D.375 – Les oracles de Dieu

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Par Joseph Sakala

Dans Romains 3:1-4, Paul nous dit : « Quelle est donc la prérogative du Juif, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? Elle est grande en toute manière, surtout en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. Quoi donc ? si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Nullement ! Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu gagnes ta cause lorsqu’on te juge. » Cette puissante déclaration des Écritures, « les oracles de Dieu », paraît seulement trois fois dans toute la Bible. Dans notre texte plus haut, Paul met beaucoup d’emphase sur le grand privilège et la responsabilité accordés aux Juifs par Dieu qui leur donna Ses « oracles », un mot qui veut dire « prophéties divinement inspirées ».

Ensuite, Paul l’utilise pour corriger les premiers chrétiens qui n’avaient pas encore appris à déchiffrer les oracles. « En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d’apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. Or, celui qui se nourrit de lait, ne comprend pas la parole de la justice ; car il est un petit enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes [et femmes] faits, pour ceux qui, par l’habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien et le mal » (Hébreux 5:12-14).

Finalement, l’apôtre Pierre exhorte ses lecteurs : « Si quelqu’un parle, qu’il parle selon les oracles de Dieu ; si quelqu’un exerce un ministère, qu’il l’exerce selon la force que Dieu lui communique, afin qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (1 Pierre 4:11). C’est-à-dire, si quelqu’un prétend prêcher la Parole. qu’il s’en tienne à la Parole. « Prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, reprends, censure, exhorte en toute patience, et en instruisant » a déclaré Paul, dans 2 Timothée 4:2. Ce ne sont pas nos paroles, mais Ses Paroles qui sont puissantes. « Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des mœlles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur ; et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant Lui, mais toutes choses sont nues et entièrement découvertes aux yeux de Celui auquel nous devons rendre compte » (Hébreux 4:12-13).

En effet, dans Actes 7:37-38, Étienne nous déclare que : « C’est ce Moïse qui dit aux enfants d’Israël : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera un prophète comme moi, d’entre vos frères ; écoutez-le. C’est lui qui, lors de l’assemblée dans le désert, s’entretenait avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sina, et avec nos pères, et qui reçut des paroles de vie pour nous les donner. » De par toutes ces références, il devient extrêmement clair que ces Oracles de Dieu, c’est-à-dire, les Saintes Écritures, constituent les véritables Paroles du Dieu vivant. Elles furent données aux Juifs croyants et furent préservées pour nous dans nos Bibles. Il est évident que ces oracles doivent être crus, étudiés et proclamés par tous ceux qui déclarent être des chrétiens convertis.

Le fait que beaucoup de gens rejettent la Bible en proclamant qu’elle est pleine de faux enseignements, n’est que pure maçonnerie. De tels agissements démontrent simplement leur arrogance humaine. « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. Tout subsiste aujourd’hui selon tes ordonnances ; car toutes choses te servent » (Psaume 119:89-91). Sa Parole subsiste à toujours dans les cieux et elle subsistera éternellement. Jésus l’a confirmé dans Matthieu 24:35 : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Ce sera le critère par lequel Ses détracteurs seront jugés dans les derniers temps. Dans Apocalypse 22:18-19, Jésus nous dit : « Je proteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu’un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre ; et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre. »

Tout comme Dieu est en train de Se former une grande famille avec qui Jésus partagera l’univers entier, Dieu est en train de surveiller le bon fonctionnement de Son merveilleux Plan. Dans Daniel 4:13-14, le prophète  déclare : « Je regardais, dans les visions de ma tête, sur ma couche, et voici un des saints qui veillent descendit du ciel. Il cria à haute voix, et parla ainsi : Coupez l’arbre, et l’ébranchez ; abattez son feuillage, et dispersez son fruit ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches ! » Nous voyons ici un jugement rendu sur Nébucadnetsar. Mais c’est la même chose dans tous les domaines où Dieu exerce Sa surveillance. C’est dans ce chapitre de Daniel que nous découvrons comment Dieu utilise Ses saints anges pour surveiller.

Nous avons découvert également que Dieu a agi ainsi dans le cas de Jacob. « Alors il [Jacob] eut un songe ; et voici, une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici les anges de Dieu montaient et descendaient par elle. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle, et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac ; la terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité » (Genèse 28:12-13). Donc, on peut en déduire que, malgré les craintes de Jacob, il n’était jamais seul parce que les anges de Dieu surveillaient chacun de ses mouvements. Ainsi, nous savons qu’au moins certains anges, sinon tous, sont intensément occupés à surveiller les humains sur la terre.

Par exemple, Paul dit aux Corinthiens que, par lui et d’autres apôtres : « Vous êtes déjà rassasiés, vous êtes déjà riches, vous régnez sans nous. Et plût à Dieu que vous régnassiez, afin que nous régnassions aussi avec vous ! Car je pense que Dieu nous a exposés, nous les apôtres, comme les derniers des hommes, comme des gens voués à la mort, nous faisant servir de spectacle au monde, et aux anges et aux hommes » (1 Corinthiens 4:8-9). Le mot « spectacle » dans ce verset veut dire « théâtre » et il est traduit ainsi une seule autre fois dans le Nouveau Testament.

Dans Actes 19:29-31, nous bouquinons : « Et toute la ville fut remplie de confusion ; et ils coururent tous ensemble au théâtre, entraînant avec eux Gaïus et Aristarque, Macédoniens, compagnons de voyage de Paul. Or Paul voulait se présenter devant le peuple ; mais les disciples ne le lui permirent pas. Et même quelques-uns des Asiarques, qui étaient ses amis, l’envoyèrent prier de ne point se rendre dans le théâtre. » Il est intéressant de noter que les chrétiens, spécialement les dirigeants, sont dans un théâtre, spécialement surveillés par un auditoire qui pourrait inclure même des anges.

Paul avait mis en garde les femmes chrétiennes de se couvrir la tête. « C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur sa tête une marque de l’autorité sous laquelle elle est » (1 Corinthiens 11:10). Probablement que ces anges sont également inclus dans la grande nuée de témoins mentionnés dans Hébreux 12:1, où nous voyons : « Ainsi donc, nous aussi, étant environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe aisément, courons avec constance dans l’arène qui nous est ouverte, regardant à Jésus le chef et le consommateur de la foi, qui, méprisant l’ignominie, à cause de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. » Mais pourquoi ces anges saints qui veillent désirent-ils voir ce qui se passe sur la terre ?

Dans 1 Pierre 1:11-12, le chef des apôtres déclare : « Recherchant pour quel temps et quelles conjonctures l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui rendait témoignage d’avance, leur révélait les souffrances de Christ, et la gloire dont elles seraient suivies. Et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu’ils étaient dispensateurs de ces choses, qui vous ont été annoncées maintenant par ceux qui vous ont prêché l’Évangile, par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. »

Peut-être qu’ils sont anxieux, comme nous : « de mettre en évidence devant tous, quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ, afin que la sagesse de Dieu, infiniment diverse, soit maintenant manifestée par l’Église aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes, selon le dessein qu’il avait formé de tout temps, et qu’il a exécuté par Jésus-Christ, notre Seigneur, en qui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance, par la foi que nous avons en lui » (Éphésiens 3:9-12). Cela fait également partie de manière évidente de l’enseignement expliquant comment Satan sera écrasé sous nos pieds.

Dans Romains 16:19-20, Paul nous dit : « Votre obéissance est connue de tous ; je m’en réjouis donc à cause de vous, et je souhaite que vous soyez sages à l’égard du bien, et purs à l’égard du mal. Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous ! Amen. » C’est une promesse intrigante, suggérant que les véritables croyants pourraient éventuellement voir Satan écrasé, celui-là même qui tente perpétuellement de les dévorer. Car l’apôtre Pierre n’a-t-il pas dit, dans 1 Pierre 5:8-9 : « Soyez sobres, veillez ; car le diable, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions. »

Cette promesse est une allusion très claire à l’assurance divine annoncée dès le commencement par Dieu, dans Genèse 3:14, où nous voyons : « Alors l’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les bêtes et entre tous les animaux des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie. Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et toi tu la blesseras au talon. » Cette prophétie sera accomplie en partie lorsque, au retour de Jésus, Satan sera lié et banni dans l’abyme pendant mille années. Dans Apocalypse 20:1-2, nous lisons : « Après cela, je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme, et une grande chaîne en sa main ; et il saisit le dragon, l’ancien serpent, qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans. »

En attendant ce jour, les convertis qui, dans un sens, forment par Christ la descendance spirituelle de la « femme » peuvent à répétition accomplir des victoires temporaires sur Satan en lui résistant continuellement par la foi. Pierre nous déclare : « Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions. Or, que le Dieu de toute grâce, qui nous a appelés à sa gloire éternelle en Jésus-Christ, après que vous aurez un peu souffert, vous rende parfaits, fermes, forts et inébranlables » (1 Pierre 5:9-10). Si nous lui résistons comme Jésus l’a fait à maintes occasions, Satan fuira loin de nous. C’est d’ailleurs ce que Jacques 4:7 nous dit : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il s’enfuira de vous. »

De tels triomphes personnels vous aideront à obtenir des succès sur les dangereux enseignants que Satan utilise un peu partout. Dans Romains 16:17-19, Paul déclare : « Cependant, je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et à vous éloigner d’eux. Car de telles gens ne servent point notre Seigneur Jésus-Christ, mais leur propre ventre ; et par des paroles douces et flatteuses ils séduisent le cœur des simples. Votre obéissance est connue de tous ; je m’en réjouis donc à cause de vous, et je souhaite que vous soyez sages à l’égard du bien, et purs à l’égard du mal. » Vous n’avez qu’à écouter certains télévangélistes pour vous apercevoir de quoi je parle.

La victoire ultime sur Satan, bien sûr, aura lieu lorsque Jésus reviendra. En attendant : « Soyez sobres, veillez ; car le diable, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions. Or, que le Dieu de toute grâce, qui nous a appelés à sa gloire éternelle en Jésus-Christ, après que vous aurez un peu souffert, vous rende parfaits, fermes, forts et inébranlables » (1 Pierre 5:8-10). Que vous soyez au courant ou non, « ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12).

C’est en « prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin », qu’il lancera en votre direction (Éphésiens 6:16). Finalement, Paul nous dit : « Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu ; priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:17-18). Nous pourrions, par la grâce de Dieu, infliger des blessures spirituelles à Satan lui-même.

Pour réussir dans d’autres aspects de nos vies, nous pourrions prendre conseil de Salomon qui a instruit son fils ainsi : « Mon fils, sois attentif à ma sagesse, incline ton oreille à ma prudence ; afin que tu conserves la réflexion, et que tes lèvres gardent la connaissance. Car les lèvres de l’étrangère distillent le miel, et son palais est plus doux que l’huile. Mais ce qui en provient est amer comme de l’absinthe, et perçant comme une épée à deux tranchants » (Proverbes 5:1-4). Ce chapitre cinq au complet nous indique comment bien utiliser ou mal utiliser les fonctions de notre corps physique. Sous le contrôle souverain du Dieu tout-puissant, un homme et une femme ont reçu l’habilité, par leur union, de former un humain éternel avec le pouvoir d’accepter ou de rejeter Dieu.

Ce chapitre des Proverbes montre par des contrastes que nous pouvons utiliser cette fonction divine pour susciter chez les humains, soit l’amour ou la concupiscence, soit la fidélité ou l’adultère, soit le partage ou la convoitise. Les versets nous enseignent le caractère de la promiscuité qui aboutit à la déception. « Mais ce qui en provient est amer comme de l’absinthe, et perçant comme une épée à deux tranchants » (v. 4). Les psychologues reconnaissent depuis longtemps que plusieurs prostituées se lancent dans leur métier à cause de la haine qu’elles éprouvent contre les hommes en les détruisant volontairement d’une manière consciencieuse. C’est ce que Salomon dit au verset 5, quand il déclare : « Ses pieds conduisent à la mort ; ses démarches aboutissent au Sépulcre. »

La solution serait sans aucun doute de s’éloigner de ces femmes, ne pas jouer avec le feu et éviter toutes les occasions de se faire embobiner. « Éloigne ton chemin d’elle, et n’approche point de l’entrée de sa maison » (v. 8). Les conséquences de se soumettre à la tentation seraient de perdre sa vigueur de jeunesse. « De peur que tu ne donnes ton honneur à d’autres, et tes années à un homme cruel » (v. 9). « De peur que les étrangers ne se rassasient de ta fortune, et que ce que tu auras acquis par ton travail ne passe dans une maison étrangère » (Proverbes 5:10).

Pour ce qui est de la santé : « Et que tu ne rugisses quand tu seras près de ta fin, quand ta chair et ton corps seront consumés » (Proverbes 5:11). Et que tu perdes ton estime personnel : « Et que tu ne dises : Comment ai-je haï l’instruction, et comment mon cœur a-t-il dédaigné les réprimandes ? Comment n’ai-je point obéi à la voix de ceux qui m’instruisaient, et n’ai-je point incliné mon oreille vers ceux qui m’enseignaient ? » (Proverbes 5:12-13). Et même de mettre notre vie en danger : « Peu s’en est fallu que je n’aie été plongé dans tous les maux, au milieu du peuple et de l’assemblée » (v. 14).

Par contre, l’amour conjugal est une très belle chose. Dans Proverbes 5:15-20, nous lisons : « Bois des eaux de ta citerne, et des ruisseaux de ton puits. Tes fontaines doivent-elles se répandre dehors, et tes ruisseaux d’eau sur les places publiques ? Qu’ils soient à toi seul, et non aux étrangers avec toi. Que ta source soit bénie ; et réjouis-toi de la femme de ta jeunesse, comme d’une biche aimable et d’une chèvre gracieuse ; que ses caresses te réjouissent en tout temps, et sois continuellement épris de son amour. Et pourquoi, mon fils, t’égarerais-tu après une autre, et embrasserais-tu le sein d’une étrangère ? » Rappelle-toi que rien de cela n’est fait dans le secret. « Car les voies de l’homme sont devant les yeux de l’Éternel, et il pèse toutes ses démarches » (Proverbes 5:21).

Nous devrions nous éloigner de tout péché, car le péché nous tend un piège afin que nous y retournions. « Le méchant sera pris dans ses iniquités, et il sera retenu dans les cordes de son péché. Il mourra, faute d’instruction, et il ira errant par la grandeur de sa folie » (Proverbes 5:22-23). Oui, tout cela mène l’homme dans la grande folie par manque d’instruction et, à la fin, une honte totale ainsi que la destruction. Mais heureusement que la Bible nous déclare que Dieu est amour et, malgré notre folie, Dieu veille constamment sur nous.

Dans 1 Jean 4:16-19, l’apôtre nous dit : « Pour nous, nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous : Dieu est charité ; et celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu et Dieu en lui. En ceci la charité est accomplie en nous, afin que nous ayons confiance au jour du jugement, c’est que nous sommes dans ce monde tels qu’il est lui-même. Il n’y a point de crainte dans la charité, mais la parfaite charité bannit la crainte ; car la crainte renferme une punition, et celui qui craint n’est pas parfait dans la charité. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. » Il est dit que le verset le plus cité dans la Bible est Jean 3:16 : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

C’est un témoignage magnifique de l’amour que Dieu manifeste pour nous et sans lequel personne ne connaîtrait Dieu. Mais : « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19). Car : « Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité, c’est pourquoi, ô Dieu ! ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes semblables » (Hébreux 1:9). Comment se fait-il que « Dieu [ait] fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » ? (Romains 5:8). Parce que : « En ceci est l’amour, c’est que ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c’est lui qui nous a aimés et a envoyé son Fils en propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4:10). L’amour humain est habituellement réciproque, puisque nous aimons lorsque nous sommes aimés en retour.

Tandis que ceux qui sont régénérés dans la foi ont le commandement de s’aimer entre frères et sœurs par Christ, et le mari régénéré reçoit le commandement d’aimer son épouse, comme Jésus a unilatéralement aimé Son Église. Cette sorte d’amour n’est pas normal, c’est l’amour de Dieu en nous. « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car la charité vient de Dieu, et quiconque aime, est né de Dieu, et connaît Dieu » (1 Jean 4:7). Le mot « amour », sous toutes ses formes variées, paraît au moins 700 fois dans la Bible. La vaste majorité des références ne tentent pas de décrire l’amour de Dieu. Le centre d’intérêt est, soit notre responsabilité d’aimer : « l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force » (Deutéronome 6:5), ou bien comme dans Michée 6:8 où : « Il t’a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu’est-ce que l’Éternel demande de toi, sinon de faire ce qui est droit, d’aimer la miséricorde, et de marcher humblement avec ton Dieu ? »

Évidemment, nous expérimentons l’amour de Dieu pour nous lorsque nous sommes sauvés. « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon Son plaisir » (Philippiens 2:12-13).

 Dans Jean 3:16, nous lisons : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Il y a beaucoup de promesses merveilleuses adressées au croyant dans l’Évangile de Jean. Plusieurs de ces promesses sont des choses qui vont arriver. Concernant l’enseignement sur le Saint-Esprit qui vit en nous, Christ a déclaré, dans Jean 4:14 : « Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif, mais l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira pour la vie éternelle. » Pareillement, dans Jean 6:35 : « Et Jésus leur répondit : Je suis le pain de vie ;  celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Et, dans Jean 8:12 : « Jésus parla encore au peuple, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Tous nos besoins profonds se trouvent comblés en Lui. Dans Jean 10:27-28, Jésus nous dit : « Mes brebis entendent ma voix, et je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. » En Christ, nous somme en parfaite sécurité. Pourquoi ? Dans Jean 5:24-25, Jésus à déclaré : « En vérité, en vérité je vous dis, que celui qui écoute ma parole, et qui croit à Celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité je vous le dis, le temps vient, et il est déjà venu, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et que ceux qui l’auront entendue vivront. »

Par conséquent, nous n’avons pas à craindre la mort. Dans Jean 11:25-26, Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Dans le verset du début, si seulement nous croyions que Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ! Jésus voulait savoir si Ses disciples croyaient en cela et Christ les a mis à l’épreuve.

Jésus a questionné Ses disciples pour savoir s’ils savaient qui Il était : « Et ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste; les autres, Élie; et les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre, prenant la parole, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus lui répondit : tu es heureux, Simon, fils de Jona ; car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais Mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16:14-17). Cette étonnante affirmation de foi venait de Pierre comme du porte-parole des autres, mais elle fut sans doute partagée par tous Ses disciples. Car, Jésus avait demandé : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Jésus avait lancé la question à tous Ses disciples.

Cette question s’applique également aujourd’hui, aux chrétiens qui se disent bien convertis à Jésus. Avant de connaître le Christ, ils étaient probablement tous des disciples de Jean le Baptiste qui les avait dirigé vers Jésus. Ils avaient tous entendu son témoignage au sujet de l’identité de Christ. Jean, à un moment donné, a déclaré : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1:18). Pourtant, comme ils Le suivaient, ils ont souvent entendu Jésus parler de Lui dans les termes « Fils de l’homme ». Plus de trente fois dans l’Évangile de Matthieu, Jésus S’est identifié comme Fils de l’homme, mais pas une seule fois comme Fils de Dieu. Cependant, Jésus accepta la déclaration de Jean comme étant véritable, lorsqu’Il dit que le Père est celui qui L’a fait connaître.

En effet, il est absolument essentiel qu’une personne Le croit pour être sauvée. Jésus a Lui-même déclaré que : « Celui qui croit en Lui n’est point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3:18). Pourtant, Jésus voulait qu’on Le connaisse comme le Fils de l’homme, peut-être afin qu’on n’oublie jamais que Jésus, au travers de Dieu, est également homme, comme nous. Et en tant qu’homme, Jésus fut éprouvé en toutes choses. « Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable » (Hébreux 4:15-16).

L’apôtre Jean a connu le grand bonheur de voir Christ une autre fois avant de mourir. Après avoir confié le rôle de chef des apôtres à Pierre, Il S’est mis a chercher Jean. « Pierre donc l’ayant vu, dit à Jésus : Seigneur, et celui-ci, que lui arrivera-t-il ? Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. Le bruit se répandit donc parmi les frères, que ce disciple ne mourrait point. Cependant Jésus ne lui avait pas dit : Il ne mourra point ; mais : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » (Jean 21:21-23). Ce que Jésus leur annonçait, c’était que Jean aurait la vision, de son vivant, du déroulement devant ses yeux de tous les évènements de l’Apocalypse. Et c’est ce qui est arrivé, car en plus d’avoir écrit tout ce qu’il a vu : « C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites ; et nous savons que son témoignage est véritable » (Jean 21:24).

Bien que Jésus vive maintenant dans Son corps glorieux, Apocalypse 1:13-15 nous dévoile ceci : « Et, au milieu des sept chandeliers quelqu’un de semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une longue robe, et ceint sur la poitrine d’une ceinture d’or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs, comme de la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme de feu ; ses pieds, semblables à un cuivre très fin, étaient embrasés comme par une fournaise, et sa voix était comme la voix des grosses eaux. » Malgré que Jésus soit véritablement le Fils du Dieu vivant, Il est aussi notre « Homme dans la gloire », tel qu’il paraîtra dans toute Sa splendeur lors de Son avènement.

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