D.402 – Notre Dieu est partout

terre

Par Joseph Sakala

Le Dieu qui a créé toutes choses n’est pas seulement omnipotent, Il est également omniprésent. « Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui » (2 Chroniques 16:9). Le Psaume 139 de David est certainement un des plus magnifiques en affirmation de l’omniprésence de Dieu. Dans Psaume 139:8-12, David déclare : « Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au Sépulcre, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aube du jour, et que j’aille habiter au bout de la mer, là même, ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront ; la nuit devient lumière autour de moi ; les ténèbres mêmes ne sont pas obscures pour toi, et la nuit resplendit comme le jour ; les ténèbres sont comme la lumière. »

L’omniprésence de Dieu ne doit cependant pas être comprise dans le sens panthéiste. Alors que Dieu voit tout le monde et toute chose, cela ne veut pas dire que Dieu est dans chaque chose. L’univers ne s’est pas créé tout seul. Mais bien que Dieu soit partout, Il ne peut pas être vu partout. Jésus a déclaré, concernant le Père, dans Jean 5:37 : « Et le Père qui m’a envoyé a lui-même rendu témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face. » Et, au verset 43 : « Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez. » Mais Jésus a aussi dit : « celui qui m’a vu, a vu le Père » (Jean 14:9).

C’est également une merveilleuse révélation que le Saint-Esprit demeure dans chaque chrétien croyant, ce qui devient une autre manière de déclarer que Dieu est partout, c’est-à-dire, là où il y a de véritables chrétiens. Parce que : « vous avez été achetés à un grand prix ; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:20). Pour nous, nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous : Dieu est charité ; et celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu, et Dieu en lui (1 Jean 4:16).

Dieu est clairement le juste juge, mais Il est également le Dieu de charité et de paix. Non seulement cela, mais, dans 1 Jean 4:8, nous apprenons que : « Celui qui n’aime point, n’a point connu Dieu, car Dieu est amour. » Dans tous les attributs de Dieu, Sa nature d’amour est la plus définitive. Ce n’était pas Son omnipotence, ni Son omniscience, qui l’ont amené à créer les hommes et les femmes à Son image. Mais ce fut sans aucun doute Son amour et Son désir de fraterniser avec des êtres comme Lui. Il n’existe pas beaucoup de révélation sur cette question, mais simplement : « Tous ceux qui sont appelés de mon nom, que j’ai créés pour ma gloire, que j’ai formés et que j’ai faits ! » (Esaïe 43:7). Ou peut-être : « L’Éternel a fait toutes choses en sorte qu’elles répondent l’une à l’autre, et même le méchant pour le jour de la calamité » (Proverbes 16:4).

La fraternisation n’est cependant pas une relation à sens unique et demande la liberté de choisir de la part de chacun. Quand l’homme a librement brisé cette fraternisation, le péché est entré dans le monde et la Création de Dieu et Son but furent en toute apparence fracassés. Mais Dieu est amour ! Alors, Dieu n’avait pas simplement un Plan de création, mais également un Plan de salut. Alors, Dieu : « Qui nous a sauvés, et nous a appelés par un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles, et qui a été maintenant manifestée par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile » (2 Timothée 1:9-10).

« Mais Dieu [a] fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par Sa vie ? » (Romains 5:8-10). L’avez-vous saisi ? Le sang de Jésus nous a justifie auprès de Dieu, mais nous sommes sauvés par Sa vie, Sa résurrection ! Si Jésus n’était pas ressuscité, aucun salut pour nous ! Nous serions toujours dans nos péchés ! « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).

« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Le monde ne nous connaît point, parce qu’il ne l’a point connu. Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est, » nous déclare l’apôtre, dans 1 Jean 3:1-2. Dieu est vraiment un Dieu d’amour. Et, étant un Dieu d’amour, Il S’arrange pour que nous soyons entourés d’amis fidèles comme Lui est notre ami fidèle.

Dans Philippiens 2:19-21, Paul dit à la congrégation : « Or j’espère, dans le Seigneur Jésus, vous envoyer bientôt Timothée, afin que j’aie bon courage, en apprenant votre état. Car je n’ai personne, qui soit si bien d’accord avec moi, pour se soucier vraiment de ce qui vous concerne ; car tous cherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ. » Paul citait deux serviteurs fidèles : Timothée et Épaphrodite, « mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, votre envoyé, et celui qui m’a secouru dans mes besoins. » Leurs activités ont pourvu : « mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon Son plaisir » (Philippiens 2:12-13).

Un bon ami pense de la même manière, il est égal dans l’âme. Amos 3:3 nous déclare : « Deux hommes marchent-ils ensemble, sans en être convenus ? » Il prend vraiment soin de l’autre, que chacun de vous regarde les autres, par humilité, comme plus excellents que lui-même. Recherchez ensemble les choses de Christ. Paul nous dit : « Ainsi, puisque vous désirez avec ardeur les dons spirituels, cherchez à en avoir abondamment pour l’édification de l’Église » (1 Corinthiens 14:12). Gardez votre centre d’intérêt sur les choses d’en-haut. « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en-haut, où Christ est assis à la droite de Dieu » (Colossiens 3:1). Mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus, nous déclare Jésus, dans Matthieu 6:33.

Servez le Seigneur ensemble. Paul dit au sujet de Timothée : « Vous savez qu’il a été mis à l’épreuve, puisqu’il s’est mis avec moi au service de l’Évangile, comme un enfant avec son père » (Philippiens 2:22). Pour devenir acceptable dans ce service, Romains 14:17-18 nous exhorte : « Car le royaume de Dieu ne consiste ni dans le manger, ni dans le boire, mais dans la justice, la paix, et la joie par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière, est agréable à Dieu, et approuvé des hommes. » Un bon ami doit être un généreux compagnon de travail. Alors : « j’ai cru nécessaire de vous envoyer Épaphrodite, mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, votre envoyé, et celui qui m’a secouru dans mes besoins ; car il désirait ardemment de vous voir tous, et il était fort en peine de ce que vous aviez appris qu’il avait été malade. Il a été malade, en effet, et près de la mort ; mais Dieu a eu pitié de lui ; et non pas de lui seulement, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. Je l’ai donc envoyé avec beaucoup d’empressement, afin qu’en le revoyant, vous ayez de la joie, et que j’aie moins de tristesse » (Philippiens 2:25-28).

Aussi : « Nous envoyâmes Timothée notre frère, ministre de Dieu, et notre compagnon d’œuvre dans l’Évangile de Christ, pour vous affermir, et vous exhorter au sujet de votre foi ; afin que nul ne soit ébranlé dans ces afflictions ; car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela », dit Paul, dans 1 Thessaloniciens 3:2-3. Un véritable ami chrétien doit agir en bon soldat. « Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute puissante. Revêtez-vous de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable. Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes. C’est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, et qu’ayant tout surmonté, vous demeuriez fermes. Soyez donc fermes, vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés du zèle de l’Évangile de la paix ; prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:10-18).

À Timothée, son fidèle évangéliste, Paul l’exhorte en lui disant : « Toi donc, endure les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ. Aucun homme faisant la guerre, ne s’embarrasse des affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. Et si quelqu’un combat dans la lice, il n’est couronné que s’il a combattu suivant les règles » (2 Timothée 2:3-5). Les chrétiens ne rencontrent pas tous l’excellence de ces frères et de ces sœurs fidèles. « La plupart des hommes vantent leur bonté ; mais qui trouvera un homme véritable ? » (Proverbes 20:6). D’autres sont jaloux de ceux qui réussissent, au lieu de se réjouir avec eux. Combien s’élèvent au-dessus des autres à cause d’une responsabilité dans l’Église, au lieu de démontrer l’humilité de Jésus, leur Maître. Cela n’est pas la manifestation d’un véritable converti. Il faut tout abandonner pour choisir la vie éternelle offerte par Dieu.

Au moment où Israël s’apprêtait à entrer dans la terre promise, Dieu lui déclara : « Car je te commande aujourd’hui d’aimer l’Éternel ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses statuts et ses ordonnances, afin que tu vives, et que tu multiplies, et que l’Éternel ton Dieu te bénisse, au pays où tu vas pour le posséder. Mais si ton cœur se détourne, et que tu n’obéisses pas, et que tu te laisses aller à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, Je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement ; vous ne prolongerez point vos jours sur la terre où tu vas entrer en passant le Jourdain, pour la posséder. Je prends aujourd’hui les cieux et la terre à témoin contre vous, que j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, en aimant l’Éternel ton Dieu, en obéissant à sa voix, et en demeurant attaché à lui ; car c’est lui qui est ta vie et la longueur de tes jours ; en sorte que tu habites sur le sol que l’Éternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob » (Deutéronome 30:16-20).

Peu de temps avant sa mort, Moïse a rétabli la loi et l’alliance entre Dieu et Son peuple, résumé dans le plus grand des commandements : « Tu aimeras donc l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force ; et ces commandements que je te prescris aujourd’hui, seront dans ton cœur ; tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu te tiendras dans ta maison, quand tu marcheras en chemin, quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ; et tu les lieras comme un signe sur ta main, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux ; tu les écriras aussi sur les poteaux de ta maison, et sur tes portes » (Deutéronome 6:5-9).

Et en plus, réclama Moïse : « Car ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est point trop élevé au-dessus de toi, et n’est pas éloigné. Il n’est pas dans les cieux, pour qu’on dise : Qui montera pour nous aux cieux, et nous l’apportera, et nous le fera entendre, pour que nous le pratiquions ? Il n’est point non plus au-delà de la mer, pour qu’on dise : Qui passera pour nous au-delà de la mer, et nous l’apportera, et nous le fera entendre, pour que nous le pratiquions ? Car cette parole est fort près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu l’accomplisses » (Deutéronome 30:11-14).

L’évidence que Dieu est Créateur, Juge, Fournisseur et Rédempteur est tout autour de nous. Le passage cité plus haut nous informe que « le ciel et la terre » sont témoins de la nature de Dieu. Nous avons plus qu’assez d’information pour réagir. En effet, ces choses, dès la création, peuvent être clairement prouvées : « Parce que ce qu’on peut connaître de Dieu est manifesté parmi eux, car Dieu le leur a manifesté. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. De sorte qu’ils sont inexcusables » (Romains 1:19-20).

Même Pierre nous fait cette constatation : « Car ils ignorent volontairement ceci, c’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu aussi bien que la terre, tirée de l’eau, et qui subsistait au moyen de l’eau ; et que ce fut par ces choses que le monde d’alors périt, submergé par l’eau » (2 Pierre 3:5-6). Rejeter autant de preuves est de la folie ! Dieu leur dit pourtant : « Regarde, j’ai mis aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal » (Deutéronome 30:15). Le choix demeure toujours aux humains et, malgré cela, Dieu leur dit : Choisis la vie. « En aimant l’Éternel ton Dieu, en obéissant à sa voix, et en demeurant attaché à lui ; car c’est Lui qui est ta vie et la longueur de tes jours ; en sorte que tu habites sur le sol que l’Éternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob » (Deutéronome 30:20).

Dans 2 Chroniques 6:19-23, nous pouvons lire : « Toutefois, ô Éternel, mon Dieu ! aie égard à la prière de ton serviteur et à sa supplication, pour écouter le cri et la prière que ton serviteur t’adresse. Que tes yeux soient ouverts, jour et nuit, sur cette maison, sur le lieu où tu as promis de mettre ton nom, exauçant la prière que ton serviteur te fait en ce lieu. Exauce les supplications de ton serviteur et de ton peuple d’Israël, quand ils prieront en ce lieu ; exauce-les des cieux, du lieu de ta demeure ; exauce et pardonne ! Quand quelqu’un aura péché contre son prochain, et qu’on lui déférera le serment pour le faire jurer, et qu’il viendra prêter serment devant ton autel, dans cette maison ; Toi, écoute des cieux, agis et juge tes serviteurs, en donnant au méchant son salaire, et faisant retomber sa conduite sur sa tête ; en justifiant le juste, et lui rendant selon sa justice. »

Pas moins de huit fois Salomon pria Dieu dans la dédicace du temple pour qu’Il entende ses invocations du ciel pour le peuple. Dans 2 Chroniques 6:21, pour ne citer qu’une de ces prières, il dit : « Exauce les supplications de ton serviteur et de ton peuple d’Israël, quand ils prieront en ce lieu ; exauce-les des cieux, du lieu de ta demeure ; exauce et pardonne ! » Mais la question évidente est : comment Dieu, qui est au ciel, peut-Il entendre nos prières, spécialement celles qui sont évoqués en silence ? La réponse se trouve dans l’omniscience et l’omniprésence de Dieu. Malgré que Dieu soit en effet assis sur Son trône divin, Dieu est également ici aussi !

Regardons ensemble ce que David fut inspiré d’écrire, dans Psaume 139:1-6 : « Éternel, tu m’as sondé, et tu m’as connu. Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève ; tu découvres de loin ma pensée. Tu vois quand je marche et quand je me couche ; tu connais parfaitement toutes mes voies. Même avant que la parole soit sur ma langue, voici, ô Éternel, tu la connais tout entière. Tu me tiens serré par-derrière et par-devant, et tu as mis ta main sur moi. Science trop merveilleuse pour moi, si élevée que je n’y puis atteindre ! » Dieu peut facilement entendre nos prières. Dans Psaume 94:9, Dieu déclare : « Celui qui plante l’oreille n’entendra-t-il pas ? Celui qui forme l’œil ne verra-t-il pas ? »

Dieu entend les prières de Ses enfants rachetés, aujourd’hui encore mieux que du temps de David, car ceux qui ont mis toute leur confiance en Christ, sont habités par Son Esprit. Dans 2 Corinthiens 6:16, Paul nous déclare : « Et quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Et Pierre aussi nous dit : « Car les yeux du Seigneur sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leur prière ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal » (1 Pierre 3:12). Dieu peut en effet entendre nos prières.

Mais parfois, Dieu peut refuser d’entendre. Car : « Si j’eusse pensé quelque iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’eût point écouté » (Psaume 66:18). « Voici, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour délivrer ; ni son oreille trop pesante pour entendre ; mais ce sont vos iniquités qui ont fait la séparation entre vous et votre Dieu, et ce sont vos péchés qui lui font cacher sa face, pour ne plus vous entendre, » déclare Esaïe 59:1-2. Oui, mais si nous voulons vivre selon Sa volonté : « Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées » (1 Jean 5:14-15).

Une autre manifestation disant que Dieu est partout, c’est qu’il faut mettre notre confiance en Christ seul. Dans Philippiens 3:7-11, Paul nous dit : « Mais ces choses qui m’étaient un gain, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Bien plus, je regarde toutes choses comme une perte, en comparaison de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour qui j’ai perdu toutes choses, et je les regarde comme des ordures, afin que je gagne Christ, et que je sois trouvé en lui, ayant, non point ma justice, celle qui vient de la loi, mais celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice de Dieu par la foi ; afin que je connaisse Christ, et l’efficace de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort ; pour parvenir, si je puis, à la résurrection des morts. »

Paul avait toutes les raisons d’être fier de lui-même dans la chair. Mais dans la réalité, Jésus lui avait enseigné que : « Quiconque veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car quiconque voudra sauver sa vie, la perdra ; mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera » (Marc 8:34-35). « Car que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? Ou que donnerait l’homme en échange de son âme ? Car quiconque aura eu honte de moi et de mes paroles, parmi cette race adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges » (Marc 8:36-38).

Paul recherchait, comme chacun de nous d’ailleurs, l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ : « Et que, enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3:18-19). « Afin que leurs cœurs soient consolés, et liés étroitement ensemble dans la charité, pour être enrichis d’une parfaite intelligence, pour connaître le mystère de Dieu le Père, et de Christ, en qui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science, » nous déclare Paul, dans Colossiens 2:2-3.

« C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, efforcez-vous d’être trouvés sans tache et sans reproche devant lui dans la paix. Et croyez que la longue patience de notre Seigneur est votre salut, comme Paul notre frère bien-aimé vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée ; et comme il le fait dans toutes ses épîtres, quand il y parle de ces choses ; parmi lesquelles il en est de difficiles à entendre, que les personnes ignorantes et mal assurées tordent, comme les autres écritures, à leur propre perdition, » nous dit le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:14-16. Alors, assurons-nous de toujours choisir la bonne part.

Dans Luc 10:40-41, nous voyons que : « Marthe était distraite par divers soins du ménage. Étant survenue, elle dit : Seigneur, ne considères-tu point que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc qu’elle m’aide. Et Jésus lui répondit : Marthe, Marthe, tu te mets en peine et tu t’agites pour beaucoup de choses ; mais une seule est nécessaire ; et Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. » Les deux sœurs aimaient le Seigneur et voulaient lui plaire. Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare, et Il était occasionnellement invité chez eux à Béthanie. Marthe voulait évidemment plaire au Seigneur en Lui préparant de bons repas, mais : « Elle avait une sœur nommée Marie, qui, se tenant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole » (Luc 10:39). A la grande surprise de Marthe, Jésus lui dit que Marie avait choisi la meilleure part, encore plus importante que le service et les bons repas.

Longtemps avant : « l’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y en a pas comme lui sur la terre, intègre, droit, craignant Dieu, et se détournant du mal » (Job 1:8). Job avait également choisi la bonne part. Dans Job 23:12, le patriarche déclare : « Je ne me suis point écarté du commandement de ses lèvres, j’ai tenu aux paroles de Sa bouche plus qu’à ma provision ordinaire. » Aujourd’hui, nous pouvons nous asseoir aux pieds de Jésus et entendre Ses Paroles simplement en lisant la Bible et en méditant sur les Saintes Écritures. Aussi important que nos responsabilités quotidiennes puissent être pour nos besoins matériels et ceux de nos familles, nous devrions mettre de côté du temps prioritaire pour cette bonne part. La même chose s’applique à nos leaders chrétiens dans le monde. Car, malgré qu’ils aient beaucoup à accomplir au service de Dieu, il devient encore plus important pour eux de prendre le temps d’entendre Sa Parole dans les Saintes Écritures.

David avait sûrement appris cette leçon lorsqu’il a écrit, dans Psaume 119:97-98 : « Oh ! combien j’aime ta loi ! C’est ce dont je m’entretiens tout le jour. Tu me rends plus sage que mes ennemis par tes commandements ; car ils sont toujours avec moi. » Et, dans les versets 103-104 : « Que ta parole est douce à mon palais ! Plus douce que le miel à ma bouche. Tes ordonnances me rendent intelligent, c’est pourquoi je hais toute voie de mensonge. » Nous avons aujourd’hui un grand privilège, car nous avons toutes les Écritures. Si nous désirons vraiment la « bonne part », le Seigneur nous donnera le temps nécessaire comme Il l’a fait avec Marie. N’oublions jamais que Dieu connaît nos cœurs.

Dans 2 Chroniques 6:30-31, nous lisons : « Toi, exauce-les des cieux, du lieu de ta demeure, et pardonne ; rends à chacun selon toutes ses voies, toi qui connais son cœur ; car seul tu connais le cœur des enfants des hommes ; afin qu’ils te craignent, pour marcher dans tes voies, tout le temps qu’ils vivront sur la terre que tu as donnée à nos pères. » Huit fois dans la prière de Salomon, lors de la dédicace du temple, il plaide avec Dieu d’exaucer Son peuple des cieux lorsque Son peuple confesse ses péchés et prie pour obtenir Sa délivrance.

Dans 2 Chroniques 6:21, Salomon demande : « Exauce les supplications de ton serviteur et de ton peuple d’Israël, quand ils prieront en ce lieu ; exauce-les des cieux, du lieu de ta demeure ; exauce et pardonne ! » Dans 2 Chroniques 6:23, il dit : « Toi, écoute des cieux, agis et juge tes serviteurs, en donnant au méchant son salaire, et faisant retomber sa conduite sur sa tête ; en justifiant le juste, et lui rendant selon sa justice. » Et, au verset 25, il répète : « Toi, exauce-les des cieux, et pardonne le péché de ton peuple d’Israël, et ramène-les dans la terre que tu as donnée à eux et à leurs pères. » Dans le verset 27, Salomon ajoute : « Toi, exauce-les des cieux, et pardonne le péché de tes serviteurs et de ton peuple d’Israël, après que tu leur auras enseigné le bon chemin, par lequel ils doivent marcher ; et envoie de la pluie sur la terre que tu as donnée en héritage à ton peuple. »

Dans 2 Chroniques 6:30-31, Salomon ajoute encore : « Toi, exauce-les des cieux, du lieu de ta demeure, et pardonne ; rends à chacun selon toutes ses voies, toi qui connais son cœur ; car seul tu connais le cœur des enfants des hommes ; afin qu’ils te craignent, pour marcher dans tes voies, tout le temps qu’ils vivront sur la terre que tu as donnée à nos pères. » Remarquez que Salomon ajoute encore dans 2 Chroniques 6:33 : « Toi, exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et fais tout ce que cet étranger réclamera de toi ; afin que tous les peuples de la terre connaissent ton nom, qu’ils te craignent comme ton peuple d’Israël, et sachent que ton nom est invoqué sur cette maison que j’ai bâtie. »

Dans 2 Chroniques 6:35, il demande en toute simplicité : « Exauce des cieux leur prière et leur supplication, et fais-leur droit. » Finalement, aux versets 39 à 42, le roi met le paquet en suppliant : « Exauce des cieux, du lieu de ta demeure, leurs prières et leurs supplications, et fais-leur droit ; pardonne à ton peuple qui aura péché contre toi. Maintenant, ô mon Dieu ! que tes yeux soient ouverts et que tes oreilles soient attentives à la prière faite en ce lieu ! Et maintenant, Éternel Dieu ! lève-toi, viens au lieu de ton repos, toi et l’arche de ta force. Éternel Dieu, que tes sacrificateurs soient revêtus de salut, et que tes bien-aimés se réjouissent de leur bonheur ! Éternel Dieu, ne repousse pas ton oint ; souviens-toi des grâces accordées à David, ton serviteur. »

Il est merveilleux que Dieu, qui est dans les cieux, puisse écouter les prières de Son peuple sur la terre, mais il faut se rappeler que Dieu est omniprésent par Son Saint-Esprit. Encore plus étonnant est le fait qu’il peut entendre les prières qui Lui sont adressées dans nos cœurs. Étant omniscient, Dieu connaît toutes les pensées de nos cœurs. Beaucoup d’années plus tard, la Bible nous instruit sur la colère que Jésus ressentit suite à la profanation du temple par ceux qui voulaient commercialiser leur religion.

Il fut dit que : « Jésus n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage d’aucun homme, car il savait de lui-même ce qui était dans l’homme » (Jean 2:25). Et surtout les machinations de son cœur. En passant, ceci est une confirmation que Jésus est Dieu, car seul Dieu connaît ce qui se passe dans nos cœurs. C’est bon de réaliser que Dieu connaît nos cœurs. Cependant, on pourrait craindre le moment où nos cœurs ne seraient pas droits devant Dieu, mais c’est un réconfort pour ceux qui ont le cœur droit. Comme le disait si bien David, dans Psaume 139:2-3 : « Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève ; tu découvres de loin ma pensée. Tu vois quand je marche et quand je me couche ; tu connais parfaitement toutes mes voies. »

Nous devons protéger nos pensées, car : « Si nous eussions oublié le nom de notre Dieu, si nous eussions étendu nos mains vers un dieu étranger, Dieu n’en aurait-il pas fait enquête, Lui qui connaît les secrets du cœur ? » (Psaume 44:21-22). Que Dieu nous aide : « Pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ ; et nous sommes prêts à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète. Regardez-vous aux apparences ? Si quelqu’un est persuadé en lui-même qu’il appartient à Christ, qu’il se dise aussi en lui-même, que comme il appartient à Christ, nous lui appartenons aussi » (2 Corinthiens 10:5-7). C’est une très bonne chose lorsque nos pensées Lui plaisent.