D.446 – Adoration d’idoles et de démons

Par Joseph Sakala

Dans Deutéronome 32:15-18, nous lisons : « Mais Jeshurun (Israël) s’est engraissé, et a regimbé. Tu es devenu gras, gros et épais. Il a abandonné le Dieu qui l’a fait, et a méprisé le Rocher de son salut. Ils ont excité sa jalousie par des dieux étrangers ; ils l’ont irrité par des abominations ; ils ont sacrifié à des idoles, qui ne sont point Dieu ; à des dieux qu’ils ne connaissaient point, dieux nouveaux venus depuis peu, et que vos pères n’ont point redoutés. Tu as abandonné le Rocher qui t’a engendré, et tu as oublié le Dieu qui t’a formé. » Cette terrible accusation se trouve dans le chant d’adieu de Moise, écrit juste avant que les tribus d’Israël se préparent à entrer dans la Terre Promise.

Peut-être que Moise pensait au veau d’or qu’Aaron avait préparé pour Israël lorsque : « tous enlevèrent les anneaux d’or qui étaient à leurs oreilles ; et ils les apportèrent à Aaron, qui les prit de leur main, les travailla au ciseau, et en fit un veau de fonte. Alors ils dirent : Voici tes dieux, ô Israël, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte » (Exode 32:3-4). Aaron et le peuple savaient fort bien que le veau en fonte n’était pas des dieux, mais ils savaient aussi que plusieurs esprits invisibles dans le monde étaient dans le camp et vivaient dans ces images que le monde adorait. Ces esprits malins avaient sûrement des pouvoirs qu’ils pouvaient utiliser afin d’impressionner leurs adorateurs par la magie que dégageait le veau d’or.

Ce fut également un problème dans l’Église primitive. Paul avertissait déjà les nouveaux convertis à Corinthe : « Que dis-je donc ? que l’idole soit quelque chose ? ou, que ce qui est sacrifié à l’idole, soit quelque chose ? Non ; mais que ce que les Gentils sacrifient, ils le sacrifient à des démons, et non à Dieu. Or, je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons » (1 Corinthiens 10:19-21). Les dernières paroles de Jean au peuple furent : « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes en ce Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles ! Amen » (1 Jean 5:20-21).

C’est devenu également un sérieux problème aujourd’hui, non seulement dans les pays où des images et des esprits sous forme animale abondent, mais aussi dans les cultes du Nouvel Âge. À cela, on peut ajouter les églises dominantes qui ont dilué les enseignements bibliques avec des idoles humaines. « Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles, » nous dit Paul, dans Colossiens 3:5-7.

Lorsque Satan lui-même a suggéré à Jésus de l’adorer : « Alors Jésus lui dit : Arrière, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul. Alors le diable le laissa ; et voici des anges vinrent, et le servirent » (Matthieu 4:10-11). Nous avons besoin de nous remémorer ces passages et suivre Son exemple. Qu’est-ce que vous adorez et comment ? Plusieurs personnes professent croire en Dieu, ou en plusieurs dieux, et les adorent de manières différentes. Mais adorez-vous le véritable Dieu de toute la création ou une idole ? Cette question pourrait être plus difficile à répondre que vous croyez. « Des idoles, » vous pourriez demander, « mais je n’ai pas d’idoles ! Je ne m’abaisserais jamais au point d’adorer un objet physique comme un dieu ! » Il y a des « faux dieux » qui traînent dans votre esprit, alors que vous ne le réalisez même pas.

La plupart d’entre nous rejetterions la notion que nous puissions adorer une idole. Nous pensons qu’adorer une idole ne pouvait être fait que par d’anciens peuples ignorants qui se prosternaient devant une image faite de bois gravé ou de pierre sculptée en l’honneur d’une supposée divinité. Certainement, faire cela serait de l’idolâtrie. Qu’est-ce que l’idolâtrie ? Le dictionnaire définit l’idolâtrie comme l’adoration d’un objet physique comme étant un dieu. Ou l’attachement immodéré ou la dévotion à quelque chose. Plusieurs étudiants de la Bible sont familiers avec le problème continuel du peuple d’Israël concernant son idolâtrie enregistrée dans l’Ancien Testament. Combien de fois Dieu a-t-Il averti Israël et Juda au sujet de l’idolâtrie qui est spécifiquement défendue par Dieu ?

C’était vraiment sérieux pour Lui. « Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant : Je suis l’Éternel ton Dieu, qui t’ai retiré du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni aucune ressemblance des choses qui sont là-haut dans les cieux, ni ici-bas sur la terre, ni dans les eaux sous la terre ; tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car je suis l’Éternel ton Dieu, un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements » (Exode 20:1-6).

Quand le peuple n’écouta pas les avertissements, il a enduré des punitions sévères par les guerres et la captivité. Car Dieu sait que les vrais idoles sont dans l’esprit et non sur un piédestal d’églises. Au-travers Son prophète Ézéchiel, Dieu les mit en garde contre les idoles dans leur cœur. « Fils de l’homme, ces gens-là portent leurs idoles dans leur cœur ; et la pierre d’achoppement qui les a fait tomber dans l’iniquité, ils y attachent leur regard. Me laisserai-je consulter par eux ? C’est pourquoi parle-leur et dis-leur : Ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Tout homme de la maison d’Israël qui porte ses idoles dans son cœur, et qui attache ses regards à la pierre d’achoppement qui l’a fait tomber dans l’iniquité, s’il vient vers un prophète, moi l’Éternel, je lui répondrai en vue de ses nombreuses idoles, afin de saisir dans leur propre cœur ceux de la maison d’Israël, qui se sont éloignés de moi avec toutes leurs idoles » (Ézéchiel 14:3-5).

« C’est pourquoi dis à la maison d’Israël : Ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Revenez, détournez-vous de vos idoles, détournez vos regards de toutes vos abominations. Car quiconque de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent en Israël, s’éloigne de moi, place ses idoles dans son cœur et attache les regards sur la pierre d’achoppement qui l’a fait tomber dans l’iniquité, s’il vient auprès d’un prophète pour me consulter par son moyen, moi l’Éternel, je lui répondrai moi-même : Je tournerai ma face contre cet homme-là, afin qu’il serve d’avertissement, et qu’il passe en proverbe ; et je le retrancherai du milieu de mon peuple. Et vous saurez que je suis l’Éternel, » ajoute Dieu, dans Ézéchiel 14:6-8.

Est-ce que les chrétiens modernes sont immunisés contre l’idolâtrie ? Malheureusement non. L’apôtre Jean nous dit ceci, dans 1 Jean 5:18-21 : « Nous savons que quiconque est né de Dieu, ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu, se conserve lui-même, et le malin ne le touche point. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est plongé dans le mal. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes en ce Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles ! Amen. » De quelles idoles Jean parle-t-il ? Il peut être question d’idole physique, mais cette Écriture nous réfère encore plus aux choses pour lesquelles nous avons une dévotion immodérée. Tout ce qui s’attire notre attachement plus que Dieu est une idole. Si nous plaçons notre épouse, nos enfants, ou tout autre membre de la famille devant Dieu, nous ne sommes pas digne de Lui.

Jésus était très sérieux lorsqu’Il a déclaré ceci : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui aura conservé sa vie, la perdra ; mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la retrouvera » (Matthieu 10:37-39). Les gens du monde peuvent placer les poursuites de la vie devant Dieu. Donc, tout peut devenir le « veau d’or » pour nous si nous décidons de le placer devant notre obéissance au Dieu Créateur. Les individus peuvent éprouver une dévotion à de fausses idées. La création nous crie qu’il y a un Créateur Tout-Puissant, un Maître-designer des complexités de la vie et de tout ce qui existe, mais l’homme n’a pas voulu adorer le Créateur.

L’homme a plutôt décidé de se créer son propre dieu. Pourtant : « ce qu’on peut connaître de Dieu est manifesté parmi eux, car Dieu le leur a manifesté. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en des images qui représentent l’homme corruptible, et les oiseaux, et les quadrupèdes, et les reptiles. C’est pourquoi aussi, Dieu les a livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à une impureté telle qu’ils ont déshonoré eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont adoré et servi la créature, au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! » (Romains 1:19-25).

Certains préfèrent adorer l’évolution comme créateur « dieu » et fournisseur de la vie, croyant que leurs ancêtres venaient d’une « soupe primordiale », comme l’appelait le biologiste soviétique Alexandre Oparin dans sa théorie sur les origines de la vie. Alors, la question que nous devrions nous poser est : « Est-ce qu’il y a quelque chose que je place devant Dieu ? Qu’en est-il de ma carrière dans la poursuite de l’argent ? » Si nous convoitons les richesses, nous commettons l’idolâtrie ! Dans Colossiens 3:5-8, Paul nous dit : « Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles. Mais maintenant vous aussi renoncez à toutes : à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la médisance, aux paroles déshonnêtes ; qu’il n’en sorte pas de votre bouche. »

Tout peut devenir une idole, si nous le classons devant Dieu. Quelques-uns mettent un vice, une mauvaise habitude ou la poursuite du plaisir devant Dieu. Qu’en est-il du sexe, de la drogue, de la musique, des sports, des jeux vidéos ou tout autre amusement ? Nous pourrions penser que nous adorons Dieu, mais il faut absolument faire attention pour que nous adorions le véritable Dieu. Jean 4:24 nous enseigne que : « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. »

Qu’est-ce que c’est qu’une doctrine de démons ? Dans 1 Timothée 4:1-5, nous lisons : « L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns se détourneront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs, et à des doctrines de démons ; par l’hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée, défendant de se marier, commandant de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés, afin que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité, en usent avec actions de grâces. Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la parole de Dieu et la prière. » Dans le chapitre 1 de son épître à Timothée, Paul le met en garde contre les faux docteurs et les hérésies qu’ils prêchent comme étant correctes dans les églises qui sont séduites.

Il faisait évidemment allusion aux agnostiques avec leurs fausses doctrines et leurs bas standards moraux. Dans le chapitre 4, Paul avertit qu’il y aura de faux enseignants dans les derniers temps, c’est-à-dire, de nos jours, dans nos églises. Paul avait reçu un enseignement explicite du Saint-Esprit et il n’y avait rien de vague dans ses instructions. Les faux docteurs enseigneraient de ne pas se marier et commanderaient de s’abstenir de certaines viandes, entre autres instructions dans le chapitre. Que peut-on dire de ceux qui empêchent leurs leaders de se marier ? Ou de ceux qui insistent sur certains régimes alimentaires pour des raisons spirituelles ?

Ces « doctrines » feraient en sorte que certains chrétiens se détourneraient de la foi, surtout chez les chrétiens dont le discernement n’est pas complet et qui se laisseraient prendre dans le piège des esprits séducteurs enseignant des doctrines de démons. Le mot grec pour « détourner » est apostesontai qui veut dire « tomber de la position originale », dans le cas, ici, c’est « la foi ». Les docteurs seront des hypocrites prêchant des mensonges et dont la conscience sera cautérisée. De ces hommes, Paul dit, dans Galates 1:9 : « Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! »

Dans ces jours de grande apostasie, nous avons désespérément besoin de connaître la doctrine biblique concernant les démons (Satan et sa cohorte), car leur influence a dramatiquement incliné l’éducation des jeunes dans leur culture. Donc, nous devons mettre les autres en garde et les renseigner au sujet des doctrines de démons. Aux leaders de Son époque, Jésus a dit ceci, dans Matthieu 23:13 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez point vous-mêmes, et n’y laissez point entrer ceux qui veulent y entrer. »

Dans Matthieu 23, Jésus a prononcé huit malheurs contre les leaders religieux de Son temps. Celui cité plus haut les condamne parce qu’ils refusaient aux gens la liberté que Jésus apportait aux hommes par la Nouvelle Alliance. Le premier message formel que Jésus a prêché fut tiré de la grande prophétie d’Ésaïe 61. « L’Esprit du Seigneur est sur moi, c’est pourquoi il m’a oint pour annoncer l’Évangile aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour publier la liberté aux captifs, et le recouvrement de la vue aux aveugles ; pour renvoyer libres ceux qui sont dans l’oppression, et pour publier l’année favorable du Seigneur » (Luc 4:18-19).

Plus tard, l’apôtre Paul a déclaré : « Or, avant que la foi vînt, nous étions renfermés sous la garde de la loi, pour la foi qui devait être révélée. De sorte que la loi a été notre conducteur pour nous mener à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi » (Galates 3:23-24). Ces dirigeants religieux, justes à leurs propres yeux, étaient tellement en amour avec leur prestige et leur position dans la société qu’ils refusaient carrément aux gens de se réjouir dans la liberté apportée par Christ, en gardant les portes de la prison de la justice légaliste fermées, même à ceux qui réagissaient positivement à la Bonne Nouvelle du Royaume. Paul a également dit : « Tenez-vous donc fermes dans la liberté, dont Christ vous a rendus libres, et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de la servitude » (Galates 5:1).

Il est intéressant de noter comment Jésus condamnait les deux groupes, pharisiens et saducéens, pour le même problème. Pourtant, ils étaient très différents dans leurs comportements. Les pharisiens étaient analogues aux légalistes de nos jours, tandis que les saducéens aux libéraux. Les deux camps se vantaient de leur « inspiration » ainsi que de leur connaissance des Écritures. Leur erreur commune était de créer de la distorsion dans la vérité divine avec des interprétations qui brouillaient le message de Dieu. Ils fermaient ainsi la porte qui empêchait les gens de se libérer du joug de la loi. « Car ce n’est pas volontairement que la création est assujettie à la vanité, mais c’est à cause de Celui qui l’y a assujettie : dans l’espérance qu’elle sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:20-21). Que Dieu garde tous ceux qui veulent sortir d’une telle confusion religieuse !

Dans Philippiens 3:2-3, Paul nous dit : « Prenez garde aux chiens ; prenez garde aux mauvais ouvriers ; prenez garde à la fausse circoncision. Car c’est nous qui sommes la vraie circoncision, nous qui servons Dieu en esprit, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » Malgré que notre salut soit sécurisé, Paul nous avertit contre la possibilité d’être séduit. « Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ » (Colossiens 2:8). Notre foi pourrait faire naufrage. « En gardant la foi et une bonne conscience ; quelques-uns ayant perdu celle-ci, ont fait naufrage quant à la foi ; de ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne point blasphémer » (1 Timothée 1:19-20).

« Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit gloire, et maintenant, et pour le jour d’éternité ! Amen, » nous déclare le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:17-18. Ce ne sont pas de fausses menaces : « Car plusieurs, je vous l’ai dit souvent, et maintenant je vous le redis en pleurant, se conduisent en ennemis de la croix de Christ ; leur fin sera la perdition ; leur Dieu, c’est leur ventre, leur gloire est dans leur infamie, et leurs affections sont aux choses de la terre. Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, Qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:18-21).

Voilà la raison des descriptions des versets d’aujourd’hui. Des chiens, littéralement ou comme métaphore, ne sont jamais utilisés positivement dans les Écritures. « Ma vigueur est desséchée comme la brique ; ma langue est attachée à mon palais, et tu m’as couché dans la poussière de la mort. Car des chiens m’ont environné, une bande de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds. » (Psaume 22:16-17). Et, dans Esaïe 56:10-11 : « Les gardiens de mon peuple sont tous aveugles ; ils ne connaissent rien. Ce sont tous des chiens muets, qui ne peuvent aboyer, voyant trouble, se tenant couchés, aimant à sommeiller. Les chiens sont voraces, ils ne peuvent se rassasier. Et les bergers sont sans intelligence, suivant tous leur propre voie, courant chacun à ses profits, jusqu’au dernier. »

Jésus Lui-même a déclaré : « Ne donnez point les choses saintes aux chiens, et ne jetez point vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent à leurs pieds, et que, se tournant, ils ne vous déchirent » (Matthieu 7:6). Il faut en effet se méfier des chiens. Ceux qui sont motivés par le mal tombent également sous une condamnation sévère. « Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravissants. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? » (Matthieu 7:15-16) Ceux qui sont motivés par l’argent à prêcher à leurs brebis qu’elles peuvent aller au ciel, alors que Jésus nous déclare que : « personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3:13), sont considérés comme de faux prophètes.

« Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs qui se déguisent en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas surprenant que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice ; mais leur fin sera selon leurs œuvres, » nous prédit Paul, dans 2 Corinthiens 11:13-15. « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre, » nous déclare Paul, dans Tite 1:16. D’autres faux ministres sont ceux qui exigent la circoncision comme une preuve de conversion. Ce sont les « mutilateurs » de l’ancienne alliance.

« C’est pourquoi, pendant que nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux qui sont de la famille de la foi. Vous voyez quelle grande lettre je vous ai écrite de ma propre main. Tous ceux qui veulent se rendre agréables, selon la chair, vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix de Christ. Car les circoncis eux-mêmes ne gardent point la loi ; mais ils veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier dans la chair. Quant à moi, qu’il ne m’arrive pas de me glorifier en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par laquelle le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde. Car en Jésus-Christ, la circoncision ne sert de rien, ni l’incirconcision ; mais la nouvelle naissance, » insiste Paul, dans Galates 6:10-15.

« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur ! Seigneur ! n’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? et n’avons-nous pas chassé les démons en ton nom ? et n’avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d’iniquité, » nous confirme Jésus, dans Matthieu 7:22-23. Ces ministres se doivent de lire ces passages bibliques et de se repentir avant qu’il ne soit trop tard pour eux, car leurs noms pourraient être effacés du livre de vie. Cependant, il n’est toujours pas trop tard. Mais un jour, il le sera, car, dans Apocalypse 20:15, il est écrit : « Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu. »

Le feu de la géhenne sera ici sur terre. D’abord, il sera allumé par Dieu pour recevoir la bête et le faux prophète, lors de l’avènement de Jésus, pour rendre témoignage du sort de ces deux sbires qui auront été séduits par Satan, juste avant que celui-ci soit banni pendant mille ans dans l’abîme préparé pour lui et ses démons. La géhenne était une falaise près de Jérusalem où les gens allaient porter leurs rebuts pour la destruction par le feu et l’endroit était bien connu du temps de Jésus. Alors, Jésus faisait souvent référence à la géhenne pour la destruction des corps humains aux temps de la fin.

Plusieurs faux prophètes prêchent que le feu de la géhenne n’est que symbolique et ne devrait pas être pris littéralement. Si c’est vrai, la réalité doit être si indescriptible, qu’il ne peut être symbolisé que par un éternel étang de feu. Peut-être est-ce une étoile lointaine, puisque les étoiles sont essentiellement des étangs de feu, et ceux qui n’obéissent pas à Dieu seront projetés : « Dans un feu flamboyant, pour exercer la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils subiront leur peine, une perdition éternelle, par la présence du Seigneur, et par Sa puissance glorieuse » (2 Thessaloniciens 1:8-9).

Plutôt que de questionner la réalité de la Géhenne, qui est la destination juste de tous ceux qui rejettent et ignorent le vrai don de salut disponible par l’amour infini et la souffrance de Dieu Lui-même en Christ pour leurs péchés, ces hommes et femmes devraient venir vers Christ dans la foi. Et c’est alors qu’ils apprendraient que : « Dieu [a] fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie, » nous déclare Paul, dans Romains 5:8-10.




D.443 – Prêché dans toute la création

Par Joseph Sakala

Paul nous parle de l’Évangile de Christ, dans Colossiens 1:22-24, et nous assure que : « Il vous a maintenant réconciliés, dans le corps de sa chair, par sa mort, pour vous présenter devant lui saints, sans tache et irrépréhensibles ; pourvu que vous demeuriez fondés dans la foi et inébranlables, n’abandonnant point l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi, Paul, j’ai été fait ministre. Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous, et j’achève de souffrir en ma chair le reste des afflictions de Christ pour son corps, qui est l’Église. » Souvent, nous entendons dire par des chrétiens : « Pourquoi nous exciter tant sur la création, pourquoi ne pas prêcher simplement l’Évangile ? »

Mais une telle question révèle une fausse connaissance de ce que l’Évangile est, car l’Évangile consiste, non seulement en l’œuvre rédemptrice de Christ, mais en toute Sa personne et en Son œuvre aussi. Le message de l’Évangile éternel, c’est d’adorer Celui qui a créé le ciel et la terre, et la mer, et les sources des eaux, tels que décrits dans Apocalypse 14:6-7 : « Et je vis un autre ange qui volait au milieu du ciel, portant l’Évangile éternel, pour l’annoncer à ceux qui habitent sur la terre, à toute nation, et tribu, et langue, et peuple, en disant d’une voix forte : Craignez Dieu, et lui donnez gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et les sources des eaux. »

Ailleurs, l’Évangile inclut Son Royaume à venir également, comme dans Matthieu 4:23 où : « Jésus allait par toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, prêchant l’évangile du royaume de Dieu, et guérissant toutes sortes de maladies et toutes sortes de langueurs parmi le peuple. » De la création à la rédemption, jusqu’à l’ultime restauration de toutes choses, car tout fait partie de la bonne nouvelle de l’œuvre et de la personne de Christ. Nous voyons dans certains passages que l’Évangile fut prêché à toute créature ou, mieux traduit, à toute création. Alors, quel était le message de l’Évangile dont Paul était si jaloux ?

Il était respectueusement emballé par Christ qui, dans Colossiens 1:15, est présenté ainsi : « C’est lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures. » Parfaitement Dieu : « Car il a plu à Dieu de faire habiter toute plénitude en lui ; et de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant donné la paix, par le sang de sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux » (Colossiens 1:19-20). Jésus est le Créateur de toutes choses, physiques et spirituelles : « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui » (Colossiens 1:16). Et Jésus continue de maintenir Sa création : « Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui » (Colossiens 1:17). Il mène Son Église, lui assurant la victoire sur la mort : « Et c’est lui qui est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses » (Colossiens 1:18).

Il est le Rédempteur, le sacrifice parfait pour les péchés. Son but est : « de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant donné la paix, par le sang de sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux. Vous aussi, qui étiez autrefois éloignés, et ennemis par vos pensées et vos mauvaises œuvres, Il vous a maintenant réconciliés, dans le corps de sa chair, par Sa mort, pour vous présenter devant lui saints, sans tache et irrépréhensibles » (Colossiens 1:20-22). Et, éventuellement, Jésus va restaurer toute la création dans son état original, lors de Son avènement. Au fur et à mesure que nous reconnaissons et croyons les enseignements de Sa Parole, sur la Bonne Nouvelle de la création à la restauration de tout, nous pouvons continuer à être victorieux dans la foi établie par notre Créateur.

Jésus nous déclare : « Comme mon Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés ; demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15:9-12). L’expression « se faire plaisir » n’est jamais mentionnée dans la Bible et « maintenir » est seulement utilisé en référence à l’hospitalité. Des activités comme faire bombance ou faire ripaille reçoivent plutôt de la condamnation dans les Écritures sauf pour des petits enfants au jeu. Pourtant, de nos jours, plusieurs églises ou organisations religieuses mettent une abondance d’emphase sur les divertissements et les spectacles pour attirer leurs membres, spécialement les plus jeunes.

C’est leur façon d’attirer leurs fidèles pour le Seigneur, disent-ils. C’est peut-être ainsi, mais c’est bizarre que ni le Seigneur, ni les apôtres, ni les prophètes ne nous l’aient dit dans la Parole de Dieu. Est-ce un programme gardé en réserve par Jésus spécialement pour les jeunes gens de cette génération ? En réalité, les véritables chrétiens ont quelque chose de bien meilleur et de plus durable que de se divertir et avoir du plaisir en ce bas-monde. Dieu nous déclare que : « Le cœur joyeux vaut un remède ; mais l’esprit abattu dessèche les os » (Proverbes 17:22). Alors que la Bible n’utilise jamais le mot « plaisir », on y trouve plusieurs mentions de la joie. En voici quelques uns :

Dans Jérémie 15:15-16, le prophète déclare : « Tu sais tout, ô Éternel ! Souviens-toi de moi, visite-moi, venge-moi de mes persécuteurs ! Ne m’enlève pas, en différant ta colère ; reconnais que je souffre l’opprobre pour toi ! Dès que j’ai trouvé tes paroles, je les ai dévorées ; et tes paroles sont la joie et l’allégresse de mon cœur. Car ton nom est invoqué sur moi, Éternel, Dieu des armées ! » L’apôtre Pierre nous dit : « Afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ, que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:7-9).

Et dans Néhémie 8:9-10 : « Et Néhémie, le gouverneur, Esdras, sacrificateur et scribe, et les Lévites, qui instruisaient le peuple, dirent au peuple : Ce jour est consacré à l’Éternel notre Dieu ; ne vous affligez pas, et ne pleurez pas ; car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. Et ils leur dirent : Allez, mangez des viandes grasses, et buvez du vin doux, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien d’apprêté, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne soyez donc point affligés, car la joie de l’Éternel est votre force. » Nous devrions nous rappeler continuellement que Jésus, au-travers de Ses paroles, partage Sa joie avec nous afin que notre joie soit complète.

Suivons Jésus dans Luc 17:11-19. « Comme il allait à Jérusalem, il passait par le milieu de la Samarie et de la Galilée. Et entrant dans un bourg, il rencontra dix hommes lépreux, qui se tenaient éloignés ; et ils s’écrièrent : Jésus, Maître, aie pitié de nous ! Les ayant vus, il leur dit : Allez, et montrez-vous aux sacrificateurs. Et il arriva qu’en s’en allant, ils furent nettoyés. Et l’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint glorifiant Dieu à haute voix. Et il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, lui rendant grâces. Or, il était Samaritain. Jésus, prenant la parole, dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ? Il ne s’est trouvé que cet étranger qui soit revenu donner gloire à Dieu. Alors il lui dit : Lève-toi, va, ta foi t’a guéri. »

Pourtant, Jésus avait guéri les dix, mais seulement un a eu la reconnaissance de revenir vers Jésus pour le remercier de Sa merveilleuse délivrance. Nous sommes en premier lieu étonnés par l’ingratitude des neuf autres, jusqu’au moment où nous réalisons que pas plus de dix pourcent de ceux qui connaissent Jésus, prennent le temps de Le remercier pour leurs bénédictions innombrables quotidiennes, comme la vie, la liberté, la nourriture, un abri, la santé, la famille et spécialement un accès à la Bible et Son offre gratuit du salut, don de loin plus grand que la guérison spéciale reçue par les dix lépreux. Eux avaient reçu le nettoyage extérieur du corps, tandis que celui qui est revenu vers Jésus avait reçu le nettoyage intérieur de son âme lorsque le Seigneur lui dit : Lève-toi, va, ta foi t’a guéri.

Ces paroles prononcées par Jésus se trouvent à quatre autres endroits dans le Nouveau Testament. Dans Matthieu 9:20-22 : « une femme qui était malade d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha par-derrière, et toucha le bord de son vêtement, car elle disait en elle-même : Si seulement je touche son vêtement, je serai guérie. Jésus, s’étant retourné et la regardant, lui dit : Prends courage, ma fille ! ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie dès cette heure-là. » Dans Marc 10:46-53, un : « aveugle, était assis auprès du chemin, demandant l’aumône. Et ayant entendu que c’était Jésus de Nazareth qui passait, il se mit à crier et à dire : Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! Et plusieurs le reprenaient, pour le faire taire ; mais il criait encore plus fort : Fils de David, aie pitié de moi ! Et Jésus s’étant arrêté, dit qu’on l’appelât. Ils appelèrent donc l’aveugle, et lui dirent : Prends courage, lève-toi, il t’appelle. Et jetant son manteau, il se leva et vint vers Jésus. Alors Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Et l’aveugle lui répondit : Maître, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Va, ta foi t’a guéri. Et aussitôt il recouvra la vue, et il suivait Jésus dans le chemin. »

Lors d’une autre occasion, une femme se tenant derrière, aux pieds de Jésus en pleurant, se mit à Lui arroser les pieds de ses larmes et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête ; elle lui baisait les pieds et les oignait de parfum. « Alors, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour me laver les pieds ; mais elle a arrosé mes pieds de larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a cessé de me baiser les pieds. Tu n’as pas oint ma tête d’huile ; mais elle a oint mes pieds d’une huile odoriférante. C’est pourquoi je te le dis, ses péchés, qui sont en grand nombre, lui ont été pardonnés ; car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui on pardonne peu, aime peu. Puis il dit à la femme : Tes péchés te sont pardonnés. Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui même pardonne les péchés ? Mais il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée ; va-t’en en paix » (Luc 7:44-50).

Ce mot grec sozo, qui veut dire « sauver » paraît plusieurs autres fois. Par exemple : « C’est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur, » que nous trouvons dans Hébreux 7:25. Dix lépreux furent guéris, mais seulement un fut sauvé. Et la preuve de son salut s’est manifestée par sa foi en Christ et par sa gratitude, donnant gloire à Dieu. « Rendez grâces toujours pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ » (Éphésiens 5:20). Ceux qui ne rendent pas grâces à Dieu pour toutes choses reçues, font partie du 90 % qui n’ont pas encore compris que Dieu demande ces choses pour Se former des élus.

Même dans nos prières, l’humilité doit primer avant tout. Jésus Lui-même nous dit : « Mais toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est dans ce lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement. Or, quand vous priez, n’usez pas de vaines redites, comme les païens [qui récitent le rosaire, par exemple] ; car ils croient qu’ils seront exaucés en parlant beaucoup. Ne leur ressemblez donc pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous lui demandiez » (Matthieu 6:6-8). Dans Matthieu 6:1, Jésus S’adresse à beaucoup d’individus lorsqu’Il déclare : « Prenez garde de ne pas faire votre aumône devant les hommes, afin d’en être vus ; autrement vous n’en aurez point de récompense de votre Père qui est aux cieux. »

Ayant dit cela, Jésus utilise maintenant le singulier en S’adressant à ceux qui voudraient devenir Ses disciples. Au sujet de l’aumône, dans Matthieu 6:2-4, Jésus déclare : « Quand donc tu feras l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin qu’ils en soient honorés des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite ; afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement. » Ensuite, au sujet de la prière, Jésus nous dit ceci : « Et quand tu prieras, ne fais pas comme les hypocrites ; car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues [ou devant un mur de lamentations], afin d’être vus des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent leur récompense. Mais toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est dans ce lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement » (Matthieu 6:5-6).

Quand un chrétien jeûne, c’est un acte personnel entre le chrétien et Son Dieu. Dans Matthieu 6:17-18, Jésus nous dit : « Mais toi, quand tu jeûnes, oins ta tête et lave ton visage ; afin qu’il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes, mais seulement à ton Père qui est présent en secret ; et ton Père qui voit dans le secret te récompensera publiquement. » Regardez de quelle façon Jésus veut nous voir prier : « Vous donc priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux, ton nom soit sanctifié ; ton règne vienne ; Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ; pardonne-nous nos péchés, comme aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, Et ne nous induis point en tentation, mais délivre-nous du Malin ; car à toi appartiennent le règne, la puissance, et la gloire à jamais. Amen ! » (Matthieu 6:9-13).

Il devient évident que Notre Seigneur met beaucoup d’emphase sur le fait d’accomplir ces choses en privé. Car donner des aumônes ainsi que jeûner publiquement est souvent fait pour bien paraître devant les hommes ainsi que pour avoir l’air très spirituel. Mais Jésus nous déclare qu’ils reçoivent leur récompense. La prière en publique n’est certes pas à dédaigner surtout entre frères et sœurs dans une assemblée, lorsque quelqu’un prie tout haut au nom de tous les autres membres de l’assemblée. Mais si quelqu’un s’affiche devant tout le monde en apparaissant prier son Dieu en silence afin de démontrer sa grande piété à tous, cette prière ne vaut pas grand-chose, même si le prieur reçoit sa récompense en voyant les regards admiratifs des autres qui le prennent pour un grand saint.

Jésus a également profité de l’occasion afin de donner un modèle de prière dans Matthieu 6:9-13. Mais notez ce que Jésus ajoute : « Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs offenses, votre Père ne pardonnera pas non plus les vôtres. »

Prêcher le pardon, c’est bien, mais si vous n’êtes pas capables de pardonner aux autres, cessez de faire l’hypocrite. À Timothée, Paul lui dit : « Je t’en conjure donc devant Dieu et devant le Seigneur Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, lors de son apparition et de son règne, prêche la Parole, insiste en temps et hors de temps, reprends, censure, exhorte en toute patience, et en instruisant » (2 Timothée 4:1-2). La charge de Paul à son jeune évangéliste, juste avant son martyr, était fortement requise des chrétiens de son temps, à cause des persécutions et de l’apostasie de certains individus. Et ses paroles sont encore plus appropriées aujourd’hui.

L’admonition « d’insister en temps » mérite une note spéciale. Le mot grec ephistemi est traduit de façons variées, comme « sois présent », ou « sois à la portée », c’est-à-dire, sois toujours prêts. L’idée est simplement d’être là, faisant ce qu’il faut faire, au moment où c’est nécessaire. Dans ce contexte particulier, Paul veut dire que la responsabilité du chrétien est d’être là, avec les Paroles de Dieu, pour exhorter avec doctrine, reprendre et même censurer en toute patience, en instruisant, même lorsque nous sommes refoulés par celui qui nous écoute. Aux Colossiens, Paul a déclaré : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, et assaisonnée de sel, de manière que vous sachiez répondre à chacun comme il faut » (Colossiens 4:6).

Cette charge de Paul s’applique, non seulement lorsque nous sommes en devoir, pour ainsi dire, mais en tout temps. Le chrétien doit toujours être prêt lorsque Dieu lui demande de servir. Paul pouvait bien nous placer une telle charge, car lui-même nous a servi d’exemple. « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Au reste, la couronne de justice m’est réservée, le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Timothée 4:7-8). Donc, il pouvait bien dire à Timothée : « Pour toi, tu as suivi ma doctrine, ma conduite, mon dessein, ma foi, ma patience, ma charité, ma constance, mes persécutions et mes afflictions, comme celles qui me sont arrivées à Antioche, à Iconium, à Lystre. Quelles persécutions j’ai supportées ! Et le Seigneur m’a délivré de toutes » (2 Timothée 3:10-11). « Car pour moi, je vais être immolé, et le temps de mon départ approche, » nous dit Paul, dans 2 Timothée 4:6. Il était prêt à mourir comme il l’a toujours été pour parler au nom du Seigneur.

Paul était convaincu que : « La justice produira la paix, et le fruit de la justice sera le repos et la sûreté pour toujours » (Esaïe 32:17). L’exposition de la droiture dans le Nouveau Testament rend clairement que nous, qui avons reçu le travail de prêcher la droiture de Christ par la foi, sommes devenus Ses ambassadeurs. « Nous faisons donc la fonction d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; et nous vous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Car Celui qui n’a point connu le péché, il l’a traité en pécheur pour nous, afin que nous, nous devenions justes de la justice de Dieu en Lui » (2 Corinthiens 5:20-21). « Or, le salaire de celui qui travaille, est regardé, non comme une grâce, mais comme une dette. Mais pour celui qui ne travaille point, mais qui croit en celui qui justifie le pécheur, sa foi lui est imputée à justice » (Romains 4:4-5).

Ainsi, le salut devient la possession magnifique de ceux dont le travail de Christ leur est imputé par la foi. Par contre, l’assurance du salut, accompagnée de la paix dans le cœur, n’est expérimentée que par ceux qui sont sauvés et qui pratiquent et marchent avec le Seigneur quotidiennement. « Cependant, nous attendons de vous, bien-aimés, de meilleures choses, et qui conduisent au salut, quoique nous parlions ainsi. Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre œuvre et le travail de la charité que vous avez fait paraître pour son nom, ayant assisté et assistant les Saints. Or, nous désirons que chacun de vous fasse voir la même ardeur pour conserver, jusqu’à la fin, la pleine certitude de l’espérance ; afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais que vous imitiez ceux qui, par la foi et par la patience, héritent des promesses » (Hébreux 6:9-12).

Nous pouvons savoir, en effet, que nous sommes sauvés simplement au-travers notre foi en Son travail et en Sa parole. Regardons ce que l’apôtre  nous dit, dans 1 Jean 5:13-14 : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. » Cependant, afin de savoir si notre foi est réelle, Dieu nous a donné ce petit test. Dans 1 Jean 2:3-6, l’apôtre déclare : « par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même. »

C’est sûrement notre assurance de salut et un avant-goût de Sa gloire divine ! Car : « c’est Lui qui est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses. Car il a plu à Dieu de faire habiter toute plénitude en lui ; et de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant donné la paix, par le sang de sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux » (Colossiens 1:18-20). La résurrection de Christ n’est pas moins cruciale à l’Évangile que la mort de Christ. Si Jésus n’est pas ressuscité des morts : « Ceux donc qui sont morts en Christ, sont aussi perdus. Si nous n’avons d’espérance en Christ que pour cette vie seulement, nous sommes de tous les hommes les plus misérables. Mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts, » nous confirme Paul, dans 1 Corinthiens 15:18-20.

La résurrection de Christ nous assure d’abord de notre justification. En parlant de la foi d’Abraham et la droiture de Dieu envers lui, Paul nous écrit : « Étant pleinement persuadé que ce qu’il promet, il peut aussi l’accomplir. C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice. Or, ce n’est pas seulement pour lui qu’il est écrit que cela lui fut imputé ; mais c’est aussi pour nous, à qui cela sera aussi imputé, pour nous qui croyons en Celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, Lequel a été livré pour nos offenses, et qui est ressuscité pour notre justification » (Romains 4:21-25). Dieu a déployé en nous Sa puissance afin que nous puissions Le servir efficacement au-travers de la résurrection de Jésus.

« Qu’il éclaire les yeux de votre entendement ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints ; et quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie grandeur de sa puissance, conformément à l’efficacité du pouvoir de sa force, qu’il a déployée en Christ, quand il l’a ressuscité des morts, et qu’il l’a fait asseoir à Sa droite dans les lieux célestes, » nous dit Paul, dans Éphésiens 1:18-20. Dans Son état glorifié, Christ continue Son ministère en nous. « Puis donc que nous avons un grand souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, retenons ferme notre profession. Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable » (Hébreux 4:14-16).

Finalement, la résurrection de Christ nous confirme qu’un jour nous aussi serons ressuscités, si nous mourons avant Son retour. « Sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi par Jésus, et nous fera comparaître avec vous » (2 Corinthiens 4:14). Reculons un peu  dans le temps et allons voir ce que Dieu nous dit de Satan, dans Genèse 3:14-15 : « Alors l’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les bêtes et entre tous les animaux des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie. Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et toi tu la blesseras au talon. » Lorsqu’Adam et Ève se sont rebellés contre Dieu, Dieu avait prononcé une malédiction épouvantable sur toute Sa création, et non seulement sur les humains. À partir de cet instant-là, la mort fut attachée à tout. Mais au même moment, Dieu a prédit la venue d’un Rédempteur qui rétablirait toutes choses.

Et ce Rédempteur serait nul autre que Christ. « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10:45). Donc, Jésus est né pour mourir. Dans l’Évangile de Jean, Christ a identifié plusieurs raisons pour lesquelles Il est né. Considérez ces versets comme références. D’abord Christ est venu pour offrir la rédemption à tous ceux qui croiraient en Lui. « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3:16-17). Il y a cependant plusieurs autres aspects sous ce parapluie de rédemption.

Jésus Lui-même a déclaré : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir Son œuvre » (Jean 4:34). La volonté de Dieu était parfaite, même dans Son jugement, ainsi que dans Sa résurrection, lorsque Jésus a déclaré : « Je ne puis rien faire de moi-même, je juge selon que j’entends, et mon jugement est juste, car je ne cherche point ma volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé » (Jean 5:30). Dans Jean 6:40, Jésus a également déclaré : « C’est ici la volonté de Celui qui m’a envoyé, que quiconque contemple le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. »

Dans Jean 7:15-18, nous découvrons que : « les Juifs étaient étonnés, et disaient de Jésus : Comment cet homme connaît-il les Écritures, ne les ayant point apprises ? Jésus leur répondit : Ma doctrine n’est pas de moi, mais de Celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de Celui qui l’a envoyé, est digne de foi, et il n’y a point d’injustice en lui. » Plusieurs aspects de l’œuvre de Christ doivent se réaliser dans cette vie, car Jésus a déclaré ceci, dans Jean 10:10-11 : « Le larron ne vient que pour dérober, tuer et détruire ; mais moi, je suis venu, pour que mes brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger ; le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »

Son désir premier fut que nous ayons une relation éternelle avec Dieu. « Or, c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que tu as envoyé. Je t’ai glorifié sur la terre ; j’ai achevé l’ouvrage que tu m’avais donné à faire. Et maintenant, glorifie-moi, Père, auprès de toi, de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ; ils étaient à toi, et tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole » (Jean 17:3-6). Mais Son but premier fut d’amener à son apogée Sa stratégie de rédemption.

Jésus savait fort bien qu’aucun aspect de Son œuvre ne pouvait avoir effet sans l’expiation du péché, qui n’était possible que par le sacrifice du sang pour ce péché. « Nul n’a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis. Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que son maître fait, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père, » nous a confirmé Jésus, dans Jean 15:13-15. « Je suis le bon berger ; le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10:11).

Voilà la véritable raison pourquoi Christ est venu la première fois, sur la terre. Mais Il reviendra une deuxième fois bientôt ; cependant, cette fois, pour établir Son Royaume ici-bas, avec Ses Élus pour gouverner avec Lui pendant mille années. Et ce Royaume sera éternel et ne sera jamais donné à une autre nation. En voici la preuve : « Et dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit ; et ce royaume ne passera point à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement, comme tu as vu que de la montagne une pierre s’est détachée sans le secours d’aucune main, et qu’elle a brisé le fer, l’airain, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui arrivera ci-après. Le songe est véritable, et l’interprétation en est certaine » (Daniel 2:44-45). Voilà ce que les serviteurs de Dieu ont reçu pour mandat de prêcher dans toute la création. Et lorsque : « cet évangile du Royaume sera prêché par toute la terre, pour servir de témoignage à toutes les nations … alors la fin arrivera, » nous déclare Jésus, dans Matthieu 24:14.




D.441 – De disciples à frères et sœurs

Par Joseph Sakala

Marie de Magdala venait de reconnaître Jésus lors de Sa résurrection et elle s’approcha pour Le toucher. Mais : « Jésus lui dit : Ne me touche point, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20:17). Il est très intéressant de noter que Jésus n’a jamais appelé Ses disciples « frères » sauf après Sa résurrection et le texte plus haut nous dit que ce sont les premières paroles que Jésus a déclarées à Marie après être ressuscité. Jusque-là, Jésus S’était référé à Ses disciples d’une variété de façons. Dans Jean 13:33, Jésus les appelle : « Mes petits enfants, je suis encore avec vous pour un peu de temps ; vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs, je vous le dis aussi à vous maintenant : Où je vais, vous ne pouvez venir. »

Mais cette fois, Jésus appelle Ses disciples frères, comme dans Matthieu 12:48-50, où : « il répondit et dit à celui qui lui avait parlé : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Et étendant sa main sur ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, c’est celui-là qui est mon frère, et ma sœur, et ma mère. » Dans Jean 15:14-15, Jésus leur déclare : « Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que son maître fait, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. » Certainement, Ses disciples avaient une place très spéciale dans le cœur de Christ.

Mais ce n’est qu’après être ressuscité des morts, Lui : « qui est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses » (Colossiens 1:18), « mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts » (1 Corinthiens 15:20), que Christ les appelle Ses frères et sœurs. Et lorsque Jésus adressa Sa prière au Père, Il dit : « Or, je ne prie pas seulement pour eux ; mais aussi pour ceux qui croiront en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, ô Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’ils soient aussi un en nous ; pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un, (Moi en eux, et Toi en Moi), afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé, et que tu les aimes, comme tu m’as aimé. Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17:20-24).

Depuis ce moment, tout a changé, car : « En effet, si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu », déclare Paul, dans Romains 8:13-14. Et dans Romains 8:15-17, Paul ajoute : « Car vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père. Car l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu. Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si toutefois nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui. »

Dieu nous accorde cette position de gloire, comme l’accomplissement de Sa détermination en Jésus d’être le premier parmi plusieurs frères. « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Jésus a mis une nouvelle étiquette à la grande assemblée, dans Psaume 22:23-26, lorsqu’Il a déclaré : « J’annoncerai Ton nom à mes frères ; je te louerai au milieu de l’assemblée. Vous qui craignez l’Éternel, louez-le ; toute la race de Jacob, glorifiez-le ; toute la race d’Israël, redoutez-le ! Car il n’a point méprisé ni dédaigné l’affliction de l’affligé ; il ne lui a point caché sa face ; mais il l’a exaucé quand il criait vers lui. Tu seras loué par moi dans la grande assemblée ; j’accomplirai mes vœux en présence de ceux qui te craignent. »

Dans Hébreux 2:11-13, Jésus identifie les convertis de l’Église comme Ses frères : « Car tous, et celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, relèvent d’un seul ; c’est pourquoi il n’a point honte de les appeler frères, En disant : J’annoncerai ton nom à mes frères ; je te louerai au milieu de l’assemblée. Et encore : Je me confierai en lui. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. » Comme nous pouvons le constater, Son Dieu est notre Dieu, Son Père est notre Père ; de toutes manières, nous qui avons cru en Jésus, nous sommes présentement Ses frères. Ô, quelle belle position est la nôtre !

Mais reculons un peu dans l’histoire, au moment de Sa mort pour nous. Dans Jean 19:40, nous lisons ceci : « Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir. » Cette coutume juive élimine la tradition d’une grande église d’adorer le suaire de Turin qui est d’une pièce continue où l’on voit l’empreinte du dos de Jésus ainsi que Son devant. Voici cependant le compte-rendu biblique de l’événement : « mais Simon Pierre, qui le suivait, étant arrivé, entra dans le sépulcre, et vit les bandelettes qui étaient à terre, et le suaire qu’on lui avait mis sur la tête, lequel n’était pas avec les autres linges ; mais plié dans un endroit à part » (Jean 20:6-7).

Les Juifs du temps de Jésus préparaient les corps pour l’ensevelissement d’une manière bien différente d’aujourd’hui. Ils enveloppaient littéralement le corps de longues bandes de fin lin, comme dans le cas de Lazare, lorsque Jésus cria à haute voix : Lazare, viens dehors ! « Et le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et le laissez aller. Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus voir Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui » (Jean 11:44-45). Revenons maintenant à la résurrection de Jésus. Après avoir entendu parler de la disparition du corps de Jésus, Pierre et Jean ont couru vers le sépulcre. Pierre entra le premier et vit les bandelettes qui étaient à terre, et le suaire qu’on lui avait mis sur la tête, plié dans un endroit à part. « Et Jean, l’autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi, et il vit, et il crut » (Jean 20:8).

Jean avait reconnu, comme nous d’ailleurs, que seul un miracle pouvait rendre compte de l’état des bandelettes et du suaire. Si des voleurs avaient volé le corps, ils auraient, soit emporté les bandelettes et le suaire, ou ils les auraient éparpillés partout et non placés dans le même endroit que lorsque le corps était présent. « Car ils n’avaient pas encore compris l’Écriture, portant qu’il fallait que Jésus ressuscitât des morts. Et les disciples retournèrent chez eux » (Jean 20:9-10). Mais quand Jean les vit, il crut. Donc, Christ est ressuscité miraculeusement des morts et Jean en a rendu le témoignage oculaire. Pouvons-nous faire moins ? Ce n’était pas le cas des disciples, ni de Paul qui, dans Philippiens 4:5-7, déclare : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7).

Nous connaissons tous des personnes précieuses qui ont le don de s’assurer qu’aucun détail ne manque. Elles prennent soin de nous, assurent notre sécurité, fortifient nos plans et, pourtant, ces mêmes personnes semblent parfois dominer nos vies. Jésus a doucement corrigé une telle personne quand Il lui déclara : « Marthe, Marthe, tu te mets en peine et tu t’agites pour beaucoup de choses ; mais une seule est nécessaire ; et Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée » (Luc 10:41). Marthe, Marie et leur frère Lazare étaient associés depuis longtemps à Jésus qui passait des heures dans leur maison et Il est venu à les aimer comme de proches amis. Sans doute, Marthe a souvent médité sur les visites de Jésus et s’est donnée beaucoup de peine afin que tout soit parfait pour recevoir le Seigneur.

Mais notre Seigneur a gracieusement vu les circonstances qui contrôlaient Marthe et Il a insisté doucement pour qu’elle ne néglige pas Celui qui devait être sacrifié sur l’autel permanent pour eux tous. Et c’est le point que Paul veut amener en nous déclarant : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7).

C’est pourquoi Jésus Lui-même nous dis : « Ne soyez point en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez, et de ce que vous boirez ; ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux de l’air ; car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n’amassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’êtes-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Et qui est-ce d’entre vous qui par son souci puisse ajouter une coudée à sa taille ? Et pour ce qui est du vêtement, pourquoi en êtes-vous en souci ? Observez comment les lis des champs croissent ; ils ne travaillent, ni ne filent. Cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a point été vêtu comme l’un d’eux. Si donc Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui est aujourd’hui, et qui demain sera jetée dans le four, ne vous revêtira-t-il pas beaucoup plutôt, ô gens de petite foi ? Ne soyez donc point en souci, disant : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? ou de quoi serons-nous vêtus ? Car ce sont les païens qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses-là » (Matthieu 6:25-32).

Portez attention à tout ce que vous avez appris. Ne laissez pas vos ennemis vous décourager, car Dieu est au-delà de toutes nos attentes. Cependant, nous avons besoin de Sa voix douce et subtile pour nous rappeler ces choses. « Vous les avez aussi apprises, reçues et entendues de moi, et vous les avez vues en moi. Faites-les, et le Dieu de paix sera avec vous », nous déclare Paul, dans Philippiens 4:9. Dès notre jeunesse, nous apprenons en surveillant les actions et la vie des autres. D’abord nos parents, ensuite nos pairs, puis nos éducateurs, les politiciens, les hommes d’affaires, les musiciens, les diverses célébrités et la liste continue. Nous apprenons d’après ce que nous recevons, entendons et voyons.

Voici ce que Jésus a dit, dans Jean 6:45-48 : « Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés de Dieu. Quiconque a écouté le Père et a été instruit par lui, vient à moi. Ce n’est pas que personne ait vu le Père, si ce n’est celui qui vient de Dieu ; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de vie. » Le procédé de compréhension fondamentale qui permet de recevoir et d’entendre d’autres vérités doit d’abord nous venir de Dieu par Sa Parole et au-travers de Ses convertis régénérés. Le jeune protégé de Paul, Timothée, a premièrement appris de sa mère et de sa grand-mère au sujet de Dieu. « Et que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ. Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:15-17).

Mais la clé de toute compréhension, c’est l’attention active. Une personne doit d’abord recevoir, entendre et voir. Paul félicitait les Thessaloniciens parce qu’ils recevaient bien la Parole. « C’est pourquoi aussi, nous ne cessons de rendre grâces à Dieu de ce que, recevant de nous la parole de Dieu que nous prêchons, vous avez reçu, non une parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, la parole de Dieu, qui agit avec efficacité en vous qui croyez » (1 Thessaloniciens 2:13). « Et aussitôt, les frères firent partir de nuit, pour Bérée, Paul et Silas qui, étant arrivés, entrèrent dans la synagogue des Juifs. Ceux-ci eurent des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Plusieurs donc d’entre eux crurent, ainsi que des femmes grecques de qualité, et des hommes en assez grand nombre » (Actes 17:10-12).

L’information, même bien ingérée, est inutile si elle n’est pas appliquée dans le contexte où elle est apprise. « Or, tous les [philosophes] Athéniens et les étrangers qui demeuraient parmi eux, ne s’occupaient qu’à dire et à écouter quelque nouvelle » (Actes 17:21). C’est pourquoi ils étaient souvent méprisés et dédaignés. En tant que chrétiens, nous devrions être premièrement des apprentis. Ensuite : « mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir », nous déclare Paul, dans Philippiens 2:12-13.

Paul aimait cette congrégation et leur faisait souvent des éloges. « Or, j’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance ; j’ai été comblé de biens, en recevant par Épaphrodite ce que vous m’avez envoyé, comme un parfum d’agréable odeur, un sacrifice accepté, et agréable à Dieu. Et mon Dieu pourvoira aussi à tous vos besoins, selon Ses richesses, avec gloire, en Jésus-Christ, » leur dit l’apôtre, dans Philippiens 4:18-19. La référence dans ce texte nous ramène au temps de Noé lorsque : « l’Éternel respira l’agréable odeur, et l’Éternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme ; car la nature du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui vit, comme je l’ai fait. Tant que la terre durera, les semailles et la moisson, le froid et le chaud, l’été et l’hiver, et le jour et la nuit, ne cesseront point » (Genèse 8:21-22).

Plus tard, Moïse allait apporter les instructions de Dieu sur les lois qu’Israël devait observer afin de garder la nation séparée du reste du monde, en se rappelant de la relation personnelle que le Créateur de toutes choses était en train d’établir avec lui. Quelques-uns des sacrifices seraient des sacrifices par le feu, comme dans Nombres 15:3-5 : « Et que vous ferez un sacrifice par le feu à l’Éternel, un holocauste, ou un sacrifice pour vous acquitter d’un vœu, ou un sacrifice volontaire, ou, dans vos solennités, pour faire à l’Éternel une offrande d’agréable odeur de gros ou de menu bétail ; celui qui offrira son offrande présentera à l’Éternel une oblation d’un dixième de fleur de farine pétrie avec le quart d’un hin d’huile. Et tu feras une libation d’un quart de hin de vin sur l’holocauste, ou le sacrifice, pour chaque agneau. »

Il est intéressant de noter que les convertis sont également une bonne odeur au Seigneur. « Car nous sommes la bonne odeur de Christ devant Dieu, pour ceux qui sont sauvés et pour ceux qui périssent ; à ceux-ci, une odeur mortelle, donnant la mort ; et à ceux-là, une odeur vivifiante, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme beaucoup le font ; mais nous parlons avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, en Christ » (2 Corinthiens 2:15-17). Notre existence première, en tant que Ses enfants, a une bonne odeur auprès de notre Père céleste. Nous sommes également comparés à des pierres vivantes. 1 Pierre 2:5-6 nous dit : « Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ. C’est pourquoi il est dit dans l’Écriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et qui croira en elle, ne sera point confus. »

Nos corps doivent servir de sacrifices vivants. Dans Romains 12:1-2, Paul déclare : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. » « Offrons donc sans cesse à Dieu par Jésus un sacrifice de louange, c’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices » (Hébreux 13:15-16). Pendant ce temps, que Dieu : « Vous rende accomplis en toute bonne œuvre, afin que vous fassiez sa volonté, faisant lui-même en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus-Christ, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen » (Hébreux 13:21).

Paul aussi abonde dans ce sens lorsqu’il dit aux Philippiens : « La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ! Amen » (Philippiens 4:23). La forme un peu différente de notre louange paraît treize fois dans le Nouveau Testament. Dans les Écritures, la répétition n’est pas par manque de manière de s’exprimer ; mais c’est plutôt que le Saint-Esprit met intentionnellement l’emphase sur quelque chose qu’Il veut nous inculquer. Dieu étend Sa grâce à la Création même, en sauvegardant tout l’ensemble de l’univers. « Or, les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même Parole, et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies, » déclare le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:7.

Le roi David nous confie, dans Psaume 19:2-5 : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains. Le jour parle au jour, et la nuit enseigne la nuit. Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont la voix ne s’entende pas. Leur voix se répand par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Là, il a dressé un pavillon pour le soleil. » Paul confirme cette déclaration, dans Romains 1:20, en disant : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans Ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. »

Dans sept des treize fois, cette grâce de notre Seigneur Jésus-Christ est pointée vers « vous ». La grâce de Dieu est très personnelle. Tout ce que Dieu a créé, Dieu l’a fait parce qu’Il nous aime au-delà de toute imagination terrestre. Personne n’est au-delà de la grâce de Dieu. « Car la grâce de Dieu, pour le salut de tous les hommes, a été manifestée ; et elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre, en ce présent siècle, dans la tempérance, dans la justice, et dans la piété ; en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, » nous dit Tite 2:11-13. « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19).

Une fois, cependant, Dieu nous parle par la bouche de Jude : « Bien-aimés, plein de zèle pour vous écrire touchant notre salut commun, j’ai jugé nécessaire de le faire, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été donnée une fois aux saints. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur » (Jude 1:3-4). « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre, » nous dit Tite 1:16.

À deux reprises, Dieu a placé Sa grâce sur nous, nous indiquant l’intime connaissance divine au sein de nos pensées intérieures. « Et même aussi l’Esprit nous soulage dans nos faiblesses ; car nous ne savons ce que nous devons demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des soupirs qui ne se peuvent exprimer » (Romains 8:26). Paul avait noté que la grâce de Dieu est très puissante. « Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ » (1 Timothée 1:14). Paul insistait sur le fait que Sa grâce était destinée à être glorifiée en nous : « Afin que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Thessaloniciens 1:12). Voilà pourquoi la plupart de nos prières se terminent avec « Amen », et c’est ainsi que cela doit être.

Nous devrions également nous débarrasser de nos fautes cachées. « Aussi ton serviteur est éclairé par eux ; il y a un grand salaire dans leur observation. Qui connaît ses fautes commises par erreur ? Pardonne-moi mes fautes cachées. Préserve aussi ton serviteur des péchés d’orgueil ; qu’ils ne dominent point sur moi ; alors je serai intègre et innocent de grands péchés. Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur te soient agréables, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur ! » (Psaume 19:12-15). David, l’auteur de ce Psaume majestueux, exprime sa louange à Dieu pour S’être révélé à lui et lui avoir fait connaître Sa future nature d’homme rédempteur. David exprime cependant sa frustration devant son inhabilité à mouler sa vie en accord total avec le plan divin qui lui est révélé. Il demande pardon à Dieu pour son incapacité à se mesurer et demande la force d’éviter les patterns habituels du péché et du rejet volontaire de la voie divine.

Mais peu importe la situation dans laquelle David se trouvait, il revenait toujours vers Dieu pour la solution. Dans Nombres 15:28-31, nous lisons : « Et le sacrificateur fera l’expiation pour la personne qui a péché par erreur, pour le péché qu’elle a commis par erreur, devant l’Éternel, afin de faire l’expiation pour elle ; et il lui sera pardonné. Il y aura pour vous une même loi, quant à celui qui fait quelque chose par erreur, pour celui qui est né parmi les enfants d’Israël et pour l’étranger séjournant parmi eux. Mais pour celui qui agira à main levée, qu’il soit né au pays ou étranger, il outrage l’Éternel ; cette personne sera retranchée du milieu de son peuple ; car elle a méprisé la parole de l’Éternel, et elle a enfreint son commandement : cette personne doit être retranchée ; son iniquité sera sur elle. »

Paul aussi reconnaissait cette différence. Gardez en mémoire que tout péché est en horreur à Dieu et doit être pardonné par Dieu afin d’être définitivement effacé. Paul confessait son ancien comportement contre l’Église. « Moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent ; mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, étant dans l’incrédulité » (1 Timothée 1:13). « Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ » (v. 14). C’est un modèle pour nous, nous servant d’exemple, c’est-à-dire, à ceux qui croient en Lui pour la vie éternelle. Nous Lui devons notre véritable amour pour Sa grâce.

Le Cantique des Cantiques 8:7 nous dit que : « Beaucoup d’eaux ne pourraient éteindre cet amour-là, et les fleuves même ne le pourraient pas noyer ; si quelqu’un donnait tous les biens de sa maison pour cet amour-là, certainement on n’en tiendrait aucun compte. » Une interprétation favorisée par plusieurs érudits bibliques, tout au long des siècles, est que cette histoire est une allégorie dont le thème est l’amour de Christ pour Son épouse, la véritable Église. Jésus lui a promis l’éternelle fidélité dans Son Royaume. C’est une attitude que plusieurs pharisiens devront acquérir dans l’avenir.

« Des pharisiens y vinrent aussi pour le tenter, et ils lui dirent : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque sujet que ce soit ? Et il leur répondit : N’avez-vous pas lu que Celui qui créa, au commencement, fit un homme et une femme ; et qu’il dit : A cause de cela l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce que Dieu a joint, que l’homme ne le sépare donc pas. Ils lui dirent : Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner une lettre de divorce à la femme et de la répudier ? Il leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais il n’en était pas ainsi au commencement. Mais je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, et en épousera une autre, commet un adultère ; et celui qui épousera celle qui a été répudiée, commet aussi un adultère, » nous déclare Jésus, dans Matthieu 19:3-9.

Dieu est un Dieu de Paix. C’est l’œuvre de la chair qui inclut l’adultère et la fornication que Dieu condamne. Un mariage entre deux personnes peut apporter de grandes bénédictions et ceci est évident dans l’amour éternel que Jésus aura pour Son épouse céleste. Pas même les eaux d’un grand déluge ne pourraient éteindre un tel amour, ni toute la possession des richesses ne pourrait l’acheter. C’est un amour éternel acquis par le sang de l’Époux et reçu avec une foi impérissable et immortelle par Son épouse bien-aimée.




D.440 – Un son doux et subtil

Par Joseph Sakala

Élie se cachait dans une caverne pour sauver sa vie, même si Dieu avait exaucé sa prière en envoyant un feu du ciel. Jézabel n’était pas intimidée par la victoire d’Élie et elle s’était juré de le tuer. Élie est tombé dans une dépression telle qu’il voulait mourir. Si Jézabel ne fut pas impressionnée par le feu qui descendit du ciel, comment Élie pouvait-il espérer combattre contre son armée ? Même un ange ne pouvait le dissuader de ses doutes. Alors, Dieu lui parla : « Et il lui dit : Sors, et tiens-toi sur la montagne, devant l’Éternel. Et voici, l’Éternel passait. Et un vent grand et violent déchirait les montagnes, et brisait les rochers devant l’Éternel : mais l’Éternel n’était point dans ce vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre : l’Éternel n’était point dans ce tremblement. Et après le tremblement, un feu : l’Éternel n’était point dans ce feu. Et après le feu, un son doux et subtil. Et sitôt qu’Élie l’eut entendu, il arriva qu’il s’enveloppa le visage de son manteau, et sortit, et se tint à l’entrée de la caverne ; et voici, une voix lui fut adressée en ces termes : Que fais-tu ici, Élie ? » (1 Rois 19:11-13).

Dieu avait finalement réussi à atteindre Élie afin de l’assurer que Dieu était parfaitement en charge de toutes les circonstances. Cela nous fait penser au moment où Moïse s’est adressé aux enfants d’Israël à la mer Rouge. « Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il vous accordera aujourd’hui ; car les Égyptiens que vous avez vus aujourd’hui, vous ne les reverrez jamais plus. L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous resterez tranquilles » (Exode 14:13-14). Au sujet de Jésus, il a été également prophétisé, dans Ésaïe 42:2 : « Il ne criera point ; il n’élèvera point sa voix, et ne la fera point entendre dans les rues. » Mais il a également reçu cette promesse, au verset 4 : « Il ne se ralentira ni ne se précipitera point, jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre ; et les îles espéreront en Sa loi. »

Cette promesse fut accomplie en Jésus, comme nous le voyons dans Matthieu 12:17-21 : « De sorte que fut accompli ce qui avait été dit par Ésaïe le prophète en ces termes : Voici mon serviteur que j’ai élu, mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir ; je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera la justice aux nations ; Il ne contestera point, et ne criera point, et on n’entendra point sa voix dans les places ; Il ne rompra pas le roseau froissé, et il n’éteindra pas le lumignon qui fume encore, jusqu’à ce qu’il ait rendu la justice victorieuse ; et les nations espéreront en son nom. »

Dans notre impatience humaine, nous croyons que Dieu devrait toujours agir immédiatement et en grande puissance. A moins de voir un grand nombre de convertis et des super démonstrations de pouvoir, nous nous décourageons comme Élie. Mais Dieu nous parle d’une voix douce et subtile, à peine perceptible. « Cependant l’Éternel attend pour vous faire grâce ; il se lèvera pour avoir compassion de vous ; car l’Éternel est un Dieu juste. Heureux tous ceux qui se confient en lui ! Car tu ne pleureras plus, peuple de Sion, qui habites dans Jérusalem. Il te fera grâce, quand tu crieras ; dès qu’il t’entendra, il t’exaucera. Le Seigneur vous donnera le pain d’angoisse et l’eau d’affliction ; mais ceux qui t’enseignent ne disparaîtront plus, et tes yeux verront ceux qui t’enseignent. Et quand vous irez à droite, ou quand vous irez à gauche, vos oreilles entendront derrière vous la voix qui dira : C’est ici le chemin, marchez-y ! » (Esaïe 30:18-21).

Mais nous, Ses Élus, nous entendons Sa voix. « Qu’ainsi disent les rachetés de l’Éternel, ceux qu’il a rachetés de la main de l’oppresseur, et qu’il a rassemblés des pays d’orient et d’occident, de l’aquilon et du midi. Ils erraient par le désert, dans un chemin solitaire ; ils ne trouvaient point de ville habitable. Ils étaient affamés et altérés ; leur âme défaillait en eux. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il les a conduits par le droit chemin, pour arriver à une ville habitable. Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, pour ses merveilles envers les fils des hommes ! » (Psaume 107:2-8).

Ce Psaume de louange à la Providence divine est centré autour de quatre exemples de délivrance divine concernant des problèmes particuliers. Voici les quatre situations : des voyageurs perdus, en manque de provisions et loin de la ville. « Ils erraient par le désert, dans un chemin solitaire ; ils ne trouvaient point de ville habitable. Ils étaient affamés et altérés ; leur âme défaillait en eux. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il les a conduits par le droit chemin, pour arriver à une ville habitable » (Psaume 107:4-7). Ensuite, vous avez des prisonniers retenus dans leur propre rébellion. « Ceux qui habitaient les ténèbres et l’ombre de la mort, retenus dans l’affliction et dans les fers, pour avoir été rebelles aux paroles de Dieu, et avoir méprisé le conseil du Très-Haut ; Il avait humilié leur cœur par la souffrance ; ils succombaient loin de tout secours. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il les a tirés des ténèbres et de l’ombre de la mort ; il a rompu leurs liens » (Psaume 107:10-14).

Après cela, vous avez ceux qui ont été réduits à la souffrance physique à cause de leurs péchés. « Les insensés qui étaient affligés à cause de la voie de leurs transgressions et de leurs iniquités ; leur âme avait en horreur toute nourriture ; ils touchaient aux portes de la mort. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse ; et il les a délivrés de leurs angoisses. Il a envoyé sa parole, et il les a guéris, et les a retirés de leurs tombeaux » (Psaume 107:17-20). Ensuite, en quatrième lieu, des marins faisant face au naufrage. « Ceux qui descendent sur la mer dans des navires, et qui trafiquent sur les grandes eaux, ceux-là ont vu les œuvres de l’Éternel, et ses merveilles dans les lieux profonds. Il parla, et fit lever un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer. Ils montent aux cieux ; ils descendent aux abîmes ; leur âme se fond d’angoisse. Ils tournoient et chancellent comme un homme ivre ; toute leur sagesse leur manque. Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et il les a retirés de leurs angoisses. Il arrête la tempête, la changeant en calme, et les ondes se taisent » (Psaume 107:23-29).

Mais vous noterez que, dans chaque cas, les individus prièrent pour la délivrance par un miracle de Dieu et ils célébrèrent l’Éternel pour Sa bonté, pour Ses merveilles envers les fils des hommes ! Qu’ils offrent donc des sacrifices d’actions de grâces et racontent Ses œuvres en chantant de joie ! Ce cycle nous rappelle le pattern qui existait durant le temps des Juges où : « En ces jours-là il n’y avait point de roi en Israël, mais chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 21:25). À cause de leur rébellion, Dieu amena souvent Israël en captivité et, chaque fois, durant leur oppression, ils crièrent à Dieu qui leur envoya un juge que Dieu fortifia pour vaincre l’ennemi et libérer le peuple.

Le même modèle peut également être trouvé dans la prière de Salomon lors de la dédicace du temple. Dieu reconnut la tendance humaine à se rebeller et à oublier les provisions du Seigneur quand tout allait bien, s’attirant ainsi le Jugement de Dieu. Mais Dieu a toujours utilisé ces moments de trouble pour ramener les hommes et les femmes vers Lui. Il est un Dieu de grâce, de miséricorde et d’amour, désireux de pardonner et de ramener ceux qui se repentent et crient vers Lui pour la délivrance. Mais Dieu ne change pas et la même vérité s’applique de nos jours. Nous avons toujours tendance à nous rebeller et notre Dieu de longanimité est toujours prêt à pardonner et à nous rétablir lors de notre repentance.

Pierre nous déclare : « En cela vous vous réjouissez, quoique vous soyez maintenant attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, puisqu’il le faut, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ, que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:6-9). Ce sont ces paroles d’encouragement qui devraient nous pousser à proclamer l’Évangile.

« Cependant, frères [et sœurs], je veux que vous sachiez que ce qui m’est arrivé, a plutôt contribué aux progrès de l’Évangile ; en sorte que mes liens sont devenus célèbres par Christ dans tout le prétoire, et partout ailleurs ; et que la plupart des frères en notre Seigneur, étant encouragés par mes liens, osent annoncer la parole plus hardiment et sans crainte. Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et dispute ; et d’autres le font avec bienveillance. Les uns annoncent Christ dans un esprit de dispute, et non pas purement, croyant ajouter de l’affliction à mes liens ; mais les autres le font par affection, sachant que je suis établi pour la défense de l’Évangile, » nous déclare Paul, dans Philippiens 1:12-17.

Le mot « progrès », peu fréquemment utilisé, veut simplement dire « avancement » et il n’est employé qu’une seule fois dans Philippiens 1:25-26 où Paul déclare : « Et je suis pleinement persuadé que je resterai, et que je demeurerai avec vous tous, pour votre avancement et pour votre joie dans la foi, afin que vous ayez en moi, par mon retour au milieu de vous, un sujet de vous glorifier pleinement par Jésus-Christ. » Dans 1 Timothée 4:15-16, Paul déclare à son évangéliste : « Médite ces choses, sois-en toujours occupé, afin que tes progrès soient évidents en toutes choses. Prends garde à toi-même et à la doctrine : persévère dans ces choses ; car en les faisant, tu te sauveras toi-même, et ceux qui t’écoutent. »

Paul a écrit cette épître alors qu’il était injustement incarcéré dans une prison romaine et il se souvenait du moment où il avait rencontré pour la première fois plusieurs chrétiens philippiens alors qu’ils étaient incarcérés et battus dans une prison à Philippe. Paul et Silas avaient faits beaucoup de bien lors de leur séjour, mais : « la foule se souleva contre eux, et les préteurs, ayant fait déchirer leurs vêtements, ordonnèrent qu’ils fussent battus de verges. Et après leur avoir infligé plusieurs coups, ils les jetèrent en prison et ordonnèrent au geôlier de les garder sûrement. Ayant reçu cet ordre, celui-ci les jeta dans la prison intérieure, et serra leurs pieds dans des entraves » (Actes 16:22-24). Mais ce n’est pas la fin de l’histoire, comme vous allez le constater.

« Sur le minuit, Paul et Silas étant en prières, chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Et tout d’un coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés, et en même temps toutes les portes furent ouvertes, et les liens de tous furent rompus. Alors le geôlier, s’étant réveillé, et voyant les portes de la prison ouvertes, tira son épée, et allait se tuer, croyant que les prisonniers s’étaient sauvés. Mais Paul d’une voix forte s’écria : Ne te fais point de mal; car nous sommes tous ici. Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra promptement, et tout tremblant se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis les menant dehors, il leur dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Ils lui dirent : Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, et à tous ceux qui étaient dans sa maison. Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies ; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens. Et les conduisant dans son logement, il leur servit à manger ; et il se réjouit de ce qu’il avait cru en Dieu, avec toute sa famille » (Actes 16:25-34).

En effet, Paul fut souvent emprisonné, torturé et maltraité par les siens.  « Sont-ils ministres de Christ ? (je parle en imprudent,) je le suis plus encore ; plus je le suis par les travaux, infiniment plus par les blessures, plus par les prisons ; souvent en danger de mort ; cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un ; trois fois j’ai été battu de verges ; une fois j’ai été lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage ; j’ai passé un jour et une nuit dans la mer profonde ; j’ai été souvent en voyage ; en danger sur les fleuves, en danger de la part des voleurs, en danger parmi ceux de ma nation, en danger parmi les Gentils, en danger dans les villes, en danger dans les déserts, en danger sur la mer, en danger parmi les faux frères ; dans les peines, dans les travaux, dans de fréquentes veilles, dans la faim, dans la soif, souvent dans les jeûnes, dans le froid et dans la nudité. Et chaque jour, sans parler des autres choses, je suis assiégé par les soucis de toutes les Églises » (2 Corinthiens 11:23-28). Et tout cela pour faire progresser l’Évangile.

Pendant qu’il était incarcéré, Paul a trouvé le moyen d’écrire quatre de ses épîtres, c’est-à-dire, celles aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, à Philémon et possiblement celle aux Hébreux. Mais ces épîtres se sont avérées une véritable bénédiction pour des millions d’individus, tout au long des siècles. Cependant, dans les dernières années de sa vie : « Paul demeura deux ans entiers dans son logement privé, où il recevait tous ceux qui venaient le voir, prêchant le royaume de Dieu, et enseignant les choses qui regardent le Seigneur Jésus-Christ, avec toute liberté et sans aucun empêchement » (Actes 28:30-31).

Paul ne pouvait imaginer qu’il était vrai que toutes les choses lui étant survenues soient arrivées pour l’avancement de l’Évangile de Dieu. Paul eut toutefois la vision spirituelle lui faisant réaliser que ce qui pouvait d’abord paraître aux autres des problèmes et des difficultés, Dieu les utilisait pour faire progresser l’Évangile. Alors, plutôt que de se plaindre ou abandonner lorsque la vie chrétienne devenait difficile, il faut toujours se rappeler que : « Certes, la fureur de l’homme tourne à ta louange, quand tu te revêts de tout ton courroux » (Psaume 76:11). C’est pourquoi Paul comparait son service à Christ à un enrôlement dans la milice.

A Timothée, Paul déclare : « Toi donc, endure les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ. Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. Et si quelqu’un combat dans la lice, il n’est couronné que s’il a combattu suivant les règles » (2 Timothée 2:3-5). Au fur et à mesure que Paul approchait de la fin de sa vie sur terre, il s’acharnait à encourager son disciple Timothée à se fortifier dans la grâce qui est en Jésus-Christ, ainsi qu’à passer à d’autres les précieux enseignements qu’il avait reçus. Paul a comparé la vie de Timothée dans le ministère à celle d’un soldat.

Dans 2 Timothée 4:5-8, Paul prend soin de lui dire : « Mais toi, sois vigilant en toutes choses, endure les afflictions, fais l’œuvre d’un évangéliste ; remplis complètement ton ministère. Car pour moi, je vais être immolé, et le temps de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Au reste, la couronne de justice m’est réservée, le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » Paul se cite carrément comme exemple, dans 2 Timothée 2:9-11, lorsqu’il dit : « Pour qui je souffre jusqu’à être lié comme un malfaiteur, mais la parole de Dieu n’est point liée. C’est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu’ils obtiennent aussi le salut qui est en Jésus-Christ, avec la gloire éternelle. Cette parole est certaine : En effet, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui. »

En tant que soldats de Christ, nous devrions éviter toute chose qui nous empêcherait d’être efficaces dans notre carrière. Un soldat doit être prêt à tirer son épée en toute liberté et à l’utiliser avec courage et conviction. Il ne peut pas le faire s’il a d’autres responsabilités qui l’empêchent d’être efficace. Cela peut se comparer à un ministre ou un pasteur qui serait forcé de prêcher des mensonges afin de garder son emploi. Alors, dans 2 Timothée 2:1-5, Paul dit à Timothée : « Toi donc, mon fils, fortifie-toi, dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et les choses que tu as entendues de moi, en présence de plusieurs témoins, confie-les à des hommes fidèles, qui soient capables aussi d’enseigner les autres. Toi donc, endure les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ. Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. Et si quelqu’un combat dans la lice, il n’est couronné que s’il a combattu suivant les règles. »

Le but du soldat est de plaire à son leader. Ainsi doit être notre but dans la guerre actuelle en préservant et en ne transmettant que la vérité. En tant que chrétiens, nous avons été choisis par Dieu pour faire partie de l’armée du Général qui est mort Lui-même afin d’assurer notre ultime victoire. Et Jésus mérite notre dévotion totale à Sa cause. « Néanmoins, vous avez bien fait de prendre part à mon affliction, » nous déclare Paul, dans Philippiens 4:14. Notre utilisation du mot « affliction » veut simplement dire « suivre les instructions du chef en toute clarté ou lumière ». Le mot grec traduit est sugkoinoneo, un mot composé qui signifie « avec participation ». Paul félicite les Philippiens pour leur participation au succès de son ministère.

Aujourd’hui, nous voyons un grand nombre d’organisations de charité, en commençant par des hôpitaux et des universités à des locaux de distribution de nourriture et de linge. La plupart ont débuté par des groupes chrétiens, afin de soulager l’affliction de plusieurs. C’est précisément ce que Paul voulait établir dans l’Église lorsqu’il nous déclare, dans Romains 12:12-17 : « Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans l’affliction, persévérants dans la prière. Prenez part aux nécessités des saints ; empressez-vous à exercer l’hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, et ne maudissez point. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, et pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez les mêmes sentiments entre vous ; n’aspirez point aux grandeurs, mais accommodez-vous aux choses humbles ; ne soyez pas sages à vos propres yeux. Ne rendez à personne le mal pour le mal ; attachez-vous à ce qui est bien devant tous les hommes. »

Deux principes importants doivent nous guider afin de pouvoir bien communiquer dans le Royaume vers lequel nous nous dirigeons. D’abord, il est clair que notre responsabilité, selon le Nouveau Testament, devient l’Église dans laquelle le Seigneur nous a placés. Ensuite, nous avons l’opportunité de suivre les instructions de Jésus, dans Matthieu 6:33-34, de : « cherche[r] premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne soyez donc point en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura souci de ce qui le regarde. A chaque jour suffit sa peine. » Mais en toutes choses, rappelez-vous toujours que : « Je puis tout par Christ, qui me fortifie » (Philippiens 4:13).

Ce petit verset est souvent cité hors contexte. Il est utilisé pour justifier des plans et des rêves bizarres, en plus de suggérer que chaque chrétien devrait être riche et en santé continuellement. Non seulement de telles applications n’ont aucun support dans les Écritures, mais elles sont complètement hors de contexte dans ce passage. Dans les versets précédents, Paul nous cite une variété de circonstances auxquelles il a dû faire face, de la pauvreté à la richesse. Mais il a appris à être content dans chaque cas. Ensuite, Paul déclare : je puis tout par Christ, qui me fortifie. C’est donc par la puissance évidente de Dieu que nous accomplissons notre ministère. « Or, c’est par Christ que nous avons une telle confiance devant Dieu. Non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose, comme de nous-mêmes ; mais notre capacité vient de Dieu, Qui lui aussi nous a rendus capables d’être ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:4-6).

L’Église primitive a eu une croissance étonnante de convertis en prêchant et en témoignant de la résurrection de Christ. Ce résultat était cependant dû au fait que, dans Actes 19:20, on nous apprend : « Ainsi la parole du Seigneur se répandait, et devenait de plus en plus efficace. » Notre combat n’est pas physique, nous luttons contre les puissances spirituelles, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre la méchanceté dans les lieux célestes. Alors,

mes frères et sœurs, fortifiez-vous dans le Seigneur et par Sa force toute puissante. L’histoire du peuple de Dieu est celle d’une bataille continuelle qui a débuté dans le Jardin d’Éden.

Adam et Ève ont perdu parce qu’ils cherchaient à vaincre par leur propre force, alors que nous savons que notre seule victoire se trouve dans l’armure de Dieu par laquelle nous pouvons nous fortifier dans le Seigneur et par Sa force toute-puissante. « En ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit. Et nous avons vu, et nous rendons témoignage que le Père a envoyé le Fils, le Sauveur du monde » (1 Jean 4:13-14). Il est surprenant de noter que l’expression « en ceci » paraît huit fois dans cette petite épître de 1 Jean. Et chaque fois, elle nous donne le moyen de tester notre foi en Christ, ce qui nous donne l’assurance et le réconfort du véritable croyant.

Dans 1 Jean 2:3, nous apprenons que : « par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. » « Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui » (1 Jean 2:5). Dans 1 Jean 3:16, nous lisons que : « Nous avons connu la charité, en ce qu’Il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. » Regardez bien ce que l’apôtre nous déclare ici : « Mes petits enfants, n’aimons pas de paroles ni de la langue, mais en action et en vérité. Car c’est en cela que nous connaissons que nous sommes de la vérité, et que nous assurerons nos cœurs devant lui ; car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses » (1 Jean 3:18-20).

« Celui qui garde ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné, » nous dit l’apôtre, dans 1 Jean 3:24. « Reconnaissez l’Esprit de Dieu à ceci : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu » (1 Jean 4:2). « Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu, nous écoute ; celui qui n’est point de Dieu, ne nous écoute point : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car la charité vient de Dieu, et quiconque aime, est né de Dieu, et connaît Dieu, » déclare l’apôtre, dans 1 Jean 4:6-7. Voilà comment le Seigneur nous assure constamment que nous sommes à Lui, que nous Lui appartenons et que nous sommes de Dieu, par une voix douce et subtile venant du Saint-Esprit qui vit en nous.

Et finalement, c’est toujours par l’exemple que le Seigneur nous prouve la pureté doctrinale de ce qu’Il nous a enseigné sur la résurrection. Afin de nous prouver ce que Dieu est capable d’accomplir, si nous sommes obéissants à Sa Parole et que nous avons l’amour envers les frères et sœurs, Jésus nous montre comment la résurrection des justes se fera et ce qui arrivera aux non repentants, par l’exemple de Lazare et de l’homme riche. « Il y avait un homme riche, qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui se traitait chaque jour magnifiquement. Il y avait aussi un pauvre, nommé Lazare, qui était couché à sa porte, couvert d’ulcères ; il désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et les chiens même venaient lécher ses ulcères. Or, il arriva que le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham ; le riche mourut aussi, et fut enseveli » (Luc 16:19-22).

Beaucoup d’érudits croient que l’épisode raconté dans Luc 16:19-31 est une histoire vraie et qu’elle est réellement arrivée. Si c’est une parabole, elle n’est pas identifiée comme telle. Mais c’est la seule histoire où le nom d’un des participants est donné. Toutefois, nous avons beaucoup à apprendre dans la dissemblance entre ces deux hommes dramatiquement différents, quant à leur mort et leur destinée. L’homme riche, bien sûr, se traitait chaque jour aux petits oignons, alors que Lazare était couché à sa porte, couvert d’ulcères. Il ne désirait que de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche. Néanmoins, personne ne pouvant échapper à la mort, les deux sont éventuellement morts.

Mais plutôt que de réduire ces deux individus bien différents à une mort commune, leurs dissemblances sont très bien expliquées. L’homme riche, en proie aux tourments, leva les yeux et vit de loin Abraham et Lazare dans son sein. L’échange entre l’homme riche et Abraham, et l’éternelle instruction de Jésus est bien connu. Notez spécialement que, lorsque le pauvre mourut, il fut « porté » par les anges dans le sein d’Abraham ; le riche mourut aussi et fut « enseveli ». Les rôles sont maintenant inversés. Alors que le riche plaide pour la miséricorde, le pauvre est littéralement porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche se plaint, mais Abraham lui répond : « Mon fils, souviens-toi que tu as eu tes biens pendant ta vie, et que Lazare y a eu des maux ; maintenant il est consolé, et toi tu es dans les tourments » (v. 25).

Pour Lazare et tous ceux qui meurent dans le Seigneur, ils sont portés par les anges dans le sein d’Abraham, attendant avec lui la résurrection« Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité. Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire » (1 Corinthiens 15:53-54). Voilà la récompense qui vous attend avec Abraham, Lazare, tous les prophètes de Dieu, les apôtres du Seigneur et les saints Élus de Dieu tout au long de l’histoire.




D.439 – La vie éternelle

Par Joseph Sakala

L’apôtre Jean a déclaré ceci : « Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans Son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée » (1 Jean 5:11-15). Cette déclaration puissante de la part de Jean est pleine de vision pour les convertis et, pourtant, Jean nous l’adresse comme à des enfants.

Dans 1 Jean 5:20-21, Jean déclare : « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est Lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles. » Il nous parle ainsi afin que nous sachions que la vie éternelle est pleine de majesté merveilleuse. Mais pour y participer, nous devons nous débarrasser des idoles et adorer Dieu seulement.

Jean commence son épître en nous rappelant que : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite » (1 Jean 1:1-4).

Jean fut témoin oculaire de la résurrection de Jésus, ce qui s’avère une preuve herculéenne appuyant les déclarations et les promesses du Seigneur. Dans Actes 17:30-31, Paul déclare que : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’Homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts. » Dans son épître, une bonne partie du témoignage de Jean est fondée sur les instructions précises de Jésus Lui-même, entendues et enregistrées dans l’Évangile de Jean sous l’inspiration du Saint-Esprit, comme nous lisons dans Jean 20:31, où l’apôtre nous dit :  « Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »

Ceux qui croiront ne périront pas. « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:14-16). À la femme samaritaine, Jésus a dit : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif, mais l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira pour la vie éternelle » (Jean 4:14), « …afin que tous honorent le Fils, comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. En vérité, en vérité je vous dis, que celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:23-24). Celui qui vient à Christ n’aura jamais faim. « Jésus leur répondit : Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6:35).

Dans Jean 10:28-30, Jésus a dit : « Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un. » Jean nous confirme ici que le Père et le Fils est un et travaille en unité parfaite. À Marthe, lors du décès de Lazare : « Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde » (Jean 11:25-27).

Fondé sur la Parole de Dieu, Jean nous donne des indices par lesquels nous pouvons savoir que nous « vivons » :

Le premier indice est que nous aimons et gardons Ses commandements. Dans 1 Jean 2:3-5, l’apôtre nous dit : « par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. »

Ensuite, nous connaissons et aimons la vérité. Dans 1 Jean 2:20, nous avons la confirmation que : « Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part du Saint, et vous connaissez toutes choses. » Nous nous laissons guider par le Saint-Esprit.

Nous aimons les frères et les sœurs. Dans 1 Jean 3:13-15, Jean nous déclare : « Frères, ne vous étonnez point si le monde vous hait. Quand nous aimons nos frères [et nos sœurs], nous connaissons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas son frère [ou sa sœur] demeure dans la mort. Quiconque hait son frère [ou sa sœur] est un meurtrier ; et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. »

Nous savons que le Saint-Esprit vit en nous parce que, dans 1 Jean 4:12-15, nous apprenons que : « Personne n’a jamais vu Dieu : si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. En ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit. Et nous avons vu, et nous rendons témoignage que le Père a envoyé le Fils, le Sauveur du monde. Quiconque confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. »

Mais qui était Jésus ? Un simple homme ayant beaucoup de Saint-Esprit ? Ou était-Il plus que cela ? L’apôtre Jean nous donne un portrait condensé que nous avons lu tant de fois et que très peu semblent comprendre tellement le message est fort et puissant. Jean débute en disant : « Au commencement était la Parole, [et] la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jean 1:1-4). Une multitude de biochimistes ont tenté depuis plus d’un siècle de déterminer comment la vie a pu évoluer à partir d’un objet sans vie. Une telle recherche est impossible et absurde, car le système de reproduction le plus simple serait infiniment plus complexe que la machine la plus élaborée créé par l’homme. La vie ne peut venir que de la vie. La première apparition d’une vie humaine, ou autre, ne pouvait entrer en existence que par une création du Dieu vivant.

Le roi David fut inspiré d’écrire cet hommage pour nous à son Créateur,  dans Psaume 139:14-16 : « Je te loue de ce que j’ai été fait d’une étrange et merveilleuse manière ; tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Mes os ne t’étaient point cachés, lorsque j’étais formé dans le secret, oeuvré comme un tissu dans les lieux bas de la terre. Tes yeux m’ont vu, lorsque j’étais comme une masse informe, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient réservés, quand aucun d’eux n’existait. » Plus tard, Paul a rendu hommage à ce même Dieu : « Car en Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; comme l’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : Car de Lui nous sommes aussi la race. Étant donc de la race de Dieu » (Actes 17:28-29).

Paul s’adressait à des Athéniens pour leur faire connaître le véritable Dieu : « Car en passant, et en regardant vos divinités, j’ai trouvé même un autel sur lequel il y a cette inscription : AU DIEU INCONNU. Celui donc que vous honorez, sans le connaître, c’est celui que je vous annonce. Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans les temples bâtis de mains d’hommes. Il n’est point servi par les mains des hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Et il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes, pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé la durée précise et les bornes de leur habitation ; pour chercher le Seigneur, pour voir si en le cherchant à tâtons, ils le trouveraient, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous » (Actes 17:23-27).

Paul ajoute maintenant ceci, dans Hébreux 1:2-4, au sujet de Dieu qui : « Nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses ; par lequel aussi il a fait le monde ; et qui, étant la splendeur de Sa gloire et l’empreinte de Sa personne, et soutenant toutes choses par Sa parole puissante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts ; ayant été fait d’autant plus excellent que les anges, qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur. » Jésus était la personnification même de Dieu dans une chaire humaine. Emmanuel, Dieu parmi nous. Nos battements de cœur, la respiration de nos poumons, les atomes qui composent notre corps, tout est continuellement maintenu en vie pas la puissance de Sa parole.

Si Dieu décidait de retirer Sa puissance pour un seul moment, toute vie cesserait sur la terre et la lumière cesserait aussi, laissant une noirceur totale. Même les athées qui rejettent Dieu et blasphèment Son nom doivent leur existence à Sa puissance et à Sa grâce. Donc, quand on voit que « en Lui était la vie », cela ne voulait pas simplement dire qu’Il était vivant, mais plutôt que toute vie venait de Lui. Cela veut carrément dire avoir le pouvoir de donner la vie par une naissance, mais aussi de redonner la vie éternelle par une résurrection. Regardons ensemble les paroles de Jésus dans Jean 5:25-27 : « En vérité, en vérité je vous le dis, le temps vient, et il est déjà venu, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et que ceux qui l’auront entendue vivront. Car, comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d’avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. »

La vie est en Jésus. Lui seul a vaincu la mort en ressuscitant des morts. « Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, de même aussi le Fils donne la vie à ceux qu’il veut » (Jean 5:21). L’apôtre Paul nous l’explique ainsi dans 1 Corinthiens 15:45-46 : « Suivant qu’il est écrit : Le premier homme, Adam, a été fait une âme vivante ; mais le dernier Adam [Jésus] est un Esprit vivifiant ; or, ce n’est pas ce qui est spirituel, mais ce qui est animal, qui est le premier ; ce qui est spirituel vient après. » Ainsi : « Qui a le Fils, a la vie ; qui n’a point le Fils de Dieu, n’a point la vie » (1 Jean 5:12). « Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles de la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ;   mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire, » nous dit Paul, dans Colossiens 3:2-4.

Pour indiquer à Ses disciples de ne pas sommeiller en attendant Son retour, Jésus leur donna cette parabole. Dans Luc 19:12-13 : « Il dit donc : Un homme de grande naissance s’en alla dans un pays éloigné pour prendre possession d’un royaume, et s’en revenir ensuite. Et ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix marcs d’argent, et leur dit : Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. » Jésus leur proposa cette parabole parce qu’Il était près de Jérusalem et qu’ils croyaient que le Royaume de Dieu allait paraître bientôt. Jésus voulait les voir plutôt occupés à utiliser leurs talents et les opportunités qui se présenteraient d’être au service de leur Maître jusqu’à Son retour.

Le mot traduit « valoir » utilisé par Jésus vient du grec pragmatenomai d’où nous tirons le mot pragmatique qui veut dire « d’une façon pratique », et ce mot paraît cette seule fois dans le Nouveau Testament. Un autre mot qui lui ressemble et qui paraît également une seule fois dans la Nouvelle Alliance se trouve dans 2 Timothée 2:4, où Paul dit : « Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. » Ici, le mot « affaires » vient du grec pragmateia. Paul met en garde ceux qui souhaiteraient devenir des bons soldats pour Christ de ne pas trop s’engager dans les affaires du monde, s’ils veulent être appréciés par leur Officier commandant.

Au début, il semblerait y avoir une contradiction, ici. Jésus dit de demeurer occupé afin de faire valoir nos talents dans le monde jusqu’à Son retour, alors que Paul dit de ne pas trop s’engager dans les choses du monde. Il n’y a aucune contradiction ici si nous prenons en considération la motivation qui est impliquée dans ces deux passages bibliques. Quelle que soit notre vocation dans la vie, nous devrions faire ce travail et toutes les autres responsabilités qui s’y rattachent avec diligence et fidélité, par amour pour Jésus. Si, toutefois, nous permettons à notre vocation de devenir le but ultime de notre carrière au lieu d’être employés au service de Jésus, nous devenons alors mêlés dans les affaires de ce monde, et cela Lui déplaît.

Christ désire que nous soyons toujours diligents dans ce qu’Il nous a appelés à accomplir jusqu’à Son retour. Il faut cependant être certain que nous le faisons pour Lui et non pour nous-mêmes. Dans Jean 1:9-13, nous lisons : « La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle ; mais Lui le monde ne l’a pas connu. Il est venu chez les siens ; et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » La Bible nous enseigne clairement que la Foi en la Personne et dans le travail de salut de Jésus-Christ est essentiel au dit salut. Jésus Lui-même a dit, dans Jean 14:6-7 : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès à présent vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

En prononçant ces paroles à Ses disciples, Jésus Se déclarait l’image visible du Père. Pas une autre personne, mais la même que le Père et que les disciples voyaient devant eux. C’est pourquoi : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Cela veut dire qu’il n’y a pas de salut dans l’islam, dans le bouddhisme, dans le communisme et certainement pas dans l’humanisme évolutionnaire, ou toute autre foi sauf qu’en Christ ! Mais qu’en est il des millions et des milliards de gens, tout au long des siècles, qui sont nés et qui sont morts sans jamais avoir entendu le nom de Jésus-Christ ?

L’apôtre Paul nous dit, dans Romains 10:17-21 : « La foi vient donc de ce qu’on entend ; et ce qu’on entend, vient de la parole de Dieu. Mais je demande, ne l’ont-ils point entendue ? Au contraire, leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Je demande encore : Israël n’en a-t-il point eu connaissance ? Moïse dit le premier : Je vous provoquerai à la jalousie par ce qui n’est pas un peuple ; je vous exciterai à l’indignation par une nation privée d’intelligence. Et Ésaïe ose dire : J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient point, j’ai été connu par ceux qui ne s’informaient point de moi. Mais à l’égard d’Israël, il dit : J’ai tout le jour étendu mes mains vers un peuple rebelle et contredisant. »

C’est-à-dire qu’ils ont tous entendu, mais se sont-ils tous converti ? Regardez autour de vous et répondez ! Jésus était la lumière du monde envoyée à chaque personne. Dans Psaume 19:2-7, il est écrit : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains. Le jour parle au jour, et la nuit enseigne la nuit. Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont la voix ne s’entende pas. Leur voix se répand par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. Là, il a dressé un pavillon pour le soleil. Et lui, il est comme un époux sortant de sa chambre nuptiale ; il se réjouit, comme un héros, de parcourir la carrière. Il part de l’un des bouts des cieux, et son tour s’achève à l’autre bout ; et rien ne se dérobe à sa chaleur. » C’est à cela que Paul faisait allusion.

Paul a également insisté : « Car en lui [Jésus] la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. Car la colère de Dieu se déclare du ciel contre toute l’impiété et l’injustice des hommes, qui retiennent la vérité dans l’injustice, parce que ce qu’on peut connaître de Dieu est manifesté parmi eux, car Dieu le leur a manifesté. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables, parce qu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces : au contraire, ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été rempli de ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous » (Romains 1:17-22).

Donc, selon Pierre : « En vérité, je reconnais que Dieu n’a point égard à l’apparence des personnes ; mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui s’adonne à la justice, lui est agréable. Telle est la parole qu’il a donnée aux enfants d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous » (Actes 10:34-36). « Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par Lui. Celui qui croit en Lui n’est point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et la cause de cette condamnation, c’est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3:17-19).

Ancien païen, Corneille cherchait Dieu et il a reçu Pierre avec l’Évangile. Dans Actes 10:1-5, nous lisons : « Il y avait à Césarée un homme, nommé Corneille, centurion de la cohorte appelée Italique. Il était religieux et craignant Dieu, lui et toute sa famille, faisant aussi beaucoup d’aumônes au peuple, et priant Dieu continuellement. Il vit clairement dans une vision, environ la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entra chez lui, et lui dit : Corneille ! Et ayant les yeux attachés sur l’ange et tout effrayé, il dit : Qu’y a-t-il, Seigneur ? Et l’ange lui dit : Tes prières et tes aumônes sont montées en mémoire devant Dieu. Envoie donc présentement des gens à Joppe, et fais venir Simon, qui est surnommé Pierre. »

Le lendemain, comme les serviteurs étaient en chemin et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le haut de la maison, à la sixième heure, environ, pour prier. « Et ayant faim, il voulut prendre son repas ; et comme on le lui apprêtait, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un vase qui descendait sur lui semblable à une grande nappe retenue par les quatre coins, et qui s’abaissait vers la terre ; dans lequel il y avait tous les quadrupèdes de la terre, et les bêtes sauvages, et les reptiles, et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Pierre, lève-toi, tue, et mange. Mais Pierre répondit : Non, Seigneur ; car je n’ai jamais rien mangé d’impur ou de souillé. La voix lui dit encore pour la seconde fois : Ne regarde pas comme souillé ce que Dieu a purifié. Et cela arriva par trois fois ; après quoi le vase fut retiré dans le ciel » (Actes 10 :10-16).

« Or comme Pierre hésitait en lui-même sur le sens de la vision qu’il avait eue, les hommes envoyés de la part de Corneille, s’étant informés de la maison de Simon, arrivèrent à la porte. Et ayant appelé, ils demandèrent si Simon, surnommé Pierre, était logé là. Et comme Pierre pensait à la vision, l’Esprit lui dit : Voilà trois hommes qui te demandent. Allons, lève-toi, descends, et t’en va avec eux, sans faire aucune difficulté ; car c’est moi qui les ai envoyés. Pierre étant donc descendu vers ces hommes qui lui étaient envoyés de la part de Corneille, leur dit : Me voici, je suis celui que vous cherchez ; pour quel sujet êtes-vous venus ? Ils dirent : Corneille, centurion, homme juste et craignant Dieu, et à qui toute la nation des Juifs rend témoignage, a été averti par un saint ange, de te faire venir dans sa maison, pour entendre ce que tu lui diras. Pierre les ayant donc fait entrer, les logea ;  et le lendemain il s’en alla avec eux, et quelques-uns des frères de Joppe l’accompagnèrent » (Actes 10:17-23).

« Le jour suivant, ils entrèrent à Césarée. Or, Corneille les attendait avec ses parents et ses plus intimes amis qu’il avait réunis. Et comme Pierre entrait, Corneille alla au-devant de lui, et se jetant à ses pieds, l’adora. Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi-même aussi je suis un homme. Et s’entretenant avec lui, il entra, et trouva plusieurs personnes assemblées. Et il leur dit : Vous savez qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger, ou d’aller chez lui ; mais Dieu m’a appris à ne dire aucun homme souillé ou impur. C’est pourquoi, ayant été appelé, je suis venu sans aucune difficulté. Je vous demande donc pour quel sujet vous m’avez fait venir. Alors Corneille dit : Il y a quatre jours, à cette heure, que j’étais en jeûne et en prières dans ma maison à la neuvième heure, et tout d’un coup un homme, couvert d’un vêtement resplendissant, se présenta devant moi, et dit : Corneille, ta prière est exaucée, et Dieu s’est souvenu de tes aumônes. Envoie donc à Joppe, et fais venir Simon, surnommé Pierre ; il est logé dans la maison de Simon, corroyeur, près de la mer ; quand il sera venu, il te parlera » (Actes 10:24-32).

« C’est pourquoi j’ai aussitôt envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir. Nous voici donc tous maintenant présents devant Dieu, pour entendre tout ce que Dieu t’a commandé. Alors Pierre, prenant la parole, dit : En vérité, je reconnais que Dieu n’a point égard à l’apparence des personnes ; mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui s’adonne à la justice, lui est agréable. Telle est la parole qu’il a donnée aux enfants d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, après le baptême que Jean a prêché ; comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de puissance Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient opprimés par le diable ; parce que Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de toutes les choses qu’il a faites, tant au pays des Juifs qu’à Jérusalem. Ils l’ont fait mourir, le pendant au bois ; mais Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et lui a donné de se faire voir, non à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance ; à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il a été ressuscité des morts » (Actes 10:33-41).

Dans Actes 10:42-48, nous découvrons comment les premiers Gentils furent baptisés dans l’Église, car Pierre nous déclare : « Et il [Jésus], nous a commandé de prêcher au peuple, et d’attester que c’est lui que Dieu a établi juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui ce témoignage, que quiconque croit en lui, reçoit la rémission des péchés par son nom. Comme Pierre tenait encore ce discours, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient ce qu’il disait. Et tous les fidèles circoncis, qui étaient venus avec Pierre, furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler diverses langues, et glorifier Dieu. Alors Pierre reprit : Quelqu’un peut-il refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit, aussi bien que nous ? Et il commanda qu’on les baptisât au nom du Seigneur. Alors ils le prièrent de demeurer quelques jours avec eux. »

Et notez bien que Pierre commanda qu’on les baptise au nom du Seigneur, et non pas au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, car Pierre avait compris que ces trois ne formaient qu’un seul Dieu. C’est ainsi que Dieu envoya encore plus de lumière afin que : « celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu » (Jean 3:21). Et c’est ainsi que les Gentils ont eu accès à la vie éternelle.




D.438 – La véritable adoration

Par Joseph Sakala

ne femme samaritaine a exprimé ceci à Jésus : « Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi ; le temps vient que vous n’adorerez plus le Père ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; pour nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. Cette femme lui répondit : Je sais que le Messie, celui qu’on appelle Christ, doit venir ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle » (Jean 4:20-26). Alors que Jésus défendait à Ses propres disciples de dire à quiconque qu’Il était le Messie, Jésus profite de cette occasion pour l’annoncer à une païenne.

Le mot « adorer » est fréquemment utilisé de nos jours dans les cercles religieux, sans pourtant que soient appréciées les précisions spécifiquement établies pour l’adoration. Nous voyons des chorales d’adoration, des équipes d’adoration, des manuels d’adoration, des confréries d’adorations et j’en passe. Très souvent, la compréhension vitale d’adoration est incomprise. Dans l’hébreu original, comme dans le grec, le mot traduit « adorer » veut simplement dire se prosterner. Nous le voyons pour la première fois dans Genèse 18:1-2 : « Puis l’Éternel apparut à Abraham aux chênes de Mamré, comme il était assis à la porte de la tente, pendant la chaleur du jour. Il leva les yeux, et regarda ; et voici, trois hommes étaient debout devant lui. Et dès qu’il les vit, il courut au-devant d’eux, de la porte de la tente, et se prosterna en terre. » Abraham s’est prosterné en un acte de soumission pour manifester son désir de vouloir faire la volonté de l’Éternel.

La dernière fois que nous voyons le mot « adorer » utilisé, c’est dans Apocalypse 22:8-9 : « Et moi, Jean, je suis celui qui a vu et entendu ces choses. Et après les avoir entendues et vues, je me jetai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ; car je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. » Notez que l’ange n’accepte pas que Jean l’adore. Alors, si vous entendez parler qu’il y a eu l’apparition d’un ange, d’un saint ou d’une sainte quelconque qui aurait accepté de se faire adorer, méfiez-vous de ce genre d’apparition ! Seul Dieu, notre Créateur et Sauveur, est digne d’être véritablement adoré. Cette adoration comprend de se prosterner simplement devant Dieu en soumission totale pour faire Sa volonté. Voilà pourquoi l’adoration doit être « en esprit et en vérité ». Notre esprit doit se soumettre entièrement à Dieu qui est Lui-même Esprit, et cela ne peut se faire que dans la vérité.

Souvenez-vous toujours des paroles de Jésus concernant le Saint-Esprit qu’Il allait envoyer vivre dans Ses disciples. « Mais quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point par lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir. C’est lui qui Me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à Moi, et qu’il vous l’annoncera. Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16:13-15). Et Il l’a fait de quelle manière ? En révélant la Parole de Dieu à ceux qui ont écrit le Nouveau Testament, exactement comme Il l’a fait pour l’Ancien. « Sachez tout d’abord ceci, que nulle prophétie de l’Écriture ne vient d’une interprétation particulière. Car la prophétie n’a point été apportée autrefois par la volonté humaine ; mais les saints hommes de Dieu, étant poussés par le Saint-Esprit, ont parlé » (2 Pierre 1:20-21).

Ceux qui pensent que la Sainte Bible n’est qu’une accumulation d’écrits rédigés par des hommes laconiques qui avaient décidé d’écrire un livre pour nous faire connaître un Dieu n’ont aucune idée de ce qu’ils avancent. Le fait de ne pas croire en Dieu et de L’enseigner enlève-t-il l’existence de Dieu ? « Quoi donc ? si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Nullement ! Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu gagnes ta cause lorsqu’on te juge » (Romains 3:3-4).

Dans Sa prière au Père avant d’être crucifié, Jésus a prié pour Ses brebis. « Je leur ai donné Ta Parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du malin. Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et Je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (Jean 17:14-19).

Un homme peut-il se sanctifier lui-même ? Impossible ! Seul Dieu, qui est Lui-même Saint, peut sanctifier un humain. Alors, ceux qui prétendent que Jésus n’était pas « Emmanuel » – Dieu parmi nous – font un menteur du seul Sauveur Jésus, car : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Toutes les religions du monde ont leurs dieux qu’elles adorent, mais la véritable adoration doit être continuellement dirigée vers le Créateur de tout ce qui existe. Elle doit être faite en toute humilité et en toute soumission dans le désir de vouloir faire Sa volonté telle que décrite dans Sa Parole, étant guidé par Son Saint-Esprit et, par le fait même, en glorifiant Christ. Regardons ensemble une autre occasion d’adoration.

Dans Genèse 22:5, nous lisons ceci : « Et Abraham dit à ses serviteurs : Demeurez ici avec l’âne. Moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; puis nous reviendrons vers vous. » Nous avons tendance à croire qu’adorer Dieu veut dire Lui chanter des cantiques, Lui faire des témoignages de fidélité ou écouter un puissant sermon sur le Plan de Dieu pour l’humanité. C’est bien de faire cela, mais il est évident que ce n’est pas le cas dans le verset que nous venons de lire. Parce qu’Abraham avait l’intention d’offrir son fils Isaac comme sacrifice sur un autel, en accord avec le commandement qu’il avait reçu de Dieu. Et, de plus, Isaac était d’accord pour être sacrifié. Car : « Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac son fils. Puis il prit dans sa main le feu et le couteau, et ils s’en allèrent tous deux ensemble » (v. 6). Fait à noter ici, Isaac n’était pas un petit enfant, mais plutôt un jeune homme.

Ainsi, le mot « adorer » veut dire « se prosterner en toute obéissance à la volonté de Dieu », qui seul mérite d’être adoré. Donc, l’acte suprême d’adoration d’Abraham était de consentir volontairement à sacrifier son fils bien-aimé pour plaire à la demande de Dieu, sans hésitation aucune. Il avait tellement foi en cette demande de Dieu qu’Abraham a : « pensé en lui-même que Dieu pouvait même le ressusciter des morts. Aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection » (Hébreux 11:19). C’est la raison pour laquelle il avait dit à ses deux serviteurs : « Nous adorerons, puis nous reviendrons vers vous. » Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que : « Abraham reçut le signe de la circoncision, comme un sceau de la justice de la foi qu’il avait eue, étant incirconcis ; afin d’être le père de tous ceux qui croient quoique incirconcis ; et que la justice leur fût aussi imputée » (Romains 4:11). Abraham n’eut ni doute ni crainte à l’égard de la promesse de Dieu, mais il fut fortifié par la foi, et il donna gloire à Dieu. Cet homme était vraiment puissant dans la foi.

Dans le Nouveau Testament, le mot grec pour « adorer » veut également dire « se prosterner selon la volonté de Dieu ». Il apparaît pour la première fois lorsque, Jésus étant né à Bethléhem, de Judée, au temps du roi Hérode, des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem. Dans Matthieu 2:2, ils dirent : « Où est le roi des Juifs qui est né ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer. » Donc, il y a bien longtemps de cela, un grand homme sur la terre, s’est prosterné devant Celui qui est descendu du ciel avec deux anges à Ses côtés, pour lui rendre visite. Dans le Nouveau Testament, des mages de l’Orient sont venus se prosterner devant Celui qui est descendu du ciel, prenant une forme humaine, en Lui apportant de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Le seul qui fut digne d’adoration.

Dans Jean 15:1-5, Jésus a dit ceci à Ses disciples : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu’il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Le commandement de Jésus exigeait de demeurer en Lui afin de porter beaucoup de fruit. Dans Jean 14:25, Jésus leur dit : « Je vous dis ces choses, tandis que je demeure avec vous. »

Dans Jean 14:8-11 : « Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père. Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait lui-même les oeuvres que je fais. Croyez-moi quand je dis que je suis dans le Père, et que mon Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de ces oeuvres mêmes. » Regardons ce que Jésus ajoute dans les versets 12 à 14 : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que je vais vers mon Père. Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Malgré ce que nous venons de lire : « Les chrétiens unitariens croient que Jésus Christ est le Fils de Dieu et le Sauveur de l’humanité. Ils croient au caractère divin de sa mission et de ses doctrines. Ils croient que l’Évangile que Jésus proclama émane de Dieu. Que la connaissance ainsi obtenue, la moralité prescrite, l’esprit insufflé, l’approbation reçue, les promesses faites, les perspectives d’avenir manifestées, les récompenses offertes, les punitions encourues, tout cela provient du grand Yahvé (ou Jéhovah selon les traductions). Ils ne croient cependant pas que Jésus Christ est le Dieu Suprême. Ils croient que, bien qu’exalté bien au-dessus de toute autre créature intelligente, Jésus est un être distinct, inférieur et dépendant du Père Tout-Puissant » [par Samuel Barrett, 1825].

Non seulement Jésus dévoile que Lui et le Père est la même personne, mais Il nous confirme également que, si nous demandons quelque chose au Père en Son nom, c’est Jésus qui le fera. Jésus nous transmet donc Son pouvoir pour accomplir Son œuvre, tout comme Jésus a admis que lorsque’Il parlait, c’est le Père qui parlait par la bouche de Jésus. Autrement dit, Dieu le Père parlait au-travers de Sa propre chair humaine : Jésus-Christ. Et en parlant du Saint-Esprit, Jésus leur dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous » (Jean 14:15-17).

Donc, la promesse de Jésus, qui fut la Parole de Dieu vivant en être humain, était claire. Que l’Esprit de Dieu (le Consolateur), l’Esprit de vérité, vivrait en nous éternellement, parce que nous Le connaissons, mais que le monde ne peut pas recevoir maintenant, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point. Mais pour nous, dans Jean 14:20-21, Jésus ajoute : « En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements, et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. »

Le véritable converti doit toujours se souvenir que c’est un éminent privilège d’appartenir à Jésus, car Il nous dit que : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que Je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jean 15:16-17). Notez que, dans tout cela, il y a une exigence, celle de garder Ses Commandements. Si nous faisons cela Dieu continuera de demeurer en nous et nous dans Son amour. Et, dans Jean 15:11, Jésus ajoute : « Je vous ai dit ces choses, afin que Ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. »

Non seulement devons-nous demeurer en Lui dans ce monde, mais également dans Son Royaume durant l’éternité. Avant de quitter Ses disciples Jésus leur a promis : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place [dans le Royaume]. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. Et vous savez où je vais, et vous en savez le chemin » (Jean 14:2-3). Pour ceux qui ont encore des doutes, Jésus leur dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. » Jésus est le seul nom : « Et il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).

Mais malgré cela, déclare Paul : « il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine doctrine, mais où, désireux d’entendre des choses agréables, ils s’amasseront des docteurs selon leurs convoitises, et fermeront l’oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables. Mais toi, sois vigilant en toutes choses, endure les afflictions, fais l’œuvre d’un évangéliste ; remplis complètement ton ministère, » dit Paul à son jeune évangéliste, dans 2 Timothée 4:3-5. C’est la onzième mention du mot « vérité » dans les deux lettres de Paul à Timothée. Paul ne lui écrivait pas sur l’importance d’être véritable en général, mais au sujet d’un corps spécifique d’informations concernant Jésus-Christ et Son importance vitale. Ainsi, « la vérité » était un thème très important dans les deux lettres de Paul à son jeune pasteur et, par extension, à tous les pasteurs appelés par Dieu.

Paul parle d’abord de la « connaissance de la vérité » requise pour le salut. Paul lui déclare : « Car cela est bon et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur, Qui veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité ; car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, homme, Qui s’est donné lui-même en rançon pour tous ; c’est là le témoignage rendu en son propre temps » (1 Timothée 2:3-6). Ensuite, il lui parle de la vérité en Christ : « pour lequel, (je dis la vérité en Christ, je ne mens point,) j’ai été établi prédicateur, apôtre et docteur des Gentils dans la foi et dans la vérité » (v. 7).

Puis, Paul lui déclare : « Je t’écris ceci, espérant d’aller bientôt vers toi, et afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et la base de la vérité. Et, de l’aveu de tous, le mystère de piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché parmi les Gentils, cru dans le monde, et élevé dans la gloire » (1 Timothée 3:14-16). « L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns se détourneront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs, et à des doctrines de démons ; par l’hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée, défendant de se marier, commandant de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés, afin que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité, en usent avec actions de grâces. Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la parole de Dieu et la prière. Si tu représentes ces choses aux frères, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie, » dit Paul à Timothée, dans 1 Timothée 4:1-6.

Paul insiste sur l’importance d’étudier la Bible comme Parole de Vérité. « Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité. Mais évite les discours profanes et vains ; car ceux qui les tiennent tombent toujours plus dans l’impiété ; et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques-uns » (2 Timothée 2:15-18). Ainsi que leur véritable repentance qui requiert la confirmation de la vérité. « Or, il ne faut pas que le serviteur du Seigneur aime à contester ; mais il doit être doux envers tous, propre à enseigner, patient ; redressant avec douceur les adversaires, attendant que Dieu leur donne la repentance, et leur fasse connaître la vérité, et qu’ils sortent de l’ivresse des pièges du diable, qui les tient captifs et soumis à sa volonté » (2 Timothée 2:24-26).

Paul a aussi mis en garde Timothée contre les faux enseignants. « Si quelqu’un enseigne autrement, et ne s’attache pas aux salutaires paroles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien ; mais il a la maladie des contestations et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les médisances, les mauvais soupçons, et les vaines discussions de gens qui ont l’esprit corrompu, qui sont privés de la vérité, et qui regardent la piété comme une source de gain. Sépare-toi de ces gens-là », dit Paul dans 1 Timothée 6:3-5. « …ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la force. Éloigne-toi aussi de ces gens-là. De ce nombre sont ceux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent de pauvres femmes chargées de péchés, entraînées par diverses passions ; qui apprennent toujours, et ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 3:5-7).

La raison pour laquelle ils ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité, c’est que, désireux d’entendre des choses agréables et des doctrines confortables qui ne viennent en rien déranger leur quotidien douillet, ils s’amassent des doctorats selon leurs convoitises et ferment l’oreille à la vérité, et se tournent ainsi vers des fables. À Ses disciples, par contre, Jésus a déclaré : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès à présent vous le connaissez, et vous l’avez vu. » À Philippe qui lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit, Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père ? » (Jean 14:8-9). Mais à ceux qui disent comme Pilate : « Qu’est-ce que la vérité ? », c’est, soit qu’ils la recherchent, mais ne l’ont pas encore trouvée, ou soit qu’ils ne sont pas intéressés à faire le moindre effort pour la trouver. Croyez-vous toujours que toutes les religions sont bonnes et mènent au véritable Dieu ? Croyez-vous encore que vous puissiez être sauvés par Mahomet ou par Bouddha, par Hari Krishna ou tout autre faux dieu ? Ou alors par le faux Jésus que l’on prêche dans de nombreuses églises chrétiennes enseignant un autre évangile ?

Regardons cette belle salutation de l’apôtre Jean à l’Église : « L’Ancien, à la dame élue et à ses enfants, que j’aime dans la vérité, et non pas moi seul, mais encore tous ceux qui ont connu la vérité, À cause de la vérité qui demeure en nous, et qui sera avec nous pour l’éternité » (2 Jean 1:1-2). Le mot « vérité » apparaît plus souvent dans l’Évangile et les épîtres de Jean que dans tout autre livre du Nouveau Testament. Il devient alors évident qu’un des plus grands thèmes des Écritures de Jean est la vérité ! L’Éternel est en effet le Dieu de la vérité, car la parole de l’Éternel est droite et toute Son œuvre est faite avec fidélité. Jésus était l’incarnation même de la vérité dans une chair humaine lorsqu’Il a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6).

La vérité réside éternellement en Christ, car la Bible nous révèle qu’Il est le Créateur de tout ce qui existe et, par le fait même, Jésus est la définition de la vérité. Mais comment est-il possible que cette vérité puisse demeurer en nous et être avec nous durant l’éternité ? C’est impossible en l’homme naturel. Cela peut seulement arriver par le Saint-Esprit et c’est ce que Jésus nous a promis lorsqu’Il est monté au ciel vers Son Père. Regardons ensemble cette magnifique promesse de Christ quand Il a déclaré : « Je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viens à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous me verrez ; parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous » (Jean 14:16-20).

Cela étant ainsi, avec le Saint-Esprit vivant toujours en nous, nos paroles, nos actions et nos vies entières devraient être constamment caractérisées par la vérité. « C’est pourquoi, » nous dit Paul, « ayant dépouillé le mensonge, que chacun parle selon la vérité à son prochain, car nous sommes membres les uns des autres » (Éphésiens 4:25). À cela, l’apôtre Jean ajoute : « Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous n’agissons pas selon la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:6-7).

Mais étant encore dans la chair, nous pouvons néanmoins pécher. Lorsque nous péchons : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9). « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ, » nous déclare Paul, dans Philippiens 4:7. Cette précieuse promesse est fondée sur Sa protection, établie dans notre cœur et dans nos pensées au-travers de Sa paix.

Essayez d’imaginer un cercle d’anges qui vous protège. Y croyez-vous ? Ou bien, sommes-nous comme le serviteur d’Élisée « qui se leva de grand matin et sortit ; et voici, des troupes, avec des chevaux et des chars, environnaient la ville. Et son serviteur lui dit : Hélas ! mon seigneur, comment ferons-nous ? Et Élisée pria et dit : O Éternel, daigne ouvrir ses yeux et qu’il voie ! Et l’Éternel ouvrit les yeux du serviteur, et il vit ; et voici, la montagne était pleine de chevaux et de chars de feu, autour d’Élisée » (2 Rois 6:16-17). Mais c’est aussi une guerre spirituelle que nous avons a combattre ! Et Paul lui-même a déclaré ceci, dans Romains 7:23 : « Mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. »

Si ce n’était pas de la paix, qui excède toute compréhension humaine, nous succomberions très rapidement à toute tentation de Satan. Or, il est possible d’être vainqueur, mais seulement avec Christ. Car : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ; vous aurez des afflictions dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16:33). La paix de Dieu est une paix surnaturelle, pas une fausse paix qui vient de la méditation transcendantale ou le rejet strictement humain du lion rugissant qui tente de vous dévorer. L’apôtre Pierre nous met en garde, dans 1 Pierre 5:8-9 : « Soyez sobres, veillez ; car le diable, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions. »

Cette paix nous vient directement de Jésus notre Seigneur, qui nous a déclaré : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne craigne point » (Jean 14:27). Elle nous vient au-travers de Ses instructions afin que nous puissions avoir cette paix. Puisque cette paix surnaturelle nous vient directement de Dieu, elle nous vient par les Écritures et doit régner dans nos cœurs. Alors, Paul, dans Colossiens 3:5-7, nous demande : « Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles. »

Il ne peut y avoir de vacillation, ni d’hésitation au sujet de la source, de l’autorité, de notre capacité ou de la stabilité de cette paix de Christ. Car la guerre qui fait rage dans nos membres ou dans notre corps peut dissiper la vision de la protection divine dans notre cœur et notre esprit. « Car l’affection de la chair c’est la mort ; mais l’affection de l’esprit c’est la vie et la paix ; parce que l’affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ;  et en effet, elle ne le peut [même pas]. Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu » (Romains 8:6-8). Alors : « que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés en un seul corps, règne dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite abondamment en vous, en toute sagesse » dit Paul, dans Colossiens 3:15-16.

Soyons reconnaissants comme Paul qui, dans Philippiens 4:10-13, nous confie : « Or, je me suis grandement réjoui dans le Seigneur, de ce qu’enfin vous avez fait refleurir vos sentiments pour moi ; vous pensiez bien à moi, mais vous manquiez d’occasion. Je ne dis pas cela par rapport à mon indigence ; car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais être dans l’abaissement, je sais aussi être dans l’abondance ; en tout et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim ; à être dans l’abondance, et à être dans la disette. Je puis tout par Christ, qui me fortifie. » Le mot « content », dans notre langage moderne, a une connotation négative, donnant l’impression que l’on n’a que peu d’ambition.

Tandis que, dans le grec – que le Saint-Esprit a choisi pour ce passage – il exprime une autosuffisance capable de vaincre les circonstances qui s’opposent au but que quelqu’un s’est fixé pour le poursuivre en dépit des difficultés. Paul avait expérimenté la faim et l’abondance. Il savait fort bien accepter l’obscurité comme la célébrité dans sa mission. Parfois, il avait plus que les ressources nécessaires pour accomplir ce que Dieu lui demandait de faire, mais d’autres fois, les ressources se faisaient rares. Peu importe, Paul avait appris à être autosuffisant. Et c’est la même chose pour chaque chrétien converti aujourd’hui. Car cette autosuffisance vient également de ce même Dieu qui nous appelle.

Notre problème est que, trop souvent, nous cherchons exclusivement la solution physique et nous négligeons la solution que Jésus nous fournit par Sa grâce. Voici ce que Jésus a dit à Paul : « Ma grâce te suffit ; car ma force s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc plus volontiers dans mes infirmités, afin que la force de Christ habite en moi. C’est pourquoi je me complais dans les infirmités, dans les opprobres, dans les misères, dans les persécutions, dans les angoisses pour le Christ ; car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12:9-10). Les ressources de notre Dieu omnipotent sont suffisantes pour tout accomplir. « Que votre conduite soit exempte d’avarice ; soyez contents de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Certainement je ne te laisserai point, et je ne t’abandonnerai point » (Hébreux 13:5). Car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon Son plaisir. Et c’est à ce Dieu que nous devrions offrir la véritable adoration.




D.437 – Un rappel au souvenir

Par Joseph Sakala

Dans la Bible, Dieu nous rappelle que : « ayant un grand Sacrificateur établi sur la maison de Dieu ; approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Retenons sans fléchir la profession de notre espérance ; car celui qui a fait la promesse est fidèle » (Hébreux 10:21-23). « Or, souvenez-vous des premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat de souffrances ; quand, d’un côté, vous avez été exposés publiquement à des opprobres et des persécutions, et que, de l’autre, vous avez pris part aux maux de ceux qui étaient ainsi traités » (Hébreux 10:32-33).

Notre génération actuelle, tout comme les Hébreux chrétiens qui ont suivi la première génération après Jésus, semble en danger grave d’oublier les grands sacrifices qu’ont faits les générations antérieures pour nous donner la liberté que nous connaissons. Ce qui semble presque délibéré dans notre héritage chrétien est en train de prendre place au sein de nos écoles publiques ainsi que dans nos universités depuis que la Deuxième Guerre Mondiale s’est terminée. Le Jour du Souvenir ne devrait pas être seulement une occasion d’avoir du temps de repos et de plaisir, mais plutôt de rappeler le souvenir de ceux qui ont souffert et donné leur vie afin d’assurer notre liberté politique et religieuse. Particulièrement la liberté de croire et de proclamer l’Évangile du Salut de Christ qui motivait tant nos ancêtres.

Et encore plus important, nous rappeler chaque jour le sacrifice de Jésus-Christ qui est mort afin que nous ayons une paix éternelle produisant la vie éternelle pour tous ceux qui croient. Nous avons le témoignage d’un moment précis pour nous souvenir de cela, lorsque nous observons la Cène spéciale que Jésus a établie afin de nous souvenir de Son corps rompu et de Son sang versé. Dans 1 Corinthiens 11:23-26, Paul nous déclare : « Car pour moi, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai aussi enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain ; et ayant rendu grâces, il le rompit, et dit : Prenez, mangez ; ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même aussi, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez de ce pain, et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » Et les véritables chrétiens se sont rappelé de Lui de cette façon, depuis que Jésus a rencontré Ses disciples le soir avant de mourir pour nos péchés.

Toutefois, nous avons également besoin de nous rappeler de Lui chaque jour, pas seulement pendant des jours cédulés pour l’adoration, mais chaque jour de l’année en reconnaissance de tout ce que Christ a accompli pour nous. Comme disait si bien Paul : « Je rends grâces à mon Dieu, toutes les fois que je me souviens de vous ; priant toujours pour vous tous avec joie, dans toutes mes prières, à cause de votre commun attachement à l’Évangile, depuis le premier jour jusqu’à maintenant ; étant persuadé que Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre, en poursuivra l’accomplissement jusqu’au jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1:3-6).

Dans Philippiens 4:4-7, Paul nous dit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le dis encore : Réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » Ce commandement encourageant fut utilisé à maintes occasions pendant de nombreux sermons pour stimuler les saints tout au long des siècles. Le simple fait d’avoir utilisé ce décret, dans Philippiens 4:4, résume sommairement tous les autres passages où le terme est employé.

Réjouissez-vous (un commandement impératif) dans le Seigneur (la manière de se réjouir) toujours (en chaque circonstance et sous toute condition). La joie est une condition divine. A cause de notre penchant vers le péché, nous ne pouvons pas facilement nous réjouir dans le Seigneur. Nous pouvons ressentir des moments de joie et des expériences qui peuvent remplir nos cœurs de délices et de plaisir, mais la véritable joie, la capacité de se réjouir, ne peut venir que de Dieu. Regardons quelques exemples dans l’Ancien Testament pour mieux saisir comment les justes se réjouissaient. David nous déclare, dans Psaume 32:11 : « Justes, réjouissez-vous en l’Éternel, et vous égayez ! Chantez de joie, vous tous qui avez le cœur droit ! » Et, dans Psaume 33:1, nous lisons : « Justes, réjouissez-vous en l’Éternel ! La louange convient aux hommes droits. »

« Que tous ceux qui te cherchent s’égaient et se réjouissent en toi ; que ceux qui aiment ta délivrance disent sans cesse : Magnifié soit l’Éternel ! » nous dit Psaume 40:17. Notez bien, dans Psaume 71:23, que : « Mes lèvres, et mon âme que tu as rachetée, chanteront de joie quand je te psalmodierai. » Et finalement, dans Psaume 97:12, nous pouvons lire : « Justes, réjouissez-vous en l’Éternel, et célébrez son saint nom ! » La joie et la réjouissance d’un chrétien sauvé produit des émotions, comme l’allégresse, des acclamations, des éloges, des chants et des remerciements. Mais l’objet de nos émotions doit toujours être la source de notre joie, Jésus notre Sauveur, notre Roi et notre Créateur.

Pour ce qui est de la modération pour ceux qui enseignent, Paul nous dit ceci : « Il faut donc que l’évêque soit irrépréhensible, mari d’une seule femme, sobre, prudent, rangé, hospitalier, capable d’instruire ; point adonné au vin, ni violent, ni porté au gain déshonnête, mais doux, éloigné des querelles, exempt d’avarice, gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission, en toute honnêteté. Car si quelqu’un ne sait pas conduire sa propre maison, comment gouvernera-t-il l’Église de Dieu ? Qu’il ne soit point nouvellement converti, de peur que, enflé d’orgueil, il ne tombe dans la condamnation du diable. Il faut aussi qu’il ait bon témoignage de ceux du dehors, de peur qu’il ne tombe dans l’opprobre et dans le piège du diable » (1 Timothée 3:2-7). Notez que Paul insiste sur la douceur de celui qui doit enseigner, ainsi que sur sa fidélité.

Dans Tite 3:2-7, Dieu l’a inspiré d’écrire au sujet de l’enseignant : « De ne médire de personne, de n’être point querelleurs, d’être modérés, et de montrer une parfaite douceur envers tous les hommes. Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, assujettis à des passions et à des voluptés diverses, vivant dans la malice et dans l’envie, dignes de haine, et nous haïssant les uns les autres. Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance. »

Lors d’une autre occasion, l’apôtre Jacques demande : « Y a-t-il parmi vous quelque homme sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse ; mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention dans votre cœur, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité. Ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, animale et diabolique. Car partout où sont la jalousie et la chicane, là il y a du trouble, et toute espèce de mal. Quant à la sagesse d’en haut, elle est d’abord pure, puis paisible, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits, impartiale et sans dissimulation. Or, le fruit de la justice se sème dans la paix, pour ceux qui s’adonnent à la paix » (Jacques 3:13-18).

Tite mentionne également qu’il faut montrer une parfaite douceur envers tous les hommes. Cela prendra encore plus d’efforts, car il est plus difficile d’appliquer l’équité envers tout le monde, plutôt que d’essayer d’être gentil dans tous nos rapports avec nos amis. Sûrement, le Saint-Esprit insistera pour que notre caractère intérieur soit modéré afin que Son comportement à Lui dégage Son véritable caractère. « Car il est évident que vous êtes une lettre de Christ, due à notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant ; non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair, celles du cœur. Or, c’est par Christ que nous avons une telle confiance devant Dieu » (2 Corinthiens 3:3-4). Ce qui veut dire que la douceur mentionnée dans le texte s’appliquerait également à la réputation et à la gentillesse de tous les chrétiens.

La raison pour laquelle cette demande est si importante, c’est que David déclare, dans Psaume 139:1-5 : « Éternel, tu m’as sondé, et tu m’as connu. Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève ; tu découvres de loin ma pensée. Tu vois quand je marche et quand je me couche ; tu connais parfaitement toutes mes voies. Même avant que la parole soit sur ma langue, voici, ô Éternel, tu la connais tout entière. Tu me tiens serré par-derrière et par-devant, et tu as mis ta main sur moi. » Il est parfois facile d’oublier que Dieu vit en nous par le Saint-Esprit et que chaque action et chacune de nos  pensées sont connues de notre Créateur.

« Au reste, frères, que toutes les choses qui sont véritables, toutes celles qui sont honnêtes, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont de bonne réputation, et où il y a quelque vertu, et qui sont dignes de louange ; que toutes ces choses occupent vos pensées. Vous les avez aussi apprises, reçues et entendues de moi, et vous les avez vues en moi. Faites-les, et le Dieu de paix sera avec vous, » nous dit Paul, dans Philippiens 4:8-9. Nos vies sont littéralement entourées de pensées d’impiété qui viennent souvent brouiller nos autres pensées jusqu’à ce que nous soyons affaiblis. Mais réfléchissez quelques moments à ce répertoire de pensées puissantes afin de vous remonter le moral dans différents domaines.

Sur la vérité – ce qui n’est pas caché. Jésus, en parlant de Lui-même, a déclaré ceci : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès à présent vous le connaissez, et vous l’avez vu. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait lui-même les oeuvres que je fais » (Jean 14:6-10).

Sur la Parole de Dieu. Écoutez les Paroles même de Jésus qui a dit au Père « Sanctifie-les par Ta vérité ; Ta parole est la vérité » (Jean 17:17).

Sur l’honnêteté« Je recommande donc, avant toutes choses, qu’on fasse des requêtes, des prières, des supplications et des actions de grâces pour tous les hommes ; pour les rois, et pour tous ceux qui sont constitués en dignité, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Car cela est bon et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur, Qui veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité, » nous dit Paul, dans 1 Timothée 2:-4. Et : « Que les diacres, de même, soient graves, sans duplicité, point adonnés aux excès du vin, ni portés au gain déshonnête ; conservant le mystère de la foi avec une conscience pure. Et que ceux-ci soient aussi d’abord éprouvés : qu’ensuite ils exercent leur ministère, s’ils sont sans reproche » (1 Timothée 3:8-10).

Sur la Justice« Le juste ne sera jamais ébranlé ; mais les méchants n’habiteront point sur la terre. La bouche du juste produira la sagesse ; mais la langue perverse sera retranchée. Les lèvres du juste connaissent ce qui est agréable ; mais la bouche des méchants n’est que perversité » (Proverbes 10:30-32).

Sur la pureté – Moralement et sexuellement chaste. Associée de près avec la sainteté. Dans 1 Jean 3:2-3, l’apôtre nous dit : « Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie lui-même, comme Lui est pur. »

La beauté« Considérez comment les lis croissent ; ils ne travaillent ni ne filent ; cependant, je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a point été vêtu comme l’un d’eux. Que si Dieu revêt ainsi une herbe qui est aujourd’hui dans les champs, et qui demain sera jetée dans le four, combien plus vous revêtira-t-il, gens de petite foi ? » (Luc 12:27-28).

Sur les Bonnes Nouvelles – Ceci demande de la discipline, parce qu’il y a beaucoup plus de mauvaises nouvelles que de bonnes dans ce monde. L’on nous encourage à faire un inventaire et à se rappeler des bonnes nouvelles. « De bonnes nouvelles apportées d’un pays éloigné, sont comme de l’eau fraîche à une personne altérée et lasse » (Proverbes 25:25). De véritables bonnes nouvelles devraient dominer nos pensées. Si nous faisons cela, Dieu promet Sa Paix dans nos vies.

Une personne qui ne se concentre seulement que sur des choses positives aura la Paix de Dieu dans sa vie, peu importe ce qui arrive, car : « mon Dieu pourvoira aussi à tous vos besoins, selon ses richesses, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4:19). La clé de cette promesse se situe dans nos besoins selon Ses richesses, avec gloire, en Jésus-Christ, comme nous Lui rendons aussi notre service en vue de Son Royaume. Dans Matthieu 5:1-11 : « Jésus, voyant la multitude, monta sur une montagne ; et lorsqu’il fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. Et ouvrant sa bouche, il les enseignait, en disant : Heureux les pauvres en esprit ; car le royaume des cieux est à eux. Heureux ceux qui sont dans l’affliction ; car ils seront consolés. Heureux les débonnaires ; car ils hériteront de la terre. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ; car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux ; car ils obtiendront miséricorde. Heureux ceux qui ont le cœur pur ; car ils verront Dieu. Heureux les pacifiques ; car ils seront appelés enfants de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ; car le royaume des cieux est à eux. Vous serez heureux lorsqu’à cause de moi on vous dira des injures, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal. » Mais jusqu’où ces besoins peuvent-ils être évidents selon les circonstances ?

Des millions d’Israélites avaient besoin de nourriture dans le désert et la manne leur est venue du ciel, chaque jour, pendant quarante ans. « Et les enfants d’Israël mangèrent la manne quarante ans, jusqu’à ce qu’ils fussent venus dans un pays habité ; ils mangèrent la manne, jusqu’à ce qu’ils fussent venus à la frontière du pays de Canaan » (Exode 16:35). Gédéon avait besoin d’une victoire sur les innombrables Madianites. « Gédéon, et les cent hommes qui étaient avec lui, vinrent à l’extrémité du camp, au commencement de la veille de minuit, comme on venait de poser les gardes. Ils sonnèrent des trompettes et cassèrent les cruches qu’ils avaient en leurs mains. Alors les trois bandes sonnèrent des trompettes, et cassèrent les cruches. Ils saisirent de leur main gauche les flambeaux, et de leur main droite les trompettes pour sonner ; et ils crièrent : L’épée pour l’Éternel et pour Gédéon ! Et ils se tinrent, chacun à sa place, autour du camp ; et tout le camp se mit à courir, à pousser des cris, et à fuir. Les trois cents hommes sonnèrent encore des trompettes, et par tout le camp l’Éternel tourna l’épée de chacun contre son compagnon. Et le camp s’enfuit jusqu’à Beth-Shitta, vers Tseréra, jusqu’au bord d’Abel-Mehola, vers Tabbath. Et les hommes d’Israël, ceux de Nephtali, et d’Asser, et de tout Manassé, s’assemblèrent et poursuivirent les Madianites » (Juges 7:19-23).

Élie avait besoin d’une puissante démonstration de l’autorité de Dieu. « Et, au temps où l’on offre l’oblation, le prophète Élie s’approcha et dit : Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël ! qu’on connaisse aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, et que je suis ton serviteur, et que c’est par ta parole que j’ai fait toutes ces choses. Exauce-moi, Éternel, exauce-moi ; et que ce peuple connaisse que c’est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur ! Alors le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, et le bois, les pierres, et la poussière, et absorba l’eau qui était dans le canal. Et tout le peuple, voyant cela, tomba sur son visage et dit : C’est l’Éternel qui est Dieu ; c’est l’Éternel qui est Dieu ! » (1 Rois 18:36-39).

Dans le Nouveau Testament : « Jésus entra une autre fois dans la synagogue, et il y avait là un homme qui avait une main sèche. Et ils l’observaient, pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat, afin de l’accuser. Alors il dit à l’homme qui avait la main sèche : Tiens-toi là au milieu. Puis il leur dit : Est-il permis de faire du bien dans les jours de sabbat, ou de faire du mal ? de sauver une personne, ou de la laisser périr ? Et ils se turent. Alors, les regardant avec indignation, et étant affligé de l’endurcissement de leur cœur, il dit à cet homme : Étends ta main. Et il l’étendit, et sa main devint saine comme l’autre. Et les pharisiens étant sortis, tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens contre lui, pour le faire périr » (Marc 3:1-5). D’après les pharisiens, Jésus n’avait pas le droit de guérir une main sèche, mais eux pouvaient comploter pour faire mourir le Sauveur du monde !

« Comme Jésus passait, il vit un homme aveugle dès sa naissance. Et ses disciples lui demandèrent : Maître, qui a péché, celui-ci ou ses parents, qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ce n’est pas que celui-ci ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui. Pendant qu’il est jour, il faut que je fasse les oeuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, dans laquelle personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. Ayant dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive, et il oignit de cette boue les yeux de l’aveugle, et il lui dit : Va, et te lave au réservoir de Siloé (ce qui signifie Envoyé). Il y alla donc et se lava, et il s’en alla voyant clair. Or, les voisins et ceux qui avaient vu auparavant qu’il était aveugle, disaient : N’est-ce pas là celui qui se tenait assis, et qui demandait l’aumône ? Les uns disaient : C’est lui ; d’autres : Il lui ressemble ; lui disait : C’est moi-même. Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? Il répondit : Un homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, et en a oint mes yeux, et m’a dit : Va au réservoir de Siloé, et t’y lave. Je suis donc allé, et me suis lavé, et je vois » (Jean 9:1-11). « Alors quelques-uns des pharisiens disaient : Cet homme n’est point de Dieu, puisqu’il ne garde pas le sabbat » (v. 16).

Un ami de Jésus nommé Lazare était mort. « Et Jésus pleura. Sur cela les Juifs disaient : Voyez comme il l’aimait. Mais quelques-uns d’entre eux disaient : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût pas ? Alors Jésus, frémissant de nouveau en lui-même, vint au sépulcre ; c’était une grotte, et on avait mis une pierre dessus. Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà mauvais, car il est là depuis quatre jours. Jésus lui répondit : Ne t’ai-je pas dit, que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Ils ôtèrent donc la pierre du lieu où le mort était couché. Et Jésus, élevant les yeux au ciel, dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Je savais que tu m’exauces toujours, mais je l’ai dit à cause de ce peuple, qui est autour de moi, afin qu’il croie que tu m’as envoyé. Quand il eut dit cela, il cria à haute voix : Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et le laissez aller » (Jean 11:35-44).

Jésus a fait le meilleur vin jamais bu par qui que ce soit, lorsque, à la noce de Cana, on en eut besoin. Dans Jean 2:9-11, on peut lire : « Quand le chef du festin eut goûté l’eau changée en vin (or, il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), il appela l’époux, et lui dit : Tout homme sert d’abord le bon vin, et ensuite le moins bon, après qu’on a beaucoup bu ; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. Jésus fit ce premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire ; et ses disciples crurent en lui. » Que les églises qui défendent de boire du vin relisent ce passage au lieu de prêcher que Jésus a bu du « jus de raisins » avec Ses disciples !

Jésus a calmé la mer lorsque Ses disciples ont eu besoin de liberté dans leur crainte. « Mais il [Jésus] était à la poupe, dormant sur un oreiller ; et ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, ne te soucies-tu point de ce que nous périssons ? Mais lui, étant réveillé, parla avec autorité aux vents, et il dit à la mer : Tais-toi, sois tranquille. Et le vent cessa, et il se fit un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous peur ? Comment n’avez-vous point de foi ? Et ils furent saisis d’une fort grande crainte, et ils se disaient l’un à l’autre : Mais qui est celui-ci, que le vent même et la mer lui obéissent ? » (Marc 4:38-41).

Jésus n’a-t-Il pas tiré Pierre de la mer ? « Et Ses disciples, le voyant marcher sur la mer, furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ; et de la frayeur qu’ils eurent, ils crièrent. Mais aussitôt Jésus leur parla, et leur dit : Rassurez-vous ;  c’est moi, n’ayez point de peur. Et Pierre, répondant, lui dit : Seigneur ! si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Jésus lui dit : Viens. Et Pierre, étant descendu de la barque, marcha sur les eaux pour aller à Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria, et dit : Seigneur ! Sauve-moi. Et aussitôt Jésus étendit la main, et le prit, lui disant : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Et quand ils furent entrés dans la barque, le vent cessa. Alors ceux qui étaient dans la barque vinrent, et l’adorèrent, en disant : Tu es véritablement le Fils de Dieu » (Matthieu 14:26-33).

Peu importe le besoin, la ressource en Jésus est plus que suffisante. Mais plus souvent, le besoin est spirituel, car nous avons tous besoin du pardon de la maladie du péché. Lorsque : « les scribes et les pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les péagers et les gens de mauvaise vie, disaient à ses disciples : Pourquoi mange-t-il et boit-il avec les péagers et les gens de mauvaise vie ? Et Jésus ayant entendu cela, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal ; je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs » (Marc 2:16-17).

Quand nous nous approchons du Royaume de Dieu, nous avons besoin du « lait » de la Parole de Dieu. « En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d’apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. Or, celui qui se nourrit de lait, ne comprend pas la parole de la justice ; car il est un petit enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, par l’habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien et le mal » (Hébreux 5:12-14). Nous avons tous besoin de sagesse afin de marcher honnêtement vers ceux qui n’en ont pas. « Afin que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux de dehors, et que vous n’ayez besoin de rien, » déclare Paul, dans 1 Thessaloniciens 4:12. Et notre Grand Dieu a toutes les ressources nécessaires afin de nous fournir tous les outils dont nous avons besoin.




D.436 – Autorité biblique

Par Joseph Sakala

Dans Proverbes 30:5-6, nous lisons : « Toute la parole de Dieu est épurée ; il est un bouclier pour ceux qui ont en lui leur refuge. N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé menteur. » La Bible est unique parmi tous les livres. Non seulement elle est différente dans sa forme, sa structure et son histoire, mais elle assume la position de supériorité surnaturelle sur toute autre communication. La Bible insiste sur l’inspiration de la totalité de son contenu, ainsi qu’à l’obéissance de ce qu’elle enseigne.

Son contenu total est plein d’enseignements de Dieu : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise ; ainsi, y apportant tout votre zèle, ajoutez à votre foi la vertu, et à la vertu la science ; et à la science la tempérance ; et à la tempérance la patience ; et à la patience la piété ; et à la piété l’amour fraternel ; et à l’amour fraternel la charité » (2 Pierre 1:3-7).

La Parole de Dieu, c’est Jésus qui l’a rendue très claire : « Car je n’ai point parlé par moi-même, mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit ce que je devais dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc que je dis, je les dis comme mon Père me les a dites » (Jean 12:49-50). Elle a été confirmée par le Saint-Esprit : « Car la prophétie n’a point été apportée autrefois par la volonté humaine ; mais les saints hommes de Dieu, étant poussés par le Saint-Esprit, ont parlé » (« 2 Pierre 1:21). Jésus est la source de la foi et du salut.

Car : « Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu. Ayant purifié vos âmes, en obéissant à la vérité, par l’Esprit, pour avoir un amour fraternel et sans hypocrisie, aimez-vous avec constance les uns les autres d’un cœur pur, étant régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement » (1 Pierre 1:20-23). Sa Parole ne doit pas être changée. « Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous prescris, et vous n’en diminuerez rien ; afin d’observer les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous prescris » (Deutéronome 4:2). « C’est l’instrument par lequel le jeune homme rendra pure sa voie. C’est en y prenant garde selon ta parole » (Psaume 119:9). Elle doit être révérée et obéie. « Je me prosternerai dans le palais de ta sainteté, et je célébrerai ton nom, à cause de ta bonté et de ta vérité ; car tu as magnifiquement accompli ta parole, au-delà de toute ta renommée. Le jour que je t’ai invoqué, tu m’as exaucé ; tu m’as délivré, tu as fortifié mon âme » (Psaume 138:2-3). Nous sommes tous d’accord pour dire : « que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur » (Romains 3:4), lorsque l’homme dit le contraire de Dieu, évidemment. Mais si l’homme dit la même chose que Dieu, c’est toujours Dieu qui est encore reconnu véritable.

Voilà pourquoi, il faut vérifier toute chose et ne pas prendre pour acquis que celui qui prêche dit la vérité. Rappelez-vous toujours de Ses bienfaits. Dans Psaume 103:2, David déclare : « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! » Les bienfaits du Seigneur sont merveilleux et il serait en effet un acte d’ingratitude que de ne pas s’en rappeler ou de ne pas les apprécier. Notons une liste partielle, juste dans ce Psaume-ci :

a) C’est Lui qui pardonne toutes tes iniquités (v. 3). Dieu pardonne tout ! « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7).

b) Dieu guérit toutes nos infirmités (v. 3). Les plus grandes de nos infirmités, ce sont le vieillissement et la Mort, mais un jour : « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail ; car les premières choses sont passées » (Apocalypse 21:4).

c) Dieu : « qui retire ta vie de la fosse » (v. 4). « Sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18-19).

d) Dieu : « qui te couronne de bonté et de compassion » (v. 4).

e) Dieu qui rassasie ta bouche de biens. (Psaume 103:5). Car : « Toute grâce excellente et tout don parfait viennent d’en haut, et descendent du Père des lumières, en qui il n’y a ni variation, ni ombre de changement » (Jacques 1:17).

f) Dieu te donne la force : « tellement que ta jeunesse est renouvelée comme celle de l’aigle » (v. 5).

g) « Éternel fait justice et droit à tous ceux qui sont opprimés. » Mais le plus grand bienfait est celui du salut par la miséricorde de Dieu.

« L’Éternel est compatissant et miséricordieux ; lent à la colère et abondant en grâce. Il ne conteste pas à perpétuité, et ne garde pas sa colère à toujours » (vs 8-9). « Il ne nous a pas fait selon nos péchés et ne nous a pas rendu selon nos iniquités. Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande sur ceux qui le craignent » (vs 10-11). « Mais la bonté de l’Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les enfants de leurs enfants, pour ceux qui gardent son alliance et se souviennent de ses commandements pour les accomplir » (vs 17-18).

Infinies et éternelles, telles sont les dimensions de la miséricorde de Dieu ! « Il a éloigné de nous nos iniquités, autant que l’orient est éloigné de l’occident. Comme un père est ému de compassion envers ses enfants, l’Éternel est ému de compassion envers ceux qui le craignent. Car il connaît de quoi nous sommes faits, il se souvient que nous ne sommes que poussière » (Psaume 103:12-14). En tant que Ses enfants, nous sommes privilégiés, même dans la souffrance. « Parce qu’il vous a fait la grâce, à cause de Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, En soutenant le même combat où vous m’avez vu et où vous apprenez que je suis encore » (Philippiens 1:29-30).

Paul écrivait que nous devrions nous conduire comme si notre citoyenneté était digne de l’Évangile que nous proclamons et, en faisant cela, nous devrions être commis à un état d’esprit maintenu ensemble par le Saint-Esprit. Ensuite, il nous encourage à ne pas craindre nos adversaires : « Parce qu’il vous a fait la grâce, à cause de Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui » (Philippiens 1:29). De tels adversaires vous viennent de Satan lui-même. Alors : « Soyez sobres, veillez ; car le diable, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions » (1 Pierre 5:8-9).

Dans les affaires : « Accorde-toi au plus tôt avec ta partie adverse, pendant que tu es en chemin avec elle, de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois mis en prison » (Matthieu 5:25). Dans les problèmes familiaux : « Alors quelqu’un de la troupe lui dit : Maître, dis à mon frère qu’il partage avec moi notre héritage » (Luc 12:13). Et dans 2 Timothée 3:12-15, Paul donne ce conseil à son jeune évangéliste : « Or, tous ceux qui veulent vivre selon la piété en Jésus-Christ, seront persécutés. Mais les hommes méchants et les imposteurs iront en empirant, séduisant et étant séduits. Pour toi, demeure ferme dans les choses que tu as apprises, et dont tu as été assuré, sachant de qui tu les as apprises, et que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ. »

Nous ne devrions pas être surpris lorsque nous sommes persécutés ; nous devrions l’être lorsque les gens disent du bien de nous. Même Jésus nous a déclaré : « Malheur à vous, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ; car leurs pères en faisaient de même aux faux prophètes » (Luc 6:26). C’est curieux que Paul dise de nous que nous sommes doués du privilège de pouvoir souffrir pour Jésus. Les apôtres comprenaient ce paradoxe : « Eux donc se retirèrent de devant le Sanhédrin, remplis de joie d’avoir été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus. Et ils ne cessaient tous les jours d’enseigner et d’annoncer Jésus-Christ, dans le temple et de maison en maison » (Actes 5:41-42).

Pierre écrivait que nous devrions suivre l’exemple établi pour nous par Christ : « Qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement ; Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris » (1 Pierre 2:23-24). En effet, nous devrions nous réjouir de pouvoir partager les mêmes souffrances que Jésus a endurées et, lorsqu’on nous ridiculise de porter le nom de Christ, nous devrions être contents. « Si l’on vous dit des injures pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux ; car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Il est blasphémé par eux, mais il est glorifié par vous » (1 Pierre 4:14).

« Frères, regardez comme le sujet d’une parfaite joie les diverses tentations qui vous arrivent, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais que la patience ait une efficacité parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant en rien. Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée » (Jacques 1:2-5). Ces moments-là augmentent notre foi et nous permettent de démontrer notre allégeance au Christ.

Dans Psaume 12:7-9, David nous dit : « Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures ; c’est un argent affiné au creuset, en terre, fondu sept fois. Toi, ô Éternel, tu les garderas, tu nous préserveras de cette race à jamais ! Lorsque des gens abjects s’élèvent parmi les fils des hommes, les méchants se promènent de toutes parts. » La préservation des Paroles divines dans l’Écriture est magnifiquement supérieure à tout autre écrit ancien. Dieu n’a permis à aucune de Ses paroles de passer. Jésus Lui-même l’a confirmé, dans Matthieu 24:35, où Il a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »

David aussi l’a déclaré, dans Psaume 119:89 : « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. » Dieu a vu à ce que des scribes hébreux ainsi que des Chrétiens érudits aient religieusement transcrit les paroles au-travers les siècles, de façon telle que nous avons la Parole de Dieu afin de nous guider, même aujourd’hui. Ainsi même avec des reproductions variées, les paroles originales du Texte Reçu ont très bien été conservées. Très peu de questions demeurent quant à la véracité des Écritures, alors que nous avons le grec original ainsi que l’hébreu original, à un haut degré de précision.

Les feux des persécutions antichrétiennes, les philosophies humanistes, le scepticisme scientifique, les critiques littéraires, le panthéisme païen, les distorsions par les cultes et l’indifférence pathétique ont tous tenté de détruire la Parole de Dieu, mais sans succès. La Bible demeure toujours le best-seller de tous les temps, traduite dans plus de langues que tout autre écrit. Peu importe les puissances dirigées contre elle, la Bible est toujours sortie plus éblouissante et plus sûre que jamais. Même cette présente génération, avec toutes ses tentatives modernes visant à détruire les Saintes Écritures, faillira, car Dieu préservera Ses Paroles contre cette génération à tout jamais.

Dans Psaume 8:3-5, David confirme : « De la bouche des petits enfants et des nourrissons, tu tires ta louange, à cause de tes adversaires, pour réduire au silence l’ennemi et le rebelle. Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as formées, je dis : Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui ? le fils de l’homme, que tu prennes garde à lui ? Et tu l’as fait un peu inférieur aux anges ; tu l’as couronné de gloire et d’honneur. » La question fut posée de manière rhétorique par plusieurs générations de sceptiques, spécialement par la génération présente. « Quand l’on considère l’énormité de l’univers, pourquoi Dieu, s’Il existe, S’intéresserait-Il à la petite poussière qu’est notre planète ? »

Mais essentiellement, le même argument fut utilisé contre Job par un de ses « amis » lorsque Job lui répondit : « J’ai souvent entendu de pareils discours ; vous êtes tous des consolateurs fâcheux » (Job 16:2). Mais depuis au-delà de 3 500 ans, certains hommes questionnent : « Et comment l’homme serait-il juste devant Dieu ? Et comment celui qui est né de la femme serait-il pur ? Voici, la lune même est sans éclat, et les étoiles ne sont pas pures à ses yeux. Combien moins l’homme qui n’est qu’un ver, et le fils de l’homme qui n’est qu’un vermisseau ! » (Job 25:4-6). Ce raisonnement devient entièrement fallacieux, car c’est Dieu qui décide de la complexité du cerveau humain, qui est sûrement le système physique le plus complexe de l’univers entier.

Plutôt que d’être reconnus comme de banales entités, les hommes et les femmes furent créés à l’image même de Dieu et sont les objets de Sa rédemption et de Son amour. La plus merveilleuse mesure de l’importance humaine est que Dieu Lui-même est devenu comme eux. Jésus-Christ : « Lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes ; et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:6-8). Et Jésus l’a fait afin de payer la rançon de nos péchés !

Mais plus que cela, l’amour de Dieu pour les humains ne se mesure pas que par Sa mort pour nous, mais également par Son éternel but créatif à notre égard. « Afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:7-10).

Il faut avoir la foi pour faire une telle déclaration. Mais qu’est ce que la foi ? La plus simple définition nous est donnée dans Hébreux 11:1-2. « Or, la foi est une ferme attente des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit point. Car par elle les anciens ont obtenu un bon témoignage. » Ce merveilleux chapitre nous définit la foi, non comme une espérance intangible, mais plutôt comme une ferme attente d’une évidence qui, en ce moment, n’est simplement qu’une espérance. Regardons cela de plus près. D’abord, il faut absolument que la foi soit fondée sur un objet légitime : rien de moins que sur Dieu, le puissant Créateur. C’est : « Par la foi [que] nous savons que le monde a été fait par la parole de Dieu ; de sorte que les choses qui se voient, n’ont pas été faites de choses visibles » (v. 3). Dieu a tout créé à partir de rien. Il a parlé et soudainement la chose est apparue.

La foi est également définie, non par ce qu’elle est, mais plutôt par ce qu’elle fait ! Une personne de foi vient vers Dieu avec un sacrifice plus excellent, comme celui d’Abel. Car : « Par la foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn, [alors] à cause d’elle il fut déclaré juste, Dieu rendant témoignage à ses offrandes ; et quoique mort, il parle encore par elle » (v. 4). Comme Christ qui S’est offert Lui-même comme un sacrifice parfait en rançon et pour l’expiation de tous les péchés du monde ! La véritable foi est, comme celle d’Abraham, d’aller où Dieu nous conduit. « Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit, pour aller au pays qu’il devait recevoir en héritage, et partit, ne sachant où il allait. Par la foi, il demeura dans la terre qui lui avait été promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a des fondements, dont Dieu est l’architecte et le fondateur » (Hébreux 11:8-10).

Une telle foi, comme celle d’Abraham, poussera le croyant à offrir à Dieu le plus grand amour de sa vie, sachant que Dieu gardera Sa Parole. « Par la foi, Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut éprouvé, et que celui qui avait reçu les promesses, offrit son unique, dont il avait été dit : C’est en Isaac que ta postérité sera appelée ; ayant pensé en lui-même, que Dieu pouvait même le ressusciter des morts ; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection » (Hébreux 11:17-19). « D’autres passèrent par l’épreuve des moqueries et des verges ; et même des liens et de la prison : Ils furent lapidés, ils furent sciés, ils furent tentés, ils moururent par le tranchant de l’épée, ils errèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités ; et tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point remporté les biens promis ; Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection, » nous déclare Hébreux 11:36-37, 39-40.

Éphésiens 2:8-9 nous rassure : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions, » nous dit Paul, dans Éphésiens 2:10. « Et ainsi ce que dit l’Écriture, s’accomplit : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice, et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez donc que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement, » nous confirme l’apôtre Jacques dans Jacques 2:23-24. Mais vous êtes-vous déjà posé la question : « Qui retient l’univers ensemble ? »

Tout récemment, des astrophysiciens de renommée mondiale ont pu offrir une hypothèse plausible sur la question à savoir : « Qu’est ce qui maintient l’univers ensemble ? » Au risque de déplaire à certains intellectuels, il n’y a aucune nécessité d’être un physicien pour vraiment connaître la réponse à cette question. Regardons cependant comment les hommes de science s’y prennent pour solutionner un tel problème.

Les astrophysiciens regardent les cieux pour capter des images et des données avec des instruments scientifiques variés. Ils savent que la masse totale de toute la matière qui existe n’est pas suffisante pour fournir la gravité nécessaire afin d’empêcher l’univers d’éclater dans toutes les directions. Alors, ils demeurent toujours à méditer sur la question à savoir : « Qu’est-ce qui maintient l’univers ensemble ? »

Des équipes internationales d’astronomes scrutent les étoiles et les galaxies qui se trouvent à des distances inimaginables. Avec leurs instruments modernes et leurs moyens de détection, ils auraient décelé une puissance cosmique mystérieuse, pour finalement arriver à une hypothèse qui pourrait être la solution à leurs recherches. Ils l’appellent la matière noire.

En même temps, le domaine physique de l’astrophysique est en désaccord avec la physique atomique. Albert Einstein a passé les dernières années de sa vie à trouver une théorie unificatrice qui décrirait les forces de la nature et les particules élémentaires d’une manière unifiée. Les physiciens savent aussi, que les équations tentant d’expliquer ces deux théories sur la physique sont incompatibles, car elles ne fonctionnent pas quand les deux sont réunies. Ils ont donc besoin d’une théorie unificatrice qui harmoniserait la toute petite particule avec celle qui est énorme.

La réponse ne fut pas trouvée à l’époque d’Albert Einstein et demeure introuvable jusqu’à ce jour. Mais il existe présentement une théorie qui tente d’unifier les principes de la physique, du cosmique, ainsi que des niveaux moléculaires. Elle se nomme la théorie de la « superficelle » (super string) qui maintiendrait tout l’univers ensemble. Cette théorie serait considérée comme un avancement vers une théorie unificatrice. Ce n’est toujours pas une réalité, mais seulement une théorie.

La théorie tente de redéfinir quelques concepts scientifiques existants sur le temps et l’espace. Avec ça, la compréhension scientifique de la lumière, de la gravité, des trous noirs, de la matière noire et des dimensions de l’univers augmentent. En même temps, la science élargit sa compréhension sur les forces, les propriétés et le comportement des micro particules, comme les protons, les neutrons, les électrons, les quarks, les neutrinos, les positrons, les muons, les photons, les bosons et les gluons, sans oublier la particule non détectée ou confirmée appelée « graviton ».

Toutes ces particules ont une force, ou puissance. Quelques-unes sont faibles, d’autres sont fortes, quand elles s’attirent ou se repoussent les unes les autres. Pourtant, selon la nouvelle théorie, les particules sont si parfaitement équilibrées que ni les micro molécules ni les galaxies géantes ne se repoussent. Au contraire, leur rotation harmonieuse demeure intacte. Pourquoi ? Ce n’est pas encore compris, mais on nous assure que la théorie de la « ficelle » pourrait contenir la réponse.

La théorie de la ficelle prétend que tout est formé d’une combinaison de fils qui vibrent, ou forment des cercles, et qu’ils apparaissent dans ces micro particules, ayant différents niveaux de puissance, dépendant de la fréquence dans la vibration. Bien sûr, le débat se poursuit ainsi que l’étude de la véracité de cette théorie. Pendant ce temps, on a découvert une extension à la théorie de la « ficelle », appelée M-théorie, qui tente d’unifier les théories des « ficelles » variées. Plusieurs petits groupes de physiciens théorétiques se sont formés, complètement insatisfaits de la théorie « ficelle » et qui recherchent d’autres théories pour expliquer ce qui leur échappe depuis si longtemps.

Pourtant, la Bible nous offre une réponse simple et réaliste à la question de savoir ce qui maintient tout l’univers ensemble. En parlant de Jésus, nous lisons ceci, dans Colossiens 1:15-17 : « C’est Lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures. Car c’est en Lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par Lui et pour Lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par Lui. » Dans Hébreux 1:2-3, nous apprenons que Dieu : « Nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses ; par lequel aussi il a fait le monde ; et qui, étant la splendeur de Sa gloire et l’empreinte de Sa personne, et soutenant toutes choses par Sa parole puissante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts. » Voilà enfin la réponse à la question : « Qu’est-ce qui maintient tout l’univers ensemble ? »

C’est Sa Parole Puissante ! Pas besoin de ficelle ! En toute simplicité, toute chose subsiste en Lui. En effet, pendant que les hommes de science continuent d’explorer les principes physiques et mathématiques derrière ce qui fait marcher l’univers, les convertis à Christ peuvent voir l’image entière. Ils voient l’univers entier, de la plus grande galaxie à la plus petite parcelle subatomique, qui subsiste et continue de subsister parce qu’elle continue de recevoir ce qui lui est nécessaire pour bien fonctionner, par Jésus Christ. « Car toutes choses sont de lui, et par lui, et pour lui : À Lui soit la gloire dans tous les siècles ! Amen ! », nous dit Romains 11:36. Je vais vous dire quelque chose que même les plus grands savants ne savent pas. Dieu ne crée rien qu’Il ne désire partager avec Ses Enfants. Alors, ce magnifique et mystérieux univers sera un jour notre héritage en Christ.




D.435 – L’Évangile par révélation

Par Joseph Sakala

Pour mettre encore plus d’emphase sur l’authenticité de l’Évangile qu’il prêchait, Paul a été obligé de faire la déclaration suivante : « Je vous le déclare donc, frères : l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez, en effet, entendu dire quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme ; comment je persécutais à outrance l’Église de Dieu, et la ravageais ; et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. Mais quand il plut à Dieu, qui m’avait choisi dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de me révéler intérieurement son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les Gentils ; aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas » (Galates 1:11-17).

En écrivant aux croyants en Galatie, Paul était inquiet de ce qu’ils aient déjà abandonné ses instructions. Alors, dans Galates 1:6-7, Paul leur dit : « Je m’étonne que vous abandonniez si promptement celui qui vous avait appelés à la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; non qu’il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’Évangile de Christ. » Mais qu’est qu’il y avait dans son évangélisation qui l’inquiétait ? Paul les salue en déclarant : « La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père, et de notre Seigneur Jésus-Christ, Qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer de ce siècle corrompu, selon la volonté de Dieu notre Père, Auquel soit gloire aux siècles des siècles ! Amen » (Galates 1:3-5).

Cependant, il s’empresse de leur déclarer :  « Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:8-9). « Car, est-ce les hommes que je prêche, ou Dieu ? ou est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais aux hommes, je ne serais pas un serviteur de Christ. Je vous le déclare donc, frères : l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ » (Galates 1:10-12). Paul voulait leur assurer que l’Évangile qu’il prêchait ne venait pas d’un homme.

L’évangile des hommes glorifie l’homme et dégrade Dieu. Comme l’ancienne tentative de Satan, il a pour but de prêcher « vous serez comme des dieux. » Satan l’a utilisé dans Genèse 3:5 : « Mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez [du fruit défendu], vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » Depuis ce temps, les hommes croient que Satan leur révèle d’incroyables vérités et qu’ils peuvent écarter le Christ comme la Source de toute vérité. Or, l’Évangile que Paul prêchait reconnaissait le péché et glorifiait Christ pour Son travail de salut. Nous pouvons être certains que Paul ne l’a pas reçu d’un homme, mais reçu par révélation. Donc, il était d’une fidélité précise. Il pouvait dès lors déclarer : « Et maintenant, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera ; si ce n’est que le Saint-Esprit m’avertit de ville en ville, que des liens et des afflictions m’attendent. Mais je ne me mets en peine de rien, et ma vie ne m’est point précieuse, pourvu que j’achève avec joie ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, pour annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu » (Actes 20:22-24).

Paul pouvait exprimer : « Or, je vous prie, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de tenir tous le même langage, et de n’avoir point de divisions parmi vous, mais d’être unis dans une même pensée, et dans un même sentiment » (1 Corinthiens 1:10). L’Église primitive a connu les jours de sa plus grande puissance parce qu’elle avait sa plus grande unité. « Et ils étaient tous les jours assidus au temple d’un commun accord ; et rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur ; louant Dieu, et étant agréables à tout le peuple ; et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’Église des gens qui étaient sauvés. » (Actes 2:46-47). « Or, la multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme ; et personne ne disait que rien de ce qu’il possédait fût à lui ; mais toutes choses étaient communes entre eux. Et les apôtres rendaient témoignage, avec beaucoup de force, de la résurrection du Seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous, » nous dit Actes 4:32-33.

Mais Satan n’a pas tardé à amener des divisions, des mésententes et des schismes dans les assemblées. Alors, dès les débuts, nous découvrons beaucoup d’exhortation à l’unité dans le Nouveau Testament. « Ayez les mêmes sentiments entre vous ; n’aspirez point aux grandeurs, mais accommodez-vous aux choses humbles ; ne soyez pas sages à vos propres yeux. Ne rendez à personne le mal pour le mal ; attachez-vous à ce qui est bien devant tous les hommes. S’il se peut faire, et autant qu’il dépend de vous, ayez la paix avec tous les hommes, » leur disait Paul, dans Romains 12:16-18. « Et que le Dieu de patience et de consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments entre vous selon Jésus-Christ ; afin que, d’un même cœur et d’une même bouche, vous glorifiiez le Dieu qui est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi accueillez-vous les uns les autres, comme Christ nous a accueillis pour la gloire de Dieu, » leur déclare Paul, dans Romains 15:5-7.

Lors d’une autre occasion, Paul exhorta les Corinthiens : « Au reste, frères, réjouissez-vous ; tendez à la perfection ; consolez-vous ; ayez un même sentiment ; vivez en paix ; et le Dieu de charité et de paix sera avec vous. Saluez vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les Saints vous saluent. La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit soient avec vous tous ! Amen ! » leur dit Paul, dans 2 Corinthiens 13:11-13. Et aux Philippiens, Paul déclare : « Conduisez-vous seulement d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, ou que je sois absent, j’entende dire de vous, que vous persistez, dans un même esprit, à combattre, avec une même âme, pour la foi de l’Évangile, sans vous effrayer en rien des adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut ; et cela de la part de Dieu ; parce qu’il vous a fait la grâce, à cause de Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat où vous m’avez vu et où vous apprenez que je suis encore » (Philippiens 1:27-30).

« Soyez tous d’un même sentiment, compatissants, fraternels, miséricordieux, bienveillants ; ne rendant point le mal pour le mal, ni l’injure pour l’injure ; bénissant, au contraire, sachant que c’est à cela que vous êtes appelés, afin que vous héritiez la bénédiction, » dit Pierre à toutes les Églises de Dieu, dans 1 Pierre 3:8-9. La véritable unité doit d’abord être l’unité de l’Esprit et ensuite l’unité de la foi : « Vous appliquant à conserver l’unité de l’esprit, par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous êtes appelés à une seule espérance, par votre vocation. Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et par tous, et en vous tous. Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:3-6, 13).

Donc, il faut être du même Esprit et : « Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ » (Philippiens 2:5). Il faut également maintenir une bonne réputation. Dans Ecclésiaste 7:1, Salomon déclare : « Une bonne réputation vaut mieux que le bon parfum ; et le jour de la mort, que le jour de la naissance. » Il paraît étrange que Salomon ait voulu joindre ces deux maximes ensemble. Comment le jour de la mort peut-il être meilleur que celui de la naissance ? Et qu’est ce que ces deux maximes ont affaire avec un bon nom ? Ce grand roi avait joui un jour d’un nom synonyme de piété et de grande sagesse. Mais son nom devait éventuellement être lié aux excès de richesse et d’indulgence charnelle, et Salomon a même commencé à désirer la mort. C’est tragique lorsqu’un jeune homme si dévoué à Dieu laisse son bon nom se ruiner par l’attrait de la chair pour ne plus être capable de garantir la promesse que sa vie devait remplir.

Salomon pouvait employer les onguents les plus dispendieux et se permettre d’autres conforts dans ses années de vieillesse, mais ils ne pouvaient pas lui ramener son bon nom. Pourtant, dans Proverbes 22:1-2, Salomon a écrit : « La bonne réputation est préférable aux grandes richesses, et une bonne estime à l’argent et à l’or. Le riche et le pauvre se rencontrent ; celui qui les a faits l’un et l’autre, c’est l’Éternel. » Le chrétien converti a une double responsabilité de maintenir un bon nom, car ses paroles et ses actions reflètent inévitablement, soit en bien ou en mal, le nom de Jésus. Lorsque nous permettons à notre nom d’être endommagé, nous donnons une grande occasion aux ennemis de Dieu de blasphémer Son nom.

« Si vous craignez l’Éternel, si vous le servez, si vous obéissez à sa voix, et si vous n’êtes point rebelles au commandement de l’Éternel, alors, et vous et le roi qui règne sur vous, vous aurez l’Éternel votre Dieu devant vous ; mais si vous n’obéissez pas à la voix de l’Éternel, et si vous êtes rebelles au commandement de l’Éternel, la main de l’Éternel sera contre vous, comme elle a été contre vos pères » (1 Samuel 12:14-15). « Ne sont-ce pas eux qui blasphèment le beau nom qui a été invoqué sur vous ? » nous confirme Jacques 2:7. Dans le sens réel, ceux qui maintiennent un bon nom toute leur vie peuvent joyeusement anticiper le jour de leur mort. Car Christ a promis à : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel, d’auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom » (Apocalypse 3:12). Ce sera un véritable bon nom, un que nous porterons durant l’éternité.

Mais avant d’être dans cette Nouvelle Jérusalem, il est évident qu’il faut obéir à Dieu et prêcher selon l’inspiration divine. « Que les anciens qui gouvernent bien, soient jugés dignes d’un double honneur ; principalement ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement » (1 Timothée 5:17). Ceux qui font ce travail fidèlement ne devraient pas craindre, car Esaïe 41:10 nous déclare : « Ne crains point, car je suis avec toi ; ne sois point éperdu, car je suis ton Dieu ! Je te fortifie, je t’aide, et je te maintiens par la droite de ma justice. » David confirme cet affirmation en déclarant que « Dieu est notre retraite, notre force, notre secours dans les détresses, et fort aisé à trouver » (Psaume 46:2).

Tout converti devrait toujours se rappeler que, seul, il est impuissant, mais il peut toujours compter sur l’aide de Dieu pour réussir dans sa prédication. Ainsi : « Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable » (Hébreux 4:16). Soyez contents de ce que vous avez ; car Dieu Lui-même a dit : « Certainement, Je ne te laisserai point et Je ne t’abandonnerai point. » Alors, dans Hébreux 13:6-8, nous lisons : « De sorte que nous disons avec assurance : Le Seigneur est mon aide, et je ne craindrai point ; que me fera l’homme ? Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont annoncé la parole de Dieu, et considérant l’issue de leur vie, imitez leur foi. Jésus-Christ est le même, hier et aujourd’hui, et pour l’éternité. »

Christ est notre exemple et même Lui a eu Ses moments de découragement. Comme le moment de Sa mort approchait, Jésus était presque découragé par le rejet de Son amour par Israël. « C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes ; vous ferez mourir et vous crucifierez les uns ; vous fouetterez dans vos synagogues et vous persécuterez de ville en ville les autres. Afin que tout le sang innocent qui a été répandu sur la terre retombe sur vous, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. Je vous dis en vérité que toutes ces choses retomberont sur cette génération. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ; et vous ne l’avez pas voulu ! Voici, votre demeure va devenir déserte. Car je vous dis que désormais vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Matthieu 23:34-39).

Mais nous ne rejetons pas Son amour. Au contraire, nous prions avec David : « Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; couvre-moi sous l’ombre de tes ailes, contre ces méchants qui m’oppriment, contre mes ennemis mortels qui m’environnent ! Ils ferment leur cœur endurci ; leur bouche parle avec fierté » (Psaumes 17:8-10). Car Celui à qui nous prions répondra toujours à nos prières, car c’est Jésus, l’Amant de notre âme.

Regardons ensemble cette prière de Moïse : « En ce même temps, je demandai grâce à l’Éternel, en disant : Seigneur Éternel, tu as commencé de montrer à ton serviteur ta grandeur et ta main forte ; car quel est le dieu, dans les cieux et sur la terre, qui puisse faire des œuvres et des exploits semblables aux tiens ? Que je passe, je te prie, et que je voie ce bon pays qui est au-delà du Jourdain, cette bonne montagne, et le Liban. Mais l’Éternel était irrité contre moi à cause de vous ; et il ne m’exauça point, mais il me dit : C’est assez ; ne me parle plus de cette affaire » (Deutéronome 3:23-26). Ce fut une prière sincère et loyale de Moïse, parce qu’il avait hâte de voir la terre promise, car c’était son but premier depuis plusieurs années. Mais il savait que Dieu lui refuserait cette promesse à cause de sa désobéissance à Mériba. « Puis l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n’avez pas cru en moi, pour me sanctifier devant les enfants d’Israël, à cause de cela vous n’introduirez point cette assemblée dans le pays que je leur ai donné » (Nombres 20:12).

« Puis, Moïse monta des campagnes de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho ; et l’Éternel lui fit voir tout le pays depuis Galaad jusqu’à Dan, et tout le pays de Nephthali, et le pays d’Éphraïm et de Manassé, et tout le pays de Juda, jusqu’à la mer occidentale ; et le Midi, et la plaine, la vallée de Jéricho, la ville des palmiers, jusqu’à Tsoar. Et l’Éternel lui dit : Voilà le pays dont j’ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant : Je le donnerai à ta postérité. Je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras point. Et Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, au pays de Moab, selon l’ordre de l’Éternel. Et il l’ensevelit dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Peor ; et personne n’a connu son tombeau jusqu’à aujourd’hui, » nous déclare Deutéronome 34:1-6.

Toutefois, beaucoup plus tard, par une mystérieuse et merveilleuse façon, Moïse a finalement vu la terre promise, dans Matthieu 17:1-7, où nous pouvons lire : « Six jours après, Jésus prit Pierre, Jacques et Jean, son frère, et les mena sur une haute montagne, à l’écart. Et il fut transfiguré en leur présence ; son visage devint resplendissant comme le soleil, et ses habits devinrent éclatants comme la lumière. En même temps, Moïse et Élie leur apparurent, qui s’entretenaient avec lui. Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous demeurions ici ; si tu veux, faisons-y trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, voici une nuée resplendissante les couvrit ; et voici il vint de la nuée une voix qui dit : C’est ici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir ; écoutez-le. Les disciples, entendant cela, tombèrent le visage contre terre, et furent saisis d’une très grande crainte. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et leur dit : Levez-vous, et n’ayez point de peur. »

C’était Moïse et Élie qui apparurent avec gloire et parlaient de Sa mort qui devait s’accomplir à Jérusalem. Dieu avait donc répondu à la prière de Moïse en commençant par lui montrer la puissance de Son pouvoir, bien avant en Égypte, mais maintenant Moïse pouvait voir la grandeur de Son amour, alors que Christ Se préparait à mourir pour son salut et le nôtre. Donc, rien de ce que Dieu fait n’est capricieux ou accidentel. Il nous donne une remarquable leçon de Son attention dans chaque détail de Son Plan de salut, même dans le tabernacle au désert. Les détails de sa structure, suivis de sa construction et de sa dédicace n’occupent pas moins de treize chapitres d’Exode. Ensuite, Dieu dit à Moïse, dans Exode 25:40 : « Regarde donc, et fais-les d’après leur modèle, qui t’a été montré sur la montagne. »

Ensuite, l’exposition des objets symboliques montrés à Moïse sur la montagne occupa la majeure partie de trois chapitres dans le livre aux Hébreux. Le Tabernacle semble prendre une partie majeure de la Bible, en parlant de plusieurs façons de Christ. Beaucoup d’auteurs ont consacré des volumes entiers sur son exposition, sur son autel, le siège de miséricorde, le grand-prêtre et toutes les choses célestes : « qui rendent un culte, image et ombre des choses célestes, selon l’ordre divin qui fut donné à Moïse, lorsqu’il devait dresser le tabernacle : Prends garde, lui dit-Il, de faire tout selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne » (Hébreux 8:5).

Le Dieu du cosmos infini est également le Designer de chaque détail de Son Tabernacle, ainsi que de chaque moment de nos vies. « Je te loue de ce que j’ai été fait d’une étrange et merveilleuse manière ; tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Mes os ne t’étaient point cachés, lorsque j’étais formé dans le secret, œuvré comme un tissu dans les lieux bas de la terre. Tes yeux m’ont vu, lorsque j’étais comme une masse informe, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient réservés, quand aucun d’eux n’existait. Que tes pensées me sont précieuses, ô Dieu, et combien le nombre en est grand ! » nous dévoile David, dans Psaume 139:14-17. Aussi vitalement important était-il pour les constructeurs du tabernacle de suivre avec précision le modèle de Dieu, autant il est essentiel que nous suivions le même modèle pour nos propres vies ; et ce modèle est Christ Lui-même.

« Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; Qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à Celui qui juge justement ; Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes ; mais vous êtes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes, » nous déclare 1 Pierre 2:21-25. Si nos vies doivent parler de Christ, tout comme le tabernacle : « Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même » (1 Jean 2:6). La présence de notre Dieu est partout.

Son prophète Esaïe déclare : « Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi ; et les fleuves, ils ne te submergeront point. Quand tu passeras par le feu, tu n’en seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. Car je suis l’Éternel ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. Je donne pour ta rançon l’Égypte ; Cush et Séba pour toi. Parce que tu es précieux à mes yeux, que tu es honoré et que je t’aime, je donne des hommes à ta place et des nations en échange de ta vie. » (Esaïe 43:2-4). Non seulement Dieu nous révèle Son Évangile, mais Il nous protège alors que nous Le proclamons. Malgré que cette promesse doive initialement être comprise dans son sens spirituel, Dieu a démontré Sa capacité à remplir les aspects spirituels de Sa promesse par Son miraculeux déploiement physique à plusieurs occasions.

La traversée de la Mer Rouge par les enfants d’Israël est un exemple évident de passage parmi les eaux qui ne nous submergeront point. L’expérience magnifique de Shadrac, Méshac et Abed-Nego dans la fournaise ardente de Nébucadnetsar est l’exemple le plus spectaculaire de délivrance du feu. Dans Daniel 3:27-28, nous lisons : « Puis les satrapes, les préfets, les gouverneurs et les conseillers du roi s’assemblèrent ; ils virent que le feu n’avait eu aucun pouvoir sur le corps de ces hommes, de sorte qu’aucun cheveu de leur tête n’était brûlé, que leurs tuniques n’avaient point changé, et que l’odeur du feu n’avait point passé sur eux. Nébucadnetsar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Shadrac, de Méshac et d’Abed-Nego, lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs qui se sont confiés en lui, et qui ont violé l’édit du roi, et ont livré leurs corps, afin de ne servir et de n’adorer aucun autre dieu que leur Dieu ! »

Le monde entier est passé par le Déluge et, un jour, doit passer par le feu, mais huit âmes furent sauvées. « Et que ce fut par ces choses que le monde d’alors périt, submergé par l’eau. Or, les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même parole, et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance, » nous dit le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:6-9.

Noé et sa famille furent protégés du violent monde antédiluvien et tous ceux qui ont confiance en Christ seront sauvés lorsqu’Il reviendra. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple. Que personne ne s’abuse soi-même. Si quelqu’un d’entre vous pense être sage en ce monde, qu’il devienne fou, pour devenir sage ; car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu ; aussi est-il écrit : Il surprend les sages dans leurs ruses » (1 Corinthiens 3:16-19).

Ces grandes expériences du passé et les promesses de l’avenir nous assurent que Dieu est capable de nous délivrer au-travers des eaux profondes ainsi qu’au-travers des épreuves brûlantes de cette vie. « Afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ, que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:7-9).

Voici une prière de Moïse, homme de Dieu. « Seigneur, tu as été pour nous une retraite d’âge en âge. Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d’éternité en éternité, tu es Dieu. Tu fais retourner l’homme à la poussière ; et tu dis : Fils des hommes, retournez ! Car mille ans à tes yeux sont comme le jour d’hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, semblables à un songe ; ils sont au matin comme une herbe qui passe ; elle fleurit le matin et elle se fane ; le soir on la coupe et elle sèche » (Psaume 90:1-6). Dans ce Psaume unique, Moïse nous indique la brièveté même de la vie humaine la plus longue, face à l’éternelle nature de Dieu. Dans la période antédiluvienne, les humains vivaient plusieurs centaines d’années, mais jamais personne n’a vécu au moins mille ans. A l’époque de Moïse, les hommes vivaient soixante-dix ou quatre-vingts années, tout comme aujourd’hui. Moïse, par contre, a vécu cent-vingt ans et il fut presque deux fois plus vieux que la plupart de ses contemporains lorsqu’il mourut. Moïse fut profondément impressionné par la nature éphémère de la vie d’une personne sur terre.

Même si quelqu’un avait vécu mille ans, ce n’aurait encore été qu’un petit moment pour Dieu et : « Les jours de nos années reviennent à soixante-dix ans et pour les plus vigoureux, à quatre-vingts ans ; et le plus beau de ces jours n’est que peine et tourment ; car il s’en va bientôt, et nous nous envolons » (Psaumes 90:10). Il n’y a rien dans ce passage pour justifier l’interprétation qui nous indique des milliards d’années à la semaine de Création divine. Car, dans le contexte, ni Moïse, ni Pierre ne faisaient référence à la semaine de création du tout. Dans 2 Pierre 3:8-9, le chef des apôtres dit : « Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. » Notez bien que Pierre ne fait pas allusion à la création, mais plutôt à la repentance.

Moïse mettait l’emphase sur la brièveté de la vie humaine, même chez les antédiluviens tandis que Pierre corrigeait les évolutionnistes qui reniaient les effets catastrophiques du grand déluge. C’est dommage que plusieurs chrétiens consentent à accepter la distorsion des Écritures afin d’accommoder les évolutionnistes. Le message que nous devrions vraiment saisir de cette observation mosaïque est l’application de Dieu Lui-même. Comme disait si bien Moïse : « Enseigne-nous à compter nos jours, tellement que nous puissions avoir un cœur sage » (Psaume 90:12).




D.426 – Je connais tes œuvres

Par Joseph Sakala

Dans Apocalypse 2:19, Jésus déclare à l’Église de THYATIRE : « Je connais tes œuvres, ta charité, ton ministère, ta foi, et ta patience ; et je sais que tes dernières œuvres surpassent les premières. » Sept fois dans les lettres aux sept Églises représentatives d’Apocalypse 2 et 3, Jésus leur dit : « je connais tes œuvres ». Tout ce que nous faisons ou ne faisons pas, Christ le sait. Parfois, une telle connaissance peut causer, ou pourrait nous causer, une grande consternation. Jésus connaît, par exemple, toutes nos hypocrisies : « Écris aussi à l’ange de l’Église de SARDES : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu, et les sept étoiles : Je connais tes œuvres ; tu as la réputation d’être vivant ; mais tu es mort » (Apocalypse 3:1).

Il sait également lorsque notre étalage extérieur d’activités religieuses masque un compromis seulement visible du cœur : « Je connais tes œuvres ; je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Oh ! si tu étais froid ou bouillant ! » (Apocalypse 3:15). Mais Christ sait aussi lorsque notre service est palpable, et notre témoignage glorifiant et fidèle envers Dieu. « Je connais tes œuvres, et ton travail, et ta patience ; et je sais que tu ne peux souffrir les méchants ; et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres, et ne le sont point, et tu les a trouvés menteurs » (Apocalypse 2:2). Ou encore dans Apocalypse 2:13, lorsque Jésus déclare : « Je connais tes œuvres, et le lieu que tu habites, où Satan a son trône ; et tu retiens mon nom, et tu n’as point renié ma foi, même aux jours où Antipas, mon fidèle martyr, a été mis à mort au milieu de vous, où Satan habite. »

De ces sept témoignages sur Sa connaissance, l’important est que Jésus sait quand nous L’aimons, car la charité mentionnée n’est rien d’autre que « l’agape » ou l’amour inconditionnel. Dieu connaît nos œuvres, notre charité, notre ministère, notre foi et notre patience ; et Il sait lorsque nos dernières œuvres surpassent les premières (Apocalypse 2:19). Et Il sait quand notre foi en Sa Parole démontre notre patience dans l’espérance. Peut-être la plus précieuse de Ses assurances est celle de l’Église souffrante de Smyrne lorsque Jésus lui dit : « Je connais tes œuvres, et ta tribulation, et ta pauvreté, (quoique tu sois riche) et les calomnies de ceux qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais qui sont une synagogue de Satan » (Apocalypse 2:9). Quand Jésus déclare qu’Il sait, c’est dans le sens qu’Il comprend parce qu’Il est passé par tout cela Lui-même. « Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable » (Hébreux 4:15-16).

Car : « maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois éloignés, vous êtes rapprochés par le sang de Christ. Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un, en abattant le mur de séparation ; ayant détruit en sa chair l’inimitié, la loi des préceptes, laquelle consistait en ordonnances ; afin qu’il formât en lui-même des deux un seul homme nouveau, après avoir fait la paix ; et qu’en détruisant lui-même l’inimitié, il réconciliât avec Dieu, par la croix, les uns et les autres en un seul corps. Et il est venu annoncer la paix, à vous qui étiez loin, et à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi, vous n’êtes plus ni des étrangers, ni des gens de dehors, mais concitoyens des Saints, et de la maison de Dieu ; étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire » (Éphésiens 2:13-20).

Nous ne pouvons pas entendre le Saint-Esprit, mais Il est réel et, en vérité, la véritable vie du chrétien converti. Ce n’est que par Lui que nous avons accès par la prière au Père. Dans Son corps ressuscité, Christ est assis en autorité à la droite du Père au ciel, mais seul le Saint-Esprit glorifié a Son Temple dans nos corps. Il entend chaque prière prononcée et également chaque pensée de notre cœur. Du moment que nous recevons le Christ, nous vivons dans l’Esprit. Il est toujours avec nous pour guider nos pas, pour témoigner avec notre esprit que nous appartenons à Dieu. Il illumine notre entendement et, lorsque nécessaire, Il nous châtie quand nous sortons hors de Sa volonté.

Alors : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Galates 5:25). Lorsque nous succombons à une tentation, c’est parce que nous avons ignoré cette réprimande à la promesse de Galates 5:16 : « Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et n’accomplissez point les désirs de la chair. » La présence même du Saint-Esprit nous assure notre salut éternel. Alors : « ne contristez point le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 4:30). Nous parlons d’adorer Dieu dans l’Église, à la maison ou ailleurs, mais si nous L’adorons vraiment :  « c’est nous qui sommes la vraie circoncision, nous qui servons Dieu en esprit, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair » (Philippiens 3:3).

Nous prions en : « priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:18). « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui. Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice. Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. En effet, si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu, » déclare Paul, dans Romains 8:9-14.

Une jeune fille venait de mourir et Jésus S’est rendu la voir. « Et après qu’on eut fait sortir tout le monde, il entra, et prit par la main cette jeune fille, et elle se leva. Et le bruit s’en répandit par toute cette contrée. Comme Jésus partait de là, deux aveugles le suivirent, criant et disant : Fils de David ! aie pitié de nous. Et quand il fut arrivé à la maison, ces aveugles vinrent à lui, et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Ils lui répondirent : Oui, Seigneur ! Alors il leur toucha les yeux, en disant : Qu’il vous soit fait selon votre foi ! Et leurs yeux furent ouverts ; et Jésus les menaça fortement, en disant : Prenez garde que personne ne le sache. Mais, étant sortis, ils répandirent sa réputation dans toute cette contrée. Et comme ils sortaient, on lui présenta un homme muet, démoniaque. Et le démon ayant été chassé, le muet parla. Et le peuple, étant dans l’admiration, disait : Rien de semblable n’a jamais été vu en Israël » (Matthieu 9:25-33).

Durant Sa mission terrestre, Jésus était pleinement divin et pleinement humain aussi, à cette exception qu’Il n’a jamais péché. Il ressemblait à tout autre Judéen, mais Il a continuellement fait des guérisons et d’autres miracles qui étaient magistralement différents des œuvres fantastiques attribuées à plusieurs magiciens de Son temps. Alors, il vint à lui des gens qui Lui présentèrent un paralytique porté par quatre hommes. Mais ne pouvant pas approcher de Lui à cause de la foule, ils découvrirent le toit de la maison où Jésus était ; et l’ayant percé, ils descendirent le lit où le paralytique était couché. Alors Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Mon fils, tes péchés te sont pardonnés. » Et quelques scribes, qui étaient assis là, raisonnaient ainsi en leurs cœurs : « Pourquoi cet homme prononce-t-il ainsi des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés que Dieu seul ? » Et Jésus ayant connu aussitôt, par Son esprit, qu’ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes, leur dit : « Pourquoi avez-vous ces pensées dans vos cœurs ? » (Marc 2:3-8).

Se tournant vers le paralytique, Jésus dit : « Lequel est le plus aisé, de dire à ce paralytique : Tes péchés te sont pardonnés, ou de lui dire : Lève-toi, et prends ton lit, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, il dit au paralytique : Je te dis : Lève-toi, et prends ton lit, et t’en va en ta maison. Et aussitôt il se leva, et s’étant chargé de son lit, il sortit, en la présence de tout le monde, de sorte qu’ils furent tous dans l’étonnement, et qu’ils glorifièrent Dieu, disant : Nous ne vîmes jamais rien de pareil » (Marc 2:9-12). Nous n’avons aucun doute qu’un homme nommé Nicodème, l’un des principaux Juifs, vint de nuit, trouver Jésus, et Lui dit : « Maître, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui » (Jean 3:2).

C’était pareil avec Ses enseignements. Lorsque des officiers furent envoyés pour L’arrêter à cause de Ses enseignements, ils revinrent bredouilles. « Les sergents répondirent : Jamais homme n’a parlé comme cet homme ! » (Jean 7:46). Ses paroles et Ses actions venaient uniquement du Père et ceux qui Le voyaient ont certainement dû le savoir. Lorsqu’Il est venu pour accomplir la prophétie de Zacharie concernant le Roi d’Israël, il était donc approprié que Ses disciples trouvent un ânon là où Il leur avait dit d’aller en chercher un.

Jésus leur dit : « Allez à la bourgade qui est devant vous ; et aussitôt que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, que personne n’a encore monté ; détachez-le, et amenez-le-moi. Et si quelqu’un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? dites que le Seigneur en a besoin, et aussitôt il l’enverra ici. Ils s’en allèrent donc, et ils trouvèrent l’ânon qui était attaché dehors devant la porte, entre les deux chemins ; et ils le détachèrent. Et quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent : Pourquoi détachez-vous cet ânon ? Ils leur répondirent comme Jésus avait commandé ; et on les laissa aller. Et ils amenèrent l’ânon à Jésus, et mirent leurs vêtements dessus, et Jésus monta sur l’ânon » (Marc 11:2-7).

D’autres sont venus dans la ville avant Lui, assis sur un ânon, mais jamais un ânon que personne n’avait encore monté. Et lorsque Jésus est mort : « Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir ôter le corps de Jésus, et Pilate le lui permit. Il vint donc et ôta le corps de Jésus. Nicodème, qui au commencement était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant environ cent livres d’un mélange de myrrhe et d’aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir. Or, il y avait un jardin dans le lieu où il avait été crucifié ; et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis » (Jean 19:38-41). Cette déclaration vient mettre fin au linceul de Turin avec lequel on a supposément enveloppé Jésus.

Sa naissance fut différente — tout comme Sa vie, Sa mort et Sa sépulture — de tout autre homme, car : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). « C’est pourquoi, ayant ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage ; mais nous avons rejeté les choses honteuses qu’on cache, ne nous conduisant point avec artifice, et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais nous recommandant nous-mêmes auprès de toute conscience d’homme devant Dieu, par la manifestation de la vérité. Que si notre Évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu. Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais nous prêchons Jésus-Christ le Seigneur ; et pour nous, nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus, » nous déclare Paul, dans 2 Corinthiens 4:1-5.

Le dieu de ce siècle est nul autre que Satan, celui par qui : « vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés, dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion ; parmi lesquels nous vivions tous autrefois, selon les convoitises de notre chair, accomplissant les désirs de la chair et de nos pensées ; et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres » (Éphésiens 2:1-3). Jésus l’appelle aussi celui par qui : « se fait le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12:31-32). Et n’oubliez surtout pas : « le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde, [et qui] fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apocalypse 12:9).

Il est très révélateur que Satan et ses démons aient la puissance d’aveugler les esprits de tous les non croyants, les empêchant de comprendre les plus simples éléments de l’Évangile de Salut de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais Christ est capable de faire voir les aveugles ! Par la prière : « Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance ; qu’il éclaire les yeux de votre entendement ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints ; et quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie grandeur de sa puissance, conformément à l’efficacité du pouvoir de sa force, qu’il a déployée en Christ, quand il l’a ressuscité des morts, et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute principauté, de toute puissance, de tout pouvoir, de toute domination, et de tout nom qui se puisse nommer, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir. Et il a mis toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour chef suprême de l’Église, qui est son corps, et la plénitude de celui qui remplit tout en tous », nous dit Paul, dans Éphésiens 1:17-23.

Le désir de Dieu est que toutes les nations viennent à Christ. Alors, Dieu donne à Ses témoins les outils pour vaincre Satan et ouvrir les yeux des aveugles spirituels. Ces outils ne sont pas physiques, mais spirituels. « Revêtez-vous de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable. Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes. C’est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, et qu’ayant tout surmonté, vous demeuriez fermes. Soyez donc fermes, vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés du zèle de l’Évangile de la paix ; prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:11-18).

« En effet, nos armes de guerre ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes en Dieu pour renverser les forteresses, pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ ; et nous sommes prêts à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète, » nous déclare Paul, dans 2 Corinthiens 10:4-6. Même si, présentement, Satan est plus puissant et plus intelligent que nous ou ceux que nous tentons de convaincre, Dieu est capable de saisir les esprits de ces gens afin de les amener à Christ pendant que nous proclamons Sa vérité, en Son nom et par Sa grâce. Regardez l’approche de Paul dans sa prédication aux païens.

« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, qu’il avait promis auparavant par ses prophètes, dans les saintes Écritures, touchant son Fils, né de la race de David selon la chair, et, selon l’esprit de sainteté, déclaré Fils de Dieu avec puissance, par sa résurrection des morts, savoir, Jésus-Christ notre Seigneur, par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat, afin d’amener à l’obéissance de la foi en son nom toutes les nations ; du nombre desquels vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Jésus-Christ ; à tous les bien-aimés de Dieu, appelés et saints, qui sont à Rome ; la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! Avant toutes choses, je rends grâces au sujet de vous tous à mon Dieu, par Jésus-Christ, de ce que votre foi est célèbre par tout le monde, » leur dit Paul, dans Romains 1:1-8.

Paul s’identifie comme serviteur de Jésus-Christ, littéralement comme esclave, lorsqu’il débute ses épîtres ; et il était bien approprié qu’il le fasse de cette façon dans son identification aux Romains. Parce que l’esclave de l’empereur était communément son employé pour annoncer des édits du gouvernement du temps et les gens à Rome comprenaient très bien ce que Paul voulait leur dire. On devait obéir à l’empereur à Rome comme à un propriétaire d’esclave et à un roi, mais il devait être également adoré comme un dieu. Alors, Paul se proclamait esclave d’un propriétaire différent et sujet à adorer un autre Roi, étant adorateur d’un Dieu différent. Paul réalisait qu’il devait convaincre les gens que cette nouvelle doctrine qu’il prêchait viendrait remplacer l’impérialisme de Rome.

Mais il réalisait pleinement que ce challenge serait très vite reconnu et combattu par Rome. Paul lui-même, à peine quelques années auparavant, était debout devant l’empereur Néron, pas comme un esclave impérial, mais comme un esclave du Roi des rois. Longtemps avant que l’exécutant de Néron l’ait libéré pour le Seigneur : « Car l’esclave qui a été appelé par le Seigneur, est l’affranchi du Seigneur ; de même aussi, l’homme libre qui a été appelé, est l’esclave de Christ. Vous avez été achetés à un grand prix ; ne devenez point esclaves des hommes » (1 Corinthiens 7:22-23). Lors de sa conversion, et comme tous les autres croyants, Paul fut racheté à grand prix de l’esclavage du péché par le sang de Christ et remis en liberté. Nous devenons ainsi libres de toute culpabilité, de toute la puissance du péché et de toute pénalité qu’il encourt. Notre réponse volontaire serait de nous mettre sous l’esclavage à notre Rédempteur, faisant de nous simultanément un esclave et un homme libre à notre Roi.

Mais quelle belle bénédiction cet homme et cette femme se méritent en Jésus : « En vérité, en vérité je vous dis, que si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort » (Jean 8:51). Ce passage fut très difficile à expliquer aux commentateurs. La plupart disent que ce passage veut dire qu’un chrétien ne passera jamais par une mort spirituelle. Alors qu’il est vrai qu’un chrétien ayant passé à une nouvelle vie en Christ par la conversion ne verra jamais la deuxième mort spirituelle, dans ce passage, Jésus semble nous parler d’une mort physique. Cela est évident par le fait que les Juifs autour de Jésus L’ont appelé hérétique pour l’avoir prononcé. Car il était certain qu’Abraham et les autres prophètes sont tous morts d’une mort physique.

Christ ne les a pas corrigés en clarifiant Ses Paroles. En dépit du fait que le séjour des morts est plein de ceux qui sont morts en suivant Christ, Il persiste à enseigner que, si quelqu’un garde Sa parole, il ne verra jamais la mort. En réalité, le grec est très emphatique ici. La combinaison des mots pourraient être littéralement traduite « il ne verra jamais la mort physique ». Ce que Christ enseigne ici, c’est qu’un véritable croyant ne verra jamais une vraie mort puisque, pour celui-là, la mort n’est en réalité qu’un « sommeil ». Mais peut-être la clé vers la compréhension de cet enseignement se trouvent-elle dans le mot « voir ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Plusieurs mots grecs sont traduits en français par « voir » mais celui-ci mérite une attention toute spéciale.

Un chrétien ne verra pas la mort avec le même intérêt, car son attention ne sera pas sur les terreurs de la mort, mais sur Celui qui, après avoir enduré tout ce que la mort pouvait offrir, l’a vaincue éternellement. Un chrétien peut regarder sa propre mort calmement avec un intérêt passif, car elle ne détient aucune influence sur lui. « Telle est aussi la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel ; il y a un corps animal, et il y a un corps spirituel, suivant qu’il est écrit : Le premier homme, Adam, a été fait une âme vivante ; mais le dernier Adam est un Esprit vivifiant ; or, ce n’est pas ce qui est spirituel, mais ce qui est animal, qui est le premier ; ce qui est spirituel vient après. Le premier homme, étant de la terre, est terrestre, et le second homme, le Seigneur, est du ciel. Tel qu’est le terrestre, tels aussi sont les terrestres ; et tel qu’est le céleste, tels aussi sont les célestes. Et comme nous portons l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste » (1 Corinthiens 15:42-49).

Nous ayant expliqué ce qui arrive à la résurrection en général, nous parvenons à ce qui va nous arriver en particulier lors de la résurrection, à chacun qui serons considérés comme Élus lors de l’avènement de notre Seigneur. « Or, je dis ceci, frères [et sœurs] ; c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite point l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité. Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire. O mort ! où est ton aiguillon ? O enfer ! où est ta victoire ? Or, l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Corinthiens 15:50-58).

Vous avez ici seulement le récit de la première résurrection des Élus, des gens immortels qui règneront pendant mille années avec Christ, sur la terre. Mais sur qui vont-ils régner ? Aucune mention ici. Pourtant, ce ne pourra être personne d’autres que sur des humains en chair et en os. Christ et Ses Élus qui règneront sur les rescapés de cette effrayante destruction. Donc, des rois immortels prêts à enseigner des personnes issus de la grande tribulation. Les pasteurs, les ministres et les imams n’ont pas de réponses, car, selon eux, il ne restera aucun survivant sur la terre. Tous les humains seront détruits, d’après eux. D’autres prêchent que les immortels s’en iront au ciel pour les mille années. Montrez-moi une seule place dans toute la Bible où les Élus seront au ciel alors que Jésus sera sur la terre dans le Royaume de Dieu ! Attendez la suite et vous saurez ce que ces éloquents messieurs n’ont pas appris au sujet du millénium, mais que vous pourrez savoir.

Vous allez apprendre comment le millénium fut créé par Dieu afin de faire partie de Son Grand Plan Divin.

À suivre…