D.488 – La foi dans tous les âges

Par Joseph Sakala

En lisant la Bible, nous découvrons avec joie que la foi a toujours existé, dès les débuts d’Israël. Car nous pouvons lire que : « Par la foi, il fit la Pâque, et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur des premiers-nés ne touchât point ceux des Israélites. Par la foi, ils passèrent par la mer Rouge comme par un lieu sec ; les Égyptiens ayant tenté le passage, furent submergés. Par la foi, les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours. Par la foi, Rahab, la courtisane, ne périt point avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions en paix. Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait, pour parler de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, de Samuel, et des prophètes ; qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent les biens promis, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant des épées, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères » (Hébreux 11:28-34).

Hébreux 11 est un répertoire merveilleux de serviteurs honnêtes de Dieu, dans les âges anciens. Il y avait également Abel, Énoch et Noé avant le Déluge ; suivis d’Abraham, de Sarah, d’Isaac, de Jacob et de Joseph, dans l’ère des patriarches, pour nous amener à Moïse, Josué et Rahab, au temps de la conquête de la Terre promise. Et finalement, aux temps des juges, (Gédéon, Barak, Samson et Jephté), au roi David, ainsi qu’aux prophètes. Tous des hommes et des femmes d’une grande foi, malgré les épreuves qu’ils et elles ont endurées. Nous voyons que : « Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection ; d’autres furent torturés, n’ayant point accepté de délivrance pour obtenir une meilleure résurrection ; d’autres passèrent par l’épreuve des moqueries et des verges ; et même des liens et de la prison : ils furent lapidés, ils furent sciés, ils furent tentés, ils moururent par le tranchant de l’épée, ils errèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités ; (eux dont le monde n’était pas digne ;) errants dans les déserts et sur les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Et tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point remporté les biens promis ; Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Hébreux 11:35-40).

Dans chaque ère, des hommes et des femmes de foi furent détestés et persécutés par le monde, même par le monde religieux, mais la Bible nous mentionne que c’était par ceux du monde qui n’en étaient pas dignes. Mais ils ont obtenu de Dieu un bon témoignage par leur foi et ils se reposent dans leurs cercueils, présentement, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection. Néanmoins, tous ces persécutés : « Regardant à Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, méprisant l’ignominie, à cause de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. C’est pourquoi, considérez celui qui a souffert de la part des pécheurs une si grande contradiction, afin que vous ne succombiez pas, en laissant défaillir vos âmes » (Hébreux 12:2-3).

Le temps était venu pour Christ d’entrer dans le monde pour Se choisir douze personnes honnêtes à qui le Seigneur allait enseigner à développer la foi nécessaire pour continuer Son œuvre de salut. « Et il en établit douze pour être avec lui, pour les envoyer prêcher, et pour avoir la puissance de guérir les malades et de chasser les démons. C’était Simon, auquel il donna le nom de Pierre ; puis Jacques fils de Zébédée, et Jean frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanerges, c’est-à-dire, enfants du tonnerre ; et André, Philippe, Barthélemi, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Cananite, et Judas l’Iscariote, qui fut celui qui le trahit » (Marc 3:14-19).

« Alors, Jésus se retira avec ses disciples vers la mer, et une grande multitude le suivait de la Galilée, de la Judée, de Jérusalem, de l’Idumée et d’au-delà du Jourdain. Et ceux des environs de Tyr et de Sidon, ayant entendu parler des grandes choses qu’il faisait, vinrent aussi vers lui en grand nombre. Et il dit à ses disciples qu’il y eût une petite barque toute prête auprès de lui, à cause de la multitude, de peur qu’elle ne le pressât trop. Car il en avait guéri plusieurs, de sorte que tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher. Et quand les esprits immondes le voyaient, ils se prosternaient devant lui et s’écriaient : Tu es le Fils de Dieu ! Mais il leur défendait, avec menace, de le faire connaître », nous déclare Marc 3:7-12.

Une telle sélection de disciples ne pouvait pas être choisie à la légère et nous ne devrions pas non plus passer par-dessus ce choix ; alors, Luc nous donne des informations additionnelles : « En ce temps-là, Jésus alla sur la montagne pour prier ; et il passa toute la nuit à prier Dieu » (Luc 6:12), avant d’en choisir douze. Il serait bon de mentionner que, si Dieu le Fils S’en remettait tant à la sagesse de Dieu le Père avant de prendre des décisions si importantes, pouvons-nous également négliger la prière, comme nous le faisons si souvent ?

Quatre buts sont enregistrés pour Ses disciples, mais les trois derniers découlent du premier : que les disciples soient constamment avec Lui. Les disciples ont vu Jésus en action, ils ont appris la vérité de Lui, ils L’ont assisté dans Son travail ; mais le plus important de tout, ils ont vu Son caractère et Son comportement, et ils n’allaient plus jamais être pareils. Une partie de Leur entraînement comprenait qu’ils soient envoyés afin de mettre en pratique ce qu’ils avaient appris. Marc 3:14-15 nous dit : « Et il en établit douze pour être avec lui, pour les envoyer prêcher, et pour avoir la puissance de guérir les malades et de chasser les démons. » Jésus leur donna un message à prêcher et le pouvoir de le rendre authentique.

Une étude de Ses disciples, telle que révélée dans les Évangiles, nous porte à examiner si Jésus avait fait le bon choix. Néanmoins, dans le Livre des Actes, une fois Jésus monté au ciel et les disciples régénérés par le Saint-Esprit, nous reconnaissons que leur entraînement était alors parfaitement complété. Car nous sommes le résultat direct de leur ministère efficace. À un moment donné, Jésus : « prêchait dans leurs synagogues, par toute la Galilée, et il chassait les démons. Et un lépreux vint à lui, se jeta à genoux, le pria et lui dit : Si tu veux, tu peux me nettoyer. Et Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et lui dit : Je le veux, sois nettoyé. Et dès qu’il eut dit cela, la lèpre quitta aussitôt cet homme, et il fut nettoyé. » (Marc 1:39-42). Ses disciples ont vu la réaction de Jésus.

Quand le Seigneur fait une promesse, nous pouvons être certains qu’elle sera accomplie. Lorsque Jésus a fait la promesse à ce lépreux, la lèpre quitta aussitôt cet homme et il fut nettoyé. Sa promesse ne sera pas toujours réalisée si rapidement, mais nous sommes sûrs qu’elle le sera. Examinons ensemble quelques merveilleuses volontés de Christ. Dans Matthieu 4:18-21 : « Jésus, marchant le long de la mer de Galilée, vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Et eux, laissant aussitôt leurs filets, le suivirent. De là étant allé plus avant, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, dans une barque, avec Zébédée, leur père, qui raccommodaient leurs filets, et il les appela. Et eux, laissant aussitôt leur barque et leur père, le suivirent. »

Mais il faut d’abord venir à Lui, car Il ne force personne. Jésus Lui-même a déclaré : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi. Car je suis descendu du ciel, pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Or c’est ici la volonté du Père qui m’a envoyé, que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. C’est ici la volonté de celui qui m’a envoyé, que quiconque contemple le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:37-40).

Une autre promesse gracieuse lancée à tous ceux qui viennent vers Lui se trouve dans Matthieu 11:28-30 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug, et apprenez de moi, parce que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé, et mon fardeau léger. » Jésus promet un amour spécial à ceux qui Lui obéissent. « Celui qui a mes commandements, et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui » (Jean 14:21).

Jésus nous fait également une promesse merveilleuse dans Jean 14:13-14 : « Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Mais Sa plus belle promesse fut de revenir un jour et nous pouvons être certains que Christ le fera. Car Jésus a déclaré : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi » (Jean 14:2-3).

Sa plus grande promesse fut faite à Son Père, lorsque Christ Lui a exprimé, dans Jean 17:24-26 : « Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a point connu ; mais moi, je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que c’est toi qui m’as envoyé. Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi-même je sois en eux. »

Alors, Pierre nous lance ses salutations, dans 2 Pierre 1:1-2 : « Siméon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont eu en partage une foi du même prix que la nôtre, dans la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. La grâce et la paix vous soient multipliées, dans la connaissance de Dieu et de notre Seigneur Jésus. »

Nous remarquons un étrange paradoxe dans la manière que Pierre a de s’identifier lui-même. Il s’identifie d’abord par un nom changé de Simon à Siméon, sans doute pour se différencier de Simon le magicien qui faisait déjà ses ravages, et ensuite comme serviteur de Jésus, Son esclave en quelque sorte. Historiquement parlant, nous savons que Pierre fut celui qui a renié Christ à Son procès. Pourtant, Christ l’a racheté par Son sang, comme un esclave serait racheté, lui pardonnant beaucoup avant de l’envoyer accomplir sa mission. Ensuite, Pierre s’identifie comme apôtre de Jésus-Christ, ayant reçu de Christ les clés du Royaume. Sa mission officielle comme ambassadeur de Jésus fut de mettre ensemble tous les écrits du Nouveau Testament afin que tous ceux qui seraient appelés à servir aient la même vérité en main, et seulement la vérité.

Cette épître fut écrite à ceux qui ont eu en partage une foi du même prix que la sienne, dans la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. C’est-à-dire, la même précieuse foi possédée par les apôtres, impliquant le même statut et les mêmes privilèges devant DIEU, obtenus au travers de Sa droiture. Pierre utilise deux noms pour décrire Christ : « Dieu et Sauveur Jésus-Christ », nous définissant ainsi Sa double nature divine/humaine. Sa prière faite à notre égard est très émouvante aussi. « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise ; ainsi, y apportant tout votre zèle, ajoutez à votre foi la vertu, et à la vertu la science ; et à la science la tempérance ; et à la tempérance la patience ; et à la patience la piété ; et à la piété l’amour fraternel ; et à l’amour fraternel la charité » (2 Pierre 1:3-7).

Une bonne partie de son épître nous met en garde contre les faux prophètes : « Or, comme il y a eu de faux prophètes parmi le peuple, il y aura aussi parmi vous de faux docteurs, qui introduiront secrètement des sectes pernicieuses, et qui, reniant le Seigneur qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une perdition soudaine. Et plusieurs suivront leurs doctrines de perdition, et la voie de la vérité sera blasphémée à cause d’eux. Et par cupidité ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses ; mais depuis longtemps leur condamnation ne s’arrête point, et leur perdition ne sommeille point » (2 Pierre 2:1-3).

« Car si Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais si, les ayant précipités dans l’abîme, liés avec des chaînes d’obscurité, il les a livrés pour y être gardés en vue du jugement ; et s’il n’a point épargné l’ancien monde, et s’il a préservé Noé, lui huitième, le prédicateur de la justice, lorsqu’il a envoyé le déluge sur le monde des impies ; et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il les a condamnées à la destruction, les donnant en exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; et s’il a délivré le juste Lot, qui souffrait de la conduite infâme de ces abominables ; (car ce juste, qui demeurait parmi eux, affligeait chaque jour son âme juste, à cause de ce qu’il voyait et apprenait de leurs méchantes actions ;) le Seigneur saura délivrer de l’épreuve ceux qui l’honorent, et garder les injustes pour être punis au jour du jugement » (2 Pierre 2:4-9).

Ce que Dieu prépare en nous, ce sont des chrétiens qui portent beaucoup de fruit. Voilà pourquoi Jésus a déclaré : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu’il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:1-5).

Il existe, en effet, plusieurs sortes de fruits spirituels mentionnés dans les Écritures. Le plus important est de développer le caractère de Christ : « le fruit de l’Esprit est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l’amour du bien, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22). « Car le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité », nous déclare Paul, dans Éphésiens 5:9. La sainteté est le sceau d’une vie consacrée à Dieu. Puisque : « maintenant affranchis du péché et esclaves de Dieu, vous en retirez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22). « Et ce que je demande, c’est que votre charité augmente de plus en plus en connaissance et en toute intelligence ; pour discerner la différence des choses, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, étant remplis par Jésus-Christ des fruits de la justice, à la gloire et à la louange de Dieu », nous déclare Paul, dans Philippiens 1:9-11.

Cela implique nécessairement de faire de bonnes œuvres au nom de Christ : « De telle sorte que vous vous conduisiez d’une manière digne du Seigneur, pour lui plaire en toutes choses, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu ; fortifiés en toute manière selon sa puissance glorieuse, pour avoir toute patience, et constance avec joie ; rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; Qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le Royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. C’est lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures » (Colossiens 1:10-15).

L’habitude de dire « merci » et de louer quelqu’un, plutôt que de se plaindre et critiquer, est un fruit chrétien de grande valeur. « Offrons donc sans cesse à Dieu par Jésus un sacrifice de louange, c’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent Son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices » (Hébreux 13:15-16). La générosité est un autre fruit important. Regardez ce que Paul déclare aux Philippiens : « Ce n’est pas que je recherche les dons, mais je cherche à faire abonder le fruit qui doit vous en revenir. Or, j’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance ; j’ai été comblé de biens, en recevant par Épaphrodite ce que vous m’avez envoyé, comme un parfum d’agréable odeur, un sacrifice accepté, et agréable à Dieu. Et mon Dieu pourvoira aussi à tous vos besoins, selon ses richesses, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4:17-19).

Finalement, un fruit vital chez le chrétien, c’est son témoignage dans la vie des autres chrétiens. Le grand désir de Paul, c’était : « qu’étant parmi vous, nous nous consolions ensemble par la foi qui nous est commune, à vous et à moi. Or, mes frères, je ne veux pas que vous ignoriez que j’ai souvent formé le dessein d’aller chez vous, afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations ; mais j’en ai été empêché jusqu’à présent » (Romains 1:12-13). Mais je vous mets en garde contre ceux qui utilisent l’Évangile pour en faire un évangile de prospérité pour ceux qui donnent le plus d’argent à leurs églises.

« Car Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous, Lui demandant toujours dans mes prières, de pouvoir, si c’est sa volonté, trouver enfin quelque occasion favorable d’aller vous voir ; car je souhaite fort de vous voir, pour vous faire part de quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis », nous dit Paul, dans Romains 1:9-11. Il est évident que Paul ne priait pas pour prospérer financièrement à partir de cette occasion favorable d’aller voir d’autres chrétiens, mais pour faire part de quelque don spirituel, afin qu’ils soient affermis. Mais avec le temps, le mot « don » en est venu à vouloir dire « une certaine richesse matérielle » parmi ceux qui prêchent la prospérité à ceux qui leur font des dons financiers. Leur verset favori est 1 Corinthiens 16:2 où Paul leur déclare : « Chaque premier jour de la semaine, que chacun de vous mette à part chez soi, et rassemble ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas que je sois arrivé pour faire les collectes. » Notez, cependant, que ces collectes étaient faites pour aider les chrétiens dans le besoin. Elles étaient faites sur une base strictement volontaire et selon les moyens de chacun.

Le mot « prospérer » peut aussi vouloir dire prospérité spirituelle, comme dans 3 Jean 1:2, où Jean écrit : « Bien-aimé, je souhaite qu’à tous égards tu prospères et sois en bonne santé, comme ton âme est en prospérité ». Malheureusement, certains ministres, dans ces derniers jours, ont décidé de prendre cette instruction biblique et de lui faire dire « prospérité financière », et c’est ce qu’ils enseignent comme étant le droit de chaque chrétien. Néanmoins, cet évangile de prospérité est si clairement anti-biblique qu’il est devenu un témoignage de cupidité pour les chrétiens qui veulent y croire. « Mais ceux qui veulent devenir riches, tombent dans la tentation et le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ; et quelques-uns en étant possédés, se sont détournés de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans les plus grandes douleurs. Mais toi, ô homme de Dieu ! fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur », nous déclare Paul, dans 1 Timothée 6:9-11.

Cependant, le but du chrétien devrait être l’amour agape et non l’amour de l’argent. Allons voir un belle histoire d’amour, dans l’Ancien Testament, qui est arrivée dans la vie de Jacob. Jacob aimait Rachel. Dans Genèse 29:20-21, nous pouvons lire : « Jacob servit donc sept ans pour Rachel ; et ils ne lui semblèrent que quelques jours, parce qu’il l’aimait. Et Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme ; car mon temps est accompli, et je viendrai vers elle. » Il est bien connu que le mot « amour », dans le Nouveau Testament, veut dire presque toujours un amour agape. Le grec pour l’amour sexuel ou romantique est eros qui n’est jamais utilisé dans tout le Nouveau Testament.

Même l’amour marital entre mari et femme est idéalement exprimé comme agape, comme dans l’exhortation de Paul aux Éphésiens lorsqu’il déclare : « Maris, aimez vos femmes, comme aussi Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5:25). Dans l’Ancien Testament, par contre, il existe une douzaine de mots hébreux pour « amour » qui ont plusieurs variations, dépendant du contexte dans lequel ils sont utilisés. Par exemple, la volonté de Jacob de travailler pour Laban pendant sept ans pour obtenir la permission de marier Rachel nous indique clairement un très haut degré d’amour romantique de sa part. Jacob a également aimé sa sœur Léa après que Laban eût insisté pour qu’il l’épouse en premier. « Et Laban donna sa servante Bilha pour servante à Rachel, sa fille. Il vint donc aussi vers Rachel, et il aima Rachel plus que Léa, et il servit chez Laban encore sept autres années. Et l’Éternel, voyant que Léa était haïe, la rendit féconde ; mais Rachel était stérile » (Genèse 29:19-31).

Plusieurs mots différents sont utilisés dans le Cantique des Cantiques où Salomon et son épouse parlent fréquemment de leur amour romantique. Il n’y a aucun doute que Dieu approuve un tel amour quand il est véritable et pur, et qu’il implique un amour agape inconditionnel. Toutefois : « Que le mariage soit honorable en toutes choses, et le lit sans souillure ; or, Dieu jugera les fornicateurs et les adultères » (Hébreux 13:4). Cependant, le plus grand amour dans les deux Testaments est bien sûr l’amour de Dieu pour les hommes et les femmes qu’Il a créés et sauvés. Mais l’humanité n’a pas accepté la Parole de Dieu et a préféré recevoir son instruction de Satan, cet être qui, depuis le commencement, séduit la terre entière. Alors, pendant un temps, Dieu ne parla aux hommes que seulement par Ses prophètes, dont Moïse.

« C’est ce Moïse qui dit aux enfants d’Israël : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera un prophète comme moi, d’entre vos frères ; écoutez-le. C’est lui qui, lors de l’assemblée dans le désert, s’entretenait avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sina, et avec nos pères, et qui reçut des paroles de vie pour nous les donner » (Actes 7:37-38). « Et quand Dieu eut achevé de parler avec Moïse, sur la montagne du Sinaï, il lui donna les deux tables du Témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu » (Exode 31:18). Un autre mot pour « Parole » est « oracle » qui vient du grec logion, d’où nous vient le mot logos, la Parole. En parlant de circoncision, Paul déclare, dans Romains 3:1-2 : « Quelle est donc la prérogative du Juif, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? Elle est grande en toute manière, surtout en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. »

« Oracle » paraît encore deux autres fois ; une fois dans Hébreux 5:12, où Paul déclare aux convertis : « En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d’apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. » Et l’autre dans 1 Pierre 4:10-11, où le chef des apôtres nous déclare : « Que chacun emploie le don selon qu’il a reçu, au service des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. Si quelqu’un parle, qu’il parle selon les oracles de Dieu ; si quelqu’un exerce un ministère, qu’il l’exerce selon la force que Dieu lui communique, afin qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen. »

Ces oracles sont des paroles vivantes précisément parce qu’ils nous viennent de Dieu et sont inclus dans toutes les Saintes Écritures. Il est bon de noter que ces oracles nous viennent de Jésus Lui-même, dans Matthieu 4:4, lorsque Jésus répondit à Satan : « Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Nous sommes vraiment régénérés par Sa parole. Car la parole de Dieu est vivante et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des mœlles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur ; et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant Lui, mais toutes choses sont nues et entièrement découvertes aux yeux de celui auquel nous devons rendre compte, nous dit Hébreux 4:12-13.

La Bible n’est pas juste un livre, mais Le Livre, dit David, dans Psaume 119:89 : « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. » Comme le disait si bien Paul à Timothée, son jeune évangéliste : « Et que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ » (2 Timothée 3:15). « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre », dit Paul, dans 2 Timothée 3:16-17. Subséquemment, les paroles de la Bible doivent guider nos propres vies, alors que nous cheminons vers le Royaume de Dieu.




D.487 – Celui qui a créé les étoiles

Par Joseph Sakala

Les humains perdent leur temps à chercher comment les étoiles sont venues à exister. Pourquoi ne pas chercher chez : « Celui qui a fait les Pléiades et l’Orion, qui change en lumière du matin l’obscurité de la mort, et le jour en nuit ténébreuse ; celui qui appelle les eaux de la mer, et les répand sur la surface de la terre, – l’Éternel est son nom » (Amos 5:8). Cette exhortation puissante est insérée par Dieu comme un avertissement à Son peuple d’Israël. Car le peuple sombrait rapidement dans l’idolâtrie païenne et Amos tentait de le ramener vers son Dieu.

Son exhortation, qui fut faite il y a presque 3 800 ans, est encore plus nécessaire aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été. Les scientifiques païens de nos jours ont développé des théories impossibles et absurdes sur l’origine de notre univers à partir de rien, par pure chance, et l’évolution des étoiles, des planètes et des peuples à partir de l’hydrogène primordial. Mais le grand cosmos et ses galaxies d’étoiles, même les constellations, comme l’Orion et les Pléiades, ainsi que le Système solaire furent créés. Toutes ces choses ont été faites par un Créateur omniscient et omnipotent qui avait un but défini en les créant. Car l’univers entier ainsi que la terre furent créés pour accommoder les humains que Dieu a créés à Son image et à Sa ressemblance.

Pareillement, les évidences globales que l’eau ait couvert toutes les montagnes de la terre ne peuvent être expliquées, même si les géologues évolutionnaires essaient de le faire par un long processus de temps. Dieu, le Créateur, a dû appeler des volumes massifs d’eau de leurs réservoirs originaux pour ensuite les verser sur la terre dans Son Jugement de Déluge sur un monde en rébellion. Toutes ces choses témoignent d’une création et d’un jugement divin, et non de minables dieux impotents personnifiant des forces naturelles. Les humains ont besoin de chercher le véritable Dieu de la Création et du salut avant que le jugement ne tombe encore sur l’humanité entière. Car : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Hébreux 10:31).

Les humains qui ne cherchent pas Dieu n’ont que les choses corruptibles et corrompues en tête. L’apôtre Pierre nous déclare : « Et si vous invoquez comme votre Père celui qui, sans faire acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre habitation passagère ici-bas ; sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par Lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu » (1 Pierre 1:17-21).

Aucune richesse du monde ne pourrait sauver une seule personne, car l’or et l’argent ne sont que des éléments corruptibles dans un monde sous esclavage. « Car ce n’est pas volontairement que la création est assujettie à la vanité, mais c’est à cause de Celui qui l’y a assujettie, dans l’espérance qu’elle sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que, jusqu’à présent, toute la création soupire, et souffre les douleurs de l’enfantement ; et non seulement elle, mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romains 8:20-23).

Tout ce qui existe dans la création physique est assujetti à la vanité. En effet, un jour, tout ce qui existe sous forme d’élément physique devra mourir. « Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée » (2 Pierre 3:10). Mais vous : « Ayant purifié vos âmes, en obéissant à la vérité, par l’Esprit, pour avoir un amour fraternel et sans hypocrisie, aimez-vous avec constance les uns les autres d’un cœur pur, étant régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement » (1 Pierre 1:22-23). La science moderne reconnaît ce principe de corruption universelle comme une loi de base, celle de l’entropie.

Mais, même dans ce monde corruptible, il existe des choses incorruptibles. Comme la Parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement. Jésus nous l’a confirmé dans Matthieu 24:35. « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Alors vous aussi : « Sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par Lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu » (1 Pierre 1:18-21).

Dieu Lui-même est incorruptible. « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5). Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul remporte le prix ? Mais vous, courez de telle sorte que vous le remportiez. Tout homme qui combat s’abstient de tout ; et ces gens-là le font pour avoir une couronne corruptible, comme les participants aux Jeux Olympiques, par exemple, qui courent après l’or, l’argent ou le bronze, mais nous, nous le faisons pour une couronne  incorruptible.

Finalement, nos corps mourants seront eux-mêmes ressuscités : « en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:52-53). Ces choses, vous les connaissez, car vous avez été appelés par Dieu et vous avez accepté l’appel. Mais imaginez un instant ceux qui ont rejeté l’appel de Dieu parce que l’attrait du monde est plus important pour eux présentement.

Dans 1 Jean 2:15-17, l’apôtre nous dit : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » En tant que chrétiens, nous devons être très prudents, car, bien que nous soyons dans le monde, nous ne devons pas en faire partie.

Lors de Sa prière au Père, avant de mourir, Jésus a dit : « Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en Ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en Ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie. Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du malin. Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde » (Jean 17:11-16).

Le commandement de Jésus est de ne pas aimer le monde et ce que le monde produit. Cela ne veut pas dire d’être naïvement ignorant de tout ce qui se passe autour de nous. Suivons plutôt l’instruction de Jésus, qui nous dit : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matthieu 10:16). Le monde contient de grandes choses, telles les nations et les royaumes, mais également des soucis et des richesses. « Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt le royaume de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus », nous dit Jésus, dans Luc 12:30-31. Ces choses peuvent facilement affaiblir notre centre d’intérêt et notre loyauté envers Celui qui nous a appelés au salut.

Paul nous met en garde contre certaines doctrines du monde. « Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! Préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair » (Colossiens 2:20-23). Prenez donc garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie humaine et par une vaine tromperie, s’appuyant uniquement sur la tradition des hommes et sur les rudiments du monde et non sur Christ. Souvenez-vous que c’est en Christ qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité.

L’apôtre Jacques nous déclare : « Vous demandez, et vous ne recevez point, parce que vous demandez mal, et dans la vue de satisfaire à vos plaisirs. Hommes et femmes adultères, ne savez-vous pas que l’amour du monde est une inimitié contre Dieu ? Qui voudra donc être ami du monde, se rendra ennemi de Dieu. Pensez-vous que l’Écriture parle en vain ? L’Esprit qui habite en nous, a-t-il des désirs qui portent à l’envie ? Au contraire, il accorde une grâce plus grande. C’est pourquoi, l’Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4:3-6). C’est parce que : « nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les choses qui nous ont été données de Dieu ; et nous les annonçons, non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne le Saint-Esprit, expliquant les choses spirituelles aux spirituels » (1 Corinthiens 2:12-13).

« Eux, ils sont du monde, c’est pourquoi ils parlent suivant le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu, nous écoute ; celui qui n’est point de Dieu, ne nous écoute point : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur, » nous dit l’apôtre Jean, dans 1 Jean 4:5-6. Le peuple de Dieu peut sembler très faible maintenant, mais c’est avec intention, car : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes, et Dieu a choisi les choses viles du monde et les plus méprisées, même celles qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant lui » (1 Corinthiens 1:27-29).

Puisque le puissant Créateur Dieu nous a choisis pour ne plus être de ce  monde, alors le monde ne nous aime pas. « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que je vous ai choisis dans le monde, c’est pour cela que le monde vous hait » (Jean 15:19). Et nous ne devrions pas être surpris que le monde haïsse ceux qui appartiennent à Jésus, car : « Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde », nous déclare le Seigneur, dans Jean 17:14. « Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais du monde. Et le monde passe, et sa convoitise ; mais celui qui fait la volonté de Dieu, demeure éternellement », nous dit Jean, dans 1 Jean 2:16-17.

Subséquemment, occupons-nous des choses que nous savons. Et l’apôtre Pierre nous déclare ce que nous savons. « Paissez le troupeau de Dieu qui est au milieu de vous, veillant sur lui, non par contrainte, mais volontairement ; non pour un gain honteux, mais par affection ; non comme ayant la domination sur les héritages du Seigneur, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de gloire » (1 Pierre 5:2-4). Dans cette époque de relativisme où chaque situation semble apporter de nouveaux changements d’éthique, cela fait du bien au chrétien de savoir que, par les Saintes Écritures, nous pouvons savoir beaucoup de choses sur lesquelles nous pouvons compter et qui ne changent pas.

Ce qui suit est un échantillonnage de ces vérités avec une petite explication dans l’intention d’encourager les chrétiens à en ajouter peut-être d’autres à cette liste.

Nous pouvons savoir que Christ est Dieu. « Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10:30). Notez que Jésus ne dit pas que « nous sommes deux », mais un, le même.

Nous pouvons également savoir que nous sommes sauvés. « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6:47).

Nous savons que nous sommes Ses chers enfants. « Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3:2).

Nous pouvons savoir que Dieu nous protège. « Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main » (Jean 10:28).

Nous savons que Dieu répond à nos prières. « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai », nous dit Jésus, dans Jean 14:14.

Nous savons que Dieu nous aidera lorsque nous serons tentés. « Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés », nous rassure Hébreux 2:18.

Nous connaissons également la manière dont nous devrions agir. Dans Jean 13:15, Jésus nous dit : « Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » Donc, en toute circonstance, Jésus nous sert d’exemple.

Nous pouvons savoir que Jésus désire toujours que nous parlions en Sa faveur. Donc : « sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous ; ayant une bonne conscience, afin que ceux qui blâment votre bonne conduite en Christ, soient confondus dans ce qu’ils disent contre vous, comme si vous étiez des malfaiteurs » (1 Pierre 3:15-16).

Nous avons la certitude que Jésus va revenir. Car, dans Jean 14:2-3, Jésus nous a dit : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. »

Et finalement, nous savons quel sera notre héritage éternel. Alors : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5).

Dans 1 Timothée 6:14-16, Paul lui déclare : « De garder le commandement, sans tache et sans reproche, jusqu’à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ; que doit manifester en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, Qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, et que nul homme n’a vu, ni ne peut voir ; à qui soient l’honneur et la puissance éternelle ! Amen. » Dans le grec du Nouveau Testament, il y a deux mots qui sont traduits par « immortalité ». Un est athanasia (sans mort), qui fut utilisé plus haut pour décrire Dieu dans Son éternelle essence. L’autre est aphtharsia (sans corruption) utilisé dans 2 Timothée 1:10 où : « notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile. » Il est également traduit « incorruptible » dans 1 Corinthiens 15:42, où Paul déclare : « Telle est aussi la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible. »

La doctrine de l’immortalité intrinsèque de l’âme est une doctrine de l’ancien paganisme, de la kabbale juive et également du Nouvelle Âge. Ces gens croyaient, et croient toujours, en une forme d’évolution et rejettent la doctrine de la résurrection grâce au Créateur. Ces fausses religions croient qu’à la mort, le corps pourrit, mais l’âme continue d’exister dans un état éternel de réincarnation, dans une succession d’autres corps. Le faux christianisme, ayant tenté d’emprunter cette fausse croyance pour élargir son cheptel, l’a adaptée en faisant croire que les âmes immortelles vont au ciel ou en enfer pour l’éternité, rendant, par le fait même, la résurrection illogique. Les athées, par contre, croient que le corps et l’âme cessent d’exister à la mort. Pour eux, pas de résurrection, car tout est matière et le spirituel n’existe pas. Mais Christ, qui possède l’immortalité et qui est mort afin que le monde entier puisse triompher sur la mort, promet la résurrection à tous ceux qui croient en Lui. Ainsi, nous avons l’assurance de l’incorruptibilité et de l’immortalité pour l’éternité. « Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:53).

Sera alors abolie la loi de l’entropie que Dieu avait créée lorsqu’Il a : « dit à Adam : Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie » (Genèse 3:17). Mais présentement, nous attendons : « Dans l’espérance qu’elle [la terre] sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que, jusqu’à présent, toute la création soupire, et souffre les douleurs de l’enfantement ; et non seulement elle, mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car nous sommes sauvés en espérance. Or, l’espérance que l’on voit n’est plus espérance ; en effet, comment espérerait-on ce que l’on voit ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, c’est que nous l’attendons avec patience » (Romains 8:21-25).

« Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et Ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et Son Nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils régneront aux siècles des siècles, » nous révèle Apocalypse 22:3-5. Alors, exhortons-nous les uns les autres, et cela d’autant plus que vous voyez approcher le Jour. « Car si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifices pour les péchés, mais une terrible attente du jugement et un feu ardent, qui doit dévorer les adversaires » (Hébreux 10:26-27).

Ce passage demeure le plus controversé des Écritures, parce qu’en apparence, il semble en conflit avec l’enseignement sur le salut par la grâce qui est complètement isolé de la loi ou de toute sorte d’œuvres de salut. Comme, par exemple, dans Éphésiens 2:8-9, où Paul nous déclare : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » Et dans Tite 3:5-7, où nous découvrons que ce n’est : « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance. »

Et que dire de Jean 10:28-30 où Jésus a déclaré : « Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un. » Et dans Romains 8:35-39, où nous avons cette assurance : « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce l’affliction, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? Selon qu’il est écrit : Nous sommes livrés à la mort tous les jours à cause de toi, et nous sommes regardés comme des brebis destinées à la tuerie. Au contraire, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs, par celui qui nous a aimés. Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Par contre, beaucoup de passages nous mettent en éveil contre les chrétiens qui agissent délibérément en péchant contre Dieu. « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en Lui, doit aussi marcher comme il a marché Lui-même » (1 Jean 2:4-6). Ces chrétiens : « font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre » (Tite 1:16). Peuvent-ils se voir accorder le salut dans un état pareil ?

Il ne peut y avoir de contradiction dans la Parole de Dieu, car le Seigneur doit avoir une bonne raison d’inspirer ce paradoxe apparent dans Son Livre. Il est néanmoins vital pour chaque véritable croyant en Christ de savoir qu’il est sauvé et qu’il a la vie éternelle. « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. » nous confirme Jean, dans 1 Jean 5:13. En contrepartie, il devient très dangereux pour une personne de croire simplement qu’elle ou il est sauvé quand il n’y a aucune évidence que cette personne ait eu, au cours de sa conversion, un changement dans sa vie.

De telles Écritures nous donnent le sobre avertissement que même un chrétien n’a pas l’assurance du salut s’il n’obéit pas à la Parole de Dieu. « Et par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même » (1 Jean 2:3-6).

« Car, bien qu’il ait été crucifié dans la faiblesse, toutefois, il est vivant par la puissance de Dieu ; et nous, nous sommes aussi faibles avec lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu au milieu de vous. Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes ; ne reconnaissez-vous point vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous ? à moins que, peut-être, vous ne soyez réprouvés. Mais j’espère que vous reconnaîtrez que pour nous, nous ne sommes point réprouvés. Et je prie Dieu que vous ne fassiez aucun mal ; non afin que nous paraissions approuvés, mais afin que vous fassiez le bien, dussions-nous être comme réprouvés nous-mêmes », déclare Paul, dans 2 Corinthiens 13:4-7.




D.486 – Écoute, ô mon peuple

Par Joseph Sakala

Dans Psaume 81:8-11, Dieu déclare à Son peuple : « Tu as crié dans la détresse, et je t’ai délivré ; je t’ai répondu, caché dans le tonnerre ; je t’ai éprouvé aux eaux de Mériba. (Sélah.) Écoute, mon peuple, et je t’exhorterai ; Israël, si tu m’écoutais ! Qu’il n’y ait point chez toi de dieu étranger ; ne te prosterne pas devant les dieux des nations ! Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait remonter du pays d’Égypte. Ouvre ta bouche, et je la remplirai. » Ce psaume fut évidemment utilisé comme une introduction à une fête d’Israël, si l’on en juge par les chants de joies. « Chantez avec allégresse à Dieu, notre force ; jetez des cris de réjouissance au Dieu de Jacob ! Entonnez le chant ; faites résonner le tambourin, la harpe agréable avec la lyre. Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, à la pleine lune, au jour de notre fête » (Psaume 81:2-4).

C’est également une réflexion sur la souveraine provision pour Son peuple. « Car c’est une loi pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob. Il en fit un statut pour Joseph, quand il sortit contre le pays d’Égypte ; là j’entendis un langage que je ne connaissais pas. J’ai déchargé, dit-il, son épaule du fardeau ; ses mains ont lâché la corbeille » (Psaume 81:5-7). Mais le message devient bientôt un avertissement de ne pas abandonner le Dieu de leurs pères, en leur rappelant sévèrement ce commandement : « Qu’il n’y ait point chez toi de dieu étranger ; ne te prosterne pas devant les dieux des nations ! » (Psaume 81:10).

Une telle rébellion chagrine Dieu qui leur dit : « Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix ; Israël n’a pas voulu m’obéir. Et je les ai abandonnés à la dureté de leur cœur, pour marcher selon leurs conseils. Oh ! si mon peuple voulait m’écouter, qu’Israël marchât dans mes voies ! J’eusse en un instant fait ployer leurs ennemis, j’aurais tourné ma main contre leurs adversaires. Ceux qui haïssent l’Éternel eussent flatté Israël, et son temps heureux eût toujours duré. Dieu les eût nourris de la mœlle du froment. Je t’eusse rassasié du miel du rocher » (Psaume 81:12-17). Il y a sûrement un message ici pour Israël moderne qui ne cesse de désobéir à son Créateur. Mais Dieu nous permet d’apprendre des leçons par notre propre folie, des leçons difficiles que l’on n’aurait pu apprendre doucement et notre temps heureux eût toujours duré.

« Oh ! si mon peuple voulait m’écouter, qu’Israël marchât dans mes voies ! J’eusse en un instant fait ployer leurs ennemis, j’aurais tourné ma main contre leurs adversaires. » Dieu nous rappelle, dans Psaume 81:11 : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait remonter du pays d’Égypte. Ouvre ta bouche, et je la remplirai. » L’imagerie utilisée ici est celle d’une mère oiseau qui nourrit ses petits, car ils dépendent entièrement d’elle, même pour leur propre vie. Dieu nous invite à Lui faire entièrement confiance en toutes choses. Son réservoir est inépuisable et la quantité que Dieu donne à chacun n’est limitée qu’au montant que nous Lui permettons de nous donner. Il nous invite à ouvrir nos bouches pour constater avec quelle abondance Il peut les remplir.

Que Dieu développe en nous, non seulement de grandes bouches, mais aussi une grande foi, afin d’avoir confiance dans Ses énormes provisions. Cependant, pour ce faire, il faut parfois que nous fassions attention à ce qui sort de nos bouches. Car : « La langue aussi est un feu, un monde d’iniquité. Ainsi la langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, enflammée elle-même de la géhenne. Toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins se domptent et ont été domptés par la nature humaine ; mais aucun homme ne peut dompter la langue ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons Dieu le Père, et par elle nous maudissons les hommes, faits à l’image de Dieu. De la même bouche sort la bénédiction et la malédiction. Il ne faut point, mes frères, que cela soit ainsi », nous réitère l’apôtre, dans Jacques 3:6-10.

Notez que le mot géhenne employé ici n’est utilisé qu’une seule fois, sur onze occasions dans le Nouveau Testament, et il n’est pas cité directement par les lèvres de Christ. Puisque la langue n’est pas un feu littéral – mais son mauvais usage peut la rendre un monde d’iniquité — ce passage suggère que la géhenne elle-même est l’ultime monde d’iniquité faisant de la langue non contrôlée une extension d’elle-même. La Bible, par contre, parle de cette future géhenne comme un endroit de feu éternel.

Jésus en parle justement dans Matthieu 25:41 lorsqu’Il nous déclare : « Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, préparé au diable et à ses anges ». Cet acte sera la dernière destruction des corps physiques par Dieu. Il est décrit comme suit : « Et la mer rendit les morts qu’elle contenait ; la mort et l’enfer rendirent aussi les morts qui y étaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et l’enfer furent jetés dans l’étang de feu ; c’est la seconde mort. Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:13-15). « Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée. Puis donc que toutes ces choses doivent se dissoudre, quels ne devez-vous pas être par la sainteté de votre conduite et votre piété, attendant, et hâtant la venue du jour de Dieu, dans lequel les cieux enflammés seront dissous, et les éléments embrasés se fondront ? » (2 Pierre 3:10-12). Pierre nous fait la description d’une terre complètement purifiée par un feu si intense que les éléments embrasés fonderont littéralement.

Le feu sera si intense que même la mer n’y sera plus. Mais il n’existe aucun feu qui peut brûler les océans. Considérez ce scénario. L’eau est composée de deux éléments, H2O. Qui l’a créée ? Dieu, en unissant deux éléments créés dans la nature. Deux quantités d’hydrogène avec une quantité d’oxygène afin de faire vivre tout ce qui a besoin d’eau pour exister. Mais le temps sera alors venu de séparer les deux éléments de façon telle que l’hydrogène deviendra un feu très chaud et, alimenté par l’oxygène, il enflammera même les cieux immédiats qui seront dissous. Et quand toute la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée et purifiée, n’ayant plus rien à brûler, le feu s’éteindra tout seul. Et Jean nous dit : « Je vis ensuite un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus » (Apocalypse 21:1).

Complètement brûlés, car tout ce qui restera sur la terre, ce sera des êtres immortels, des enfants de Dieu, qui n’auront plus besoin de manger ni de boire pour rester en vie. Et pourtant, ils seront éternels ! Voyez-vous pourquoi Jean le Baptiste fut envoyé afin de préparer le chemin pour Jésus ? « Mais quand il vit venir à son baptême plusieurs des pharisiens et des sadducéens, il leur dit : Race de vipères ! qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits convenables à la repentance. Et ne pensez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ; car je vous dis que, de ces pierres, Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Et la cognée est déjà mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit point de bon fruit est coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d’eau, en vue de la repentance ; mais Celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de lui porter les souliers : c’est Lui qui vous baptisera du Saint-Esprit et de feu » (Matthieu 3:7-11). Jean le Baptiste s’en prenait aux pharisiens et aux sadducéens parce que ces gens savaient toutes ces choses, mais ne réagissaient pas.

Dans Proverbes 17:27, nous pouvons lire : « L’homme retenu dans ses paroles connaît la prudence, et celui qui est d’un esprit froid, est un homme entendu. » Par exemple, même Salomon, qui a reçu beaucoup de sagesse de Dieu, nous met en garde : « Où il y a beaucoup de paroles, il ne manque pas d’y avoir du péché ; mais celui qui retient ses lèvres est prudent » (Proverbes 10:19). En effet, Salomon revient fréquemment à ce thème : « Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte point de prononcer quelque parole devant Dieu ; car Dieu est aux cieux, et toi sur la terre ; c’est pourquoi, use de peu de paroles » (Ecclésiaste 5:2).

Les apôtres du Nouveau Testament donnaient beaucoup d’importance aux avertissements donnés aux chrétiens de contrôler leur langue. Car trop parler amène facilement au commérage, à la critique et même à la dureté de langage. L’apôtre Jacques nous dit : « Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit point la justice de Dieu » (Jacques 1:19-20). Paul aussi nous enseigne : « Pour ce qui concerne l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; car vous-mêmes vous avez appris de Dieu à vous aimer les uns les autres ; et c’est aussi ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans toute la Macédoine ; mais nous vous exhortons, frères, à y exceller de plus en plus, et à vous étudier à vivre paisiblement, à vous occuper de vos propres affaires, et à travailler de vos propres mains, comme nous vous l’avons recommandé ; afin que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux de dehors, et que vous n’ayez besoin de rien » (1 Thessaloniciens 4:9-12).

Dans Éphésiens 5:3-5, Paul déclare : « Que ni la fornication, ni aucune impureté, ni l’avarice, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ni aucune parole déshonnête, ni bouffonnerie, ni plaisanterie, qui sont des choses malséantes ; mais qu’on y entende plutôt des actions de grâces. Car vous savez ceci, qu’aucun fornicateur, ou impudique, ou avare, qui est un idolâtre, n’a part à l’héritage du royaume de Christ et de Dieu. » Donc, lorsque vous parlez : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune mauvaise parole ; mais que vos paroles soient propres à édifier utilement, et qu’elles fassent du bien à ceux qui les entendent » (Éphésiens 4:29). Et aux Colossiens, Paul déclare : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, et assaisonnée de sel, de manière que vous sachiez répondre à chacun comme il faut » (Colossiens 4:6).

Jésus Lui-même nous a parlé de : « L’homme de bien [qui] tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur ; mais le méchant tire de mauvaises choses du mauvais trésor de son cœur. Or, je vous dis que les hommes rendront compte, au jour du jugement, de toute parole vaine qu’ils auront dite ; car tu seras justifié par tes paroles, et par tes paroles tu seras condamné » (Matthieu 12:35-37). On dirait que de tels standards semblent impossibles à rencontrer, mais il faut toujours les viser, car Jésus est notre exemple. Même Pierre nous rappelle : « Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; Qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à Celui qui juge justement » (1 Pierre 2:21-23).

Concentrons-nous plutôt sur la face de Jésus puisque : « Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts » (Apocalypse 22:3-4). Ceci constitue, dans la Bible, la dernière référence à la face de Jésus et à la glorieuse promesse en elle, et avec l’assurance que tous Ses serviteurs verront Son véritable visage, tel que révélé à Jean, l’apôtre que Jésus aimait, dans Apocalypse 1:13-18, où Jean nous dit : « Et, au milieu des sept chandeliers quelqu’un de semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une longue robe, et ceint sur la poitrine d’une ceinture d’or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs, comme de la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme de feu ; Ses pieds, semblables à un cuivre très fin, étaient embrasés comme par une fournaise, et sa voix était comme la voix des grosses eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles ; une épée aiguë à deux tranchants sortait de sa bouche, et son visage resplendissait comme le soleil dans sa force. Or, quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il mit sa main droite sur moi, en me disant : Ne crains point ; c’est moi qui suis le premier et le dernier, celui qui est vivant ; et j’ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles des siècles, Amen ; et j’ai les clefs de l’enfer et de  la mort. »

Sur le mont de la transfiguration : « Jésus prit Pierre, Jacques et Jean, son frère, et les mena sur une haute montagne, à l’écart. Et il fut transfiguré en leur présence ; son visage devint resplendissant comme le soleil, et ses habits devinrent éclatants comme la lumière. En même temps, Moïse et Élie leur apparurent, qui s’entretenaient avec lui. Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous demeurions ici ; si tu veux, faisons-y trois tentes, une pour Toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, voici une nuée resplendissante les couvrit ; et voici il vint de la nuée une voix qui dit : C’est ici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir ; écoutez-le » (Matthieu 17:1-5). Les apôtres venaient de voir Jésus dans toute Sa Splendeur, alors qu’ils étaient couverts d’une nuée resplendissante. Ils venaient d’avoir un aperçu du Royaume de Dieu. Un petit voyage dans le futur, en quelque sorte.

Et comme Jésus leur parlait de Sa mort imminente, Il marcha vers Jérusalem afin de l’affronter. « Comme le temps de son élévation approchait, il se mit en chemin, résolu d’aller à Jérusalem. Et il envoya des gens devant lui, qui, étant partis, entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais ceux-ci ne le reçurent pas, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Et Jacques et Jean, ses disciples, voyant cela, lui dirent: Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et qu’il les consume, comme fit Élie ? Mais Jésus, se retournant, les censura et dit : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés ; car le Fils de l’homme n’est point venu faire périr les hommes, mais les sauver. Et ils s’en allèrent dans un autre bourg » (Luc 9:51-56).

Quelques jours après Son entrée à Jérusalem, Jésus fut livré aux mains d’hommes méchants qui prirent plaisir à dévisager la face de Celui qui, quelques jours auparavant, avait pleuré sur la ville et son indifférence envers Dieu. Mais avant, Il prit Ses apôtres et : « Jésus s’en alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané ; et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je m’en irai là pour prier. Et ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et angoissé. Et il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez avec moi. Et étant allé un peu plus avant, il se jeta le visage contre terre, priant et disant : Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Matthieu 26:36-39).

Les soldats romains commencèrent à Lui « couvrir la face » : « Et quelques-uns se mirent à cracher contre lui, à lui couvrir le visage, et à lui donner des soufflets en disant : Devine ! Et les sergents le frappaient avec des bâtons » (Marc 14:65). « Peu après, ceux qui étaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : Assurément tu es aussi de ces gens-là ; car ton langage te fait connaître. Alors il se mit à faire des imprécations contre lui-même et à jurer, en disant : Je ne connais point cet homme ; et aussitôt le coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus, qui lui avait dit : Avant que le coq ait chanté, tu m’auras renié trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26:73-75). Finalement : « l’ayant couvert d’un voile, ils lui donnaient des coups sur le visage, et lui disaient : Devine qui est celui qui t’a frappé ? Et ils disaient beaucoup d’autres choses contre lui, en l’injuriant » (Luc 22:64-65).

En effet, ils ont tellement abusé de Jésus que : « plusieurs ont été étonnés à cause de Lui, tant son visage était défait et méconnaissable, tant son aspect différait de celui des hommes ; ainsi il remplira de joie plusieurs nations ; les rois fermeront la bouche devant lui ; car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu » (Esaïe 52:14-15). Mais, lorsque Jésus reviendra, le monde qui l’a rejeté criera : « Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous de devant la face de celui qui est assis sur le trône, et de devant la colère de l’Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » nous dévoile Apocalypse 6:16-17. Cependant, tous les Élus se réjouiront éternellement : « Car le Dieu qui a dit que la lumière resplendisse au milieu des ténèbres, est celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la personne de Jésus-Christ » (2 Corinthiens 4:6).

« C’est pourquoi, saisissant le royaume inébranlable, conservons la grâce, afin que par elle nous rendions notre culte à Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec respect et crainte ; car notre Dieu est aussi un feu dévorant » (Hébreux 12:28-29). Le feu était considéré jadis, par certains philosophes anciens panthéistes, comme étant l’élément premier duquel toutes choses avaient évolué et ce même mythe est promulgué aujourd’hui par les cosmologistes évolutionnaires, dans la formation de leur fameuse théorie du Big Bang. Le fait demeure que le feu est une création de Dieu, utilisée actuellement et symboliquement comme le véhicule divin de jugement sur le péché. Il est très significatif que la première et la dernière références au feu dans la Bible mentionnent : « l’Éternel fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de la part de l’Éternel, du haut des cieux » (Genèse 19:24) et, dans Apocalypse 21:8, Dieu nous dit : « Mais, pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et de soufre ; ceci est la seconde mort. »

Notre verset « notre Dieu est aussi un feu dévorant » est une référence aux paroles de Moïse aux tribus d’Israël alors qu’elles se préparaient à entrer dans la terre promise après sa mort. Dans Deutéronome 4:24, Moïse leur déclare : « Car l’Éternel ton Dieu est un feu consumant ; c’est un Dieu jaloux. » Son contexte, dans le Nouveau Testament, est un avertissement grave contre ceux qui rejettent la Parole de Dieu. Alors : « Prenez garde de ne pas mépriser celui qui vous parle ; car si ceux qui méprisaient celui qui les avertissait sur la terre, de la part de Dieu, n’échappèrent point, nous échapperons encore moins, nous qui nous détournons de celui qui parle des cieux ; dont la voix ébranla alors la terre, et qui maintenant a fait cette promesse en disant : encore une fois j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel », dit  Hébreux 12:25-26.

Dans un sens, la Parole de Dieu est également le feu de Dieu. Jérémie nous déclare : « Car depuis que je parle, je jette des cris ; je crie violence et oppression. Et la parole de l’Éternel s’est tournée pour moi en opprobre et en moquerie tout le jour. Et quand je dis : je ne ferai plus mention de lui, et je ne parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un feu ardent renfermé dans mes os ; je m’efforce de le contenir, mais je ne le puis » (Jérémie 20:8-9). Il est beaucoup mieux d’être purifié par le feu de Sa Parole, que d’être consumé par le feu de Son Jugement.

Un jour, les nations viendront en tremblant vers l’Éternel, notre Dieu ; elles Le craindront et Lui diront : « Qui est le Dieu semblable à toi, qui pardonne l’iniquité, et qui passe par-dessus le péché du reste de son héritage ? Il ne garde pas à toujours sa colère, car il se plaît à faire miséricorde. Il aura encore compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités. Tu jetteras tous leurs péchés au fond de la mer. Tu feras voir à Jacob ta fidélité, et à Abraham ta miséricorde, comme tu l’as juré à nos pères, dès les temps anciens » (Michée 7:18-20). Ce passage est cité après la prophétie double sur l’imminent jugement de la nation pécheresse et rebelle de Juda et le glorieux règne de Jésus qui vient terminer l’œuvre de la grâce de Dieu sur l’iniquité.

Car la grâce pardonne l’iniquité. En tant que pécheurs, nous avons l’assurance de Sa miséricorde plutôt que de Son Jugement. Dieu passe par-dessus le péché et ne garde pas à toujours Sa colère, car Il Se plaît à faire miséricorde. Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous Ses pieds nos iniquités. Dieu jettera tous nos péchés au fond de la mer. Il gardera Ses promesses. Lorsque les circonstances qui nous entourent nous découragent, nous avons confiance que : « Tu feras voir à Jacob ta fidélité, et à Abraham ta miséricorde, comme tu l’as juré à nos pères, dès les temps anciens » (Michée 7:20). Israël ancien refusait de répondre aux avertissements des prophètes de se détourner de leurs péchés. En faisant ainsi, ils se sont privés de Ses grandes bénédictions pour récolter plutôt Sa colère. Que Dieu nous accorde, à Son peuple moderne, Sa sagesse et la conviction d’accepter Sa miséricorde et Sa compassion, et de croire vraiment que Dieu est toujours capable de garder Ses promesses.

Le prophète Daniel a déclaré que : « plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l’opprobre et une infamie éternelle. Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur de l’étendue, et ceux qui en auront amené plusieurs à la justice brilleront comme des étoiles, à toujours et à perpétuité » (Daniel 12:2-3). Plusieurs prétendent que l’Ancien Testament ne connaît rien de la résurrection, mais cette déclaration de Daniel réfute cette notion. Non seulement il y aura une résurrection à la vie éternelle, mais certains ressusciteront pour l’opprobre et une infamie éternelle. Quelle fin terrible pour ceux qui regardent la Bible avec mépris maintenant. Il n’y a probablement aucune doctrine biblique plus détestée par les non croyants que la doctrine de la punition éternelle. Il paraîtrait que c’est cette doctrine qui a causé la rébellion de Darwin contre Dieu, et non la fameuse théorie de l’évolution.

Cependant, Christ a bel et bien dit : « si ton œil te fait tomber, arrache-le ; il vaut mieux pour toi que tu entres dans le Royaume de Dieu, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux, et d’être jeté dans la géhenne de feu » (Marc 9:47). Et dans Matthieu 25:40-41 : « Et le Roi, répondant, leur dira : Je vous le dis en vérité, en tant que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, vous me les avez faites à moi-même. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, préparé au diable et à ses anges. » Et remarquez bien ce que dira Jésus, au verset 46 : « Et ils iront aux peines éternelles ; mais les justes iront à la vie éternelle. »

Paul nous avertit également de ce qui arrivera à ceux qui désobéissent, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de Sa puissance : « Dans un feu flamboyant, pour exercer la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils subiront leur peine, une perdition éternelle, par la présence du Seigneur, et par Sa puissance glorieuse ; lorsqu’il viendra pour être glorifié en ce jour-là dans ses saints, et admiré dans tous ceux qui auront cru ; (car vous avez cru à notre témoignage). C’est pourquoi aussi, nous prions continuellement pour vous, que notre Dieu vous rende dignes de votre vocation, et qu’il accomplisse puissamment tous les desseins favorables de sa bonté, et l’œuvre de la foi ; afin que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Thessaloniciens 1:8-12). Comme il sera bien mieux de se réveiller à la vie éternelle !




D.485 – Reconnaître qui était le Fils de Dieu

Par Joseph Sakala

Dans 2 Pierre 1:16-17, le chef des apôtres déclare : « Car ce n’est point en suivant des fables composées avec artifice, que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus-Christ ; mais c’est après avoir vu de nos propres yeux sa majesté. Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque cette voix lui a été adressée par la Gloire suprême : Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » La majorité des individus d’aujourd’hui considèrent Jésus-Christ comme étant un grand homme, mais ils ne croient pas qu’Il incarne l’unique Fils de Dieu, engendré par Son Esprit. Avant Sa naissance en chair, l’ange Gabriel l’avait prédit à Marie en disant : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu » (Luc 1:35).

Jean le Baptiste a déclaré : « Pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit. Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage que c’est lui qui est le Fils de Dieu » (Jean 1:33-35). Ses disciples L’ont reconnu. Dans Jean 1:49 : « Nathanaël lui répondit : Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » Dans Matthieu 16:16 : « Simon Pierre, prenant la parole, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » L’apôtre Jean a lui-même déclaré : « Et ces choses ont été écrites, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie [éternelle] par son nom » (Jean 20:31).

Même le plus incrédule des disciples, Thomas, l’avait admis. Après Sa résurrection, Jésus S’est présenté devant Ses disciples. « Puis il dit à Thomas : Mets ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et la mets dans mon côté, et ne sois pas incrédule, mais croyant. Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et Mon Dieu ! » (Jean 20:27-28). Thomas venait soudainement de reconnaître que Jésus et le Père était la même personne. Même les puissances des ténèbres ont ouvertement admis qui était Jésus. Dans Marc 3:11, nous lisons : « Et quand les esprits immondes le voyaient, ils se prosternaient devant lui et s’écriaient : Tu es le Fils de Dieu ! »

Le centenier qui vérifiait la crucifixion a dû finalement l’admettre. « Quand le centenier et ceux qui gardaient Jésus avec lui, eurent vu le tremblement de terre et ce qui était arrivé, ils furent fort effrayés et dirent : Véritablement celui-ci était le Fils de Dieu » (Matthieu 27:54). Mais le témoignage le plus important est venu de Dieu le Père directement du ciel, lors du baptême de Jésus. « Et aussitôt, comme il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir et le Saint-Esprit descendre sur lui comme une colombe. Et une voix vint des cieux, qui dit : Tu es mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir » (Marc 1:10-11). Ce fut également le cas lors de la transfiguration de Jésus devant Ses disciples Pierre, Jacques et Jean. « Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous demeurions ici ; si tu veux, faisons-y trois tentes, une pour Toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, voici une nuée resplendissante les couvrit ; et voici il vint de la nuée une voix qui dit : C’est ici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir ; écoutez-le » (Matthieu 17:4-5).

Reculons un peu dans l’histoire pour découvrir comment Dieu a organisé l’ascendance de Son Fils bien-aimé. Dans Josué 2:18-21, les espions de Josué prononcèrent ces paroles à Rahab après qu’elle les eut protégés des responsables de Jérico : « Lorsque nous entrerons dans le pays, tu attacheras ce cordon de fil écarlate à la fenêtre par laquelle tu nous auras fait descendre, et tu réuniras chez toi, dans la maison, ton père, ta mère, tes frères, et toute la famille de ton père ; et si quelqu’un d’eux sort des portes de ta maison, son sang sera sur sa tête et nous en serons innocents ; mais pour tous ceux qui seront avec toi dans la maison, leur sang sera sur notre tête, si l’on met la main sur quelqu’un d’eux. Et si tu divulgues ce qui nous concerne, nous serons quittes du serment que tu nous as fait faire. Alors elle répondit : Qu’il en soit comme vous avez dit. Puis elle les renvoya, et ils s’en allèrent. Et elle attacha le cordon d’écarlate à la fenêtre. »

Rahab avait auparavant témoigné aux espions : « Car nous avons appris comment l’Éternel a tari devant vous les eaux de la mer Rouge, quand vous sortiez d’Égypte, et ce que vous avez fait aux deux rois des Amoréens qui étaient au-delà du Jourdain, à Sihon et à Og, que vous avez dévoués à l’interdit. Nous l’avons appris, et notre cœur s’est fondu, et le courage d’aucun homme ne se soutient encore devant vous ; car l’Éternel votre Dieu est Dieu dans les cieux en haut et sur la terre en bas. Maintenant donc, jurez-moi, je vous prie, par l’Éternel, que puisque j’ai usé de bonté envers vous, vous userez aussi de bonté envers la maison de mon père ; et donnez-moi une preuve assurée, que vous laisserez vivre mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs, et tous ceux qui leur appartiennent, et que vous garantirez nos personnes de la mort » (Josué 2:10-13).

Alors : « Par la foi, Rahab, la courtisane, ne périt point avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions en paix » (Hébreux 11:31). Le salut spirituel de Rahab est venu par sa foi envers le vrai Dieu et elle est entrée dans la famille par l’alliance d’Israël, et Rahab est même éventuellement devenue membre de la lignée familiale qui nous a menés à Jésus-Christ. Car, dans Matthieu 1:5, nous pouvons lire : « Salmon eut Booz, de Rahab. Booz eut Obed, de Ruth. Obed fut père de Jessé. » Sa délivrance physique, par contre, ainsi que celle de sa famille fut dépendante du « fil écarlate » suspendu à sa fenêtre, identifiant sa maison comme étant « sous le sang », pour ainsi dire, lorsque Jérico tomba et que tous ses habitants périrent. Ce fil écarlate constituait, pour Rahab et sa famille, un espoir venant de Dieu dans cette scène de destructions totale, mais il a suffi.

Il est fascinant de noter que le mot hébreu pour « fil », utilisé ici pour la première fois dans la Bible, est partout ailleurs traduit par le mot « espérance ». Peut-être que « fil » est devenu « espérance » à cause de cette expérience à Jérico, lorsque l’expression d’une « espérance écarlate » s’entendit d’une pécheresse repentante jusqu’au trône même de Dieu au ciel. « Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie lui-même, comme Lui est pur » déclare Jean dans 1 Jean 3:3.

Donc, il est absolument primordial pour notre salut que nous croyions ceci a propos de Jésus : « Celui qui croit en lui n’est point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3:18). Pierre, celui que Jésus avait placé comme chef des apôtres, nous a donné ce témoignage puissant à Son sujet : « Ce Jésus est la pierre, qui a été rejetée par vous qui bâtissez, [et] qui a été faite la principale pierre de l’angle. Et il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:11-12). L’histoire est remplie de noms prestigieux d’hommes religieux qui ont littéralement changé la face du monde. Des noms comme Mahomet, Bouddha, Confucius, Joseph Smith, Hari Krishna, parmi une multitude d’autres. Tous furent adorés, et le sont encore, par une multitude de disciples qui, tout au long des siècles, rendaient hommage à leur nom et juraient d’être sauvés par ces hommes.

Mais la Bible nous déclare qu’il y a un seul nom qui sauve éternellement, le Seigneur Jésus-Christ. La citation est un témoignage direct de Pierre à qui Jésus avait confié les clefs du royaume. Dans son épître, Jean met également beaucoup d’emphase sur ce fait. Dans 1 Jean 5:12-13, l’apôtre nous dit : « Qui a le Fils, a la vie ; qui n’a point le Fils de Dieu, n’a point la vie. Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. » Cette exclusivité est un résultat direct du fait qu’il n’y a qu’un seul Dieu et Créateur de tous les humains.

À partir du moment où le péché est entré dans le monde par la désobéissance de nos premiers parents, il devait y avoir des conséquences. « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don [gratuit] de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:23). Suite à cela, Dieu Lui-même est venu vivre dans une chair humaine en la personne de Jésus-Christ et S’est fait Rédempteur et Sauveur en mourant pour tous les péchés du monde et en ressuscitant, pour nous prouver qu’Il avait vaincu la mort. Donc, il ne peut y avoir aucun autre Sauveur que Dieu Lui-même. Tous les autres prétendants sont des imposteurs et des menteurs.

Notre Seigneur Jésus a continuellement soutenu cette vérité : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par Moi » (Jean 14:6). Et, dans Jean 8:24, Jésus Lui-même déclare à ceux qui cherchent le salut ailleurs qu’en Lui : « C’est pourquoi je vous ai dit, que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » Il est alors primordial de savoir que quiconque désire recevoir le pardon de ses péchés et le salut éternel doit venir au Père par Jésus et aucun autre. Car : « Le Père aime le Fils et a mis toutes choses en sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais celui qui désobéit au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3:35-36).

Revenons alors à la superstructure que Jésus est venu fonder. Dans Jean 1:14-15, nous lisons : « Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. » Jean le Baptiste lui rendit témoignage, lorsqu’il s’écria en disant : « C’est ici celui dont je disais : Celui qui vient après moi est au-dessus de moi, parce qu’il était avant moi. » Ce passage biblique définit clairement l’incarnation divine, que Paul nous explique si bien quand il dit : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec soi, en ne leur imputant point leurs péchés ; et il a mis en nous la parole de la réconciliation » (2 Corinthiens 5:19). Et le trésor de vérité inclus dans ce verset se situe au-delà de la simple compréhension humaine. Il nous est impossible de comprendre comment un Dieu illimité puisse être devenu un homme limité dans le but de sauver Sa Création. Mais là où l’intellect flanche, la foi prévaut.

C’est la Parole qui était également Dieu et « par Qui toutes choses ont été faites » (Jean 1:1, 3). C’est Lui qui S’est fait une chair humaine dans le sein de Marie, tout en la maintenant vierge et qui, neuf mois plus tard, est né par les voies naturelles pour habiter parmi les hommes pendant trente-trois ans et demi. Donc, Marie n’était plus vierge après la naissance de Jésus. Elle a eu, avec Joseph, quatre fils et au moins deux filles, comme nous pouvons le constater, dans Matthieu 13:55-56, où les gens se posaient la question : « N’est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, Joses, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses ? » Marie était fiancée à Joseph et, après la naissance de Jésus, elle a eu au moins six enfants. Le mot grec utilisé pour « habiter » est littéralement le même que « tabernacle ». Donc, Dieu fut un tabernacle parmi les hommes pour nous apporter la vérité sur la salut et l’établissement éventuel de Son Royaume sur cette terre. Comment est-ce possible ?

C’est l’Église du Dieu vivant, qui est la colonne et la base de cette vérité. « Et, de l’aveu de tous, le mystère de piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché parmi les Gentils, cru dans le monde, et élevé dans la gloire. » En effet, ce mystère est grand quant aux hommes et impossible à comprendre ; mais quant à Dieu, toutes choses sont possibles. Si Dieu a pu faire un corps pour Adam à partir de la glaise rouge, Il pouvait sûrement Se faire un corps parfait dans lequel Il a Lui-même habité « tabernaculé ». « Car ce qui était impossible à la loi, parce qu’elle était affaiblie par la chair, Dieu l’a fait : envoyant son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché ; et pour le péché, il a condamné le péché dans la chair ; afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Romains 8:3-4).

Regardons ensemble le processus que Dieu a utilisé et que Paul nous décrit avec précision dans Philippiens 2:5-8. « Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ, lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; mais il s’est dépouillé lui-même [de Sa toute puissance], ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes ; et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Dans cet unique état de faiblesse humaine, Il aurait pu pécher. Voilà pourquoi : « nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable » (Hébreux 4:15-16).

Or, Dieu ne peut pas être tenté par le péché. Alors : « Que personne ne dise, lorsqu’il est tenté : C’est Dieu qui me tente ; car Dieu ne peut être tenté par le mal, et lui-même ne tente personne » (Jacques 1:13). La tentation vient de Satan qui plante une graine de convoitise dans notre esprit. Donc, : « Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Et après que la convoitise a conçu, elle enfante le péché ; et le péché étant consommé, engendre la mort » (vs 14-15). Puisque la Parole, qui était Dieu, habitait temporairement dans une chair humaine, Elle devait servir de démonstration aux humains, et non à Lui-même, que Lui était sans péché et ensuite capable de sauver les pécheurs. Par conséquent, Jean pouvait facilement témoigner que nous avons contemplé Sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. Jésus vit présentement dans un corps glorifié depuis Sa résurrection, un corps glorifié que Dieu veut nous donner aussi lorsque notre Seigneur reviendra en puissance. Mais dans le cas de Jésus, rappelez-vous toujours ceci : ni dans le sein de Marie, ni sur la croix, a-t-Il cessé d’être Dieu !

Alors, Paul nous déclare, dans Éphésiens 4:26-32 : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche point sur votre colère ; et ne donnez point accès au diable. Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais qu’il travaille plutôt de ses mains à quelque chose de bon, afin qu’il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu’il ne sorte de votre bouche aucune mauvaise parole ; mais que vos paroles soient propres à édifier utilement, et qu’elles fassent du bien à ceux qui les entendent. Et ne contristez point le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute crierie, toute médisance soient bannies du milieu de vous, ainsi que toute méchanceté. Mais soyez, les uns envers les autres, bons, miséricordieux, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu vous a aussi pardonné en Christ. »

Il y a sûrement plusieurs occasions où un chrétien pourrait se mettre en colère par quelque parole ou incident, et pourrait être tenté de réagir. L’instruction citée plus haut nous rappelle qu’une telle réaction chez un converti ou une convertie constitue un péché. C’est pourquoi on nous encourage à contrôler notre colère et à ce que le soleil ne se couche point sur notre colère. Un commandement similaire fut aussi donné aux croyants de l’Ancien Testament. Dans Psaume 4:4-5, nous lisons : « Sachez que l’Éternel s’est choisi un bien-aimé. L’Éternel m’entend quand je crie à lui. Tremblez, et ne péchez point ! Parlez en vos cœurs sur votre couche, et gardez le silence ! (Sélah). »

Quand nous nous mettons en colère, il est beaucoup mieux de communiquer avec Dieu sur le sujet de notre colère que de nous lancer en réprimandes contre ceux qui nous ont irrités. Le Seigneur Jésus demeure toujours notre exemple : « Qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement ; Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris » (1 Pierre 2:23-24).

La colère est une des choses les plus difficiles à vaincre dans la vie d’un chrétien ou d’une chrétienne. « Mais aucun homme ne peut dompter la langue ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons Dieu le Père, et par elle nous maudissons les hommes, faits à l’image de Dieu. De la même bouche sort la bénédiction et la malédiction. Il ne faut point, mes frères, que cela soit ainsi » (Jacques 3:8-10). Toutefois, ce que l’homme ne peut apprivoiser, Dieu le peut ! Voilà pourquoi, dans Jacques 1:19-20, l’apôtre nous déclare : « Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit point la justice de Dieu. »

Dans Romains 12:19-21, Paul nous dit également : « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez faire la colère divine ; car il est écrit : A moi la vengeance ; c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Si donc ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en faisant cela, tu lui amasseras des charbons de feu sur la tête. Ne te laisse point surmonter par le mal ; mais surmonte le mal par le bien. » La colère peut se manifester, mais agir sous l’effet de la colère est péché, car c’est l’orgueil qui prend le dessus.

Jésus nous le prouve par un exemple, dans Luc 18:11-14 où : « Le pharisien se tenant debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ni aussi comme ce péager ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède. Mais le péager, se tenant éloigné, n’osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur ! Je vous le dis, celui-ci redescendit justifié dans sa maison préférablement à l’autre ; car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé. » Ce que Dieu recherche dans l’humain, c’est l’humilité.

Il y a des évangélistes qui encouragent les hommes et les femmes perdus à dire cette prière du péager afin d’être sauvés. Mais remarquez que ce péager, après avoir prié ainsi, redescendit justifié dans sa maison. Il y a donc ici plus que ce qui paraît en surface. Ce n’est pas seulement la justification de Dieu qui est nécessaire ici, car nous avons déjà été justifiés par le fait que Dieu continue de nous laisser vivre encore. Le mot traduit comme justification est utilisé seulement une autre fois dans le Nouveau Testament, dans Hébreux 2:17-18, où nous lisons : « C’est pourquoi il a fallu qu’il devînt semblable en toutes choses à ses frères ; afin qu’il fût un souverain Sacrificateur, miséricordieux, et fidèle dans les choses de Dieu, pour expier les péchés du peuple. Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. »

Cette parabole du pharisien et du péager en prière est placée dans le contexte de l’adoration des Juifs dans le temple où les pécheurs pouvaient apporter des offrandes en sacrifice pour couvrir leurs péchés. Sachant que ; « l’âme de la chair est dans le sang ; je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire l’expiation pour vos âmes ; car c’est pour l’âme que le sang fait l’expiation » (Lévitique 17:11). De tels sacrifices étaient complètement inutiles, car ils étaient offerts dans un esprit d’orgueil religieux, comme le pharisien. Il aurait fallu que sa repentance et sa foi soient dans la promesse divine du pardon au travers de la mort d’un substitut innocent, qui préfigurait le véritable Agneau de Dieu dont la mort ferait la réconciliation éternelle pour les péchés du peuple. La prière du péager était dans cette veine et lui fut sauvé.

De nos jours, le pécheur devant la croix doit offrir une prière basée sur la mort de Christ pour ses péchés. Une telle prière, offerte avec une repentance sincère et la foi en la promesse divine, dévoile la justification devant Dieu. Et Dieu répond : « voici, je suis avec toi, et je te garderai partout où tu iras ; et je te ramènerai en ce pays ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie fait ce que je t’ai dit. » (Genèse 28:15). C’est la première de plusieurs promesses de Dieu en présence de ceux qui mettent leur confiance en Lui. Les paroles dans le texte cité plus haut furent dites à Jacob alors qu’il se sauvait de la rage non justifiée de son frère Ésaü.

Ceux qui accusent Jacob de fraude non justifiée alors qu’il s’est sécurisé le droit d’aînesse promis par Dieu avant même sa naissance devraient noter que Dieu n’a jamais corrigé Jacob à ce sujet. Regardons ce qui est vraiment arrivé : « Et Isaac pria instamment l’Éternel pour sa femme, car elle était stérile. Et l’Éternel fut fléchi par ses prières ; et Rébecca sa femme conçut. Mais les enfants se heurtaient dans son sein, et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je ? Et elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles. Un de ces peuples sera plus fort que l’autre ; et le plus grand servira le plus petit » (Genèse 25:21-23). Au contraire, Dieu a promis à Jacob Sa protection perpétuelle.

Notez également la protection promise à Josué par Dieu : « Nul ne subsistera devant toi pendant tous les jours de ta vie ; je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse ; je ne te laisserai point, et je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage ; car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, pour prendre garde à faire selon toute la loi que Moïse mon serviteur t’a prescrite ; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin que tu prospères dans tout ce que tu entreprendras » (Josué 1:5-7). Et n’oublions surtout pas Sa promesse à Son peuple choisi d’Israël.

« Alors, Samuel dit au peuple : Ne craignez point ; vous avez fait tout ce mal ; néanmoins ne vous détournez point d’après l’Éternel, mais servez l’Éternel de tout votre cœur. Ne vous en détournez point, car ce serait aller après des choses de néant, qui ne profitent ni ne délivrent, parce que ce sont des choses de néant. Car l’Éternel n’abandonnera point son peuple, à cause de son grand nom ; car l’Éternel a voulu faire de vous son peuple. Et pour moi, Dieu me garde de pécher contre l’Éternel, et de cesser de prier pour vous ; mais je vous enseignerai le bon et droit chemin. Seulement craignez l’Éternel, et servez-le en vérité, de tout votre cœur ; car voyez les grandes choses qu’il a faites en votre faveur. Que si vous faites le mal, vous serez détruits, vous et votre roi » (1 Samuel 12:20-25).

Il existe plusieurs autres assurances dans les Écritures. Une telle assurance nous révèle le cœur de Dieu. Dans Esaïe 41:17-20, nous pouvons lire : « Les affligés et les misérables qui cherchent des eaux et qui n’en ont point, dont la langue est desséchée par la soif, moi, l’Éternel, je les exaucerai ; moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai point. Je ferai jaillir des fleuves sur les hauteurs, et des sources au milieu des vallées ; je changerai le désert en étang, et la terre aride en sources d’eaux ; je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier ; je planterai dans les solitudes le cyprès, l’orme et le buis ensemble ; afin qu’ils voient et qu’ils sachent, qu’ils observent et comprennent tous, que la main de l’Éternel a fait ces choses, que le Saint d’Israël en est l’auteur. »

La plus précieuse de toutes ces assurances est celle que Jésus nous donne dans Hébreux 13:5-6 : « Que votre conduite soit exempte d’avarice ; soyez contents de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Certainement je ne te laisserai point, et je ne t’abandonnerai point. De sorte que nous disons avec assurance : Le Seigneur est mon aide, et je ne craindrai point ; que me fera l’homme ? » Après avoir dressé une liste exhaustive des possibilités de ce qui pourrait nous arriver, Paul conclut, dans Romains 8:38-39 : « Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Juste avant de monter au ciel, Jésus réunit Ses disciples pour la dernière fois. « Or les onze disciples s’en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait assignée. Et quand ils le virent, ils l’adorèrent ; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus, s’approchant, leur parla et leur dit : Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre ; allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde Amen ! » (Matthieu 28:16-20). Ses disciples étaient destinés à devenir Ses ministres jusqu’à Son retour.




D.484 – Art corporel ou sacrilège ?

Par Joseph Sakala

Avez-vous remarqué, depuis quelques années, l’accroissement du nombre de salons de tatouage pour combler la demande de ce que les gens appellent « l’art corporel » ? Il y en a pour tous les goûts. Il est vraiment surprenant de voir combien de personnes, jeunes comme plus vieux, hommes et femmes, indépendamment de la race ou du statut économique, qui portent des tatouages, souvent plusieurs, sur différents endroits du corps. Quelques-uns sont évidemment destinés à être provocants ou aguichants, puisqu’une partie seulement est visible, alors que le reste demeure caché sous les vêtements. Cette activité est devenue très populaire à cause de l’influence des « rock stars » et plusieurs athlètes professionnels qui les étalent à qui veut bien les regarder.

Les vedettes féminines ont aussi emboîté le pas, causant un accroissement de cette pratique alors que les jeunes tentent de copier leurs héroïnes. Pourtant, beaucoup d’articles existent, écrits par des experts en médecine, sur le danger potentiel causé par les tatouages. Les effets à long terme de l’encre dans le système humain n’est pas entièrement compris. Sans oublier la possibilité d’infection causée par des aiguilles non stériles. Il faut également considérer l’embarras social qui peut survenir plus tard dans la vie pour expliquer ces tatouages à ses enfants et petits-enfants.

Ce phénomène devenu si populaire a attiré ma curiosité par le biais d’un talk show populaire où une mère expliquait que sa fille fréquentait un salon de tatouage soi-disant chrétien et dans lequel seuls des thèmes chrétiens étaient envisagés. L’idée semblait être bonne, car, en étalant des tatouages chrétiens sur son corps, la personne « témoignait de Jésus ». En effet, la personne a déclaré que, si Salomon a décoré le temple à son époque, il est donc tout à fait correct de décorer un corps qui est également le temple du Saint-Esprit. Qu’en dites-vous ? Est-ce correct ? Est-ce que la Bible a quelque chose à dire sur le sujet ? Je vais vous surprendre, mais, dans Lévitique 19:28, Dieu nous dit :  « Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de caractères sur vous : Je suis l’Éternel. »

Anciennement, on se faisait imprimer le corps pour des rituels païens et le symbolisme perdure toujours dans certaines cultures primitives, de nos jours. Cependant, si nous nous soucions de ce que Dieu dit, nous allons éviter de nous laisser marquer le corps. L’apôtre Paul a écrit à l’Église de Corinthe : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? Car vous avez été achetés à un grand prix ; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:19-20). Alors, si nous devons glorifier Dieu en nos corps, nous n’allons certainement pas marquer ou barbouiller les murs du temple du Saint-Esprit. Il existe plusieurs mythes et traditions pratiqués de nos jours, et qui n’ont aucun rapport avec le christianisme original, ni avec la Bible.

Pour ce qui est de la cosmétologie en rapport avec la femme chrétienne, dans 1 Pierre 3:3-4, nous pouvons lire : « Que votre parure ne soit point celle du dehors, l’entrelacement des cheveux, les ornements d’or ou l’ajustement des habits, mais l’homme caché dans le cœur, l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. » Il est vraiment fascinant d’apprendre que les deux mots grecs, traduits « parure » dans le Nouveau Testament, sont kosmos et kosmeo d’où viennent les mots « cosmos » et « cosmologie », en référence à l’univers comme d’un système organisé, par opposition à « chaos » un système désorganisé. Il est également surprenant que le mot « cosmétiques » vienne de la même source qui, techniquement parlant, constitue toute parure qui transforme quelque chose de déplaisant ou de désordonné en quelque chose de beau et d’ordonné.

L’apôtre Pierre, cependant, met l’emphase sur le fait que les cosmétiques réels ne sont pas utilisés pour embellir l’apparence extérieure, mais plutôt pour transformer la vie de la croyante par le Saint-Esprit. Lorsque le cœur d’une personne est changé d’un chaos spirituel en un cosmos ordonné au travers de la confiance en Christ, le changement extérieur devient aussi apparent. L’ornement d’une douceur délicate paraît soudainement dans une paisible et radieuse décence. Alors, l’apôtre Paul encourage les femmes chrétiennes à se parer modestement, en juxtaposition avec l’entrelacement des cheveux, les ornements d’or et les perles.

Si les motifs qui vous poussent à vous maquiller sont provoqués par l’orgueil de bien paraître, d’avoir l’air plus jeune ou de cacher votre vraie apparence naturelle, vous devriez peut-être vous poser des questions afin de réviser vos motivations. La femme chrétienne doit d’abord plaire à son vrai Époux, Christ, à qui elle doit jurer fidélité et obéissance. C’est comme ça que Jésus vous aime. Ensuite, à son unique époux humain.

Ainsi, dans 1 Timothée 2:9-10, l’apôtre Paul ordonne aux femmes : « que pareillement les femmes se parent d’un vêtement honnête, avec pudeur et modestie, non de tresses de cheveux, ni d’or, ni de perles, ni d’habillements somptueux ; mais de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. » Donc, la véritable cosmétologie chrétienne devient aussi un éventail de bonnes œuvres. Finalement, la femme chrétienne elle-même doit être un ornement d’une douceur délicate dans une radieuse décence, de sorte que, par son comportement, elle : « exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur complaire en toutes choses, à n’être point contredisants ; à ne rien détourner, mais à montrer une entière fidélité, afin de faire honorer en toutes choses la doctrine de Dieu notre Sauveur » (Tite 2:9-10).

N’oublions pas, cependant, que Satan est celui qui séduit la terre entière à l’heure actuelle. Allons voir comment les gens se comportaient dans les civilisations anciennes. Dans Genèse 10:8-10, nous lisons : « Et Cush engendra Nimrod, qui commença à être puissant sur la terre. Il fut un puissant chasseur devant l’Éternel. C’est pour cela qu’on dit : Comme Nimrod, puissant chasseur devant l’Éternel. Et le commencement de son royaume fut Babel, Érec, Accad et Calné, dans le pays de Shinear. » La Bible est aussi un livre d’histoire et fut très bien affermie par l’archéologie. Il existe d’autres « bibles », évidemment, dont la plus populaire est Enuma Elish, une histoire de la création de la Babylone ancienne écrite sur sept tablettes. Dans cette histoire, le dieu Mardouk combat contre la déesse Tiamat et finit par la vaincre avec ses armements supérieurs.

Mardouk devient alors le dirigeant des dieux et fait les cieux et la terre avec le corps de Tiamat, et l’humanité avec le sang et les os de Mardouk. Il est très intéressant de voir Nimrod assumer le nom de Mardouk dans l’accroissement de sa propre glorification. Nimrod se faisait vraiment adorer comme dieu. Il n’est donc pas étonnant que Dieu identifie ce moment de l’histoire comme : « Mystère : Babylone la grande, la mère des fornicateurs et des abominations de la terre » (Apocalypse 17:5). Par un tel début dans l’adoption des coutumes, dans l’élaboration des cosmétiques et de leur influence sur le comportement de ces gens-là, nous voyons qu’il était tout à fait normal que ce peuple ait également voulu se faire un nom et se bâtir une tour qui toucherait le ciel.

« Or toute la terre avait le même langage et les mêmes mots. Mais il arriva qu’étant partis du côté de l’Orient, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear, et ils y demeurèrent. Et ils se dirent l’un à l’autre : Allons, faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur tint lieu de pierre, et le bitume leur tint lieu de mortier. Et ils dirent : Allons, bâtissons-nous une ville et une tour, dont le sommet soit dans les cieux, et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre. Et l’Éternel descendit pour voir la ville et la tour qu’avaient bâties les fils des hommes. Et l’Éternel dit : Voici, c’est un seul peuple, et ils ont tous le même langage, et voilà ce qu’ils commencent à faire ; et maintenant rien ne les empêchera d’exécuter tout ce qu’ils ont projeté. Allons, descendons, et confondons là leur langage, en sorte qu’ils n’entendent point le langage l’un de l’autre. Et l’Éternel les dispersa de là sur la face de toute la terre, et ils cessèrent de bâtir la ville. C’est pourquoi son nom fut appelé Babel (confusion) ; car l’Éternel y confondit le langage de toute la terre, et de là l’Éternel les dispersa sur toute la face de la terre », nous raconte Genèse 11:1-9. Mais leurs fins de réunification n’étaient que temporairement arrêtées.

Le but de Dieu en nous racontant cette histoire est double. D’abord, dans Actes 17:25-27, Dieu : « n’est point servi par les mains des hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes, pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé la durée précise et les bornes de leur habitation ; pour chercher le Seigneur, pour voir si en le cherchant à tâtons, ils le trouveraient, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous. » Et deuxièmement, pour nous montrer que Dieu a permis à l’humanité de poursuivre son chemin. « Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3:8-9).

L’espérance de l’humanité demeure, non dans une tour qui pouvait toucher au ciel, ni dans un Nouvel Ordre Mondial pour amener tous les hommes sous un seul gouvernement humain, mais plutôt dans l’Évangile de Jésus-Christ. « Or, les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et leur serment pour confirmer une chose, termine tous leurs différends ; c’est pourquoi, Dieu voulant montrer encore mieux aux héritiers de la promesse l’immutabilité de sa résolution, intervint par le serment ; afin que par ces deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous ayons une ferme consolation, nous qui cherchons un refuge dans la ferme possession de l’espérance qui nous est proposée, espérance que nous gardons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui pénètre au-dedans du voile, où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, ayant été fait souverain Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 6:16-20).

Un jour, bientôt, toute l’histoire de ce monde en malédiction sera réglé et tout fonctionnera sous une sainteté parfaite et selon le dessein majestueux de notre Créateur. Car ; « L’Éternel sera roi de toute la terre ; en ce jour-là, l’Éternel sera seul, et son nom seul » (Zacharie 14:9). Mais avant d’en arriver là, il y aura énormément de contestation. À son jeune évangéliste Timothée, Paul lui dit : « Fuis aussi les désirs de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité et la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. Et repousse les questions folles, et qui sont sans instruction, sachant qu’elles produisent des contestations. Or, il ne faut pas que le serviteur du Seigneur aime à contester ; mais il doit être doux envers tous, propre à enseigner, patient ; redressant avec douceur les adversaires, attendant que Dieu leur donne la repentance, et leur fasse connaître la vérité, et qu’ils sortent de l’ivresse des pièges du diable, qui les tient captifs et soumis à sa volonté » (2 Timothée 2:22-26).

Une des plaies au sein du christianisme moderne est que plusieurs s’accrochent à des sujets qui causent des séparations entre les chrétiens. Les questions de la nourriture-santé, des codes vestimentaires, des différents règlements des diverses congrégations, peuvent être importants, mais les chrétiens peuvent quand même avoir des divergences d’opinions et marcher aussi avec Dieu. En autant que ces questions n’entrent pas en conflit avec la saine doctrine de Christ. Notons ce qui nous est donné en Hébreux 13:9 : « Ne vous laissez point entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce et non par des préceptes sur les viandes, qui n’ont servi de rien à ceux qui les ont suivis. » « Et repousse les questions folles, et qui sont sans instruction, sachant qu’elles produisent des contestations », nous déclare Paul, dans 2 Timothée 2:23.

Par contre, il existe l’ordonnance d’être : « Attaché à la véritable doctrine qui doit être enseignée, afin qu’il soit capable, tant d’exhorter, selon la saine doctrine, que de convaincre ceux qui s’y opposent » (Tite 1:9). À Timothée, Paul déclare : « O Timothée ! garde le dépôt, fuyant les discours vains et profanes, et les disputes d’une science faussement ainsi nommée ; dont quelques-uns ayant fait profession, se sont détournés de la foi. La grâce soit avec toi ! Amen » (1 Timothée 6:20-21). Plusieurs de ces points forment la véritable doctrine qui doit être enseignée et est absolument essentielle, telle que la divinité de Christ, l’autorité des Écritures, le salut par la grâce, la résurrection de Jésus et plusieurs autres points, clairement et spécifiquement enseignés dans la Parole de Dieu.

Peut-être que la logique devrait être, si la doctrine est essentielle, enseignez-là et défendez-là à tout prix, mais si c’est une doctrine secondaire, enseignez-là tout en : « Redressant avec douceur les adversaires, attendant que Dieu leur donne la repentance, et leur fasse connaître la vérité » (2 Timothée 2:25). Mais si le sujet est non doctrinal, évitez les disputes et laissez aux frères et sœurs l’opportunité d’exercer leur liberté d’expression. La Création est-elle un sujet doctrinal ? Oui ! Très peu de doctrines sont si clairement enseignées dans les Saintes Écritures. Est-elle cruciale au salut ? Oui ! Mais il est essentiel qu’elle soit adéquatement comprise, car elle constitue le fondement de toutes ces doctrines. Parce qu’elle est le sujet des origines et la révélation d’un Créateur, et que l’ennemi a identifié ces origines comme le champ de bataille voué à détruire tous les chrétiens. Ici, nous devrions tenir ferme, si nous voulons garder notre foi.

Un autre domaine sur lequel il faut absolument porter notre attention, c’est le sujet des criminels et des enfants aux priorités tordues. La plupart des états aux États-Unis pratiquent un programme par étapes pour exécuter leurs plus violents criminels. Ils injectent un anesthésique pour enlever la douleur et pour endormir, puis une deuxième injection pour paralyser le corps et enfin une troisième pour arrêter le cœur de l’individu. C’est un procédé destiné à offrir au condamné l’opportunité de mourir sans douleur, avec dignité, comme s’il était mort dans son sommeil. Cela dit, certains législateurs effectuent des efforts continuels pour enrayer cette méthode de tuer. En se fondant sur la Constitution américaine qui garantit à chaque citoyen la liberté de ne pas recevoir une punition cruelle, certains prétendent que, même si la procédure est correctement exécutée, il y a une possibilité que le criminel puisse ressentir un peu de douleur avant de mourir.

Essentiellement, ces groupes argumentent que, s’il y a la plus petite possibilité de sensation de douleur ou de souffrance, alors la procédure devrait être déclarée cruelle et devrait donc être bannie. Pourtant, beaucoup de ces mêmes individus, qui invoquent l’abolition de la peine de mort sans douleur pour les criminels, n’ont aucun regret à passer des lois permettant de tuer un enfant par le biais d’un avortement très douloureux. Or, la science médicale admet de plus en plus que la douleur peut être ressentie chez l’enfant dans son cycle de développement bien avant ce qu’on croyait auparavant. La « sagesse commune » croyait que la sensation de douleur n’était pas possible avant le troisième trimestre ; cependant, dans un article du New York Times Magazine du 10 février 2008, intitulé « The First Ache », parlant du développement avancé du cortex cérébral, la médecine croit qu’un enfant en développement dans le sein de sa mère peut ressentir la douleur presque treize semaines après sa conception, c’est-à-dire, dès le premier trimestre.

Selon des observations chirurgicales effectuées sur des fœtus souffrant de manques au niveau du cortex cérébral, les chercheurs commencent à réviser leurs vieilles assomptions. Certains se mettent enfin à croire que la douleur endurée par le fœtus est encore plus intense. En effet, dans la pratique horrifique appelée « avortement naissance-partielle », ayant lieu aussi tard que vers la fin du troisième trimestre de la grossesse, toutes ces questions qu’on se posait aux étapes antérieures de la grossesse deviennent encore plus théoriques. Pardonnez-moi de vous donner des descriptions aussi crues, mais la vérité est crue ! Comment se fait-il que ceux qui acceptent de plonger des ciseaux dans l’arrière de la tête d’un enfant partiellement développé, afin de lui extraire le contenu du cerveau par succion, sont les mêmes individus prêts à protester férocement si la même procédure était pratiquée sur des meurtriers et des violeurs ?

Pourquoi seraient-ils prêts à combattre pour que les plus violents des meurtriers aient le droit de s’endormir en paix, mais permettraient-ils d’arracher les entrailles du corps des plus innocents parmi nous ? Est-ce parce qu’ils ne craignent pas Dieu ? Ils ne le connaissent même pas ! Ils ne connaissent pas Ses lois, Sa façon d’agir, Sa pensée ou Sa justice. Mais ils le sauront un jour. Plusieurs dans le monde ne connaissent pas le Dieu qui crée le fœtus dans le sein de la mère, mais le jour vient où Dieu Se fera connaître à eux. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et aurez-vous égard à la personne des méchants ? Faites droit au faible et à l’orphelin ; rendez justice au misérable et au pauvre. Délivrez le faible et l’indigent ; sauvez-le de la main des méchants » (Psaume 82:2-4).

Mais vous n’avez pas à attendre ce jour pour connaître le Grand Dieu. Lisez votre Bible et connaissez Celui qui forme une vie nouvelle dans le sein d’une mère et prenez conscience du Messie qui viendra bientôt établir Son gouvernement de gloire et de paix ici-bas et qui saura différencier entre les criminels et les enfants innocents.

Un autre danger bien évident de nos jours, c’est l’accroissement de la pornographie dans la vie sexuelle des gens. Notre société actuelle est inondée d’images de sexualité visuelle par le biais des films pornographiques, au théâtre et à la télé. Nous les voyons partout dans les annonces de journaux, les scènes à la télé, les théâtres, les magazines, sur Internet et même dans les multiples parades où des corps de femmes sont exhibés ouvertement avec les participantes qui crient « Regardez-moi ! » Ces exhibitions sont devenues monnaie courante, comme étant sans danger et tout à fait normales. Mais y a-t-il un danger caché si ces habitudes ne sont pas enrayées ?

Voici ce que Jésus a déclaré, dans Matthieu 5:28 : « Mais moi je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. » Quelques-uns diront : « Quel est le problème ? On ne blesse personne, c’est seulement dans votre esprit ! » Plusieurs dames diront : « Les femmes n’ont pas ce problème, c’est un problème d’hommes. » Pourtant, plusieurs femmes deviennent accrochées aux bouquins romantiques, aux opéras-savons pleins de scènes impliquant le sexe, parfois explicite. Mais plusieurs individus de notre société diront : « Où est le mal ? Ils ne font de mal à personne ! »

Regardons ce sujet d’immoralité visuelle. Le Créateur savait-Il de quoi Il parlait, lorsque Dieu nous a avertis que regarder une autre femme que la sienne, en la convoitant, était de commettre l’adultère avec elle dans son cœur ? En plus des images de sexualité déjà mentionnées, Satan a inspiré les hommes par une nouvelle frontière technologique sur Internet. Il paraîtrait que plus de 60 % du trafic pornographique aujourd’hui est disponible sur le World Wide Web. Alors, répondons à la question : pourquoi l’immoralité visuelle devient-elle si dangereuse et comment porte-t-elle atteinte à notre bonheur ? Le constant bombardement d’images de sexualité provenant de toutes les directions bâtit en nous des banques de mémoire faisant en sorte que nous produisons constamment des comparaisons entre les corps mâles et/ou femelles. La vision de ces corps parfaits vient à s’ériger en modèles de comparaison tout au long de la vie de l’individu.

Ceux qui se font stimuler continuellement par des visions d’immoralité s’aperçoivent assez vite que leur mari ou leur femme n’ont pas des corps parfaits. Chacun a ses imperfections physiques et personne n’a un corps sans défaut. Trop gras, trop maigre, trop vieux, trop ci et trop ça. Aucun homme ni aucune femme ne peut se mesurer à l’idéal fantasmé. Tandis que, lorsque le mari et sa femme n’ont d’yeux que l’un pour l’autre, leur amour devient plus complet, plus profond et beaucoup plus grand, comme Dieu l’avait créé. Un deuxième problème avec l’immoralité visuelle, que ce soit avant ou même durant le mariage, c’est qu’il mène à des expériences pseudo-sexuelles de l’esprit humain. Ce type d’expérience produit une réaction psychologique, comme une augmentation du pouls, une augmentation de la pression sanguine et une réponse neurochimique au niveau du cerveau.

Et au fur et à mesure que les gens s’impliquent dans cette imagerie mentale et visuelle, les humains deviennent accrochés, avec le temps, à la sensation produite dans le corps et dans l’esprit de la personne. En recherchant continuellement cette sensation physique, leur sensation émotionnelle se refroidit. L’homme par exemple, perd son habilité à avoir une relation émotionnelle chaleureuse, amoureuse et physique avec son épouse. La vigueur du lien du mariage se perd lentement et le lien entre le mari et son épouse s’effrite, et les enfants en deviennent les éternelles victimes.

Comme troisième aspect de l’immoralité visuelle, ce sont les dommages causés au bonheur du couple dans sa progression naturelle. Presque inévitablement, un niveau de l’immoralité visuelle mène à un autre niveau. Et quand une personne atteint un niveau de convoitise sexuelle, elle veut ensuite atteindre un niveau plus élevé ; et cela ne finit plus, car la personne ne recherche que l’autre niveau de stimulation sexuelle. Et l’amour profond que partageaient deux personnes qui s’aimaient au début…où est-il rendu ? Le couple se met a examiner le comportement d’autres couples, pour discerner comment ils s’habillent, se maquillent, se couvrent le corps d’une variétés d’imageries, et j’en passe. Leur convoitise devient telle qu’ils recherchent les magazines et les films pour adultes, les boutiques érotiques et les clubs de nuits pour satisfaire leurs goûts.

Et avec la constante inspiration de Satan, la progression continue vers d’autres étapes sans cesse plus perverses, incluant la pornographie infantile, l’asservissement ou esclavage sexuel, la violence sexuelle avec douleur qu’on appelle sado-masochisme, la prostitution et, quelquefois, cela va jusqu’aux crimes violents, comme le viol et les meurtres en série. Mais le sceptique dira : « Une minute, il est impossible qu’un peu d’immoralité visuelle puisse mener à tant d’activités criminelles ! » Peut-être pas chez tous, mais c’est le premier pas qui pourrait nous mener à porter atteinte à notre bonheur avec une épouse, à un mariage heureux avec des enfants bien élevés, le bonheur que Dieu à préparé chez vous, au lieu de toujours chercher ailleurs. C’est Dieu qui nous a créés et Dieu sait parfaitement de quoi Il parle quand Il nous dit de nous occuper les uns des autres avec un esprit pur et de bien-être, au lieu de convoiter ce qui appartient au prochain.

Pourtant, le meilleur livre d’instruction pour un mariage heureux fut écrit par le Créateur de toutes choses Lui-même, qui nous connaissait bien avant que nous naissions et qui S’attend de chacun qu’il vienne vers Lui pour recevoir l’abondance de joie et de bonheur dans sa vie.




D.483 – Doit-on obéir à Dieu pour être sauvés ?

Par Joseph Sakala

Après avoir accepté la grâce de Dieu, est-ce que Dieu demande autre chose ? Dieu nous dit qu’il faut se repentir et être baptisé. « Mais c’est le salut par les œuvres ! » prétendent quelques « chrétiens ». Donc, est-ce que l’obéissance contredit la grâce ? Qu’est-ce que la Bible enseigne vraiment au sujet de l’obéissance à Jésus-Christ ? Même s’ils trouvent cela un peu embarrassant de le dire, plusieurs chrétiens déclarent qu’ils n’ont rien à faire pour être sauvés. Venez comme vous êtes et acceptez Jésus. Quelques-uns vous diront que tout ce que vous avez à faire, c’est de croire et c’est tout, car faire autre chose serait chercher le salut par les œuvres. Mais est-ce vraiment ce que la Bible nous enseigne ?

À un certain moment dans votre vie, quelqu’un vous a probablement demandé la question : « Avez vous été sauvé ? » Qu’avez-vous répondu ? Nous savons que tous ceux qui répondent à l’appel de Dieu et qui se repentent vraiment et sont baptisés auront leurs péchés pardonnés, et ils recevront le don du Saint-Esprit, ce pouvoir spirituel qui leur permettra de vivre dans une nouvelle vie. Néanmoins, que veut vraiment dire répondre à l’appel de Dieu ? Le Jour de la Pentecôte, en l’an 31 apr. J.-C., dans la première exhortation inspirée à l’Église du Nouveau Testament, l’apôtre Pierre a prononcé un sermon à Jérusalem devant plusieurs milliers de personnes.

Au cours de ce sermon, dans Actes 2:36-39, Pierre leur dit : « Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. Ayant entendu ces choses, ils furent touchés de componction en leur cœur, et dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse a été faite à vous et à vos enfants, et à tous ceux qui sont éloignés, autant que le Seigneur notre Dieu en appellera » (Actes 2:38-39). Voilà une belle occasion pour Pierre de leur déclarer qu’ils n’avaient plus rien à faire.

Mais qu’est-ce que Pierre leur attesta ? Pierre leur dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Pierre leur a plutôt annoncé de magnifiques nouvelles : qu’ils pouvaient d’abord recevoir le pardon de tous leurs péchés et, en plus, recevoir le don du Saint-Esprit. Mais il a insisté sur deux points : qu’ils se repentent et qu’ils soient baptisés. Si vous aviez été là, à entendre Pierre vous raconter votre part dans la mort de Christ et à vouloir changer votre vie afin de recevoir Son pardon, qu’auriez-vous faits ?

Vous seriez-vous obstiné avec Pierre en proclamant fièrement : « Non, je ne me repentirai pas ! Je ne serai pas baptisé ! Ce sont des œuvres et je ne veux pas gagner mon salut ! » ? Si vous l’aviez fait, vous vous seriez opposé à l’instruction directe de Dieu et à l’enseignement de base du Nouveau Testament. En vérité, personne ne peut gagner son salut. Mais désobéir volontairement à une instruction de Dieu, c’est un signe évident que vous ne vous êtes pas repenti, ni vraiment converti. Alors, en ce premier Jour de la Pentecôte dans l’Église du Nouveau Testament, comment cette foule a-t-elle réagi ? Les Écritures partagent ces magnifiques nouvelles. « Ceux donc qui reçurent de bon cœur sa parole, furent baptisés ; et ce jour-là environ trois mille âmes furent ajoutées aux disciples. Or, ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, dans la communion, dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes 2:41-42). Remarquez bien : « ils persévéraient dans la doctrine des apôtres… » Mais ce n’était pas un salut par les œuvres.

En ce même jour, environ trois mille personnes se sont converties et sont devenues de nouveaux chrétiens en obéissant à l’instruction de Dieu. Et ils ont fait tout ce que Jésus leur a commandé. « Or, après que Jean eut été mis en prison, Jésus s’en alla en Galilée, prêchant l’évangile du royaume de Dieu, et disant : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu approche. Repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1:14-15). Voilà ce que Jésus prêchait. D’abord, la repentance et, ensuite, que le Royaume de Dieu approchait. Ceux qui veulent être sauvés ne veulent pas nécessairement prêcher l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre, car pour eux, ce sont des œuvres. Pourtant, c’est ce que Jésus a fait et a commandé à Ses disciples de faire.

Qu’est-ce que la repentance ? Le mot grec est metanoeo, qui veut dire « penser différemment ». Il faut donc se repentir du péché. Mais qu’est-ce qu’un péché ? Voici la définition biblique du péché. « Quiconque pèche, transgresse aussi la loi ; car le péché est une transgression de la loi » (1 Jean 3:4). Quelle loi ? Lorsqu’on transgresse un des Dix Commandements, nous avons péché. D’abord établissons que la Bible est divisée en deux Alliances, l’Ancienne et la Nouvelle. Soit que nous suivons l’Ancienne ou que nous suivons la Nouvelle, mais on ne peut avoir un pied dans une et l’autre pied dans l’autre. Notez bien ceci : « Mais maintenant Christ a obtenu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est Médiateur d’une alliance plus excellente, et qui a été établie sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu lieu d’en établir une seconde » (Hébreux 8:6-7).

Christ est donc venu afin d’établir une alliance plus excellente qui a été établie sur de meilleures promesses. La première alliance fut faite avec Israël physique qui a rejeté le Messie ; alors, Jésus est venu pour établir une seconde alliance avec Israël de Dieu, un peuple spirituel. « Et pour tous ceux qui suivront cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, et sur l’Israël de Dieu ! » (Galates 6:16). Et les Dix Commandements ? Ont-ils été cloués sur la croix, comme certains « chrétiens » le prétendent ? Au contraire, vérifiez vous-mêmes dans Matthieu 5:1-48 pour voir comment Jésus en a fait la Loi de liberté. Je vous recommande de lire Matthieu 5 au complet.

La confusion des gens d’église provient justement de ce qu’ils n’arrivent pas à faire la différence entre la Loi de Moïse, qui a été abolie parce qu’elle n’amène pas le salut, et la Loi de Christ, celle de la Nouvelle Alliance et qui devient le résultat de notre salut. Comme l’apôtre Jacques l’a si bien déclaré : « Car, quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à pécher dans un seul point, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu tues, tu es transgresseur de la loi. Ainsi, parlez et agissez comme devant être jugés par la loi de la liberté » (Jacques 2:10-12).

Lorsque nous nous repentons d’un péché, nous sommes vraiment peinés d’avoir transgressé la loi de Dieu. Nous n’avons plus une attitude hostile envers Dieu et Sa loi de liberté. Nous n’avons plus une attitude charnelle. « Parce que l’affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; et en effet, elle ne le peut. Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu » (Romains 8:7-8). Une fois que nous nous sommes repentis, nous voulons être en harmonie avec la loi d’amour de Dieu. La repentance amène un profond changement dans notre façon de penser, ainsi que notre manière de vivre par chaque Parole de Dieu. Comme Jésus l’a si bien dit, dans Luc 4:4 : « Il est écrit : L’homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. »

La repentance est beaucoup plus que la compréhension intellectuelle du péché. La véritable repentance produit un grand chagrin provoqué par nos péchés. Pensons à : « une femme de la ville, qui était de mauvaise vie, ayant su qu’il [Jésus] était à table dans la maison du pharisien, y apporta un vase d’albâtre, plein de parfum. Et se tenant derrière, aux pieds de Jésus en pleurant, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête ; elle lui baisait les pieds, et les oignait de parfum » (Luc 7:37-38). Ça, c’est de la repentance profonde. Mais il y a une tristesse du monde qui ne produit par une repentance sincère. Remarquez comment Paul a reconnu la repentance des Corinthiens lorsqu’il leur déclara : « Maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, en sorte que vous n’avez reçu aucun dommage de notre part. Car la tristesse qui est selon Dieu, produit une repentance à salut, et dont on ne se repent jamais ; au lieu que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:9-10).

Certains criminels manifestent une tristesse du monde, déclarant qu’ils sont peinés d’avoir commis leurs crimes quand, en réalité, ils pensent en eux-mêmes : « J’ai de la peine de m’être fait prendre » ou « Je suis peiné pour la culpabilité que je ressens, qui vient de ce que je devrai subir la pénalité pour mon crime. Mais dans le fond, si j’ai une autre chance de commettre un crime, je le ferai. » Ce ne sont pas que les criminels qui ressentent cette tristesse du monde. Plusieurs qui se lancent dans les crimes sexuels, la drogue, l’alcool à outrance, ou d’autres comportements malsains, peuvent aussi ressentir une tristesse du monde. Mais sans un véritable changement de cœur et de comportement, leurs transgressions continuelles pourraient les mener à la mort. Parce que la tristesse du monde produit la mort !

La tristesse selon Dieu rapporte de bien meilleurs fruits, car notez ses caractéristiques, telles que décrites dans les Écritures. « Car voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! Quelles excuses, quelle indignation, quelle crainte, quels désirs, quel zèle, quelle punition ! Vous avez montré à tous égards que vous êtes purs dans cette affaire. Ainsi, lorsque je vous ai écrit, ce n’a pas été à cause de celui qui a fait l’injure, ni à cause de celui à qui elle a été faite, mais pour vous faire connaître notre zèle pour vous devant Dieu » (2 Corinthiens 7:11-12). Ceux qui se repentent de cette façon pensent différemment et se comportent aussi différemment. Ils sont sérieux dans leurs engagements à vouloir vraiment changer leurs vies. Ces individus vont jusqu’à faire des modifications dramatiques.

Vous souvenez-vous de ce que Jean le Baptiste a déclaré aux pharisiens et aux sadducéens lorsqu’ils sont venus vers lui pour être baptisés ? « Alors Jérusalem, et toute la Judée, et tous les environs du Jourdain, venaient à lui ; et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en confessant leurs péchés. Mais quand il vit venir à son baptême plusieurs des pharisiens et des sadducéens, il leur dit : Race de vipères ! qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits convenables à la repentance. Et ne pensez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ; car je vous dis que, de ces pierres, Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Et la cognée est déjà mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit point de bon fruit est coupé et jeté au feu » (Matthieu 3:5-10).

Si nous continuons à pratiquer le péché sans aucun changement d’attitude dans notre vie, il n’y a pas de repentance réelle. Regardons l’attitude de David : « Lorsque Nathan le prophète vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Shéba. O Dieu, aie pitié de moi, selon ta miséricorde ! Selon la grandeur de tes compassions, efface mes forfaits ! Lave-moi parfaitement de mon iniquité, et nettoie-moi de mon péché ! Car je connais mes transgressions, et mon péché est toujours devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, de sorte que tu seras juste quand tu parleras, et sans reproche quand tu jugeras. Voilà, j’ai été formé dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. Voilà, tu aimes la vérité dans le cœur, tu m’as fait connaître la sagesse au-dedans de moi. Purifie-moi de mon péché avec l’hysope, et je serai net; lave-moi et je serai plus blanc que la neige. Fais-moi entendre la joie et l’allégresse ; que les os que tu as brisés, se réjouissent ! Détourne ta face de mes péchés ; efface toutes mes iniquités ! O Dieu, crée en moi un cœur pur, et renouvelle en moi un esprit droit ! Ne me rejette pas loin de ta face, et ne m’ôte pas ton esprit saint ! Rends-moi la joie de ton salut, et que l’esprit de bonne volonté me soutienne ! J’enseignerai tes voies aux transgresseurs, et les pécheurs se convertiront à toi. Délivre-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu de mon salut ! Ma langue chantera hautement ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. Car tu ne prends pas plaisir aux sacrifices, autrement j’en donnerais ; l’holocauste ne t’est point agréable. Le sacrifice agréable à Dieu, c’est un esprit brisé ; ô Dieu, tu ne méprises pas le cœur contrit et brisé. Fais du bien à Sion dans ta bienveillance ; édifie les murs de Jérusalem. Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice, à l’holocauste et à la victime entière ; alors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel » (Psaume 51:2-21).

Notez que David n’a pas demandé que Dieu lui rende justice. Car lui rendre justice était de le faire mourir. « Car le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6:23). Alors, dans son attitude repentante, David a demandé de la miséricorde. Psaume 51:3 : « O Dieu, aie pitié de moi, selon ta miséricorde ! Selon la grandeur de tes compassions, efface mes forfaits ! » Après avoir reconnu son péché, il demande, dans Psaume 51:4 : « Lave-moi parfaitement de mon iniquité, et nettoie-moi de mon péché ! » Regardez maintenant ce que David déclare, dans Psaume 51:6 : « J’ai péché contre toi, contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, de sorte que tu seras juste quand tu parleras, et sans reproche quand tu jugeras. »

Comment David a-t-il péché seulement contre Dieu ? David avait commis l’adultère avec Bath Shéba. Ensuite, pour cacher son péché, il envoya Urie, son mari, sur la ligne d’attaque pour se faire tuer. David a sûrement péché contre Urie et Bath Shéba. Mais Dieu lui a commandé : « Tu ne tueras point. Tu ne commettras point adultère » (Exode 20:13-14). David avait péché contre le Législateur et méritait la peine de mort. La repentance de David donne un exemple à tous les chrétiens, car nous avons tous besoin d’être humiliés pour avoir un cœur contrit. Alors, David Lui dit : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. Car tu ne prends pas plaisir aux sacrifices, autrement j’en donnerais ; l’holocauste ne t’est point agréable. Le sacrifice agréable à Dieu, c’est un esprit brisé ; ô Dieu, tu ne méprises pas le cœur contrit et brisé » (Psaume 51:17-19).

Lorsque nous arrivons au point de la repentance, comme David, et que nous obéissons aux instructions de Christ d’être baptisés, Dieu nous pardonne tous nos péchés passés et nous commençons à marcher en nouveauté de vie. Maintenant que tous nos péchés passés sont pardonnés, pourrions-nous maintenant continuer à pécher parce que nous sommes sous la grâce ? Notez bien ce que Paul nous dit : « Que dirons-nous donc ? Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Nullement ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore en lui ? Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle » (Romains 6:1-4).

Un nouveau converti à Christ, à qui Dieu a accordé la grâce du pardon non mérité, pourrait-il recommencer à transgresser les lois de Dieu et Lui désobéir ? Certainement pas ! Nous ne pouvons pas désobéir à Dieu et recevoir le don du salut. Paul s’adressait à de faux chrétiens qui tentaient de prêcher, comme plusieurs ministres de nos jours, « qu’une fois pardonnés toujours pardonnés », c’est-à-dire que les péchés que nous n’avons même pas encore commis sont déjà pardonnés d’avance ! L’apôtre Jude avait déjà confronté ce problème dès le premier siècle : « Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur » (Jude 1:4).

Combien d’impies prêchent ouvertement de nos jours qu’ils sont libres de transgresser les Dix Commandements parce qu’ils ont été cloués sur la croix et que nous n’avons plus à les observer ? C’est de la rébellion et de l’ignorance incitées par un esprit charnel non converti. « Parce que l’affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; et en effet, elle ne le peut [même pas du tout]. Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu », nous déclare Paul, dans Romains 8:7-8. La vérité demeure qu’il faut garder La loi de Christ qui est une expression ouverte d’amour envers Lui.

Comme l’apôtre Jean a si bien témoigné dans 1 Jean 5:3-4 : « Car ceci est l’amour de Dieu, c’est que nous gardions Ses commandements ; or, ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu, est victorieux du monde, et la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. » La Loi de Christ n’est pas pénible comme le fut la Loi de Moïse que le peuple n’arrivait pas à observer. Voilà pourquoi Jean a fortement déclaré qu’il était impossible de vivre sous la grâce et de pratiquer le péché en même temps. Aucun véritable chrétien ne voudrait pratiquer le péché alors qu’il réclame la grâce de Dieu.

Paul aussi nous confirme : « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle. Car si, lui devenant semblables dans sa mort, nous avons été faits une même plante avec lui, nous le serons aussi à sa résurrection ; sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que nous ne soyons plus asservis au péché. Car celui qui est mort, est affranchi du péché » (Romains 6:3-7).

Votre Bible vous révèle l’impressionnant Plan de Salut divin. Le salut est un don gratuit de Dieu qu’on ne peut jamais se mériter par les œuvres. « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9). Par contre, une fois sauvés nous Lui appartenons : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (v.10). Donc, nous devrions produire de bonnes œuvres, les fruits permanents, dignes de notre conversion. Nous ne pourrions pas grandir spirituellement sans l’Esprit de Dieu. Et remarquez comment les premiers apôtres s’y prenaient pour passer le Saint-Esprit. « Alors les apôtres leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit » (Actes 8:17). Mais pourquoi ?

Parce que, dès les débuts de l’Église, Satan inspirait déjà ses ministres à s’infiltrer parmi les véritables chrétiens. Alors, dans Actes 8:18-23, nous lisons : « Mais Simon voyant que le Saint-Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, leur offrit de l’argent, en disant : Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que tous ceux à qui j’imposerai les mains reçoivent le Saint-Esprit. Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait avec de l’argent. Il n’y a pour toi ni part, ni lot en cette affaire ; car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie Dieu, que, s’il est possible, la pensée de ton cœur te soit pardonnée. Car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. »

Le Saint-Esprit est la puissance spirituelle de Dieu par laquelle Il Se crée des enfants et les fait grandir spirituellement vers Son Royaume. Lorsque nous avons besoin du Saint-Esprit pour vaincre l’attrait de notre nature humaine, Paul nous déclare : « Je rends grâces à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Je suis donc assujetti moi-même, par l’esprit, à la loi de Dieu, mais par la chair, à la loi du péché » (Romains 7:25). Vous remarquerez l’attitude obéissante de Paul. Dieu donnera-t-Il Son Saint-Esprit à quelqu’un qui aurait une attitude de désobéissance ? Jamais, car Pierre nous dit clairement, dans Actes 5:32 : « nous Lui sommes témoins de ces choses, aussi bien que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »

Pierre et les apôtres démontraient continuellement une attitude d’obéissance envers Dieu. Notez la fermeté de Pierre lorsqu’il s’adressait au sanhédrin. Ce Conseil juif avait commandé aux apôtres de ne pas prêcher au nom de Jésus. Quelle fut leur réponse ? « Mais Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5:29). Un des thèmes de la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse, est que l’obéissance à Dieu apporte des bénédictions, tandis que la désobéissance à Dieu apporte des malédictions. Vous pouvez recevoir de magnifiques bénédictions de Dieu, ainsi que Son don de vie éternelle au travers de Jésus-Christ notre Seigneur. Mais Dieu donne ces bénédictions seulement à ceux qui sont prêts à se repentir, à croire en Lui, et à Lui obéir.

Comme le disait si bien Pierre : « Car le temps vient où le jugement doit commencer par la maison de Dieu ; et s’il commence par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu ? Et si c’est à grand-peine que le juste est sauvé, que deviendront l’impie et le pécheur ? Que ceux donc qui souffrent par la volonté de Dieu, lui recommandent leurs âmes, comme à un Créateur fidèle, en faisant le bien » (1 Pierre 4:17-19). Jésus est notre Sauveur vivant et nous serons sauvés par Sa vie. « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par Sa vie ? » (Romains 5:10). Je prie que, vous aussi, vous participiez au merveilleux plan de salut de Dieu.




T.037 – Conversation avec Dieu

« Seigneur, mon comportement n’est pas digne d’une princesse, et c’est pourtant ce que je suis à Tes yeux. Mais personne ne le sait, pas même moi, puisque je me conduis parfois de manière bien absurde. Une princesse se conduit toujours bien, sans jamais s’écarter du protocole de la cour et de l’étiquette. Et, bien que ma cour soit Ton Royaume et mon étiquette la Sagesse de Ta Parole, bien que mon Père soit le Roi de l’univers, je ne me conduis pas en princesse. Je laisse les éléments extérieurs dominer sur moi. Pourtant, tous les éléments sont dans Ta main ; Tu les disposes et les transformes à Ta guise.

J’ai parfois du mal à croire que Tu m’aimes. Je le sais pourtant, mais il y a tant de distance entre la connaissance et la conscience ! Je peux savoir quelque chose sans en être personnellement vraiment sûre. Et la preuve de mon incertitude, c’est qu’au fond de moi, j’ai peur de perdre Ton amour. Il y a donc un conflit quelque part : je sais quelque chose, mais je ne le prends pas pour acquis. Ton ennemi, qui rôde sans cesse autour de moi, se place entre ma tête et mon cœur, afin que jamais les deux ne se rejoignent.

Si je perdais Ton amour, que me resterait-il ? Où irais-je ? Que ferais-je ?

Si Tu venais à m’abandonner, je mettrais fin à mes jours, car sans Toi je n’aurais plus de raison de vivre. Ma vie se base sur Ton amour et sur l’attente de Ton glorieux retour. Il me resterait encore ma fille, certes. Mais je n’aurais plus aucun espoir, ni pour elle, ni pour moi. Or, aujourd’hui j’ai foi en Ton alliance. Et même si mon attitude au quotidien n’est pas digne du rang que j’occupe à Tes yeux, je demeure attachée à notre alliance. Je continue à croire qu’elle est encore valable.

Notre alliance est toujours actuelle ; elle me permet –  par la vertu de Ton sacrifice à la croix – de me présenter devant Toi et de Te parler sincèrement, quelque soit la charge qui me pèse. Ainsi, je Te supplie, mon Seigneur et mon Dieu, de nous manifester Ton amour et Ta miséricorde !

Le monde manque de charité. On dit que la planète se réchauffe, et moi je dis qu’elle se refroidit ! Dans chaque situation, je crains toujours d’être rejetée. Ma fille aussi expérimente cela quotidiennement. Elle a du mal à se faire aimer. Je sais qu’à Tes yeux, cela est tout à fait normal : Tu nous as prévenus que le monde nous haïra. Mais Toi qui connais le rejet et la douleur qu’il occasionne, peux-tu me dire pourquoi faut-il que, l’ayant vécu moi-même, je revive cette souffrance au travers de mon enfant ? Faut-il qu’elle vive la même chose que moi ? N’est-il pas naturel pour une mère de vouloir l’épargner ? A cela tu réponds « Je n’ai pas épargné mon Fils »…

Oui, quand Toi, le Dieu qui a créé l’univers, es devenu un Fils, le Ciel ne s’est pas vidé de Toi et Tu as souffert doublement : en Victime expiatoire et en Père qui doit juger équitablement la terre. Ta Parole le dit, il n’y a aucune souffrance qui ne te soit inconnue.

Ici-bas règne l’ignorance de ce qu’est l’Amour. C’est le règne de la jalousie, du mépris et de l’esprit de compétitivité. La notion de compassion est absente des mentalités. On ne se met jamais à la place de l’autre. Le don de soi est si rare. Je parle bien sûr du don de soi aux autres et à Dieu. Mais les gens ne Te connaissent pas, ou bien mal. Ils se donnent à eux-mêmes pour satisfaire leurs propres appétits. Leur dieu, c’est leur ventre ou leur ambition.

Et moi qui veux construire ma vie sur le roc de Ton Évangile, je voudrais tant faire preuve du don de moi-même, mais je me demande comment me donner dans un monde si égoïste. Vers quelle maison aller ? Vers qui ? Qui peut avoir besoin de moi ?

C’est le règne de l’autosuffisance. La plupart des gens se satisfont eux-mêmes et rejettent tout changement dans leur vie. Ils ne veulent pas s’encombrer. Et pourtant, ils ne savent pas que leur vie est déjà un encombrement et que Toi, Seigneur, Tu peux les désencombrer, les libérer complètement. Encore faut-il Te laisser une place !

J’essaie de Te laisser toujours plus de place dans ma vie. Mes choix et mes décisions tournent la plupart du temps autour de cet axe. Me libérer des contraintes terrestres superflues pour avoir le temps et l’espace dans mon esprit, afin d’être disponible pour Toi et de T’appartenir entièrement. Mais plus je fais cela et moins je trouve ma place dans ce monde. Comment trouver ma place ici-bas ?

Je vis dans le monde de l’autosuffisance et je ne suis pas autosuffisante : rien ne me suffit, si Tu n’es pas là avec moi. Je ne peux rien puiser en moi-même pour éprouver de la satisfaction et atteindre le bonheur. Certes, Tu as mis des dons en moi et j’éprouve de la satisfaction en m’appliquant à les développer, mais ma joie dans cela est de savoir que mes dons viennent de Toi, de m’exercer sous Ton regard et de le faire à Ta Gloire. Sinon, mes dons ne servent à rien et ma satisfaction n’est que momentanée.

Il n’y a que Toi qui puisses pallier à mes manques, à mes imperfections et à mes incohérences. Je ne suis pas un dieu. En vérité, chaque épreuve me montre combien je suis petite et perdue sans Toi. Mais avec Toi, je crois que je peux faire de grandes choses. Je sais que si Ton Esprit prend le gouvernail, Il pourra m’emmener plus loin que je n’ose imaginer, car Tu vois plus loin et plus haut que moi. Je sais que, si je Te fais entièrement confiance, Tu peux m’emmener loin, même seule, même dans ce monde trop grand, trop confus, trop sombre et trop angoissant.

Alors, entends ma voix ! Ne me laisse pas m’épuiser en vain ! Ne me laisse pas fondre comme un morceau de cire au soleil ! Réanime-moi ! Revivifie-moi ! Redonne-moi foi et courage pour que rien ne me paraisse impossible. Aide-moi à voir comme Tu vois de là-haut, de Ton Trône céleste où tu sièges au-dessus des hommes. Donne-moi la faculté de voir avec des yeux spirituels, dans cette civilisation basée sur les apparences, dans ce monde qui adore les images, dans cette modernité où les écrans s’élèvent sur un trône toujours plus haut ! Aide-moi à vivre, moi qui suis différente. Moi qui me méfie beaucoup du progrès et qui ne le perçois pas comme tel, parce que l’esprit qui se cache derrière la haute technologie est en inimitié avec Tes valeurs.

L’idolâtrie de l’informatique et de la robotique est un phénomène de masse qui s’amplifie dans les derniers temps. Aide-moi, Seigneur, à surmonter la solitude qui est le lot de ceux qui nagent à contre-courant. Mais la solitude n’est rien comparée à la discrimination destinée aux adeptes d’une vie authentique aux antipodes de la mondialisation. Aide-moi à m’y préparer, puisque l’avenir avant Ton grand retour sur terre n’apportera que le funeste déclin de la liberté.

Seigneur, Tu me connais. Tu sais combien j’aime Ta création et combien je souffre de ce qu’elle devient, quand l’homme entreprend de la détruire.

J’aime planter les graines des fruits que je mange. J’aime les regarder germer puis se transformer en arbre et en fleurs. J’aime prendre soin des plantes et des créatures vivantes, parce que Tu les as créés. Elles m’apportent plus de joie et de réconfort que tout ce que l’homme a fabriqué depuis des siècles.

Alors, je regarde autour de moi et je me demande : quand trouverai-je quelqu’un qui me soit semblable et qui profondément me comprenne ?

Si seulement je pouvais prier selon la touchante prière de François d’Assise, dans laquelle il ne cherchait pas à être compris, mais à comprendre et il ne demandait pas à être aimé, mais à aimer. Quelle abnégation merveilleuse ! Ne rien vouloir pour soi, vouloir tout simplement donner. Etre tourné vers son prochain et uniquement son prochain. Ne pas servir les autres par intérêt. Ne pas chercher de bénéfices, de récompenses, de compensations… Trouver tout son plaisir dans la Volonté de Dieu.

J’aimerais avoir ce fond réellement pur, mais malgré la purification qu’opère la Parole de Dieu en moi, je dois bien constater qu’aimer mon prochain m’est une tâche des plus difficiles. Et comprendre mon prochain est encore plus éloigné.

Je ne comprends pas les humains et parce que je ne les comprends pas, j’ai cette rage qui bouillonne en moi.

Comment, par exemple, peuvent-ils écouter cette musique qui n’est pas de la musique ! C’est du vacarme blasphématoire sans mélodie, sans émotion et sans intelligence ! Et pourtant ils l’écoutent fort sans jamais s’en lasser. Comment leur cerveau peut-il coopérer ? Et comment peuvent-ils vivre si salement, en considérant le sol comme une immense poubelle où l’on peut jeter n’importe quoi n’importe où ? Et comment peuvent-ils être dénués de compassion pour les créatures qui les entourent, au point de les laisser mourir ou de les écraser, comme si elles étaient inexistantes ? Et comment peuvent-ils « élever » leurs enfants dans l’absence totale de loi et de règle morale, en les laissant librement enfreindre le code de la civilité le plus rudimentaire ? Comment peuvent-ils les laisser saccager, voler, insulter ? Doit-on punir ces enfants quand ils ne font que reproduire ce que font leurs parents ? Comment les regarder vivre et comment les comprendre ?

Si seulement je me rappelais comment je vivais autrefois, avant que Ta Grâce vienne me trouver. Si je me rappelais comment je pensais et comment je ne pensais pas, j’arriverais peut-être à les comprendre. Mais celle que j’ai été il y a plus de douze ans n’est plus. Rien ne peut la faire réapparaître et son souvenir est de plus en plus flou. Je ne veux, ni ne peux déterrer les morts.

Tu as fait de moi une nouvelle créature. Tu as fait quelque chose de merveilleux à partir de rien. Alors, si je n’arrive plus à m’identifier à cette personne que je ne suis plus, je dois me rappeler que je n’étais rien et que Tu as fait de moi quelqu’un. Tu n’as pas fait cela pour que je manque de compassion envers mes semblables.

Seigneur, aide-moi à voir en eux le germe de ce qu’ils pourraient devenir. Et si je n’arrive pas à les comprendre, donne-moi de les aimer. Non pour la manière dont ils vivent, non pour le mal qu’ils font, mais pour ce qu’ils sont malgré tout : des êtres faits à Ton image. Des êtres égarés, comme moi je l’étais avant que Tu me trouves.

Finalement, Seigneur, j’ai pitié d’eux. Je les vois vivre et je sais que des esprits démoniaques se cachent dans leurs vêtements, dans leur maison et derrière leur attitude désinvolte. Au fond, ils ne sont pas heureux. Ils font semblant de l’être en riant fort, en chantant, en parlant avec beaucoup de fierté, mais, en vérité, je sais qu’ils ne sont reliés à la vie que par un fil. Et ce fil, c’est Toi qui le tiens, Seigneur. Tout dans leur vie est bancal. Ils sont obligés de se droguer et de boire pour supporter leur vie. Si rien ne change, leurs enfants se drogueront à leur tour. Ce que ces petits apprennent, c’est que tout est permis : de parler n’importe comment, de s’amuser à n’importe quel prix, de dormir avec des personnes différentes, homme ou femme, de vivre dans la dépravation et l’oisiveté. Seigneur, vas-Tu intervenir ? Me demandes-Tu d’intervenir ? Que puis-je faire toute seule, face à des êtres antipathiques et agressifs et face à tous leurs démons ?

Tu me dis de surmonter le mal par le bien, de ne pas donner prise au diable et de le fuir. Tu me dis de Te demander le secours et de l’attendre calmement. Tu me dis que tout concourt à mon bien, parce que Tu m’as appelé à Te suivre et à T’appartenir. Je sais donc que bientôt, Tu me placeras quelque part où je n’aurai plus à subir la vie bruyante et dissolue des impies. Tu m’offriras le calme dont j’ai besoin pour prier, travailler, créer, dormir et ouvrir ma porte à ceux et celles qui par Ta Grâce viendront chez moi.

Même si, pour l’instant, Ta délivrance n’est pas visible, c’est sur Toi que je m’appuie. Combien même on me dirait « Où est ton Dieu ? », je répondrais : « Il est avec moi ». Et si mon interlocuteur s’étonnait de ma réponse, déplorant que mon Dieu soit invisible et inaudible, s’il me demandait à quoi bon croire en un tel Dieu, je lui dirais que ce n’est pas une question d’intérêt, ni de profit, mais de vérité. Le fait est que ce Dieu existe et qu’Il m’a choisi pour Se révéler à moi, de manière à ce que je le proclame dans tout ce que je dis et dans tout ce que je fais.

On pourrait croire que je sers un Dieu bien étrange, mais je sais Seigneur que Tu n’es pas bizarre. C’est la mentalité de l’humanité qui devient de plus en plus bizarre. Toi, Tu es Saint. Tu es Lumière, tu es Amour. L’ombre et la crainte se trouvent dans l’homme, pas en Toi.

Si le vide m’habite, Toi Tu es Plénitude. Si j’ai la mort dans l’âme, Toi Tu es Vie. Si je suis incapable de m’exprimer, Toi Tu T’exprimes. Si je suis sourde, Toi Tu entends tout.

Ne pas t’entendre, c’est être sourd. C’est être coupé de la vie. C’est sans doute la grande souffrance qu’ont vécu Adam et Eve lorsque Tu les as chassés du jardin d’Eden, si, durant leur vie restante, Tu ne T’es plus adressé à eux. Cela a dû leur causer un énorme vide et une tristesse incommensurable. S’ils étaient habitués à entendre Ta voix, à avoir des conversations quotidiennes avec Toi, ils ont dû se retrouver soudain dans un silence angoissant et dans une solitude partagée…

Seigneur, parfois je me sens comme eux ont dû se sentir. J’ai eu autrefois le privilège de recevoir une manifestation surnaturelle de Toi : je jouissais de sentir sur moi Ton majestueux regard, de sentir Ta présence d’une manière si forte. C’était au-delà de la foi. Je n’avais pas besoin de croire en Toi, car Ta Présence était si manifeste que je ne pouvais la remettre en question.

Or, après toutes ces années, je me sens parfois coupée de Ta présence. Comme Adam et Eve qui gardaient le souvenir de leurs douces conversations avec Toi, je garde le souvenir d’avoir été ce petit enfant que tu tenais par la main en permanence. Je te parlais continuellement et Tu me répondais de mille manières. Je vivais dans une grâce indescriptible, comme la fille cadette d’un vieux roi, dont la vieillesse ne serait que tendresse et soins envers sa petite protégée. Où est passé ce temps-là ? Qu’est devenue cette grâce ?

Il m’arrive parfois de me sentir comme si cette petite princesse était enfermée dans le cachot du château, sous la garde d’un ennemi qui l’aurait capturée et qui aurait tué son père pour prendre sa place. Ce serait une situation sans issue pour elle, car, sans son père ni personne pour la délivrer, elle n’aurait plus aucun espoir ni pour elle, ni pour son peuple,  et elle se laisserait mourir.

Pourtant, Tu n’es pas mort et je n’ai pas changé de maître. J’ai tout simplement oublié qui je suis pour Toi. J’oublie que, malgré le temps qui passe et les changements qu’il opère, je reste à Tes yeux le même enfant que Tu as adopté jadis. Je voudrais ressentir la même chose qu’autrefois, la même tendresse paternelle, Ta présence, Ta main dans la mienne.

Je ne veux pas être au centre de mes préoccupations, je veux être au centre des tiennes, au centre de Ton affection.

Si je suis au centre de moi-même, ce sont ma tristesse et ma solitude qui sont au centre, et mes épreuves m’aspirent comme le sable mouvant. Si je suis au centre pour moi-même, je me noie dans l’égocentrisme ambiant et je deviens un avec les ténèbres du monde.

Mais si je suis au centre de Ton cœur, je ne m’inquiète plus de moi. Au cœur de Ton affection profonde, je me réfugie dans la sécurité d’exister pour Toi, d’être aimée de Toi et je me tourne vers des pensées agréables, car Ta tendresse balaye la tristesse et la peur.

Mais l’égo, farouche ennemi, lutte pour se placer toujours au centre, et encore davantage dans les temps de la fin.

Ainsi je te prie, Seigneur, de détrôner cet égo et de me donner la grâce de sentir à nouveau Ta Présence, de chanter Ton Nom sublime et d’agréer mes prières, même si elles sont parfois longues et qu’elles pèsent lourd dans mon cœur. Offres-moi le privilège qu’Adam et Eve ont perdu. Je souhaite vivre avec Toi, par Toi et pour Toi.

Je t’aime, plus que j’aime la vie, plus que j’aime Ta création, plus que les êtres qui me sont chers. Je t’aime plus que j’aime le soleil et la lumière des astres dans la nuit. Je t’aime plus que tout ce qui me fait vivre. Je t’aime parce que c’est Toi qui m’as aimée le premier. »

Que ma prière soit une bénédiction pour tous ceux et celles qui, dans les temps que nous vivons, luttent pour ne pas chanceler et se questionnent sur les déserts et les silences, les injustices et les difficultés à vivre dans un empire qui n’est pas le nôtre, ici-bas dans ce monde auquel nous n’appartenons pas.

Soyez bénis,

Anne-Gaëlle

« Il n’y a que parjures et mensonges ; meurtres, vols et adultères ; on use de violence et un meurtre touche l’autre » (Osée 4:2).

« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent ; faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous outragent et qui vous persécutent » (Mattieu 5:44).

« Voici, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour délivrer, ni son oreille trop pesante pour entendre » (Esaie 59 ; 1)

 




T.036 – La souffrance

Elle est inévitable. Parfois immense et imposante, souvent profonde et silencieuse. Générée par notre condition terrestre, nos épreuves et expériences traumatisantes. Dès notre premier souffle, nous apprenons à la connaître. Toute notre vie, elle nous accompagne.

Notre instinct, c’est de la fuir. Et la volonté divine, c’est de l’apprivoiser ; apprendre d’elle, la laisser être notre alliée sur le chemin étroit que nous devons suivre. C’est elle qui peut nous ouvrir les portes vers la véritable sagesse. C’est à travers elle que nous grandissons : non en terme de gloire, mais en purification intérieure.

« Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2:20).

« Ceux qui appartiennent à Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises » (Galates 5:24).

Et pourtant, parce que son visage fait peur, l’humanité la repousse, la chasse par beaucoup de subterfuges. Le plaisir, les divertissements, la drogue, l’ambition, l’exaltation du soi… Il y a mille manières de contourner la souffrance, mais aucune pour la faire disparaître. Quand on arrive à la faire taire, ce n’est jamais définitif, car la souffrance est la fatalité de l’homme pécheur, et elle fait partie de l’alliance des rachetés.

« Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14:27).

Si le Maître a souffert, s’Il a pris sur Lui tous les maux de la terre, ce n’est pas pour que nous soyons exempts de douleurs. C’est une erreur monumentale que de croire en un évangile de prospérité et cette croyance a fait dérailler une quantité considérable de chrétiens hors du chemin étroit de Dieu. Au contraire, Jésus-Christ a bravé la pire des souffrances pour être notre modèle, notre courage et notre consolation.

« Mais si vous supportez patiemment la souffrance pour avoir bien fait, c’est à cela que Dieu prend plaisir. Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pierre 2:20-21).

Il a souffert et nous montre en cela Sa disposition de cœur, Son obéissance et Sa grande connaissance de la condition humaine : ces vertus que nous avons besoin d’acquérir. Il nous montre, au travers de Son parcours semé d’embuches, Sa profonde sensibilité. Puisqu’Il a Lui-même souffert injustement accusations et trahisons, nous pouvons être sûrs qu’Il est sensible à nos injustices.

Le fait de souffrir nous rend – si nous marchons avec Lui – plus sensibles et plus compatissants. Mais si nous sommes étrangers à la souffrance, comment comprendre celui qui souffre ?

Nous savons que notre Seigneur est sensible à notre souffrance – qu’elle soit visible ou non – et qu’Il est miséricordieux. Mais souvent, dans les moments les plus sombres et malgré nos supplications, Sa grâce seule doit nous suffire. Pourquoi ? Parce que l’enjeu de notre souffrance n’est pas seulement notre foi, mais également le chemin de purification par lequel elle nous fait passer.

Dans tout ce qui encombre notre cœur, il y a des habitudes à perdre, une perception à modifier, des péchés à confesser et la nature du Christ à revêtir. Tout cela ne peut se faire que par un chemin de souffrance. La souffrance nous rend petit, elle nous ouvre les yeux sur notre fragilité, notre désespoir et notre besoin de salut.

« Ma grâce te suffit ; car ma force s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12:9).

Un Dieu qui permet la souffrance est un sujet de discorde pour l’humanité. L’instinct de l’Homme est de chercher le bonheur et principalement le bonheur immédiat. Cet instinct est en inimitié avec Dieu. La majorité de l’humanité se détache donc du chemin étroit qu’elle devrait (et devra) parcourir pour se ruer sur la voie spacieuse, mais personne ne peut se soustraire aux épreuves qui font partie de la vie. Ces épreuves et les douleurs qu’elles causent arriveront tôt ou tard, alors mieux vaut-il apprendre à y faire face dès que possible, afin d’y puiser les richesses invisibles que le Seigneur souhaite nous voir acquérir. Ces richesses ne se cueillent pas sur l’arbre de l’aisance et de la bonhommie.

« Entrez par la porte étroite ; car large est la porte et spacieuse est la voie qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui y entrent. Car étroite est la porte et resserrée la voie qui mènent à la vie, et il y en a peu qui la trouvent » (Matthieu 7:13-14).

Pourquoi envier ceux et celles qui jouissent d’une vie comblée de biens ? Pourquoi décréter que ces personnes « bénies » par le système réussissent leur vie ?

La véritable bénédiction est celle qui provient de Dieu. La véritable richesse découle de la purification d’un cœur contrit et humilié, et de l’apprentissage à l’Ecole de Dieu. La véritable réussite dépend de ce que nous faisons de notre souffrance : l’ignorer, la compenser, la fuir, la laisser nous endurcir ou bien l’accepter pleinement pour la laisser nous modeler à l’image du Christ, selon la volonté de Son Esprit-Saint.

« Par la foi, Moïse devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon ; choisissant d’être maltraité avec le peuple de Dieu, plutôt que d’avoir pour un temps la jouissance du péché ; estimant l’opprobre de Christ comme un trésor plus grand que les trésors de l’Egypte, parce qu’il avait en vue la rémunération » (Hébreux 11:24-26).

Quand je perçois ma souffrance comme mon alliée dans mon périple de purification intérieure, comme moyen choisi par Dieu pour aboutir à la sanctification, et comme autel de rencontre privilégiée avec mon Seigneur, je ne cherche plus à la fuir. Elle ne me paraît plus effrayante.

« Nous nous glorifions même dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la patience, et la patience la vertu éprouvée, et la vertu éprouvée l’espérance » (Romains 5:3-4).

Certes, cette souffrance, que je traîne en moi depuis mon enfance et que la vie a nourrie depuis, est trop lourde à porter. Mais le Christ me dit de la Lui donner, tel un seau d’eau qui serait beaucoup trop lourd, et de la partager avec Lui. Ce n’est qu’ainsi que le fardeau devient supportable.

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug, et apprenez de moi, parce que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé, et mon fardeau léger » (Matthieu 11:28-30).

Comment viendrais-je à Lui, s’il n’y avait pas cette souffrance ? Ma prière ne serait pas si authentique, aussi profonde et si pressante. Je ne brûlerais pas de venir à Lui. Or, Il est mon Maître ; je veux qu’Il m’enseigne à faire face à ma douleur, à la maîtriser et à la transformer par Sa grâce en sujet de joie.

« Mon âme languit, même elle se consume après les parvis de l’Éternel ; mon cœur et ma chair crient vers le Dieu vivant » (Psaume 84:3).

« Heureux l’homme dont la force est en toi, ceux qui aiment les chemins de ta maison ! Passant par la vallée de Baca (des larmes), ils en font une source vive, et la pluie d’automne la couvre de biens » (Psaume 84:6-7).

Plus je souffre de la condition de cette terre où j’habite et plus je sais que je Lui appartiens. Car là est la nature de ma souffrance présente : la terre est plongée dans le noir, la terre est privée de la Vérité. La terre est privée de la Gloire de Dieu. Et ma vie est cachée en Christ. Le présent est caché ; tout est à venir. Je suis prisonnière du temps, prisonnière des mœurs, de l’impiété et de la vilénie de ce monde.

Ma seule liberté est dans la foi en la Parole de Dieu, en Ses promesses. Cette liberté se traduit concrètement par un isolement, des prières incessantes et l’acceptation de Sa souveraine Volonté, qui s’accomplit dans la souffrance parce que c’est mon chemin en temps que disciple du Christ. Une liberté bien différente de celle que nous présente le monde !

Le monde nous dit : « Tu ne vis qu’une fois, choisis entre la souffrance et l’amusement ! » Mais Dieu nous dit : « Accepte tes peines car tu seras consolé. Ne recherche pas les biens de ce monde, car sinon il n’en restera plus d’autres pour toi dans le royaume à venir ».

« Mon fils, souviens-toi que tu as eu tes biens pendant ta vie, et que Lazare y a eu des maux ; maintenant il est consolé, et toi tu es dans les tourments » (Luc 16:25).

Si j’ai fait vœux de pauvreté, je dois m’y tenir.

Si j’ai fait vœux de chasteté, je dois m’y tenir.

Si j’ai fait vœux de sobriété, je dois m’y tenir.

Si j’ai fait vœux de découvrir la Vérité et de la préférer au mensonge, je dois m’y tenir.

Si j’ai fait vœux de sortir de Babylone, je ne dois pas y retourner.

Si j’ai fait vœux de rechercher la Sagesse de Dieu, de la vénérer et de la préférer à tous les trésors de la terre, je dois m’y tenir.

Si au travers des vœux que j’ai fait pour Dieu, j’ai changé et je me retrouve seule, en marge du monde, je dois tenir bon.

Si mes amis m’abandonnent, si la seule présence amicale est celle du Christ que je ne vois pas, Sa grâce doit me suffire.

Si je suis faible et malade, je dois accepter que mes forces m’abandonnent, car ainsi viendra en moi la force de Dieu, qui ne vient qu’après la capitulation de mon orgueil.

« Je me glorifierai donc plus volontiers dans mes infirmités, afin que la force de Christ habite en moi » (2 Corinthiens 12:9).

J’ai le droit d’être triste. J’ai le droit de pleurer et d’être en colère contre le monde et le système. Mais si j’accepte ma souffrance, mon mal n’est pas sans issue. Je peux l’apporter à Dieu sur Son autel, au pied de la Croix, et ma colère s’adoucira. Peu à peu, elle se changera en compassion. Mes bourreaux ne m’apparaîtront plus comme tels ; ils éveilleront en moi de la pitié. Si j’apporte ma souffrance à Dieu, elle n’évoluera pas en rébellion.

Accepter sa souffrance, en la partageant avec Jésus, c’est être en paix. Cela ne met pas un terme à la douleur ressentie, mais ainsi la blessure peut être pansée avec le bandage de l’Amour divin, vécu au travers de l’épreuve.

Le but suprême est de nous dépouiller de notre égoïsme, de notre vanité et de nos mensonges afin de grandir dans l’Amour : être capable d’aimer et de pardonner à l’image de notre Dieu miséricordieux. Comment atteindre notre but si, au lieu de nous dépouiller de nous-mêmes, nous nous dépouillons de notre souffrance ? Comment grandir si nous refusons les leçons de Dieu ?

« Quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qu’il a, ne peut être mon disciple » (Luc 14:33).

Tout un chacun devra apprendre les leçons de Dieu. Il ne faut pas envier ceux qui commencent leur apprentissage plus tard puisqu’ils n’en seront pas dispensés. Au contraire, quand une personne n’a jamais appris à accepter de souffrir, le jour venu il lui sera impossible de supporter et de comprendre.

De nos jours, les caprices des enfants ne sont plus perçus comme tels : les parents cherchant la facilité donnent de plus en plus souvent à leurs petits une satisfaction immédiate. Ainsi, la moindre frustration devient pour eux insupportable et intolérable. L’égocentrisme s’en trouve décuplé. Les enfants deviennent des tyrans qui viennent à bout de leurs parents et c’est trop tard pour retourner en arrière, car la leçon primordiale n’a pas été apprise. La société se dégrade.

Autrefois, dans les temps difficiles, la population savait que vivre, c’est savoir souffrir. On le savait dès le plus jeune âge, car, dès la jeunesse, il y avait des contraintes et on les acceptait. Il fallait se frayer un chemin. La vie ne consistait pas à rechercher constamment le bien-être.

Mais l’être humain, qui se veut dieu lui-même, a décrété être au-dessus de la vie, et être sur terre non pour devenir sage, mais pour explorer son propre potentiel. Potentiel de bonheur, potentiel à faire le bien, potentiel d’autosuffisance… Que de leurres et de mensonges !

« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu » (Matthieu 5:8).

Jésus dit que les personnes heureuses sont celles qui ont le cœur pur, celles qui jouiront un jour de voir Dieu. Mon cœur n’est pur que dans la mesure où je Le laisse le purifier : en acceptant la situation dans laquelle je me trouve, non pas dans un esprit de fatalisme, ni de « je-m’en-foutisme », mais dans un esprit d’unité avec Dieu, comprenant que là où je me trouve, si je m’agenouille devant Lui, je suis au cœur de Sa Volonté. Quelque soit la situation ou l’endroit, Dieu a permis que j’y atterrisse pour m’y rencontrer et pour que, dans un dialogue sincère avec Lui, j’apprenne de mes erreurs.

« Mon fils, ne rejette point la correction de l’Eternel, et ne perds pas courage de ce qu’il te reprend ; car l’Eternel châtie celui qu’il aime, comme un père l’enfant qu’il chérit » (Proverbes 3:11-12).

Jésus-Christ a été brisé. Pourquoi refuser d’être brisée moi aussi ? Est-ce une question d’orgueil ? Ou bien est-ce parce que l’on m’a enseigné qu’en temps que chrétien, il faut toujours être fort, joyeux, lumineux ? Mais ce qui brille dans le monde ne brille pas forcément selon Dieu.

J’ai été à un rassemblement de chrétiens qui ont loué le Seigneur ouvertement dans la rue, manifestant beaucoup de joie par des danses, des chants, des acclamations… Ils attiraient les regards des passants. Ils étaient déguisés en Israélites, avec des costumes magnifiques : de longues tuniques, des foulards, des voiles, des ceintures avec des bijoux et des rubans. On se croyait presque en Israël, du temps de Jésus. Mais tous ces artifices ont-ils vraiment honoré Dieu ?

Le concert était édifiant, car, bien sûr, les chants étaient inspirés ; je ne remets pas en doute l’adoration des chanteurs et danseurs qui s’agitaient avec passion. Mais un lieu d’adoration est-il une « discothèque spirituelle » ?

Chacun dansait et je cherchais l’amour du Christ. Il y avait des costumes, des danses, des micros et même un âne terrorisé, mais personne avec qui partager ma foi solitaire. Je n’ai pas senti l’unité. J’ai vu des personnes qui se cachent derrière leur parure et croient qu’Israël est un lieu saint dans lequel on peut puiser des bénédictions en ramenant des vêtements et des objets, ou en se faisant baptiser dans le Jourdain.

« Car en Jésus-Christ ce qui est efficace ce n’est ni la circoncision, ni l’incirconcision, mais la foi agissant par la charité » (Galates 5:6).

Et j’ai entendu des propos disant que si la joie nous fait défaut, nous ne sommes pas animés par l’Esprit de Dieu et Jésus ne vit pas en nous. Mais quand on lit les psaumes, on se rend compte que la tristesse et la douleur qui revient sans cesse sont celles d’un enfant de Dieu qui cherche à se décharger de sa peine en cherchant refuge auprès du Très-Haut.

Je sais que ma souffrance honore Dieu, parce qu’elle est vraie, authentique et incommensurable. Parce qu’elle me dépasse et me rend la vie impossible sans Lui. Parce que je la partage avec Lui dans une intimité que je n’ai avec personne d’autre. Ma souffrance n’a pas besoin d’artifice ; elle est directement reliée à ma foi. Plus je souffre et plus je m’approche de mon Sauveur, plus je prononce Son Nom salvateur. Quand ma vie ne tient qu’à un fil, je dépends entièrement de mon Créateur. Quand je suis fragile, je m’en remets entièrement à mon Rédempteur. C’est ainsi que cette parole se confirme : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8:31).

Cette parole a quelque fois été mal interprétée : certains croient lire ici une promesse, comme quoi le chrétien étant dans le camp de Dieu ne peut avoir d’ennemis, c’est faux. Au contraire, on commence à avoir un bon nombre d’ennemis quand on répond à l’appel de Dieu. Mais dans ma situation de fragilité – moi qui suis enfant de Dieu et qui me soumets à Sa volonté dans les circonstances présentes – personne ne peut émettre de jugement qui me condamne. Dieu, qui connaît mon cœur et ce que je traverse, ne permet pas qu’un jugement soit prononcé contre moi. Si calomnie il y a, Dieu ne laissera pas cela impuni, ni sans correction. Un jour, Il mettra ma vie en lumière et le monde saura que, malgré ma fragilité, j’ai laissé Dieu être mon Maître, je L’ai suivi au prix de la souffrance.

« Heureux ceux qui sont dans l’affliction car ils seront consolés » (Matthieu 5:4).

Quand un homme est aveugle de naissance et qu’on lui propose de voir, il réfléchit avant de répondre, car voir, c’est accepter de percevoir tout ce qui se trouve aux alentours, y compris ce qui est hideux, effrayant et ce qui éblouit.

Accéder, par la grâce de Dieu, à la Vérité, c’est voir avec des yeux tout neufs. Voir un monde en décomposition. Un monde de violence, de mensonges et de perversité. Il est normal de souhaiter parfois redevenir aveugle, car c’était plus confortable ; quoique ceux à qui Dieu a accordé la vue ne se sont jamais vraiment sentis à l’aise dans ce monde, source de questionnement et d’incertitudes. C’était donc commode d’être dans l’ignorance pour un moment, mais Dieu, dans Sa grâce, pousse Ses élus à désirer ardemment retrouver la vue. Et comme toujours, un don extraordinaire va de pair avec souffrance et difficultés.

On dit que les enfants surdoués souffrent beaucoup et que certains d’entre eux maudissent le génie qui loge dans leur petit cerveau, parce que le don qu’ils ont reçu – cette intelligence bien au-dessus de la moyenne – les plonge dans un mal-être profond vis-à-vis de leurs congénères, et dans une grande solitude. « Pourquoi moi ? » se disent-ils, tandis qu’au fond d’eux-mêmes, ils aspirent à la normalité.

Sur le plan spirituel, puisque nous sommes animés de l’Esprit de Dieu dans un monde aveugle et malade, et puisque, selon Son Esprit et la Sagesse qu’Il nous donne, nous avons une sensibilité surnaturelle, nous sommes en quelque sorte « les surdoués de Dieu ». Et comme des enfants à part, nous en souffrons.

« Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pierre 2:9).

La norme de ce monde, c’est le péché. Nous, élus de Dieu, aspirons à la norme divine, qui est la pureté du cœur : la Charité dans toute sa puissance et sa simplicité, selon la description que nous fait l’apôtre Paul, dans 1 Corinthiens 13. Voilà la déchirure.

Dieu connaît notre déchirure. Et grâce aux souffrances du Christ, Dieu a déchiré le voile qui nous séparait de Lui, afin que nous puissions joindre nos souffrances aux Siennes et que nous ayons accès à Sa Miséricorde en tout temps, ainsi qu’à Son divin secours. Ce que je n’arrive pas à porter, je le Lui donne. Chaque jour, je me décharge sur Lui.

« Ayant donc, frères, la liberté d’entrer dans le sanctuaire, par le sang de Jésus, chemin nouveau et vivant, qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire à travers sa chair ; et ayant un grand Sacrificateur établi sur la maison de Dieu ; approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10:19-22).

Bientôt, très bientôt, Il viendra sécher nos larmes et Il donnera à chacun son salaire, selon le cheminement de foi, de purification et d’obéissance. Personne sinon Dieu ne peut savoir qui sera récompensé et comment. Personne sinon Lui ne connaît la vie des autres. Certains semblent avoir une vie facile et n’en ont pas. Certains semblent faire des efforts et n’en font pas. Certains peinent à avancer et se rabaissent selon leur propre jugement, alors qu’il est facile de se tromper puisque seul Dieu peut émettre un juste jugement sur une vie, Lui qui peut-être donnera à ceux qui se disent faibles louange et honneur, lorsqu’Il reviendra.

« En cela vous vous réjouissez, quoique vous soyez maintenant attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, puisqu’il le faut, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvée par le feu, vous tourne à la louange, à l’honneur et à la gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ » (1 Pierre 1:6-7).

Beaucoup de souffrances sont cachées. Beaucoup de personnes cachent en eux les marques de la maltraitance dont ils ont été victime, parce qu’en cachant cela, ils pensent minimiser leur douleur et l’oublier. Un jour, tout sera mis en lumière : le mal qui a été fait, l’injustice, le déshonneur. Ce ne sera plus la victime qui rougira de honte, mais le coupable. N’attendons pas ce jour pour apporter notre mal-être à Dieu. Ensemble avec Lui, il convient de chercher le chemin de l’acceptation et du pardon.

« Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Matthieu 5:7).

Là réside la seule véritable liberté : ne plus être esclave de sa souffrance et ne plus en avoir peur, mais l’avoir comme alliée. Ainsi, nous découvrirons qu’il est possible de souffrir et d’éprouver simultanément de la joie, ce que le monde ne peut concevoir.

Soyez bénis,

Anne-Gaëlle

« Voici, nous regardons comme heureux ceux qui ont souffert avec constance ; vous avez entendu parler de la constance de Job, et vous connaissez la fin que le Seigneur lui accorda ; car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion » (Jacques 5:11).

« Heureux est l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment » (Jacques 1:12).