D.363 – La résurrection et le croyant

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ressurection

Par Joseph Sakala

Pour le converti à Jésus, la résurrection de son Sauveur est aussi réfléchie que le salut. Car, si Jésus n’est pas ressuscité, comme certains le prétendent, notre espérance se situe dans cette vie uniquement. Selon Paul : « Si nous n’avons d’espérance en Christ que pour cette vie seulement, nous sommes de tous les hommes les plus misérables » (1 Corinthiens 15:19). Parce qu’il faut se poser la question à savoir ce qui nous arrivera lors de notre mort. Néanmoins, l’apôtre Paul nous rassure en disant, dans 1 Corinthiens 15:20-22 : « Mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts. En effet, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est venue aussi par un homme. Car, comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ. »

Paul poursuit en disant : « Et c’est Lui qui est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses » (Colossiens 1:18). Mais pour quelle raison Dieu a-t-Il fait cela ? « Car il a plu à Dieu de faire habiter toute plénitude en lui ; et de réconcilier par Lui toutes choses avec Soi, ayant donné la paix, par le sang de sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux » (Colossiens 1:19-20). La résurrection de Jésus nous assure de notre justification devant Dieu. En parlant de la foi d’Abraham et de l’imputation de Sa justification sur lui, Paul déclare : « Mais c’est aussi pour nous, à qui cela sera aussi imputé, pour nous qui croyons en Celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et qui est ressuscité pour notre justification » (Romains 4:24-25).

Paul nous dit que Dieu vous accorde le pouvoir de Le servir efficacement par la promesse d’une résurrection afin : « Qu’il éclaire les yeux de votre entendement ! Afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints ; et quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie grandeur de Sa puissance, conformément à l’efficacité du pouvoir de sa force, qu’il a déployée en Christ, quand il l’a ressuscité des morts, et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes » (Éphésiens 1:18-20). Paul continue de nous expliquer que, par la résurrection de Jésus : « Il [Dieu] a mis toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour chef suprême de l’Église, qui est son corps, et [par le fait même] la plénitude de Celui [Dieu] qui remplit tout en tous » (vs 22-23). Avez-vous remarqué dans ce verset que ce sont les convertis qui forment le corps de Christ et non le petit pain de la communion catholique. Notez également que Jésus est la seule Tête de ce corps.

Jésus fut pendu à la croix pendant six heures, jusqu’à Sa mort, vers trois heures de l’après midi. Il fut ensuite descendu de la croix et enseveli dans une tombe pendant trois jours et trois nuits (72 heures). Après cette période de soixante-douze heures, même la mort ne pouvait plus Le retenir. Allons vérifier dans les Écritures ce qui est vraiment arrivé. Dans Jean 20:1, nous lisons : « Le premier jour de la semaine [dimanche], Marie de Magdala vint le matin au sépulcre, comme il faisait encore obscur ; et elle vit la pierre ôtée du sépulcre. » Tous les évènements entourant le ministère de Jésus sur terre ne sont pas inscrits dans la Bible, mais au moins trois nous révèlent que Marie de Magdala était au tombeau dès le dimanche matin. On peut les trouver dans Matthieu 28:1-10, Marc 16:9-11 et Luc 24:1-10.

Mais qui était cette femme à qui les Écritures accordent autant d’honneur ? Elle est décrite ainsi, dans Marc 16:9 : « Or, Jésus étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. » L’évangéliste Luc nous dit : « Ensuite, Jésus allait de ville en ville, et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du Royaume de Dieu ; et les douze étaient avec lui, ainsi que quelques femmes qui avaient été délivrées d’esprits malins et de maladies ; savoir, Marie appelée Magdeleine, de laquelle il était sorti sept démons » (Luc 8:1-2). Deux témoignages différents confirmant parfaitement que Jésus avait chassé sept démons qui la tourmentaient.

D’où vient alors cette fable urbaine voulant qu’elle soit une prostituée qui pleurait tout le temps, comme le veut la chanson ? Sûrement pas de la Bible. Néanmoins, la délivrance de sa malédiction, suivie de sa conversion, fut tellement marquée qu’elle et plusieurs autres femmes sont demeurées dans l’entourage de Jésus pendant Ses nombreux déplacements. Nous voyons donc : « Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, et Suzanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens » (Luc 8:3). Lors de Sa crucifixion : « Il y avait aussi là plusieurs femmes qui regardaient de loin, et qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, en le servant ; entre lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques et de Joses, et la mère des fils de Zébédée » (Matthieu 27:55-56).

Elle fut également présente lorsque Jésus fut descendu de la croix et mis dans un tombeau. « Joseph [d’Arimathée] ayant acheté un linceul, le descendit de la croix, l’enveloppa dans ce linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc ; et il roula une pierre à l’entrée du sépulcre. Et Marie de Magdala et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait » (Marc 15:46-47). C’est elle qui organisa son embaumement. Dans Marc 16:1 nous lisons : « Après que le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir embaumer le corps. »

Quelle fut sa récompense pour sa fidélité envers Jésus ? Dans Marc 16:9, il est écrit : « Or, Jésus étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. » Elle eut le privilège d’annoncer aux disciples la bonne nouvelle qu’elle avait vu le Seigneur ressuscité. C’est l’apôtre Jean qui nous donne le compte-rendu, dans Jean 20:18 : « Et Marie de Magdala vint annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit cela. » Il devient donc évident qu’elle fut présente lors des multiples autres apparitions de Jésus pendant les quarante jours après Sa résurrection.

Au moment de monter au ciel, Jésus a dit à Ses disciples de ne pas quitter la ville de Jérusalem. Dans Actes 1:13-14, il est écrit : « Et quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute, où demeuraient Pierre, Jacques, Jean, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude, frère de Jacques. Tous ceux-là persévéraient d’un commun accord dans la prière et dans l’oraison, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. » Marie de Magdala était sûrement parmi eux aussi, lorsque les cent-vingt ont reçu le Saint-Esprit, le Jour de la Pentecôte. Donc : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous d’un accord dans un même lieu » (Actes 2:1).

Heureux ceux qui ont vécu cette magnifique expérience de la résurrection de Jésus et de Son Ascension au ciel ! Mais à cause de ce que notre Seigneur a accompli, nous pouvons pareillement expérimenter la présence de Son Esprit en nous. Une présence qui devrait nous pousser à participer à Son ministère en tant que Ses serviteurs, dans l’attente de l’accueillir dans la joie lors de Son retour. Beaucoup de gens instruits tentent de faire passer ces évènements pour de la fiction, en affirmant que Jésus n’est pas vraiment mort, mais fut dans un coma pendant trois jours. Il n’est pas monté au ciel, mais aurait épousé Marie de Magdala, pour Se former une descendance, pour préparer une apparition magistrale dans les derniers temps. Ce qui est déroutant dans ces histoires, c’est que ceux qui prétendent ces choses n’ont aucune preuve, admettant volontairement que c’est de la fiction. Malgré cela, beaucoup trop de gens sont très confortables avec cette fable juive.

Le converti doit pourtant tout vérifier dans les Saintes Écritures, afin de se  prouver à lui-même que Dieu sera toujours reconnu véritable et tout homme menteur. Jésus est subséquemment ressuscité et vit maintenant dans Son corps glorifié à S’occuper de Son Église à partir du ciel. Il le fait en guidant Ses disciples dans leur travail visant à instruire toutes les nations, en baptisant les convertis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et leur apprenant à garder tout ce que Jésus nous a commandé ; et Jésus est avec nous, tous les jours, jusqu’à la fin du monde. À nous alors la mission de subvenir aux besoins spirituels de ceux que Dieu appelle pour les diriger vers Christ.

Pendant ce temps, dans Son état glorifié, Jésus continue de S’occuper de nous, car, puisque : « Nous avons un grand souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, retenons ferme notre profession. Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché » (Hébreux 4:14-15). Cependant, même convertis, nous pouvons encore pécher. Alors, quel est notre réconfort ? Paul fut inspiré de nous donner la solution au v. 16 : « Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable. »

Le chrétien converti, disciple de Christ, ne va pas se confesser à un homme aussi faillible que lui. Dieu nous dit que nous avons accès au Trône même de Dieu, en confessant nos péchés à Dieu, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable. Quel bonheur de découvrir que nous avons ce merveilleux avantage de recevoir le pardon de nos péchés directement de Celui qui a versé Son sang pur et sans tache pour les effacer et de nous accorder ce privilège ! Finalement, la résurrection de Jésus nous réconforte dans l’assurance qu’un jour, même si nous mourons avant Son retour dans la gloire, nous aussi ressusciterons. « Sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi par Jésus, et nous fera comparaître avec vous. Car toutes ces choses sont pour vous, afin que cette grâce se multipliant, abonde en actions de grâces d’un grand nombre pour la gloire de Dieu » (2 Corinthiens 4:14-15).

Mais revenons à cette histoire inventée de toute pièce que Jésus ne serait pas monté au ciel, mais qu’Il avait une épouse. Chers amis, imaginez-vous donc qu’un papyrus dévoilé pour la première fois en 2012 vient d’être proclamé « authentique » par les archéologues. Le document est un fragment de quatre par huit centimètres connu sous le nom de « Évangile de l’épouse de Jésus », et contient la phrase écrite en copte « Jésus leur dit : Ma femme ». (New York Times, 10 avril 2014). Les experts datent ce papyrus entre 500 et 900 après J.-C., basé sur l’écriture et la grammaire. (The Telegraph, 10 avril, 2014).

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Quelques érudits trouvent cependant absurde cette déclaration du papyrus. Un égyptologue de l’Université Brown croit que le fragment découvert a été forgé, car il contient de grandes erreurs de grammaire. Chaque mot du papyrus correspond à l’évangile de Thomas. [New York Times]. L’évangile de Thomas est un évangile des Gnostiques considéré par plusieurs théologiens comme étant simplement une œuvre de fiction historique. Mais le plus grand problème se situe dans la date du papyrus, alors que le Texte Reçu de la Bible date du premier siècle après J.-C.

Alors qu’aucun des récits bibliques ne nous donne une indication que Jésus Se soit marié, les écrits des gnostiques contiennent des idées hérétiques. L’apôtre Paul nous a mis en garde d’éviter « les questions folles, les généalogies, les contestations et les disputes touchant la loi ; car elles sont inutiles et vaines » (Tite 3:9). Quelques idées les plus « progressives » du christianisme sont enracinées dans des hérésies enseignées par de faux enseignants qui s’opposent à l’Évangile de Christ. Le gnosticisme n’est pas seulement une fausse philosophie, c’est une force qui a corrompu le véritable christianisme dès ses débuts et pourrait affecter la religion que vous pratiquez présentement. Aujourd’hui, près de deux milliards d’individus professent croire en Jésus. La religion chrétienne qui a commencé à Jérusalem est prêchée mondialement et atteint le tiers de l’humanité.

Cela semble un accomplissement magnifique, mais il y a une complication évidente, car Jésus a bien dit : « Car plusieurs viendront en mon nom, disant : Je suis le Christ, et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:5). De quelle façon ? « Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:11). Mais pire encore : « Car de faux christs et de faux prophètes s’élèveront et feront de grands signes et des prodiges, pour séduire les élus mêmes, s’il était possible » (Matthieu 24:24). L’apôtre Paul était étonné de voir que certains convertis chez les Galates se tournaient déjà vers un autre évangile. Regardons ce qu’il leur déclare, dans Galates 1:6-9 : « Je m’étonne que vous abandonniez si promptement celui qui vous avait appelés à la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; non qu’il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’Évangile de Christ. Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! »

L’apôtre Jean a enregistré une prophétie exposant que Satan séduirait le monde entier (Apocalypse 12:9). Est-ce que ceci pourrait vous inclure, ainsi que l’église que vous fréquentez ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, le christianisme embrassé par des millions de gens aujourd’hui n’est pas le même qu’au début. Jude nous dit : « Bien-aimés, plein de zèle pour vous écrire touchant notre salut commun, j’ai jugé nécessaire de le faire, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été donnée une fois aux saints. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur » (Jude 1:3-4). Dès le premier siècle, des faux enseignants s’opposaient à l’Évangile proclamé par Jésus et les apôtres.

Il est évident pour les historiens que la foi donnée une fois pour toutes aux saints n’est pas restée pure. C’est pourquoi certaines églises admettent que leurs croyances sont fondées sur la Bible et des traditions qui, dans bien des cas, ne s’accordent pas avec l’Écriture. Parmi les premiers à semer l’opposition chez les chrétiens apostoliques, il y a eu les Gnostiques, adeptes d’un système de croyances radicales mêlées d’idées païennes, de philosophie grecque, de mysticisme et de raisonnements humains avec des explications tordues de l’Écriture. Malgré que le gnosticisme soit disparu après le 2ème siècle, plusieurs de ses idées hérétiques furent absorbées dans le christianisme populaire, le genre de christianisme qui devait éventuellement donner naissance au catholicisme. Encore plus remarquable de nos jours, c’est que plusieurs érudits acceptent d’admettre que les idées gnostiques ont refait surface dans les églises chrétiennes et les séminaires de théologie. Plusieurs professeurs ont noté un parallèle frappant entre les anciennes hérésies du gnosticisme et la spiritualité du Nouvel Age que les leaders raniment avec véhémence. Pourtant, la personne moyenne n’est pas au courant de la vraie source des idées promulguées sous le voile de « la chrétienté progressive ».

Regardons brièvement ce qu’enseignait l’église primitive et ce qui est prêché aujourd’hui pour découvrir des faits qui vous ouvriront les yeux. Le gnosticisme s’est développé aux mêmes endroits que le christianisme. Les enseignants gnostiques prétendaient posséder une connaissance secrète au sujet de la création du monde et du but de la vie sur terre. Elle était donc en compétition avec ce que les Apôtres enseignaient. Dans le but de le détruire, les gnostiques prétendaient que le christianisme enseignait le cannibalisme. Paul a combattu fortement contre eux. Un des premiers enseignants gnostiques était Simon le Magicien — celui qui est mentionné dans Actes 8 — qui avait utilisé la sorcellerie pour séduire les gens de Samarie. Malgré que Simon ait continué à suivre les apôtres pendant un temps : « Simon lui-même crut aussi, et ayant été baptisé, il ne quittait point Philippe ; et voyant les prodiges et les grands miracles qui se faisaient, il était étonné » (Actes 8:13).

Mais c’était une fausse conversion qui a vite été repérée par les apôtres, car Simon était attiré par les miracles de Philippe et voulait acheter ce pouvoir. Alors que Simon professait être chrétien, Pierre et Jean l’ont rejeté : « Car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. Mais Simon répondit et dit : Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu’il ne m’arrive rien de ce que vous avez dit » (Actes 8:23-24). La nature subversive et radicale des gnostiques peut être repérée lorsqu’elle est mise en contraste avec la Bible qui révèle qu’un Dieu tout-puissant a créé la terre et l’univers (Genèse 1:1). Cette magnifique création fut produite selon un Plan établi bien pensé et David Lui rend gloire en disant : « Car c’est toi qui as formé mes reins, qui m’as façonné dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que j’ai été fait d’une étrange et merveilleuse manière ; tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Mes os ne t’étaient point cachés, lorsque j’étais formé dans le secret, œuvré comme un tissu dans les lieux bas de la terre » (Psaumes 139:13-15).

Dans Proverbes 8:21-28, au sujet de la sagesse de Dieu, nous apprenons que : « …pour donner en héritage des biens à ceux qui m’aiment, et pour remplir leurs trésors. L’Éternel m’a possédée dès le commencement de ses voies, avant qu’il fît aucune de ses œuvres. J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, dès l’origine de la terre. J’ai été engendrée lorsqu’il n’y avait point encore d’abîmes, ni de fontaines riches en eaux. J’ai été engendrée avant que les montagnes fussent assises, et avant les coteaux ; avant qu’il eût fait la terre, et les campagnes, et le commencement de la poussière du monde. Quand il agençait les cieux, j’y étais ; quand il traçait le cercle au-dessus de l’abîme, quand il fixait les nuages en haut, quand il faisait jaillir les fontaines de l’abîme. Quand il imposait à la mer sa loi, afin que ses eaux n’en franchissent pas les limites, quand il posait les fondements de la terre. »

Et lorsque Dieu interrogea Job en lui demandant : « Qui est celui-ci qui obscurcit mes plans par des discours sans science ? Ceins donc tes reins comme un vaillant homme, je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Où étais-tu quand je jetais les fondations de la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence. Qui en a réglé les mesures, si tu le sais, ou qui a étendu le niveau sur elle ? Sur quoi en a-t-on fait plonger les bases, ou qui en a posé la pierre angulaire, quand les étoiles du matin poussaient ensemble des cris de joie, et les fils de Dieu, des acclamations ? » (Job 38:2-7). Dieu a créé les humains, les animaux et tout ce qu’Il a créé était beau et merveilleux. Dieu l’avait fait dans le but de Se former une grande famille avec qui Dieu voulait partager tout ce qu’Il avait créé. Satan, sous la forme d’un serpent, a laissé croire aux humains que Dieu était un menteur et qu’Il retenait certaines vérités.

L’enseignement gnostique veut renverser chaque détail biblique de la création, laissant croire que Dieu n’est pas reconnaissable et totalement incompréhensible. La création du monde fut une erreur stupide, créée par un dieu vicieux. Les humains ne sont que des fragments dans l’univers, sédiments d’un ciel perdu. Ce méchant dieu fut conçu par Sophie (déesse de la sagesse) qui, plus tard, séduisit Ève, après avoir donné naissance à Adam et Ève. Le serpent fut envoyé par le « vrai Dieu » pour enseigner la sagesse à Adam et Ève avant qu’ils soient exclus du Jardin d’Éden. Ce méchant dieu, le Jéhovah des Hébreux, a séduit le monde pour qu’il l’adore comme le vrai Dieu de l’Ancien Testament, qui est l’histoire véhiculée de cette tyrannie et de cet égoïsme. Les vilains de la Bible, Caen, Ésaü, les Sodomites etc., sont regardés comme les héros des gnostiques pour avoir résisté à ce méchant dieu.

Une autre de leurs croyances est que le salut ne vient pas en acceptant le sacrifice de Jésus pour nos péchés et en changeant nos vies, mais en apprenant la connaissance secrète. Pour les gnostiques, la connaissance vient de l’intérieur de soi et non de la Bible. Pourtant, les Écritures nous disent justement le contraire. « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie point sur ta prudence. Considère-le dans toutes tes voies, et il dirigera tes sentiers » (Proverbes 3:5-6). Et : « Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (Jean 17:16-19). Pour les gnostiques, ce monde est méchant et ce corps est la prison corrompue de laquelle un individu doit chercher à s’évader. Le mariage et la procréation sont également vus comme un mal inventé par ce méchant dieu.

Le véritable espoir des gnostiques n’est pas de voir le Royaume futur de Dieu, mais de regagner un passé imaginaire, libéré de ce monde, l’esprit du corps, la lumière des ténèbres, dans un royaume de lumière sans fin. Il n’est pas difficile de voir pourquoi les disciples de Simon s’opposaient à la doctrine apostolique, telle qu’enseignée par Christ. Ils ont littéralement tourné la Bible à l’envers. Le gnosticisme est anti-Bible, anti-Dieu, anti-Loi et anti-Christ ; pourtant, leurs adhérents se réclament d’être de véritables chrétiens. Marcion, un homme très intelligent et originalement membre de la communauté chrétienne, a écrit et voyagé au 2e siècle en prêchant des idées gnostiques pleines de faussetés et de séductions. Son œuvre majeure, Antithèse, contient des idées qui ont pour but de renverser les Écritures.

Marcion avait même produit un canon dans lequel il avait éliminé l’Ancien Testament au complet, parce qu’il pensait y voir des crimes contre l’humanité. Il avait rejeté les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Jean parce qu’il croyait que ces Évangiles furent corrompus par l’influence juive et penchaient trop vers l’Ancien Testament. Marcion avait éliminé six Épîtres de Paul pour les mêmes raisons. Il se croyait meilleur juge des Écritures que les apôtres et même Jésus. Quelques-uns des enseignements des gnostiques menaient à des extrêmes drastiques. Le mariage était défendu et Marcion, ainsi que Valentin, prêchaient le célibat et ceux qui étaient déjà mariés devaient s’abstenir de sexe pour la balance de leur vie. Simon le Magicien avait rejeté le mariage pour promouvoir l’amour libre. Dans la promiscuité entre hommes et femmes, se trouve la véritable communion en libérant la spontanéité de l’amour. D’autres se livraient à des orgies avec des perversions indescriptibles.

Ces perversions existaient déjà au premier siècle et Paul a été obligé d’intervenir chez les Corinthiens en leur déclarant : « Fuyez la fornication. Quelque péché qu’un homme commette, c’est hors du corps ; mais celui qui commet fornication, pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du SaintEsprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? Car vous avez été achetés à un grand prix ; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:18-20). Abstenez-vous de toute apparence de mal. On aurait cru que ces pratiques extrêmes auraient disparu de la communauté chrétienne, spécialement après avoir été étiquetées comme hérétiques dans l’Église primitive. Cependant, malgré l’opposition considérable parmi les leaders de l’Église, cette religion gnostique a eu un impact néfaste sur le christianisme.

Le gnosticisme servit de pont par lequel le paganisme traversa pour se rendre au christianisme. L’idée gnostique que la foi avait besoin d’un supplément de  philosophie paraît dans ces traditions. L’idée gnostique que le Royaume est « en vous » plutôt que d’être un événement futur semble influencer plusieurs chrétiens, même aujourd’hui. Les pharisiens avaient demandé à Jésus quand le règne de Dieu viendrait ; Il leur répondit que le règne de Dieu ne viendrait point avec éclat. « Et on ne dira point : Le voici ici, ou : Le voilà là ; car voici, le règne de Dieu est au milieu de vous. » (Luc 17:21). Christ parlait de Lui-même, voie suprême du Royaume, mais les gnostiques avaient compris que le Royaume était « en vous ».

Dans Actes 1:6-8 : « Eux donc étant assemblés, l’interrogeaient [Jésus] en disant : Seigneur, sera-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Mais il leur dit : Ce n’est pas à vous de savoir les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous ; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée, et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Donc, un événement encore à venir.

Jésus en a mis cependant certains en garde, qui se font passer pour chrétiens et ne prêchent pas ce que Jésus prêchait. Dans Matthieu 19:28-30 « Jésus leur dit : Je vous dis en vérité, à vous qui m’avez suivi, que lorsque le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire, dans le renouvellement qui doit arriver, vous aussi serez assis sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté des maisons, ou des frères, ou des sœurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou des champs, à cause de mon nom, en recevra cent fois autant, et héritera la vie éternelle. Mais plusieurs des premiers seront les derniers ; et plusieurs des derniers seront les premiers. »

Nous voyons de plus en plus un renouveau vers cette doctrine gnostique de libération sexuelle. Son but est de briser les liens, ce qui permettrait une liberté humaine illimitée. L’insubordination totale serait le chemin vers la libération totale. Refuser de travailler, liberté sexuelle, vivre comme des vagabonds philosophes, ça vous rappelle les hippies des années 1960 ? John Lennon des Beatles a déclaré, un jour : « Il me semble que les véritables chrétiens étaient les gnostiques. » Beaucoup de chrétiens ne semblent pas réaliser que leurs idées progressives sont enracinées dans les hérésies anciennes. Dans les débuts du 21ème siècle, plusieurs mouvements sociaux font revivre les idées des gnostiques. Comme le mouvement visant à renverser le masculin dans le divin. Pourquoi Dieu ne serait-Il pas une femme ? Par là, on prend pour acquis que Dieu est un « homme », alors qu’il n’en est rien. La théologie féministe se doit donc de créer un nouveau texte de base, un nouveau canon.

Une théologienne féministe, Chung Hyun Kyung, a déclaré : « Les féministes sont libres d’utiliser les anciens textes gnostiques, originalement rejetés comme hérétiques, parce que le Canon chrétien fut créé par des hommes. Et les femmes ne sont pas obligées d’accepter un livre dont elles n’ont pas participé à la formation. » Les féministes regardent la Bible comme un outil de contrôle social de suppression des femmes par les hommes. Donc, l’évangile gnostique de Marie place Marie de Magdala à la fondation de l’Église de Christ, plutôt que les Apôtres et les Prophètes. Tandis que Paul, dans la Bible, nous dit : « Ainsi, vous n’êtes plus ni des étrangers, ni des gens de dehors, mais concitoyens des Saints, et de la maison de Dieu ; étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit » (Éphésiens 2:19-22).

Dans Matthieu 16:15-19, Jésus Lui-même avait demandé à Ses disciples : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre, prenant la parole, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus lui répondit : tu es heureux, Simon, fils de Jona ; car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » Paul aussi fait cet aveu, dans Galates 1:17-20, au sujet de son ministère : « Et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas. Ensuite, trois ans après, je montai à Jérusalem, pour y visiter Pierre ; et je demeurai chez lui quinze jours ; mais je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, le frère du Seigneur. Or, dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. »

Aujourd’hui, les femmes théologiennes ont développé ce qu’elles appellent le « rituel de l’exorcisme » pour combler le rôle des hommes et des femmes dans la Bible, comme dans Éphésiens 5:22-24 où Paul déclare : « Femmes, soyez soumises à vos propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, que les femmes le soient aussi à leurs propres maris en toutes choses. »

Et également dans 1 Pierre 3:1-6, où Pierre dit : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que s’il y en a qui n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans la parole, par la conduite de leurs femmes ; lorsqu’ils verront votre conduite chaste et respectueuse. Que votre parure ne soit point celle du dehors, l’entrelacement des cheveux, les ornements d’or ou l’ajustement des habits, mais l’homme caché dans le cœur, l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. Car ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs maris ; comme Sara qui obéissait à Abraham, et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes les filles en faisant le bien, et en ne vous laissant troubler par aucune crainte. »

En d’autres mots, tout dans la Bible doit être réinterprété par les interprètes féministes, comme le faisaient les gnostiques. Naomi Goldberg blâme Dieu le Père d’être l’architecte d’une société patriarcale et déclare que : « Tout dans Sa société de Dieu devra partir. Nous, les femmes, allons mettre fin à Dieu ». Mme Goldberg a prédit : « Lorsque les féministes réussiront à changer la position des femmes dans le christianisme et le judaïsme, elles auront ébranlé ces religions jusqu’à leurs racines ». Curieux, mais très peu de théologiens réalisent que Dieu avait depuis longtemps prévu leur petit jeu en déclarant : « Mon peuple a des enfants pour oppresseurs, et des femmes dominent sur lui. Mon peuple, tes guides t’égarent et t’ont fait perdre le chemin que tu dois suivre » (Esaïe 3:12).

Les lesbiennes déclarent que l’hétérosexualité obligatoire est ce qui tient la patriarchie ensemble et que l’homosexualité va briser leur colonne vertébrale, et que les idées lesbiennes, bisexuelles et gaies seront comme des triangles enfoncés dans la superstructure du système hétéro-patriarcal. Ce que ces gens veulent faire dans la société occidentale, c’est d’éliminer la fondation biblique et, tout comme les gnostiques, amener la libération sexuelle. Jésus nous a mis en garde contre ça : « Et plusieurs faux prophètes s’élèveront, et séduiront beaucoup de gens. Et parce que l’iniquité sera multipliée, la charité de plusieurs se refroidira. Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24:11-13). Paul en parle également, dans 2 Thessaloniciens 2:7-8 : « Car le mystère d’iniquité opère déjà ; attendant seulement que celui qui le retient maintenant, soit enlevé. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. »

Les gnostiques étaient les antagonistes majeurs des apôtres tout comme les libéraux le sont aujourd’hui en prêchant un message de séduction. Voilà pourquoi Paul avait dit aux Galates : « Je m’étonne que vous abandonniez si promptement celui qui vous avait appelés à la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; non qu’il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’Évangile de Christ. Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! Car, est-ce les hommes que je prêche, ou Dieu ? ou est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais aux hommes, je ne serais pas un serviteur de Christ » (Galates 1:6-10).

Et à Timothée, Paul déclarait : « O Timothée ! garde le dépôt, fuyant les discours vains et profanes, et les disputes d’une science faussement ainsi nommée ; dont quelques-uns ayant fait profession, se sont détournés de la foi. La grâce soit avec toi ! Amen » (1 Timothée 6:20-21). Les mouvements sociaux bâtis sur ces idées perverties sont voués au désastre. Les sociétés secrètes qui rejettent la morale de Dieu en faveur des désirs humains s’en vont vers la ruine. Car le Dieu de la Bible leur dit : « Mon peuple est détruit, faute de connaissance. Puisque toi tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai, afin que tu n’exerces plus devant moi le sacerdoce ; puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, moi aussi j’oublierai tes enfants. Plus ils se sont multipliés, plus ils ont péché contre moi : je changerai leur gloire en ignominie ! Ils se nourrissent des péchés de mon peuple ; ils sont avides de ses iniquités. Aussi il en sera du sacrificateur comme du peuple ; je le punirai selon ses voies et lui rendrai selon ses œuvres » (Osée 4:6-9).

La vérité biblique a pour but de diriger les croyants vers une résurrection dans le Royaume, pour faire partie de la Famille éternelle de Dieu, tandis qu’accepter le gnosticisme est un retour en arrière pour amener les croyants vers un évangile de dispute et une fausse connaissance. Ne soyez pas séduits par des évangélistes dirigés par Satan lui-même. Ouvrez vos yeux et croyez à la Parole véritable de Dieu et aux messages de Ses Apôtres.

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