D.540 – Le Dieu/Homme

Par Joseph Sakala

Dans 1 Jean 1:1-4, nous lisons : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie ; (Car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue, et nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père, et qui s’est manifestée à nous ;) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec Jésus-Christ son Fils. Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit parfaite. »

L’on a déclaré avec précision que l’Évangile de Jean assume d’abord l’humanité de Jésus-Christ et entreprend de prouver Sa divinité, tandis que sa première épître assume Sa divinité et ensuite cherche à prouver Son humanité. Nous savons que Jésus possédait les deux : Dieu, ainsi que l’Homme parfait. Dans son Évangile, Jean déclare : « Et ces choses ont été écrites, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » (Jean 20:31). Dans son épître, Jean nous dit : « Reconnaissez l’Esprit de Dieu à ceci : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu en chair, n’est point de Dieu. Or, c’est là celui de l’antichrist, dont vous avez entendu dire qu’il vient, et qui est déjà à présent dans le monde. Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous, est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:2-4).

Sa divinité fut pleinement manifestée par Ses puissants miracles, ainsi que par la résurrection de Son corps. Néanmoins, plusieurs ont questionné Sa véritable humanité à l’époque de Jean, tout comme ils la questionnent de nos jours. Même aujourd’hui, plusieurs athées, comme bon nombre de libéraux, tentent de faire la distinction entre l’homme Jésus de Nazareth, dont ils rejettent absolument la divinité, et le Christ, un esprit pur en quelque sorte, qui n’est pas vraiment un être vivant, mais qui pourrait descendre du ciel et vivre dans certaines personnes à l’occasion. Un tel concept fut fortement rejeté par Jean qui l’attribuait à l’esprit de l’antichrist.

Pourtant, ces gens l’ont entendu prêcher et ils ont touché Jésus. Il n’existait aucun doute qu’avant ou après Sa résurrection, Jésus était véritablement un homme, en fait, un homme parfait, comme Dieu avait l’intention que les hommes soient. Jésus pouvait mourir pour nos péchés parce qu’Il était sans péché. Jésus pouvait enlever nos péchés parce qu’Il est le Dieu omnipotent. Dans l’Ancien Testament, Il a parlé à Israël, lui disant : « Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les ordonnances que je vous enseigne, pour les pratiquer ; afin que vous viviez, et que vous entriez, et possédiez le pays que l’Éternel, le Dieu de vos pères, vous donne. Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous prescris, et vous n’en diminuerez rien; afin d’observer les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous prescris » (Deutéronome 4:1-2).

Parmi les nombreuses fois où les écrivains de la Bible ont confirmé que ce qu’ils rédigeaient venait directement de Dieu, il existe au moins quatre avertissements très clairs contre le fait de changer ces Paroles révélées. Dans Lévitique 1:1-2, nous pouvons lire : « Or l’Éternel appela Moïse, et lui parla du tabernacle d’assignation, en disant : Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur : Quand quelqu’un d’entre vous fera une offrande à l’Éternel, il fera son offrande de bétail, de gros ou de menu bétail. » Dans Jérémie 1:4-5, le prophète nous déclare : « La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : Avant que je te formasse dans le sein de ta mère, je t’ai connu ; avant que tu sortisses de son sein, je t’ai sanctifié; je t’ai établi prophète pour les nations. » Et dans Apocalypse 1:1, nous pouvons lire : « Révélation de Jésus-Christ, qu’il a reçue de Dieu, pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître par l’envoi de son ange, à Jean son serviteur. »

Le quatrième se trouve dans le texte du début où Moïse commande de ne pas ajouter ni diminuer ce qu’il a écrit. Cet avertissement fut répété à Israël par Moïse dans Deutéronome 12:29-32 : « Quand l’Éternel ton Dieu aura exterminé de devant toi les nations, vers lesquelles tu vas pour les déposséder, et que tu les auras dépossédées, et que tu habiteras dans leur pays, prends garde à toi, de peur que tu ne tombes dans le piège en les suivant, quand elles auront été détruites de devant toi, et que tu ne recherches leurs dieux, en disant : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? que je fasse de même, moi aussi. Tu n’agiras point ainsi à l’égard de l’Éternel ton Dieu ; car elles ont fait à leurs dieux tout ce qui est en abomination à l’Éternel, et qu’il déteste ; et même elles ont brûlé au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous aurez soin de faire tout ce que je vous commande : Tu n’y ajouteras rien, et tu n’en retrancheras rien. »

Moïse fut choisi par Dieu afin d’être le premier auteur de la Bible ; donc, il était tout à fait approprié qu’il leur fasse cet avertissement. Le dernier fut Jean et son avertissement fut encore plus sévère, à la toute fin de la Bible. Sous l’inspiration divine, Jean a écrit : « Je proteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu’un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre ; et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre » (Apocalypse 22:18-19).

Puisque Jean était le dernier apôtre, il devient évident que cet avertissement fut donné contre toute tentative d’ajouter une nouvelle révélation à cette Parole de Dieu déjà complète. Ensuite, vers le milieu de la Bible, nous pouvons lire ceci : « Toute la parole de Dieu est épurée ; il est un bouclier pour ceux qui ont en lui leur refuge. N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé menteur » (Proverbes 30:5-6). Et afin de planter un dernier clou dans le cercueil des manipulateurs de la Parole, Jésus a déclaré, dans Matthieu 5:18-19 : « Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli. Celui donc qui aura violé l’un de ces plus petits commandements, et qui aura ainsi enseigné les hommes, sera estimé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera estimé grand dans le royaume des cieux. » Alors, à ces enseignants, je dis : Ne jouez pas avec la Parole de Dieu !

Jésus nous a enseigné comment prier selon Sa volonté. « Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées » (1 Jean 5:14-15). Cette promesse est indulgente et sans limite, une grande assurance pour des prières exaucées. Mais il y a une condition, cependant : que ce soit selon Sa volonté. Bon nombre de chrétiens, avec de bonnes intentions, prétendent que cela indique un manque de foi si nous ajoutons « que Ta volonté soit faite » à la fin de nos prières. Mais cela ne peut pas être vrai, surtout lorsque nous considérons la prière de Jésus dans Matthieu 26:39, lorsque Christ Se jeta le visage contre terre en priant et en disant : « Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

La question serait plutôt de savoir si, lorsque nous prions, nous le faisons selon la volonté de Dieu. Une bonne façon serait de sonder les Écritures. Car la volonté de Dieu ne peut pas contredire Sa Parole, et il serait stupide de demander à Dieu de faire quelque chose que les Écritures nous défendent. L’apôtre Jacques nous dit : « Vous demandez, et vous ne recevez point, parce que vous demandez mal, et dans la vue de satisfaire à vos plaisirs » (Jacques 4:3).

Cependant, si nous désirons sincèrement que la volonté de Dieu se fasse, et que nous réalisons qu’il n’y a aucune barrière personnelle à notre prière, nous pouvons alors prier avec confiance en espérant toujours que la volonté de Dieu se fasse. « Et même aussi l’Esprit nous soulage dans nos faiblesses ; car nous ne savons ce que nous devons demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des soupirs qui ne se peuvent exprimer. Toutefois celui qui sonde les cœurs, connaît quelle est l’affection de l’Esprit, qui prie selon Dieu pour les saints. Or, nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein » (Romains 8:26-28).

Le dessein de Dieu, c’est de nous édifier par Sa puissance. « C’est pourquoi j’écris ces choses étant absent, afin que lorsque je serai présent, je n’aie pas à user de sévérité, selon l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour édifier, et non pour détruire. Au reste, frères, réjouissez-vous ; tendez à la perfection ; consolez-vous ; ayez un même sentiment ; vivez en paix ; et le Dieu de charité et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les Saints vous saluent, » nous dit Paul, dans 2 Corinthiens 13:10-12. Le mot grec pour « édification » est oikodomos qui parle de la construction d’une maison. Nous l’utilisons encore lorsque nous parlons d’une structure d’une certaine importance.

Paul a spécifiquement déclaré qu’il avait le pouvoir d’édifier : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement, comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus ; mais que chacun prenne garde comment il bâtit dessus. Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est Jésus-Christ » (1 Corinthiens 3:10-11). Lorsque Jésus a utilisé le mot oikodomos pour décrire ceux qui bâtissent leur maison sur le roc (Sa Parole) ou bien sur le sable (les idées des hommes), Jésus nous a peint une image illustrant comment nous devrions nous édifier les uns les autres. « Je vous montrerai à qui ressemble tout homme qui vient à moi et qui écoute mes paroles, et qui les met en pratique. Il est semblable à un homme qui bâtit une maison, et qui ayant foui et creusé profondément, en a posé le fondement sur le roc ; et l’inondation est venue, le torrent a donné avec violence contre cette maison, mais il n’a pu l’ébranler, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais celui qui écoute et qui ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur la terre, sans fondement ; le torrent a donné avec violence contre elle, et aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison-là a été grande » (Luc 6:47-49).

Les dons de leadership doivent être utilisés pour le perfectionnement des saints dans l’œuvre du ministère. « C’est aussi lui qui a établi les uns apôtres, les autres prophètes, les autres évangélistes, et les autres pasteurs et docteurs ; pour le perfectionnement des saints, pour l’œuvre du ministère, pour l’édification du corps de Christ ; jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:11-13). « Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ, » nous déclare Pierre, dans 1 Pierre 2:5.

Et comme tout bon constructeur, le menuisier chrétien a les outils du métier afin de participer au processus. Romains 14:19 nous dit : « Recherchons donc les choses qui tendent à la paix, et à l’édification mutuelle. » L’amour a sûrement sa place comme outil majeur. 1 Corinthiens 8:1 nous dit : « A l’égard des choses sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la science. Or la science enfle, mais la charité édifie. » Finalement : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune mauvaise parole ; mais que vos paroles soient propres à édifier utilement, et qu’elles fassent du bien à ceux qui les entendent » (Éphésiens 4:29).

Et lorsque vous vous réunissez : « Que faut-il donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, chacun a-t-il un cantique, ou une instruction, une langue étrangère, une révélation, une interprétation ? Que tout se fasse pour l’édification. S’il y en a qui parlent une langue, qu’il n’y en ait que deux ou trois, tout au plus, et l’un après l’autre ; et qu’il y en ait un qui interprète. S’il n’y a point d’interprète, que celui qui parle une langue se taise dans l’Église, et qu’il parle à lui-même et à Dieu » (1 Corinthiens 14:26-28). Paul avertit son évangéliste Timothée : « de ne pas s’attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui engendrent des disputes, plutôt que l’édification en Dieu, par la foi, je t’y exhorte encore » (1 Timothée 1:4).

La communication efficace veut que ceux à qui nous parlons comprennent ce qui est dit. « Car celui qui parle une langue inconnue, ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, puisque personne ne l’entend [ne le comprend], et qu’il prononce des mystères en son esprit. Mais celui qui prophétise, édifie, exhorte et console les hommes par ses paroles. Celui qui parle une langue, s’édifie lui-même ; mais celui qui prophétise, édifie l’Église. Je souhaite que vous parliez tous des langues, mais surtout que vous prophétisiez ; car celui qui prophétise, est plus grand que celui qui parle des langues, à moins qu’il ne les interprète, afin que l’Église en reçoive de l’édification » (1 Corinthiens 14:2-5).

Une Église édifiée marche dans la crainte de Dieu. Dans Actes 9:26-31, nous lisons : « Et quand Saul fut arrivé à Jérusalem, il tâchait de se joindre aux disciples ; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu’il fût un disciple. Alors Barnabas le prit et le mena aux apôtres, et leur raconta comment le Seigneur lui était apparu sur le chemin et lui avait parlé ; et comment il avait parlé ouvertement à Damas au nom de Jésus. Dès lors il allait et venait avec eux à Jérusalem, et parlait ouvertement au nom du Seigneur Jésus ; il parlait et disputait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie. Les frères l’ayant su, l’emmenèrent à Césarée, et l’envoyèrent à Tarse. Cependant, les Églises étaient en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, étant édifiées et marchant dans la crainte du Seigneur ; et elles se multipliaient par le secours du Saint-Esprit. »

Une Église spirituellement bien outillée, c’est une Église puissante avec : « Un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et par tous, et en vous tous. Mais la grâce est donnée à chacun de nous, selon la mesure du don de Christ. C’est pourquoi, il est dit : Étant monté en haut, il a emmené captive une multitude de captifs, et il a distribué des dons aux hommes. Or, que signifie : Il est monté, si ce n’est qu’auparavant il était descendu dans les parties basses de la terre ? Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses » (Éphésiens 4:6-10).

La grâce (charis) qui nous est donnée est distribuée par le Saint-Esprit. Et ces dons (charisma) sont donnés à chaque croyant. Dans 1 Corinthiens 12:3-11, Paul nous dit : « C’est pourquoi je vous déclare qu’aucune personne qui parle par l’Esprit de Dieu, ne dit que Jésus est anathème, et que personne ne peut dire que Jésus est le Seigneur, si ce n’est par le Saint-Esprit. Or, il y a diversité de dons, mais un même Esprit. Il y a aussi diversité de ministères, mais un même Seigneur ; il y a aussi diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu, qui opère toutes choses en tous. Or, la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune. Car la parole de sagesse est donnée à l’un par l’Esprit ; la parole de science est donnée à l’autre par ce même Esprit ; un autre reçoit la foi par ce même Esprit ; un autre reçoit du même Esprit le don de guérir ; un autre, les opérations des miracles ; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d’interpréter les langues. Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît. »

Dans Romains 12:3-8, nous voyons plusieurs dons identifiés. « Or, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous, de n’avoir pas de lui-même une plus haute opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas une même fonction ; ainsi nous, qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ ; et nous sommes chacun en particulier les membres les uns des autres, ayant toutefois des dons différents, selon la grâce qui nous a été donnée ; soit la prophétie, pour l’exercer selon la mesure de la foi ; soit le ministère, pour s’attacher au ministère ; soit l’enseignement, pour s’appliquer à l’enseignement ; soit l’exhortation, pour exhorter. Celui qui distribue les aumônes, qu’il le fasse avec simplicité ; celui qui préside, qu’il préside avec soin ; celui qui exerce les œuvres de miséricorde, qu’il le fasse avec joie. »

Trois justifications sont citées pour ces dons. La première est le perfectionnement des saints. Dans Matthieu 4:18-22, nous voyons : « Jésus, marchant le long de la mer de Galilée, vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Et eux, laissant aussitôt leurs filets, le suivirent. De là étant allé plus avant, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, dans une barque, avec Zébédée, leur père, qui raccommodaient leurs filets, et il les appela. Et eux, laissant aussitôt leur barque et leur père, le suivirent. »

Dans 1 Thessaloniciens 3:9-11, Paul nous déclare : « Et quelles actions de grâces ne pouvons-nous pas rendre à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous éprouvons devant notre Dieu, à cause de vous ! Nous le prions, avec une ardeur excessive jour et nuit, que nous puissions voir votre visage et combler les lacunes de votre foi. Que Dieu lui-même, notre Père, et Jésus-Christ notre Seigneur, conduisent nos pas vers vous. » Pour ce qui est du ministère, Paul dit aux Corinthiens : « Puisque donc que nous travaillons avec Dieu, nous vous conjurons que ce ne soit pas en vain que vous ayez reçu la grâce de Dieu. Car il dit : Je t’ai exaucé au temps favorable, et je t’ai secouru au jour du salut. Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant le jour du salut » (2 Corinthiens 6:1-2).

« C’est pourquoi, ayant ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage ; mais nous avons rejeté les choses honteuses qu’on cache, ne nous conduisant point avec artifice, et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais nous recommandant nous-mêmes auprès de toute conscience d’homme devant Dieu, par la manifestation de la vérité » (2 Corinthiens 4:1-2). « Nous ne donnons aucun scandale en quoi que ce soit, afin que notre ministère ne soit point blâmé, » nous déclare Paul, dans 2 Corinthiens 6:3.

Maintenant, en ce qui a trait à l’édification du corps de Christ, le processus de construction concentre principalement son attention sur l’enrichissement et l’amélioration des croyants dans l’assemblée locale. « Je souhaite que vous parliez tous des langues, mais surtout que vous prophétisiez ; car celui qui prophétise, est plus grand que celui qui parle des langues, à moins qu’il ne les interprète, afin que l’Église en reçoive de l’édification … Ainsi, puisque vous désirez avec ardeur les dons spirituels, cherchez à en avoir abondamment pour l’édification de l’Église … Que faut-il donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, chacun a-t-il un cantique, ou une instruction, une langue étrangère, une révélation, une interprétation ? Que tout se fasse pour l’édification » (1 Corinthiens 14:5, 12, 26).

Le but dans tout cela est d’amener tous les saints à l’unité doctrinale de la foi, afin que notre maturité puisse être comparée à la plénitude de Christ. « Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. Pour que nous ne soyons plus des petits enfants, flottants et emportés çà et là à tous vents de doctrine, par la tromperie des hommes, et par leur adresse à séduire artificieusement ; mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions en toutes choses dans celui qui est le chef, Christ ; de qui tout le corps, bien coordonné et étroitement uni, par le concours de toutes les jointures, tire son accroissement, selon la force assignée à chaque membre, afin qu’il soit édifié lui-même dans la charité, » nous dit Paul, dans Éphésiens 4:13-16.

Ensuite, vous avez la puissance de la patience que Dieu veut installer dans Son Église pour le perfectionnement des saints. Jacques nous dit, dans Jacques 1:4 : « Mais que la patience ait une efficacité parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant en rien. » La patience fait partie du développement produisant l’expérience qui amènera l’espérance et l’assurance aux chrétiens qui se dirigent vers une deuxième naissance. « Et non seulement en cela, mais nous nous glorifions même dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la patience, Et la patience la vertu éprouvée, et la vertu éprouvée l’espérance. Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs, par l’Esprit-Saint qui nous a été donné » (Romains 5:3-5).

La patience est une discipline, une œuvre qui est nécessaire à notre croissance. Même si une telle discipline n’est pas plaisante, elle est administrée par un Dieu d’amour qui centre Son intérêt sur notre maturité spirituelle. « Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée, comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds point courage, lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de ses verges tout fils qu’il reconnaît. Si vous souffrez le châtiment, Dieu se présente à vous comme à des fils ; car quel est le fils que son père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des bâtards, non des fils légitimes » (Hébreux 12:5-8). Il y a plusieurs aspects clés identifiés dans notre texte qui nous promettent la victoire au travers du procédé d’apprentissage par la patience.

La sagesse nous est donnée librement par Dieu si nous la demandons durant les tests qui produisent Son œuvre de perfectionnement. Jacques 1:12 nous déclare : « Heureux est l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » Nous devenons tellement une partie du Christ qu’Il nous déclare : « Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche ; puis on ramasse les sarments et on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez » (Jean 15:4-7).

La patience n’est jamais acquise par l’indifférence du serviteur, mais parce qu’il a appris ce que Son Maître S’attend de lui, et il demeure prêt à répondre à ce qui sera nécessaire pour entrer dans le Royaume. « Car Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité, mais de force, de charité et de prudence » (2 Timothée 1:7). Ce don ne fonctionne pas très bien si nous sommes trop timides pour l’utiliser. Ce don vient avec dunamis, c’est-à-dire avec la capacité de « faire » ou d’employer le don. « Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît » nous dit 1 Corinthiens 12:11. Alors, il nous est donné avec la force nécessaire d’utiliser ce don.

Ce don de force vient également avec l’amour, mais l’amour n’est pas le don, il fait seulement partie du fruit de l’Esprit qui vient avec le don. N’eut été de la réflexion en nous de l’amour de notre Rédempteur, ces dons surnaturels pourraient bien être mal utilisés, ou avec abus pour notre gloire personnelle. Diotrèphe avait mal utilisé son don sans amour et Jean nous dit : « J’ai écrit à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je viens, je lui rappellerai les œuvres qu’il fait, en tenant des discours malins contre nous, et que, ne se contentant pas de cela, il ne reçoit pas lui-même les frères, mais empêche ceux qui veulent le faire, et les chasse de l’Église » (3 Jean 1:9-10).

Le mot grec sophronismos est un mot unique qui est une réunion des verbes « sauver » et « contrôler ». Il est utilisé pour nous dire de ne pas causer du dommage aux autres. L’apôtre Pierre nous dit bien : « Que chacun emploie le don selon qu’il a reçu, au service des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu » (1 Pierre 4:10). Un exemple parfait de quelqu’un qui a utilisé son don au service des autres fut Paul qui nous déclare, dans Éphésiens 3:6-7 : « Savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et qu’ils font un même corps, et qu’ils participent à sa promesse en Christ par l’Évangile ; duquel j’ai été fait ministre, par un don de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée par l’efficace de sa puissance. »

Dans le Nouveau Testament, les mots pour « don » et « grâce » sont étroitement liés. Charis est habituellement traduit par le mot « grâce » et charisma est traduit par « don ». Les convertis qui veulent naître de nouveau doivent utiliser leurs dons au service des uns et des autres comme de bons serviteurs. « Que chacun emploie le don selon qu’il a reçu, au service des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu » (1 Pierre 4:10). Lorsque Dieu nous accorde le don de la foi, alors nous sommes sauvés par Sa grâce. « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9).

Vous avez été instruits en Jésus : « A vous dépouiller, pour ce qui est de votre conduite précédente, du vieil homme, qui se corrompt par les convoitises trompeuses ; à vous renouveler par l’Esprit dans votre entendement ; et à vous revêtir du nouvel homme, créé à l’image de Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité » (Éphésiens 4:22-24). « Et quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie grandeur de sa puissance, conformément à l’efficacité du pouvoir de sa force, qu’il a déployée en Christ, quand il l’a ressuscité des morts, et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute principauté, de toute puissance, de tout pouvoir, de toute domination, et de tout nom qui se puisse nommer, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir. Et il a mis toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour chef suprême de l’Église, qui est son corps, et la plénitude de Celui qui remplit tout en tous » (Éphésiens 1:19-23).

Lorsque vous prêchez l’Évangile, vous utilisez la puissance de Dieu qui sauvera ceux qui répondent à l’appel. Paul nous dit, dans Romains 1:16-17 : « Car je n’ai point honte de l’Évangile de Christ, car c’est la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d’abord, du Grec ensuite. Car en lui la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. » Immédiatement après le Jour de la Pentecôte, les apôtres ont témoigné avec force de la résurrection de Jésus.

Dans Actes 4:33-35, nous pouvons lire : « Et les apôtres rendaient témoignage, avec beaucoup de force, de la résurrection du Seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous. Car il n’y avait aucun indigent parmi eux ; parce que tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons, les vendaient, et apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu. Ils le mettaient aux pieds des apôtres ; et on le distribuait à chacun selon qu’il en avait besoin. » Le message, la puissance et la grâce de Dieu sont inséparables.

Lorsque nos vies changent radicalement, suite au nouvel homme créé en nous par Dieu, nous réagissons un peu comme Paul qui, dans 1 Timothée 1:13-15, a dit : « Moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent ; mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, étant dans l’incrédulité. Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. Cette parole est certaine et digne de toute confiance ; c’est que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. » Lorsque nous atteignons la force de nous hisser au-dessus de nos infirmités ou d’autres circonstances difficiles, c’est alors que nous ressentons vraiment la grâce de Dieu qui devient suffisante pour nous faire passer au travers de tout.

« Car c’est aussi pour cela que je vous ai écrit, afin de connaître, en vous mettant à l’épreuve, si vous êtes obéissants en toutes choses. Celui donc à qui vous pardonnez, je lui pardonne aussi ; (car pour moi ce que j’ai pardonné, si j’ai pardonné, c’est à cause de vous,) en la présence de Christ, » nous déclare Paul, dans 2 Corinthiens 2:9-10. Lorsque nous travaillons notre salut de la même façon que Dieu nous a sauvés : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir » (Philippiens 2:12-13).

 

 




D.247 – Dieu vient S’impliquer dans le Monde

 

Par Joseph Sakala

Peu importe le domaine de nos activités, il est tout à fait normal de recevoir un salaire ou au moins une appréciation pour le travail accompli. Il ne faut pas être surpris d’avoir cette attitude, car elle nous vient de Dieu qui nous a créés. Quand Jésus envoya Ses disciples pour prêcher la bonne nouvelle du Royaume, Il leur dit : « Et demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu’on vous donnera ; car l’ouvrier est digne de son salaire. Ne passez point d’une maison à une autre maison » (Luc 10:7). Dieu Lui-même nous demande de manifester de la reconnaissance pour toutes les bénédictions qu’Il nous accorde. Comment alors ne pas être reconnaissant quand nous étudions Sa Parole pour découvrir toutes les merveilleuses promesses que notre grand Dieu d’amour a déjà préparées pour ceux qui veulent faire Sa volonté ! Parmi ces promesses, nous en voyons une spéciale qui nous est dévoilée par celui que Jésus avait nommé chef des apôtres.

Regardons ensemble cette belle salutation de Pierre dans sa deuxième épître aux convertis dans la dispersion. « Siméon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont eu en partage une foi du même prix que la nôtre, dans la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. La grâce et la paix vous soient multipliées, dans la connaissance de Dieu et de notre Seigneur Jésus. Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:1-4). Qui aurait pu nous faire une plus belle promesse sinon notre Créateur ?

Les Saintes Écritures sont pleines de promesses. Au-delà de 2 800 dans l’Ancien Testament et plus de 1 000 dans le Nouveau. La première de ces promesses précieuses nous est donnée immédiatement après la chute d’Adam et Ève, suite à leur séduction par Satan, le serpent ancien. Dieu nous a promis un descendant de la femme en tant que Sauveur. Dans Genèse 3:15, Dieu dit à Satan : « Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci [la postérité, non pas Ève] t’écrasera la tête, et toi tu la blesseras au talon ». Dans le Nouveau Testament, nous voyons l’accomplissement de cette prophétie lorsque l’archange Gabriel annonça ceci à Joseph au sujet de Marie : « Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de JÉSUS (Sauveur)  ; car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » Matthieu 1:21).

La dernière promesse de l’Ancien Testament se trouve dans Malachie 4:5-6 où nous lisons : « Voici, je vais vous envoyer Élie, le prophète, avant que le jour grand et redoutable de l’Éternel vienne. Il ramènera le cœur des pères vers les enfants, et le cœur des enfants vers leurs pères, de peur que je ne vienne et que je ne frappe la terre d’interdit. » La dernière promesse du Nouveau Testament vient nous annoncer l’accomplissement de cette prophétie avec l’assurance de la seconde venue de Christ dans toute Sa gloire. Jésus Lui-même nous dit ceci, dans Apocalypse 22:20 : « Celui qui rend témoignage de ces choses, dit : Oui, je viens, bientôt. Amen ! » Entre ces précieuses et grandes promesses, Dieu nous en dévoile au-delà de 3 800 autres. Quelques-unes sont données en tant qu’avertissements aux pécheurs, mais ce sont des promesses quand même.

La plupart sont néanmoins dirigées vers ceux qui veulent faire la volonté de Dieu et nous : « Retenons sans fléchir la profession de notre espérance ; car celui qui a fait la promesse est fidèle » (Hébreux 10:23). « Car autant il y a de promesses en Dieu, toutes sont oui en lui, et Amen en lui, à la gloire de Dieu par nous » (2 Corinthiens 1:20). Le roi David invoque Dieu de lui venir en aide, dans Psaume 119:153-154, quand il Lui dit : « Regarde mon affliction, et me délivre, car je n’ai pas oublié ta loi. Défends ma cause et me rachète ; fais-moi revivre selon ta parole ! » Une grande partie de l’Ancien Testament nous dévoile l’intervention de Dieu dans les affaires des hommes, souvent par des victoires sur un champ de bataille. Le roi David a fréquemment décrit sa délivrance dans des situations qui auraient pu être catastrophiques pour lui.

Cependant, la clé de la raison de sa prière se trouve dans Psaume 119:158 quand il dit : « J’ai vu les infidèles et j’en ai horreur ; ils n’observent pas ta parole ». Malgré toutes les persécutions contre sa personne, le roi David fixait toujours les yeux sur la fidélité de Dieu dans la délivrance. Dieu Lui-même reproche à Son peuple la véritable raison de leurs problèmes. Dans Osée 4:6, Dieu leur dit : « Mon peuple est détruit, faute de connaissance. Puisque toi tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai, afin que tu n’exerces plus devant moi le sacerdoce ; puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, moi aussi j’oublierai tes enfants ». Jésus avait ressenti cette même émotion lorsqu’Il était parmi les Juifs de Son temps, mais ça ne L’a pas empêché de faire du bien. Dans Marc 3:5, nous lisons : « Alors, les regardant avec indignation, et étant affligé de l’endurcissement de leur cœur, il dit à cet homme : Étends ta main. Et il l’étendit, et sa main devint saine comme l’autre ».

Le fait que nos bonnes œuvres se semblent pas toucher le cœur de ceux qui nous entourent ne devrait jamais nous faire dévier de notre but premier en tant que disciples de Christ. Alors, dans 2 Pierre 1:10-11, l’apôtre de Christ nous dit : « C’est pourquoi, frères, étudiez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car en faisant cela, vous ne broncherez jamais ; et ainsi l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée ». Ceux qui aiment Dieu se font un devoir de garder perpétuellement Sa Parole. Dans l’Ancien Testament, les dispositions saintes étaient représentées par des objets physiques, comme le lieu très-saint, l’autel, les sacrifices, les vêtements du sacrificateur, l’huile d’onction sacrée et les ustensiles consacrés à Dieu. Mais : « C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps [la réalité de tout cela] en est en Christ » (Colossiens 2:17).

Dans le Nouveau Testament par contre, toute la réalité est orientée sur la sainteté spirituelle et éternelle de Jésus, C’est Lui qui est devenu la réalité et dont l’Ancien n’était que l’ombre des choses à venir. Car c’est Dieu : « Qui nous a sauvés, et nous a appelés par un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles » (2 Timothée 1:9). Le monde non converti marche selon l’inspiration du « dieu de ce siècle ». « Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pierre 2:9). Pendant que nous servons notre Seigneur sur cette terre, nous avons un statut spécial à Ses yeux. Car : « En lui vous êtes aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, et avoir cru en lui, vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis ; lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux qu’il s’est acquis, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1:13-14).

Nous devenons de ce fait des ambassadeurs ou porte-parole de l’Évangile du salut pour d’autres si nous faisons fidèlement les œuvres que Dieu a préparées pour nous. Si vous lisez bien et comparez avec d’autres versions (Martin et King James) vous verrez que ce n’est pas nous qui devenons Évangile, mais que c’est la parole de la vérité qui est l’Évangile. En français moderne, nous aurions commencé le verset en disant : « Vous êtes aussi en Lui… » Si Paul avait voulu dire que nous devenons évangile, il n’aurait pas écrit, par après, « et avoir cru en lui » qui est évidemment la suite de « après avoir entendu la parole de la vérité ». Il devient donc clair que « l’Évangile de votre salut » se rapporte à la parole de la vérité et non pas à nous. La Bible Martin dit : « En qui vous êtes aussi, ayant ouï la parole de la vérité, qui est l’Évangile de votre salut, et auquel ayant cru vous avez été scellés du Saint-Esprit de la promesse… »

Voilà pourquoi Paul nous exhorte à toujours continuer en ce sens : « Et que le Seigneur vous fasse croître et abonder en charité les uns envers les autres, et envers tous, comme il en est de nous envers vous ; et qu’il affermisse vos cœurs pour qu’ils soient irrépréhensibles dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous ses saints » (1 Thessaloniciens 3:12-13). La ville de Jérusalem, qui fut détruite et rebâtie tout au long de l’histoire, est un prototype de : « …la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendra du ciel [un jour] d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux ». Jean ajoute : « Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu » (Apocalypse 21:2-3).

En attendant ce merveilleux moment, continuons à méditer sur cette belle prière de Moïse. « Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il vous accordera aujourd’hui ; car les Égyptiens que vous avez vus aujourd’hui, vous ne les reverrez jamais plus. L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous resterez tranquilles » (Exode 14:13-14). Cette prière devrait nous aider à garder et à maintenir nos pensées sur Jésus et Sa protection. Quand Dieu veut S’impliquer dans les affaires de Son peuple, Sa toute puissance est telle que personne ne peut L’empêcher de terminer ce qu’Il a résolu d’accomplir. La sortie de l’Égypte fut un exemple parfait parmi tant d’autres pour nous le prouver.

Quand un converti décide de s’engager à évangéliser pour Christ, les obstacles qui se présentent sur son chemin sont sans importance, car nous avons déjà le privilège de savoir que la victoire ultime appartient à Jésus. Notre travail consiste à faire notre part et ensuite à contempler Sa grande puissance dans l’exécution de Son œuvre de salut. Nous savons que nous sommes seulement de passage sur cette terre, pendant une période infime si nous la comparons à l’éternité de la récompense finale. Car : « Sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi par Jésus, et nous fera comparaître avec vous. Car toutes ces choses sont pour vous, afin que cette grâce se multipliant, abonde en actions de grâces d’un grand nombre pour la gloire de Dieu. C’est pourquoi nous ne perdons point courage, et si notre homme extérieur se détruit, l’intérieur se renouvelle de jour en jour ; car notre légère affliction du temps présent produit en nous le poids éternel d’une gloire souverainement excellente ; puisque nous ne regardons point aux choses visibles, mais aux invisibles ; car les choses visibles sont pour un temps, mais les invisibles sont éternelles » (2 Corinthiens 4:14-18).

Mais quelles sont ces récompenses éternelles ? En voici une, dans Apocalypse 2:11 : « Celui qui vaincra, ne recevra aucun dommage de la seconde mort ». L’immortalité fera en sorte que la seconde mort n’aura aucun pouvoir sur nous. Et lors de l’établissement de la Jérusalem céleste sur cette terre : « Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils régneront aux siècles des siècles » (Apocalypse 22:3-5). Quelles adorables bénédictions attendent ceux qui cèdent leur vie à Christ !

Au sujet d’un autre événement — le déluge — le roi David a écrit ceci, dans Psaume 29:10-11 : « L’Éternel régnait au déluge ; l’Éternel siégera en roi éternellement. L’Éternel donnera force à son peuple ; l’Éternel bénira son peuple par la paix. » Le mot hébreu pour « déluge », dans ce passage, est mabbul et se réfère exclusivement au déluge du temps de Noé. Il n’y a pas eu un autre temps identique dans toute l’histoire de l’humanité où : « …la malice de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que mauvaise en tout temps » (Genèse 6:5). C’est alors que : « Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant moi ; car la terre a été remplie de violence par eux ; et voici, je vais les détruire avec la terre » (verset 13). La Bible ne le dit pas, mais il est fort possible que plusieurs millions de personnes antipathiques ont perdu la vie dans cet énorme et catastrophique mabbul.

En dépit de cela, toutes les différentes cultures du monde sont néanmoins les descendantes directes des huit survivants du déluge. Pourtant, la simple mention du mot péché est devenue tellement offensante à l’esprit humain, que les intellectuels du monde renient le fait que le déluge ait eu lieu. Mais le compte-rendu de cet événement tragique est écrit dans la pierre, dans les roches sédimentaires et les fossiles trouvés dans le monde entier. La plus grande rébellion des créatures contre leur Créateur, tant du côté des humains que des anges déchus, fut écrasée par une simple parole de Sa voix. « La voix de l’Éternel retentit sur les eaux ; le Dieu de gloire, l’Éternel, fait tonner sur les grandes eaux » (Psaume 29:3). Au sein de toute cette destruction mondiale, un reste de l’humanité fut cependant gardé en sécurité. Parce que : « L’Éternel régnait au déluge ; l’Éternel siégera en roi éternellement. L’Éternel donnera force à son peuple ; l’Éternel bénira son peuple par la paix » (vs 10-11). Une preuve incontestable de la Toute-Puissance de Dieu.

Regardons un autre événement majeur de l’histoire démontrant une implication directe de l’Éternel dans le monde. Dieu : « Qui dis de Cyrus : Il est mon pasteur, il accomplira toute ma volonté, en disant à Jérusalem : Sois rebâtie, et au temple : Tu seras fondé ! » (Ésaïe 44:28). C’est une prophétie remarquable, car bien avant que Jérusalem soit envahie par les armées de Babylone et son temple détruit, Ésaïe prophétisait déjà sa reconstruction. En plus de cela, Cyrus, le grand empereur de Perse qui devait éventuellement conquérir Babylone, fut nommé par Dieu environ 150 ans avant sa naissance et environ 175 ans avant qu’il accomplisse cette prophétie. Dans Esdras 1:1-2, nous lisons : « La première année du règne de Cyrus, roi de Perse, afin que la parole de l’Éternel, prononcée par Jérémie, fût accomplie, l’Éternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit publier par tout son royaume, et même par écrit, un édit portant : Ainsi a dit Cyrus, roi de Perse : L’Éternel, le Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terre, et lui-même m’a ordonné de Lui bâtir une maison à Jérusalem, qui est en Juda ».

Certains érudits bibliques libéraux refusent de croire aux miracles et aux prophéties accomplies. Alors, ils ont simplement décidé que cette prophétie ne pouvait pas avoir été prononcée par l’Ésaïe original, mais fut ajoutée plutôt par un autre scribe ayant vécu après Cyrus. Cette façon de réfléchir est un affront direct envers Dieu et Son pouvoir de prophétiser. Ces gens devront apprendre un jour que Dieu contrôle l’avenir et peut révéler n’importe quel événement futur en utilisant son accomplissement comme une preuve irréfutable qu’Il gardera également Ses autres promesses.

Dieu nous a même prédit la façon dont Cyrus devait pénétrer dans la ville de Babylone pour s’emparer des lieux : « Ainsi a dit l’Éternel à son oint, à Cyrus, que j’ai pris par la main droite, pour terrasser devant lui les nations et délier les ceintures des rois, pour ouvrir les portes devant lui, tellement qu’elles ne soient plus fermées. J’irai devant toi, et j’aplanirai les chemins raboteux ; je romprai les portes d’airain, et je briserai les barres de fer ; Je te donnerai les trésors cachés et les richesses les plus secrètes ; afin que tu saches que je suis l’Éternel, qui t’appelle par ton nom, le Dieu d’Israël » (Ésaïe 45:1-3). Parfois, la prophétie peut prendre plusieurs années et même des siècles avant son accomplissement, mais celui-ci se produira sûrement comme Dieu l’avait prédit. Voilà pourquoi Dieu nous déclare : « Rappelez-vous les premières choses, celles des temps anciens ; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre ; je suis Dieu, et il n’y en a point comme moi ; J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas fait encore ; je dis : Mon dessein tiendra, et j’exécuterai toute ma volonté » (Ésaïe 46:9-10).

Regardons maintenant l’histoire de Gédéon. « Et l’ange de l’Éternel lui apparut, et lui dit : Vaillant guerrier, l’Éternel est avec toi ! » (Juges 6:12). Selon les apparences, Gédéon ne donnait pas l’impression d’être un grand leader. Néanmoins, l’Éternel l’appela : « Et il lui répondit : Hélas ! Mon Seigneur, avec quoi délivrerai-je Israël ? Voici, mon millier est le plus pauvre en Manassé ; et je suis le plus petit dans la maison de mon père » (Juges 6:15). Mais c’est exactement le genre d’homme que Dieu voulait utiliser. « Et l’Éternel lui dit : Parce que Je serai avec toi, tu battras les Madianites comme un seul homme » (Juges 6:16). Paul a sûrement dû avoir ce passage en tête quand il a déclaré ceci, dans 1 Corinthiens 1:27 : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes. »

Toutefois, Gédéon avait de belles qualités. Alors que Gédéon et son fils battaient du froment dans le pressoir, pour le soustraire aux Madianites, Gédéon avait son peuple à cœur et voulait cacher autant de nourriture que possible. « Et l’ange de l’Éternel lui apparut, et lui dit : Vaillant guerrier, l’Éternel est avec toi ! Et Gédéon lui répondit : Hélas ! Mon Seigneur, si l’Éternel est avec nous, pourquoi donc toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? Et où sont toutes ces merveilles que nos pères nous ont racontées, en disant : L’Éternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Égypte ? Car maintenant l’Éternel nous a abandonnés et nous a livrés entre les mains des Madianites » (Juges 6:12-13). Alors : « l’Éternel tourna sa face vers lui et lui dit : Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main des Madianites. N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » (verset 14).

Gédéon avait quelque chose à faire avant que Dieu l’utilise, car son père avait bâti un autel pour Baal. « Or, dans cette même nuit, l’Éternel lui dit : Prends le jeune taureau de ton père, et un second taureau de sept ans, et démolis l’autel de Baal qui est à ton père, et coupe l’emblème d’Ashéra qui est au-dessus. Et bâtis un autel à l’Éternel ton Dieu, sur le haut de ce lieu fort, dans l’enceinte ; tu prendras le second taureau, et tu l’offriras en holocauste, avec le bois de l’emblème d’Ashéra que tu auras coupé. Et Gédéon prit dix hommes parmi ses serviteurs et fit comme l’Éternel lui avait dit ; et comme il craignait la maison de son père et les gens de la ville, il le fit de nuit et non de jour » (Juges 6:25-27). Ensuite, Dieu a utilisé Gédéon pour sauver Son peuple. Il y a une grande leçon ici pour les convertis à Christ.

Dieu veut nous percevoir humble comme Gédéon, et entièrement fidèle et soumis à Sa vérité, faisant continuellement notre possible pour nous éloigner de toute influence satanique, en reconnaissant constamment le sacrifice de Christ pour nous en tant que Sauveur. « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui » (Colossiens 1:16). Avant de vraiment reconnaître Jésus comme Sauveur, il faut absolument admettre le fait que le Christ a d’abord été rejeté par nous en tant que Créateur avant notre conversion. Cette doctrine du Nouveau Testament est si importante qu’il est remarquable que l’on en parle rarement dans l’évangélisation moderne.

La Création par Jésus-Christ est la doctrine fondamentale par laquelle l’apôtre Jean débute son évangile du salut. Jean 1:1 : « Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu ». Verset 3 : « Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle ». Verset 10 : « Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle ; mais Lui le monde ne l’a pas connu ». C’est également le message d’ouverture du livre aux Hébreux. « Dieu ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et en diverses manières, par les prophètes, nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses ; par lequel aussi il a fait le monde ». L’apôtre Paul nous dit : « C’est à moi, le moindre de tous les saints, qu’a été donnée cette grâce d’annoncer, parmi les Gentils, les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en évidence devant tous, quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ » (Éphésiens 3:8-9).

Lorsqu’un individu devient croyant en Jésus, il reçoit la vie de Christ en lui dans une nouvelle naissance. Pas dans le sens de « naître de nouveau », mais plutôt que le dépôt de l’Esprit de Dieu s’unit à son esprit, créant en lui une nouveauté de vie. Il reçoit pareillement la connaissance qui le renouvelle : « Et ayant revêtu le nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3:10). Dans le dernier livre de la Bible, Jésus S’identifie ainsi : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur, Celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, le Tout-Puissant ». Jésus est aussi : « l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu » (Apocalypse 3:14). Par contre, le plus beau témoignage sur Jésus nous provient de Paul qui déclare, dans Romains 11:36 : « Car toutes choses sont de lui, et par lui, et pour lui : A lui soit la gloire dans tous les siècles ! Amen ! »

Néanmoins, gardons toujours à l’esprit que : « La Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14). C’est le majestueux verset de l’incarnation, nous déclarant que le Créateur de toutes choses, l’éternelle Parole de Dieu, est réellement devenu un homme, vivant dans une chair humaine. Ce témoignage de Jean nous réfère directement à Jésus. « Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1:17-18). Même si plusieurs tentent de nier ce fait, il est évident, sans l’ombre d’un doute, que l’homme appelé Jésus de Nazareth était le Grand Dieu et Créateur, l’homme parfait et le Sauveur Rédempteur de l’humanité. Il a gardé cette manifestation humaine pour l’éternité dans un corps glorifié et immortel tout en demeurant pleinement Dieu. Jésus est : « EMMANUEL, ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS » (Matthieu 1:23).

Il n’est pas en partie Dieu et en partie homme ou occasionnellement Dieu et parfois homme. Il est simultanément le Dieu-Homme, précisément et éternellement, le Véritable Dieu et l’Homme parfait. C’était Son intention première en créant l’homme à Son image et à Sa ressemblance. Avec ceci en tête, la déclaration de Paul, dans Philippiens 2:5-8, devient énormément profonde quand il nous dit : « Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ, lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes ; et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix ». À cela, Jean ajoute : « Reconnaissez l’Esprit de Dieu à ceci : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu en chair, n’est point de Dieu » (1 Jean 4:2-3).

Christ a vécu parmi nous en tant qu’homme pendant un temps. Dans Jean 1:14, nous lisons : « Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père ». Le mot « habité », dans le grec, vient « d’habitation » qui veut dire « tabernacle ». Un peu comme la demeure que Moïse a dressée dans Exode 40:33-34 où nous lisons : « Il dressa aussi le parvis tout autour de la Demeure et de l’autel, et il mit la tapisserie à la porte du parvis. Ainsi Moïse acheva l’ouvrage. Et la nuée couvrit le tabernacle d’assignation, et la gloire de l’Éternel remplit la Demeure ». La gloire de Dieu habita pareillement en Jésus pendant Son séjour de 33 ans et demi parmi nous. Dans Hébreux 10:5, il est écrit : « C’est pourquoi, Christ entrant dans le monde, dit : Tu n’as point voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps ».

Dieu S’était formé un tabernacle dans lequel Il a consenti à vivre afin d’être vu et entendu par ceux qu’Il voulait instruire. Un jour, quand la Cité Sainte descendra du ciel sur une nouvelle terre purifiée par le feu, le tabernacle de Dieu sera établi éternellement parmi les humains. Jean nous l’explique si bien dans Apocalypse 21:3 « Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu ». Toutefois, notre Créateur S’est engagé dans Ses rapports avec les humains dès la création de nos premiers parents. Et cela même après leur péché de désobéissance. Néanmoins, le Plan de Se former une famille divine était déjà entamé et Dieu n’a pas dérogé de ce Plan.

Alors, dans Genèse 4:1, nous lisons : « Or, Adam connut Ève sa femme, et elle conçut, et enfanta Caïn (acquisition), et elle dit : J’ai acquis un homme avec l’aide de l’Éternel ». Malgré son péché, notre Dieu d’amour l’a aidée à concevoir un enfant, car Il aurait pu facilement la rendre stérile et tout recommencer à neuf. Mais Ève rend témoignage à Son Créateur que son acquisition fut le résultat direct de « l’aide de l’Éternel ». Pour mieux comprendre cela, il faut se reporter à la promesse de Dieu faite à Satan lorsque Dieu lui déclara : « Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et toi tu la blesseras au talon » (Genèse 3:15).

Ces paroles adressées au Serpent promettaient que la postérité de la femme détruirait Satan. Donc, cette postérité devait prendre la forme d’un homme puisque le seul qui puisse détruire Satan est Dieu Lui-même. Si  Dieu seul peut vaincre Satan et que la postérité d’Ève doit vaincre Satan, la postérité ne peut être qu’un homme avec la puissance de Dieu. Donc, Dieu fait homme. Jean le dit si bien : « Et la Parole [de Dieu] a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle [sous forme) du Fils unique venu du Père ». D’autre part, il est à remarquer que la « postérité » ne peut être la femme (Ève), ni Marie, une vierge choisie par Dieu pour devenir « la servante du Seigneur », et non la mère de Dieu, comme le voudrait le dogme catholique. Le « celle-ci » se réfère à la postérité (Jésus-Christ), et non à la femme.

Ève a indûment cru que Caïn serait celui qui accomplirait cette promesse lors de sa naissance. Voilà pourquoi elle a dit : « J’ai acquis un homme avec l’aide de l’Éternel ». Au-delà de trois mille années plus tard, cette même promesse fut renouvelée par le prophète Ésaïe. « Alors Ésaïe dit : Écoutez, ô maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, que vous lassiez aussi mon Dieu ? C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils, et lui donnera le nom d’Emmanuel (Dieu avec nous) » (Ésaïe. 7:13). Vous noterez dans cette prophétie que ce FILS devait naître d’une vierge, donc le Sauveur en chair humaine serait uniquement de la postérité de la femme et non le résultat d’une relation sexuelle entre un homme et une femme comme toutes les autres postérités.

Son nom, Emmanuel, nous indique clairement qu’Il allait être « Dieu avec nous ». Jean nous confirme cette prophétie dans Jean 1:14 « Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père ». Alors que plusieurs « érudits » ont semé le doute sur la définition exacte du mot hébreu almah traduit par « vierge », il n’y a aucun doute dans le Nouveau Testament. « Voici, la vierge [parthenos] sera enceinte, et elle enfantera un fils » (Matthieu 1:23). Dans le grec, parthenos veut dire « vierge » et rien d’autre. Paul rend ce témoignage dans Galates 4:4-5 : « Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé Son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption ». Cette adoption se fera selon l’Esprit, dans la Famille Divine par l’immortalité.

Regardons ce beau témoignage au sujet de Christ, dans Hébreux 2:14-15 : « Puis donc que les enfants participent de la chair et du sang, il en a aussi de même participé, afin que par la mort il [Jésus] détruisît celui qui avait l’empire de la mort, c’est-à-dire, le diable ; et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient toute leur vie assujettis à la servitude ». Jésus devait donc vivre dans la chair pour détruire la mort, cette servitude à laquelle tout humain est assujetti. Plusieurs théologiens libéraux spéculent sur la véracité de la résurrection de Jésus, affirmant que les disciples ont vu une sorte d’apparition ou même ont eu une hallucination dans laquelle ils croyaient avoir vu Jésus vivant après Sa mort.

Jésus avait cependant décidé de couper court à ce comportement. « Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi s’élève-t-il des pensées contraires dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds, car c’est moi-même. Touchez-moi et regardez-moi ; car un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. En disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds » (Luc 24:38-40). Jésus leur demanda : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Dans les versets 42 à 43, nous lisons : « Et ils lui présentèrent un morceau de poisson rôti et du miel en rayon. Et l’ayant pris il en mangea en leur présence ». Enfin, pour ce qui touche aux hallucinations, elles ne se manifestent jamais à un groupe entier de personnes et en même temps. Pourtant, Jésus S’est montré devant plusieurs groupes pendant les 40 jours qui ont suivi Sa résurrection.

Il est intéressant de noter que, pour convaincre Ses disciples, Jésus leur a demandé de regarder les trous dans Ses mains et Ses pieds, ainsi que de Le toucher. Cela nous indique que les cicatrices infligées par les humains seront toujours visibles, même sur Son corps glorifié. Dieu nous dit, dans Zacharie 12:10 : « Et je répandrai sur la maison de David, et sur les habitants de Jérusalem, l’Esprit de grâce et de supplications : ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont percé ; ils en feront le deuil comme on fait le deuil d’un fils unique, et ils pleureront amèrement sur lui, comme on pleure sur un premier-né. » Ceux qui Lui ont percé les mains et les pieds, ainsi que son côté, sur la croix, se souviendront également de Lui. « Voici, il vient sur les nuées, et tout œil le verra, ceux même qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine devant lui. Oui, Amen ! » (Apocalypse 1:7).

Quand Jésus S’est adressé à Ses disciples après Sa résurrection, Il a dit : « Touchez-moi et regardez-moi ; car un esprit n’a ni chair ni os ». Notez que Christ n’a pas utilisé l’expression commune « chair et sang ». Dans 1 Corinthiens 15:50, Paul a écrit : « Or, je dis ceci, frères ; c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite point l’incorruptibilité ». Tandis que Pierre nous déclare : « Sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18-19). Lorsqu’on crucifiait les brigands, les soldats avaient l’habitude de leur briser les jambes pour s’assurer qu’ils étaient morts.

Les soldats vinrent donc et rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui était crucifié avec lui. « Mais lorsqu’ils vinrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes. Toutefois un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » (Jean 19:33-34). Le sang de Jésus fut alors versé jusqu’à la dernière goutte sur la croix en tant que rançon de notre rédemption. Donc, le corps glorifié de Jésus ne contenait plus de sang. Puisque la chair et le sang ne peuvent pas hériter le Royaume, nous dit Paul, un jour nos corps seront également ressuscités comme celui de Jésus.

L’apôtre Jean nous dit ceci : « Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3:2). Nous avons besoin de sang présentement. « Car l’âme [la vie] de la chair est dans le sang ; je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire l’expiation pour vos âmes ; car c’est pour l’âme que le sang fait l’expiation » (Lévitique 17:11). À l’état immortel, le sang coulant dans nos corps ne sera plus nécessaire. Tout comme celui de Jésus, notre corps aura des os, mais notre chair sera glorifiée, rendue incorruptible et immortelle. Car : « Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de Sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses ».

Dieu nous rappelle qu’il Lui reste une autre nouvelle chose à créer. Puisque Dieu seul peut créer, une nouvelle création doit venir directement de Lui. Bien sûr, nous voyons comment Dieu a créé la vie physique et le merveilleux système de reproduction chez toutes les espèces. Dieu S’est néanmoins réservé une nouvelle création chez les êtres humains crées exclusivement à Son Image et à Sa Ressemblance. Après et à cause du péché de nos premiers parents, Dieu déclencha un plan qu’Il avait déjà préparé pour Se réconcilier l’humanité. Puisque, dans une reproduction normale, il faut un homme et une femme, Dieu a dû former un homme parfait sans l’aide d’une femme. Alors, l’Éternel S’est formé un corps afin de le placer dans le sein d’une vierge qui enfanterait un Fils et lui donnerait le nom d’Emmanuel (Dieu avec nous). (Voir Ésaïe 7:14).

Cette vierge s’appelait Marie, à qui l’ange dit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu » (Luc 1:35). « Et tu lui donneras le nom de JÉSUS (Sauveur) ; car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Matthieu 1:21). Toute cette instruction fut transmise à la nation d’Israël. Mais ont-ils saisi la profondeur de cet enseignement ? Pas du tout, puisque Dieu leur dit : « Aussi la parole de l’Éternel sera pour eux loi sur loi, loi sur loi, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là ; afin qu’en marchant ils tombent à la renverse, qu’ils soient brisés, qu’ils tombent dans le piège, et qu’ils soient pris » (Ésaïe 28:13).

Cette correction fut adressée aux prêtres et aux prophètes qui devaient enseigner la connaissance de Dieu au peuple, mais qui plutôt s’enivraient et s’enflaient d’orgueil laissant le peuple dans l’ignorance et la confusion spirituelle. Ésaïe les corrige sévèrement quand il leur déclare : « A qui veut-il enseigner la sagesse, et à qui faire entendre l’instruction ? Est-ce à des enfants sevrés, arrachés à la mamelle ? Car il donne loi sur loi, loi sur loi, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là » (Ésaïe 28:9-10). Avant d’instruire le peuple, ils devaient eux-mêmes apprendre comme des enfants à la mamelle comment s’instruire dans les choses spirituelles. Au lieu de cela, ils se sont construit tout un système complexe de règlements destinés à éviter les règles de Dieu. C’est ce que Jésus a appelé « leurs Traditions » et qu’ils appellent, eux aujourd’hui, le Talmud et la Kabbale.

Nous voyons une correction semblable adressée par Paul à des convertis qui paraissaient faire du surplace dans leur cheminement spirituel. « En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d’apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. Or, celui qui se nourrit de lait, ne comprend pas la parole de la justice ; car il est un petit enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, par l’habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien et le mal » (Hébreux 5:12-14). Une telle correction est encore plus nécessaire, de nos jours, quand nous voyons la sorte de nourriture spirituelle offerte dans bon nombre de congrégations. Il est grand temps que la Parole de Dieu revienne en puissance dans la prédication chrétienne. Sinon, plusieurs « docteurs » risqueront de tomber à la renverse, étant piégés par des doctrines remplies de fables.

Dans Ésaïe 50:4, nous lisons : « Le Seigneur, l’Éternel m’a donné une langue exercée, pour soutenir par la parole celui qui est abattu ; il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille pour écouter, comme écoutent les disciples ». Ces paroles prophétiques furent prononcées pareillement par Jésus dans le contexte de Son enseignement et Ses souffrances. « Le Seigneur, l’Éternel m’a ouvert l’oreille, et je n’ai point résisté, je ne me suis point retiré en arrière. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai pas dérobé mon visage aux outrages ni aux crachats » (Ésaïe 50:5-6). L’amour extraordinaire de Jésus était toujours visible, même dans Ses propres souffrances. Pendu à la croix, Jésus pouvait réconforter les autres, tel que Marie Sa mère, le larron à qui Il a parlé de salut, et en pardonnant à ceux qui L’avaient cloué sur cette croix. L’apôtre Pierre nous exhorte à en faire autant : « Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pierre 2:21.

Comme il est facile et naturel de nous plaindre quand nous souffrons ! Nous recherchons pourtant la consolation et les conseils des autres, alors que c’est Dieu : « qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu, nous puissions [nous aussi] consoler tous ceux qui sont dans quelque affliction » (2 Corinthiens 1:4). Même si nous ne saisissons pas totalement le grand mystère divin de l’Incarnation, nous devons incontestablement croire que Dieu S’est fait homme en la personne de Christ et : « Bien qu’étant Fils, [Jésus] a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Hébreux 5:8).

Notre Sauveur était omniscient ; pourtant : « Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2:52). Lorsque Jésus ouvrait la bouche, c’est la Parole de Dieu qui sortait et : « Tous lui rendaient témoignage, et admiraient les paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4:22). Demandons au Seigneur d’accorder à tous Ses frères et sœurs ce merveilleux don gracieux d’utiliser Sa parole d’instruction à chaque occasion où elle peut glorifier Dieu. « Ayant une conduite honnête parmi les Gentils, afin qu’au lieu qu’ils médisent de vous, comme si vous étiez des malfaiteurs, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, en voyant vos bonnes œuvres » (1 Pierre 2:12).

Cette expression « jour de la visitation » paraît une autre fois dans le Nouveau Testament quand Jésus entra dans la ville de Jérusalem et déclara : « Oh ! si tu avais connu toi aussi, du moins en ce jour qui t’est donné, les choses qui regardent ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’environneront de tranchées, et t’entoureront et te serreront de toutes parts ; et ils te détruiront toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as point connu le temps où tu as été visitée » (Luc 19:42-44). Cette prophétie de Jésus fut accomplie lorsque les armées de Titus ont envahi Jérusalem, en l’an 70, et ont complètement détruit le temple.

L’expression « visitation » ou « visitée » utilisée ici dans le grec est episkope et est aussi associée au mot « évêque » ou « évêché ». Son sens réel est de veiller sur quelqu’un ou quelque chose. L’apôtre Pierre nous le rend très bien lorsqu’il nous dit : « Car vous étiez comme des brebis errantes ; mais vous êtes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes » (1 Pierre 2:25). Jésus continue ce travail par Ses disciples parmi toutes les nations, dans tous les aspects de la vie quotidienne. Jésus l’a fait d’une façon plus impliquée au moment de Sa première venue. Malheureusement, Son peuple à Jérusalem n’a point connu le temps où il a été visité lorsque ce jour lui fut accordé, sur les choses qui regardaient sa paix. C’est pourquoi Jésus a prophétisé : « Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’environneront de tranchées, et t’entoureront et te serreront de toutes parts ; et ils te détruiront toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront chez toi pierre sur pierre ».

Présentement, il est essentiel que nous, qui avons connu le salut, glorifiions Dieu parmi les païens dans nos bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous. Cela doit cependant se faire en douceur, dans nos conversations et notre comportement, en toute honnêteté parmi eux lors de notre jour de visitation. Le monde en général est loin de réaliser ce que Jésus a fait lors de Sa première venue. Les humains devront un jour accepter le fait que, sans l’intervention de Dieu dans nos affaires, l’humanité serait perdue, car elle n’a pas de solutions à ses problèmes. Dieu devra secouer la terre entière pour faire comprendre cette vérité aux rebelles. « Et l’arrogance des hommes sera humiliée, et la fierté des grands sera abaissée ; et l’Éternel sera seul élevé en ce jour-là, et toutes les idoles disparaîtront. Et l’on entrera dans les cavernes des rochers et dans les trous de la terre, pour fuir la frayeur de l’Éternel et la gloire de sa majesté, quand il se lèvera pour frapper la terre » (Ésaïe 2:17-19).

Depuis le déluge, la croûte terrestre existe dans un état d’instabilité, causant occasionnellement des tremblements de terre partout dans le monde. Mais il y a des tremblements qui sont aussi prophétisés atteignant au-delà de tout ce que le monde a connu depuis que la terre existe. Nous les voyons surtout dans le livre de l’Apocalypse. Dans Apocalypse 6:12-17, Jean dit : « Et je regardai, lorsque l’Agneau eut ouvert le sixième sceau, et voici, il se fit un grand tremblement de terre, et le soleil devint noir comme un sac de crin, et la lune devint comme du sang. Et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme un figuier, agité par un grand vent, jette ses figues vertes. Et le ciel se retira comme un livre qu’on roule ; et toutes les montagnes et les îles furent ôtées de leurs places ; et les rois de la terre, les grands, les riches, les capitaines et les puissants, tout esclave et tout homme libre, se cachèrent dans les cavernes, et dans les rochers des montagnes ; et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous de devant la face de celui qui est assis sur le trône, et de devant la colère de l’Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? »

Malgré l’intensité de ce tremblement de terre, au lieu de se repentir, les rebelles tenteront plutôt de se cacher dans les cavernes pour fuir devant la colère de Dieu. La longanimité de Dieu est très grande, mais un jour, Sa patience aura atteint la limite, car le grand jour de Sa colère viendra, et qui pourra subsister ? Dieu nous parle d’un moment précis dans l’histoire où la puissance de Satan et de ses démons sera anéantie. Dans Ésaïe 24:20-22, il est écrit : « La terre chancelle comme un homme ivre ; elle vacille comme une cabane ; son péché pèse sur elle ; elle tombe, et ne se relèvera plus ! En ce jour-là, l’Éternel châtiera, en haut, l’armée d’en haut, et sur la terre, les rois de la terre. Et ils seront rassemblés captifs dans un cachot, et enfermés dans la prison ; et après un grand nombre de jours ils seront châtiés ». L’abîme réservé à Satan et à ses démons pendant le millénium est clairement identifié ici. Au verset 23, nous lisons : « La lune rougira, et le soleil sera honteux, quand l’Éternel des armées régnera sur la montagne de Sion, à Jérusalem ; et devant ses anciens resplendira la gloire ».

Toutefois, avant ce grand fait, Dieu nous réserve un autre tremblement de terre. Dans Apocalypse 16:18-20, il est écrit : « Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un grand tremblement de terre ; un si grand tremblement, qu’il n’y en avait jamais eu de pareil depuis qu’il y a des hommes sur la terre. Et la grande cité fut divisée en trois parties ; les villes des nations furent renversées, et Dieu se souvint de la grande Babylone, pour lui donner la coupe du vin de la fureur de sa colère. Et toute île s’enfuit, et les montagnes ne furent plus trouvées ». Un aplanissement total de la surface terrestre pour accueillir les milliards d’humains après le millénium lors de la Deuxième Résurrection. Une résurrection dans laquelle la miséricorde de Dieu sera déployée pour enseigner enfin la voie de Dieu à ceux qui n’ont jamais vraiment connu Jésus. Mais surtout la récompense qui sera attachée à ceux qui en toute liberté se convertiront à Christ.

Lors du deuxième avènement de Jésus, l’authentique enseignement de la Parole de Dieu s’étendra aux survivants de la Grande Tribulation, lorsque Satan sera enchaîné et jeté dans l’abîme pendant mille années. Jésus rendra ce travail réalisable par Ses Élus : « Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme le fond de la mer des eaux qui le couvrent » (Habakuk 2:14). Le jour approche rapidement où tous les gouvernements des hommes seront anéantis et disparaîtront, et seront remplacés par le gouvernement de Dieu. C’est ainsi que le prophète Daniel l’a explique au roi Nébuchadnetsar : « Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle de l’aire en été ; et le vent les emporta, et il ne s’en trouva plus de vestige ; mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre » (Daniel 2:35). Ainsi s’accomplira la prière de David que l’on trouve dans Psaume 72:19, lorsqu’il dit : « Béni soit à jamais Son nom glorieux, et que toute la terre soit remplie de Sa gloire ! Amen, amen ! »

Le millénium sera une période de paix comme seul Dieu peut en créer. Un temps où : « On ne fera point de mal, et on ne détruira point, sur toute Ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer des eaux qui le couvrent. En ce jour-là, le rejeton d’Isaï sera comme un étendard dressé pour les peuples ; les nations se tourneront vers Lui, et Sa demeure sera glorieuse » (Ésaïe 11:9-10). N’oublions cependant jamais que, pour préparer cette période de paix, un sacrifice extraordinaire fut nécessaire par nul autre que Dieu Lui-même venu vivre dans la chair humaine. Il n’a pas été choyé par ceux qu’Il avait créés : « Mais il était meurtri pour nos péchés, et frappé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous apporte la paix est tombé sur Lui, et par Sa meurtrissure nous avons la guérison » (Ésaïe 53:5).

Au lieu d’être choyé par Son peuple d’Israël, le prophète avait même prédit que notre Sauveur serait : « Méprisé, délaissé des hommes, homme de douleurs et connaissant la souffrance ; comme un homme devant qui on se couvre le visage ; si méprisé que nous n’en faisions aucun cas. Cependant il a porté nos maladies, et il s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous pensions qu’il était frappé de Dieu, battu et affligé » (Ésaïe 53:3-4). Peu importe, Dieu a quand même consenti à toutes ces choses pour nous accorder le Salut. L’unique exigence, c’est que nous acceptions Son sang versé pour nous comme le seul sacrifice disponible pour payer la rançon de nos péchés afin d’hériter l’immortalité dans la famille divine. C’est par ce même sacrifice que nous avons déjà la paix intérieure à cause de Son amour pour nous.

Le roi David a rendu cet hommage à Son Dieu, dans Psaume 147:5-6 : « Notre Seigneur est grand, et d’une grande puissance ; son intelligence est infinie. L’Éternel soutient les humbles, et il abaisse les méchants jusqu’à terre ». Considérez maintenant ces grandes questions posées par Paul dans Romains 11:34-36 : « Car qui a connu la pensée du Seigneur ou, qui a été son conseiller ? Ou, qui lui a donné le premier, et en sera payé de retour ? Car toutes choses sont de lui, et par lui, et pour lui : A lui soit la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » Les grands érudits de tous les siècles ne sont que des enfants en connaissance comparés à Dieu. « Ne le sais-tu pas, ne l’as-tu pas entendu, que l’Éternel est le Dieu d’éternité, qui a créé les extrémités de la terre ? Il ne se lasse point, il ne se fatigue point, et on ne peut sonder son intelligence, » nous dit le prophète, dans Ésaïe 40:28.

Tous ceux qui croient véritablement en Dieu acceptent volontiers que Celui-ci, par définition, soit omniscient. Il a tout créé, connaît tout et soutient toute Sa création par Sa Parole Puissante. « Car ainsi a dit le Très-Haut, qui habite une demeure éternelle, et dont le nom est saint : J’habite dans le lieu haut et saint, et avec l’homme abattu et humble d’esprit, pour ranimer l’esprit des humbles, pour ranimer le cœur de ceux qui sont abattus » (Ésaïe 57:15). Dans Sa toute puissance, Dieu S’occupe aussi de Ses futurs Élus quand ils ont le cœur et l’esprit abattu. Quoique nous acceptions la réalité de Son infinie puissance, nous agissons parfois comme si nous avions de la difficulté à le croire. La plupart du temps, nous vivons et nous parlons comme si Dieu n’était pas au courant de nos actions. Dieu est au courant !

David Lui a rendu ce témoignage-ci, dans Psaume 139:2-4 : « Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève ; tu découvres de loin ma pensée. Tu vois quand je marche et quand je me couche ; tu connais parfaitement toutes mes voies. Même avant que la parole soit sur ma langue, voici, ô Éternel, tu la connais tout entière ». Le prophète nous dit : « Levez les yeux en haut, et regardez : qui a créé ces choses ? C’est lui qui fait sortir en ordre leur armée, et qui les appelle toutes par leur nom ; telle est la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, que pas une ne manque à lui obéir » (Ésaïe 40:26).  Dieu S’occupe également de nous : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:10).

Ce verset définit une grande variété d’œuvres que le chrétien doit accomplir dans son propre cheminement vers le Royaume. La plus grande de ces œuvres demeure toujours d’être un exemple parmi les autres humains afin de propager ce que Jésus a enseigné. Les premiers chrétiens devaient continuer à en instruire d’autres dans la vérité. Avant de monter au ciel, Jésus leur dit : « Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Amen ! » Le plan de Dieu de Se former une famille existe dès la création des humains conçus à Son image et à Sa ressemblance. En prenant une chair humaine, Dieu, en la personne de Jésus, est alors venu nous enseigner comment naître dans cette famille divine.

Il Se réservait néanmoins le droit de décider quand appeler ceux qui devaient continuer Son œuvre. Jésus Lui-même nous a dit : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:44). Ceux qui, par le passé, ont été attiré, ont été instruits par Jésus, Dieu dans la chair. C’est la même chose jusqu’à ce jour pour ceux qui acceptent l’appel de Dieu. Alors, au verset 45, nous lisons : « Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés de Dieu. Quiconque a écouté le Père et a été instruit par lui, vient à moi. » Cela avait été prophétisé par Ésaïe au sujet des futurs Élus de Dieu, dans Ésaïe 43:6-7 : « Je dirai à l’Aquilon : Donne ! et au Midi : Ne retiens pas ! Amène mes fils des pays éloignés, mes filles du bout de la terre ; tous ceux qui sont appelés de Mon nom, que j’ai créés pour ma gloire, que j’ai formés et que j’ai faits ! »

Il devient donc évident que, pour créer Sa Famille Divine, un endroit spécial devait exister afin d’accomplir Son Plan. Dans Ésaïe 45:18, nous lisons : « Car ainsi dit l’Éternel, qui a formé les cieux, lui, le Dieu qui a formé la terre et qui l’a faite, lui qui l’a fondée ; qui ne la créa pas pour être déserte, mais qui la forma pour être habitée : Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ! » Dieu a donc fondé la terre comme lieu où Sa Famille serait formée. Pour quelle raison ? Dieu répond à cette question : « Je les ai créés, Je les ai formés à Mon Image, pour Ma Gloire ! » Cette déclaration nous fournit le plus grand incitatif à vouloir poursuivre une vie salutaire et orientée continuellement sur notre Créateur. Nous avons, de ce fait, été engendrés pour glorifier Dieu !

Dans Sa bonté infinie, Sa miséricorde et Son amour pour Sa Famille Divine et immortelle, Dieu nous a préparé un univers sans bornes et sans limites pour l’entretenir et l’embellir durant l’éternité. Alors, le roi David Lui rend cet hommage : « Rois de la terre, et tous les peuples ; princes, et tous les juges de la terre ; jeunes hommes et vous aussi, vierges ; vieillards avec les enfants ! Qu’ils louent le nom de l’Éternel, car son nom seul est élevé ; sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux ! Il a élevé la force de Son peuple, sujet de louange pour tous ses fidèles, pour les enfants d’Israël, peuple qui est près de lui. Louez l’Éternel ! » (Psaume 148:11-14). Cette louange se poursuivra éternellement dans le bonheur et la joie.

Imaginez la terre purifiée par le feu et la Jérusalem céleste descendre ici-bas pour former le quartier-général de l’univers. Une ambiance dans laquelle : « Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils régneront aux siècles des siècles » (Apocalypse 22:3-5). Voir cette Famille Divine à Son service sera une gloire éternelle pour notre Créateur. Et à tous ces faux prophètes qui ne cessent de prédire que la terre explosera un jour, le roi Salomon répond : « J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait, subsiste à toujours ; il n’y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher ; et Dieu le fait afin qu’on le craigne » (Ecclésiastes 3:14).

Gardez toujours à l’esprit que : « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur de l’étendue, et ceux qui en auront amené plusieurs à la justice brilleront comme des étoiles, à toujours et à perpétuité » (Daniel 12:3). Dans l’attente de ce merveilleux moment, rappelons-nous que la vie éternelle nous vient par l’intermédiaire de Jésus et personne d’autre. Cette vérité souveraine nous est transmise par l’apôtre Jean. « Et voici le témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils, a la vie ; qui n’a point le Fils de Dieu, n’a point la vie » (1 Jean 5:11-12). Voilà ce qui doit établir notre persévérance vers le salut dans notre cheminement en direction du Royaume. « Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé, » nous dit Jésus, dans Matthieu 24:13. Le converti doit tenir bon jusqu’au bout.

Notre salut est un don de Dieu : « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain [baptême] de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3:5-7). L’apôtre Jean abonde dans le même sens quand il dit : « Et voici le témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5:11). Ces déclarations contiennent des vérités nous apportant un grand réconfort dans notre cheminement. Jésus était le Fils unique engendré par Dieu, alors que nous sommes Ses fils et filles adoptifs ! Le sacrifice de Jésus, en mourant sur la croix, était suffisant pour procurer à l’humanité entière la possibilité de devenir membre éternel de la Famille Divine.

Nous apprenons que l’immortalité qui nous est disponible vient de Dieu et non par les œuvres que nous aurions accomplies. Lors de notre conversion, cette immortalité nous était déjà réservée à la condition que nous soyons prêts à persévérer jusqu’à la fin. Notons principalement que c’est un don accordé à des individus et non à des congrégations entières. L’immortalité qui y est attachée durera éternellement et ne pourra pas être enlevée. Il serait inconcevable et illogique de croire qu’un Dieu omnipotent accorde une immortalité temporaire à quelqu’un. Ayant déjà le Saint-Esprit en nous, notre vie trouve sa vitalité en Jésus qui nous assure que nous naîtrons littéralement de nouveau dans la Famille permanente de Dieu.

Cela nous amène à un moment que nous attendons tous avec beaucoup d’anticipation. Un temps où : « Le loup habitera avec l’agneau, et le léopard gîtera avec le chevreau ; le veau, le lion et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un enfant les conduira. La génisse paîtra avec l’ourse ; leurs petits gîteront ensemble, et le lion mangera du fourrage comme le bœuf. L’enfant qu’on allaite s’ébattra près du trou de l’aspic, et l’enfant sevré étendra la main sur le trou de la vipère. On ne fera point de mal, et on ne détruira point, sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer des eaux qui le couvrent. En ce jour-là, le rejeton d’Isaï sera comme un étendard dressé pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et sa demeure sera glorieuse » (Ésaïe 11:6-10).

Cette situation que Jésus établira durant le Millenium est complètement irréalisable dans la condition actuelle que nous vivons. Serait-ce alors simplement une représentation ? Dans Ésaïe 65:25, le prophète redit que : « Le loup et l’agneau paîtront ensemble ; le lion mangera de la paille comme le bœuf ; et le serpent aura la poussière pour sa nourriture. On ne fera plus de mal, et on ne détruira plus sur toute ma montagne sainte, a dit l’Éternel ». Cela nous décrit ce que Dieu considère comme l’état normal et naturel qui subsistera sur cette terre. La Bible semble nous indiquer qu’au début, tous les animaux étaient herbivores. Dans Genèse 1:30, nous lisons : « Et à tous les animaux des champs, et à tous les oiseaux des cieux, et à tout ce qui se meut sur la terre, qui a en soi une âme vivante, j’ai donné toute herbe verte pour nourriture ; et cela fut ainsi ».

Au début, même les êtres humains n’étaient pas omnivores. Dans Genèse 1:29, nous lisons : « Et Dieu dit : Voici je vous ai donné toute herbe portant semence, qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre qui a en soi du fruit d’arbre portant semence ; ce sera votre nourriture ». À partir du péché de nos premiers parents, la terre fut maudite et l’état idéal de la terre s’est détérioré, tant chez les humains que chez les animaux. Les dents et les griffes des animaux qui devaient les aider à déterrer leur nourriture se sont mises à déchirer la chair des autres animaux. Après le déluge, les humains ont aussi été autorisés à manger de la viande. À Noé, Dieu dit : « Tout ce qui se meut et qui a vie, vous servira de nourriture ; Je vous donne tout cela comme l’herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, c’est à dire son sang » (Genèse 9:3-4).

Revenons toutefois au merveilleux moment où Jésus viendra établir le Royaume de Dieu ici bas. Il réunira les Élus de Son Royaume lors d’un fabuleux festin de noces. Pour ceux qui croient que ce sont des fables inventées de toutes pièces, voici ce que l’apôtre Jean nous déclare dans Apocalypse 19:9 : « Alors l’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au banquet des noces de l’Agneau ! Il me dit aussi : Ce sont là les véritables paroles de Dieu ». Ces élus font partie de la parabole de Luc 19:13 où Jésus nous dit : « Et ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix marcs d’argent, et leur dit : Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne ». Paul nous exhorte à faire la même chose, dans Colossiens 3:23-24, lorsqu’il nous dit : « Et quoi que vous fassiez, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes ; sachant que vous recevrez du Seigneur la récompense de l’héritage, car vous servez Christ le Seigneur ».

Cela nous dévoile clairement qu’un converti pourrait et devrait accomplir beaucoup plus dans son travail régulier qu’un non converti. Donc : « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir, » nous dit Salomon, dans Ecclésiastes 9:10. En effet, un très grand festin est présentement en préparation pour accueillir les Élus du Royaume afin d’assigner à chacun sa responsabilité méritée pour l’éternité. Le prophète Ésaïe fut inspiré de dire : « Et l’Éternel des armées fera pour tous les peuples, sur cette montagne, un banquet de viandes grasses, un banquet de vins conservés, de viandes grasses et mœlleuses, de vins conservés et clarifiés » (Ésaïe 25:6). La ville de Jérusalem est la cité de Dieu où régnera un jour la paix. C’est sur cette ville que Dieu porte Son regard depuis des siècles.

Pourtant, aucun des grands patriarches, tels qu’Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et Josué, ne fut déjà citoyen de la Jérusalem terrestre. Chacun « …attendait la cité qui a des fondements, dont Dieu est l’architecte et le fondateur » (Hébreux 11:10). « Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu ne dédaigne pas d’être appelé leur Dieu ; car il leur a préparé une cité » (Hébreux 11:16). « Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des milliers d’anges, de l’assemblée et de l’Église des premiers-nés, inscrits dans les cieux, d’un juge qui est Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection » (Hébreux 12:22-23).

Nous savons cependant que Jésus a dit : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi » (Jean 14:2-3). Ce jour viendra lors de la dernière trompette. « Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui seront restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ; car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:15-17). Voilà le véritable moment de l’enlèvement des Élus vers Christ.

La Jérusalem terrestre est présentement l’esclave de luxuriants groupes qui voudraient s’approprier d’elle. Et elle le sera jusqu’à l’avènement de Jésus. « Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle qui est la mère de nous tous. Car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantais point, éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas été en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme qui avait l’époux » (Galates 4:26-27). Imaginez maintenant cette scène que Jean a contemplée dans sa vision. « Et moi Jean je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu » (Apocalypse 21:2-3).

Ensuite, dans les versets 10 et 11, l’ange lui fait voir une scène magnifique. « Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra la grande cité, la sainte Jérusalem qui descendait du ciel venant de Dieu, avec la gloire de Dieu. Et son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, telle qu’une pierre de jaspe cristallin ». Quelle étonnante récompense attend tous ceux qui ont librement et volontairement accepté l’appel de Dieu et ont persévéré jusqu’à la fin ! « L’Éternel est grand et très digne de louanges, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Elle s’élève avec grâce, la montagne de Sion, joie de toute la terre ; du côté du septentrion est la ville du grand Roi. Dieu, dans ses palais, est connu pour une haute retraite » (Psaume 48:2-4). Voilà la demeure permanente dans laquelle je désire vous voir vivre éternellement.