D.567 – La triple nature de la tentation

Par Joseph Sakala

Nous voyons à l’occasion des personnes qui proclament avec certitude que jamais elles ne se laisseraient tenter par Satan. Mauvaise déclaration, car c’est en plein le genre de personne que Satan adore tenter. Regardons au jardin d’Éden où Adam se fait dire par nul autre que Dieu Lui-même qu’il pouvait manger de tous les fruits du jardin, excepté un seul : le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’était assez simple comme formulation, surtout que, juste à côté, il y avait un autre arbre que Dieu appelle l’arbre de vie, et celui-là, Adam avait le droit d’en manger.

Dans Genèse 3:1-5, nous pouvons lire : « Or, le serpent était le plus fin de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits ; et il dit à la femme : Quoi ! Dieu aurait dit : Vous ne mangerez point de tout arbre du jardin ! Et la femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez nullement ; mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

Pourtant, nous voyons qu’Adam avait bien instruit Ève, car elle déclara spontanément à Satan : « Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. » Adam lui a même dit de ne pas toucher à cet arbre. Mais : « la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, et qu’il était agréable à la vue, et que l’arbre était désirable pour devenir intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea, et en donna aussi à son mari auprès d’elle, et il en mangea. Et les yeux de tous deux s’ouvrirent ; et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent des feuilles de figuier, et se firent des ceintures » (Genèse 3:6-7).

Satan a eu tellement de succès dans sa première tentative pour persuader Adam et Ève de l’écouter et ainsi se rebeller contre Dieu, qu’il a utilisé la même technique dans tous les siècles qui ont suivi. Par cette triple tentation, Satan plaisait au corps, à l’âme et à l’esprit de nos premiers parents. D’abord, la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, donc, bon pour le corps. Ensuite, elle vit qu’il était agréable à la vue, donc, plaisant aux émotions de l’âme. Et finalement, que l’arbre était désirable pour devenir intelligent, donc, à l’orgueil spirituel, pour qu’elle se mette à le convoiter. L’apôtre Jean a plus tard écrit, dans 1 Jean 2:16 : « Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais du monde. » L’apôtre Jacques nous déclare aussi que : « Ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, animale et diabolique » (Jacques 3:15).

« Car, partout où sont la jalousie et la chicane, là il y a du trouble et toute espèce de mal. Quant à la sagesse d’en haut, elle est d’abord pure, puis paisible, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits, impartiale et sans dissimulation, » nous dit l’apôtre, dans Jacques 3:16-17. Satan a même utilisé ces trois tentations sur Jésus, mais sans succès. Dans Matthieu 4:3, nous lisons : « Et s’étant approché de lui, le tentateur lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. » C’est-à-dire, satisfais ta faim physique, avant ta faim spirituelle.

Ensuite : « le diable le mena dans la ville sainte, et le mit sur le haut du temple ; et il lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit qu’il ordonnera à ses anges d’avoir soin de toi ; et ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre quelque pierre ». (Matthieu 4:5-6). Car ainsi, Jésus aurait la sensation d’être porté par Ses anges. Satan tente encore Jésus, dans Matthieu 4:9 : « Et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu m’adores. » Quelle offre stupide de la part de Satan d’offrir à Jésus tout ce qu’Il avait Lui-même créé ! Mais Satan a tout de même essayé de semer un doute en Jésus lorsqu’il Lui dit à deux reprises : Si tu es le Fils de Dieu.

Mais nous savons que Jésus a passé ce test de façon magistrale en citant les versets appropriés des Écritures. Maintenant, lorsque nous sommes tentés, nous pouvons puiser de Sa force pour gagner la victoire. Comme nous le dit si bien Jacques : « Heureux est l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment » (Jacques 1:12). « Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été une tentation humaine. Or, Dieu est fidèle, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il vous en donnera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10:13).

Regardez la merveilleuse promesse de Dieu faite à ceux qui invoqueront Son nom, dans Joël 2:32 : « Et il arrivera que quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé ; car le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, comme l’a dit l’Éternel ; et parmi les réchappés seront ceux que l’Éternel appellera. » Dieu ne fait pas acception de personne. C’est ce que nous voyons dans Actes 10:33-36, où nous pouvons voir que : « C’est pourquoi j’ai aussitôt envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir. Nous voici donc tous maintenant présents devant Dieu, pour entendre tout ce que Dieu t’a commandé. Alors Pierre, prenant la parole, dit : En vérité, je reconnais que Dieu n’a point égard à l’apparence des personnes ; mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui s’adonne à la justice, lui est agréable. Telle est la parole qu’il a donnée aux enfants d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. »

Cette Parole s’applique également à tous ceux qui, à notre époque, craignent Dieu et sont prêts à annoncer la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ. Mais, « comment donc invoqueront-ils celui auquel ils n’ont point cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a pas quelqu’un qui prêche ? Et comment prêchera-t-on, si l’on n’est pas envoyé ? selon ce qui est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes choses ! », nous dit Paul, dans Romains 10:14-15. Jésus accepte tous ceux qui invoquent Son Nom au sein de toutes les nations.

Des théologiens d’un grand intellect ont débattu ces questions pendant des siècles, sans pouvoir trouver la véritable issue, du moins, pas à la satisfaction de ceux qui sont d’une persuasion religieuse différente. Car, du côté pratique, toutefois, le Saint-Esprit a conduit Pierre à déclarer ceci, le jour de la Pentecôte : « Et il arrivera que quiconque invoquera le nom du Seigneur, sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles : Jésus le Nazarien, cet homme signalé de Dieu parmi vous par les actes de puissance, les merveilles et les miracles qu’il a opérés par son moyen au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; ce Jésus livré par la volonté déterminée et selon la prescience de Dieu, vous l’avez pris, et, l’ayant attaché à la croix par les mains des iniques, vous l’avez fait mourir. Mais Dieu l’a ressuscité, ayant rompu les liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle » (Actes 2:21-24).

Pierre s’adressait seulement à des Juifs, mais : « il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Et ce bruit ayant eu lieu, il s’assembla une multitude, qui fut confondue de ce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Et ils en étaient tous hors d’eux-mêmes et dans l’admiration, se disant les uns aux autres : Ces gens-là qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment donc les entendons-nous chacun dans la propre langue du pays où nous sommes nés ? Parthes, Mèdes, Élamites, et ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont et l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, les quartiers de la Lybie qui est près de Cyrène, et les étrangers romains, Juifs et Prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons parler en nos langues des merveilles de Dieu. Ils étaient donc tous étonnés, et ne savaient que penser, se disant l’un à l’autre : Que veut dire ceci ? » (Actes 2:5-12).

C’est Paul qui, dans Romains 10:12-13, dit de manière très claire : « Car il n’y a point de distinction entre le Juif et le Grec, parce que tous ont un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur, sera sauvé. » Et finalement, c’est Jésus Lui-même qui nous dit, dans Apocalypse 22:17 : « L’Esprit et l’Épouse disent : Viens. Que celui qui l’entend, dise aussi : Viens. Que celui qui a soif, vienne ; et que celui qui voudra de l’eau vive, en reçoive gratuitement. » Dieu ne rejette personne, mais il faut qu’il ou elle vienne à Lui volontairement pour contempler Son appel divin. Le salut ne vient que par l’obéissance à Dieu.

Et l’âge n’a aucune importance. Remarquez bien que : « Josias était âgé de huit ans quand il devint roi, et il régna trente et un ans à Jérusalem. Sa mère s’appelait Jédida, fille d’Adaja, de Botskath. Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, il marcha dans toutes les voies de David, son père, et ne s’en détourna ni à droite ni à gauche. Or, la dix-huitième année du roi Josias [donc, à l’âge de 26 ans], le roi envoya à la maison de l’Éternel Shaphan le secrétaire, fils d’Atsalia, fils de Meshullam, en lui disant ; monte vers Hilkija, le grand sacrificateur, et qu’il donne l’argent qu’on a apporté dans la maison de l’Éternel, et que ceux qui gardent le seuil ont recueilli du peuple. Qu’on le remette entre les mains de ceux qui ont la charge de l’ouvrage, et qui sont préposés à la maison de l’Éternel ; et qu’ils le donnent à ceux qui exécutent l’ouvrage qui se fait dans la maison de l’Éternel, pour en réparer les dégradations : Aux charpentiers, aux constructeurs et aux maçons, pour acheter du bois et des pierres de taille pour réparer le temple » (2 Rois 22:1-6).

« Shaphan, le secrétaire, fit encore ce rapport au roi : Hilkija, le sacrificateur, m’a donné un livre. Et Shaphan le lut devant le roi ; et dès que le roi eut entendu les paroles du livre de la loi, il déchira ses vêtements. Et il donna ce commandement au sacrificateur Hilkija, à Achikam, fils de Shaphan, à Acbor, fils de Micaja, à Shaphan, le secrétaire, et à Asaja, serviteur du roi : Allez, consultez l’Éternel pour moi, pour le peuple et pour tout Juda, touchant les paroles de ce livre qui a été trouvé. Car la colère de l’Éternel, qui s’est allumée contre nous, est grande, parce que nos pères n’ont pas obéi aux paroles de ce livre, pour faire tout ce qui nous y est prescrit » (2 Rois 22:10-13).

Cette expérience vécue par le jeune roi de Juda nous illustre le pouvoir rédempteur des Écritures, tout en nous dévoilant l’importance essentielle de la Parole de Dieu dans le processus de repentance, du pardon et du salut. C’est par la Parole de Dieu que nous recevons la conviction de notre besoin de salut, et cela devient le premier pas indispensable qui nous mène au salut. « Parce que personne ne sera justifié devant Lui par les œuvres de la loi ; car c’est la loi qui donne la connaissance du péché, » nous déclare Paul, dans Romains 3:20. C’est également par les Écritures que l’on arrive à la compréhension du salut. C’est justement ce que Paul enseigna à son jeune évangéliste : « que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ » (2 Timothée 3:15).

En plus : « La foi vient donc de ce qu’on entend ; et ce qu’on entend, vient de la parole de Dieu » (Romains 10:17). Finalement, le véritable miracle de régénération, qui transporte l’âme perdue vers l’éventuelle nouvelle naissance dans la Famille de Dieu, est accompli par le Saint-Esprit qui : « nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de la vérité, afin que nous fussions comme les prémices de ses créatures » (Jacques 1:18). Naître de nouveau, ou être : « régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement. Car toute chair est comme l’herbe, et toute la gloire de l’homme comme la fleur de l’herbe ; l’herbe sèche, et sa fleur tombe ; mais la parole du Seigneur demeure éternellement ; et c’est cette parole dont la bonne nouvelle vous a été annoncée », nous confirme le chef des apôtres, dans 1 Pierre 1:23-25.

La lecture de la Parole par le roi Josias a eu pour résultat que : « le roi, se tenant près de la colonne, traita alliance devant l’Éternel, promettant de suivre l’Éternel et de garder ses commandements, ses témoignages et ses statuts, de tout leur cœur et de toute leur âme, pour accomplir les paroles de cette alliance, écrites dans ce livre. Et tout le peuple adhéra à cette alliance, » nous déclare 2 Rois 23:3. En vertu de la transcendance importante de la Parole de Dieu durant chaque étape du processus du salut, il ne faudrait pas être étonné de voir la déclaration de Paul à Timothée, juste avant son propre martyre : « que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ. Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:15-17).

Or, il ne faut pas seulement prêcher, mais ne prêcher que la Parole de Dieu. Car on pouvait constater la Parole de sagesse divine imprégnant la décision de Salomon, dans 1 Rois 3:27-28, où nous lisons : « Alors le roi répondit, et dit : Donnez à celle-là l’enfant qui vit, et gardez-vous de le faire mourir : c’est elle qui est la mère. Et tout Israël, ayant su le jugement que le roi avait prononcé, craignit le roi ; car on vit qu’il y avait en lui une sagesse divine pour rendre la justice. » La sagesse divine est un concept étonnant et merveilleux, car Dieu Lui-même, qui est omniscient, en est le concepteur. Apparemment, Salomon aurait reçu une plus grande portion de la sagesse humaine que tout autre homme de sa génération, et probablement plus que de toute autre génération.

Voici ma compréhension personnelle de la sagesse de Salomon. Étant donné la dernière partie de la vie de Salomon, qui s’était laissé entraîner par la fille de Pharaon et ses autres concubines dans le culte aux Baalim, nous pouvons raisonnablement déduire que le roi Salomon n’avait pas le Saint-Esprit de Dieu en lui. Vous remarquerez qu’il ne l’a pas demandé non plus à Dieu ; il a demandé la Sagesse. Je pense que Dieu lui a donné le maximum de sagesse humaine qu’un homme puisse avoir ; et ce dans le but de démontrer au reste de l’humanité que, même si un homme est rempli de sagesse, s’il n’a pas le Saint-Esprit en lui, il ne peut arriver à la compréhension des profondeurs de Dieu et à la sagesse spirituelle.

Donc, je pense que toutes les personnes qui ont reçu le Saint-Esprit depuis Abel ont, finalement, eu plus de sagesse que Salomon en a eue et une force spirituelle que Salomon n’a jamais connue. La lecture des Proverbes, de l’Ecclésiaste et du Cantique des cantiques nous donne une sagesse pratique accessible à tous les hommes (convertis ou non) et que ces livres furent le résultat de cette sagesse humaine dont peuvent bénéficier partiellement certains hommes naturellement intelligents. Par contre, les écrits de Paul sont d’une portée spirituelle beaucoup plus élevée et uniquement accessible aux vrais enfants de Dieu. Mais poursuivons notre étude.

Dans 1 Rois 4:29, nous voyons que : « Dieu donna à Salomon de la sagesse, une fort grande intelligence, et un esprit aussi vaste que le sable qui est sur le bord de la mer. » Non seulement a-t-il construit un Temple pour Dieu, mais il a efficacement régné sur un grand royaume : « Il prononça trois mille sentences, et ses cantiques furent au nombre de mille et cinq » (1 Rois 4:32), dont un seul est conservé dans les Écritures. Salomon a aussi écrit deux livres divinement inspirés (Proverbes et Ecclésiaste), également dans nos Bibles. De plus, Salomon était aussi un homme de science : « Il a aussi parlé des arbres, depuis le cèdre qui est au Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille ; il a aussi parlé des animaux, des oiseaux, des reptiles et des poissons. Et, de tous les peuples, on venait pour entendre la sagesse de Salomon, de la part de tous les rois de la terre, qui avaient entendu parler de sa sagesse » (1 Rois 4:33-34).

On aurait pu croire que même Satan eût été incapable de séduire un tel homme, mais la triple nature de la tentation a également réussi avec Salomon. Dans 1 Corinthiens 2:6-8, Paul nous dit : « Or, nous prêchons la sagesse parmi les parfaits, une sagesse, non de ce monde, ni des princes de ce monde, qui sont impuissants ; mais nous prêchons la sagesse de Dieu, en un mystère, sagesse cachée, que Dieu avait destinée avant les siècles pour notre gloire, et qu’aucun des princes de ce monde n’a connue (pas même Salomon) ; car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient point crucifié le Seigneur de gloire. »

Alors, dans sa vieillesse, Salomon a aussi été tenté par la sagesse du monde, et a succombé à son tour. Mais, vers la fin de sa vie, Dieu lui a fait savoir que, sans le Saint-Esprit, « tout devient vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, tout est vanité » (Ecclésiaste 12:10). « L’Ecclésiaste s’est appliqué à trouver des paroles agréables. Ce qui a été écrit l’a été avec droiture ; ce sont des paroles de vérité. Les paroles des sages sont comme des aiguillons, et réunies en recueil, elles sont comme des clous plantés. Celles-ci ont été données par un Seul Pasteur » (Ecclésiaste 12:12-13).

Dans Ecclésiaste 12:14-16, Salomon conclut son analyse de la vie humaine en déclarant à son fils : « Du reste, mon fils, prends garde à ces choses. A faire beaucoup de livres, il n’y a point de fin, et tant d’étude n’est que fatigue pour le corps. Écoutons la conclusion de tout ce discours : Crains Dieu, et garde ses commandements ; car c’est là le tout de l’homme. Car Dieu fera venir toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. » Donc, tout semble nous indiquer que Salomon déplut à Dieu dans sa vieillesse et son royaume fut enlevé à son fils Roboam et donné à son serviteur Jéroboam, même s’il y a eu un semblant de repentir vers la fin de sa vie. Il sera sûrement de la deuxième résurrection, apprenant comment obéir à Dieu en utilisant la sagesse de Dieu.

La « sagesse de Dieu » paraît six autres fois dans les Écritures. Regardons dans Esdras 7:24-25 où nous pouvons lire : « De plus, nous vous faisons savoir qu’on ne pourra imposer ni tribut, ni impôt, ni péage sur aucun des sacrificateurs, des Lévites, des chantres, des portiers, des Néthiniens et des serviteurs de cette maison de Dieu. Et toi, Esdras, établis des magistrats et des juges, selon la sagesse de ton Dieu, que tu possèdes, afin qu’ils fassent justice à tout le peuple qui est au delà du fleuve, à tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu ; enseignez-les à quiconque ne les connaît point. »

Dans Luc 11:48-51, Jésus corrige les enseignants du peuple en leur disant : « Vous êtes donc les témoins et les complices des actions de vos pères ; car ils ont fait mourir les prophètes, et vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des messagers ; et ils feront mourir les uns et persécuteront les autres ; afin que le sang de tous les prophètes, qui a été répandu dès la création du monde, soit redemandé à cette génération, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui fut tué entre l’autel et le temple ; oui, vous dis-je, il sera redemandé à cette génération », déclare Jésus aux « sages » de Son temps.

Dans 1 Corinthiens 1:21-25, nous lisons : « Car, tandis que le monde, par cette sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. Tandis que les Juifs demandent des miracles, et que les Grecs cherchent la sagesse, nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs, et folie pour les Grecs ; mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu ; car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu plus forte que les hommes. »

 « Or, nous prêchons la sagesse parmi les parfaits, une sagesse, non de ce monde, ni des princes de ce monde, qui sont impuissants ; mais nous prêchons la sagesse de Dieu, en un mystère, sagesse cachée, que Dieu avait destinée avant les siècles pour notre gloire, et qu’aucun des princes de ce monde n’a connue ; car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient point crucifié le Seigneur de gloire », nous déclare Paul, dans 1 Corinthiens 2:6-8.

Et finalement, dans Éphésiens 3:8-12, Paul nous confirme que : « C’est à moi, le moindre de tous les saints, qu’a été donnée cette grâce d’annoncer, parmi les Gentils, les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en évidence devant tous, quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ, afin que la sagesse de Dieu, infiniment diverse, soit maintenant manifestée par l’Église aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes, selon le dessein qu’il avait formé de tout temps, et qu’il a exécuté par Jésus-Christ, notre Seigneur, en qui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance, par la foi que nous avons en lui. »

Nous découvrons comment la sagesse de Dieu est mise en contraste avec la sagesse des hommes qui est souvent temporelle et mal guidée. Dans Éphésiens 3:10, nous découvrons la révélation remarquable que l’on enseignera également aux anges, qui sont eux-mêmes doués d’une grande sagesse : « Afin que la sagesse de Dieu, infiniment diverse, soit maintenant manifestée par l’Église aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes. » Donc, nous voyons la façon merveilleuse par laquelle Dieu, qui a créé et sauvé l’homme et la femme, l’a fait afin d’avoir une filiation et une fraternité éternelles à Ses côtés.

Dans sa première épître, l’apôtre Jean nous déclare : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées » (1 Jean 5:13-15). Et que pourrions-nous Lui demander de plus que d’avoir une filiation et une fraternité éternelles avec Lui ?

Louez le Seigneur, vous qui le connaissez, car Jésus est le nom qui nous charme, Lui qui nous arme contre les conflits, lorsque nous plaçons notre confiance entièrement en Lui. Les Écritures nous informent que Dieu accorde une grande valeur et une grande puissance au Nom de Jésus. Dans Philippiens 2:9-11, nous pouvons lire : « C’est pourquoi aussi, Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom ; afin qu’au nom de Jésus, tout ce qui est dans les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » « Parce qu’il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).

Jésus nous protège et nous fournit Sa puissance afin d’accomplir de grandes choses à Son service. « Combien, qui disent de mon âme : Point de salut pour lui auprès de Dieu ! Sélah (pause). Mais toi, Éternel, tu es mon bouclier, ma gloire, et celui qui me fait lever la tête. Je crie de ma voix à l’Éternel, et il me répond de sa montagne sainte. (Sélah.) Je me couche, je m’endors, et je me réveille ; car l’Éternel me soutient » (Psaume 3:3-6). Regardons ensemble cette belle promesse de Sa part, dans Psaume 91:4-9 : « Il te couvrira de ses plumes, et tu auras retraite sous ses ailes ; sa vérité sera ton bouclier et ton écu. Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la mortalité qui marche dans les ténèbres, ni la destruction qui ravage en plein midi. Qu’il en tombe mille à ton côté et dix mille à ta droite, elle n’approchera point de toi. Seulement tu considéreras de tes yeux et tu verras la punition des méchants. Car tu es mon refuge, ô Éternel ! Tu as pris le Très-Haut pour ton asile. »

À Son service et suivant Ses instructions, nous sommes perpétuellement victorieux. « Car il a fait des choses merveilleuses ; sa droite et le bras de sa sainteté l’ont délivré. L’Éternel a fait connaître son salut ; il a révélé sa justice aux yeux des nations », nous déclare Psaume 98:1-2. « Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ, » nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 15:57. Jésus n’est pas seulement notre Général conquérant, mais Il est aussi le Créateur de toute chose. Nous plaçons notre confiance en Lui, car où serait-elle mieux placée ? « À toi, Éternel, la grandeur, la force et la magnificence, l’éternité et la splendeur, car tout ce qui est dans les cieux et sur la terre t’appartient. À toi, Éternel, est le règne, et tu t’élèves en souverain au-dessus de tout, » dit 1 Chroniques 29:11.

L’apôtre Jean, que Jésus aimait, est sûrement d’accord avec cette déclaration, car voici son témoignage rapporté des Paroles de Jésus. « Nul n’a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis. Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que son maître fait, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père » (Jean 15:13-15). Nous possédons alors une place tout à fait spéciale dans le cœur de Jésus, puisque, tout au long des siècles, nous avons acquis une meilleure et plus grande connaissance du Nom de notre Sauveur.

Alors, louons le Sauveur, nous qui Le connaissons, qui pouvons Lui adresser notre reconnaissance avec joie ; rendons-Lui tout ce qu’il nous a donné en possession. Ceux qui connaissent vraiment Jésus écoutent très peu, sinon jamais, l’instruction des hommes, mais se fient à Lui pour apprendre des choses nouvelles au fur et à mesure que notre Sauveur décide de les partager avec nous. Et remarquez bien que ceux qui agissent ainsi, Jésus les appelle Ses amis qu’Il identifie par l’obéissance à Ses instructions. « Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande, » déclare Jésus, dans Jean 15:14. Et Jésus nous a prouvé Son amour en donnant Sa vie pour nous.

« Nul n’a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis, » nous confirme notre Sauveur, dans Jean 15:13. Alors, que pourrions-nous faire en retour de Son sacrifice ? Rien, absolument rien. Nous pourrions cependant Le louer pour tout ce qu’Il a fait pour nous. Nous avons le privilège de Lui déclarer : « Je lave mes mains dans l’innocence, et je fais le tour de ton autel, ô Éternel ! Pour éclater en voix d’actions de grâces, et pour raconter toutes tes merveilles. Éternel ! j’aime le séjour de ta maison, le lieu où ta gloire habite » (Psaume 26:6-8). Soyons néanmoins en garde contre les tentations de Satan, car il sait qu’il ne lui reste que peu de temps.

Louons continuellement le Seigneur et disons-Lui : « Je m’entretiendrai de la splendeur glorieuse de ta majesté, et de tes œuvres merveilleuses. On dira la puissance de tes exploits redoutables, et je raconterai ta grandeur. On publiera le souvenir de ta grande bonté, et l’on chantera ta justice » (Psaumes 145:5-7). Et comme le dit si bien Hébreux 13:15-16 : « Offrons donc sans cesse à Dieu par Jésus un sacrifice de louange, c’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices. »




D.556 – Les vérités recherchées

Par Joseph Sakala

Il y a une instruction dans la Parole de Dieu que nous lisons très souvent, mais dont la signification échappe à la connaissance de la plupart des humains. Cependant, elle est d’une importance primordiale à la Famille divine. C’est que Dieu nous a tous créés entièrement libres de sonder, non seulement Ses Écritures, mais également toutes choses que Dieu a créées. Voilà pourquoi, dans Proverbes 25:2-3, nous pouvons lire : « La gloire de Dieu est de cacher les choses ; mais la gloire des rois est de sonder les affaires. Il n’y a pas moyen de sonder les cieux, à cause de leur hauteur, ni la terre, à cause de sa profondeur, ni le cœur des rois. » L’éducation universitaire est souvent proclamée le meilleur moyen de rechercher la vérité et les hommes de science s’enorgueillissent de leurs « recherches ».

Déjà dans cette déclaration, il y a une vérité et une fausseté. La fausseté, c’est de croire que l’on a besoin de beaucoup d’éducation pour vraiment connaître la vérité, et les hommes de science s’enorgueillissent de leurs « recherches ». La vérité, cependant, c’est que Dieu nous a donné Sa vérité écrite de telle façon qu’elle peut être comprise avec un minimum d’éducation par celui ou celle qui cherche vraiment à connaître Sa Parole. Sans aucun doute, la méthode scientifique a mené certains à découvrir des inventions très profitables, et mêmes les gouvernements ont subventionné plusieurs recherches à cause de leur propre utilité. Mais qu’en est-il de la vérité divine ?

La Parole de Dieu nous déclare elle-même de façon catégorique qu’il n’y a pas moyen de sonder les cieux, à cause de leur hauteur, ni la terre, à cause de sa profondeur, ni le cœur des rois. Alors, il est inutile pour les hommes et les femmes de sonder ces choses à moins que Dieu veuille nous les révéler. Malgré cela, les humains ont « découvert » certaines vérités, qu’ils proclament comme étant véritables, et qui sont pourtant responsables de toute la confusion qui existe dans le monde simplement parce que ces « vérités » sont humaines et non divines. Car il n’y a pas de confusion en Dieu. Laissez-moi vous en citer quelques-unes.

La très grande majorité des religions enseignent que l’humain peut monter au ciel après sa mort. Ceux qui enseignent cela ne vous citeront jamais Jean 3:13 où Jésus Lui-même a dit : « Or personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. » Et quand on leur montre ce passage biblique, ils sont rapides à répondre : « Mais c’est seulement avant le premier avènement de Christ ! » Pourtant, tous Ses disciples, Ses apôtres, Ses évangélistes et ceux qui ont écrit les épîtres et l’Apocalypse n’ont jamais mentionné qu’eux aussi pouvaient aller au ciel après l’ascension de Christ. Par quel tour de passe-passe expliquent-ils que les apôtres seraient allés au ciel, mais pas les patriarches comme Abraham, Isaac et Jacob ? Abraham est qualifié de « père de la foi » par Dieu Lui-même !

Combien d’églises enseignent que Christ va venir enlever Son Église pour l’amener au ciel sept années avant la grande tribulation ? Vérifiez dans vos Bibles et vous verrez que la tribulation entière ne durera que trois ans et demi, car : « si ces jours-là n’avaient pas été abrégés, aucune chair n’eût échappé ; mais à cause des élus ils seront abrégés » (Matthieu 24:22). De plus, Christ a dit qu’Il ressusciterait Ses disciples au dernier jour : « Et c’est ici la volonté du Père qui m’a envoyé, que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour » (Jean 6:39). Et pour S’assurer que les tenants du concept d’un enlèvement sept ans avant ce dernier jour aient l’air ridicule, Il le répète au verset 40, au verset 44 et au verset 54 !

Et qu’en est-il de l’immortalité ? Si l’âme est vraiment immortelle, pourquoi Jésus a-t-Il déclaré, dans Matthieu 10:28 : « Et ne craignez point ceux qui ôtent la vie du corps, et qui ne peuvent faire mourir l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut faire périr et l’âme et le corps dans la géhenne. » Pourtant, presque toutes les églises chrétiennes prêchent que nous avons une âme immortelle, sans se rendre compte qu’elles enseignent un vieux concept de la Kabbale juive tiré des Chaldéens et de leur religion à Mystères de Babylone, et qui s’est répandu jusqu’à aujourd’hui dans le christianisme moderne et dans les religions hindou, bouddhiste, confucianiste et autres, ainsi que dans toute la multitude des groupements du Nouvel Âge.

Il y a en ce moment un débat croissant entre la « science établie » qui prend pour acquis que la terre est ronde, et des gens qui disent que la surface de la terre est plate. Lequel des deux camps est inspiré par la Parole de Dieu ? Pourtant, Dieu ne déclare-t-Il pas : « Il n’y a pas moyen de sonder les cieux, à cause de leur hauteur, ni la terre à cause de sa profondeur » ? On peut inventer toutes sortes de théories et leur donner des « fondations bibliques » accommodantes. L’homme aurait-il acquis plus de connaissance que Dieu ? Dans Jérémie 17:9, Dieu nous dit : « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et désespérément malin ; qui le connaîtra ? » Seul l’Éternel peut sonder le cœur. Seul Dieu peut inspirer ceux qu’Il veut dans cette connaissance profonde. Donc, vérifiez toute chose dans votre Bible comme les Béréens, afin de ne croire que la Parole de Dieu.

Dans Genèse 1:26, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » L’homme peut dominer sur la terre, mais seulement dans les paramètres établis par Dieu Lui-même. Il y a des choses qui vont bien au-delà des capacités de l’homme dans ses recherches humaines. Pourtant, elles sont comprises de la part d’un cœur qui se tient proche de Dieu, Lequel nous a créés selon Son image. Job Lui dit : « Mais moi, j’aurais recours à Dieu, et j’adresserais ma parole à Dieu, qui fait de grandes choses qu’on ne peut sonder, de merveilleuses choses qu’on ne peut compter » (Job 5:8-9). Cela s’applique certainement à bien des choses dont nous ne soupçonnons même pas encore qu’elles existent.

Malgré cela : « Chaque jour je te bénirai ; je louerai ton nom à toujours, à perpétuité. L’Éternel est grand et très digne de louange, et l’on ne saurait sonder sa grandeur. Une génération dira la louange de tes œuvres à l’autre génération, et elles raconteront tes hauts faits » (Psaume 145:2-4). « Ne le sais-tu pas, ne l’as-tu pas entendu, que l’Éternel est le Dieu d’éternité, qui a créé les extrémités de la terre ? [Quelles sont les « extrémités » d’une terre « ronde » ? Sommes-nous en train de prouver que la Terre est plate ?] Il ne se lasse point, il ne se fatigue point, et on ne peut sonder Son intelligence » (Esaïe 40:28). Il y a beaucoup plus à découvrir concernant Dieu et Sa grande création que ce que les hommes peuvent découvrir durant toute leur vie.

Mais ceux qui l’aiment auront l’éternité pour découvrir les complexités majestueuses de Son univers infini, car : « comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’avait point vues, que l’oreille n’avait point entendues, et qui n’étaient point montées au cœur de l’homme, que Dieu avait préparées pour ceux qui l’aiment. Mais Dieu nous les a révélées par son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2:9-10). Donc, si vous ne comprenez pas tout présentement, un jour, vous comprendrez parce que tout nous sera révélé par Son Esprit. Ce qui prime maintenant, c’est Son salut qu’on ne peut pas gagner par nos propres moyens, mais seulement par Sa mort pour nous, et qu’Il nous a offert gratuitement.

Quel merveilleux paradoxe ! « O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont impénétrables, et que ses voies sont incompréhensibles ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou, qui a été Son conseiller ? » (Romains 11:33-34). Mais comme le disait si bien Paul, dans Éphésiens 3:8 : « C’est à moi, le moindre de tous les saints, qu’a été donnée cette grâce d’annoncer, parmi les Gentils, les richesses incompréhensibles de Christ. » Que la terre est ronde ou plate ? Savoir de quelle forme est la Terre n’est pas un prérequis au salut, mais cela vient démontrer que la Bible est bien plus scientifique que les savants modernes.

Ce que Paul nous exhorte plutôt, c’est : « de mettre en évidence devant tous, quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ, afin que la sagesse de Dieu, infiniment diverse, soit maintenant manifestée par l’Église aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes, selon le dessein qu’il avait formé de tout temps, et qu’il a exécuté par Jésus-Christ, notre Seigneur, en qui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance, par la foi que nous avons en lui » (Éphésiens 3:9-12). Voilà ce que Ses disciples devaient savoir.

Ce que les disciples voulaient aussi absolument savoir, c’est que : « Dieu est puissant pour vous combler de toutes sortes de grâces, afin qu’ayant toujours tout ce qui vous est nécessaire, vous abondiez en toutes sortes de bonnes œuvres, selon qu’il est écrit ; Il a répandu, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure éternellement » (2 Corinthiens 9:8-9). Jésus Lui-même a déclaré : « je suis venu, pour que mes brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger ; le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10:10-11). Cette promesse bien connue est quelquefois mal comprise, étant interprétée à savoir que la vie chrétienne serait une vie de prospérité matérielle abondante et de joie continuelle.

Le mot « abondance » et autres mots semblables sont tous fondés sur le même mot grec qui veut vraiment dire « abondance », mais pourrait être appliqué autant aux sentiments de peine qu’aux sentiments de joie. La vie chrétienne, comme démontrée dans le texte plus haut, devrait nous pourvoir une abondance d’œuvres pour Christ, pour la simple raison que Dieu est puissant pour nous combler de toutes sortes de grâces, telles que manifestées envers nous. « Ainsi, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez avec lui, enracinés et fondés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle, avec actions de grâces. Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ » (Colossiens 2:6-8).

Les chrétiens devraient cependant abonder aussi en amour. « Et que le Seigneur vous fasse croître et abonder en charité les uns envers les autres, et envers tous, comme il en est de nous envers vous ; et qu’il affermisse vos cœurs pour qu’ils soient irrépréhensibles dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous ses saints » (1 Thessaloniciens 3:12-13). Par contre, les chrétiens peuvent également subir de grandes peines et des difficultés dans cette vie.

Comme nous le déclare si bien Paul, dans 2 Corinthiens 11:23-28 : « je le suis plus encore ; plus je le suis par les travaux, infiniment plus par les blessures, plus par les prisons ; souvent en danger de mort ; cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un ; trois fois j’ai été battu de verges ; une fois j’ai été lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage ; j’ai passé un jour et une nuit dans la mer profonde ; j’ai été souvent en voyage ; en danger sur les fleuves, en danger de la part des voleurs, en danger parmi ceux de ma nation, en danger parmi les Gentils, en danger dans les villes, en danger dans les déserts, en danger sur la mer, en danger parmi les faux frères ; dans les peines, dans les travaux, dans de fréquentes veilles, dans la faim, dans la soif, souvent dans les jeûnes, dans le froid et dans la nudité. Et chaque jour, sans parler des autres choses, je suis assiégé par les soucis de toutes les Églises. »

Un chrétien pourrait abonder en pauvreté. Dans 2 Corinthiens 8:1-4, nous pouvons lire : « Or, nous vous faisons connaître, frères, la grâce que Dieu a faite aux Églises de Macédoine ; c’est qu’ayant été éprouvés par plusieurs afflictions, ils ont été remplis de joie, et dans leur profonde pauvreté, ils ont répandu avec abondance les richesses de leur libéralité. Car, je l’atteste, ils ont donné de leur propre mouvement, selon leur pouvoir, et même au-delà de leur pouvoir ; nous priant très instamment de recevoir cette aumône et leur contribution pour l’assistance des saints. »

Cependant, une abondance de souffrance chez le croyant peut toujours être contrebalancée par la grâce abondante de Dieu. « Car, comme les souffrances de Christ abondent en nous, ainsi notre consolation abonde par Christ. Et, soit que nous soyons affligés, c’est pour votre consolation et votre salut, qui s’opère dans la patience avec laquelle vous endurez les mêmes maux que nous souffrons aussi ; soit que nous soyons consolés, c’est pour votre consolation et votre salut ; (Et l’espérance que nous avons de vous est ferme ;) sachant que comme vous avez part aux souffrances, vous aurez aussi part à la consolation » (2 Corinthiens 1:5-7).

Parce que notre Dieu : « selon les richesses de sa gloire […] vous donne d’être puissamment fortifiés par son Esprit, dans l’homme intérieur, afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; et que, enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu. Or, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons ; à Lui soit la gloire dans l’Église, par Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen » (Éphésiens 3:16-21).

Dans Genèse 1:26-27, nous pouvons lire : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle. » Alors, d’où vient aux hommes de science cette idée que l’homme descend du singe ? Combien d’humains ont été séduits par cette « théorie » ? Le premier chapitre de la Genèse est le chapitre fonctionnel de la Bible, et ainsi de toute vraie science. C’est le grand chapitre de la création, dévoilant les évènements originaux de la création de l’univers et la recréation de la terre suite à un événement catastrophique survenu à cause de Satan qui rendit la terre informe et vide. Donc, dès le verset 3, Dieu fut obligé de recréer la terre afin de la rendre habitable pour l’homme et tout ce qui existe.

Dieu est maintenant engagé à maintenir Sa création en dépit des déclarations des évolutionnistes qui voient l’univers en constante évolution. Non, Dieu S’occupe présentement à conserver et à sauver ce qu’Il avait jadis créé. Il n’existe que trois actes véritables de création spéciale, c’est-à-dire, de création à partir de rien, si ce n’est par l’omnipotente Parole de Dieu. Et cette création fut enregistrée dans la Genèse. Ses autres œuvres furent celles de faire ou de former les entités créées dans des systèmes fonctionnels complexes. Son premier acte de création fut d’appeler à l’existence le cosmos, l’espace, et le temps. « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). C’est ce que nous étudions présentement dans le domaine des sciences physiques.

Le second domaine que Dieu a créé fut celui de la vie. Dans Genèse 1:20-21, « Puis Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des êtres vivants ; et que des oiseaux volent sur la terre devant l’étendue des cieux. Et Dieu créa les grands poissons, et tous les êtres vivants qui se meuvent, dont les eaux foisonnèrent, selon leurs espèces, et tout oiseau ailé, selon son espèce; et Dieu vit que cela était bon. » Il est très intéressant de noter que le principe de vie a requis un second acte de création directe. Donc, il ne sera jamais possible de décrire les systèmes vivants, en termes physiques et chimiques, comme faisant partie de l’évolution de la première création.

Le troisième acte de création fut l’image de Dieu dans l’homme et la femme. « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle » (Genèse 1:26-27). L’étude des humains devient alors le domaine des sciences humaines. Nos corps physiques peuvent être analysés chimiquement, et nos corps vivants peuvent l’être biologiquement, mais notre comportement humain ne peut être compris qu’en terme de notre relation avec Dieu, dont nous partageons l’image. Oh, si seulement ceux qui pensent que nous descendons du singe savaient cela !

Et c’est justement la leçon que les pharisiens devaient également apprendre de Jésus, lors de Sa première venue sur la terre. « Les pharisiens, voyant cela, dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les péagers et les gens de mauvaise vie ? Et Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Mais allez, et apprenez ce que signifie : Je veux la miséricorde, et non pas le sacrifice, car ce ne sont pas des justes que je suis venu appeler à la repentance, mais des pécheurs » (Matthieu 9:11-13).

Jésus appelait tous ceux qui voulaient Le suivre librement et volontairement, et apprendre de Lui. « Chargez-vous de mon joug, et apprenez de moi, parce que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé, et mon fardeau léger », disait-t-Il à ceux qui voulaient Le suivre (Matthieu 11:29-30). Mais malheureusement, après trois années et demie de prédication, de miracles et même après Sa mort par crucifixion, seules cent vingt personnes ont vraiment compris le message de Jésus. « En ces jours-là, Pierre se levant au milieu des disciples, assemblés au nombre d’environ cent vingt personnes, leur dit : Hommes frères, il fallait que la prophétie que le Saint-Esprit a prononcée par la bouche de David, touchant Judas, qui a été le conducteur de ceux qui ont pris Jésus, fût accomplie » (Actes 1:15-16).

Le Seigneur mettait énormément d’emphase sur le fait qu’Il ne désirait plus les offrandes des animaux comme telles, mais plutôt qu’Il désirait que nous ayons la compréhension de ce que ces sacrifices voulaient nous annoncer, accompagnée de la motivation de l’amour et de la foi d’un cœur repentant. Jésus les avait référés à l’Écriture d’Osée 6:6 qui dit : « Car c’est la piété que j’aime et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. » Ce fut la leçon la plus difficile et, pourtant, la leçon de base qu’Il enseignait aux chefs religieux de Son temps pour qu’ils recherchent le pardon et le salut. Mais l’orgueil ne leur permettait pas de voir leur Messie dans ces leçons, et c’est pourquoi ils ne cherchaient qu’à Le faire mourir.

Il y a plusieurs autres leçons que le véritable converti doit apprendre. Paul nous en dévoile une qu’il avait apprise par l’expérience. « Je ne dis pas cela par rapport à mon indigence ; car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais être dans l’abaissement, je sais aussi être dans l’abondance ; en tout et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim ; à être dans l’abondance, et à être dans la disette. Je puis tout par Christ, qui me fortifie » (Philippiens 4:11-13). Une autre leçon difficile, mais vitale pour le chrétien, c’est l’humilité dans le leadership. « Or, mes frères, je me suis appliqué ces choses, ainsi qu’à Apollos, à cause de vous, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas penser au-delà de ce qui est écrit, afin que nul de vous ne mette son orgueil en l’un pour s’élever contre l’autre. Car qui est-ce qui te distingue ? Et qu’as-tu, que tu ne l’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu, comme si tu ne l’avais point reçu ? » (1 Corinthiens 4:6-7).

Même Jésus, dans Sa parfaite humanité, avait des leçons à apprendre. « Bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et ayant été rendu parfait, il est devenu l’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent ; Dieu l’ayant déclaré souverain Sacrificateur, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 5:8-10). Finalement, ayant appris toutes ces leçons, il ne faudrait pas les oublier. « Pour toi, demeure ferme dans les choses que tu as apprises, et dont tu as été assuré, sachant de qui tu les as apprises, et que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ », disait Paul à son jeune évangéliste, dans 2 Timothée 3:14-15. Et cette instruction est pour chacun de nous.

Jésus nous a offert Sa protection durant la tribulation, car : « Aucun mal ne t’atteindra, aucune plaie n’approchera de ta tente. Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre », nous déclare Jésus, dans Psaume 91:10-12. Dieu a créé une quantité innombrable d’anges et : « vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des milliers d’anges » (Hébreux 12:22). Et nous voyons beaucoup de références à ces anges dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testaments, mais très peu d’hommes et de femmes ont réellement vu ces êtres célestes. Cependant, dans Hébreux 13:2, nous pouvons lire : « N’oubliez point l’hospitalité ; car par elle quelques-uns ont logé des anges sans le savoir. »

Ces anges peuvent à l’occasion, assumer l’apparence des humains, mais normalement, ils sont invisibles à nos yeux. Néanmoins, n’ayez crainte, car ils sont là ! « Ne sont-ils pas tous des esprits destinés à servir, et envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? » (Hébreux 1:14). Dieu les a créés afin de nous servir, nous qui sommes destinés à hériter le salut. Car : « Celui qui habite dans la retraite secrète du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant » (Psaume 91:1). Alors : « Bénissez l’Éternel, vous ses anges puissants en force, qui exécutez son commandement en obéissant à la voix de sa parole ! » (Psaume 103:20).

Le ministère de ces anges est très vaste, quand il s’agit des croyants. Dans Psaume 34:8 nous lisons : « L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les délivre. » Et dans Psaume 91:14-16, nous pouvons lire : « Puisqu’il m’aime avec affection, dit le Seigneur, je le délivrerai; je le mettrai en sûreté, car il connaît mon nom. Il m’invoquera et je l’exaucerai ; je serai avec lui dans la détresse [en référence à la tribulation] ; je l’en retirerai et le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir ma délivrance. » Le Psaume 91 fut donc écrit en entier pour nous assurer de la protection divine lors des tribulations.

Nous aurons sûrement la protection des anges durant la tribulation, mais nous serons guidés et encouragés spirituellement par ces êtres angéliques que nous ne voyons pas. Et nous aurons l’occasion de les rencontrer un jour afin de les remercier de leur ministère excellent exercé envers nous dans notre vie physique actuelle. Dans 1 Pierre 1:12, le chef des apôtres nous déclare : « Et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu’ils étaient dispensateurs de ces choses, qui vous ont été annoncées maintenant par ceux qui vous ont prêché l’Évangile, par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. »

Finalement, « quand le Fils de l’homme viendra dans Sa gloire avec tous les saints anges, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations seront assemblées devant lui, et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Matthieu 25:31-34). Ainsi commencera aussi le jugement des rescapés de la grande tribulation, durant le millénium, alors que Jésus commencera Son règne.

Cependant, reculons un peu dans l’histoire afin de comprendre comment Jésus va en arriver à juger les rescapés et non les élus. C’est que Ses élus auront entendu ce que Jésus enseignait. « Et les choses que tu as entendues de moi, en présence de plusieurs témoins, confie-les à des hommes fidèles, qui soient capables aussi d’enseigner les autres » (2 Timothée 2:2). Malgré que ce verset ait été utilisé par plusieurs comme un modèle de leur ministère, la Bible nous avertit que : « La plupart des hommes vantent leur bonté ; mais qui trouvera un homme véritable ? Le juste marche dans son intégrité ; heureux ses enfants après lui ! » (Proverbes 20:6-7).

Les hommes fidèles doivent être préparés dans le plan de Dieu. Et c’est à eux que Jésus a déclaré : « Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Amen ! » (Matthieu 28:19-20). Car c’est ainsi qu’ils pourront comprendre la raison de la patience du Seigneur. Le chef des apôtres l’avait très bien compris, et c’est pourquoi, dans 2 Pierre 3:8-9, Pierre nous dit : « Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. »

Étant convaincus de cela, ils pourront prêcher le retour de Christ, car Jésus Lui-même nous a déclaré, dans Matthieu 24:42-47 : « Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra. Or, considérez ceci, que si un père de famille était averti à quelle veille de la nuit le larron viendra, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts ; car le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas. Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur ses domestiques, pour leur donner la nourriture au temps marqué ? Heureux ce serviteur que son maître trouvera faisant ainsi, quand il arrivera. Je vous dis en vérité, qu’il l’établira sur tous ses biens. »

De tels hommes et de telles femmes seront engagés dans l’œuvre de Christ, et conscients de leur évaluation spirituelle. « Car il en est comme d’un homme qui, s’en allant en voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens. Et à l’un il donna cinq talents, à l’autre deux, et à l’autre un ; à chacun selon ses forces ; et il partit aussitôt. Or, celui qui avait reçu cinq talents s’en alla et en trafiqua ; et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui en avait reçu deux en gagna aussi deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla et creusa dans la terre, et y cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et il leur fit rendre compte. Alors celui qui avait reçu cinq talents, vint et présenta cinq autres talents, et dit : Seigneur, tu m’as remis cinq talents ; en voici cinq autres que j’ai gagnés de plus. Et son maître lui dit : Cela est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur. Et celui qui avait reçu deux talents, vint et dit : Seigneur, tu m’as remis deux talents ; en voici deux autres que j’ai gagnés de plus. Et son maître lui dit : Cela est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur » (Matthieu 25:14-23).

Mais, dans Matthieu 5:19-20, Jésus déclare à ceux qui ne sont pas fidèles au Seigneur : « Celui donc qui aura violé l’un de ces plus petits commandements, et qui aura ainsi enseigné les hommes, sera estimé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera estimé grand dans le royaume des cieux. Car je vous dis que si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. » Jésus insiste sur la fidélité de Ses disciples, surtout dans les mystères de Dieu. C’est pourquoi ceux qui ne pensent qu’à leur ventre et à s’enrichir auront de grandes surprises.

« Que chacun donc nous regarde comme des serviteurs de Christ et des dispensateurs des mystères de Dieu. Mais au reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain ; et je ne me juge pas non plus moi-même. Car je ne me sens coupable de rien ; pour cela, néanmoins, je ne suis pas justifié ; mais celui qui me juge, c’est le Seigneur », nous déclare Paul, dans 1 Corinthiens 4:1-4. L’apôtre Pierre était entièrement d’accord, car il a lui-même déclaré : « Que chacun emploie le don selon qu’il a reçu, au service des autres, comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. Si quelqu’un parle, qu’il parle selon les oracles de Dieu ; si quelqu’un exerce un ministère, qu’il l’exerce selon la force que Dieu lui communique, afin qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (1 Pierre 4:10-11).

Ceux en qui Dieu mettait le désir de mener dans les Églises devaient également être des hommes exemplaires : « Gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission, en toute honnêteté. Car si quelqu’un ne sait pas conduire sa propre maison, comment gouvernera-t-il l’Église de Dieu ? » (1 Timothée 3:4-5). « Et quant à Moïse, il a été fidèle dans toute la maison, comme serviteur, pour témoigner de ce qui devait être annoncé ; mais Christ, comme Fils, est établi sur sa maison ; nous sommes sa maison, pourvu que nous conservions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions » (Hébreux 3:5-6). Quant à Abraham, qui devait devenir une nation grande et puissante, et en qui toutes les nations de la terre seraient bénies, Dieu dit : « Car je l’ai connu, afin qu’il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de garder la voie de l’Éternel, pour faire ce qui est juste et droit ; afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit de lui » (Genèse 18:19).

Finalement, les hommes fidèles doivent être capables d’enseigner à d’autres. Ceci doit évidemment être un prérequis chez ceux qui doivent avoir des rôles de leadership dans les Églises. « Car il faut que l’évêque soit irrépréhensible, comme économe de Dieu ; qu’il ne soit ni présomptueux, ni coléreux, ni adonné au vin, ni violent, ni porté au gain déshonnête ; mais, au contraire, hospitalier, aimant les gens de bien, prudent, juste, saint, tempérant, attaché à la véritable doctrine qui doit être enseignée, afin qu’il soit capable, tant d’exhorter, selon la saine doctrine, que de convaincre ceux qui s’y opposent » (Tite 1:7-9). Le don de l’enseignement est enregistré dans toutes les listes bibliques, impliquant que le besoin d’hommes fidèles serait répandu.

Cependant, la capacité d’enseigner aux autres, bien qu’étant une habilité merveilleuse, devrait être exercée avec beaucoup de soin. Car Jacques, le demi-frère de Jésus, nous déclare, dans Jacques 3:1 « Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère. » Malgré cela, j’encourage tous ceux et celles qui en ont le goût de demander à Dieu de les guider dans ce domaine, car il y a un très grand nombre de gens qui prêchent des faussetés dans le monde présentement et qui en séduisent plusieurs.




D.395 – J’ai vaincu le monde

bible-couronne-epine

Par Joseph Sakala

Dans Jean 16:32-33, Jésus a dit : « Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, que vous serez dispersés chacun de son côté, et que vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, parce que mon Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ; vous aurez des afflictions dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Malgré les afflictions que nous pouvons avoir dans le monde, quelle assurance de constater que nous ne sommes pas seuls, parce qu’avec Jésus, notre âme repose en paix, car Jésus a vaincu le monde par Son précieux sang versé sur la croix.

L’apôtre Paul a très bien compris le message lorsqu’il dit : « Si je voulais me glorifier, je ne serais pas imprudent, car je ne dirais que la vérité ; mais je m’en abstiens, afin que personne ne m’estime au-delà de ce qu’il voit en moi, ou de ce qu’il m’entend dire. Et de peur que je ne m’élevasse trop, à cause de l’excellence de mes révélations, il m’a été mis dans la chair une écharde, un ange de Satan, pour me souffleter, afin que je ne m’élève point » (2 Corinthiens 12:6-7).

Presque chaque saint, en tous les âges, pourrait répéter les mêmes inquiétudes, car chaque génération de Dieu a enduré ses tribulations. « Bien-aimés, ne soyez point surpris de la fournaise qui est au milieu de vous, pour vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’étrange. Mais réjouissez-vous de ce que vous participez aux souffrances de Christ, afin que lorsque sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi comblés de joie » (1 Pierre 4:12-13).

Dieu avait assigné un but à la vie de Paul et Il en a assigné un à notre vie également, malgré que Paul n’ait pas toujours pu le voir clairement et parfois nous non plus. Cependant, comme Paul, nous pouvons rendre gloire et, comme Pierre, nous réjouir des bénédictions qu’ils reçurent du Seigneur. « Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs, par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ est mort en son temps, pour des impies » (Romains 5:5-6). La persécution ne cessera pas et elle pourrait même résulter en notre mort.

Mais, au-travers de tout cela, nous avons l’assurance que notre destin est certain. « Mais nous voyons couronné de gloire et d’honneur ce Jésus, qui, par la mort qu’il a soufferte, a été fait un peu inférieur aux anges, afin que par la grâce de Dieu il souffrît la mort pour tous. En effet, il était convenable que celui pour qui et par qui sont toutes choses, voulant amener à la gloire plusieurs enfants, rendît parfait le Prince de leur salut, par les souffrances » (Hébreux 2:9-10). Lui, qui n’a point épargné Son propre Fils, mais qui L’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il point toutes choses avec Lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu est celui qui les justifie !

Dans Philippiens 4:6-7, nous lisons : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » La paix de Dieu est comme une rivière qui coule doucement et qui couvre nos peines et nous enseigne que tout va bien avec notre âme. Notre Seigneur ne nous a pas promis une vie sans peine, libre de toute tragédie, mais Il nous a promis d’être avec nous au-travers de nos malheurs. « Même quand je marcherais dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal ; car tu es avec moi ; c’est ton bâton et ta houlette qui me consolent » (Psaume 23:4).

Ces promesses faites à Israël s’appliquent également à nous, Son peuple du Nouveau Testament. « Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi ; et les fleuves, ils ne te submergeront point. Quand tu passeras par le feu, tu n’en seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. Car je suis l’Éternel ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. Je donne pour ta rançon l’Égypte ; Cush et Séba pour toi. Parce que tu es précieux à mes yeux, que tu es honoré et que je t’aime, je donne des hommes à ta place et des nations en échange de ta vie » (Esaïe 43:2-4). Nous pouvons être rassurés, quoi qu’il arrive, sachant qu’Il est avec nous.

Le seul prérequis est de : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7). Voilà le seul prérequis de Dieu pour avoir Sa paix. Ensuite : « Ouvrez les portes, et qu’elle entre, la nation juste et fidèle ! Tu gardes au cœur ferme une paix assurée, parce qu’il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel, à perpétuité ; car l’Éternel, l’Éternel est le rocher des siècles ! » (Esaïe 26:2-4). Son travail s’est terminé sur la croix, par Sa mort.

Dans Psaume 22:31-32, David a écrit : « La postérité le servira ; on parlera de l’Éternel à la génération future. Ils viendront, et raconteront sa justice au peuple qui naîtra, parce qu’il aura fait ces choses. » Dans ces deux versets, nous découvrons la merveilleuse prophétie qui nous décrit très clairement les souffrances de Jésus-Christ sur la croix et ce, mille ans avant son accomplissement. Le verset 31 promet que toutes les générations parleront de ce sacrifice de notre Seigneur. Les parents allaient en parler à leurs enfants et les enseignants à leurs étudiants. « Une génération dira la louange de tes œuvres à l’autre génération, et elles raconteront tes hauts faits » (Psaume 145:4).

Cette prophétie fut merveilleusement accomplie pendant près de 2 000 ans alors que chaque génération de chrétiens a raconté à la génération subséquente l’histoire de Christ et de Son sacrifice pour nos péchés. « Recherchant, pour quel temps et quelles conjonctures l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui rendait témoignage d’avance, leur révélait les souffrances de Christ, et la gloire dont elles seraient suivies » (1 Pierre 1:11). Ces deux évènements sont décrits de manière si claire dans le Psaume 22 ! Mais le dernier verset met l’emphase sur le fait que le travail est terminé. L’aspect le plus glorieux de l’Évangile est que Jésus a accompli tout ce qui était nécessaire pour assurer le salut éternel à tous ceux qui accepteront Son sacrifice. « Les humbles mangeront et seront rassasiés ; ceux qui cherchent l’Éternel, le loueront ; votre cœur vivra à perpétuité. Tous les bouts de la terre s’en souviendront, et reviendront à l’Éternel ; toutes les familles des nations se prosterneront devant ta face » (Psaume 22:27-28).

La dernière phase de cette prophétie fut accomplie lorsque Jésus, alors qu’Il était mourant sur croix, S’écria : « Tout est accompli. Et ayant baissé la tête, il rendit l’esprit » (Jean 19:30). Dans Genèse 2:1, nous lisons : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. » Tout comme la Parole de Dieu venait de déclarer que tout le travail de la création de l’univers physique était terminé, la même Parole de Dieu, vivant dans une chair humaine, mourant sur la croix, a pareillement déclaré que le travail de la rédemption spirituelle était également terminé ! Que nous reste-t-il à faire ? Absolument rien ! Jésus a terminé le travail.

Nous ne pouvons rien créer, soit pour ajouter à la création physique de l’univers ou ajouter quoique ce soit à notre salut. Pourtant, Paul nous dit de « travailler à notre salut ». Est-ce que la Bible se contredit ? Pas du tout ! Mais de quelle façon ? Dans Philippiens 2:12-14, Paul nous dit : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon Son plaisir. Faites toutes choses sans murmures et sans disputes. » Voici comment : en obéissant aux directives que le Saint-Esprit nous inspire selon Son plaisir.

Pouvons-nous alors faire des œuvres pour gagner notre salut ? Absolument pas ! « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:8-10). Cela se résume également à l’obéissance à Dieu dans la reconnaissance d’avoir déjà reçu le salut  gratuitement avec joie, en rendant continuellement grâce pour ce que Dieu a antérieurement fait pour nous tous alors que nous étions encore dans nos péchés. Cependant, avec cette belle promesse, nous avons également reçu un avertissement sévère dirigé vers ceux qui ignorent les instructions de Dieu.

Ayant décrit tant de grandes bénédictions, Dieu nous décrit pareillement en détail les misérables résultats attachés à la désobéissance à Ses lois bénéfiques. Dieu nous décrit les conditions pitoyables impliquant chaque facette de la vie. La désobéissance à la voie de Dieu amène des échecs ou  des malédictions avec des conséquences évidentes, comme la pauvreté, les maladies, la faim et l’oppression par d’autres nations. Dans le monde actuel, nous constatons que plusieurs pays développés, considérés parmi les plus prospères, commencent à expérimenter les conditions décrites par Dieu, qui sont attachées à la désobéissance.

Dieu avait inspiré le prophète Ésaïe de décrire les résultats de la désobéissance à la voie divine. « Au lieu de parfum, il y aura de l’infection ; au lieu de ceintures, des cordes ; au lieu de cheveux frisés, des têtes chauves ; au lieu de robes flottantes, des sacs étroits ; des cicatrices, au lieu de beauté. Tes hommes tomberont par l’épée, et tes héros par la guerre » (Ésaïe 3:24). L’apôtre Paul fut également inspiré de nous rappeler : « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:23).

Paul avait compris que l’ultime succès est de recevoir la vie éternelle en Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu. Tandis que l’ultime échec dans la vie d’un humain, c’est d’être privé de toutes les bénédictions divines et détruit éternellement dans le feu de la géhenne, sans aucune possibilité d’une résurrection. Alors, chacun doit se questionner à savoir, le doux parfum du succès ou la mauvaise odeur de l’échec ? La Bible est pleine de bonnes instructions pour vous guider sur la voie du succès en harmonie avec les lois immuables de Dieu. Pourquoi ne pas prendre immédiatement la décision de vous instruire dans la Parole de Dieu et récolter ensuite toutes ces bénédictions que Dieu a déjà préparées pour ceux qui veulent librement faire Sa volonté ?

Dans Philippiens 3:20-21, Paul dit : « Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de Sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » Le mot « citoyens », dans ce verset, vient du grec politeurna, utilisé une seule fois dans le Nouveau Testament. Il est un dérivé du mot cité polis et a trait au comportement d’un bon citoyen. Par conséquent, certaines exégèses le traduisent comme « citoyenneté », mettant l’emphase sur le fait que notre véritable demeure n’est pas dans une cité terrestre, mais plutôt au ciel. Puisque, depuis notre conversion, nous vivons en pèlerins sur une terre étrangère, nous sommes spirituellement considérés comme citoyens du ciel.

Pendant notre villégiature en ce monde, nous devenons des pionniers résidents tentant d’établir, dans ce monde de plus en plus dangereux, une colonie céleste pour notre Sauveur à venir. Dans sa dernière prière au Père, avant d’être arrêté, Jésus Lui dit, dans Jean 17:18 : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. » Après Sa résurrection, Jésus, S’adressant à Ses disciples, leur dit : « Allez par tout le monde, et prêchez l’évangile à toute créature » (Marc 16:15). C’était la mission que Jésus avait donnée aux siens et elle se poursuit encore aujourd’hui. Voilà pourquoi Paul dit que : « Nous faisons donc la fonction d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; et nous vous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5:20).

En tant qu’ambassadeurs pour Christ, notre comportement quotidien doit honorer le Royaume céleste ainsi que notre Grand Roi que nous attendons avec fierté et persévérance. Donc, quand nos efforts de colonisation ont du succès et que de nouveaux citoyens viennent s’ajouter à ce Royaume céleste, ceux-ci pourront alors témoigner avec nous : « Rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés » (Colossiens 1:12-14). En tant que citoyens, colonisateurs et ambassadeurs du Royaume céleste, nous ne vivons seulement que temporairement dans ce corps physique qui sera transformé en corps glorieux, au retour de Christ. C’est alors que nous serons réunis à notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ pour régner éternellement en tant qu’Élus dans le Royaume qu’Il viendra établir sur cette terre, et qui ne passera jamais à aucune autre nation.

C’est alors que s’accomplira cette prière quotidienne à Dieu : « Notre Père qui es aux cieux, Ton nom soit sanctifié ; Ton règne vienne ! Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6:9-10). Mais Son Royaume sera éternel. Dans Hébreux 12:1-2, Paul nous déclare : « Ainsi donc, nous aussi, étant environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe aisément, courons avec constance dans l’arène qui nous est ouverte, regardant à Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, méprisant l’ignominie, à cause de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »

En Sa victoire sur le monde, notre Dieu S’avère une forteresse puissante. Sa Parole est au-dessus de toute puissance terrestre, Son Esprit et Ses dons nous appartiennent en propre. Donnons-Lui notre vie, car le corps, ils peuvent le tuer, mais Sa vérité continue et Son Royaume sera éternel. En tant que soldats du Christ, nous possédons des habiletés, dont la principale est le Saint-Esprit avec Sa puissance. « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui. Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice » (Romains 8:9-10).

Or, il y a diversité de dons, mais un même Esprit. Il y a aussi diversité de ministères, mais un même Seigneur ; il y a également diversité d’opérations, mais c’est toujours le même Dieu qui opère toutes choses en tous. Or, la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune, c’est-à-dire, à chacun des autres membres de l’Église. Car la parole de sagesse est donnée à l’un par l’Esprit ; la parole de science est donnée à l’autre par ce même Esprit ; un autre reçoit la foi par ce même Esprit ; un autre reçoit du même Esprit le don de guérir ; un autre, les opérations des miracles; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d’interpréter les langues. Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît, nous déclare Paul, dans 1 Corinthiens 12:4-11.

Et ne craignez point ceux qui ôtent la vie du corps et qui ne peuvent faire mourir l’âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr et l’âme — qui peut donc mourir — et le corps dans la géhenne, nous dit Jésus dans Matthieu 10:28. Fixez-vous sur Jésus, car : « Il dit à un autre : Suis-moi. Et celui-ci répondit : Seigneur, permets que j’aille auparavant ensevelir mon père. Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts, mais toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre lui dit aussi : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi de prendre auparavant congé de ceux qui sont dans ma maison. Mais Jésus lui répondit : Celui qui met la main à la charrue et regarde derrière lui, n’est point propre au royaume de Dieu » (Luc 9:59-62).

Car la grâce de Dieu, pour le salut de tous les hommes, a été manifestée ; et elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre, en ce présent siècle, dans la tempérance, dans la justice et dans la piété ; en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, Qui S’est donné Lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de Se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise, nous déclare Paul, dans Tite 2:11-15.

Pourtant, la bataille continue. Mais à : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône » (Apocalypse 3:21). « Car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. C’est pourquoi consolez-vous les uns les autres par ces paroles » (1 Thessaloniciens 4:16-18).

Dans 2 Pierre 3:2, l’apôtre nous dit de bien se rappeler des choses prédites : « Afin que vous vous souveniez des choses qui ont été prédites par les saints prophètes, et de notre commandement à nous, les apôtres du Seigneur et Sauveur. » C’est qu’il y a eu une tendance par le passé, chez certains prêcheurs, à diluer la doctrine verbale inspirée en arguant que ce sont les pensées des Écritures qui comptent et non pas les paroles précises. Ils oublient toutefois que la transmission de certaines pensées requiert des mots extrêmement précis. Un langage ambiguë attire souvent des pensées mêlées et incertaines.

C’est ainsi que l’apôtre Pierre, dans son dernier chapitre, a exhorté ses disciples à bien surveiller les écrits des prophètes de l’Ancien Testament. Et Paul, dans sa dernière épître, a confirmé l’importance que : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Ce sont des Paroles inspirées par Dieu Lui-même et non des concepts. Jésus est encore plus dur en annonçant les paroles du Christ lorsqu’Il dit : « Je proteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu’un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre ; et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre » (Apocalypse 22:18-19).

Jésus citait souvent l’Ancien Testament. Dans Jean 10:34-37 : « Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Que si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu était adressée (et l’Écriture ne peut être rejetée), dites-vous que je blasphème, moi que le Père a sanctifié et qu’il a envoyé dans le monde, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez point. » Il Se servait de ce passage pour leur faire comprendre que les anciens croyaient les juges dans leurs décisions. « J’ai dit : Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut ; toutefois vous mourrez comme des hommes, et vous tomberez comme l’un des princes. Lève-toi, ô Dieu, juge la terre ! Car tu posséderas en héritage toutes les nations » (Psaume 82:6-8).

Dans ce cas en particulier, Jésus a même mis beaucoup d’emphase sur : « Que si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu était adressée (et l’Écriture ne peut être rejetée), dites-vous que je blasphème, moi que le Père a sanctifié et qu’il a envoyé dans le monde, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? », se référant aux paroles de Moise et des prophètes. Vers la fin de Son ministère terrestre, Jésus a fait cette promesse éclatante : « Le ciel et la terre passeront ; mais mes paroles ne passeront point » (Marc 13:31). Alors, les véritables mots de la Bible viennent de Dieu et nous ferions bien de les apprendre pour qu’ils fassent partie de nos vies. Et nous souvenir également qui était le Témoin de la création.

Dans Apocalypse 3:14, nous lisons : « Écris aussi à l’ange de l’Église de LAODICÉE : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu. » Cette salutation à la dernière Église de l’Apocalypse contient la dernière de quatre phrases qui distinguent « le début de la création ». Le Christ glorifié Se l’approprie comme un de Ses noms divins. Même si le travail de la création était depuis longtemps terminé, il y avait un commencement et ce commencement était Christ. « Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle » (Jean 1:1-3).

Les deux premières mentions de cette phrase nous viennent des lèvres de Christ qui instruisait le peuple en disant : « Mais au commencement de la création, Dieu ne fit qu’un homme et qu’une femme » (Marc 10:6). Cette confirmation du Créateur Jésus-Christ, qui citait Genèse 1:27, assure avec certitude qu’Adam et Ève furent créés lors de la recréation de la terre en sept jours. Dieu l’a confirmé sur les tables de la loi lorsqu’Il déclara : « Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier ; tu travailleras six jours, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le repos de l’Éternel ton Dieu ; tu ne feras aucune œuvre en ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes ; car l’Éternel a fait en six jours les cieux et la terre, la mer et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié » (Exode 20:8-11).

Parmi les évangéliques, ceux qui prêchent une évolution de l’homme durant des siècles rejettent aussi cette déclaration de Dieu comme étant le Créateur. Christ a également fait référence aux derniers temps dans le contexte des premiers temps lorsqu’Il a déclaré, dans Marc 13:19 : « Car il y aura en ces jours-là une telle affliction, que, depuis le commencement du monde, que Dieu a créé, jusqu’à maintenant, il n’y en a point eu et il n’y en aura jamais de semblable. » La phrase est utilisée de manière identique par Pierre dans une prophétie contre les moqueurs des derniers temps : « Sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours il viendra des moqueurs, qui se conduiront selon leurs convoitises, et qui diront : Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, toutes choses demeurent comme depuis le commencement de la création » (2 Pierre 3:3-4).

En faisant cela, ces moqueurs rejettent le fait qu’il y ait eu une création ou un vrai Créateur, refusant par le fait même Christ Lui-même. Mais Jésus demeure le « Témoin fidèle » et « l’Amen », et de tels rejets de Sa puissance prouvent que des personnes ignorantes et mal assurées tordent les Écritures, comme toutes les autres, à leur propre perdition. Ne vous occupez surtout pas de ces personnes ignorantes qui déforment les Écritures, mais souvenez-vous de Celui qui a vaincu le monde et Qui S’est formé des Élus pour mener Son Gouvernement sur cette terre. D’abord pendant mille années, pour instruire dans la justice tous les survivants de l’atroce tribulation qui va s’abattre sur la terre. Ensuite, lors de la deuxième Résurrection pour instruire les milliards qui ont été mal enseignés.

Et finalement, les « érudits » ignorants et mal assurés qui tordent les versets, comme les autres Écritures, sans jamais s’en repentir, pour leur propre perdition dans le feu, lors de la troisième Résurrection. « Et la mer rendit les morts qu’elle contenait ; la mort et l’enfer rendirent aussi les morts qui y étaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et l’enfer furent jetés dans l’étang de feu ; c’est la seconde mort. Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:13-15).

Un feu d’où il n’y aura aucune autre résurrection possible : « Car voici, le jour vient, ardent comme un four : tous les orgueilleux et tous ceux qui commettent la méchanceté, seront comme du chaume, et ce jour qui vient les embrasera, a dit l’Éternel des armées, et ne leur laissera ni racine ni rameau. Mais pour vous, qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice, et la santé sera dans ses rayons, et vous sortirez et bondirez comme les veaux d’une étable. Et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je prépare, a dit l’Éternel des armées » (Malachie 4:1-3).




D.350 – Délivrés de la puissance des ténèbres

tenebres

Par Joseph Sakala

Dans Colossiens 1:12-14, Paul loue Dieu : « Rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. » Notre foi a retrouvé un lieu de repos parce que le sang de Christ fut versé à notre place ; et c’est assez pour nous. Il ne reste rien à faire qu’à obéir à notre Sauveur. Notre grand Médecin guérit les malades. Il est venu pour sauver les perdus. Pour nous, Il a versé Son précieux sang. Pour nous, Il a donné Sa vie. Je n’ai plus besoin d’arguments, car Jésus est mort. Et Il est mort pour moi.

Christ était sûrement le grand Médecin, car Il a traversé la Galilée guérissant tous les malades. « Et Jésus allait par toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, prêchant l’Évangile du royaume de Dieu, et guérissant toutes sortes de maladies et toutes sortes de langueurs parmi le peuple. Et sa renommée se répandit par toute la Syrie ; et on lui présentait tous ceux qui étaient malades, et atteints de divers maux et tourments, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques ; et il les guérissait. Et une grande multitude le suivit de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et d’au-delà du Jourdain » (Matthieu 4:23-25).

Mais Son ministère ne se limitait pas aux malades physiques, car Il dit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, c’est pourquoi il m’a oint pour annoncer l’Évangile aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour publier la liberté aux captifs, et le recouvrement de la vue aux aveugles ; pour renvoyer libres ceux qui sont dans l’oppression, et pour publier l’année favorable du Seigneur » (Luc 4:18-19). Sa mission était plus profonde, celle de guérir leur âme. « Et les scribes et les pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les péagers et les gens de mauvaise vie, disaient à ses disciples : Pourquoi mange-t-il et boit-il avec les péagers et les gens de mauvaise vie ? Et Jésus ayant entendu cela, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal ; je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs » (Marc 2:16-17). Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Nous avons la rédemption par Son sang et seulement par Son sang. Et comme résultat, nous avons reçu le pardon de nos péchés, nous sommes délivrés de la puissance des ténèbres et nous avons reçu une résidence dans le Royaume de Son cher Fils. Là, nous allons tous nous rencontrer pour chanter un cantique nouveau, disant : « Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu nous a rachetés à Dieu par ton sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation, Et tu nous as faits rois et sacrificateurs à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre » (Apocalypse 5:9-10). Oui, Jésus a fait tout cela et Il l’a fait pour nous.

Dans Romains 3:22-25, Paul nous dit : « La justice de Dieu, dis-je, par la foi en Jésus-Christ, pour tous ceux et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, Que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu. » Jésus a tout fait ce qui était nécessaire pour nous justifier devant Dieu, à condition que nous croyons et acceptions Son don gratuit de salut.

Jésus sauve, et c’est tout ce que nous avons besoin de croire : « En qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de sa grâce, Qu’il a répandue sur nous abondamment par toute sorte de sagesse et d’intelligence ; nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon le dessein bienveillant qu’il avait auparavant résolu en Lui-même, et qu’il devait réaliser à l’accomplissement des temps, à savoir de réunir toutes choses en Christ, tant ce qui est dans les cieux, que ce qui est sur la terre » (Éphésiens 1:7-10). Oui, ma foi a finalement trouvé un lieu de repos. Cela met fin a toute ma crainte et mon doute. Étant pécheur, je viens à Lui, car Il ne m’a jamais abandonné.

Je n’ai besoin d’aucun autre, car Jésus est mort pour moi. Jésus, qui nous a tant aimés, a déclaré : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi. Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or c’est ici la volonté du Père qui m’a envoyé, que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. C’est ici la volonté de celui qui m’a envoyé, que quiconque contemple le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:37-40). Il n’y a pas de crainte ici, car : « il n’y a point de crainte dans la charité, mais la parfaite charité bannit la crainte ; car la crainte renferme une punition, et celui qui craint n’est pas parfait dans la charité » (1 Jean 4:18).

Il ne faut jamais avoir de doute en Lui, ni dans Ses intentions : « En qui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance, par la foi que nous avons en lui » (Éphésiens 3:12), étant persuadé que Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre en poursuivra l’accomplissement jusqu’au jour de Jésus-Christ. Il faut être convaincu que, lorsque questionné par Dieu à savoir si nous devons être pardonnés, notre Avocat répondra qu’Il est mort pour nous, et cela suffit. Aucune autre défense légale ne sera exigée, car le plaidoyer est déjà apporté et la cour n’a qu’à garantir que nous sommes justifiés gratuitement par Sa grâce ; et nous aurons ainsi notre lieu de repos.

Dans Tite 3:4-7, nous lisons : « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, Qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance. » Sûrement, une des plus précieuses doctrines pour un chrétien, c’est celle dévoilée plus haut. Notre salut ne dépend pas de nos œuvres de justice, mais de Sa grâce donnée gratuitement au-travers de l’œuvre de Jésus Christ notre Sauveur.

Notre foi a trouvé un lieu de repos, parce que nous avons placé notre confiance dans Celui qui vit éternellement, Ses plaies en sont témoin. Nous n’avons besoin d’aucune preuve de plus autre le fait que Jésus est mort et qu’Il est mort pour nous. Rien que nous puissions faire, et rien que les églises puissent croire, ne pourrait nous fournir un repos additionnel pour notre foi. « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, suivant ce qu’il a dit : C’est pourquoi j’ai juré dans ma colère, qu’ils n’entreront point dans mon repos ! Cependant Ses œuvres étaient accomplies depuis la création du monde » (Hébreux 4:3). Et quand nous mourrons : « Il reste donc au peuple de Dieu un repos de sabbat. Car celui qui est entré dans son repos, se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes » (Hébreux 4:9-10).

Le seul travail qui compte pour quelque chose, c’est celui que Jésus a accompli lorsqu’Il est mort sur la croix. « Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes ; mais vous êtes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes » (1 Pierre 2:24-25). Ce n’est pas de notre santé physique dont il est question ici, mais plutôt de la guérison de nos âmes. Puisque Christ est mort pour nos péchés, il n’y a plus de rançon à payer. Puisqu’Il est ressuscité, Il a vaincu la puissance de la mort, alors notre foi peut se reposer, en tant que peuple de Dieu. Nous sommes donc remplis d’intelligence spirituelle.

Dans Colossiens 1:7-9, Paul leur dit : « …ainsi que vous en avez été instruits par Épaphras, notre cher compagnon de service, qui est pour vous un fidèle ministre de Christ, et qui nous a fait connaître votre charité selon l’Esprit. C’est pourquoi depuis le jour où nous l’avons appris, nous n’avons cessé de prier pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle. » Paul avait choisi le mot particulier pleroo pour décrire une action qui « remplit jusqu’au bord », de façon que la connaissance pour laquelle il priait n’avait plus d’espace à remplir. En parlant à ses amis à Rome, Paul leur dit : « Pour moi, frères, j’ai la persuasion que vous êtes pleins de bonté, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres » (Romains 15:14).

Cela inclut la sorte de connaissance venant de la volonté divine qui donne une compréhension complète de Sa volonté dans nos vies. « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:3-4). Cette magnifique et complète connaissance de Sa volonté inclut également la sagesse d’utiliser la connaissance acquise par l’expérience : « Qu’il a répandue sur nous abondamment par toute sorte de sagesse et d’intelligence ; nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon le dessein bienveillant qu’il avait auparavant résolu en lui-même, et qu’il devait réaliser à l’accomplissement des temps, à savoir de réunir toutes choses en Christ, tant ce qui est dans les cieux, que ce qui est sur la terre » (Éphésiens 1:8-10).

Puisqu’elle vient de Dieu : « la sagesse d’en haut, elle est d’abord pure, puis paisible, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits, impartiale et sans dissimulation. Or, le fruit de la justice se sème dans la paix, pour ceux qui s’adonnent à la paix » (Jacques 3:17-18). Cette sagesse et merveilleuse connaissance que Dieu nous a fournie inclut également une compréhension spirituelle, c’est-à-dire, la capacité de mettre des choses compliquées ensemble avec l’Esprit de Christ. « Car qui a connu la pensée du Seigneur pour l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ » (1 Corinthiens 2:16). En effet, l’homme spirituel juge de toutes choses et n’est lui-même jugé par personne. « Considère ce que je dis, et que le Seigneur te donne l’intelligence en toutes choses » (2 Timothée 2:7).

Nous sommes remplis du Saint-Esprit dès notre baptême. Dans Luc 1:13-16, nous lisons : « Mais l’ange lui dit : Zacharie, ne crains point ; car ta prière est exaucée, et Élisabeth ta femme t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et de ravissement, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur ; il ne boira ni vin, ni boisson forte, et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère ; il convertira plusieurs des enfants d’Israël au Seigneur leur Dieu. » Cette prophétie de l’ange Gabriel nous transmet un témoignage merveilleux du caractère de Jean le Baptiste, contenant dans le Nouveau Testament la première référence à la doctrine unique d’être rempli du Saint-Esprit.

Dans le paragraphe précédent, je mentionne que nous sommes remplis du Saint-Esprit dès notre baptême, puis je prend l’exemple de Jean-Baptiste qui le reçut dès sa naissance, ce qui pourrait être un peu contradictoire. Vous rappelez-vous ce que Pierre a dit aux gens qui furent touchés de componction en leur cœur, le Jour de la Pentecôte, et qui dirent à Pierre et aux autres apôtres : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Dans Actes 2:38, Pierre leur dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » La clé, ici, c’est le repentir, et seul Dieu peut voir si le repentir est sincère. Alors, nous savons que bon nombre de gens se font baptiser dans les églises chrétiennes et ne reçoivent pas le Saint-Esprit, car leurs fruits demeurent mauvais et ils n’ont pas l’amour de la vérité pour être sauvés. De plus, nous savons également que Jean-Baptiste a baptisé beaucoup de gens qui ne savaient même pas que le Saint-Esprit existait. Mais ceci fut avant l’apparition de Christ.

Jean fut le premier témoin chrétien dirigeant ses propres disciples vers Christ. Mais : « Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples, et voyant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu. Et les deux disciples l’ayant entendu parler ainsi, suivirent Jésus » (Jean 1:35-37). Jean prêchait clairement le salut par l’Évangile de Christ. Ses disciples vinrent à Jean, et lui dirent : « Maître, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui. Jean répondit : Personne ne peut rien s’attribuer, si cela ne lui a été donné du ciel. Vous m’êtes vous-mêmes témoins que j’ai dit : Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui » (Jean 3:26-28). Il est très significatif que Jean fut rempli du Saint-Esprit toute sa vie, car Jésus le fut également. Dans Luc 4:1-2, nous voyons : « Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et fut conduit par l’Esprit dans le désert, où il fut tenté par le diable pendant quarante jours, et il ne mangea rien durant ces jours-là ; mais après qu’ils furent passés, il eut faim. »

Jésus fut sans aucun doute rempli du Saint-Esprit dès Sa conception. Car, dans Psaume 22:10-12, David Lui rend ce témoignage : « Oui, c’est Toi qui m’as tiré du sein de ma mère, et qui m’as fait reposer en paix sur sa mamelle. J’ai été remis en tes mains dès ma naissance ; dès le sein de ma mère tu es mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi, car la détresse est proche, car il n’y a personne pour me secourir ! » La plénitude du Saint-Esprit est disponible à chaque véritable croyant. Dans le Nouveau Testament, les deux parents de Jean furent remplis du Saint-Esprit, comme nous le voyons dans Luc 1:41 « Et aussitôt qu’Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, le petit enfant tressaillit dans son sein, et Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit. » Et, au verset 67, nous lisons : « Alors Zacharie son père fut rempli du Saint-Esprit, et il prophétisa, en disant : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple. » Notez qu’Élizabeth et Zacharie furent remplis du Saint-Esprit sans qu’il soit question de baptême.

Et les apôtres reçurent le Saint-Esprit le Jour de la Pentecôte alors qu’ils étaient enfermés dans une maison. Ils n’étaient pas en train de se faire baptiser. Regardons dans Actes 2:1-4 : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous d’un accord dans un même lieu. Alors il vint tout à coup du ciel un bruit comme celui d’un vent qui souffle avec impétuosité ; et il remplit toute la maison où ils étaient. Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler des langues étrangères, selon que l’Esprit les faisait parler. » L’apôtre Pierre le fut dans Actes 4:8, où nous lisons : « Alors Pierre rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël… »

Et lors d’une évangélisation, les apôtres priaient ainsi : « Et maintenant, Seigneur, considère leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine hardiesse ; en étendant ta main, afin qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des merveilles par le nom de ton saint Fils Jésus. Lorsqu’ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la Parole de Dieu avec hardiesse. Or, la multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme ; et personne ne disait que rien de ce qu’il possédait fût à lui ; mais toutes choses étaient communes entre eux. Et les apôtres rendaient témoignage, avec beaucoup de force, de la résurrection du Seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous. Car il n’y avait aucun indigent parmi eux ; parce que tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons, les vendaient, et apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu. Ils le mettaient aux pieds des apôtres ; et on le distribuait à chacun selon qu’il en avait besoin » (Actes 4:29-35).

Une des qualifications recherchées chez les diacres était qu’ils soient remplis du Saint-Esprit. « Choisissez donc, frères, sept hommes d’entre vous, dont on rende bon témoignage, pleins d’Esprit Saint et de sagesse, à qui nous commettions cet emploi. Quant à nous, nous vaquerons à la prière et au ministère de la parole. Cette proposition plut à toute l’assemblée ; et ils élurent Étienne, homme plein de foi et du Saint-Esprit, et Philippe, et Procore, et Nicanor, et Timon, et Parménas et Nicolas, prosélyte d’Antioche ; et ils les présentèrent aux apôtres, qui, en priant, leur imposèrent les mains. Et la parole de Dieu se répandait, et le nombre des disciples se multipliait beaucoup à Jérusalem. Et un grand nombre de sacrificateurs obéissaient à la foi » (Actes 6:3-7). Évidemment, il y en avaient plusieurs autres, comme chez les Éphésiens à qui Paul a déclaré : « C’est pourquoi ne soyez pas sans prudence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez point de vin, qui mène au dérèglement ; mais soyez remplis de l’Esprit » (Éphésiens 5:17-18).

La référence dans ces passages n’est pas sur un événement singulier, mais plutôt de continuer dans une foi bien fondée. Dans Colossiens 1:23, nous lisons : « Pourvu que vous demeuriez fondés dans la foi et inébranlables, n’abandonnant point l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi, Paul, j’ai été fait ministre. » Paul veut s’assurer que les chrétiens demeurent dans la foi. Par exemple, comme Paul et Barnabas revenaient de leur voyage missionnaire, ils avaient l’habitude de passer par le même chemin, confirmant les âmes des disciples en les exhortant à continuer dans la foi, comme nous le voyons dans Actes 14:22 où : « Fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et leur représentant que c’est par beaucoup d’afflictions qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

Il y a au moins une cinquantaine de fois, dans le Nouveau Testament, où la foi est confirmée ainsi. Dans ces références, il est toujours question d’obéissance à des instructions spécifiques : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise ; ainsi, y apportant tout votre zèle, ajoutez à votre foi la vertu, et à la vertu la science ; et à la science la tempérance ; et à la tempérance la patience ; et à la patience la piété ; et à la piété l’amour fraternel ; et à l’amour fraternel la charité » (2 Pierre 1:3-7).

De cette façon, quelqu’un qui sera ancré dans la foi sera bientôt établi dans son propre témoignage, possédant ainsi son ministère chrétien. Il est nécessaire en effet de bâtir sur le fondement de Christ : « Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est Jésus-Christ » (1 Corinthiens 3:11). Mais : « si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, ou du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu’elle sera révélée par le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre que quelqu’un a bâtie subsiste, il en recevra la récompense » (1 Corinthiens 3:12-14). Mais ceux qui bâtissent sur du bois, du foin et du chaume recevront également leur récompense. Car, si l’or, l’argent et les pierres précieuses ne sont pas affectés par le feu et subsistent, il en va tout différemment du bois, du foin et du chaume qui ne peuvent subsister au feu et sont alors détruits.

Voilà pourquoi Jude nous dit : « Bien-aimés, plein de zèle pour vous écrire touchant notre salut commun, j’ai jugé nécessaire de le faire, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été donnée une fois aux saints. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur » (Jude 1:3-4). Alors, ceux qui continuent dans la foi ne seront jamais délogés de : « l’espérance que nous gardons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui pénètre au-dedans du voile, où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, ayant été fait souverain Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 6:19-20).

C’est également notre facteur motivateur dans la vie : « Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie lui-même, comme Lui est pur » (1 Jean 3:3). « C’est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur, » nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 15:58. Faire l’œuvre de Dieu crée en nous une régénération dans notre corps. En parlant de régénération, Jésus a bien dit : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit » (Jean 3:6). Peut-être que la chose la plus difficile à expliquer â un nouveau chrétien, c’est de prendre une chose charnelle et de la voir changer en esprit, alors qu’auparavant elle n’était que simplement physique. Et là même parmi les plus matures des croyants, il reste des aspects de la vieille nature qui demeurent en guerre avec la nouvelle. « Je trouve donc cette loi en moi ; c’est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres, » déclare Paul dans Romains 7:21-23.

Cependant, chaque chrétien devrait, avec la puissance divine en lui, gagner cette guerre. Christ est venu régénérer ceux qui l’ont suivi. La Bible est spécifique et dit que l’homme est entièrement charnel jusqu’au moment où il reçoit le don de l’Esprit. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit ; parce que la loi de l’Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort, » nous dit Paul, dans Romains 8:1-2. Trop de chrétiens ont encore leurs esprits enfouis profondément dans la chair. L’esprit de l’homme est charnel et il lui est impossible de faire la volonté de Dieu, il ne le peut même pas. Donc, il est évident que Dieu ne « réveille » pas l’esprit de l’homme, mais Il met Son Esprit dans l’homme, car celui-ci ne peut comprendre les profondeurs de Dieu que par l’Esprit de Dieu.

« Je parle suivant l’usage des hommes, à cause de l’infirmité de votre chair. En effet, de même que vous avez livré vos membres pour servir à l’impureté et à l’injustice pour l’iniquité, ainsi livrez-les maintenant comme esclaves à la justice pour la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous avez honte présentement ? Car leur fin est la mort. Mais maintenant affranchis du péché et esclaves de Dieu, vous en retirez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle ; car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:19-23.

Mais Christ est venu pour changer tout cela. Il est venu nous délivrer de la puissance des ténèbres. Dans Romains 8:3-5, Paul nous confirme : « Car ce qui était impossible à la loi, parce qu’elle était affaiblie par la chair, Dieu l’a fait : envoyant son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché ; et pour le péché, il a condamné le péché dans la chair ; afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Car ceux qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair ; mais ceux qui vivent selon l’esprit, s’affectionnent aux choses de l’esprit. » Maintenant par la foi, Pierre nous dit : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5).

Renaître veut dire reproduire quelque chose de semblable. Puisque Christ nous a fait renaître, lors de notre baptême, nous devrions lui ressembler en attitude et en sentiments. Alors : « Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ, Lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes ; et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:5-8). En se dépouillant Lui-même, Il a rendu possible que nous soyons délivrés de la puissance des ténèbres, dans la mesure où nous demeurons attachés a Lui.

« Or, que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera. Frères, priez pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser, » nous dit Paul, dans 1 Thessaloniciens 5:23-26. Voilà le véritable but du christianisme et ce que Christ a toujours enseigné à ceux qui étaient prêts à L’écouter.




D.338 – Croître dans la connaissance du Seigneur

heureux

Par Joseph Sakala

Dans Colossiens 1:10-14, Paul exhorte l’Église à se comporter : « De telle sorte que vous vous conduisiez d’une manière digne du Seigneur, pour lui plaire en toutes choses, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu ; fortifiés en toute manière selon sa puissance glorieuse, pour avoir toute patience, et constance avec joie ; rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. » Il y a plusieurs encouragements dans la Bible voulant qu’un enfant de Dieu vive de façon à refléter le caractère saint de Son Sauveur.

L’expression de « se conduire d’une manière digne » n’apparaît que trois fois dans le Nouveau Testament, dont une fois dans le texte plus haut et une autre fois dans Éphésiens 4:1-3 où Paul dit : « Je vous exhorte donc, moi le prisonnier du Seigneur, à vous conduire d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec un esprit patient, vous supportant les uns les autres avec charité ; vous appliquant à conserver l’unité de l’esprit, par le lien de la paix. » La troisième fois se trouve dans 1 Thessaloniciens 2:12 où Paul déclare : « Vous exhortant, vous encourageant et vous conjurant de vous conduire d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. » Paul voulait que les Colossiens se comportent de façon à vivre leur vie d’un manière plaisante pour le Christ.

L’Église en Galatie était aux prises avec des membres qui essayaient encore de suivre l’ancienne loi des Juifs. Alors, Paul leur déclare : « Car, est-ce les hommes que je prêche, ou Dieu ? ou est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais aux hommes, je ne serais pas un serviteur de Christ. Je vous le déclare donc, frères : l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ » (Galates 1:10-12). Paul insistait auprès des frères thessaloniciens : « Mais, comme Dieu nous a jugés dignes de nous confier l’Évangile, aussi parlons-nous, non pour plaire aux hommes, mais à Dieu, qui éprouve nos cœurs. Car nous n’avons jamais employé de paroles flatteuses, comme vous le savez, ni agi par aucun motif intéressé ; Dieu en est témoin. Et nous n’avons point recherché la gloire qui vient des hommes, ni parmi vous, ni parmi les autres ; quoique nous pussions, comme apôtres de Jésus-Christ, peser avec autorité » (1 Thessaloniciens 2:4-6).

Puisque nous devons marcher dignement, nous devons également produire des fruits dignes du salut : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:10). Cela ne devrait pas être surprenant pour nous, puisque Jésus Lui-même nous a dit que : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:44). « Toutefois, je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra point à vous ; et si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement, » nous a déclaré Jésus avant de mourir, dans Jean 16:7-8.

Quand on pense que nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés et que nous sommes venus à Christ. « Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17). Donc, à nous de nous revêtir du nouvel homme créé à l’image de Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité. Cette nouvelle personne est alors fortifiée afin de marcher dans la dignité. À nous de faire comme David et de nous ennuyer de la Parole de Dieu au point de la rechercher partout où elle se trouve.

Dans Psaume 119:81-84, David déclare : « Mon âme se consume après ton salut ; je m’attends à ta parole. Mes yeux se consument après ta promesse ; je dis : Quand me consoleras-tu ? Car je suis comme une outre dans la fumée ; mais je n’oublie point tes statuts. Combien dureront les jours de ton serviteur ? Quand feras-tu justice de ceux qui me poursuivent ? » Ceux qui aiment Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de toute leur force, et qui cherchent premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice, comprennent ce qu’est la crainte de l’Éternel et trouvent la connaissance de Dieu.

Mais, malgré cette connaissance, les saints de Dieu sont souvent désorientés par le succès apparent des méchants. Et David ne faisait pas exception. Alors, il se posait des questions : « Mes yeux se consument après ta promesse ; je dis : Quand me consoleras-tu ? Car je suis comme une outre dans la fumée ; mais je n’oublie point tes statuts. Combien dureront les jours de ton serviteur ? Quand feras-tu justice de ceux qui me poursuivent ? Les orgueilleux m’ont creusé des fosses ; ce qui n’est pas selon ta loi. Tous tes commandements ne sont que fidélité ; on me persécute sans cause ; aide-moi ! Encore un peu, et ils me détruisaient sur la terre ; mais je n’abandonne pas tes commandements » (Psaume 119:82-87).

Parmi toutes ces plaintes, on voit cependant quand même cette continuelle croyance dans les promesses de Dieu. Malgré qu’il crût que ses jours n’étaient pas garantis, il s’attendait à ce que Dieu juge les méchants, car il savait que Ses commandements ne sont que fidélité. Sa dernière demande pourrait aussi bien être la nôtre également : « Fais-moi revivre selon ta bonté, et je garderai la loi de ta bouche. O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme » (Psaumes 119:88-90). Donc, il faut se rappeler que : « Toi qui, m’ayant fait voir plusieurs détresses et plusieurs maux, reviens me rendre la vie, et qui me fais remonter hors des abîmes de la terre. Tu accroîtras ma grandeur, et tu me consoleras encore » (Psaume 71:20-21). Sur ce fondement, nous avons l’assurance de Sa fidélité, et nous garderons la loi de Sa bouche.

Dans Hébreux 6:16-20, nous lisons : « Or, les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et leur serment pour confirmer une chose, termine tous leurs différends ; afin que par ces deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous ayons une ferme consolation, nous qui cherchons un refuge dans la ferme possession de l’espérance qui nous est proposée, espérance que nous gardons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui pénètre au-dedans du voile, où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, ayant été fait souverain Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec. »

Le mot « espérance », lorsqu’il est utilisé dans le Nouveau Testament, n’indique pas une simple attitude d’espoir, mais plutôt une attente joyeuse de quelque chose qui nous a été promis et qui arrivera sûrement. Notons spécialement les fois où le mot est utilisé avec un adjectif descriptif. Dans 2 Thessaloniciens 2:15-17, Paul nous dit : « C’est pourquoi, frères, demeurez fermes et retenez les enseignements que nous vous avons donnés, soit de vive voix, soit par notre lettre. Or, que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné dans sa grâce une consolation éternelle, et une bonne espérance, console vos cœurs, et vous affermisse en toute bonne doctrine et en toute bonne œuvre. »

Nous découvrons que la bonne espérance nous est donnée avec une consolation qui va durer éternellement. Le Père et le Fils nous l’accordent par la grâce qui nous amène le salut. Ensuite, nous sommes instruits qu’ : « En attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres » (Tite 2:13-14). Cette espérance ne peut venir que par le commandement de Dieu, notre Sauveur, et du Seigneur Jésus-Christ.

Finalement, nous avons une espérance qui est activement vivante. « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5). Nous allons revivre tout comme Jésus est ressuscité des morts, car Sa résurrection est notre assurance et notre espérance. Donc, notre espérance sous la grâce est garantie par Christ, car : « la première ordonnance a été abolie à cause de sa faiblesse et de son inutilité ; (Car la loi n’a rien amené à la perfection ; ) mais une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu, a été mise à sa place » (Hébreux 7:18-19).

Ce n’était pas possible sous la loi de Moïse. « Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est Jésus-Christ. Que si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, ou du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu’elle sera révélée par le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun » (1 Corinthiens 3:11-13). Et l’œuvre de Christ est glorieuse par comparaison, elle est vraiment une ancre pour notre âme, car elle contient la Parole de la vérité.

Dans Psaume 119:160, nous lisons : « Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles. » Très peu de livres survivent à leur première impression et ceux concernant la science sont démodés après quelques années. Mais un livre est éternel ! La Bible se maintient ! Même ses plus anciens chapitres sont encore précis et à date. Malgré les attaques des païens anciens et des évolutionnistes modernes, ce livre va continuer de durer. Jésus a déclaré : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Matthieu 24:35). Même après que tout sera mort et toutes les tirades des sceptiques seront oubliées, la Parole va rester. « L’herbe sèche, la fleur tombe, mais la parole de notre Dieu demeure éternellement ! » (Ésaïe 40:8).

Notez la répétition du témoignage à cet effet dans Psaume 119. Nous lisons par exemple, dans Psaume 119:89 : « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. » Et, au verset 111 : « J’ai pris tes témoignages pour héritage perpétuel ; car ils sont la joie de mon cœur. » Dans Psaume 119:144, il est écrit : « Tes témoignages ne sont que justice à toujours ; donne-m’en l’intelligence, afin que je vive ! » Et finalement, dans Psaume 119:152 : « Dès longtemps je sais par tes témoignages, que tu les as établis pour toujours. » Donc la Parole de Dieu est fondée depuis toujours, héritée par les convertis à tout jamais, établie pour ceux qui seraient intéressés et durable à toujours. Dieu est éternel et Sa parole subsiste depuis le commencement.

Dans les derniers temps, les hommes pensent avec une certaine arrogance retrancher des Paroles de la Bible, mais Dieu nous met en garde : « Si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre » (Apocalypse 22:19). L’apôtre Pierre nous déclare : « Mais la parole du Seigneur demeure éternellement ; et c’est cette parole dont la bonne nouvelle vous a été annoncée » (1 Pierre 1:25). Cette puissance du consolateur est devenue évidente dès que Jésus est monté au ciel.

Dans Jean 16:7-11, il est écrit : « Toutefois, je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra point à vous ; et si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement : de péché, parce qu’ils ne croient point en moi ; de justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. » Le privilège d’annoncer l’Évangile aux non convertis devient un délice par la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d’abord, du Grec ensuite. Apporter les paroles de Dieu à un cœur préparé par le Saint-Esprit convaincra le monde de péché, de justice et de jugement.

Il les convaincra de péché, parce qu’ils ne croient point en Lui. « C’est lui qui est la propitiation pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jean 2:2). Et la cause de cette condamnation, c’est que la lumière est venue dans le monde et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises (Jean 3:19). Le consolateur doit les convaincre d’une rébellion constante contre le ministère du Saint-Esprit alors qu’il les convaincra du besoin de salut par Christ. Car rejeter ce message, c’est blasphémer, ce qui devient impardonnable à la longue. « C’est pourquoi je vous dis que tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes ; mais le blasphème contre l’Esprit ne leur sera point pardonné » (Matthieu 12:31).

Le Saint-Esprit devra les convaincre : « De justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus » (Jean 16:10). Maintenant que Jésus est monté au ciel : « Il n’y a point de juste, non pas même un seul. Il n’y a personne qui ait de l’intelligence ; il n’y en a point qui cherche Dieu » (Romains 3:10-11). Personne de visible, même pas vous et moi. Le Saint-Esprit doit convaincre les hommes que la droiture existe vraiment. Sans quoi, il serait impossible pour nous de comprendre pourquoi nous avons besoin d’être sauvés : « Du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé » (Jean 16:11). Et ce n’est pas Satan qui va nous convaincre que le Fils de Dieu est mort sur le Calvaire pour nos péchés.

Il faut toujours rechercher une réponse à nos prières. Dans Psaume 138:1-3, David déclare : « Je te célébrerai de tout mon cœur ; je te psalmodierai en la présence de Dieu. Je me prosternerai dans le palais de ta sainteté, et je célébrerai ton nom, à cause de ta bonté et de ta vérité ; car tu as magnifiquement accompli ta parole, au-delà de toute ta renommée. Le jour que je t’ai invoqué, tu m’as exaucé ; tu m’as délivré, tu as fortifié mon âme. » Ainsi, Dieu répond à nos prières de deux façons, soit d’une manière pratique selon les circonstances, ou directement et spirituellement : « Afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être puissamment fortifiés par son Esprit, dans l’homme intérieur, afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi » (Éphésiens 3:16-17).

Trop souvent, nous sommes tellement fixés sur le côté physique pour lequel nous prions intensément que, lorsque la réponse arrive, nous négligeons de reconnaître la bénédiction dans sa plénitude, même si nous voyons convenablement la réponse du côté pratique. Nous savons que Dieu S’est toujours engagé à pourvoir à nos besoins physiques, pourtant, nous doutons parfois de Sa puissance à pouvoir le faire. Alors, dans Luc 12:29-31, Jésus nous dit : « ne vous mettez point en peine de ce que vous mangerez, ou de ce que vous boirez, et n’ayez point l’esprit inquiet. Car ce sont les nations du monde qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt le royaume de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

Paul nous confirme cette vérité dans Philippiens 4:18-19, en déclarant : « Or, j’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance ; j’ai été comblé de biens, en recevant par Épaphrodite ce que vous m’avez envoyé, comme un parfum d’agréable odeur, un sacrifice accepté, et agréable à Dieu. Et mon Dieu pourvoira aussi à tous vos besoins, selon ses richesses, avec gloire, en Jésus-Christ. » Néanmoins, toutes ces choses sont d’une importance minime face à l’immensité de l’éternité. Nos bonnes pensées et notre aptitude à donner de bonnes choses à nos enfants nous préparent au but ultime que Dieu a préparé pour nous ; alors, combien plus notre Père céleste donnera-t-Il le Saint-Esprit à ceux qui le Lui demandent ?

Armés de cette merveilleuse connaissance : « nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon Son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que Celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8:28-30). Alors que Dieu répond à tous nos besoins physiques, Son cœur et Son but sont de nous faire : « connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3:19).

Voilà pourquoi Paul laisse éclater sa joie en disant : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, par Christ ; selon qu’il nous a Élus en Lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté ; à la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé » (Éphésiens 1:3-6). La Parole de Dieu a pour but de nous permettre de participer à tous Ses projets : « Par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:4).

Le désir du Père, en répondant à vos prières, c’est que vous soyez remplis de la connaissance de Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle : « De telle sorte que vous vous conduisiez d’une manière digne du Seigneur, pour lui plaire en toutes choses, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu ; fortifiés en toute manière selon sa puissance glorieuse, pour avoir toute patience, et constance avec joie ; rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1:10-13).

Mais gardez toujours en mémoire que Sa louange spirituelle ne doit pas demeurer intérieure et particulière. Elle doit s’extérioriser par notre comportement envers les autres et par nos œuvres dans la foi. Voilà pourquoi l’apôtre Jacques nous déclare : « Y a-t-il parmi vous quelque homme sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse » (Jacques 3:13). L’apôtre Pierre abonde dans le même sens lorsqu’il dit : « Afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ, que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:7-9).

Regardons ensemble comment Paul s’adresse aux Colossiens dans son épître : « Aux frères en Christ, les Saints et les fidèles à Colosses. La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ » (Colossiens 1:2). Son épître est notamment édifiante pour ceux qui voudraient développer une relation très serrée avec notre Seigneur Jésus. Le premier chapitre nous fournit la raison principale pour laquelle nous sommes sauvés et les changements éternels qui se produisent lors de notre salut. « Vous aussi, qui étiez autrefois éloignés, et ennemis par vos pensées et vos mauvaises œuvres, Il vous a maintenant réconciliés, dans le corps de sa chair, par sa mort, pour vous présenter devant lui saints, sans tache et irrépréhensibles » (Colossiens 1:21-22).

Le chapitre deux nous fournit des avertissements au sujet de la bataille spirituelle qui prend place en vous : « Ainsi, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez avec lui, enracinés et fondés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle, avec actions de grâces. Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ. Car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement » (Colossiens 2:6-9).

Le chapitre trois nous fait voir notre responsabilité afin de prendre avantage de ce que Christ nous a fourni pour vivre en chrétien. « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles de la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ; mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire » (Colossiens 3:1-4). Le chapitre quatre nous distribue des instructions pratiques à savoir comment vivre quotidiennement dans nos relations avec les autres. « Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, en rachetant le temps. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, et assaisonnée de sel, de manière que vous sachiez répondre à chacun comme il faut » (Colossiens 4:5-6).

Paul continue dans sa lettre aux Thessaloniciens afin de les préparer pour le second avènement de Jésus. Dans Thessaloniciens 5:23-24, Paul déclare : « Or, que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera. » Nous notons que, dans cette première épître de Paul, il y a plus de références directes au second avènement de Jésus que dans tous ses autres écrits. Chacun de ces chapitres se termine par une référence directe à quelque aspect en relation avec Son grand salut tel qu’appliqué dans nos vies personnelles.

Dans le premier chapitre, Paul parle de Son avènement en relation avec le service. « Car ils racontent eux-mêmes quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis des idoles à Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir » (1 Thessaloniciens 1:9-10). Ensuite, au chapitre deux, Paul parle de gloire. « Car quelle est notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire ? N’est-ce pas vous aussi, en la présence de notre Seigneur Jésus-Christ, à son avènement ? Oui, vous êtes notre gloire et notre joie » (1 Thessaloniciens 2:19-20). Ensuite, Paul parle de stabilité, dans 1 Thessaloniciens 3:12-13, lorsqu’il leur dit : « Et que le Seigneur vous fasse croître et abonder en charité les uns envers les autres, et envers tous, comme il en est de nous envers vous ; et qu’il affermisse vos cœurs pour qu’ils soient irrépréhensibles dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous Ses saints. »

Le quatrième chapitre se termine par le plus puissant passage sur le retour de Jésus, alors qu’il leur déclare : « Or, mes frères, je ne veux pas que vous soyez dans l’ignorance au sujet des morts, afin que vous ne vous affligiez pas, comme les autres hommes qui n’ont point d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort, et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus, pour être avec lui, ceux qui sont morts. Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui serons restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ; car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (vs 13-17).

Ce passage est également utilisé par ceux qui prêchent un rapt secret, silencieux et subit des chrétiens par Jésus en cachette au ciel pendant sept ans. Regardons cet enlèvement. D’abord, Jésus descend au son d’une trompette de Dieu qui, selon moi, ne sera pas du tout silencieuse. Au contraire, elle sera très bruyante afin que tout le monde l’entende. Ensuite, les morts en Christ ressusciteront premièrement et nous serons changés immédiatement afin d’être enlevés avec eux sur des nuées. Pour monter au ciel ? Pas du tout ! Pour monter dans les airs, à la rencontre de Christ qui descend. Notez maintenant quand cela arrive. « Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:51-53).

Donc, Christ descend vers les nuages et nous montons vers Lui. Et pour ce qui est de ceux qui pensent aller Le rejoindre au ciel, je vous cite la Parole de Jésus Lui-même qui a déclaré, dans Jean 3:13 : « Personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. » Où est leur enlèvement au ciel ? Ils font de Jésus un menteur, car l’Écriture ne peut pas être abolie. Tout cela est déclaré par Paul pour appuyer le fondement de notre fermeté chrétienne. Voilà la raison pour laquelle il nous dit, dans 1 Thessaloniciens 4:18 : « C’est pourquoi consolez-vous les uns les autres par ces paroles. » Finalement, au dernier chapitre, Paul termine en parlant de notre sanctification éternelle : comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez avec Lui, enracinés et fondés en Lui, et affermis dans la foi. Le deuxième avènement de Jésus est de toute première importance. Car c’est la motivation nous permettant de vivre une vie chrétienne dans le service, dans la stabilité, visant à gagner des âmes pour Christ, et notre sanctification, résultant en un salut éternel.

Dans Colossiens 1:12-14, Paul nous exhorte à nous conduire d’une manière digne du Seigneur : « Rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. » Le message central de l’Évangile demeure dans le sacrifice de Christ et dans Sa résurrection. Il y a cependant plus que cela en ce qui concerne notre salut. Ceci nous est expliqué dans Actes 26:18, où Paul nous dit que le salut a été accordé : « Pour leur ouvrir les yeux, et les faire passer des ténèbres à la lumière, et de l’empire de Satan à Dieu, afin que par la foi en moi, ils reçoivent la rémission des péchés, et qu’ils aient part à l’héritage des saints. »

Nous avons également été délivrés des hommes inconsidérés et méchants ; car tous n’ont pas la foi. Et, comme disait si bien Paul : « Et le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise, et me sauvera dans son royaume céleste » (2 Timothée 4:18). Alors, nous attendons des cieux Son Fils, qu’Il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. Nous avons été transportés dans le Royaume éternel de Christ qui nous déclare : « En vérité, en vérité je vous dis, que celui qui écoute ma parole, et qui croit à Celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24).

Car vous étiez autrefois ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ; car le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. « Examinez ce qui est agréable au Seigneur, » nous dit Éphésiens 5:8-10. En qui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de Sa grâce. « Et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu » (Romains 3:24-25).

Ce pardon et cette justification nous ont scellés pour le jour de la rédemption. « Et il nous a ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ ; afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:6-7). Déjà nous avons un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux qu’Il S’est acquis, à la louange de Sa gloire. Nous avons l’assurance de faire partie d’une meilleure résurrection (Hébreux 11:35). Dans cette vie, nous combattons contre les humains qui nous rejettent. Le commentaire de David semble ici approprié lorsqu’il dit : « J’ai été comme un monstre aux yeux de plusieurs ; mais toi, tu es ma forte retraite. Que ma bouche soit pleine de ta louange et de ta gloire chaque jour ! » (Psaume 71:7-8).




D.280 – Une création planifiée

creation

Par Joseph Sakala

Dans Psaume 94:1-11, l’auteur proclame : « Dieu des vengeances, Éternel, Dieu des vengeances, fais briller ta splendeur ! Élève-toi, juge de la terre, rends la récompense aux orgueilleux ! Jusques à quand les méchants, ô Éternel, jusques à quand les méchants triompheront-ils ? Jusques à quand tous les ouvriers d’iniquité se répandront-ils en discours insolents et se glorifieront-ils ? Éternel, ils écrasent ton peuple, et ils oppriment ton héritage. Ils tuent la veuve et l’étranger, et mettent à mort les orphelins. Et ils disent : L’Éternel ne le voit pas, le Dieu de Jacob n’y prend pas garde. Prenez garde, vous les plus stupides du peuple ! Insensés, quand serez-vous intelligents ? Celui qui plante l’oreille n’entendra-t-il pas ? Celui qui forme l’œil ne verra-t-il pas ? Celui qui châtie les nations, ne punira-t-il pas, lui qui enseigne aux hommes la science ? L’Éternel connaît que les pensées de l’homme ne sont que vanité. »

Le concept de l’évolution, selon ce passage biblique, n’est qu’un discours insolent émanant de gens qui se glorifient, les gens les plus stupides du peuple, sans intelligence, qui ne croient pas qu’il y ait un Créateur. Mais Dieu leur affirme : « Celui qui plante l’oreille n’entendra-t-il pas ? Celui qui forme l’œil ne verra-t-il pas ? Celui qui châtie les nations, ne punira-t-il pas, lui qui enseigne aux hommes la science ? Dieu connaît que les pensées de l’homme ne sont que vanité. » Si une auto présuppose un fabricant d’autos et qu’une horloge présuppose un horloger, alors, sûrement les choses infiniment plus complexes, comme des oreilles et des yeux sur des créatures vivantes, doivent présupposer un créateur d’oreilles et d’yeux. « L’oreille qui entend, et l’œil qui voit, sont deux choses que l’Éternel a faites, » dit Proverbes 20:12.

Le principe le plus fondamental de toute loi physique, celui de cause à effet, devient insensé si le cosmos est le produit du chaos et que l’univers a évolué par pure chance. Même le roi David nous confirme, dans Psaume 14:1, que : « L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu. Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables, il n’y a personne qui fasse le bien. » Chaque créature, de l’amibe unicellulaire jusqu’au magnifique corps humain, porte l’empreinte d’une planification et d’une construction surnaturelle. La notion que de telles structures complexes aient pu évoluer au hasard par une série de mutations naturelles est carrément une mesure audacieuse de la rébellion humaine et l’absurdité d’un raisonnement faussement érudit. Car une telle chose n’arrive jamais dans le monde réel et il n’existe aucune preuve, du côté scientifique, de l’évolution « verticale » d’une espèce simple vers une espèce supérieure.

L’unique « évidence » de l’évolution se situe dans l’esprit des intellectuels qui y croient, et la seule raison qu’ils y croient, c’est parce qu’ils refusent de croire en un Dieu Créateur pour expliquer tout ce qui existe. Comme disait si bien Paul, dans Romains 1:22 : « Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous. » L’oreille n’a pas évolué, elle fut plantée par Son Créateur au bon endroit. L’œil n’a pas évolué non plus, il fut formé par le même Créateur pour accomplir une fonction spécifique. Réjouissons-nous plutôt avec le roi David qui, dans Psaume 139:14, déclare : « Je te loue de ce que j’ai été fait d’une étrange et merveilleuse manière ; tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. »

Les Saintes Écritures nous rassurent quant au fait que Dieu est, non seulement le Créateur de tout, mais Il est miséricordieux, compatissant, lent à la colère et grand en bonté. Le Créateur est bon envers tous et Ses compassions sont sur toutes Ses œuvres. O Éternel, toutes Tes œuvres Te célébreront et Tes bien-aimés Te béniront ! Aucun de nous ne méritons la miséricorde de Dieu, parce que nous étions tous errants comme des brebis, suivant chacun son propre chemin et, malgré cela, Dieu a fait venir sur Jésus l’iniquité que nous méritions tous. Et il n’y a point de distinction, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Ce que nous méritions était la mort et une séparation éternelle du Dieu compatissant qui nous a créés. C’est grâce aux bontés de l’Éternel que nous n’avons pas été consumés et que Ses compassions n’ont point défailli.

Pourtant, Dieu ne nous a pas punis selon nos péchés et ne nous a pas rendu selon nos iniquités. Au contraire, Il a éloigné de nous nos iniquités, tant Sa bonté est grande sur ceux qui Lui obéissent. Tout comme un père est touché de compassion envers ses enfants obéissants, l’Éternel est également ému de compassion envers ceux qui Le craignent. Car Dieu connaît très bien de quoi nous sommes faits et Se souvient que nous ne sommes que poussière. C’est par Sa miséricorde et non par nos œuvres que nous sommes sauvés. Tite 3:5-7 nous confirme que c’est : « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par Sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance. »

Dieu aurait pu nous abandonner lorsque nous marchions selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Mais Dieu est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés et, lorsque nous étions morts dans nos fautes, Dieu nous a rendus à la vie ensemble en Christ, car c’est par la grâce que nous sommes sauvés. Et Il nous a ressuscités ensemble et nous fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. Non que nous soyons déjà au ciel selon plusieurs prédicateurs, mais plutôt afin de dévoiler dans tous les siècles les immenses richesses de Sa grâce ; et également par Sa grande bonté envers nous en Jésus-Christ.

Souvenons-nous continuellement que nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient même pas de nous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par nos œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance afin que nous y marchions. Alors : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5).

Rappelons-nous constamment qu’un des titres de Dieu est le « Père des miséricordes ». C’est ce que Paul nous déclare dans 2 Corinthiens 1:3-4, lorsqu’il dit : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes, et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu, nous puissions consoler tous ceux qui sont dans quelque affliction. » À maintes occasions, les Écritures nous assurent que l’Éternel est bon, car Sa miséricorde demeure à toujours ! Au moins 26 fois, juste dans les Psaumes. Et Sa miséricorde est éternelle ! Comment peut-on censément rejeter Sa miséricorde et Sa Bonté ?

Paul se posait la même question, dans Romains 2:3-5, quand il a écrit : « Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les commets, que tu échapperas au jugement de Dieu ? Ou méprises-tu les richesses de Sa bonté, de Sa patience et de Son long support, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te convie à la repentance ? Mais par ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu. » Malheureusement, la majorité le fait. Malgré cela, dans Romains 12:1-2,  Paul pousse sa prédication en disant : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. »

Voilà quelle devrait être notre interaction avec la grande miséricorde de Dieu. Dans 2 Timothée 1:8-10, Paul exhorte son jeune évangéliste en lui disant : « N’aie donc point honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier ; mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu, qui nous a sauvés, et nous a appelés par un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles, et qui a été maintenant manifestée par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile. »

Il semble toutefois y avoir un conflit apparent entre le salut divin prédestiné avant la fondation du monde et l’exhortation de Paul de persuader le monde à croire à l’Évangile. « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant en son corps. Sachant donc, la crainte que nous devons au Seigneur, nous persuadons les hommes ; et Dieu nous connaît, et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi, car nous ne nous recommandons pas de nouveau auprès de vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier à notre sujet, afin que vous puissiez répondre à ceux qui se glorifient du dehors, et non du cœur » (2 Corinthiens 5:10-12).

Alors, qu’en est-il de la prédestination avant la fondation du monde ? Nous donne-t-elle automatiquement accès au Royaume, comme certains groupes « chrétiens » qui prêchent que nous sommes automatiquement prédestinés par Dieu avant de naître, soit au salut, soit à la géhenne ? Donc, peu importe la méchanceté que le « sauvé » fait durant sa vie, il est sauvé. Par contre, peu importe les efforts de quelqu’un pour vouloir obéir à Dieu, s’il est prédestiné à la géhenne, aucun salut possible pour cette personne ! Et dire que tous les adeptes de ces églises croient ferme à ce mensonge et vivent leur vie entière, soit dans le doute ou dans l’espoir d’être du bon côté.

Pourtant, Paul déclare ceci, dans Romains 8:28-30 : « Or, nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Où est le conflit apparent ici ? Il n’y a aucun conflit. Dieu juge au cœur et c’est Lui qui décide du moment précis pour accorder Son Esprit à quelqu’un. Jésus Lui-même a dit ceci, dans Jean 6:44 : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour. » Subséquemment, d’où vient cette doctrine que celui qui ne se convertit pas immédiatement est destiné au feu de la Géhenne ? Elle ne vient sûrement pas de la Bible.

C’est Dieu qui appelle et celui qui est appelé doit accepter l’appel. Ayant passé par le processus du repentir et du baptême, alors Dieu lui donne Son Esprit et le confie à Jésus qui Se charge de l’amener au Royaume. À ces convertis, Jésus dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerai. Chargez-vous de Mon joug, et apprenez de Moi, parce que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé, et mon fardeau léger » (Matthieu 11:28-30). À ceux qui sont prêts à faire cela dans la persévérance jusqu’à la fin de leur vie, Jésus dit que personne ne les arrachera de Sa main puissante. Mais ceux qui refusent l’appel de Dieu devront se débrouiller seuls sans le Saint-Esprit pour les guider.

À Ses propres disciples, Jésus a déclaré : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent. Et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jean 15:16-17). Notez que même Ses disciples ne sont pas venus d’eux-mêmes vers Jésus, c’est le Père qui les a appelés ; ils ont accepté et Dieu les a  donnés à Christ. Dans Éphésiens 2:8-9, Paul nous dit : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » Donc, même la foi est un don de Dieu.

Quelques-uns prétendent que le salut est une espèce d’association entre Dieu et l’homme, puisque notre salut n’est pas le résultat de nos efforts. Plusieurs passages bibliques sont utilisés pour étayer cet enseignement. Cependant, la Bible insiste sur le fait que notre salut est venu de Dieu selon Son propre Plan et Sa grâce. Donc, le salut doit rencontrer les exigences établies selon les standards de Dieu. Et qu’est-ce que cela requiert ? Simplement que Dieu doit demeurer Juste et Saint pendant qu’Il justifie ceux qui ne le sont pas. « Afin, dis-je, de faire paraître Sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus, » nous dit Paul, dans Romains 3:26. La sainteté de Dieu ne peut pas être compromise.

Ainsi, notre Rédempteur incarné et sans péché devait être sacrifié afin de réconcilier l’homme pécheur avec un Dieu Saint. « Car Celui qui n’a point connu le péché, Dieu l’a traité en pécheur pour nous, afin que nous, nous devenions justes de la justice de Dieu en Lui » (2 Corinthiens 5:21). C’est ainsi que le processus de rédemption par la grâce fut déterminé pour les : « Élus selon la prescience de Dieu le Père, pour être sanctifiés par l’Esprit, pour obéir à Jésus-Christ, et pour avoir part à l’aspersion de son sang, » déclare le chef des apôtres, dans 1 Pierre 1:2. L’apôtre Paul abonde dans le même sens lorsqu’il déclare : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il [Dieu] les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que Celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8:29-30).

Le résultat de ce merveilleux sacrifice et sa conséquence devait être fixé de façon à ce que les prédestinés par Dieu soient aussi conformes à l’image de son Fils. « Or, grâces soient rendues à Dieu de son don ineffable ! » dit Paul, dans 2 Corinthiens 9:15. Car un si beau trésor ne peut venir que de la bonté du Dieu Tout-Puissant qui nous a créés afin de nous voir dans Son Royaume pour l’éternité. Nous avons beau naître dans une famille prospère, il n’est pas possible d’hériter d’un don par pure généalogie. Tout don vient de Dieu et Dieu ne fait pas acception de personne. Laissez-moi vous citer un exemple pour mieux établir mon point.

Lors d’une vente de « garage », un homme avait trouvé un beau vieux violon parmi les vieilleries étalées sur les tables. Il l’a acheté immédiatement, croyant qu’avec un peu de raccommodage, il pourrait apprendre à jouer de cet instrument qu’il avait toujours voulu maîtriser. Il apporta le violon chez un monsieur qui l’a assuré pouvoir le restaurer. L’expert a fait un travail incroyable de récupération et notre monsieur était enfin prêt à produire une musique au-delà de toutes ses espérances. Cependant, à sa grande surprise, il a découvert qu’il lui manquait un élément de grande importance. Il n’avait pas le don de vraiment comprendre la musique. À bien y penser, beaucoup de gens découvrent ce même phénomène en cheminant dans leur carrière de vie. Ils travaillent jour après jour à accomplir leur besogne machinalement, à moins que leur activité soit inspirée d’un don particulier.

De tous les dons disponibles, aucun n’est plus précieux que le don du Saint-Esprit qui attribue aux humains la force spéciale d’agir différemment de ceux dont la vie n’est motivée uniquement que par leur nature humaine. Car le Saint-Esprit bien utilisé porte des fruits en nous, et : « le fruit de l’Esprit est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l’amour du bien, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22). Mais plusieurs non chrétiens vous répondront qu’ils possèdent déjà ces attributs. Alors, qu’y a-t-il de si spécial avec cet « Esprit » ? Ce qu’il faut réaliser, c’est que le fruit de l’Esprit n’est pas simplement d’accomplir ces merveilleuses qualités machinalement. Ce n’est pas uniquement une sensation émotionnelle extérieure ; il s’agit plutôt d’une paix intérieure inexplicable qui surpasse toute compréhension humaine.

Paul l’explique ainsi, dans Philippiens 4:7 : « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » C’est la paix qui est le don, et tout le reste découle de ce don sous forme de fruit. Le Jour de la Pentecôte, cinquante jours après la résurrection de Jésus, les apôtres prêchaient à Jérusalem et, les ayant entendus, plusieurs furent touchés de contrition en leur cœur ; et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Alors, dans Actes 2:38 : « Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Donc, ce don nous est octroyé par Dieu après le repentir.

Le véritable repentir n’est pas simplement le fait de s’excuser ou avoir de la peine. Cette sorte de peine dans le monde vient du fait de s’être fait prendre, tandis que la véritable repentance implique un changement complet chez l’individu qui décide de se détourner de son comportement antérieur, pour vivre selon les instructions de Dieu. En apprenant à vivre selon la volonté de Dieu par l’étude de Sa Parole, par la prière et la méditation, nous apprenons comment faire les ajustements requis dans nos vies. Nous n’agissons plus machinalement, nous planifions notre comportement selon les instructions bibliques. Nous commençons à produire ce merveilleux fruit du Saint-Esprit dans notre conduite habituelle. Seul Dieu peut créer un arbre, alors seul Dieu peut nous accorder ce don qui nous place à part des autres.

Dans nos études bibliques, nous découvrons également qu’il y a une diversité de dons, mais toujours le même Esprit (1 Corinthiens 12:4). Donc, tous ne reçoivent pas les mêmes dons. « Or, la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune. Car la parole de sagesse est donnée à l’un par l’Esprit ; la parole de science est donnée à l’autre par ce même Esprit ; un autre reçoit la foi par ce même Esprit ; un autre reçoit du même Esprit le don de guérir ; un autre, les opérations des miracles ; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d’interpréter les langues. Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît » (1 Corinthiens 12:7-11). Avec Dieu, tout est planifié et bien organisé.

La capacité de répondre aux besoins des autres avec amour et douceur est également un don. Quand tous ces dons sont exprimés avec patience et humilité, pour l’utilité commune, vous disposez d’une Église extrêmement bien organisée, remplie de trésors pour Dieu. L’important, pour chacun des convertis, est de réagir positivement lorsque la situation se présente de mettre son don en évidence. C’est ainsi que chaque converti devient un beau trésor pour Dieu dans son propre cheminement vers le Royaume. En mettant Dieu au premier rang dans toutes nos activités, nous nous dirigeons aussi vers l’ultime destin que Dieu a déjà préparé pour nous dans Sa Famille divine dans l’immortalité durant l’éternité.

Si vous vous souvenez, la sagesse fut la première chose que Dieu a créée avant tout. En parlant de la sagesse, dans Proverbes 3:18, nous lisons : « Elle est l’arbre de vie pour ceux qui l’embrassent, et tous ceux qui la conservent sont rendus bienheureux. » L’arbre de vie, dans le Jardin d’Éden, était un arbre littéral dont le fruit merveilleux contenait la capacité d’éliminer le processus de vieillissement indéfiniment chez les hommes et les femmes. Malgré cela, nous savons que nos premiers parents ont péché en choisissant l’arbre de la connaissance du bien et du mal proposé par Satan. Cependant, même sous la malédiction divine, nous découvrons, dans Genèse 3:22-24, que l’Éternel Dieu avait dit : « Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Et maintenant prenons garde qu’il n’avance sa main, et ne prenne aussi de l’arbre de vie, et qu’il n’en mange, et ne vive à toujours. Et l’Éternel Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour cultiver la terre d’où il avait été pris. Il chassa donc l’homme ; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. »

Il était impensable pour Dieu de garder Adam et Ève en vie éternellement dans le péché, suite à leur désobéissance consistant à avoir choisi Satan pour se faire instruire. Donc, Dieu chassa l’homme du jardin et plaça des chérubins pour garder le chemin de l’arbre de vie. Mais Dieu n’avait pas créé l’arbre de vie pour qu’il demeure éternellement hors de la portée des humains pour lesquels il avait été originalement créé.

Ainsi, nous revoyons cet arbre formidable dans Apocalypse 22:1-4, où Jean, dans sa vision, dit : « Après cela, l’ange me fit voir un fleuve d’eau vive, clair comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. Et au milieu de la place de la ville, et sur les deux bords du fleuve, était un arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois : et les feuilles de l’arbre étaient pour la guérison des Gentils. Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront Sa face, et Son nom sera sur leurs fronts. »

Notez bien comment ce passage biblique est remarquablement formulé, en parlant de la Nouvelle Jérusalem maintenant sur la terre. Remarquez surtout qu’il y a un seul trône, et Dieu et l’Agneau assis dessus. Ses serviteurs verront Sa face et Son nom sera sur leurs fronts. Pas deux faces et deux noms, mais Dieu et l’Agneau, combinés en une seule personne. Revenons cependant à l’arbre de vie avec sa qualité de guérison. L’auteur du livre des Proverbes a utilisé l’arbre de vie et ses qualités comme un symbole de quatre attributs d’une vie spirituelle centrée sur Dieu, capable de bénir abondamment tous ceux qui pouvaient y toucher. Mais comment y parvenir ?

En passant absolument par le Prince de notre salut, Jésus, parce que : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). D’abord, la véritable sagesse est comme un arbre de vie, fournissant le vrai bonheur à tous ceux qui participent aux fruits qu’elle procure. Cependant : « si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée, » nous dit Jacques 1:5. Ensuite, Proverbes 11:30 nous révèle que : « Le fruit du juste est un arbre de vie, et le sage gagne les cœurs, » en exhibant une véritable justice dans sa vie personnelle, tout comme la véritable sagesse produit une plénitude de fruits spirituels chez ceux qui la possèdent.

Le troisième attribut nous est révélé dans Proverbes 13:12, où nous lisons : « L’espérance différée fait languir le cœur ; mais le souhait accompli est comme l’arbre de vie, » et celui qui respecte le commandement en aura la récompense. Il n’y a rien qui réjouisse plus l’esprit du converti qu’un souhait qui devient soudainement réalité après une longue attente dans l’espérance. Finalement, Proverbes 15:4 nous dévoile ceci : « Une langue qui corrige est comme l’arbre de vie ; mais une langue perverse est comme un vent qui brise tout. » Le véritable converti peut devenir un arbre de vie pour Dieu, en utilisant la parole que Dieu lui accorde sans se plaindre ni critiquer, mais plutôt pour aider, encourager, instruire et soulager les autres.

Que le Dieu Tout-Puissant et Créateur nous inspire à devenir un arbre de vie en grandissant dans Sa sagesse, en démontrant cette sagesse en vivant une vie juste et en maintenant toujours une attitude de confiance, et en évoquant des mots pour édifier seulement. Comme disait si bien Paul, dans Éphésiens 4:29-30 : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune mauvaise parole ; mais que vos paroles soient propres à édifier utilement, et qu’elles fassent du bien à ceux qui les entendent. Et ne contristez point le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. »




D.222 – FAUSSES DOCTRINES

 

Par : Joseph Sakala

À l’époque où nous vivons, il devient de plus en plus évident pour le serviteur de Dieu qu’il doit s’assurer que sa connaissance spirituelle continue sans cesse à le diriger vers le Royaume et non vers des problèmes. Dans chaque domaine d’activités, des normes sont établies afin de mieux assurer le bon fonctionnement de l’activité en question. Voilà pourquoi, peu importe le domaine de l’activité, des règles intégrales sont toujours établies selon lesquelles le dynamisme et la détermination doivent cheminer. Dans le domaine spirituel, ces règles de vitalité sont appelées « doctrines ». Le Petit Larousse définit doctrine ainsi : « Du latin doctrina. Ensemble des croyances d’une religion. L’ensemble biblique des instructions divines. » Peu importe l’église où un individu veut pratiquer son adoration, chacune établit des doctrines auxquelles ses brebis fidèles se doivent d’obéir.

Dans ce message, je voudrais me limiter seulement aux doctrines chrétiennes décrites dans la Sainte Bible, par opposition à toutes celles que nous trouvons un peu partout dans l’ensemble des religions, toutes dénominations confondues. Nous pourrions alors définir « doctrines » comme l’ensemble biblique des instructions divines à l’humanité pour qu’elle se dirige vers le Royaume de Dieu. Le but de ce message est d’analyser ce qui est enseigné au nom de Dieu dans toutes les religions du monde en regard de ce que la Parole de Dieu nous donne comme instruction. Afin d’établir une base solide sur laquelle nous pouvons nous fier, soit que nous acceptions la Parole de Dieu comme vérité fondamentale ou bien celle de tout homme qui veut enseigner. Dieu nous a créés libres, avec la disposition intellectuelle de prendre des décisions, mais aussi d’en subir les conséquences.

Ce que la majorité des humains ne semblent pas accepter, c’est que Dieu n’est pas obligé de nous talonner avec Sa verge de fer pour savoir si nous agissons bien ou mal. Puisque Dieu est amour, Il a simplement mis une loi spirituelle et invisible en action qui se nomme la loi d’amour. Cette loi d’amour quoique invisible et imperceptible, est tellement puissante que lorsque nous la brisons, elle finira éventuellement par nous briser. Et cela ne vient pas de Dieu, c’est carrément la conséquence de nos propres mauvaises décisions. Par contre, si nous obéissons à cette loi, elle nous procure des bénédictions. Si non, Dieu S’attribue le plein droit de Se retirer temporairement et de permettre des malédictions, si cette loi d’amour est brisée. J’aimerais clarifier ici que Dieu n’a aucun plaisir à envoyer des malédictions, mais Il les permet, cependant, pour réveiller Ses enfants afin qu’ils reviennent vers Lui.

Allons voir ce que Dieu a promis à Son peuple d’Israël, peu de temps avant de l’amener dans la terre promise à Abraham. Dans Deutéronome 28:1, nous lisons ceci : « Or, il arrivera, si tu obéis à la voix de l’Éternel ton Dieu, pour prendre garde à pratiquer tous Ses commandements que je te prescris aujourd’hui, que l’Éternel ton Dieu te donnera la prééminence sur toutes les nations de la terre. » Saviez-vous que cette belle promesse existe toujours ? Nous pourrions logiquement faire une association ici entre le mot commandement et doctrine, car les deux ont comme but de diriger le converti, qui obéit à la Parole de Dieu, vers des bénédictions dont la plus grande sera de faire partie du Royaume à venir. Et cette prééminence sur toutes les nations de la terre, promise à la nation d’Israël physique, sera accordée plutôt aux Élus, c’est-à-dire : « Tous ceux qui suivront cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, et sur l’Israël de Dieu ! » (Galates 6:16). Un peuple saint et immortel, avec qui Dieu Lui-même viendra habiter dans la Jérusalem céleste à venir.

Avec ceci à l’esprit, regardons maintenant ce qui est écrit aux versets 2 à 14 : « 2Et voici toutes les bénédictions qui viendront sur toi et t’arriveront, parce que tu obéiras à la voix de l’Éternel ton Dieu : 3Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs ; 4Béni sera le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, et le fruit de ton bétail, la portée de tes vaches et de tes brebis ; 5Bénie sera ta corbeille et ta huche. 6Tu seras béni dans ton entrée, et tu seras béni dans ta sortie. 7L’Éternel fera que tes ennemis, qui s’élèveront contre toi, seront battus devant toi ; ils sortiront contre toi par un chemin, et par sept chemins ils s’enfuiront devant toi. 8L’Éternel commandera à la bénédiction d’être avec toi dans tes greniers et dans tout ce à quoi tu mettras la main ; et il te bénira dans le pays que l’Éternel ton Dieu te donne. 9L’Éternel t’établira pour lui être un peuple consacré, comme il te l’a juré, parce que tu garderas les commandements de l’Éternel ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies ; 10Et tous les peuples de la terre verront que le nom de l’Éternel est proclamé sur toi, et ils te craindront. 11Et l’Éternel ton Dieu te fera abonder en biens, en multipliant le fruit de tes entrailles, le fruit de ton bétail et le fruit de ton sol, dans le pays que l’Éternel a juré à tes pères de te donner. 12L’Éternel t’ouvrira son bon trésor, les cieux, pour donner à ta terre la pluie en sa saison, et pour bénir toutes les œuvres de tes mains. Tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n’emprunteras point. 13L’Éternel te mettra à la tête des peuples et non à leur queue ; et tu seras toujours en haut, et jamais en bas, quand tu obéiras aux commandements de l’Éternel ton Dieu, que je te prescris aujourd’hui d’observer et de pratiquer, 14Et que tu ne te détourneras, ni à droite ni à gauche, d’aucune des paroles que je vous commande aujourd’hui, pour aller après d’autres dieux et pour les servir. »

J’aimerais qu’on note, en tant que fondation, que ces bénédictions furent promises à un peuple physique, n’ayant pas encore reçu le Saint-Esprit. Mais Dieu S’engageait à accomplir ces bénédictions à la condition que le peuple obéisse à la voix de l’Éternel son Dieu, pour prendre garde à pratiquer tous Ses commandements que l’Éternel leur avait prescrit. Lisez vous-mêmes l’Ancien Testament de la Bible pour découvrir si le peuple a obéi ou désobéi aux commandements de Dieu. Puisque Dieu Lui-même avait établi les conditions de cette promesse, la désobéissance devait aussi amener ses conséquences. Donc, puisque Dieu est amour, il convient aussi de réaliser que Sa loi d’amour, quoique invisible, soit aussi extrêmement puissante. Si nous obéissons à la loi, elle nous bénit, tandis que si nous désobéissons à la loi, la bénédiction est retirée et nous nous punissons nous-mêmes. Il est alors très important pour le chrétien de noter ce qui peut arriver à ceux qui décident volontairement de transgresser les doctrines et les commandements de Dieu.

Lisez vous-mêmes dans Deutéronome 28:15-68 ce qui pouvait arriver à la nation d’Israël en désobéissant à Dieu pour aller après d’autres dieux et pour les servir. Certains lisent ces passages et prétendent que ces instructions s’appliquaient à la nation d’Israël seulement. Reculons alors dans l’histoire à une époque où Israël n’existait même pas. Après un cataclysme épouvantable suite à la guerre où Satan voulait s’accaparer du Trône de Dieu et fut précipité avec ses démons vers la terre, Dieu décida, après une certaine période de temps, de jeter de nouveau Son regard vers la terre. « Or la terre était informe et vide, et les ténèbres étaient à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux » (Genèse 1:2). Prenez maintenant le temps de lire attentivement, dans les versets 3 à 25, comment Dieu refait la structure de la terre, tout en créant les choses nécessaires pour accueillir une création vraiment spéciale pour Lui, vers la fin du sixième jour.

Dans Genèse 1:26, nous lisons : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » Alors que les oiseaux, les  animaux et les poissons furent créés selon leur espèce, Dieu avait décidé de Se créer une famille avec qui Il partagerait toute cette création. « Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Croissez et multipliez, et remplissez la terre, et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur tout animal qui se meut sur la terre » (vs 27-28). Dieu n’a pas permis à l’homme « d’évoluer » à l’image d’un singe, mais Dieu le créa à Son image.

Prétendre que l’homme et la femme, ou toute autre créature ou création, seraient le résultat éventuel d’une espèce d’évolution est un affront direct à Dieu. Poursuivons maintenant notre lecture. Au verset 31, il est écrit : « Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, c’était très bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin ; ce fut le sixième jour. » Ce qu’il faut absolument retenir de ce passage biblique, c’est que tous les animaux, les poissons, les oiseaux furent créés selon leur espèce. Tandis que l’homme fut créé à l’image de Dieu. Selon Son espèce ! Voilà la vraie doctrine ! Jusqu’ici, tout ce que Dieu avait fait était très bon et subsistait à l’état parfait.

Dans Genèse 2:9, nous lisons : « Et l’Éternel Dieu fit germer du sol toute sorte d’arbres agréables à la vue, et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. » La seule condition pour que l’homme et sa femme héritent de cet univers était d’obéir à Dieu en s’alimentant à l’arbre de vie. Alors : « L’Éternel Dieu prit donc l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden, pour le cultiver et pour le garder. Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, en disant : Tu peux manger librement de tout arbre du jardin. Mais, quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point ; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras » (Genèse 2:15-17). Donc, à ce moment précis, l’arbre de vie leur était tout à fait disponible avec tous les autres arbres du jardin. Sauf un !

Manger de l’arbre de vie voulait dire que nos premiers parents consentaient aussi à se laisser instruire par Dieu d’une façon directe. Dieu serait leur seul Dieu. Mais voici que Satan vient s’en prendre à nos premiers parents et tord le commandement de Dieu en leur disant : « Vous ne mourrez nullement ; mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3:4-5). Le diable implante dans leur esprit une contrefaçon du commandement de Dieu en leur proposant ceci : « Pourquoi vous contenter d’être seulement des enfants de Dieu ? Mangez de cet arbre et vous serez comme des dieux ». N’ayant pu détrôner Dieu lors de sa propre rébellion, Satan tente de mettre cette même idée dans l’esprit d’Adam et Ève, qui désobéissent à Dieu pour obéir à Satan. Ils se tournent donc vers un autre dieu pour le servir. Toutes les bénédictions promises par Dieu sont alors retirées et remplacées par les conséquences attachées à la désobéissance de nos premiers parents.

Dieu ayant pris Sa décision : « Il dit à la femme : J’augmenterai beaucoup ta peine et ta grossesse ; tu enfanteras des enfants avec douleur, et tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi [Pourtant dans le plan de Dieu la femme devait être une aide pour l’homme, semblable à lui] » (Genèse 2:18). Se tournant vers l’homme : « Dieu dit à Adam : Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie » (Genèse 3:16-17). Dieu ne maudit pas Adam. Dieu retire simplement Sa bénédiction, et Adam devait maintenant se fier à Satan, son nouveau dieu, qui n’avait aucune intention de le bénir, ni rendre le sol prospère à produire des fruits en abondance.

À ce stade, nous sommes en mesure d’établir que « commandement » équivaut à « doctrine ». Si la doctrine vient de Dieu, c’est une saine doctrine. Si elle vient d’ailleurs, c’est une fausse doctrine. Si elle vient de Dieu, elle est inspirée par le Saint-Esprit. Si elle vient de Satan, elle est poussée par son esprit. Ceux qui sont branchés sur Dieu doivent aussi vivre selon la saine doctrine. Mais la fausse doctrine est là aussi : « Pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:4). Donc, si notre seul choix demeure entre croire ce que Dieu dit et ce qu’un homme dit : « Que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu [le converti] sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu gagnes ta cause lorsqu’on te juge » (Romains 3:4). Le véritable converti à Christ est donc coupable de plagiat chaque fois qu’il cite la Parole de Dieu, ce dont il ne doit jamais se repentir.

Nous venons de voir ce que Dieu avait préparé pour l’humanité entière dès la création de nos premiers parents. Le plan familial devait débuter par un mariage heureux dans lequel Adam et Ève auraient engendré des enfants dans la famille de Dieu. Néanmoins, leur désobéissance les a privés de ces bénédictions, et leur mariage aussi fut battant dès le début. Dieu a déclaré ceci à Ève : « tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi » (Genèse 2:18). Pourtant, dans le plan de Dieu, la femme devait être une aide pour l’homme, semblable à lui. La doctrine de Dieu leur promettait le bonheur. L’obéissance à la doctrine de l’autre dieu a créé une situation qui se perpétue jusqu’à ce jour. Nous n’avons qu’à constater le nombre de mariages qui finissent en divorce, où en violence conjugale où l’homme domine littéralement sur la femme en vrai dictateur. Et pourtant, les désirs de la femme se tournent encore vers son mari… Coïncidence ? Pas du tout ! Ce ne sont que les conséquences de la désobéissance à Dieu.

Mais Jésus vient pour rétablir cette alliance brisée par nos premiers parents et que Dieu avait commencé à préparer au travers d’Abraham. Est-ce que le mariage heureux est encore possible de nos jours ? Absolument ! Mais à la condition de s’alimenter à l’arbre de vie qui fut disponible à nos premiers parents avant de pécher. Or, avec le sacrifice de Jésus, le chemin vers l’arbre de vie fut de nouveau ouvert, à la seule condition de passer par Christ. « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie [un Jésus ressuscité] » (Romains 5:10). Car : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Soit que nous acceptons cette doctrine ou soit que nous en cherchons une autre. Si nous acceptons cette doctrine biblique, nous devons aussi reconnaître que toute autre prédication sur la façon de parvenir au salut est fausse. Sûrement un bon sujet de réflexion.

Le mariage

Revenons cependant sur l’instruction biblique d’un bon mariage. Prenons le temps d’analyser ce que Paul est inspiré de nous dire. Dans Éphésiens 5:28-33, nous lisons : « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme, s’aime lui-même. Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et l’entretient, comme le Seigneur le fait à l’égard de l’Église ; parce que nous sommes les membres de Son corps, étant de sa chair et de ses os. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme ; et les deux ne seront qu’une seule chair. Ce mystère est grand ; je le dis par rapport à Christ et à l’Église. Ainsi, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. » Cette instruction de Paul nous ramène au plan original, où Adam devait aimer sa femme comme lui-même et Ève, sa semblable, aurait aussi à aimer et à respecter son mari. Certains interprètent cette instruction comme voulant dire que, dans un mariage, les deux époux doivent toujours penser pareil.

La réussite dans un mariage n’est pas de penser pareil. Un mariage est composé de deux personnes, élevées dans deux familles différentes, dans un milieu différent et ayant des principes distincts à chaque famille. Il ne devrait pas être surprenant que ces deux individus, unis dans un mariage, aient leur propre façon individuelle de penser et de prendre une décision. Les conflits entre époux surviennent quand un des deux veut imposer sa volonté et sa décision comme étant irréversible ou indiscutable. Mais si, dans l’amour et le respect de l’autre le dialogue finit par amener les deux à s’entendre sur un plan convenable pour résoudre le conflit, où les pensées des deux seraient respectées, à partir de ce moment les deux peuvent penser ensemble. Malgré qu’ils soient deux, ils peuvent maintenant agir ensemble, dans la même direction, en équipe, comme une seule chair.

Voilà le principe derrière l’instruction de Dieu aux humains quand il a dit : « C’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair » (Genèse 2:24). Notez que l’homme doit littéralement quitter ses parents pour dorénavant former sa famille où sa femme devient sa chair. Ils ne penseront pas nécessairement pareil, mais avec le dialogue dans l’amour, ils agiront ensemble. La beauté de cette instruction est dans sa simplicité. L’homme doit aimer sa femme comme il s’aime lui-même. Paul compare cette relation à celle que Jésus entretient avec les membres de Son Église. Paul nous déclare aussi qu’au moment où l’homme s’engage avec son épouse, il doit aussi quitter ses parents pour former sa propre famille.

Combien de couples ont souffert dans leur mariage parce qu’ils insistaient à faire le contraire ! Pourtant, cette instruction est simple et claire, car Dieu connaît la nature humaine. Les enfants reçoivent des instructions de leurs parents dès la naissance, et ce jusqu’au moment où ils deviennent adultes pour voler de leurs propres ailes. Le problème semble se produire quand la mère affronte la difficulté de couper vraiment le cordon ombilical et laisser son fils s’attacher à une autre femme. Et sans le vouloir, inconsciemment, elle offre une quantité de conseils à sa bru que celle-ci n’a jamais demandés. Alors, en résulte de gros conflits entre la mère et sa bru. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’encore trop d’humains refusent obstinément d’accepter que l’homme : « s’attachera à sa femme ; et les deux ne seront qu’une seule chair ». Plusieurs individus prennent cette instruction comme s’appliquant à la partie sexuelle de leur vie, mais elle va au-delà du sexe. Une seule chair veut aussi dire que, puisque les deux sont maintenant unis comme ne faisant qu’une seule chair, l’esprit du couple doit aussi penser dans le même sens, et non en contradiction constante.

J’aime comparer ce principe à une équipe de chevaux tirant une voiture. Tant et aussi longtemps qu’ils tirent dans la même direction, ils peuvent tirer un attelage très chargé. Mais si un cheval décidait de tirer vers la droite tandis que l’autre déciderait d’aller vers la gauche, la voiture cesserait tout simplement d’avancer. Il en est ainsi dans le mariage. Si le mariage doit réussir, les deux époux doivent s’aimer et penser ensemble. Pas pareil, mais ensemble. Si un des deux décroche, à toute fin pratique, le mariage tombera éventuellement en miettes. Même si un des deux disait : « Je peux aimer pour deux », il se conte des sornettes. Ce ne sera qu’une question de temps avant qu’il ne puisse tenir le coup et décrochera aussi. Et même si le couple demeure ensemble, sans amour, ils se subissent au lieu de s’aimer. Beaucoup de mariages seraient sauvés si seulement le couple impliquait Dieu dans son dialogue. Les mariages à trois impliquant Dieu, le mari et la femme auront toujours les meilleures possibilités au monde de réussir.

Paul nous précise qu’au sujet du mariage : « Ce mystère est grand ; je le dis par rapport à Christ et à l’Église ». Nous savons que Jésus doit revenir pour célébrer une noce avec Son Église. Alors : « Réjouissons-nous, et faisons éclater notre joie, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse [l’Église] s’est parée. Et il lui a été donné d’être vêtue d’un fin lin, pur et éclatant, car le fin lin, ce sont les justices des saints » (Apocalypse 19:7-8). Notez qu’il n’y aura pas de mariage au retour de Jésus, car le mariage existe déjà entre Jésus et Ses véritables serviteurs, et nous faisons déjà une seule chair avec Lui. Voilà pourquoi Paul nous dit : « Or, vous êtes [à présent] le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun en particulier » (1 Corinthiens 12:27), Jésus étant la tête, alors que nous formons Son corps. Mais Il y aura néanmoins une grande noce avec Jésus, un moment de grande réjouissance pour ceux qui auront persévéré dans la foi jusqu’à la fin, afin de pouvoir participer à cette noce. Paul avait entièrement raison de dire : « Ce mystère est grand ; je le dis par rapport à Christ et à l’Église ». Paul parlait de cet événement fabuleux où Christ viendra rejoindre Sa bien-aimée et célébrer Son alliance avec elle par une grande noce jamais vue dans toute l’histoire du monde.

Et pour ceux qui pensent que cette promesse n’est simplement que quelque chose de spirituel et d’euphorique, lisons Apocalypse 19:9 : « Alors l’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au banquet des noces de l’Agneau ! Il me dit aussi : Ce sont là les véritables paroles de Dieu. » Voilà la saine doctrine ! Toutes les autres qui seraient en contradiction sont de fausses doctrines. Pour terminer son instruction sur un mariage réussi, Paul nous déclare : « Ainsi, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari ». Cette instruction sur le comportement du mari envers sa femme paraît assez claire, mais la femme doit aussi amener sa part au succès de cette union. Elle doit respecter son mari. Le Petit Larousse définit ainsi le mot respect : « Sentiment qui porte à traiter quelqu’un avec grand égard, à ne pas lui porter atteinte ». Si ce petit verset de Paul était existant dans chaque mariage, combien de divorces auraient été évités, car le respect engage le dialogue, et le dialogue produit des solutions, et les solutions protègent le mariage. Une toute petite doctrine qui fonctionne très bien chez ceux qui acceptent volontairement de la mettre en pratique. Nonobstant cela, ceux qui refusent de l’appliquer dans leur couple vous donneront une variété de justifications pour légitimer leur divorce.

Le salut

Regardons maintenant une autre doctrine reliée au salut. Dans l’Ancien Testament, après le péché de nos premiers parents, le chemin vers le salut leur fut littéralement coupé. Ayant fait l’évaluation de leur décision, prise en toute liberté : « l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu [dans son esprit] comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Et maintenant prenons garde qu’il n’avance sa main [dans son état de péché], et ne prenne aussi de l’arbre de vie, et qu’il n’en mange, et ne vive à toujours [dans cet état]. Et l’Éternel Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour cultiver la terre d’où il avait été pris. Il chassa donc l’homme ; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Genèse 3:22-24). Certes, Adam et Ève n’y avaient plus accès, mais être coupé de l’arbre de vie ne voulait pas nécessairement dire destiné automatiquement au feu de la géhenne tel que prêché par plusieurs religions.

Le déluge est venu et seulement huit personnes de la famille de Noé furent sauvées ; alors, qu’adviendra-t-il de tous ces gens qui, depuis Adam et Ève, sont tous morts et n’ont jamais connu ni entendu parler de Jésus, le seul nom écrit sous le ciel par qui ils pouvaient être sauvés (Actes 4:12) ? Depuis Noé jusqu’à la naissance de Jésus, quelle quantité de personnes ont réellement connu Christ ou entendu Son Évangile ? Même durant Son ministère de trois ans et demi, combien d’individus ont vraiment compris et accepté Son message de salut ? Environ 120 personnes attendaient résolument la promesse d’un Consolateur (Actes 1:15). Qu’arrivera-t-il à tous les humains de la terre qui vivaient à cette époque et qui n’ont pas accepté l’Évangile du salut ? Combien d’humains, depuis les vingt siècles qui ont suivi, ont résolu de marcher librement et volontairement avec Christ, la Parole même de Dieu, vivant dans la chair humaine, EMMANUEL, ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS (Matthieu 1:23) ?

Pourtant : « la Parole [de Dieu] a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14). Combien Dieu en a-t-Il attiré pour les donner à Jésus afin de cheminer vers ce Royaume qu’Il est venu leur offrir gratuitement ? Les Élus de ce Royaume seulement et non la population terrestre entière. Ces Élus ont été jugés par Dieu Lui-même en les gardant dans la vérité pour les préparer à la tâche immense de devenir Ses rois et sacrificateurs sur les nations (Apocalypse 5:10). Voilà pourquoi Pierre, le chef des apôtres, a déclaré ceci aux Élus : « Car le temps vient où le jugement doit commencer par la maison de Dieu ; et s’il commence par nous [les élus], quelle sera la fin de ceux [les autres] qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu ? » (1 Pierre 4:17). La réponse nous a été donnée par Jean qui, dans sa vision, a vu ce Grand Trône Blanc sur lequel Jésus est assis.

Le Trône Blanc représente la Justice et la Miséricorde de Dieu. Dans Sa miséricorde qui n’a pas de fin, Jésus permettra à tous les non convertis de tous les siècles, de ressusciter après le Millenium, d’ouvrir les livres de la Bible afin que ces gens soient finalement enseignés dans la vraie doctrine (Apocalypse 20:11-12). C’est cette deuxième résurrection où le Livre de Vie est aussi ouvert, pour accueillir les milliards d’individus qui se convertiront à Christ et qui formeront les nations sur lesquelles les Élus régneront. « Et les nations qui auront été sauvées [durant le Millénium et cette deuxième résurrection], marcheront à sa lumière, et les rois [les Élus] de la terre y apporteront leur gloire et leur honneur » (Apocalypse 21:24). Vous noterez qu’à cette époque, la terre est déjà purifiée, la Jérusalem céleste est sur la terre, tous ces individus mentionnés ici sont immortels, Satan et ses démons sont complètement disparus du décor, ayant été jetés auparavant dans le même feu que Jésus avait allumé pour détruire la Bête et le faux prophète (Apocalypse 20:10). Pourtant, la grande majorité des églises chrétiennes veulent convertir le monde entier immédiatement afin de le préparer pour le retour de Jésus. Les pasteurs utilisent l’argument qu’aujourd’hui est le seul jour de salut, sinon nous sommes perdus. Toutefois, ils utilisent ce même argument chaque fois qu’ils prêchent sur le salut, et chaque fois ce jour précis devient le seul jour de salut. Il semble y avoir une nette contradiction dans leur propre prédication. Si Dieu croyait que toutes les nations seraient déjà converties au retour de Christ, pourquoi nous donner l’Apocalypse, nous annonçant avec certitude que, lors de Son retour, la terre entière sera dans la confusion la plus totale ?

Vous noterez aussi que ce salut vous est toujours offert, d’une façon simple et commode, alors que vous êtes un témoin observateur dans les gradins d’un auditorium ou d’un stade sportif. Et après un sermon charismatique qui vous touche profondément, on vous déclare que si vous donnez votre cœur à Jésus vous êtes automatiquement sauvé ; et une fois sauvé toujours sauvé. Donc, selon cette doctrine, c’est l’humain qui décide quand il voudra être sauvé. C’est le télévangéliste qui appelle, et c’est vous qui décidez de répondre à l’appel. Par contre, quelle est l’instruction de Jésus sur ce sujet si important ? Dans Jean 6:44, Jésus déclare : « Personne ne peut venir à Moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et Je le ressusciterai au dernier jour. » Nous voyons explicitement ici que le salut fait partie d’un processus planifié par Dieu Lui-même pour Se former une famille éternelle.

Voilà pourquoi Jésus ajoute ceci au verset 45 : « Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés de Dieu. Quiconque a écouté le Père et a été instruit par lui, vient à moi ». Donc, c’est Dieu qui choisit Ses futurs Élus du Royaume, et ceux qui écoutent et acceptent cette invitation du Père sont alors donnés à Jésus. Dans Sa dernière prière à Son Père avant d’être crucifié, Jésus a dit ceci au sujet de ceux que Dieu avait attirés et qui ont accepté de suivre Christ jusqu’à la fin : « J’ai manifesté Ton nom aux hommes que Tu m’as donnés du monde ; ils étaient à Toi, et Tu me les as donnés, et ils ont gardé Ta parole. Ils ont connu maintenant que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car Je leur ai donné les paroles que tu m’as données, et ils les ont reçues, et ils ont connu véritablement que je suis venu de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé » (Jean 17:6-8). La fausse doctrine qu’aujourd’hui est le SEUL JOUR de salut est une contrefaçon satanique pour faire paniquer des gens honnêtes et sincères, par des pasteurs avides de leurs dîmes et offrandes, pour mieux dominer sur ces chères brebis.

Je ne voudrais pas donner l’impression que je suggère à tout le monde de quitter leur congrégation et fermer toutes les églises. Tout le monde n’a pas le temps de consacrer des heures à étudier la Bible, pour toutes sortes de raisons qui leur sont personnelles. Donc, appartenir à une congrégation est essentiel pour eux afin de recevoir de l’enseignement sur l’Évangile. Je suis le premier à avouer que toutes les congrégations se disant chrétiennes prêchent une bonne portion de vérité, autrement leurs bâtiments seraient complètement vides. Cependant, d’autres religions, non chrétiennes, celles-là, et remplies de concepts mensongers, sont loin d’être vides non plus… Ce n’est donc pas parce qu’une église ou une religion possède des vérités qu’elle attire davantage de fidèles, sinon, il n’y aurait pas de bouddhisme, d’hindouisme et surtout de satanisme ! Il y a des mensonges qui attirent autant, si non plus que la vérité (ovni, nouvel âge, etc.). Jésus nous a dit : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matthieu 10:16). Jésus nous commande de développer notre discernement.

D’autres personnes ont besoin de fraternisation et les réunions hebdomadaires leur donnent une occasion idéale de rencontrer des amis, de se faire instruire, et de prendre un bon café avec un beigne ou autre friandise. Ceci est bien, mais n’est pas une bonne raison pour accepter un enseignement dilué ou nettement altéré et déformé. Voilà où réside le véritable problème que chaque chrétien doit avoir à cœur d’éviter afin de ne pas en être victime. Alors, je ne cesserai jamais de citer ces paroles de Paul : « Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon [la vraie doctrine]. Abstenez-vous de toute apparence de mal [la fausse doctrine] » (1 Thessaloniciens 5:21-22). Cette exhortation de Paul couvre non seulement les fausses doctrines, mais aussi tout ce qui est véhiculé à l’encontre de la Parole de Dieu.

Regardons maintenant la promesse fantastique promise par Jésus à ceux qui persévéreront dans Sa Parole au moment de la grande tribulation des derniers jours avant Son retour. « Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi-même je te garderai de l’heure de la tentation qui doit venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (Apocalypse 3:10). Jésus S’engage à protéger Lui-même Ses serviteurs durant ces trois ans et demi qu’Il utilisera pour éprouver les « habitants de la terre ». Donc, pendant que le monde entier sera éprouvé, Jésus Lui-même protégera les siens. Voilà pourquoi Jésus, à la veille de Sa mort, a déclaré ceci à Son Père, dans Jean 17:9 : « Je prie pour eux [Mes serviteurs] ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ». Ajoutons à ceci ce qui est écrit dans Jean 3:16 : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Cette vie éternelle ne passe que par le salut et le salut ne passe que par Jésus et AUCUN autre. Croire en Jésus ne veut pas simplement dire de croire que Jésus a déjà existé et existe toujours. L’enjeu est tellement grandiose que croire en Jésus veut dire croire d’abord fermement tout ce que Jésus a enseigné et, subséquemment, vivre selon Sa Parole.

C’est pour cette raison que Jésus Lui-même a déclaré que : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et JE le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:44). Dans Jean 11:25, Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ». Voilà la vraie doctrine saine. Tout salut voulant venir d’une autre façon et soi-disant disponible par un autre que Jésus est une fausse doctrine. Dieu ne Se contredit jamais ! Alors, si une église prêche un salut facile, dans lequel le « converti » n’a aucun effort à faire après sa plongée dans une piscine ou toute autre manière de baptiser, c’est une doctrine d’homme. Donc, si nous en sommes rendus à ce point pour en arriver à une décision, la Bible elle-même nous donne la solution. « Que Dieu soit reconnu véritable et tout homme menteur » (Romains 3:4). Pourtant, des milliards d’humains sont présentement convaincus que le salut peut passer par un autre que Jésus. Alors, je vous suggère en toute humilité de suivre une autre petite instruction biblique qui nous dit : « Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute apparence de mal » (1 Thessaloniciens 5:21-22).

Toutes les églises « chrétiennes » de notre époque prêchent des choses qui sont bonnes, alors il faut les retenir. Mais la Bible insiste surtout sur le fait de nous abstenir de toute apparence de mal. C’est ici le véritable travail du serviteur de Christ : pouvoir distinguer entre le bon et le mal, et seule la Parole de Dieu peut nous révéler la différence. Je me pose la question à savoir combien de personnes étudient vraiment la Bible ? Beaucoup de personnes possèdent des Bibles, et cela paraît très bien dans une bibliothèque. Certains en font la lecture à l’occasion, et régulièrement dans d’autres cas. Mais je repose ma question à savoir combien prennent le temps d’étudier fidèlement la Bible dans le but de découvrir ce que Dieu veut amoureusement nous donner comme instruction pour renouveler notre vie ? De découvrir que Son soutien est toujours là pour nous sortir de nos épreuves, de nous instruire dans le plan admirable qu’Il a préparé pour l’humanité, et finalement comment parvenir littéralement dans ce Royaume où tous Ses enfants formeront une grande famille avec Dieu ? Une famille où le Créateur de l’univers partagera Sa création entière avec nous. Quel beau sujet de méditation pour ceux qui croient vraiment dans la Parole de Dieu !

Les résurrections

Prenons maintenant la doctrine de la résurrection. Plusieurs religions prêchent qu’il n’y aura qu’une seule résurrection. D’autres prêchent deux résurrections, une pour les sauvés et une pour la destruction de tous les autres dans le feu de la géhenne. Pourtant, toutes ces dénominations prétendent utiliser la même Bible pour appuyer leurs croyances et leur prédication. Nonobstant cela, que nous déclare Dieu dans Sa Parole ? Durant tout Son ministère, Jésus a prêché que le Royaume de Dieu était proche. Même ici, la majorité des églises chrétiennes ne semblent pas avoir saisi Son message. Jésus annonçait l’établissement de Son Royaume sur cette terre, alors que toutes les religions enseignent que le chrétien ira au ciel après sa mort. Cet enseignement est en nette contradiction avec cette déclaration de Jésus dans Jean 3:13 : « Or personne n’est monté au ciel, que Celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel ». Qui a raison, Jésus ou les hommes ?

Il devient alors évident qu’il subsiste une nette contestation entre ce que Jésus a enseigné et ce que les hommes ont enseigné durant une vingtaine de siècles. Juste avant de monter au ciel, Jésus a rassuré Ses disciples qui s’inquiétaient de ce qui leur arriverait après Son départ. Alors, pour les apaiser, Jésus leur à déclaré : « Que votre cœur ne se trouble point ; croyez en Dieu, croyez aussi en Moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place » (Jean 14:1-2). Que veut dire « la maison du Père » ? Dans la vision du ciel qu’il avait reçue de Jésus, Jean nous déclare ceci : « Et moi Jean je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et Il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux » (Apocalypse 21:2-3). Dans cette seule déclaration nous voyons clairement que c’est Dieu Lui-même qui descendra sur cette terre dans cette Ville Sainte, la Nouvelle Jérusalem, pour habiter avec Sa Famille immortelle. Ils seront Son peuple, et Il sera leur Dieu.

Mais les religions envoient leur brebis au ciel, alors que Dieu Lui-même nous déclare que c’est Lui qui descendra du ciel pour venir vivre dans cette Ville Sainte pour administrer Son Gouvernement universel avec Sa famille. Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et Il habitera avec eux ; ils seront Son peuple, et Il sera leur Dieu. Mais revenons à ce que Jésus a déclaré à Ses disciples, dans Jean 14:3 : « Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. » Encore une fois, Jésus nous dit qu’Il reviendra, alors que les pasteurs rassurent leurs brebis que l’homme peut y aller. Mais comment a-t-on pu vendre un tel mensonge à des milliards de personnes durant autant de siècles ? D’abord, en empêchant les fidèles d’étudier la Bible. Ensuite en prêchant un salut sans trop d’effort. Écoutez et observez les instructions de votre église à la lettre, et ne critiquez jamais votre pasteur, votre curé ou votre ministre, peu importe ce qu’il dira durant son sermon. Vivez votre vie au meilleur de ce que vous décidez qui est bon, et quand vous serez sur votre lit de mort, faites un acte de contrition et tout sera réglé. Si vous craignez de mourir sans avoir le temps de vous repentir, on peut, avec des dons, acheter une indulgence plénière qui efface tous les péchés, vous donnant le privilège de passez à GO, ramassez votre 200 $ et de monter directement au ciel. Mais pour faire quoi au juste ?

Revenons encore une fois à l’instruction de Jésus à Ses disciples, leur disant que dans cette Cité Sainte, il y a plusieurs demeures. À quoi au juste fait-Il allusion ? C’est quand même intéressant de noter que dans tous les pays du monde, il existe une Chambre ou Parlement où tous les élus se réunissent régulièrement pour diriger leur pays et rédiger constamment des lois appropriées à leur bien-être. Dans ces bâtiments, chaque ministre a sa demeure ou son bureau pour exécuter son ministère. Nous avons cette situation depuis des siècles et nous la trouvons tout à fait normale et équitable. Mais quand Jésus déclare qu’Il doit monter au ciel pour nous préparer un poste en tant qu’Élu dans Son gouvernement, les gens manifestent abondamment de difficulté à accepter que Dieu puisse agir ainsi dans Son Gouvernement. Le problème est évident. La Bible nous dit que Satan est « le dieu de ce siècle » (2 Corinthiens 4:4). Ayant utilisé le dessein que Dieu avait déjà établi, Satan a tout naturellement formé une contrefaçon gouvernementale pour les humains, dans laquelle la confusion organisée perdure, et perdurera jusqu’au moment où Jésus viendra détruire cette structure satanique pour établir Son Gouvernement Mondial.

Continuons maintenant où Jésus rassure Ses disciples ainsi : « Quand je serai parti, et que Je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi ». Dans Jean 14:4, Jésus ajoute : « Et vous savez où je vais, et vous en savez le chemin ». Le chemin, ici, n’est pas de monter au ciel, mais plutôt de savoir où Jésus S’en allait, et encore davantage, le chemin à suivre pour parvenir au Royaume qu’Il a prêché et qu’Il établira quand Il reviendra. Thomas ne semble pas comprendre entièrement. Alors, au verset 5, Thomas Lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas ; et comment pouvons-nous en savoir le chemin ? » Au verset 6, « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi ». Je ne veux pas brusquer personne, mais si quelqu’un vous indique qu’il y a possibilité de parvenir au salut, à la vérité, et à l’immortalité par un autre chemin que JÉSUS, vérifiez leur doctrine de près avant d’accepter.

Donc, personne ne monte au ciel ! Vers la fin de la grande tribulation à venir, la Bible nous dit que sept trompettes sonneront pour annoncer sept malheurs. Regardons cependant ce qui doit arriver alors que la septième sonnera. « Or, le septième ange sonna de la trompette, et de grandes voix se firent entendre dans le ciel, qui disaient : Les royaumes du monde sont soumis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles des siècles » (Apocalypse 11:15). Il est bel et bien question ici des royaumes du monde qui seront tous soumis à un seul Royaume mondial dirigé par Christ. Le prophète Daniel fut inspiré de prédire cet événement superbe. En parlant des temps de la fin où le monde sera au bord du gouffre de l’autodestruction, Daniel nous déclare : « Et dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit ; et ce royaume ne passera point à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement » (Daniel 2:44).

C’est précisément à ce moment où Jésus revient qu’il y aura aussi la première résurrection, celle des Élus à qui Jésus a déclaré qu’Il allait au ciel pour leur préparer des postes de gouverne dans ce Royaume. Et quand le temps pour cela sera dévolu, Jésus reviendra afin que, là où Il sera, nous y soyons aussi. « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et régneront avec lui mille ans » (Apocalypse 20:6). L’immortalité nous est confirmée ici par l’expression : « La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ». À cette déclaration, il convient d’en ajouter une autre pour nous indiquer où ce règne de mille ans aura lieu. « Et tu nous as faits rois et sacrificateurs à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre » (Apocalypse 5:10). Mais quel sera le sort de ceux qui sont morts depuis Adam et Ève et qui ne seront pas de cette première résurrection ? Sont-il perdus à tout jamais et destinés au feu éternel ? Beaucoup trop de ministres en sont convaincus et, par le fait même, font passer un Dieu d’amour pour un Dieu qui paraît Se réjouir à vouloir détruire Sa création.

C’est sûrement le but que Satan s’est fixé, pas le Dieu d’amour qui nous a créés à Son image et à Sa ressemblance. Allons voir ce que Dieu nous dit. « Mais le reste des morts ne ressuscita point, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis » (Apocalypse 20:5). Il est explicitement question ici d’une deuxième résurrection après la période de mille ans. Qu’arrivera-t-il alors à ce moment ? Jean a vu ceci dans sa vision : « Puis, je vis un Grand Trône Blanc, et celui qui y était assis. La terre et le ciel s’enfuirent de devant sa face, et leur place ne se retrouva plus. Je vis aussi les morts, grands et petits, qui se tenaient devant Dieu ; et les livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans les livres » (Apocalypse 20:11-12). Si tous ces morts sont debout devant le trône, il est tout à fait logique de conjecturer qu’ils sont revenus à la vie grâce à une résurrection. On pourrait se poser la question à savoir si cette résurrection n’est seulement que pour la destruction, comme certains pasteurs semblent le présumer, pourquoi Jésus, ce Miséricordieux par excellence, assis sur le grand trône blanc, ouvrira-t-Il le Livre de Vie s’Il n’a aucune intention d’y ajouter des noms ?

Comment Jésus, Dieu venu en chair, pourrait-Il détruire des milliards de gens qui, tout au long des siècles, n’ont eu aucune chance de savoir qui était Jésus, sans compter comment se convertir à Christ. Qui connaissait Jésus au moment du déluge ? Qui s’intéressait à Jésus dans tous les grands royaumes païens du monde alors qu’ils avaient des centaines de dieux pour les occuper ? Combien de bouddhistes, de musulmans, de communistes, et d’athées sont présentement convertis à Christ ? Sans oublier les handicapés mentaux étalés sur 6 000 ans d’histoire, les trisomiques et tous ceux qui n’avaient pas les facultés intellectuelles pour comprendre les principes du salut. Et que dire de tous les enfants morts en bas âge, en couche ou avortés ? Faudrait-il croire aux « limbes », cet endroit catholique dont la Bible ne mentionne pas un traître mot ? Penser que ces derniers puissent avoir droit au salut sans avoir connu Christ et Son sacrifice, c’est nier le fondement même de l’Évangile ! Jésus pourrait-Il détruire tous ces innocents qui ignorent toujours qu’Il est le SEUL par qui on puisse parvenir au salut ? Une telle action serait en distincte contradiction avec la déclaration que : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3:16-17).

Nous voyons distinctement qu’il y a confusion totale dans l’enseignement religieux, même parmi la « chrétienté ». Satan a réussi, au fil du temps, à s’infiltrer dans toutes les organisations religieuses avec une contrefaçon bien organisée pour tenter de détruire le plan de Dieu pour l’humanité. Et il le fait par l’entremise des milliers de religions, fondées par des hommes cupides, prêts à prêcher n’importe quoi pour s’enrichir tout en profitant de chaque situation qui leur est offerte. Voici l’évaluation de Paul en parlant de ces ministres : « Car de telles gens ne servent point notre Seigneur Jésus-Christ, mais leur propre ventre ; et par des paroles douces et flatteuses ils séduisent le cœur des simples » (Romains 16:18). Notez que les brebis honnêtes, les cœurs simples ne sont pas en cause ici. Ce sont plutôt les faux ministres, qui sont supposés diriger ces cœurs simples vers le Royaume, qui sont faux, car ils ne servent pas Jésus. Ils séduisent les brebis par des paroles douces et flatteuses pour servir leur propre ventre.

Jacques, dès les débuts de l’Église, à voulu éviter ce problème dans les congrégations de l’Église de Dieu. Dans son épître, Jacques déclare ceci : « Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère » (Jacques 3:1). Je suggère fortement à tous les ministres qui présument avoir le droit d’enseigner ce qu’ils commandent, simplement parce qu’ils ont été ordonnés dans une dénomination quelconque, de bien garder en mémoire cette déclaration de Jacques, car, au retour de Christ, ils auront des comptes à Lui rendre. On ne joue pas avec la Parole de Dieu, car elle doit rester intacte, et ceux qui la détraquent devront s’attendre à accepter un jugement plus sévère.

En revenant aux résurrections, il y en a une autre et qui semble échapper complètement à toutes les églises, à cause de la façon qu’elle est décrite dans la Bible. Dans Apocalypse 20:13-15, nous lisons : « Et la mer rendit les morts qu’elle contenait ; la mort et l’enfer rendirent aussi les morts qui y étaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et l’enfer furent jetés dans l’étang de feu ; c’est la seconde mort. Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu ». La description de cette résurrection ressemble drôlement à la deuxième que nous venons de voir. À prime abord, on pourrait croire à une répétition des versets précédents, mais il n’en est rien. En effet, nous voyons clairement ici une autre résurrection où la mer rend tous les noyés qui s’y trouvent, la mort et l’enfer (séjour des morts) rendirent aussi les morts qui y étaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Mais il y a une étonnante différence entre cette résurrection et la deuxième. D’abord le Trône Blanc de la miséricorde n’y est plus, et le Livre de Vie n’est pas ouvert ni mentionné. Il devient alors évident que cette résurrection est uniquement destinée à la destruction totale des rebelles qui auront rejeté Dieu, le salut et le Saint-Esprit jusqu’à la fin.

Ils commettent ainsi ce que Jésus a révélé être le péché contre l’Esprit et que Dieu ne pourra jamais pardonner, car c’est dans la nature même de ce péché de pousser l’homme à ne jamais plus demander pardon. Dieu est Esprit (Jean 4:24), et Dieu est Saint (Lévitique 19:2). Dieu est donc le Saint-Esprit ! Si quelqu’un persiste à rejeter Dieu jusqu’à la fin de son existence, comment pourrait-il faire partie de la Famille de Dieu ? Jésus Lui-même nous décrit ceux qui feront sûrement partie de cette grande Famille Divine et immortelle. « Heureux ceux qui observent Ses commandements, afin d’avoir droit à l’arbre de vie [l’immortalité], et d’entrer par les portes dans la ville [la Jérusalem céleste] ! » (Apocalypse 22:14). Ce sont les gens qui ont accepté le sacrifice de Jésus et, en acceptant Son nom comme étant le SEUL sous le ciel par lequel nous pouvons être sauvés, ont aussi persévéré dans la foi jusqu’à la fin de leur vie. À ceux-là, Dieu a donné un dépôt de Son Esprit avec une promesse future fabuleuse. La résurrection dans l’immortalité !

C’est d’ailleurs ce que Paul nous dit, dans 2 Corinthiens 1:21-22 : « Or, celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, Qui nous a aussi marqués de Son sceau, et nous a donné dans nos cœurs les arrhes [dépôt] de Son Esprit ». Nous voyons que l’onction qui nous affermit en Christ vient directement du Père, qui met aussi un dépôt de Son Esprit en nous. Paul, doté de cette compréhension formidable, pouvait facilement nous déclarer ceci, dans Romains 8:11 : « Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par Son Esprit qui habite en vous ». Donc, au risque de me répéter, si quelqu’un n’a pas le Saint-Esprit en lui, il lui est impossible de faire partie de la Famille de Dieu.

Tout dans les Saintes Écritures semble nous indiquer que, lors de la deuxième résurrection, la grande majorité des gens se convertiront à Christ, et auront par conséquent leurs noms inscrits dans le Livre de Vie qui sera ouvert pour les recevoir. Parce que Satan, qui les séduisait n’y sera plus. Pour ce qui est de ceux qui demeureront rebelles jusqu’à la fin, Jésus, en parlant de l’accès à la Ville Sainte, dira simplement : « Mais dehors seront les impudiques, les empoisonneurs, les fornicateurs, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge » (Apocalypse 22:15). Nous avons ici la liste biblique de ceux qui ne seront jamais inscrits dans le Livre de Vie, ou dont le nom sera effacé du Livre de Vie pour avoir négligé, puis rejeté le dépôt de l’Esprit qui était en eux. Le sort de ces rebelles est clairement expliqué par Jésus dans Sa révélation à Jean : « Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:15). Ceci sera un événement unique qui détruira, non seulement les rebelles, mais purifiera aussi la terre pour créer une nouvelle terre et de nouveaux cieux. Par la suite elle sera prête à recevoir la Jérusalem céleste qui descendra du ciel et dans laquelle Dieu Lui-même viendra vivre avec Sa Famille. (Nous vous proposons de lire nos messages sur Les Résurrections pour une description détaillée de tout ce que la Bible en dit).

Voilà la doctrine divine sur le sujet des résurrections que Jean a reçue de notre Sauveur et qu’il nous décrit ainsi : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. L’Esprit et l’Épouse disent : Viens. Que celui qui l’entend, dise aussi : Viens. Que celui qui a soif [de la vérité], vienne ; et que celui qui voudra de l’eau vive, en reçoive gratuitement » (Apocalypse 22:16-17). Ceux qui ont reçu la Parole de Dieu gratuitement doivent aussi l’enseigner gratuitement. Jésus avait donné cette instruction à Ses disciples : « Guérissez les malades, nettoyez les lépreux, ressuscitez les morts, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures ; Ni sac pour le voyage, ni deux habits, ni souliers, ni bâton ; car l’ouvrier est digne de sa nourriture » (Matthieu 10:8-10).

Il est clair que celui qui vient porter l’Évangile doit se nourrir, ainsi que sa famille, et Jésus nous dit qu’un tel ouvrier est digne de sa nourriture. Mais l’Évangile n’est pas à vendre pour en devenir millionnaire, comme nous voyons malheureusement trop souvent dans les églises populaires. Ce qui devient encore plus évident chez le chrétien converti qui prend la peine de vérifier toute chose, c’est que les vraies doctrines ont été progressivement diluées. Sous le voile d’être des ministres de Christ, plusieurs ministres ont prêché leur propre interprétation des vraies doctrines en y ajoutant ou en retranchant des instructions essentielles selon leur volonté. Ensuite, ces pasteurs transmettent ces « doctrines » à ceux qui veulent bien les suivre et se laisser séduire par eux.

À ceux-là, Jésus déclare ceci, dans Apocalypse 22:18-19 : « Je proteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu’un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre ; Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la Sainte Cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre ». Voilà encore une fois la vraie doctrine venant directement de la bouche de Jésus. Notez que ceux qui ajoutent leurs propres doctrines par opposition à celles de Dieu risquent fortement de recevoir sur leur tête les sept dernières plaies des temps de la fin. Il serait alors souhaitable que ceux qui prêchent sur la possibilité d’aller au ciel, sur l’immortalité de l’âme ou sur un nirvana comme récompense de ceux qui, après maintes réincarnations finissent éventuellement par vivre une vie parfaite, s’informent sans tarder sur ce que Dieu voudrait qu’ils prêchent. Maintes réincarnations ? La Parole de Dieu nous dit : « il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement » (Hébreux 9:27). Les fausses doctrines peuvent-elles cependant être bonnes et acceptables en partie ?

Quand nous en sommes rendus ici à prendre une décision, la Parole de Dieu nous la rend facile, si du moins nous voulons agir selon Sa Parole. Paul a été inspiré d’écrire que, dans un tel cas : « que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur » (Romains 3:4). Donc, toute doctrine qui ne vient pas de Dieu est une fausse doctrine. Elle vient d’un homme menteur inspiré par le père du mensonge. Aux Juifs qui narguaient Jésus continuellement, Celui-ci leur a déclaré : « Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il n’a point persisté dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il dit le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur, et le père du mensonge » (Jean 8:44). Cette déclaration peut facilement s’appliquer à ceux qui se présentent comme ministres de Jésus et qui prêchent le contraire de Son Évangile.

Cette contrefaçon, inspirée par Satan, n’est vraiment pas quelque chose de nouveau. Dans les années 60, au premier siècle, Paul voyait déjà cette intrusion dans les nouvelles congrégations par des adeptes des fausses doctrines. Ces instigateurs ont sournoisement commencé par modifier ou nettement enlever certains enseignements de Jésus. Ainsi les véritables doctrines qu’ils jugeaient difficiles à observer, ou qui étaient en désaccord avec leurs enseignements pseudo-chrétiens où le paganisme se mêlait au christianisme, furent modifiées, changeant par le fait même Son Évangile. Malheureusement, plusieurs se sont laissés séduire par cette ruse de Satan. Paul n’hésite pas à attaquer le problème de front. Alors, voici sa déclaration aux chrétiens à Corinthe : « Mais je crains que, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, vos pensées ne se corrompent aussi en se détournant de la simplicité qui est en Christ. Car, s’il venait quelqu’un qui vous prêchât un autre Jésus que celui que nous vous avons prêché, ou un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supporteriez fort bien » (2 Corinthiens 11:3-4). Paul avait déjà découvert dans cette congrégation une disposition à la séduction par des gens qui commençaient à prêcher autre chose que ce que Paul leur enseignait.

Alors, Paul décide immédiatement de mettre les pendules à l’heure juste en leur disant directement : « Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs qui se déguisent en apôtres de Christ [un apôtre qui enseigne une fausse doctrine est un faux apôtre]. Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. » Au début, son nom était Lucifer (porteur de lumière ou vérité). Après sa rébellion, son nom fut changé en Satan (adversaire, le prince des ténèbres, et le père du mensonge). Même si Satan fut précipité avec ses anges (devenus démons) sur la terre après sa tentative de détrôner Dieu, il continue toujours à se déguiser en ange de lumière. « Il n’est donc pas surprenant que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice ; mais leur fin sera selon leurs œuvres » (2 Corinthiens 11:13-15). Ils auront un compte à rendre à Jésus selon leurs œuvres.

Mais revenons au châtiment réservé à ceux qui retranchent des versets bibliques dans leur prédication, car ces versets détruiraient entièrement les fausses doctrines qu’ils véhiculent pour mieux dominer sur leurs troupeaux. Cette fraude est très sérieuse pour Dieu, qui sera encore plus sévère envers ces pasteurs qui, en pleine connaissance de la Parole de Dieu, retrancheront volontairement des instructions pour avantager leur propre cause. « Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre » (Apocalypse 22:19).

Notez bien que Dieu retranchera sa part, d’abord du Livre de Vie (immortalité), et de la Sainte Cité (accès à la Famille de Dieu), ainsi que les bénédictions destinées aux Enfants de Dieu pendant l’éternité décrites dans ce livre. Donc, ces faux ministres, s’ils ne se repentent pas, risquent réellement de faire partie de la troisième résurrection, étant retranchés du Livre de Vie et l’immortalité. « Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:15). Voilà le moment précis de la destruction totale de tous les rebelles, une seule et unique fois, tout en détruisant les œuvres futiles des hommes dans cette purification de la terre. Non, l’enfer tel que prêché dans la majorité des églises n’existe pas, où des gens sont balancés sans trop savoir pourquoi pour être brûlés sans se consumer.

Le pardon

La dernière doctrine que j’aimerais traiter ici, c’est la doctrine du pardon. Commençons par le commandement de Jésus sur ce sujet. Les disciples qui voyaient Jésus prier souvent, Lui demandèrent comment prier. Alors, Jésus leur donna un exemple vivant, dans Matthieu 6:9-15. Prenons cette prière étape par étape :

9 : « Vous donc [Mes disciples] priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux, ton nom soit sanctifié ; Ton règne vienne ». Il est très important de notez que Jésus ne nous dit pas de prier pour avoir le privilège de monter au ciel. Il faut prier plutôt que Son règne vienne s’établir sur la terre, tout comme Jésus l’a prêché. Voilà la saine doctrine ! Combien d’églises lisent ceci continuellement sans jamais saisir ce que Jésus nous enseigne clairement dans ce verset ? Combien récitent cette prière instinctivement en égrenant leur chapelet sans en saisir la profondeur ?

10 : « Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Nous savons qu’au ciel, la volonté de Dieu se fait toujours, mais Sa volonté est-elle exercée sur la terre ? Chez Ses serviteurs, oui ! Pour le reste, en partie chez certains et chez les autres pas du tout, car, tout au long des siècles, Satan a continuellement fait des ravages épouvantables en voilant et en créant des contrefaçons de l’Évangile que Jésus est venu donner à Son Église. Dès le premier siècle, Paul nous déclare : « Que si notre Évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle [Satan] a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:3-4). La séduction avait débuté dès la fondation de l’Église par les ministres de Satan, et elle se poursuit encore plus fort de nos jours. Avez-vous encore l’impression que les télévangélistes sont en train de sauver le monde entier avec leur prédication actuelle ? Retournons à la prière proposée par Jésus.

11 : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Il serait bon de méditer à savoir d’où nous vient notre nourriture quotidienne. Fait-elle partie du plan de Dieu dans le développement de Ses enfants vers Son règne à venir ou est-ce la pure coïncidence d’une évolution où tout existe sans Créateur ? Cette supercherie de la théorie de l’évolution est répandue dans le monde entier et se porte remarquablement bien. Pourtant jamais a-t-on utilisé l’expression « la vérité de l’évolution ». Voici l’ensorcellement et la séduction à son comble, où tous ses disciples fervents intellectuels sont passionnés pour une simple théorie qu’ils acceptent aveuglement comme vérité.

12 : « Pardonne-nous nos péchés, comme aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Notez qu’il y a une condition insérée ici par Jésus Lui-même. C’est bien de demander pardon à Dieu pour nos péchés, mais avons-nous le droit de refuser de pardonner à ceux qui nous ont offensés ? Dans la famille de Dieu aurons-nous le droit de nous offenser, de nous bouder, et d’entretenir de la rancœur et de l’amertume contre certains frères et certaines sœurs durant l’éternité ? Ces attitudes dominent dans le monde de Satan, mais ceux qui refuseront de les corriger ne feront jamais partie de la Famille de Dieu.

13 : « Et ne nous induis point en tentation, mais délivre-nous du Malin [Satan]; car à Toi appartiennent le règne, la puissance, et la gloire à jamais. Amen ! » Dans ces deux versets nous voyons clairement que notre travail est de demander d’abord le pardon de nos péchés, mais avec une attitude chrétienne prédisposée à pardonner aussi à ceux qui nous ont offensés. Le pardon n’est pas une chose à sens unique. Il devient alors une interaction à double sens où tout le monde doit pardonner. Est-ce que nous vivons cela dans notre société actuelle ?

Néanmoins, Jésus met énormément d’emphase sur le pardon, car sans le pardon il sera impossible pour toute personne de faire partie du Royaume à venir, même si la personne se croit convertie. Regardons attentivement ce que notre Sauveur nous déclare, au verset 14 : « Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ». Ce Dieu d’amour est toujours fidèle à Lui-même.

15 : « Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs offenses, votre Père ne pardonnera pas non plus les vôtres ». C’est toujours le même Dieu d’amour qui parle ici. Pouvez-vous imaginer un seul instant un Royaume éternel dans lequel tous les membres immortels passeraient l’éternité à se chamailler, se bouder, s’éviter dans l’amertume, sans jamais vouloir se réconcilier ? Ce serait impensable, car ces personnes agiraient simplement comme ils le comprenaient alors qu’ils étaient sous l’emprise de Satan et ils ne pourraient jamais y parvenir. Pourtant nous voyons des gens qui agissent selon leurs idées, insultent qui ils veulent, ne demandent pas pardon à ceux qu’ils ont blessés profondément, mais, au travers tout cela, ils sont convaincus qu’à leur mort ils iront au ciel. Cette façon de fonctionner n’existera pas dans le Royaume de Dieu. Voilà la saine doctrine.

Satan a pourtant réussi à faire croire le contraire au monde entier depuis que sa place ne fut plus trouvée dans le ciel. C’est d’ailleurs ce que Jésus, le révélateur de l’Apocalypse, nous dit : « Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde, fut précipité sur la terre, et ses anges [devenus démons] furent précipités avec lui » (Apocalypse 12:9). Jésus l’identifie ici sous tous ses noms. Comment alors peut-il continuer à séduire avec autant de facilité ? La réponse est très simple. Satan a réussi, étant le prince de la puissance de l’air, à utiliser les ondes par lesquelles il peut implanter toutes sortes de pensées dans la tête des humains. La plus éminente, c’est qu’il n’existe pas. C’est ainsi qu’il peut influencer ses pasteurs à prêcher sa contrefaçon de la vérité. Donc, la fausse doctrine veut que si vous suivez les instructions de votre pasteur, peu importe ce que vous faites, vous pouvez quand même aller au ciel. Votre ministre ou curé, a donc un pouvoir absolu de négocier avec Dieu pour renverser ce que nous venons de voir plus haut au verset 15. Le confessionnal est un exemple classique de ce pouvoir absolu qui, pourtant, est tout à fait humain !

Mais comment a-t-on pu faire croire un mensonge pareil ? Simplement en introduisant un genre de salut qui plaît à la majorité des gens. Un salut facile et sans effort. Paul a vraiment été inspiré de nous annoncer ceci, dans sa lettre à Timothée. 2 Timothée 4:3-4 : « Car il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine doctrine, mais où, désireux d’entendre des choses agréables, ils s’amasseront des docteurs selon leurs convoitises, et fermeront l’oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables ». La véritable doctrine demeure que dans le Royaume que Jésus viendra établir : « Il n’y entrera rien de souillé, ni personne qui s’adonne à l’abomination et au mensonge, mais ceux-là seuls qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau » (Apocalypse 21:27). Donc, il faut absolument être inscrit dans le Livre de Vie de l’Agneau. Et cette inscription ne vient pas des ministres ni des curés, mais de DIEU qui nous juge au cœur !

En conclusion, rappelons-nous toujours les paroles de Jésus qui enseignait tous ceux qui venaient vers Lui, même si certains n’acceptaient pas Ses instructions. Dans Jean 12:47, Jésus leur dit : « Et si quelqu’un entend Mes paroles et ne croit pas, je ne le juge point, car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde ». Pouvez-vous trouver dans ce verset une seule indication qu’au moment où Jésus parlait, c’était pour ces gens leur seul jour de salut ? Le Sauveur Lui-même leur dit : « si quelqu’un entend Mes paroles et ne croit pas, Je ne le juge point ».

Malgré cela bon nombre de pasteurs s’accordent le pouvoir de juger et de condamner tous ceux qui ne marchent pas au pas avec leur prédication d’un salut prompt et immédiat, sinon… au feu de la géhenne ! Je me demande jusqu’à quel point ces pasteurs étudient les paroles de Jésus. Christ est venu pour semer la Bonne Nouvelle de l’établissement d’un merveilleux Royaume de paix ici-bas. Il S’est promené parmi le monde en enseignant, en soulageant et en réconfortant les opprimés, en empêchant qu’une femme soit lapidée quand elle avait été prise en adultère, et en guérissant les malades qui venaient Le voir.

Mais le but principal de Sa Mission était d’annoncer l’Évangile et de fonder Son Église, qui deviendrait Son corps et dont Il serait la tête. Après Son Ascension au ciel, pour nous préparer une place en tant qu’Élus dans Son Royaume à venir, à peine 120 personnes ont reçu le Saint-Esprit le Jour de la Pentecôte, et ce, après trois ans et demi d’instruction. Pourtant, Jésus a Lui-même déclaré qu’Il était venu pour sauver le monde. Cette déclaration de Jésus de sauver le monde tient-elle toujours ? Absolument, car le salut, selon la Parole de Dieu, est un processus selon lequel les Élus immortels du Royaume feront partie de la première résurrection. Les survivants de la Grande Tribulation, toujours mortels, seront enseignés par eux et formeront les nations mortelles sur lesquelles les Élus régneront pendant mille ans. À ces nations viendront s’ajouter des milliards d’individus lors de la deuxième résurrection, ce qui nous montre la logique divine dans le véritable Plan de Dieu en action. Ceux qui se convertiront seront aussi inscrits dans le Livre de Vie. « Et les nations qui auront été sauvées [et maintenant immortelles aussi], marcheront à sa lumière, et les rois [les Élus] de la terre y apporteront leur gloire et leur honneur » (Apocalypse 21:24).

Finalement, la troisième résurrection est exclusivement réservée à la destruction totale des rebelles, toujours à l’état mortel, qui refuseront, pour toutes sortes de raisons, de se soumettre à Dieu. Ces individus n’auront aucune place dans le Royaume, car ils ne seront pas inscrits dans le Livre de Vie. « Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:15). Pour eux, c’est la seconde mort de laquelle il n’y a aucune résurrection ou réincarnation possible, et où même la mort et le séjour des morts seront détruits, car dans l’immortalité la mort ne pourra plus toucher les Enfants de Dieu. Malachie nous décrit l’étang de feu ainsi : « Car voici, le jour vient, ardent comme un four : tous les orgueilleux et tous ceux qui commettent la méchanceté, seront comme du chaume, et ce jour qui vient les embrasera, a dit l’Éternel des armées, et ne leur laissera ni racine ni rameau » (Malachie 4:1). Est-ce que l’expression « ni racine ni rameau » vous donne toujours l’impression que Dieu va se régaler et se réjouir à voir brûler ces damnés éternellement sans qu’ils ne se consument ?

Avez-vous déjà découvert un tel feu dans la Bible, autre que par la bouche de ces pasteurs ? Regardons le verset 3 où Dieu parle à Ses enfants : « Et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je prépare, a dit l’Éternel des armées ». Avez-vous déjà vu de la cendre vivante ? Il faut avoir vraiment un esprit tordu pour inventer des atrocités pareilles. Et encore plus tordu pour avoir le culot de les coller à un Dieu qui nous dévoile qu’étant carrément inutiles dans Son Royaume, les méchants cesseront clairement et tout simplement d’exister. J’exhorte tous ceux qui lisent ce message de ne pas prendre pour acquis ce que je déclare. Vérifiez vous-même toutes choses comme les Béréens : « Ceux-ci eurent des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17:11).

Je vous exhorte à faire de même, car : « Celui [Jésus] qui rend témoignage de ces choses, dit : Oui, je viens, bientôt. Amen ! [Et Jean de répondre] Oui, Seigneur Jésus, viens ! La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ! Amen » (Apocalypse 22:20-21). À ceci Paul ajoute : « Or, que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera » (1 Thessaloniciens 5:23-24). Que Dieu vous garde tous jusqu’à l’avènement merveilleux de Jésus.




D.108 – Conspiration de l’Antichrist – Partie 4

 

Dans l’antre du diable

Quatrième partie

28. Le salut par la grâce au moyen de la foi

Jetons un coup d’œil sur ce que Jésus a déclaré comme moyen d’obtenir le salut. Premièrement, Jésus montre clairement que la loi et les prophètes sont résumés en deux commandements seulement.

« Et l’un d’eux, qui était Docteur de la Loi, l’interrogea pour l’éprouver, en disant : 36Maître, lequel est le grand commandement de la Loi ? 37Jésus lui dit : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38Celui-ci est le premier et le grand commandement. 39Et le second semblable à celui-là, est : tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes » (Matthieu 22:35-40, VM).

Deuxièmement, Dieu déclare que si quelqu’un veut entrer dans le Royaume, il lui faut obéir et garder toute la loi divine. « Or quiconque aura gardé toute la Loi, s’il vient à pécher en un seul point, il est coupable de tous » (Jacques 2:10, VM). Voir également Matthieu 5:17-19.

« Alors voici, un Docteur de la Loi s’étant levé pour l’éprouver lui dit : Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? 26Et il lui dit : qu’est-il écrit dans la Loi ? comment lis-tu ? 27Et il répondit, et dit : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. 28Et Jésus lui dit : tu as bien répondu ; fais cela, et tu vivras » (Luc 10:25, VM).

Si nous péchons en transgressant la loi de Dieu, nous devons être punis parce que Dieu est juste. Personne ne peut entrer dans le Royaume porteur d’un péché quelconque, car la colère de Dieu est suspendue sur tous ceux qui ont péché. « Car vous savez ceci, que nul fornicateur, ni impur, ni avare, qui est un idolâtre, n’a point d’héritage dans le Royaume de Christ, et de Dieu. 6Que personne ne vous séduise par de vains discours, car à cause de ces choses la colère de Dieu vient sur les rebelles » (Ephésiens 5:5, VM). Tous ceux qui n’observent pas tous les commandements de Dieu sont sous une malédiction. « Mais tous ceux qui sont des oeuvres de la Loi, sont sous la malédiction ; car il est écrit : maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites au Livre de la Loi pour les faire » (Galates 3:10, VM). Le sort réservé en punition pour avoir violé la loi de Dieu est éternel. Voir Jean 5:29 ; Matthieu 25:1-46.

« Mais par ta dureté, et par ton cœur qui est sans repentance, tu t’amasses la colère pour le jour de la colère, et de la manifestation du juste jugement de Dieu : 6Qui rendra à chacun selon ses œuvres ; 7Savoir la vie éternelle à ceux qui persévérant à bien faire, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité. 8Mais il y aura de l’indignation et de la colère contre ceux qui sont contentieux, et qui se rebellent contre la vérité, et obéissent à l’injustice » (Romains 2:5, VM).

« Le Fils de l’homme enverra ses Anges, qui cueilleront de son Royaume tous les scandales, et ceux qui commettent l’iniquité ; 42Et les jetteront dans la fournaise du feu ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. 43Alors les justes reluiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Qui a des oreilles pour ouïr, qu’il entende » (Matthieu 13:41-43, VM).

« Et qu’il vous donne du relâche à vous qui êtes affligés, de même qu’à nous, lorsque le Seigneur Jésus sera révélé du Ciel avec les Anges de sa puissance ; 8Avec des flammes de feu, exerçant la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et contre ceux qui n’obéissent point à l’Evangile de notre Seigneur Jésus-Christ ; 9Lesquels seront punis d’une perdition éternelle, par la présence du Seigneur, et par la gloire de sa force » (2 Thessaloniciens 1:7-9, VM).

Le standard de Dieu est la justice parfaite. Examinez-vous : avez-vous déjà menti, convoité, envié, volé, idolâtré, haï, désiré avec concupiscence, bu à l’ivresse, forniqué, été en colère contre quelqu’un sans cause (Matthieu 5:21-22), ou déjà appelé quelqu’un d’insensé ? Si vous avez fait une seule de ces choses, alors la punition de vos péchés est d’être jeté dans l’étang de feu.

« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le Royaume de Dieu ? 10Ne vous trompez point vous-mêmes : ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni ceux qui commettent des péchés contre nature, ni les larrons, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les ravisseurs, n’hériteront point le Royaume de Dieu » (1 Corinthiens 6:9-10, VM).

« Celui qui vaincra, héritera toutes choses; et je lui serai Dieu, et il me sera fils. 8Mais quant aux timides, aux incrédules, aux exécrables, aux meurtriers, aux fornicateurs, aux empoisonneurs, aux idolâtres et à tous menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, qui est la mort seconde » (Apocalypse 21:7-8, VM).

« Car les oeuvres de la chair sont évidentes, lesquelles sont l’adultère, la fornication, la souillure, l’impudicité, 20L’idolâtrie, l’empoisonnement, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les disputes, les divisions, les sectes, 21Les envies, les meurtres, les ivrogneries, les gourmandises, et les choses semblables à celles-là ; au sujet desquelles je vous prédis, comme je vous l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le Royaume de Dieu » (Galates 5:19-21, VM).

« Il y a six choses que hait l’Éternel, même sept qui lui sont en abomination : 17Les yeux hautains, la langue fausse, les mains qui répandent le sang innocent, 18Le cœur qui forme de mauvais desseins, les pieds qui se hâtent pour courir au mal, 19Le faux témoin qui prononce des mensonges, et celui qui sème des querelles entre les frères » (Proverbes 6:16-19, VO).

Le standard de justice de Dieu est tellement élevé qu’il fera rendre compte même des paroles les plus oiseuses. « Or je vous dis, que les hommes rendront compte au jour du jugement, de toute parole oiseuse qu’ils auront dite » (Matthieu 12:36, VM). Ce niveau divin n’est pas une mesure physique qui n’aborde que la conduite ; c’est une mesure spirituelle qui juge le cœur des hommes. Même si vous n’avez pas agi selon vos pensées mauvaises, votre péché doit quand même être puni. Par exemple, si vous avez déjà convoité quelqu’un, vous avez alors commis l’adultère dans votre cœur (Matthieu 5:28). Si vous avez commis n’importe lequel des péchés ci-haut mentionnés, vous n’êtes pas tout seul. Le fait est que personne n’est capable d’observer la loi de Dieu de par ses propres efforts ; personne n’est juste, pas même un seul.

« Selon qu’il est écrit : il n’y a point de juste, non pas même un seul. 11Il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu. 12Ils se sont tous égarés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles : il n’y en a aucun qui fasse le bien, non pas même un seul. 13C’est un sépulcre ouvert que leur gosier ; ils ont frauduleusement usé de leurs langues, il y a du venin d’aspic sous leurs lèvres. 14Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume. 15Leurs pieds sont légers pour répandre le sang. 16La destruction et la misère sont dans leurs voies. 17Et ils n’ont point connu la voie de la paix. 18La crainte de Dieu n’est point devant leurs yeux. 19Or nous savons que tout ce que la Loi dit, elle le dit à ceux qui sont sous la Loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit coupable devant Dieu » (Romains 3:10-19, VM).

Le cas échéant que personne ne soit juste, personne ne peut donc se mériter la vie éternelle de par ses propres efforts. Alors, nous faisons face à un dilemme. Tous ceux qui ne gardent pas la loi de Dieu sont maudits. Dieu exige que nous soyons parfaitement justes et que nous gardions toute la loi, mais nous sommes incapables de le faire. Il semble qu’il n’y ait aucun moyen pour nous d’échapper à la malédiction de la loi et entrer dans le Royaume. Or, Dieu a résolu le dilemme en venant sur terre, en faisant une vie parfaite et ensuite, étant innocent de tout péché, se permettant d’être puni à notre place pour nos péchés. « Car il a fait celui qui n’a point connu de péché, être péché pour nous, afin que nous fussions justice de Dieu en lui » (2 Corinthiens 5:21, VM). Si vous croyez au Seigneur Jésus-Christ, Sa vie parfaite vous sera imputée et, aux yeux de Dieu, vous deviendrez sans péché et justifiés (Galates 3:6-9). Vous n’êtes pas justifiés parce que vous êtes bons, mais parce que Christ est bon et a payé le prix de vos péchés. Si vous croyez en Jésus, Sa justice vous sera imputée. Il a pris sur Lui toute la punition de vos péchés, ce qui était exigé par la justice parfaite de Dieu, afin qu’ainsi Il puisse vous pardonner complètement, selon Sa miséricorde parfaite. La clé réside dans le fait que c’est par la foi en l’œuvre de Jésus-Christ, et NON par notre propre œuvre, que nous sommes sauvés.

« Mais maintenant la justice de Dieu est manifestée sans la Loi, lui étant rendu témoignage par la Loi, et par les Prophètes. 22La justice, dis-je, de Dieu par la foi en Jésus-Christ, s’étend à tous et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a nulle différence, vu que tous ont péché, et qu’ils sont entièrement privés de la gloire de Dieu. 23Etant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ ; 24Lequel Dieu a établi de tout temps pour être une victime de propitiation par la foi, en son sang, afin de montrer sa justice, par la rémission des péchés précédents, selon la patience de Dieu ; 25Pour montrer, dis-je, sa justice dans le temps présent, afin qu’il soit trouvé juste, et justifiant celui qui est de la foi de Jésus. 26Où est donc le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle Loi ? est-ce par la Loi des œuvres ? Non, mais par la Loi de la foi. 27Nous concluons donc que l’homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la Loi » (Romains 3:21-27, VM).

« Que dirons-nous donc qu’Abraham notre père a trouvé selon la chair ? 2Certes, si Abraham a été justifié par les oeuvres, il a de quoi se glorifier, mais non pas envers Dieu. 3Car que dit l’Ecriture ? qu’Abraham a cru à Dieu, et que cela lui a été imputé à justice. 4Or à celui qui fait les oeuvres, le salaire ne lui est pas imputé comme une grâce, mais comme une chose due. 5Mais à celui qui ne fait pas les oeuvres, mais qui croit en celui qui justifie le méchant, sa foi lui est imputée à justice. 6Comme aussi David exprime la béatitude de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les oeuvres, en disant : 7Bienheureux sont ceux à qui les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts. 8Bienheureux est l’homme à qui le Seigneur n’aura point imputé son péché » (Romains 4:1-8, VM).

Jésus nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction à notre place. Lui, qui ne connut point le péché, a été puni pour nos péchés.

« Or que par la Loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela paraît par ce qui est dit : que le juste vivra de la foi. 12Or la Loi n’est pas de la foi ; mais l’homme qui aura fait ces choses, vivra par elles. 13Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, quand il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : maudit est quiconque pend au bois.) 14Afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis » (Galates 3:11-14, VM).

Pourquoi Dieu ne nous a-t-Il tout simplement pas pardonnés sans avoir à venir sur terre et Se sacrifier pour nos péchés ? Parce que, de par Son caractère, Dieu est à la fois parfaitement juste et parfaitement miséricordieux.

« Et l’Éternel descendit dans la nuée, et se tint là avec lui, et cria le nom de l’Éternel. 6Et l’Éternel passa devant lui, et cria : L’Éternel, l’Éternel ! le Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, abondant en grâce et en fidélité, 7Qui conserve sa grâce jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, le crime et le péché, mais ne tient point le coupable pour innocent ; qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération » (Exode 34:5-7, VO).

La justice parfaite de Dieu réclame une punition complète pour le péché. La miséricorde parfaite de Dieu exige qu’Il nous pardonne nos péchés. Dieu doit parfaitement punir nos péchés et, en même temps, pardonner totalement nos péchés. Tâche apparemment impossible. Or, rien n’est impossible à Dieu. Dieu S’est puni à notre place, pour nos péchés, sur la croix, selon Sa justice parfaite. Ceux qui croient en Jésus-Christ sont alors pardonnés de tous leurs péchés et sont revêtus de la justice parfaite de Christ.

Si Dieu a planifié depuis le début de venir sur terre et de Se sacrifier pour nous en sachant que nous ne pouvions pas observer la loi, quelle est donc l’utilité de la loi ? Elle sert de pédagogue institué afin de nous enseigner que nous sommes pécheurs et avons besoin d’un sauveur. Jésus a rempli les exigences de la loi pour nous de manière à ce que, par la foi en Lui, nous puissions être justifiés. « C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les oeuvres de la Loi : car par la Loi est donnée la connaissance du péché » (Romains 3:20, VM). Jésus n’a pas aboli la loi, Il en a accompli les exigences à notre place (Matthieu 5:17-18). Ceux qui essaient de se frayer un chemin par eux-mêmes jusqu’au Royaume ne se sont pas soumis à la justice de Dieu, mais se sont mis sous Sa malédiction. La véritable justice ne vient que par la foi dans le Seigneur Jésus-Christ (Romains 10:3-4 ; Jean 14:6).

« Or les promesses ont été faites à Abraham, et à sa semence ; il n’est pas dit, et aux semences, comme s’il avait parlé de plusieurs, mais comme parlant d’une seule, et à sa semence : qui est Christ. 17Voici donc ce que je dis : c’est que quant à l’alliance qui a été auparavant confirmée par Dieu en Christ, la Loi qui est venue quatre cent-trente ans après, ne peut point l’annuler, pour abolir la promesse. 18Car si l’héritage est par la Loi, il n’est point par la promesse ; or Dieu l’a donné à Abraham par la promesse. 19A quoi donc sert la Loi ? elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la semence à l’égard de laquelle la promesse avait été faite ; et elle a été ordonnée par les Anges, par le ministère d’un Médiateur. 20Or le Médiateur n’est pas d’un seul : mais Dieu est un seul. 21La Loi donc a-t-elle été ajoutée contre les promesses de Dieu ? nullement. Car si la Loi eût été donnée pour pouvoir vivifier, véritablement la justice serait de la Loi. 22Mais l’Ecriture a montré que tous les hommes étaient pécheurs, afin que la promesse par la foi en Jésus-Christ fût donnée à ceux qui croient. 23Or avant que la foi vînt, nous étions gardés sous la Loi, étant renfermés sous l’attente de la foi qui devait être révélée. 24La Loi a donc été notre Pédagogue pour nous amener à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi. 25Mais la foi étant venue, nous ne sommes plus sous le Pédagogue. 26Parce que vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ » (Galates 3:16-26, VM).

Ce n’est PAS par nos propres efforts à observer la loi de Dieu que nous sommes sauvés. C’est plutôt par la grâce de Dieu au moyen de la foi en Jésus-Christ par lequel nous naissons de nouveau. « Jésus répondit, et lui dit : en vérité, en vérité je te dis : si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut point voir le Royaume de Dieu » (Jean 3:3, VM). En naissant comme créature spirituelle nouvelle, notre vieille créature de chair a été crucifiée avec Christ sur la croix. « Sachant ceci, que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit ; afin que nous ne servions plus le péché » (Romains 6:6, VM). Nous sommes maintenant en Christ. « Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2 Corinthiens 5:17, VM).

Nous qui croyons en Jésus sommes des enfants adoptés de Dieu. Nous sommes choisis par Dieu pour l’adoption depuis bien avant la création. « Selon qu’il nous avait élus en lui avant la fondation du monde, afin que nous fussions saints et irrépréhensibles devant lui en charité. 5Nous ayant prédestinés pour nous adopter à soi par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté » (Ephésiens 1:4-5, VM). « Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né entre plusieurs frères. 29Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8:28-29, VM).

« Nous aussi, lorsque nous étions des enfants, nous étions asservis sous les rudiments du monde. 4Mais quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, et soumis à la Loi. 5Afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la Loi, et que nous reçussions l’adoption des enfants. 6Et parce que vous êtes enfants, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans vos cœurs, criant Abba, c’est-à-dire Père. 7Maintenant donc tu n’es plus serviteur, mais fils; or si tu es fils, tu es aussi héritier de Dieu par Christ » (Galates 4:3-7, VM).

Nous faisons maintenant partie du corps de Christ. « Or vous êtes le corps de Christ, et vous êtes chacun un de ses membres » (1 Corinthiens 12:27, VM). Nous, qui croyons en Jésus-Christ, nous sommes prédestinés à être glorifiés avec Christ. « C’est ce même Esprit qui rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17Et si nous sommes enfants, nous sommes donc héritiers : héritiers, dis-je, de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui » (Romains 8:16-17, VM). « Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né entre plusieurs frères. 29Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8:28-29, VM).

« Mais pour nous, notre bourgeoisie [citoyenneté] est dans les Cieux, d’où aussi nous attendons le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ ; 21Qui transformera notre corps vil, afin qu’il soit rendu conforme à son corps glorieux, selon cette efficace par laquelle il peut même s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:20-21, VM).

« Voyez quelle charité le Père a eue pour nous, que nous soyons appelés les enfants de Dieu ; mais le monde ne nous connaît point, parce qu’il ne l’a point connu. 2Mes bien-aimés, nous sommes maintenant les enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’est pas encore manifesté ; or nous savons que lorsque le fils de Dieu sera apparu, nous lui serons semblables ; car nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3:1-2, VM).

Être glorifiés avec Christ en tant qu’enfants adoptés est une pensée trop merveilleuse pour être bien conçue. « Mais ainsi qu’il est écrit : ce sont des choses que l’œil n’a point vues ; que l’oreille n’a point ouïes, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, lesquelles Dieu a préparées à ceux qui l’aiment » (1 Corinthiens 2:9, VM).

L’Église catholique enseigne que l’on doit ajouter des œuvres à la foi afin de mériter l’entrée dans le Royaume.[1]

« Si quelqu’un dit que ce n’est que par la foi seulement qu’un impie est justifié ; de manière à signifier qu’aucune autre coopération n’est requise afin d’obtenir la grâce de la justification, et qu’il n’est en rien nécessaire qu’il soit préparé et disposé par le mouvement de sa propre volonté ; qu’il soit anathème. » [Concile de Trente, Session VI, Décret sur la justification, Canon IX,13 janvier 1547.]

L’Église catholique a proféré une malédiction diabolique, quoiqu’inefficace, sur quiconque croit à l’évangile : i.e., que nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, que Jésus a payé la punition entière de nos péchés, et qu’il n’y a pas besoin d’œuvres quelconques pour mériter la justification. L’Église de Rome ne fait pas qu’avoir des enseignements différents de la Bible, elle est l’ennemi déclaré de la Parole de Dieu, de la méthode de salut de Dieu, et de Christ. Elle est vraiment l’antichrist.

« Si quelqu’un dit que les hommes sont justifiés, soit par la seule imputation de la justice de Christ ou par la seule rémission des péchés, à l’exclusion de la grâce et de la charité qui sont répandus dans leurs cœurs par le Saint-Esprit et qui leur sont inhérents ; ou même que la grâce, par laquelle nous sommes justifiés, n’est que la faveur de Dieu ; qu’il soit anathème. » [Concile de Trente, Session VI, Décret sur la Justification, Canon XI, 13 janvier 1547.]

Le thème de la Bible, c’est que Dieu veut que nous nous détournions du péché par la repentance ; Il n’entend pas que nous fassions pénitence pour expier nos péchés. Jésus a déjà expié pour nos péchés. Faire pénitence est la meilleure preuve que l’on n’a pas confiance en Jésus, Son sacrifice et Ses promesses de vie éternelle. L’Église de Rome professe que la punition temporelle pour les péchés est la grâce de Dieu.

« Le pardon des péchés et la restauration de la communion avec Dieu entraînent la rémission de la punition éternelle du péché, mais la punition temporelle des péchés demeure. Pendant qu’il supporte patiemment les souffrances et les épreuves de toutes sortes jusqu’au jour où il fera face à la mort avec sérénité, le chrétien doit lutter pour accepter cette punition temporelle du péché comme une grâce. Il doit lutter par des œuvres de miséricorde et de charité, ainsi qu’avec des prières dans les différentes pratiques de la pénitence, afin de se défaire complètement du “vieil homme” et revêtir “l’homme nouveau”. » [Catéchisme de l’Église Catholique, § 1473 (1994) l’emphase est la nôtre.]

Comment la grâce de Dieu peut-elle être une punition quand le dessein même de la grâce de Dieu est de pardonner nos péchés pour que nous n’ayons pas à souffrir de la punition pour nos péchés ? Si le salut vient de la grâce de Dieu, il ne peut donc pas provenir d’une punition quelconque ou d’une expiation ou d’œuvres à exécuter. La grâce de l’Église catholique implique une punition et des œuvres,[2] cette grâce-là n’est pas la grâce de Dieu !

« Or si c’est par la grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus la grâce. Mais si c’est par les oeuvres, ce n’est plus par la grâce ; autrement l’œuvre n’est plus une œuvre » (Romains 11:6, VM).

Les canons officiels de l’Église catholique sont contraires à l’évangile de Christ. L’Église de Rome enseigne que les œuvres sont le moyen d’obtenir le salut et une grâce accrue. Comme Romains 11:6 le dit de façon fort claire, les œuvres et la grâce s’excluent mutuellement. L’on ne peut pas faire croître la grâce par les œuvres, sinon la grâce n’est plus la grâce. La grâce catholique n’est pas celle de Dieu. C’est un salut par les œuvres, c’est-à-dire, pas un salut du tout.

« Si quelqu’un dit que les bonnes œuvres de celui qui est justifié sont, en quelque sorte, des dons de Dieu, comme si elles n’étaient pas aussi selon les bons mérites de celui qui est justifié ; ou que ledit justifié, par les bonnes œuvres qu’il exécute au moyen de la grâce de Dieu et selon le mérite de Jésus-Christ, de qui il est un membre vivant, ne se mérite pas vraiment un accroissement de la grâce, la vie éternelle, et l’atteinte de cette vie éternelle — à condition, toutefois, qu’il meurt dans la grâce — et aussi en accroissement de gloire ; qu’il soit anathème. » [Concile de Trente, Session VI, Décret sur la Justification, Canon XXXII, 13 janvier 1547.]

Lorsque quelqu’un se tourne vers le Christ dans la foi, il se détourne du péché par la repentance. L’Église catholique romaine substitue la « pénitence » à la doctrine biblique de la « repentance ». Le salut dans l’Église de Rome en est un fort ténu. La doctrine catholique sous-entend qu’il n’y a pas d’assurance au salut, la forme de salut catholique (qui n’est pas du tout le salut) en est un que l’homme peu perdre par sa volonté.

[N. du T. : Nous tenons à faire une distinction, ici. Précisons que le chrétien peut perdre son salut en commettant le péché qui ne se pardonne pas par Dieu, le péché contre l’Esprit, le péché impardonnable. Cela n’a rien à voir avec la doctrine catholique qui sous-entend que l’on peut perdre son salut si l’on ne fait pas assez d’œuvres et de pénitences.]

Il est indispensable aux catholiques de faire constamment pénitence dans le but d’expier leurs péchés et maintenir leur salut afin de le regagner s’il est perdu. « En ce qui regarde ceux qui, par le péché, sont déchus de la grâce de justification reçue, ils peuvent à nouveau être justifiés (can. xxix), quand, Dieu les y inspirant par le Sacrement de la Pénitence, ils en auront conservé le rétablissement. »[3]

[N. du T. : Différentes doctrines sont avancées par les chrétiens pour expliquer notre position dans le salut que Dieu nous octroie gratuitement. Malheureusement, la grande majorité ne sont pas bibliques. Certains versets semblent leur donner raison, mais d’autres versets viennent les contredire. Cela est plutôt embarrassant pour des chrétiens qui veulent faire la volonté de Dieu et comprendre la vérité écrite dans Sa Parole. Par exemple, dans nombre d’Églises protestantes évangéliques, en réaction contre la doctrine de la « pénitence » catholique, l’on avance l’idée que le salut, une fois acquis, ne peut plus se perdre, car il serait alors de la responsabilité de Dieu de ne pas perdre ceux qu’Il appelle à Son Fils. Cette vision sous-entend que le chrétien n’a plus rien à faire. Certains vont même plus loin en reprenant l’idée de Jean Calvin que tous les hommes sont prédestinés à être, soit sauvés, soit condamnés, peu importe le choix qu’ils voudraient faire. Autrement dit, le libre choix n’existe pas pour l’homme. C’est la doctrine du Calvinisme. Dieu aurait préétabli que de nombreuses personnes sont d’hors et déjà destinées à brûler dans le feu de la géhenne. Voici un verset avancé pour tenter d’établir cette doctrine :

« Mais vous ne croyez point : parce que vous n’êtes point de mes brebis, comme je vous l’ai dit. 27Mes brebis entendent ma voix, et je les connais, et elles me suivent. 28Et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main. 29Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne les peut ravir des mains de mon Père. 30Moi et le Père sommes un » (Jean 10:26-30, VM).

Il n’y a évidemment pas de preuve de la prédestination calviniste dans ce verset. Il n’y est pas non plus question d’un salut inconditionnel du seul fait que nous ayons cru. Car il faut bien comprendre que croire seulement ne suffit pas.

« Tu crois qu’il n’y a qu’un Dieu ; tu fais bien ; les Démons le croient aussi, et ils en tremblent. 20Mais, ô homme vain ! veux-tu savoir que la foi qui est sans les oeuvres est morte? » (Jacques 2:19-20, VM).

Ces versets nous disent que le fait de croire ne sauve pas automatiquement. Or, remarquez qu’il y est aussi mention d’œuvres. Mais de quelles œuvres s’agit-il ? Sont-ce les « œuvres de pénitence » ? L’apôtre a parlé avec abondance des œuvres de la foi.

« Mes frères, que servira-t-il à quelqu’un s’il dit qu’il a la foi, et qu’il n’ait point les œuvres ? la foi le pourra-t-elle sauver ? » (Jacques 2:14, VM).

« Car comme le corps sans esprit est mort, ainsi la foi qui est sans les oeuvres est morte » (Jacques 2:26, VM).

À l’encontre de ce que croient les partisans d’un salut inconditionnel, Jésus a été spécifique quant à savoir qui sont ceux qui entreraient dans le Royaume.

« Tous ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! n’entreront pas dans le Royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux » (Matthieu 7:21, VM).

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements21Celui qui a mes commandements, et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; je l’aimerai, et je me manifesterai » (Jean 14:15, 21 VM).

« Car en Jésus-Christ ce qui est efficace ce n’est ni la circoncision, ni l’incirconcision, mais la foi agissant par la charité » (Galates 5:6, VO).

« Et ayant été consacré, il a été l’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent » (Hébreux 5:9,VM).

« Et celui qui garde ses commandements demeure en Jésus-Christ, et Jésus-Christ demeure en lui ; et par ceci nous connaissons qu’il demeure en nous, savoir par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3:24, VM).

Nous savons que les commandements dont il est question ici ne sont pas les commandements de la Loi de Moïse. Paul a été assez spécifique là-dessus. Mais alors de quelle loi s’agit-il ?

« Que si vous accomplissez la Loi royale, qui est selon l’Ecriture, tu aimeras ton prochain comme toi-même ; vous faites bien » (Jacques 2:8, VM).

Il s’agit donc de la loi nouvelle que Jésus-Christ est venu nous donner lors de l’institution de la nouvelle alliance. La Règle d’Or.

« Maître, quel est le grand commandement de la loi ? 37Jésus lui dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. 38C’est là le premier et le grand commandement. 39Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22:36-40, VM).

Dirons-nous donc alors que celui qui transgresse un de ces commandements a perdu son salut ? Bien sûr que non. Nous péchons tous, même si nous sommes convertis, et Dieu nous ouvre l’accès à Son trône pour que nous puissions Lui demander pardon et qu’Il applique sur nous le sang répandu une fois pour toutes par Son Fils pour effacer nos péchés. Ce que Dieu nous demande, c’est de persévérer dans l’attitude de foi en Christ, jusqu’à la fin, soit par la mort, soit par la transformation de notre corps lorsque Christ viendra en gloire.

« Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : la sévérité sur ceux qui sont tombés ; et la bonté envers toi, si tu persévères en sa bonté : car autrement tu seras aussi coupé » (Romains 11:22, VM).

« Et vous serez haïs de tous à cause de mon Nom ; mais quiconque persévérera jusques à la fin, sera sauvé » (Matthieu 10:22, VM).

« Mais qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (Matthieu 24:13, VM). (Notez le temps futur).

« Or, mes frères, je vous fais savoir l’Evangile que je vous ai annoncé, et que vous avez reçu, et auquel vous vous tenez fermes ; 2Et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez en quelle manière je vous l’ai annoncé ; à moins que vous n’ayez cru en vain » (1 Corinthiens 15:1-2, VM).

« Il vous a maintenant réconciliés, par le corps de sa chair, en sa mort, pour vous rendre saints, sans tache, et irrépréhensibles devant lui. 23Si toutefois vous demeurez en la foi, étant fondés et fermes, et n’étant point transportés hors de l’espérance de l’Evangile que vous avez ouï, lequel est prêché à toute créature qui est sous le ciel, et duquel, moi Paul, j’ai été fait le Ministre » (Colossiens 1:22-23, VM).

« Elle [la femme] sera néanmoins sauvée en mettant des enfants au monde, pourvu qu’elle persévère dans la foi, dans la charité, et dans la sanctification, avec modestie » (1 Timothée 2:15,VM).

Le salut est en effet conditionnel. Les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions (Éphésiens 2:10) sont, en quelque sorte, le baromètre de notre foi. Nous ne les pratiquons pas pour obtenir le salut, mais bien parce que nous avons le salut. Mais si nous cessons de pratiquer les œuvres de la Loi Royale, nous nous mettons en danger de commettre le péché impardonnable duquel, si nous ne nous réveillons pas, il n’y a plus de salut.

« Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés. 27Mais une attente terrible de jugement, et l’ardeur d’un feu qui doit dévorer les adversaires » (Hébreux 10:26-27, VM).

Le verset le dit bien : « …après avoir reçu la connaissance de la vérité » ! Nous voyons, ici, qu’il est question de gens qui ont reçu le Saint-Esprit ! Lisons plus loin.

« De combien pires tourments pensez-vous donc que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui aura tenu pour une chose profane le sang de l’alliance, par lequel il avait été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de grâce ? » (Hébreux 10:29, VM).

S’agit-il d’une personne non-convertie qui rejette le Saint-Esprit par ignorance de ce qu’elle rejette ? Bien sûr que non, Dieu ne tiendra pas rigueur à ceux qui ne savent pas de quoi est fait le salut. Il s’agit plutôt de la personne qui a reçu le Saint-Esprit, mais qui a négligé son salut au point de rejeter le Saint-Esprit.

« Or il est impossible que ceux qui ont été une fois illuminés, et qui ont goûté le don céleste, et qui ont été faits participants du Saint-Esprit, 5Et qui ont goûté la bonne parole de Dieu, et les puissances du siècle à venir ; 6S’ils retombent, soient changés de nouveau par la repentance, vu que, quant à eux, ils crucifient de nouveau le Fils de Dieu, et l’exposent à l’opprobre » (Hébreux 6:4-6, VM).

C’est exactement ce dont Jésus-Christ parlait quand Il dit : « C’est pourquoi je vous dis que tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes ; mais le blasphème contre l’Esprit ne leur sera point pardonné. 32Et si quelqu’un a parlé contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais si quelqu’un a parlé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni en ce siècle, ni en celui qui est à venir » (Matthieu 12:31-32, VM).

Le malentendu général provient d’une très mauvaise interprétation de la Deuxième Résurrection, et du manque de distinction entre les « élus » et les « sauvés ». On croit que peu seront élus, et donc peu seront sauvés. On n’arrive pas à faire la distinction entre les « élus » qui seront de la Première Résurrection, et tous les ressuscités de la Deuxième Résurrection qui seront alors appelés à être sauvés et à avoir la vie éternelle, mais ne seront pas des élus. Dieu S’est appelé des Prémices. Ce sont les Élus de la Première Résurrection, celle qui est appelée « une meilleure résurrection » à cause de cela (Hébreux 11:35). Maintenant, revenons au sujet de ce livre.]

Les supposées bonnes œuvres des non-convertis dans l’Église catholique ne sont pas les œuvres de Dieu, ce sont le « fruit mauvais » de la désobéissance. Ces oeuvres sont contraires à la volonté de Dieu ; ce sont des œuvres sans foi, faites dans le but d’être justifiés selon des règles païennes comme celles de l’Église catholique. Les bonnes œuvres des sauvés, au contraire, ne sont pas un moyen d’obtenir justification ; ce sont le fruit du Saint-Esprit, faites avec un amour obéissant à Christ. Les bonnes œuvres des élus mettent les paroles de Jésus en pratique. Par contre, les œuvres des non-convertis sont exposées comme des fruits mauvais lorsque mises en lumière par l’évangile.

« Le bon arbre ne peut point faire de mauvais fruits, ni le mauvais arbre faire de bons fruits. 19Tout arbre qui ne fait point de bon fruit est coupé, et jeté au feu. 20Vous les connaîtrez donc à leurs fruits. 21Tous ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! n’entreront pas dans le Royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux. 22Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur ! Seigneur ! n’avons-nous pas prophétisé en ton Nom ? et n’avons-nous pas chassé les démons en ton Nom ? et n’avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton Nom ? 23Mais je leur dirai alors tout ouvertement : je ne vous ai jamais reconnus ; retirez-vous de moi, vous qui vous adonnez à l’iniquité. 24Quiconque entend donc ces paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à l’homme prudent qui a bâti sa maison sur la roche ; 25Et lorsque la pluie est tombée, et que les torrents sont venus, et que les vents ont soufflé, et ont donné contre cette maison, elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur la roche. 26Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met point en pratique, sera semblable à l’homme insensé, qui a bâti sa maison sur le sable ; 27Et lorsque la pluie est tombée, et que les torrents sont venus, et que les vents ont soufflé, et ont donné contre cette maison, elle est tombée, et sa ruine a été grande » (Matthieu 7:18-27, VM).

L’Eucharistie catholique est un sacrement que l’on dit essentiel à la satisfaction de Dieu. Celui-ci, de Son côté, a bien fait comprendre que le salut ne s’obtient pas par les œuvres, mais par la grâce de Dieu au moyen de la foi en Jésus-Christ. L’Église romaine possède un évangile différent de celui de Christ. Elle fait la même chose que firent les Juifs qui avaient ignoré les commandements et la grâce de Dieu et avaient installé leur propre religion en prétendant qu’elle constituait la seule voie de salut. En réalité, la doctrine catholique mène droit au feu de la géhenne. Si vous ajoutez du poison à de l’eau, ce n’est plus de l’eau, et si vous ajoutez des œuvres à la foi, ce n’est plus de la foi.

« Mais allez, et apprenez ce que veulent dire ces paroles : je veux miséricorde, et non pas sacrifice ; car je ne suis pas venu pour appeler à la repentance les justes, mais les pécheurs » (Matthieu 9:13, VM).

« C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les oeuvres de la Loi : car par la Loi est donnée la connaissance du péché. 21Mais maintenant la justice de Dieu est manifestée sans la Loi, lui étant rendu témoignage par la Loi, et par les Prophètes. 22La justice, dis-je, de Dieu par la foi en Jésus-Christ, s’étend à tous et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a nulle différence, vu que tous ont péché, et qu’ils sont entièrement privés de la gloire de Dieu. 23Etant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ ; 24Lequel Dieu a établi de tout temps pour être une victime de propitiation par la foi, en son sang, afin de montrer sa justice, par la rémission des péchés précédents, selon la patience de Dieu ; 25Pour montrer, dis-je, sa justice dans le temps présent, afin qu’il soit trouvé juste, et justifiant celui qui est de la foi de Jésus. 26Où est donc le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle Loi ? est-ce par la Loi des œuvres ? Non, mais par la Loi de la foi. 27Nous concluons donc que l’homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la Loi » (Romains 3:20-27, VM).

« Christ devient inutile à l’égard de vous tous qui voulez être justifiés par la Loi ; et vous êtes déchus de la grâce » (Galates 5:4, VM).

« Mais Israël cherchant la Loi de la justice, n’est point parvenu à la Loi de la justice. 32Pourquoi ? parce que ce n’a point été par la foi, mais comme par les oeuvres de la Loi ; car ils ont heurté contre la pierre d’achoppement. 33Selon ce qui est écrit : voici, je mets en Sion la pierre d’achoppement ; et la pierre qui occasionnera des chutes ; et quiconque croit en lui ne sera point confus » (Romains 9:31-33, VM).

« Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans connaissance. 3Parce que ne connaissant point la justice de Dieu, et cherchant d’établir leur propre justice, ils ne se sont point soumis à la justice de Dieu. 4Car Christ est la fin de la Loi, en justice à tout croyant » (Romains 10:2-4, VM).

« Aussi personne ne met une pièce de drap neuf à un vieux habit ; car ce qui est mis pour remplir, emporte de l’habit, et la déchirure en est plus grande. 17On ne met pas non plus le vin nouveau dans de vieux vaisseaux ; autrement les vaisseaux se rompent, et le vin se répand, et les vaisseaux périssent ; mais on met le vin nouveau dans des vaisseaux neufs, et l’un et l’autre se conservent » (Matthieu 9:16-17, VM).

Les gens demandèrent à Jésus ce qu’ils devaient faire pour avoir la vie éternelle et Jésus leur répondit qu’ils avaient d’abord à croire en Lui.

« Travaillez, non point après la viande qui périt, mais après celle qui est permanente jusque dans la vie éternelle, laquelle le Fils de l’homme vous donnera ; car le Père, savoir Dieu, l’a approuvé de son cachet. 28Ils lui dirent donc : que ferons-nous pour faire les oeuvres de Dieu ? 29Jésus répondit, et leur dit : c’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6:27-29, VM).

Les bonnes œuvres proviennent du salut, elles ne gagnent pas le salut. Les bonnes œuvres sont le fruit de la renaissance spirituelle. Le salut vient de la grâce de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Si quelqu’un croit qu’il doit ajouter des œuvres à sa foi dans le but d’être sauvé, cette personne ne croit pas vraiment en Jésus-Christ et la pleine suffisance de Son œuvre accomplie sur la croix.

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous, c’est le don de Dieu. 9Non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. 10Car nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ pour les bonnes oeuvres, que Dieu a préparées afin que nous marchions en elles » (Éphésiens 2:8-10, VM).

L’Église catholique n’est pas du christianisme, il serait sans doute plus approprié de dire que c’est de « l’églisianisme » ou tout simplement de la religiosité. La doctrine catholique enseigne que tout jaillit de l’église, incluant la foi. Le catéchisme affirme que : « C’est par l’église que nous recevons la foi et la vie nouvelle en Christ par le Baptême. »[4]

La Sainte Bible, de son côté, déclare que la foi est un don de Dieu. Nous qui sommes sauvés, étions morts dans le péché, mais Dieu, par Son Esprit-Saint, nous a rendus à la vie par Sa grâce glorieuse. « Et vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés » (Éphésiens 2:1, VO). Il est impossible à un mort de faire quoi que ce soit. Un mort ne peut avoir la foi, il doit être rendu à la vie. L’homme n’a pas, de lui-même, l’idée de venir à Jésus ; Dieu doit l’y attirer. « Nul ne peut venir à moi, si le Père, qui m’a envoyé, ne le tire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:44, VM). Pour entrer dans le Royaume de Dieu, un homme doit naître de nouveau (Jean 3:3). Or, il n’est pas possible de se faire naître soi-même, Dieu doit le faire pour nous. « Il nous a de sa propre volonté engendrés par la parole de la vérité, afin que nous fussions comme les prémices de ses créatures » (Jacques 1:18, VM). Ceux qui sont nés de nouveau ont été choisis par Dieu avant que le monde fut créé. « Selon qu’il nous a élus en lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; 5Nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté » (Éphésiens 1:4-5, VO). Ceux que Dieu a choisis aujourd’hui pour le salut n’ont rien fait pour mériter ce salut. Nous n’étions pas bons, nous avons simplement été choisis parce que Dieu a décidé, selon Son propre dessein, de nous choisir. « Qui nous a sauvés, et qui nous a appelés par une sainte vocation, non selon nos oeuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels » (2 Timothée 1:9, VM). « En qui aussi nous sommes faits son héritage, ayant été prédestinés, suivant la résolution de celui qui accomplit avec efficace toutes choses, selon le conseil de sa volonté » (Éphésiens 1:11, VM). Jésus a clairement spécifié à Ses disciples que ce ne sont pas eux qui L’ont choisi, mais Lui qui les a choisis. « Ce n’est pas vous qui m’avez élu, mais c’est moi qui vous ai élus, et qui vous ai établis, afin que vous alliez partout et que vous produisiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon Nom, il vous le donne » (Jean 15:16, VM).

[N. du T. : Juste au cas où nous voudrions tirer orgueil de ce que Dieu nous a choisis pour compter parmi Ses élus, rappelons-nous de ce que l’apôtre Paul a dit nous concernant :

« Car, mes frères, vous voyez votre vocation, que vous n’êtes pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. 27Mais Dieu a choisi les choses folles de ce monde, pour rendre confuses les sages ; et Dieu a choisi les choses faibles de ce monde, pour rendre confuses les fortes ; 28Et Dieu a choisi les choses viles de ce monde, et les méprisées, même celles qui ne sont point, pour abolir celles qui sont. 29Afin que nulle chair ne se glorifie devant lui. 30Or c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, qui vous a été fait de la part de Dieu sagesse, justice, sanctification, et rédemption ; 31Afin que comme il est écrit, celui qui se glorifie, se glorifie au Seigneur » (1 Corinthiens 1:26-30, VM).]

Considérez l’exemple de Paul. Comment Dieu l’a-t-Il choisi ? A-t-Il employé la douce persuasion ? Non, Il le cloua au sol, changea son cœur et commença à lui donner des ordres sur ce qu’il devait faire. Notez ce que Paul a dit immédiatement après avoir été terrassé : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » L’espace d’une seconde, de persécuteur de l’Église, Paul devint membre de l’Église, tout cela selon la volonté de Dieu qui le choisit et changea son cœur.

« Or il arriva qu’en marchant il approcha de Damas, et tout à coup une lumière resplendit du ciel comme un éclair tout autour de lui. 4Et étant tombé par terre, il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? 5Et il répondit : qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur lui dit : je suis Jésus, que tu persécutes ; il t’est dur de regimber contre les aiguillons. 6Et lui tout tremblant et tout effrayé, dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : lève-toi, et entre dans la ville, et là il te sera dit ce que tu dois faire » (Actes 9:3-6, VM).

Comment a-t-Il sélectionné Ses apôtres ? Il leur commanda de Le suivre et ils quittèrent ce qu’ils étaient en train de faire pour le suivre. Gardez à l’esprit qu’à ce moment-là, Jésus était peut-être un pur étranger pour certains de ces hommes et, pourtant, ils obéirent tout de suite à Son commandement de Le suivre, sans hésitation ni questionnement. C’est la puissance surnaturelle de Dieu à l’œuvre.

« Et comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, savoir, Simon, qui fut appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer : car ils étaient pêcheurs. 19Et il leur dit : venez après moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. 20Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivirent. 21Et de là étant allé plus avant, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, dans une nacelle, avec Zébédée leur père, qui raccommodaient leurs filets, et il les appela. 22Et ayant aussitôt quitté leur nacelle, et leur père, ils le suivirent » (Matthieu 4:18-22, VM).

29. L’infaillibilité papale

L’Église catholique romaine affirme que son office d’enseignement, connu sous le nom de Magistère (Magisterium) de l’Église, a seul l’autorité d’interpréter la Parole de Dieu.

« La tâche de donner une authentique interprétation de la Parole de Dieu, soit dans sa forme écrite ou sous sa forme de Tradition, n’a été dévolue qu’au seul bureau vivant d’enseignement de l’église. Son autorité en la matière s’exerce au nom de Jésus-Christ. Cela signifie que la tâche de l’interprétation a été confiée aux évêques en communion avec le successeur de Pierre, l’évêque de Rome. » [Catéchisme de l’Église Catholique, § 85 (1994) — l’emphase est la nôtre.]

Non seulement l’Église catholique affirme-t-elle être la seule autorité pour interpréter la Parole de Dieu, mais elle clame également que l’interprétation du pape est infaillible.

« Le Siège de Saint-Pierre demeure toujours sans aucune tache d’erreur … c’est un dogme divinement révélé : le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire, lorsque, dans l’exercice de son office de pasteur de tous les chrétiens, par la vertu de son autorité apostolique suprême, il définit une doctrine regardant la foi ou les mœurs que doit maintenir l’Église universelle, possède, par l’assistance divine lui étant promise par Saint-Pierre, l’infaillibilité de laquelle le divin Rédempteur voulait que Son Église soit dotée en décidant la doctrine concernant la foi et les mœurs ; et, par conséquent, les décisions du Pontife de Rome sont, par elles-mêmes, et non par le consentement de l’église, irréformables. Mais quiconque — que Dieu nous en préserve ! — ose contredire notre ci-devant décision, qu’il soit anathème. » [Concile du Vatican, Session IV, chapitre IV, 18 juillet 1870 (l’emphase est la nôtre).]

Certains disent que, pour qu’une déclaration papale soit faite ex cathedra, quelque chose doit être accompli par le pape en plus de faire la déclaration ecclésiastique officielle sur la foi et les mœurs. Cette position est sans fondement. Une fois que le pape fait, par acte officiel, une déclaration sur la foi et les mœurs, ce prononcé est, par définition, une déclaration ex cathedra. La doctrine catholique dit que de tels prononcés officiels par le pape, sur la foi et les mœurs, sont infaillibles. D’après le § 891 du catéchisme de l’Église catholique, l’infaillibilité s’étend au Magistère de l’Église de Rome, c’est-à-dire, quand les évêques agissent de concert avec le pape en proposant une doctrine, tel que dans un concile œcuménique.

« Le Pontife de Rome, chef du collège des évêques, jouit de cette infaillibilité en vertu de sa fonction quand, en tant que pasteur et enseignant suprême de tous les fidèles — qui confirment leurs frères dans la foi — il proclame par acte décisionnel une doctrine appartenant à la foi et au mœurs (…) L’infaillibilité promise à l’Église est aussi présente dans le corps des évêques lorsque, réunis avec le successeur de Pierre, ils exercent le Magistère suprême, en premier lieu dans un concile œcuménique. » [Catéchisme de l’Église Catholique, § 891 (1994).]

Le cardinal Joseph Ratzinger, directeur de la Congrégation du Vatican pour la Doctrine de la Foi et autorité en chef, juste après le pape, dans le domaine les doctrines catholiques, et considéré par bon nombre comme le cardinal le plus puissant de l’Église catholique, a déclaré ce qui suit, en août 1986, dans une lettre adressée au professeur Charles Curran de l’Université catholique de Washington, D.C. :

« L’enseignement du Concile Vatican II (…) ne confine pas, de toute évidence, l’infaillibilité du Magistère qu’au domaine de la Foi, ou aux décisions solennelles. Le Lumen Gentium dit : “…toutefois, quand les évêques, mêmes déployés de par le monde, maintiennent encore un lien de communauté entre eux et avec le successeur de Pierre, et enseignent de manière authentique en matière de Foi et de mœurs, en étant en accord sur le fait qu’une position particulière doit être maintenue comme définitive, alors ils enseignent la doctrine de Christ d’une manière infaillible.” (…) Dans tous les cas, les fidèles doivent, non seulement accepter le Magistère comme infaillible, mais se soumettre religieusement, par l’esprit et la volonté, à l’enseignement que le Souverain Pontife ou le collège des évêques énoncent sur la Foi ou les mœurs quand ils exercent le Magistère authentique, même s’ils n’ont pas l’intention de le proclamer par un acte décisionnel. »[5]

Les papes affirment être les successeurs de Pierre, dit premier des évêques infaillibles de Rome. Examinons la première déclaration de Pierre et notons la réponse de Jésus. Pierre renia le cœur de l’Évangile en déclarant que Christ n’avait pas besoin d’être crucifié. Jésus qualifia Pierre de « Satan » pour avoir suggéré une telle chose !

« Dès lors Jésus commença à déclarer à ses Disciples, qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il y souffrît beaucoup de la part des Anciens, et des principaux Sacrificateurs, et des Scribes ; et qu’il y fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. 22Mais Pierre l’ayant tiré à part se mit à le reprendre, en lui disant : Seigneur, aie pitié de toi ; cela ne t’arrivera point. 23Mais lui s’étant retourné, dit à Pierre : retire-toi de moi, Satan, tu m’es en scandale ; car tu ne comprends pas les choses qui sont de Dieu, mais celles qui sont des hommes » (Matthieu 16:21-23, VM).

La déclaration infaillible suivante de Pierre fut son triple reniement de Jésus.

« Or comme Pierre était en bas dans la cour, une des servantes du souverain Sacrificateur vint. 67Et quand elle eut aperçu Pierre qui se chauffait, elle le regarda en face, et lui dit : et toi, tu étais avec Jésus le Nazarien. 68Mais il le nia, disant : je ne le connais point, et je ne sais ce que tu dis ; puis il sortit dehors au vestibule, et le coq chanta. 69Et la servante l’ayant regardé encore, elle se mit à dire à ceux qui étaient là présents : celui-ci est de ces gens-là. 70Mais il le nia une seconde fois. Et encore un peu après, ceux qui étaient là présents, dirent à Pierre : certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen, et ton langage s’y rapporte. 71Alors il se mit à se maudire, et à jurer, disant : je ne connais point cet homme-là dont vous parlez. 72Et le coq chanta pour la seconde fois ; et Pierre se ressouvint de cette parole que Jésus lui avait dite : avant que le coq ait chanté deux fois, tu me renieras trois fois. Et étant sorti il pleura » (Marc 14:66-72, VM).

Il est évident que l’apôtre Paul ne croyait point que Pierre soit infaillible parce qu’il eut à le corriger sur une question importante de la doctrine chrétienne.

« Mais quand Pierre fut venu à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il méritait d’être repris. 12Car avant que quelques-uns fussent venus de la part de Jacques, il mangeait avec les Gentils ; mais quand ceux-là furent venus, il s’en retira, et s’en sépara, craignant ceux qui étaient de la Circoncision. 13Les autres Juifs usaient aussi de dissimulation comme lui, tellement que Barnabas lui-même se laissait entraîner par leur dissimulation. 14Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas de droit pied selon la vérité de l’Evangile, je dis à Pierre devant tous : si toi qui es Juif, vis comme les Gentils, et non pas comme les Juifs, pourquoi contrains-tu les Gentils à Judaïser ? 15Nous qui sommes Juifs de naissance, et non point pécheurs d’entre les Gentils ; 16Sachant que l’homme n’est pas justifié par les oeuvres de la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ, nous, dis-je, nous avons cru en Jésus-Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi de Christ, et non point par les oeuvres de la Loi ; parce que personne ne sera justifié par les oeuvres de la Loi » (Galates 2:11-16, VM).

Les prononcés de papes sont censés être infaillibles et irréformables. Quelle meilleure preuve que les décrets papaux ne sont pas infaillibles qu’une infaillibilité papale réfutant la doctrine d’une autre infaillibilité papale. En 1324, le pape Jean XXII émit la Bulle papale Qui Quorundam, dans laquelle il déclara que l’infaillibilité papale est « une œuvre du diable ».[6] Manifestement, l’Église catholique ne peut pas être et avoir été, ou gagner sur tous les tableaux. L’Église de Rome feint simplement d’ignorer l’embarrassante (mais officiellement infaillible) bulle papale Qui Quorundam.

Un examen de l’historique de l’Église catholique établit hors de tout doute que les déclarations de papes ne peuvent pas être infaillibles. Il y a une longue histoire de papes se contredisant les uns les autres sur les questions de la foi et des mœurs. Par exemple, le pape Adrien II (867-872) déclara que le mariage civil était valide, alors que le pape Pie VII (1800-1823) condamna les mariages civils comme invalides.[7]

Le pape Sixte V possédait une version refaite de la bible qu’il déclara authentique. Cependant, seulement deux ans plus tard, le pape Clément VII déclara que la bible de Sixte V était bourrée d’erreurs ; Clément ordonna donc que l’on écrive une autre bible.[8]

En 1423, le Concile de Bâle déposa le pape Eugène IV, en décidant qu’il était parjure, simoniaque et hérétique. Eugène IV, à son tour, convoqua son propre concile à Florence et déposa, anathématisa et excommunia les membres du Concile de Bâle. Le pape suivant, Nicolas V (1447-1455), annula les décrets d’Eugène contre le Concile de Bâle.[9]

Le pape Honoré I fut dénoncé, en 680, par le Sixième Concile, comme hérétique, et cette constatation fut confirmée par le pape Léon II.[10] Comment un pape peut-il être infaillible s’il est infailliblement jugé hérétique par un autre pape infaillible ? De plus, sous quelle autorité un pape subséquent peut-il décréter que son prédécesseur est hérétique si l’enseignement officiel de l’Église catholique veut que tous les papes soient exempts d’erreurs et que quiconque dit le contraire est anathème ? Incidemment, tous les papes mentionnés ci-haut sont sur la liste officielle des papes.

L’exemple le plus bizarre d’infaillibilité papale est l’accusation et la condamnation du pape Formose (891-896) comme hérétique par le pape Étienne VI (896-897). Le pape Formose mourut avant qu’Étienne VI devienne pape. Comment, demanderez-vous, le pape Étienne VI put-il accuser le pape Formose si celui-ci est mort avant qu’Étienne devienne pape ? La tombe n’est pas une barrière pour les papes ! Le pape Étienne VI fit tout simplement exhumer le cadavre de Formose, fit revêtir le corps des insignes papaux et interrogea personnellement le cadavre. Le silence de l’accusé scella son sort, et le corps fut traîné dans les rues de Rome et jeté dans le Tibre.[11]

Une autre illustration troublante de l’infaillibilité papale est le traitement fait à Jeanne d’Arc. Le 30 mai 1431, le pape Eugène IV fit brûler Jeanne d’Arc au bûcher sur la place publique de Rouen, en France, en tant qu’hérétique et sorcière pour avoir refusé de se soumettre à l’autorité de l’Église catholique de Rome.[12] Elle déclarait qu’elle n’était responsable que devant Dieu. Subséquemment, Jeanne d’Arc fut béatifiée par le pape Pie X, en 1909, et canonisée par le pape Bénédicte XV, en 1920.[13] Un pape infaillible brûla Jeanne d’Arc au bûcher en tant qu’hérétique et un autre pape infaillible la canonisa comme sainte.

Pour ajouter l’insulte à l’infaillibilité, selon la Loi canonique de l’Église catholique romaine : « Il n’existe ni appel ni recours contre une décision ou un décret du Pontife de Rome ».[14]

Bernard Fresenborg a été prêtre catholique pendant trente ans avant d’être sauvé par la grâce de Dieu. En 1904, il écrivit et publia un livre intitulé Trente ans en enfer, dans lequel il expliqua les conséquences de la doctrine de l’infaillibilité papale.

« Le catholicisme enseigne que le pape de Rome est infaillible et qu’il ne peut pas pécher, ni commettre d’erreur. Cette affirmation, si elle est vraie, place le pape de Rome, qui n’est ni plus ni moins qu’un être humain, sur le même pied que Jésus-Christ.

» La Bible dit : “ il n’y a point de juste, non pas même un seul.” Or, si l’affirmation du catholicisme disant que le pape est infaillible est vraie, alors la Bible est un mythe et une moquerie.

» Si la déclaration du catholicisme disant que le pape est infaillible est vraie, alors Dieu n’est pas un Dieu impartial, car s’Il est un Dieu impartial, Il n’aurait accordé à aucun de Ses mortels le don de pureté sans être prêt à accorder le même don à tous ceux qui le méritent, à tous ceux qui, par leur justice, se méritent cette grande distinction princière.

» Nous voulons utiliser un peu de bon sens et de philosophie pouvant être assimilés par n’importe quel homme et femme d’intelligence ordinaire.

» La Bible ne rapporte dans aucun verset ou chapitre que quiconque puisse atteindre, durant sa vie, le niveau d’infaillibilité. N’est-ce pas vrai ? Et si c’est vrai, alors l’affirmation du catholicisme disant que le pape de Rome est infaillible est un mensonge tissé sur le métier du diable.

» Nous voulons prouver à nos lecteurs que cette affirmation est fondée sur des assises fallacieuses, car le pape de Rome est élu par des cardinaux de l’Église catholique, tous humains, et souvent aussi immoraux que des démons ; dès lors, l’infaillibilité du pape repose dans des mains humaines, car c’est par ces cardinaux que le pape est créé et, par conséquent, vous verrez que l’infaillibilité du pape découle des votes de ces cardinaux, et non du pouvoir de Dieu Tout-Puissant ; il s’en suit donc que cette proclamation d’infaillibilité du pape repose dans les mains de ces cardinaux.

» Maintenant, pour illustrer cette condamnable doctrine et dénoncer sa fanatique ignorance, nous allons supposer que, lorsque le pape Pie X fut élu pape de Rome, si un autre prêtre eut reçu la majorité d’un vote des cardinaux, le pape Pie X n’aurait jamais été béni de ce don de Dieu, mais il ne l’aurait manqué que par une seule voix ; par conséquent, vous constatez que cette infaillibilité qui aurait reposé sur le pape Pie X lui aurait été enlevée à cause du vote d’un seul cardinal à son endroit.

» Donc, n’importe quel homme ou femme possédant “le gros bon sens” peut voir que Dieu Tout-Puissant n’a rien à voir avec la mise en poste du pape, et que cette infaillibilité ne repose que sur le pouvoir d’attraction du candidat à la papauté qu’il exerce sur les cardinaux, et c’est un fait indiscutable qu’il existe beaucoup de chicanes politiques dans l’élection d’un pape comme dans l’élection du juge de paix d’une municipalité.

» Nous voudrions savoir jusqu’où va cette infaillibilité des papes. Si un homme est infaillible, il ne peut pas commettre de faute, et je peux prouver à tout homme intelligent et à l’esprit tolérant que les papes de Rome n’ont fait, depuis des siècles, que des erreurs, et leurs fautes ont été, non seulement ruineuses pour ceux qu’ils professent enseigner, mais elles ont eu tendance à paralyser les justes ambitions de tout pays dans lequel leur influence s’exerçait. Si leur affirmation d’une infaillibilité papale est vraie, nous devons donc admettre que ce grand don vient de Dieu Tout-Puissant, et nous ne pouvons croire à un tel non-sens lorsque nous constatons le fait que ces papes sont élus par des cardinaux et que l’élection d’un pape dépend des tactiques et des machinations de ces cardinaux. Alors, je vous en prie, dites-moi comment un homme élevé sous la lumière éblouissante du protestantisme, ou qui en a vu l’intelligent projecteur pénétrer son âme, pourrait, ne serait-ce qu’un instant, croire en l’infaillibilité du pape ?

» Je crois sincèrement, en fait je sais, qu’ils sont des millions à croire cette doctrine condamnable, comme je puis honnêtement dire que je l’ai cru moi-même à un moment donné. Mais ceux qui y croient ont été élevés dans l’ombre ténébreuse des superstitions, et ma mission, en écrivant ce livre, est de balayer les toiles d’araignée de l’ignorance encombrant ces esprits rabougris et aider à leur montrer “l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde”, et si je puis servir à cette mission, je ne ferai pas qu’ouvrir les yeux des disciples du catholicisme, mais je renforcirai aussi la colonne vertébrale du protestantisme et les aiderai à stigmatiser cette doctrine idolâtre du catholicisme partout où elle osera montrer sa tête hideuse.

» Le grand danger d’enseigner que le pape est infaillible, c’est de faire de nos citoyens des voleurs et des meurtriers, car, si le catholicisme a raison d’enseigner à ses fidèles que le pape de Rome est infaillible, cette doctrine est en frais d’avoir une influence effroyable par ses effets, car à toutes les fois qu’un homme ou une femme croit en l’infaillibilité du pape, il doit croire à l’infaillibilité de toutes choses que crée le pape ; par conséquent, vous allez voir que cette doctrine va très loin par ses effets, parce que, si un pape est infaillible, les évêques qu’il crée sont infaillibles aussi, et si les évêques qu’il crée sont infaillibles, les prêtres qu’ils fabriquent sont également infaillibles, et chaque fois que nous enseignons à un pays cette abomination, nous avons une nation de gens qui croient qu’il n’y a pas un péché qu’ils puissent commettre, si odieux soit-il, qui ne soit pardonnable par la prêtraille, puisqu’ils ont appris à croire que toutes choses que crée le pape est infaillible, du fait même qu’elles ont été créées par le pape ; et à toutes les fois que vous prêchez une doctrine qui a de tels effets sur les habitants d’un pays, vous aurez une série d’individus qui commettront des crimes sans hésiter, car ils sont assurés qu’en mettant quelques dollars dans les coffres du prêtre, ils pourront voir leurs péchés pardonnés et, donc, chaque fois que vous poussez une nation à croire cela, vous vous retrouvez immédiatement avec un peuple de criminels.

» Selon mon appréciation, il est impossible pour un individu qui croit à une doctrine aussi damnable de devenir un pur citoyen américain patriotique. Maintenant, il peut sembler au lecteur que l’assertion est audacieuse et peut paraître trop hardie pour être bien fondée, mais je propose de vous démontrer qu’il n’y a là qu’une conséquence naturelle, et si nous échouons à clarifier ce point dans l’esprit du lecteur, nous ne lui demanderons pas d’y croire.

» En premier lieu, nous désirons dire que la religion catholique — si on peut la qualifier de religion — est fondée sur un roc de superstitions. Chacun des codes de sa doctrine ecclésiastique professe que le pape est infaillible et ne peut errer, ce qui est absurde. Et, non seulement absurde, mais un mensonge suppurant ! Car aucun homme ou aucune femme croyant aux enseignements de la Sainte Bible ne peut gober pareille doctrine ! Chaque fois qu’un homme ou une femme croit en l’infaillibilité du pape et croit que le pape ne peut errer, il ou elle voit le pape comme un surhomme, et nous savons que ce ne peut être le cas tant qu’il aura une étincelle de vie dans le corps. Nous sommes tous redevables du péché d’Adam, car le monde dans son entier porte la malédiction du péché d’Adam commis dans le jardin d’Éden.

» Or, nous voulons traiter le sujet avec des vérités et des faits tout simples pour qu’ils puissent être compris par le plus commun des mortels qui ne possèdent qu’une intelligence ordinaire.

» Maintenant, si le pape de Rome est infaillible, il est immortel, et si chacune des actions du pape est pure, alors tout ce qui est créé par lui doit être pur ; et si tel est le cas, j’ai été, à un moment donné, aussi pur que Jésus-Christ Lui-même puisque, pendant trente ans, j’ai été prêtre catholique romain et donc une créature engendrée par le pape catholique romain. Tout homme et toute femme d’intelligence moyenne sait que ni moi, ni aucun autre prêtre, n’avons été purs ; en fait, il n’est pas né l’homme qui peut se proclamer infaillible et pur tant que la vie habite son corps.

» Si les doctrines du catholicisme sont exactes, alors nous n’avons plus besoin d’un Dieu, car nous avons déjà un pape ; et si le pape Pie X mourait aujourd’hui, les cardinaux, aujourd’hui même ou dans un avenir très rapproché, éliraient un autre pape qui, selon cette doctrine, prendrait la place de Jésus-Christ Lui-même ; et si de pareilles doctrines sont véritables, la famille humaine de l’avenir et les millions à naître pourraient donc être sauvés aussi bien sans Dieu qu’ils le sont maintenant avec Lui, car le pape exécuterait lui-même cette mission.

» Ils sont des milliers — oui, des dizaines de milliers — qui envoient chaque année des mouchoirs et des breloques à Rome pour qu’ils soient bénis (?) par le pape, et qui croient que posséder quelque article béni (?) par ce vagabond présomptueux va leur éviter de subir la malchance, la maladie ou toute autre infortune qui parsème le chemin de l’homme.

» Or, si le pape de Rome a le pouvoir de bénir et sanctifier une pièce de vêtement, un anneau, ou tout objet inerte, il a sans aucun doute “la vraie affaire”, et si tel est le cas, la Bible est menteuse, l’évangile fallacieux et Dieu Tout-Puissant devient un laquais, et nous n’avons plus besoin d’un Dieu. À quoi nous attendre de disciples du catholicisme qui croient en cette doctrine infernale, et à quoi nous attendre d’une nation contrôlée par ceux qui enseignent et prêchent de telles abominations ?

» Une institution qui enseigne pareille ignorance, pareilles pratiques condamnables et pareil paganisme superstitieux, est une plaie et une malédiction dans tout pays, et l’homme ou le groupe d’hommes qui proclament que le pape est infaillible lancent “une impudente insulte à la face de Dieu”. »[15]

30. Les faux Christs

À l’image des leaders juifs qui ne révélèrent pas qu’ils violaient la Loi de Dieu par leur Tradition, les leaders modernes de l’Église catholique romaine ne disent pas aux gens qu’ils prêchent un autre évangile accompagné d’un autre Jésus. Le Seigneur nous avait avertis qu’il y aurait ce genre d’organisation.

« Car si quelqu’un venait qui vous prêchât un autre Jésus que nous n’avons prêché ; ou si vous receviez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez reçu, feriez-vous bien de l’endurer ? » (2 Corinthiens 11:4, VM).

Les prêtres romains catholiques proclament que, quand ils consacrent le pain et le vin lors de la messe, ils sont le Seigneur Jésus-Christ.

« Le prêtre est le Christ, seul et unique Seigneur ; car les ministres qui offrent le Sacrifice, consacrent les saints mystères, non par leur propre personne, mais en celle du Christ … et ainsi, agissant en la Personne de Christ le Seigneur, ils changent la substance du pain et du vin en la véritable substance de Son corps et de Son sang. » [Catéchisme du Concile de Trente.][16]

Jésus a alerté Ses disciples pour qu’ils fassent attention à ceux qui viendraient en Son nom, déclarant être le Christ. Les nombreux prêtres catholiques qui clament « agir en la personne du Christ le Seigneur » sont un accomplissement clair et actuel de cette prophétie.

« Et Jésus répondant leur dit : Prenez garde que personne ne vous séduise. 5Car plusieurs viendront en mon Nom, disant : je suis le Christ : et ils en séduiront plusieurs » (Matthieu 24:4-5, VM).

Jésus a dit qu’Il serait visible dans le ciel lorsqu’Il reviendrait et nous met en garde contre ceux qui pointeraient du doigt de faux Christs et diraient que voici le Christ ou que le Christ est là. L’Église catholique focalise sur l’hostie consacrée en disant « voici le Christ » et pointe ses prêtres du doigt en disant « le Christ est là ». Jésus a prophétisé qu’il s’élèverait de faux Christs qui exécuteraient de grands signes et de grands prodiges qui en tromperaient plusieurs. L’Église catholique a trompé le monde en lui faisant croire que ses prêtres peuvent faire de grands prodiges en transformant le pain et le vin en notre Seigneur Jésus-Christ. Quand Christ reviendra sur terre, ce ne sera pas sous forme de petit morceau de pain dans les chambres secrètes des autels catholiques, Il sera visible comme l’éclair.

« Alors si quelqu’un vous dit : Voici, le Christ est ici ; ou, il est là ; ne le croyez point. 24Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, qui feront de grands prodiges et des miracles, pour séduire même les élus, s’il était possible. 25Voici, je vous l’ai prédit. 26Si on vous dit : voici, il est au désert, ne sortez point ; voici, il est dans le lieu le plus retiré de la maison, ne le croyez point. 27Mais comme l’éclair sort de l’Orient, et se fait voir jusqu’à l’Occident, il en sera de même de l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24:23-27, VM).

Puisque l’Église catholique affirme que les prêtres sont un autre Christ et un autre Seigneur, cela ne devrait surprendre personne qu’elle déclare que ses prêtres possèdent la même autorité que le Seigneur pour pardonner les péchés. Les prêtres écoutent les confessions d’un peuple qui cherche l’absolution de ses péchés. Le confessionnal a été le site d’innombrables séductions de prêtres envers des femmes seules.[17]

« En vérité, les évêques et les prêtres, en vertu du sacrement des Saints Ordres, ont le pouvoir de pardonner les péchés. » [Catéchisme de l’Église Catholique, § 1461, 1994.]

Même les scribes juifs comprenaient que seul Dieu a l’autorité de pardonner les péchés parce que le péché est la violation de la loi de Dieu. Voir Exode 32:33 ; Deutéronome 9:16 ; Josué 7:20 ; 2 Samuel 12:13 ; Psaume 41:4 ; Jérémie 3:25 ; Jérémie 50:14 et Luc 15:21.

« Et Jésus ayant vu leur foi, dit au paralytique : mon fils, tes péchés te sont pardonnés. 6Et quelques Scribes qui étaient là assis, raisonnaient ainsi en eux-mêmes : 7Pourquoi celui-ci prononce-t-il ainsi des blasphèmes ? qui est-ce qui peut pardonner les péchés, que Dieu seul ? 8Et Jésus ayant aussitôt connu par son esprit qu’ils raisonnaient ainsi en eux mêmes, il leur dit : pourquoi faites-vous ces raisonnements dans vos cœurs ? 9Car lequel est le plus aisé, ou de dire au paralytique : tes péchés te sont pardonnés ; ou de lui dire : lève-toi, et charge ton petit lit, et marche ? 10Mais afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés, il dit au paralytique : 11Je te dis : lève-toi, et charge ton petit lit, et t’en va en ta maison. 12Et il se leva aussitôt, et ayant chargé son petit lit, il sortit en la présence de tous ; de sorte qu’ils en furent tous étonnés, et ils glorifièrent Dieu, en disant : nous ne vîmes jamais une telle chose » (Marc 2:5-12, VM).

Dans la hiérarchie catholique, les prêtres prennent le titre de Dieu le Père, en s’arrogeant le nom de « père ». Jésus a mis en garde contre le fait d’appeler quelqu’un « père » dans le sens spirituel du terme, car c’est un titre réservé à Dieu seul.

« Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, lequel est dans les cieux » (Matthieu 23:9, VM).

« Jésus dit ces choses ; puis levant ses yeux au ciel, il dit : Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie » (Jean 17:1, VM).

« Et maintenant glorifie-moi, toi Père, auprès de toi, de la gloire que j’ai eue chez toi, avant que le monde fût fait » (Jean 17:5, VM).

« Afin que tous soient un, ainsi que toi, Père, es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous ; et que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé » (Jean 17:21, VM).

Le prêtre catholique déclare être le Seigneur Jésus et agir en tant que médiateur entre Dieu et l’homme.

« Le prêtre est constitué interprète et médiateur entre Dieu et l’homme, ce qui doit être considéré comme la fonction principale du sacerdoce. » [Catéchisme du Concile de Trente.][18]

Dieu dit autre chose. Il n’y a qu’un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et l’homme, soit Jésus-Christ.

« Car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, savoir Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5, VM).

Il n’y a qu’un seul Christ ; par contre, il y a plusieurs antichrists. Tous les prêtres, les évêques, les cardinaux et les papes de l’Église de Rome ne sont pas Christs, ils sont antichrists.

« Jeunes enfants, c’est ici le dernier temps ; et comme vous avez entendu que l’Antechrist viendra, il y a même dès maintenant plusieurs Antechrists ; et nous connaissons à cela que c’est le dernier temps » (1 Jean 2:18, VM).

31. L’évêque de Rome

L’Église romaine enseigne que Pierre fut l’évêque de Rome.[19] Il n’existe absolument aucune preuve crédible pour supporter cette affirmation. En fait, il est plus que douteux qu’il ait même mis les pieds à Rome. Pierre était l’apôtre des Juifs. « Jacques, dis-je, Céphas, et Jean (qui sont estimés être les Colonnes) ayant reconnu la grâce que j’avais reçue, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions vers les Gentils, et qu’ils allassent eux vers ceux de la Circoncision » (Galates 2:9, VM). Rome était une ville de Gentils. Il n’aurait eu aucune raison de voyager à Rome. Paul, qui était l’apôtre des Gentils (voir Romains 11:13), salua plus de 25 chrétiens vivant à Rome, à la fin de sa lettre aux Romains, mais il ne salua pas Pierre (Romains 16). Si Pierre avait été de fait l’évêque de Rome, Paul l’aurait sans nul doute salué. Il ne salua donc pas Pierre parce que Pierre n’était pas à Rome. N.B. : Paul l’aurait même salué en premier, par respect pour son poste.

32. « Sur ce roc je bâtirai mon Église »

Voici une autre doctrine d’antichrist : l’enseignement disant que Pierre est le roc sur lequel Dieu a bâti Son Église, et que le pape, comme évêque de Rome, est le successeur de Pierre en tant que vicaire de Christ.[20] La tête de l’Église est réservée à Christ seulement. « Et c’est lui [Christ] qui est le Chef du Corps de l’Eglise, et qui est le commencement et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses » (Colossiens 1:18, VM). Christ ne partagera pas Sa gloire, ni Son autorité, ni Sa position avec un autre, car Il a la prééminence en toutes choses. « Car tu ne te prosterneras point devant un autre dieu, parce que l’Éternel se nomme le Dieu jaloux ; c’est un Dieu jaloux » (Exode 34:14, VO). Les prophéties de l’Ancien Testament sur la venue de Christ indiquent que la pierre angulaire de l’Église sera une pierre céleste détachée sans l’aide d’aucune main, et l’Église grandira à partir de cette pierre pour devenir une large montagne qui couvrira toute la terre. Voir Daniel 2:34-45. Ce rocher prophétisé est le Christ. Par conséquent, un homme qui déclare être le roc de l’Église affirme donc être le Christ, parce que la Bible spécifie clairement que Christ est le roc, la tête de l’Église. Proclamer faussement être le Christ, la tête de l’Église, c’est accomplir les prophéties identifiant l’antichrist.

« Que personne donc ne vous séduise en quelque manière que ce soit ; car ce jour-là ne viendra point que la révolte ne soit arrivée auparavant, et que l’homme de péché, le fils de perdition, ne soit révélé ; 4Lequel s’oppose et s’élève contre tout ce qui est nommé Dieu, ou qu’on adore, jusqu’à être assis comme Dieu au Temple de Dieu voulant se faire passer pour un Dieu » (2 Thessaloniciens 2:3-4, VM).

« Le roi fera tout ce qu’il voudra ; et il s’enorgueillira et s’élèvera au-dessus de tout dieu ; il proférera des choses étranges contre le Dieu des dieux ; et il prospérera jusqu’à ce que la colère soit consommée, car ce qui est décrété sera exécuté. 37Il n’aura égard ni aux dieux de ses pères, ni à l’amour des femmes ; il n’aura égard à aucun dieu ; car il s’élèvera au-dessus de tout » (Daniel 11:36-37,VO).

Il n’y a qu’un Chef de l’Église ; celle-ci n’est pas un monstre à deux têtes. Proclamer être le roc de l’Église, c’est nier implicitement que Christ est le roc de l’Église. Nier que Jésus est le roc de l’Église, c’est nier que Jésus est le Christ. Nier que Jésus est le Christ est une doctrine spécifiquement identifiée dans 1 Jean 2:22-23 comme étant un enseignement de l’antichrist.

« Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? celui-là est l’Antechrist qui nie le Père et le Fils. 23Quiconque nie le Fils, n’a point non plus le Père ; quiconque confesse le Fils, a aussi le Père » (1 Jean 2:22-23, VM).

Dans Matthieu 16:16, Pierre a dit que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus a dit que sur ce roc Il bâtirait Son Église. Ce passage, souvent employé par l’Église catholique pour soutenir son affirmation que le pape règne sur l’Église de Dieu, n’appuie pas Pierre en tant que roc, mais plutôt Christ. Jésus demanda à Ses disciples : « Qui croyez-vous que je suis ? » quand Pierre répondit qu’Il était « le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Cette réponse révèle le roc sur lequel Dieu allait bâtir Son Église, Jésus-Christ, et non Pierre. Mais le pape, en disant que c’est Pierre qui est le roc, nie que Jésus est le roc, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Le déni papal du Christ est l’accomplissement de la prophétie qui se trouve dans 1 Jean 2:22-23, et qui identifie l’antichrist comme celui qui niera que Jésus est le Christ. Essentiellement, le pape déclare que Pierre est le roc et, de ce fait, il est le Christ, et que lui-même, en tant que supposé successeur de Pierre, il est aussi le Christ. La Bible révèle que le pape est l’antichrist !

« Et Jésus, venant aux quartiers de Césarée de Philippe, interrogea ses Disciples, en disant : qui disent les hommes que je suis, moi le Fils de l’homme ? 14Et ils lui répondirent : les uns disent que tu es Jean Baptiste ; les autres, Elie; et les autres, Jérémie, ou l’un des Prophètes. 15Il leur dit : et vous, qui dites-vous que je suis ? 16Simon Pierre répondit, et dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17Et Jésus répondit, et dit : tu es bienheureux, Simon, fils de Jonas : car la chair et le sang ne te l’a pas révélé, mais mon Père qui est aux cieux. 18Et je te dis aussi, que tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai mon Eglise ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16:13-18, VM).

Christ est le Chef de l’Église, pas Pierre ! Voir Éphésiens 5:23 ; Colossiens 1:18. Si Pierre avait été le rocher de l’Église de Dieu, pourquoi Jésus l’aurait-Il appelé Satan quelques instants après qu’Il aurait fait de Pierre le fondement de l’Église ? Le passage suivant est le signe que ceux qui veulent avoir Pierre comme rocher se retrouvent avec quelqu’un qui comprenait les choses de l’homme et non celles de Dieu.

« Mais lui s’étant retourné, dit à Pierre : retire-toi de moi, Satan, tu m’es en scandale ; car tu ne comprends pas les choses qui sont de Dieu, mais celles qui sont des hommes » (Matthieu 16:23, VM).

De plus, le Saint-Esprit fait connaître jusqu’à quel point le pape est antichrist, car Pierre, censément le premier pape catholique, aurait commencé son règne en reniant le Christ par trois fois pour accomplir la prophétie de 1 Jean 2:22-23. Voir Matthieu 26:31-75.

Le rocher de l’Église catholique n’est pas Dieu. Ce rocher n’est qu’un homme tentant de prendre la place de Dieu.

« Car leur rocher n’est pas comme notre Rocher, et nos ennemis en sont juges. 32Car leur vigne est du plant de Sodome et du terroir de Gomorrhe ; leurs raisins sont des raisins vénéneux, ils ont des grappes amères ; 33Leur vin est un venin de dragons, et un cruel poison d’aspics » (Deutéronome 32:31-33, VO).

« Il dira : Où sont leurs dieux, le rocher en qui ils se confiaient » (Deutéronome 32:37, VO).

Pierre, à qui Jésus parlait, comprit très bien ce qu’Il signifiait quand Il dit « sur ce roc je bâtirai mon Église ». Le roc était Jésus. Dans les passages suivants, Pierre se réfère sans cesse à Jésus comme de la pierre rejetée par les constructeurs et devenu la pierre angulaire. Jésus est le seul nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvés de la punition des péchés, non pas Pierre, ni le pape.

« Sachez vous tous et tout le peuple d’Israël, que ç’a été au Nom de Jésus-Christ le Nazarien, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts ; c’est, dis-je, en son Nom, que cet homme qui parait ici devant vous, a été guéri. 11C’est cette Pierre, rejetée par vous qui bâtissez, qui a été faite la pierre angulaire. 12Et il n’y a point de salut en aucun autre : car aussi il n’y a point sous le ciel d’autre Nom qui soit donné aux hommes par lequel il nous faille être sauvés » (Actes 4:10-12, VM).

« C’est pourquoi il est dit dans l’Ecriture : voici, je mets en Sion la maîtresse pierre du coin, élue et précieuse ; et celui qui croira en elle, ne sera point confus. 7Elle est donc précieuse pour vous qui croyez ; mais par rapport aux rebelles, il est dit : la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée est devenue la maîtresse pierre du coin, une pierre d’achoppement, une pierre de scandale. 8Lesquels heurtent contre la parole, et sont rebelles ; à quoi aussi ils ont été destinés » (1 Pierre 2:6-8, VM).

Lisez les passages suivants et décidez vous-mêmes qui est le Rocher de l’Église.

« Et qu’ils ont tous bu d’un même breuvage spirituel : car ils buvaient de l’eau de la pierre spirituelle qui les suivait ; et la pierre était Christ » (1 Corinthiens 10:4, VM).

« Étant édifiés sur le fondement des Apôtres, et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin » (Éphésiens 2:20, VM).

« Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus-Christ » (1 Corinthiens 3:11, VM).

« Mon âme, repose-toi sur Dieu seul, car mon attente est en lui. 7Lui seul est mon rocher, ma délivrance et ma haute retraite ; je ne serai point ébranlé » (Psaumes 62:6-7, VO).

« L’œuvre du Rocher est parfaite ; car toutes ses voies sont la justice même. C’est un Dieu fidèle et sans iniquité ; il est juste et droit » (Deutéronome 32:4, VO).

« Nul n’est saint comme l’Éternel ; car il n’en est point d’autre que toi, et il n’y a point de rocher comme notre Dieu » (1 Samuel 2:2, VO).

« Il dit : Éternel, mon rocher, ma forteresse et mon libérateur ! 3O Dieu, mon rocher, vers qui je me retire ; mon bouclier et la force qui me délivre, ma haute retraite et mon asile ! mon Sauveur ! tu me garantis de la violence » (2 Samuel 22:2-3, VO).

« Éternel, mon rocher, ma forteresse et mon libérateur ! Mon Dieu, mon rocher où je me réfugie ! Mon bouclier, la force qui me délivre, ma haute retraite ! » (Psaumes 18:3, VO).

« Car qui est Dieu, sinon l’Éternel ? Et qui est un rocher, sinon notre Dieu ? » (Psaumes 18:32, VO).

« Psaume de David. Je crie à toi, Éternel ! Mon rocher, ne sois pas sourd à ma voix, de peur que si tu gardes le silence, je ne devienne semblable à ceux qui descendent dans la fosse » (Psaumes 28:1, VO).

« Incline ton oreille vers moi ; hâte-toi de me délivrer ; sois mon rocher, ma retraite, ma forteresse où je puisse me sauver ! 4Car tu es mon rocher et ma forteresse ; pour l’amour de ton nom, tu me guideras et me conduiras » (Psaumes 31:3-4, VO).

« Je dirai à Dieu, mon rocher : Pourquoi m’as-tu oublié ? Pourquoi marcherai-je en deuil, sous l’oppression de l’ennemi ? » (Psaumes 42:10, VO).

« Du bout de la terre, je crie à toi, quand le cœur me manque ; conduis-moi sur ce rocher, qui est trop élevé pour moi » (Psaumes 61:3, VO).

« Ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et le Dieu Très-Haut leur rédempteur » (Psaumes 78:35, VO).

« Il m’invoquera, disant : Tu es mon Père, mon Dieu et le rocher de mon salut » (Psaumes 89:27, VO).

« Mais l’Éternel est ma haute retraite ; mon Dieu est le rocher de mon refuge » (Psaumes 94:22, VO).

« Venez, chantons à l’Éternel ; jetons des cris de joie au rocher de notre salut » (Psaumes 95:1, VO).

« Selon ce qui est écrit : voici, je mets en Sion la pierre d’achoppement ; et la pierre qui occasionnera des chutes ; et quiconque croit en lui ne sera point confus » (Romains 9:33, VM).

« Il est semblable à un homme qui bâtissant une maison, a foui et creusé profondément, et a mis le fondement sur la roche : de sorte qu’un débordement d’eaux étant survenu, le fleuve est bien allé donner contre cette maison ; mais il ne l’a pu ébranler ; parce qu’elle était fondée sur la roche » (Luc 6:48, VM).

« Quiconque entend donc ces paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à l’homme prudent qui a bâti sa maison sur la roche » (Matthieu 7:24, VM).

« La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, est devenue la principale de l’angle » (Psaumes 118:22, VO).

« Il sera un sanctuaire, mais aussi une pierre d’achoppement et une pierre de chute pour les deux maisons d’Israël ; un piège et un filet pour les habitants de Jérusalem » (Ésaïe 8:14, VO).

« C’est pourquoi, ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’ai posé en Sion une pierre, une pierre angulaire, éprouvée et précieuse, solidement posée ; celui qui s’y appuiera ne s’enfuira point » (Ésaïe 28:16, VO).

« Et Jésus leur dit : n’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : la pierre que ceux qui bâtissent ont rejetée, est devenue la maîtresse pierre du coin ; ceci a été fait par le Seigneur, et c’est une chose merveilleuse devant nos yeux. 43C’est pourquoi je vous dis, que le Royaume de Dieu vous sera ôté, et il sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. 44Or celui qui tombera sur cette pierre en sera brisé ; et elle écrasera celui sur qui elle tombera » (Matthieu 21:42-44,VM).

Les preuves provenant des Saintes Écritures sont si claires que même le pape Jean-Paul II a trouvé nécessaire d’admettre que Jésus est le Rocher sur lequel l’Église de Dieu est bâtie.[21] Ce n’est qu’une autre des nombreuses déclarations contradictoires de l’Église catholique romaine.

En proclamant que Pierre était le roc, le pape a renié Jésus en tant que rocher, ce qui revient à nier que Jésus est le Christ. Le pape a accompli la prophétie de 1 Jean 2:22-23, qui dit que l’antichrist niera que Jésus est le Christ. Alors qui le pape dit-il être le Christ ? La réponse nous vient lorsque nous comparons ce que la Sainte Bible dit à propos du Christ et ce que le pape dit. Qu’est-ce que ça signifie quand nous disons que Jésus est le Christ ? Cela veut dire qu’Il est l’Oint, « Dieu avec nous ». Dans Matthieu 1:23, Jésus est appelé « Emmanuel, ce qui signifie, DIEU AVEC NOUS ». Or, le pape déclare qu’il est Dieu avec nous. « Nous tenons sur cette terre la place de Dieu Tout-Puissant » [Pape Léon XIII (l’emphase est la nôtre)].[22] Jésus-Christ est notre « avocat envers le Père » (1 Jean 2:1, VM). En fait, Il est le « seul Médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Timothée 2:5, VM). Cependant, le pape se réclame du titre de Souverain Pontife. « Pontife » veut littéralement dire « poseur de pont » ; ce qui comporte que le pontife est celui qui fait le pont ou l’intermédiaire entre Dieu et l’homme. Le pape a déclaré : « Il est nécessaire au salut de chaque créature d’être sujette au Pontife romain, » [Bulle Sanctum, 18 novembre 1302]. Ajoutons que l’Église catholique enseigne que Marie et les saints servent aussi d’avocats pour nous devant le trône de Dieu. « L’intercession [des saints] est leur service le plus élevé dans le plan de Dieu. Nous pouvons et devrions leur demander d’intercéder en notre faveur et en la faveur du monde entier. » [Catéchisme de l’Église Catholique, § 2683, 1994.] Jésus-Christ est « le chef et le consommateur de la foi » (Hébreux 12:2). « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous, c’est le don de Dieu. 9Non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9, VM). Or, le pape statue que la foi vient de l’homme et doit être liée à des œuvres, i.e., commencées et terminées par l’homme, non par Jésus. L’Église catholique professe même que des œuvres faites après la mort, par les autres, sont efficaces au salut des défunts. « Leur âme … est lavée après la mort par les punitions du purgatoire ; et qu’ainsi ils peuvent être soulagés de ces punitions par les moyens ci-devant, savoir, les sacrifices de la messe, les prières, les aumônes et autres œuvres de piété, qui sont habituellement exécutées par le fidèle pour d’autres fidèles, selon l’institution de l’Église. » [Concile de Florence, 1439.][23] Jésus-Christ est le « bienheureux et seul Prince » (1 Timothée 6:15, VM). Le pape Innocent II se proclamait propriétaire de l’univers entier en tant que « SOUVERAIN TEMPOREL DE L’UNIVERS ».[24] Le pape Boniface VIII déclara ceci : « Je possède l’autorité du Roi des rois. Je suis tout en tous et au-dessus de tout, donc Dieu Lui-même et moi, le Vicaire de Dieu, avons un seul et même consistoire, et je suis apte à faire presque tout ce que peut faire Dieu. Par conséquent, comment m’appellerez-vous autrement que Dieu ? » [Bulle Sanctum, 18 novembre 1302 (l’emphase est la nôtre).][25] Encore aujourd’hui, le pape porte une triple couronne parce qu’il proclame régner en tant que roi sur le Ciel, l’Enfer et la Terre. Jésus est le « souverain et grand Sacrificateur » de Dieu Tout-Puissant (Hébreux 4:14). Le pape affirme être le souverain et grand sacrificateur. Comme nous l’avons déjà mentionné, le pape se réclame du titre de Souverain Pontife. Il est le successeur des empereurs romains qui étaient une série de Souverains Pontifes (Pontifex Maximus),[26] titre donné au grand prêtre des religions païennes de Rome.[27] Jésus est plus grand que les rois de la terre (Psaumes 89:28). Toutefois, le pape proclame qu’il possède l’autorité sur les rois de la terre. « Le Pontife romain possède la suprématie sur la terre entière. » [Concile du Vatican, Session IV, chapitre III, 18 juillet 1870 (l’emphase est la nôtre).] Jésus est le « Seigneur de tous » (Actes 10:36). Pourtant, le pape déclare que tous doivent se soumettre à lui : « Le Pontife romain juge tous les hommes, mais n’est jugé par personne. Nous déclarons, affirmons, définissons et prononçons : il est nécessaire au salut de chaque créature d’être sujette au Pontife romain … Car ce qui est écrit de Christ …“Tu as soumis toutes choses sous ses pieds” se vérifie parfaitement en moi. » [Bulle Sanctum, 18 novembre 1302].[28] Le pape réclame tous les attributs de Christ pour lui-même. Il a essentiellement renié que Jésus est le Christ et s’est imposé comme étant le Christ. La Sainte Bible identifie un tel homme comme l’antichrist (1 Jean 2:20-23).

Les Écritures disent que l’antichrist niera le Fils et, implicitement, niera le Père (1 Jean 2:20-23). Le pape se reconnaît clairement comme l’antichrist en niant expressément le Père. Le pape usurpe le titre de « Saint-Père ». Voir le Catéchisme de l’Église catholique, au § 10. Saint-Père est un titre qui n’apparaît qu’une seule fois dans toutes les Saintes Écritures et il est réservé à Dieu le Père (Jean 17:11).

33. Christ n’est pas divisé

La Bible nous met en garde de suivre des hommes au lieu du Christ. Notez que Paul critiqua ceux qui disaient « moi, je suis de Céphas ». Céphas est le chaldéen de Pierre. L’Église catholique proclame que le pape est le successeur de Pierre en tant qu’évêque de Rome. Elle dit être « de Céphas ». D’autres supposées confessions chrétiennes sont « de » telle personne ou « de » telle autre. Nombre de ces dénominations sont les filles prostituées de la grande mère prostituée, l’Église catholique romaine (Apocalypse 17:5).

« Or je vous prie, mes frères, par le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, que vous parliez tous un même langage, et qu’il n’y ait point de divisions entre vous, mais que vous soyez bien unis dans un même sentiment, et dans un même avis. 11Car, mes frères, il m’a été dit de vous par ceux qui sont de chez Chloé, qu’il y a des dissensions parmi vous. 12Voici donc ce que je dis, c’est que chacun de vous dit : pour moi, je suis de Paul ; et moi je suis d’Apollos ; et moi, de Céphas ; et moi, de Christ. 13Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ? ou avez-vous été baptisés au nom de Paul ? 14Je rends grâces à Dieu que je n’ai baptisé aucun de vous, sinon Crispus et Gaïus ; 15Afin que personne ne dise que j’ai baptisé en mon nom. 16J’ai bien aussi baptisé la famille de Stéphanas ; du reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelque autre. 17Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour évangéliser, non point avec les discours de la sagesse humaine, afin que la croix de Christ ne soit point anéantie » (1 Corinthiens 1:10-17, VM).

34. L’Antichrist s’assoyant comme Dieu dans Son Temple

Satan désire être comme le grand Dieu. Ses plans ont été déjoués par Dieu lorsque Celui-ci le précipita des cieux sur la terre.

« Tu disais en ton cœur : Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône par-dessus les étoiles de Dieu ; je siégerai sur la montagne de l’assemblée, aux régions lointaines de l’Aquilon. 14Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut. 15Mais tu es descendu dans le Sépulcre, dans les profondeurs du tombeau ! » (Esaïe 14:13-15, VO).

« Il parut aussi un autre signe au ciel, et voici un grand dragon roux ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes ; 4et sa queue traînait la troisième partie des étoiles du ciel, lesquelles il jeta en la terre ; puis le dragon s’arrêta devant la femme qui devait accoucher, afin de dévorer son enfant, dès qu’elle l’aurait mis au monde. 5Et elle accoucha d’un fils, qui doit gouverner toutes les nations avec une verge de fer ; et son enfant fut enlevé vers Dieu, et vers son trône. 6Et la femme s’enfuit dans un désert, où elle a un lieu préparé de Dieu, afin qu’on la nourrisse là mille deux cent soixante jours. 7Et il y eut une bataille au ciel : Michel et ses Anges combattaient contre le dragon ; et le dragon et ses Anges combattaient contre Michel. 8Mais ils ne furent pas les plus forts, et ils ne purent plus se maintenir dans le ciel. 9Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé le Diable et Satan, qui séduit le monde, fut précipité en la terre, et ses Anges furent précipités avec lui. 10Alors j’ouïs une grande voix dans le ciel, qui disait : Maintenant est le salut, la force, le règne de notre Dieu, et la puissance de son Christ ; car l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit, a été précipité. 11Et ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau, et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont point aimé leurs vies, mais les ont exposées à la mort. 12C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui y habitez. Mais malheur à vous habitants de la terre et de la mer ; car le Diable est descendu vers vous en grande fureur, sachant qu’il a peu de temps. 13Or, quand le dragon eut vu qu’il avait été jeté en la terre, il persécuta la femme qui avait accouché d’un fils. 14Mais deux ailes d’une grande aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât de devant le serpent en son lieu, où elle est nourrie par un temps, par des temps, et par la moitié d’un temps. 15Et le serpent jeta de sa gueule de l’eau comme un fleuve après la femme, afin de la faire emporter par le fleuve. 16Mais la terre aida à la femme ; car la terre ouvrit son sein, et elle engloutit le fleuve que le dragon avait jeté de sa gueule. 17Alors le dragon fut irrité contre la femme, et s’en alla faire la guerre contre les autres qui sont de la semence de la femme, qui gardent les commandements de Dieu, et qui ont le témoignage de Jésus-Christ » (Apocalypse 12:3-17, VM).

Lorsque sa rébellion contre Dieu échoua au ciel, il décida d’essayer d’établir son trône sur terre. Comme Satan le fit quand il trompa Ève, il promet maintenant à ses serviteurs qu’ils deviendront comme Dieu. La Sainte Bible nous avertit qu’il y en aura un qui s’assoira dans le temple de Dieu en proclamant avoir l’autorité de Dieu. C’est exactement ce que fait le pape en se qualifiant de chef de l’Église catholique. Église catholique veut dire église universelle.[29] C’est Dieu, et non le pape, qui est le Chef de l’Église universelle.

« Or, mes frères, nous vous prions pour ce qui regarde l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, et notre réunion en lui, 2De ne vous laisser point subitement ébranler de votre sentiment, ni troubler par esprit, ni par parole, ni par épître, comme si c’était une épître que nous eussions écrite, et comme si le jour de Christ était proche. 3Que personne donc ne vous séduise en quelque manière que ce soit ; car ce jour-là ne viendra point que la révolte ne soit arrivée auparavant, et que l’homme de péché, le fils de perdition, ne soit révélé ; 4Lequel s’oppose et s’élève contre tout ce qui est nommé Dieu, ou qu’on adore, jusqu’à être assis comme Dieu au Temple de Dieu voulant se faire passer pour un Dieu » (2 Thessaloniciens 2:1-4, VM).

Qu’est-ce que le temple de Dieu ? Chaque chrétien individuellement et tout le corps des chrétiens composent le temple de Dieu.

« Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? 17Si quelqu’un détruit le Temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le Temple de Dieu est saint, et vous êtes ce Temple » (1 Corinthiens 3:16-17, VM).

« Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes point à vous-mêmes ; 20Car vous avez été achetés par prix ; glorifiez donc Dieu en votre corps, et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:19-20, VM).

« En qui tout l’édifice posé et ajusté ensemble, s’élève pour être un Temple saint au Seigneur » (Éphésiens 2:21, VM).

L’organisation catholique romaine a la prétention de se déclarer l’Église universelle de Dieu [Corps de Christ] avec le pape à sa tête. Mais comment l’organisation romaine peut-elle être l’Église de Dieu alors qu’elle est bondée à craquer d’idoles ?

« Et quelle convenance y a-t-il du Temple de Dieu avec les idoles ? car vous êtes le Temple du Dieu vivant, selon ce que Dieu a dit : j’habiterai au milieu d’eux, et j’y marcherai ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (2 Corinthiens 6:16, VM).

« Car si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, être à table au temple des idoles, la conscience de celui qui est faible, ne sera-t-elle pas induite à manger des choses sacrifiées à l’idole ? » (1 Corinthiens 8:10, VM).

Le leader de l’organisation catholique romaine, le pape, clame, non seulement qu’il est le leader des catholiques romains, mais également que l’entrée dans le Royaume dépend de la soumission à son autorité.

« Nous déclarons, statuons et définissons qu’il est absolument nécessaire au salut de tous les êtres humains qu’ils se soumettent au Pontife de Rome. » [Bulle Unum Sanctum, pape Boniface VIII, 1302.]

Une doctrine comme celle-là révèle l’antichrist chez le pape. Par cette déclaration, il sous-entend avoir la position et l’autorité de Dieu Tout-Puissant. Or, Jésus a dit de façon très nette qu’étant Dieu, Il était le seul chemin menant au Royaume.

« Jésus lui dit : je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6, VM).

« C’est cette Pierre, rejetée par vous qui bâtissez, qui a été faite la pierre angulaire. 12Et il n’y a point de salut en aucun autre : car aussi il n’y a point sous le ciel d’autre Nom qui soit donné aux hommes par lequel il nous faille être sauvés » (Actes 4:11-12, VM).

Le pape ne fait pas que déclarer avoir l’autorité de sauver, il affirme aussi être assis à la place de Dieu Tout-Puissant avec une autorité et une infaillibilité égales à celles du Seigneur Jésus-Christ.[30] Pas seulement dans le domaine spirituel, mais dans tous les domaines. Le pape se réclame du pouvoir au-dessus de tous les gouvernements de la terre. Durant la cérémonie de sacre, le pape est couronné par ces paroles : « Prends la tiare ornée d’une triple couronne, et sache que tu es le père des princes et des rois, et le gouverneur du monde. »[31]

« Le Pontife romain juge tous les hommes, mais n’est jugé par personne. Nous déclarons, affirmons, définissons et prononçons : il est nécessaire au salut de chaque créature d’être sujette au Pontife romain … Car ce qui est écrit de Christ …“Tu as soumis toutes choses sous ses pieds” se vérifie parfaitement en moi. Je possède l’autorité du Roi des rois. Je suis tout en tous et au-dessus de tout, donc Dieu Lui-même et moi, le Vicaire de Dieu, ne possédons qu’un seul et même consistoire, et je suis capable de faire presque tout ce que Dieu peut faire. Par conséquent, comment m’appelleriez-vous autrement que Dieu ? » [Bulle Sanctum, 18 novembre 1302 (l’emphase est la nôtre).][32]

« Nous tenons sur cette terre la place de Dieu Tout-Puissant. » [Pape Léon XIII (l’emphase est la nôtre).][33]

« Cette seule et unique Église, par conséquent, n’a pas deux têtes, comme un monstre, mais un seul corps et une seule tête, à savoir, Christ et son vicaire, le successeur de Pierre. » [Bulle Unum Sanctum, pape Boniface VIII, 1302 (l’emphase est la nôtre).]

« Le Pontife de Rome possède la suprématie sur le monde entier ; et il est le successeur de Saint-Pierre, Prince des Apôtres, et il est le véritable Vicaire de Christ, et Tête de toute l’Église, et Père et Enseignant de tous les chrétiens ; et tout pouvoir lui a été donné en Saint-Pierre par Jésus-Christ notre Seigneur, pour régner, nourrir et gouverner l’Église universelle (…) C’est l’enseignement de la vérité catholique de laquelle personne ne peut dévier sans perdre la foi et le salut. Et puisque, par le droit décisif de la primauté apostolique, un seul Pontife romain est placé au-dessus de l’Église, Nous enseignons en plus et déclarons qu’il est le juge suprême des fidèles (…) personne ne peut rouvrir le jugement du Siège apostolique, car il n’y a pas d’autorité supérieure. » [Concile du Vatican, Session IV, chapitre III, 18 juillet 1870 (l’emphase est la nôtre).]

« Le pouvoir royal découle de l’autorité pontificale. »[34] [Pape Innocent III.]

« Le pouvoir temporel doit être sujet au pouvoir spirituel. »[35] [Pape Boniface VIII.]

Le pape proclame sa suprématie sur le monde entier, mais lorsque les disciples demandèrent à Jésus qui était le plus grand dans le Royaume des cieux, Il n’a pas répondu « Pierre ». Il a dit que celui qui se rendrait humble comme un petit enfant serait le plus grand (Matthieu 18:1-4). Christ est la Tête de l’Église, pas Pierre ou son supposé successeur, le pape.

____________________________________________________

[1] Concile de Trente, Session VI, Décret sur la Justification, Canons XXIV & XXX, 13 janvier 1547.

[2] Concile de Trente, Session VI, Décret sur la Justification, Canons XXIV & XXX, 13 janvier 1547.

[3] Concile de Trente, Session VI, Décret sur la Justification, Canons XIV, Des déchus et leur restauration, 13 janvier 1547.

[4] Catéchisme de l’Église Catholique, § 168 (1994).

[5] John W. Robbins, Ecclesiastical Megalomania (Mégalomanie ecclésiastique), p. 148 (1999).

[6] Dave Hunt, A Woman Rides The Beast, Harvest House Publishers, p. 113 (1994).

[7] Ralph E. Woodrow, Babylon Mystery Religion, p. 94 (1966).

[8] Ibidem.

[9] Dave Hunt, A Woman Rides The Beast, Harvest House Publishers, pp. 188-190 (1994).

[10] Ralph E. Woodrow, Babylon Mystery Religion, p. 93 (1966).

[11] Ralph E. Woodrow, Babylon Mystery Religion, pp. 92-93 (1966).

[12] Encyclopédie Collier, volume 13, p. 591 (1991). Voir aussi Dave Hunt, A Woman Rides the Beast, Harvest House Publishers, p. 117 (1994).

[13] Dave Hunt, A Woman Rides the Beast, Harvest House Publishers, p. 117 (1994).

[14] Code de Loi canonique, Canon 333 § 3, p. 119 (1983).

[15] Bernard Fresenborg, Thirty Years in Hell, pp. 171-179 (1904). http://www.jesus-is-lord.com/thirty.htm .

[16] Ordonné par le Concile de Trente, édité sous St-Charles Borromée, publié par décret du pape Pie V, 1566, Tan Books, p. 258, 1982.

[17] Voir Chiniquy, The Priest, the Woman, and the Confessional (Le prêtre, la femme et le confessionnal), Chick Publications.

[18] Ordonné par le Concile de Trente, édité sous St-Charles Borromée, publié par décret du pape Pie V, 1566, Tan Books, p. 331, 1982.

[19] Catéchisme de l’Église catholique, § 882, 1994.

[20] Catéchisme de l’Église catholique, § 881-882, 1994.

[21] Jean-Paul II, Crossing the Threshold of Hope (Passage au seuil de l’espoir), p. 11, 1994.

[22] Alberto Rivera, Double Cross (Croix double), Chick Publications, p. 27, 1981 (citant Lettres de la grande encyclique du pape Léon XIII, p. 304, Benziger Brothers (1903).

[23] Avro Manhattan, The Vatican Billions, Chick Publications, p. 183 (1983).

[24] Avro Manhattan, The Vatican Billions, Chick Publications, p. 41 (1983).

[25] Alberto Rivera, The Godfathers, Chick Publications, p. 32, 1982 [citant Les registres de Boniface III, Archives du Vatican, L. Fol. 387 et Encyclopédie Catholique, Presse Encyclopedia (1913)].

[26] Ralph E. Woodrow, Babylon Mystery Religion, p. 72, 1966.

[27] Collier’s Encyclopedia, volume 19, p. 239 (1991).

[28] Alberto Rivera, The Godfathers, Chick Publications, p. 32, 1982 [citant Les registres de Boniface III, Archives du Vatican, L. Fol. 387 et Encyclopédie Catholique, Presse Encyclopedia (1913)].

[29] Catéchisme de l’Église Catholique, § 830-831, 1994.

[30] Catéchisme de l’Église Catholique, § 2034-2035, 1994.

[31] Alberto Rivera, Les quatre chevaliers, Chick Publications, p. 25, 1985 (citant Avro Manhattan, L’impérialisme du Vatican au 20e siècle, p. 76.). Voir aussi John W. Robbins, Mégalomanie ecclésiastique, p. 132 (1999).

[32] Alberto Rivera, The Godfathers, Chick Publications, p. 32, 1982 (citant Les registres de Boniface VIII, Archives du Vatican, L. Fol. 387 et l’Encyclopédie catholique, Presse Encyclopedia (1913).).

[33] Alberto Rivera, Double Cross, Chick Publications, p. 27, 1981 (citant Lettres du pape Léon XIII de la grande encyclique, p. 304, Benziger Brothers (1903).

[34] G. A. Ripler, New Age Bible Versions, p. 134 (1993).

[35] Ibidem.




D.044 – Comment perdre un Royaume

 

Par Joseph Sakala

En décrivant certains incidents survenus dans l’Ancien Testament, Paul nous déclare, dans 1 Corinthiens 10:11 : « Or toutes ces choses leur arrivaient pour servir d’exemple ; et elles sont écrites pour NOUS instruire, nous qui sommes parvenus aux derniers temps. »

Dans le 1er livre des Rois, il y a une saisissante histoire qui nous montre comment on peut perdre un royaume. Quand nous étudions ce livre, la clé pour le chrétien, c’est de visualiser comment Dieu l’utilise pour NOUS instruire, afin de nous faire découvrir ce qui est en train de se passer dans nos propres vies.

Avec un peu de méditation, il sera possible de nous situer dans cette histoire. Et quand ceci se produit, c’est comme si les mots avaient des yeux, pour nous regarder et nous guider. Sachons que le but principal ici, c’est de nous faire comprendre que nous avons été appelés pour régner dans un Royaume avec Jésus, en tant que SES prémices.

Quand nous étudions le thème du livre aux Romains, nous apprenons que le but de Jésus, vivant en nous, est de nous instruire à savoir comment d’abord régner sur le royaume de notre PROPRE vie. Par la puissance du Saint Esprit, Il veut rendre notre vie complète et victorieuse, dans la mesure où nous marchons dans le sentier que Christ nous a tracé.

Dieu nous prépare maintenant à régner sur d’autres personnes, en nous montrant qu’il faut apprendre à régner d’abord sur nous-mêmes. C’est exactement pour cette raison que Dieu a inspiré la rédaction de ce livre de l’Ancien Testament, afin de nous illustrer ce que nous devons faire et ne pas faire, en étudiant la monarchie dans la nation ancienne d’Israël.

Dieu avait mis cette nation à part, et l’avait identifiée comme Son peuple (Exode 6:7). Cette petite nation devait devenir Ses acteurs, jouant dans une sorte de pièce de théâtre. Toutes les nations de la terre devaient les observer, afin d’apprendre ce que Dieu voulait leur enseigner aussi. Mais en réalité, ce qui est arrivé avec Israël est un scénario de ce qui s’est toujours passé tout au long de l’histoire de l’humanité.

Le côté positif de ce 1er livre des Rois nous dévoile l’importance d’être soumis à l’autorité de Dieu. En d’autres mots, il est impossible pour un chrétien de régner sur sa propre vie, à moins de se résigner à laisser Dieu régner sur lui. Si nous sommes soumis à Lui, nous avons le pouvoir, par Son Esprit, de développer Sa nature en nous. Si nous refusons, il est impensable de Lui obéir, car la nature humaine est en rébellion contre Dieu, et ne veut pas Lui obéir. Plus que ça, elle ne le PEUT MÊME PAS ! La nature humaine ne peut pas d’elle-même se soumettre à Dieu (Romains 8:7).

Comment pouvons-nous désirer vouloir changer quelque chose, si nous sommes si bien dans ce que nous faisons déjà ? C’est impossible ! Voilà ce que nous enseigne ce Livre des Rois. Remarquez, cependant, que le point de mire sera toujours sur le trône. Pour Dieu, le roi est de prime importance. Car comme agit le roi, ainsi va la nation.

Alors sur le plan personnel, notre volonté devient notre roi. Et ce que nous voulons déterminera la façon que NOTRE royaume sera administré. Donc, ce que nous permettons d’entrer dans notre esprit aura, en quelque sorte, une influence sur la direction et le comportement de notre royaume personnel.

Aujourd’hui, nous allons étudier la vie du roi Salomon, successeur du roi David. David était vieux et mourant. Son fils Adonija complote pour se saisir du trône, afin de s’installer comme roi par une rébellion, avant même la mort de David. David l’apprend et s’organise pour faire oindre son fils Salomon, qui devient roi alors que David est encore vivant (1 Rois 1:33-35).

Nous avons ici la première marque d’autorité pour régner. Elle doit venir comme un don de la main de Dieu. Ceci veut dire que nous ne pourrions jamais régner, à moins que nous soyons établis par Dieu. Car, si nous sommes soumis à Son autorité, c’est Dieu Lui-même qui prend la responsabilité de diriger chaque circonstance afin de garder nos ennemis sous contrôle.

Il S’engage aussi à écraser toute rébellion qui pourrait menacer notre règne. C’est exactement ce que Dieu a fait avec Adonija pour protéger Salomon. Lisez vous-même les versets 41 à 53 de ce 1er chapitre.

Dans les chapitres 2 et 3, Salomon règne avec puissance et gloire. Son règne représentait l’apogée de la splendeur et de l’autorité de ce que le royaume d’Israël pouvait atteindre.

Au chapitre 3, verset 3, on peut lire : « Et Salomon aimait l’Éternel et suivait les ordonnances de David, son père ». Voici un jeune homme qui aime Dieu de tout son cœur. Il Lui est soumis, comme son père David, et désire être dirigé par Lui.

Cependant, il fait deux petites choses qui paraissent insignifiantes, mais qui vont éventuellement contribuer à renverser son royaume. La première se trouve au chapitre 3:1 « Or, Salomon s’allia avec Pharaon, roi d’Egypte ; et il épousa la fille de Pharaon ». L’Egypte représente le monde. Salomon prend cette femme et l’amène dans la ville de David comme figure centrale, dans cette nation d’Israël que Dieu voulait mettre à part.

Sa deuxième erreur se trouve dans la 2ème partie du verset 3, au chapitre 3, où nous voyons : « Seulement il offrait les sacrifices et le parfum sur les HAUTS LIEUX ». Non seulement Salomon fait une alliance avec le MONDE, mais il se met à sacrifier sur leurs HAUTS LIEUX.

Dans les religions païennes du temps, les rites d’adoration se faisaient sur le haut des montagnes. On y érigeait des autels sur lesquels on offrait des sacrifices aux idoles, et où on s’adonnait aux rites sexuels attachés à la déesse de la fertilité. Ces adorations très populaires se terminaient souvent par des orgies, abondamment arrosées d’alcool.

Imaginez un instant que l’Arche de l’Alliance était à Jérusalem, dans le tabernacle où David l’avait placée. Mais Salomon ne présentait pas ses offrandes à Dieu sur l’autel du tabernacle. Il le faisait sur ces autels païens, sur les hauts lieux.

D’une façon générale, on pourrait dire que le cœur de Salomon était orienté dans la bonne direction, mais sa faiblesse fut de ne pas être ENTIÈREMENT soumis à Dieu. Il ne semblait pas comprendre que l’expression de son amour total pour Dieu devait se manifester par son adoration sur l’autel devant l’Arche de l’Alliance, et non sur n’importe quel autel.

Voici le problème que peut vivre aussi chaque chrétien. C’est qu’extérieurement, il y a une soumission et un désir de vouloir faire la volonté de Dieu. Mais intérieurement, il pourrait y avoir un manque émotif de la faim spirituelle à vouloir obéir à Dieu jusque dans les petits détails.

La force de David se situait justement dans ce domaine. Même s’il avait commis un meurtre et l’adultère, au fond de son cœur, il éprouvait un attachement extraordinaire à vouloir faire la volonté de Dieu. Il avait la faim constante de ressentir la présence de Dieu dans sa vie, et ce vouloir sincère d’être toujours en règle avec LUI. Nous pouvons facilement voir ce trait de caractère éclater dans tous les psaumes qu’il a écrits. Lisez le Psaume 51 pour constater la déchirure dans son cœur, lorsque le prophète Nathan est venu vers lui, suite à son adultère avec Bath-Shéba.

Ce trait de caractère n’était pas évident chez Salomon, ce qui nous indique qu’il y avait un problème dans sa vie. Pourtant Dieu met toutes les chances de son côté, car Il lui est apparu en songe. Dans 1 Rois 3:5 : « Dieu lui dit : Demande ce que tu veux que je te donne ». Notez que Dieu ne met AUCUNE restriction sur ce que Salomon pouvait lui demander.

Dans ce merveilleux passage, nous voyons une certaine humilité chez Salomon, aux versets 6 et 7. Au milieu du verset 7, il dit à l’Éternel : « Moi je ne suis qu’un tout jeune homme ; je ne sais pas me conduire ».

Au verset 9, il formule sa demande : « Donne donc à ton serviteur un cœur intelligent, pour juger ton peuple, et pour discerner entre le bien et le mal ; car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux ?» Il ne demande pas des richesses, mais de la sagesse. En commençant son règne de cette façon, Salomon donnait nettement l’impression qu’il avait profondément saisi la nécessité d’une grande sagesse, afin de pouvoir exercer son autorité dans ce royaume que Dieu venait de lui confier.

Hébreux 5:12. Regardons ce que Paul dit au peuple, ici, à cause de son manque de sagesse, et parce qu’il était devenu lent à comprendre. Verset 12 : « En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d’apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. »

En d’autres mots, Paul leur dit : « Je ne vous comprends plus. Qu’est-ce qui préoccupe votre esprit ? Vous êtes chrétiens depuis des années, et alors que vous devriez enseigner à d’autres, je suis encore obligé de vous ramener à la maternelle pour vous enseigner les rudiments de la vie chrétienne. Des choses que vous saviez pourtant, au début de votre conversion. Vous agissez comme des enfants parce que vous manquez de maturité spirituelle. »

Au verset 14, Paul continue à les exhorter : « Mais la nourriture solide est pour les hommes [et femmes] faits, pour ceux qui par l’habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien du mal ». Ce qu’il nous déclare ici, c’est que le SIGNE qui identifie ceux qui ont atteint la maturité chrétienne, se manifeste dans leur habitude de discerner le bien du mal. Ceci ne s’apprend seulement qu’en marchant dans LES PAS de Jésus, i.e., selon SES instructions.

Voilà où se situe le grand problème de notre temps. Ce qui est bien paraît mal, et ce qui est mal paraît bien. Sachez que n’importe qui peut faire la distinction entre le bien et le mal, quand le bien paraît bien et le mal paraît mal. La vraie sagesse, c’est d’être capable d’identifier le mal, quand il se présente avec un grand sourire, débordant de soins attentifs et affectueux, et nous offre exactement ce que nous recherchons. Si quelque chose nous procure tant de plaisir, comment cette chose peut-elle être du mal ? Nous allons le découvrir avec Salomon.

Mais comment peut-on avoir cette maturité spirituelle ? Elle ne peut pas venir d’un grand nombre d’années de scolarité, même si elles sont confirmées par plusieurs diplômes. Dieu n’est pas impressionné par les doctorats en théologie, ou les Prix Nobel. Ce sont des choses physiques et ne sont pas un critère pour Dieu.

La maturité spirituelle se manifeste dans la PROFONDEUR de la CONVERSION du chrétien, ou de la chrétienne. C’est une sagesse divine qu’on ne trouve pas dans le monde. Dieu seul peut nous la donner.

Ce qui paraît bien dans l’esprit d’une personne peut, en réalité, n’être qu’une ruse bien implantée par Satan pour créer un bouleversement spirituel chez cette personne. Et ce guet-apens peut produire un fruit terrible quelques années plus tard, dans sa vie.

Salomon avait demandé une telle sagesse divine, et Dieu l’a exaucé. Néanmoins, il y avait une petite faiblesse dans sa demande. Il a demandé la sagesse pour diriger le PEUPLE, et c’était très bien. Mais avant tout, il aurait dû demander la sagesse pour bien diriger sa PROPRE VIE. Et c’est justement là où il a commencé à flancher.

Dieu sait exactement ce qui est dans le cœur de chaque individu. Il a donc accordé cette sagesse à Salomon. Mais avec elle, Dieu lui a aussi donné les circonstances pour mettre cette sagesse à l’épreuve. Dieu fait ceci avec chacun de nous. Il nous connaît, et Il connaît notre cœur. Alors Il nous donne la base essentielle pour démarrer.

Si nous demandons quelque chose à Dieu avec conviction, Il peut décider de nous exaucer. Mais Il Se réserve aussi le droit de créer les circonstances qui feront ressortir le vrai but de notre demande. Si nous agissons bien, bravo ! Un à zéro pour nous.

Si nous agissons mal, inutile de blâmer les autres. Même Dieu n’aura pas besoin de nous accuser. Nos propres actions seront là pour le faire, et très bien merci. Il y a un vieux proverbe chinois qui dit : « Quand les choses vont mal et que tu cherches le coupable, regarde d’abord dans le miroir ».

Avec la sagesse, Dieu a aussi ajouté les richesses et les honneurs à Salomon. Il l’a comblé de tout afin de mettre sa grande sagesse à l’épreuve. Malheureusement, ce sont ces richesses et ces honneurs qui ont causé sa chute. En se glorifiant dans la magnificence de son royaume, l’orgueil a commencé à s’emparer de son cœur. Et l’effondrement de son royaume en est devenu la conséquence.

Il a épaté toutes les nations des alentours, mais il n’a pas su diriger le royaume de sa propre vie. Trois qualités sont absolument nécessaires pour bien régner sur notre propre vie.

La première qualité se manifeste par une dépendance totale envers Dieu. C’est cette sagesse de réaliser que pour bien nous connaître intérieurement, il nous faut absolument agir selon la volonté de Dieu. ENSUITE, nous pourrons démontrer cette sagesse extérieurement.

Nous voyons une belle démonstration extérieure de la sagesse de Salomon, dans son jugement, lorsque deux femmes se sont présentées devant lui avec un enfant. Les deux avaient accouché, mais un des enfants était mort. Les deux femmes réclamaient l’enfant vivant. Salomon devait décider qui était la vraie mère.

La sagesse de Dieu l’a porté à sonder les cœurs de ces deux femmes et NON leurs plaidoyers. « Apportez une épée, » dit Salomon. Plaçant l’enfant devant les deux dames, il donna l’ordre de le couper en deux, et de donner une moitié à chaque femme. La vraie mère s’écria immédiatement : « Non, non, ne faites pas ça. Donnez l’enfant à l’autre femme ».

Son cœur de mère ne pouvait pas permettre de voir mourir l’enfant. Pour lui sauver la vie, elle était même prête à le donner. Mais quelle fut la réaction de l’autre ? Elle a dit : « Il ne sera ni à moi ni à toi. Coupez-le ! » Basé sur CETTE déclaration, avons-nous un doute sur qui était la vraie mère de l’enfant ? Voilà la première démonstration de la sagesse de Salomon.

Combien de sagesse a-t-il reçu de Dieu ? Dans 1 Rois 4:29, il est écrit : « Et Dieu donna à Salomon de la sagesse, une fort grande intelligence, et un esprit aussi vaste que le sable qui est sur le bord de la mer. 30Et la sagesse de Salomon surpassait la sagesse de tous les Orientaux, et toute la sagesse des Égyptiens. »

Verset 31 : « Il était plus sage qu’aucun homme ; plus qu’Ethan l’Ezrachite, et Héman, Calcol et Darda, les fils de Machol . » Ces hommes étaient l’équivalent de nos grands spécialistes qui analysent et évaluent tout ce qui se passe dans le monde. Des hommes très sages, à qui on s’adresse habituellement pour avoir l’heure juste sur les évènements mondiaux.

À la fin du verset 31, on peut lire : « …et sa réputation se répandit parmi toutes les nations d’alentour. 32Il prononça trois mille sentences, et ses cantiques furent au nombre de mille et cinq. » Imaginez, il a composé 1 005 cantiques dont un seul est publié dans « Le Cantique des Cantiques ».

1 Rois 4:33 : « Il a aussi parlé des arbres, depuis le cèdre qui est au Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille ; il a aussi parlé des animaux, des oiseaux, des reptiles et des poissons. » Salomon devait être extrêmement intéressant à écouter. Tellement qu’au verset 34, on voit : « Et, de tous les peuples, on venait pour entendre la sagesse de Salomon, de la part de tous les rois de la terre, qui avaient entendu parler de sa sagesse. »

Il devait posséder tout un bagage de connaissance, pour déplacer autant de monde, à dos de chameau, pour venir se faire instruire par cet homme. Autant de sagesse n’a été donnée à aucun autre homme. Mais la sagesse est quand même disponible à chacun de nous, par le Saint Esprit.

L’apôtre Jacques nous dit : « Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée » (Jacques 1:5). Et cette sagesse spirituelle devrait nous rendre capables de porter de bons jugements. C’est ce que Paul nous déclare dans 1 Corinthiens 2:15-16. Allons voir ce passage.

« Mais l’homme [femme] spirituel, » nous dit Paul, « juge de toutes choses, et n’est lui-même jugé par personne. Car qui a connu la pensée du Seigneur pour l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ. » Puisque l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu, nous avons à notre disposition, un outil extraordinaire pour discerner et juger. Il faut donc l’utiliser dans notre cheminement spirituel.

La deuxième qualité qui identifie celui ou celle qui est digne de régner, c’est d’avoir de l’ordre dans ses pensées et dans son comportement. Dieu n’est pas l’auteur de la confusion. Le spécialiste dans ce domaine, c’est Satan. Et il utilise toutes les ruses possibles pour tenter de nous embarquer dans son jeu. Il faut absolument apprendre à discerner les esprits. La sagesse de Dieu devrait nous faire reconnaître d’où viennent nos pensées négatives. Dieu est positif. Le coupable des pensées négatives, c’est le dieu de ce monde.

Dieu fait les choses en ordre, et Il S’attend à ce que la personne, en qui Son Esprit vit, agisse de la même façon. Remarquez que nous ne sommes pas encore parfaits, alors nous avons besoin d’aide. Le chrétien doit se tenir en contact avec son Dieu dans toutes ses activités. Un peu comme un enfant qui vient voir son papa pour lui parler, pour discuter, pour lui étaler ses problèmes, pour lui raconter sa joie, ou pour lui demander n’importe quoi. Voici la SORTE DE PRIÈRE que Dieu aime : dialoguer avec ses enfants, en TOUT temps. Parlez à Dieu !

Nous devons cependant faire cela avec une attitude pleine d’amour, au point que, même si notre Père nous refuse des choses à l’occasion, on Lui dit merci quand même parce que nous L’aimons. Se faire dire non, à l’occasion, peut même être une bénédiction. TOUT ce que NOUS désirons n’est pas nécessairement BON pour nous, et Dieu le sait.

La troisième qualité qui identifie un règne bien dirigé se trouve dans 1 Rois 4:20 : « Juda et Israël étaient comme le sable qui est sur le bord de la mer, tant ils étaient en grand nombre ; ils mangeaient, buvaient et se réjouissaient. » Salomon s’occupait de son peuple, et il y avait une grande prospérité dans le royaume. Il ne manquait de rien. Oh, si seulement nos gouvernements prenaient de même leurs citoyens en considération !

Verset 21 : « Et Salomon dominait sur tous les royaumes, depuis le fleuve jusqu’au pays des Philistins et à la frontière d’Egypte ; ils apportaient des présents, et furent assujettis à Salomon tout le temps de sa vie. » Il avait un contrôle sur tout ce que Dieu lui accordait comme royaume. Il était un roi équitable, car il n’y a pas eu une seule guerre contre Israël durant son règne de presque 40 ans.

Avons-nous appris à avoir un tel contrôle dans notre vie ? Vivre en paix avec ceux que nous côtoyons ? Que ce soit au travail, avec nos voisins, dans nos familles entre parents, et entre parents et enfants ? Pourtant, notre petit règne personnel se situe à CE niveau, à l’heure actuelle. C’est ici que Dieu nous développe pour régner plus tard.

Dans les chapitres 5 à 8 de 1 Rois, nous voyons la splendeur du temple que Salomon a fait construire. Sa beauté intérieure surpassait de loin l’extérieure, car tout était complètement recouvert d’or. Seulement y entrer devait être une expérience mémorable. Mais le CENTRE de ce chef-d’œuvre était la GLOIRE DE DIEU qui a rempli le Saint des Saints lors de la dédicace du temple. Lisez vous-mêmes le chapitre 8 où Salomon, dans une prière merveilleuse, rend gloire à la grâce de Dieu et reconnaît le grand principe par lequel un royaume doit être maintenu, i.e., par l’obéissance du roi au trône de Dieu.

Nous pouvons lire ensuite, avec beaucoup de détails, les visites de la reine de Shéba et du roi de Tyr, les richesses de Salomon, et la reconnaissance, par les autres nations, de Salomon comme étant le plus grand roi de tous les rois de la terre. Mais soudainement, au chapitre 11, son histoire prend une tournure complètement différente. Nous commençons à voir le résultat de la mauvaise semence qui avait été plantée en lui, plus tôt dans sa vie.

1 Rois 11:1 : « Or, le roi Salomon aima plusieurs femmes étrangères, outre la fille de Pharaon [celle qu’il avait épousé dès le début de son règne] ; des Moabites, des Ammonites, des Iduméennes, des Sidoniennes et des Héthiennes, d’entre les nations dont l’Éternel avait dit aux enfants d’Israël : Vous n’irez point chez elles, et elles ne viendront point chez vous ; certainement elles détourneront votre cœur pour suivre LEURS dieux. Salomon s’attacha à ces nations par l’amour. » Voilà son problème.

Salomon savait ces choses. Son père David l’avait instruit de ne pas s’attacher aux femmes païennes, car elles détourneraient son cœur vers leurs dieux. Verset 3 : « Il eut donc pour femmes sept cents princesses, et [comme si ce n’était pas assez, il y ajouta] trois cents concubines ; et ses femmes détournèrent son cœur. »

Vous avez ici le même homme qui, dans Proverbes 18:22, a déclaré : « Celui qui a trouvé UNE femme, a trouvé le bonheur ; c’est une faveur qu’il obtient de l’Éternel. » Nous avons ici l’exemple classique d’une bonne chose poussée à l’extrême. Imaginez : 700 épouses ! Quelqu’un m’a dit, un jour, que sa plus grande préoccupation fut d’avoir 700 belles-mères qui lui donnaient constamment des conseils à savoir comment prendre soin de leurs filles.

Nous voyons la faiblesse de ce roi parce que son cœur s’est détourné de Dieu. Sa chute a commencé quand il s’est attaché à quelque chose qui lui était défendu, i.e., aller vers les femmes étrangères et leurs faux dieux. C’est exactement le même avertissement que Jésus nous a donné, dans Matthieu 6:21, quand Il a déclaré : « Car où est votre trésor, là sera aussi votre cœur. »

Le mot trésor utilisé par Jésus ne s’applique pas seulement à l’argent. Un trésor, c’est quelque chose que l’on chérit et qui nous accapare avec intensité. Si notre trésor est avant tout de servir Dieu, notre cœur sera alors orienté vers Lui. Si, par contre, ce qui nous accapare avec intensité se situe ailleurs, alors notre cœur sera orienté dans cette direction.

Pour certaines personnes, ce pourrait être le travail, la richesse, l’ambition ou le pouvoir. Ceci devient alors leur trésor, et leur cœur sera orienté vers ça. Le premier pas vers la déchéance morale se situe toujours au niveau des émotions. Qu’est-ce qui prime dans notre pensée ? Où sont nos priorités ? La réponse à chacune de ces questions peut nous indiquer où notre vrai trésor commence à s’accumuler, ou bien où notre déclin pourrait débuter. Car quand le déclin commence, il est habituellement suivi de l’idolâtrie.

Dans le cas de Salomon, ce fut Astarté, la divinité des Sidoniens, et Milcom, l’abomination des Ammonites (1 Rois 11:5). Regardons maintenant ce qui suit, au verset 6 : « Ainsi Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, et il ne suivit pas PLEINEMENT l’Éternel, comme DAVID, son père. Et Salomon bâtit un haut lieu à Kémos, l’idole abominable de Moab. »

Kémos était représenté par une statue hideuse, d’une laideur repoussante, pour laquelle on allumait un gros feu. Quand l’adoration de cet idole était à son comble, on jetait des petits enfants vivants dans le feu pour satisfaire ce dieu au sourire narquois.

Au verset 9 : « Et l’Éternel fut indigné contre Salomon, parce qu’il avait détourné son cœur de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui lui était apparu deux fois, et lui avait même donné ce commandement exprès de ne point suivre d’autres dieux ; mais il n’observa point ce que l’Éternel lui avait commandé. »

Combien de fois ai-je entendu des gens me dire : « Oh si seulement Dieu me bénissait plus, comme ce serait plus facile de lui obéir ! » Ah oui ? C’est quoi l’excuse de Salomon ? Que pouvait-il recevoir de plus ? Il n’y a aucun rapport entre bénédictions et obéissance à Dieu. Il suffit simplement d’avoir un cœur droit, peu importe notre situation financière. Laissons Dieu S’occuper du reste, car Il sait ce dont nous avons besoin.

Au verset 11 : « Et l’Éternel dit à Salomon : Puisque tu as agi ainsi, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes ordonnances que je t’avais données, je t’arracherai certainement le royaume et je le donnerai à ton serviteur. » Quelle débarque ! Quand Dieu en a assez, Il en a ASSEZ !

Trois fois, durant une période relativement courte, Dieu lui suscita des ennemis, alors qu’auparavant, personne n’aurait osé s’attaquer à Israël. Au verset 14, nous voyons que « L’Éternel suscita donc un ennemi à Salomon ; Hadad, Iduméen, qui était de la race royale d’Édom. » Verset 23 : « Dieu suscita encore un ennemi à Salomon ; Rézon, fils d’Eljada, qui s’était enfui d’avec son seigneur Hadadézer, roi de Tsoba. » Ces deux ennemis lui ont fait du mal pendant le reste de sa vie, car ils avaient Israël en aversion.

Finalement, au verset 26, Jéroboam, son serviteur, devint son 3ème ennemi en se révoltant contre le roi. Après la mort de Salomon, il a fini par diviser le royaume. Résultat ? L’effondrement soudain de ce qui fut le plus grand royaume dans l’histoire d’Israël. Au chapitre 12, on peut voir comment Jéroboam s’accapara de 10 des 12 tribus, pour former le royaume du nord. Il a rétabli, en Israël, l’adoration du veau d’or. Pas UN, mais DEUX, comme il est écrit au verset 28 de ce chapitre 12.

C’était exactement le même péché qu’Israël avait commis quand Moïse était monté sur la montagne pour recevoir les Dix commandements de la main de Dieu. Mais ici le péché est multiplié, doublé en intensité. Depuis ce temps, cet homme est connu en Israël comme Jéroboam, fils de Nebat, qui fit pécher Israël. Quelle réputation ! Imaginez, David qui passe à l’histoire comme un homme selon le cœur de Dieu, et Jéroboam, comme celui qui fit pécher Israël.

Il y a une très grande leçon pour chaque chrétien ici. Salomon qui connaissait Dieu et qui, au début, désirait marcher avec Lui, n’a pas PLEINEMENT sondé les émotions de son cœur. Il s’est attaché aux choses du monde qui ont miné la gloire que Dieu lui avait donnée. Il s’est lancé plutôt dans les manifestations folles, inspirées par ses femmes.

Pourtant, ce même homme a écrit ceci dans Proverbes 4:23 : « Garde ton cœur plus que toute autre chose qu’on garde ; car c’est de lui que procèdent les sources de vie. » Et au verset 27 : « Ne te détourne ni à droite ni à gauche ; retire ton pied du mal. » Quelle est la leçon, pour nous ?

Simplement ceci. Il est vrai que nous sommes faibles, mais nous ne sommes pas obligés de demeurer faibles. Dieu nous a appelés comme nous étions, mais pas pour rester comme nous étions. Oui, nous péchons, mais le trône de Dieu est là, rempli de Sa miséricorde et de Son pardon. Utilisons ce trône pour développer Son caractère et pour devenir de plus en plus comme LUI, à Son image et à Sa ressemblance. Quand nous tombons, ne restons pas abattus. « Car le juste tombera sept fois, et il sera relevé ; mais les méchants sont précipités dans le malheur » (Proverbes 24:16).

Les circonstances extérieures ne pourront jamais nous détrôner de notre capacité à régner sur notre vie. Aucune pression extérieure non plus. Notre chute et notre recul dans l’esclavage, sous le joug de Satan, ne viendront que si nous permettons à notre cœur de s’attacher à un trésor autre que celui de vouloir obéir à Dieu. Si nous permettons à nos émotions de nous porter vers un endroit qui rivalise continuellement avec Dieu, alors les jours de notre règne seront aussi comptés.

Il n’y a que des bénédictions qui viennent de Dieu. Nous attirons nous-mêmes les malédictions quand ces bénédictions sont mal utilisées. Dieu a donné un royaume à Salomon, comme n’a eu aucun autre roi, accompagné d’une sagesse qui ne fut dépassée que par celle de Jésus. Mais tout ceci nous prouve que la sagesse, SANS la soumission totale à Dieu, devient simplement de la VANITÉ.

Quel magnifique sens de l’humour de notre Grand Dieu d’avoir inspiré ce même Salomon d’écrire le Livre de l’Ecclésiaste, pour nous expliquer en détail COMMENT fonctionne la vanité et quelle est sa CAUSE. Sachez, cependant, que le plan de Dieu pour développer SES rois se poursuit et n’est PAS bouleversé pour autant. Dieu n’a pas de problèmes, seulement des solutions. SA sagesse vaincra ! Et pour le prouver, Il a appelé les choses folles du monde pour confondre, un jour, les sages. Ça, c’est vous et moi !

Parce que nous avons beaucoup de valeur à SES yeux, Il nous a donné Son Esprit pour nous guider. C’est comme si, en Bon Père, Il nous disait : « Réalises-tu, cher enfant, comme tu m’es précieux ? Toi qui es souvent méprisé du monde, et de qui on se moque à cause de tes croyances ? Toi qui endures dans l’humilité, sans riposter, alors que ceux qui te méprisent se glorifient ? »

« Sache que ces gens se laissent instruire par Satan, alors que toi, tu écoutes MA voix. Ne t’inquiètes surtout pas du nombre d’années que Mon Esprit vit en toi, car Je t’ai fait naître dans MA famille, et tu vas RÉGNER. Car, aux âmes BIEN NÉES, la valeur n’attend PAS le nombre des années. »




D.041 – La loi royale de la liberté

 

Épître de Jacques

Par Joseph Sakala

L’apôtre Jacques, évêque de Jérusalem et frère physique de Jésus, savait-il que l’ancienne alliance était terminée ? Absolument ! Il savait que le Seigneur était venu pour établir une alliance nouvelle, complètement différente de cette alliance physique que Dieu avait traitée avec Israël dans le désert. Celle-ci avait été écrite sur des tables de pierre et conservée dans le tabernacle qu’on transportait partout durant les processions. Ce qui rendait la nouvelle alliance spéciale, c’est qu’elle devait être écrite dans le cœur de chaque croyant ou croyante et conservée dans ce tabernacle qu’est notre corps. Et là où nous nous déplaçons, l’alliance nous suit.

Jacques a justement écrit son épître sur ce sujet. Mais à cause d’une déclaration qu’il fait au chapitre 2, verset 10, il semble enseigner aux chrétiens d’observer la loi de l’ancienne alliance. Dans ce chapitre 2, au verset 10, il écrit : « Car, quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à pécher dans un seul point, devient coupable de tous. » Ensuite, au verset 11, il nous cite deux des Dix Commandements comme exemples de cette loi entière. Il déclare : « En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu tues, tu es transgresseur de la loi. »

Voici ma question : à quoi Jacques faisait-il allusion quand il déclara que les chrétiens sont tenus de garder toute la loi, sans briser une seule de ses exigences ? Cette loi entière est-elle toujours ce système de règlements religieux, incluant les Dix Commandements, qui ceinturaient l’ancienne alliance ? Si la réponse à cette question est oui, Jacques serait alors en train de nous dire qu’il est insuffisant pour les chrétiens de garder seulement neuf des Dix Commandements, nous devons aussi garder le quatrième Commandement en sanctifiant le jour du sabbat d’un coucher de soleil à un autre, selon l’instruction d’Exode 20, aux versets 8 à 10. Il nous faut garder la loi entière ! Si nous brisons un seul des Dix Commandements, nous sommes alors coupables comme si nous les avions tous brisés !

Est-ce bien ce que Jacques veut nous dire ? Avant de former nos propres conclusions, je crois qu’il serait plus important de saisir ce que Dieu veut nous donner comme instruction. Le chrétien doit donc garder son esprit ouvert à la Parole de Dieu et seulement à la Parole de Dieu, sans former ses propres conclusions ou opinions. Dans cet article, nous allons analyser cet épître de Jacques en profondeur. Plus nous prenons le temps d’étudier cette lettre de près, plus nous sommes surpris de découvrir qu’il nous enseigne quelque chose de très différent. En étudiant cette épître, nous allons voir les nombreuses choses qui préoccupaient Jacques et qu’il voulait souligner. Il faut noter, cependant, son emphase quasi totale sur la conduite morale humaine.

Dès le début, Jacques veut nous mettre au courant du danger de l’orgueil dans le comportement humain. Au chapitre 1, verset 10, il dit : « Et le riche [se glorifie] dans son humiliation, car il passera comme la fleur de l’herbe. » C’est comme s’il nous disait : « Vous pouvez vous glorifier de votre humiliation, mais jamais de votre orgueil. » Regardez avec quelle simplicité il définit le destin de cette fleur de l’herbe au verset 11 : « En effet, le soleil s’est levé avec son ardeur, et il a séché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la beauté de son éclat a disparu ; ainsi le riche se flétrira dans ses voies. » Adieu orgueil.

Au chapitre 4 de Jacques, au verset 6, il revient sur ce sujet quand il déclare, dans la deuxième partie du verset : « …Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » Et au verset 10 : « Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. » C’est pourquoi, dans Jacques 1:9, il peut, en toute confiance, nous dire : « Que le frère d’humble condition se glorifie dans son élévation. » Vous n’avez pas à avoir honte de la gloire que Dieu vous accorde, quand c’est Lui qui vous élève. Mais ceci ne veut pas dire que cette personne a maintenant le droit de redevenir orgueilleuse. Jacques a aussi quelque chose à nous dire au sujet de la colère, au chapitre 1, verset 19 : « …que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, [et surtout] lent à se mettre en colère ; 20Car la colère de l’homme [et de la femme] n’accomplit point la justice de Dieu. » Au verset 21, Jacques désire aussi que les chrétiens se débarrassent de toute souillure morale afin de recevoir plutôt, avec douceur, la Parole qui a été plantée en nous pour sauver nos âmes.

Au verset 22, il nous dit de ne pas simplement nous borner à écouter la Parole de Dieu, mais de la mettre en pratique dans notre vie, sinon, c’est comme si Dieu parlait à un mur ! Aucune réaction ! Et au verset 23, il déclare qu’écouter sans mettre en pratique ce qu’on entend est semblable à une personne qui se regarde dans un miroir et qui oublie ensuite de quoi elle a l’air et ce qu’il faut changer et corriger dans sa vie. Jacques nous dit de faire davantage que de seulement croire que l’orgueil, la colère et la souillure morale vont à l’encontre de la voie de Dieu. Il nous faut confirmer cette croyance par des actions positives, en refusant de laisser à l’orgueil, à la colère et à la souillure morale de prendre racine en nous. On reconnaît le chrétien par les fruits qu’il porte et non par ce qu’il dit.

Jacques continue à définir ce à quoi une vraie vie religieuse devrait ressembler. D’abord, au verset 26, il déclare que, si un chrétien ne peut pas tenir sa langue en bride, sa religion est vaine. Est-ce qu’on réalise pourquoi Dieu déteste tellement le commérage ? Allons voir un passage au chapitre 3, où Jacques revient sur ce sujet avec beaucoup plus de détails. Au chapitre 3, verset 2, Jacques nous dit que « nous bronchons tous en plusieurs choses. » Voilà ce que nous sommes à l’état naturel. « Si quelqu’un ne bronche point en paroles [i.e., s’il laisse le Saint-Esprit guider sa langue], c’est un homme [ou une femme] parfait[e], qui peut tenir aussi tout son corps en bride. » Ce que Dieu nous dit ici, par la bouche de l’apôtre, c’est que la personne qui peut contrôler sa langue est disciplinée, capable de contrôler toutes ses émotions et ses actions. Et, aux yeux de Dieu, cette personne frôle la perfection. Mais, guidée par la nature humaine, la langue d’une personne a un fichu de problème !

Au chapitre 3, verset 5, il nous dit : « La langue de même est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. » Jacques frappe en plein dans le mille, ici. Dans la deuxième partie du verset 5, il explique que, comme un petit feu, elle peut embraser une grande forêt. Un petit commérage peut polluer toute une congrégation. Au verset 8, on voit que, laissée à sa nature humaine, aucune personne ne peut dompter sa langue parce qu’« elle est pleine d’un venin mortel. » La preuve ? Regardez le verset 9 : « Par elle nous bénissons Dieu le Père, et par elle [non contrôlée] nous maudissons les hommes, faits à l’image de [ce même] Dieu. » Au verset 10, il nous met en garde en confirmant que « de la même bouche sort la bénédiction [i.e., quand nous agissons en chrétien] et la malédiction [i.e., quand nous manquons de discipline]. Il ne faut point, mes frères, que cela soit ainsi. »

Ce qu’il nous dit, c’est que le chrétien converti ne peut pas marcher sur les deux côtés de la clôture en même temps. Notez, cependant, que ceci se passe au premier siècle. Donc le problème de contrôle de la langue date de très loin ! Jacques est tellement préoccupé par ce problème, qu’au verset 11 du chapitre 4, il revient sur cette question de la langue pour une troisième fois en insistant : « …ne médisez point les uns des autres. » Nous n’avons pas le droit d’accuser ou de juger un frère ou une sœur. Seul Dieu est au courant de tous les détails dans chaque situation. Ce que nous disons est très important pour Dieu, et un jour, nous aurons à répondre de nos paroles.

Dans cette lettre, Jacques définit le genre de religion qui plaît à Dieu. Au chapitre 1, verset 27, il nous dit : « La religion pure et sans tache devant Dieu notre Père, c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leur tribulation, et de se conserver pur de la souillure du monde. » Donc, être religieux, si vous voulez avoir une définition, c’est faire du bien aux autres, particulièrement à ceux qui sont dans le besoin, et se mettre en garde contre les plaisirs temporaires qu’apportent les souillures de ce que ce monde peut inventer et nous offrir. Jusqu’ici, il semble que Jacques soit exclusivement intéressé à un seul principe. Il veut faire comprendre à son auditoire qu’il doit exprimer l’amour que Dieu a manifesté dans leur vie, en démontrant ce même amour envers les autres humains. Il continue à développer ce thème jusqu’à la fin de sa lettre.

Au chapitre 2, verset 1, Jacques nous explique de ne pas pratiquer le favoritisme ou le racisme. Faire acception de personne inclut les deux. Les chrétiens à qui Jacques écrivait semblaient souffrir d’élitisme dans leur attitude envers les autres. Dans leurs réunions, il est possible qu’ils s’occupaient davantage des riches, tout en négligeant les frères et les sœurs démunis. Il n’est pas du tout d’accord avec ce comportement dans l’Église. Au verset 5, il corrige avec douceur ces chrétiens quand il leur dit : « Écoutez, mes frères bien-aimés ; Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres de ce monde pour qu’ils soient riches en la foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? » Dieu ne fait pas acception de personne.

Jacques veut aussi voir les chrétiens démontrer une sagesse spirituelle par leur bonne conduite. Au chapitre 3, verset 13, il nous dit : « Y a-t-il parmi vous quelque homme sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. » J’aime beaucoup cette expression. Remarquez qu’il n’a pas dit « la douceur et la sagesse », mais plutôt « la douceur de la sagesse ». Le contraire serait d’avoir « un zèle amer et un esprit de contention ». Au verset 14, il nous met en garde contre une telle attitude : « Mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention [ou de dispute] dans votre cœur, [de grâce] ne vous glorifiez point et ne mentez [surtout] point contre la vérité. » Pourquoi ? Verset 15 : « Ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, animale et diabolique, » c’est-à-dire, inspirée par Satan lui-même !

Au verset 16, nous en voyons les conséquences : « Car partout où sont la jalousie et la chicane, là il y a du trouble, et toute espèce de mal. » Que c’est donc vrai ! Au chapitre 4, verset 1, Jacques se lance dans une exhortation contre les luttes et les querelles qui semblaient exister parmi ces chrétiens à qui cette épître était adressée. Vous voyez comme cela peut mener loin. Au verset 2, il met le doigt en plein sur le problème : « Vous convoitez, et vous n’obtenez pas… » Imaginez qu’au premier siècle, dès les débuts de l’Église, certains chrétiens souhaitaient peut-être la mort de ceux dont ils convoitaient les possessions ! Voilà pourquoi il leur dit : « …vous êtes meurtriers et jaloux, et vous ne pouvez être satisfaits ; [et, comme résultat] vous luttez, et vous faites la guerre, et vous n’obtenez pas, parce que vous ne demandez pas, » c’est-à-dire, ils ne demandaient pas à Dieu de régler leurs problèmes. Au verset 3 : « Vous demandez, et vous ne recevez point, parce que vous demandez mal [avec une mauvaise attitude], et dans la vue de satisfaire à vos plaisirs. » Oui, Satan les inspirait assez bien, merci !

Ceux qui étaient remplis d’amertume essayaient de régler leurs problèmes à leur façon. Ces pauvres chrétiens, comme on peut le voir au verset 4, avaient temporairement perdu leur amour pour Dieu en s’engageant dans l’amour du monde. Mais il y a un prix à payer. Dans la deuxième partie du verset 4, Jacques leur dit : « Qui voudra donc être ami du monde, se rendra [par le fait même] ennemi de Dieu. » Je vous pose la question : est-ce que cela vaut la peine ? Au chapitre 5, versets 1 à 3, il continue à élaborer son point en exhortant les riches avec puissance. Est-ce mal d’être riche ? Mais pas du tout ! Abraham était très riche, car Dieu le bénissait. Alors, quel était le problème, ici ? C’est la façon dont ils sont devenus riches ! Au verset 4, on voit qu’ils n’avaient pas payé les salaires des ouvriers qui avaient moissonné. Pendant que ces pauvres frustrés criaient à Dieu de les secourir, que faisaient ces riches, avec cet argent ? Verset 5 : « Vous avez vécu dans les voluptés et dans les délices sur la terre, et vous vous êtes rassasiés comme en un jour de sacrifice, » au jour où vos employés crevaient de faim ! Verset 6, donc, par votre égoïsme et votre cœur endurci, « vous avez condamné, vous avez mis à mort le juste, qui ne vous a point résisté. » Peut-être quelques-uns sont-ils morts de faim.

Faisons une courte pause, ici, pour considérer l’orientation générale de cette épître de Jacques. Comme nous avons vu, il a dénoncé la colère, l’envie, l’orgueil, l’ambition égoïste, la tentation, la souillure morale, la langue débridée, le fait de maudire quelqu’un, de ne pas aider ceux dans le besoin, le favoritisme, les luttes et les querelles, se laisser polluer par le monde, et les riches qui retiennent injustement le salaire de leurs employés. Il y a quelque chose de très intéressant, dans cette liste, qui nous révèle sa ligne de pensée. Jusqu’ici, il met en évidence presque exclusivement des considérations morales, c’est-à-dire, comment les chrétiens devraient se comporter avec les autres. C’est le but principal de sa lettre. Il n’y a pas un seul mot, jusqu’ici, sur les pratiques d’adoration formelle, sur l’observance du sabbat et les fêtes annuelles, au sujet des lois sur les viandes pures et impures, sur les dîmes, la circoncision et le reste.

Dans sa référence sur l’observance de toute la loi, il n’y a jusqu’ici aucune indication, dans le contexte, qu’il soit question de ces choses (c’est-à-dire, du sabbat, des fêtes, des viandes pures et impures, la circoncision et les dîmes). Nous devons alors reconsidérer les endroits où Jacques fait mention de loi, surtout dans ce passage principal au chapitre 2, dans les versets 8 à 13, où il mentionne toute la loi.

Allons au chapitre 1, au verset 25, où Jacques nous déclare : « Mais celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite, celle de la liberté [notez bien le mot liberté, ici], et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais pratiquant les œuvres, celui-là sera heureux dans ce qu’il aura fait. » Avez-vous remarqué que la loi dont il parle ici est une loi qui procure la liberté ? Jésus a dit que la vérité nous rendrait libres. Donc il est question, comme on peut voir dans la deuxième partie du verset 21, de la Parole qui a été plantée en nous, qui peut sauver nos âmes.

Qu’est-ce que cette Parole plantée en nous et qui peut nous sauver ? Allons voir Hébreux 10:16 et regardons attentivement ce que Dieu nous dit ici : « Voici l’alliance que je traiterai avec eux après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leurs entendements ; il ajoute : 17Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. » C’est donc sans aucun doute à cette nouvelle alliance à laquelle Jacques fait allusion et par laquelle le Saint-Esprit nous renouvelle chaque jour. Jacques peut maintenant, en toute confiance, nous dire, au chapitre 1, verset 18, que Dieu « nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de la vérité, afin que nous fussions [notez-le bien] comme les prémices de ses créatures. » La loi, ou la Parole de vérité, est simplement une autre façon de décrire le fonctionnement du Saint-Esprit qui nous éclaire pour développer cette nature divine du Père en nous. Parce que l’Esprit vit en nous, nous sommes spirituellement nés de nouveau avec les lois de Dieu plantées dans nos esprits.

Donc, Jacques utilise le terme loi comme un synonyme pour « Parole de Dieu » qui n’est rien d’autre que notre expérience intérieure avec la puissance du Saint-Esprit. Mais nous ne savons pas encore ce qu’il veut dire quand il fait spécifiquement référence à toute la loi. Voilà pourquoi le passage qui débute au chapitre 2, verset 8 devient très important. Il commence par nous dire, dans ce verset : « Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien… » Notez qu’il décrit le principe d’amour envers les autres et appelle ceci une loi royale, ou « digne d’un roi ». Quand il parle de cette loi royale d’amour envers notre prochain, Jacques est sur la même longueur d’ondes théologiques que Jésus et Paul. Allons voir Romains 13:8-10. Dans la deuxième partie du verset 8, Paul déclare : « …car celui qui aime les autres, a accompli la loi. 9En effet, les commandements : Tu ne commettras point adultère ; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; tu ne convoiteras point ; et tout autre commandement, tout cela se résume dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 10L’amour ne fait point de mal au prochain ; l’amour est donc l’accomplissement de la loi. »

Jésus a répondu pareillement quand on Lui a demandé quel était le plus grand commandement. Dans Matthieu 22:37, Il a dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. 38C’est là le premier et le grand commandement. 39Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40De ces deux commandements dépendent toute la loi [remarquez cette expression, la même que Jacques utilise] et les prophètes. » Dans la marge de la plupart des Bibles, on indique que Deutéronome 6:5 et Lévitique 19:18 sont les deux sources d’où Jésus a cité ces deux commandements. Si nous nous reportons à Lévitique 19:18, dans la deuxième partie du verset, on peut lire cette loi que Jacques appelle la loi royale : « …mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Ce livre de Lévitique est rempli de toutes ces lois physiques qu’Israël devait observer. Mais même dans cette ancienne alliance, Dieu avait déjà placé le seul commandement qui importe pour Lui, cette loi d’amour qu’Il viendrait plus tard enseigner à l’humanité dans la personne de Jésus.

Donc, nous voici plongés dans cette merveilleuse loi régissant les relations d’amour entre individus, discrètement placée par Dieu en plein milieu de la loi de Moïse. Cela veut dire quoi ? Ceci veut dire que les Dix Commandements ne sont pas les seules lois de base qui gouvernent la vie humaine. Ils ne font qu’expliquer physiquement, tout comme les autres lois mosaïques, comment le principe de l’amour fonctionne dans les situations spécifiques de notre vie. Voilà pourquoi Jésus, dans Matthieu 22, au verset 40, a dit, comme nous avons vu, qu’au sens général, toute la loi et ce que les prophètes enseignaient pouvait donc se résumer dans ce principe d’amour : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » C’est la loi de base qui devait régir le comportement des humains afin de vivre dans le bonheur parfait.

L’intérêt dominant de Jacques dans sa lettre se situe dans la loi royale de l’amour, c’est-à-dire, celle qui prime dans les relations entre humains. C’est son thème et son sujet principal. Jésus Lui-même avait expliqué, dans Matthieu 25:34-40, que, quand nous aimons nos frères et sœurs en Christ, nous manifestons ainsi ouvertement notre amour envers Dieu. Lisez vous-mêmes le passage :

« 34Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde ;

Allons maintenant dans 1 Jean 4:20-21. Jean nous confirme les Paroles de Jésus quand il nous dit : « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur [assez direct, merci !] ; car celui qui n’aime point son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? 21Et nous tenons ce commandement de lui : Que celui qui aime Dieu, aime aussi son frère. » Donc, le souci de Jacques est de voir les chrétiens démontrer de l’amour envers d’autres chrétiens afin de refléter les aspects de ce plus grand commandement. Mais il ne dit jamais qu’aimer son prochain nécessite une observance stricte et religieuse du sabbat, des fêtes annuelles, ou de ne manger seulement que des viandes pures !

Ayant compris ceci, nous sommes maintenant prêts à considérer ce que Jacques veut dire au chapitre 2, verset 10, quand il dit : « quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à pécher dans un seul point, devient coupable de tous. » Il nous dit simplement que le principe d’aimer vraiment son prochain est une seule loi entière qui peut être brisée de plusieurs manières. Violer cette loi sur n’importe quel point, soit par la médisance, le meurtre, le commérage, l’adultère, le vol, la convoitise, le mensonge, ou de n’importe quelle autre façon qu’il décrit, c’est violer toute cette loi d’amour envers notre prochain ! Chaque transgression nous éloigne de la seule manière d’avoir une bonne relation avec les autres.

Avec l’observance des Dix Commandements, il y a des chrétiens qui croient qu’ils sont beaucoup mieux encadrés et plus près de Dieu. Je regrette, mais à ces gens je dis : étudiez ce livre attentivement pour découvrir que cette loi d’amour nous encadre encore plus que jamais auparavant ! Lorsqu’on comprend la profondeur de ce que Jacques nous enseigne et comment il est facile de pécher contre cette loi d’amour, nous réalisons comme il faut s’approcher du trône de Dieu encore plus qu’avant pour lui demander pardon de nos transgressions.

Il y a un dernier point dans cette épître qu’il faut résoudre. C’est le cas de la foi et les œuvres. Au chapitre 1, verset 3, Jacques commence sa lettre en disant : « Sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. » La vraie foi, dit-il, a quelque chose à voir avec le fait de croire en Dieu, sans douter et sans se laisser emporter par toutes sortes de croyances instables, comme on peut voir au verset 6. Au chapitre 2, maintenant, dans les versets 14 à 26, il passe ensuite la foi au creuset. Au verset 14, il dit : « Mes frères, que servira-t-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a point les œuvres ? Cette foi le peut-elle sauver ? » Au verset 18, dans la deuxième partie, il déclare : « Montre-moi ta foi par tes œuvres, et moi, je te montrerai ma foi par mes œuvres. » Et il conclut au verset 26 : « …la foi sans les œuvres est morte. » 

Saviez-vous que, à cause de ce passage, plusieurs religions rejettent ce livre, au complet, prétendant que Jacques prêche le salut par les oeuvres ? Mais est-il réellement en train de nous dire ceci ? Si oui, il serait alors en contradiction avec ce que Paul nous dit dans Galates 2:16 : « …l’homme est justifié non par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ » car si c’était par les œuvres, l’homme pourrait se glorifier. Et dans Éphésiens 2:8, Paul le confirme : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don [gratuit] de Dieu. » Jacques savait ces choses. Voilà pourquoi il insiste sur l’importance de prouver notre foi par les œuvres. Il n’y a aucune approche légaliste de sa part au christianisme, ici ! Il veut nous expliquer ce que sont les œuvres de la foi en utilisant trois exemples.

Dans le premier, il nous demande de considérer le cas d’un frère ou d’une sœur qui n’a rien pour se vêtir et aucune nourriture à manger. Jacques, au chapitre 2, verset 16, cite les paroles de quelqu’un qui dit à ces pauvres dans le besoin : « Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez, » et il nous dit « si vous ne leur donniez point ce qui leur est nécessaire pour le corps, à quoi cela sert-il ? » Cette personne a beau prétendre qu’elle a la foi, mais aux yeux de Dieu, cette prétention n’a aucune valeur. Cette sorte de foi est morte ! Quand quelqu’un a faim, ce n’est pas le temps de lui parler du sacrifice de Jésus. Il faut lui donner de la nourriture ! En d’autres mots : « Arrête de me dire que tu m’aimes ! Montre-le moi ! » L’amour demande de l’action. Alors cette loi royale doit nous pousser à faire de bonnes choses, et non de n’avoir seulement que de bonnes pensées.

Il nous cite un deuxième exemple pour expliquer ce qu’il veut dire par œuvres de la foi. Jacques n’est pas du tout impressionné par ceux qui prétendent croire en Dieu en affirmant qu’Il existe. Au verset 19, il nous dit que même « les démons le croient aussi, et ils en tremblent. » Croire en Dieu, pour un chrétien, se manifeste d’une façon positive dans ses œuvres. Car croire en Dieu veut dire croire aussi ce qu’Il dit ! Jacques prend l’exemple d’Abraham qui était prêt à sacrifier son fils unique pour prouver sa foi en Dieu. Mettons-nous à la place d’Abraham. La demande de Dieu, humainement parlant, n’avait aucun sens ! Il lui promet une descendance par Sarah et lui demande ensuite de prendre ce seul descendant et de l’immoler comme un agneau. Belle descendance ! Mais Abraham était convaincu que Dieu ne peut pas mentir. Alors, il a donné son accord volontairement, car il savait que Dieu pouvait ressusciter son fils Isaac.

Voilà l’œuvre de sa foi ! Dieu lui avait promis une descendance, et Abraham L’a cru. Rappelons-nous que ceci se passe des centaines d’années avant que Dieu ait décidé d’établir l’ancienne alliance mosaïque avec toutes ses exigences légales. L’œuvre de foi d’Abraham était une réponse personnelle et unique à une demande spécifique de Dieu.

Le troisième exemple est celui de Rahab, la prostituée, au verset 25. La preuve de sa foi fut d’offrir un gîte aux espions israélites et de les aider à s’enfuir devant ceux qui les pourchassaient. Elle a accompli la loi royale d’amour en faisant du bien à ces étrangers. Elle croyait dans la puissance du Dieu d’Israël et ses actions témoignent de sa foi en Lui.

Ces exemples mettent en évidence, d’une façon quasi exclusive, les œuvres d’amour envers le prochain motivées par la foi en Dieu. Les gestes d’adoration ne sont même pas traités, ici. Jacques nous enseigne que la vie chrétienne est une vie d’action. Les œuvres que nous faisons sont une manifestation de ce que la loi royale et le pouvoir de l’amour peuvent opérer en nous. Et tout ceci se fait par le Saint-Esprit. Donc, il faut plus que seulement la foi. Nos œuvres sont l’évidence même que cette foi est vivante, c’est-à-dire que nous avons le Saint-Esprit !

Jacques est complètement opposés à ceux qui prêchent une fausse foi, basée seulement sur des slogans comme : « Viens donner ton cœur à Jésus et tu seras sauvé ! » Car donner son cœur à Jésus ne se limite pas à des mots ! C’est beau de crier Seigneur ! Seigneur !, mais qu’est-ce que cela donne s’il n’y a pas de fruits et qu’on refuse de faire la volonté de Dieu ? Ces gens se donnent simplement des excuses pour s’évader de leurs obligations morales qui, elles, identifient le vrai chrétien. Ces personnes se cachent derrière cet écran religieux pour faire leur propre volonté.

Dans Matthieu 7:21, Jésus nous dit : « Ce n’est pas tout homme qui me dit : Seigneur ! Seigneur ! qui entrera dans le royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Pas la sienne, mais la volonté du Père ! Car, au verset 23, Jésus dira ouvertement à ceux-là qui ne veulent faire que leur volonté, « Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d’iniquité, » c’est-à-dire, « vos œuvres méchantes ».

Plus nous étudions cette épître de Jacques, dans son ensemble, plus nous comprenons ce que son contexte veut vraiment nous dire. Ce qui l’intéresse exclusivement, c’est l’amour envers le prochain. La loi codifiée (le sabbat, la dîme et les fêtes) ne font pas partie de sa lettre ! Il est bizarre de voir comme certains accusent Jacques d’être légaliste alors que c’est exactement le contraire qui est vrai ! Étudiez son livre et vous n’y verrez aucune mention de l’observance du sabbat, les fêtes, la dîme, les sacrifices, la circoncision ou les viandes pures et impures. Pourtant, pendant des siècles, on l’a accusé de légalisme parce qu’il parle d’œuvres. Mais ces œuvres sont exclusivement fondées sur l’amour et sont une extension de cet amour. C’est cette relation entre humains qu’il veut nous inculquer.

La conclusion est donc claire. La loi entière à laquelle Jacques fait référence est cette loi royale d’aimer son prochain. Même les Dix Commandements en tant que groupe ne sont pas le sujet de sa lettre ! Ce qui l’intéresse, c’est d’illustrer comment cette loi royale se manifeste en pratique dans notre vie. Finalement, il termine en nous encourageant, dans Jacques 5:16 : «  Confessez vos fautes les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris… » Ceci veut dire d’aller voir ceux contre qui nous avons péché, peu importe de quelle façon, et d’être capables de leur demander pardon avec un cœur sincère. Ça, mes chers amis, c’est la loi royale en action !

Ensuite, il sera facile de prier les uns pour les autres. Un tel comportement, dit Jacques, apporte une guérison spirituelle qui va au-delà du physique, « car la prière fervente du juste a une grande efficace, » au point de soulager même la souffrance physique qui s’attache à nous. Laissez-moi illustrer mon point par une histoire.

Un jour, les outils du charpentier on décidé d’avoir une réunion. Le frère Marteau a décidé de présider la réunion. Dès le début, quelqu’un a suggéré qu’il devait quitter l’assemblée parce qu’il faisait trop de bruit et en dérangeait plusieurs.

— Si je quitte, répondit le Marteau, sœur Vis doit quitter aussi, car, pour accomplir quelque chose, cette pauvre doit tourner en rond plusieurs fois !

La Vis répond :

— D’accord, je quitterai. Mais sœur Varlope devrait faire la même chose. Tout son travail ne se fait qu’en surface. Il n’y a aucune profondeur dans ses efforts !

À cette accusation, sœur Varlope suggéra :

— Que le frère Pied de roi se retire, car il passe son temps à mesurer les autres comme s’il était le seul à être droit !

Le Pied de roi s’offusqua et porta plainte contre le frère Papier sablé.

— Tu devrais aussi quitter cette salle, lui dit-il, car tu es si rude ! Tu passes ton temps à frotter les gens dans le mauvais sens du poil !

En plein milieu de la discussion, le Charpentier de Nazareth entra doucement dans l’atelier pour faire Sa journée de travail. Il enfila Son tablier et Se mit à fabriquer un lutrin pour proclamer Sa bonne nouvelle du Royaume à venir. Il utilisa le Marteau, la Vis, la Varlope, le Pied de roi, le Papier sablé ainsi que tous les autres outils. Quand Il termina Son ouvrage, la sœur Scie était en admiration devant Son chef-d’œuvre. Elle se leva et déclara :

— Vous voyez, chers frères et sœurs, même si nous avons parfois des divergences d’opinion, nous pouvons quand même tout réussir lorsque nous travaillons ensemble avec le Seigneur.

Oui, nous sommes libres ! Mais notre liberté exige que nous soyons Ses disciples ! Jésus a dit : « C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:35). Demandons au Saint-Esprit de chercher le moyen de nous guider individuellement dans la façon que nous allons utiliser pour aimer notre prochain. Et à nous de fournir notre effort ! Car même s’il est capable, rappelons-nous toujours que c’est l’esprit qui cherche, mais c’est le cœur qui trouve.