D.069 – L’enlèvement dans l’Apocalypse

 

La Dernière Trompette

 

Apocalypse 14:14-20

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/013.pdf

Traduction de Roch Richer

Une des faiblesses les plus manifestes de la perspective pré-tribulationiste de l’enlèvement consiste en ce que le livre de l’Apocalypse ne situe aucun avènement de Jésus-Christ avant les tribulations. Le Discours du Mont des Oliviers nous a donné la séquence des événements conduisant à la fin des temps. Dans ce passage, aucun enlèvement avant les tribulations n’a été suggéré. Il n’y a que le rassemblement des élus « aussitôt après l’affliction de ces jours-là » (Matthieu 24:29). Les pré-tribulationistes sont forcés de spéculer à savoir où leur supposé « enlèvement » s’ajuste dans le schéma dans son entier. Le livre de l’Apocalypse présente pour eux des problèmes similaires, en partant des sept lettres aux Églises jusqu’aux scènes des tribulations, sans mentionner aucun avènement de Christ. De nombreux pré-tribulationistes utilisent une interprétation allégorique afin de fabriquer un enlèvement pré-tribulationiste en proclamant que le fait que Jean ait été enlevé au ciel pour voir le futur « représente » l’Église enlevée. Je ne traiterai pas de ce sujet précis dans cet article-ci. Nous en parlerons ultérieurement.

Ce ne sont pas tous les pré-tribulationistes qui croient que l’élévation au ciel de Jean en vision soit une préfigure de l’enlèvement de l’Église. Ils reconnaissent que ce genre d’interprétation à l’allégorie fantaisiste n’est pas valable. Toutefois, ils demeurent avec le problème flagrant d’absence d’enlèvement avant les tribulations. Certains formulent l’excuse que l’enlèvement n’est pas le point focal du livre. Mais l’Apocalypse s’adresse aux sept Églises d’Asie, et les exhorte à rester fidèles jusqu’à ce que Jésus vienne pour elles. Jésus parlait aux Églises dans tous les versets suivants. Dans chaque cas, Il parlait de Son avènement pour elles.

Apocalypse 2

25Mais tenez ferme seulement ce que vous avez, jusqu’à ce que je vienne.

Apocalypse 3

3Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et entendu, garde-le, et te repens. Que si tu ne veilles pas, je viendrai vers toi comme un larron, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai vers toi.

Apocalypse 3

11Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.

Apocalypse 22

7Voici, je viens bientôt ; heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre.

Apocalypse 22

12Or, voici, je viens bientôt, et j’ai mon salaire avec moi, pour rendre à chacun selon que ses œuvres auront été.

Apocalypse 22

20Celui qui rend témoignage de ces choses, dit : Oui, je viens, bientôt. Amen ! Oui, Seigneur Jésus, viens !

Dans Ses exhortations aux Églises, Christ mentionne l’enlèvement au moins six fois dans les versets ci-haut. Selon moi, cela prouve que l’avènement de Christ pour Son Église est, en réalité, une question au cœur de l’Apocalypse. Les pré-tribulationistes ferment simplement les yeux devant l’évidence, savoir que l’enlèvement survient en conjoncture avec l’avènement de Christ lors de la bataille d’Armageddon. Et c’est exactement ce que dépeint l’Apocalypse. Elle ne donne qu’une description unique de l’enlèvement. Il y est décrit en terme de moisson. On voit Christ sur les nuées moissonnant la terre. Le symbolisme d’une moisson était une façon courante de décrire l’enlèvement que connaissaient les croyants du premier siècle. La parabole de Jésus du bon grain et de l’ivraie montre que les deux devaient pousser jusqu’à l’époque de la « moisson », alors que les anges sépareraient les deux au commandement de Christ. Jacques 5:7-8 décrit aussi l’enlèvement en terme de moisson, appliquant ainsi la parabole de Jésus à l’Église.

Jacques 5

7Frères, attendez donc patiemment jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend avec patience le précieux fruit de la terre, jusqu’à ce qu’il ait reçu la pluie de la première et de la dernière saison.

8Vous aussi, attendez patiemment, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Ici, nous voyons le délai aboutissant à l’enlèvement comparé à un fermier attendant l’époque de la moisson. Lorsque vient la saison des pluies, il sait que le moment est venu de moissonner. De la même manière, Jacques nous exhorte à être patients et à attendre l’enlèvement.

Apocalypse 14:14-20 dépeint de façon saisissante cette moisson des élus suivie immédiatement de la bataille d’Armageddon.

Apocalypse 14

14Je regardai encore, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée quelqu’un assis qui ressemblait au Fils de l’homme, ayant sur la tête une couronne d’or, et en sa main une faux tranchante.

15Et un autre ange sortit du temple, criant d’une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : Jette ta faux et moissonne ; car le temps de moissonner est venu, parce que la moisson de la terre est mûre.

16Alors celui qui était assis sur la nuée, jeta sa faux sur la terre, et la terre fut moissonnée.

C’est l’enlèvement de l’Église que Jacques nous a donné instruction d’attendre avec patience. On retrouve la même scène dans Matthieu 24:29-31. C’est le Fils de l’homme venant sur une nuée, moissonnant Ses élus. Tout de suite après, les méchants sont moissonnés par l’ange et jetés dans la cuve où Christ les détruit. Apocalypse 14, comme Luc 17:24-37, relie ensemble l’enlèvement et la bataille d’Armageddon.

Apocalypse 14

18Et ils sortit de l’autel un autre ange, qui avait pouvoir sur le feu, et il cria, d’un grand cri, à celui qui avait la faux tranchante, et lui dit : Jette ta faux tranchante et vendange les grappes de la vigne de la terre, car les raisins en sont mûrs.

19Et l’ange jeta sa faux sur la terre, et vendangea la vigne de la terre, et jeta la vendange dans la grande cuve de la colère de Dieu.

20Et la cuve fut foulée hors de la ville ; et il sortit de la cuve du sang jusqu’aux mors des chevaux sur l’espace de mille six cents stades.

Comparer les Écritures aux Écritures constitue une technique fondamentale dans toute bonne étude biblique. Cela est spécialement évident dans l’Apocalypse où abondent les allusions faites aux prophéties de l’Ancien Testament. La comparaison avec des passages parallèles nous aide à accoler l’Apocalypse aux prophéties antérieures.

Apocalypse 14 est un important passage parce qu’il met ensemble plusieurs éléments d’autres passages parallèles. Je pense qu’il n’y a aucun doute quant au fait qu’Apocalypse 14:17-20 soit directement tiré de Joël 3:12-16. Comparez vous-mêmes ces deux passages. Joël ajoute quelque chose de très important à cet événement. Premièrement, il inclut les signes cosmiques, l’obscurcissement du soleil et de la lune. Et il appelle cela « le jour de l’Éternel ». La cuve en parallèle dans Apocalypse 19:15 certifie que chacun de ces passages se réfère à la bataille d’Armageddon. Or, les signes du soleil et de la lune se rattachent au Discours du Mont des Oliviers où Jésus annonça que ces événements allaient arriver « aussitôt après l’affliction de ces jours-là ». Jésus a également parlé du Fils de l’homme venant sur les nuées pour moissonner Ses élus, faisant encore le parallèle avec Apocalypse 14:14-16.

Le jour du Seigneur Soleil et lune obscurcis Armées rassemblées Cuve de la Colère Second Avènement Royaume qui suit
…dans Joël 3 Verset 15 Versets 9-11 Verset 13 Versets 12 et 16 Versets 7-21
…dans Apoc. 14 Verset 18 Verset 19
…dans Apoc. 19 Verset 19 Verset 15 Verset 11 Chapitre 20

La comparaison entre ces trois passages démontre clairement qu’ils parlent du même événement, le second avènement de Christ après les tribulations. Donc, l’emplacement de la première moisson du Fils de l’homme, sur les nuées, reflète de manière nette l’idée que l’enlèvement des saints arrive juste avant la bataille d’Armageddon.

L’enseignement uniforme de Jésus, Pierre et Paul, l’absence d’un enlèvement pré-tribulationiste dans l’Apocalypse et la description dans l’Apocalypse d’une double moisson, en font un cas irrésistible en faveur de la position post-tribulationiste. Ces passages en parallèle font également un bon cas favorable à l’idée que l’Apocalypse n’est pas entièrement séquentielle du début à la fin. Si l’on retrouve la bataille d’Armageddon aux chapitres 14 et 19, c’est donc que l’Apocalypse, comme le livre de Daniel, contient un certain nombre de récapitulations. Nous parlerons ultérieurement de la chronologie de l’Apocalypse.

 




D.068 – La bienheureuse espérance

 

La Dernière Trompette

Tite 2:13

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/012.pdf

Traduction de Roch Richer

Tite 2

13En attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.

Ce verset est tellement simple et, pourtant, si profond. Il comporte de fortes insinuations regardant le moment de l’enlèvement. Dans la version d’Ostervald, il semble sous-entendu que la « bienheureuse espérance » et la « manifestation de la gloire » puissent être des événements séparés. Mais dans le texte grec original, il est bien clair que la « bienheureuse espérance » EST la « manifestation de la gloire ». La Ostervald est techniquement correcte, ici, en traduisant le mot « et » [grec – kai]. Mais elle ne tient pas compte de la « règle Granville-Sharp » qui s’applique au verset.

Afin d’apprécier pleinement l’importance de ce verset, je dois vous donner une brève leçon (facile) de grammaire grecque. Le mot grec kai (kai) est l’équivalent de notre mot français « et » ou « aussi ». Il est utilisé pour relier deux noms d’une manière quelconque. Parfois, il signifie que le second nom est « en addition au » premier nom. C’est-à-dire que deux choses distinctes sont mentionnées ensemble. Exemple : « le ciel et la terre ». Mais lorsque la règle Granville-Sharp s’applique, « kai » est employé pour répéter ou relier deux noms se référant à la même personne ou à la même chose. (Exemple : « le Dieu et Père ».) C’est-à-dire que le second nom est une description ajoutée, additionnelle au premier nom. Les deux noms réfèrent à la même chose ou à la même personne.

La règle Granville-Sharp s’énonce de la façon suivante :

« Si deux noms de même cas sont reliés par un « kai » [et] et que l’article est utilisé avec les deux noms, ceux-ci se réfèrent à des personnes ou des choses différentes. Si le premier nom seulement est précédé de l’article, le deuxième nom réfère à la même personne ou à la même chose que le premier nom. »

[Vaughn et Gideon, Une grammaire grecque du Nouveau Testament

(Nashville : Broadman Press, 1979), p. 83.]

La clé pour comprendre cette règle réside dans l’emploi des articles définis (le, la, les). Quand nous avons deux noms reliés avec « kai » (et), nous devons regarder si l’article défini (le, la, les) est utilisé avant les deux noms, ou seulement devant le premier. S’il est utilisé devant LES DEUX noms, la règle Granville-Sharp ne s’applique pas, et les deux noms se réfèrent à des personnes ou des choses séparées. Mais si le premier nom seulement est précédé d’un article défini, la règle Granville-Sharp s’applique. Les deux noms se réfèrent alors à une seule personne ou une seule chose.

Dans notre exemple précédent, « le Dieu et le Père » se rapporteraient à deux personnes séparées. Mais, « le Dieu et Père » se rapporteraient à la même personne. De la même manière, « le ciel et la terre » se réfèrent à deux choses séparées, alors que « le ciel et terre » indiquerait que la terre est aussi ciel. Maintenant appliquons cette règle à Tite 2:13. Voici le texte grec suivi d’une traduction mot à mot :

“prosdecomenoi thn makarian elpida kai epifaneian thV doxhV tou megalou Qeou kai swthroV hmwn Cristou Ihsou.”

« Attendant la bienheureuse espérance et manifestation la gloire le grand Dieu et Sauveur de nous Christ Jésus. »

En vérité, la règle Granville-Sharp s’applique deux fois dans ce verset[i] . Elle s’applique aux mots « le grand Dieu et Sauveur ». « Grand Dieu » et « Sauveur » sont tous les deux des noms du même cas (masculin singulier). Le premier nom, « grand Dieu », est précédé de l’article défini « le », mais pas le second nom. Cela signifie que le mot grec « kai » [et] est employé pour répéter, et le second nom se réfère à la même personne que le premier nom. Donc, effectivement, « Sauveur » [qui est Jésus-Christ] EST « le grand Dieu ». C’est une déclaration sans équivoque de la divinité de Christ qui est perdue si l’on n’applique pas la règle Granville-Sharp.

La même règle s’applique en début de phrase. « La bienheureuse espérance » et « la manifestation » sont des noms de même cas. Et le premier nom [bienheureuse espérance] est précédé de l’article défini, alors que le second nom [manifestation] ne l’est pas. Cela signifie que « la manifestation » et « la bienheureuse espérance » sont rapportées en tant qu’unité. Le mot « kai » [et] est utilisé pour répéter ou ramener au premier nom. Cela ne veut donc PAS dire que « la manifestation de la gloire » soit quelque chose que nous devrions considérer comme une ADDITION à la « bienheureuse espérance ». Nous n’attendons qu’UN SEUL avènement, pas deux.

Étrangement, la version du Semeur a mieux capté la signification du verset :

Tite 2

13en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur.

Donc, en essence, ce verset dit que notre « bienheureuse espérance » est « la manifestation de la gloire » de Christ. Cela mène à la question : qu’est-ce que « la manifestation de la gloire » ?

Matthieu 16

27Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

Matthieu 24

29Et aussitôt après l’affliction de ces jours-là le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera point sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

30Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel ; alors aussi toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande gloire.

31Il enverra ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout.

Marc 8

38Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, parmi cette race adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges.

La « manifestation de la gloire », c’est lorsque Christ viendra dans toute Sa puissance et toute Sa gloire, qui se manifesteront au monde entier. Donc, effectivement, Tite 2:13 nous dit bien que notre « bienheureuse espérance » est l’avènement de Christ en puissance et en gloire, et se trouve après les tribulations. Notez également que cela dit que c’est ce que nous, les chrétiens, « attendons ». Cela implique fortement que l’enlèvement suit les tribulations.

[i] Il a été démontré que la règle Granville-Sharp s’applique sans aucune exception lorsque sont employés des pronoms personnels singuliers et lorsqu’il n’y a aucune autre personne en évidence dans le contexte vers qui tend clairement le deuxième nom. Cependant, quand on utilise des noms pluriels ou neutres, il existe d’occasionnelles exceptions à la règle. Cela signifie que dans les deux occurrences de la règle Granville-Sharp de Tite 2:13, la déclaration concernant la divinité de Christ est absolument inattaquable. Toutefois, la déclaration regardant « la manifestation de la gloire » est fondée sur une version plus adoucie de la règle générale (parce que les noms sont neutres), de laquelle il existe d’occasionnelles exceptions. En effet, cela veut dire que si, à partir de la règle Granville-Sharp, notre preuve est pesante concernant « la manifestation de la gloire », elle n’est pas absolue.




D.066 – Le repos après les tribulations

 

La Dernière Trompette

 

2 Thessaloniciens 1:4-10

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/010.pdf

Traduction de Roch Richer

Second Thessaloniciens fut écrit peu après la première épître pour répondre à certaines questions et corriger certaines mauvaises conceptions surgies à propos de l’avènement de Christ. Dans son épître précédente, Paul relia la résurrection à l’enlèvement et, de ce fait, réconforta les croyants de Thessalonique concernant ceux qui sont morts dans la foi. Dans le chapitre 5, il les encouragea à anticiper l’avènement de Christ. L’Église thessalonicienne  subissait de sévères persécutions et avait perdu certains de ses membres par le martyre (1 Thessaloniciens 2:14). Apparemment, cette persécution était interprétée par plusieurs comme l’accomplissement de « la grande tribulation » que Jésus avait mentionnée dans Son Sermon sur le Mont des Oliviers. Puisque Paul leur avait donné comme instruction de surveiller le « jour du Seigneur », nombreux étaient-ils à penser faussement que la tribulation approchait de sa fin et que Christ était sur le point de revenir à tout moment. Cette excitation non fondée fit en sorte que Paul dut encore écrire à ces chers saints pour corriger leur mauvaise conception et les encourager à attendre les signes que Jésus donna dans Son Discours au Mont des Oliviers.

2 Thessaloniciens 1

4De sorte que nous nous glorifions de vous dans les Églises de Dieu, à cause de votre constance et de votre foi dans toutes les persécutions et dans les afflictions que vous endurez,

5Ce qui est une preuve du juste jugement de Dieu, afin que vous soyez rendus dignes du Royaume de Dieu pour lequel vous souffrez.

6Car il est juste, devant Dieu, qu’Il rende l’affliction à ceux qui vous affligent,

7Et le repos avec nous, à vous qui êtes affligés, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, 

8Dans un feu flamboyant, pour exercer la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ.

9Ils subiront leur peine, une perdition éternelle, par la présence du Seigneur, et par sa puissance glorieuse ;

10Lorsqu’il viendra pour être glorifié en ce jour-là dans ses saints, et admiré dans tous ceux qui auront cru ; (car vous avez cru à notre témoignage.)

Remarquez avant tout que les croyants auront le repos de leur affliction lorsque Jésus apparaîtra du ciel dans Son jugement (1:7). Étant donné que cet avènement dans Son jugement est post-tribulationiste, l’enlèvement doit aussi être post-tribulationiste.

Il n’y a qu’une seule interprétation logique de ce passage en ce qui regarde le moment de l’enlèvement. Personne ne niera que cet avènement est « post-tribulationiste ». Aucun pré-tribulationiste ne croit que Jésus reviendra dans un feu flamboyant pour exercer la vengeance contre les impies avant les tribulations ! Toutefois, de nombreux passages parlent de l’avènement de Christ dans Son jugement après les tribulations. Ce passage dit d’une manière parfaitement claire que les chrétiens se « reposeront » de leurs tribulations à ce moment-là. Paul leur dit, en effet, quand leur épreuve prendra fin : soit à l’avènement post-tribulationiste de Christ dans Son jugement.

Dans un scénario pré-tribulationiste, les chrétiens se reposeraient déjà depuis sept ans avant cet événement, rendant douteuse et illogique la déclaration de Paul. Celui-ci tentait plutôt de réconforter les croyants de Thessalonique dans leurs persécutions. Or, ses encouragements n’étaient pas centrés autour d’un supposé enlèvement pré-tribulationiste pouvant survenir « à tout moment », et par lequel ils se seraient attendu à un soulagement immédiat, mais Paul voyait plus loin, vers l’apparition de Christ en toute gloire. En reliant leur soulagement des persécutions à l’avènement post-tribulationiste du Christ, Paul situait effectivement l’enlèvement après les tribulations. Notez également qu’il reliait leur vision de Christ et leur admiration à Son égard pour la première fois avec ce même avènement dans Son jugement (2 Thessaloniciens 1:10).




D.065 – Le Jour du Seigneur

 

La Dernière Trompette

 

1 Thessaloniciens 5:1-9

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/009.pdf

Traduction de Roch Richer

Dans 1 Thessaloniciens 4, Paul traita de la relation entre la résurrection et l’enlèvement. Les morts en Christ vont ressusciter premièrement, puis les vivants seront enlevés avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, dans les airs. Paul continua, dans le chapitre 5, en parlant de la question à savoir quand arriverait l’enlèvement et la résurrection.

1 Thessaloniciens 5

1Pour ce qui concerne les temps et les moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive.

2Vous savez bien, en effet, vous-mêmes, que le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit.

Notez que Paul situait l’enlèvement au « jour du Seigneur ». C’est un point extrêmement important. Ici, Paul, qui venait de faire la description des événements entourant l’enlèvement, se met à parler du moment où l’enlèvement peut survenir. Et il réfère ensuite encore les Thessaloniciens à quelque chose qu’ils savaient déjà, « vous savez bien, en effet, vous-mêmes… . Le « jour du Seigneur » devait arriver « comme un larron dans la nuit ».

Paul utilise une expression familière à ces chrétiens. On retrouve « le jour du Seigneur » à plusieurs endroits de l’Ancien Testament, toujours dans le contexte de l’avènement du Christ pour détruire les ennemis d’Israël (voir Ésaïe 13:6-13, Joël 3:9-17, Zacharie 14). C’est exactement le compte-rendu qu’Apocalypse 19 fait de la « bataille d’Armageddon ».

La nature du « jour du Seigneur » est cruciale pour comprendre ce passage. Elle est également de prime importance pour toute compréhension fondamentale de l’eschatologie en générale. Les pré-tribulationistes déclarent que « le jour du Seigneur » comprend le supposé enlèvement pré-tribulationiste et les tribulations en leur entier. Cela leur permet de réconcilier 1 Thessaloniciens 5 avec le pré-tribulationisme, puisque Paul a donné aux croyants l’instruction de surveiller le « jour du Seigneur » (1 Thessaloniciens 5:1-6). Si le « jour du Seigneur » arrive après les tribulations, comme toutes les occurrences de l’Ancien Testament semblent l’indiquer, alors les chrétiens devront encore être ici-bas à la fin des tribulations afin de surveiller ce jour.

Les pré-tribulationistes ont écrit beaucoup de choses pour essayer d’étirer le « jour du Seigneur » en remontant le temps pour y inclure toutes les tribulations et un enlèvement pré-tribulationiste. Des comparaisons de termes similaires, comme « colère », « jugement », etc., ont été amenées comme preuves. Pourtant, personne n’a pu apporter le support biblique requis démontrant qu’ils sont synonymes. Aucun des passages de l’Ancien Testament ne soutient cette conclusion. Leur théorie est le produit d’une technique d’inversion des Écritures dans le but d’obtenir le résultat désiré au lieu d’appliquer de saines règles d’interprétation. Le fait est qu’il y a des passages bibliques bien définis qui interdisent que le « jour du Seigneur » chevauche les tribulations. Les deux s’excluent mutuellement.

Premièrement, tout au long de l’Ancien Testament, un signe catastrophique est associé à l’avènement du « jour du Seigneur ». L’obscurcissement du soleil et de la lune annoncent ce jour (voir Ésaïe 13:9-10; 24:19-23 ; Joël 3:13-15). En voici un exemple :

Joël 2

31Le soleil sera changé en ténèbres, et la lune en sang, avant que le grand et terrible jour de l’Éternel vienne.

Matthieu 24

29Et aussitôt après l’affliction[1] de ces jours-là le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera point sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

Ces versets établissent une séquence claire des événements. Ils placent les signes, i.e., l’obscurcissement du soleil et de la lune, entre la fin des tribulations et le début du « jour du Seigneur ».

Cela défend formellement tout chevauchement des tribulations sur le « jour du Seigneur ». Ce sont des événements différents. Aucune autre interprétation n’est possible sans faire violence à ces passages.

Deuxièmement, la toute première fois où le « jour du Seigneur » est mentionné dans la Bible, le texte interdit clairement qu’on l’associe aux tribulations. Ésaïe 2 décrit le « jour du Seigneur » de la façon suivante :

Ésaïe 2

10Entre dans les rochers et cache-toi dans la poussière, pour fuir la frayeur de l’Éternel et la gloire de sa majesté !

11L’homme aux regards superbes sera abaissé, et l’homme orgueilleux sera humilié ; et l’Éternel seul sera grand en ce jour-là.

12Car l’Éternel des armées aura son jour, contre tout ce qui est orgueilleux et hautain, et contre tout ce qui s’élève, pour l’abaisser; …

17Et l’arrogance des hommes sera humiliée, et la fierté des grands sera abaissée; et l’Éternel sera seul élevé en ce jour-là,

18Et toutes les idoles disparaîtront.

19Et l’on entrera dans les cavernes des rochers et dans les trous de la terre, pour fuir la frayeur de l’Éternel et la gloire de sa majesté, quand il se lèvera pour frapper la terre.

Par deux fois, ces versets indiquent que seul l’Éternel sera élevé « au jour du Seigneur ». C’est une déclaration exclusive. Personne ne peut-être élevé et adoré pendant le « jour du Seigneur ». Pourtant, pendant les tribulations, l’Antéchrist sera adoré comme dieu (voir Apocalypse 13:3-8, 14 ; 2 Thessaloniciens 2:3-4). Et son image aussi sera adorée. Les déclarations d’Ésaïe disant que seul le Seigneur sera élevé et que les idoles disparaîtront durant le « jour du Seigneur » interdisent tout chevauchement sur les tribulations et le règne de l’Antéchrist.

Le signe céleste et les déclarations d’Ésaïe 2 défendent absolument de superposer le « jour du Seigneur » aux tribulations, comme tentent de le faire les pré-tribulationistes. Du reste, Paul fit une autre déclaration qui élimine la possibilité que le « jour du Seigneur » inclue les tribulations entières et le supposé enlèvement pré-tribulationiste.

2 Thessaloniciens 2

1Pour ce qui regarde l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, et notre réunion avec lui,

2Nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser ébranler facilement dans vos pensées, et de ne pas vous laisser troubler par quelque inspiration, ou par quelque parole, ou quelque lettre qu’on dirait venir de nous, comme si le jour de Christ était proche.

3Que personne de vous séduise en aucune manière ; car il faut que la révolte soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition.

La plupart des traductions écrivent « jour du Seigneur », au verset 2. Il y a une variation dans les manuscrits grecs, ici[2]. Certains manuscrits anciens [N. du T. : le Texte Reçu] écrivent « le jour de Christ » [N. du T. : version d’Ostervald, en français] et d’autres écrivent « le jour du Seigneur ». Je ne veux pas déclencher un débat à savoir lequel est exact. Ça n’a pas d’importance, ici. Si « le jour du Seigneur » est correct, le texte indique donc que « le jour du Seigneur » vient après les tribulations parce que les événements qui arrivent durant les tribulations (la révolte et l’apparition de l’Antéchrist) surviennent, dit-on, avant le « jour du Seigneur ». Si le « jour de Christ » est la bonne expression, alors ce verset seul règle tout le débat pré/post-tribulationiste, puisque le terme « jour de Christ » n’est employé qu’une seule autre fois par Paul et ce, en référence à l’enlèvement de l’Église. Dans ce cas, Paul dit que l’enlèvement ne peut survenir avant la révolte ou apostasie, ainsi que la parution de l’Antéchrist.

La signification du terme « jour du Seigneur » contient la clé de l’interprétation des instructions de Paul aux croyants, dans 1 Thessaloniciens. La signification de 1 Thessaloniciens 4:13 à 5:9 dépend entièrement du sens à donner à ce terme. Il n’y a aucun doute que l’enlèvement et l’avènement du « jour du Seigneur » sont étroitement reliés par Paul dans ce passage. Il utilise le terme « le jour du Seigneur » comme synonyme de l’enlèvement. Remarquez que Paul donne aux chrétiens instruction de surveiller l’avènement du « jour du Seigneur ». Et, comme nous venons de le démontrer, le « jour du Seigneur » a lieu après les tribulations. Donc, les chrétiens doivent traverser les tribulations afin de surveiller le « jour du Seigneur ». L’enlèvement dont parle Paul se trouve après les tribulations.

1 Thessaloniciens 5

2Vous savez bien, en effet, vous-mêmes, que le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit.

3Car lorsqu’ils diront : Paix et sûreté ! alors une ruine subite les surprendra, comme les douleurs surprennent la femme enceinte ; et ils n’échapperont point.

4Mais quant à vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour-là vous surprenne comme un voleur.

5Vous êtes tous des enfants de la lumière, et des enfants du jour ; nous n’appartenons point à la nuit, ni aux ténèbres.

6Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres.

Puisqu’il a donné aux chrétiens instruction de surveiller le « jour du Seigneur » et que, comme nous l’avons vu, ce jour arrivera après les tribulations, Paul ne faisait que confirmer l’enseignement de Jésus dans Son Sermon donné sur le Mont des Oliviers. Rien, ici, ne suggère une révélation nouvelle d’un enlèvement pré-tribulationiste secret. En fait, le contraire est vrai. Paul a dit, au verset 2, qu’ils savaient déjà cela parfaitement. Il ne faisait que rafraîchir leur mémoire. Oui, dans le chapitre 4, Paul donne quelque révélation nouvelle. Il situe le moment de la résurrection juste avant l’enlèvement des vivants. La séquence exacte leur était auparavant inconnue. Mais, au chapitre 5, son commentaire concernant leur familiarité avec l’avènement du « jour du Seigneur » démontre qu’il les ramenait à quelque chose qui avait déjà été révélé dans les Écritures.

Comment les croyants de Thessalonique savaient-ils parfaitement que le « jour du Seigneur » devait venir « comme un larron dans la nuit » ? C’est qu’ils étaient familiers avec l’enseignement de Jésus donné lors de Son Sermon au Mont des Oliviers ! L’idée que l’avènement du Christ arrivât « comme un larron dans la nuit » provenait de Jésus Lui-même lorsqu’Il décrivit Son avènement. Après avoir décrit Son avènement dans la gloire « aussitôt après l’affliction de ces jours-là », Jésus dit à Ses disciples :

Matthieu 24

42Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra.

43Or, considérez ceci, que si un père de famille était averti à quelle veille de la nuit le larron viendra, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

44C’est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts ; car le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas.

De toute évidence, Paul se rapporte à l’enseignement de Jésus ! Le fait qu’il leur rappelle l’illustration de Jésus d’un « larron » conduit à la conclusion qu’il confirmait la chronologie que donna Jésus. Le tableau qui suit montre que Paul utilisa l’enseignement de Jésus dans Son Sermon au Mont des Oliviers comme fondement de son instruction à l’égard des croyants de Thessalonique. Il ne fit que répéter les instructions de Jésus à Ses disciples. En effet, il appliquait aux Thessaloniciens l’enseignement de Jésus en reliant leur « surveillance » de l’enlèvement avec les instructions que Jésus donna de surveiller Son avènement « aussitôt après l’affliction de ces jours-là ».

Paul se rapportant àl’enseignement de Jésus

JÉSUS

PAUL

Avènement du Seigneur arrivant des cieux

Matth. 24:30: « …et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande gloire. »

1 Thess. : « Car le Seigneur lui-même descendra du ciel… »

Ange

Matth. 24:31 : « Il enverra ses anges… »

1 Thess. 4:16 : « …avec une voix d’archange…»

Éclat de trompette

Matth. 24:31 : « …avec un grand éclat de trompette… »

1 Thess. 4:16 : « …et au son d’une trompette de Dieu… »

Enlèvement des vivants

Matth. 24:31 : « …ils rassembleront ses élus…»

1 Thess. 4:17 : « …nous les vivants qui seront restés, nous serons enlevés avec eux… »

Larron dans la nuit

Matth. 24:43 : « …si un père de famille était averti à quelle veille de la nuit le larron viendra… »

1 Thess. 5:2 : « …le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit. »

Avertissement contre « l’assoupissement »

Marc 13:36 : « De peur qu’arrivant tout à coup il ne vous trouve endormis. »

1 Thess. 5:6 : « Ne dormons pas comme les autres… »

Avertissement contre « l’ivrognerie »

Luc 21:34 : « Prenez donc garde … que vos cœurs ne soient appesantis par la débauche, par l’ivrognerie… »

1 Thess. 5:6-8 : « …soyons sobres … ceux qui s’enivrent, sont ivres la nuit … soyons sobres. »

« Surveiller » l’avènement du Seigneur

Marc 13:35-37 : « Veillez donc … Or, ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez. »

1 Thess. 5:6 : « …mais veillons… »

Il est absolument certain que Paul référait ses lecteurs au Sermon du Mont des Oliviers qui n’enseignait qu’un avènement unique et post-tribulationiste, pour répondre à leurs questions concernant l’enlèvement. C’est la preuve évidente que Paul enseignait un enlèvement post-tribulationiste. Son utilisation du terme « jour du Seigneur » (que d’autres Écritures situent après les tribulations) afin de décrire l’enlèvement, rend, quant à moi, toute réconciliation impossible de ce passage avec le pré-tribulationisme. Encore une fois, nous avons toutes les raisons de relier l’enseignement de Paul sur l’enlèvement à l’enseignement de Jésus sur le second avènement. Rien, ici, n’exclut cette liaison. Et, comme l’illustre le tableau ci-haut, il y a de nombreuses preuves de cette connexion. Dès lors, la déduction naturelle en est que Paul ne faisait que construire sur la base des enseignements de Jésus, et il encourageait les croyants thessaloniciens à surveiller l’avènement de Jésus après les tribulations !

[1] N. du T. : Nous utilisons la version d’Ostervald qui parle de « l’affliction de ces jours-là ». Ce terme désigne spécifiquement, et est synonyme de la période des tribulations. La version anglaise de la King James dit bien : « Immediately after the tribulation… ». Affliction et tribulation sont synonymes.

[2] N. du T. : Cette variation est due au changement qu’ont effectué les rédacteurs des manuscrits d’Alexandrie. Dans le Textus Receptus (ou Texte Reçu), i.e., la série de manuscrits préservés par Dieu, on lit « jour de Christ ». Dans les manuscrits d’Alexandrie, manipulés par des scribes gnostiques, on lit « jour du Seigneur ». La majorité des versions bibliques modernes découlent de ces derniers manuscrits d’Alexandrie non inspirés et falsifiés.




D.062 – Les épîtres de Pierre

 

La Dernière Trompette

 

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/006.pdf

Traduction de Roch Richer

À moins que l’on pense que Pierre eut changé d’idée par la suite, nous voyons que, dans ses épîtres, celui-ci enseignait encore aux croyants d’anticiper l’avènement post-tribulationiste de Christ dans Sa grande gloire, plutôt qu’un enlèvement secret. Son témoignage est constant et conséquent à la fois dans ses sermons et dans ses épîtres.

1 Pierre 1

13C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, et étant sobres, attendez avec une parfaite espérance la grâce qui vous sera apportée à la manifestation de Jésus-Christ.

Pierre exhortait les croyants à demeurer fidèles à Christ jusqu’à « la manifestation de Jésus ». Le mot « manifestation » est la traduction du mot grec apocalypsis. Ce mot est utilisé à plusieurs reprises pour parler du second avènement. Chaque fois, il rend l’idée du retour de Christ en grande gloire, Se montrant au monde dans Sa Toute-Puissance. Paul illustre de manière vivante la manifestation de Christ, dans les versets suivants :

2 Thessaloniciens 1

7Et le repos avec nous, à vous qui êtes affligés, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance,

8Dans un feu flamboyant, pour exercer la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et qui n’obéissent pas à l’évangile de notre Seigneur Jésus-Christ.

Pierre entreprend ensuite d’avertir les croyants des épreuves à venir, les encourageant à demeurer fidèles, et à partager ensemble les souffrances de Christ. Il les exhorte encore à fixer leurs yeux sur l’espérance de l’avènement de Christ dans Sa grande gloire et Sa grande puissance, comme décrit au Mont des Oliviers (Matthieu 24:29-31).

1 Pierre 4

12Bien-aimés, ne soyez point surpris de la fournaise qui est au milieu de vous, pour vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’étrange.

13Mais réjouissez-vous de ce que vous participez aux souffrances de Christ, afin que lorsque sa gloire sera  manifestée, vous serez aussi comblés de joie.

La « fournaise » était une époque spécifique de test qui prendrait fin avec la manifestation de Christ dans Sa gloire. Il est probable que Pierre se référait à la tribulation, même si ce n’est pas certain dans le texte [NDT : La première épître de Pierre a été rédigée aux alentours de l’an 65, soit à peine cinq ans avant l’invasion romaine de l’an 70, conduite par le général Titus. Pierre et les autres apôtres croyaient vivre les tribulations précédant le retour imminent de Christ.]. Toutefois, ce qui importe ici, c’est que Pierre les encouragea à mettre leur espoir dans l’avènement de Christ dans Sa gloire et Sa puissance. Ce n’est définitivement pas un enlèvement secret. Le retour de Christ dans Sa gloire est toujours post-tribulationiste (Matthieu 16:27 ; 24:30 ; 25:31 ; Marc 8:38 ; 13:26 ; Luc 9:26 ; 21:27 ; 2 Thessaloniciens 1:9).

Dans sa seconde épître, Pierre consacre tout le chapitre 3 au second avènement. Il aborde le délai apparent du retour de Christ selon les perspectives des moqueurs impies et des croyants espérant ce retour. Aux versets 3 à 7, Pierre écrit que les impies ne doivent pas interpréter ce délai comme Christ ne devant pas venir. Ensuite, il explique aux croyants la raison de ce délai.

2 Pierre 3

9Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance.

Remarquez, il n’est pas dit que le Seigneur use de patience envers les perdus, mais envers nous. Il ne veut pas qu’aucun périsse. Cela sous-entend fortement que Dieu attend que les chrétiens aient terminé la Grande Mission ! Cette idée origine directement du Discours au Mont des Oliviers et fut renforcée par Jésus après Sa résurrection.

Matthieu 24

14Et cet évangile du Royaume sera prêché par toute la terre, pour servir de témoignage à toutes les nations ; et alors la fin arrivera.

Actes 1

6Eux donc étant assemblés, l’interrogeaient en disant : Seigneur, sera-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ?

7Mais il leur dit : Ce n’est pas à vous de savoir les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.

8Mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous ; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée, et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Pierre poursuivit en décrivant l’avènement du Seigneur, l’appelant « le jour du Seigneur » (v. 10), et « le jour de Dieu » (v. 12). Dans son premier sermon, Pierre établit clairement que le jour du Seigneur arrivera après les signes cosmiques, l’obscurcissement du soleil et de la lune. Et Jésus lui avait dit que ces signes mêmes arriveraient « aussitôt après l’affliction de ces jours-là », ou les tribulations.

Actes 2

20Le soleil sera changé en ténèbres, et la lune en sang, avant que la grande et éclatante journée du Seigneur vienne.

Matthieu 24

29Et aussitôt après l’affliction de ces jours-là le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera point sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

Pierre relie le retour espéré de Christ par les croyants avec l’avènement du « jour du Seigneur » (comparez les vs 9 et 10). Et il comprenait que cela doit arriver « aussitôt après l’affliction de ces jours-là ».

Il est intéressant de noter qu’au verset 12, Pierre se répète, mais en substituant l’expression « jour de Dieu » à l’expression « jour du Seigneur ». Les deux expressions sont assurément interchangeables. On ne retrouve « le jour de Dieu » qu’à un seul autre endroit dans la Bible, et c’est indéniablement dans un contexte post-tribulationiste (Apocalypse 16:13-16).

Aucun indice de pré-tribulationisme ne se trouve dans les sermons ou les épîtres de Pierre. Il a fidèlement obéi au commandement de Christ en répétant l’enseignement de Jésus concernant la bienheureuse espérance des croyants.




D.061 – Second sermon de Pierre

 

La Dernière Trompette

 

Actes 3:17-21

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/005.pdf

Traduction de Roch Richer

Dans Actes 3, nous voyons un autre sermon prêché par Pierre. La guérison d’un homme impotent, à la porte du temple, causa un grand émoi parmi la foule assemblée pour rendre culte. Pierre saisit l’occasion de prêcher l’évangile, là, sur le Mont du Temple. Dans l’invitation clôturant son sermon, il fit la déclaration suivante :

Actes 3

19Repentez-vous donc et vous convertissez, afin que vos péchés soient effacés,

20Afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il vous envoie celui qui vous a été annoncé auparavant, le Christ Jésus,

21Que le ciel doit recevoir jusqu’au temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de tous ses saints prophètes, depuis longtemps.

L’avènement du Messie et de Son Royaume furent prédits par tous les prophètes. En fait, c’est le thème majeur de la plupart d’entre eux, c’est-à-dire, lorsque Jésus restaurera toutes choses et que la malédiction sera enlevée de sur la terre (Ésaïe 2:1-4 ; 35 ; Zacharie 14:1, 8-11 ; Romains 8:19-23). Pierre offrait cette avènement de Christ en tant qu’espérance à venir des nouveaux convertis de L’Église. Il déclara que Jésus doit demeurer au ciel jusqu’au rétablissement de Son Royaume prédit par les prophètes. Il n’y a aucun doute que cela arrivera lors de l’avènement post-tribulationiste de Christ.

Pierre ne fut pas l’auteur de cette idée. Il l’emprunta du Psaume 110:1. Il n’y a pas de doute que Pierre était familier avec ce Psaume parce qu’il le cita dans son sermon précédent pour prouver que Jésus était le Messie.

Actes 2

34Car David n’est pas monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite,

35Jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis le marchepied de tes pieds.

Il est bien clair, à la lumière de ce Psaume et du commentaire de Pierre dans Actes 3:19-21, que Jésus sera assis à la droite du Père jusqu’au moment venu de restaurer la terre et de détruire les ennemis de Christ. Cela élimine toute possibilité que Jésus vienne avant la tribulation pour enlever l’Église au ciel. Il devrait alors quitter la droite du Père avant que Ses ennemis ne deviennent Son marchepied.

Les deux sermons de Pierre établissent une continuité avec l’enseignement de Jésus dans Matthieu 24. Le fait qu’il enseigna aux croyants, après le jour de la Pentecôte, la chronologie de Jésus concernant la tribulation et Son retour, suggère fortement que Jésus enseigna une « doctrine de l’Église » au Mont des Oliviers.




D.060 – Premier sermon de Pierre

 

La Dernière Trompette

 

Actes 2:16-21

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/004.pdf

Traduction de Roch Richer

Après que Jésus eut donné aux apôtres leur grande Mission et qu’Il soit monté au ciel, ceux-ci commencèrent à prêcher l’Évangile. Pierre, rempli du Saint-Esprit, livra un des plus puissants sermons enregistrés dans les Écritures. Dans ce sermon, il lia, de façon magistrale, la prophétie de l’Ancien Testament à ce qu’avait enseigné Jésus dans Son Discours au Mont des Oliviers.

Actes 2

18Et certes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront ;

19Et je ferai des prodiges en haut dans le ciel, et des signes en bas sur la terre, du sang et du feu, et une vapeur de fumée ;

20Le soleil sera changé en ténèbres, et la lune en sang, avant que la grande et éclatante journée du Seigneur vienne ;

21Et il arrivera que quiconque invoquera le nom du Seigneur, sera sauvé.

Ce passage des Écritures est important pour acquérir une bonne compréhension de la prophétie. Il jette beaucoup de lumière sur l’enseignement de Jésus donné dans le Discours au Mont des Oliviers, et l’application de Pierre de la prophétie de Joël nous démontre comment Pierre interprétait l’enseignement de Jésus. Pierre était présent lorsque Jésus enseigna Ses disciples en ce qui a trait à Son avènement. Jésus répondit à leur question : « quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Pierre savait, à partir de l’enseignement de Jésus, que le signe final devant survenir « aussitôt après l’affliction de ces jours-là » est l’obscurcissement du soleil et de la lune (Matthieu 24:29-31).

Le jour de la Pentecôte, Pierre se plaça aux « derniers jours » de la prophétie de Joël (Actes 2:17). Selon Pierre, « les derniers jours » étaient déjà commencés. Cette période prendrait fin lors de l’avènement de la « journée du Seigneur » qui serait annoncée par les mêmes signes cosmiques que Jésus avait dit arriver « aussitôt après l’affliction de ces jours-là » (la tribulation). Il appert, d’après l’utilisation que fait Pierre de la prophétie de Joël, qu’il espérait continuer la tâche de l’évangélisation mondiale jusqu’à la fin de la tribulation. La déclaration : « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé, » couvre tout le temps entre le jour de la Pentecôte et les signes cosmiques à la fin de la tribulation. Pierre a sans doute établi ce lien parce que Jésus a dit que l’Évangile devait être prêché à toutes les nations avant qu’Il revienne « aussitôt après l’affliction de ces jours-là ».

Selon Pierre, entre le jour de la Pentecôte et les jours cosmiques « aussitôt après l’affliction de ces jours-là », l’Esprit de Dieu sera répandu sur toute chair. Durant ce jour de grâce, incluant la tribulation, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.

Si nous désignons les deux plus importants signes que Jésus a donnés à Ses disciples dans Matthieu 24, ce serait la propagation de l’Évangile à toutes les nations (Matthieu 24:14), et les signes cosmiques juste avant Son avènement (Matthieu 24:29). Ces deux signes ont dû énormément frapper Pierre, parce qu’il fait allusion aux deux dans son sermon. Il indique à la foule quand doit prendre fin le présent âge de grâce. Il prendra fin lorsque le soleil et la lune s’obscurciront. Il se terminera dans le sang, le feu, les vapeurs de fumée, à la bataille d’Armageddon. Indubitablement, Pierre croyait que « la fin du monde » arriverait « aussitôt après l’affliction de ces jours-là », comme le lui avait enseigné Jésus.




D.059 – Discours au Mont des Oliviers

 

La Dernière Trompette

 

Matthieu 24 et Marc 13

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/002.pdf

Traduction de Roch Richer

Dans Matthieu 24, les disciples questionnèrent Jésus au sujet des signes de Son retour et de la fin du monde. Leur intérêt était plus qu’académique. Ils espéraient voir Son retour de leur vivant. Et ils voulaient savoir la façon de reconnaître cet événement. Jésus répondit à leur question de la manière la plus franche et directe, en soulignant une série d’événements menant à la fin du monde et à Son retour dans la gloire. Il leur donna une série de SIGNES à surveiller, comprenant : des guerres, des famines, des tremblements de terre, l’Évangile prêché à toutes les nations, l’abomination de la désolation et, finalement, les signes cosmiques qui annonceraient Son retour après les tribulations. Cette séquence graphique prenait fin avec les paroles suivantes :

Matthieu 24:29-31

29Et aussitôt après l’affliction de ces jours-là le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

30Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel ; alors aussi toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande gloire.

31Il enverra ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout.

Nous voyons ici qu’au retour de Jésus, après les tribulations, Il va sonner de la trompette et envoyer Ses anges pour qu’ils rassemblent « Ses élus ». Dans le récit que fait Marc de cet événement, il est clair que les élus seront rassemblés à partir de la terre et du ciel (Marc 13:27). Maintenant, notez ceci au verset 33 :

Matthieu 24:33

33Vous aussi de même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche et à la porte.

Par ces paroles, Jésus avait clairement l’intention de leur démontrer que ce n’était qu’après que seraient accomplis tous ces signes qu’Il leur donnait qu’ils pouvaient s’attendre à Son retour.

Il y a un débat brûlant entre les pré-tribulationistes et les post-tribulationistes à savoir si ce « rassemblement » s’adresse à l’Église. Or, permettez-moi de vous suggérer de lire ce chapitre en entier et de noter spécialement tous les endroits où Jésus employa les pronoms personnels « vous » et « vous-mêmes ». Ce faisant, il vous apparaîtra évident que Jésus répondait à Ses disciples en supposant qu’ils puissent vivre assez longtemps pour voir Son retour. Pourquoi ? Simplement parce que Jésus Lui-même ne savait pas quand Il reviendrait (Marc 13:32). Et nous savons, à partir de plusieurs autres passages, que les premiers chrétiens, Paul inclus, s’attendaient à vivre jusqu’à la seconde venue (Jean 21:20-23 ; 1 Thessaloniciens 4:15). En fait, tout le Nouveau Testament est écrit avec la présomption que la seconde venue de Jésus pouvait arriver au cours du premier siècle. Ce fait est important en reconnaissance de la continuité du Discours au Mont des Oliviers, et comment il se déroule à travers l’ère actuelle jusqu’à la seconde venue.

Évidemment, les pré-tribulationistes mettent en doute que ce passage puisse se référer aux serviteurs de Jésus (l’Église). Ils pensent que les disciples, dans ce chapitre, représentent un autre groupe, peut-être certains élus juifs dans la tribulation. Pour régler cette question, je pense que la Grande Mission est de la plus haute importance. Jésus a dit à Ses disciples :

Matthieu 28:19-20

19Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

20Et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Amen !

Nous devons garder à l’esprit que ce sont les mêmes disciples qui, juste quelques semaines plus tôt, questionnèrent Jésus sur Sa seconde venue et s’assirent à Ses pieds pendant qu’Il leur donnait instruction de surveiller tous les signes et le rassemblement de Ses élus « aussitôt après l’affliction ». Dans le passage ci-dessus, Jésus leur commande en plus de prêcher Ses enseignements par tout le monde et faire des convertis. Notons spécialement les mots : « et leur apprenant à garder TOUT CE QUE JE VOUS AI COMMANDÉ. » Jésus commanda à ces hommes de nous enseigner, à vous et à moi, tout ce qu’Il leur avait enseigné. Si nous prenons ici Jésus au sérieux, cela doit donc comprendre le Discours au Mont des Oliviers, concernant la surveillance des signes de Son retour après les tribulations. Ainsi, nous constatons deux choses dans ces passages :

  1. Jésus n’a jamais mentionné un enlèvement pré-tribulationiste avant Son retour en gloire après les tribulations.Il ditque Ses disciples traverseront la tribulation et surveilleront les signes de Sa venue après les tribulations. C’est alors qu’Il « rassemblera Ses élus ».
  2. L’Évangile qu’Il commanda à Ses disciples de prêcher n’incluait pas un enlèvement pré-tribulationiste, mais comprenait plutôt des enseignements concernant la surveillance de Sa venue post-tribulationiste (incluant un enlèvement après les tribulations).

Comparez le Discours au Mont des Oliviers et la Grande Mission par les passages suivants :

 

Discours au Mont des Oliviers La Grande Mission

Matthieu 24:14

« Et cet évangile du Royaume sera prêché par toute la terre, pour servir de témoignage à toutes les nations ; et alors la fin arrivera. »

 

Matthieu 28:19

« Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

Matthieu 24:3« Et s’étant assis sur la montagne des Oliviers, ses disciples vinrent à lui en particulier et lui dirent : Dis-nous quand ces choses arriveront, et quand sera le signe de ton avènement et de la fin du monde. »  Matthieu 28:20« Et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai enseigné; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Jésus définit l’expression « la fin du monde », au Mont des Oliviers, en l’identifiant à la fin de la tribulation. Jésus plaça la « grande tribulation » ou « grande affliction » juste avant « la fin du monde » (Matthieu 24:3, 21, 29). Il appert donc que « la fin du monde » de la Grande Mission est aussi située à la fin de la tribulation. On nous commande de prêcher l’évangile à toutes les nations jusqu’à la « fin du monde ». Ainsi donc, nous devons continuer la Grande Mission jusqu’à la fin de la tribulation. C’est la conclusion logique à ces passages.

Dans le récit que fait Marc du Discours au Mont des Oliviers, Jésus termine avec la recommandation et l’instruction claires aux chrétiens de surveiller Son avènement post-tribulationiste.

Marc 13:24-27, 33-37

24En ces jours-là, après cette affliction, le soleil sera obscurci, la lune ne donnera point sa lumière ;

25Les étoiles du ciel tomberont, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.

26Et alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées, avec une grande puissance et une grande gloire;

27Et il enverra ses anges pour rassembler ses élus des quatre vents, depuis les extrémités de la terre jusqu’aux extrémités du ciel (…)

33Prenez garde, veillez et priez ; car vous ne savez quand ce temps viendra.

34Il en est comme d’un homme qui, allant en voyage, laisse sa maison, et en donne la conduite à ses serviteurs, marquant à chacun sa tâche, et qui ordonne au portier d’être vigilant.

35Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, ou le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin ;

36De peur qu’arrivant tout à coup il ne vous trouve endormis.

37Or, ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez.

Selon ce que j’en juge, ce passage montre que Jésus S’adressait à l’Église, au Mont des Oliviers. Remarquez, « laisse la maison » réfère à l’ascension de Jésus au ciel. Il a dit ailleurs, à Ses disciples, qu’Il « partait au loin », mais qu’Il reviendrait vers eux. Ensuite, Il « donne la conduite à Ses serviteurs » et « à chacun sa tâche ». Cela se rapporte indubitablement à la Grande Mission qui a été donnée à l’Église. Puis, Il leur recommande de « veiller » lors de Son Retour, de « surveiller » Son avènement. Encore là, il n’y a absolument aucun doute que Jésus fait référence à la période de temps comprise entre Son ascension et Sa seconde venue (ou « ère de l’Église », pour emprunter un terme cher aux pré-tribeurs). Il S’en rapporte aux chrétiens quand Il dit de « veiller ». Oui, mais surveiller quoi ? Le contexte répond à la question aux versets 24-27. Nous, en tant que chrétiens, devons surveiller la venue de Jésus « après la tribulation ».

 




D.058 – Ce qui arriva du temps de Lot

 

La Dernière Trompette

 

Luc 17:20-37, premières paroles

de Jésus concernant Son retour

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/

Traduction de Roch Richer

C’est dans Luc 17 que Jésus parla pour la première fois et en détail de Sa seconde venue. Si vous lisez attentivement, vous verrez que le sujet principal de ce discours est le retour de Christ et l’établissement de Son Royaume millénaire.

Luc 17:20-21

20Les pharisiens lui ayant demandé quand le règne de Dieu viendrait, il leur répondit : Le règne de viendra point avec éclat;

21Et on ne dira point : Le voici ici, ou : Le voilà là ; car voici, le règne de Dieu est au milieu de vous.

Le reste du discours est centré autour de la question à savoir quand et comment arriverait le Royaume. Jésus répondait aux pharisiens qui Lui demandaient de leur dire quand Son Royaume allait venir. Jésus avait dit à ces mêmes personnes qu’ils n’hériteraient pas du Royaume de Dieu (Matthieu 5:20 ; 21:43). Pourtant, ici, Jésus leur réplique que « le règne de Dieu est au milieu de vous ». L’expression « au milieu de vous » est souvent mal interprétée. Les a-millénaristes soulignent ce passage pour prouver que le Millenium est « spirituel » et se trouve dans le cœur du croyant, plutôt que de former un royaume physique. Mais ils perdent le sens véritable de ce passage à cause d’une traduction fort discutable du mot grec entos dans nombre de versions bibliques. Bien que certaines versions suggèrent « au-dedans de vous » ou « au sein de vous », cela n’a pas beaucoup de sens parce que les pharisiens n’étaient pas des gens sauvés. En fait, ils tentaient de piéger Jésus par Ses propres paroles. Alors comment le Royaume spirituel de Dieu aurait-il pu être en eux ? Certains traducteurs n’étant pas sûrs de la bonne façon de rendre ce mot, ils inclurent donc une note en marge avec l’alternative « parmi vous » ou « au milieu de vous ». C’est évidemment la vraie signification de ce mot dans ce contexte-ci. Il est correctement traduit par « au milieu de vous » ou « parmi vous » dans diverses autres versions. Nous pouvons également observer un énoncé parallèle de Jésus dans le verset suivant :

Matthieu 12:28

28Mais si je chasse les démons par l’Esprit de Dieu, le règne de Dieu est donc venu vers vous.

Ici, Jésus S’en réfère à Lui-même comme étant l’incarnation du Royaume à ce moment-là.

Dans Luc 17, Jésus Se tenait au milieu d’une foule de pharisiens qui Lui étaient antagonistes ainsi qu’à l’idée qu’Il fut le Messie qui amènerait le Royaume du Millenium. Ils Lui demandaient quand Son Royaume se montrerait. En d’autres mots, ils disaient : « Si tu es le Messie, où est ton Royaume ? » Jésus répondit en disant : « Le règne de Dieu ne viendra point avec éclat. » Autrement dit, « vous ne le verrez pas venir ». Jésus savait que les pharisiens étaient perdus et n’hériteraient pas du Royaume lorsque viendrait ce dernier. Lorsque Jésus, le Messie, fut présent au milieu d’eux, Il était l’incarnation même du Royaume. Voilà pourquoi Il dit : « Le règne de Dieu est au milieu de vous ». Il disait donc : « Hé, vous êtes en train de contempler le Royaume de Dieu ! » Jésus Lui-même était tout ce qu’ils verraient du Royaume de Dieu.

Maintenant, ceci ne veut PAS dire que le Royaume de Dieu ne viendra jamais « avec éclat ». Il voulait dire que Son Royaume ne viendrait pas TOUT DE SUITE de cette façon, à Sa première venue.

Jean 18:36

36Jésus répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs combattraient, afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant, mon royaume n’est pas d’ici-bas.

Ici, le mot clé est « MAINTENANT ». Jésus disait que, lors de Sa première venue, son Royaume ne viendrait pas comme un Royaume physique. Cela implique qu’il viendra plus tard.

Cette chaude discussion entre les pharisiens et Jésus se produisit en présence des disciples qui s’attendaient, eux aussi, à ce qu’apparaisse le Royaume du Millenium. Certains d’entre eux se souciaient même de savoir où ils s’assoiraient par rapport au trône de Jésus dans Son Royaume. Sans aucun doute, la réponse de Jésus aux pharisiens leur causa-t-elle de l’inquiétude. Jésus comprenant leur malaise, se tourna vers eux en disant :

Luc 17:22-25

22Et il dit aux disciples : Des jours viendront où vous désirerez de voir un des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez point.

23Et l’on vous dira : Le voici ici, ou : Le voici là ; n’y allez point et ne les suivez point.

24Car comme l’éclair flamboyant brille d’une extrémité du ciel à l’autre, ainsi paraîtra le Fils de l’homme en son jour.

25Mais il faut auparavant qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération.

Ce que fait ici Jésus nous apparaît clairement. Il disait aux pharisiens, qui exigeaient qu’Il produise Son Royaume en preuve de ce qu’Il était le Messie, qu’ils ne verraient pas Son Royaume et qu’Il était Lui-même l’incarnation du Royaume Se tenant au milieu d’eux. Ensuite, connaissant l’inquiétude de Ses disciples, Il se tourna vers eux pour leur réaffirmer que Son Royaume viendrait vraiment, et qu’il arriverait dans un éclat de gloire lors de Sa seconde venue. Mais avant, il devait accomplir Son œuvre sacrificielle.

Luc 17:26-30

26Et ce qui arriva du temps de Noé, arrivera de même au temps du Fils de l’homme :

27On mangeait, on buvait, on prenait et on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et le déluge vint qui les fit tous périr.

28C’est encore ce qui arriva du temps de Lot : On mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait et on bâtissait ;

29Mais le jour que Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel qui les fit tous périr ;

30Il en sera de même au jour que le Fils de l’homme paraîtra.

Jésus mit l’emphase sur le fait que les justes seront délivrés le même jour que les méchants seront détruits. La soudaine et totale destruction mentionnée par Jésus ne peut référer qu’à la bataille d’Armageddon, lorsque Jésus détruira l’Antichrist et ses armées (Apocalypse 19:11-21). Parce que la délivrance des justes surviendra « le même jour », il est logique de placer cette délivrance surnaturelle immédiatement avant la bataille d’Armageddon.

Jésus employa l’exemple, et de Noé, et de Lot, pour illustrer le secours rendu aux justes, pendant que les méchants sont laissés pour être détruits. Notez que, dans les deux cas, ce sont les justes qui furent relocalisés, alors que les méchants restèrent au même endroit pour être détruits. Dans le cas de Noé, les justes furent élevés au-dessus des eaux, dans l’arche, alors que les méchants furent laissés derrière pour être noyés. Dans le cas de Lot, les justes furent escortés au loin par des anges, alors que les méchants restèrent derrière pour être criblés de soufre enflammé. Ces exemples illustrent clairement comment ce passage doit être compris. Ce sont les justes qui seront secourus de façon surnaturelle, immédiatement avant que le jugement ne tombe sur les impies. Puis, Jésus dit en détail comment les justes seront enlevés de la scène juste avant que ne tombe le jugement.

Luc 17:31-37

31En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit, et qui aura ses meubles dans la maison, ne descende pas pour les emporter ; et de même que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière.

32Souvenez-vous de la femme de Lot.

33Quiconque cherchera à sauver sa vie, la perdra ; et quiconque la perdra, la retrouvera.

34Je vous dis qu’en cette nuit, de deux personnes qui seront dans un même lit, l’une sera prise et l’autre laissée.

35De deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée.

36De deux personnes qui seront aux champs, l’une sera prise et l’autre sera laissée.

37Et répondant ils lui dirent : Où sera-ce, Seigneur ? Et il leur dit : Où sera le corps mort ; là s’assembleront les aigles.

Ici, vous trouvez le tout premier endroit où Jésus décrit l’enlèvement aux disciples. Notez que les justes seront « pris » de manière surnaturelle de leurs lits, de leurs champs, de leur travail, pendant que les méchants seront laissés derrière. Peut-être que le fait que certains soient en train de travailler alors que d’autres dorment indique-t-il que cet événement arrivera soudainement, peu importe où l’on se trouve sur la planète entière. À n’importe quel moment, la moitié du monde travaille pendant que le reste dort.

La curiosité des disciples les poussa à demander : « Où sera-ce, Seigneur ? » (v. 37). Ils voulaient savoir où seraient emmenés les justes, lors de l’enlèvement. La réponse de Jésus peut paraître fort déconcertante, à première vue. L’idée de cadavres se faisant manger par des rapaces semble hors de propos. Pourtant, cela avait beaucoup de sens pour les disciples. Ils étaient familiers avec la prophétie d’Ézéchiel concernant la venue du Messie en jugement, afin d’établir Son Royaume. Parlant des nations qui se rassembleront contre Israël, Ézéchiel écrivit :

Ézéchiel 39

4Tu tomberas sur les montagnes d’Israël, toi et toutes tes troupes, et les peuples qui t’accompagnent ; je t’ai livré en pâture aux oiseaux de proie, à tous les oiseaux et aux bêtes sauvages (…)

7Je ferai connaître mon saint nom au milieu de mon peuple d’Israël, et je ne profanerai plus mon saint nom, et les nations sauront que je suis l’Éternel, le Saint d’Israël (…)

17Et toi, fils de l’homme, ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Dis aux oiseaux de toute espèce, et à toutes les bêtes des champs : Assemblez-vous, venez, réunissez-vous de toute part, pour le sacrifice que je fais pour vous, un grand sacrifice sur les montagnes d’Israël. Vous mangerez de la chair, et vous boirez du sang.

18Vous mangerez la chair des héros, vous boirez le sang des princes de la terre ; des béliers, des agneaux, des boucs, tous engraissés en Basan.

Jean a aussi décrit cette scène dans l’Apocalypse

Apocalypse 19

17Je vis un ange qui se tenait dans le soleil, et qui cria d’une voix forte à tous les oiseaux qui volaient : Venez, et assemblez-vous pour le festin du grand Dieu ;

18Pour manger la chair des rois, la chair des capitaines, la chair des puissants, la chair des chevaux et de ceux qui les montent, et la chair de tous, libres et esclaves, petits et grands.

Nous voyons, par ces passages, que les justes, qui seront rassemblés de par le monde entier seront emmenés dans un unique endroit. Où ? Dans les nuages au-dessus de la scène de la bataille où Jésus va balayer l’armée des nations dans le but de S’installer Lui-même en tant que Roi de toute la terre. Lorsque les justes se rassembleront, ils vont planer au-dessus, dans les nuages, comme des aigles, pendant que le carnage s’étendra dans le paysage, en bas, autour de Jérusalem.

Luc 17 nous fournit deux faits très importants qui requièrent tous les deux un enlèvement post-tribulationiste. Premièrement, les justes seront délivrés le même jour que les méchants seront détruits. Deuxièmement, ceux qui seront « pris » [enlevés dans les airs] se rendront immédiatement en un endroit précis dans les nuages, au-dessus de la scène de la bataille. L’Apocalypse place également la venue et la rencontre de Christ avec les croyants au moment de l’Armageddon.

Apocalypse 16

15Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu, et que l’on ne voit pas sa honte.

16Et on les rassemblera dans le lieu qui s’appelle en hébreu Armageddon (montagne de la déroute).

Le contexte démontre que ce retour, que l’on dit aux chrétiens de surveiller, arrivera en conjoncture avec la bataille d’Armageddon.

De nombreux pré-tribulationistes nient que Luc 17 décrive l’enlèvement. Ils affirment que ce sont les méchants qui sont « pris », pas les justes. Toutefois, les exemples de Noé et Lot montrent que les justes furent d’abord enlevés de façon surnaturelle de la scène du jugement, ensuite le restant des méchants fut détruit. Jésus a dit qu’il en sera de même à Son retour. Au moment de l’enlèvement, les justes seront pris, ensuite les méchants seront détruits. Cette compréhension est de plus renforcée par les mots grecs traduits par « pris » et « laissés ».

Selon le Dictionnaire du Grec de Strong, le mot « pris » #3880 signifie : « recevoir près de », i.e., associer avec quelqu’un (en n’importe quelle action ou relation familière ou intime) ». De la même manière, le mot « laissé » #813 signifie : « envoyé devant, …abandonné, laissé de côté, quitté, laissé seul, …renvoyé… »

De toute évidence, le Seigneur Jésus ne recevra pas par-devers Lui les méchants pour laisser de côté ou abandonner les justes. Donc, il est clair que ceux qui sont pris, ce sont les justes, et les méchants sont laissés pour être détruits. Les justes sont reçus auprès de Christ pour leur épargner la destruction qui tombe immédiatement après sur les impies qui sont laissés.




D.057 – L’enlèvement post-tribulationiste

 

La Dernière Trompette

 

INTRODUCTION ET MÉTHODOLOGIE

Par Tim Warner

Tiré d’un article paru en anglais à l’adresse Internet suivante :

http://www.answersinrevelation.org/0000.pdf/

Traduction de Roch Richer

 

Description de la position d’un enlèvement post-tribulationiste

La position d’un enlèvement post-tribulationiste est la croyance selon laquelle Jésus va revenir de manière visible et corporelle pour ressusciter les chrétiens décédés et « enlever » les chrétiens vivants à la fin d’une période d’intenses tribulations, appelées par Jésus « grande tribulation » (Matthieu 24:21). La position post-tribulationiste est la seule perspective d’un enlèvement ne voyant qu’un retour futur unique de Jésus. Les autres positions sur l’enlèvement, le pré-tribulationisme (enlèvement avant les tribulations), le mi-tribulationisme (enlèvement au milieu des tribulations) et le « pré-colérisme » (enlèvement avant la colère de Dieu), envisagent toutes que l’événement enlèvement/résurrection précède la deuxième venue de Jésus et ce, de quelques mois à quelques années.

Historique de la position d’un enlèvement post-tribulationiste

En considérant toute l’histoire de l’Église, la position post-tribulationiste a été de loin le point de vue de la majorité, depuis les apôtres. Tous les autres points de vue n’apparurent que quelque 1 500 ans plus tard, pour les plus anciens. Les preuves tirées des premiers écrits chrétiens sont exclusivement post-tribulationistes. Quelques auteurs contemporains populaires, comme Grant Jeffrey, ont déclaré que l’on avait trouvé du pré-tribulationisme dans les écrits des premiers chrétiens. Et de nombreux croyants acceptent simplement ces affirmations sans se poser de questions. Or, ces affirmations sont fausses de manière flagrante ! Vous trouverez le détail de nos preuves dans l’article très bien documenté intitulé Preuves historiques.

Au cours des siècles d’histoire de l’Église, divers points de vue ont dominé la pensée chrétienne concernant le Millenium. Le plus ancien s’appelait chiliasme, ancien mot désignant ce que l’on nomme aujourd’hui le « pré-millénarisme » (signifiant qu’à Son retour, Jésus installera littéralement un Royaume sur la terre pour une durée de 1 000 ans). À partir du quatrième siècle, jusqu’après la Réforme, l’a-millénarisme (pas de Millenium) domina la pensée chrétienne. Le post-millénarisme (le retour de Christ après les 1 000 ans du Royaume instauré par l’Église) devint également populaire pendant un certain temps après la Réforme, alors qu’un grand nombre de protestants retournèrent au pré-millénarisme. Cependant, malgré les divers points de vue regardant le Millenium tout au long de l’histoire de l’Église, les chrétiens demeurèrent solidement ancrés au post-tribulationisme en ce qui a trait à l’événement résurrection/enlèvement, ne voyant qu’un retour unique futur de Jésus après les tribulations.

Ce n’est qu’à une époque relativement moderne du pré-millénarisme que nous trouvons la première mention de l’idée d’un « enlèvement » en tant qu’événement détaché de la Seconde Venue. Le premier à avoir séparé l’enlèvement du retour fut un ministre baptiste du nom de Morgan Edwards (1722-1795). Il écrivit un article alors qu’il était encore au séminaire, esquissant une forme hypothétique de « mi-tribulationisme » et, quelques années plus tard, il publia sa thèse. Près de quarante ans après sa mort, Edward Irving (Église catholique apostolique) et, peu après, John N. Darby (les Frères de Plymouth), tous deux d’Angleterre, prêchèrent le pré-tribulationisme. Il est donc juste et raisonnable de dire que, sans égard à leur opinion à propos du Millenium, la vaste majorité de ceux qui se disaient alors chrétiens maintenaient une position de l’enlèvement et de la résurrection post-tribulationiste. Ils ne voyaient qu’un retour futur unique de Christ, à la fois pour juger « l’homme d’iniquité » et ses serviteurs, et pour sauver l’Église.

La question de l’enlèvement à l’époque moderne

Dans de nombreuses régions du monde occidental, spécialement aux États-Unis et en Europe de l’ouest, la position pré-tribulationiste a supplanté la position post-tribulationiste dans les deux derniers siècles. Cela est dû, en grande partie, au mouvement de séminaires chrétiens, grâce à de grandes écoles, comme le Séminaire théologique de Dallas, qui ont pavé le chemin à la promotion de cette vision. Mais probablement que la plus importante raison particulière de l’acceptation répandue de la position pré-tribulationiste provient de la Bible de Références Scofield qui incorpora le schéma dispensations/pré-tribulationisme dans ses notes de référence.

Toutefois, au cours des quelques dernières décennies, il y a une tendance considérable à s’éloigner du pré-tribulationisme. Je crois que cette tendance vient principalement du fait que les chrétiens étudient individuellement les Écritures et en arrivent eux-mêmes à la conclusion que la position pré-tribulationiste n’est tout simplement pas biblique. Comme autre raison, il y a l’argument de l’histoire, que les post-tribulationistes apportent de plus en plus, montrant que la vision exclusive de l’Église primitive était la position post-tribulationiste. Et les récentes racines pré-tribulationistes ont été exposées grâce aux recherches d’hommes tels que George Ladd, Robert Gundry et spécialement Dave MacPherson.

Les institutions pré-tribulationistes prennent très au sérieux cet éclaircissement de leurs rangs. Le Centre de Recherches Pré-tribulationistes a été fondé tout récemment par certains éminents « pré-tribeurs » pour tenter de contrer cette tendance, en traitant spécialement des preuves historiques très évidentes que les « post-tribeurs » ont mises de l’avant. Les pré-tribeurs réagissent également par un blitz de propagande au moyen de nouvelles de fiction et de films prophétiques, comme la série Left Behind, etc., afin d’étayer leur fondement. Mais, malgré ces efforts, des milliers de chrétiens abandonnent la vision pré-tribulationiste.

Ce site Internet (Last Trumpet) se voue à fournir aux pasteurs et aux laïcs chrétiens les raisons bibliques et historiques pour adopter l’ancienne position de l’Église regardant l’enlèvement, vision que maintinrent les martyrs des persécutions romaines. Nous affirmons que le pré-tribulationisme n’est pas explicitement enseigné dans les Écritures et ne se base que sur des déductions incorrectes, ainsi qu’une version fautive du dispensationalisme. Ce n’est pas ce que Jésus a commandé de prêcher par tout le monde jusqu’à la fin des temps. Ce n’est pas non plus le point de vue transmis par les apôtres à la génération suivante de chrétiens. La position présentée sur ce site est essentiellement la même que celle tenue par l’Église primitive, comme en font foi les écrits des premiers chrétiens. Nous ne sous-entendons pas par là qu’il faille que l’on adopte la position post-tribulationiste sur la simple base de son historique extra-biblique. Nous visons également à démontrer que c’est aussi la seule position biblique concernant le moment de l’enlèvement.

Pourquoi ce que vous croyez a de l’importance

Dans le christianisme occidental contemporain, les post-tribeurs sont regardés avec pitié et suspicion. Plusieurs croient que nous souffrons du « complexe du martyr ». D’autres nous considèrent simplement comme des trouble-fête, qui ne veulent que « secouer la baraque ». Le post-tribulationisme ne semble tout bonnement pas cadrer avec le style de vie prospère du christianisme occidental moderne. Le manque de persécution et d’épreuves réelles en ont conduit bon nombre à assumer qu’il s’agit là de la vie chrétienne normale. Mais, selon les Écritures, la persécution, la tribulation et l’épreuve constituent la véritable expérience chrétienne « normale ». Le confort dont ont joui les chrétiens occidentaux au cours des quelques dernières générations est une anomalie qui va bientôt prendre fin. La « zone de confort » théologique que nous avons construite autour de cette anomalie est sur le point de s’écrouler.

Pour ceux qui prennent honnêtement en considération les perspectives variées du moment de l’enlèvement et demeurent ouverts à la conduite de Dieu regardant cette question, attendez-vous à beaucoup d’opposition. La question de l’enlèvement s’est avérée une « vraie patate chaude », ces derniers temps. Dans certains cas, cela a divisé des églises. Les chrétiens qui ont abandonné la position pré-tribulationiste et qui l’ont un tant soit peu verbalisée se sont souvent vu montrer la porte. De nombreux pasteurs qui ont abandonné le pré-tribulationisme ont perdu la charge de leurs églises ; des missionnaires ont été délaissés par leur conseil de mission et le soutien de leurs églises à cause de leur changement vers une position post-tribulationiste. Donc, si vous ne supportez pas l’épreuve, vous êtes mieux d’arrêter ici votre lecture. Si vous avez le courage de faire face à la vérité, peu importe ce qu’elle implique, alors, s’il vous plaît, continuez.

Certaines personnes disent qu’il n’est pas important de savoir si Jésus va revenir avant ou après la tribulation, en autant que nous soyons « prêts ». Ils pensent que nous devrions tous être « d’accord d’être en désaccord » et nous aimer les uns les autres. Mais « être prêts » est un terme bien relatif ! Cela amène la question de principe : « prêts pour quoi ? » Il existe une énorme différence entre prêts à être gentiment emportés dans les cieux sur un oreiller, et prêts à devenir martyr entre les mains de l’Antichrist ! Une harmonie de surface vaut-elle le risque qu’un grand nombre de croyants soient surpris sans aucune préparation spirituelle, émotionnelle et physique ? Qu’en est-il des nombreux croyants que Jésus a mentionnés dans Matthieu 24:9-13 et qui déserteront lorsqu’arriveront la supercherie et la persécution des derniers jours ? Si le retour de Jésus n’est que dans plusieurs décennies, alors peut-être le débat sur l’enlèvement n’est-il pas si critique. Mais si Jésus revient bientôt, comme les signes semblent l’indiquer, notre position sur le moment de l’enlèvement est crucial pour nous préparer à être vainqueurs sur les jours difficiles précédant Sa venue.

La connaissance de ce qui s’en vient motive les gens à se préparer. Un soldat recrue, sachant qu’il va être expédié au front dans une guerre brutale, aura une attitude bien différente, lors de son entraînement de base, que la recrue qui a joint l’armée pour avoir une éducation gratuite et une bonne pension ! Le soldat qui est sur le point de livrer combat contre l’ennemi sait que son entraînement peut faire la différence entre la vie et la mort. Il apprend les techniques de survie, il recherche la bonne forme physique, il apprend de fond en comble le maniement des armes ; il s’assure que son armement est en parfait état de marche ; grâce à des heures et des heures de pratique, il devient un tireur d’élite. Il se prépare également mentalement au combat et à la possibilité d’être fait prisonnier de guerre. Son objectif est clair ; il est bien équipé ; il est mentalement concentré à faire son travail et à rentrer à la maison en un seul morceau ! De l’autre côté, le novice en temps de paix, rempli d’idées de carrière confortable, pourrait avoir une attitude dubitative face à l’entraînement de base. Or, s’il est jeté de manière inattendue dans le feu de la bataille, il se trouvera sinistrement mal préparé. Lorsque les canons de fusil de l’ennemi vous sont presque pointés sous le nez, il n’est pas temps de commencer à feuilleter fébrilement son manuel d’instruction de l’armement. Ce soldat ne pourrait qu’en conclure que ce n’était vraiment pas ce pourquoi il avait signé !

Si ce que nous croyons concernant les derniers jours n’a vraiment pas d’importance, pourquoi donc Dieu a-t-Il alloué une si large portion de Sa Parole aux prophéties du temps de la fin ? N’est-ce donc que du matériel de remplissage ? Est-ce pour amusement intellectuel ? La réponse est fort simple. La prophétie a été destinée à fournir le genre de motivation propre à transformer des mollassons de bancs d’église en soldats chrétiens. Ce site Internet sert d’introduction à « l’entraînement de base » des chrétiens, en les alertant à propos des épreuves à venir qu’ils auront bientôt à affronter pour qu’ils se préparent avec leur famille, spirituellement et émotivement, et peut-être même physiquement, au moment propice. Et ne vous faites pas d’illusions quant à votre capacité, ni celle de votre famille, à digérer facilement les implications émotives. Sans d’abord un caractère spirituellement fort, les chrétiens qui vivent relativement à l’aise dans le monde occidental réagissent souvent mal à l’idée qu’ils pourraient bientôt faire face à l’Antichrist et tout le venin que l’enfer peut déverser sur les enfants de Dieu.

Méthodologie de l’édification de notre cause biblique

La Bible est une révélation progressive de Dieu à l’homme. Toute l’information disponible pour nous dans les Écritures ne fut pas disponible à tous, dans l’histoire. Certaines choses furent révélées par l’intermédiaire de Moïse ; d’autres choses le furent par les prophètes bien des générations plus tard. Davantage fut dévoilé par Jésus et encore plus ensuite dans les écrits des apôtres. Finalement, l’Apocalypse fut révélée à Jean comme le couronnement de la vérité prophétique. La totalité de la vérité prophétique fut donnée dans une période de plusieurs milliers d’années.

À cause de la nature progressive de la prophétie biblique, lorsqu’on interprète un passage donné, l’on ne peut supposer des choses (connues grâce à des prophéties ultérieures) qui n’avaient pas encore été révélées à l’humanité quand ce passage particulier fut écrit ou annoncé verbalement. Par exemple, lorsque nous examinons ce que Jésus enseigna à Ses disciples concernant Son retour et la fin des temps, nous devons nous mettre dans leurs sandales. Nous devons considérer ce qu’ils savaient déjà à partir de leur formation juive basée sur les Écritures de l’Ancien Testament. Ils n’étaient certainement pas au courant des prophéties données ultérieurement, comme le livre de l’Apocalypse. Ce livre ne fut rédigé que six décennies plus tard ! Lorsque Jésus enseigna à Ses disciples, Il savait parfaitement que leur compréhension se limitait à la révélation PASSÉE. Jésus bâtit et ajouta davantage de révélations sur la base de leur compréhension fondamentale du moment. Cela est clair dans le Discours du Mont des Oliviers où Jésus référa les disciples à ce que Daniel avait écrit à propos de « l’abomination de la désolation » (Matthieu 24:15). Bien d’autres passages pourraient être cités dans le Nouveau Testament où le rédacteur, ou l’orateur, citait ou faisait allusion à une prophétie de l’Ancien Testament en référence à son enseignement sur l’eschatologie.

Dans notre étude, nous ne jouerons pas à la marelle à travers toute la Bible afin d’interpréter les passages. Nous essayerons plutôt de comprendre de notre mieux un passage de la manière que son auditoire original l’avait compris, selon le niveau d’apprentissage dont il bénéficiait à son époque. Cela sous-entend que la prophétie biblique était d’abord et avant tout destinée à l’auditoire à qui elle fut délivrée en premier. Bien sûr, la prophétie biblique nous est bénéfique à nous aussi qui vivons quelques milliers d’années plus tard. Mais elle ne fut pas originalement écrite à notre intention. Ainsi donc, nous devons résister à la tentation d’interpréter des prophéties antérieures au moyen de prophéties ultérieures. Les premiers auditeurs de la dite prophétie ne jouissaient pas du bénéfice des révélations faites par après. Lorsqu’Il faisait de nouvelles révélations, lesquelles devaient évidemment être bien comprises de l’auditoire auquel elles étaient destinées, nous supposons bien que Dieu était parfaitement au courant de ce que Ses auditeurs savaient et de ce qu’ils ne savaient pas. Il S’attendait à ce que les gens interprètent correctement les prophéties, compte tenu de leur compréhension limitée.

À cause de ces suppositions, nous allons édifier de manière progressive notre cause en faveur de l’enlèvement post-tribulationiste, en évitant les arguments fallacieux. Nous prendrons seulement pour acquis que les auditeurs originaux étaient au courant des révélations les précédant, pas des nouvelles venues après eux. Laissez-moi vous donner quelques exemples pour illustrer ce point, soit un sophisme commis par certains post-tribeurs et un sophisme fait par des pré-tribeurs.

Sophisme post-tribulationiste : Certains affirment que, lorsque Paul parla aux Corinthiens du retour de Jésus à la « dernière trompette », il entendait par-là la septième trompette de l’Apocalypse. Le problème de ce raisonnement vient du fait que Paul écrivit de façon à ce que ses lecteurs sachent de quoi il parlait. Or, ils n’avaient aucune idée de la septième trompette de l’Apocalypse parce que celle-ci ne fut révélée que plusieurs décennies plus tard. Nous devons donc chercher des « trompettes » dans les comptes-rendus prophétiques précédents, afin de les comparer ou identifier la « dernière trompette », plutôt que de chercher dans ce qui fut rédigé après l’écrit de Paul. Sinon, nous supposons des choses que l’auditoire original ne pouvait vraisemblablement pas connaître et ainsi ne pouvait certainement pas comprendre.

Sophisme pré-tribulationiste : Plusieurs affirment que Jésus enseigna un enlèvement pré-tribulationiste dans Jean 14:1-3. Pourtant, rien dans ce passage n’indique spécifiquement que le « retour » sera pré-tribulationiste ou séparé d’un « second retour ». Jésus venait juste de dire à ces mêmes disciples de surveiller les signes de Son retour « immédiatement après les tribulations », dans Matthieu 24. Le seul « retour » dont Jésus ait parlé préalablement à cela (et le seul dans l’Ancien Testament) est post-tribulationiste. Certains pré-tribeurs essaient de superposer un enlèvement pré-tribulationiste à Jean 14, en proclamant que le passage colle mieux à un scénario pré-tribulationiste et ils en concluent que c’est une nouvelle révélation concernant l’enlèvement. Mais qu’auraient pensé les disciples d’une pareille interpré-tation, étant donné leur compréhension du moment ? Auraient-ils cru que Jésus parlait d’un retour nouveau et différent avant les tribulations alors qu’Il venait juste de leur dire, deux jours plus tôt, de surveiller Son retour post-tribulationiste ? Sûrement pas !

Ces deux exemples illustrent la nécessité absolue de continuellement avoir à l’esprit l’auditoire original dans sa situation particulière. Ce faisant, nous nous protégerons contre les erreurs typiques commises par de nombreux étudiants de la Bible.

Au fur et à mesure que vous lirez les articles suivants, vous noterez qu’ils suivent un chemin continu au travers du Nouveau Testament. Il est hors de la portée de ce site Internet de faire la même chose avec les prophéties de l’Ancien Testament. Cependant, en temps opportun, nous jetterons aussi un coup d’œil sur la prophétie de l’Ancien Testament et nous prendrons en considération son implication dans les connaissances de l’auditoire original des Écritures prophétiques du Nouveau Testament. En adoptant ce format, nous édifierons notre cause de manière séquentielle et démontrerons le niveau de l’appui établi sur les prophéties antérieures, comme nous examinerons les nouvelles révélations données. Par défaut, nous prendrons pour acquis que les détails prophétiques donnés ont un fondement dans les prophéties passées. La où des détails uniques sont donnés qui n’ont apparemment pas de fondement dans les prophéties passées, nous assumerons que ce sont des révélations nouvelles. Souvent, le texte lui-même nous signale lorsqu’une nouvelle révélation est donnée et lorsqu’une ancienne révélation est réitérée. Par exemple, quand Paul écrit « Voici, je vous dis un mystère » (1 Corinthiens 15:51), nous pouvons en conclure qu’il est sur le point de nous révéler quelque chose qui ne fut pas compris auparavant. Mais lorsque Pierre écrit qu’il réveille les souvenirs de ses lecteurs vis-à-vis des « choses qui ont été prédites par les saints prophètes » (2 Pierre 3:1-2), nous pouvons conclure qu’il va parler de prophéties déjà révélées antérieurement.

Le procédé séquentiel de développement de notre eschatologie conduit à coup sûr à une compréhension post-tribulationiste de l’enlèvement. Une des raisons pour lesquelles la position pré-tribulationiste ne peut être correcte est qu’elle dérive du fait qu’on effectue, dans le texte biblique, la lecture de nombreuses idées (certaines bibliques, d’autres pas) que les auditeurs originaux ne pouvaient censément pas connaître. Le pré-tribulationisme est le résultat d’une longue série d’arguments sophistes, et ignore en grande partie l’arrangement historique et la nature progressive des prophéties. C’est une « construction renversée » plutôt qu’une construction progressivement érigée sur la fondation appropriée.

Si vous êtes pré-tribulationiste, pendant que vous progressez dans les prochains articles, posez-vous la question suivante : si le pré-tribulationisme est vrai, où a-t-il été introduit dans la révélation progressive de la prophétie biblique ?

Une remarque finale sur les méthodes. Les pré-tribulationistes proclament souvent être les champions de la méthode d’interprétation « littérale ». Bien que le littéralisme mène nécessairement à une compréhension pré-millénariste de la prophétie, cela ne favorise pas la position d’un enlèvement pré-tribulationiste au sein du camp pré-millénariste. Les pré-tribeurs font fréquemment appel à des interprétations non littérales comme premier support de leur point de vue. Voici quelques exemples probants :

a) la montée au ciel de Jean dans Apocalypse 4:1 représente l’Église ;

b) les 24 Anciens au ciel représentent l’Église entière au ciel ;

c) les 7 lettres aux Églises représentent 7 « ères consécutives » de l’Église ;

d) l’enlèvement d’Énoc et d’Élie sont des « types » de l’enlèvement pré-tribulationiste.

Les articles sur ce site Internet prouveront de façon concluante que les post-tribulationistes peuvent surpasser de loin les pré-tribulationistes quant à ce qui est de s’appuyer sur une méthodologie conséquente « grammatico-historique » ou « littérale ». Et une méthodologie littéraliste consistante conduira nécessairement à un enlèvement post-tribulationiste.