’argent, et les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier » (Zacharie 11:12-13).

Alors, après avoir jeté les pièces d’argent dans le temple, Judas se retira et s’en étant allé, il s’est pendu. Et les principaux sacrificateurs, ayant pris les pièces d’argent, dirent : « Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré ; car c’est le prix du sang. » Et ayant délibéré, ils achetèrent le champ d’un potier pour la sépulture des étrangers. C’est pourquoi ce champ-là a été appelé jusqu’à ce jour le Champ du sang. Ces détails de la vie de notre Sauveur constituent une réalisation de la façon dont notre Messie fut reçu par les leaders religieux de Son temps, et forment l’aboutissement remarquable d’un témoignage, d’une inspiration divine, ainsi que son accomplissement.

Mais plus que cela, c’est un portrait remarquable de la rançon payée par notre Seigneur pour notre salut. Car : « Le champ, c’est le monde ; la bonne semence, ce sont les enfants du royaume ; l’ivraie, ce sont les enfants du Malin ; l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; et les moissonneurs sont les anges » (Matthieu 13:38-39). Et Christ nous déclare, dans Matthieu 13:44 : « Le Royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme a trouvé et qu’il cache ; et dans sa joie, il s’en va et vend tout ce qu’il a, et achète ce champ-là. » Imaginez l’amour du Père maintenant qui a consenti à Se faire homme comme nous pour nous offrir gratuitement ce que nous n’aurions jamais pu accomplir nous-mêmes.

Jésus : « lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes ; et revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:6-8). Tout cela, notre Sauveur l’a fait et Il a même versé Son sang jusqu’à la dernière goutte afin que nous, morts dans nos péchés, cachés dans le monde, puissions être rachetés par Son sang. Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis pour paître l’Église de Dieu qu’Il a acquise par Son propre sang.

Le secret, ici, ce n’est pas de prendre, comme le monde fait, mais de donner, comme Dieu a donné. Car il y a plus de bonheur à donner quand cela vient du cœur. Dans 2 Corinthiens 9:7-9, nous lisons : « Que chacun donne selon qu’il l’a résolu en son cœur, non à regret, ni par contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu est puissant pour vous combler de toutes sortes de grâces, afin qu’ayant toujours tout ce qui vous est nécessaire, vous abondiez en toutes sortes de bonnes œuvres, selon qu’il est écrit : Il a répandu, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure éternellement. » Ces versets nous enseignent qu’il y a plus de bonheur à donner qu’a recevoir. Malheureusement, ils ont été adaptés par certains pour vouloir dire autre chose. Les religions ont adoptés cela et ont formé les mouvements les plus tragiques du christianisme d’aujourd’hui, enseignant que Dieu promet de faire prospérer chaque chrétien en biens matériels s’il donne tout à l’église. La Bible n’enseigne pas cela, comme nous pouvons le constater dans ce texte et ailleurs. Mais, malgré cela, ces faux enseignements continuent à se répandre et sont associés à l’apostasie.

Considérez les chapitres 17 et 18 du livre des Juges qui décrivent une période d’apostasie sévissant dans la confusion. Les deux chapitres offrent l’histoire d’un Lévite itinérant de la tribu de Dan et un homme appelé Mica. D’abord, nous découvrons que Mica a volé 1 100 pièces d’argent à sa mère, qui plaça une malédiction sur le voleur inconnu. Mica, craignant les effets de l’imprécation, confesse son crime crapuleux à sa mère qui tente de réduire la malédiction en donnant l’argent à Dieu, mais dévie 200 pièces pour se former une idole. En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël, chacun faisant ce qui lui semblait bon. Or, il y avait un jeune homme de Bethléhem, de la famille de Juda, qui était Lévite et qui séjournait là. Mica plaça l’idole de sa mère parmi d’autres et consacra son fils prêtre, même s’ils étaient de la tribu d’Éphraïm. Plus tard, il embaucha le Lévite pour être son prêtre afin de se couvrir. « Alors Mica dit : Maintenant je sais que l’Éternel me fera du bien, parce que j’ai ce Lévite pour sacrificateur » (Juges 17:13).

Dans le chapitre suivant, des espions parmi les Danites vont voir le prêtre afin de recevoir la bénédiction de Dieu sur leurs efforts de conquête d’autres terres. Lorsque les maraudeurs reviennent, ils recrutent le Lévite pour lui donner un poste plus prospère. Il se joint à eux, ayant volé les idoles de Mica, et établit sa prêtrise chez Dan. C’est la confusion totale, mais chacun dans cette histoire était confiant que Dieu le bénirait matériellement parce qu’il se cachait derrière la religion. Cette façon d’agir fut tolérée par plusieurs congrégations dans leur désir d’avoir une prospérité personnelle, mais cela les a conduit vers la prostitution spirituelle et l’adoration d’un autre dieu.

Donc, nous découvrons que, lorsque la religion est utilisée pour justifier l’amour de l’argent, elle finit par se déshonorer ainsi que ses disciples. Matthieu 6:24 nous dit que : « Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » Nous avons ici deux preuves de ce qui arrive lorsqu’un individu s’attache à l’argent. Judas a trahi son Seigneur et Mica se tourna vers d’autres dieux. Quatre fois, dans le livre des Juges, on nous dit : « En ce temps-là il n’y avait point de roi en Israël, chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 17:6). Ceci nous indique que ce livre fut écrit, soit par Samuel qui fut le dernier Juge, soit un autre de sa génération. Ce qui importe pour Dieu, cependant, c’est qu’ : « En ces jours-là il n’y avait point de roi en Israël, mais chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 21:25).

Sans aucun gouvernement centralisé, il n’y avait pas de leaders de tribus. Occasionnellement, ressortait d’une tribu un juge que Dieu élevait au rang de chef pour sortir la nation de l’esclavage dans lequel elle sombrait à cause de ses mouvements d’apostasie. Les périodes d’oppression par les ennemis furent nombreuses en ces temps-là à cause de la situation morale et spirituelle au sein du peuple. En réalité, ils avaient un Roi, mais ils refusèrent de Lui obéir. Tout comme dans la parabole où le fautif refusa de placer le montant chez le banquier où il aurait pu gagner un peu d’intérêt pour son maître. Mais les gens de son pays haïssaient le maître ; et ils envoyèrent une ambassade auprès de lui, pour dire : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous. » C’est exactement ce que les pharisiens ont fait avec Jésus.

Quand Israël demanda un roi pour régner sur lui : « …voyant que Nachash, roi des enfants d’Ammon, venait contre vous, vous m’avez dit : Non ! mais un roi règnera sur nous ; bien que l’Éternel, votre Dieu, fût votre roi. Et maintenant, voici le roi que vous avez choisi, que vous avez demandé ; et voici, l’Éternel a établi un roi sur vous » (1 Samuël 12:12-13). Si vous avez tendance à vouloir critiquer les anciens Israélites d’avoir rejeté Dieu en tant que Roi pour se faire plaisir, vous oubliez que c’est essentiellement ce que nous faisons aujourd’hui. Parce que : « La crainte de Dieu n’est point devant leurs yeux » (Romains 3:18). Voilà pourquoi, dans les temps de la fin, Paul nous met en garde contre le genre de personnes auxquelles nous auront à nous buter.

« Or, sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront épris d’eux-mêmes, aimant l’argent, vains, orgueilleux, médisants, rebelles à pères et à mères, ingrats, impies, sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant la volupté plutôt que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la force. Éloigne-toi aussi de ces gens-là. De ce nombre sont ceux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent de pauvres femmes chargées de péchés, entraînées par diverses passions ; qui apprennent toujours, et ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité, » nous dit Paul, dans 2 Timothée 3:1-6.

Lorsque l’homme croit bien faire ce qui lui plaît et qu’il est confortable dans tout cela, il devient alors son propre dieu. Mais, tout comme cet humanisme des anciens Israélites était vide de spiritualité et que le peuple demandait un roi au-dessus de lui, ainsi l’humanisme athée moderne accomplira la même chose et le monde se donnera aussi un roi qui le mènera à la dernière confrontation meurtrière contre le véritable Roi des rois. Si nous regardons ce qui se passe dans le monde présentement, cet affrontement n’est pas loin de nous.

Alors, la seule solution est de demeurer en Christ. Dans Jean 15:3-7, Jésus a déclaré ceci à Ses disciples : « Vous êtes déjà nets, à cause de la Parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche ; puis on ramasse les sarments et on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. » Notez que Jésus insiste sur le fait de demeurer en Lui, ce qui veut aussi dire de rester près de Lui, d’endurer avec Lui et de continuer dans Sa Parole.

Jésus doit toujours être notre motivation, notre standard de vie, notre demeure, notre tout. Quand nous demeurons en Christ, les Écritures nous indiquent que ce comportement fera une grande différence dans notre vie présente ainsi que dans notre vie future. Par exemple : « Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même » (1 Jean 2:6). Dans 1 Jean 3:4-6, l’apôtre ajoute : « Quiconque pèche, transgresse aussi la loi ; car le péché est une transgression de la loi. Or, vous savez que Jésus-Christ a paru pour ôter nos péchés, et qu’il n’y a point de péché en lui. Quiconque demeure en lui, ne pèche point. »

Malgré notre conversion, il est toujours possible de pécher, car la chair est faible, mais nous avons toujours accès au trône de Dieu pour confesser nos péchés et demander Son pardon par le sang versé de Christ. Par contre, nous n’avons pas le droit de pécher, croyant que le baptême efface les péchés futurs aussi, comme certains groupes « chrétiens » semblent le prétendre. L’amour pour nos frères et sœurs convertis devient évident. Donc : « Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et rien en lui ne le fait broncher. Mais celui qui hait son frère, est dans les ténèbres, et marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (1 Jean 2:10-11). Ça va de soi. Alors, 1 Jean 3:24 nous dit : « Celui qui garde Ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. »

Dans Son instruction aux apôtres concernant le vrai cep et les sarments, Jésus partage plusieurs promesses avec nous. Prenons un peu de temps afin de les étudier.

Dans Jean 15:5, Jésus déclare : « Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit. Car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Au verset 7, Jésus continue : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. » Au verset 11, Il dit : « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. » Au verset 16, Jésus confirme : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. »

Dieu a donné le Saint-Esprit a Son Église le Jour de la Pentecôte, mais peu de gens comprennent le vrai sens de ce Jour Saint. L’Esprit de Dieu est indispensable pour une véritable vie chrétienne, mais beaucoup de convertis ne semblent pas être conscients à savoir Qui est le Saint-Esprit, ce qu’est la Pentecôte et ce qu’elle signifie pour les chrétiens d’aujourd’hui ! Sentez-vous l’Esprit de Dieu agir dans votre vie ? Pouvez-vous être rempli avec le même Esprit de la Pentecôte que les premiers disciples du Christ ? Oui, vous le pouvez !

Les cinquante jours suivant la crucifixion et la résurrection du Christ furent une période inoubliable pour Ses disciples. Leur Maître était revenu d’entre les morts après une exécution brutale et les avait enseignés pendant quarante jours. « Ensuite, il a été vu en une seule fois de plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts » (1 Corinthiens 15:6). Les disciples mangeaient avec Lui, parlaient avec Lui et ont même touché les plaies où Son corps avait été percé.

 Mais ce n’était pas tout. Après quarante jours dramatiques d’instruction, le Sauveur est monté dans les nuages tandis que Ses disciples regardaient avec étonnement et surprise. Mais Jésus ne les a pas laissés seuls, Il a promis de leur donner quelque chose qui pourrait leur fournir une vitalité spirituelle qu’ils n’avaient jamais expérimentée avant (Luc 24:49). Le disciple Luc décrit les paroles encourageantes du Christ. « Et étant assemblé avec eux, il leur commanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père laquelle, dit-il,  vous avez entendue de moi, car Jean a baptisé d’eau, mais vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours maintenant » (Actes 1:4-5).

De quel événement le Christ ressuscité parlait-Il au juste ? Quelle était cette promesse à venir ? La plupart des étudiants bibliques connaissent l’histoire de base, mais beaucoup ne sont pas pleinement conscients de l’impact profond que cette cinquantième journée mémorable aurait sur l’Église de Dieu, à partir de ce moment. C’était le jour de la Pentecôte, le jour des miracles, le jour où l’Église du Nouveau Testament a commencé !

Qu’est-il arrivé en cette étonnante journée de la Pentecôte de l’an 31 après J.-C. ? Luc enregistre les événements de cette journée dans Actes 2:1-4 : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous d’un accord dans un même lieu. Alors il vint tout à coup du ciel un bruit comme celui d’un vent qui souffle avec impétuosité ; et il remplit toute la maison où ils étaient. Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler des langues étrangères, selon que l’Esprit les faisait parler. »

Le début de l’Église du Nouveau Testament a été caractérisé par des visions et des éclats de sons étonnants. C’était une impressionnante démonstration de la puissance divine qui rappelle les évènements impressionnants que Dieu avait montrés au peuple le jour où Il donna à Moïse la loi sur le mont Sinaï (Hébreux 12:18-21). En fait, selon la tradition juive, la loi de Dieu sur le mont Sinaï avait été donnée le jour de la Pentecôte, de nombreux siècles auparavant ! Mais encore plus important que les images et les sons, c’était les événements qui ne pouvaient pas être vus. Ces manifestations de la majesté de Dieu qui ont signalé l’effusion de la puissance de l’univers, de l’Esprit de Dieu ! La même puissance qui a allumé le soleil et les étoiles. Le pouvoir qui a formé et a fixé les planètes en mouvement. Tout cela serait désormais respecté littéralement par les êtres humains de la terre.

Si nous demeurons en Christ, nous demeurons également dans le Père et l’Esprit. Regardons la belle déclaration que Jésus a faite à Ses disciples : « Je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous » (Jean 14:16-17). Et, au verset 23, Jésus ajoute : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » Ces versets ne constituent pas une espèce de trinité de trois personnes distinctes qui viennent toutes les trois demeurer en nous, mais bien d’un seul Dieu qui se manifeste à nous dans la Bible de trois façons différentes.

Regardons attentivement ce que Jean nous déclare, dans 1 Jean 2:28-29 : « Maintenant donc, petits enfants, demeurez en lui [Dieu], afin que, quand il paraîtra [Jésus], nous ayons de la confiance et que nous ne soyons pas confus devant Lui à Son avènement. Si vous savez qu’il est juste, sachez que quiconque pratique la justice, est né de lui [par Son Esprit]. » Paul est entièrement d’accord, dans Romains 8:10-11, lorsqu’il dit : « Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice. Et si l’Esprit de Celui [Dieu le Père] qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par Son Esprit qui habite en vous. » On ne peut rien ajouter afin que ce soit plus clair.

Est-ce le même Esprit qui est en train de vous transformer ? Est-ce qu’il vous motive dans vos agissements ? Est-il en train de produire des changements pour transformer votre vie personnelle et spirituelle ? Aimeriez-vous avoir plus de preuves que vous êtes conduits par l’Esprit de Dieu ? Consultez votre Bible régulièrement pour déterminer si vous êtes en train d’accomplir les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour vous. Et voudriez-vous être plus impliqué personnellement dans le travail que Christ fait aujourd’hui ? Demandez à l’Esprit de vous exciter dans votre croissance personnelle, mais surtout de vous guider vers cette famille divine où se trouve votre véritable héritage éternel.




D.309 – Il m’abritera au mauvais jour

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jour-mauvais

Joseph Sakala

Dans Psaume 27:5-6, nous lisons : « Car il m’abritera dans sa tente au mauvais jour ; il me cachera dans le lieu secret de son tabernacle ; il m’élèvera comme sur un rocher. Et maintenant ma tête s’élèvera au-dessus de mes ennemis qui sont autour de moi ; j’offrirai dans son tabernacle des sacrifices de cris de joie ; je chanterai et je psalmodierai à l’Éternel. » Dans ce Psaume de louange, David exprime sa confiance dans le Seigneur, même « quand les méchants, mes adversaires et mes ennemis, sont venus contre moi pour me dévorer, eux-mêmes ont bronché et sont tombés » (Psaume 27:2). En dépit du danger, il regarde vers Dieu pour sa sécurité. Car : « L’Éternel est ma lumière et ma délivrance ; de qui aurais-je peur ? L’Éternel est le rempart de ma vie ; de qui aurais-je de la crainte ? », dit-il au v. 1.

Pourquoi Dieu a-t-Il protégé David ? La réponse est au moins double. D’abord David avait toujours Dieu à cœur. Dans Psaume 27:4, il dit : « J’ai demandé une seule chose à l’Éternel, et je la rechercherai : c’est d’habiter dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour contempler la beauté de l’Éternel, et pour visiter son palais. » Ensuite dans Psaume 27:7-8, il dit à Dieu : « Éternel, écoute ma voix, je t’invoque ; aie pitié de moi et m’exauce ! Mon cœur me dit de ta part : Cherchez ma face. Je cherche ta face, ô Éternel ! » Finalement, il L’invoque en disant : « Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera. Éternel, enseigne-moi ta voie, et me conduis dans le droit chemin, à cause de mes ennemis » (vs 10-11).

La deuxième raison est la nature de Dieu Lui-même. Dieu, par Sa nature, hait le mal et étend Sa grâce sur les Siens. Dieu est montré ici comme un Guerrier Conquérant des ennemis de David. Ses lois sont en opposition à leurs actions, Son Évangile rompt l’emprise des méchants et Son Royaume les détruira. Tant et aussi longtemps que Sa justice, Son Évangile et Son but subsistent, nous pouvons être certains que Dieu va agir. Dans notre texte, David est caché dans Son « lieu secret ». Cette expression veut dire littéralement une couverture protectrice utilisée pour le « commandant-en-chef de l’armée ». C’était l’endroit le mieux gardé et sécurisé sur le champ de bataille. Si ce lieu secret flanchait, la bataille était perdue. Alors, de ce « pavillon », David nous déclare : « Ah ! si je n’avais cru que je verrais les biens de l’Éternel dans la terre des vivants ! Attends-toi à l’Éternel, demeure ferme, que ton cœur se fortifie ; oui, attends-toi à l’Éternel ! » (Psaumes 27:13-14).

Dans ce monde, nous sommes constamment en guerre, tandis que dans le Royaume, il existe une paix sans fin. Assuré de cela, attends-toi à l’Éternel, demeure ferme, que ton cœur se fortifie ; oui, attends-toi à l’Éternel ! Dans Deutéronome 33:27-28, nous lisons : « C’est une retraite que le Dieu qui est de tout temps, et que d’être sous ses bras éternels. Il a chassé de devant toi l’ennemi, et il a dit : Extermine ! Et Israël habitera en sécurité ; la source issue de Jacob jaillit à part dans un pays de froment et de moût, et dont les cieux distillent la rosée. » Ce passage nous rappelle des moments de doute et d’inquiétude, mais témoigne également du repos en paix dans Son Amour dans les bras éternels de notre Sauveur.

Ce verset nous rappelle également le soir où Jésus et Ses disciples étaient dans le bateau et qu’un grand vent s’éleva. Les disciples ont réveillé Jésus de Son sommeil : « Mais il était à la poupe, dormant sur un oreiller ; et ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, ne te soucies-tu point de ce que nous périssons ? Mais lui, étant réveillé, parla avec autorité aux vents, et il dit à la mer : Tais-toi, sois tranquille. Et le vent cessa, et il se fit un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous peur ? Comment n’avez-vous point de foi ? » (Marc 4:38-40).

Le temps viendrait où Ses disciples apprendraient à se reposer sous Ses bras. Ce verset nous rappelle aussi la relation affectueuse entre Jésus et Jean. Alors qu’ils étaient assis à table, Jésus leur dit : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui reçoit celui que j’aurai envoyé, me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Quand Jésus eut dit cela, il fut ému en son esprit, et il rendit ce témoignage : En vérité, en vérité je vous dis, que l’un de vous me trahira. Et les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. Or, l’un d’eux, celui que Jésus aimait, était couché à table vers son sein » (Jean 13:20-23). Il y avait une grande intimité entre les deux et cette intimité pourrait aussi bien être la nôtre, si seulement nous voulions nous approcher de Jésus.

Aucun passage biblique n’exprime cette intimité si bien que le Cantique des Cantiques de Salomon qui utilise l’analogie entre un mari et une femme pour représenter l’amour entre Jésus et Ses enfants, l’Église qui est l’Épouse de Christ. « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il paît son troupeau parmi les lis » (Cantique des Cantiques 6:3). Les soucis de cette vie nous empêchent parfois d’avoir cette intimité tant désirée avec Jésus, mais le jour vient où : « nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:17). Le mariage qui représente cette intimité est d’une valeur primordiale dans le couple. Satan le sait bien et il fait tout en son pouvoir pour le détruire. Alors, les Pharisiens posèrent la question à savoir pourquoi Moïse avait donné la permission de divorcer.

« Et Jésus, répondant, leur dit : Il vous a écrit cette loi à cause de la dureté de votre cœur. Mais au commencement de la création, Dieu ne fit qu’un homme et qu’une femme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme ; et les deux seront une seule chair ; ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc point ce que Dieu a joint » (Marc 10:5-9). Ces paroles du Seigneur devraient régler une fois pour toutes ce que Dieu avait comme but pour Sa Création. Les athées ne croient pas en Dieu, donc ils ne se soucient pas de ce que Dieu dit. Un individu qui croit en Dieu déshonore Son commandement s’il se met à croire toutes sortes de thèses humanistes plutôt que Sa parole.

Dieu est omniscient et omnipotent, tout en étant aimant et miséricordieux ; et Il ne divorcerait pas. Donner le droit aux êtres humains de divorcer serait assurément la méthode la plus inefficace et la plus cruelle d’accomplir Son Plan. Mais si nous considérons le fait que nos premiers parents ont désobéi dès le début au commandement de Dieu, nous comprenons également que c’est Satan qui contrôle présentement le comportement des humains. Cependant, Dieu avait déjà préparé un plan pour corriger la situation, en Jésus-Christ. « C’est lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures. Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui » (Colossiens 1:15-17).

Donc, étant le Créateur de toutes choses, Lui seul pourra régler tous les problèmes de ce monde lors de Son retour dans la gloire. Mais le chrétien est un enfant de la lumière et y est pour quelque chose dans le mariage. Dans Éphésiens 5:16-17, Paul affirme : « Rachetez le temps ; car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas sans prudence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. » Paul nous donne ce commandement : « Car vous étiez autrefois ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ; car le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité » (Éphésiens 5:8-9). Ce titre, « enfants de lumière », apparaît seulement trois autres fois dans le Nouveau Testament. D’abord, par Jésus pour établir le contraste entre la sagesse du monde et la sagesse divine, lorsqu’Il dit : « Et le maître loua cet économe infidèle de ce qu’il avait agi avec habileté ; car les enfants de ce siècle sont plus prudents dans leur génération, que les enfants de lumière » (Luc 16:8).

Pourquoi Jésus a-t-Il dit que les païens sont plus prudents que les enfants de Dieu, comme s’ils étaient supérieurs aux enfants de Dieu ? C’est que les enfants du monde se couvrent par toutes sortes de trucs, comme baisser le montant d’une facture, marquer un montant inférieur sur une contrat, dans le seul but d’en enlever au maître pour avantager les hommes. Tandis que les enfants de Dieu sont honnêtes et ne penseraient même pas à tricher ou à voler Dieu. Mais temporairement, ce truc pourrait sembler supérieur ou marcher pour les enfants du monde afin de s’attirer des faveurs plus tard dans la vie en cas de besoin.

Une autre fois où le titre « d’enfants de lumière » est utilisé, c’est afin de nous diriger vers la lumière. Dans Jean 12:36, Jésus a dit ceci : « Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. Jésus dit ces choses, puis il s’en alla et se cacha d’eux. » Et finalement, par Paul, dans 1 Thessaloniciens 5:5-6, afin de nous encourager en disant : « Vous êtes tous des enfants de la lumière, et des enfants du jour ; nous n’appartenons point à la nuit, ni aux ténèbres. Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres. » Pour le chrétien, vivre comme un enfant de la lumière est une preuve du Saint-Esprit en nous. Dans Romains 15:14, Paul nous assure : « Pour moi, frères, j’ai la persuasion que vous êtes pleins de bonté, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres. »

Dans Romains 14:17-18, Paul dit : « Car le royaume de Dieu ne consiste ni dans le manger, ni dans le boire, mais dans la justice, la paix, et la joie par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière, est agréable à Dieu, et approuvé des hommes. » Et, dans Éphésiens 5:9, Paul déclare : « Car le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. » En réalité : « Le fruit de l’Esprit est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l’amour du bien, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22). Ce fruit transforme notre caractère par un choix libre et volontaire, afin d’offrir notre corps comme un sacrifice vivant au Créateur.

C’est ce que Paul nous dit dans Romains 12:1-2 : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite, » en examinant souvent ce qui est agréable au Seigneur. Nous découvrons ainsi une adéquation entre un comportement divin et une sagesse divine. Il devient donc évident que les enfants de la lumière ne doivent prendre aucune part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt les condamner. Dans Éphésiens 5:15-17, nous lisons : « Prenez donc garde à vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des personnes sages ; rachetez le temps ; car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas sans prudence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. »

Cette prudence n’est pas la folle sagesse du monde. « Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas rendu folle la sagesse de ce monde ? Car, tandis que le monde, par cette sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication, » nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 1:20-21. Étant donné que la sagesse de Dieu rend intelligent, « nous prêchons la sagesse de Dieu, en un mystère, sagesse cachée, que Dieu avait destinée avant les siècles pour notre gloire, et qu’aucun des princes de ce monde n’a connue ; car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient point crucifié le Seigneur de gloire, » nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 2:7-8. « Pour nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les choses qui nous ont été données de Dieu ; et nous les annonçons, non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne le Saint-Esprit, expliquant les choses spirituelles aux spirituels » (1 Corinthiens 2:12-13).

Donc : « Retiens dans la foi, et dans la charité qui est en Jésus-Christ, le modèle des saines instructions que tu as entendues de moi. Garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit qui habite en nous » (2 Timothée 1:13-14). Il y a plusieurs pièces significatives attachées à ce commandement. Il faut tenir ferme selon l’ensemble du modèle des mots qui nous ont été donnés. Et par la foi, dans l’amour que nous manifestons envers Christ. Ceci n’est pas une option, nous devons tenir ferme dans l’ensemble des instructions. Paul nous déclare : « Mais c’est pour cela que j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir, en moi le premier, une parfaite clémence, pour servir d’exemple à ceux qui croiront en lui, pour la vie éternelle » (1 Timothée 1:16).

Le but de ses deux lettres à Timothée fut de l’encourager à suivre l’exemple de Paul, qui était complètement soumis à l’autorité de toutes les  Écritures. Aux chrétiens à Rome, Paul était enchanté de leur affirmer : « Mais grâces soient rendues à Dieu, de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été donnée. Or, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:17-18). Aux Corinthiens, Paul rappela les choses qui sont arrivées dans la vie des Israélites : « Or, toutes ces choses leur arrivaient pour servir d’exemple ; et elles sont écrites pour nous instruire, nous qui sommes parvenus aux derniers temps. C’est pourquoi, que celui qui croit être debout, prenne garde qu’il ne tombe. Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été une tentation humaine. Or, Dieu est fidèle, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il vous en donnera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10:11-13).

Paul a également insisté auprès de l’Église des Philippiens : « Soyez tous mes imitateurs, frères, et regardez à ceux qui se conduisent suivant le modèle que vous avez en nous. Car plusieurs, je vous l’ai dit souvent, et maintenant je vous le redis en pleurant, se conduisent en ennemis de la croix de Christ ; leur fin sera la perdition ; leur Dieu, c’est leur ventre, leur gloire est dans leur infamie, et leurs affections sont aux choses de la terre » (Philippiens 3:17-19). L’histoire des Églises nous fournit un modèle à suivre. Tandis que les paroles immuables de l’Écriture nous déclarent que : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17).

Jésus parlait au monde en paraboles. « Alors les disciples, s’étant approchés, lui dirent : Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? Il répondit, et leur dit : Parce qu’il vous est donné de connaître les mystères du royaume des cieux ; mais cela ne leur est point donné. Car on donnera à celui qui a, et il aura encore davantage ; mais pour celui qui n’a pas, on lui ôtera même ce qu’il a. C’est à cause de cela que je leur parle en similitudes, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent et ne comprennent point » (Matthieu 13:10-13). Pour comprendre, il faut avoir l’Esprit de Christ. « Car, qui a connu la pensée du Seigneur pour L’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ, » nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 2:16. Le dépôt que Christ a placé en nous n’est pas un supplément de Q.I. mais plutôt un don : « ayant revêtu le nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé » (Colossiens 3:10). C’est le Saint-Esprit qui fait tout le travail.

Mais cette grande capacité spirituelle doit être bien conservée, car il n’y a aucune garantie de sagesse spirituelle assurée avant l’éternité. Il faut faire attention à ce dépôt. « Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ. Car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement » (Colossiens 2:8-9). Dieu a fait en sorte que vous, sans « doctorat », puissiez : « connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3:19). « Mais c’est pour cela que j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir, en moi le premier, une parfaite clémence, pour servir d’exemple à ceux qui croiront en lui, pour la vie éternelle. Au roi des siècles, immortel, invisible, à Dieu, seul sage, soient honneur et gloire aux siècles des siècles ! Amen » (1 Timothée 1:16-17).

Paul rend gloire à Dieu et rend grâces à Celui qui l’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’Il l’a jugé fidèle, en l’établissant dans le ministère. « Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. Cette parole est certaine et digne de toute confiance ; c’est que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier, » témoigne Paul, dans 1 Timothée 1:14-15. Paul utilise plusieurs termes majestueux pour décrire ses pensées dont chacune mérite notre attention. Au Roi éternel, immortel, invisible, seul sage. Tout cela se traduit en « Roi des siècles ». « Mais l’Éternel est le Dieu de vérité ; c’est le Dieu vivant et le roi éternel. Devant sa colère la terre tremble, et les nations ne peuvent soutenir son courroux, » déclare Jérémie 10:10.

Immortel. Le mot grec veut dire davantage qu’exemption de la mort. Il implique une incorruptibilité totale. Quel réconfort que de savoir que : « Tout homme qui combat, s’abstient de tout ; et ces gens-là le font pour avoir une couronne corruptible, mais nous pour une incorruptible » (1 Corinthiens 9:25). Et, dans 1 Corinthiens 15:52, Paul nous réconforte en disant que : « En un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. »

Invisible. Dieu est Esprit et, comme tel, ne peut pas être vu. Dieu a choisi de paraître visible en Jésus-Christ. « C’est lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures » (Colossiens 1:15). Dieu est unique, donc : « A Dieu seul sage soit la gloire dans tous les siècles, par Jésus-Christ Amen ! » (Romains 16:27). Son amour pour nous est éternel. Regardons comment Jérémie l’interprète : « De loin l’Éternel m’est apparu, et m’a dit : Je t’ai aimée d’un amour éternel, c’est pourquoi j’ai prolongé envers toi ma bonté » (Jérémie 31:3). Aucune doctrine n’est aussi clairement exprimée dans la Bible. Dieu nous aime ! Son amour est un amour éternel, ce qui Le pousse à agir fortement envers nous. « En ceci est l’amour, c’est que ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c’est lui qui nous a aimés, et a envoyé son Fils en propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4:10). Ce thème se retrouve dans l’expression : Je suis à Lui et Il est à moi.

Jésus priait ainsi, dans Jean 17:22-24 : « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un, (Moi en eux, et toi en moi), afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé, et que tu les aimes, comme tu m’as aimé. Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » Ceci nous prouve que Dieu ne permettra jamais que nous soyons séparés de notre Sauveur. Cette promesse précieuse nous est confirmée par le Saint-Esprit, comme : « Toute l’Écriture [qui] est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17).

Considérez maintenant le passage suivant : « Car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement » (Colossiens 2:9). C’est également une preuve irréfutable que la trinité est impossible ! Toute la plénitude de la divinité ne se pourrait pas, si le Père était une Personne distincte de Christ, car ainsi, Christ ne pourrait contenir toute la divinité parce que le Père existerait aussi indépendamment de Lui. Or, le Père et le Fils étant une seule et même Personne, il saute aux yeux que toute la plénitude de la divinité habite corporellement en Christ.

Il est le Consolateur, l’Esprit de vérité, qui nous guide : « Toutefois, je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra point à vous ; et si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement : de péché, parce qu’ils ne croient point en moi ; de justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé » (Jean 16:7-11). Dieu nous a attiré vers Lui : « Selon qu’il nous a élus en lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté ; à la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé » (Éphésiens 1:4-6).

« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Le monde ne nous connaît point, parce qu’il ne l’a point connu. Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie lui-même, comme Lui est pur, » nous dit l’apôtre dans 1 Jean 3:1-3. Par Sa grâce, nous venons vers Lui en approfondissant le doux pardon de nos péchés. En sécurité dans Son amour : « Tu gardes au cœur ferme une paix assurée, parce qu’il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel, à perpétuité ; car l’Éternel, l’Éternel est le rocher des siècles ! » (Esaïe 26:3-4).

Dans 2 Corinthiens 1:20, il est écrit : « Car autant il y a de promesses en Dieu, toutes sont Oui en lui, et Amen en lui, à la gloire de Dieu par nous. » Le mot « Amen » est un mot remarquable. Il est traduit directement de l’hébreu au grec, ensuite du grec à l’anglais, au français et en plusieurs autres langues, pour être un mot universel. Il est le mot le mieux connu. Le mot est relié directement à l’hébreu « croire ». Lorsque quelqu’un croit Dieu, il confirme sa foi en disant « amen ». Et quand Dieu fait une promesse, la réponse du croyant est « amen », où « ainsi soit-il ». Dans le Nouveau Testament, il est souvent utilisé comme voulant dire « en vérité ». Alors, quand nous prions selon Sa Parole, et nous savons que Dieu va répondre, nous ajoutons le « amen » comme fermeture à notre prière.

Le mot « Amen » est un des titres de Jésus Lui-même. Dans Sa dernière lettre aux sept Églises, Il commence par une salutation tout à fait notable : « Écris aussi à l’ange de l’Église de LAODICÉE : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu. » Nous pouvons donc être certains que Sa Parole est fidèle et véritable, car Jésus est nul autre que le Créateur de toute chose et, par le fait même, notre éternel Amen. Chaque promesse de Dieu en Jésus-Christ, commence par « En vérité » et se termine par « Amen », nous indiquant un affirmation qui ne peut être exprimée que dans le grec. Il est alors profondément brillant que la Bible clôt son témoignage avec un Amen. Apocalypse 22:21 affirme : « La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ! Amen. » Cette déclaration est notre assurance, ainsi qu’à tous ceux qui lisent Ses mots, de la fidélité de notre Créateur envers tout ceux qui s’y intéressent.

 




L.03 – Le canular de l’Holocauste dévoilé

 

Démythification du plus gros mensonge du 20e siècle

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Par Victor Thorn

Publié par The Barnes Review

Traduction de Roch Richer

Présentation

La recherche sur l’Holocauste est une entreprise dangereuse. Aujourd’hui, si un livre semblable à celui que vous tenez en main était publié en Europe, son auteur serait arrêté et emprisonné. Le crime : remettre en question le conte de l’Holocauste. En fait, des chercheurs ont subi l’incarcération en solitaire, des raclées sauvages par des assaillants, le harcèlement continuel, de longues batailles juridiques, le suicide de carrière et l’attaque des médias dirigée contre eux — tout ça parce qu’ils présentaient une histoire révisionniste de cet événement central. D’autres écrivains révisionnistes ont été victimes de crimes haineux, de nombreuses campagnes de diffamation, de menace d’amendes et de mort.

Les auteurs cachés derrière ces tactiques d’état policier font partie de toute une industrie sur l’Holocauste vouée à la suppression de toute information factuelle, et ce pour favoriser le colportage d’un maladroit dosage de propagande bourrée d’erreurs.

Le canular de l’Holocauste dévoilé dissèque chacun des éléments de ce qui est devenu la conspiration la plus monstrueuse du 20e siècle. Ce livre couvre la mythologie entourant les « camps de la mort », la vérité concernant le Zyklon B, la fable d’Anne Franck, comment le chiffre absurde de « 6 millions » est devenu ridicule et plus encore.

L’industrie de l’Holocauste s’est transformée en dictature tyrannique qui manipule, déforme, marginalise et fabrique sans cesse de fausses conclusions pour renflouer son navire qui sombre. En amenant leurs obsessions hystériques au niveau de la psychopathie, les charlatans cachés derrière cette ruse montrent de manière évidente la faiblesse du fondement de leurs arguments.

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