D.290 – Dieu glorifié dans Ses saints

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Par Joseph Sakala

Lorsque Paul fut converti au Christ, il nous raconta son cheminement ainsi : « Et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas. Ensuite, trois ans après, je montai à Jérusalem, pour y visiter Pierre ; et je demeurai chez lui quinze jours ; mais je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, le frère du Seigneur. Or, dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. J’allai ensuite dans les pays de Syrie et de Cilicie ; mais j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ. Elles avaient seulement entendu dire : Celui qui autrefois nous persécutait, annonce maintenant la foi, que jadis il ravageait. Et elles glorifiaient Dieu à cause de moi » (Galates 1:17-24).

Il est fascinant de lire dans les Saintes Écritures que le Dieu de gloire puisse recevoir encore davantage de gloire au travers du comportement de Ses saints, mais c’est pourtant ce que Paul nous déclare. Lors de sa conversion, la vie de Paul a changé complètement et ceux qui ont vu les agissements de ce nouveau chrétien glorifiaient Dieu à cause de lui. Même Jésus, dans Sa dernière prière au Père, a déclaré ceci au sujet de Ses disciples : « Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données, et ils les ont reçues, et ils ont connu véritablement que je suis venu de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à Toi. Et tout ce qui est à moi, est à toi, et ce qui est à toi, est à moi, et je suis glorifié en eux » (Jean 17:8-10).

Dieu est glorifié quand nous, tout comme Paul, Lui appartenons. Mais Dieu est davantage glorifié alors que nous grandissons en Lui. Paul lui-même priait pour ceux qu’il voyait venir à Christ lorsqu’il a déclaré : « C’est pourquoi aussi, nous prions continuellement pour vous, que notre Dieu vous rende dignes de votre vocation, et qu’il accomplisse puissamment tous les desseins favorables de sa bonté, et l’œuvre de la foi ; afin que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en Lui, selon la grâce de notre Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Thessaloniciens 1:11-12).

Finalement, Dieu sera glorifié lorsque Jésus reviendra : « Car il est juste, devant Dieu, qu’Il rende l’affliction à ceux qui vous affligent, et le repos avec nous, à vous qui êtes affligés, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, dans un feu flamboyant, pour exercer la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils subiront leur peine, une perdition éternelle, par la présence du Seigneur, et par sa puissance glorieuse ; lorsqu’il viendra pour être glorifié en ce jour-là dans ses saints, et admiré dans tous ceux qui auront cru ; (car vous avez cru à notre témoignage) » (2 Thessaloniciens 1:6-10).

Au fur et à mesure que nous glorifions Christ dans nos paroles et dans nos actions quotidiennes, Jésus aura été, et sera véritablement, glorifié dans Ses saints. C’est un privilège au-delà de tout ce qui peut se mesurer et qui compense pour toute opposition générée contre nous dans le monde. Voilà pourquoi l’apôtre Pierre nous rassure en disant : « Mais réjouissez-vous de ce que vous participez aux souffrances de Christ, afin que lorsque sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi comblés de joie. Si l’on vous dit des injures pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux ; car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Il est blasphémé par eux, mais il est glorifié par vous » (1 Pierre 4:13-14). Alors : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5:16).

Demandez à n’importe quel chrétien s’il connaît bien sa Bible. Il vous dira : « Pas assez bien, n’ayant pas constamment le temps d’étudier », mais il aimerait la connaître davantage. Les petits enfants nous déclarent des choses vraiment amusantes quand ils parlent de la Bible, parce que leur connaissance biblique est limitée. Lorsqu’ils parlent de la Bible, ils nous révèlent une connaissance selon leur âge, car dans leur innocence ils ne saisissent pas encore tous les mots et les concepts qui sont au-delà de leur niveau de maturité. Cependant en tant qu’enfants de Dieu, sommes-nous encore au niveau de l’enfant dans la compréhension de la Parole de Dieu ?

Alors, comment faire pour élever notre niveau personnel de maturité spirituelle dans la formation biblique ? L’apôtre Paul nous dit ceci, dans 1 Corinthiens 14:20 : « Frères, ne devenez pas des enfants quant au jugement ; mais soyez de petits enfants à l’égard de la malice ; et quant au jugement, soyez des hommes faits. » L’auteur du livre aux Hébreux compare certains chrétiens adultes à des enfants. « En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d’apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. Or, celui qui se nourrit de lait, ne comprend pas la parole de la justice ; car il est un petit enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, par l’habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien et le mal » (Hébreux 5:12-14).

Depuis quelques années de nombreux sondages en Angleterre et aux États-Unis ont documenté un déclin de la connaissance biblique, démontrant que sur des groupes de vingt personnes interrogées, aucune n’a pu nommer les Dix Commandements. Un nombre important ne pouvaient même pas identifier la majorité des personnages les plus notables de la Bible. Aux États-Unis, une enquête a révélé que, malgré que 86 % des Américains aient exprimé leur croyance en une puissance supérieure, il y avait un déclin remarquable de leur connaissance biblique. Sûrement pas suffisant pour glorifier Dieu…

Pourtant, ceux qui se nourrissent de la Parole de Dieu sont familiers avec cette exhortation de l’apôtre Pierre lorsqu’il a déclaré : « Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit gloire, et maintenant, et pour le jour d’éternité ! Amen » (2 Pierre 3:17-18). Il ne faut jamais négliger le contact direct que nous avons avec la Parole de Dieu, parce que Satan va s’en charger.

Mais comment acquérir cette connaissance, car plusieurs prétendent que la Bible est très difficile à comprendre ? La simple vérité, c’est que Dieu n’est pas présentement en train d’ouvrir l’esprit de la majorité à la compréhension de la Bible. Il existe certaines émissions télévisées qui prêchent la Parole de Dieu et qui peuvent aider une personne à comprendre certains rudiments de la Bible. Si Dieu vous appelle, vous ressentirez une faim toujours grandissante d’étudier les Saintes Écritures, par la puissance du Saint-Esprit. Si vous persistez, vous reconnaîtrez que Dieu est en train d’ouvrir votre compréhension de Sa Parole, ce que très peu de gens possèdent aujourd’hui. Certaines organisations offrent des cours bibliques gratuitement et pourraient vous donner une bonne fondation, mais prenez toujours cette bonne habitude de vérifier toute chose avec votre Bible. Donc, vous n’êtes pas obligé de demeurer un enfant dans la connaissance de Sa Parole. Ayez l’attitude de l’enfant quant à la foi attachée à la Parole de Dieu, mais pas la connaissance de l’enfant.

À ceux que Dieu appelle, l’apôtre Jean déclare : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées » (1 Jean 5:13-15). Cette connaissance nous ouvre une grande porte pour aller vers Dieu dans tous nos besoins, avec la certitude que nous aurons de Lui les choses que nous avons demandées. Ce comportement développe en nous la foi nécessaire au salut.

Il est primordial au croyant d’avoir l’assurance de la vie éternelle et cette épître de Jean a été écrite spécialement dans ce but. Il est cependant dangereux d’utiliser ce seul verset hors contexte pour croire que tout nous est garanti au nom de Jésus. Plusieurs chrétiens « de profession » pourraient développer des assurances superficielles de salut fondées sur une foi superficielle. Selon l’apôtre Jean, une véritable croyance dans le Fils de Dieu peut être éprouvée selon ce qui est écrit dans les Écritures. Par exemple, pour celui qui garde Sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en Lui. Celui qui dit qu’il demeure en Lui doit aussi marcher comme Il a marché Lui-même. Dans 1 Jean 2:29, nous découvrons également que : « Si vous savez qu’il est juste, sachez que quiconque pratique la justice, est né de lui. »

« Quand nous aimons nos frères, nous connaissons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort » (1 Jean 3:14). Celui qui garde Ses commandements, demeure en Dieu et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’Il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. Et le test par excellence se trouve dans 1 Jean 5:18-19 où nous lisons que : « Nous savons que quiconque est né de Dieu, ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu, se conserve lui-même, et le malin ne le touche point. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est plongé dans le mal. » De telles paroles d’assurance ne requièrent pas que le croyant soit absolument sans péché, mais plutôt qu’il n’ait pas l’habitude de pécher. Le véritable converti se débarrasse de son ancienne attitude de péché. Il a à cœur de ne plus pécher et, lorsqu’il tombe, il en a le cœur si contristé d’avoir attristé l’Esprit qui l’habite, qu’il décidera, avec l’aide du Seigneur, de se débarrasser de l’habitude du péché.

S’il vous plaît, notez 1 Jean 1:8-10 où il est clairement dit : « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous. » Parce que dans le grec, le véritable sens veut dire de ne pas pécher habituellement ; cependant, les chrétiens qui sont confortables avec une foi qui n’est qu’apparente feraient bien d’examiner ce qui est écrit pour leur assurer la vie éternelle.

L’apôtre Jean prêchait continuellement sur le comportement et la façon d’agir du chrétien. Dans 1 Jean 5:18-20, Jean nous dit : « Nous savons que quiconque est né de Dieu, ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu, se conserve lui-même, et le malin ne le touche point. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est plongé dans le mal. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes en ce Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. » Jean utilise deux mots pour définir le mot « savoir » dans cette courte épître. D’abord il utilise le mot grec ginosko mettant l’emphase sur la connaissance acquise par les expériences personnelles. L’autre mot employé est ei’do ou oi’da, mettant l’emphase sur la compréhension intellectuelle qui s’y rattache.

Donc, selon notre confiance intellectuelle : « Vous savez [ei’do] que Jésus-Christ a paru pour ôter nos péchés, et qu’il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 3:5). « Quand nous aimons nos frères, nous connaissons [ei’do] que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort » (1 Jean 3:14). Dans 1 Jean 5:13, Jean déclare : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. » Et finalement, nous citons de nouveau 1 Jean 5:19-20, où Jean dit : « Nous savons [ei’do] que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est plongé dans le mal. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes en ce Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est Lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. » Toute cette connaissance intellectuelle nous vient de la Parole de Dieu et elle forme le fondement de notre foi et de notre croyance en l’œuvre de Christ.

Et, selon notre expérience personnelle : « Par ceci nous savons [ginosko] que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements » (1 Jean 2:3). Dans 1 Jean 2:18, l’apôtre déclare : « Petits enfants, c’est ici la dernière heure ; et comme vous avez entendu dire que l’antichrist vient, il y a dès maintenant plusieurs antichrists; par où nous connaissons [ginosko] que c’est la dernière heure. » Et, dans 1 Jean 5:2 : « Nous connaissons [ginosko] en ceci que nous aimons les enfants de Dieu, c’est que nous aimons Dieu, et que nous gardons ses commandements. » Ainsi, notre connaissance intellectuelle de la Parole de Dieu devient notre expérience pour cheminer vers notre salut. C’est ce que Paul voulait nous faire comprendre lorsqu’il nous dit : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. Car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir » (Philippiens 2:12-13).

Si nous demeurons constamment près de Dieu, nous allons tous naître de nouveau lors de l’avènement de Christ, mais ce n’est que le commencement. Pour en arriver là où Dieu veut que vous : « Croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit gloire, et maintenant, et pour le jour d’éternité ! Amen », déclare le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:18. « Mais je crains que, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, vos pensées ne se corrompent aussi en se détournant de la simplicité qui est en Christ. Car, s’il venait quelqu’un qui vous prêchât un autre Jésus que celui que nous vous avons prêché, ou un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supporteriez fort bien » (2 Corinthiens 11:3-4).

Paul nous avertit depuis 2 000 ans concernant l’importance de la stratégie utilisée par Satan pour séduire son monde. Son plan change avec le temps, mais la stratégie demeure toujours la même. D’abord, il tente toujours de nous faire douter de la Parole de Dieu, tout comme il l’a fait dans le jardin d’Éden. Si nous commençons par remettre en question l’authenticité de la Parole de Dieu, nous nous lançons sur la pente savonneuse qui nous conduit à l’autre étape. Lorsqu’Adam et Ève ont questionné Satan, il a trouvé le moyen d’implanter le doute dans leur cœur au sujet de Dieu en disant : « Vous ne mourrez nullement ; mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3:4-5).

Quand quelqu’un commence à douter de l’autorité de la Parole de Dieu, la descente vers la dernière phase de l’accusation devient inévitable. Elle compromet la Personne de Dieu Lui-même comme si Sa Parole n’était pas véritable et même que Dieu serait menteur. « Que personne ne vous séduise par de vains discours ; car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants rebelles » (Éphésiens 5:6). Il faut à tout prix connaître la volonté de Dieu. Dans Proverbes 3:5-7, Salomon dit à son fils : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie point sur ta prudence. Considère-le dans toutes tes voies, et il dirigera tes sentiers. Ne sois point sage à tes propres yeux ; crains l’Éternel, et détourne-toi du mal. » La clé pour connaître la volonté de Dieu, c’est le vouloir et la détermination de suivre Sa volonté, avant même de la connaître.

Jésus avait raison de dire : « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef » (Jean 7:17). Le meilleur indicateur à savoir si quelqu’un désire vraiment faire la volonté de Dieu, c’est de manifester par son comportement la partie qu’il a déjà comprise de Sa Parole. Ceci requiert d’abord la connaissance et la croyance, et ensuite l’obéissance à Sa Parole, principalement les portions qui couvrent la volonté de Dieu dans le comportement général de chaque chrétien. L’auteur du Psaume 119:105-106 a ouvertement déclaré : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière sur mon sentier. J’ai juré, et je le tiendrai, d’observer les ordonnances de ta justice. »

Une bonne façon d’exprimer notre volonté, c’est par l’obéissance : « Et la confiance que nous avons en Lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées » (1 Jean 5:14-15). L’apôtre Jacques va encore plus loin en déclarant que : « Si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans douter » (Jacques 1:5-6).

Il faut donc prier avec foi et conviction et Dieu répondra, même si ce n’est pas immédiatement. L’important, c’est qu’il faut prier toujours et ne point se relâcher. Et quand Dieu exauce, ce ne sera peut-être pas selon notre préférence ou notre goût personnel, mais ce sera toujours pour notre bien. Paul nous dit que, parfois, nous ne savons pas quoi demander. Peu importe, puisque : « Même aussi l’Esprit nous soulage dans nos faiblesses ; car nous ne savons ce que nous devons demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des soupirs qui ne se peuvent exprimer. Toutefois celui qui sonde les cœurs, connaît quelle est l’affection de l’Esprit, qui prie selon Dieu pour les saints. Or, nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein » (Romains 8:26-28).

Dieu nous guidera de deux façons si nous ne sommes pas certains du verset biblique à suivre. Pour une, c’est par des circonstances providentielles ; et l’autre est par le témoignage de l’Esprit, et les deux doivent être d’accord. Ensuite, si toutes les conditions ont été remplies, il faut suivre le plan de Dieu, sachant que Son plan est toujours le meilleur. Dieu veut que nous connaissions Sa volonté et Il est prêt à diriger nos pas.

Dans 1 Pierre 2:9-10, nous lisons : « Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde. » Pierre compare cette délivrance à l’esclavage de la prison où il était gardé par les soldats d’Hérode, avant d’être envoyé aux supplices.

Allons voir cet incident, dans Actes 12:5-9 où : « Pierre était donc gardé dans la prison ; mais l’Église faisait sans cesse des prières à Dieu pour lui. Et la nuit d’avant le jour où Hérode devait l’envoyer au supplice, Pierre dormait entre deux soldats, lié de deux chaînes ; et des gardes devant la porte, gardaient la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, une lumière resplendit dans la prison, et l’ange, poussant Pierre par le côté, l’éveilla, en disant : Lève-toi promptement. Et les chaînes tombèrent de ses mains. Et l’ange lui dit : Ceins-toi, et chausse tes sandales ; et il le fit. Puis l’ange lui dit : Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. Et Pierre, étant sorti, le suivait, sans savoir que ce que l’ange faisait se fît réellement, mais il croyait qu’il avait une vision. »

La Bible nous enseigne qu’avant d’être délivrés, nous étions tous serviteurs du péché : « Mais grâces soient rendues à Dieu, de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été donnée. Or, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:17-18). Nous étions impuissants à nous gagner notre propre liberté. Aujourd’hui, nous faisons partie de la race élue : « Car le Dieu qui a dit que la lumière resplendisse au milieu des ténèbres, est celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la personne de Jésus-Christ. Or, nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous » (2 Corinthiens 4:6-7).

C’est ainsi qu’Il nous a donné la liberté en notre vie, car Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, Lui juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu ; ayant été mis à mort selon la chair, mais vivifié par l’Esprit. Et quand vous étiez morts dans vos péchés et dans votre incirconcision charnelle, il vous a vivifiés avec Lui, vous ayant pardonné toutes vos fautes. S’Il n’avait pas fait cela pour nous, comment Dieu aurait-Il pu être glorifié par nous, Ses Saints ?

 




D.244 – À Dieu la Gloire

 

Par Joseph Sakala

Un vocable très souvent cité dans les Écritures est le mot « gloire ». Dans le monde actuel, beaucoup de gloire est accordée aux hommes dans toutes sortes d’activités, car la société se cherche des idoles. Mais pour le chrétien, le mot gloire doit toujours décrire un attribut de Dieu et non de l’homme. David avait compris cela et, en parlant de gloire, dans le Psaume 115:1, il déclare : « Non point à nous, Éternel, non point à nous, mais à Ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta vérité. » En effet, « les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains, » nous dit David, dans Psaume 19:2. Non seulement les cieux racontent-ils Sa gloire, mais « Sa gloire est au-dessus des cieux [dans l’univers entier]. Qui est semblable à l’Éternel notre Dieu, qui habite dans les lieux très hauts ? » (Psaume 113:4-5).

Reconnaissons que la gloire de l’Éternel dure à toujours, alors : « Rendez à l’Éternel l’honneur dû à Son nom ; prosternez-vous devant l’Éternel dans une sainte magnificence ! » (Psaume 29:2). Sachant cela, il serait tout à fait inapproprié de la part d’un chrétien de rechercher sa propre gloire. Dieu nous met pareillement en garde contre de telles pensées, car : « Ainsi a dit l’Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse ; que le fort ne se glorifie pas de sa force, et que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui se glorifie, se glorifie de ce qu’il a de l’intelligence, et qu’il me connaît, et qu’il sait que je suis l’Éternel qui exerce la miséricorde, le droit et la justice sur la terre ; car c’est en ces choses que je prends plaisir, dit l’Éternel » (Jérémie 9:23-24).

Cette belle exhortation de l’Ancien Testament se reflète également dans le Nouveau où Paul fut inspiré d’écrire : « Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes, et Dieu a choisi les choses viles du monde et les plus méprisées, même celles qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant lui. Or, c’est par Lui que vous êtes en Jésus-Christ, qui nous a été fait de la part de Dieu, sagesse, justice, sanctification et rédemption ; afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur » (1 Corinthiens 1:27-31).

Tout cela pour nous faire comprendre que Dieu manifeste Sa gloire au travers de Ses serviteurs. Il l’a fait dans le passé et le fait aujourd’hui dans la miséricorde et la vérité. Dans la miséricorde en nous sauvant par Christ, qui est Lui-même la vérité de Dieu. C’est Jésus qui nous l’a confirmé quand Il a prononcé ces paroles, dans Jean 14:6 : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. » Ainsi, en Christ : « Son salut est près de ceux qui le craignent, afin que la gloire habite dans notre terre » (Psaume 85:10). Alors, tout comme le roi David, nous devrions dire : « Je me prosternerai dans le palais de ta sainteté, et je célébrerai ton nom, à cause de ta bonté et de ta vérité ; car tu as magnifiquement accompli ta parole, au-delà de toute ta renommée » (Psaume 138:2).

Notons maintenant comment Dieu nous instruit par la bouche de Salomon, qui nous déclare : « Il [Dieu] a fait toute chose belle en son temps ; même il a mis l’éternité [l’immortalité] dans leur cœur, sans que l’homme puisse toutefois comprendre, depuis le commencement jusques à la fin, l’œuvre que Dieu fait » (Ecclésiaste 3:11). L’homme avait déjà cette espérance et ce désir de vivre éternellement avant même de comprendre comment Dieu S’y prendrait pour lui révéler le processus qui mène à l’immortalité.

Mais Dieu nous révèle le processus dans une liste remarquable de 28 « temps » déployés en 14 paires d’évènements opposés et expérimentés dans la vie de chaque individu. La voici :

  1. Il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir.
  2. Un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui est planté.
  3. Un temps pour tuer, et un temps pour guérir.
  4. Un temps pour démolir, et un temps pour bâtir.
  5. Un temps pour pleurer, et un temps pour rire.
  6. Un temps pour se lamenter, et un temps pour sauter de joie.
  7. Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour les ramasser.
  8. Un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassements.
  9. Un temps pour chercher, et un temps pour laisser perdre.
  10. Un temps pour conserver, et un temps pour jeter.
  11. Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre
  12. Un temps pour se taire, et un temps pour parler.
  13. Un temps pour aimer, et un temps pour haïr.
  14. Un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

Sans qu’on le réalise, toutes ces expériences arrivent à chaque individu dès sa naissance et tout au long de son cheminement dans la vie jusqu’à sa mort. Cette section entière nous est présentée par Dieu avec la déclaration suivante, en toute simplicité : « A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps » (Ecclésiaste 3:1). Elle nous démontre que chaque aspect négatif de notre vie a également un élément positif que nous devons ambitionner. Alors, à nous de tirer de bonnes leçons au sein de nos épreuves, afin d’atteindre le but de Dieu pour Ses enfants. C’est à nous de comprendre finalement que Dieu a fait toute chose belle en son temps. Notre attitude dans nos épreuves doit ressembler à celle de David qui a dit : « Mais moi, Éternel, je me confie en toi ; j’ai dit : Tu es mon Dieu. Mes temps sont en ta main ; délivre-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs. Fais luire ta face sur ton serviteur ; délivre-moi par ta bonté » (Psaume 31:15-17).

Ainsi, tout ce qui nous arrive est voulu par Dieu afin d’accomplir Son but dans notre vie. Nous ne saisissons pas toujours pourquoi certaines astuces arrivent dans notre temps, mais Dieu les permet « sans que l’homme puisse toutefois comprendre, depuis le commencement jusques à la fin, l’œuvre que Dieu fait » en qui que ce soit. Néanmoins, dès notre naissance, Dieu a mis dans nos cœurs ce désir de participer un jour à l’immortalité. C’est d’ailleurs ce que Jésus est venu nous annoncer par Son Évangile. Donc : « A Lui soit la gloire dans l’Église, par Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen » (Éphésiens 3:21). Ainsi, peu importe ce qui nous arrive, si nous l’acceptons et l’appliquons dans notre vie selon la Parole de Dieu, tout devient beau, car : « nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon Son dessein » (Romains 8:28).

Allons voir un incident pour illustrer le point de Dieu. Dans Jean 9:1, nous lisons : « Comme Jésus passait, il vit un homme aveugle dès sa naissance. Et ses disciples lui demandèrent : Maître, qui a péché, celui-ci ou ses parents, qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ce n’est pas que celui-ci ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui » (Jean 9:2-3). Les humains ont toujours eu cette facilité de tomber dans le piège qui associe la souffrance de quelqu’un à un péché qu’il aurait commis. En effet, parfois la souffrance est directement liée à un péché commis et, même après la repentance et le pardon, certaines séquelles peuvent persister pendant longtemps.

Le malheur nous entoure, car plusieurs fléaux de notre civilisation sont le résultat direct du péché, et même les gens convertis en sont parfois les victimes. « Or nous savons que, jusqu’à présent, toute la création soupire, et souffre les douleurs de l’enfantement ; et non seulement elle, mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps, » nous dit Paul, dans Romains 8:22-23. S’il n’y avait pas de péché, la souffrance n’existerait pas. Mais doit-on conclure que toute souffrance personnelle est le résultat direct d’un péché ? L’homme aveugle, selon Jésus, était sur Son chemin afin que la gloire de Dieu soit manifestée. Malgré que plusieurs personnes n’aient pas réussi à voir l’œuvre de Dieu dans la guérison de cet homme, des millions d’individus ont rendu gloire à Dieu au fil des siècles pour ce merveilleux geste de bonté de la part de Jésus.

Mais comment Dieu pouvait-Il être glorifié dans la cécité de cet homme avant sa guérison ? En réalité, toute vie est un miracle, peu importe sa forme. Rien de vivant n’est apparu soudainement par accident, car la vie ne peut venir que par Celui qui est vivant et qui a le pouvoir de la créer. C’est un témoignage de l’œuvre magnifique de Dieu. Dans cet exemple, notre intérêt est porté vers cet homme complètement fonctionnel. Même s’il ne voyait pas, il pouvait sentir, goûter, entendre, parler, toucher, marcher, manger, respirer, digérer et penser. Cela ne pouvait pas être le résultat d’une évolution ! Tout être vivant nous indique alors la préexistence d’un Créateur plein d’amour pour transmettre cette vie.

Mais les évolutionnistes persistent à croire que tout a évolué. Et ce qui est sans vie peut former et entretenir la vie. Les athées préfèrent demeurer ignorants en ce qui a trait à l’existence d’un Créateur et Sauveur qui nous a même promis de revenir un jour pour régler tous les problèmes que les humains ont engendrés. Mais les évolutionnistes rejettent carrément cette vérité, croyant pouvoir tout régler par la puissance humaine. L’apôtre Pierre fut inspiré dès le début de l’Église de nous mettre en garde contre cette orgueilleuse élite intellectuelle : « Sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours il viendra des moqueurs, qui se conduiront selon leurs convoitises, et qui diront : Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, toutes choses demeurent comme depuis le commencement de la création. Car ils ignorent volontairement ceci, c’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu aussi bien que la terre, tirée de l’eau, et qui subsistait au moyen de l’eau » (2 Pierre 3:3-5).

Ces gens ressemblent aux pharisiens du temps de Jésus qui connaissaient les Écritures, mais refusaient d’accepter le Messie qui est venu les instruire. Le roi David fut inspiré d’écrire ceci aux évolutionnistes : « Prenez garde, vous les plus stupides du peuple ! Insensés, quand serez-vous intelligents ? Celui qui plante l’oreille n’entendra-t-il pas ? Celui qui forme l’œil ne verra-t-il pas ? Celui qui châtie les nations, ne punira-t-il pas, lui qui enseigne aux hommes la science ? L’Éternel connaît que les pensées de l’homme ne sont que vanité » (Psaume 94:8-11). Le concept de l’évolution, selon ce passage, n’est rien d’autre que de la pure folie. Si une automobile présuppose un fabriquant d’autos et une horloge un horloger, alors la complexité des yeux et des oreilles chez les êtres vivants présuppose sûrement un être puissant capable de les créer. « L’oreille qui entend, et l’œil qui voit, sont deux choses que l’Éternel a faites », nous dit Salomon, dans Proverbes 20:12.

Le principe de base de toute loi scientifique de cause à effet exige qu’aucun effet ne soit plus grand que sa cause. Alors, il est impensable que le cosmos soit la conséquence d’un chaos et que l’univers ait évolué par pure chance. Le roi David a écrit ceci : « L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu. [Ensuite) ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables, il n’y a personne qui fasse le bien » (Psaume 14:1). Chaque créature vivante, en partant de l’amibe unicellulaire jusqu’à la complexité du corps humain, est empreinte d’une planification supérieure. La notion que de telles structures complexes puissent évoluer au moyen de mutations dues au hasard et par des sélections naturelles nous indique l’audace de la rébellion humaine et l’absurdité du raisonnement de l’homme.

Pourtant, ces choses n’arrivent jamais dans le monde réel et aucune preuve scientifique n’existe présentement où une chose inférieure aurait évoluée en une espèce supérieure, et ce sans aucune intervention. Néanmoins, ces gens poussent leur confusion au point de déclarer que l’homme descend du singe, comme si l’humain lui était inférieur. La seule « preuve » de l’évolution réside uniquement en ce que ces intellectuels évolutionnistes le présument, et la seule démonstration de leur croyance réside dans leur ambition à nier l’existence de Dieu. Alors : « Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous, » nous dit Paul, dans Romains 1:22.

Plus le temps avance, plus nous voyons cette théorie de l’évolution prendre de l’ampleur, au point où les gens écoutent ces savants  et s’imaginent que tout cela est véritable et vérifiable. Incidemment, un sondage Angus Reid, publié dans le quotidien Le Devoir de Montréal daté du 16 juillet 2010, indique que 61 % des Canadiens et 68 % des Britanniques croient à la théorie de l’évolution alors que 35 % des Américains y croient. Seulement 24 % des Canadiens et à peine 16 % des Britanniques disent croire au créationnisme contre 47 % des Américains.

L’oreille n’a pas évolué pour accommoder l’humain qui voulait entendre. C’est Dieu qui l’a créée et l’a plantée sur le côté de la tête selon Son Plan. L’œil n’a pas évolué non plus pour faire plaisir à l’humain qui voulait voir son entourage. C’est Dieu qui l’a créé et l’a placé dans la tête selon Son plan. Alors, nous nous unissons à David pour glorifier Dieu ainsi : « Je te loue de ce que j’ai été fait d’une étrange et merveilleuse manière ; tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Mes os ne t’étaient point cachés, lorsque j’étais formé dans le secret, ouvré comme un tissu dans les lieux bas de la terre. Tes yeux m’ont vu, lorsque j’étais comme une masse informe, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient réservés, quand aucun d’eux n’existait » (Psaume 139:14-16).

David continue sa louange, dans Psaume 74:16-17 : « A toi est le jour, à toi aussi est la nuit ; tu as créé la lumière et le soleil. C’est toi qui as posé toutes les limites de la terre ; l’été et l’hiver, c’est toi qui les as formés. » Dans ce psaume, nous voyons une lamentation de David à propos de la victoire apparente des ennemis de Dieu, mais David se ressaisit au verset 12 par un très beau témoignage de foi : « Mais Dieu est mon Roi de tout temps, lui qui opère des délivrances au milieu de la terre. » David se souvient de la puissance créatrice de Dieu dans les temps anciens, lui fournissant ainsi l’assurance que Dieu pouvait sûrement soutenir Son salut en tout temps. Et ceux qui croient que l’homme est autosuffisant ignorent carrément, pour le moment, que les humains sont continuellement dépendants de ce que Dieu nous accorde.

La terre avec son cycle de jour et de nuit, établit ainsi par Dieu possède un rythme fondamental pour assurer la croissance biologique de toute notre nourriture, avec la pluie en son temps afin de faire croître tout cela. Dans Genèse 1:4, nous lisons : « Et Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Et Dieu nomma la lumière, jour ; et il nomma les ténèbres, nuit. » C’est Dieu et non l’homme qui avait pensé à tout cela. Il y a également ce témoignage dans la Genèse que Dieu avait créé la lumière avant même de placer le soleil et la lune de façon à éclairer la terre. Genèse 1:3 : « Et Dieu dit : Que la lumière soit ; et la lumière fut. » Ce n’est qu’aux versets 14 et 15 que nous lisons : « Puis Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux, pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils servent de signes, et pour les saisons, et pour les jours, et pour les années ; et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre ; et cela fut ainsi. »

Ce témoignage vient condamner ceux qui adorent le soleil comme source de vie sur la terre. La vie fut créée par Dieu et le soleil fait simplement sa part pour la maintenir. « Et il [Dieu] a fait d’un seul sang toutes les races des hommes, pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé la durée précise et les bornes de leur habitation » (Actes 17:26). La référence ici s’applique autant aux bornes terrestres des continents après le déluge qu’à la dispersion éventuelle des peuples de Babel sur toute la terre. Dieu a également établi les saisons, été comme hiver, ainsi que le jour et la nuit. « Tant que la terre durera, les semailles et la moisson, le froid et le chaud, l’été et l’hiver, et le jour et la nuit, ne cesseront point » (Genèse 8:22).

Tout a été soigneusement préparé par Dieu et, une fois mises en place, Dieu soutient maintenant toutes ces choses par la puissance de Sa parole. C’est Dieu qui a tout créé et non l’homme ! L’humanisme évolutionaire est un pur déséquilibre humain empreint de futilité et, un jour, Dieu répondra bientôt au cri de David qui L’implorait : « Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! Souviens-toi de l’opprobre qui t’est fait tous les jours par l’insensé. N’oublie pas les cris de tes adversaires, le bruit toujours grandissant de ceux qui s’élèvent contre toi ! » (Psaume 74:22-23). Oui, la gloire de Dieu éclatera bientôt sur la terre entière pour confondre totalement Ses antagonistes.

Considérons une autre circonstance où le roi David a rendu un éminent témoignage à Dieu lorsque l’Arche de l’alliance de l’Éternel fut ramenée à Jérusalem. Dans 1 Chroniques 16:25-28, nous lisons : « Car l’Éternel est grand, et digne de grandes louanges ; il est redoutable par-dessus tous les dieux. Car tous les dieux des peuples sont des idoles ! mais l’Éternel a fait les cieux. La splendeur et la majesté sont devant lui ; la force et la joie sont dans Sa Demeure. Rendez à l’Éternel, familles des peuples, rendez à l’Éternel la gloire et la force ! » Lisez vous-mêmes les versets 7 à 36 pour voir ce témoignage provenant du cœur de David, à propos de la puissance unique de Dieu, par des louanges de gratitude envers Sa délivrance et Ses bénédictions. Le Dieu d’Israël n’était aucunement comme les dieux des païens, comme Dagon, le dieu poisson des Philistins, des mains duquel l’Arche avait été délivrée.

Tous ces dieux que les païens adorent, soit par des images faites de bois, des signes astrologiques dans les cieux ou des images évolutionnaires issues des philosophes, ne sont que des idoles, des objets de vanité, n’ayant aucune valeur. Notre Dieu est grand : « Tremblez devant lui, vous, toute la terre. Le monde est ferme et ne chancelle point. Que les cieux se réjouissent, et que la terre tressaille de joie ; qu’on dise parmi les nations : L’Éternel règne ! Que la mer retentisse, avec tout ce qu’elle contient ; que les campagnes s’égaient, avec tout ce qui est en elles ! Que les arbres des forêts chantent de joie devant l’Éternel ! Car il vient pour juger la terre. Célébrez l’Éternel, car il est bon, car sa miséricorde demeure à toujours ! » (1 Chroniques 16:30-34).

Le Créateur et Sauveur de l’humanité mérite ces louanges régulièrement. Si les convertis Lui rendent cette louange et cette gloire, notre société axée sur la science-fiction aura sûrement avantage à mieux connaître ce Dieu de miséricorde encore davantage. Les Saintes Écritures abondent d’exemples concernant la puissance et la bonté de Dieu. Un évènement historique mérite d’être souligné ici. C’est arrivé lorsque Dieu combattait pour Israël afin de leur permettre de conquérir et d’occuper la terre promise. « Alors Josué parla à l’Éternel, le jour où l’Éternel livra l’Amoréen aux enfants d’Israël, et il dit, en présence d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune aussi, jusqu’à ce que la nation se fût vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Le soleil s’arrêta au milieu des cieux, et ne se hâta point de se coucher, environ un jour entier. Il n’y a point eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel ait exaucé la voix d’un homme ; car l’Éternel combattait pour Israël » (Josué 10:12-14). Et dire que certains chrétiens se posent des questions à savoir si Dieu pourra protéger Son peuple durant la grande tribulation.

Plusieurs érudits bibliques ont fait l’étude de ce « long jour » au temps de Josué. Selon les historiens, cet événement est bien supporté et accepté comme ayant véritablement eu lieu. Il y eut réellement un long jour dans l’histoire documentée, un tel incident ayant requis une intervention directe du Créateur Lui-même ! Celui qui, au début, avait séparé le jour et la nuit, ainsi que la longueur de la journée, a simplement arrêté le processus du déplacement du soleil afin que le jour persista jusqu’au moment où Josué vainquit les Amoréens. Dieu n’exauce pas toujours les prières de Ses enfants de cette façon miraculeuse, mais quand Il promet quelque chose de grandiose et extraordinaire comme ce long jour, Dieu nous prouve qu’Il garde Sa promesse. « Le soleil, la lune s’arrêtent dans leur demeure, à la lueur de tes flèches qui volent, à l’éclat de ta lance étincelante. Tu parcours la terre avec indignation, tu foules les nations dans ta colère. Tu sors pour la délivrance de ton peuple, pour la délivrance de ton oint. Tu brises le faîte de la maison de l’impie, tu la ruines de fond en comble » (Habakuk 3:11-13).

Allons voir un autre homme qui reçut un avantage spécial de la part de l’Éternel. Moïse était un homme de Dieu et sûrement un des plus grands de l’histoire. Dieu l’avait choisi pour sortir Son peuple d’Israël de l’Égypte. Moïse avait reçu les dix commandements directement de l’Éternel sur deux tables de pierre. Il a été utilisé pour écrire le Pentateuque. « Et il ne s’est plus levé en Israël de prophète tel que Moïse, que l’Éternel connut face à face » (Deutéronome 34:10). La Bible nous dit également que : « Moïse était un homme fort doux, plus qu’aucun homme qui soit sur la terre » (Nombres 12:3). Cela prenait un tel homme pour faire deux requêtes remarquables auprès de son Dieu. La première se trouve dans Exode 33:13, où Moïse Lui dit : « Maintenant donc, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies ; que je te connaisse, afin que je trouve grâce à tes yeux ; considère aussi que cette nation est ton peuple ». La deuxième, juste quelques instants plus tard, dans Exode 33:18, où Moïse Lui dit : « Je te prie, fais-moi voir ta gloire ! »

C’étaient de bonnes requêtes, car Moïse désirait la voie du Seigneur pour Son peuple. Pour ce qui est de la première : « L’Éternel dit à Moïse : Je ferai aussi ce que tu dis ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom » (Exode 33:17), « et je te donnerai du repos » (verset 14). Mais Moïse avait aussi demandé de voir la gloire de Dieu. « Et l’Éternel répondit : Je ferai passer toute ma bonté devant ta face ; et je crierai devant toi le nom de l’Éternel ; je ferai grâce à qui je ferai grâce, et j’aurai compassion de qui j’aurai compassion » (Exode 33:19). Néanmoins : « Dieu lui dit : Tu ne pourras pas voir ma face ; car l’homme ne peut me voir, et vivre. L’Éternel dit aussi : Voici un lieu près de moi ; tu te tiendras sur le rocher ; et il arrivera que quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé ; et je retirerai ma main, et tu me verras par-derrière ; mais ma face ne se voit point » (versets 20-23).

Avec une telle vision, Moïse fut motivé par Dieu à diriger cette multitude dans le désert pendant 40 ans, transportant progressivement ce peuple choisi vers la terre promise. Et plusieurs années plus tard, à transmettre la Parole de Dieu dans le monde entier en nous envoyant Son Fils unique. Jésus nous a fait voir Sa gloire et le chemin qu’Il est venu nous tracer. « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi, » nous dit Jésus, dans Jean 14:6. Il a également prié pour nous, dans Jean 17:24 : « Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde ». Soyez assurés que cette gloire sera manifestée sur la terre entière lors du retour de Jésus.

Le prophète Jérémie a identiquement proclamé ceci : « Donnez gloire à l’Éternel, votre Dieu, avant qu’il fasse venir les ténèbres, avant que vos pieds heurtent contre les montagnes obscures ; vous attendrez la lumière, et il la changera en ombre de la mort, il la réduira en obscurité profonde » (Jérémie 13:16). C’était une préfigure de Christ en tant que pierre angulaire dans la grande maison spirituelle de Dieu. Jésus Lui-même nous rend ce témoignage en disant ceci à Pierre, dans Matthieu 16:18 : « Et moi, je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle ». Jésus faisait clairement allusion à Lui-même comme étant la pierre de fondation de Son Église. Dans Éphésiens 2:20-22, Paul nous rassure à propos de ce que nous sommes : « Étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit ».

L’apôtre Pierre abonde dans le même sens en nous déclarant ceci, dans 1 Pierre 2:6 : « C’est pourquoi il est dit dans l’Écriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et qui croira en elle, ne sera point confus ». Paul nous rappelle également cette vérité : « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, et qu’ils ont tous passé au travers de la mer ; et qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ; et qu’ils ont tous mangé de la même nourriture spirituelle ; et qu’ils ont tous bu du même breuvage spirituel ; car ils buvaient de l’eau du rocher spirituel qui les suivait ; et ce rocher était Christ » (1 Corinthiens 10:1-4).

Mais pour ceux qui rejettent Jésus : « Il sera un sanctuaire, mais aussi une pierre d’achoppement et une pierre de chute pour les deux maisons d’Israël ; un piège et un filet pour les habitants de Jérusalem. Plusieurs y trébucheront et tomberont ; ils se briseront ; ils seront enlacés et pris » (Ésaïe 8:14-15). Non seulement cette pierre sera une cause de chute pour plusieurs, mais : « Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé ; et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera, » nous dit Jésus, dans Matthieu 21:44. Ce symbolisme nous ramène directement dans Daniel 2:34-35, où Daniel avait déclaré ceci au roi Nébucadnetsar : « Tu regardais, jusqu’à ce qu’une pierre fut détachée sans le secours d’aucune main et frappa la statue dans ses pieds, qui étaient de fer et d’argile, et les brisa. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle de l’aire en été ; et le vent les emporta, et il ne s’en trouva plus de vestige ».

Tous les grands royaumes du monde sont représentés dans cette statue : « mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre » (fin du verset 35). Voilà la preuve biblique que tous les gouvernements du monde seront sous la royauté de Jésus lors de Son retour en puissance. Aux Élus de Dieu, Pierre fait ce témoignage contre les incrédules : « Vous en recevrez donc de l’honneur, vous qui croyez ; mais pour les incrédules, la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, est devenue une pierre angulaire, et une pierre d’achoppement et un rocher de scandale ; en désobéissant à la parole, ils se heurtent contre elle, et c’est à cela qu’ils ont été destinés » (1 Pierre 2:7-8).

Regardons cependant ce qu’il ajoute aux Élus, dans les versets 9-10 : « Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde ». Donc, cette pierre qui est Christ, est aussi la Parole, et il devient primordial de rendre gloire à Dieu pour les Saintes Écritures qui nous sont encore rendues disponibles avant que les ténèbres paraissent et que le monde ait faim de la Parole de Dieu, alors qu’ils seront sous l’ombre de la mort.

Une des plus grandes vérités doctrinales de la Bible est celle de la victoire du converti à Christ sur la mort. Dans Galates 2:19-20, Paul nous dit : « Car je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi ». Avant notre conversion, la loi de Dieu nous condamnait. « Car, quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à pécher dans un seul point, devient coupable de tous » (Jacques 2:10). Mais Christ est mort pour nos péchés. « Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous êtes morts à la loi, par le corps de Christ, pour être à un autre, savoir, à Celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu » (Romains 7:4).

Nous devrions vivre par la foi en tant que vainqueurs sur le péché, mais en nous rappelant qu’à l’occasion nous péchons encore. Inutile de nier cette vérité, car : « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous » (1 Jean 1:8). Par contre : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (verset 9). Gardons toujours la facilité de confesser nos péchés quand nous transgressons la loi de Dieu par faiblesse, car nous avons toujours l’assurance que Dieu est juste pour nous purifier de notre iniquité. Ne laissons jamais notre propre justification nous éloigner de cette belle promesse. Car : « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous » (verset 10). C’est cette attitude que Satan voudrait bien créer en nous.

Néanmoins, si Christ vit réellement en nous par Son Esprit, nous vivons dans un renouvellement de vie qui nous dirige vers une nouvelle naissance absolument nécessaire pour voir le Royaume de Dieu et y entrer. À Nicodème : « Jésus lui répondit : “En vérité, en vérité je te dis que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu” » (Jean 3:3). Paul nous le confirme dans 1 Corinthiens 15:50 : « Or, je dis ceci, frères ; c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite point l’incorruptibilité ». À l’état physique, il est impossible pour une personne d’entrer dans le Royaume de Dieu. Voilà la raison pour laquelle, en parlant à Nicodème : « Jésus répondit : En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit » (Jean 3:5-6).

Ayant l’Esprit de Dieu en nous, pourrions-nous continuer à vivre dans le péché ? « Nullement ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore en lui ? » nous dit Paul, dans Romains 6:2. Ainsi : « Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que nous ne soyons plus asservis au péché. Car celui qui est mort, est affranchi du péché, » ajoute Paul, dans Romans 6:6-7. L’orientation pour le chrétien qui veut continuer de faire de cette doctrine une réalité praticable dans sa vie, c’est de garder simplement sa motivation de gratitude axée sur Dieu. Chacun de nous pourrions alors citer ces paroles de Paul : « Car je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2:19-20).

Nous avons déjà les ressources nécessaires disponibles pour accomplir cette déclaration de Paul, par le pardon, la libération de notre culpabilité, la promesse d’une vie éternelle et par l’Esprit de Christ demeurant en nous. Nous devons cependant profiter de Son pouvoir, car Dieu nous a aimés et sauvés. Alors : « Vous aussi, considérez-vous comme morts au péché, mais vivants à Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:11). Or, tout comme David, nous pourrions crier notre réjouissance ainsi : « Mon cœur est disposé, ô Dieu ! je chanterai, je psalmodierai ; c’est ma gloire » (Psaume 108:2). Puisque, en réalité, notre gloire nous vient de Lui.

Même si cette expression paraît étrange, nous avons cependant au moins deux autres endroits dans les Saintes Écritures pour nous exprimer ainsi. Dans Psaume 30:12-14, David dit : « Tu as changé mon deuil en allégresse, tu as délié le sac dont j’étais couvert, tu m’as ceint de joie, afin que ma gloire chante ta louange, et ne se taise point. Éternel, mon Dieu, je te célébrerai à toujours. » Notons également Psaume 57:9-11 : « Éveille-toi, ma gloire ; éveillez-vous, mon luth et ma harpe ! Je préviendrai l’aurore. Seigneur, je te louerai parmi les peuples ; je te célébrerai parmi les nations. Car ta bonté atteint jusqu’aux cieux, et ta fidélité jusqu’aux nues ». Nous pouvons donc nous glorifier dans Sa bonté envers nous.

Le mot « gloire » est assurément digne pour exprimer une louange au Créateur de toute chose. Par exemple, dans Psaume 19:2, nous lisons : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de Ses mains ». Ce sont des éclats d’émotions qui nous font dire : C’est pourquoi mon cœur se réjouit, et mon âme chante de joie ; et mon corps même se reposera en assurance. Dans Actes 2:26-28, nous voyons cette adorable louange qui s’applique à Jésus : « C’est pourquoi mon cœur s’est réjoui, et ma langue a fait éclater sa joie, et ma chair aussi reposera en espérance ; parce que tu ne laisseras point mon âme dans le sépulcre, et que tu ne permettras point que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître le chemin de la vie ; tu me rempliras de joie devant ta face ».

Il devient donc clair que, dans de tels passages, « ma gloire » veut tout simplement dire « ma langue » qui rend gloire à Dieu. Mais pourquoi utiliser l’expression ma gloire au lieu de ma langue ? C’est probablement parce que, lorsque notre langue proclame la gloire de Dieu, elle devient vraiment notre gloire aussi. Fait intéressant à noter ici, c’est que, ce faisant, l’être humain se distingue de l’animal. Les animaux font des bruits propres à eux, mais ils ne peuvent pas parler une langue intelligible. C’est un abîme continuellement infranchissable que les évolutionnistes ne peuvent pas traverser avec leur fameuse théorie, car seuls les humains furent crées à l’image de Dieu, capables de communiquer avec leur Créateur. Nous pouvons alors nous exprimer par la parole, car c’est ainsi que Dieu l’a voulu pour transmettre nos sentiments vers Lui. C’est également ainsi que nous pouvons, à notre tour, Lui répondre en Lui rendant gloire et honneur. Voilà où se situe notre gloire !

Regardons ensemble cette admirable louange, dans Psaume 89:1-3, par Maskil d’Éthan, l’Ezrachite : « Je chanterai à jamais les bontés de l’Éternel ; ma bouche publiera ta fidélité d’âge en âge. Car j’ai dit : Ta bonté subsiste à jamais ; tu établis ta fidélité dans les cieux ». A cela, l’apôtre Paul vient ajouter : « Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Corinthiens 15:57-58). Il existe des circonstances illimitées où nous pourrions rendre gloire à Dieu. Mais il y a trois dons notables mentionnés par Paul dans ses épîtres aux Corinthiens où il fut particulièrement inspiré de remercier Dieu. Prenons le temps de regarder ces grandes bénédictions et, comme Paul, prendre pareillement le temps de remercier Dieu pour eux.

Le premier don se trouve dans 1 Corinthiens 15:54 où Paul déclare : « Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire ». La mort, ennemi terrible de tout être humain, a perdu toute sa puissance chez le converti, ayant été vaincue par Jésus qui est mort pour nous et qui est ressuscité. Le deuxième don lui est semblable, mais va au-delà du premier. « Or, grâces soient rendues à Dieu qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous l’odeur de sa connaissance en tous lieux, » nous dit Paul, dans 2 Corinthiens 2:14. Donc, en plus de posséder la victoire sur la mort, nous bénéficions de cette victoire pendant notre vie, en répandant Sa connaissance chez les autres, à chaque occasion qui nous est donnée en tous lieux. La résurrection est la seule voie vers l’immortalité pour les humains, et elle est disponible par Christ seulement.

Par l’Esprit de Christ qui vit en nous, Pierre nous dit : « Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui [jadis] n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde » (1 Pierre 2:9-10). Donc, le troisième et le plus grand don est Christ Lui-même ! Alors, nous nous joignons à Paul pour déclarer : « Or, grâces soient rendues à Dieu de Son don ineffable ! » (2 Corinthiens 9:15). « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné Son Fils unique [Son don ineffable], afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). Ainsi, tant et aussi longtemps que nous persévérons dans la foi jusqu’à la fin de notre vie, personne ne pourra nous enlever cette victoire sur la mort.

La valeur de ce don est indescriptible, car celui-ci nous vient de Jésus que nous aimons, sans L’avoir connu, en qui nous croyons, sans Le voir encore, et en qui nous nous réjouissons d’une joie ineffable et glorieuse. Notre Seigneur Jésus est, non seulement notre Créateur, mais également notre Sauveur, nous accordant la joie et la paix durant notre vie d’abord, avec l’assurance, un jour, de la victoire éternelle sur la mort. Alors, louange et gloire à Dieu pour tout ! C’est sûrement cette connaissance qui a poussé Paul à déclarer : « Or, que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera » (1 Thessaloniciens 5:23-24).

Nous observons dans cette épître qu’elle contient des références directes au second avènement de Christ. Chaque chapitre se termine par une mention au retour de Jésus par rapport à Son salut tel qu’appliqué à nos vies personnelles. Dans le premier chapitre, il l’applique au service envers Dieu par les convertis : « Car ils racontent eux-mêmes quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis des idoles à Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir » (1 Thessaloniciens 1:9-10). Au deuxième chapitre, Paul nous dit : « Car quelle est notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire ? N’est-ce pas vous aussi, en la présence de notre Seigneur Jésus-Christ, à son avènement ? Oui, vous êtes notre gloire et notre joie » (1 Thessaloniciens 2:19-20).

Au troisième chapitre, Paul met l’emphase sur la stabilité, demandant à Dieu : « qu’il affermisse vos cœurs pour qu’ils soient irrépréhensibles dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous ses saints » (1 Thessaloniciens 3:13). Le quatrième chapitre se termine avec le plus merveilleux passage sur l’avènement de Jésus. Dans 1 Thessaloniciens 4:13-17, Paul nous explique clairement : « Or, mes frères, je ne veux pas que vous soyez dans l’ignorance au sujet des morts, afin que vous ne vous affligiez pas, comme les autres hommes qui n’ont point d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort, et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus, pour être avec lui, ceux qui sont morts. Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui serons restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ; car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ».

Paul nous explique cela afin de nous fortifier les uns les autres. Alors, au verset 18, il déclare : « C’est pourquoi consolez-vous les uns les autres par ces paroles ». Finalement, le cinquième chapitre se termine par un rappel à la sanctification. « Or, que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera » (1 Thessaloniciens 5:23-24). Donc, le second avènement devient d’une importance primordiale pour le converti. C’est le couronnement final de l’initiative que nous avons prise de suivre fidèlement Christ jusqu’à la fin. C’est également notre force pour vivre en chrétiens, d’être au service des autres selon leurs besoins. C’est notre stabilité à n’enseigner que la vérité biblique en nous fortifiant et en nous sanctifiant vers la culmination éventuelle d’un salut éternel dans la famille divine.

Après Sa résurrection, Jésus a reconnu que Ses disciples allaient avoir besoin de preuves irréfutables afin de poursuivre Son œuvre. Il a donc honoré le vœu de Thomas de constater par lui-même les preuves évidentes de Sa résurrection. Néanmoins, Thomas aurait dû croire le témoignage des autres disciples affirmant que le tombeau était vide et que Jésus leur était apparu. Toutefois, Jésus a consenti à la demande de Thomas, mais : « Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, Thomas, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20:29). Nous voyons par contre Pierre féliciter de nouveaux convertis qui ont cru sans avoir vu Jésus : « Que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse » (1 Pierre 1:8).

Dieu ne nous a jamais demandé de croire aveuglément. Aujourd’hui, nous avons une abondance de preuves, encore plus que les disciples, du ministère de Jésus et de Sa promesse de salut. Le Nouveau Testament est rempli de témoignages rendus par Ses apôtres. Alors, notre devoir est de croire : « Car nous sommes sauvés en espérance. Or, l’espérance que l’on voit n’est plus espérance ; en effet, comment espérerait-on ce que l’on voit ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, c’est que nous l’attendons avec patience » (Romans 8:24-25). Nous ne pouvons pas Le voir présentement comme Thomas L’a vu, mais nous Le voyons avec nos cœurs convertis et, pour le moment, cela suffit. Dans nos méditations, nous Le voyons sur la croix : « Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris » (1 Pierre 2:24).

Nous lisons le compte rendu Le concernant, en parlant du sépulcre dans lequel on L’avait placé, soudainement vide, et cela nous rassure quant à Sa résurrection. Et, tout comme Pierre et Jean, nous croyons. Nous croyons le témoignage de Jean qui nous dit : « Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3:2). Alors : « Chantez à l’Éternel, vous, Ses bien-aimés, et célébrez la mémoire de Sa sainteté ! »

Quand nous méditons sur la Sainteté de Dieu, nos souvenirs se portent sur les séraphins devant le trône de Dieu et comment : « Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Ésaïe 6:3). Nous nous souvenons également de cette prière du prophète Habakuk : « Tu as les yeux trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui ? » (Habakuk 1:13). Et encore, quand Paul déclare : « Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire, dans ma chair, parce que j’ai la volonté de faire le bien ; mais je ne parviens pas à l’accomplir » (Romains 7:18). Nous sommes donc émerveillés par la grande miséricorde, la bonté extraordinaire et la grâce infinie de Dieu.

Non seulement Dieu nous a-t-Il pardonné nos péchés, mais Il nous a également accordé Son salut. Il nous a même promis la vie éternelle, et : « …chaque jour, quand on nous accable, Dieu est notre délivrance. Dieu est pour nous le Dieu des délivrances ; c’est l’Éternel notre Dieu qui retire de la mort » (Psaume 68:20-21). Comment est-il alors possible qu’un Dieu, si pur qu’Il ne peut regarder l’iniquité, puisse promettre autant aux créatures indignes que nous sommes ? Il a pourtant inspiré David d’écrire : « Oui, les biens et la miséricorde m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel pour l’éternité » (Psaume 23:6). Comment est-ce possible ?

Cela ne serait pas envisageable si ce n’était de l’amour incroyable de Dieu en Christ. « Car Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu ; ayant été mis à mort selon la chair, mais vivifié par l’Esprit » (1 Pierre 3:18). Jésus n’était pas obligé de mourir pour nos transgressions : « Mais il était meurtri pour nos péchés, et frappé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous apporte la paix est tombé sur Lui, et par Sa meurtrissure nous avons la guérison » (Ésaïe 53:5). Dans Romains 5:8, Paul ajoute : « Mais Dieu fait éclater Son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous ». C’est ainsi que l’amour infini de notre Sauveur s’est continuellement manifesté envers nous, et il se poursuit jusqu’à ce jour.

Donc, soyons en paix tout en glorifiant Dieu dans nos cœurs. « Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés en un seul corps, règne dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite abondamment en vous, en toute sagesse. Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres, par des psaumes, et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant dans vos cœurs au Seigneur, avec reconnaissance. Et quoi que vous fassiez, en paroles, ou en œuvres, faites tout au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père » (Colossiens 3:15-17). C’est quand nous faisons des efforts pour vivre selon ces instructions que nous confirmons la raison pour laquelle Dieu nous a tant aimé qu’Il fut prêt à sacrifier Son Fils unique pour notre salut.

Il est facile d’être joyeux et heureux dans les temps de prospérité, quand tout le confort de la vie nous est disponible et que tout va bien. Le vrai test du chrétien se trouve quand tout ce confort matériel disparaît soudainement et que l’on se sent abattu et seul. Pourtant, le prophète fut inspiré d’écrire ceci : « Car le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura point de produit dans les vignes ; le fruit de l’olivier fera défaut, et les champs ne donneront point de nourriture ; la brebis manquera au parc, et il n’y aura plus de bœufs dans l’étable. Mais moi je me réjouirai en l’Éternel, je tressaillirai de joie dans le Dieu de ma délivrance. L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et me fait tenir sur mes hauteurs » (Habakuk 3:17-19).

Même dans nos moments de chagrin, Dieu est toujours disponible, alors : « …soyez contents de ce que vous avez ; car Dieu lui-même [nous] a dit : Certainement je ne te laisserai point, et je ne t’abandonnerai point » (Hébreux 13:5). Puisque Dieu est sans cesse notre rocher et notre soutien, alors : Chantez à l’Éternel, vous, ses bien-aimés, et célébrez la mémoire de sa sainteté ! Le patriarche Job avait complètement perdu ses possessions, ses enfants, Satan lui ayant infligé des plaies épouvantables, et même sa femme s’est tournée contre lui. Mais regardons cette attitude merveilleuse de Job quand il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, et nu j’y retournerai ; l’Éternel a donné, l’Éternel a ôté, que le nom de l’Éternel soit béni ! En tout cela, Job ne pécha point, et n’attribua rien de mauvais à Dieu » (Job 1:21-22). Dieu nous commande : « Rendez grâces en toutes choses ; car telle est la volonté de Dieu en Jésus-Christ à votre égard » (1 Thessaloniciens 5:18).

Mais notez bien que Dieu nous dit de rendre grâce en toute chose et non pour toute chose ! Les évènements malheureux ne sont pas des sujets de réjouissance. Cela a été le merveilleux et perpétuel témoignage du vrai converti envers le non converti. La capacité de pouvoir se réjouir de son salut précisément pendant les moments de tribulations. C’est Christ Lui-même qui nous a donné l’exemple, alors : « Regardant à Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, méprisant l’ignominie, à cause de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, et s’est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12:2). Car notre légère affliction du temps présent produit en nous le poids éternel d’une gloire souverainement excellente. Elle nous dirige vers une couronne de gloire pour l’éternité.

Dans Proverbes 4:7-9, nous lisons : « Le commencement de la sagesse, c’est d’acquérir la sagesse ; acquiers la prudence au prix de tout ton avoir. Estime-la, et elle t’élèvera ; elle fera ta gloire quand tu l’auras embrassée. Elle posera sur ta tête une couronne de grâces, et te donnera un diadème de gloire ». Dans le Nouveau Testament, nous découvrons cinq couronnes mentionnées spécifiquement comme récompense pour le service fidèle du chrétien. Paul nous dit : « Si l’œuvre que quelqu’un a bâtie subsiste, il en recevra la récompense » (1 Corinthiens 3:14). Ces belles couronnes seront distribuées par nul autre que Christ lors de Son avènement.

En premier lieu, il y a la couronne incorruptible. Dans 1 Corinthiens 9:25, Paul nous dit : « Tout homme qui combat, s’abstient de tout ; et ces gens-là le font pour avoir une couronne corruptible, mais nous pour une [couronne] incorruptible ». Ensuite, nous voyons la couronne de justice. C’est encore Paul qui nous déclare : « Au reste, la couronne de justice m’est réservée, le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Timothée 4:8). Vient ensuite la couronne de réjouissance. « Car quelle est notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire ? N’est-ce pas vous aussi, en la présence de notre Seigneur Jésus-Christ, à son avènement ? Oui, vous êtes notre gloire et notre joie » (1 Thessaloniciens 2:19-20).

La quatrième est la couronne de vie. L’apôtre Jacques nous dit : « Heureux est l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment » (Jacques 1:12). Et dans Apocalypse 2:10, Jésus nous dit : « Ne crains rien des choses que tu auras à souffrir ; voici, le diable va jeter en prison quelques-uns de vous, afin que vous soyez éprouvés ; et vous aurez une affliction de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ». Finalement, la cinquième, c’est la couronne de gloire. C’est Pierre qui nous exhorte à tenir ferme dans la foi jusqu’à la fin de notre vie. « Et lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de gloire » (1 Pierre 5:4).

Pierre devait sans doute penser à la belle promesse que Jésus réservait à Ses disciples quand Il leur a dit ceci, dans Luc 12:32 : « Ne crains point, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume ». Nous ne savons pas de quoi ces couronnes seront composées, mais quand nous les apercevrons et que nous les recevrons, nous les déposerons sûrement devant Son trône glorieux tout comme : « Les vingt-quatre Anciens [qui] se prosternaient devant celui qui était assis sur le trône, et ils adoraient celui qui vit aux siècles des siècles et jetaient leurs couronnes devant le trône, en disant : Seigneur, tu es digne de recevoir la gloire, l’honneur, et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent, et ont été créées » (Apocalypse 4:10-11).

Les astronomes et les géologues sont très inquiets de voir un jour la terre éclater suite à une collision avec plusieurs astéroïdes. Ils prétendent que le soleil finira par s’éteindre ou même exploser, ce qui mettrait fin â la terre. Ou encore qu’une future guerre nucléaire pourrait déclencher une réaction en chaîne causant la désintégration de la terre. Il est dommage que ces hommes de science n’aient pas appris à se tourner vers Dieu, car : « Il a posé la terre sur ses bases ; elle est inébranlable à jamais » (Psaume 104:5). Cette connaissance pourrait à elle seule dissiper toutes leurs craintes. Nous pouvons également témoigner à notre tour pour apaiser leurs inquiétudes, car, Dieu ayant parlé, Il nous assure que le ciel et la terre passeront, mais Sa Parole demeurera à jamais. Il est le Créateur et, étant omniscient, Dieu ne fait pas d’erreurs.

Voici quelques autres versets pour rassurer ces intellectuels. Le roi David fut inspiré d’écrire : « Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. Tout subsiste aujourd’hui selon tes ordonnances ; car toutes choses te servent » (Psaume 119:90-91). Dans Psaume 148:3-6, nous lisons : « Louez-le, soleil et lune ; louez-le toutes, étoiles brillantes ! Louez-le, cieux des cieux, et vous, eaux qui êtes au-dessus des cieux ! Qu’ils louent le nom de l’Éternel ; car il a commandé, et ils ont été créés. Il les a affermis pour toujours, à perpétuité ; il y a mis un ordre qui ne changera point ». Tout fonctionne dans un ordre impeccable. Et, dans Psaume 89:36-38, Dieu dit : « J’ai une fois juré par ma sainteté ; je ne mentirai point à David. Sa postérité subsistera toujours, et son trône aussi longtemps que le soleil devant moi. Comme la lune, il durera à jamais ; et il y en a dans les cieux un témoin fidèle ».

Il est vrai que la terre ne restera pas toujours dans sa forme présente, car elle est toujours sous la malédiction à cause du péché. Mais la terre sera un jour complètement purifiée : « Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée » (2 Pierre 3:10). Voilà pourquoi : « nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite » (verset 13). « Car, comme les cieux nouveaux et la terre nouvelle que je vais créer [futur], subsisteront devant moi, dit l’Éternel, ainsi subsisteront votre race et votre nom » (Ésaïe 66:22).

Le prophète Ésaïe nous dévoile cette vision : « L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de son vêtement remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui, et chacun d’eux avait six ailes : de deux ils couvraient leur face ; de deux ils couvraient leurs pieds ; et de deux ils volaient. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Ésaïe 6:1-3). Nous reconnaissons dans ce passage la majesté et la splendeur de notre Grand Dieu, au point que même les séraphins doivent se cacher les yeux devant la brillance qui entoure Son trône. Et pourtant ces anges le font alors qu’ils adorent la pureté de Dieu. Toute vie, toute lumière et toutes bonnes choses nous viennent de Son amour.

L’apôtre Jacques nous dit si bien que : « Toute grâce excellente et tout don parfait viennent d’en haut, et descendent du Père des lumières, en qui il n’y a ni variation, ni ombre de changement. Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de la vérité, afin que nous fussions comme les prémices de ses créatures » (Jacques 1:17-18). Paul à également prié pour nous : « Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance ; qu’il éclaire les yeux de votre entendement ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » (Éphésiens 1:17-18).

Donc, la Bible nous rappelle constamment que Dieu est rempli de sagesse, plein de lumière, glorieux, saint, immortel, invisible, c’est l’Ancien des Jours, l’Éternel, le Tout Puissant ; Il est patient, juste, invariable, le Père de Gloire, le Père de lumière et Il est adoré par les anges. Il vit dans la splendeur, Il est digne de notre louange, Il règne avec puissance, Il est dispensateur de Sa bonté et de Son amour. Dieu est Celui qui donne la vie et qui ouvre notre connaissance à Sa Parole. Il est la pureté et la perfection vers qui toute personne doit se tourner pour régler tous ses problèmes et à qui nous devrions tous rendre gloire ! Finalement, Dieu est Celui par qui la véritable paix sera établie sur cette terre. Ceux qui sont prêts à Lui offrir leur vie n’ont aucune idée de la bénédiction grandiose et extraordinaire qui les attend durant l’éternité. Donc, à Dieu la gloire !