D.455 – La rivière de Dieu

Par Joseph Sakala

Dans Psaumes 65:9-11, il est écrit : « Et ceux qui habitent aux bouts de la terre, craignent à la vue de tes prodiges ; tu fais chanter de joie et le Levant et le Couchant. Tu visites la terre, tu l’arroses, tu l’enrichis abondamment ; les ruisseaux de Dieu sont pleins d’eau ; tu prépares leur froment, après que tu as ainsi préparé la terre. Tu abreuves ses sillons ; tu aplanis ses mottes ; tu l’amollis par la pluie menue ; tu bénis son germe. » L’inépuisable rivière de Dieu, qui arrose la terre entière, n’est rien de moins que la pluie rafraîchissante qui descend du ciel, visitant la terre dans son merveilleux voyage vers les océans, d’où elle remonte vers les nuages. Cette rivière incorpore toutes les rivières de la terre, mais, pourtant, elle n’est comme aucune autre rivière, car une fois qu’elle rejoint l’océan, elle remonte vers les cieux pour se promener sur la terre assoiffée, pour descendre encore une fois dans son voyage sans fin.

Quelle belle provision est cette rivière de Dieu ! Sans elle, toute vie sur la terre disparaîtrait. Plus précieuse que l’or, elle enrichit continuellement la terre par ses visites régulières : « Pour abreuver des lieux déserts et désolés, et faire germer et sortir l’herbe ? La pluie a-t-elle un père ? Ou, qui enfante les gouttes de rosée ? De quel sein est sortie la glace ? Et qui enfante le givre du ciel ? Les eaux se dissimulent, changées en pierre, et la surface de l’abîme se prend » (Job 38:27-30). Ainsi est-ce que Dieu prépare le blé pour nourrir l’homme et la bête. Le mot « blé », dans ce passage, nous réfère génériquement à toute céréale qui nous fournit la nourriture pour les peuples et les animaux du monde. Cela nous est révélé par le passage suivant : « Et Dieu dit : Voici je vous ai donné toute herbe portant semence, qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre qui a en soi du fruit d’arbre portant semence ; ce sera votre nourriture. Et à tous les animaux des champs, et à tous les oiseaux des cieux, et à tout ce qui se meut sur la terre, qui a en soi une âme vivante, j’ai donné toute herbe verte pour nourriture ; et cela fut ainsi » (Genèse 1:29-30).

C’est la formidable rivière de la vie par Dieu. Car : « De sa haute demeure, il abreuve les montagnes ; la terre est rassasiée du fruit de tes œuvres. Il fait germer le foin pour le bétail et l’herbe pour le service de l’homme, faisant sortir la nourriture de la terre » (Psaume 104:13-14). « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui, » nous déclare Paul, dans Colossiens 1:16-17.

L’apôtre Jean nous rend cet étonnant témoignage sur Jésus en affirmant que : « Toutes choses ont été faites par elle [la Parole], et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue » (Jean 1:3-5). Cet apôtre, reconnu comme le disciple que Jésus aimait, a utilisé le concept d’agape (amour) plus que tout autre écrivain dans le Nouveau Testament. Jean est celui qui a enseigné que Dieu est amour. Dans 1 Jean 4:8-11, l’apôtre nous atteste que : « Celui qui n’aime point, n’a point connu Dieu, car Dieu est amour. L’amour de Dieu envers nous a paru en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. En ceci est l’amour, c’est que ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c’est lui qui nous a aimés et a envoyé son Fils en propitiation pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. »

Pareillement, Jean nous confirme que Dieu est lumière. Dans 1 Jean 1:5, il nous fait part que : « le message que nous avons reçu de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’en lui il n’y a point de ténèbres. » Et il utilise le concept de « lumière » (phos) plus que tout autre dans la Bible. Dans la même veine, Jean utilise aussi le mot originel pour « vie » (zoe) plus que les autres auteurs lorsqu’il a écrit : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie ; (car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue, et nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père, et qui s’est manifestée à nous ;) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec Jésus-Christ son Fils » (1 Jean 1:1-3).

Il identifie la vie de Christ comme la Fontaine de vie. Christ a, en effet, existé dès le commencement et Il est le Créateur de toute vie physique sur terre. D’ailleurs, Paul nous l’assure dans Colossiens 1:16 : « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui. » Et Paul le réaffirme aussi aux hommes grecs, dans Actes 17:28-29 : « Car en Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; comme l’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : Car de Lui nous sommes aussi la race. Étant donc de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, ou à de l’argent, ou à de la pierre taillée par l’art et l’industrie des hommes. »

Mais, dans un sens distinct, Jésus est la Vie. Regardez cette déclaration sans équivoque, dans Jean 14:6, où Jésus déclare : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. » Il certifie par le fait même que Jésus est le salut et la vie éternelle. Concernant la lumière, Christ n’a pas seulement créé la lumière physique, comme dans Genèse 1:3 où : « Dieu dit : Que la lumière soit ; et la lumière fut. » Mais, dans Genèse 1:14, Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux, pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils servent de signes, et pour les saisons, et pour les jours, et pour les années ; et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre ; et cela fut ainsi. »

Mais Christ est la Lumière, selon la révélation de Dieu aux hommes, car Sa vie fut la lumière des hommes. Mais plus que tout autre chose, « Dieu est amour ». La première fois que Jean mentionne l’amour agape, nous recevons la bonne nouvelle que « Dieu a tant aimé le monde », que Son amour gratuit et non mérité L’a poussé à donner « son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). « En ceci est l’amour, c’est que ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c’est lui qui nous a aimés et a envoyé son Fils en propitiation pour nos péchés, » nous déclare Jean, dans 1 Jean 4:10.

Malgré Son amour pour les hommes, il est impensable que les hommes aient décidé de rejeter Son amour et même de témoigner contre Lui. « Un seul témoin ne sera point valable contre un homme pour quelque crime et péché que ce soit, quelque péché qu’on ait commis ; sur la parole de deux ou de trois témoins, une chose sera valable. Quand un faux témoin s’élèvera contre quelqu’un pour l’accuser d’infidélité, les deux hommes qui auront contestation entre eux, comparaîtront devant l’Éternel, devant les sacrificateurs et les juges qui seront en ce temps-là; et les juges s’informeront exactement ; et s’il se trouve que ce témoin soit un faux témoin, qu’il ait déposé faussement contre son frère, vous lui ferez comme il avait dessein de faire à son frère ; et tu ôteras le méchant du milieu de toi » (Deutéronome 19:15-19).

Dans la loi mosaïque, au moins deux témoins crédibles étaient requis pour condamner un homme de crime. Jésus fut accusé de blasphème parce qu’Il a déclaré être le Fils unique de Dieu. Non seulement les Juifs se sont-ils arrangés pour fournir le double témoignage requis, mais les témoins se sont parjurés en affirmant que le blasphème était vrai. Pourtant, Jean le Baptiste avait dit, dans Jean 1:34 : « Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage que c’est lui qui est le Fils de Dieu. » Ce témoignage était la raison d’être de Jean le Baptiste, car il a certifié que, de ce fait : « Il [Jean le Baptiste] n’était pas la lumière, mais il était envoyé pour rendre témoignage à la lumière. La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle ; mais Lui le monde ne l’a pas connu » (Jean 1:8-10).

Jésus, un témoin encore plus admissible, a certifié : « Mais moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que mon Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres même que je fais, rendent de moi ce témoignage, que mon Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé a lui-même rendu témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face. Et sa parole ne demeure pas en vous ; puisque vous ne croyez point à Celui qu’Il vous a envoyé. Vous sondez les Écritures, parce qu’en elles vous croyez avoir la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez point venir à moi, pour avoir la vie » (Jean 5:36-40). Même le grand enseignant Nicodème a été obligé d’accepter cela, lorsqu’il est venu de nuit trouver Jésus et lui dire : « Maître, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui » (Jean 3:2).

Il a eu un témoignage direct du ciel. « Et le Père qui m’a envoyé a lui-même rendu témoignage de moi » (Jean 5:37). Ce témoignage fut certifié par l’apôtre Pierre en faveur de Jésus lorsqu’il a déclaré : « Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque cette voix lui a été adressée par la Gloire suprême : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Et nous avons entendu cette voix venue du ciel, lorsque nous avons été avec lui sur la sainte montagne » (2 Pierre 1:17-18). Finalement, nous avons le témoignage de la Bible, où Jésus dit aux Juifs, dans Jean 5:39 : « Vous sondez les Écritures, parce qu’en elles vous croyez avoir la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Nous n’avons plus de témoignages directs, mais nous aurons toujours les Saintes Écritures proclamant la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ.

« Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, Qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses, » nous atteste Paul, dans Philippiens 3:20-21. Le mot « citoyen », dans ce verset, vient du grec politeuma utilisé seulement une fois dans le Nouveau Testament. Il est relié au mot « cité » (polis) et définit le comportement juste d’un bon citoyen. Puisque nous sommes dans un pays étranger sur la terre, nous faisons partie d’une « colonie du ciel », une expression pittoresque pour déclarer que nous sommes citoyens des cieux. Nous sommes des pionniers sur la terre, présentement, tentant d’établir un logement dans un pays périlleux.

Jésus a prié au Père en déclarant : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. Or, je ne prie pas seulement pour eux ; mais aussi pour ceux qui croiront en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, ô Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’ils soient aussi un en nous ; pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé » (Jean 17:18-21). Et lorsque Jésus est ressuscité, Il envoya Ses disciples : « et il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui ne croira point sera condamné » (Marc 16:15-16).

Une locution similaire est employée dans 2 Corinthiens 5:20 où Paul nous dit que : « Nous faisons donc la fonction d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; et nous vous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » Comme tel, il est très important que notre témoignage fasse honneur au Royaume des Cieux et à notre Grand Roi. Alors, lorsque nos efforts de colonisation s’avèrent un succès et que de nouveaux citoyens s’ajoutent au royaume, ceux-ci pourront témoigner avec nous en : « Rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés » (Colossiens 1:12-14).

En tant que citoyens, colonisateurs et ambassadeurs des cieux, nous sommes sur la terre de manière temporaire, car notre véritable domicile est avec Jésus-Christ et nous attendons qu’Il établisse Son gouvernement éternel ici-même sur la terre, tout comme il est maintenant établi dans le ciel. Mais plusieurs chrétiens se demandent : « Est-ce qu’il est possible pour un futur élu de ne pas pécher ? » L’apôtre Jean répond à cette question en déclarant : « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste. C’est Lui qui est la propitiation pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jean 2:1-2). Donc, si la question vous est posée : « Est-ce qu’un chrétien peut pécher ? » La réponse est oui ! « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous » (1 Jean 1:8-10).

Même le plus pieux des chrétiens pèche occasionnellement, soit en pensée, sinon en action ; ou soit par omission, sinon par commission. Mais notre antidote de Dieu se trouve dans 1 Jean 1:9 : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » Le secret se trouve dans notre communion avec Dieu, en Lui demandant immédiatement pardon, et Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. Et ça doit être ainsi, car Jésus, dans Son humanité, nous sert d’exemple : « Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché » (Hébreux 4:15). Jésus a accompli cela, non pas à cause de Sa divinité, mais uniquement à cause de Son humanité.

En deuxième lieu, Dieu nous a commandé de ne pas pécher et Dieu ne nous commanderait jamais de faire quelque chose qui nous serait impossible simplement parce que nous ne sommes pas divin. Voilà pourquoi, pour chaque tentation, Dieu nous a donné une porte de sortie. Car : « Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été une tentation humaine. Or, Dieu est fidèle, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il vous en donnera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10:13). Nous n’avons donc aucune excuse pour ne pas prendre cette issue, puisque notre seul recours est de nous repentir et confesser notre péché.

Dieu nous commande de ne pas pécher, mais Il nous rappelle également que Christ est notre Grand Avocat qui plaide pour nous devant le Père. Christ est Justice, parce qu’Il a déjà payé le prix pour nos péchés par Son Sacrifice. Alors : « si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7). « Car en lui la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi, » nous dit Paul, dans Romains 1:17. Ce verset contient une portion d’Habaquq 2:3-4 où nous lisons : « Car c’est une vision qui est encore pour un temps déterminé. Elle tend vers la fin, et elle ne mentira pas. Si elle diffère, attends-la ; car elle arrivera certainement, elle ne tardera point. Voici, l’âme de celui qui s’élève n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi. »

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:8-10). Alors, utilisons ce que nous avons pour établir notre foi en Dieu. Moïse n’avait qu’une verge lorsque Dieu l’a appelé pour délivrer la nation d’Israël qui était en captivité en Égypte. Voici l’instruction que  l’Éternel lui a donnée : « Qu’as-tu à la main ? Il répondit : Une verge. Et il dit : Jette-la par terre ; et il la jeta par terre, et elle devint un serpent ; et Moïse s’enfuit devant lui. Alors l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main et saisis-le par la queue. Il étendit la main, et le saisit, et il redevint une verge dans sa main. C’est afin, dit l’Éternel, qu’ils croient que l’Éternel, le Dieu de leurs pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob t’est apparu » (Exode 4:2-5).

Nous devrions utiliser le talent et l’équipement déjà en notre possession, tout comme la veuve de Sarepta et sa farine. Dieu dit à Élie : « Lève-toi, va-t’en à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’ai commandé là à une femme veuve de te nourrir. Il se leva donc et s’en alla à Sarepta ; et, comme il arrivait à la porte de la ville, voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : Je te prie, prends-moi un peu d’eau dans un vase, et que je boive. Et elle s’en alla pour en prendre ; mais il la rappela et lui dit : Je te prie, prends en ta main une bouchée de pain pour moi. Mais elle répondit : L’Éternel ton Dieu est vivant ! je n’ai pas une galette ; je n’ai qu’une poignée de farine dans une cruche, et un peu d’huile dans une fiole ; et voici, je ramasse deux bûches, puis je rentrerai et j’apprêterai cela pour moi et pour mon fils ; nous le mangerons, et après nous mourrons. Et Élie lui dit : Ne crains point, rentre, fais comme tu l’as dit ; toutefois fais m’en premièrement une petite galette ; tu me l’apporteras dehors, et après tu en feras pour toi et pour ton fils. Car ainsi a dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : La farine qui est dans la cruche ne manquera point, et l’huile qui est dans la fiole ne finira point, jusqu’au jour où l’Éternel enverra de la pluie sur la terre. Elle s’en alla donc, et fit comme Élie avait dit ; et elle en mangea, elle et sa famille, ainsi que lui, pendant longtemps. La farine de la cruche ne manqua point, et l’huile de la fiole ne finit point, selon la parole que l’Éternel avait prononcée par Élie » (1 Rois 17:9-16).

Daniel utilisa sa foi en priant Dieu trois fois par jour. « Le roi, ayant entendu cela, en eut un grand déplaisir ; il prit à cœur de délivrer Daniel, et jusqu’au coucher du soleil il travailla à le sauver. Mais ces hommes se rendirent en tumulte vers le roi et lui dirent : Sache, ô roi ! que c’est la loi des Mèdes et des Perses que toute défense ou tout décret confirmé par le roi ne se doit point changer. Alors le roi commanda qu’on amenât Daniel, et qu’on le jetât dans la fosse aux lions. Le roi prit la parole, et dit à Daniel : Puisse ton Dieu, que tu sers sans cesse, te délivrer lui-même ! Et on apporta une pierre qui fut mise sur l’ouverture de la fosse, et le roi la scella de son anneau et de l’anneau de ses grands, afin que rien ne fût changé à l’égard de Daniel. Alors le roi rentra dans son palais, et il passa la nuit sans manger ; il ne fit point venir de femmes auprès de lui, et il ne put point dormir. Puis le roi se leva avec l’aurore, au point du jour, et alla en toute hâte à la fosse aux lions. Et comme il approchait de la fosse, il appela Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole, et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers sans cesse, a-t-il pu te délivrer des lions ? Alors Daniel dit au roi : O roi, vis éternellement ! Mon Dieu a envoyé son ange, il a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui ; et devant toi aussi, ô roi, je n’ai commis aucun mal. Alors le roi fut extrêmement réjoui, et il commanda qu’on retirât Daniel de la fosse. Daniel fut retiré de la fosse, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait cru en son Dieu » (Daniel 6:14-23).

Esther a utilisé sa beauté et sa bravoure pour accomplir la volonté de Dieu. Dans Esther 4:13-17 : « Mardochée dit qu’on fît à Esther cette réponse : Ne pense pas que tu échapperas seule d’entre tous les Juifs parce que tu es dans la maison du roi. Car, si tu te tais en ce temps-ci, les Juifs respireront et seront délivrés par quelque autre moyen ; mais toi et la maison de ton père, vous périrez. Et qui sait si tu n’es point parvenue à la royauté pour un temps comme celui-ci ? Alors Esther dit qu’on fît cette réponse à Mardochée : Va, assemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi ; ne mangez ni ne buvez de trois jours, tant la nuit que le jour ; et pour moi et mes servantes, nous jeûnerons de même ; puis je m’en irai ainsi vers le roi, bien que ce soit contre la loi ; et s’il arrive que je périsse, je périrai ! Mardochée s’en alla donc, et fit tout ce qu’Esther lui avait commandé. » Et nous connaissons la suite.

Rien n’arrive à moins qu’on s’implique. Les prêtres d’Israël ont participé au miracle du Jourdain lorsqu’ils ont obéi et ont mis les pieds dans la rivière. Dans Josué 3:5-17, nous voyons : « Josué dit aussi au peuple : Sanctifiez-vous ; car demain l’Éternel fera au milieu de vous des choses merveilleuses. Puis Josué parla aux sacrificateurs, en disant : Prenez l’arche de l’alliance, et passez devant le peuple. Ils prirent donc l’arche de l’alliance, et marchèrent devant le peuple. Et l’Éternel dit à Josué : Aujourd’hui je commencerai à t’élever à la vue de tout Israël, afin qu’ils connaissent que, comme j’ai été avec Moïse, je serai avec toi. Tu commanderas donc aux sacrificateurs qui portent l’arche de l’alliance, en disant : Lorsque vous arriverez au bord des eaux du Jourdain, vous vous arrêterez dans le Jourdain. Alors Josué dit aux enfants d’Israël : Approchez-vous ici, et écoutez les paroles de l’Éternel votre Dieu. Puis Josué dit : Vous reconnaîtrez à ceci que le Dieu vivant est au milieu de vous, et qu’il chassera devant vous les Cananéens, les Héthiens, les Héviens, les Phéréziens, les Guirgasiens, les Amoréens et les Jébusiens. Voici, l’arche de l’alliance du Seigneur de toute la terre va passer devant vous dans le Jourdain. Maintenant donc, prenez douze hommes des tribus d’Israël, un homme par tribu ; et il arrivera qu’aussitôt que les sacrificateurs qui portent l’arche de l’Éternel, le Seigneur de toute la terre, auront mis la plante de leurs pieds dans les eaux du Jourdain, les eaux du Jourdain seront coupées, les eaux qui descendent d’en haut, et elles s’arrêteront en un monceau. Et lorsque le peuple fut parti de ses tentes, pour passer le Jourdain, les sacrificateurs qui portaient l’arche de l’alliance marchaient devant le peuple ; et dès que ceux qui portaient l’arche furent arrivés au Jourdain, et que les pieds des sacrificateurs qui portaient l’arche se furent mouillés au bord de l’eau (or le Jourdain déborde sur toutes ses rives tout le temps de la moisson), les eaux qui descendaient d’en haut s’arrêtèrent, elles s’élevèrent en un monceau, fort loin, près de la ville d’Adam, qui est à côté de Tsarthan ; et celles qui descendaient vers la mer de la campagne, la mer Salée, furent complètement coupées ; et le peuple passa vis-à-vis de Jérico. Mais les sacrificateurs qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel s’arrêtèrent de pied ferme sur le sec, au milieu du Jourdain, pendant que tout Israël passait à sec, jusqu’à ce que toute la nation eût achevé de passer le Jourdain. »

La veuve, dans 2 Rois 4:1-7, n’a pas eu sa bénédiction tant et aussi longtemps qu’elle n’a pas suivi les instructions d’Élisée et emprunté à tous les voisins leurs vases. « Or la veuve d’un des fils des prophètes cria à Élisée, en disant : Ton serviteur mon mari est mort ; et tu sais que ton serviteur craignait l’Éternel ; et son créancier est venu pour prendre mes deux enfants pour esclaves. Et Élisée lui dit : Que ferai-je pour toi ? Déclare-moi ce que tu as à la maison. Et elle dit : Ta servante n’a rien dans toute la maison qu’une fiole d’huile. Alors il lui dit : Va, et emprunte dehors à tous tes voisins des vases, des vases vides, et n’en demande pas un petit nombre. Puis rentre et ferme la porte sur toi et sur tes enfants, et verse dans tous ces vases, faisant ôter ceux qui seront pleins. Elle s’en alla donc d’avec lui ; puis elle ferma la porte sur elle et sur ses enfants ; ils lui apportaient les vases, et elle versait. Et, lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils : Apporte-moi encore un vase ; et il répondit : Il n’y a plus de vase. Et l’huile s’arrêta. Alors elle vint le rapporter à l’homme de Dieu, qui lui dit : Va, vends l’huile, et paie ta dette ; et, toi et tes fils, vous vivrez du reste. » Après le miracle de l’huile, la veuve a sûrement souhaité de ne pas avoir limité la puissance de Dieu.

Un homme était aveugle. « Comme Jésus passait, il vit un homme aveugle dès sa naissance. Et ses disciples lui demandèrent : Maître, qui a péché, celui-ci ou ses parents, qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ce n’est pas que celui-ci ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. Pendant qu’il est jour, il faut que je fasse les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, dans laquelle personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. Ayant dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive, et il oignit de cette boue les yeux de l’aveugle, et il lui dit : Va, et te lave au réservoir de Siloé (ce qui signifie Envoyé). Il y alla donc et se lava, et il s’en alla voyant clair » (Jean 9:1-7).

Et finalement, ceux qui ont assisté à la mort de Lazare furent obligés d’ouvrir sa tombe afin de participer à sa résurrection. Jésus leur dit : « Ôtez la pierre. Marthe, sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà mauvais, car il est là depuis quatre jours. Jésus lui répondit : Ne t’ai-je pas dit, que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Ils ôtèrent donc la pierre du lieu où le mort était couché. Et Jésus, élevant les yeux au ciel, dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Je savais que tu m’exauces toujours, mais je l’ai dit à cause de ce peuple, qui est autour de moi, afin qu’il croie que tu m’as envoyé. Quand il eut dit cela, il cria à haute voix : Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et le laissez aller » (Jean 11:39-44). Dieu commande, nous obéissons et Jésus agit.

Quand nous obéissons, il faut s’attendre à ce que ça arrive selon Sa volonté. Le centenier avait compris l’autorité du Seigneur lorsqu’il Lui demanda de guérir son serviteur. « Jésus étant entré dans Capernaüm, un centenier vint à lui, le priant, et lui disant : Seigneur ! mon serviteur est au lit dans la maison, malade de paralysie, et fort tourmenté. Et Jésus lui dit : J’irai, et je le guérirai. Et le centenier répondit, et lui dit : Seigneur ! je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri. Car quoique je sois un homme soumis à la puissance d’autrui, j’ai sous moi des soldats, et je dis à l’un : Va, et il va ; et à l’autre : Viens, et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela, et il le fait. Jésus l’ayant entendu, en fut étonné, et il dit à ceux qui le suivaient : Je vous dis en vérité que je n’ai point trouvé une si grande foi, pas même en Israël. Aussi je vous dis que plusieurs viendront d’Orient et d’Occident, et seront à table dans le royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob, mais que les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors ; là seront les pleurs et les grincements de dents. Alors Jésus dit au centenier : Va, et qu’il te soit fait selon que tu as cru ; et à l’heure même son serviteur fut guéri » (Matthieu 8:5-13).

« Jésus, partant de là, se retira dans les quartiers de Tyr et de Sidon. Et une femme cananéenne, qui venait de ces quartiers, s’écria, et lui dit : Seigneur, fils de David ! aie pitié de moi ! ma fille est misérablement tourmentée par le démon. Mais il ne lui répondit rien. Et ses disciples, s’étant approchés, le prièrent, en disant : Renvoie-la, car elle crie après nous. Et il répondit : Je ne suis envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. Mais elle vint, et se prosterna, en disant : Seigneur ! aide-moi. Il lui répondit : Il n’est pas juste de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. Mais elle dit : Il est vrai, Seigneur ! cependant les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Jésus, répondant, lui dit : O femme ! ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu le désires. Et à cette heure même sa fille fut guérie » (Matthieu 15:21-28).

« Jésus vint donc de nouveau à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, dont le fils était malade. Cet homme, ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, s’en alla vers lui et le pria de descendre pour guérir son fils, car il allait mourir. Jésus lui dit : Si vous ne voyiez point de signes et de miracles, vous ne croiriez point. Ce seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure. Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Cet homme crut ce que Jésus lui avait dit, et s’en alla. Et comme il descendait, ses serviteurs vinrent au-devant de lui, et lui annoncèrent cette nouvelle : Ton fils vit. Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux. Et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre le quitta. Et le père reconnut que c’était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : Ton fils vit ; et il crut, lui et toute sa maison » (Jean 4:46-53).

Nous constatons donc que la rivière de Dieu arrose la terre entière et fait également les miracles nécessaires pour le bien de Ses serviteurs et d’autres qui ont cru, et que Jésus voulait toucher. Les circonstances varient, mais la formule de Dieu est constante et juste.




D.453 – Connaissance de la vie éternelle

Par Joseph Sakala

L’apôtre Jean nous fait cette déclaration, dans 1 Jean 5:13-15 : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées. » Il est important que le croyant ait cette assurance qu’il possède la vie éternelle, car c’était le but principal pour lequel Jean a écrit son épître.

Il est cependant dangereux d’utiliser comme preuve ce verset, pris hors du contexte dans lequel Jean l’a écrit, pour nous donner l’assurance que tout le monde a la vie éternelle. Parce que la question doit être examinée à la lumière de ce qui constitue croire au nom du Fils de Dieu. Beaucoup de chrétiens ont une assurance superficielle du salut à cause d’une foi superficielle. Selon l’apôtre Jean, une véritable croyance dans le Fils de Dieu peut être éprouvée par les choses qu’il a rédigées. Nous allons n’en étudier que quelques unes, mais toutes sont importantes. Dans 1 Jean 2:5-6, l’apôtre déclare : « Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même. » Et, dans 1 Jean 2:29, nous lisons : « Si vous savez qu’il est juste, sachez que quiconque pratique la justice, est né de lui. »

Nous savons que nous avons passé de la mort à la vie parce que nous aimons les frères et sœurs. « Quand nous aimons nos frères, nous connaissons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier ; et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui » (1 Jean 3:14-15). « Celui qui garde ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné, » dit Jean, dans 1 Jean 3:24. Et finalement : « Nous savons que quiconque est né de Dieu, ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu, se conserve lui-même, et le malin ne le touche point » (1 Jean 5:18).

De telles paroles d’assurance ne requièrent pas que le croyant soit sans péché, car notez que, dans 1 Jean 1:8-10, l’apôtre dit : « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. [Par contre,] si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous. » Car, dans le grec, l’implication est que nous ne péchons pas habituellement. Mais quand nous péchons, nous confessons nos péchés, ce que les gens du monde ne font pas.

Cependant, les chrétiens qui sont confortables avec une déclaration collective de foi, sans aucune évidence extérieure de cette foi, feraient bien d’examiner leur foi à la lumière des tests présentés par Jean qui nous déclare que nous savons avec conviction que nous avons la vie éternelle. Dans Actes 20:27-30, Paul a déclaré : « Car je vous ai annoncé tout le dessein de Dieu, sans en rien cacher. Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église de Dieu, qu’il a acquise par son propre sang. Car je sais qu’après mon départ, il s’introduira parmi vous des loups ravissants, qui n’épargneront point le troupeau ; et qu’il s’élèvera parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin d’attirer les disciples après eux. »

Les églises évangéliques ont prêché un message sur l’Évangile en portant leur attention sur le retour de Christ et l’espoir d’aller au ciel. Cependant, quelques fois, il est bon de prendre un peu de recul pour voir le portrait élargi, la perspective fondamentale sur laquelle toute l’Écriture est fondée. Quatre passages du Nouveau Testament nous fournissent des piliers sur tout le conseil de Dieu.

Dans Jean 1:1-14, nous lisons : « Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Il y eut un homme, appelé Jean, qui fut envoyé de Dieu. Il vint pour être témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n’était pas la lumière, mais il était envoyé pour rendre témoignage à la lumière. La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle ; mais Lui le monde ne l’a pas connu. Il est venu chez les siens ; et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Nous voyons clairement que la Parole, qui était Jésus, était et est Dieu. Pas une deuxième personne dans une trinité, mais Dieu Lui-même qui a pris une chair humaine pour vivre parmi les hommes. La Parole a tout créé ce qui existe par Son Esprit créateur. Ensuite, nous apprenons, dans Romains 11:36, que : « toutes choses sont de lui, et par lui, et pour lui : à lui soit la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » Et, dans Colossiens 1:16-20 : « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui. Et c’est lui qui est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses. Car il a plu à Dieu de faire habiter toute plénitude en lui ; et de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant donné la paix, par le sang de sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux. »

Nous comprenons par cela que, par Lui, toutes les puissances au ciel et sur la terre furent faites et, par Lui, toutes choses furent sauvées de la destruction et, par Lui, tout sera un jour réconcilié. Et, par le chef des apôtres, nous avons cette déclaration : « Bien-aimés, voici déjà la seconde épître que je vous écris. Dans l’une et dans l’autre je réveille par mes avertissements votre saine intelligence ; afin que vous vous souveniez des choses qui ont été prédites par les saints prophètes, et de notre commandement à nous, les apôtres du Seigneur et Sauveur. Sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours il viendra des moqueurs, qui se conduiront selon leurs convoitises, et qui diront : Où est la promesse de Son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, toutes choses demeurent comme depuis le commencement de la création. Car ils ignorent volontairement ceci, c’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu aussi bien que la terre, tirée de l’eau, et qui subsistait au moyen de l’eau ; et que ce fut par ces choses que le monde d’alors périt, submergé par l’eau. Or, les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même parole, et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies » (2 Pierre 3:1-7).

« Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée. Puis donc que toutes ces choses doivent se dissoudre, quels ne devez-vous pas être par la sainteté de votre conduite et votre piété, attendant, et hâtant la venue du jour de Dieu, dans lequel les cieux enflammés seront dissous, et les éléments embrasés se fondront ? Or, nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite, » nous déclare Pierre, dans 2 Pierre 3:8-13.

Dieu avait détruit le premier monde à cause de sa méchanceté et Il détruira le présent monde par le feu, et Dieu créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Nous pouvons perdre la réalité de la forêt parce que nous nous concentrons seulement sur un arbre. Parfois, il est bon de prendre un peu de recul des aspects techniques de la théologie et regarder le conseil entier concernant la raison pour laquelle Dieu le Créateur a tout créé. Dans Ésaïe 46:9-10, Dieu nous dit : « Rappelez-vous les premières choses, celles des temps anciens ; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre ; je suis Dieu, et il n’y en a point comme moi ; J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas fait encore ; je dis : Mon dessein tiendra, et j’exécuterai toute ma volonté. » Notez le singulier que Dieu utilise pour nous convaincre que Lui seul a tout créé.

Mais les humains ont toujours voulu se buter à leur Créateur, alors : « Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer un jugement contre tous, et convaincre tous les impies, de toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont commises, et de toutes les choses injurieuses que les pécheurs impies ont proférées contre Lui. Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent toujours, qui marchent suivant leurs convoitises, dont la bouche profère des paroles d’orgueil, et qui, par intérêt, admirent les personnes d’apparence » (Jude 1:15-16). Cette description des impies est une traduction du grec huperonkos qui veut littéralement dire « enflés de vanité », à cause du contexte utilisé.

Cette locution n’est utilisée seulement qu’une autre fois dans le Nouveau Testament dans un passage parallèle cité par Pierre lorsqu’il a dit : « Ce sont des fontaines sans eau, des nuées agitées par un tourbillon ; et l’obscurité des ténèbres leur est réservée pour l’éternité. Car en tenant des discours enflés de vanité, ils amorcent, par les convoitises de la chair et les impudicités, les personnes qui s’étaient véritablement éloignées de ceux qui vivent dans l’égarement ; leur promettant la liberté, quoiqu’ils soient eux-mêmes esclaves de la corruption ; car on devient esclave de celui par lequel on est vaincu » (2 Pierre 2:17-19).

Les deux apôtres nous mettent en garde contre les faux enseignants qui, après avoir obtenu des positions d’autorité parmi un groupe de croyants spirituellement immatures, les mèneraient à agir et à penser selon le monde. Dans 2 Pierre 2:22, l’apôtre nous affirme : « Mais il leur est arrivé selon ce proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie, après avoir été lavée, s’est vautrée dans le bourbier. » De tels enseignants peuvent paraître intellectuels et charismatiques avec leurs paroles soyeuses : « Et par cupidité ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses ; mais depuis longtemps leur condamnation ne s’arrête point, et leur perdition ne sommeille point » (2 Pierre 2:3). Ils vous font des promesses de liberté : « Comme étant libres, non pour vous servir de la liberté comme d’un voile pour la malice ; mais comme des serviteurs de Dieu, » nous affirme Pierre, dans 1 Pierre 2:16.

Mais c’est une erreur mortelle de suivre ces hommes. Pierre, comme Jude, nous donne les différentes façons de les reconnaître. « Or, comme il y a eu de faux prophètes parmi le peuple, il y aura aussi parmi vous de faux docteurs, qui introduiront secrètement des sectes pernicieuses, et qui, reniant le Seigneur qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une perdition soudaine » (2 Pierre 2:1). Ils vont renier la valeur rédemptrice de Christ, nous dit Pierre, et pourtant plusieurs suivront leurs doctrines de perdition et la voie de la vérité sera blasphémée à cause d’eux. Mais : « Le Seigneur saura délivrer de l’épreuve ceux qui l’honorent, et garder les injustes pour être punis au jour du jugement ; principalement ceux qui suivent la chair, dans la convoitise de l’impureté, et qui méprisent la domination, audacieux, arrogants, et qui ne craignent point d’injurier les dignités » (2 Pierre 2:9-10).

Ces gens : « ont les yeux pleins d’adultère, et qui ne cessent de pécher ; ils amorcent les âmes mal affermies ; ils ont le cœur exercé à l’avarice ; ce sont des enfants de malédiction » (2 Pierre 2:14). Jude nous certifie : « Malheur à eux ! car ils ont suivi la voie de Caïn ; en effet, ils se sont jetés dans l’égarement de Balaam, l’amour du gain ; ils ont péri de la rébellion de Coré » (Jude 1:11). Et, dans Jude 1:4, l’apôtre nous confirme : « Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur. » Il y a d’autres caractéristiques qui identifient ces enseignants décevants, alors nous avertissons les nouveaux convertis d’être alertes face à ce danger et de demeurer proches de l’œuvre de Dieu, et obéissants à Sa volonté.

« Ne détruis point l’œuvre de Dieu pour un aliment. Il est vrai que toutes choses sont pures, mais il y a du péché pour celui qui donne du scandale en mangeant. Il est convenable de ne point manger de chair, de ne point boire de vin, et de s’abstenir de tout ce qui peut faire broncher ton frère, ou le scandaliser, ou l’affaiblir » (Romains 14:20-21). Voilà un principe biblique donné aux chrétiens pour les aider à évaluer s’ils doivent s’engager dans certaines pratiques qui ne sont pas endossées ni prohibées par les Écritures. La question n’est pas de savoir si la pratique ferait du tort à un chrétien fort qui sait qu’il peut manger de tout, mais plutôt si sa façon d’agir pourrait offenser ou décourager un nouveau frère encore faible dans la foi.

Dieu prend cette sorte d’offense au sérieux. Dans 1 Corinthiens 10:30-33, Paul nous dit : « Et si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blâmé pour une chose dont je rends grâces. Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne donnez aucun scandale, ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’Église de Dieu ; comme moi aussi, je m’efforce de plaire à tous en toutes choses, ne cherchant point mon intérêt, mais celui de plusieurs, afin qu’ils soient sauvés. » Ce problème de manger de la viande achetée dans les marchés du temple, après qu’elle fut offerte en sacrifice aux idoles, n’est plus un problème pour les chrétiens d’aujourd’hui, mais ce fut un véritable problème pour les nouveaux convertis du premier siècle.

Or, ce principe proposé par Paul pour décider est encore valide de nos jours, sur le modèle d’habillement, les jeux en groupes, fumer, etc. Voici comment Paul explique ce problème, dans 1 Corinthiens 8:9-13 : « Mais prenez garde que cette liberté que vous avez, ne soit en scandale aux faibles. Car, si quelqu’un te voit, toi qui as la science, assis à table dans le temple des idoles, la conscience de celui qui est faible, ne sera-t-elle pas déterminée à manger de ce qui est sacrifié aux idoles ? Et le frère faible, pour lequel Christ est mort, périra par ta science. Ainsi en péchant contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C’est pourquoi, si ce que je mange scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, pour ne pas scandaliser mon frère. »

Cependant, le chrétien fort doit faire attention de ne pas être offensé lui-même par quelque chose qu’un autre converti peut faire. Comme le dit si bien Psaumes 119:165 : « Il y a une grande paix pour ceux qui aiment ta loi, et rien ne peut les renverser. » La loi à suivre pour le chrétien mature et soucieux est de chercher avec diligence à ne pas offenser ni à être offensé par quoi que ce soit, par la grâce de Dieu. Car : « si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7).

Il y a une hérésie commune qui circule à l’effet que le sang de Christ n’a aucun pouvoir de purification. Jean a écrit ces mots longtemps après que le sang de Christ fut versé sur la croix. Mais Son sang a miraculeusement purifié les pécheurs dans Son temps, aussi bien qu’aujourd’hui. Il est vrai que le sang de Christ servait à supporter Sa vie physique, comme on peut lire dans Lévitique 17:11 : « Car l’âme de la chair est dans le sang. » Malgré cela, son sang n’était pas comme le sang des autres hommes. « Mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu » (1 Pierre 1:19-21).

Quand le sang de Christ fut versé, il n’est pas simplement disparu dans la terre pour devenir poussière, pas plus que Son corps dans la tombe, car ce fut une partie intégrante de Son Plan que Son Corps parfait soit ressuscité et glorifié. En tant que notre Grand-Prêtre, Jésus a pris Son sang rédempteur pour le placer dans le Saint Tabernacle dans les cieux. Dans le tabernacle terrestre, le grand-prêtre entra une fois par année, non sans porter du sang qu’il offrait pour lui-même et pour les péchés du peuple. « Mais Christ, étant venu comme Souverain Sacrificateur des biens à venir, ayant passé par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’a point été fait de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est point de cette création, est entré une seule fois dans le saint des saints, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9:11-12).

Dans Hébreux 9:19-21, nous lisons : « En effet, après que Moïse eut déclaré à tout le peuple tous les commandements de la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate, et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, disant : C’est ici le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée en votre faveur. Il fit aussi aspersion du sang sur le tabernacle et sur tous les vases du culte. » Cependant, dans Hébreux 12:22-24, nous lisons : « Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des milliers d’anges, de l’assemblée et de l’Église des premiers-nés, inscrits dans les cieux, d’un juge qui est Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, et de Jésus, Médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion, qui prononce de meilleures choses que celui d’Abel. »

Nous sommes des : « Élus selon la prescience de Dieu le Père, pour être sanctifiés par l’Esprit, pour obéir à Jésus-Christ, et pour avoir part à l’aspersion de son sang. Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! » nous confirme le chef des apôtres, dans 1 Pierre 1:2. Ainsi, Son sang peut littéralement continuer à nettoyer ceux qui se convertissent de tous leurs péchés, dans tous les siècles. Dieu veille sur Ses élus. « Car les yeux du Seigneur sont sur les justes, et Ses oreilles sont attentives à leur prière ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. Et qui est-ce qui vous fera du mal, si vous vous conformez au bien ? » (1 Pierre 3:12-13).

Voilà pourquoi il faut que l’Évangile soit prêché comme témoignage dans le monde entier. C’est ce que Paul dit à son jeune évangéliste, dans 1 Timothée 1:5-7 : « Le but du commandement, c’est la charité, qui procède d’un cœur pur, et d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. Quelques-uns s’en étant détournés, se sont égarés dans de vains discours ; prétendant être docteurs de la loi, quoiqu’ils n’entendent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils donnent comme certain. » Le nom grec parangelia et son verbe correspondant  paranello paraissent six fois dans 1 Timothée et sont traduits comme « charge » ou « commandement ». Paul était très préoccupé envers son jeune disciple Timothée et a manifesté beaucoup d’efforts afin de lui rappeler la vérité et le charger de bien la répandre dans la vie de ceux qu’il devait enseigner.

Premièrement, Paul voulait que Timothée soit fort dans sa foi personnelle. Alors, Paul lui déclare : « Mon fils Timothée, ce que je te recommande, c’est que, conformément aux prophéties qui ont été faites précédemment sur toi, tu combattes suivant elles le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience ; quelques-uns ayant perdu celle-ci, ont fait naufrage quant à la foi ; de ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne point blasphémer » (1 Timothée 1:18-20). Ensuite, Paul lui dit : « Je te recommande devant Dieu, qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ, qui fit une belle confession devant Ponce-Pilate, de garder le commandement, sans tache et sans reproche, jusqu’à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Timothée 6:13-14).

Dans la même veine, Paul connaissait les dangers des fausses doctrines. Alors, Paul lui confirme : « Comme je t’exhortai, lorsque je partis pour la Macédoine, à demeurer à Éphèse, pour recommander à certaines personnes de ne pas enseigner une doctrine étrangère » (1 Timothée 1:3). Car : « L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns se détourneront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs, et à des doctrines de démons ; par l’hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée, défendant de se marier, commandant de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés, afin que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité, en usent avec actions de grâces. Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la parole de Dieu et la prière. Si tu représentes ces choses aux frères, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie. Mais rejette les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété. Car l’exercice corporel est utile à peu de chose ; mais la piété est utile à toutes choses, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir. Cette parole est certaine et digne de toute confiance » (1 Timothée 4:1-9).

Paul conclut en lui disant : « Annonce et enseigne ces choses. Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois le modèle des fidèles par la parole, par la conduite, par la charité, par l’esprit, par la foi, par la pureté. Applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’instruction, jusqu’à ce que je vienne. Ne néglige point le don qui est en toi, qui t’a été donné par prophétie, par l’imposition des mains du conseil des anciens. Médite ces choses, sois-en toujours occupé, afin que tes progrès soient évidents en toutes choses » (1 Timothée 4:11-15). Enseigne aux croyants que : « ceux qui veulent devenir riches, tombent dans la tentation et le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ; et quelques-uns en étant possédés, se sont détournés de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans les plus grandes douleurs » (1 Timothée 6:9-10).

« Recommande aux riches du présent siècle de n’être point orgueilleux ; de ne point mettre leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu vivant, qui nous donne toutes choses abondamment pour en jouir ; de faire le bien, d’être riches en bonnes œuvres, prompts à donner, faisant part de leurs biens ; s’amassant ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un bon fonds, afin d’obtenir la vie éternelle, » déclare Paul, dans 1 Timothée 6:17-19. Vivre selon ces charges ou commandements nous apporte de grands bienfaits dans cette vie comme dans l’éternité. Car un cœur pur plein d’amour (agape), une conscience claire de péché et de fausse doctrine, une foi forte non affaiblie par l’hypocrisie, si nous sommes disciples, voilà ce que suivre Jésus nous accorde, avec la vie éternelle lors de l’avènement du Christ.




D.452 – Hypocrisie

Par Joseph Sakala

Jésus a mis en garde Ses disciples contre l’hypocrisie. Les gens en général n’aiment pas l’hypocrisie chez les autres. Mais pourrions-nous être des hypocrites sans le réaliser ? Dans Luc 12:1-3, nous lisons : « Cependant, le peuple s’étant assemblé par milliers, tellement qu’ils se foulaient les uns les autres, il se mit à dire à ses disciples : Gardez-vous sur toutes choses du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu. C’est pourquoi les choses que vous aurez dites dans les ténèbres seront entendues dans la lumière ; et ce que vous aurez dit à l’oreille, dans les chambres, sera prêché sur les maisons. »

L’hypocrisie, c’est prétendre avoir des croyances et des standards moraux, mais faillir à pratiquer véritablement, ou à se conformer soi-même à ces standards. L’hypocrisie, c’est s’engager secrètement dans une chose pour laquelle nous critiquons les autres. Comme dit le vieux proverbe : il faut pratiquer ce que nous prêchons. Le standard biblique, pour un chrétien, est extrêmement élevé. Jésus a déclaré : « Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait » (Matthieu 5:48). Jésus était sans péché. Mais autant que nous nous efforçons d’atteindre ce standard, autant il devient impossible à rejoindre. « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus, » nous dit Paul, dans Romains 3:23-26.

Cependant, ceux qui suivent Christ ne sont pas des hypocrites, parce que nous ne prétendons pas avoir parfaitement atteint ce standard. Et nos erreurs ou nos manquements éventuels n’annulent pas ce standard visant à être parfaits. Car, tel que commandé par Christ, le chrétien doit continuer à pratiquer, afin d’atteindre ce standard de perfection. L’hypocrite veut faire croire aux autres qu’il est quelque chose qu’il n’est vraiment pas, mais prétend seulement être ce que les autres disent de lui, afin d’être admiré, approuvé, félicité et complimenté. Pendant ce temps, il vit secrètement en contradiction avec le standard qu’il a établi pour les autres. Nous pouvons avoir une bonne image d’un hypocrite en lisant Matthieu 23 où Jésus déclare : « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Observez donc et faites tout ce qu’ils vous disent d’observer ; mais ne faites pas comme ils font, parce qu’ils disent et ne font pas. Car ils lient des fardeaux pesants et insupportables, et les mettent sur les épaules des hommes ; mais ils ne veulent pas les remuer du doigt » (Matthieu 23:2-4).

« Et ils font toutes leurs actions afin que les hommes les voient ; car ils portent de larges phylactères, et ils allongent les franges de leurs vêtements ; Ils aiment les premières places dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes : Maître, maître. Mais vous, ne vous faites point appeler maître ; car vous n’avez qu’un Maître, le Christ ; et pour vous, vous êtes tous frères, » déclare Jésus, dans Matthieu 23:5-8. Christ leur dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez point vous-mêmes, et n’y laissez point entrer ceux qui veulent y entrer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous dévorez les maisons des veuves, tout en affectant de faire de longues prières ; aussi vous en recevrez une plus grande condamnation » (Matthieu 23:13-14).

Et Jésus poursuit sur ces hypocrites : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et quand il l’est devenu, vous le rendez enfant de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, conducteurs aveugles, qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, cela n’est rien ; mais celui qui aura juré par l’or du temple, est lié ! Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, ou l’or, ou le temple qui rend cet or sacré ? Et si quelqu’un, dites-vous, a juré par l’autel, cela n’est rien ; mais s’il a juré par le don qui est sur l’autel, il est lié. Insensés et aveugles ! car lequel est le plus grand, le don ou l’autel qui rend le don sacré ? Celui donc qui jure par l’autel, jure par l’autel et par tout ce qui est dessus ; et celui qui jure par le temple, jure par le temple et par celui qui y habite ; et celui qui jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par celui qui est assis dessus. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous négligez les choses les plus importantes de la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité. Il fallait faire ces choses-ci et ne pas omettre celles-là. Conducteurs aveugles, qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau ! » (Matthieu 23:15-24).

Dans Matthieu 23:28, Jésus leur dit carrément : « Vous de même, au-dehors vous paraissez justes aux hommes, mais au-dedans vous êtes remplis d’hypocrisie et d’injustice. » Les gens n’aiment pas les hypocrites. Nous voyons plusieurs exemples d’hypocrisie dans la vie. Le parent qui déclare à son enfant les dangers de fumer alors qu’il a une cigarette au bec. L’activiste qui parade pour la protection de l’environnement alors qu’il ne vit pas selon les standards. L’homme politique qui prétend avoir des expertises qu’il ne possède pas pour se faire élire. Ou bien l’homme qui exagère ses œuvres, ou celui qui condamne les valeurs morales des autres, pendant qu’il ment ouvertement sur ses propres infractions. Les études psychologiques suggèrent que la raison pour laquelle nous détestons l’hypocrisie, c’est parce que la personne déclare des faussetés sur son propre comportement.

Nous trouvons l’hypocrisie répulsive parce que les gens disent une chose, mais font exactement le contraire. Ils commandent et condamnent, mais manquent à suivre leurs propres ordres. L’hypocrite juge les autres selon un strict standard, mais justifie et excuse ses indisciplines personnelles. Il tient les autres répréhensibles, mais se justifie lui-même. Il serait bien de faire la distinction, ainsi que les parallèles, entre l’hypocrisie et le mensonge. L’hypocrite est nécessairement menteur, mais le menteur peut ne pas être hypocrite. L’hypocrite a le mensonge comme mode de vie, tout son comportement est un mensonge. Mais il peut arriver qu’une personne franche mente occasionnellement, par faiblesse ou lâcheté passagère. Cela n’en fait pas un hypocrite pour autant.

L’apôtre Paul fait une déclaration intéressante dans son épître aux Romains lorsqu’il déclare : « Toi donc, ô homme, qui que tu sois, qui juges, tu es inexcusable ; car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque, toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Car nous savons que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses, est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les commets, que tu échapperas au jugement de Dieu ? » (Romains 2:1-3). « Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de son long support, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te convie à la repentance ? Mais par ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres, savoir, la vie éternelle à ceux qui, persévérant dans les bonnes œuvres, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité ; mais l’indignation et la colère aux contentieux et à ceux qui sont rebelles à la vérité, et qui obéissent à l’injustice » (Romains 2:4-8).

Jésus a carrément dénoncé les hypocrites ; alors, nous devrions sérieusement prendre la résolution de ne jamais devenir des hypocrites. Nous devrions sincèrement suivre Jésus-Christ et pratiquer le haut standard que Lui a établi pour nous. Donc, quel est le rôle du véritable converti dans la société ? Dans Éphésiens 2:17-22, Paul nous déclare que Jésus : « est venu annoncer la paix, à vous qui étiez loin, et à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi, vous n’êtes plus ni des étrangers, ni des gens de dehors, mais concitoyens des Saints, et de la maison de Dieu ; étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit. »

Parlant principalement à de nouveaux convertis, auparavant des Gentils, Paul les accueille dans le Corps de Christ formé de véritables convertis, soit Juifs ou Gentils, où chaque nouveau membre jouit des pleins privilèges et bénédictions donnés à tous les saints qui font partie de la maison de Dieu. Car, dit Paul : « Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, Qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:20-21).

Mais regardant les Juifs qui ne croyaient pas en Lui, Jésus leur déclare : « Pourquoi ne comprenez-vous point mon langage ? C’est parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il n’a point persisté dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il dit le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur, et le père du mensonge. Mais parce que je dis la vérité, vous ne me croyez point. Qui de vous me convaincra de péché ? Et si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; c’est pourquoi vous ne les écoutez pas, parce que vous n’êtes point de Dieu » (Jean 8:43-47).

Mais nous avons rompu avec cette alliance antérieure et nous avons transféré notre alliance à Dieu. « Or, toutes ces choses viennent de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Jésus-Christ, et qui nous a confié le ministère de la réconciliation » (2 Corinthiens 5:18). « Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles, » nous dit Paul, dans 2 Corinthiens 5:17. Notre état de non citoyens du Royaume nous a été révélé par Dieu et, depuis lors, nous avons reçu le ministère de la réconciliation. La fonction de Dieu est de Se réconcilier les humains, même si Dieu peut tout accomplir de Lui-même, sans l’aide de Sa faible création, Il nous a accordé, par Sa grâce, de participer à Son œuvre. Cette œuvre implique une guerre contre le Diable et ses acolytes complices.

« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute puissante. Revêtez-vous de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable. Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes. C’est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, et qu’ayant tout surmonté, vous demeuriez fermes. Soyez donc fermes, vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés du zèle de l’Évangile de la paix ; prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:10-18).

« Puisque nous faisons la fonction d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Car Celui qui n’a point connu le péché, Dieu l’a traité en pécheur pour nous, afin que nous, nous devenions justes de la justice de Dieu en lui. Alors occupons nous de l’œuvre du Seigneur » (2 Corinthiens 5:20-21) « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu », nous déclare Paul, dans Colossiens 3:1. Les chrétiens ont une position glorieuse devant Dieu. Car Dieu nous a, en effet, déjà : « ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ ; afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de Sa grâce, par Sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:6-7).

Cependant, notre condition spirituelle, ici sur terre, semble faire mentir notre position exaltée au ciel. Alors, nous avons besoin d’être exhortés à répétition pour croire à la vérité et vivre selon cette vérité. Théoriquement parlant, « vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ; mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire. Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles. Mais maintenant vous aussi renoncez à toutes : à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la médisance, aux paroles déshonnêtes ; qu’il n’en sorte pas de votre bouche » (Colossiens 3:3-8). Surtout des paroles d’hypocrisie.

« Ayant revêtu le nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé, » nous confirme Paul, dans Colossiens 3:10. « Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit gloire, et maintenant, et pour le jour d’éternité ! Amen », nous déclare le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:18. Car on croit du cœur pour obtenir la justice et l’on fait confession de la bouche pour le salut. « Mais toi, ô homme de Dieu ! fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur, » dit Paul à son jeune évangéliste, dans 1 Timothée 6:11.

« Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir. Faites toutes choses sans murmures et sans disputes ; afin que vous soyez sans reproche, sans tache, enfants de Dieu, irrépréhensibles au milieu d’une génération dépravée et perverse, au sein de laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, y portant la parole de vie ; en sorte qu’au jour de Christ, je puisse me glorifier de n’avoir point couru en vain, ni travaillé en vain, » déclare Paul, dans Philippiens 2:12-16.

« Vous êtes tous des enfants de la lumière, et des enfants du jour ; nous n’appartenons point à la nuit, ni aux ténèbres. Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment, dorment la nuit ; et ceux qui s’enivrent, sont ivres la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, étant revêtus de la cuirasse de la foi, et de la charité, et du casque de l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a point destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, Qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui » (1 Thessaloniciens 5:5-10).

« Car vous étiez autrefois ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ; car le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur. Et ne prenez aucune part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt condamnez-les. Car il est même honteux de dire ce que ces gens font en secret. Mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière ; car tout ce qui est manifesté devient lumière, » nous dit Paul, dans Éphésiens 5:8-13. Paul nous prie : « Rachetez le temps ; car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas sans prudence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur » (Éphésiens 5:16-17). « A qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ; savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27).

Ces vérités ne sont pas des contradictions, mais plutôt des exhortations, puisque nous sommes ressuscités avec Christ. Alors, vivons comme ceux qui sont vivants en Christ. Un des plus beaux dictons qui existent dit : pour chaque puissance, il y a une faiblesse et, pour chaque faiblesse, il y a une puissance. Alors, que ce dicton offre plusieurs applications possibles, celle où il se révèle très efficace est l’étude de la personnalité humaine et comment le caractère humain y est reconnu. Est-ce réellement surprenant d’apprendre que la Bible nous parle de ces deux choses et comment elles se complètent ?

D’abord, définissons les termes. Généralement, nous parlons de personnalité comme de ce qui paraît à l’extérieur et le caractère est ce qui se trouve à l’intérieur d’une personne. La Bible adopte pareillement une telle évaluation. Lorsque le prophète Samuel recherchait un successeur pour le roi Saül parmi les fils d’Isaï, il a pensé qu’Éliab, le plus vieux et le plus beau des fils d’Isaï, serait le choix de Dieu. « Mais l’Éternel dit à Samuel : Ne prends point garde à son visage, ni à la grandeur de sa taille ; car je l’ai rejeté. L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde ; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux ; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16:7). Ce qui a trait au caractère d’une personne va au-delà de cela, selon la Bible.

Les pensées, les sentiments et les actions, selon la Bible, ont leurs racines dans l’esprit, l’âme et le corps. « Or, que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera » (1 Thessaloniciens 5:23-24). La personnalité, l’expression individuelle de l’esprit humain, est partiellement enraciné dans l’esprit qui est dans l’homme et son cerveau. « Car qui est-ce qui connaît ce qui est en l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même aussi, personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu », nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 2:11. Regardons comment Dieu a communiqué en songe avec le roi de Babylone : « Moi, Nébucadnetsar, j’étais tranquille dans ma maison, et florissant dans mon palais. J’eus un songe qui m’épouvanta, et mes pensées sur ma couche et les visions de ma tête me troublèrent » (Daniel 4:4-5).

Mais ça va au-delà de tout cela. Comparez, par exemple, ce que Paul dit de la chair et de ses tendances. Dans Romains 7:15-24, Paul nous déclare : « Car je n’approuve point ce que je fais, je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire, dans ma chair, parce que j’ai la volonté de faire le bien ; mais je ne parviens pas à l’accomplir. Car je ne fais pas le bien que je veux ; mais je fais le mal que je ne veux pas faire. Que si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi en moi ; c’est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce fardeau de mort ? »

Cela implique tout ce que nous sommes par nature en tant qu’humains, esprit, âme et corps. Le meilleur modèle de la personnalité humaine devient alors Celui qui nous est dévoilé dans la Bible, même si les hommes n’acceptent pas la Bible comme fondement philosophique. Même l’Église de Laodicée, qui avait le plus grand problème, fut encouragée par Jésus à se repentir de ce qui était sa faiblesse de personnalité. Dans Apocalypse 3:19-21, Jésus lui dit : « Je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle, et te repens. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône. »

Les gens font des compromis pour avoir la paix avec les autres, comme Laodicée l’a fait, mais les gens peuvent se repentir et amener leur caractère à ne pas le faire. Encore une fois, la Bible et la science confirment cela. Car lorsqu’une personne décide de prendre une décision morale, il devient presqu’impossible de la changer. Le problème était de la convaincre de changer en premier lieu, avant qu’elle prenne sa décision. Essentiellement, le caractère devient ce que nous faisons avec notre personnalité, sachant que pour chaque force, il y a une faiblesse et pour chaque faiblesse, il y a une force pour nous motiver. Regardez comment Paul nous explique la situation, dans Romains 12:1-2 : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. »

C’est ainsi que Jésus a pu dire à Ses disciples : « La paix soit avec vous ! Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie aussi. Et quand il eut dit cela, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20:21-23). Pendant trois ans et demi, les disciples ont suivi Jésus, ils L’ont écouté dans Son enseignement, et ont participé à Son ministère. Ils ont tout abandonné afin de Le suivre. Ils ont vu Jésus ridiculisé, opposé, opprimé, souffrir la dépravation et rejeté par les leaders religieux de Son temps, tout comme par la majorité des gens du peuple. Ils ont été témoins lorsque Judas L’a trahi et se sauvèrent lorsque les leaders juifs et la garde romaine ont arrêté le Seigneur.

Ce bienheureux Leader, en qui Ses disciples avaient de grands espoirs et en qui ils ont mis leur confiance, a été fouetté, battu, on a craché dessus, on L’a accusé de faux témoignages, on L’a cloué sur une croix pour mourir dans l’agonie, seul, abandonné même par Son Père au ciel. Quelques jours plus tard, dans Jean 20:19-21 : « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où les disciples étaient assemblés étant fermées, par crainte des Juifs, Jésus vint, et se présenta au milieu d’eux et leur dit : La paix soit avec vous ! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples donc, voyant le Seigneur, eurent une grande joie. Il leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie aussi. »

Nous sommes préparés, tout comme Ses disciples, à communiquer l’Évangile qu’Il a prêché, mais, cette fois, au monde entier afin de Le glorifier. En tant que Ses disciples, nous sommes justifiés par Lui, tout comme Noé le fut lorsque : « l’Éternel dit à Noé : Entre, toi et toute ta maison, dans l’arche ; car je t’ai vu juste devant moi dans cette génération » (Genèse 7:1). Et regardez la protection que lui et sa famille ont reçue. C’est la première mention de la grande doctrine de la justification dans la Bible, c’est-à-dire, être justifié par Dieu. La raison pour laquelle Noé fut trouvé juste par Dieu, c’est que : « Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (Genèse 6:8). C’est également la première mention de la grâce dans la Bible. Notez maintenant ce que Dieu dit à Abram, dans Genèse 15:5-6 : « Puis il le mena dehors et lui dit : Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Ainsi sera ta postérité. Et Abram crut à l’Éternel, qui lui imputa cela à justice. »

Donc, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la justification se fait par la grâce au travers de la Foi. « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus », nous dit Paul, dans Romains 3:23-26.

La justification, c’est-à-dire, être proclamé parfaitement juste malgré nos péchés passés, doit absolument être autorisée par Dieu notre Créateur. « Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu est celui qui les justifie. Qui les condamnera ? Christ est mort, et de plus il est ressuscité, il est même assis à la droite de Dieu, et il intercède aussi pour nous » (Romains 8:33-34). Rappelons-nous toujours que les chrétiens : « sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où est donc le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi, » déclare Paul dans Romains 3:24-27.

Donc : « Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par Sa vie ? » (Romains 5:8-10). L’avez-vous saisi ? Nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils et nous sommes maintenant sauvés par Sa vie, Sa résurrection. « Lequel a été livré pour nos offenses, et qui est ressuscité pour notre justification » (Romains 4:25). Maintenant que nous sommes gratuitement justifiés par Sa Grâce au travers de la foi, une telle justification nécessite inévitablement de bonnes œuvres. « Vous voyez donc que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement » (Jacques 2:24).




D.445 – Votre foi comme l’or pur

Par Joseph Sakala

Dans 1 Pierre 1:5-7, l’apôtre Pierre nous déclare au sujet des élus : « …qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps. En cela vous vous réjouissez, quoique vous soyez maintenant attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, puisqu’il le faut, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ. » Ces paroles de Pierre sont encore plus applicables aujourd’hui, mais elles ont toujours été véritables. Le caractère et le témoignage demeurent toujours d’une extrême importance pour Dieu. Et cela fut reconnu par Job qui, au-travers des épreuves difficiles, a pu témoigner : « Il [Dieu] sait la voie que j’ai suivie ; qu’il m’éprouve, j’en sortirai comme l’or. Mon pied s’est attaché à ses pas, j’ai gardé sa voie, et je ne m’en suis pas détourné » (Job 23:10-11). Le contexte de sa foi peut nous être d’une grande instruction.

Comme beaucoup de personnes, qu’ils soient chrétiens ou non, Job a porté sa plainte vers le ciel où il a dit : « Oh ! si je savais où le trouver, j’irais jusqu’à son trône, j’exposerais ma cause devant lui, et je remplirais ma bouche de preuves ; je saurais ce qu’il me répondrait, et je comprendrais ce qu’il me dirait. Contesterait-il avec moi dans la grandeur de sa force ? Non, seulement il ferait attention à moi » (Job 23:3-6). Il connaissait assez Dieu pour savoir que Dieu avait un but dans toute sa souffrance. Mais Job voulait connaître ce but, sachant fort bien la bonté de Dieu et que Dieu ne le punirait pas pour ses questions. Mais cela lui donnerait une plus grande connaissance et la force de continuer. Or, sans cette révélation, Job savait fort bien qu’il ne pouvait pas comprendre ni trouver Dieu. Dans Job 23:7-9, il déclare : « Ce serait alors un juste qui raisonnerait avec lui, et je serais absous pour toujours par mon juge. Voici, si je vais à l’Orient, il n’y est pas ; si je vais à l’Occident, je ne le découvre pas. Est-il occupé au Nord, je ne le vois pas. Se cache-t-il au Midi, je ne l’aperçois pas. »

Dieu permet que nous ayons des épreuves afin de nous guider, de nous discipliner et de nous développer. Ces épreuves sauront, à la longue, travailler à notre avantage, alors que les impuretés sont enlevées, ne laissant découvrir que ce qui est éternel et précieux. Le but de nos vies devrait être de glorifier Dieu et, s’il y a des épreuves, tant pis. On devrait lui dire : « Éternel, tu as fait du bien à ton serviteur, selon ta parole. Enseigne-moi à avoir du sens et de l’intelligence ; car j’ai cru à tes commandements. Avant d’être affligé, je m’égarais : mais maintenant j’observe ta parole. Tu es bon et bienfaisant : enseigne-moi tes statuts » (Psaume 119:65-68). Dieu sait ce qui est mieux pour nous, Il sait ce qu’Il fait et nous pouvons nous reposer sur cela.

Dans Luc 21:33, Jésus a déclaré : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » La doctrine que toute Parole retenue dans la Bible fut inspirée par le Saint-Esprit, faussement considérée par les néo-évangélistes comme dépassée, est absolument essentielle pour une foi chrétienne. « Toute l’Écriture [c’est-à-dire, chaque Parole inscrite dans la Bible] est divinement inspirée [par Dieu et non par un homme], et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17).

Nous reconnaissons cependant que certains problèmes de transmission et de traductions existent, mais ce sont des problèmes triviaux dans le texte entier. Nous reconnaissons également que le processus d’inspiration peut varier selon les traductions, mais que le résultat final demeure que la Bible entière fut dictée et transmise par la Parole de Dieu. C’est de cette façon que Jésus-Christ, la Parole vivante, l’Auteur des Écritures, considérait celles-ci. « Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli, » nous dit Jésus, dans Matthieu 5:18.

Ce même jour, deux d’entre eux s’en allaient à un bourg, nommé Emmaüs, qui était éloigné de Jérusalem de soixante stades. Et ils s’entretenaient ensemble de tout ce qui était arrivé. Et comme ils s’entretenaient et qu’ils discutaient, Jésus Lui-même, S’étant approché, Se mit à marcher avec eux. À un moment donné, Jésus leur dit : « O gens sans intelligence et d’un cœur tardif à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Puis, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Écritures, ce qui le regardait » (Luc 24:25-27). La Bible alors, incluant chaque mot, est divinement inspirée, sans erreur, infailliblement vraie et en autorité absolue dans chaque aspect de notre vie.

Les Paroles de Christ qui enseignait ces vérités sont éternellement établies au ciel et ne passeront pas. D’ailleurs, le roi David le confirme par ces paroles : « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. Tout subsiste aujourd’hui selon tes ordonnances ; car toutes choses te servent » (Psaume 119:89). Voilà pourquoi il est mortellement dangereux : « à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu’un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre ; et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre » (Apocalypse 22:18-19). Ne serait-ce pas beaucoup mieux de déclarer comme David, dans Psaume 119:24-25 : « Aussi tes témoignages sont mes plaisirs et les gens de mon conseil. Mon âme est attachée à la poussière ; fais-moi revivre selon ta parole ! »

Dans 1 Jean 5:14-15, l’apôtre nous déclare : « Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées. » Cette promesse est claire et illimitée. Elle est d’une grande assurance pour le chrétien, mais elle contient une condition. Dieu nous exauce selon Sa volonté. Bon nombre de chrétiens, ayant les meilleures intentions, diront que c’est un manque de foi que d’ajouter « que Ta volonté soit faite » à notre prière. Mais Jésus Lui-même nous a donné l’exemple dans Sa prière au Père avant de mourir. Dans Matthieu 26:39, nous lisons : « Et étant allé un peu plus avant, il se jeta le visage contre terre, priant et disant : Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

La question est de vraiment déterminer si nous prions selon la volonté de Dieu. La clé serait donc de sonder les Écritures. La volonté de Dieu ne peut jamais contredire Sa Parole. Il serait ainsi illogique de demander à Dieu de faire quelque chose que Sa Parole interdit. « Vous demandez, et vous ne recevez point, parce que vous demandez mal, et dans la vue de satisfaire à vos plaisirs, » nous dit l’apôtre, dans Jacques 4:3. Néanmoins, si nous désirons sincèrement que Sa volonté soit faite et qu’il n’y ait point d’obstruction à notre demande, nous pouvons prier avec confiance, même si nous ne connaissons pas encore la volonté du Père dans notre affaire. Dans Romains 8:26-28, Paul nous rassure en disant : « Et même aussi l’Esprit nous soulage dans nos faiblesses ; car nous ne savons ce que nous devons demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des soupirs qui ne se peuvent exprimer. Toutefois celui qui sonde les cœurs, connaît quelle est l’affection de l’Esprit, qui prie selon Dieu pour les saints. Or, nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein. »

Dieu veut tellement nous bénir dans nos faiblesses que l’Esprit Lui-même intercède pour nous par des soupirs que nous n’arrivons pas à exprimer par des mots. « Selon qu’il nous a élus en lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté » (Éphésiens 1:4-5). Malgré que nous ne puissions vraiment pas comprendre comment Dieu pouvait déjà nous choisir (élire) avant la création du monde, nous ne pouvons que nous réjouir et Le louer pour Son Plan qui nous fut révélé en Jésus. Voilà pourquoi, dans 2 Timothée 1:8-10, Paul dit à son jeune évangéliste : « N’aie donc point honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier ; mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu, qui nous a sauvés, et nous a appelés par un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles, et qui a été maintenant manifestée par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile. »

Il devient donc évident que le choix de Dieu en notre faveur ne se résume pas à la question qu’Il prévoyait que nous allions venir vers Lui, mais uniquement dans Sa propre volonté pour nous. Jésus nous le confirme lorsqu’Il a dit à Ses disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne » (Jean 15:16). Cela ne diminue d’aucune manière notre responsabilité de toujours nous confier en Lui, car : « C’est en lui aussi que nous sommes devenus héritiers, ayant été prédestinés, d’après le décret de Celui qui opère toutes choses selon le dessein de sa volonté ; afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui avons les premiers espéré en Christ. En lui vous êtes aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, et avoir cru en lui, vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis ; lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux qu’il s’est acquis, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1:11-14).

Même si nous ne comprenons pas comment notre esprit fonctionne, nous pouvons quand même comprendre la corrélation entre ces deux concepts. Les deux sont vrais parce qu’ils sont enseignés par Sa Parole et les deux sont des occasions de réjouissance parce que les deux sont le reflet de Son amour et de Son omnipotence. Dieu a déclaré à Jérémie : « Je t’ai aimée d’un amour éternel, c’est pourquoi j’ai prolongé envers toi ma bonté » (Jérémie 31:3). Avant même que le monde soit, Dieu nous connaissait déjà, et nous aimait, et Dieu préparait Sa mort afin de nous sauver de nos péchés et nous attirer vers Lui. « Science trop merveilleuse pour moi, si élevée que je n’y puis atteindre ! Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au Sépulcre, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aube du jour, et que j’aille habiter au bout de la mer, là même, ta main me conduira, et ta droite me saisira » (Psaume 139:6-10). Nous ne pouvons que Le glorifier, puis Le rechercher gentiment afin de vivre pour Lui le reste de nos jours.

Demandons toujours tout au nom de Jésus. Dans Jean 14:12-13, Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » Dans l’Évangile de Jean, nous découvrons plusieurs endroits avec la promesse que, si nous prions au nom de Jésus, Dieu en Christ répondra à notre prière. Dans le texte plus haut, nous voyons la promesse que Jésus répondra à notre prière afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Prenons le temps d’aller voir d’autres expressions qui sont équivalentes à celle-ci.

Dans Jean 14:14-17, Jésus a déclaré : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. » Dans Jean 15:16-17, Jésus a été catégorique en disant : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. »

Regardons ensemble ce beau passage, dans Jean 16:23-27, où Jésus a déclaré ceci à Ses disciples : « En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. Je vous ai dit ces choses en paraboles. L’heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père. En ce jour, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous ; car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé, et que vous avez cru que Je suis sorti de Dieu. »

De telles promesses semblent presque trop faciles et inconditionnelles pour être saisissables, littéralement parlant. La clé, cependant, demeure dans la véritable signification du terme « en Mon nom ». Il devient évident que cela veut dire beaucoup plus que de simplement terminer chacune de nos prières avec cette expression, comme une formule magique. D’abord, nous devons reconnaître que c’est seulement au-travers de Jésus-Christ, notre Médiateur, que nous osons nous présenter devant notre Dieu omnipotent. Jésus Lui-même a dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6). Cela étant vrai, il y a une implication que notre prière doit être en accord avec ce que Jésus Lui-même dirait dans Sa prière.

Aucun chrétien ne devrait demander à Dieu de lui accorder quelque chose qui va à l’encontre de Sa volonté. Car : « Nous avons auprès de Lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée » (1 Jean 5:14-15). Quand nous nous présentons devant le Père au nom de Jésus, dans un sens nous devenons Son représentant. Donc, nous devons nous présenter purifié par le sang de Christ, avec des motifs dignes de Celui au nom de Qui nous venons devant Dieu. Avoir des péchés non confessés ou non repentis ne nous qualifierait pas en tant que Son représentant. Et nous ne pourrions sûrement pas demander quoi que ce soit au nom de Jésus dans une telle condition. Finalement, reconnaissant Son pouvoir et Sa promesse, nous devons demander avec foi, ne doutant jamais de Sa Parole, si nous venons en Son nom.

Ce n’est qu’à ce moment que le Père est glorifié, selon le texte de Jean 16:23-24 où Jésus a dit : « En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. » Dans Matthieu 7:7-12, Jésus a dit : « Demandez, et on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et l’on ouvre à celui qui heurte. Et quel est l’homme d’entre vous qui donne une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Et s’il demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner à vos enfants de bonnes choses, combien plus votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui les Lui demandent ! Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent faites-les-leur aussi de même ; car c’est là la loi et les prophètes. » La ressource extraordinaire que produit la prière est trop souvent négligée par plusieurs chrétiens.

S’il n’existe pas d’obstacles entre nous et Dieu qui nous empêchent de demander efficacement, comme le péché, le manque de foi ou des motifs égoïstes, alors Dieu a promis d’agir quand nous demandons, en exauçant notre requête. Et souvent en nous donnant encore davantage. Regardons seulement quelques-unes des promesses accordées à ceux qui demandent avec foi. L’apôtre Jacques nous dit : « Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée » (Jacques 1:5). Cependant, Jacques ajoute : « Mais qu’il demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute, est semblable au flot de la mer qui est agité par le vent et ballotté çà et là. Qu’un tel homme, en effet, ne s’attende pas à recevoir quelque chose du Seigneur » (vs: 6-7).

À Ses disciples, Jésus a dit : « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie » (Jean 16:24). En S’adressant au peuple qui Le suivait, Jésus a dit : « Qui est le père d’entre vous, qui donne à son fils une pierre, lorsqu’il lui demande du pain ? Ou, s’il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou encore, s’il lui demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc, vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ? » (Luc 11:11-13). Mais gardons toujours à l’esprit que : « Quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui lui est agréable » (1 Jean 3:22).

« Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées, » nous dit l’apôtre, dans 1 Jean 5:14-15. Et Jésus confirme sa parole en nous disant : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jean 14:14). « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples, » nous dit Jésus, dans Jean 15:7-8. Évidemment, ces merveilleuses promesses comportent comme conditions de garder Ses commandements, de vraiment désirer faire Sa volonté, de garder Ses priorités, d’avoir Ses pensées et de demander dans la foi en Son nom.

S’adressant à Ses disciples, Jésus a dit : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples » (Jean 15:7-8). La précieuse promesse de ces versets a été une source d’inspiration aux disciples de Christ tout au long des siècles. Elle devient encore plus merveilleuse si nous portons attention au grec original dans lequel cette promesse fut écrite. Le mot « demeurer » implique une fraternisation très personnelle avec quelqu’un et, dans ce cas, notre Seigneur Jésus. « Comme mon Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés ; demeurez dans mon amour, » nous dit Jésus, au verset 9.

Pour avoir une telle relation, cela requiert de notre part l’obéissance et l’amour pour Lui et nos frères et sœurs. Dans Jean 15:10-14, Jésus nous dit : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. Nul n’a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis. Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. » Notre esprit et notre cœur seront alors en harmonie totale avec Lui, intégralement guidés par Ses paroles.

Quand Jésus a dit : « Vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez », Ses paroles impliquaient un commandement, un défi. Si nous sommes fidèles à Dieu, Il nous défie de demander ce que nous voulons pour constater Sa fidélité à nous exaucer. Désirer implique quelque chose de différent d’une nécessité, mais plutôt une inclination, et Dieu ne craint pas que notre inclination soit de nature égoïste. Car, si nous demeurons en Lui, nos désirs correspondront à Ses désirs pour nous et, naturellement, nous demanderons des choses qui glorifieront Dieu. Donc, Jésus nous dit : « Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples » (v. 8).

Dieu répondra aux prières demandées en toute humilité, même s’Il doit changer certaines lois naturelles pour y arriver. Il nous défie de demander sans hésitation. Dans Jean 15:1-5, Jésus a dit : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu’il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Si nous demeurons en Lui, Jésus placera en nous le désir de produire davantage de fruit pour Sa gloire et pour notre bonheur éternel.

Alors : « Priez sans cesse » (1 Thessaloniciens 5:17). C’est sans aucun doute le plus court commandement de la Bible, mais le plus difficile à obéir, semble-t-il. Comment est-ce possible de prier sans cesse ? Qu’en est-il du sommeil, ou du travail, ou de nos autres engagements ? Paul lui-même a prétendu prier sans cesse. Par exemple, il avait écrit à l’Église de Rome : « Car Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous » (Romains 1:9). Aux fidèles à Thessalonique, il avait écrit : « Nous rendons toujours grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières ; nous souvenant sans cesse, devant Dieu notre Père, des œuvres de votre foi, des travaux de votre charité, et de la fermeté de votre espérance, en notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 1:2-3). Et dans sa dernière lettre à Timothée, Paul déclare : « Je rends grâces à Dieu que je sers avec une conscience pure, comme mes ancêtres, car, nuit et jour, je ne cesse de faire mention de toi dans mes prières, me souvenant de tes larmes, désirant fort de te voir, afin d’être rempli de joie. »

Il est évident, par ces références, que Paul ne voulait pas dire prier d’une manière continuelle, mais plutôt d’être continuellement dans une attitude qui ne cesse jamais d’être toujours disponible pour prier. Cela impliquerait Ses élus qui crient au secours jour et nuit et que Dieu n’abandonne jamais dans leurs prières. « Je vous dis qu’il les vengera bientôt. Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Prier sans cesse veut simplement dire d’être dégagé et libre de communiquer avec Lui, nuit et jour, continuellement dans une attitude de prière. « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples. Comme mon Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés ; demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie » (Jean 15:7-11). C’est ça d’avoir une foi comme l’or pur.




D.444 – Appelés et choisis

Par Joseph Sakala

Dans 2 Thessaloniciens 2:13-14, Paul nous déclare : « Mais pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons rendre de continuelles actions de grâces à Dieu à cause de vous, de ce qu’il vous a choisis, dès le commencement, pour le salut, dans la sanctification de l’Esprit, et dans la foi en la vérité ; Il vous a appelés à cela par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. » Notez l’ordre établi par Dieu dans Son merveilleux Plan de Salut. Remarquez que Dieu avait choisi ces Thessaloniciens croyants, même avant leur naissance, car c’était dès le commencement. Ensuite, Dieu les a appelés et ils ont entendu l’Évangile, ils ont crû à la vérité et furent sanctifiés par l’Esprit pour être destinés à être glorifiés en Christ.

Pour accomplir cela, le Saint-Esprit a utilisé des messagers humains. D’abord, dans une vision, l’Esprit a dirigé Paul à aller en Grèce pour prêcher l’Évangile. Dans Actes 16:9-10 : « Paul eut une vision pendant la nuit : un homme macédonien se tenait debout et le sollicitait, en disant : Passe en Macédoine, et viens nous secourir. Aussitôt après cette vision, nous nous disposâmes à passer en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer l’Évangile. » Cependant, parmi tout ceux que Paul appelait par l’Évangile, seuls quelques-uns ont cru. Dans Actes 17:4-5, nous lisons : « Et quelques-uns d’entre eux furent persuadés, et se joignirent à Paul et à Silas, avec une grande multitude de Grecs pieux, et plusieurs femmes de qualité. Mais les Juifs incrédules, émus d’envie, prirent avec eux quelques mauvais sujets sur les places publiques ; et ayant excité un tumulte, ils troublèrent la ville, et se portant vers la maison de Jason, ils cherchaient Paul et Silas, pour les mener devant le peuple. »

Donc, ces Juifs incrédules ne furent pas « choisis » et, ayant résisté à l’appel, ils refusèrent de croire. Comme disait si bien Jésus : « Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ton œil est-il méchant parce que je suis bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers ; car il y en a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. » (Matthieu 20:15-16). Une telle vérité est difficile à comprendre avec nos esprits, mais nous devrions rendre  continuellement actions de grâces à Dieu à cause de vous, de ce qu’il vous a choisis dès le commencement, pour le salut. Et également de nous avoir fait comprendre que nous sommes « appelés » par Dieu qui vous a sortis des ténèbres à Sa merveilleuse lumière. Voici ce que Pierre nous dit, dans 1 Pierre 2:9-10 : « Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de Celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde. »

Cette même vérité mystérieuse, mais glorieuse, se trouve au-travers toute  l’Écriture. Remarquez ce que Paul déclare aux convertis, dans Romains 8:28-31 : « Or, nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc sur cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » La réponse est évidente, demeurons en Lui.

Dans Jean 15:1-5, Jésus a dit : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu’il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Dans les chapitres 14 à 16, plusieurs des derniers mots de Christ à Ses disciples avant de mourir et de monter au ciel comportaient l’expression « demeurez en moi ».

Le mot meno paraît dix-huit fois dans ces deux chapitres, nous indiquant une unicité entre le Père et le Fils. Regardons Jean 14:25, alors que Jésus leur dit : « Je vous dis ces choses, tandis que je demeure [encore] avec vous. » Dans Jean 14:8-11 : « Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait lui-même les œuvres que je fais. Croyez-moi quand je dis que je suis dans le Père, et que mon Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de ces œuvres mêmes. » Le « Je Suis » était le même qui est apparu à Moïse dans le buisson ardent au désert.

Regardons ce que Jésus ajoute, dans les versets 12 à 14 : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que je vais vers mon Père. Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Non seulement Jésus nous dévoile que Lui et le Père est la même Personne, mais Il nous confirme également que, si nous demandons quelque chose au Père en Son nom, c’est Jésus qui le fera. Jésus transmet donc Son pouvoir en nous pour accomplir Son œuvre, tout comme Jésus a admis que, lorsqu’Il parlait, c’est le Père qui parlait par la bouche de Jésus. C’est d’une remarquable simplicité ! Pourtant, combien le comprennent ?

Et, en parlant du Saint-Esprit, Jésus leur dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous (Jésus-Christ), et qu’il sera en vous (l’Esprit de Christ) » (Jean 14:15-17). Regardez maintenant ce que Jésus ajoute, dans Jean 14:20 : « En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. »

Jésus ne cessait de répéter cette vérité et, pourtant, Jésus dit à Philippe : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès à présent vous le connaissez, et vous l’avez vu » (Jean 14:6). Mais Christ rassure Ses disciples en leur déclarant : « je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viens à vous » (Jean 14:16-18). Jésus vient en nous par Son Esprit ! C’est Lui qui le dit ! Il ne s’agit pas d’une autre personne, mais de Jésus Lui-même, c’est-à-dire, le Père incarné.

Cependant, une seule chose est obligatoire pour demeurer dans Son amour : « Celui qui a mes commandements, et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non pas au monde ? Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:21-23). « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés, » conclut Jésus, dans Jean 15:11-12. « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. Et vous savez où je vais, et vous en savez le chemin » (Jean 14:2-4).

Alors, demeurons fermes dans ce que nous avons appris. Dans 2 Timothée 3:14-15, Paul déclare à son jeune évangéliste : « Pour toi, demeure ferme dans les choses que tu as apprises, et dont tu as été assuré, sachant de qui tu les as apprises, et que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ. » Cette exhortation encourageante de Paul se trouve insérée au sein de choses prophétiques décourageantes prédites pour les derniers temps. « Or, sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront épris d’eux-mêmes, aimant l’argent, vains, orgueilleux, médisants, rebelles à pères et à mères, ingrats, impies, sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant la volupté plutôt que Dieu » (2 Timothée 3:1-4).

Nous entrons vraiment dans ces derniers jours et, si non, nous ferions bien d’être alertes pour reconnaître les signes de ces temps. Cette description semble illustrer avec précision les temps dans lesquels nous vivons présentement. Elle semble nous décrire les croyances et les pratiques des humanistes modernes, incluant les hommes religieux : « Ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la force. Éloigne-toi aussi de ces gens-là » (2 Timothée 3:5). Et il y a peu d’espoir que la situation s’améliore, car : « tous ceux qui veulent vivre selon la piété en Jésus-Christ, seront persécutés. Mais les hommes méchants et les imposteurs iront en empirant, séduisant et étant séduits » (2 Timothée 3:12-13). Devrons-nous trembler, ou peut-être faire des compromis et même nous replier devant ces puissants séducteurs persuasifs ? Non, nous devrons continuer ! Il faut continuer à croire et à obéir à la Parole de Dieu. Même dans les temps sombres, les Saintes Écritures peuvent nous  instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ.

Car, toute l’Écriture est divinement inspirée et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. Paul lui-même nous a donné un exemple inspirant de patience pour faire le bien dans des conditions de grandes épreuves, persévérant dans les bonnes œuvres, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité. Attendant sa propre mort dans un donjon, il a demandé à Timothée : « Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpus, et les livres, principalement les parchemins » (2 Timothée 4:13). Il voulait étudier jusqu’à la fin pour se préparer. Que Dieu nous donne la force de continuer, de rester près de Lui, de demeurer avec les frères et les sœurs dans la foi et de rester debout dans Sa vérité, dans ces derniers temps.

Rappelons-nous toujours qu’un échec pour Adam, devient force pour Christ. Dans Romains 5:18 Paul, déclare : « Ainsi donc, comme un seul péché a valu la condamnation à tous les hommes, de même par une seule justice tous les hommes recevront la justification qui donne la vie. » Lorsqu’Adam s’est rebellé contre Dieu, il a expérimenté plusieurs choses nouvelles, des choses qui ont hanté l’humanité depuis ce temps. Mais toutes ces choses ont été expérimentées par Christ d’une manière intense alors que Jésus a agi comme Rédempteur d’une humanité déchue ainsi que d’une création pleine de malédictions.

Adam n’avait jamais vu ou expérimenté la mort, jusqu’au moment où il s’est fait dire : « Mais, quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point ; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras » (Genèse 2:17). Cependant, après avoir mangé de l’arbre défendu, Dieu lui dit, dans Genèse 3:19 : « Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » Adam et Ève furent créés nus, comme nous pouvons le constater dans Genèse 2:25 : « Or Adam et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte. » Mais le péché a tendance à tordre ou à déformer tout. « Et les yeux de tous deux s’ouvrirent ; et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent des feuilles de figuier, et se firent des ceintures » (Genèse 3:7). Pourtant, avant de pécher, ils n’en avaient point honte.

Avant de pécher, Adam et Ève ne connaissaient que des bénédictions. « Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Croissez et multipliez, et remplissez la terre, et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici je vous ai donné toute herbe portant semence, qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre qui a en soi du fruit d’arbre portant semence ; ce sera votre nourriture » (Genèse 1:28-29). Mais la malédiction universelle a suivi. Ils avaient connu la joie, mais là, ils n’ont connu que la peine et la séparation. « Et l’Éternel Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour cultiver la terre d’où il avait été pris » (v. 23).

Ils ont vécu dans un magnifique jardin. « Et l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden du côté de l’Orient, et y mit l’homme qu’il avait formé. Et l’Éternel Dieu fit germer du sol toute sorte d’arbres agréables à la vue, et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Et un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin ; et de là il se divisait et formait quatre bras » (Genèse 2:8-10). Tandis que là : « il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras l’herbe des champs » (Genèse 3:18). Avant le péché : « l’Éternel Dieu prit donc l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden, pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2:15 ». Tandis que maintenant : « Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre » (Genèse 3:19).

Dieu : « chassa donc l’homme ; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Genèse 3:24). Et la violence a commencé à régner : « Et Caïn parla à Abel, son frère. Et comme ils étaient aux champs, Caïn s’éleva contre Abel son frère, et le tua » (Genèse 4:8). Et la violence s’est poursuivie jusqu’à ce que : « la terre [soit] corrompue devant Dieu, et [que] la terre [soit] remplie de violence. Et Dieu regarda la terre, et, voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre » (Genèse 6:11-12). Les grossesses des femmes devaient être initialement agréables, mais, après le péché, « Dieu dit à la femme : J’augmenterai beaucoup ta peine et ta grossesse ; tu enfanteras des enfants avec douleur, et tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi, » nous dit Genèse 3:16.

Voilà pourquoi Jésus, afin de racheter l’humanité entière, a dû expérimenter la mort sur la croix. « La méchanceté fut à son comble lorsque ceux qui le regardaient mourant sur la croix : emplirent donc de vinaigre une éponge, et l’ayant mise autour d’une tige d’hysope, ils la lui présentèrent à la bouche. Et quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et ayant baissé la tête, il rendit l’esprit » (Jean 19:29-30). Cependant, par Sa résurrection, Jésus a vaincu la mort. « Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité. Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire. O mort ! où est ton aiguillon ? O enfer ! où est ta victoire ? Or, l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Corinthiens 15:53-58).

Jésus a expérimenté la nudité. Dans Jean 19:23-24, nous lisons : « Après que les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la robe ; mais la robe était sans couture, d’un seul tissu, depuis le haut. Ils dirent donc entre eux : Ne la partageons pas, mais tirons au sort à qui l’aura ; afin que fût accomplie cette parole de l’Écriture : Ils se sont partagés mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma robe. Ainsi firent les soldats. » Cette parole fut prophétisée par David, dans Psaume 22:19, lorsqu’il a déclaré : « Ils partagent entre eux mes vêtements ; ils tirent ma robe au sort. » « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand Il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ;) afin que la bénédiction d’Abraham se répandît sur les Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis, » déclare Galates 3:13-14.

« Méprisé, délaissé des hommes, homme de douleurs et connaissant la souffrance ; comme un homme devant qui on se couvre le visage ; si méprisé que nous n’en faisions aucun cas. Cependant il a porté nos maladies, et il s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous pensions qu’il était frappé de Dieu, battu et affligé. Mais il était meurtri pour nos péchés, et frappé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous apporte la paix est tombé sur lui, et par sa meurtrissure nous avons la guérison » (Esaïe 53:3-5). « Or, depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu’à la neuvième heure. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte, en disant : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:45-46). Pendant trois heures, Jésus souffrit en silence, ayant été fait péché à notre place.

« Et les soldats ayant tressé une couronne d’épines, la lui mirent sur la tête, et le vêtirent d’un manteau de pourpre. Et ils lui disaient : Roi des Juifs, nous te saluons ; et ils lui donnaient des soufflets, » nous dit Jean, dans Jean 19:2-3. Mais lorsque les soldats : « vinrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes. Toutefois un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » (Jean 19:33-34). Cependant, au-travers Ses souffrances Jésus a surmonté la malédiction établie et est devenu le Rédempteur de Sa création.

Et comme résultat, Dieu : « a mis toutes choses sous ses pieds. Car Dieu lui ayant assujetti toutes choses, n’a rien laissé qui ne lui soit assujetti ; or, nous ne voyons point encore maintenant que toutes choses lui soient assujetties. Mais nous voyons couronné de gloire et d’honneur ce Jésus, qui, par la mort qu’il a soufferte, a été fait un peu inférieur aux anges, afin que par la grâce de Dieu il souffrît la mort pour tous. En effet, il était convenable que celui pour qui et par qui sont toutes choses, voulant amener à la gloire plusieurs enfants, rendît parfait le Prince de leur salut, par les souffrances » (Hébreux 2:8-10). Ce sont de fidèles déclarations.

Dans 1 Timothée 1:14-16, Paul déclare : « Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. Cette parole est certaine et digne de toute confiance ; c’est que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. Mais c’est pour cela que j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir, en moi le premier, une parfaite clémence, pour servir d’exemple à ceux qui croiront en lui, pour la vie éternelle. » Le mot « fidélité », dans la Bible, est habituellement appliqué, soit à Dieu ou à ceux, hommes et femmes, qui demeurent fidèles à leurs paroles et leurs convictions. Or, il y a au moins huit références dans le Nouveau Testament qui parlent de fidélité.

Six de ces références se trouvent  dans les épîtres pastorales de Paul où il conseille ses jeunes pasteurs Timothée et Tite. Voici les expressions fidèles de Paul. (1) Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. (2) Si quelqu’un aspire à être évêque, il désire une œuvre excellente (1 Timothée 3:1). (3) Car l’exercice corporel est utile à peu de chose ; mais la piété est utile à toutes choses, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir (1 Timothée 4:8). (4) En effet, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui. Si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, il nous reniera aussi (Timothée 2:11-12). (5) Cette parole est certaine, et je veux que tu établisses fortement ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer les bonnes œuvres ; voilà les choses qui sont bonnes et utiles aux hommes (Tite 3:8). Et la sixième référence est un commandement à chaque évêque d’être : « Attaché à la véritable doctrine qui doit être enseignée, afin qu’il soit capable, tant d’exhorter, selon la saine doctrine, que de convaincre ceux qui s’y opposent » (Tite 1:9).

Les deux dernières références se trouvent dans les deux derniers chapitres de la Bible, nous indiquant que les paroles de l’Apocalypse sont véritables et fidèles. Après avoir annoncé Ses promesses glorieuses à Jean : « Celui qui était assis sur le trône, dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Puis il me dit : Écris ; car ces paroles sont véritables et certaines » (Apocalypse 21:5). Ensuite, après sa magnifique description de la Cité Sainte, l’ange déclare : « Ces paroles sont certaines et véritables, et le Seigneur, le Dieu des saints prophètes, a envoyé son ange, pour déclarer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt » (Apocalypse 22:6). Toutes les paroles de la Bible sont vraies, mais celles-ci sont spécifiquement appelées fidèles et méritent notre attention spéciale. La Parole de Dieu subsiste éternellement au ciel.

Dans Psaume 119:89-90, David déclare : « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. » La plupart de ceux qui lisent régulièrement la Bible sont familiers avec ces Écritures : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche ; elle ne retourne pas à moi sans effet, sans avoir fait ce que j’ai voulu, et accompli l’œuvre pour laquelle je l’ai envoyée » (Esaïe 55:11). Ou bien Matthieu 5:18, où Jésus déclare : « Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli. » Ou encore, dans Matthieu 24:35, où Jésus a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »

L’apôtre Pierre a également dit : « Car toute chair est comme l’herbe, et toute la gloire de l’homme comme la fleur de l’herbe ; l’herbe sèche, et sa fleur tombe ; mais la parole du Seigneur demeure éternellement ; et c’est cette parole dont la bonne nouvelle vous a été annoncée » (1 Pierre 1:24-25). Sur ce fondement, David a fait des promesses additionnelles à son Seigneur, dans Psaumes 119:90-98 : « Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. Tout subsiste aujourd’hui selon tes ordonnances ; car toutes choses te servent. Si ta loi n’eût été mon plaisir, j’eusse alors péri dans mon affliction. Je n’oublierai jamais tes commandements, car par eux tu m’as fait revivre. Je suis à toi, sauve-moi ; car j’ai recherché tes commandements. Les méchants m’ont attendu pour me faire périr ; mais je suis attentif à tes témoignages. J’ai vu des bornes à tout ce qu’il y a de parfait ; ton commandement est d’une immense étendue. Oh ! combien j’aime ta loi ! C’est ce dont je m’entretiens tout le jour. Tu me rends plus sage que mes ennemis par tes commandements ; car ils sont toujours avec moi. »

Il parle d’afflictions qui lui ont presque coûté la vie, ainsi que les méchants qui voulaient le détruire, des choses communes parmi ceux qui veulent obéir à Dieu. Mais, en dépit des troubles dans sa vie, cet homme de Dieu savait que la fidélité de Dieu « dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. Tout subsiste aujourd’hui selon tes ordonnances ; car toutes choses te servent » (Psaume 119:90-91),  Les 77 questions que Dieu a posées à Job, dans les chapitres 38 à 41 de son livre, étaient centrées sur l’évidence de Son contrôle et de Son soin de l’univers.

Cela a motivé David à renouveler ses engagements en se familiarisant avec les préceptes de Dieu dans un effort continuel à Le rechercher pour ensuite déclarer : « Je n’oublierai jamais tes commandements, car par eux tu m’as fait revivre. Je suis à toi, sauve-moi ; car j’ai recherché tes commandements » (Psaume 119:93-94). David savait que les méchants continueraient à vouloir le détruire et que les affaires humaines limitaient ses possibilités d’être parfait. Mais, par contre, il savait que l’homme de Dieu comprendrait les témoignages de Dieu, puisqu’ils étaient suffisants pour les appliquer à toutes les situations, lorsqu’il a finalement déclaré : « J’ai vu des bornes à tout ce qu’il y a de parfait ; Ton commandement est d’une immense étendue » (Psaume 119:96).

Nous savons également qu’une fois appelé, personne ne pourra nous arracher de Sa main puissante. Combien plus chaque chrétien devrait-il être motivé de renouveler ses engagements sur les préceptes divins, surtout dans ces temps difficiles où une seule étincelle pourrait mettre le feu à toute la terre.




D.442 – L’alliance éternelle

Par Joseph Sakala

Regardons ce que Paul déclare dans Hébreux 13:20-21 : « Or, que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le souverain Pasteur des brebis, notre Seigneur Jésus, par le sang d’une alliance éternelle, vous rende accomplis en toute bonne œuvre, afin que vous fassiez sa volonté, faisant lui-même en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus-Christ, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » C’est le seul verset dans le livre aux Hébreux qui nous parle spécifiquement de la résurrection de Christ. Il arrive à la conclusion du livre qui, pourtant, avait fait référence antérieurement au moins dix-sept fois à Sa mort pour enlever le péché, ce qui fut une alliance éternelle avec Son peuple.

Le thème de l’alliance est très fort dans le livre aux Hébreux. Le mot grec diatheke, qui est souvent traduit « testament », paraît plus souvent dans Hébreux que dans tout le reste du Nouveau Testament. Le mot veut dire « avoir un contact », spécialement pour la disposition d’un héritage. Il y a de nombreuses alliances mentionnées dans l’Écriture, mais l’auteur de ce livre est particulièrement concerné par la nouvelle alliance de Dieu avec Son Peuple, car elle devient la plus importante de toutes les Alliances. Cette Alliance est aussi appelée « plus excellente », comme dans Hébreux 7:22 : « Jésus est ainsi devenu garant d’une alliance d’autant plus excellente. » Et encore dans Hébreux 8:6-7, où Paul déclare : « Mais maintenant Christ a obtenu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est Médiateur d’une alliance plus excellente, et qui a été établie sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu lieu d’en établir une seconde. »

Elle est encore mieux définie dans Hébreux 8:10-13 : « Or, voici l’alliance que je traiterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur, je mettrai mes lois dans leur esprit, et je les écrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et aucun n’enseignera plus ni son prochain ni son frère, en disant : Connais le Seigneur ; parce que tous me connaîtront, depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au plus grand ; parce que je serai apaisé à l’égard de leurs injustices, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités. En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare ancienne la première ; or, ce qui est devenu ancien et a vieilli est près de disparaître. » Ce fut directement cité de Jérémie 31:33-34 : « Mais c’est ici l’alliance que je traiterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, et je l’écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Chacun d’eux n’enseignera plus son prochain, ni chacun son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! car ils me connaîtront tous, depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché. » Christ est le Médiateur de cette nouvelle alliance par Sa mort.

« C’est pourquoi il est Médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort intervenant pour l’expiation des péchés commis sous la première alliance, ceux qui sont appelés, reçoivent la promesse de l’héritage éternel. Car où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée ; car c’est en cas de mort qu’un testament devient valable, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur est en vie. C’est pourquoi aussi la première alliance ne fut point établie sans effusion de sang, » nous dit Hébreux 9:15-18. L’héritage est éternel parce que l’alliance est éternelle. Le sang de cette alliance est le précieux sang de Christ que Dieu a ressuscité. « C’est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7:25).

Dans 1 Jean 5:11, nous lisons : « Et voici le témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils. » Cette déclaration de vérité fournit aux chrétiens beaucoup de pouvoir et de réconfort. Prenons le temps de méditer sur quelques-uns. « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un » (1 Jean 5:7). Les « trinitériens » ont fondé leur religion sur l’hypothèse que, dans le ciel, trois personnes rendent un témoignage. Mais il n’est pas écrit que trois personnes rendent témoignage. Il est écrit que trois rendent témoignage et notez que c’est le Père, la Parole, et le Saint-Esprit et ces trois-là sont UN ! Une seule personne ! Et remarquez maintenant, au verset 8, qu’il y en a encore trois sur la terre, l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois-là se rapportent à une seule chose. Inscrivez en mémoire que l’Esprit devient une chose ici, tout comme l’eau et le sang.

« Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est d’un plus grand poids ; or, c’est là le témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage de Dieu en lui-même ; celui qui ne croit point Dieu, le fait menteur, puisqu’il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Et voici le témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5:9-11). Une étude de ce passage nous démontre que le témoignage mentionné n’est rien de moins que le fait que Jésus-Christ, la Parole, était le Fils unique de Dieu et qu’Il est mort en tant que parfait sacrifice pleinement suffisant pour nous donner la vie éternelle. Dans le texte, nous voyons que cette action de donner la vie éternelle est le travail de Dieu. « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance, » nous déclare Paul, dans Tite 3:5-7.

La vie éternelle est notre possession présente, car Dieu nous l’a donnée. Et ce don est fait aux individus, à nous, pas à une nation, ou même à une église, mais à ceux qui ont cru. Cette vie éternelle est continuelle ! Elle va durer pendant l’éternité et ne peut nous être enlevée. Il est inconcevable qu’un Dieu omnipotent puisse nous donner une vie éternelle « temporaire ». Nous sommes vivants en Lui, nés de nouveau, dans Sa famille. C’est une situation permanente. 1 Jean 5:20 nous déclare : « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes en ce Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est Lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. »

Notre vie trouve sa vitalité dans l’union vivante avec le Fils. Sa mort et Sa résurrection ont rendu possible la vie et, maintenant, Sa vie présente nous appartient. Son Esprit réside en nous, nous fournit notre vitalité et, puisque l’Esprit de Dieu est éternel, notre vie est éternelle. « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5:13).

Il y a un merveilleux passage biblique qui prophétise le sacrifice de la mort de Christ, la rançon pour nos péchés, et Sa résurrection, résultant au salut de tous les pécheurs repentants. Il se trouve dans Ésaïe 53:9-12 où le prophète écrit ceci au sujet du Messie : « On lui avait assigné sa sépulture avec les méchants, et dans sa mort il a été avec le riche ; car il n’a point fait d’injustice, et il n’y a point eu de fraude en sa bouche. Or il a plu à l’Éternel de le frapper ; il l’a mis dans la souffrance. Après avoir offert sa vie en sacrifice pour le péché, il se verra de la postérité, il prolongera ses jours, et le bon plaisir de l’Éternel prospérera dans ses mains. Il jouira du travail de son âme, il en sera rassasié ; mon serviteur juste en justifiera plusieurs, par la connaissance qu’ils auront de Lui, et Lui-même portera leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai son partage parmi les grands ; il partagera le butin avec les puissants ; parce qu’il a livré sa vie à la mort, qu’il a été mis au nombre des méchants, qu’il a porté les péchés de plusieurs, et intercédé pour les pécheurs. »

Ce passage fut écrit environ 600 ans avant la venue de Christ parmi nous pour accomplir ce plan de salut. Il contient probablement la plus complète et compréhensible exposition de l’œuvre du salut de Jésus sur la croix dans toute la Bible. Comment pouvait-il plaire à Dieu de frapper Son Fils unique qu’Il a Lui-même engendré par Son Esprit ? Cela ne pouvait seulement se faire qu’à cause de l’œuvre extraordinaire que cet acte pouvait accomplir. En effet, ce n’est qu’à ce moment que le plaisir de Dieu serait réalisé. Pour ce qui est de Jésus : « Il jouira du travail de son âme, il en sera rassasié » (v. 11). Après que le Père eut permis aux ennemis de Son Fils de Le frapper à mort, il allait devenir évident que c’était une « offrande pour le péché » et, ayant ainsi satisfait les exigences de Dieu, Il prolongera les jours du Fils.

Parce que Jésus a livré Sa vie à la mort, qu’Il a été mis au nombre des méchants sur la croix, qu’Il a porté les péchés de plusieurs et a intercédé pour les pécheurs, Il jouira du travail de Son âme, Il en sera rassasié ; « Mon serviteur juste en justifiera plusieurs, par la connaissance qu’ils auront de lui. » Cependant, même la mort ne pouvait le retenir et, aujourd’hui, Il vit dans un corps glorifié pour l’éternité. Alors, Jésus a pu proclamer à Jean : « J’ai été mort, et voici Je suis vivant aux siècles des siècles, Amen ; et J’ai les clefs de l’enfer et de la mort » (Apocalypse 1:18). « Mais nous voyons couronné de gloire et d’honneur ce Jésus, qui, par la mort qu’il a soufferte, a été fait un peu inférieur aux anges, afin que par la grâce de Dieu il souffrît la mort pour tous. En effet, il était convenable que celui pour qui et par qui sont toutes choses, voulant amener à la gloire plusieurs enfants, rendît parfait le Prince de leur salut, par les souffrances » (Hébreux 2:9-10). Quel merveilleux Sauveur nous avons !

Et parce qu’Il a fait cela, Il verra Sa postérité. « Mais nous voyons couronné de gloire et d’honneur ce Jésus, qui, par la mort qu’il a soufferte, a été fait un peu inférieur aux anges, afin que par la grâce de Dieu il souffrît la mort pour tous. En effet, il était convenable que celui pour qui et par qui sont toutes choses, voulant amener à la gloire plusieurs enfants, rendît parfait le Prince de leur salut, par les souffrances. Car tous, et celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, relèvent d’un seul ; c’est pourquoi il n’a point honte de les appeler frères, en disant : J’annoncerai ton nom à mes frères ; je te louerai au milieu de l’assemblée » (Hébreux 2:9-12).

Mais le plan de salut de Dieu date de longtemps. Dans Genèse 2:7-8, nous lisons : « Et l’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, et souffla dans ses narines une respiration de vie ; et l’homme devint une âme vivante. Et l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden du côté de l’Orient, et y mit l’homme qu’il avait formé. » C’était le premier jardin et il devait être d’une beauté extraordinaire puisque Dieu l’a planté Lui-même. Chaque arbre était plaisant à voir avec son arrosoir pour l’entretenir. « Et l’Éternel Dieu fit germer du sol toute sorte d’arbres agréables à la vue, et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Et un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin ; et de là il se divisait et formait quatre bras » (Genèse 2:9-10). Et Dieu surveillait tout.

Mais un jour, tout en se promenant dans le jardin, Dieu S’aperçut qu’Adam et Ève n’y étaient pas. Pourtant : « ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui se promenait dans le jardin, au vent du jour. Et Adam et sa femme se cachèrent de devant la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin » (Genèse 3:8). Le péché avait pénétré dans le jardin et Adam et Ève devaient partir, laissant Dieu seul dans le jardin. « Et l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Et maintenant prenons garde qu’il n’avance sa main, et ne prenne aussi de l’arbre de vie, et qu’il n’en mange, et ne vive à toujours. Et l’Éternel Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour cultiver la terre d’où il avait été pris. Il chassa donc l’homme ; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Genèse 3:22-24).

Plusieurs années plus tard, Dieu entra dans un autre jardin avec Ses amis. « Après que Jésus eut dit ces choses, il s’en alla avec ses disciples au-delà du torrent de Cédron, où il y avait un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples » (Jean 18:1). Là, dans le jardin de Gethsémani Ses disciples s’endormirent de nouveau, Le laissant encore seul : « Alors il s’éloigna d’eux environ d’un jet de pierre, et s’étant mis à genoux, il priait » (Luc 22:41). « C’est lui qui, pendant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été délivré de sa crainte, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Hébreux 5:7-8), alors qu’Il attendait la mort qu’Il avait prononcée sur Sa création d’Adam et Ève, longtemps d’avance dans le premier jardin.

Il Lui restait encore un jardin où Il devait rester seul. Jean 19:41-42 : « Or, il y avait un jardin dans le lieu où il avait été crucifié ; et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis. Ils y mirent donc Jésus, à cause de la préparation des Juifs, et parce que le sépulcre était proche. » Dieu avait marché seul dans le premier jardin, cherchant les Siens. Il S’est agenouillé seul dans le deuxième jardin, en priant pour les Siens. Il fut placé dans un sépulcre, étant mort pour les Siens. Ainsi, dans le Paradis de Dieu, où une rivière pure va couler : « l’Esprit dit aux Églises : A celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est au milieu du paradis de Dieu. »

Ensuite, dans Apocalypse 22:1-5 nous voyons : « Après cela, l’ange me fit voir un fleuve d’eau vive, clair comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. Et au milieu de la place de la ville, et sur les deux bords du fleuve, était un arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois : et les feuilles de l’arbre étaient pour la guérison des Gentils. Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et Son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils régneront aux siècles des siècles. »

Un des aspects les plus difficiles à comprendre pour un chrétien, c’est de saisir pourquoi Dieu laisse arriver certaines défaites ou certaines afflictions dans notre vie. Car ces afflictions retardent parfois notre témoignage et notre ministère pour Lui. David devait lui-aussi se poser ces questions, mais il semble avoir finalement compris le but de Dieu pour lui, car, dans Psaume 119:75-77, il déclare : « Je sais, ô Éternel, que tes jugements ne sont que justice, et que tu m’as affligé selon ta fidélité. Oh ! que ta bonté me console, comme tu l’as promis à ton serviteur. Que tes compassions viennent sur moi, et je vivrai ; car ta loi fait mon plaisir. » Néanmoins, plusieurs serviteurs de Dieu étant sincèrement engagés dans leur travail pour Christ, tout en obéissant à Sa Parole au meilleur de leur connaissance, furent fauchés par la maladie ou par des ennemis de Dieu dans leur ministère.

D’autres ont été aux prises avec d’autres qui se disaient chrétiens ou ont subi d’autres embûches tout en se demandant pourquoi Dieu permettait de telles choses. Alors, que doit-on faire ? Quand l’affliction arrive, nous devons simplement avoir confiance en Dieu, sachant que ce qu’Il permet, Il le fait en pleine connaissance des résultats et que notre affliction développe notre foi et notre fidélité. Dieu est notre Créateur et, au-travers de Christ, devient notre Père céleste. « D’ailleurs nos pères selon la chair nous ont châtiés, et nous les avons respectés : ne serons-nous pas beaucoup plus soumis au Père des esprits, pour avoir la vie ? Car nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre avantage, afin que nous participions à Sa sainteté » (Hébreux 12:9-10).

Dieu sait des choses que nous ne connaissons pas. « Or, nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon Son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8:28-30). Ces versets nous sont familiers, mais ils s’avèrent les plus belles promesses de la Bible pour nous. Toutefois, ils deviennent également les plus difficiles à croire dans les moments de pertes et d’afflictions. « Car autant il y a de promesses en Dieu, toutes sont oui en lui, et Amen en lui, à la gloire de Dieu par nous. Or, celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, Qui nous a aussi marqués de Son sceau, et nous a donné dans nos cœurs les arrhes de son Esprit » (2 Corinthiens 1:20-22).

Dieu connaît la fin de tout, dès le commencement, mais pas nous. Voilà pourquoi Paul déclare ceci, dans 1 Corinthiens 13:12 : « Maintenant nous voyons par un miroir, obscurément, mais alors nous verrons face à face ; maintenant je connais imparfaitement, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. » Nous n’avons pas à nous creuser l’esprit jusqu’au retour de Christ. Ce que nous devrions faire, c’est simplement de mettre notre foi en Lui en toute assurance que Lui nous donnera la connaissance nécessaire en temps et lieu. « Or, il a été estimé digne d’une gloire qui surpasse celle de Moïse, d’autant que celui qui a construit la maison est plus digne d’honneur que la maison même. Car toute maison a été construite par quelqu’un ; or, celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu » (Hébreux 3:3-4).

Peut-être que la plus grande preuve d’une création surnaturelle est dans la nature même de cette création qui démontre partout Son stylisme précis qu’elle ne pouvait recevoir par pure chance. Considérez la terre : sa grandeur, sa masse, sa distance du soleil et de la lune, sa composition chimique etc., tout est critique selon des limites étroites. N’importe quelle déviation dans ces éléments ou autres caractéristiques, rendrait la vie sur terre impossible. Mais les molécules inorganiques, les planètes et galaxies sont plus simples à expliquer par ordre de magnitude, que même les plus petits organismes vivants.

Le code génétique merveilleux qui maintient la vie, la croissance et la reproduction est tellement complexe que les humains ne peuvent pas comprendre comment tout cela aurait pu se produire tout seul. « Car ils ignorent volontairement ceci, c’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu aussi bien que la terre, tirée de l’eau, et qui subsistait au moyen de l’eau ; et que ce fut par ces choses que le monde d’alors périt, submergé par l’eau » (2 Pierre 3:5-6). La vie, à chaque niveau d’investigation, nous dévoile une symétrie dans son ordre, un but dans sa fonction et une interdépendance entre ses parties. Toutes ces choses nous indiquent clairement le design d’un Créateur très intelligent.

L’évidence parle avec tellement d’éloquence qu’ : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres, » nous indique Paul, dans Romains 1:20-21. Si, malgré cela, ils refusent de croire, alors, que : « la colère de Dieu se déclare du ciel contre toute l’impiété et l’injustice des hommes, qui retiennent la vérité dans l’injustice, parce que ce qu’on peut connaître de Dieu est manifesté parmi eux, car Dieu le leur a manifesté » (Romains 1:18-19.

« Car c’est en Lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui, » nous dit Paul, dans Colossiens 1:16. L’humanité ne peut s’enorgueillir d’aucune façon dans sa création, ni se consoler dans sa création naturelle, car : « Seigneur, tu es digne de recevoir la gloire, l’honneur, et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent, et ont été créées, » nous déclare Apocalypse 4:11. Ne serait-ce pas plus avantageux pour tous de prêcher plutôt l’Évangile pour notre salut ? Ne serait-ce pas mieux pour tous les convertis d’entendre ceci : « Puis j’entendis dans le ciel une grande voix, qui disait : Maintenant sont venus le salut et la force, et le règne de notre Dieu, et la puissance de son Christ ; car l’accusateur de nos frères, qui les accusait jour et nuit devant la face de notre Dieu, a été précipité. Ils l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, et par la parole à laquelle ils ont rendu témoignage, et ils n’ont point préféré leur vie à la mort » (Apocalypse 12:10-11) ?

C’est la dernière référence de la Bible au sang versé de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais ici, c’est le sang victorieux permettant aux futurs élus de vaincre les séductions et les accusations de Satan. Il y a au moins quarante-trois références au sang de Christ dans le Nouveau Testament, toutes témoignant de sa grande importance dans le salut et dans la vie du chrétien converti. Même Judas, qui l’avait trahi, voyant qu’il était condamné, se repentit et reporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : « J’ai péché ; j’ai trahi le sang innocent » (Matthieu 27:4). Pierre, le chef des apôtres, nous dit : « Sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18-19).

Dans 1 Jean 1:7, nous apprenons : « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché. » Et, dans Apocalypse 1:5-6, nous recevons le témoignage : « de la part de Jésus-Christ, le fidèle témoin, le premier-né d’entre les morts, et le Prince des rois de la terre. A celui qui nous a aimés et qui nous a lavés de nos péchés par Son sang, et qui nous a faits rois et sacrificateurs de Dieu son Père ; à lui soient la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen. » Paul nous exhorte par Christ dans Actes 20:28 : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église de Dieu, qu’il a acquise par son propre sang .»

Dans Éphésiens 1:6-7, Dieu nous appelle : « À la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé. En qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de sa grâce. » Et, dans Colossiens 1:13-14, où Paul nous déclare que Dieu : « nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. » L’apôtre Pierre nous dit : « si vous invoquez comme votre Père celui qui, sans faire acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre habitation passagère ici-bas ; sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous » (1 Pierre 1:17-20).

Dieu savait que, sans le Saint-Esprit, Adam et Ève ne pouvaient pas vaincre Satan seuls, parce qu’ils auraient dû choisir l’arbre de vie. Mais, ayant été séduits par Satan, ils ont choisi l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Alors Dieu S’est sacrifié Lui-même, par le biais de Christ, Son Bien-aimé. Par cet acte d’amour extraordinaire, Adam et Ève auront leur chance au salut dans la deuxième résurrection, comme tous ceux qui ne se sont pas convertis au fil des siècles. Cependant, ils ne pourront jamais faire partie des Élus de Dieu. Ils feront plutôt partie des nations, sous les Élus. Oui, il y aura une hiérarchie dans le Royaume que Jésus établira sur cette terre. Voici la prédiction de Daniel 2:44 : « Et dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit ; et ce royaume ne passera point à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. »

Regardez maintenant ce merveilleux cantique qui nous est destiné, dans Apocalypse 5:8-10 : « Et quand il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre Anciens se prosternèrent devant l’Agneau, ayant chacun des harpes et des coupes d’or pleines de parfums, lesquelles sont les prières des Saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu nous a rachetés à Dieu par ton sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation, et tu nous as faits rois et sacrificateurs à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre. » Dieu fait éclater Son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par Son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu !

Et de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant donné la paix par le sang de Sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux. C’est pourquoi aussi Jésus, afin de sanctifier le peuple par Son propre sang, a souffert hors de la porte. « Or, que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le souverain Pasteur des brebis, notre Seigneur Jésus, par le sang d’une alliance éternelle, vous rende accomplis en toute bonne œuvre, afin que vous fassiez sa volonté, faisant lui-même en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus-Christ, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen, » nous déclare Hébreux 13:20-21.

Tout a débuté dans Matthieu 26:28-29, lorsque Jésus a confirmé : « Car ceci est Mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. Or, je vous dis que désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » C’est ce merveilleux moment que nous attendons tous dans la joie, afin de le partager avec notre Frère et Sauveur Jésus, dans une alliance éternelle.




D.441 – De disciples à frères et sœurs

Par Joseph Sakala

Marie de Magdala venait de reconnaître Jésus lors de Sa résurrection et elle s’approcha pour Le toucher. Mais : « Jésus lui dit : Ne me touche point, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20:17). Il est très intéressant de noter que Jésus n’a jamais appelé Ses disciples « frères » sauf après Sa résurrection et le texte plus haut nous dit que ce sont les premières paroles que Jésus a déclarées à Marie après être ressuscité. Jusque-là, Jésus S’était référé à Ses disciples d’une variété de façons. Dans Jean 13:33, Jésus les appelle : « Mes petits enfants, je suis encore avec vous pour un peu de temps ; vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs, je vous le dis aussi à vous maintenant : Où je vais, vous ne pouvez venir. »

Mais cette fois, Jésus appelle Ses disciples frères, comme dans Matthieu 12:48-50, où : « il répondit et dit à celui qui lui avait parlé : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Et étendant sa main sur ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, c’est celui-là qui est mon frère, et ma sœur, et ma mère. » Dans Jean 15:14-15, Jésus leur déclare : « Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que son maître fait, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. » Certainement, Ses disciples avaient une place très spéciale dans le cœur de Christ.

Mais ce n’est qu’après être ressuscité des morts, Lui : « qui est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses » (Colossiens 1:18), « mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts » (1 Corinthiens 15:20), que Christ les appelle Ses frères et sœurs. Et lorsque Jésus adressa Sa prière au Père, Il dit : « Or, je ne prie pas seulement pour eux ; mais aussi pour ceux qui croiront en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, ô Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’ils soient aussi un en nous ; pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un, (Moi en eux, et Toi en Moi), afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé, et que tu les aimes, comme tu m’as aimé. Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17:20-24).

Depuis ce moment, tout a changé, car : « En effet, si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu », déclare Paul, dans Romains 8:13-14. Et dans Romains 8:15-17, Paul ajoute : « Car vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père. Car l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu. Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si toutefois nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui. »

Dieu nous accorde cette position de gloire, comme l’accomplissement de Sa détermination en Jésus d’être le premier parmi plusieurs frères. « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Jésus a mis une nouvelle étiquette à la grande assemblée, dans Psaume 22:23-26, lorsqu’Il a déclaré : « J’annoncerai Ton nom à mes frères ; je te louerai au milieu de l’assemblée. Vous qui craignez l’Éternel, louez-le ; toute la race de Jacob, glorifiez-le ; toute la race d’Israël, redoutez-le ! Car il n’a point méprisé ni dédaigné l’affliction de l’affligé ; il ne lui a point caché sa face ; mais il l’a exaucé quand il criait vers lui. Tu seras loué par moi dans la grande assemblée ; j’accomplirai mes vœux en présence de ceux qui te craignent. »

Dans Hébreux 2:11-13, Jésus identifie les convertis de l’Église comme Ses frères : « Car tous, et celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, relèvent d’un seul ; c’est pourquoi il n’a point honte de les appeler frères, En disant : J’annoncerai ton nom à mes frères ; je te louerai au milieu de l’assemblée. Et encore : Je me confierai en lui. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. » Comme nous pouvons le constater, Son Dieu est notre Dieu, Son Père est notre Père ; de toutes manières, nous qui avons cru en Jésus, nous sommes présentement Ses frères. Ô, quelle belle position est la nôtre !

Mais reculons un peu dans l’histoire, au moment de Sa mort pour nous. Dans Jean 19:40, nous lisons ceci : « Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir. » Cette coutume juive élimine la tradition d’une grande église d’adorer le suaire de Turin qui est d’une pièce continue où l’on voit l’empreinte du dos de Jésus ainsi que Son devant. Voici cependant le compte-rendu biblique de l’événement : « mais Simon Pierre, qui le suivait, étant arrivé, entra dans le sépulcre, et vit les bandelettes qui étaient à terre, et le suaire qu’on lui avait mis sur la tête, lequel n’était pas avec les autres linges ; mais plié dans un endroit à part » (Jean 20:6-7).

Les Juifs du temps de Jésus préparaient les corps pour l’ensevelissement d’une manière bien différente d’aujourd’hui. Ils enveloppaient littéralement le corps de longues bandes de fin lin, comme dans le cas de Lazare, lorsque Jésus cria à haute voix : Lazare, viens dehors ! « Et le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et le laissez aller. Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus voir Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui » (Jean 11:44-45). Revenons maintenant à la résurrection de Jésus. Après avoir entendu parler de la disparition du corps de Jésus, Pierre et Jean ont couru vers le sépulcre. Pierre entra le premier et vit les bandelettes qui étaient à terre, et le suaire qu’on lui avait mis sur la tête, plié dans un endroit à part. « Et Jean, l’autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi, et il vit, et il crut » (Jean 20:8).

Jean avait reconnu, comme nous d’ailleurs, que seul un miracle pouvait rendre compte de l’état des bandelettes et du suaire. Si des voleurs avaient volé le corps, ils auraient, soit emporté les bandelettes et le suaire, ou ils les auraient éparpillés partout et non placés dans le même endroit que lorsque le corps était présent. « Car ils n’avaient pas encore compris l’Écriture, portant qu’il fallait que Jésus ressuscitât des morts. Et les disciples retournèrent chez eux » (Jean 20:9-10). Mais quand Jean les vit, il crut. Donc, Christ est ressuscité miraculeusement des morts et Jean en a rendu le témoignage oculaire. Pouvons-nous faire moins ? Ce n’était pas le cas des disciples, ni de Paul qui, dans Philippiens 4:5-7, déclare : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7).

Nous connaissons tous des personnes précieuses qui ont le don de s’assurer qu’aucun détail ne manque. Elles prennent soin de nous, assurent notre sécurité, fortifient nos plans et, pourtant, ces mêmes personnes semblent parfois dominer nos vies. Jésus a doucement corrigé une telle personne quand Il lui déclara : « Marthe, Marthe, tu te mets en peine et tu t’agites pour beaucoup de choses ; mais une seule est nécessaire ; et Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée » (Luc 10:41). Marthe, Marie et leur frère Lazare étaient associés depuis longtemps à Jésus qui passait des heures dans leur maison et Il est venu à les aimer comme de proches amis. Sans doute, Marthe a souvent médité sur les visites de Jésus et s’est donnée beaucoup de peine afin que tout soit parfait pour recevoir le Seigneur.

Mais notre Seigneur a gracieusement vu les circonstances qui contrôlaient Marthe et Il a insisté doucement pour qu’elle ne néglige pas Celui qui devait être sacrifié sur l’autel permanent pour eux tous. Et c’est le point que Paul veut amener en nous déclarant : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7).

C’est pourquoi Jésus Lui-même nous dis : « Ne soyez point en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez, et de ce que vous boirez ; ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux de l’air ; car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n’amassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’êtes-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Et qui est-ce d’entre vous qui par son souci puisse ajouter une coudée à sa taille ? Et pour ce qui est du vêtement, pourquoi en êtes-vous en souci ? Observez comment les lis des champs croissent ; ils ne travaillent, ni ne filent. Cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a point été vêtu comme l’un d’eux. Si donc Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui est aujourd’hui, et qui demain sera jetée dans le four, ne vous revêtira-t-il pas beaucoup plutôt, ô gens de petite foi ? Ne soyez donc point en souci, disant : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? ou de quoi serons-nous vêtus ? Car ce sont les païens qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses-là » (Matthieu 6:25-32).

Portez attention à tout ce que vous avez appris. Ne laissez pas vos ennemis vous décourager, car Dieu est au-delà de toutes nos attentes. Cependant, nous avons besoin de Sa voix douce et subtile pour nous rappeler ces choses. « Vous les avez aussi apprises, reçues et entendues de moi, et vous les avez vues en moi. Faites-les, et le Dieu de paix sera avec vous », nous déclare Paul, dans Philippiens 4:9. Dès notre jeunesse, nous apprenons en surveillant les actions et la vie des autres. D’abord nos parents, ensuite nos pairs, puis nos éducateurs, les politiciens, les hommes d’affaires, les musiciens, les diverses célébrités et la liste continue. Nous apprenons d’après ce que nous recevons, entendons et voyons.

Voici ce que Jésus a dit, dans Jean 6:45-48 : « Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés de Dieu. Quiconque a écouté le Père et a été instruit par lui, vient à moi. Ce n’est pas que personne ait vu le Père, si ce n’est celui qui vient de Dieu ; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de vie. » Le procédé de compréhension fondamentale qui permet de recevoir et d’entendre d’autres vérités doit d’abord nous venir de Dieu par Sa Parole et au-travers de Ses convertis régénérés. Le jeune protégé de Paul, Timothée, a premièrement appris de sa mère et de sa grand-mère au sujet de Dieu. « Et que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ. Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:15-17).

Mais la clé de toute compréhension, c’est l’attention active. Une personne doit d’abord recevoir, entendre et voir. Paul félicitait les Thessaloniciens parce qu’ils recevaient bien la Parole. « C’est pourquoi aussi, nous ne cessons de rendre grâces à Dieu de ce que, recevant de nous la parole de Dieu que nous prêchons, vous avez reçu, non une parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, la parole de Dieu, qui agit avec efficacité en vous qui croyez » (1 Thessaloniciens 2:13). « Et aussitôt, les frères firent partir de nuit, pour Bérée, Paul et Silas qui, étant arrivés, entrèrent dans la synagogue des Juifs. Ceux-ci eurent des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Plusieurs donc d’entre eux crurent, ainsi que des femmes grecques de qualité, et des hommes en assez grand nombre » (Actes 17:10-12).

L’information, même bien ingérée, est inutile si elle n’est pas appliquée dans le contexte où elle est apprise. « Or, tous les [philosophes] Athéniens et les étrangers qui demeuraient parmi eux, ne s’occupaient qu’à dire et à écouter quelque nouvelle » (Actes 17:21). C’est pourquoi ils étaient souvent méprisés et dédaignés. En tant que chrétiens, nous devrions être premièrement des apprentis. Ensuite : « mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir », nous déclare Paul, dans Philippiens 2:12-13.

Paul aimait cette congrégation et leur faisait souvent des éloges. « Or, j’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance ; j’ai été comblé de biens, en recevant par Épaphrodite ce que vous m’avez envoyé, comme un parfum d’agréable odeur, un sacrifice accepté, et agréable à Dieu. Et mon Dieu pourvoira aussi à tous vos besoins, selon Ses richesses, avec gloire, en Jésus-Christ, » leur dit l’apôtre, dans Philippiens 4:18-19. La référence dans ce texte nous ramène au temps de Noé lorsque : « l’Éternel respira l’agréable odeur, et l’Éternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme ; car la nature du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui vit, comme je l’ai fait. Tant que la terre durera, les semailles et la moisson, le froid et le chaud, l’été et l’hiver, et le jour et la nuit, ne cesseront point » (Genèse 8:21-22).

Plus tard, Moïse allait apporter les instructions de Dieu sur les lois qu’Israël devait observer afin de garder la nation séparée du reste du monde, en se rappelant de la relation personnelle que le Créateur de toutes choses était en train d’établir avec lui. Quelques-uns des sacrifices seraient des sacrifices par le feu, comme dans Nombres 15:3-5 : « Et que vous ferez un sacrifice par le feu à l’Éternel, un holocauste, ou un sacrifice pour vous acquitter d’un vœu, ou un sacrifice volontaire, ou, dans vos solennités, pour faire à l’Éternel une offrande d’agréable odeur de gros ou de menu bétail ; celui qui offrira son offrande présentera à l’Éternel une oblation d’un dixième de fleur de farine pétrie avec le quart d’un hin d’huile. Et tu feras une libation d’un quart de hin de vin sur l’holocauste, ou le sacrifice, pour chaque agneau. »

Il est intéressant de noter que les convertis sont également une bonne odeur au Seigneur. « Car nous sommes la bonne odeur de Christ devant Dieu, pour ceux qui sont sauvés et pour ceux qui périssent ; à ceux-ci, une odeur mortelle, donnant la mort ; et à ceux-là, une odeur vivifiante, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme beaucoup le font ; mais nous parlons avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, en Christ » (2 Corinthiens 2:15-17). Notre existence première, en tant que Ses enfants, a une bonne odeur auprès de notre Père céleste. Nous sommes également comparés à des pierres vivantes. 1 Pierre 2:5-6 nous dit : « Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ. C’est pourquoi il est dit dans l’Écriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et qui croira en elle, ne sera point confus. »

Nos corps doivent servir de sacrifices vivants. Dans Romains 12:1-2, Paul déclare : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. » « Offrons donc sans cesse à Dieu par Jésus un sacrifice de louange, c’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices » (Hébreux 13:15-16). Pendant ce temps, que Dieu : « Vous rende accomplis en toute bonne œuvre, afin que vous fassiez sa volonté, faisant lui-même en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus-Christ, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen » (Hébreux 13:21).

Paul aussi abonde dans ce sens lorsqu’il dit aux Philippiens : « La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ! Amen » (Philippiens 4:23). La forme un peu différente de notre louange paraît treize fois dans le Nouveau Testament. Dans les Écritures, la répétition n’est pas par manque de manière de s’exprimer ; mais c’est plutôt que le Saint-Esprit met intentionnellement l’emphase sur quelque chose qu’Il veut nous inculquer. Dieu étend Sa grâce à la Création même, en sauvegardant tout l’ensemble de l’univers. « Or, les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même Parole, et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies, » déclare le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:7.

Le roi David nous confie, dans Psaume 19:2-5 : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains. Le jour parle au jour, et la nuit enseigne la nuit. Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont la voix ne s’entende pas. Leur voix se répand par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Là, il a dressé un pavillon pour le soleil. » Paul confirme cette déclaration, dans Romains 1:20, en disant : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans Ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. »

Dans sept des treize fois, cette grâce de notre Seigneur Jésus-Christ est pointée vers « vous ». La grâce de Dieu est très personnelle. Tout ce que Dieu a créé, Dieu l’a fait parce qu’Il nous aime au-delà de toute imagination terrestre. Personne n’est au-delà de la grâce de Dieu. « Car la grâce de Dieu, pour le salut de tous les hommes, a été manifestée ; et elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre, en ce présent siècle, dans la tempérance, dans la justice, et dans la piété ; en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, » nous dit Tite 2:11-13. « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19).

Une fois, cependant, Dieu nous parle par la bouche de Jude : « Bien-aimés, plein de zèle pour vous écrire touchant notre salut commun, j’ai jugé nécessaire de le faire, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été donnée une fois aux saints. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur » (Jude 1:3-4). « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre, » nous dit Tite 1:16.

À deux reprises, Dieu a placé Sa grâce sur nous, nous indiquant l’intime connaissance divine au sein de nos pensées intérieures. « Et même aussi l’Esprit nous soulage dans nos faiblesses ; car nous ne savons ce que nous devons demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des soupirs qui ne se peuvent exprimer » (Romains 8:26). Paul avait noté que la grâce de Dieu est très puissante. « Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ » (1 Timothée 1:14). Paul insistait sur le fait que Sa grâce était destinée à être glorifiée en nous : « Afin que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Thessaloniciens 1:12). Voilà pourquoi la plupart de nos prières se terminent avec « Amen », et c’est ainsi que cela doit être.

Nous devrions également nous débarrasser de nos fautes cachées. « Aussi ton serviteur est éclairé par eux ; il y a un grand salaire dans leur observation. Qui connaît ses fautes commises par erreur ? Pardonne-moi mes fautes cachées. Préserve aussi ton serviteur des péchés d’orgueil ; qu’ils ne dominent point sur moi ; alors je serai intègre et innocent de grands péchés. Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur te soient agréables, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur ! » (Psaume 19:12-15). David, l’auteur de ce Psaume majestueux, exprime sa louange à Dieu pour S’être révélé à lui et lui avoir fait connaître Sa future nature d’homme rédempteur. David exprime cependant sa frustration devant son inhabilité à mouler sa vie en accord total avec le plan divin qui lui est révélé. Il demande pardon à Dieu pour son incapacité à se mesurer et demande la force d’éviter les patterns habituels du péché et du rejet volontaire de la voie divine.

Mais peu importe la situation dans laquelle David se trouvait, il revenait toujours vers Dieu pour la solution. Dans Nombres 15:28-31, nous lisons : « Et le sacrificateur fera l’expiation pour la personne qui a péché par erreur, pour le péché qu’elle a commis par erreur, devant l’Éternel, afin de faire l’expiation pour elle ; et il lui sera pardonné. Il y aura pour vous une même loi, quant à celui qui fait quelque chose par erreur, pour celui qui est né parmi les enfants d’Israël et pour l’étranger séjournant parmi eux. Mais pour celui qui agira à main levée, qu’il soit né au pays ou étranger, il outrage l’Éternel ; cette personne sera retranchée du milieu de son peuple ; car elle a méprisé la parole de l’Éternel, et elle a enfreint son commandement : cette personne doit être retranchée ; son iniquité sera sur elle. »

Paul aussi reconnaissait cette différence. Gardez en mémoire que tout péché est en horreur à Dieu et doit être pardonné par Dieu afin d’être définitivement effacé. Paul confessait son ancien comportement contre l’Église. « Moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent ; mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, étant dans l’incrédulité » (1 Timothée 1:13). « Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ » (v. 14). C’est un modèle pour nous, nous servant d’exemple, c’est-à-dire, à ceux qui croient en Lui pour la vie éternelle. Nous Lui devons notre véritable amour pour Sa grâce.

Le Cantique des Cantiques 8:7 nous dit que : « Beaucoup d’eaux ne pourraient éteindre cet amour-là, et les fleuves même ne le pourraient pas noyer ; si quelqu’un donnait tous les biens de sa maison pour cet amour-là, certainement on n’en tiendrait aucun compte. » Une interprétation favorisée par plusieurs érudits bibliques, tout au long des siècles, est que cette histoire est une allégorie dont le thème est l’amour de Christ pour Son épouse, la véritable Église. Jésus lui a promis l’éternelle fidélité dans Son Royaume. C’est une attitude que plusieurs pharisiens devront acquérir dans l’avenir.

« Des pharisiens y vinrent aussi pour le tenter, et ils lui dirent : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque sujet que ce soit ? Et il leur répondit : N’avez-vous pas lu que Celui qui créa, au commencement, fit un homme et une femme ; et qu’il dit : A cause de cela l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce que Dieu a joint, que l’homme ne le sépare donc pas. Ils lui dirent : Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner une lettre de divorce à la femme et de la répudier ? Il leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais il n’en était pas ainsi au commencement. Mais je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, et en épousera une autre, commet un adultère ; et celui qui épousera celle qui a été répudiée, commet aussi un adultère, » nous déclare Jésus, dans Matthieu 19:3-9.

Dieu est un Dieu de Paix. C’est l’œuvre de la chair qui inclut l’adultère et la fornication que Dieu condamne. Un mariage entre deux personnes peut apporter de grandes bénédictions et ceci est évident dans l’amour éternel que Jésus aura pour Son épouse céleste. Pas même les eaux d’un grand déluge ne pourraient éteindre un tel amour, ni toute la possession des richesses ne pourrait l’acheter. C’est un amour éternel acquis par le sang de l’Époux et reçu avec une foi impérissable et immortelle par Son épouse bien-aimée.

 




D.440 – Un son doux et subtil

Par Joseph Sakala

Élie se cachait dans une caverne pour sauver sa vie, même si Dieu avait exaucé sa prière en envoyant un feu du ciel. Jézabel n’était pas intimidée par la victoire d’Élie et elle s’était juré de le tuer. Élie est tombé dans une dépression telle qu’il voulait mourir. Si Jézabel ne fut pas impressionnée par le feu qui descendit du ciel, comment Élie pouvait-il espérer combattre contre son armée ? Même un ange ne pouvait le dissuader de ses doutes. Alors, Dieu lui parla : « Et il lui dit : Sors, et tiens-toi sur la montagne, devant l’Éternel. Et voici, l’Éternel passait. Et un vent grand et violent déchirait les montagnes, et brisait les rochers devant l’Éternel : mais l’Éternel n’était point dans ce vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre : l’Éternel n’était point dans ce tremblement. Et après le tremblement, un feu : l’Éternel n’était point dans ce feu. Et après le feu, un son doux et subtil. Et sitôt qu’Élie l’eut entendu, il arriva qu’il s’enveloppa le visage de son manteau, et sortit, et se tint à l’entrée de la caverne ; et voici, une voix lui fut adressée en ces termes : Que fais-tu ici, Élie ? » (1 Rois 19:11-13).

Dieu avait finalement réussi à atteindre Élie afin de l’assurer que Dieu était parfaitement en charge de toutes les circonstances. Cela nous fait penser au moment où Moïse s’est adressé aux enfants d’Israël à la mer Rouge. « Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il vous accordera aujourd’hui ; car les Égyptiens que vous avez vus aujourd’hui, vous ne les reverrez jamais plus. L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous resterez tranquilles » (Exode 14:13-14). Au sujet de Jésus, il a été également prophétisé, dans Ésaïe 42:2 : « Il ne criera point ; il n’élèvera point sa voix, et ne la fera point entendre dans les rues. » Mais il a également reçu cette promesse, au verset 4 : « Il ne se ralentira ni ne se précipitera point, jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre ; et les îles espéreront en Sa loi. »

Cette promesse fut accomplie en Jésus, comme nous le voyons dans Matthieu 12:17-21 : « De sorte que fut accompli ce qui avait été dit par Ésaïe le prophète en ces termes : Voici mon serviteur que j’ai élu, mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir ; je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera la justice aux nations ; Il ne contestera point, et ne criera point, et on n’entendra point sa voix dans les places ; Il ne rompra pas le roseau froissé, et il n’éteindra pas le lumignon qui fume encore, jusqu’à ce qu’il ait rendu la justice victorieuse ; et les nations espéreront en son nom. »

Dans notre impatience humaine, nous croyons que Dieu devrait toujours agir immédiatement et en grande puissance. A moins de voir un grand nombre de convertis et des super démonstrations de pouvoir, nous nous décourageons comme Élie. Mais Dieu nous parle d’une voix douce et subtile, à peine perceptible. « Cependant l’Éternel attend pour vous faire grâce ; il se lèvera pour avoir compassion de vous ; car l’Éternel est un Dieu juste. Heureux tous ceux qui se confient en lui ! Car tu ne pleureras plus, peuple de Sion, qui habites dans Jérusalem. Il te fera grâce, quand tu crieras ; dès qu’il t’entendra, il t’exaucera. Le Seigneur vous donnera le pain d’angoisse et l’eau d’affliction ; mais ceux qui t’enseignent ne disparaîtront plus, et tes yeux verront ceux qui t’enseignent. Et quand vous irez à droite, ou quand vous irez à gauche, vos oreilles entendront derrière vous la voix qui dira : C’est ici le chemin, marchez-y ! » (Esaïe 30:18-21).

Mais nous, Ses Élus, nous entendons Sa voix. « Qu’ainsi disent les rachetés de l’Éternel, ceux qu’il a rachetés de la main de l’oppresseur, et qu’il a rassemblés des pays d’orient et d’occident, de l’aquilon et du midi. Ils erraient par le désert, dans un chemin solitaire ; ils ne trouvaient point de ville habitable. Ils étaient affamés et altérés ; leur âme défaillait en eux. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il les a conduits par le droit chemin, pour arriver à une ville habitable. Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, pour ses merveilles envers les fils des hommes ! » (Psaume 107:2-8).

Ce Psaume de louange à la Providence divine est centré autour de quatre exemples de délivrance divine concernant des problèmes particuliers. Voici les quatre situations : des voyageurs perdus, en manque de provisions et loin de la ville. « Ils erraient par le désert, dans un chemin solitaire ; ils ne trouvaient point de ville habitable. Ils étaient affamés et altérés ; leur âme défaillait en eux. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il les a conduits par le droit chemin, pour arriver à une ville habitable » (Psaume 107:4-7). Ensuite, vous avez des prisonniers retenus dans leur propre rébellion. « Ceux qui habitaient les ténèbres et l’ombre de la mort, retenus dans l’affliction et dans les fers, pour avoir été rebelles aux paroles de Dieu, et avoir méprisé le conseil du Très-Haut ; Il avait humilié leur cœur par la souffrance ; ils succombaient loin de tout secours. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il les a tirés des ténèbres et de l’ombre de la mort ; il a rompu leurs liens » (Psaume 107:10-14).

Après cela, vous avez ceux qui ont été réduits à la souffrance physique à cause de leurs péchés. « Les insensés qui étaient affligés à cause de la voie de leurs transgressions et de leurs iniquités ; leur âme avait en horreur toute nourriture ; ils touchaient aux portes de la mort. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il a envoyé sa parole, et il les a guéris, et les a retirés de leurs tombeaux » (Psaume 107:17-20). Ensuite, en quatrième lieu, des marins faisant face au naufrage. « Ceux qui descendent sur la mer dans des navires, et qui trafiquent sur les grandes eaux, ceux-là ont vu les œuvres de l’Éternel, et ses merveilles dans les lieux profonds. Il parla, et fit lever un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer. Ils montent aux cieux ; ils descendent aux abîmes ; leur âme se fond d’angoisse. Ils tournoient et chancellent comme un homme ivre ; toute leur sagesse leur manque. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et il les a retirés de leurs angoisses. Il arrête la tempête, la changeant en calme, et les ondes se taisent » (Psaume 107:23-29).

Mais vous noterez que, dans chaque cas, les individus prièrent pour la délivrance par un miracle de Dieu et ils célébrèrent l’Éternel pour Sa bonté, pour Ses merveilles envers les fils des hommes ! Qu’ils offrent donc des sacrifices d’actions de grâces et racontent Ses œuvres en chantant de joie ! Ce cycle nous rappelle le pattern qui existait durant le temps des Juges où : « En ces jours-là il n’y avait point de roi en Israël, mais chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 21:25). À cause de leur rébellion, Dieu amena souvent Israël en captivité et, chaque fois, durant leur oppression, ils crièrent à Dieu qui leur envoya un juge que Dieu fortifia pour vaincre l’ennemi et libérer le peuple.

Le même modèle peut également être trouvé dans la prière de Salomon lors de la dédicace du temple. Dieu reconnut la tendance humaine à se rebeller et à oublier les provisions du Seigneur quand tout allait bien, s’attirant ainsi le Jugement de Dieu. Mais Dieu a toujours utilisé ces moments de trouble pour ramener les hommes et les femmes vers Lui. Il est un Dieu de grâce, de miséricorde et d’amour, désireux de pardonner et de ramener ceux qui se repentent et crient vers Lui pour la délivrance. Mais Dieu ne change pas et la même vérité s’applique de nos jours. Nous avons toujours tendance à nous rebeller et notre Dieu de longanimité est toujours prêt à pardonner et à nous rétablir lors de notre repentance.

Pierre nous déclare : « En cela vous vous réjouissez, quoique vous soyez maintenant attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, puisqu’il le faut, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ, que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:6-9). Ce sont ces paroles d’encouragement qui devraient nous pousser à proclamer l’Évangile.

« Cependant, frères [et sœurs], je veux que vous sachiez que ce qui m’est arrivé, a plutôt contribué aux progrès de l’Évangile ; en sorte que mes liens sont devenus célèbres par Christ dans tout le prétoire, et partout ailleurs ; et que la plupart des frères en notre Seigneur, étant encouragés par mes liens, osent annoncer la parole plus hardiment et sans crainte. Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et dispute ; et d’autres le font avec bienveillance. Les uns annoncent Christ dans un esprit de dispute, et non pas purement, croyant ajouter de l’affliction à mes liens ; mais les autres le font par affection, sachant que je suis établi pour la défense de l’Évangile, » nous déclare Paul, dans Philippiens 1:12-17.

Le mot « progrès », peu fréquemment utilisé, veut simplement dire « avancement » et il n’est employé qu’une seule fois dans Philippiens 1:25-26 où Paul déclare : « Et je suis pleinement persuadé que je resterai, et que je demeurerai avec vous tous, pour votre avancement et pour votre joie dans la foi, afin que vous ayez en moi, par mon retour au milieu de vous, un sujet de vous glorifier pleinement par Jésus-Christ. » Dans 1 Timothée 4:15-16, Paul déclare à son évangéliste : « Médite ces choses, sois-en toujours occupé, afin que tes progrès soient évidents en toutes choses. Prends garde à toi-même et à la doctrine : persévère dans ces choses ; car en les faisant, tu te sauveras toi-même, et ceux qui t’écoutent. »

Paul a écrit cette épître alors qu’il était injustement incarcéré dans une prison romaine et il se souvenait du moment où il avait rencontré pour la première fois plusieurs chrétiens philippiens alors qu’ils étaient incarcérés et battus dans une prison à Philippe. Paul et Silas avaient faits beaucoup de bien lors de leur séjour, mais : « la foule se souleva contre eux, et les préteurs, ayant fait déchirer leurs vêtements, ordonnèrent qu’ils fussent battus de verges. Et après leur avoir infligé plusieurs coups, ils les jetèrent en prison et ordonnèrent au geôlier de les garder sûrement. Ayant reçu cet ordre, celui-ci les jeta dans la prison intérieure, et serra leurs pieds dans des entraves » (Actes 16:22-24). Mais ce n’est pas la fin de l’histoire, comme vous allez le constater.

« Sur le minuit, Paul et Silas étant en prières, chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Et tout d’un coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés, et en même temps toutes les portes furent ouvertes, et les liens de tous furent rompus. Alors le geôlier, s’étant réveillé, et voyant les portes de la prison ouvertes, tira son épée, et allait se tuer, croyant que les prisonniers s’étaient sauvés. Mais Paul d’une voix forte s’écria : Ne te fais point de mal; car nous sommes tous ici. Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra promptement, et tout tremblant se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis les menant dehors, il leur dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Ils lui dirent : Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, et à tous ceux qui étaient dans sa maison. Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies ; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens. Et les conduisant dans son logement, il leur servit à manger ; et il se réjouit de ce qu’il avait cru en Dieu, avec toute sa famille » (Actes 16:25-34).

En effet, Paul fut souvent emprisonné, torturé et maltraité par les siens.  « Sont-ils ministres de Christ ? (je parle en imprudent,) je le suis plus encore ; plus je le suis par les travaux, infiniment plus par les blessures, plus par les prisons ; souvent en danger de mort ; cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un ; trois fois j’ai été battu de verges ; une fois j’ai été lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage ; j’ai passé un jour et une nuit dans la mer profonde ; j’ai été souvent en voyage ; en danger sur les fleuves, en danger de la part des voleurs, en danger parmi ceux de ma nation, en danger parmi les Gentils, en danger dans les villes, en danger dans les déserts, en danger sur la mer, en danger parmi les faux frères ; dans les peines, dans les travaux, dans de fréquentes veilles, dans la faim, dans la soif, souvent dans les jeûnes, dans le froid et dans la nudité. Et chaque jour, sans parler des autres choses, je suis assiégé par les soucis de toutes les Églises » (2 Corinthiens 11:23-28). Et tout cela pour faire progresser l’Évangile.

Pendant qu’il était incarcéré, Paul a trouvé le moyen d’écrire quatre de ses épîtres, c’est-à-dire, celles aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, à Philémon et possiblement celle aux Hébreux. Mais ces épîtres se sont avérées une véritable bénédiction pour des millions d’individus, tout au long des siècles. Cependant, dans les dernières années de sa vie : « Paul demeura deux ans entiers dans son logement privé, où il recevait tous ceux qui venaient le voir, prêchant le royaume de Dieu, et enseignant les choses qui regardent le Seigneur Jésus-Christ, avec toute liberté et sans aucun empêchement » (Actes 28:30-31).

Paul ne pouvait imaginer qu’il était vrai que toutes les choses lui étant survenues soient arrivées pour l’avancement de l’Évangile de Dieu. Paul eut toutefois la vision spirituelle lui faisant réaliser que ce qui pouvait d’abord paraître aux autres des problèmes et des difficultés, Dieu les utilisait pour faire progresser l’Évangile. Alors, plutôt que de se plaindre ou abandonner lorsque la vie chrétienne devenait difficile, il faut toujours se rappeler que : « Certes, la fureur de l’homme tourne à ta louange, quand tu te revêts de tout ton courroux » (Psaume 76:11). C’est pourquoi Paul comparait son service à Christ à un enrôlement dans la milice.

A Timothée, Paul déclare : « Toi donc, endure les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ. Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. Et si quelqu’un combat dans la lice, il n’est couronné que s’il a combattu suivant les règles » (2 Timothée 2:3-5). Au fur et à mesure que Paul approchait de la fin de sa vie sur terre, il s’acharnait à encourager son disciple Timothée à se fortifier dans la grâce qui est en Jésus-Christ, ainsi qu’à passer à d’autres les précieux enseignements qu’il avait reçus. Paul a comparé la vie de Timothée dans le ministère à celle d’un soldat.

Dans 2 Timothée 4:5-8, Paul prend soin de lui dire : « Mais toi, sois vigilant en toutes choses, endure les afflictions, fais l’œuvre d’un évangéliste ; remplis complètement ton ministère. Car pour moi, je vais être immolé, et le temps de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Au reste, la couronne de justice m’est réservée, le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » Paul se cite carrément comme exemple, dans 2 Timothée 2:9-11, lorsqu’il dit : « Pour qui je souffre jusqu’à être lié comme un malfaiteur, mais la parole de Dieu n’est point liée. C’est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu’ils obtiennent aussi le salut qui est en Jésus-Christ, avec la gloire éternelle. Cette parole est certaine : En effet, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui. »

En tant que soldats de Christ, nous devrions éviter toute chose qui nous empêcherait d’être efficaces dans notre carrière. Un soldat doit être prêt à tirer son épée en toute liberté et à l’utiliser avec courage et conviction. Il ne peut pas le faire s’il a d’autres responsabilités qui l’empêchent d’être efficace. Cela peut se comparer à un ministre ou un pasteur qui serait forcé de prêcher des mensonges afin de garder son emploi. Alors, dans 2 Timothée 2:1-5, Paul dit à Timothée : « Toi donc, mon fils, fortifie-toi, dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et les choses que tu as entendues de moi, en présence de plusieurs témoins, confie-les à des hommes fidèles, qui soient capables aussi d’enseigner les autres. Toi donc, endure les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ. Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. Et si quelqu’un combat dans la lice, il n’est couronné que s’il a combattu suivant les règles. »

Le but du soldat est de plaire à son leader. Ainsi doit être notre but dans la guerre actuelle en préservant et en ne transmettant que la vérité. En tant que chrétiens, nous avons été choisis par Dieu pour faire partie de l’armée du Général qui est mort Lui-même afin d’assurer notre ultime victoire. Et Jésus mérite notre dévotion totale à Sa cause. « Néanmoins, vous avez bien fait de prendre part à mon affliction, » nous déclare Paul, dans Philippiens 4:14. Notre utilisation du mot « affliction » veut simplement dire « suivre les instructions du chef en toute clarté ou lumière ». Le mot grec traduit est sugkoinoneo, un mot composé qui signifie « avec participation ». Paul félicite les Philippiens pour leur participation au succès de son ministère.

Aujourd’hui, nous voyons un grand nombre d’organisations de charité, en commençant par des hôpitaux et des universités à des locaux de distribution de nourriture et de linge. La plupart ont débuté par des groupes chrétiens, afin de soulager l’affliction de plusieurs. C’est précisément ce que Paul voulait établir dans l’Église lorsqu’il nous déclare, dans Romains 12:12-17 : « Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans l’affliction, persévérants dans la prière. Prenez part aux nécessités des saints ; empressez-vous à exercer l’hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, et ne maudissez point. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, et pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez les mêmes sentiments entre vous ; n’aspirez point aux grandeurs, mais accommodez-vous aux choses humbles ; ne soyez pas sages à vos propres yeux. Ne rendez à personne le mal pour le mal ; attachez-vous à ce qui est bien devant tous les hommes. »

Deux principes importants doivent nous guider afin de pouvoir bien communiquer dans le Royaume vers lequel nous nous dirigeons. D’abord, il est clair que notre responsabilité, selon le Nouveau Testament, devient l’Église dans laquelle le Seigneur nous a placés. Ensuite, nous avons l’opportunité de suivre les instructions de Jésus, dans Matthieu 6:33-34, de : « cherche[r] premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne soyez donc point en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura souci de ce qui le regarde. A chaque jour suffit sa peine. » Mais en toutes choses, rappelez-vous toujours que : « Je puis tout par Christ, qui me fortifie » (Philippiens 4:13).

Ce petit verset est souvent cité hors contexte. Il est utilisé pour justifier des plans et des rêves bizarres, en plus de suggérer que chaque chrétien devrait être riche et en santé continuellement. Non seulement de telles applications n’ont aucun support dans les Écritures, mais elles sont complètement hors de contexte dans ce passage. Dans les versets précédents, Paul nous cite une variété de circonstances auxquelles il a dû faire face, de la pauvreté à la richesse. Mais il a appris à être content dans chaque cas. Ensuite, Paul déclare : je puis tout par Christ, qui me fortifie. C’est donc par la puissance évidente de Dieu que nous accomplissons notre ministère. « Or, c’est par Christ que nous avons une telle confiance devant Dieu. Non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose, comme de nous-mêmes ; mais notre capacité vient de Dieu, Qui lui aussi nous a rendus capables d’être ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:4-6).

L’Église primitive a eu une croissance étonnante de convertis en prêchant et en témoignant de la résurrection de Christ. Ce résultat était cependant dû au fait que, dans Actes 19:20, on nous apprend : « Ainsi la parole du Seigneur se répandait, et devenait de plus en plus efficace. » Notre combat n’est pas physique, nous luttons contre les puissances spirituelles, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre la méchanceté dans les lieux célestes. Alors,

mes frères et sœurs, fortifiez-vous dans le Seigneur et par Sa force toute puissante. L’histoire du peuple de Dieu est celle d’une bataille continuelle qui a débuté dans le Jardin d’Éden.

Adam et Ève ont perdu parce qu’ils cherchaient à vaincre par leur propre force, alors que nous savons que notre seule victoire se trouve dans l’armure de Dieu par laquelle nous pouvons nous fortifier dans le Seigneur et par Sa force toute-puissante. « En ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit. Et nous avons vu, et nous rendons témoignage que le Père a envoyé le Fils, le Sauveur du monde » (1 Jean 4:13-14). Il est surprenant de noter que l’expression « en ceci » paraît huit fois dans cette petite épître de 1 Jean. Et chaque fois, elle nous donne le moyen de tester notre foi en Christ, ce qui nous donne l’assurance et le réconfort du véritable croyant.

Dans 1 Jean 2:3, nous apprenons que : « par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. » « Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui » (1 Jean 2:5). Dans 1 Jean 3:16, nous lisons que : « Nous avons connu la charité, en ce qu’Il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. » Regardez bien ce que l’apôtre nous déclare ici : « Mes petits enfants, n’aimons pas de paroles ni de la langue, mais en action et en vérité. Car c’est en cela que nous connaissons que nous sommes de la vérité, et que nous assurerons nos cœurs devant lui ; car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses » (1 Jean 3:18-20).

« Celui qui garde ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné, » nous dit l’apôtre, dans 1 Jean 3:24. « Reconnaissez l’Esprit de Dieu à ceci : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu » (1 Jean 4:2). « Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu, nous écoute ; celui qui n’est point de Dieu, ne nous écoute point : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car la charité vient de Dieu, et quiconque aime, est né de Dieu, et connaît Dieu, » déclare l’apôtre, dans 1 Jean 4:6-7. Voilà comment le Seigneur nous assure constamment que nous sommes à Lui, que nous Lui appartenons et que nous sommes de Dieu, par une voix douce et subtile venant du Saint-Esprit qui vit en nous.

Et finalement, c’est toujours par l’exemple que le Seigneur nous prouve la pureté doctrinale de ce qu’Il nous a enseigné sur la résurrection. Afin de nous prouver ce que Dieu est capable d’accomplir, si nous sommes obéissants à Sa Parole et que nous avons l’amour envers les frères et sœurs, Jésus nous montre comment la résurrection des justes se fera et ce qui arrivera aux non repentants, par l’exemple de Lazare et de l’homme riche. « Il y avait un homme riche, qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui se traitait chaque jour magnifiquement. Il y avait aussi un pauvre, nommé Lazare, qui était couché à sa porte, couvert d’ulcères ; il désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et les chiens même venaient lécher ses ulcères. Or, il arriva que le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham ; le riche mourut aussi, et fut enseveli » (Luc 16:19-22).

Beaucoup d’érudits croient que l’épisode raconté dans Luc 16:19-31 est une histoire vraie et qu’elle est réellement arrivée. Si c’est une parabole, elle n’est pas identifiée comme telle. Mais c’est la seule histoire où le nom d’un des participants est donné. Toutefois, nous avons beaucoup à apprendre dans la dissemblance entre ces deux hommes dramatiquement différents, quant à leur mort et leur destinée. L’homme riche, bien sûr, se traitait chaque jour aux petits oignons, alors que Lazare était couché à sa porte, couvert d’ulcères. Il ne désirait que de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche. Néanmoins, personne ne pouvant échapper à la mort, les deux sont éventuellement morts.

Mais plutôt que de réduire ces deux individus bien différents à une mort commune, leurs dissemblances sont très bien expliquées. L’homme riche, en proie aux tourments, leva les yeux et vit de loin Abraham et Lazare dans son sein. L’échange entre l’homme riche et Abraham, et l’éternelle instruction de Jésus est bien connu. Notez spécialement que, lorsque le pauvre mourut, il fut « porté » par les anges dans le sein d’Abraham ; le riche mourut aussi et fut « enseveli ». Les rôles sont maintenant inversés. Alors que le riche plaide pour la miséricorde, le pauvre est littéralement porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche se plaint, mais Abraham lui répond : « Mon fils, souviens-toi que tu as eu tes biens pendant ta vie, et que Lazare y a eu des maux ; maintenant il est consolé, et toi tu es dans les tourments » (v. 25).

Pour Lazare et tous ceux qui meurent dans le Seigneur, ils sont portés par les anges dans le sein d’Abraham, attendant avec lui la résurrection« Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité. Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire » (1 Corinthiens 15:53-54). Voilà la récompense qui vous attend avec Abraham, Lazare, tous les prophètes de Dieu, les apôtres du Seigneur et les saints Élus de Dieu tout au long de l’histoire.




D.439 – La vie éternelle

Par Joseph Sakala

L’apôtre Jean a déclaré ceci : « Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans Son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée » (1 Jean 5:11-15). Cette déclaration puissante de la part de Jean est pleine de vision pour les convertis et, pourtant, Jean nous l’adresse comme à des enfants.

Dans 1 Jean 5:20-21, Jean déclare : « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est Lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles. » Il nous parle ainsi afin que nous sachions que la vie éternelle est pleine de majesté merveilleuse. Mais pour y participer, nous devons nous débarrasser des idoles et adorer Dieu seulement.

Jean commence son épître en nous rappelant que : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite » (1 Jean 1:1-4).

Jean fut témoin oculaire de la résurrection de Jésus, ce qui s’avère une preuve herculéenne appuyant les déclarations et les promesses du Seigneur. Dans Actes 17:30-31, Paul déclare que : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’Homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts. » Dans son épître, une bonne partie du témoignage de Jean est fondée sur les instructions précises de Jésus Lui-même, entendues et enregistrées dans l’Évangile de Jean sous l’inspiration du Saint-Esprit, comme nous lisons dans Jean 20:31, où l’apôtre nous dit :  « Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »

Ceux qui croiront ne périront pas. « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:14-16). À la femme samaritaine, Jésus a dit : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif, mais l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira pour la vie éternelle » (Jean 4:14), « …afin que tous honorent le Fils, comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. En vérité, en vérité je vous dis, que celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:23-24). Celui qui vient à Christ n’aura jamais faim. « Jésus leur répondit : Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6:35).

Dans Jean 10:28-30, Jésus a dit : « Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un. » Jean nous confirme ici que le Père et le Fils est un et travaille en unité parfaite. À Marthe, lors du décès de Lazare : « Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde » (Jean 11:25-27).

Fondé sur la Parole de Dieu, Jean nous donne des indices par lesquels nous pouvons savoir que nous « vivons » :

Le premier indice est que nous aimons et gardons Ses commandements. Dans 1 Jean 2:3-5, l’apôtre nous dit : « par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. »

Ensuite, nous connaissons et aimons la vérité. Dans 1 Jean 2:20, nous avons la confirmation que : « Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part du Saint, et vous connaissez toutes choses. » Nous nous laissons guider par le Saint-Esprit.

Nous aimons les frères et les sœurs. Dans 1 Jean 3:13-15, Jean nous déclare : « Frères, ne vous étonnez point si le monde vous hait. Quand nous aimons nos frères [et nos sœurs], nous connaissons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas son frère [ou sa sœur] demeure dans la mort. Quiconque hait son frère [ou sa sœur] est un meurtrier ; et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. »

Nous savons que le Saint-Esprit vit en nous parce que, dans 1 Jean 4:12-15, nous apprenons que : « Personne n’a jamais vu Dieu : si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. En ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit. Et nous avons vu, et nous rendons témoignage que le Père a envoyé le Fils, le Sauveur du monde. Quiconque confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. »

Mais qui était Jésus ? Un simple homme ayant beaucoup de Saint-Esprit ? Ou était-Il plus que cela ? L’apôtre Jean nous donne un portrait condensé que nous avons lu tant de fois et que très peu semblent comprendre tellement le message est fort et puissant. Jean débute en disant : « Au commencement était la Parole, [et] la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jean 1:1-4). Une multitude de biochimistes ont tenté depuis plus d’un siècle de déterminer comment la vie a pu évoluer à partir d’un objet sans vie. Une telle recherche est impossible et absurde, car le système de reproduction le plus simple serait infiniment plus complexe que la machine la plus élaborée créé par l’homme. La vie ne peut venir que de la vie. La première apparition d’une vie humaine, ou autre, ne pouvait entrer en existence que par une création du Dieu vivant.

Le roi David fut inspiré d’écrire cet hommage pour nous à son Créateur,  dans Psaume 139:14-16 : « Je te loue de ce que j’ai été fait d’une étrange et merveilleuse manière ; tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Mes os ne t’étaient point cachés, lorsque j’étais formé dans le secret, oeuvré comme un tissu dans les lieux bas de la terre. Tes yeux m’ont vu, lorsque j’étais comme une masse informe, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient réservés, quand aucun d’eux n’existait. » Plus tard, Paul a rendu hommage à ce même Dieu : « Car en Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; comme l’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : Car de Lui nous sommes aussi la race. Étant donc de la race de Dieu » (Actes 17:28-29).

Paul s’adressait à des Athéniens pour leur faire connaître le véritable Dieu : « Car en passant, et en regardant vos divinités, j’ai trouvé même un autel sur lequel il y a cette inscription : AU DIEU INCONNU. Celui donc que vous honorez, sans le connaître, c’est celui que je vous annonce. Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans les temples bâtis de mains d’hommes. Il n’est point servi par les mains des hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes, pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé la durée précise et les bornes de leur habitation ; pour chercher le Seigneur, pour voir si en le cherchant à tâtons, ils le trouveraient, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous » (Actes 17:23-27).

Paul ajoute maintenant ceci, dans Hébreux 1:2-4, au sujet de Dieu qui : « Nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses ; par lequel aussi il a fait le monde ; et qui, étant la splendeur de Sa gloire et l’empreinte de Sa personne, et soutenant toutes choses par Sa parole puissante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts ; ayant été fait d’autant plus excellent que les anges, qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur. » Jésus était la personnification même de Dieu dans une chaire humaine. Emmanuel, Dieu parmi nous. Nos battements de cœur, la respiration de nos poumons, les atomes qui composent notre corps, tout est continuellement maintenu en vie pas la puissance de Sa parole.

Si Dieu décidait de retirer Sa puissance pour un seul moment, toute vie cesserait sur la terre et la lumière cesserait aussi, laissant une noirceur totale. Même les athées qui rejettent Dieu et blasphèment Son nom doivent leur existence à Sa puissance et à Sa grâce. Donc, quand on voit que « en Lui était la vie », cela ne voulait pas simplement dire qu’Il était vivant, mais plutôt que toute vie venait de Lui. Cela veut carrément dire avoir le pouvoir de donner la vie par une naissance, mais aussi de redonner la vie éternelle par une résurrection. Regardons ensemble les paroles de Jésus dans Jean 5:25-27 : « En vérité, en vérité je vous le dis, le temps vient, et il est déjà venu, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et que ceux qui l’auront entendue vivront. Car, comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d’avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. »

La vie est en Jésus. Lui seul a vaincu la mort en ressuscitant des morts. « Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, de même aussi le Fils donne la vie à ceux qu’il veut » (Jean 5:21). L’apôtre Paul nous l’explique ainsi dans 1 Corinthiens 15:45-46 : « Suivant qu’il est écrit : Le premier homme, Adam, a été fait une âme vivante ; mais le dernier Adam [Jésus] est un Esprit vivifiant ; or, ce n’est pas ce qui est spirituel, mais ce qui est animal, qui est le premier ; ce qui est spirituel vient après. » Ainsi : « Qui a le Fils, a la vie ; qui n’a point le Fils de Dieu, n’a point la vie » (1 Jean 5:12). « Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles de la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ;   mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire, » nous dit Paul, dans Colossiens 3:2-4.

Pour indiquer à Ses disciples de ne pas sommeiller en attendant Son retour, Jésus leur donna cette parabole. Dans Luc 19:12-13 : « Il dit donc : Un homme de grande naissance s’en alla dans un pays éloigné pour prendre possession d’un royaume, et s’en revenir ensuite. Et ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix marcs d’argent, et leur dit : Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. » Jésus leur proposa cette parabole parce qu’Il était près de Jérusalem et qu’ils croyaient que le Royaume de Dieu allait paraître bientôt. Jésus voulait les voir plutôt occupés à utiliser leurs talents et les opportunités qui se présenteraient d’être au service de leur Maître jusqu’à Son retour.

Le mot traduit « valoir » utilisé par Jésus vient du grec pragmatenomai d’où nous tirons le mot pragmatique qui veut dire « d’une façon pratique », et ce mot paraît cette seule fois dans le Nouveau Testament. Un autre mot qui lui ressemble et qui paraît également une seule fois dans la Nouvelle Alliance se trouve dans 2 Timothée 2:4, où Paul dit : « Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. » Ici, le mot « affaires » vient du grec pragmateia. Paul met en garde ceux qui souhaiteraient devenir des bons soldats pour Christ de ne pas trop s’engager dans les affaires du monde, s’ils veulent être appréciés par leur Officier commandant.

Au début, il semblerait y avoir une contradiction, ici. Jésus dit de demeurer occupé afin de faire valoir nos talents dans le monde jusqu’à Son retour, alors que Paul dit de ne pas trop s’engager dans les choses du monde. Il n’y a aucune contradiction ici si nous prenons en considération la motivation qui est impliquée dans ces deux passages bibliques. Quelle que soit notre vocation dans la vie, nous devrions faire ce travail et toutes les autres responsabilités qui s’y rattachent avec diligence et fidélité, par amour pour Jésus. Si, toutefois, nous permettons à notre vocation de devenir le but ultime de notre carrière au lieu d’être employés au service de Jésus, nous devenons alors mêlés dans les affaires de ce monde, et cela Lui déplaît.

Christ désire que nous soyons toujours diligents dans ce qu’Il nous a appelés à accomplir jusqu’à Son retour. Il faut cependant être certain que nous le faisons pour Lui et non pour nous-mêmes. Dans Jean 1:9-13, nous lisons : « La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle ; mais Lui le monde ne l’a pas connu. Il est venu chez les siens ; et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » La Bible nous enseigne clairement que la Foi en la Personne et dans le travail de salut de Jésus-Christ est essentiel au dit salut. Jésus Lui-même a dit, dans Jean 14:6-7 : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès à présent vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

En prononçant ces paroles à Ses disciples, Jésus Se déclarait l’image visible du Père. Pas une autre personne, mais la même que le Père et que les disciples voyaient devant eux. C’est pourquoi : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Cela veut dire qu’il n’y a pas de salut dans l’islam, dans le bouddhisme, dans le communisme et certainement pas dans l’humanisme évolutionnaire, ou toute autre foi sauf qu’en Christ ! Mais qu’en est il des millions et des milliards de gens, tout au long des siècles, qui sont nés et qui sont morts sans jamais avoir entendu le nom de Jésus-Christ ?

L’apôtre Paul nous dit, dans Romains 10:17-21 : « La foi vient donc de ce qu’on entend ; et ce qu’on entend, vient de la parole de Dieu. Mais je demande, ne l’ont-ils point entendue ? Au contraire, leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Je demande encore : Israël n’en a-t-il point eu connaissance ? Moïse dit le premier : Je vous provoquerai à la jalousie par ce qui n’est pas un peuple ; je vous exciterai à l’indignation par une nation privée d’intelligence. Et Ésaïe ose dire : J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient point, j’ai été connu par ceux qui ne s’informaient point de moi. Mais à l’égard d’Israël, il dit : J’ai tout le jour étendu mes mains vers un peuple rebelle et contredisant. »

C’est-à-dire qu’ils ont tous entendu, mais se sont-ils tous converti ? Regardez autour de vous et répondez ! Jésus était la lumière du monde envoyée à chaque personne. Dans Psaume 19:2-7, il est écrit : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains. Le jour parle au jour, et la nuit enseigne la nuit. Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont la voix ne s’entende pas. Leur voix se répand par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Là, il a dressé un pavillon pour le soleil. Et lui, il est comme un époux sortant de sa chambre nuptiale ; il se réjouit, comme un héros, de parcourir la carrière. Il part de l’un des bouts des cieux, et son tour s’achève à l’autre bout ; et rien ne se dérobe à sa chaleur. » C’est à cela que Paul faisait allusion.

Paul a également insisté : « Car en lui [Jésus] la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. Car la colère de Dieu se déclare du ciel contre toute l’impiété et l’injustice des hommes, qui retiennent la vérité dans l’injustice, parce que ce qu’on peut connaître de Dieu est manifesté parmi eux, car Dieu le leur a manifesté. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous » (Romains 1:17-22).

Donc, selon Pierre : « En vérité, je reconnais que Dieu n’a point égard à l’apparence des personnes ; mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui s’adonne à la justice, lui est agréable. Telle est la parole qu’il a donnée aux enfants d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous » (Actes 10:34-36). « Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par Lui. Celui qui croit en Lui n’est point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et la cause de cette condamnation, c’est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3:17-19).

Ancien païen, Corneille cherchait Dieu et il a reçu Pierre avec l’Évangile. Dans Actes 10:1-5, nous lisons : « Il y avait à Césarée un homme, nommé Corneille, centurion de la cohorte appelée Italique. Il était religieux et craignant Dieu, lui et toute sa famille, faisant aussi beaucoup d’aumônes au peuple, et priant Dieu continuellement. Il vit clairement dans une vision, environ la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entra chez lui, et lui dit : Corneille ! Et ayant les yeux attachés sur l’ange et tout effrayé, il dit : Qu’y a-t-il, Seigneur ? Et l’ange lui dit : Tes prières et tes aumônes sont montées en mémoire devant Dieu. Envoie donc présentement des gens à Joppe, et fais venir Simon, qui est surnommé Pierre. »

Le lendemain, comme les serviteurs étaient en chemin et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le haut de la maison, à la sixième heure, environ, pour prier. « Et ayant faim, il voulut prendre son repas ; et comme on le lui apprêtait, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un vase qui descendait sur lui semblable à une grande nappe retenue par les quatre coins, et qui s’abaissait vers la terre ; dans lequel il y avait tous les quadrupèdes de la terre, et les bêtes sauvages, et les reptiles, et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Pierre, lève-toi, tue, et mange. Mais Pierre répondit : Non, Seigneur ; car je n’ai jamais rien mangé d’impur ou de souillé. La voix lui dit encore pour la seconde fois : Ne regarde pas comme souillé ce que Dieu a purifié. Et cela arriva par trois fois ; après quoi le vase fut retiré dans le ciel » (Actes 10 :10-16).

« Or comme Pierre hésitait en lui-même sur le sens de la vision qu’il avait eue, les hommes envoyés de la part de Corneille, s’étant informés de la maison de Simon, arrivèrent à la porte. Et ayant appelé, ils demandèrent si Simon, surnommé Pierre, était logé là. Et comme Pierre pensait à la vision, l’Esprit lui dit : Voilà trois hommes qui te demandent. Allons, lève-toi, descends, et t’en va avec eux, sans faire aucune difficulté ; car c’est moi qui les ai envoyés. Pierre étant donc descendu vers ces hommes qui lui étaient envoyés de la part de Corneille, leur dit : Me voici, je suis celui que vous cherchez ; pour quel sujet êtes-vous venus ? Ils dirent : Corneille, centurion, homme juste et craignant Dieu, et à qui toute la nation des Juifs rend témoignage, a été averti par un saint ange, de te faire venir dans sa maison, pour entendre ce que tu lui diras. Pierre les ayant donc fait entrer, les logea ;  et le lendemain il s’en alla avec eux, et quelques-uns des frères de Joppe l’accompagnèrent » (Actes 10:17-23).

« Le jour suivant, ils entrèrent à Césarée. Or, Corneille les attendait avec ses parents et ses plus intimes amis qu’il avait réunis. Et comme Pierre entrait, Corneille alla au-devant de lui, et se jetant à ses pieds, l’adora. Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi-même aussi je suis un homme. Et s’entretenant avec lui, il entra, et trouva plusieurs personnes assemblées. Et il leur dit : Vous savez qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger, ou d’aller chez lui ; mais Dieu m’a appris à ne dire aucun homme souillé ou impur. C’est pourquoi, ayant été appelé, je suis venu sans aucune difficulté. Je vous demande donc pour quel sujet vous m’avez fait venir. Alors Corneille dit : Il y a quatre jours, à cette heure, que j’étais en jeûne et en prières dans ma maison à la neuvième heure, et tout d’un coup un homme, couvert d’un vêtement resplendissant, se présenta devant moi, et dit : Corneille, ta prière est exaucée, et Dieu s’est souvenu de tes aumônes. Envoie donc à Joppe, et fais venir Simon, surnommé Pierre ; il est logé dans la maison de Simon, corroyeur, près de la mer ; quand il sera venu, il te parlera » (Actes 10:24-32).

« C’est pourquoi j’ai aussitôt envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir. Nous voici donc tous maintenant présents devant Dieu, pour entendre tout ce que Dieu t’a commandé. Alors Pierre, prenant la parole, dit : En vérité, je reconnais que Dieu n’a point égard à l’apparence des personnes ; mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui s’adonne à la justice, lui est agréable. Telle est la parole qu’il a donnée aux enfants d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, après le baptême que Jean a prêché ; comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de puissance Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient opprimés par le diable ; parce que Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de toutes les choses qu’il a faites, tant au pays des Juifs qu’à Jérusalem. Ils l’ont fait mourir, le pendant au bois ; mais Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et lui a donné de se faire voir, non à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance ; à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il a été ressuscité des morts » (Actes 10:33-41).

Dans Actes 10:42-48, nous découvrons comment les premiers Gentils furent baptisés dans l’Église, car Pierre nous déclare : « Et il [Jésus], nous a commandé de prêcher au peuple, et d’attester que c’est lui que Dieu a établi juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui ce témoignage, que quiconque croit en lui, reçoit la rémission des péchés par son nom. Comme Pierre tenait encore ce discours, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient ce qu’il disait. Et tous les fidèles circoncis, qui étaient venus avec Pierre, furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler diverses langues, et glorifier Dieu. Alors Pierre reprit : Quelqu’un peut-il refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit, aussi bien que nous ? Et il commanda qu’on les baptisât au nom du Seigneur. Alors ils le prièrent de demeurer quelques jours avec eux. »

Et notez bien que Pierre commanda qu’on les baptise au nom du Seigneur, et non pas au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, car Pierre avait compris que ces trois ne formaient qu’un seul Dieu. C’est ainsi que Dieu envoya encore plus de lumière afin que : « celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu » (Jean 3:21). Et c’est ainsi que les Gentils ont eu accès à la vie éternelle.




D.438 – La véritable adoration

Par Joseph Sakala

ne femme samaritaine a exprimé ceci à Jésus : « Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi ; le temps vient que vous n’adorerez plus le Père ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; pour nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. Cette femme lui répondit : Je sais que le Messie, celui qu’on appelle Christ, doit venir ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle » (Jean 4:20-26). Alors que Jésus défendait à Ses propres disciples de dire à quiconque qu’Il était le Messie, Jésus profite de cette occasion pour l’annoncer à une païenne.

Le mot « adorer » est fréquemment utilisé de nos jours dans les cercles religieux, sans pourtant que soient appréciées les précisions spécifiquement établies pour l’adoration. Nous voyons des chorales d’adoration, des équipes d’adoration, des manuels d’adoration, des confréries d’adorations et j’en passe. Très souvent, la compréhension vitale d’adoration est incomprise. Dans l’hébreu original, comme dans le grec, le mot traduit « adorer » veut simplement dire se prosterner. Nous le voyons pour la première fois dans Genèse 18:1-2 : « Puis l’Éternel apparut à Abraham aux chênes de Mamré, comme il était assis à la porte de la tente, pendant la chaleur du jour. Il leva les yeux, et regarda ; et voici, trois hommes étaient debout devant lui. Et dès qu’il les vit, il courut au-devant d’eux, de la porte de la tente, et se prosterna en terre. » Abraham s’est prosterné en un acte de soumission pour manifester son désir de vouloir faire la volonté de l’Éternel.

La dernière fois que nous voyons le mot « adorer » utilisé, c’est dans Apocalypse 22:8-9 : « Et moi, Jean, je suis celui qui a vu et entendu ces choses. Et après les avoir entendues et vues, je me jetai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ; car je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. » Notez que l’ange n’accepte pas que Jean l’adore. Alors, si vous entendez parler qu’il y a eu l’apparition d’un ange, d’un saint ou d’une sainte quelconque qui aurait accepté de se faire adorer, méfiez-vous de ce genre d’apparition ! Seul Dieu, notre Créateur et Sauveur, est digne d’être véritablement adoré. Cette adoration comprend de se prosterner simplement devant Dieu en soumission totale pour faire Sa volonté. Voilà pourquoi l’adoration doit être « en esprit et en vérité ». Notre esprit doit se soumettre entièrement à Dieu qui est Lui-même Esprit, et cela ne peut se faire que dans la vérité.

Souvenez-vous toujours des paroles de Jésus concernant le Saint-Esprit qu’Il allait envoyer vivre dans Ses disciples. « Mais quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point par lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir. C’est lui qui Me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à Moi, et qu’il vous l’annoncera. Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16:13-15). Et Il l’a fait de quelle manière ? En révélant la Parole de Dieu à ceux qui ont écrit le Nouveau Testament, exactement comme Il l’a fait pour l’Ancien. « Sachez tout d’abord ceci, que nulle prophétie de l’Écriture ne vient d’une interprétation particulière. Car la prophétie n’a point été apportée autrefois par la volonté humaine ; mais les saints hommes de Dieu, étant poussés par le Saint-Esprit, ont parlé » (2 Pierre 1:20-21).

Ceux qui pensent que la Sainte Bible n’est qu’une accumulation d’écrits rédigés par des hommes laconiques qui avaient décidé d’écrire un livre pour nous faire connaître un Dieu n’ont aucune idée de ce qu’ils avancent. Le fait de ne pas croire en Dieu et de L’enseigner enlève-t-il l’existence de Dieu ? « Quoi donc ? si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Nullement ! Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu gagnes ta cause lorsqu’on te juge » (Romains 3:3-4).

Dans Sa prière au Père avant d’être crucifié, Jésus a prié pour Ses brebis. « Je leur ai donné Ta Parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du malin. Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et Je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (Jean 17:14-19).

Un homme peut-il se sanctifier lui-même ? Impossible ! Seul Dieu, qui est Lui-même Saint, peut sanctifier un humain. Alors, ceux qui prétendent que Jésus n’était pas « Emmanuel » – Dieu parmi nous – font un menteur du seul Sauveur Jésus, car : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Toutes les religions du monde ont leurs dieux qu’elles adorent, mais la véritable adoration doit être continuellement dirigée vers le Créateur de tout ce qui existe. Elle doit être faite en toute humilité et en toute soumission dans le désir de vouloir faire Sa volonté telle que décrite dans Sa Parole, étant guidé par Son Saint-Esprit et, par le fait même, en glorifiant Christ. Regardons ensemble une autre occasion d’adoration.

Dans Genèse 22:5, nous lisons ceci : « Et Abraham dit à ses serviteurs : Demeurez ici avec l’âne. Moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; puis nous reviendrons vers vous. » Nous avons tendance à croire qu’adorer Dieu veut dire Lui chanter des cantiques, Lui faire des témoignages de fidélité ou écouter un puissant sermon sur le Plan de Dieu pour l’humanité. C’est bien de faire cela, mais il est évident que ce n’est pas le cas dans le verset que nous venons de lire. Parce qu’Abraham avait l’intention d’offrir son fils Isaac comme sacrifice sur un autel, en accord avec le commandement qu’il avait reçu de Dieu. Et, de plus, Isaac était d’accord pour être sacrifié. Car : « Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac son fils. Puis il prit dans sa main le feu et le couteau, et ils s’en allèrent tous deux ensemble » (v. 6). Fait à noter ici, Isaac n’était pas un petit enfant, mais plutôt un jeune homme.

Ainsi, le mot « adorer » veut dire « se prosterner en toute obéissance à la volonté de Dieu », qui seul mérite d’être adoré. Donc, l’acte suprême d’adoration d’Abraham était de consentir volontairement à sacrifier son fils bien-aimé pour plaire à la demande de Dieu, sans hésitation aucune. Il avait tellement foi en cette demande de Dieu qu’Abraham a : « pensé en lui-même que Dieu pouvait même le ressusciter des morts. Aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection » (Hébreux 11:19). C’est la raison pour laquelle il avait dit à ses deux serviteurs : « Nous adorerons, puis nous reviendrons vers vous. » Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que : « Abraham reçut le signe de la circoncision, comme un sceau de la justice de la foi qu’il avait eue, étant incirconcis ; afin d’être le père de tous ceux qui croient quoique incirconcis ; et que la justice leur fût aussi imputée » (Romains 4:11). Abraham n’eut ni doute ni crainte à l’égard de la promesse de Dieu, mais il fut fortifié par la foi, et il donna gloire à Dieu. Cet homme était vraiment puissant dans la foi.

Dans le Nouveau Testament, le mot grec pour « adorer » veut également dire « se prosterner selon la volonté de Dieu ». Il apparaît pour la première fois lorsque, Jésus étant né à Bethléhem, de Judée, au temps du roi Hérode, des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem. Dans Matthieu 2:2, ils dirent : « Où est le roi des Juifs qui est né ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer. » Donc, il y a bien longtemps de cela, un grand homme sur la terre, s’est prosterné devant Celui qui est descendu du ciel avec deux anges à Ses côtés, pour lui rendre visite. Dans le Nouveau Testament, des mages de l’Orient sont venus se prosterner devant Celui qui est descendu du ciel, prenant une forme humaine, en Lui apportant de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Le seul qui fut digne d’adoration.

Dans Jean 15:1-5, Jésus a dit ceci à Ses disciples : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu’il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Le commandement de Jésus exigeait de demeurer en Lui afin de porter beaucoup de fruit. Dans Jean 14:25, Jésus leur dit : « Je vous dis ces choses, tandis que je demeure avec vous. »

Dans Jean 14:8-11 : « Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père. Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait lui-même les oeuvres que je fais. Croyez-moi quand je dis que je suis dans le Père, et que mon Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de ces oeuvres mêmes. » Regardons ce que Jésus ajoute dans les versets 12 à 14 : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que je vais vers mon Père. Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Malgré ce que nous venons de lire : « Les chrétiens unitariens croient que Jésus Christ est le Fils de Dieu et le Sauveur de l’humanité. Ils croient au caractère divin de sa mission et de ses doctrines. Ils croient que l’Évangile que Jésus proclama émane de Dieu. Que la connaissance ainsi obtenue, la moralité prescrite, l’esprit insufflé, l’approbation reçue, les promesses faites, les perspectives d’avenir manifestées, les récompenses offertes, les punitions encourues, tout cela provient du grand Yahvé (ou Jéhovah selon les traductions). Ils ne croient cependant pas que Jésus Christ est le Dieu Suprême. Ils croient que, bien qu’exalté bien au-dessus de toute autre créature intelligente, Jésus est un être distinct, inférieur et dépendant du Père Tout-Puissant » [par Samuel Barrett, 1825].

Non seulement Jésus dévoile que Lui et le Père est la même personne, mais Il nous confirme également que, si nous demandons quelque chose au Père en Son nom, c’est Jésus qui le fera. Jésus nous transmet donc Son pouvoir pour accomplir Son œuvre, tout comme Jésus a admis que lorsque’Il parlait, c’est le Père qui parlait par la bouche de Jésus. Autrement dit, Dieu le Père parlait au-travers de Sa propre chair humaine : Jésus-Christ. Et en parlant du Saint-Esprit, Jésus leur dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous » (Jean 14:15-17).

Donc, la promesse de Jésus, qui fut la Parole de Dieu vivant en être humain, était claire. Que l’Esprit de Dieu (le Consolateur), l’Esprit de vérité, vivrait en nous éternellement, parce que nous Le connaissons, mais que le monde ne peut pas recevoir maintenant, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point. Mais pour nous, dans Jean 14:20-21, Jésus ajoute : « En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements, et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. »

Le véritable converti doit toujours se souvenir que c’est un éminent privilège d’appartenir à Jésus, car Il nous dit que : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que Je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jean 15:16-17). Notez que, dans tout cela, il y a une exigence, celle de garder Ses Commandements. Si nous faisons cela Dieu continuera de demeurer en nous et nous dans Son amour. Et, dans Jean 15:11, Jésus ajoute : « Je vous ai dit ces choses, afin que Ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. »

Non seulement devons-nous demeurer en Lui dans ce monde, mais également dans Son Royaume durant l’éternité. Avant de quitter Ses disciples Jésus leur a promis : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place [dans le Royaume]. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. Et vous savez où je vais, et vous en savez le chemin » (Jean 14:2-3). Pour ceux qui ont encore des doutes, Jésus leur dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. » Jésus est le seul nom : « Et il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).

Mais malgré cela, déclare Paul : « il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine doctrine, mais où, désireux d’entendre des choses agréables, ils s’amasseront des docteurs selon leurs convoitises, et fermeront l’oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables. Mais toi, sois vigilant en toutes choses, endure les afflictions, fais l’œuvre d’un évangéliste ; remplis complètement ton ministère, » dit Paul à son jeune évangéliste, dans 2 Timothée 4:3-5. C’est la onzième mention du mot « vérité » dans les deux lettres de Paul à Timothée. Paul ne lui écrivait pas sur l’importance d’être véritable en général, mais au sujet d’un corps spécifique d’informations concernant Jésus-Christ et Son importance vitale. Ainsi, « la vérité » était un thème très important dans les deux lettres de Paul à son jeune pasteur et, par extension, à tous les pasteurs appelés par Dieu.

Paul parle d’abord de la « connaissance de la vérité » requise pour le salut. Paul lui déclare : « Car cela est bon et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur, Qui veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité ; car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, homme, Qui s’est donné lui-même en rançon pour tous ; c’est là le témoignage rendu en son propre temps » (1 Timothée 2:3-6). Ensuite, il lui parle de la vérité en Christ : « pour lequel, (je dis la vérité en Christ, je ne mens point,) j’ai été établi prédicateur, apôtre et docteur des Gentils dans la foi et dans la vérité » (v. 7).

Puis, Paul lui déclare : « Je t’écris ceci, espérant d’aller bientôt vers toi, et afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et la base de la vérité. Et, de l’aveu de tous, le mystère de piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché parmi les Gentils, cru dans le monde, et élevé dans la gloire » (1 Timothée 3:14-16). « L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns se détourneront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs, et à des doctrines de démons ; par l’hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée, défendant de se marier, commandant de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés, afin que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité, en usent avec actions de grâces. Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la parole de Dieu et la prière. Si tu représentes ces choses aux frères, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie, » dit Paul à Timothée, dans 1 Timothée 4:1-6.

Paul insiste sur l’importance d’étudier la Bible comme Parole de Vérité. « Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité. Mais évite les discours profanes et vains ; car ceux qui les tiennent tombent toujours plus dans l’impiété ; et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques-uns » (2 Timothée 2:15-18). Ainsi que leur véritable repentance qui requiert la confirmation de la vérité. « Or, il ne faut pas que le serviteur du Seigneur aime à contester ; mais il doit être doux envers tous, propre à enseigner, patient ; redressant avec douceur les adversaires, attendant que Dieu leur donne la repentance, et leur fasse connaître la vérité, et qu’ils sortent de l’ivresse des pièges du diable, qui les tient captifs et soumis à sa volonté » (2 Timothée 2:24-26).

Paul a aussi mis en garde Timothée contre les faux enseignants. « Si quelqu’un enseigne autrement, et ne s’attache pas aux salutaires paroles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien ; mais il a la maladie des contestations et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les médisances, les mauvais soupçons, et les vaines discussions de gens qui ont l’esprit corrompu, qui sont privés de la vérité, et qui regardent la piété comme une source de gain. Sépare-toi de ces gens-là », dit Paul dans 1 Timothée 6:3-5. « …ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la force. Éloigne-toi aussi de ces gens-là. De ce nombre sont ceux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent de pauvres femmes chargées de péchés, entraînées par diverses passions ; qui apprennent toujours, et ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 3:5-7).

La raison pour laquelle ils ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité, c’est que, désireux d’entendre des choses agréables et des doctrines confortables qui ne viennent en rien déranger leur quotidien douillet, ils s’amassent des doctorats selon leurs convoitises et ferment l’oreille à la vérité, et se tournent ainsi vers des fables. À Ses disciples, par contre, Jésus a déclaré : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès à présent vous le connaissez, et vous l’avez vu. » À Philippe qui lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit, Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père ? » (Jean 14:8-9). Mais à ceux qui disent comme Pilate : « Qu’est-ce que la vérité ? », c’est, soit qu’ils la recherchent, mais ne l’ont pas encore trouvée, ou soit qu’ils ne sont pas intéressés à faire le moindre effort pour la trouver. Croyez-vous toujours que toutes les religions sont bonnes et mènent au véritable Dieu ? Croyez-vous encore que vous puissiez être sauvés par Mahomet ou par Bouddha, par Hari Krishna ou tout autre faux dieu ? Ou alors par le faux Jésus que l’on prêche dans de nombreuses églises chrétiennes enseignant un autre évangile ?

Regardons cette belle salutation de l’apôtre Jean à l’Église : « L’Ancien, à la dame élue et à ses enfants, que j’aime dans la vérité, et non pas moi seul, mais encore tous ceux qui ont connu la vérité, À cause de la vérité qui demeure en nous, et qui sera avec nous pour l’éternité » (2 Jean 1:1-2). Le mot « vérité » apparaît plus souvent dans l’Évangile et les épîtres de Jean que dans tout autre livre du Nouveau Testament. Il devient alors évident qu’un des plus grands thèmes des Écritures de Jean est la vérité ! L’Éternel est en effet le Dieu de la vérité, car la parole de l’Éternel est droite et toute Son œuvre est faite avec fidélité. Jésus était l’incarnation même de la vérité dans une chair humaine lorsqu’Il a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6).

La vérité réside éternellement en Christ, car la Bible nous révèle qu’Il est le Créateur de tout ce qui existe et, par le fait même, Jésus est la définition de la vérité. Mais comment est-il possible que cette vérité puisse demeurer en nous et être avec nous durant l’éternité ? C’est impossible en l’homme naturel. Cela peut seulement arriver par le Saint-Esprit et c’est ce que Jésus nous a promis lorsqu’Il est monté au ciel vers Son Père. Regardons ensemble cette magnifique promesse de Christ quand Il a déclaré : « Je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viens à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous me verrez ; parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous » (Jean 14:16-20).

Cela étant ainsi, avec le Saint-Esprit vivant toujours en nous, nos paroles, nos actions et nos vies entières devraient être constamment caractérisées par la vérité. « C’est pourquoi, » nous dit Paul, « ayant dépouillé le mensonge, que chacun parle selon la vérité à son prochain, car nous sommes membres les uns des autres » (Éphésiens 4:25). À cela, l’apôtre Jean ajoute : « Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous n’agissons pas selon la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:6-7).

Mais étant encore dans la chair, nous pouvons néanmoins pécher. Lorsque nous péchons : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9). « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ, » nous déclare Paul, dans Philippiens 4:7. Cette précieuse promesse est fondée sur Sa protection, établie dans notre cœur et dans nos pensées au-travers de Sa paix.

Essayez d’imaginer un cercle d’anges qui vous protège. Y croyez-vous ? Ou bien, sommes-nous comme le serviteur d’Élisée « qui se leva de grand matin et sortit ; et voici, des troupes, avec des chevaux et des chars, environnaient la ville. Et son serviteur lui dit : Hélas ! mon seigneur, comment ferons-nous ? Et Élisée pria et dit : O Éternel, daigne ouvrir ses yeux et qu’il voie ! Et l’Éternel ouvrit les yeux du serviteur, et il vit ; et voici, la montagne était pleine de chevaux et de chars de feu, autour d’Élisée » (2 Rois 6:16-17). Mais c’est aussi une guerre spirituelle que nous avons a combattre ! Et Paul lui-même a déclaré ceci, dans Romains 7:23 : « Mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. »

Si ce n’était pas de la paix, qui excède toute compréhension humaine, nous succomberions très rapidement à toute tentation de Satan. Or, il est possible d’être vainqueur, mais seulement avec Christ. Car : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ; vous aurez des afflictions dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16:33). La paix de Dieu est une paix surnaturelle, pas une fausse paix qui vient de la méditation transcendantale ou le rejet strictement humain du lion rugissant qui tente de vous dévorer. L’apôtre Pierre nous met en garde, dans 1 Pierre 5:8-9 : « Soyez sobres, veillez ; car le diable, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions. »

Cette paix nous vient directement de Jésus notre Seigneur, qui nous a déclaré : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne craigne point » (Jean 14:27). Elle nous vient au-travers de Ses instructions afin que nous puissions avoir cette paix. Puisque cette paix surnaturelle nous vient directement de Dieu, elle nous vient par les Écritures et doit régner dans nos cœurs. Alors, Paul, dans Colossiens 3:5-7, nous demande : « Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles. »

Il ne peut y avoir de vacillation, ni d’hésitation au sujet de la source, de l’autorité, de notre capacité ou de la stabilité de cette paix de Christ. Car la guerre qui fait rage dans nos membres ou dans notre corps peut dissiper la vision de la protection divine dans notre cœur et notre esprit. « Car l’affection de la chair c’est la mort ; mais l’affection de l’esprit c’est la vie et la paix ; parce que l’affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ;  et en effet, elle ne le peut [même pas]. Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu » (Romains 8:6-8). Alors : « que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés en un seul corps, règne dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite abondamment en vous, en toute sagesse » dit Paul, dans Colossiens 3:15-16.

Soyons reconnaissants comme Paul qui, dans Philippiens 4:10-13, nous confie : « Or, je me suis grandement réjoui dans le Seigneur, de ce qu’enfin vous avez fait refleurir vos sentiments pour moi ; vous pensiez bien à moi, mais vous manquiez d’occasion. Je ne dis pas cela par rapport à mon indigence ; car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais être dans l’abaissement, je sais aussi être dans l’abondance ; en tout et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim ; à être dans l’abondance, et à être dans la disette. Je puis tout par Christ, qui me fortifie. » Le mot « content », dans notre langage moderne, a une connotation négative, donnant l’impression que l’on n’a que peu d’ambition.

Tandis que, dans le grec – que le Saint-Esprit a choisi pour ce passage – il exprime une autosuffisance capable de vaincre les circonstances qui s’opposent au but que quelqu’un s’est fixé pour le poursuivre en dépit des difficultés. Paul avait expérimenté la faim et l’abondance. Il savait fort bien accepter l’obscurité comme la célébrité dans sa mission. Parfois, il avait plus que les ressources nécessaires pour accomplir ce que Dieu lui demandait de faire, mais d’autres fois, les ressources se faisaient rares. Peu importe, Paul avait appris à être autosuffisant. Et c’est la même chose pour chaque chrétien converti aujourd’hui. Car cette autosuffisance vient également de ce même Dieu qui nous appelle.

Notre problème est que, trop souvent, nous cherchons exclusivement la solution physique et nous négligeons la solution que Jésus nous fournit par Sa grâce. Voici ce que Jésus a dit à Paul : « Ma grâce te suffit ; car ma force s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc plus volontiers dans mes infirmités, afin que la force de Christ habite en moi. C’est pourquoi je me complais dans les infirmités, dans les opprobres, dans les misères, dans les persécutions, dans les angoisses pour le Christ ; car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12:9-10). Les ressources de notre Dieu omnipotent sont suffisantes pour tout accomplir. « Que votre conduite soit exempte d’avarice ; soyez contents de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Certainement je ne te laisserai point, et je ne t’abandonnerai point » (Hébreux 13:5). Car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon Son plaisir. Et c’est à ce Dieu que nous devrions offrir la véritable adoration.