D.180 – La Connaissance Divine au Service de Jésus

 

Par : Joseph Sakala

Les humains en général ont cette soif insatiable d’accumuler beaucoup de connaissances. Et c’est tout à fait bien, car la connaissance nous ouvre des portes. Au travail, par exemple, elle peut nous procurer des avantages financiers nous permettant d’acheter certaines douceurs de la vie. Plus notre connaissance augmente, plus nos horizons s’ouvrent sur une panoplie de découvertes intéressantes. Tout devient subitement possible ! Les plus belles découvertes ont été réalisées par des gens qui, ne sachant pas que c’était impossible, l’ont simplement fait. Je ne parle pas de rêveurs, ici, car les rêveurs ne vivent vraiment pas, puisqu’ils sont trop souvent inconscients du fait que la vie ne naît que de la réalité.

Avec une bonne connaissance, même nos conversations deviennent plus animées. Avez-vous déjà remarqué comment on peut se sentir incommodé parmi un groupe où nous connaissons les réponses sur certains sujets, mais personne ne nous demande de formuler notre opinion, alors qu’on voudrait tellement la partager ? Occasionnellement, nous avons aussi tendance à associer connaissance avec sagesse, car nous croyons que la sagesse provient directement de notre vécu. J’aimerais préciser qu’il est question ici d’attributs purement humains, utilisés quotidiennement dans notre travail, ainsi que dans nos autres activités et loisirs.

Il existe, cependant, une énorme distinction entre ces deux qualités, voire au niveau physique. La connaissance peut se résumer à une accumulation d’informations, tandis que la sagesse devient la bonne utilisation de cette information afin d’atteindre le maximum avec cette même connaissance. Je voudrais me faire comprendre clairement en vous citant un exemple. Un individu peut étudier pendant plusieurs années pour devenir un très bon comptable. Cette partie s’appelle la connaissance. Mais supposons qu’il utilise cette connaissance dans le but de manipuler les livres de la compagnie de son employeur pour le frauder. Ce manque flagrant dans le juste usage de son expertise dévoile aussi son manque évident de sagesse.

Nous allons nous concentrer, dans ce message sur la connaissance — mais plus précisément sur le don divin de la connaissance — au service de Jésus-Christ, notre Seigneur. Dans 1 Corinthiens 12:4-6, Paul nous dit : « Or, il y a diversité de dons, mais un même Esprit. Il y a aussi diversité de ministères, mais un même Seigneur ; il y a aussi diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu, qui opère toutes choses en tous ». Paul nous donne un résumé de la structure de l’Église que Christ avait fondée et la façon dont l’Esprit de Dieu la fait fonctionner au travers de la diversité des dons, des ministères et des différentes opérations. Notez maintenant ce que Paul déclare au verset 7 : « Or la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun [sans exception] pour l’utilité commune ».

Paul confirmait aux Corinthiens les paroles identiques de Pierre qui, le jour de la Pentecôte, avait dit ceci à ceux qui avaient été touchés par son sermon : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2:38). Le Saint-Esprit, en plus de vivre dans le converti, lui octroie aussi un don. Et Paul nous déclare que la manifestation de l’Esprit se confirme au travers du don de chacun, car c’est l’Esprit qui agit dans cette personne pour le bien de tous. Puisque chaque converti, au baptême, reçoit un don, ce don doit alors se manifester dans le comportement de ce chrétien. Aux Romains convertis, Paul a déclaré ceci : « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair [comme les non convertis], mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui » (Romains 8:9).

J’aimerais proposer une toute petite complication à ceux qui prêchent présentement une « trinité » formée de Dieu le Père, Jésus, et le Saint-Esprit. Nous voyons clairement dans ce verset, que Paul nous parle aussi de l’Esprit de Dieu ainsi que l’Esprit de Christ. Donc, nous voilà avec Dieu le Père, l’Esprit de Dieu, Christ, l’Esprit de Christ, et le Saint-Esprit. Pas une « trinité », mais plutôt un « quintuplé ». Soit que Dieu est UN et que Paul comprenait parfaitement ce qu’Il enseignait, et nos professeurs de la « trinité » ont complètement dévié de la vérité divine ; ou soit que Paul s’est mal exprimé et que les théologiens ont découvert une trinité si bien cachée, que même les apôtres ne l’ont jamais clairement expliquée, ni comprise. Ces théologiens semblent s’être donné comme mission de corriger les « erreurs » dans les lettres de Paul.

Au sujet de ces érudits, Pierre nous dit : « Croyez que la longue patience de notre Seigneur est votre salut, comme Paul notre frère bien-aimé vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée ; et comme il [Paul] le fait dans toutes ses épîtres, quand il parle de ces choses ; parmi lesquelles il en est de difficiles à entendre, que les personnes ignorantes et mal assurées tordent, comme les autres Écritures, à leur propre perdition » (2 Pierre 3:15-16). Sachez que la valeur d’un professeur se mesure à la personnalité et la compétence de ses élèves. Essayez maintenant de vous faire expliquer clairement par ces enseignants érudits comment trois personnes distinctes peuvent former une personne distincte, et vous découvrirez assez rapidement la vraie valeur de ces maîtres pédagogues et celle de leurs élèves.

Revenons, cependant, à la Parole de Dieu et aux dons que l’Esprit de Dieu distribue à chaque converti selon Son bon désir. Nous allons percevoir que le don que chaque chrétien reçoit doit être utilisé pour le bien commun de tous ceux qu’il ou elle côtoie. Mais quels sont ces dons que le Saint-Esprit donne au baptême ? Ils sont énumérés dans 1 Corinthiens 12:8-10. Au verset 9 : « La parole de science est donnée à l’autre par le même Esprit ». Voici le don qui nous intéresse en particulier dans ce message. L’expression « parole de science » est utilisée dans le contexte spirituel de « savoir, connaissance, compréhension, érudition », et s’applique particulièrement à tout ce qui touche la Parole de Dieu. Après avoir énuméré les dons, Paul nous dit, au verset 11 : « Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il Lui plaît ».

Un chrétien qui déclare n’avoir reçu aucun don n’a pas encore saisi la pure réalité que, sans aucun don, il est stérile, spirituellement parlant. Comme un arbre fruitier qui ne produit aucun fruit. En effet, Dieu n’appelle pas Ses Élus pour ne rien faire. Les membres de l’Église doivent porter des fruits, et ils sont jugés depuis toujours selon leurs œuvres, produits à même les dons distribués par le Saint-Esprit. Jésus Lui-même a déclaré ceci au sujet de Son avènement : « Or, voici, Je viens bientôt, et j’ai mon salaire avec moi, pour rendre à chacun selon que ses œuvres auront été » (Apocalypse 22:12). Donc celui qui ne croit pas avoir reçu de don s’illusionne sur son propre appel. Sur quelles œuvres sera-t-il jugé par Christ ? Le chrétien doit absolument porter des fruits !

Jésus nous a dit qu’on doit reconnaître un faux prophète à ses fruits. Car ce sont des loups ravisseurs qui se déguisent en brebis de Christ (Matthieu 7:15). Si le faux prophète est reconnaissable à ses fruits, combien plus le chrétien qui est guidé par le Saint-Esprit ! Avec la connaissance de la Parole divine, nous devons aussi manifester une certaine sagesse dans la bonne application de cette parole de connaissance. Donc, ce don permet au croyant de rechercher la vérité d’une façon systématique, afin de pouvoir réunir ces enseignements au moment propice, soit pour instruire ou pour corriger, selon les circonstances. Au travers de ses études, le chrétien doit acquérir la capacité de pénétrer en profondeur dans la vérité divine. Puisque ce don vient de Dieu, il nous apporte la transmission des pensées de Dieu selon Son bon désir. Une telle connaissance ne peut pas se découvrir par la simple raison humaine.

Dieu a inspiré l’apôtre Paul de nous expliquer ce phénomène surnaturel. Dans 1 Corinthiens 2:11, Paul pose la question suivante : « Car qui est-ce qui connaît ce qui est en l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? ». En d’autres mots, comment pouvons-nous savoir ce que nous savons ? Simplement parce qu’il y a un esprit dans l’homme qui lui inculque l’intelligence pour exécuter et comprendre des choses physiques. Prenons l’exemple de deux individus. Un est chef cuisinier, tandis que l’autre est ébéniste. Ce qui les rend différents, c’est leur profession. Ce qui les rend pareils, cependant, c’est leurs talents dans deux domaines complètement différents. Ces deux individus peuvent accomplir leur travail chaque jour avec des idées innovatrices et maintenir continuellement cette passion pour leur art. L’esprit dans l’homme produit cela ; c’est du talent !

Même si nos talents nous viennent de Dieu, la Bible n’est pas le livre pour nous dévoiler comment les découvrir. On les découvre par l’imagination créatrice constamment en marche dans l’individu, et que la personne reçoit dès sa naissance. La Bible nous dévoile que c’est cela que de connaître les choses de l’homme par l’esprit de l’homme qui est en lui. Mais regardons maintenant la déclaration de Paul dans la deuxième partie du verset 11 : « De même aussi, personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu ». Vous avez, dans ce petit bout de verset, une autre preuve incontestable que la TRINITÉ n’existe pas au niveau divin. Car, autant l’esprit dans l’homme est associé à l’homme comme faisant partie de lui, autant l’Esprit de Dieu est associé à Dieu, faisant aussi partie de Lui, et non une autre personne sous forme d’une entité séparée de Lui.

Ce que Paul nous déclare aussi dans ce verset, c’est qu’il est impossible pour un homme de connaître la pensée de Dieu par ses propres moyens, car seul l’Esprit de Dieu connaît « ce qui est en Dieu ». Donc, pour connaître la pensée de Dieu, il faut absolument que l’Esprit de Dieu vienne la révéler à l’esprit de l’homme. C’est exactement ce que Paul nous dit dans 1 Corinthiens 2:10 au sujet des choses de Dieu : « Mais Dieu nous les a révélées par Son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu ». Saviez-vous qu’un simple chrétien converti à Christ peut connaître des choses spirituelles qui échappent entièrement à certains théologiens, nonobstant leurs nombreuses années d’études collégiales ? N’essayez surtout pas de leur dire cela, car ils vont rire de vous. Pour ces érudits, tout se mesure par les diplômes accrochés au mur, et plus ils en possèdent, plus ils croient connaître la Parole de Dieu.

Saviez-vous aussi que bon nombre de théologiens sont également des athées ? Comment voulez-vous que l’Esprit de Dieu révèle les choses de Dieu à un athée qui refuse de croire en Dieu et ce que Dieu dit ? J’ai lu la thèse d’un théologien concentrée à définir si Jésus, par Son style de vie, était Sadducéen, Essénien ou Pharisien. Pas une seule fois, dans l’exposé qui lui a pourtant procuré son diplôme, a-t-il traité de la divinité de Christ. Cette sorte de connaissance superficielle sur Notre Sauveur a très peu de valeur spirituelle. Car, en négligeant de mettre l’emphase sur la divinité de Jésus, sa thèse n’avait absolument rien à voir avec la mission première de Christ qui était de payer, par Son sang versé, la rançon du péché. Pourtant, cet homme avait un talent naturel d’écrivain très développé. Il connaissait des choses sur Jésus que toute personne pourrait aisément connaître, et ce SANS le Saint-Esprit.

Mais quand l’Esprit vit dans un individu, Dieu lui révèle une compréhension nouvelle de Sa Parole par la pensée, et cette transmission se fait directement, sans intermédiaire. Dieu avait prédit ce phénomène spirituel à plusieurs endroits dans les Saintes Écritures. Dans Joël 2:28-29, Dieu nous dit : « Et il arrivera après ces choses, que Je répandrai Mon Esprit sur toute chair…..et même sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours-là, Je répandrai Mon Esprit ». Pierre s’en souvenait et il a pleinement mis cette puissance en évidence dans son discours le Jour de la Pentecôte. Aujourd’hui les humbles serviteurs de Christ comprennent et acceptent toujours ce principe spirituel si bien énoncé par la bouche de Dieu.

La Parole de Dieu ne change pas ; ce qui change, c’est la meilleure compréhension de cette Parole. Soudainement, ce chrétien converti peut saisir des choses que même un autre chrétien converti n’a pas encore comprises. Essayez d’expliquer cela à quelqu’un d’orgueilleux, imbu de SA connaissance ! Voilà pourquoi, à maintes reprises, Paul nous dit de ne pas nous comparer les uns aux autres entre chrétiens. L’idéal serait plutôt de partager notre connaissance avec les autres en toute humilité. « Or la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune » (1 Corinthiens 12:7). Le plus beau métier du chrétien est celui d’unir les gens, et quand on fait ce qu’on peut, avec l’Esprit de Dieu, on fait ce qu’on doit faire. De cette façon, toute l’Église grandit ensemble dans la connaissance divine.

Puisque la connaissance ne peut aider les autres que lorsqu’elle est communiquée, Paul met de l’emphase sur « la parole de connaissance » comme un outil pour enseigner aux autres. Donc, la connaissance et la capacité de l’enseigner à d’autres font partie intégrante du même don. Nous vivons dans une société à caractère anti-intellectuelle, qui accorde une importance supérieure à l’accumulation de beaucoup de connaissances et d’expériences personnelles, sans vouloir nécessairement les partager pour en aider d’autres. Ensuite, ces gens se glorifient en étalant leurs nombreux titres et diplômes pour impressionner le monde. Ces individus se lancent fréquemment dans une carrière d’enseignants.

Mais, même garnie de toute cette connaissance sur les sujets qui leur ont procuré tous ces diplômes, elle est souvent isolée à cause de l’incapacité de ces érudits à transmettre cette information à leur auditoire. Certains professeurs sont des enseignants formidables. D’autres, par contre, donnent nettement l’impression d’être tellement emballés dans leur sujet, qu’ils sont les seuls à comprendre ce qu’ils tentent d’enseigner. Rien ne sert d’avoir raison si on a raison tout seul. Une telle connaissance s’avère peu utile, simplement parce qu’elle reste amoncelée seulement dans la mémoire du professeur. Elle ne peut jamais être utile si elle n’est pas utilisée. Ce même principe s’applique aussi à la connaissance divine, car pour aider les autres elle doit absolument être communiquée.

Le chrétien doit sûrement mettre de l’emphase sur l’importance de la parole de connaissance divine, mais toujours dans un contexte de foi chrétienne, en l’utilisant au service des autres. Et il ne faudrait pas nourrir cette crainte constante de se tromper. Rappelons-nous toujours que c’est celui qui ne fait rien qui ne se trompe jamais. Il ne faudrait pas pour autant négliger l’apprentissage, mais plutôt utiliser l’expérience avec la connaissance, afin de diriger notre zèle selon la volonté de Dieu. Pour le chrétien, il devient important de comprendre qu’il existe quatre doctrines de base qui doivent régir l’orientation de notre pensée, combinées avec l’importance de bien utiliser la connaissance.

La première doctrine est celle de la création. Elle nous enseigne que l’homme et la femme ont été créés à l’image de Dieu. Nous ne sommes pas le résultat d’une évolution quelconque du singe ou tout autre animal. Nous sommes des êtres rationnels et intelligents, contrairement aux animaux que Dieu a créés selon leur espèce et non à Son image. « Puis Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bétail, reptiles et animaux de la terre selon leur espèce ; et cela fut ainsi » (Genèse 1:24). Dans le cas des humains, c’était complètement différent. « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre » (v. 26). Tout a été créé pour être au service de l’homme.

Nous avons la capacité de penser, d’apprendre, de formuler des plans, de communiquer ces informations aux autres, de décider et d’agir. Aucun animal ne peut faire ces choses. On attribue trop souvent de l’intelligence aux animaux alors qu’en réalité, ils agissent purement par instinct. Mais pas les humains, parce que Dieu nous a ajouté un élément qu’aucun animal ne possède. Et quel est cet élément ? « Ainsi a dit l’Éternel, qui a étendu les cieux, qui a fondé la terre, et qui a formé l’esprit de l’homme au-dedans de lui » (Zacharie 12:1). Pas l’évolution ; DIEU ! « Mais c’est l’esprit qui est dans les hommes, c’est le souffle du Tout-Puissant qui les rend intelligents » (Job 32:8). Donc, c’est l’esprit dans l’homme qui lui inculque l’intelligence. Si seulement les hommes de science, avec tous leurs diplômes, pouvaient comprendre cela !

La deuxième doctrine est celle de la révélation divine. Cette doctrine dévoile au chrétien la possibilité de saisir la pensée de Dieu. Par l’Esprit, Dieu transmet Sa pensée dans notre pensée. Cette manifestation se fait littéralement, un peu comme une lumière qui s’allume, et où on découvre une nouvelle compréhension d’un passage biblique par cette révélation divine. Cette révélation divine peut aussi se manifester dans la résolution d’un problème personnel. Avez-vous déjà vécu une situation où vous êtes en face d’un problème sans solution apparente ? Vous priez Dieu de vous aider et, subitement, comme par un pur hasard, la solution vous apparaît. Elle est, non seulement claire, mais simple en plus. On a quasiment envie de crier : « Merci, mon Dieu, mais comment as-Tu fait ça si rapidement ? »

La troisième doctrine est celle de la rédemption. Cette doctrine nous enseigne que nous avons accès à une vie renouvelée, à cause du sacrifice de Christ. Au baptême, lors de l’imposition des mains, Dieu, nous ayant lavés de tous nos péchés, met Son Esprit en nous, et nous place sous Sa grâce. Le Nouveau Testament nous dévoile cependant que le baptême du Saint-Esprit ne se fait pas toujours lors du baptême d’eau ! Nous avons un exemple classique avec Corneille et sa famille qui avaient manifestement reçu le don du Saint-Esprit avant leur baptême. Ce qui avait surpris Pierre n’était pas le fait que Corneille avait le Saint-Esprit, mais plutôt que l’Esprit avait été donné à un Gentil, un précédent dans l’Église, qui jusque-là était composée seulement d’Hébreux.

Peu importe quand Dieu décide de donner Son Esprit à quelqu’un, ce qui est important de reconnaître, c’est qu’à ce moment précis, nous devenons, à Ses yeux, Ses enfants engendrés spirituellement pour Son Royaume. Et Dieu ne nous laisse pas orphelins ; au contraire, Il nous donne les Saintes Écritures par lesquelles nous apprenons comment grandir en grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus. Ces instructions nous montrent aussi comment mettre cette connaissance divine en pratique dans notre vie quotidienne. Le Saint-Esprit est la puissance même de Dieu en nous, et qui nous guide dans la compréhension de ce que l’Écriture veut nous révéler.

Dans les différentes églises du monde, une personne peut passer par deux ou trois onctions dans son élévation au niveau hiérarchique de sa dénomination. Alors, on pourrait poser la question suivante : « Un individu peut-il recevoir plus de Saint-Esprit qu’un autre » ? Peut-il recevoir une double portion du Saint-Esprit ? Dieu ajoute-t-Il une autre quantité de Son Esprit à chaque onction ? Certains groupes l’enseignent avec conviction. Est-ce vraiment comme cela que ça se passe ? Pas du tout ! Le Saint-Esprit est la puissance même de Dieu. Elle ne se mesure pas, ne se voit pas et ne se pèse pas. Ce qu’on peut voir, c’est le témoignage de cette puissance dans l’individu avec qui Dieu travaille et qui veut bien se laisser guider par elle. Ce qui augmente en réalité, c’est la capacité de la personne à utiliser la puissance du Saint-Esprit, et ce, dans sa connaissance accrue par ce même Esprit.

Actes 6:1 « En ce temps-là, comme les disciples se multipliaient, il s’éleva un murmure des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour ». Donc, dès les débuts de l’Église, Satan avait déjà inspiré un préjugé chez les Hébreux dans la distribution de la nourriture et les autres denrées aux nouveaux convertis. Les apôtres réagissent immédiatement. Verset 2 : « C’est pourquoi les douze, ayant convoqué la multitude des disciples, leur dirent : “Il ne convient pas que nous négligions la Parole de Dieu, pour le service des tables” ». Imaginez qu’en plus d’instruire ces chrétiens, les apôtres servaient aux tables. L’Église croissait et il était évident que les apôtres, étant débordés d’ouvrage, avaient besoin d’aide. Il fallait donc restructurer l’organisation physique de l’Église.

Verset 3 : « Choisissez donc, frères, sept hommes d’entre vous, dont on rende bon témoignage, pleins d’Esprit-Saint et de sagesse, à qui nous confiions cet emploi ». Notez que ceux qu’on voulait choisir devaient être pleins d’Esprit-Saint avant d’être choisis. Verset 4 : « Quant à nous [les apôtres], nous vaquerons à la prière et au ministère de la Parole ». Au verset 5, nous voyons que « cette proposition plût à toute l’assemblée », et c’est ainsi qu’ils ont nommé les premiers diacres dans l’Église. Parmi ces élus était Étienne, un homme plein de foi et du Saint-Esprit. Étienne a par la suite fait de grands prodiges et miracles à Jérusalem. Ceci dérangeait beaucoup les autorités en place, alors, pour le faire taire, on l’a lapidé. Il y avait aussi Philippe qui, à son tour, a fait de grands miracles en Samarie. Il a aussi enseigné et baptisé l’eunuque éthiopien.

Ayant alors choisi les sept diacres, nous voyons, au verset 6 : « Et ils les présentèrent aux apôtres, qui, en priant, leur imposèrent les mains ». Remarquez bien qu’il n’est fait aucune mention, ici, que ces sept auraient reçus une portion additionnelle du Saint-Esprit. Au contraire, la raison pour laquelle ces hommes avaient été choisis, c’est qu’on rendait déjà d’eux un bon témoignage, car ils étaient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse. Tout ceci leur avait été donné comme un don lors de leur baptême. Nous pouvons déduire dans cette circonstance, que l’imposition des mains ne servait pas à transmettre le Saint-Esprit, mais plutôt à demander à Dieu une consécration de ces hommes pour un poste spécial.

Il devient évident que, même avant l’imposition des mains, ces nouveaux ordonnés accomplissaient déjà beaucoup de bonnes œuvres dans la congrégation. L’onction avait alors pour but de les confirmer simplement dans leur diaconat d’une manière officielle. Lors du baptême, on impose les mains au nouveau converti pour le consacrer comme faisant partie du Corps de Christ. La personne vraiment convertie a déjà été baptisée de l’Esprit auparavant, par Dieu Lui-même. Le baptême d’eau, devient alors un symbole visible par lequel l’Église reconnaît officiellement ce que Dieu a déjà effectué chez cette personne. N’oublions jamais que Dieu juge au cœur et non aux apparences. Il serait alors mal avisé de juger un autre comme n’ayant pas reçu le Saint-Esprit à cause de l’absence apparente de fruits, même après avoir reçu le baptême d’eau et l’imposition des mains.

Dieu seul connaît les siens et travaille d’une façon entièrement différente avec chacun. La profondeur de la circoncision du cœur d’un vrai converti se manifeste beaucoup plus dans son humilité que dans ses exploits extravagants. « Voici à qui Je regarde, dit l’Éternel : à celui qui est humble, qui a l’esprit abattu, et qui tremble à Ma Parole » (Ésaïe 66:2). Dieu peut accomplir énormément plus avec ce genre de chrétien. Ceux qui font de grandes choses pour impressionner sont loin d’impressionner Dieu. Jésus nous a dit : « Quand donc tu feras l’aumône [ou n’importe quelle bonne œuvre], ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues [églises], et dans les rues [journaux, télé], afin qu’ils en soient honorés des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent [déjà] leur récompense » (Matthieu 6:2).

Revenons cependant sur la question du Saint-Esprit. N’est-il pas écrit qu’Élisée avait reçu une double portion du Saint-Esprit quand il a pris la relève d’Élie ? Allons voir ce passage dans 2 Rois, où le ministère d’Élie devait passer à Élisée. Le contexte de l’histoire de 2 Rois 2:1-7 nous décrit comment les fils des prophètes à Jéricho ont commencé à provoquer le pauvre Élisée avec le départ d’Élie en lui disant : « Sais-tu qu’aujourd’hui l’Éternel va t’enlever ton maître ? » (v. 5). Ces deux hommes de Dieu arrivent au bord du Jourdain et, au verset 8 : « Élie prit son manteau, le plia et en frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là ; et ils passèrent tous deux à sec ». Verset 9 : « Quand ils eurent passé, Élie dit à Élisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Élisée répondit : Que j’aie, je te prie, une double portion de ton esprit ».

Élisée voulait une protection additionnelle contre tous ces fils de prophètes qui commençaient vraiment à lui taper sur les nerfs. Alors il croyait que cette protection se trouverait dans une double portion de l’esprit d’Élie. On voit qu’Élisée ne se sentait pas assez ferré pour prendre la relève d’Élie, et aurait voulu posséder le double de la connaissance spirituelle que Dieu avait accordée à Élie. Remarquez maintenant sa réponse à la demande d’Élisée, au verset 10 : « Tu demandes une chose difficile ». Élie savait fort bien que le Saint-Esprit ne se donnait pas en portions double ou triple. Il comprenait sûrement qu’il était question de sa connaissance spirituelle.  Mais comment lui répondre, tout en le rassurant ? Élie lui propose une condition, dans la deuxième partie du verset 10 : « Si tu me vois enlever d’avec toi, il t’arrivera ainsi ; sinon, cela n’arrivera pas ». Les mots clés dans cette condition sont « voir enlever ». Il fallait absolument qu’Élisée voie Élie clairement pendant qu’il montait dans le tourbillon, si sa demande devait être honorée. Sinon, elle ne le serait pas. Verset 11 : « Et comme ils continuaient leur chemin et s’entretenaient en marchant, voici, un char de feu, et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre. Et Élie monta aux cieux dans un tourbillon ».

Pour ceux qui ont déjà été impliqués dans une tornade ou que vous l’ayez vu dans une dépêche télévisée, vous savez sûrement ce qu’un tourbillon peut produire. Élisée a vu précisément la même chose. Verset 12 : « Et Élisée le regardant, criait : Mon père, mon père, char d’Israël et sa cavalerie ! » Mais pourquoi Élisée criait-il ainsi ? Regardez vous-mêmes la deuxième partie du verset : « Et il ne le vit plus ». C’était pourtant la seule condition offerte par Élie pour obtenir une double portion de son esprit. Pauvre Élisée, comment pouvait-il maintenant affronter tous ces fils de prophètes ? Tout découragé : « Et saisissant ses vêtements, il les déchira en deux pièces. Puis il releva le manteau qu’Élie avait laissé tomber de dessus lui ; et il s’en retourna et s’arrêta sur le bord du Jourdain » (vs 12-13). C’est tout ce qui lui restait d’Élie : son manteau.

Au bord du Jourdain, dans un geste de désespoir, au verset 14 : « Élisée prit le manteau qu’Élie avait laissé tomber de dessus lui ; il en frappa les eaux et dit : Où est l’Éternel, le Dieu d’Élie ? » Ne sommes-nous pas tous un peu comme cela quand nous passons par une période de découragement ? Mais Dieu, voyant sa peine, a agi immédiatement pour rassurer Élisée que lui aussi avait le Saint-Esprit. Alors, nous voyons dans la dernière partie du verset 14 que : « Lui aussi il frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là, et Élisée passa ». Les fils des prophètes ont-ils été impressionnés ? Verset 15 : « Quand les fils des prophètes qui étaient à Jérico, vis-à-vis, l’eurent vu, ils dirent : L’esprit d’Élie repose maintenant sur Élisée. Et ils vinrent au-devant de lui, se prosternèrent en terre devant lui. » Ils voulaient même envoyer cinquante hommes vaillants pour tenter de retrouver Élie, de peur qu’il lui soit arrivé un malheur quelconque dans les montagnes avoisinantes.

Lors de notre conversion, quand Dieu a mis Son Esprit en nous, Il ne S’est pas divisé en plusieurs morceaux. L’Esprit de Dieu remplit l’univers et peut travailler dans tous les convertis en même temps, car Dieu n’a pas à Se déplacer comme nous, qui sommes physiques. Quand Dieu observe Ses Serviteurs, qui doivent être la « lumière du monde » dans leur propre cheminement vers le Royaume, combien de lumières voit-Il ? Une seule, car c’est le même Esprit qui agit en tous en même temps ! Le Père vivait en Jésus-Christ ! Est-ce que Christ était deux avec le Père ? Vous ne trouverez cela nulle part dans la Bible. Jésus était UN avec le Père, car Jésus savait qu’Il était la manifestation physique de la Parole de Dieu en chair. ÉMMANUEL ! Dieu parmi les hommes !

Donc, si l’Esprit de Dieu vit en nous, nous avons, voire dans cette chair, le privilège unique d’être spirituellement un avec le Père et un avec Christ en même temps, car le Père et le Fils ne forment qu’un, pas deux. Dieu nous a placés sous Sa grâce, et notre travail consiste à demeurer dans la foi en persévérant jusqu’à la fin de notre vie. Le Nouveau Testament en particulier est notre livre d’instruction sur la façon de parvenir au salut éternel. Le Saint-Esprit en nous est notre seule assurance vers l’immortalité, car : « Si l’Esprit de Celui [Dieu] qui a ressuscité Jésus des morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie [immortelle] à vos corps mortels, par Son Esprit qui habite en vous » (Romains 8:11).

Finalement, la quatrième doctrine est celle du jugement. Cette doctrine nous enseigne que la connaissance, acquise du converti par les trois autres doctrines, devient un facteur important par lequel Dieu est en train de nous juger maintenant. « Car le temps vient où le jugement doit commencer par la maison [Église] de Dieu » (1 Pierre 4:17). Donc, avant d’entreprendre le jugement du monde, Dieu nous juge maintenant, tout en nous préparant à pouvoir juger un jour le monde avec Jésus, lors de Son retour. Pour Dieu la pensée de notre cœur est d’une importance primordiale durant notre stage dans cette chair, car le rejet de la connaissance de ces quatre doctrines serait l’équivalent du rejet de Son plan pour l’humanité. Cette attitude serait complètement impensable chez le vrai converti.

Pensez un instant à l’importance que Paul a donnée à la connaissance divine durant son propre ministère à Éphèse. Actes 19:8 : « Puis entrant dans la synagogue, il y parla avec hardiesse pendant trois mois, discourant avec persuasion sur les choses du Royaume de Dieu. » Tous, cependant, ne voulaient pas entendre parler du Royaume. Alors, que fait Paul ? Verset 9 : « Mais, comme quelques-uns s’endurcissaient et étaient incrédules, décriant la voie du Seigneur devant la multitude, il se retira, et sépara les disciples d’avec eux, enseignant tous les jours dans l’école d’un certain Tyrannus. » Notez bien ce que Paul fait ici ; il sort les disciples convertis de l’église (synagogue), pour les instruire dans une école (bâtiment privé). Paul a littéralement sorti le « Corps de Christ » de la synagogue, qui était pourtant reconnue officiellement comme le lieu du culte à Dieu.

Verset 10 : « Or cela dura deux ans, en sorte que tous ceux qui demeuraient en Asie, tant Juifs que Grecs, entendirent la parole du Seigneur Jésus ». La parole de la connaissance évangélisée par Paul a eu beaucoup de succès : « Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul » (v. 11). Ce sont ces convertis qui ont pris la relève de Paul, en évangélisant à leur tour dans les provinces. Et Dieu les a aussi bénis : « Au point qu’en appliquant sur les malades des mouchoirs et des linges qui avaient touché son corps, ils étaient guéris de leurs maladies, et les esprits malins sortaient » (v. 12). Cet épisode nous donne une merveilleuse illustration de la façon dont Dieu S’y est pris pour équiper les saints dans le ministère que Paul leur avait confié.

Imaginez pendant un instant tous les ravages que Satan avait réussi à faire sur l’esprit des humains durant la période entre Adam et Eve et la première venue de Jésus. Même durant le ministère de Christ, Satan travaillait encore davantage pour tenter de détruire Son message de salut. Jésus a prêché à des milliers de personnes pendant trois ans et demi et, pourtant, seulement 120 convertis ont reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Jésus avait-Il raté Sa mission ? Au contraire ! Christ est venu vaincre Satan en ouvrant la porte du salut à l’humanité entière. Et c’est justement ce qu’Il a accompli par Son sang versé sur la croix. À Ses disciples, Jésus a dit : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que Je vais vers mon Père » (Jean 14:12).

Le livre des Actes des Apôtres est bondé de toutes les œuvres que Ses disciples ont faites après Son ascension au ciel. Les apôtres et les disciples ont pu faire toutes ces choses parce qu’ils ont suivi la directive de Jésus. « Ce que vous demanderez en Mon nom, Je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14:13). Il est très intéressant de noter comment Jésus formule Sa directive. Afin que le Père soit glorifié dans le Fils, il faut prier au Père et Lui demander ce que nous avons besoin au nom de Jésus, et remarquez bien que c’est Jésus qui le fera ! Jésus nous dévoile l’unicité qui existe entre Lui et le Père. Christ (la Parole de Dieu dans la chair) étant retourné à Celui qui L’avait envoyé, a repris la forme de Dieu, égal à Dieu, comme depuis le commencement (Philippiens 2:6). Toute la puissance qu’Il possédait auparavant Lui est tout simplement revenue (Matthieu 28:18).

Mais qu’en est-il de nos jours ? Comment pouvons-nous accomplir de grandes choses pour Christ ? Nous avons un instrument fantastique pour la transmission de la Parole de Dieu, et qui s’appelle l’INTERNET. Un instrument qui peut atteindre le monde entier. Notre travail, en ces derniers jours, est de préparer les messages pour toucher le cœur de ceux que Dieu veut appeler maintenant. C’est Jésus qui tient les clefs qui ouvrent les portes. Et quand, au moment propice, Christ décide d’ouvrir, personne ne pourra fermer cette porte à l’évangélisation de la vérité. À Ses serviteurs, Jésus a déclaré ceci : « Je connais tes œuvres ; voici, j’ai ouvert une porte devant toi, et personne ne peut la fermer ; parce que tu as peu de force, que tu as gardé MA PAROLE, et que tu n’as point renié Mon nom » (Apocalypse 3:8). Nous avons très peu de force ; voilà pourquoi Jésus Lui-même Se charge d’ouvrir la porte à Son Église au moment propice pour évangéliser.

Examinons la prière de Paul, dans 1 Corinthiens 1:4-7. « Je rends grâces continuellement à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce que Dieu vous a donnée en Jésus-Christ, savoir : De ce que vous avez été enrichis en Lui de toute manière, en toute parole et en toute connaissance ; selon que le témoignage de Christ a été confirmé en vous ; de sorte qu’il ne vous manque aucun don, à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ ». Le vous s’adresse à qui ? « À l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, qui sont appelés Saints, et à tous ceux qui invoquent, en quelque lieu que ce soit, le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre » (v. 2). Donc, à chaque serviteur de Christ. Notez aussi que cette épître de Paul s’adresse à des vivants et non à des morts, et qui « sont appelés Saints ».

Paul dit à tous ces convertis à Corinthe qu’ils ont été enrichis de cette parole et de cette connaissance. Aux Colossiens qui abondaient en charité pour les autres, Paul leur écrit ceci : « C’est pourquoi depuis le jour où nous l’avons appris, nous n’avons cessé de prier pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle … portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu » (Colossiens 1:9-10). La connaissance de Dieu doit alors être utilisée au service de Dieu selon Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle. Notez encore une fois que cette épître est adressée « aux frères en Christ, les Saints et les fidèles à Colosse » (v. 2). Donc, la lettre est dirigée vers la congrégation entière, appelée les Saints par Paul, et non seulement au ministère.

Le jour de la Pentecôte, Pierre s’est adressé à une foule qui fut tellement touchée par son témoignage, que ces gens lui demandèrent ce qu’il fallait faire pour suivre Jésus. Dans Actes 2:38, « Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez [notez le bien] le don du Saint-Esprit ». Le Saint-Esprit, en plus de vivre dans le converti lui fait aussi un don. Ces dons nous sont exposés dans 1 Corinthiens 12: 8-11. Et c’est l’Esprit qui les distribue à chacun comme il Lui plaît (v. 11). Ces dons nous sont cependant donnés pour l’utilité commune et non pour être vendus comme Simon le magicien voulait le faire. À chacun, donc, de découvrir son don et de le mettre à l’œuvre pour les autres, au service de Jésus.

Il y a une récompense énorme destinée aux prémices du Royaume, et qui est attachée à l’œuvre que nous accomplissons au service de Jésus notre Sauveur. « Tu nous as faits rois et sacrificateurs à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre » (Apocalypse 5:10). Les Élus de Dieu sont destinés à régner avec Christ, tout en étant aussi Ses sacrificateurs pour enseigner les nations. Un chrétien ne peut pas s’asseoir sur ses lauriers en attendant le retour de Jésus. « Mais croissez, » nous dit Pierre, « dans la grâce et la connaissance de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ », afin d’accomplir pleinement Sa volonté lors de Son avènement (2 Pierre 3:18). Ce que nous emporterons dans le royaume, c’est ce que nous aurons donné aux autres de notre vivant.

Le chrétien doit vivre sa vie comme un Ambassadeur de Christ. Vous noterez que, même dans les gouvernements du monde, un ambassadeur doit servir d’exemple du gouvernement qu’il représente. Sa mission doit se vérifier dans le message qu’il transmet au nom de son pays. Son comportement doit aussi être à l’image de sa patrie. Ceux qui déshonorent leur mission sont très vite ramenés au pays. Combien plus, maintenant, pour un Ambassadeur de Christ, qui doit être et agir à l’image de son chef ! Jésus n’a pas dit que la façon de reconnaître ceux que le Père Lui avait donnés était d’aller de porte en porte pour étaler leur  connaissance. Jésus a dit d’aller vers ceux qui cherchent la vérité, et si vous êtes invités : « Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu’on vous donnera ; car l’ouvrier est digne de son salaire. Ne passez point d’une maison à une autre maison » (Luc 10:7). Ceux qui font cela, souvent avec un zèle démuni de sagesse, risquent de se faire malmener inutilement.

Jésus nous a plutôt dit : « Je suis venu pour que Mes brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance » (Jean 10:10). La connaissance de la pensée de Dieu fait partie de cette abondance. Étudions régulièrement les Saintes Écritures afin de nous instruire d’abord, et d’être toujours prêts à répondre avec douceur à toute question concernant le Royaume. Utilisons cette connaissance pour apprendre surtout à bien diriger notre propre vie, afin de servir d’exemple à ceux que Dieu nous prépare à instruire plus tard. Le but n’est pas d’épater où de s’exalter, mais plutôt de partager ce que Dieu nous a donné avec ceux qui ont soif de cette connaissance. Une attitude positive se développe ainsi chez le chrétien qui le pousse à faire encore plus de bien aux autres.

La critique, le négativisme, les insultes et le commérage n’ont jamais été la marque qui identifiait le chrétien. Il y a un vieux dicton qui dit : « Ne dites jamais du mal de vous. Vos amis s’en chargeront pour en dire assez ». Un tel comportement est semblable à celui qui construit, mais sans vraiment s’appliquer à son travail en utilisant tout son talent dans sa construction. Tout contracteur en bâtiment vous dira que ce qui coûte le plus cher dans une construction, ce sont les erreurs. Car il faut continuellement corriger et réparer ce qui aurait dû être bien fait dès le début. C’est précisément la même chose au niveau spirituel, car il est reconnu que c’est toujours plus difficile de désapprendre une erreur que d’apprendre une vérité pour la première fois. L’enseignant porte alors une grande responsabilité sur ses épaules, car il doit être un modèle pour les enfants de Dieu.

Jésus est venu nous donner un nouveau commandement qui n’annulait pas les dix donnés à Israël au mont Sinaï. Au contraire, ce commandement avait pour but d’englober et amplifier tous les autres commandements. « Je vous donne un commandement nouveau ; c’est que vous vous aimiez les uns les autres ; que, comme Je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres » (Jean 13:34). Donc, notre accès à l’éternité tourne autour de cette loi d’amour, et devient le signe principal par lequel les non convertis doivent reconnaître les disciples de Christ. « C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes Mes disciples, SI vous avez de l’amour les uns pour les autres » (v. 35). Regardons ce que Paul a déclaré aux Galates : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, en celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5:14).

Très simple comme instruction, si seulement le monde voulait vraiment vivre ainsi. Mais la nature humaine, séduite depuis ses débuts, ne veut pas et ne peut même pas vivre de cette façon, car elle est devenue en rébellion contre son Créateur. Ce ravage, chez ceux que Satan aimerait détruire, se manifeste parfois même parmi les chrétiens. Ce problème n’est pas du tout nouveau, car Paul le voyait se manifester en Galatie chez les nouveaux convertis. Pour protéger ces chrétiens, Paul les a exhortés fortement en leur disant : « Mais si vous vous mordez et vous mangez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres » (Galates 5:15). Paul ne s’adressait pas à des païens, ici, mais bien à des convertis qui avaient succombé à leur nature humaine.

Satan avait temporairement réussi à leur faire refouler la nature divine que le Saint-Esprit développait en eux. Paul saisit cette occasion précieuse pour leur rappeler : « Marchez selon l’Esprit, et n’accomplissez point les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées, l’une à l’autre ; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez » (vs 16-17). La nature humaine n’a rien de bon en elle, et elle est devenue, au long des siècles, tellement forte qu’elle peut nous pousser à faire des choses qu’on ne voudrait pas faire, car elle veut nous détourner de Christ ! Alors, que personne ne se pense spirituellement trop fort pour succomber. Satan nous a prouvé à maintes reprises qu’il a beaucoup de plaisir à séduire ces « intouchables ».

Ayons les yeux rivés sur Christ. La nature divine Lui ressemble, et Christ Se voit dans ceux qu’Il habite, car Dieu est amour et Christ est amour. Dieu et Christ sont UN ! Le comportement du vrai chrétien ne peut pas se cacher, parce qu’il se manifeste ouvertement dans sa fidélité et son zèle à faire la volonté de Christ. Même s’il n’est pas parfait, le chrétien doit régulièrement ajuster sa vie, dans la persévérance qu’un jour il atteindra cette perfection. Alors, comment reconnaître celui ou celle qui appartient vraiment à Christ ? Jésus Lui-même a établi le critère en déclarant : « À ceci tous connaîtront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». Et n’ayez crainte, Jésus nous regarde cheminer dans nos efforts quotidiens pour mettre à exécution cette connaissance divine qu’Il nous donne avec tant d’amour.

Prions les uns pour les autres, et ayons cette facilité à nous pardonner réciproquement et spontanément. Que cela fasse partie de notre nouvelle nature : celle qui nous enseigne d’être positifs. La vie est trop courte pour perdre notre temps à méditer et pleurer sur les situations négatives de notre passé. Pensons avenir, et méditons sur le Royaume de Dieu à venir. Prenons la résolution de demeurer en bons termes avec tous ceux avec qui nous venons en contact. Et si jamais il y avait divergence d’opinion qui pourrait blesser, rappelons-nous que la pire odeur qu’on puisse respirer, c’est de se sentir mauvais. Ce n’est pas en noircissant les autres qu’on se blanchit. Alors, le chrétien se doit de déployer cette disposition de caractère de pouvoir approcher la personne qu’il aurait blessée pour lui dire : « Je sais que je t’ai fait de la peine ; pardonne-moi, et oublions tout ».

Dans notre société, certaines personnes ont développé cette tendance à garder rancune envers d’autres gens pendant des années, au point de ne plus se souvenir pourquoi ils ne se parlent plus. C’est malheureux comme les bons souvenirs ne sont que passagers, mais les mauvais durent longtemps, alors que ce devrait normalement être le contraire. Ce sont des attitudes qui divisent les familles et qui n’ont aucune raison d’exister. Ce genre de comportement devrait être impensable chez un converti. Il y a un vieux proverbe qui dit : « De votre ami dites du bien. De votre ennemi ne dites rien ». Car cela va changer quoi dans l’éternité ? Absolument rien ! Allons-nous nous souvenir de ces choses négatives dans un million d’années ? J’espère que non ! Voilà le message que la Bible nous enseigne, quand elle nous parle du don de la connaissance divine.

La mission de chaque chrétien est d’utiliser ce don pour développer son caractère d’abord, et ensuite aider ceux que Dieu appelle maintenant vers le Royaume. Nous vivons présentement dans un monde qui se nourrit de rêves. Toutes les bonnes choses sont convoitées, mais sans qu’on veuille faire le moindre effort, comme si tout nous était dû. Un tel monde approche de sa fin. Il est temps que ces gens arrivent à comprendre que « Dieu nourrit même les oiseaux, qui s’aident cependant de leurs ailes ». Les rêves n’apportent pas de bonheur, car le bonheur se situe dans la réalité et l’accomplissement de nos projets et nos désirs. Mais encore ici, le vrai bonheur consiste à ne désirer que ce qu’on peut obtenir au travers de nos efforts soutenus. Pour le chrétien, ces efforts doivent être dirigés à utiliser nos dons de façon à mettre en valeur ce que Jésus nous a commandé.

La dernière instruction de Jésus à Ses onze disciples, juste avant de monter au ciel fut : « Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder tout ce que Je vous ai commandé ; et voici, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Amen ! » (Matthieu 28:19-20). Notez comment Jésus utilise le « Je suis » en parlant de tous les siècles qui devaient se succéder, mais où Jésus est toujours présent continuellement. Son travail n’est donc pas terminé même aujourd’hui, car il se poursuivra aussi durant le Millénium et la deuxième Résurrection. Alors, que Dieu vous bénisse tous dans l’utilisation de ce don de la connaissance divine ainsi que dans votre cheminement personnel vers ce merveilleux Royaume que Jésus viendra établir ici-bas lors de Son avènement.