D.034 – Demeurons fermes dans la Foi

 

2 Thessaloniciens 2:13-15

Par Joseph Sakala

Si je faisais un sondage, je crois qu’un bon nombre parmi vous me confirmerait que, lorsque nous étions jeunes, nous avions un héros tout spécial. Sans doute des héros différents, mais probablement un individu extrêmement fort, honnête, très juste et qui défendait toujours la cause du plus faible. Peu importe la situation dangereuse dans laquelle il se trouvait, il réussissait toujours à vaincre le mal en ne faisant que le bien.

De nos jours, la violence est toujours là, mais où sont les héros de notre jeunesse, pour nous défendre ? Des touristes en vacances se font attaquer et même tuer pour leur argent. Des jeunes filles se font kidnapper pour être vendues à des réseaux de prostitution. Des parents vendent leurs jeunes enfants qui deviennent des esclaves dans toutes sortes de manufactures qui les font travailler pour quelques sous par jour. Les vieillards dans les grandes villes se barricadent dans leurs propres maisons, de peur d’être attaqués par de jeunes voyous en quête d’argent pour s’acheter de la drogue. Et, de plus en plus, des enfants tuent leurs parents pour des raisons souvent bizarres et insensées.

Face à de telles conditions, il devient extrêmement difficile pour certains chrétiens de maintenir leur foi en un Dieu d’amour, de justice et de toute-puissance. « Où Se cache-t-Il, » disent ces gens, « pendant que toutes ces choses arrivent ? Pourquoi tarde-t-Il à intervenir ? » Pour plusieurs, le compromis avec le monde, plutôt que d’y résister, semble être une solution préférable. Le compromis est devenu la mode, car le désespoir vient rapidement décourager les faibles sans défense. Cette sorte de réaction, mes chers amis, n’a rien de nouveau. Elle existait déjà dans l’Église de Thessalonique, au premier siècle. Voilà pourquoi Paul a ressenti le besoin de leur envoyer deux lettres.

Dans sa deuxième lettre, Paul leur écrit un merveilleux passage pour les réconforter et surtout pour les rassurer. Il se trouve dans 2 Thessaloniciens 2, dans les versets 13 à 15. Reportons-nous-y, s’il vous plaît. Vous remarquerez que ses paroles suivent sa description des conditions terribles qui vont s’abattre sur le monde sous la domination de l’Antéchrist des temps de la fin. Le verset 13 commence par les mots : « Mais pour nous… » ce qui nous indique qu’après les mauvaises nouvelles, il veut leur en donner de bonnes.

Ce que Paul veut insinuer, c’est que, peu importe le mal qui existera sur la terre, les chrétiens doivent agir différemment du monde. Ce qui rend cette différence possible est écrit ici, sous forme condensée. Ces versets 13 à 15 sont remplis d’une profonde vérité.

Paul était un homme instruit, mais il ne se préoccupait pas d’étaler ses diplômes. Cependant, si on avait un degré à lui conférer, il serait certes celui de M.B.S., ou Maître du Bon Sens. Paul excellait à déclarer la vérité sous une forme très condensée. Nous allons découvrir, dans ces trois versets, sept aspects de cette vérité si nécessaire pour calmer les Thessaloniciens durant ces moments périlleux.

D’abord, Paul leur dit que le processus pour devenir ferme au milieu d’un monde troublé commence par le fait de reconnaître l’amour que Dieu a pour l’humanité. Au verset 13, Paul leur déclare : « Mais pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons rendre de continuelles actions de grâces à Dieu… » Donc Paul rendait grâces à Dieu pour ces chrétiens. Parfois, nous semblons résister à croire cette vérité malgré le fait que la Bible met beaucoup d’emphase sur l’amour de Dieu pour nous. C’est peut-être parce que nous savons que, trop souvent, nous ne sommes pas à la hauteur de ce que nous aimerions être aux yeux de Dieu. Alors, à l’occasion, nous doutons que Dieu puisse toujours nous aimer. Pourtant, les Écritures sont pleines de déclarations que Dieu nous aime. Celle qui est la plus citée, dans le Nouveau Testament, c’est que Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait plutôt la vie éternelle (Jean 3:16).

Il est merveilleux de voir que Dieu nous aime malgré nos défauts, nos gaffes, nos pensées parfois méchantes et tout le reste. N’est-il pas bizarre, mais rassurant aussi, que Dieu, qui voit cette façade que nous présentons aux autres, aime toujours cette « motte de terre » de laquelle Il nous a créés ?

Regardons ce que Paul nous dit ensuite au verset 13. Parce que Dieu nous aime « …il vous a choisis… » Il nous a appelés individuellement pour nous amener à Jésus. Dieu nous a pris par la main, un par un, pour nous donner à Christ. Personne ne sait pourquoi Il a décidé d’en appeler un et non pas un autre. Saviez-vous que c’est un des plus grands mystères dans l’esprit des théologiens, ainsi que chez beaucoup de gens qui étudient la Bible ? Car les Écritures ne nous aident pas à découvrir ce mystère. Ne faisons jamais cette erreur de croire que Dieu a vu, longtemps d’avance, que nous serions plus disposés à croire l’Évangile qu’un autre, et à cause de cela, Il nous aurait inscrit dans le livre de vie.

Mes chers amis, nous n’avons aucun crédit dans ce domaine. Lorsque j’entends quelqu’un me dire : « Quand j’ai pris la décision de venir à Jésus… » je souris. Nous n’avons pris aucune décision. C’est Dieu, et Lui seul, qui a pris la décision à savoir qui appeler et ensuite l’attirer vers Jésus. Comment expliquer que des criminels endurcis se tournent soudainement vers Dieu, alors que pendant bon nombre d’années, ils ne voulaient absolument rien savoir de Lui. Et soudainement, leur vie est complètement transformée et ils rayonnent !

Pendant ce temps, d’autres, qui vivent une vie sans histoire, sont gentils avec tout le monde, n’ont aucun intérêt pour étudier la Parole de Dieu, ou même parler de Jésus. Humainement parlant, ces gens devraient être beaucoup plus disposés à se convertir à Jésus que le criminel. Pourtant, Christ Lui-même a rendu ceci extrêmement clair, quand Il a déclaré : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:44). Plus que tout autre verset dans la Bible, ces Paroles confirment le fait que nous sommes appelés par Dieu.

Je regrette, mais nous ne pouvons pas aller directement à Christ de nous–mêmes ! Il faut que le Père nous attire ! Et Il n’attire pas tout le monde présentement. Vous savez, les élus de la Première Résurrection ne seront que les prémices de Dieu avec lesquelles Il formera des rois et des sacrificateurs, et ils régneront sur la terre, comme il est écrit dans Apocalypse 5:10 [Voir aussi Apocalypse 14:4]. La grande récolte se fera durant le Millenium et dans la Deuxième Résurrection. C’est de que seront formées les nations, sous la direction de ces prémices ! Un roi sans sujet régnerait sur qui ? Simple logique, non ?

Ceux qui prêchent, de nos jours, qu’aujourd’hui est le seul jour de salut sont des imposteurs ! Ils n’ont aucune idée de la grandeur de la miséricorde de Dieu. Ils se font passer pour ministres de Christ pour mieux dominer par la peur sur les pauvres brebis entre leurs griffes. Mais il ne faut pas être surpris de voir ces gens agir de la sorte, car Satan lui-même se fait passer pour un ange de lumière. Il n’est donc pas étonnant de voir ses ministres aussi répandre leurs doctrines de démons tout en s’enrichissant en vendant des bouquins par millions ! Ces ministres, déguisés en ministres de justice, prêchent un autre Jésus et un autre Évangile qui est poussé par un autre esprit : celui de Satan ! Et ces pauvres gens voilés qui les suivent le supportent bien. Mais Paul nous dit que la fin de ces ministres sera selon leurs œuvres, comme on peut voir dans 2 Corinthiens 11, dans les versets 3-4 et les versets 13-15.

Vous savez, je ne voudrais pas être à leur place lors du retour de Christ qui a Lui-même déclaré que ceux qui ont reçu plus et utilisent mal leur autorité seront jugés plus sévèrement, comme on peut voir dans Matthieu 23, dans les versets 13 et 14.

Mais revenons dans 2 Thessaloniciens 2 où Paul continue, au verset 13 en nous déclarant, à nous, les convertis, la raison de notre appel. Nous avons été choisis, « dès le commencement, pour le salut… » Laissez-moi vous dire que Dieu S’est fixé tout un but, ici, car le salut implique nécessairement la conversion de cet individu. C’est tout un contrat ! Cela veut dire naître de nouveau, avec le Saint-Esprit habitant en nous et exécutant tous les changements qui doivent s’opérer dans notre caractère. Pour le déclarer plus simplement, le salut veut dire que notre relation avec Dieu devient complètement bouleversée. Il ne nous regarde plus comme étant des étrangers suivant le monde, mais plutôt comme des êtres chers devenus Ses enfants par la foi dans le sacrifice de Son Fils Jésus.

Son but ultime est de conduire l’humanité entière vers le salut. Mais pas maintenant. Dieu a décidé de commencer avec Ses prémices. Dieu nous a sortis d’un monde qui périt afin de nous destiner à la gloire. Comment va-t-Il accomplir cela ? Vers la fin du verset 13, Paul nous dit que ce sera par « …la sanctification de l’Esprit, » c’est-à-dire, par un don exclusif venant de Dieu. Quel don ? Quand Dieu nous appelle et que nous venons à Christ, notre esprit devient littéralement envahi par le Saint-Esprit. C’est ce que la Bible appelle la régénération, ou naître de nouveau. C’est qu’on naît à un nouveau commencement durant le reste de notre vie physique. Ce changement dans notre caractère n’est pas toujours soudain. Dieu est patient. Et le Saint-Esprit travaille progressivement avec chacun, à son rythme. Le Saint-Esprit est là pour aider, et non pour brusquer.

À la toute fin du verset 13, Paul nous dit que ces choses se produisent « dans la foi en la vérité. » Je ne crois pas qu’il soit possible de déterminer lequel des deux vient en premier : d’avoir la foi et croire dans la vérité pour être ensuite envahi par le Saint-Esprit, ou vice-versa, c’est-à-dire que l’Esprit de Dieu vient saisir notre esprit pour nous donner la foi et ensuite nous révéler la vérité. Mais en quelque part, l’individu doit faire un choix, et croire que ce que Dieu dit s’applique directement à lui ou à elle, et que Dieu S’engage personnellement à faire le reste.

Quand la personne croit cette vérité, et met sa foi en Dieu, on peut dire alors qu’elle devient doucement envahie par le Saint-Esprit. Dans 2 Thessaloniciens 2:14, on peut lire : « Il vous a appelés à cela par notre évangile… » Ceci est une référence directe à l’enseignement et à la proclamation de la Bonne Nouvelle. Dieu travaille au travers de certains humains pour faire une œuvre spécifique. Donc, en quelque part, l’individu doit entendre ce que Dieu veut lui offrir. Ceci peut se faire dans une conversation entre deux amis, ou peut-être simplement en étudiant la Bible, ou encore par quelque chose qui s’est dit dans une réunion d’évangélisation. Ou même par une évangélisation télévisée.

C’est ainsi que Dieu a piqué ma curiosité à rechercher Sa Parole. Et chacun connaît son histoire qui est sûrement différente de la mienne. Ce qui est important, cependant, c’est que nous avons entendu ce que Dieu nous a promis grâce à Jésus. Ensuite, nous avons réagi et cru ce que nous avons entendu. Dès ce moment, le Saint-Esprit a pu commencer à opérer des changements en nous. Dans la deuxième partie du verset 14, Paul nous dit que Dieu a commencé ce travail en nous : « …pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. » Quelle magnifique promesse de Sa part ! Un jour, nous pourrons partager Son triomphe sur la croix avec Jésus Lui-même. C’est ça, la promesse extraordinaire des Écritures ! Posséder la gloire de Jésus un jour !

Peu importe que nous ayons travaillé dans l’ombre des autres, sans tambour ni trompette, un jour, Dieu va dévoiler devant l’univers entier ce qu’Il a accompli pendant des siècles : amener vers Lui un peuple pour partager Sa gloire !

Allons voir Colossiens 3:4. Regardons ce que Paul nous dit, ici : « Mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire. » Dieu est en train de conduire à la gloire beaucoup de fils et de filles. De quelle façon ? En élevant d’abord à la perfection, par les souffrances, le Prince de notre salut (Hébreux 2:10). C’est ce que Dieu a fait par le passé et qu’Il continue de faire aujourd’hui. C’est vraiment incroyable de voir comment Paul a pu condenser autant de vérités dans deux petits versets.

Revenons à 2 Thessaloniciens 2. Il n’est donc pas surprenant de voir Paul continuer à encourager ces Thessaloniciens au verset 15, en leur disant : « C’est pourquoi, frères, demeurez fermes et retenez les enseignements que nous vous avons donnés, soit de vive voix, soit par notre lettre. » Il y avait deux activités auxquelles ces chrétiens se devaient de participer. Malgré les temps difficiles, ils devaient demeurer fermes dans la foi et retenir les instructions qu’ils avaient reçues. Demeurer fermes dans la foi veut dire ne pas céder sous la pression. Retenir les instructions veut simplement dire rester accrochés à la vérité. Ces deux instructions de Paul s’appliquent encore plus à notre génération, avec tout ce qui se passe dans le monde. Il faudrait être très naïfs pour croire que la société ne peut pas influencer l’Église. Elle l’a fait dans six des sept congrégations qui sont identifiées dans les chapitres 2 et 3 de l’Apocalypse, à peine soixante années après sa fondation. Presque deux mille années plus tard, pensez-vous que la société n’aurait aucune influence sur nous ? Pensez-vous que Satan se repose, depuis le premier siècle ?

Mais Paul dit aux Thessaloniciens : « Vous avez ce qu’il vous faut. Faites appel aux ressources que Jésus vous a rendues possibles. Choisissez de faire la volonté de Dieu. » Cela s’applique à nous aussi. Il n’y a aucune raison valable pour le chrétien d’abandonner Jésus et de succomber à la société. Quand quelqu’un gaffe et qu’il dit : « Je ne pouvais pas m’empêcher… » il se séduit lui-même. La réalité, c’est qu’il a gaffé ! Un point, c’est tout ! Cependant, le trône de Dieu est toujours là pour aller confesser nos péchés, et Dieu est fidèle pour nous pardonner nos gaffes.

Dieu nous a donné Son Saint-Esprit afin de l’utiliser pour faire ce que nous ne pouvons pas faire de nous-mêmes. Mais vous allez me dire : « Le stress et la pression au travail sont tels qu’il est très difficile de ne pas céder à la tentation ! » Je vous le concède, les temps sont durs, mais n’est-il pas écrit qu’aucune tentation ne vous est survenue qui ne soit humaine, et Dieu, qui est toujours fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ? Au contraire, avec la tentation, Il prépare aussi le moyen de nous en sortir afin que nous puissions la supporter (1 Corinthiens 10:13).

Les personnes qui sont éprouvées, ou qui ont éprouvé ce verset avec une bonne attitude, vous confirmeront que Dieu n’a jamais permis qu’elles subissent des pressions au-delà de leurs forces. Car, ayant mis leur foi en Lui, elles vous diront que Dieu avait déjà la solution toute prête et qu’Il la leur a donnée au moment propice. Quand nous sommes éprouvés, nous devrions nous rappeler qui nous sommes, ainsi que les promesses que Dieu nous a faites. Notre contrat est avec Dieu.

Vous savez, cela me fait penser au monsieur qui dirigeait les réunions d’un petit groupe de chrétiens qui se sont formé une petite congrégation afin de se réunir régulièrement. Au début, tout allait bien. Mais il a commencé à se décourager quand certains de ces chrétiens se sont mis à critiquer les messages qu’il leur préparait à l’occasion ainsi que la façon de diriger le groupe. Dans son désespoir, il est allé consulter un vieil ami pour le conseiller. Son bon ami a commencé par lui expliquer pourquoi Dieu lui avait confié cette tâche. Il lui a étalé toutes ses qualités ainsi que les ressources divines lui étant disponibles en cas de besoin. Il lui a rappelé que, lorsque Israël était sur le bord de la Mer Rouge, avec l’armée égyptienne à ses trousses, Dieu ne leur a pas dit : « Entrez dans la mer et noyez-vous ! » Non, Il a dit : « Regardez éclater ma gloire ! Moi, je vous amènerai de l’autre côté. » Le vieillard a fixé son jeune ami dans les yeux et lui a dit : « C’est exactement ce que Dieu est en train de te dire. “Demeure ferme et laisse-Moi agir. Toi, continue.” » À partir de ce moment, l’attitude du jeune homme a tellement changé que même les critiques ont cessé, car tous se sont mis à travailler vers le même but : se fixer sur le Royaume !

Paul nous dit la même chose : demeurer fermes et laisser Dieu agir. Ensuite, il nous dit de retenir les instructions que nous avons reçues. Ce sont des instructions apostoliques venant directement de Jésus. Certains apôtres en ont même reçues dans des apparitions ou en vision. Ce sont des révélations venant du Saint-Esprit qui voit les choses comme elles sont en réalité. Paul nous dit que cette vérité nous a été transmise, soit verbalement, ou par des lettres. Dans 1 Corinthiens 11:2, Paul loue les Corinthiens. Il leur dit : « Je vous loue de ce que vous vous souvenez de tout ce qui vient de moi, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données. » Il profite, cependant, de cette occasion pour leur donner des instructions à savoir comment mieux célébrer le Repas du Seigneur, dans les versets 17 à 34.

Mais son but était de leur faire saisir le mystère de la mort de Jésus et le prix que notre Seigneur a dû payer pour notre salut. Quand nous nous réunissons pour ce repas, cette merveilleuse tradition devrait aussi nous rappeler la puissance de Sa résurrection dans notre vie qui est renouvelée, maintenant, par Sa grâce. Il faut étudier et manger Sa Parole, si nous voulons conserver cette force de demeurer dans la foi et dans Ses instructions bibliques. Vous n’avez qu’à surveiller les églises qui ont commencé à diluer cette vérité apostolique avec des traditions d’homme. Inévitablement, vous verrez ces églises sombrer dans le compromis et dans la faiblesse spirituelle.

Parfois, vous verrez même les dirigeants de ces groupes impliqués dans divers scandales. C’est l’arme préférée utilisée par Satan avec ces gens. « Mais pourquoi, » allez-vous me demander, « Satan voudrait-il agir ainsi ? » Parce qu’il y a une méthode dans sa folie. Il sème la pagaille, puis il se retire. Et aussitôt, vous verrez les médias se lancer sur ces événements scandaleux. Pour prouver quoi ? Que les chrétiens ne sont vraiment pas meilleurs que les autres.

Mais Dieu veut que les vrais chrétiens soient meilleurs que les autres. Une lumière est supposé briller. Le chrétien doit demeurer ferme afin d’empêcher justement que l’enseignement apostolique soit dilué dans sa vie et réduit au niveau de la société. Nous n’avons pas le droit, sous aucun prétexte, d’abandonner ces instructions divines.

Certaines églises, de peur de perdre leurs membres, citent rarement des versets pour corriger une situation. Pourtant, Paul nous dit que toute Écriture est inspirée par Dieu pour enseigner, pour convaincre, pour instruire et pour corriger. Il conclut en disant que toutes ces choses sont nécessaires afin que l’homme de Dieu devienne accompli et propre à faire toute bonne œuvre (2 Timothée 3:16-17). L’homme ou la femme de Dieu doit se laisser guider par la Parole de Dieu.

Ceux qui enseignent seulement ce que les gens veulent bien entendre risquent de former des chrétiens très naïfs (qui pensent peut-être qu’une épître est l’épouse d’un apôtre, ou que Sodome et Gomorrhe étaient des amants ! Je vous taquine…) Ceux qui sont réticents à se faire instruire, se privent de la compréhension réelle des doctrines de base du christianisme. Et à cause de cela, ils agissent habituellement de deux façons. Prenons, par exemple, la justification par la foi. Étant sous la grâce et libérés par le sacrifice de Jésus, ces gens croient que tout leur est maintenant permis, car le péché n’existe plus ! Et saviez-vous qu’il y a un groupe qui le prêche directement sur Internet ?

Certains Romains convertis, au premier siècle, avaient commencé à penser ainsi et Paul a été obligé de les corriger. Au verset 15 de Romains 6, il leur dit : « Quoi donc, pécherons-nous, parce que nous ne sommes point sous la loi, mais sous la grâce ? Nullement ! 16Ne savez-vous pas que si vous vous rendez esclaves de quelqu’un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez ; soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance pour la justice ? » La justification demande l’obéissance, c’est-à-dire, devenir esclave de Christ et non esclave de celui qui mène à la mort.

L’autre façon d’agir serait de voir le péché partout, un enseignement qui est très populaire chez les ministres qui se plaisent à dominer en dictateurs sur leurs brebis. Et ces pauvres gens vivent leur vie continuellement tourmentés par le péché, et à l’autre extrême du premier groupe. Regardons, dans Romains 6:3, ce que Paul dit à ce deuxième groupe : « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? 4Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle. » Paul nous dit d’être équilibrés. Oublions tous nos péchés qui ont été commis jusqu’au baptême, car à partir de ce moment-là, nous avons commencé une vie nouvelle sous la grâce. Tout le reste a été lavé. Mais la grâce ne nous donne pas le droit de pécher. Elle nous garantit, cependant, le pardon de tout péché si nous nous approchons du trône de Dieu pour le confesser.

C’est ça, l’équilibre chrétien ! Et c’est cet équilibre que Satan aimerait détruire. La correction n’est pas un outil de destruction. Au contraire, la correction devrait être considérée comme le moyen pour rétablir l’équilibre spirituel chez les enfants de Dieu.

Revenons dans 2 Thessaloniciens 2, s’il vous plaît. Regardons la courte prière de Paul au verset 16 : « Or lui-même Jésus-Christ, notre Seigneur, et notre Dieu et Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné une consolation éternelle, et une bonne espérance par sa grâce, 17Veuille consoler vos cœurs, et vous affermir en toute bonne parole, et en toute bonne oeuvre » (version David Martin). Paul souligne ici ce qu’il a dit auparavant, que la grande ressource du croyant, c’est Dieu Lui-même. Lorsque nous avons des problèmes, attendons-nous à ce que Dieu vienne nous défendre et nous donner la force de demeurer fermes. Regardons-Le agir, alors qu’Il nous offre la solution pour nous sortir de notre problème particulier, quelle que soit le problème.

Les Thessaloniciens avaient vécu cette expérience, quand ils sont venus à Christ qui les a aimés, leur dit Paul, et qui leur a donné, par Sa grâce, une consolation éternelle, c’est-à-dire, cette assurance d’être acceptés de Lui, et une bonne espérance ou la promesse d’un destin complètement différent de celui qu’ils avaient avant de venir à Jésus. Étant sous la grâce, Paul les assure de la continuité de la part de Dieu de consoler leur cœur en les affermissant à faire de bonnes œuvres accompagnées de bonnes paroles.

Nous avons cette assurance aussi, car Dieu nous donne toujours la force de terminer ce que nous voulons accomplir. Pour appliquer ceci dans notre vie quotidienne, le chrétien peut mettre un terme à n’importe quelle mauvaise habitude qu’il veut éliminer. Dieu ne nous forcera pas. Mais si nous décidons de le faire, il nous donnera la puissance nécessaire pour y arriver. Peu importe ce que nous voulons changer, si nous choisissons de le faire selon Sa volonté, avec le Saint-Esprit, tout est possible. Sa puissance est sans limite.

Regardons maintenant, dans 2 Thessaloniciens 3:1, ce que Paul demande à ces Thessaloniciens alors qu’il leur écrivait cette lettre de Corinthe où il oeuvrait à ce moment-là. « Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur ait un libre cours, et soit glorifiée partout, comme elle l’est parmi vous. » Vous savez, Corinthe était une ville méchante et Paul faisait face à plusieurs problèmes. Il désirait, toutefois, qu’il arrive à Corinthe la même chose qu’à Thessalonique où Dieu avait beaucoup béni son travail. Imaginez qu’il avait prêché à peine trois semaines dans une synagogue, comme on peut le voir dans Actes 17:2, et plusieurs gens ont embrassé cette Église vivante et vibrante avec une grande joie.

Eux qui vivaient auparavant dans la noirceur des rituels anciens et dans leurs croyances païennes, apprennent soudainement de Paul comment la puissance de Dieu pouvait transformer leur cœur à la gloire du Seigneur. Paul leur demande maintenant de prier afin que cette noirceur soit pénétrée par l’Évangile à Corinthe, tout comme elle l’avait été à Thessalonique. Nous aussi nous avons cette même responsabilité de prier afin que la lumière de l’Évangile pénètre dans les ténèbres des pays où prêcher Christ est, non seulement défendu, mais punissable de prison et de martyr. Prions pour que Dieu touche le cœur de ces dirigeants et ouvre ainsi la porte à la Parole.

Vous savez, Dieu pourrait facilement ouvrir ces portes, mais Il accomplit habituellement plusieurs choses en même temps. Il veut d’abord voir les chrétiens tenir ferme dans la prière et dans la foi. En créant ainsi Son caractère en nous, Il ouvrira ensuite ces portes que personne ne pourra fermer. Voilà comment Dieu travaille souvent.

Au verset 2, Paul leur demande aussi de prier pour sa protection, ainsi que celle de Sylvain et de Timothée (1:1), afin « que nous soyons délivrés des hommes inconsidérés et méchants ; car tous n’ont pas la foi. » Paul faisait face à une grande opposition dans cette Église à Corinthe. Il y avait des gens qui se disaient chrétiens, mais n’étaient pas du tout dans la foi. Ce sont eux qui rendaient son travail extrêmement difficile. Il est intéressant de noter, cependant, que Paul ne demande pas leur élimination de la congrégation, mais plutôt d’être délivré au travers de cette opposition. Dieu n’enlève pas toujours nos problèmes immédiatement. Souvent, Il les utilise pour créer quelque chose de fort en dedans de nous, afin que nous puissions passer au travers.

Dieu sait ce qu’il nous faut pour réussir, car Il nous a comblés de tout ce dont nous avons besoin. Il est très encourageant de savoir cela. Paul le savait aussi et il exhorte maintenant les Thessaloniciens en leur déclarant, au verset 3 : « Le Seigneur est fidèle, qui vous affermira et vous préservera du malin. 4Et nous avons à votre égard cette confiance dans le Seigneur, que vous faites et que vous ferez les choses que nous vous recommandons. 5Que le Seigneur conduise vos cœurs à l’amour de Dieu et à l’attente patiente du Christ. » Jésus est fidèle. Nous n’avons rien à craindre, car Il ne nous abandonnera jamais. Si nous mettons notre foi en Lui, nous serons délivrés de n’importe quelle situation. Personne, et je répète, personne ne pourra nous arracher de Sa main !

Paul connaissait les Thessaloniciens. Il savait que, grâce à leur obéissance à ce qu’il leur recommandait de faire, la puissance de Dieu agirait pour régler ses problèmes à Corinthe, et eux aussi seraient entièrement bénis dans tout ce dont ils avaient besoin, grâce à l’amour de Dieu dans la patience de Christ.

Combien plus, de nos jours, nous avons besoin de croire dans la puissance divine pour nous sécuriser dans nos épreuves, ayant toujours ce sentiment d’appartenance à Christ. Peu importe ce que les autres pensent de nous, si Dieu est pour nous, que peuvent nous faire nos adversaires ? Pensons souvent à ce que Paul nous dit, ici, et laissons-nous nous affermir dans la foi en permettant à Jésus de diriger nos cœurs dans l’amour les uns pour les autres. Cette sorte d’attitude aura pour résultat de créer en nous une confiance et une assurance qui se manifesteront de plusieurs façons.

J’aimerais vous en citer sept. Je pourrais vous en citer beaucoup plus, mais je vais vous en citer sept.

Notre première assurance

Parce que nous sommes des enfants de Dieu, nous avons avec Lui une relation qu’aucun adversaire ne pourra changer.

Notre deuxième assurance

Parce que nous jouissons de la justice de Christ Lui-même, par la foi, personne ne pourra ternir cette justice, ni nous l’enlever.

Notre troisième assurance

Nous avons en nous la puissance du Saint-Esprit que personne ne pourra diminuer.

Notre quatrième assurance

Si nous nous laissons diriger par Christ, nous aurons une paix intérieure que personne ne pourra jamais détruire, car elle nous vient directement de Dieu.

Notre cinquième assurance

Nous savons que nous avons l’amour inconditionnel de Dieu, un amour qui nous garantit que Dieu ne nous abandonnera jamais.

Notre sixième assurance

Nous avons l’Esprit de Christ qui intercède pour nous dans nos prières. Quel bonheur, car le Père ne refuse rien à Jésus !

Et notre septième assurance

Nous avons la joie de savoir que nous avons comme grand Frère un souverain Seigneur à qui toute-puissance a été donnée.

Mes chers amis, le Roi des rois Lui-même est notre grand Frère. Avez-vous déjà remarqué que Jésus n’a jamais été bouleversé, ni devenu coléreux suite à cette résistance continuelle de ceux qui s’opposaient à Lui ? Au travers de Ses souffrances et Ses tribulations, Il n’a jamais désespéré. Il est demeuré ferme. Comment a-t-Il pu faire cela ? En Se mettant entièrement entre les mains de Son Père qui peut faire, par Sa puissance, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons et pensons (Éphésiens 3:20).

Pourquoi ne pas imiter Christ dans de telles circonstances ? Si ça marchait pour Lui, pourquoi pas pour nous ? Voilà ce dont nous avons tous besoin aujourd’hui. Car l’amour de Dieu nous procure la sécurité et la patience de Christ nous procure cette paix intérieure qui est si nécessaire dans notre vie de tous les jours. Le chrétien qui demeure ferme dans la foi, refusera de se laisser renverser par tout et rien, comme le monde qui nous entoure. En agissant ainsi, Dieu Lui-même verra à ce que nous nous rendions au jour où nous pourrons partager la gloire de Jésus avec Lui lors de Son Avènement.

C’est ce que je vous souhaite à chacun.




D.033 – L’autorité du Serviteur

 

Jean 13:1-17

Par Joseph Sakala

Une des choses les plus remarquables de nos jours, c’est de constater de quelle façon les gens s’y prennent pour expliquer qui est à blâmer pour chaque malheur qui frappe notre société. Avez-vous déjà pris le temps de vraiment écouter deux leaders politiques de camps opposés, à l’Assemblée Nationale ? Écoutez-les décrire le même problème qu’il faut solutionner. On se croirait sur deux planètes différentes. Cette manie de toujours placer le blâme sur l’autre afin de mieux se justifier ! Et on le voit à tous les niveaux de la vie, que ce soit au foyer, entre mari et femme, enfant avec enfant, enfants avec les parents, au boulot avec nos copains de travail, en politique ou dans les sports.

Quand j’étais jeune, on nous disait : « Peu importe si vous gagnez ou perdez, l’important, c’est d’y avoir participé. » Aujourd’hui, on dit : « L’important, c’est de gagner ! Sinon, qui peut-on blâmer ? » Derrière ce processus visant à décharger le blâme sur un autre, se cache l’inévitable question : qui détient l’autorité ? Car il semble que celui qui détient l’autorité a toujours le bon bout du bâton, pour mieux frapper. Mais d’où vient l’autorité de quelqu’un ? Bonne question que bon nombre de gens se sont posée dans toutes les générations.

Voilà également le thème qui est abordé par l’apôtre Jean, dans le 13e chapitre de son Évangile. Pour nous l’expliquer en profondeur, Jean déplace son point focal du ministère public de Jésus et sur les multitudes qui le suivaient constamment. Il nous amène plutôt dans cette intimité privée de la chambre haute où Jésus avait réuni Ses douze disciples pour les instruire. Il leur avait déjà dit « Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles soient dans l’abondance » (Jean 10:10). Ce seul verset sépare l’enseignement de Jésus en deux grandes étapes de croissance pour le chrétien.

Dans les douze premiers chapitres de l’Évangile de Jean, Jésus nous parle de la vie éternelle qui est disponible à tous les humains. Jésus S’offre comme étant la seule source accessible pour nous amener à l’immortalité. Dans les chapitres 13 à 17, Son but est de nous instruire à savoir comment parvenir à cette immortalité, tout en étant aussi dans l’abondance des bénédictions spirituelles et physiques.

Donc, d’un côté, vous avez le don gratuit de la vie éternelle, qui est spirituel ; de l’autre, vous avez les étapes du cheminement chrétien vers cette immortalité. Ceci implique une certaine abondance physique. Laissez-moi vous donner un exemple que vous reconnaîtrez facilement. Mettre un enfant au monde est une chose, mais les deux parents savent qu’à partir de cette naissance, l’enfant devra passer par un processus qui comportera plusieurs étapes de son développement, des étapes importantes qui vont orienter sa croissance jusqu’à l’âge adulte et au-delà. C’est de cette sorte d’abondance dont Jésus parle où le nécessaire physique est fourni aussi. C’est la même chose dans notre croissance spirituelle qui, pour Jésus, est encore plus importante.

Alors, Jésus entre dans cette chambre haute, le soir avant la fête de la Pâque des Juifs. C’est un moment crucial dans Son ministère. Ses disciples sont nerveux et tendus en voyant cette opposition grandissante de la part des autorités civiles et religieuses contre Jésus. L’ombre de la croix se dessine déjà dans leur complot pour Le tuer. Cet incident du chapitre 13, relié au dernier souper de Jésus avec Ses disciples, est délibérément ajouté ici par Jean. Vous noterez que Matthieu, Marc et Luc nous parlent exclusivement de l’institution du Repas du Seigneur où Jésus a établi la Nouvelle Alliance dans Son sang. Mais vous remarquerez que Jean n’en parle pas. Il ajoute plutôt le lavement des pieds, dont les trois autres ne font aucune mention.

Souvenons-nous que Jean a écrit son Évangile dans les années 90, longtemps après les trois autres évangélistes. Au lieu de reproduire à son tour l’institution de la Pâque, le Saint-Esprit l’inspire de nous parler du lavement des pieds qui s’ajoute à ce dernier repas de Jésus.

Pendant le souper, Jésus Se lève de table, ôte Ses vêtements et prend un linge qu’Il met autour de Sa taille. Il verse de l’eau dans un bassin et Se met à laver les pieds de Ses disciples. Ce qui prime, dans ce geste de Jésus, n’est pas tant ce qu’Il fait que pourquoi Il le fait. Voilà ce qui intéresse Jean, au point de vouloir nous décrire cet événement en détails. Pourquoi Jésus avait-Il subitement décidé de laver les pieds de Ses disciples ?

Pour mieux nous situer dans cette histoire, allons voir le déroulement de ce souper avec Jésus et Ses disciples dans Luc 22. N’oublions pas que Jésus avait, à plusieurs reprises, annoncé aux disciples qu’Il serait mis à mort. Au verset 14, Jésus Se met à table avec Ses disciples. Il leur dit, au verset 15 : « J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre. » Parce qu’Il savait qu’Il devait mourir. Au verset 19 : « Puis il prit le pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. » Vous noterez que ceci n’est pas une suggestion, ni une option. C’était un commandement à Ses serviteurs.

Au verset 20 : « De même, après avoir soupé, il leur donna la coupe, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » À ce stade, on croirait que Ses disciples seraient attristés et n’auraient qu’une seule idée en tête : celle de se porter vers Jésus pour le consoler dans Ses derniers moments douloureux avant de mourir. Mais non. Au verset 24, il s’élève une contestation à savoir qui serait le plus grand ! Qui prendrait la place de Jésus ! Qui deviendrait le boss pour diriger les autres ! Même durant cette période de crise épouvantable, leur nature humaine était vite remontée en surface.

Mais que fait Jésus ? Celui-ci ne Se choque pas. Au verset 15, Il leur explique doucement que, dans le monde de Satan, « les rois des nations les maîtrisent. » C’est au plus fort la poche ! Le plus violent domine sur les autres et devient le roi. Et, après avoir presque tout arraché à ses sujets, il leur remet quelques miettes et c’est ainsi que ceux qui dominent sont appelés « bienfaiteurs ». Les gouvernements font cela continuellement. Ils nous écrasent par les impôts, de toutes sortes de taxes cachées aussi, et ensuite, ils décident de baisser un petit brin les impôts, et l’on dit : « Ça, c’est un bon gouvernement ! »

Au verset 26, Jésus leur dit que dans Son Église, ceci ne devrait pas exister. Il n’y a pas de place pour les dominateurs. Dans Son Église, le plus grand serait le serviteur et non celui qui veut se faire servir. Dans le monde, c’est celui qui est à table qui est le plus grand et non celui qui sert. Dans la deuxième partie du verset 27, Jésus leur dit : « …et cependant je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » Jésus était le Maître, mais ce qui faisait Sa grandeur, c’est qu’Il était aussi le Serviteur de Ses serviteurs ! Dans le monde, cette approche n’a aucun sens. Tandis que dans l’Église, Jésus décide de leur prouver que cette approche est la seule qui ait du sens !

Allons dans Jean 13. Jésus ne prêchait pas en paroles seulement, Il prêchait par l’exemple. Voilà pourquoi Jésus décide spontanément de laver les pieds de Ses disciples. Et Jean nous décrit six raisons qui ont motivé ce geste de Jésus. La première raison est évidente. Au verset 1, Jésus savait que Son heure était venue et qu’il était temps de passer de ce monde au Père. Le temps se faisait court et Son ministère sur cette terre tirait à sa fin.

Vous savez, quand on doit quitter ceux qu’on aime, on a parfois cette tendance, même nous, les humains, à faire l’inventaire de ce qui se passe. Tout au long de Son ministère, Jésus savait qu’Il était l’Agneau de Dieu venu pour ôter les péchés du monde, comme on voit dans Jean 1:29. Il savait que Sa mort coïnciderait avec l’immolation des agneaux sur la place publique pour célébrer la Pâque juive, car Il avait Lui-même établi cette Pâque, en Égypte, le soir avant le départ de la nation d’Israël vers le désert. Jésus voyait déjà Son sacrifice, d’une odeur exquise aux narines de Son Père. Il Se voyait aussi comme le grain de blé qui devait être mis en terre pour mourir afin que, par Sa mort, il en résulte une moisson énorme de Juifs et de Gentils pour le Royaume de Dieu, plus tard.

La deuxième raison de Sa motivation se trouve au verset 1, dans la deuxième partie. Ayant aimé les Siens qui étaient dans le monde, Jésus mit le comble à Son amour pour eux. Il savait ce qui L’attendait dans les heures à venir, mais, suite à cette dispute à savoir qui serait le plus grand, Jésus met Son problème de côté. Il décide plutôt de passer Son message d’amour aux Siens, jusqu’à la fin. Imaginez comme Jésus les aimait, car tout ceci se passe à peine douze heures avant Sa crucifixion !

Au chapitre 15:13, Jésus leur dit : « Nul n’a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis. » C’est la façon la plus grandiose qui existe pour exprimer son amour pour l’être aimé, que de donner sa vie pour lui ou elle ! Cette grande relation d’amour de Jésus envers Ses disciples est exactement la même qu’Il entretient avec nous, maintenant. Rien que nous puissions faire, par faiblesse ou par ignorance, n’empêchera Jésus de nous aimer. Il devra peut-être nous discipliner, à l’occasion. Il permettra aussi que nous passions par des expériences pas toujours plaisantes. Mais soyons assurés qu’Il permet ces choses pour nous faire grandir. C’est un acte de Son amour qui concourt à notre bien.

Jude, le frère de Jésus, nous dit : « Conservez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle » (Jude 21). Nous avons donc cette assurance que Jésus nous aime. Au moment où Il devait subir des tortures atroces, il est incroyable d’imaginer que Jésus ne pensait pas à Lui-même. Il avait à cœur de S’occuper de ceux qu’Il aimait.

Le troisième geste qui motive Sa raison est au verset 2 de Jean 13. Pendant le souper, Jésus savait que le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariote le dessein de le livrer. Jésus était toujours conscient de ce royaume invisible des ténèbres qui nous entoure. Il venait à peine de se manifester dans cette dispute pour la chefferie entre les disciples, que nous avons vu dans Luc 22. Vous savez, les démons sont des maîtres psychologues quand il s’agit d’injecter des pensées destructives dans le cœur des humains. Jésus savait que c’était le diable qui préparait cette crise et qu’il avait choisi Judas pour le trahir.

Le texte grec est très intéressant, ici. Le texte français dit : « Le diable ayant déjà mis au cœur de Judas l’Iscariote, fils de Simon, de le trahir… » Tandis que le texte grec dit seulement que « le diable avait mis dans le cœur que Judas serait celui qui le livrerait. » Saisissez-vous la différence ? Plusieurs commentateurs bibliques croient que le cœur, ici, fait référence au cœur de Satan et non à celui de Judas. C’est que Satan avait déterminé dans son cœur que Judas serait la victime qui serait utilisée pour trahir Jésus. Judas avait certaines faiblesses, faisant de lui une proie plus facile pour Satan. À cause de ces faiblesses, Judas était devenu, à ce stade, la victime idéale pour accomplir ce que Satan avait prédéterminé dans son propre cœur. Cela expliquerait le découragement total et le suicide de Judas, suite à sa trahison, surtout quand il avait pleinement compris la folie de son acte après que Satan l’eut relâché.

L’apôtre Pierre nous dit que le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5:8). Nous avons ici une preuve évidente avec Judas à savoir comment un individu peut facilement tomber victime du diable au point de trahir même son meilleur ami. Remarquez que Jésus ne Se met pas en colère contre Judas. Satan était entré en lui et le possédait, comme on peut le voir au verset 27. Satan contrôlait Judas, ici ! Jésus lui dit simplement : « Fais au plus tôt ce que tu as à faire. » Le diable était au travail, en s’acharnant sur Jésus qui le savait parfaitement.

La quatrième raison de Son geste est au verset 3 : « Jésus [savait] que le Père lui avait remis toutes choses entre les mains… » Il était donc en charge de tout ce qui se passait. Jésus n’était pas simplement la victime d’un complot. Il y a plusieurs années de cela, un auteur juif avait écrit un bouquin intitulé The Passover Plot (Le complot de la Pâque). Cet auteur affirmait que Jésus était simplement la pauvre victime d’un complot orchestré par certains leaders juifs avec les autorités romaines pour le mettre à mort. Mais ce verset 3 nous indique clairement que ce n’était pas le cas.

Allons voir Jean 19:10. Regardez ce qui se passe ici. Pilate dit à Jésus : « Tu ne me dis rien ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te faire crucifier, et le pouvoir de te délivrer ? » Ah bon. Regardons maintenant la réponse de Jésus au verset 11 : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, s’il ne t’avait été donné d’en haut. » Jésus était complètement en charge de la situation. Il était parfaitement conscient de ce qu’Il avait à faire. Et Il verrait Lui-même à ce que tout se passe selon un plan bien établi, avant même la fondation du monde.

La cinquième raison de Son geste se trouve dans Jean 13:3, dans la deuxième partie. Jésus savait qu’Il « était venu de Dieu et qu’il retournait à Dieu. » Personne ne pouvait L’intimider, car Il savait exactement qui Il était. Jésus connaissait Son origine et Son identité en tant que la Parole de Dieu dans la chair. Avez-vous déjà remarqué comment agissent les gens qui savent exactement où ils s’en vont ? Ils agissent en toute sécurité et c’est très difficile de les faire dévier du but qu’ils se sont fixé. On le voit même parmi les gens sur leur lit de mort : ils sont calmes avec un sourire aux lèvres.

Donc, sans tambour ni trompette, en toute confiance, Jésus est allé de l’avant, car Il connaissait la fin de l’histoire. Remarquez qu’au travers de tout ce qui se passe, Jésus ne panique jamais. Avec une majesté silencieuse, Il passe par Son arrestation et Ses procès devant Hérode, Pilate et les grands prêtres. Il contrôle les événements parce qu’Il sait qui Il est. Comme il est important pour le chrétien de comprendre cela ! C’est une vérité sur laquelle le Nouveau Testament insiste constamment. Quand nous faisons face aux pressions du stress, que ce soit à la maison, au travail ou ailleurs, et que nous sommes sans solution, les Saintes Écritures nous disent : « Souvenez-vous de qui vous êtes. Ne soyez pas une victime de l’ennemi. Vous appartenez à Dieu. Vous faites déjà partie de Son Royaume d’amour. Vous êtes les aimés et les chéris de votre Père, car vos péchés ont été pardonnés. »

Gardons toujours ces vérités en tête et répétons-les souvent dans notre esprit. Chaque fois que vous vous sentez faibles ou dans le désespoir, incapables de contrôler la situation, souvenez-vous de ces vérités. Elles sont réelles et ne peuvent être changées. Jean nous rappelle ces choses afin que nous puissions comprendre la majesté et la dignité avec laquelle Jésus a passé au travers de tous ces événements.

La sixième raison de Son geste, soit celle qui semble Lui tenir le plus à cœur, est décrite au verset 4 : « [Jésus] se leva du souper, ôta son manteau ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. 5Ensuite, il mit de l’eau dans un bassin, et se mit à laver les pieds de ses disciples, et les essuya avec le linge dont il était ceint. » Donc, Jésus enlève Ses vêtements et tout ce qui Lui reste est Son sous-vêtement, exactement ce que portaient normalement les esclaves au premier siècle. Et, tout comme un esclave, Il Se met à laver leurs pieds. Ce sont les disciples qui auraient dû le faire, car, selon la coutume, c’était au serviteur de laver les pieds du maître de la maison, quand il entrait chez lui. Mais pourquoi les disciples ne l’ont-ils pas fait ? Nous avons vu la raison dans Luc 22. Les disciples étaient bien plus intéressés de savoir qui serait en charge après la mort de Jésus. Qui serait le plus grand ! Le plus honoré ! Celui sur le piédestal !

Je suis convaincu que nous avons tous été un jour impressionnés par cette magnifique peinture du Dernier Repas par Léonard de Vinci. Cependant, ce tableau nous donne l’impression que les douze disciples avaient été convoqués par Jésus sur un côté de la table pour prendre une photo de famille. Mais l’on ne mangeait pas de cette façon au premier siècle. Les gens ne s’assoyaient pas sur des chaises. Ils s’allongeaient plutôt sur les divans autour d’une grande table. Couché ainsi sur le côté, on pouvait ainsi aller chercher la nourriture avec une main tout en bavardant. Ceci nous indique comment Jean pouvait avoir la tête couchée sur le sein de Jésus, au verset 23, ayant sa tête tout près de la Sienne. Il semble clair aussi que Judas était allongé tout près de Jésus, juste à côté de Lui. Étant dans cette position, cela avait permis à Jésus de lui donner le morceau de pain qu’Il avait trempé dans la nourriture, au verset 26.

Alors Jésus Se lève et commence à laver les pieds, incluant ceux de Judas, en les essuyant avec ce linge. (Parce que n’oublions pas que Judas est toujours là.) Il arrive devant Pierre qui n’en revient tout simplement pas. Verset 6 : « Il vint donc à Simon Pierre, qui lui dit : Toi, Seigneur, tu me laverais les pieds ! »  Jésus le regarde tout droit dans les yeux et Il dit : « Tu ne sais maintenant ce que je fais ; mais tu le sauras dans la suite. » Au verset 8, Pierre lui dit : « Tu ne me laveras jamais les pieds. » Jésus lui répond : « Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. »

« Ne résiste pas, je sais ce que je fais ! » Vous savez, chaque fois que nous voyons Pierre dans une situation quelconque, il réagit exactement comme le chrétien typique. Il est émotif et il fait toujours ce que nous aurions fait si nous avions été à sa place. Donc, nous voyons, par le fait même, comment Jésus nous aurait traités si nous avions été présents avec Lui dans cette chambre haute ! Regardons Pierre qui réagit de trois façons. Premièrement, il est complètement ignorant de ce que Jésus veut accomplir et cela se reflète dans sa réaction.

« Seigneur, tu veux me laver les pieds ? » Pierre est complètement offensé, parce qu’il ne comprend absolument pas d’où vient la véritable source de l’autorité. Tout comme nous, Pierre avait été élevé à reconnaître l’autorité dans une structure hiérarchique. L’autorité appartenait toujours à celui qui était au sommet et elle se manifestait au travers de ceux à qui le chef décidait d’en déléguer une partie. Même de nos jours, l’autorité se calcule par le nombre de personnes sous vos ordres. Le monde entier fonctionne sur cette base. Pierre était offensé parce que Jésus, le Maître, avait complètement ignoré cette règle. C’est le chef qui possède l’autorité. Et Jésus était le Chef.

Mais voici Celui qui méritait d’être servi en train de servir ! Pierre en était offusqué, car, qui sait ? il espérait être en autorité, un jour, et serait lui aussi servi par d’autres. Réaction normale et très humaine. Tellement humaine qu’elle s’est propagée tout au long des siècles dans toutes les dénominations religieuses.

Toutefois, Jésus profite de cette occasion pour définir le problème de Pierre et, par le fait même, le nôtre aussi. Il lui dit simplement : « Tu ne sais maintenant ce que je fais… » Bien sûr que Pierre ne comprenait pas le geste de Jésus parce qu’il ne connaissait pas encore la source réelle de l’autorité. Notez que Jésus ne le corrige pas, Il lui fait plutôt une promesse en lui déclarant : « …mais tu le sauras dans la suite. » Certains érudits bibliques croient que dans la suite faisait allusion au jour de la Pentecôte où les disciples ont soudainement compris beaucoup de choses qu’ils n’avaient pas comprises auparavant. Mais nous allons découvrir que Jésus faisait référence à l’explication qu’Il leur donnerait à la fin du lavement des pieds.

Pierre croyait que laver les pieds sales de quelqu’un était simplement une question de politesse et de courtoisie. Et voir Jésus le faire le met complètement mal à l’aise. Mais Jésus lui promet que, dans quelques instants, il va comprendre. La deuxième réaction de Pierre est typique : « Tu ne me laveras jamais les pieds. » Il est convaincu qu’il a raison. Il est complètement inconscient de l’orgueil que sa réaction étale. Sans le réaliser, il est juste à ses propres yeux. Ô, comme Pierre nous ressemble, non ? Incapable de comprendre, il réagit spontanément. « Jamais tu ne me laveras les pieds ! Je ne le permets pas ! » Mais cette fois, Jésus réagit, non avec une promesse, mais avec un avertissement : « Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. » En d’autres mots, « si tu ne changes pas ton attitude, tu n’auras plus cette fraternité, ni cette camaraderie, ni cette communion avec moi ! » Jésus ne parle pas ici de ce que nous avons tous ressenti au début de notre conversion. Il parle plutôt de cette camaraderie et de cette fraternité qui se sont créées avec Lui et que nous avons développées dans notre progression vers Son Royaume. Jésus veut faire comprendre à Pierre qu’il y a beaucoup plus dans ce lavement de pieds que ce qu’il y paraît en surface.

« Si je ne te lave pas les pieds, tu vas perdre tout ça ! Tu es en train de te mettre à part des autres, » lui dit Jésus. « C’est très sérieux, ce que je fais ! » Et c’est tout ce que Pierre avait besoin d’entendre. Il allume soudainement. Sa troisième réaction devient évidente. Pierre veut tellement prouver son amour pour Jésus qu’il Lui dit : « Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête. » Son zèle déborde. « S’il y a un danger pour moi d’être éloigné de Ta présence, » lui dit Pierre, « fais ce qu’il faut ! Si cela dérange quelque chose entre nous deux, lave-moi au complet ! »

Quelle merveilleuse réaction venant d’un cœur rempli d’amour, de simplicité pour son Seigneur ! Cela nous indique pourquoi Jésus agit toujours d’une façon spéciale avec Pierre et ceux qui lui ressemblent. Jésus regarde au cœur. Il est vrai qu’à l’occasion nous comprenons mal Ses instructions. Mais même si nous comprenons mal, notre cœur veut être droit. Donc, dans ce sens, nous ressemblons à Pierre. Parfois, tout comme Pierre, nous essayons de raisonner au lieu de simplement obéir à ce que Jésus nous dit, pour Lui prouver notre amour. Nous voulons L’aimer, mais tout en affirmant notre liberté d’agir, selon notre compréhension. Voilà le danger.

Pour nous instruire, Jésus nous explique l’importance de Son geste en le divisant en deux parties. Une explication est théologique, tandis que l’autre est pratique. C’est ce qu’Il voulait faire comprendre aux disciples et à nous aussi.

Revenons dans Jean 13:10 : « Jésus lui dit : Celui qui s’est baigné a besoin seulement qu’on lui lave les pieds ; puis il est entièrement net. » Dans ce verset 10, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, Jésus utilise deux mots pour signifier propreté. D’abord le mot baigner pour définir la propreté physique du corps. Ensuite, Jésus utilise le mot net, qui a une connotation spirituelle, voulant dire « pur ». « Or, vous êtes nets, mais non pas tous. 11Car il savait qui était celui qui le trahissait ; c’est pour cela qu’il dit : Vous n’êtes pas tous nets. » Il y a une logique simple, ici, qui nous identifie la culture de l’époque.

Vous savez, les gens prenaient un bain le matin et alors, ils étaient propres. Mais à force de se promener en sandales sur les chemins poussiéreux, leurs pieds se salissaient. Alors, quand on entrait chez quelqu’un, on ne prenait pas un autre bain, on se lavait seulement les pieds. Vous remarquerez que Jésus utilise le symbolisme, non pour leur dire qu’ils étaient propres, mais qu’ils étaient purs, à l’exception de Judas. Quand, au juste, les disciples sont-ils devenus purs ? Paul nous dit que cette purification nous vient selon la miséricorde de Dieu par le baptême, ou le bain, de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit qu’Il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur (Tite 3:5-6).

Donc, par ce baptême, ou ce bain, ce lavement de la régénération, Paul nous déclare que nous sommes maintenant nés de nouveau, renouvelés par le Saint-Esprit, pour devenir une nouvelle création en Jésus. C’est ainsi que débute la vie chrétienne dans un individu. Tous les disciples, sauf Judas, étaient déjà passés par ce processus de conversion et ils étaient donc purs. Judas, cependant, n’était pas converti. Il n’est pas passé par cette régénération du Saint-Esprit. Alors Jésus dit bien qu’il n’était pas pur, ou net. Cela expliquerait son geste de découragement total, après avoir été temporairement possédé par Satan. Quand il a vu Jésus condamné, il se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs en leur disant : « J’ai péché ; j’ai trahi le sang innocent…“Que nous importe” » répondirent ces anciens. Mais, suite à leur indifférence, il alla se pendre (Matthieu 27:3-5). Judas n’était pas converti. N’ayant pas reçu le Saint-Esprit, savez-vous qu’il ne pouvait pas commettre le péché impardonnable ? Ayant été déclaré impur par Jésus Lui-même, Judas reviendra sûrement dans la Deuxième Résurrection où je suis convaincu qu’il se convertira.

Mes chers amis, la bonté et la miséricorde de Jésus sont sans limites ! Mais son nom, à Judas, ne sera pas inscrit sur un des fondements de la Cité Sainte. Quelle tragédie personnelle pour Judas. Mais malheur à ceux qui font leur liste personnelle de ceux que Dieu devrait détruire dans le feu de la géhenne ! Sachez que cette décision appartient à Jésus, et à Lui seul ! Pas à un homme !

Pour ce qui est de cette régénération par le Saint-Esprit, elle n’arrive qu’une seule fois dans la vie d’un converti. C’est ici que certains chrétiens deviennent un peu confus. Ils croient que chaque fois qu’ils pèchent, ils doivent être sauvés de nouveau. Mes chers amis, le Saint-Esprit ne bégaye pas. Il ne parle jamais de ré-ré-régénération ! Non ! Une fois suffit ! Jésus nous dit, dans Jean 13, au verset 10, comme nous avons vu, que celui qui est baigné, ou lavé, n’a besoin que de laver ses pieds pour être entièrement pur. Cela symbolise quoi ?

Allons voir 1 Jean 1:9. Jean nous dit : « Si nous confessons nos péchés, il [Dieu] est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » Cette confession de nos péchés à Dieu, même après notre conversion, parce que nous péchons toujours, est notre marche quotidienne avec Lui, symbolisée par ce lavement des pieds. Nous n’avons pas à être sauvés de nouveau. Non. Nous continuons notre salut. Si nous confessons nos péchés, Dieu les pardonne pour nous garder purs, purifiés de toutes nos iniquités. C’est cela, demeurer en communion avec Christ.

Prenons cette habitude, à tous les soirs, juste avant de nous coucher, de demander pardon à Dieu pour toutes les fois où nous L’avons offensé durant la journée. Si vous le faites plus souvent, tant mieux. Il sera toujours fidèle pour vous pardonner et vous donner une bonne nuit de sommeil dans la paix. Et au réveil, offrons-Lui notre journée. Ceux qui le font, vous diront qu’ils ressentent toujours Sa présence dans leur vie. C’est ainsi que nous devons vivre notre vie de chrétien.

Judas n’a jamais connu ce privilège. Il avait l’apparence extérieure d’un disciple, mais intérieurement, il ne l’était pas. Alors, il n’était pas pur. Et tout ceci, imaginez, après avoir passé trois ans et demi avec Jésus Lui-même ! Malheur au pasteur qui condamne tous ceux qui ne se sont pas convertis présentement ! Ils ne connaissent tout simplement pas la grande bonté de Dieu ! Ils veulent dominer. Ils veulent être les plus grands, comme nous avons vu dans Luc 22. C’est Dieu qui appelle chacun, individuellement, et Lui seul connaît le moment propice pour le faire !

Ceci est le symbolisme théologique du geste de Jésus. Regardons maintenant le côté pratique du lavement des pieds, dans Jean 13:12. « Après donc qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut repris son manteau, s’étant remis à table, il leur dit : Savez-vous ce que je vous ai fait ? » Remarquez comment Jésus s’y prend ici pour passer Son message : Il leur pose une question. « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? C’est beaucoup plus qu’un simple lavage de la poussière de vos pieds. » Verset 13 : « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites vrai ; car je le suis. 14Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres. »

Vous savez, j’ai lu ces versets plusieurs fois et je n’ai pas réussi à trouver les mots : « Si ça vous tente, lavez-vous les pieds les uns les autres. » Je vois Jésus dire clairement et simplement : « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres. » Pourquoi ? Verset 15 : « Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » Un exemple de quoi ? Un exemple pour leur démontrer la source véritable de l’autorité dans Son Église, dans l’humilité au service des autres, une autorité qui doit se manifester dans le service affectueux envers les frères et les sœurs. « Ça vous donne quoi, » leur dit Jésus, « de m’appeler Maître et Seigneur, si vous n’êtes pas prêts à suivre mon exemple ? » Au verset 16, Il leur dit : « En vérité, en vérité je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. » Oh, si seulement nombre de pasteurs et de dirigeants des Églises pouvaient comprendre ceci ! Jésus n’a jamais exercé Son autorité en donnant des ordres. Il l’a exercé en servant les autres.

Jésus, Dieu dans la chair, Celui qui a créé tous les humains, a lavé leurs pieds comme un simple serviteur ! Ses disciples ont vu Son autorité au travers de Ses exemples. Ils L’ont suivi car, au lieu de commander, Il les servait. Les disciples Lui obéissaient parce qu’Il prenait continuellement soin d’eux. Jésus les réconfortait, les enseignait, les encourageait, toujours prêt à Se donner entièrement à eux. Il prenait le temps de les écouter, d’être avec eux et de les servir. Et même si les disciples ne comprenaient pas toujours Ses enseignements, ils Lui obéissaient et Le suivaient fièrement.

Nous avons vu dans Luc 22, dans les versets 24 à 27, où Jésus leur explique comment l’autorité est exercée dans le monde, qu’il « n’en sera pas ainsi parmi vous. » Jésus rejetait l’autorité hiérarchique du monde. Cette sorte d’hiérarchie ne devait pas exister dans Son Église. L’autorité devait se manifester dans le service aux autres. « Je vous ai donné un exemple à savoir comment servir, » leur a-t-Il dit, « alors, vous devez faire la même chose. » Servir !

Au verset 17, Jésus leur dit : « Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. » Ce n’est pas assez que de prêcher quelque chose. C’est beaucoup mieux de prêcher par l’exemple. N’oublions jamais que Jésus leur a lavé les pieds suite à cette dispute où chacun voulait savoir qui serait le chef après Sa mort. Qui serait le plus honoré. Les chefs du monde dominent sur leurs sujets. C’est ainsi qu’ils démontrent leur autorité. « Mais il n’y a pas de place pour les dominateurs dans Mon Église, » leur dit Jésus. « Dans Mon Église, le plus grand sera celui qui servira les autres, et non celui qui voudra dominer sur eux. »

Ce lavement des pieds était la manifestation idéale pour démontrer leur volonté de Le servir, car le geste lui-même exige de l’humilité. Jésus a d’abord corrigé ceux qui devaient devenir Ses leaders, Ses apôtres futurs. Et le premier qu’Il a corrigé est celui qu’Il avait Lui-même choisi comme le chef des apôtres. Pas le chef de l’Église, le chef des apôtres. Le Chef de l’Église, c’est Jésus. Voilà la façon par laquelle les chrétiens devraient vivre, pas comme le monde qui cherche à dominer, mais plutôt en s’aimant les uns les autres.

Ici, dans Jean 13, Jésus a donné Ses instructions à ceux qui devaient enseigner. Leur autorité, en tant que dirigeants, devait être directement proportionnelle à leur désir de servir. Tout comme Jésus, plus ils serviraient, plus ils seraient considérés grands. Donc, ce grand événement dans la chambre haute nous indique comment Jésus S’y est pris pour former le vrai leadership qui devait régner dans l’Église qu’Il est venu fonder. Son intention n’a jamais été de voir une hiérarchie dans laquelle la louange serait rendue au chef, dans les différents paliers de cette hiérarchie. Jésus enseignait simplement que celui qui sert gagnera toujours le cœur des autres. Ce sera lui, le plus grand.

Ses disciples Lui obéissaient volontiers, pas dans la crainte, ni dans la peur, mais parce qu’Il les aimait et les servait. Mais l’Église de Jésus doit être organisée, c’est vrai. Et les Saintes Écritures nous donnent les structures de cette organisation. Dieu n’est pas un Dieu de confusion, Il est un Dieu d’ordre et de paix. Nous sommes Ses serviteurs, mais Jésus nous dit que le serviteur n’est pas plus grand que son Seigneur. « Vous m’appelez Maître, et vous avez raison, car je suis votre Maître. Si moi, le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres. »

Saisissons-nous, maintenant, ce que ce lavement des pieds représente ? Tout comme se faire plonger dans l’eau était un manifestation physique de notre engagement éternel envers Jésus, le lavement des pieds est une manifestation de notre humilité à vouloir servir Jésus et notre prochain. Voilà pourquoi Jésus nous dit : « Si vous avez compris ceci, vous serez heureux, pourvu que vous le pratiquiez. » Plus nous pratiquerons le service, dans l’humilité, plus nous serons respectés par les autres. Nous sommes toujours libres, mais si, dans notre liberté, nous acceptons volontiers d’obéir à Jésus, Il nous place dans une catégorie spéciale.

Dans Jean 15:15, regardez ce que Jésus nous dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que son maître fait, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. » Alors, si nous voulons demeurer l’ami de Jésus, il y a une condition, au verset 14 : « Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. »

Alors, qui sera le plus grand ? C’est simple : ceux qui sont prêts à servir les autres et prêts à obéir aux commandements de Jésus.




D.032 – Le grand mystère de la conversion

 

Colossiens 1:21-29

Par Joseph Sakala

Nous avons tous vu à la télé, à un moment donné, cette annonce des Forces armées du Canada, où toutes les carrières sont ouvertes à ceux qui veulent s’enrôler et, si vous vous souvenez, au son de la musique, on vous assure que tout ce que vous désirez être vous est rendu possible. En tant que chrétiens, pouvons-nous croire une telle déclaration ? Pourtant, cette sorte d’annonce peut avoir beaucoup d’attraits pour certains jeunes à la recherche d’aventures et une bonne carrière.

Tout le monde veut réussir dans la vie. Je n’ai jamais rencontré une personne sans ambition. Au contraire, on rêve de devenir quelqu’un de respecté et d’admiré. Nous avons tous cette soif de réussir. Peu importe les problèmes, les frustrations et les embûches, chaque humain rêve d’avoir une vie heureuse et accomplie. Pourtant, quand nous observons les tragédies qui nous entourent, on pourrait secouer la tête, croyant que la réussite est impossible. Ce qu’on voit à la télé et ce qu’on lit dans les journaux sont souvent des histoires décrivant des situations honteuses, tragiques et bouleversantes. Des histoires de peines, de fraudes, de douleurs, de meurtres, de divorces, de cruautés et d’abus sur la personne humaine.

Est-ce possible de renverser tout ceci dans la vie de quelqu’un ? Est-ce possible de mettre fin à toute cette dégradation de l’individu, à cette situation qui mène au découragement ? La Bonne Nouvelle annoncée dans les Écritures est un retentissant oui ! C’est possible ! C’est la Bonne Nouvelle que Paul a voulu annoncer aux Colossiens et qui a été préservée pour toutes les générations jusqu’à nous.

Paul explique ceci dans seulement neuf versets que nous avons tous lus maintes fois. La majorité des prédicateurs les ont utilisés plusieurs fois dans leurs sermons. Aujourd’hui, nous allons étudier ces versets pour découvrir un grand mystère : celui de la vraie conversion !

Tournez avec moi, s’il vous plaît, dans Colossiens 1:21. Dans ce verset, Paul nous déclare : « Vous aussi, qui étiez autrefois éloignés, et ennemis par vos pensées et vos mauvaises œuvres, 22Il vous a maintenant réconciliés, dans le corps de sa chair, par sa mort, pour vous présenter devant lui saints, sans tache et irrépréhensibles ; 23Pourvu que vous demeuriez fondés dans la foi et inébranlables, n’abandonnant point l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu… » Tout ce que Paul nous demande, c’est d’être inébranlables dans la foi.

Quelle merveilleuse nouvelle que de découvrir une telle espérance dans ce monde de ténèbres. Et quelle joie d’apprendre que c’est Dieu Lui-même qui S’engage à entreprendre ce changement en nous. C’est comme s’Il nous disait : « Laisse-Moi, Mon enfant, M’occuper de cette réconciliation entre toi et Moi, parce que tu es désespérément mal équipé pour le faire. Jésus, cependant, le fait pour toi. Tout ce que Je te demande, c’est d’utiliser le peu d’influence que tu possèdes pour l’annoncer à tous ceux que tu connais, qui doutent et qui s’inquiètent inutilement. Dis-leur, » nous dit Dieu, « que Je sais ce que Je fais, et que Je M’engage à tenir Ma promesse dans ce processus de conversion. »

Mes chers amis, Dieu est au travail. Il est le Souverain Maître. Il est capable de réconcilier les humains à Lui et d’apporter les changements si nécessaires dans leur vie. Ces neuf versets nous donnent une description extraordinaire de ce processus de conversion dans l’être humain. Paul nous dévoile ici les trois étapes par lesquelles un individu doit passer pour y arriver.

La première étape commence par un renversement de notre attitude intérieure. Elle est ensuite suivie d’un changement complet dans notre façon de percevoir les choses quand nous entrons dans une relation personnelle avec Jésus. Comme Paul nous explique au verset 21, il était un temps où nous étions étrangers avec Dieu. Nous croyant capables de tout faire, nous ne voulions rien savoir de Lui. Il n’était pas important pour nous, car nous étions autosuffisants. Du moins, nous le pensions. Nous commencions chaque journée sans contact ou pensée pour Lui. Et l’on se couchait de la même façon.

Qui de nous, avant notre conversion, priait régulièrement, matin et soir, ou dialoguait avec Jésus durant la journée ? Très peu de personnes ont fait cela. Nous avions nos plans, nos buts, et nous faisions ce qui nous plaisait sans Lui demander conseil. Et quand, à l’occasion, nous pensions à Lui, quand ça allait mal, Il semblait tellement loin, au ciel, presque incapable d’exaucer nos demandes. Alors que, pendant tout ce temps, Il soutenait notre vie, même si nos pensées n’étaient pas orientées vers Lui.

Voilà pourquoi Paul, au verset 21, nous dit que nous étions ennemis par nos pensées, hostiles envers Dieu. Vous rappelez-vous de ce sentiment ? Ne voulant pas suivre Ses conseils, nous limitions Dieu, dans ce temps-là. Car nous croyions qu’Il viendrait brouiller nos plans ! Nous le considérions comme une espèce de « casseux-de-veillées » (empêcheurs de tourner en rond) déterminé à toujours gâcher notre fun et notre plaisir. Puisque nous refusions de nous ouvrir à Lui, nous agissions en ennemi, exprimant notre inimitié par nos mauvaises œuvres. C’est ce que Paul nous dit.

Nous pensions, cependant, que ce sont nos mauvaises œuvres qui nous éloignaient de Lui. C’est faux ! Le contraire est vrai. Nous commettions des péchés sans même réaliser leurs vraies conséquences. Nous étions complètement voilés. Et parce que nous étions étrangers et ennemis, par nos pensées, voilà ce qui causait nos mauvaises œuvres et notre hostilité envers Dieu. Paul est clair. « Mais maintenant, » nous dit-il, « nous sommes réconciliés avec Dieu. » Donc, quelque chose a dû se passer au-dedans de nous. Ce miracle a eu lieu quand nous avons compris que la mort de Jésus était vraiment pour nous ; que notre Sauveur avait réussi à faire quelque chose qui a cessé de faire de nous des étrangers, et que, même brisés et endoloris, si nous venions à Lui avec foi, nous serions délivrés.

Alors, nous sommes venus, et notre attitude intérieure s’est mise à changer. Notre façon de penser a commencé à subir une transformation. Nous avons cessé de voir Dieu comme un ennemi et un juge sévère, mais plutôt comme un père aimant désireux de nous voir heureux. Nous avons reconnu que la mort de Jésus sur la croix n’était pas un symbole de déconfiture et d’échec dans la vie d’une espèce de religieux fanatique. Non. Sa mort fut le moment où notre plus grand ennemi, la mort, a été vaincu. Un moment où toutes les puissances des ténèbres ont été anéanties.

C’est ainsi que notre vie entière fut changée quand Dieu le Père nous a appelés pour nous donner à Christ. Parce que Dieu, mes chers amis, est dans « le business de changer les vies » ! C’est cela, la Bonne Nouvelle de l’Évangile ! Si nous désirons changer notre vie, c’est là qu’il faut commencer. Le processus débute en ouvrant notre cœur à Christ et en Le recevant comme notre Sauveur personnel.

Mais ce processus a été établi dans un but spécifique. Lequel ? Regardons le verset 22 : « …pour vous présenter devant lui saints, sans tache et irrépréhensibles. » En d’autres mots, Il veut nous rendre complets, bien équilibrés, de corps et d’esprit, sans tache et libérés de toute accusation ! Voilà le but de Dieu. Et Il a résolument l’intention d’accomplir Son but. Son intention, donc, est parfaite. Le signe, cependant, par lequel nous pouvons nous assurer que le processus est en marche se trouve au verset 23. Et notez-le bien. « Pourvu que vous demeuriez fondés dans la foi et inébranlables, n’abandonnant point l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu… » Assez clair, merci !

Ce sont ces deux éléments, la foi et l’espérance, qui identifient la preuve évidente de la réalité que le travail de Dieu est en train de se faire en nous. Beaucoup de gens, en découvrant Jésus, commencent la vie chrétienne remplis de joie, car ils ont trouvé et expérimenté une nouvelle sensation émotionnelle. Mais toutefois, ça ne dure pas. Les inquiétudes et les tracas de la vie prennent vite le dessus et la personne met tout de côté pour retourner là où elle était auparavant. C’est ce qui arrive souvent avec ceux qui ont découvert Jésus dans les stades de baseball !

Vous avez ici le signe évident qu’il n’y avait pas de vraie foi dès le début. Vous savez, se faire plonger dans l’eau n’est pas le signe d’une conversion. Celui qui persévérera jusqu’à la fin, nous dit Jésus, sera sauvé. Donc, continuer dans la foi, peu importe ce qui nous arrive, est la preuve et la réalité d’une vraie conversion. N’essayez pas de reconvertir ceux qui souffrent et qui passent par des moments très difficiles, ayant quitté un groupe où des dirigeants les ont écrasés et exploités. Sachez que cela n’était pas la volonté de Dieu et ces pasteurs auront à répondre un jour de leurs actions. Consolez ces gens avec amour, afin de les aider et calmer la souffrance qu’ils ressentent. Utilisez les dons que vous avez reçus du Saint-Esprit au service de Jésus. Et si cela ne fonctionne pas, retirez-vous discrètement, pour un temps, mais priez pour eux afin que Dieu Lui-même intervienne. Laissez Dieu agir. Il est beaucoup mieux qualifié que nous.

Si la foi du chrétien s’éteint temporairement, cela ne veut pas dire qu’il a abandonné Dieu complètement. La foi du chrétien peut vaciller ou être ébranlée, suite à une grande déception. Nous sommes en période de transformation et de croissance. Ça peut arriver à chaque chrétien et nous prouve que nous sommes simplement humains et encore faibles. La foi peut parfois diminuer, mais la vraie foi ne cesse jamais complètement. Même dans les moments de déprime, nous ne cessons pas pour autant de croire que Dieu continue quand même de travailler en nous. Ne soyons pas trop rapides à juger ou accuser ceux qui sont en réflexion. Priez plutôt pour eux. Le fait de passer par un creux ne nous décourage pas nécessairement au point d’abandonner Jésus. Il n’est pas du tout question de lâcher, à ce moment-là. C’est souvent dans ces situations que nous nous approchons davantage de Christ pour nous en sortir. Ça fait partie du cheminement chrétien.

Un jour, un homme est venu voir son pasteur pour lui dire que c’était trop difficile d’être chrétien et qu’il n’était plus prêt à payer le prix. « Je vais cesser d’être chrétien, » lui dit-il. Après quelques instants de réflexion, le pasteur lui dit : « Je suis d’accord avec toi. Je pense que tu devrais faire cela. » Soudainement, l’homme baissa les yeux pendant un long moment, puis dit au pasteur : « Mais je ne pourrai jamais faire cela ! »

« Je le savais, » lui répondit le ministre. « Je te connais trop bien pour imaginer que tu pouvais abandonner Jésus. » Vous voyez, c’est ce désir de vouloir continuer, même dans les moments de découragement, qui devient la preuve d’une conversion réelle.

La deuxième étape par laquelle un individu doit passer, c’est la réalisation de la contribution apportée par d’autres chrétiens dans ce processus de notre conversion. Regardons ce que Paul nous dit au milieu du verset 23 où il nous parle de « l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi, Paul, j’ai été fait ministre. » Et, en parlant de l’Église, il nous déclare au verset 25, « dont j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, pour annoncer pleinement la parole de Dieu. » Nous apprenons une chose remarquable, ici, c’est-à-dire que d’autres ont eu une part à jouer afin de nous permettre de recevoir l’Évangile. Et ce travail a été fait longtemps avant que nous soyons venus à Christ.

Vous savez, il est émouvant d’apprendre cela. Je suis convaincu que chacun de nous, durant notre jeunesse, a certainement connu un professeur ou un parent qui nous a parlé de Dieu et de Jésus d’une façon toute spéciale et qui nous avait touché. J’ai vécu de telles expériences qui demeureront gravées dans ma mémoire durant toute ma vie. Je ne sais pas si ces hommes vivent encore, mais quand je me rappelle d’eux, je les entend encore me parler de Dieu.

Paul nous parle, au verset 23, de « l’Évangile qui a été prêché à toute créature sous le ciel. » Mais comment est-ce possible ? Quand Paul a écrit ces mots, il avait à peine prêché dans quelques villes de l’Empire romain. Et cet empire ne représentait qu’une petite partie de la superficie de la terre. Vous savez, l’Amérique du Nord et du Sud n’étaient pas encore découverts. Alors comment Paul pouvait-il faire une telle déclaration ? Nous trouvons la réponse au chapitre 10 de sa lettre aux Romains.

Allons voir dans les versets 14 et 15 où il explique qu’il doit y avoir des prédicateurs envoyés pour prêcher afin que les gens puissent entendre. Au verset 18, il pose la question suivante : « Mais je demande, ne l’ont-ils point entendue ? Au contraire, » et pour expliquer comment, Paul nous cite Psaume 19:5 en déclarant : « …leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde. » Mais de quelle façon ? La voix et les paroles de qui ? Dans ce même Psaume 19, David déclare, au verset 2 : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains. »

La nature, alors, a été le premier prédicateur de l’Évangile ! Il y a un ordre dans l’univers ! Ceci témoigne d’une Intelligence supérieure derrière tout cela ! La puissance de Dieu se voit même à l’œil nu ! Et ce depuis la création du monde ! Si seulement l’on pouvait prendre le temps de contempler Ses ouvrages…

Mais cela n’approche pas l’homme naturel vers son Créateur. Il faut un autre élément. Regardez ce qui est écrit dans Hébreux 11:6 : « Or, il est impossible de lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu, croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Qu’est-ce que cela veut dire ? Simplement ceci : si quelqu’un réagit aux preuves que la nature même nous présente sur l’existence de ce Dieu Tout-Puissant, et que cet individu décide de le rechercher, alors Dieu réagit aussi. Il assume Lui-même la responsabilité de diriger cette personne vers son Rédempteur. Car il demeure toujours vrai qu’il n’existe aucun autre nom sous le soleil qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. Dieu Se chargera donc d’amener cet individu à Jésus.

Revenons maintenant dans Colossiens 1. La deuxième chose que Paul déclare au sujet du caractère de ceux qui prêchent vraiment l’Évangile, c’est qu’ils sont des serviteurs qui considèrent le fait d’être utilisés par Christ comme un privilège et une joie. C’est ce facteur distinctif qui identifie si le prédicateur est vrai ou faux.

Si vous avez la chance, écoutez, si ce n’est qu’une fois, les évangélistes à la télé. Écoutez-les attentivement et vous aurez la nette conviction que leur christianisme se résume à aller chercher quelque chose de Dieu. C’est comme si nous étions la raison unique pour laquelle Dieu existe et qu’Il doit, maintenant, travailler pour nous ! Il est complètement erroné de penser ainsi ! Le chrétien doit se considérer privilégié de pouvoir servir Dieu, un Dieu d’amour qui nous utilise dans toute notre faiblesse et notre fragilité pour proclamer Sa vérité à d’autres gens. Juste le fait de savoir que Dieu est prêt à nous utiliser devrait créer en nous un sentiment profond de gratitude du fait de pouvoir être Ses serviteurs.

C’est cela, la différence, entre porter un vrai témoignage ou un faux. Le vrai témoin se réjouit d’être utilisé par Dieu et considère cela comme l’honneur ultime que Dieu puisse lui accorder. Tandis que le faux témoin croit que, parce qu’il s’est converti, Dieu est supposé être à son service. Pas la même chose ! Alors, que fait-il ? C’est lui qui se glorifie ! Et quand ça ne marche plus, Il lève le poing vers Dieu ! Beau témoignage de sa conversion… !

Regardons, maintenant, ce que Paul nous déclare au verset 24 : « Je me réjouis, maintenant, dans mes souffrances pour vous… » Ce qu’il nous dit, ici, c’est que servir Jésus nécessite aussi des sacrifices accompagnés parfois de souffrances. Mais, malgré tout cela, Paul se réjouissait d’être au service de son Maître. Dans la deuxième partie du verset 24, il continue : « …et j’achève de souffrir en ma chair le reste des afflictions de Christ pour son corps, qui est l’Église. » J’utilise ici la version d’Ostervald, révision 1996. Notez, s’il vous plaît que Paul utilise le mot « afflictions de Christ » et non « souffrances de Christ », comme on peut voir dans la version Louis-Segond, ou « épreuves de Christ », dans la bible de Jérusalem, ou « détresse » dans la version du Semeur. Le mot juste, ici, est « afflictions », très bien rendu aussi par la version King James.

« Afflictions » veut dire grands chagrins, grandes peines ou douleurs profondes. Vous voyez la différence ? « Détresse causée par le sentiment d’abandon et de délaissement », cela définit beaucoup mieux ce que Jésus a souffert durant Son ministère de trois ans et demi.

Pour en revenir alors à Paul, dans la deuxième partie du verset 24, on devrait lire : « ce qui manque aux afflictions de Christ, je l’achève en ma chair pour Son corps qui est l’Église. » Mais que veut-il dire ? Paul est-il en train de nous faire croire qu’il manquerait quelque chose aux afflictions de Christ ? Pas du tout. Paul ne veut pas insinuer qu’il manque quelque chose au sacrifice expiatoire de Jésus. Il ne veut pas non plus insinuer que sa souffrance sur la croix n’était pas suffisante pour régler la question du pardon du péché.

D’abord, sachons que le mot « affliction » n’est jamais utilisé dans les Écritures pour décrire la mort de Jésus. Saviez-vous cela ? Les afflictions dont il est question au verset 24 sont les épreuves que Jésus a dû endurer avant d’être crucifié. Elles Lui venaient de Satan qui s’opposait continuellement à Lui durant Son ministère. Elles étaient causées par ce sentiment d’abandon de la part des gens qu’Il enseignait, alors que Jésus Se faisait le serviteur de tous, dans Son ministère à faire du bien. C’est dans ces moments de détresse qu’Il endurait ce grand chagrin et la grande douleur de Ses afflictions.

Mais il ne manque absolument rien de ce qu’Il a accompli sur la croix. Les Écritures nous disent que Jésus peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Hébreux 7:25). Et l’apôtre Jean ajoute, en 1 Jean 2:2, que Jésus-Christ, le Juste, est Lui-même une victime expiatoire pour nos péchés. Puis, il ajoute, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. Donc, il ne manque absolument rien au sacrifice de Christ, ni à Ses souffrances. Mais quand nous sommes engagés dans ce combat qui nous oppose à Satan et à ses démons, attendons-nous, nous aussi, à avoir des afflictions dans notre vie. Il faut donc demeurer très près de Christ.

Quand nous voyons les gens faire face à toute cette cruauté, aux mensonges et aux déceptions de ce monde, notre désir devrait être simple : celui de pouvoir servir comme instrument dans les mains de Dieu pour amener ces pauvres malheureux à Jésus. Mais comment ? Vous êtes-vous déjà posé la question à savoir combien de prières et de sacrifices ont été déployés par certains chrétiens pour nous amener à Christ ? A-t-on déjà pensé à ce que cela a dû coûter à d’autres personnes afin de nous permettre d’avoir cette Bible que nous tenons dans nos mains ? Le sang des martyrs, ainsi que les souffrances et les larmes versées par ceux qui ont été persécutés tout au long des siècles ? A-t-on pensé au travail des traducteurs et l’effort des enseignants pour rendre tout cela clair et simple à comprendre ? Les scribes qui ont scrupuleusement transcrit et conservé ces Saintes Écritures ? Nous ne devrions jamais lire la Bible sans nous rappeler que certains sont morts pour la rendre possible.

Quand nous venons à Christ, nous devons assumer cette relève et être prêts à endurer des afflictions dans notre ministère aussi. « Heureux les affligés, » nous dit Jésus, car nous serons consolés par nul autre que Lui. Nos actions, nos sacrifices, nos prières et nos offrandes doivent profiter à d’autres autant que nous avons profité, nous, des actions, des sacrifices, des prières et des offrandes d’autres personnes pour nous amener à Jésus. C’est ce que Paul voulait dire quand il a déclaré : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous. » Ces souffrances et ces afflictions englobaient toutes ces choses. Nous devrions nous réjouir de nous sentir utiles, utilisables, même dans notre faiblesse. En servir d’autres aura pour effet de nous garder humbles.

Cela touche le cœur des gens, vous savez, quand on leur dit que l’on va prier pour eux. Avez-vous déjà remarqué comme leur visage change ? Ce genre d’intérêt peut parfois déclencher le processus par lequel ces gens pourront venir à Christ. Dieu peut nous utiliser de mille et une façons.

La troisième étape par laquelle le converti doit passer, c’est la compréhension du grand mystère qui est dévoilé au verset 26 : « Le mystère qui était caché dans tous les siècles et dans tous les âges, mais qui est maintenant manifesté [remarquez bien] à ses saints. » Lequel ? Une vérité que la très grande majorité des humains, même en 2002, ne comprennent pas ! C’est simplement cette proclamation que vous pouvez voir au verset 27, que nous avons Christ en nous, notre seule espérance de la gloire !

« Misère ! » allez-vous me dire, « il n’y a rien là ! » Attention ! Paul nous dit, dans Romains 8:9 : « …si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à lui. » Chrétien veut dire « appartenir à Christ ». Donc, si Christ ne vit pas dans une personne — entendez-moi bien — elle n’est pas convertie, ne Lui appartient pas et ne peut même pas se déclarer chrétienne ! C’est Paul qui parle, pas moi ! « Christ en nous » veut dire que le chrétien est maintenant guidé par Son Esprit. C’est Christ qui prend charge de sa vie ! Et le disciple se laisse guider.

Au verset 28, Paul déclare : « C’est lui [i.e., ce Christ-là] que nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Jésus-Christ. » Est-ce ce genre de Christ qui est prêché un peu partout dans le monde, ces temps-ci ? Pourtant, voilà le but de Dieu pour nous ! Avec Christ en nous, Il peut nous faire paraître devant Lui saints, irrépréhensibles et sans tache, c’est-à-dire, parfaits en Christ.

Au verset 29, Paul nous dit : « C’est aussi à quoi je travaille, en combattant par sa vertu [ou sa force, si vous voulez] qui agit puissamment en moi. » Voilà le grand mystère de la conversion ! C’est la plus grande vérité enseignée dans la Bible et qui est pourtant l’élément manquant dans plusieurs églises aujourd’hui. La plupart des chrétiens comprennent que Jésus est mort pour le pardon de leurs péchés. Ayant compris ceci, ils sont venus à Lui, mais, malheureusement, pour plusieurs, tout s’arrête là. On est sauvés, donc, on n’a plus rien à faire. Je ne plaisante pas, c’est ce que l’on prêche, même sur l’Internet !

Très peu semblent saisir que Christ est mort pour eux afin de pouvoir vivre en eux. C’est ça, le mystère ! On le comprend ou on ne le comprend pas. C’est aussi simple que cela. C’est Jésus vivant en nous qui devient notre source de pouvoir, de changement et de délivrance. C’est Lui qui nous donne maintenant la force de combattre contre nos afflictions de chaque journée. Il n’est pas suffisant pour nous que de seulement savoir que Jésus est mort, afin que nous soyons sauvés. Notre comportement, en tant que disciple, doit révéler aux autres que Christ vit vraiment en nous.

Paul nous dit de nous examiner régulièrement pour savoir si nous avons cette foi en nous. Il nous exhorte, au verset 23 de Colossiens 1, de demeurer fondés et inébranlables dans cette foi, sans nous détourner de l’espérance que nous offre l’Évangile. C’est la plus merveilleuse vérité que la Bible puisse nous révéler ! Et Paul nous dit que ce mystère est maintenant révélé à Ses saints, par Dieu. Pensez à cela ! Nulle part dans l’Ancienne Alliance vous trouverez un seul verset décrivant le processus par lequel Dieu explique comment Il va sauver Son peuple. Il y a pourtant de grandes promesses dans l’Ancien Testament, comme celle d’Ésaïe 40:31. Vous pouvez étudier ce passage à partir du verset 28. Cependant, nous pouvons lire, au verset 31 : « Mais ceux qui s’attendent à l’Éternel reprennent de nouvelles forces. Les ailes leur reviennent comme aux aigles. Ils courront, et ne se fatigueront point ; ils marcheront, et ne se lasseront point. »

C’est vrai ! Les saints de l’Ancien Testament ont compris et cru cette promesse et ont souvent senti cette force agir en eux. Ils priaient Dieu qui les fortifiait, les consolait et les délivrait. Nous voyons plusieurs circonstances où cela s’est produit dans la Bible. Mais ce que Dieu ne leur a jamais expliqué, c’est la façon qu’Il accomplirait tout ça. Ce n’est que lorsque Jésus est venu qu’Il a enseigné à Ses disciples, et à nous maintenant, quel moyen il utiliserait.

Dans Matthieu 13:35, Jésus Lui-même nous dit, en citant les paroles du prophète Asaph (Psaume 78:2) : « J’ouvrirai ma bouche en similitudes [ou en paraboles, si vous voulez] j’annoncerai les choses qui ont été cachées depuis la création du monde. » Et petit à petit, Jésus a expliqué aux disciples une vérité extraordinaire que, par Sa mort et Sa résurrection, le Saint-Esprit deviendrait disponible et par lequel Jésus Lui-même vivrait en nous.

Lors du dernier repas avec Ses disciples, juste avant de mourir, Jésus leur a déclaré : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous [remarquez bien le “nous”, ici] viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:23). Jésus et le Père vivant en nous est ce mystère caché depuis la fondation du monde, et il est révélé maintenant à Ses saints. Nous ! Paul nous confirme cette grande vérité, dans Romains 8:9, comme nous l’avons vu, où il nous déclare que le chrétien porte en lui et l’Esprit de Dieu et l’Esprit de Christ. Les deux font leur demeure en lui ! C’est le même Esprit, qui n’est pas la troisième personne d’une trinité ! C’est l’Esprit de Dieu et de Christ !

Paul a vécu, animé par cette connaissance. C’est ce qu’il nous dit au verset 29 de Colossiens 1. « C’est aussi à quoi je travaille, en combattant par sa vertu [avec sa force] qui agit puissamment en moi. » Une nouvelle puissance agissait en lui et Paul le savait. Quand nous comprenons ceci, nous réalisons que nous aussi nous possédons une nouvelle source d’énergie. Nous savons ce qui nous motive à vouloir changer et contempler ce changement en nous examinant régulièrement. Nous apprenons à obéir, à étudier Sa Parole et à croître spirituellement, parce que nous avons un compagnon de route merveilleux. Le problème de solitude disparaît aussi pour le chrétien, car avec Jésus, nous ne sommes jamais seuls.

Quelle joie de savoir que notre vie est maintenant changée parce que Jésus, en mourant sur la croix, et en ressuscitant, peut accomplir tout cela. Et la cerise sur le sundae, Son Esprit en nous nous garantit l’immortalité, si nous demeurons fondés et inébranlables dans cette foi ! Donc, il ne faut pas lâcher, mais persévérer.

Alors, qu’avons-nous appris, jusqu’ici ? Premièrement, qu’il a fallu que Christ soit ce qu’Il était, c’est-à-dire, Dieu, pour accomplir ce qu’Il a fait. Je m’explique. Jésus a dû être Dieu et homme en même temps, Emmanuel, afin de mourir à notre place pour nos péchés, ressusciter, monter au ciel, où aucun homme n’est jamais monté, et envoyer le Saint-Esprit pour vivre en nous.

Deuxièmement, Il a fallu qu’Il fasse ce qu’Il a fait afin que nous puissions posséder ce qu’Il est. Qu’est-ce que cela veut dire ? Simplement que, sans Son sacrifice, c’est-à-dire, ce qu’Il a fait, nous n’aurions jamais pu posséder cette puissance, cette nouvelle source d’énergie et ce Consolateur dans notre vie. Grâce à Sa mort et à Sa résurrection, nous possédons Son Esprit en nous, alors nous possédons ce qu’Il est.

Et finalement, il nous faut ce qu’Il est pour devenir ce qu’Il était quand Il est venu la première fois. C’est ce que ce passage dans Colossiens veut nous faire comprendre. Dieu veut que nous paraissions devant Lui maintenant saints, sans tache, libres de toute accusation, exactement comme Jésus était, en tant que Son Fils, alors qu’Il était encore dans la chair. Donc, il nous faut Son Esprit (ce qu’Il est) parce que Dieu est en train de nous mouler à l’image de Son Fils. Pourquoi ? Afin que Jésus puisse conduire, comme il est écrit, beaucoup d’autres fils et de filles à la gloire, comme Lui. Mais Lui étant le premier-né.

Vous voyez maintenant le mystère dévoilé ? Christ en nous est notre seule espérance de la gloire, la même gloire que Christ possède, mais Christ sera toujours le premier en toutes choses. Il n’y a de salut en aucun autre, et savez-vous que le monde ne sait rien de ce mystère ? Vous ne le verrez jamais expliqué dans les médias, ni dans les universités du monde. La sagesse du monde ne reconnaît pas le Saint-Esprit, cette incomparable source qui, seule, peut changer la vie des humains. Vous la trouverez seulement dans l’Évangile de Jésus, car cette source vient de Lui.

Alors les trois phases de changement par lesquelles le converti à Christ doit passer se résument à ceci : la première phase, notre entière soumission à Dieu qui, par une nouvelle naissance, commence en nous le processus ayant pour but de transformer complètement notre esprit et notre vie ; la deuxième phase, la reconnaissance que ce processus avait commencé par un engagement par d’autres chrétiens avant nous. Ceci nous a donné les outils dont nous disposons aujourd’hui pour continuer ce travail de mille et une façons, en utilisant les dons que le Saint-Esprit nous a donnés au baptême. Nous devons donc nous engager en utilisant ces dons dans les œuvres de la foi, afin d’être des outils vivants pour en guider d’autres vers Christ. Voilà le travail du chrétien converti.

Et la troisième phase, c’est la réalisation que notre cheminement ne peut se faire que par Christ vivant en nous, un privilège qu’Il nous accorde gratuitement, mais qu’Il a payé chèrement de Sa vie. Il faut donc laisser Son Esprit nous guider sans Lui résister en réalisant que c’est un privilège pour nous de pouvoir Le servir à notre tour. Pour ceux qui sont prêts à persévérer jusqu’à la fin, Jésus nous prépare maintenant en tant que Ses prémices. Jésus nous prépare pour devenir Ses instruments qui, un jour, vont mettre fin à cette chute de l’humanité vers Sa destruction totale. Jésus nous prépare afin de la remettre plutôt sur la voie du Royaume. Un Royaume extraordinaire où nous serons immortels et où les enfants de Dieu vivront enfin dans la joie, dans la paix et dans un bonheur sans fin.

Et c’est ce que je vous souhaite à tous.




D.031 – Comment tuer un lion durant une tempête de neige…

 

1 Chroniques 11:22-23

Par Joseph Sakala

Avez-vous déjà vécu une situation si pénible qu’il ne semblait pas y avoir d’issue, ni aucune solution possible ? Je ne parle pas d’une épreuve quelconque où l’on finit par régler le problème éventuellement et assez rapidement. Je parle de quelque chose d’épouvantable ou une situation redoutable qui ne semble avoir aucune solution. Ce pourrait être un cancer où, même avec des traitements adéquats, les médecins n’oseraient pas se prononcer sur nos chances de survie. Ce pourrait être une accumulation de problèmes qui causerait une dépression nerveuse si profonde qu’elle ne semble plus finir. Comment composer avec de telles épreuves ?

Vous savez, il y a des événements décrits dans la Bible qui, à première vue, ne semblent avoir aucune valeur spirituelle, sauf peut-être historique, et l’on pourrait se poser la question à savoir pourquoi Dieu a bien voulu conserver ces choses dans les Saintes Écritures.

Dans 1 Chroniques, il y a un tel passage décrivant une situation historique et où l’on pourrait se demander : « Si toute Écriture est inspirée par Dieu, pourquoi a-t-Il voulu conserver celle-ci ? » Ce que nous allons découvrir, c’est que, dans ce passage, se trouvent des enseignements pratiques pour nous révéler la façon de régler les pires problèmes dans notre vie.

Dans 1 Chroniques 11:22, il est écrit : « Bénaja, fils de Jéhojada, fils d’un homme vaillant, grand par ses exploits, de Kabtséel. Il tua deux des plus puissants hommes de Moab. Il descendit aussi et tua un lion, au milieu d’une fosse, en un jour de neige, » d’où nous vient le titre du sermon. « 23Il frappa un Égyptien dont la stature était de cinq coudées. L’Égyptien avait en sa main une ensuble de tisserand ; il descendit vers lui avec un bâton, arracha la lance de la main de l’Égyptien, et le tua de sa propre lance. 24Voilà ce que fit Bénaja, fils de Jéhojada, et il eut un nom parmi ces trois vaillants hommes. 25Il était le plus honoré des trente, mais il n’égala pas les trois premiers. David le mit en son conseil privé. »

Alors, nous sommes au temps du roi David. Il y a deux groupes d’hommes mentionnés ici : le groupe des trente et celui des trois. Ces trois hommes vaillants étaient des chefs du quartier général de l’armée d’Israël, un peu comme nos généraux à cinq étoiles, si vous voulez. Vous avez ensuite le groupe des trente, tous commandants de divisions variées de l’armée. C’est parmi ces trente que Bénaja s’est signalé de façon tellement admirable que David en a fait le capitaine de sa garde du corps personnelle. Il avait été choisi pour ce poste d’honneur, près de la personne du roi, justement à cause de ces trois exploits de grande valeur. À cause de ceux-ci, il fut aussi reconnu dans toute la nation d’Israël.

Son premier exploit fut de tuer les deux hommes les plus puissants de Moab. On les appelait aussi « les deux Lions de Moab ». Il est question ici de deux guerriers moabites aussi féroces que des lions. Ils étaient probablement en charge de deux groupes de commandos d’élite entraînés spécifiquement pour des missions spéciales comme pour assassiner des chefs de nation ou même des rois. Mais Bénaja a réussi à tuer les deux. Voilà pourquoi il fut reconnu par David comme un homme très vaillant et il fut nommé capitaine de sa garde du corps.

Son deuxième exploit fut de descendre dans une citerne, un jour où la neige tombait, pour tuer un lion, un vrai. Laissez-moi vous dire que c’était tout un exploit ! Un lion est un adversaire féroce et très dangereux. Mais Bénaja est allé le rencontrer dans cet endroit difficile alors qu’il neigeait. Faut le faire ! Nous allons revenir à cet incident plus loin, car il est le thème central de cet article.

Son troisième exploit fut de tuer un Égyptien d’une stature de cinq coudées [environ 7’ 6”, ou 2,30m] tenant dans sa main une lance un peu plus petite que celle de Goliath. Bénaja fonça sur lui avec seulement un bâton, réussit à lui arracher son arme et tua l’Égyptien avec sa propre lance. Un exploit pour lequel il fut très acclamé. Très belle histoire, vous allez me dire, mais où s’en va-t-on avec tout ça ? Qu’est-ce que cela va changer à ma vie ? Comment cette anecdote peut-elle m’aider dans mes problèmes ? Il y a une méthode, dans ma folie. Alors, s’il vous plaît, patientez un peu avec moi.

Reportons-nous à Romains 15:4 où Paul nous dit : « Or, tout ce qui a été écrit autrefois, a été écrit pour notre instruction, afin que, par la patience et la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance. » Donc, cette histoire n’a pas été placée dans la Bible seulement pour être racontée à nos petits enfants. Dieu l’a conservée afin qu’elle puisse nous être utile, même au 21e siècle. Par exemple, il est intéressant de noter que ces trois adversaires que Bénaja a vaincus sont aussi utilisés dans les Saintes Écritures comme des types ou des symboles décrivant trois sortes d’ennemis auxquels le chrétien doit faire face d’une façon continuelle.

Dans le premier cas, il tua les deux guerriers féroces de Moab. Mais qui était Moab ? Dans l’Ancien Testament, nous voyons que les Moabites étaient une tribu qui vivait sur la frontière d’Israël et qui avait un lien de parenté avec les Israélites à cause d’Abraham et Lot. Vous rappelez-vous quand Lot, le neveu d’Abraham, a quitté Sodome ? Il s’était réfugié dans une caverne avec ses deux filles. Comme ses filles n’avaient pas de mari, elles voulaient quand même avoir une descendance. Alors, elles ont enivré leur père et, tour à tour, ont couché avec lui..

Ses deux filles devinrent enceintes et la plus vieille enfanta d’un fils qu’elle appela Moab. La cadette a aussi enfanté un fils, nommé Amon. La ville capitale de la Jordanie porte toujours son nom. Tout en étant proches parents des Israélites, les Moabites, peut-être par jalousie, ont toujours été l’ennemi d’Israël. Dans les Écritures, ceci est utilisé comme un portrait pour illustrer qu’un ennemi est toujours présent, souvent dans la parenté ou même dans un groupe se disant chrétien.

Vous savez, ceux qui sèment la division n’agissent pas en chrétien, même s’ils se déclarent chrétiens. Paul nous met en garde contre ces gens, dans Romains 16:17-18 : « Cependant, je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et à vous éloigner d’eux. 18Car de telles gens ne servent point notre Seigneur Jésus-Christ, mais leur propre ventre ; et par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent le cœur des simples. »

Mes chers amis, sincérité n’égale pas vérité ! Et conviction n’égale pas conversion ! Mais nous avons aussi un autre ennemi qui est très proche parent du chrétien. Dans le Nouveau Testament, cet ennemi est identifié comme « la chair », ou notre ancienne vie, si vous voulez, le « vieil homme » que nous étions. Même convertis, la chair fait toujours partie de notre caractère. Nous ne pouvons pas nous en débarrasser. Elle est un peu comme une parenté honteuse, indésirable et qui cherche continuellement à nous placer dans des situations qui pourraient causer notre perte. Donc, dans les Saintes Écritures, Moab représente la chair et ses attraits. C’est tout ce que le chrétien doit absolument s’efforcer de vaincre.

Dans le deuxième cas, Bénaja a tué un Égyptien. Nous savons tous que l’Égypte représente le péché. Mais rappelons-nous aussi qu’elle représentait, à ce moment-là, une puissance mondiale avec ses pharaons, ses vastes armées, ses temples, ses bibliothèques et son accumulation de connaissances. Tout ceci est un symbole de pompe et de gloire superficielle qui impressionnait le monde. Quand Jésus fut tenté par Satan, dans le désert, Il fut transporté sur une haute montagne d’où Il pouvait voir tous les royaumes du monde, avec leurs pouvoirs et leur gloire. Voilà ce que l’Égypte symbolisait.

Si vous vous souvenez, plusieurs Israélites voulaient retourner en Égypte, peu de temps après leur délivrance par Dieu. Ils avaient vite oublié la servitude, l’esclavage, la cruauté, les larmes et les souffrances atroces qu’ils avaient endurés en Égypte. Ils préféraient se souvenir des commodités, des poireaux, des oignons, de l’ail et des bons melons. Alors l’Égypte représentait le prestige, la vanité, la philosophie, la gloire et un statut d’importance dans le monde.

Cet incident entre Bénaja et l’Égyptien était donc le symbole d’un homme vainqueur dans ce monde physique. Son geste était une préfiguration de Jésus qui a aussi vaincu le monde pour notre délivrance spirituelle du péché.

Nous arrivons maintenant au lion, et je suis certain que vous avez tous deviné ce qu’il symbolise. Pierre 5:8 : « Soyez sobres, veillez ; car le diable, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. » Dans ce verset, Pierre nous dit carrément et sans ménagement que notre adversaire Satan rôde comme un lion rugissant en cherchant qui il se mettra sous la dent. Satan est un ennemi sinistre et qui, comme le lion, possède une certaine majesté, accompagnée d’une autorité et d’une puissance énormes. Essayez d’imaginer cet être spirituel, invisible à nous, mais qui est là à se lécher les babines tout en surveillant qui il pourra dévorer.

Qui de nous, depuis notre conversion, n’a pas eu à affronter ces trois ennemis : la chair, le monde et le diable ? Avant notre conversion, nous savions à peine que ces trois ennemis existaient. Mais depuis que nous avons consacré nos vies à Christ, la pression exercée par ces trois adversaires se fait ressentir régulièrement. L’attrait du monde est là et son attraction semble maintenant encore plus forte, nous donnant parfois le sentiment que nous nous privons de bonnes choses ! Cette attraction à retourner en Égypte nous entoure constamment. Et je suis convaincu que nous avons tous ressenti, à un certain moment donné, la crainte du diable à cause de la puissance de cet adversaire redoutable.

Nous n’avons pas l’espace pour traiter ces trois éléments en détail, mais nous allons cependant nous concentrer sur l’histoire de tuer ce lion, car elle a une très grande signification pour nous. Ce lion, pour Bénaja, était le plus dangereux de ses ennemis, car c’était un animal féroce et puissant. Remarquez que Bénaja a tué un « lion », pas un léopard, ou une hyène sauvage, ou encore un sanglier enragé, mais bien un lion. Pourquoi un lion ? D’abord, sachez que ce n’est pas pour rien que le lion est appelé « le roi des animaux ». Il est vraiment puissant. D’un coup de patte, il est capable de fracasser un crâne humain comme vous briseriez un œuf ! Pourtant, l’os du crâne est considéré comme le plus dur du corps, afin de protéger notre cerveau. Avec sa mâchoire, le lion peut mordre au travers de n’importe quel os du corps humain, incluant le fémur.

Rencontrer un tel animal à la portée de la main est un exploit très audacieux. C’est pourtant ce que Bénaja a fait. C’était le pire ennemi qu’il pouvait rencontrer. Saviez-vous que chacun de nous a un lion dans sa vie ? Ne sommes-nous pas parfois en face du pire ennemi que nous pourrions rencontrer ? Et pour chaque personne cet ennemi est différent. Si l’on se mettait à méditer, on pourrait sûrement découvrir un tel adversaire, une situation redoutable qui ne semble avoir aucune solution. Ce pourrait être une des deux situations que j’ai citées au début de l’article, au sujet d’un cancer ou d’une dépression nerveuse. Ce pourrait être un problème de drogue, ou d’ivrognerie, ou de violence conjugale. Mais ce pourrait également être une rupture dans un mariage qui a duré vingt-cinq, trente ou trente-cinq ans.

C’est incroyable de voir combien de ces mariages où l’on avait pu régler les problèmes du couple pendant plusieurs années, qui, de nos jours, se terminent soudainement en divorce sans aucune possibilité de réconciliation.

Ou bien imaginez ces pauvres gens aux prises avec des maladies comme l’arthrite, le diabète ou la fibromyalgie, où les médicaments qu’on leur prescrit ne font que soulager la douleur, sans jamais guérir. Ce pourrait aussi être un problème cardiaque où, même si la personne se sent mieux, l’ombre sur son bonheur persiste, car secrètement elle craint toujours cette possibilité d’être terrassée une autre fois. Ou imaginez la personne qui vit la mort subite d’un être cher, avec qui elle a vécu heureuse pendant plusieurs années, et maintenant, elle est seule, se sentant abandonnée, elle vit dans cette solitude épouvantable où elle pleure en silence.

Et si je n’ai pas décrit une situation qui ressemble à la vôtre, écrivez la vôtre, si vous en avez une, dans vos notes personnelles. Je vous dis cela car la solution ultime, venant de Jésus, s’applique dans tous les cas. Mais, peu importe le problème, pour vous, votre problème est le « lion » de votre vie. Et c’est votre pire adversaire, pour le moment. Bénaja a rencontré son lion dans le pire des endroits : dans une citerne ou un fossé assez creux. Si moi, j’avais à combattre un lion, un fossé est le dernier endroit que je choisirais, surtout à portée de main, sans possibilité de me sauver ! Il me semble que je choisirais plutôt une route en asphalte, tout près de mon auto, la porte ouverte, le moteur en marche, et prêt à partir très vite, la pédale au plancher.

Vous savez, mes amis, en parlant de pédale au plancher, cela me fait penser à l’histoire de ce gars, dans le sud des États-Unis, en train de voler un melon d’eau dans le champ d’un fermier. Le fermier a sorti sa carabine et a tiré deux coups dans sa direction, un à côté de son oreille gauche et l’autre à côté de son oreille droite. Inutile de vous dire que le voleur s’est sauvé les jambes à son cou. Quelques jours plus tard, alors qu’il racontait son histoire à un ami, celui-ci lui demande s’il avait vraiment entendu siffler les deux balles. « Oui, monsieur, je les ai même entendu deux fois ! La première fois quand elles m’ont sifflé chaque bord des oreilles, et la deuxième fois quand je les ai dépassées en courant… ! »

Alors, si jamais je rencontrais, moi, un lion, c’est un endroit découvert que je choisirais, où je pourrais faire le truc du Road Runner, vous savez, beep-beep et salut le lion ! Mais PAS dans un fossé, comme Bénaja, où l’on ne peut pas se sauver ! C’était le pire endroit ! Et comme pour ajouter à son malheur, il neigeait en plus ! Le sol devait être glissant. Il faisait froid et l’endroit était restreint pour affronter cet ennemi. On peut facilement imaginer la situation, nous qui vivons dans un pays où les tempêtes de neige sont fréquentes en hiver. Qui ne se rappelle pas d’avoir marché durant une tempête où la neige nous aveuglait temporairement quand une rafale, poussée par le vent, venait nous fouetter le visage ? Voilà ce que Bénaja a vécu.

Mes chers amis, avez-vous déjà été confrontés à une situation qui était impossible à éviter, où aucune porte de sortie ne vous était disponible ? Imaginez que vous êtes aux prises avec un tel problème où vous souffrez, la pression est insupportable et vous frôlez le découragement. Personne ne vient à votre aide et Dieu seul vous voit, alors que vous agonisez en silence. Comment s’en sortir ? Voici la question : comment s’en sortir ? La réponse est cachée dans la façon que Bénaja s’y est pris pour vaincre ce lion et le tuer. Comment y est-il parvenu ? Le passage que nous avons lu dans 1 Chroniques 11 ne semble pas donner la réponse. On y voit simplement ce qu’il a fait, sans aucun autre détail sur la façon utilisée pour y arriver.

Voici la merveille des Saintes Écritures. Dans Proverbes 25:2, regardez ce que Salomon est inspiré de dire, ici : « La gloire de Dieu est de cacher les choses ; mais la gloire des rois est de sonder les affaires. » Nous sommes tous destinés à être des rois dans le Royaume de Dieu un jour. Alors à nous de sonder les Écritures pour découvrir ce que Dieu a bien voulu cacher pour nous. Si nous voulons nous donner la peine, nous allons découvrir certains indices dans cette histoire qui vont nous révéler comment Bénaja, fils de Jéhojada, a gagné cette bataille.

Une partie de notre réponse réside dans le fait que cet homme a réussi son exploit parce qu’il était le genre d’homme qu’il était, c’est-à-dire, un homme de grande valeur, comme nous avons vu. Ce ne sont pas ses œuvres qui l’ont rendu ainsi. Il était déjà un homme de grande valeur avant son exploit, tout comme les œuvres du chrétien démontrent quelle sorte de chrétien il est déjà. Les œuvres de Bénaja ne faisaient que confirmer ce qu’il était déjà. Il possédait tout ce qu’il fallait pour prouver quelle sorte d’homme il était. Ses exploits démontraient clairement à son entourage de quel bois il se chauffait.

Dans la Bible, si vous voulez connaître le caractère d’une personne, regardez son nom, car les noms bibliques sont délibérément conçus pour dévoiler le caractère de l’individu. Nous en avons beaucoup de preuves tout au long des Écritures. Et nous voyons, à l’occasion, que Dieu Se permet de changer le nom d’une personne suite à son changement de caractère. Voici quelques exemples pour illustrer mon point. Prenons Jacob. Jacob voulait dire « usurpateur » ou « supplanteur ». Quand il a réussi à passer au travers des expériences qui ont complètement transformé sa vie, Dieu a aussi changé son nom pour Israël, qui veut dire « vainqueur » ou « prince avec Dieu ».

Dieu a aussi changé le nom d’Abram, qui veut dire « père élevé » ou « père exalté », en celui d’Abraham, ou « le père d’une multitude de nations ». À cause de sa foi en Dieu, il était prêt à sacrifier le seul fils par lequel Dieu devait lui donner une postérité à l’infini. Alors Dieu l’a appelé « père d’une multitude de nations ».

Dieu a changé le nom de Saraï, qui veut dire « dominante ». Quand elle est devenue plus douce, elle devint Sarah, qui veut dire « princesse ». Quelle différence !

Jésus Lui-même a changé le nom de Simon en celui de Pierre, qui veut dire « roc », sans doute pour préparer le chemin pour toutes les pierres vivantes qui forment ce temple spirituel dont Christ est la pierre angulaire.

Et finalement, nous avons Saul, qui veut dire « demander », comme demander à Dieu. Après sa conversion, son nom fut changé en celui de Paul, qui veut dire « petit ». Il s’est lui-même identifié comme étant le moindre ou le plus petit des apôtres. Mais Paul a pourtant accompli de très grandes choses.

Donc, nous voyons que Dieu modifie les noms quand le caractère change. C’est comme s’Il voulait nous dire : « Si vous voulez savoir ce qu’est un individu, regardez son nom. » Je parle dans la Bible. Nous, les humains, nous n’avons pas encore cette sagesse dans notre choix des noms. Le prophète Ésaïe, qui veut dire « l’Éternel a sauvé », avait deux fils. Afin d’enseigner quelque chose au peuple d’Israël, il leur a donné des noms spéciaux. Un s’appelait Schear-jaschub, tandis que l’autre s’appelait Maher-Shalal-Hash-Baz, quatre mots. Vous savez, il y a toute une phrase dans ce nom. Maher-Shalal-Hash-Baz veut dire « hâter le pillage pour qu’on se précipite sur le butin ». Imaginez la pauvre mère qui devait appeler ce petit pour venir manger, deux fois par jour ou pour aller se coucher… Quel cauchemar !

Les noms de ces deux enfants étaient un témoignage pour avertir le peuple. Dieu avait décrété qu’Israël, à cause de ses pratiques idolâtres, serait la proie de ses ennemis qui viendrait les piller et emporter leurs richesses comme butin. Maher-Shalal-Hash-Baz était l’avertissement d’un malheur qui, en effet, leur est arrivé. Mais le nom de l’autre fils était une promesse, un espoir, car Schear-jaschub veut dire « un reste reviendra ». Donc, il y avait toujours cette promesse de revenir dans leur pays aussitôt qu’il y aurait repentir.

En voici un dernier. Il y a un incident unique dans la Genèse, dans un nom que Dieu a choisi pour donner une leçon à toute une génération. Tous les humains de cette époque furent enseignés par le nom d’un seul homme. Son nom : Méthushélah. Il lui fut donné par son père Hénoc qui marcha avec Dieu et que Dieu prit à l’âge de 365 ans. Hénoc n’a pas toujours marché avec Dieu. Il a commencé à le faire au moment de la naissance de son fils, alors qu’il avait 65 ans. Il l’a nommé Méthushélah à cause de quelque chose que Dieu lui avait confié à ce moment-là. Son nom veut dire « quand il mourra, ça arrivera ». Mais que devait-il arriver ? Hénoc ne l’a pas révélé. Et quand Méthushélah eut 300 ans, son père Hénoc, qui a marché avec Dieu pendant tout ce temps, fut pris alors qu’il n’avait que 365 ans. Relativement jeune, comparé aux autres patriarches de son temps.

Mais tous les yeux étaient fixés sur Méthushélah, car tous savaient qu’à sa mort, « ça arriverait » ! Personne ne savait quoi, mais personne n’avait hâte de le savoir non plus ! J’ai l’impression que le monde devait le traiter aux petits oignons, afin qu’il vive le plus longtemps possible. Imaginez, maintenant, cet homme qui est rendu à 869 ans, et qui voit son petit-fils, Noé, âgé alors de 500 ans, en train de bâtir une arche selon les instructions qu’il a reçues de Dieu. Noé prêche au monde de se repentir de sa façon de vivre. Mais personne ne l’écoute. Tout le monde prend soin de Méthushélah, car c’est lui, leur police d’assurance. Tant qu’il vivra, « ça n’arrivera pas ».

Dieu le laisse vivre un autre cent ans et décide enfin que c’est assez. Le doyen de l’humanité meurt à 969 ans et, tel que prédit par son nom, le déluge arriva. Méthushélah, mes chers amis, n’est pas mort dans le déluge, comme certains le pensent. Le déluge est venu après sa mort.

Revenons maintenant à notre lion. Que veut dire « Bénaja, fils de Jéhojada » ? C’est notre seul indice sur la sorte de personne qu’il était. Bénaja était très bien connu du temps de David. Mais quand il est mentionné dans les Écritures, il est presque toujours identifié comme Bénaja, fils de Jéhojada. Donc, le nom de son père est très important aussi. Je vous ai cité la signification biblique de plusieurs noms, afin de nous amener à apprécier la profondeur de la valeur de ces deux noms que nous avons ici dans ce message.

Si vous prenez ces deux noms par ordre de séniorité, vous avez le secret dévoilé à savoir comment tuer un lion dans une tempête de neige.

Le père, Jéhojada, veut dire Dieu sait. Benaja veut dire Dieu bâtit. Ces deux vérités jumelées sont le secret disant comment un chrétien peut rencontrer le pire ennemi, dans le pire endroit, dans les pires circonstances, et gagner avec Dieu. Rappelez-vous ces deux vérités : Dieu sait et Dieu bâtit. D’abord, Dieu sait qui nous sommes ; Il sait aussi où nous sommes. Il nous a placés là. C’est ce que les Écritures nous révèlent. Dieu sait tout sur nous. Jésus a dit que même nos cheveux sont comptés. Il sait par où nous passons, car Il l’a permis. Pour quelle raison ? Parce qu’Il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Vous voyez, Il parle ici de ceux qu’Il a Lui-même appelés, selon Son plan et Son dessein. Et puisqu’Il nous a connus d’avance, Il nous a aussi prédestinés à être semblables à l’image de Son Fils Jésus (Romains 8:28-29).

Dans Son amour pour nous, Dieu ne nous laissera jamais souffrir au-delà de ce que nous pouvons endurer. Non seulement Dieu sait ce que nous endurons, mais Il ressent ce que nous ressentons. Quand nous pleurons, Il pleure avec nous. Avez-vous déjà pensé à cela ? Quel réconfort que de savoir que, dans nos pires épreuves, Dieu sait exactement ce qui se passe au-dedans de nous, que ce soit quand nous sommes impatients, nerveux, que nous sommes envahis de remords ou même en colère. Il ressent ce que nous ressentons. Quand nous passons par une période d’amertume, ou que nous nous sentons trahis, ou blessés profondément, Dieu ressent tout cela. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’Il a Lui-même vécu dans la chair, comme nous. Et à cause de cela, Il peut facilement compatir à nos faiblesses et nos souffrances.

Nous n’avons pas un Dieu qui nous dise : « Ne me dérange pas avec tes petits problèmes. Ne vois-tu pas que j’ai d’autres chats à fouetter ? » Ah non ! Jésus, notre Sauveur, a été tenté en toutes choses comme nous et même davantage. Il connaît la souffrance et la douleur. Il a tout enduré ce que nous endurons. Alors demandons-lui de nous consoler dans ces moments de détresse. Il faut simplement y penser.

Mais plus que cela, Dieu bâtit. Il a donc un but spécifique pour nous. Il voit ce qui nous arrive et Il S’en sert pour nous former et nous guider vers Sa gloire. Regardez ce que Paul nous dit dans 2 Corinthiens 4:17 : « Car notre légère affliction du temps présent produit en nous le poids éternel d’une gloire souverainement excellente. » Allons voir, maintenant, Romains 8:18 : « Car j’estime qu’il n’y a point de proportion entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir, qui sera manifestée en nous. » Ce que nous souffrons maintenant n’est rien comparé à la bénédiction qui nous attend. Cette gloire n’est pas seulement une promesse, lorsque nous serons dans le Royaume. Non, elle doit commencer à se manifester de notre vivant.

Vous remarquerez que tous ceux qui passent par la douleur, le stress, les problèmes et les tribulations en ressortent plus doux, transformés, plus aimants, plus chaleureux et pleins de compassions pour les autres, à la condition, toutefois, de se placer dans les mains de Jésus durant ces épreuves. Voilà la clé, sinon ils en ressortent souvent révoltés, acariâtres, pleignards et remplis d’amertume, accusant parfois Jésus de les avoir abandonnés. Ce n’est qu’une question d’attitude. Mais, veut, veut pas, le but de Dieu est de bâtir notre caractère. C’est ça le point et le secret de notre survie.

Quatre mots : Dieu sait et Dieu bâtit. Si vous vous souvenez, avant notre conversion, nous réglions tous nos problèmes nous-mêmes. Pourquoi pas, qui d’autre pouvait les régler ? Mais depuis notre conversion, nous savons qu’il y a deux façons de le faire. La première, comme avant, tout seul avec les résultats que nous connaissons, très souvent désastreux. La deuxième en nous plaçant entièrement dans les mains de Dieu, reconnaissant que, seuls, nous sommes absolument impuissants à le faire. Je vous laisse deviner quelle méthode est la plus efficace.

Quand nous reconnaissons, cependant, que, non seulement Dieu sait ce que nous vivons, mais qu’en plus Il Se sert de tout cela pour bâtir Son caractère en nous, nous n’avons plus de problème, du moins, nous ne devrions plus en avoir. Parce que nous devons les confier à Christ dans la foi et Lui S’en chargera. Si seulement nous pouvions croire cela.

Nous avons vu plus haut comment Dieu, dans les Écritures, a changé le nom de certaines personnes. Chaque converti en Jésus-Christ a eu son nom changé par Dieu à celui de chrétien, qui veut dire « appartenir à Christ ». Cette appartenance à Christ devrait nous pousser à agir comme notre Maître. Ce ne sont pas nos œuvres qui font de nous des chrétiens. C’est parce que nous avons l’Esprit de Christ en nous que nous pouvons maintenant faire des œuvres. En tant qu’enfants de Dieu, guidés par Son Esprit, nous avons beaucoup de valeur à Ses yeux, car « qui vous touche, touche la prunelle de son œil » (Zacharie 2:8).

Avez-vous déjà réalisé combien vous êtes précieux et précieuses pour Lui ? C’est le Saint-Esprit qui est à l’œuvre pour nous inspirer de faire ces bonnes œuvres que Dieu avait préparées d’avance pour nous. Notre devoir, c’est de nous laisser guider seulement. C’est ainsi que Christ en nous pourra clairement Se manifester dans notre entourage aussi, par la façon dont nous agissons.

Vous savez, le bœuf va en avant de la charrue, pas en arrière. Nous n’avons pas à nous glorifier de quoi que ce soit. Toute la gloire revient à Dieu. Dieu sait et Dieu bâtit. Lors de notre conversion, si vous vous souvenez, nous avons donné notre vie à Jésus, prêts à mourir pour Lui, s’il le fallait. C’était très noble comme engagement. Mais au lieu de mourir, sommes-nous prêts à vivre pour Jésus, dans la maladie et dans la douleur ? Ou allons-nous L’accuser de nous avoir abandonnés parce que nous ne sommes toujours pas guéris ? Pourtant, lors de notre appel, Dieu avait déjà préparé des œuvres, dans Son plan individuel pour nous. Sommes-nous prêts à accomplir ces œuvres même dans la souffrance ?

Saviez-vous que cela ne devient possible qu’au moment où nous réalisons que c’est à Dieu de déterminer de quelle façon et dans quelle condition Il veut nous utiliser selon Son bon plaisir ? Et ceci s’applique dans n’importe quelle épreuve que nous vivons. Si vous souffrez, peu importe la raison, inscrivez votre souffrance, ici. Mais rappelez-vous toujours : Dieu sait et Dieu bâtit.

Si nous gardons toujours ces quatre mots en tête, quoi qu’il puisse nous arriver, nous pourrons dire : « Christ m’a amené ici, c’est Sa volonté que je passe par ce chemin, ce chemin étroit, mais en Lui je me reposerai. Il me gardera ici, dans Son amour, le temps qu’il faudra, en me fortifiant durant cette épreuve, car Il veut que j’apprenne à agir comme Son enfant. Et quand Il m’en sortira, cette épreuve deviendra pour moi une bénédiction par laquelle j’aurai appris de bonnes leçons. Oui, des leçons par lesquelles Sa grâce commencera à se manifester dans mon comportement. Et quand Il aura bâti ce qu’Il veut bâtir, je serai complètement délivré de toute cette souffrance. Mais pour le moment, je suis ici par Sa grâce, entre Ses mains, à m’entraîner dans l’attente de Son moment de gloire pour moi. Et pour tout ceci, je Lui dit “Merci, Seigneur”. »

Avec cette sorte d’attitude, il n’y a pas d’épreuve que nous ne puissions vaincre, car c’est le Christ qui combattra pour nous. Et avec Jésus, nous sommes assurés de la victoire ! Aussi simple que cela ! Voilà donc comment nous pouvons, nous aussi, tuer notre lion durant une tempête de neige.




D.030 – Examinez toutes choses

 

1 Thessaloniciens 5:20-22

Par Joseph Sakala

« 20Ne méprisez point les prophéties. 21Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon. 22Abstenez-vous de toute apparence de mal. »

Vous savez, nous vivons en ce moment dans une époque très difficile qui est ponctuée d’incertitude. Peu importe le domaine vers lequel nous nous tournons, l’incertitude est incrustée partout. Au niveau du travail, vous admettrez que personne, de nos jours, n’oserait espérer dénicher un emploi où il passerait les quarante prochaines années de sa vie jusqu’à sa pension. C’est quasiment impensable. Au contraire, avec les restructurations, les consolidations et les fusions d’entreprises, de plus en plus d’employés perdent leur travail, et les familles souffrent. Au niveau familial, le mariage est devenu un simple engagement social qu’on peut facilement briser sans se préoccuper de la souffrance endurée par les enfants, ces éternelles victimes du divorce.

Quand j’étais jeune, une famille était composée de deux parents avec cinq ou six enfants. Aujourd’hui, une famille est composée de deux enfants avec cinq ou six parents en quelque part dans le décor. Et la société trouve ces ruptures familiales tout à fait normales. C’est devenu la mode. Peu importe le domaine, que ce soit dans la finance, dans les traités signés entre pays, ou dans l’administration des gouvernements, l’incertitude règne partout.

Au niveau religieux, la situation n’est pas plus rassurante. Il existe, à l’heure actuelle, des milliers de religions se disant chrétiennes et prétendant croire en Dieu. S’il en existe autant, c’est que, même si elles prêchent Dieu, elles sont en contradiction les unes avec les autres. Sur quoi ? Sur certaines choses qui furent déclarées par ce même Dieu qu’ils disent honorer et adorer. Quelle confusion !

Tous puisent pourtant leurs instructions dans le même Livre. Heureusement, la majorité admet que la Parole de Dieu est vérité. Certains, cependant, n’en sont pas sûrs. Et tout en se déclarant chrétiens, ils prétendent que la Bible contient plusieurs contradictions. D’autres vont jusqu’à déclarer ouvertement qu’elle contient des erreurs. Et pour corriger ces anomalies, quelques groupes ont même écrit leur propre version de la Bible et ce qu’elle devrait enseigner. Pourtant, ce même Livre nous dit que Dieu ne ment pas, et ne peut pas mentir ; simplement parce que ce n’est pas dans Sa nature !

Les Saintes Écritures nous disent aussi que Dieu n’est pas un Dieu de confusion. Alors pourquoi toute cette confusion ? La réponse est simple. Rares sont les religions qui acceptent de se faire instruire par tout ce qui se trouve dans Bible. Elles acceptent ce qui fait leur affaire et passent par-dessus le reste. Encore plus rares sont celles qui sont prêtes à admettre qu’une doctrine à laquelle elles tenaient mordicus avait été mal comprise. La doctrine ne change pas, mais leur compréhension de cette doctrine doit maintenant être modifiée.

Comment annoncer ceci aux fidèles ? Laissez-moi vous dire que ça prend du courage. Pourtant, la Bible elle-même donne cette instruction de vérifier toutes choses. Et, si l’on doit changer, l’on avale son orgueil et l’on change. C’est ce que Dieu veut.

Lors de notre conversion, nous avons reçu le Saint-Esprit qui agit en nous pour nous révéler les choses de Dieu. Jésus, donc, Se charge maintenant de nous instruire à Son rythme, pas à notre rythme. Le secret est de se laisser guider par le Saint-Esprit, sans nous y opposer. C’est ici la pierre d’achoppement pour tout prédicateur, peu importe son niveau académique, qui refuse de s’humilier devant ce Dieu qu’il prétend servir. Je dis bien ceux qui refusent de s’humilier. Personne n’a reçu toute la connaissance. Il faut que ce soit clair. C’est Dieu qui décide quelle quantité Il veut donner à quelqu’un et à quel moment.

« À qui veut-il enseigner la sagesse, et à qui faire entendre l’instruction ? Est-ce à des enfants sevrés, arrachés à la mamelle ? » (Ésaïe 28:9).

Pourtant, c’est ce que nous étions, spirituellement parlant, quand nous sommes venus à Christ. Des petits enfants qui avaient énormément à apprendre. Mais tout bon parent enseigne son enfant, avec douceur, patience et un peu à la fois. C’est exactement comme cela que Dieu a agi avec nous aussi.

« Car il donne loi sur loi, loi sur loi [vous savez, le mot loi, ou précepte, veut dire un enseignement particulier], règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là » (v. 10).

Répétition, répétition ! Et pour nous donner le temps de rentrer en profondeur, Il nous en donne un peu à la fois. Voici où certains enseignants ont fait fausse route. Au lieu de comprendre ceci, ils ont cru avoir tout reçu d’un seul coup. Quand nous sommes venus vers Christ, nous étions chargés de problèmes, fatigués, et peut-être même découragés. Alors Il nous dit de laisser notre fardeau à Ses pieds, afin que Lui S’en charge. « Entrez dans mon repos » nous dit-Il, et laissez-moi vous conduire. » C’est ce que Jésus dit aux convertis au verset 12 :

« C’est ici le repos, que vous donniez du repos à celui qui est accablé, c’est ici le soulagement. »

Jésus est ce repos ! Ceux qui veulent accepter cela, ne seront jamais pris au dépourvu. Car, quand Christ leur fait comprendre des choses nouvelles, ils les acceptent avec joie et beaucoup de reconnaissance. Ceci n’est malheureusement pas le cas de tous ceux qui se disent ministres de l’évangile. Regardez la fin du verset 12 d’Ésaïe 28 : « Mais ils n’ont pas voulu écouter. » Pour quelle raison ? C’est simple : l’orgueil ! L’orgueilleux veut instruire Dieu et non se faire instruire par Dieu. Voilà pourquoi il y a tant de confessions religieuses, toutes en contradiction les unes avec les autres. Elles refusent d’entrer dans ce repos de Jésus et de se laisser guider par Lui.

« Ceux qui ont écrit la Bible ont dû se tromper, » disent-ils. « Ce n’est pas vraiment ce que Dieu voulait dire. Nous, nous comprenons les Écritures beaucoup mieux que les autres. »

Je regrette, mais Dieu ne changera pas pour eux. Voilà pourquoi, au verset 13, Il leur dit :

« Aussi la Parole de l’Éternel sera pour eux loi sur loi, loi sur loi, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là… »

En d’autres mots, Dieu dit : « Je vais continuer de les enseigner dans un domaine particulier dans mes préceptes, en leur répétant les mêmes règles, et ce même s’ils ne veulent pas écouter. » Mais il y a un prix à payer. Plus ils vont se croire justes à leurs propres yeux, plus ils seront mélangés ! Regardez la fin du verset 13 :

« …afin qu’en marchant ils tombent à la renverse, qu’ils soient brisés, qu’ils tombent dans le piège, et qu’ils soient pris. »

Mais oui, ils sont corrects, eux. C’est la Bible qui se contredit, et peut même contenir des erreurs… ! Dieu nous dit qu’ils vont se prendre dans leurs propres pièges :

« Aussi toutes les visions sont devenues pour vous comme la parole d’un livre scellé, qu’on donnerait à un homme sachant lire, en lui disant : Lis ceci ! et qui répondrait : Je ne puis, car il est scellé » (Ésaïe 29:11).

C’est que les gens voient les mots, mais ils ne les comprennent pas. Pourquoi ? Vérifiez toutes choses. Nous allons tout vérifier. Paul nous donne la réponse. Regardons d’abord ce qu’il déclare à ceux qui se plaisent dans le repos de Christ et qui veulent se laisser guider par Lui. Pour ceux-là, Paul nous dit :

« …ce sont des choses … que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. 10Mais Dieu nous les a révélées par son Esprit [qui vit en nous] ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu. 11Car qui est-ce qui connaît ce qui est en l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? » (1 Corinthiens 2:9-11).

Il y a un esprit dans l’homme qui nous inculque l’intelligence. Les animaux, excusez-moi, mais ils ne l’ont pas. Ils sont munis d’instinct qui peut parfois donner l’impression de l’existence d’une certaine intelligence, mais l’animal ne fait pas de plan, il ne médite pas sur son avenir. Seul l’humain peut réfléchir, prendre des décisions, diriger des activités, faire des projets et les amener à leur exécution. Ceci est possible, nous dit Paul, par l’esprit que chaque humain possède. Regardons maintenant la deuxième partie du verset 11 :

« De même aussi, personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. »

Il est donc impossible pour l’homme, nous dit Paul, par son esprit seulement, de connaître les choses de Dieu. Pour connaître les choses de Dieu, il faut absolument que le Saint-Esprit, que l’Esprit de Dieu, vive en nous. Et parce que le Saint-Esprit sonde tout, Il peut révéler n’importe quoi à ceux qui aiment Dieu et qui veulent se laisser guider par Christ. Voulez-vous une preuve ?

Comment se fait-il qu’en écoutant un prédicateur à la radio ou à la télé, vous puissiez soudainement détecter une erreur dans ce que le prédicateur a déclaré ? Pourtant, il est peut-être beaucoup plus instruit que vous dans les Saintes Écritures. C’est que la connaissance des choses spirituelles revient toujours au Saint-Esprit. Je ne parle pas ici d’un lapsus de mémoire. Tout le monde en a. Je parle d’enseigner le contraire de ce que les Écritures disent. Je parle de déclarer des faussetés, pour mousser, peut-être, sa popularité, ou peut-être se bute-t-il tout simplement à Jésus. Si un prédicateur veut se buter à Jésus, il ne comprendra jamais les choses profondes de Dieu. Simplement parce que le Saint-Esprit ne les révélera pas à un tel homme. C’est ce que nous avons vu dans Ésaïe 29:11. Pour lui, la Bible demeure un livre fermé.

Ces gens, cependant, se forment des congrégations où ils prêchent leurs propres versions des Saintes Écritures. Et n’essayez pas, même avec votre Bible en main, de venir discuter sur un point de vérité avec eux, car ils vont vous indiquer la porte de leur église et ils vont vous dire de quitter les lieux sous prétexte que vous, vous êtes mêlés spirituellement. Celui qui est guidé par l’Esprit de Dieu est pourtant exhorté, au verset 19 de 1 Thessaloniciens 5 :

« N’éteignez point l’Esprit. 20Ne méprisez point les prophéties. »

Les prophéties sont très importantes. Au verset 21, Paul nous dit : « Éprouvez toutes choses » et, après avoir examiné, « …retenez ce qui est bon. 22Abstenez-vous de toute apparence de mal. » Donc, le chrétien se doit de ne pas gober tout ce qui est prêché, même si le monsieur qui prêche a peut-être son doctorat en théologie. Et alors ? Nous venons de voir que Dieu instruit ceux qui l’aiment. Les choses de Dieu sont spirituelles et non intellectuelles ! Savez-vous que certains théologiens ne croient même pas en Dieu ? Ce sont des athées ! Ils ont leur diplôme, par exemple, et savent décortiquer des versets.

Nous avons un autre critère : si l’on peut prouver par la Bible, tant mieux ! Sinon, de grâce, ne vous laissez pas emplir par un beau parleur. Nous ne sommes pas des valises. Nous avons la Parole de Dieu pour nous instruire. Je ne connais pas votre cheminement spirituel, mais je suis convaincu que chaque lecteur a eu un cheminement différent. Il n’y en a pas deux qui soient pareils. Dieu, cependant, connaît l’histoire de chacune de Ses prémices et Jésus nous suit de très près. Peu importe la confession chrétienne où Ses prémices se trouvent, si nous demeurons près de Lui, nous n’avons absolument rien à craindre.

Alors pourquoi sommes-nous où nous sommes ? Le Saint-Esprit a certainement fait Sa part pour nous y amener afin de mieux grandir spirituellement. Et nous ne sommes pas meilleurs que ceux que le Saint-Esprit a dirigés ailleurs. Dieu a placé chacun dans le Corps comme Il l’a voulu (1 Corinthiens 12:18). Mais nous avons le devoir de faire en sorte d’être heureux lorsque nous nous réunissons. Et ça, mes chers amis, cela prend des efforts. Quand une congrégation est heureuse, c’est toujours le résultat d’un effort collectif où chaque membre a contribué au bonheur des autres.

« Et prenons garde les uns aux autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres » (Hébreux 10:24).

Vous savez, il y a un proverbe chinois qui dit : « Rendre service aux autres, c’est se rendre service à soi-même. » Comme c’est vrai. Si chacun faisait cela, Paul n’aurait pas eu besoin d’écrire, au verset 25 : « N’abandonnons pas nos assemblées. » Parce que tous auraient hâte de se voir chaque semaine pour s’exhorter mutuellement. Jésus réfère à Son Église comme à un petit troupeau parce qu’Il savait que dire la vérité ne serait pas populaire. Faire la volonté de Dieu n’est pas toujours ce que les gens veulent entendre prêcher. Les mouvements les plus populaires, de nos jours, sont ceux qui prêchent ce qui fait plaisir. Il y a des ruées vers ces groupes, à l’heure actuelle.

Le Nouvel Âge est très populaire justement à cause de cela. Moi, personnellement, je n’ai rien contre le Nouvel Âge, mais j’ai aussi le devoir de vous expliquer ce qu’il prêche. Il est bon pour le chrétien de connaître quelques-unes de ses doctrines principales. En voici sept :

1.      Dieu, pour les adeptes du Nouvel Âge, est une énergie impersonnelle qui remplit l’univers. Tout ce qui existe fait partie de cette énergie. Tout est un. Ça va bien jusque là ? Voyez maintenant le raisonnement. Comme nous faisons partie de cette unité, nous sommes alors divins. Dieu est tout, et tout est Dieu, disent-ils. Chaque membre du Nouvel Âge est donc son propre dieu. Mais qu’en est-il de Jésus ?

2.      Jésus, d’après eux, était un grand maître spirituel inspiré par cette énergie divine disponible, cependant, à chacun de nous. Conclusion : vous êtes Christ, je suis Christ, nous sommes tous Christ dans notre for intérieur.

3.      Pour ce qui est de la Bible, elle n’est pas fiable. Les Apôtres, disent-ils, ont mal compris le message de Jésus et ont rajouté des enseignements qui ne sont pas endossés par Dieu. Oh, bizarre ! Nous avons vu plus haut que ce même Dieu n’était pourtant qu’une énergie impersonnelle… Là, ils l’appellent Dieu. Ils prétendent que la Bible a été manipulée pendant plusieurs siècles, durant lesquels elle est devenue victime d’innombrables additions et de suppressions de passages. Donc, elle n’est pas fiable.

4.      Dans le Nouvel Âge, il n’y a pas de place pour le concept de l’existence du péché. Il ne peut pas y avoir de péché, disent-ils, car si nous sommes Dieu, il n’y a donc pas de transgression possible contre Dieu. Car Dieu ne peut pas pécher. Biblique, Dieu ne peut pas pécher. Alors le péché n’existe pas et nous n’avons pas à nous en repentir. Jésus n’est donc pas mort pour nos péchés. Comme c’est simple, n’est-ce pas ?

5.      Le salut, pour eux, n’est même pas un sujet de discussion. Pourquoi ? Simplement parce que l’âme, faisant partie de l’univers, ne meure jamais. À la mort de l’individu, elle renaît et se réincarne dans une succession de corps physiques différents. Le bien ou le mal que vous faites déterminera votre prochaine réincarnation. Et comme le péché n’existe pas, c’est l’humain qui doit lui-même déterminer son cheminement. Car il n’existe pas qu’une seule voie qui soit bien ou mal pour tous. Donc, c’est vous qui décidez.

6.      Pour ce qui est de la croissance spirituelle, chacun peut se transformer lui-même, par la méditation transcendantale, l’hypnotisme, le yoga, la régression dans une vie antérieure, ou par une discipline spirituelle. Pour ce faire, l’aide des anges ou d’un guide en spiritisme peut s’avérer très utile. Un médium. On est très ouvert, choisissez ce qui fait votre affaire : un ange ou un médium. C’est la même chose pour eux.

7.      Finalement, le salut du monde dépend des humains. Regardez bien leur raisonnement. Quand assez de personnes seront branchées sur cette énergie positive universelle et tourneront leurs pensées vers la paix, comme cela pouvait être possible, le monde sera alors nettoyé de tous ses éléments négatifs. Voilà ce qui nous amènera éventuellement dans l’ère merveilleuse de la lumière. Comment ne pas aimer une telle religion où tout est beau et merveilleux !

Mes amis, c’est avec ces enseignements que des millions de nouveaux adeptes se joignent à eux chaque année. Heureusement, il y a un petit troupeau qui croit encore que la Bible contient la Parole de Dieu. Un petit troupeau engagé à faire la volonté de Dieu, coûte que coûte, et à qui Jésus déclare que sa récompense sera grande, dans le Royaume qui s’en vient.

Pouvez-vous encore croire ces évangélistes à la télé qui ne cessent de nous trompeter qu’aujourd’hui est le seul jour du salut ? Qui ne prennent pas le temps de vérifier, voulant plutôt croire ce qui fait leur affaire ?

En parlant de vérifier toutes choses, allons voir une instruction dans 1 Jean 3:24 :

« Celui qui garde ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. »

Merveilleux ! Ceci devrait nous équiper drôlement bien pour tout vérifier, n’est-ce pas ? Alors passons au test.

« Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu » (1 Jean 4:1).

Ce que Jean nous dit, ici, c’est que ceux qui prêchent ou qui enseignent sont tous guidés par un esprit. À nous de vérifier si c’est par l’Esprit de Dieu ou l’esprit de l’adversaire. Il faut éprouver les esprits ! Jean nous exhorte à ne pas tout gober ce qui est enseigné, mais à éprouver l’enseignant, afin de savoir quel esprit le guide. Qu’il soit sincère ou non n’a aucune espèce d’importance. Allons-nous croire un mensonge seulement parce que le ministre est sincère ? Nous savons que l’Esprit de Dieu nous guide dans la vérité, tandis que l’autre esprit nous guide dans l’erreur et le mensonge. Alors commençons par établir une vérité fondamentale que l’on trouve dans Deutéronome 6:4 :

« Écoute, Israël ! l’Éternel notre Dieu est le seul Éternel. »

Et, dans Deutéronome 4, un peu avant, au verset 35, Il dit :

« Tu en as été fait spectateur, afin que tu reconnusses que c’est l’Éternel qui est Dieu, qu’il n’y en a point d’autre que lui. »

Dans Ésaïe, les chapitres 44 et 45, Dieu S’identifie de bien des façons (vous ferez votre étude vous-mêmes), mais Il S’identifie ainsi : « Je suis le premier et je suis le dernier, et il n’y a point d’autre Dieu que moi. » Il déclare aussi : « Ainsi dit l’Éternel, le roi d’Israël et son Rédempteur. » Il S’identifie donc comme le Rédempteur, c’est-à-dire comme le Sauveur. Vous ne trouverez nulle part dans la Bible une indication que l’humanité devait être sauvée par un simple homme rempli du Saint-Esprit seulement. Ce qu’on voit plutôt, c’est l’annonce que la Parole de Dieu, de ce même Dieu Rédempteur, viendrait vivre dans la chair et mourir pour effacer les péchés du monde. Emmanuel. Dieu parmi les hommes pour leur apporter le salut.

C’est simple, me direz-vous, un enfant de dix ans peut comprendre cela. Pas si simple que vous pensez. Simple, si vous comprenez, mais pierre d’achoppement pour ceux qui ne comprennent pas. Il y a un groupe bien connu qui va vous parler de Jésus, mais qui n’accepte pas Sa divinité telle que déclarée dans Jean 1:1. Regardez leur raisonnement. Si la Parole était avec Dieu, disent-ils, et que la Parole était aussi Dieu, cela fait deux Dieux, et cela ne marche plus. Comment deux pourraient-ils être un ? Raisonnement logique, mais purement humain. Alors, ils identifient la Parole, dans leur bible, comme n’étant qu’une création de Dieu, avec un petit d pour « dieu ». Jésus, donc, a été créé et, tout comme nous, est simplement un enfant de Dieu. Si nous ne demeurons collé que sur les mots de ce seul verset, nous avons un fichu de problème. Mais la Parole de Dieu nous dit de vérifier toutes choses !

C’est ce que nous allons faire.

« Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous » (Jean 1:14). Alors laissons Jésus Lui-même nous instruire. Il nous dit que « Dieu est esprit » (Jean 4:24). Dans Lévitique 11:44, Dieu S’identifie en disant à Israël : « Car je suis l’Éternel votre Dieu ; vous vous sanctifierez, et vous serez saints ; car je suis saint. » Nous voyons donc que l’Éternel, tout en étant Dieu, est aussi saint. S’Il est esprit, comme on peut voir dans Jean 4:24, et qu’il est saint, Il est alors le Saint-Esprit, tout en étant Dieu ! C’est simple. Prenons un beau passage dans la Genèse. Regardons avec quelle simplicité Dieu S’identifie dès le début de la Bible : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). Donc Dieu S’identifie comme l’Être suprême, Créateur de toutes choses, mieux connu comme le Père. Au verset 2, Dieu décrit une situation où la terre était devenue toute à l’envers : « …et l’Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux. » Donc, vous avez ici le Saint-Esprit, ou l’Esprit de ce même Dieu en action. Au verset 3, il est écrit : « Et Dieu dit : Que la lumière soit, et la lumière fut. » C’était un ordre ! Ici, Dieu parle, et quand Il parle, quelque chose arrive. Il a dit : « Que la lumière soit » et, par l’Esprit de Dieu, pour obéir à la Parole de Dieu, « …la lumière fut. »

Nous avons alors un Dieu qui est saint, qui est esprit et qui parle. Combien de Dieux voyez-vous ? Moi, je n’en vois qu’un seulement. Poursuivons. Si Dieu est Dieu, tout ce qui sort de Lui est Dieu. Donc, Dieu est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu, et sa Parole est Dieu. Toujours le même Dieu qui S’identifie à nous de trois façons différentes. À un moment donné, il y a un peu plus de deux mille ans, selon une décision prise avant même la création du monde, Dieu est venu Se faire connaître à l’humanité. En tant que son Rédempteur ou Sauveur, Il a décidé de mettre Sa Parole dans le corps humain qu’Il a Lui-même engendré par son Esprit dans le sein d’une vierge nommée Marie.

« Ainsi en est-il [dit l’Éternel] de ma parole, qui sort de ma bouche ; elle ne retourne pas à moi sans effet, sans avoir fait ce que j’ai voulu, et accompli l’œuvre pour laquelle je l’ai envoyée » (Ésaïe 55:11).

Sa Parole dans la chair devait accomplir le plan de Rédemption et exécuter Sa volonté qui était de rendre le salut disponible à tous et ensuite, tel que prédit, retourner à Dieu. Et c’est précisément ce que Jésus a accompli. Regardons encore la simplicité avec laquelle Jésus décrit Sa mission sur cette terre. Dans la deuxième partie du verset 27 de Jean 16, Il déclare : « Je suis issu de Dieu. » La Parole de Dieu est sortie de Sa bouche. Jésus continue : « Je suis issu du Père, et je suis venu dans le monde. » Le Rédempteur est venu dans le monde pour lui apporter le salut. Puis Jésus dit : « …je laisse de nouveau le monde, et je vais au Père. » La Parole de Dieu, ayant accompli tout ce qu’Elle avait à accomplir, et ayant exécuté Sa volonté, est retournée à Dieu.

Saviez-vous que le nom de notre Rédempteur identifie aussi Sa mission ? Jésus veut dire Sauveur, et Christ veut dire Messie, le Oint de Dieu consacré pour accomplir cette mission. Quelqu’un m’a posé cette question, un jour : « Jésus avait-Il le choix de mourir ou de ne pas mourir ? Question inutile. Sa mission était déjà décidée avant même la création d’Adam et Ève. Sommes-nous assez naïfs pour croire que nos premiers parents, sans le Saint-Esprit, ne pécheraient pas ? Leur toute première décision a été de croire Satan et désobéir à Dieu ! Voilà pourquoi la mort de l’Agneau de Dieu était déjà prédestinée avant même leur création, comme on peut voir dans 1 Pierre 1, dans les versets 18 à 20.

« 18Sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, 19Mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, 20Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous. »

Revenons donc à Sa mission. La conception de Jésus fut immaculée, c’est-à-dire sans tache, sans intervention humaine. Le Saint-Esprit n’a pas placé un « sperme divin » dans l’ovule de Marie. Ce que le Saint-Esprit a placé en elle était un embryon complet dans lequel Dieu avait mis Sa Parole. Dans Luc 1:35, l’ange Gabriel dit ceci à Marie : « …la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu. »

Marie n’était seulement que porteuse du Fils de Dieu, et elle le savait. L’ayant compris, remarquez qu’au verset 38, Marie ne dit pas : « Je suis la mère de Dieu, » tel que proclamé par beaucoup d’églises. Non, en toute humilité, elle dit : « Je suis la servante du Seigneur. » Ce n’est pas la même chose. Elle était la servante du Fils de Dieu qu’elle portait en elle. Marie s’est occupé de Jésus, comme toute bonne mère s’occupe de son enfant qu’elle aime. Voilà pourquoi l’on voit beaucoup de références à Marie comme étant la mère de Jésus, mais jamais comme la mère de Dieu. Elle était la servante du Seigneur et heureuse de l’être.

Nous savons, selon le récit de Matthieu 1:25, que Joseph n’a pas connu Marie et n’a pas couché avec elle jusqu’à ce qu’elle eut enfanté un Fils auquel il donna le nom de Jésus. L’ange lui avait dit que l’Emmanuel, c’est-à-dire Dieu avec nous, devait naître d’une vierge. Et Joseph l’avait très bien accepté quand il a eu les preuves. Parce qu’il pensait qu’elle était tombée enceinte d’un autre. Il n’avait pas couché avec elle, mais là, il a accepté.

Vous rappelez-vous de la noce à Cana ? Allons voir dans Jean 2. Marie annonce à Jésus qu’il n’y avait plus de vin. Elle s’adressait au Dieu Jésus pour faire un miracle. Remarquez, au verset 4, que dans cette circonstance, Jésus n’a pas dit : « Écoute, Maman, mon heure n’est pas encore venue d’être glorifié. » Non, Il lui pose une question : « Femme [pas Maman], qu’y a-t-il entre moi et toi ? » Il y a une dame qui m’a dit, un jour : « Jésus-Christ a manqué de respect envers Sa mère, ici. » Jésus n’a pas manqué de respect envers sa mère physique. Il ne faisait que lui rappeler doucement que, sur le plan divin, il n’y avait pas de lien de parenté entre Jésus et Marie. On ne dit pas à Dieu de faire un miracle. Lui seul devait prendre cette décision. Marie l’a immédiatement compris et, reconnaissant son rôle, elle n’a pas été insultée. Au verset 5, elle fait quoi ? Regardez, elle dit au serviteur : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Et le Dieu Jésus a fait Son premier miracle.

Nous voyons la même chose se produire juste avant Sa mort, dans Jean 19:26. Ici, l’homme/Dieu confie Sa mère physique à Jean. « Jésus donc, voyant sa mère [lisez bien les mots] et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : [Maman, voilà ton fils ? Non] Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. » Aucun manque de respect, ici. Jésus, Dieu dans la chair, S’occupait de la sécurité de Marie. Et dès ce moment, Jean la prit chez lui.

Après Sa résurrection, lequel des disciples Jésus a-t-Il utilisé pour lui déclarer ouvertement qu’Il était Dieu ? A-t-Il choisi Pierre qui Lui avait, longtemps avant, déclaré qu’Il était le Christ, le Fils du Dieu vivant, comme l’on voit dans Matthieu 16:16 ? Pas du tout. Il a prit le plus incrédule, celui qui avait besoin de cinquante preuves avant de croire. Vous savez, Thomas me fait penser à certaines personnes que je connais. On ne peut jamais leur fournir assez de preuves pour les convaincre. Vous leur en donnez dix, ils en voudraient encore deux ou trois autres. Mais regardez la réaction de Thomas quand son incrédulité fut comblée, dans Jean 20, au verset 27, par Jésus. Au verset 28, Thomas Lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Il L’appelle son Dieu ! Croyez-vous que quelqu’un pouvait, par la suite, convaincre Thomas que Jésus n’était pas Dieu ? Ah non !

Retournons dans Jean 1:1, maintenant. Regardons de nouveau ce verset et comment il est structuré. Il n’est pas écrit : « Au commencement était Dieu. » Ceci aurait pourtant eu beaucoup de logique. Non, il est écrit : « Au commencement était la Parole. » La Parole est nommée en premier. Et « …la Parole était avec Dieu. » Si Dieu a toujours existé, il est impossible que la Parole, qui est ici nommée en premier, puisse exister avant Lui. Ça aussi, c’est logique. Il est donc évident qu’il est question ici de la Parole qui est sortie de la bouche de Dieu, comme nous avons vu dans Ésaïe 55:11, et cette Parole a été faite chair, comme nous avons vu dans Jean 1:14, pour habiter parmi les humains. Ayant accompli la volonté du Père par le salut, la Parole, c’est-à-dire Jésus, est retournée à Dieu le jour de l’Ascension.

Christ est maintenant au ciel et Il attend le moment précis pour revenir avec puissance, selon plusieurs prophéties, pour établir le Royaume de Dieu sur cette terre. Essayez d’expliquer cela à ceux qui refusent de croire que Jésus était Dieu dans la chair… Vous ne réussirez jamais ! Aucun nombre de versets ne suffira pour les convaincre. Donc, si leur comportement vous dit : « Mon idée est faite, ne me mélange pas avec des preuves, » alors, de grâce, ne perdez pas votre temps. Laissez-les faire. « Hé, ce n’est pas grave, » allez-vous me dire, « ceux qui viennent parfois sonner chez moi, » et il y en a de plus en plus, maintenant, « ils sont sincères ! On doit les aimer. Ils le font pour nous faire part de leur croyance. »

Mes chers amis, paroles habiles n’égalent pas la vérité ! C’est un autre proverbe chinois, mais celui-là, il est biblique. Allez à 1 Jean 4, verset 1. Jean nous dit d’éprouver ceux qui viennent nous prêcher, pour voir quel esprit les anime. Mais pourquoi ? Regardez la fin du verset 1 : « …car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. » Verset 2 : « Reconnaissez l’Esprit de Dieu à ceci : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu. » Cela veut dire quoi ? Jésus-Christ venu en chair veut dire que Jésus-Christ, le Sauveur/Messie, est littéralement descendu du ciel pour venir dans le monde afin de vivre dans la chair humaine.

Emmanuel, “Dieu parmi nous” ! Ceux qui confessent cette vérité sont guidés par l’Esprit de Dieu, nous dit Jean. Mais il nous met en garde, aussi. Au verset 3 : « Et tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu en chair [comme au verset 2], n’est point de Dieu. Or, c’est celui de l’antichrist [oh, c’est fort, ça !] dont vous avez entendu dire qu’il vient, et qui est déjà à présent dans le monde. » L’esprit de l’Antichrist, Satan, faisait déjà son travail et ses ravages au premier siècle, en utilisant des faux prophètes qui prêchaient que Jésus n’était seulement qu’un homme, rempli du Saint-Esprit, avec qui Dieu travaillait. Mais pas Dieu dans la chair. Combien plus, de nos jours, Satan séduit des gens en utilisant encore des faux prophètes pour enseigner cette même doctrine. En prêchant que Jésus n’était qu’un homme, le salut nous vient donc par un homme et non pas par Dieu.

Voyez-vous l’hérésie que ces gens répandent ? Les temps changent, vous savez, mais ce sont toujours les mêmes fausses doctrines. M. Vaclav Havel, président de la République tchèque, a prononcé ces paroles, qui sont à la fois bibliques et prophétiques, dans l’un de ses discours : « Si le pilier d’un système [ou d’une religion] est fondé sur un mensonge, il est donc évident que la vérité deviendra sa plus grande menace et son plus grand ennemi. » Alors soyons sur nos gardes.

« Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Un tel homme est le séducteur et l’antichrist. » (2 Jean 7).

L’esprit de l’antichrist travaille en eux. Cela ne veut pas dire qu’ils s’en vont dans le feu de la géhenne. Comprenez-moi bien. Quelqu’un peut se repentir, et il y en a beaucoup qui vont se repentir. Mais l’esprit de l’Antichrist travaille. Si nous entretenons des relations avec ces gens, nous nous exposons à un grave danger. C’est aussi grave que cela, nous dit Jean. Regardons ce qu’il nous dit au verset 8 : « Prenez garde à vous, afin que vous ne perdiez point le fruit de notre travail, mais que nous en recevions une pleine récompense. » Au verset 10, Jean est encore plus catégorique : « Si quelqu’un vient à vous, et n’apporte point cette doctrine… » Quelle doctrine ? Mais nous venons de la voir. La doctrine que notre Rédempteur n’était nul autre que Dieu dans la chair. Remarquez bien que Jean n’a pas dit : « cet évangile. » Il a dit : « cette doctrine. » Dieu dans la chair est la doctrine de base de cette Église que Christ est venu fonder. Si ces individus ne prêchent pas cette doctrine, nous dit Jean, « …ne le recevez point dans votre maison, et ne le saluez point. »

Wow ! Ne le saluez pas ? Se peut-il que l’apôtre de l’amour manque d’amour ? Vous noterez que saluez se rapporte au mot « salut ». Salut, ici, ne veut pas dire : « Salut, comment ça va ? Es-tu allé voir les Expos, ou le Canadien se faire “planter” ? » Non, non. Salut, ici, veut dire que nous avons reconnu que Jésus est le seul nom sous le soleil par lequel le salut est possible. Salut, c’est ce que nous recevons lorsque nous acceptons Son sacrifice comme étant le seul disponible pour effacer nos péchés. Quand un chrétien disait : « Salut ! » à un autre chrétien, au premier siècle, il confirmait cette vérité. Si quelqu’un vient vous enseigner autre chose, ne le laissez pas entrer chez vous. Peu importe s’il secoue la poussière de ses souliers sur votre trottoir, vous passerez le balai plus tard.

De dire salut à une telle personne serait confirmer que vous êtes d’accord avec sa doctrine qui, elle, n’est pas biblique. C’est ce que Jean nous dit au verset 11 : « Car celui qui le salue, participe à ses mauvaises œuvres. » Donc, soyons gentils, aimons-les, mais, tout comme l’Extra 6/49, disons leur poliment : « Non, merci. »

Vous savez, je plaisante, ici, mais je ne veux ridiculiser personne. Chacun a droit à ses croyances. Si quelqu’un veut croire que Dieu est une puissance impersonnelle et que chacun est son propre dieu, c’est son droit. Si quelqu’un veut croire que Jésus n’était pas Dieu dans la chair, mais simplement un homme, c’est son affaire. De nos jours, on prêche que l’immortalité nous viendra par le clonage. Un Extra avec ça ? Non, merci !

Si quelqu’un veut croire qu’il a une âme immortelle qui, après la mort, peut aller au ciel, c’est aussi son affaire. Si quelqu’un veut croire qu’il doit se suicider afin d’être télétransporté sur l’étoile Sirius, c’est son droit. Il est libre. Sachez, cependant, que nous sommes libres aussi, et que nous avons le droit de croire ce qui se prouve dans les Écritures. « Oui, mais ils parlent d’amour, ces gens-là, ils nous parlent toujours de Jésus ! » Nous, nous parlons de qui ? Qui est le centre de notre foi et de notre croyance ? Tous nos messages sont orientés sur l’amour et sur Jésus qui est la personnification même de cet amour !

Dieu nous a donné les Écritures, et nous savons qu’il faut les sonder afin de découvrir Sa vérité, et quelle est Sa volonté, la volonté de Christ pour nous. Aimons tout le monde, oui. Soyons gentils avec les autres, rendons service à ceux qui en ont vraiment besoin. Voilà ce qui devrait nous intéresser en tant que chrétiens. Mais laissons Dieu S’occuper de ceux qui veulent prêcher leur doctrine. Demeurons dans la foi et recherchons toujours la vérité divine. Nous aurons alors une paix intérieure que personne ne pourra nous enlever. Soyons branchés sur Jésus. Lui nous guidera dans le cheminement vers le Royaume. Pour ce qui est du reste, rappelons-nous toujours de retenir ce qui est bien et de rejeter toute espèce de mal. Mais avant tout, chers amis, vérifions toutes choses.




D.029 – La puissance de la grâce

 

2 Corinthiens 9:8

Par Joseph Sakala

Vous savez, depuis cinquante ans, je crois qu’il n’y a rien qui puisse surpasser en grandeur la création de l’ordinateur électronique. Sa capacité à traiter des données à une vitesse extraordinaire a complètement bouleversé la planète ainsi que la vie des humains. On le compare au cerveau humain, mais il est beaucoup plus rapide. Cependant, même s’il fonctionne comme le cerveau humain, il n’est pas aussi complexe. Les savants eux-mêmes admettent que, s’ils pouvaient transmettre toute la capacité d’un cerveau humain dans un ordinateur, cette machine occuperait l’espace de plusieurs étages d’un édifice.

Pourtant, tout ce potentiel se trouve enfermé dans nos petites têtes. Ceci devrait nous démontrer clairement, et sans l’ombre d’un doute, la magnifique puissance de Dieu. Vous noterez, cependant, que notre cerveau ne se préoccupe pas d’accumuler des données comme un ordinateur. Notre cerveau utilise plutôt ce dont nous avons besoin à un moment donné et au moment propice. En d’autres mots, nous nous concentrons plus sur l’arbre que sur la forêt.

Saviez-vous que ceci est aussi vrai dans notre comportement en tant que chrétien ? Nous avons cette tendance à ne nous concentrer seulement que sur certains aspects du christianisme, et nous perdons parfois de vue le grand Plan de Dieu dans notre vie individuelle. Le Dieu qui nous a créés nous connaît parfaitement. C’est pourquoi Il a condensé pour nous Son Plan magistral en petites capsules dans un beau Livre : la Sainte Bible contient ces capsules qui englobent toutes Ses vérités pour nous.

Par exemple, une de ces capsules nous dit que : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Tout le monde connaît ce beau verset dans Jean 3:16. Nous avons ici le grand Plan de Salut, condensé par Dieu, dans un tout petit verset. C’est tellement vrai que Jean nous le confirme au verset 17 en nous déclarant que « Dieu, en effet, n’a pas envoyé Son Fils dans le monde pour qu’Il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. » Dieu veut sauver tout le monde !

Nous allons maintenant étudier un autre petit verset qui contient une vérité extraordinaire. Dieu a placé cette vérité à un endroit où Paul nous parle de choses élémentaires et physiques, comme l’argent, les offrandes, les assistances destinées à d’autres chrétiens. Mais au travers de toutes ces choses physiques, nous découvrons le merveilleux verset 8 :

« Et Dieu peut vous combler de toutes ses grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre » (2 Corinthiens 9:8).

Ici, la foi du chrétien, dans la grâce de Dieu, est résumée dans ce seul verset. Vous noterez que Paul commence son exposé là où chaque chrétien devrait être fixé dans son orientation chrétienne : sur la toute puissance de Dieu ! « Et Dieu peut… » nous dit Paul. Il n’y a rien de plus évident, de nos jours, que la fragilité spirituelle qui existe dans toutes les dénominations chrétiennes. Savez-vous ça ? C’est comme si la Parole de Dieu a progressivement été diluée au point que bon nombre de chrétiens ne semblent plus croire dans la toute-puissance de Dieu. Oh, on le dit et on le prêche ! Mais, malheureusement, la conviction inébranlable dans cette puissance est de moins en moins évidente chez certains.

Croyons-nous vraiment que Dieu peut ? Occasionnellement, nous voyons des signes encourageants, quand nous apercevons le zèle chez les nouvelles personnes qui viennent se joindre à nous. Ça nous rappelle nos débuts. Et c’est beau. Ou, quand certains, qui avaient quitté pour un temps, reviennent vers les congrégations. Mais d’une façon générale, l’Église passe par une période de faiblesse. Et la raison principale paraît évidente. Elle semble avoir perdu de vue la puissance de Dieu.

Pourtant, c’est la seule et unique puissance avec laquelle l’Église peut fonctionner. Si elle perd de vue cette vérité, elle est alors réduite à la même puissance par laquelle le monde fonctionne. Comme toute organisation mondaine, elle est alors réduite à se fier à ses propres ressources humaines seulement. Elle mise alors sur le nombre de ses membres et sur sa structure hiérarchique pour lui dicter son comportement moral. Et, comme toute organisation mondaine, elle se met à miser sur ses manœuvres politiques aussi, afin de bien paraître dans son entourage. Voilà ce qui peut arriver quand on permet que la Parole de Dieu soit progressivement diluée.

En tant que disciples de Christ, nous devons continuellement être sur nos gardes pour empêcher, justement, qu’une telle situation se produise dans nos congrégations. Et cela se fait comment ? La Parole de Dieu nous donne la réponse. Examinez toutes choses, nous dit Paul. Retenez seulement ce qui est bon (1 Thessaloniciens 5:21). Éprouvez celui qui prêche, nous dit Jean, pour voir quel esprit le guide (1 Jean 4:1). Si ce qu’il dit peut se prouver dans la Bible, ça vient du Saint-Esprit. Sinon, rejetez ce que ce prédicateur déclare. C’est aussi simple que ça.

Et notre arme la plus efficace pour maintenir notre zèle, sans crainte aucune, c’est notre foi inébranlable dans la toute-puissance de Dieu. Avez-vous déjà contemplé le paysage merveilleux près d’un lac entouré de montagnes et boisé de toutes sortes de beaux arbres ? Devant toute cette beauté qui se reflète dans l’eau du lac, comment ne pas méditer sur le fait que Dieu a créé tout cela ? Et que Jésus est le reflet de Sa gloire et l’empreinte de Sa personne, et soutient toutes ces choses par Sa Parole puissante, comme on peut voir dans Hébreux 1:3.

L’univers entier, dans toute sa complexité, est soutenu par cette puissance de Dieu à l’oeuvre. Vous savez, il y a un vieux proverbe chinois qui dit : « Immobile, assis sans rien faire durant l’hiver, le printemps vient et l’herbe pousse. » Quelle puissance ! Quand nous chantons le cantique Comme tu es grand, nous confirmons la puissance de Dieu au travail dans la nature et dans notre salut.

Dans cette lettre aux Corinthiens, Paul leur parle de la puissance de Dieu, capable de leur fournir des choses matérielles dont ils avaient besoin. Paul a utilisé cette application pratique afin de leur prouver la présence de Dieu dans ces petits détails aussi. Parfois, nous avons tendance à prendre pour acquises les choses matérielles que nous possédons. Il serait bon de nous rappeler que toutes ces choses viennent de Dieu. Et surtout de Le remercier, car Il pourrait facilement nous les enlever. Remercions-Le souvent. Faites-en une habitude.

Dans Jude au verset 24, il est écrit :

« Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irréprochables et dans l’allégresse. »

Combien de chrétiens croient vraiment que Dieu peut nous préserver de toute chute ? Regardez autour de vous et vous verrez plutôt une attitude qui nous indique le contraire. Les gens vous diront que, dans certaines circonstances, le stress devient tellement fort que Dieu ne peut vraiment pas les sortir de leurs épreuves. Certains diront : « Quand j’ai peur, la pression devient tellement forte que personne ne peut m’aider. » Donc, ce que ces gens disent, c’est que Dieu n’est pas assez puissant pour les empêcher d’avoir peur. Ou que Dieu n’est pas assez puissant pour les empêcher de chuter dans d’autres sortes de circonstances. Pourtant, nous venons de voir que Dieu peut vous préserver de toute chute.

Est-ce Dieu qui est fautif ? Ou manquons-nous de foi dans Sa puissance ? Prenons les événements tout récents qui ont frappé tout près de nous, à New York ; je n’ai jamais vu autant de panique sur les visages du monde que lors des reportages qui ont immédiatement suivi ce carnage terroriste. Dieu aurait-Il pu empêcher cet attentat ? Définitivement oui. Pourquoi ne l’a-t-Il pas fait ? Seul Dieu le sait. Mais, si vous vous souvenez, il y avait quatre avions impliqués dans cette attaque contre les États-Unis. Deux sont allés frapper les deux tours du World Trade Center qui était le symbole de la puissance économique américaine. Le troisième avion est allé frapper le Pentagone, symbole de la sécurité et de la protection mondiale offertes par le pays le plus puissant du monde, à l’heure actuelle. Le quatrième avion, pour des raisons bizarres, s’est écrasé dans un champ, en Pennsylvanie. Ce n’est qu’après avoir mis toutes les pièces du casse-tête ensemble qu’on a découvert que cet avion était destiné à frapper, soit le Capitol de Washington, siège du gouvernement américain, ou la Maison Blanche, tout près ; la tête de ce même gouvernement. Cet attentat a avorté grâce au courage de quelques passagers qui se sont attaqué aux terroristes, les empêchant d’atteindre leur but. Ici, je vois une intervention divine. La tête des États-Unis ne devait pas être frappée à ce moment-là.

La nation américaine, cependant, s’est soudainement réveillée à la réalité que, malgré sa puissance, elle était peut-être invaincue, mais non invincible. Ces incidents ont aussi bouleversé plusieurs d’entre vous, j’en suis sûr. Et c’est normal. La catastrophe fut grande. Cependant, après plus d’un mois, avons-nous encore peur ? Si oui, pourquoi sommes-nous bouleversés ? Commençons-nous, peut-être, à manquer de foi dans la puissance de Dieu ? Dans la puissance américaine, sûrement, j’en conviens. Mais dans la puissance de Dieu ? Jamais !

Si je demandais à chaque lecteur de cet article : « Croyez-vous en Dieu ? » Je suis convaincu que chacun me regarderait comme si j’étais « capoté » de poser une telle question. C’est sûr que nous croyons en Dieu. Mes chers amis, je n’ai aucun doute que vous croyez que Dieu existe. Ce que je veux savoir, c’est : croyez-vous en Dieu, c’est-à-dire, ce qu’Il nous dit ? Ce n’est pas la même chose. Lisons-nous simplement Sa Parole ou croyons-nous ce qu’Elle nous déclare ? Jésus a dit ceci à une belle petite congrégation qui avait une attitude toute spéciale :

« Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (Apocalypse 3:10).

Notez, s’il vous plaît, que cette promesse d’être gardés est dirigée vers les serviteurs de Jésus. Alors que la tribulation est destinée à éprouver les habitants de la terre. Cette expression, « habitants de la terre », paraît six fois dans l’Apocalypse, et chaque fois pour identifier ceux qui ne sont pas les serviteurs de Dieu. Revenons toutefois à cette belle promesse de Jésus à ceux qui avaient gardé la parole de la persévérance en Dieu. Que veut dire garder la parole de la persévérance en Jésus ? Nous avons ici du matériel pour préparer plusieurs messages. Garder la parole veut simplement dire croire d’abord tout ce que cette Parole de Dieu nous enseigne. Ensuite, loger cette Parole dans notre esprit et dans notre cœur afin de vivre notre quotidien selon cette Parole, au meilleur de notre capacité.

Ensuite, nous voyons le mot « persévérance ». Ceci veut dire qu’à partir du moment où nous avons accepté de croire ce que Dieu dit, d’une façon inébranlable, peu importe ce qui se passe autour de nous, notre devoir est de persévérer dans cette vérité jusqu’à notre mort. Si nous faisons cela, nous avons l’assurance, par la grâce de Dieu, d’être sauvés par une résurrection à l’immortalité. Voilà pourquoi Jésus nous a dit, dans Matthieu 24:13 :

« Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »

Futur ! Vous noterez que Jésus a prononcé ces paroles alors qu’Il instruisait Ses disciples sur les événements des temps de la fin. Donc, la persévérance dans la vérité, telle qu’annoncée par Jésus, devrait se manifester tout au long de notre vie. La prédication, si populaire de nos jours, qu’une fois sauvé, toujours sauvé, est une des plus grandes hérésies qui circulent présentement dans la communauté chrétienne grâce à ceux qui diluent la Parole de Dieu. Sous le couvert de l’amour, ces prédicateurs ont réussi à réduire le salut à la simple déclaration de donner son cœur à Jésus tout en continuant de vivre comme avant.

Vous savez, je ne suis pas du tout impressionné par ceux qui crient « Seigneur ! » à toutes les sauces ! Si la louange vient vraiment du cœur, gloire à Dieu ! Sinon, ça vaut ce que ça vaut… Mais comment reconnaître les vrais prédicateurs des faux ? Jésus Lui-même nous dit comment, dans Matthieu 7. Regardez ce qu’Il nous dit au verset 21 :

« Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le Royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

C’est le comportement quotidien de l’individu qui dévoile ce qui se trouve à l’intérieur. C’est exactement ce que Jésus a dit à l’Église de Philadelphie, qui avait cette belle attitude de garder Sa Parole en faisant la volonté de Dieu. Et ils le faisaient dans la persévérance de ce que Jésus avait enseigné. Et que fait Jésus ? Il leur dit : « Parce que vous avez gardé la parole de la persévérance en moi, alors moi, je vous promets de vous garder durant cette tribulation à venir. »

Mes chers amis, ou bien on croit ceci, ou on ne le croit pas. C’est une décision personnelle que chacun doit décider dans son cœur. Vous ne pouvez pas la prendre pour moi, ni moi pour vous. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a une bénédiction extraordinaire attachée à cette promesse. Et cette bénédiction est double. D’abord, elle est physique. Jésus nous dit que si nous demeurons dans la vérité, telle qu’enseignée par Lui, nous aurons une protection physique assurée durant la tribulation. Mais comment va-t-Il faire cela ? Avez-vous peur d’être attaqué(e) durant la nuit ? Ou en plein jour ? Avez-vous peur que l’eau ou l’air soient infectés par des produits bactériologiques ? Beaucoup trop sèment cette panique dans le monde, de nos jours. Ce que nous allons lire, cependant, nous indique clairement qu’il va y avoir des victimes. Je ne vous compte pas de sornettes, ici. Mais que dit Dieu à Ses serviteurs ? C’est ça qui m’intéresse. Et j’espère, vous aussi.

« 7Que mille tombent à ton côté, et dix mille à ta droite [ça c’est des victimes, mes chers amis], tu ne seras pas atteint [promesse] 10Aucun malheur ne t’arrivera, aucun fléau [avec lesquels on nous fait peur aujourd’hui] n’approchera de ta tente [ou ta maison, parce que nous ne vivons plus dans des tentes] » (Psaume 91 :7, 10).

La puissance des États-Unis est incapable de garantir ceci, mais la toute-puissance de Dieu, oui ! Dieu nous dit que nos maisons seront protégées. Quand Dieu parle de maisons, Il parle de la famille du serviteur aussi. Arrêtez de craindre pour vos enfants. Dieu va s’en occuper. Comment va-t-Il y parvenir ?

« 11Car il ordonnera à ses anges de te garder [c’est le même mot “garder” que Jésus a utilisé pour Philadelphie] dans toutes tes voies [i.e., où que nous soyons] » (Psaume 91 :11).

Dieu continue de rassurer chacun de Ses serviteurs en lui disant :

« 14Puisqu’il m’aime, je le délivrerai ; je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom » (Psaume 91 :14).

Connaissez-vous le nom du Seigneur ? Croyons-nous ces paroles de Dieu ? Croyons-nous aux anges ? Ou sommes-nous rendus tellement évolués que nous sommes au-dessus de tout cela ? Si oui, alors promenons-nous continuellement avec un masque à gaz, au cas d’une attaque à l’anthrax. Vous savez, c’est bien beau, ces masques, mais avez-vous déjà essayé de manger un spaghetti avec ça dans le visage ? Pourtant, au verset 15, Dieu dit :

« 15Il m’invoquera, et je lui répondrai [nous allons l’invoquer et il va nous répondre !] ; je serai avec lui dans la détresse [il va y avoir une détresse ! Mais Dieu va être avec nous], je le délivrerai et je le glorifierai. 16Je le rassasierai de longs jours [nous allons vivre vieux !], et je lui ferai voir mon salut. » (Psaume 91 :15-16).

Ah, oui, quelle déclaration rassurante ! Ces beaux versets ont réussi à non seulement nous calmer, mon épouse et moi, mais aussi à consoler tous ceux qui m’ont téléphoné suite à ces événements du 11 septembre 2001. Et il y en a eu. Saviez-vous que, si nous demeurons fermes à garder et à vivre selon la Parole de Dieu, cette protection physique nous est assurée même si notre foi est affaiblie ? La promesse de Dieu est associée au fait de garder la parole de la persévérance en Jésus.

Alors, quel est l’avantage d’avoir en plus une foi profonde dans ces Paroles de Dieu ? Plus haut, je vous ai dit que la bénédiction de croire dans la Parole de Dieu était double. Nous venons de voir la protection physique. Il y a aussi une deuxième bénédiction, et celle-là est spirituelle. Elle nous vient directement de Jésus. Celui-ci savait que Son ministère ici-bas achevait et qu’Il retournerait bientôt au Père. Il tenait, cependant, à laisser quelque chose à Ses disciples afin de pouvoir passer au travers de toutes les épreuves durant leur ministère. Regardons ensemble ce que Jésus leur a laissé, au verset 27 de Jean 14 :

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. »

Avons-nous assez de foi en Jésus pour croire ceci ? Si oui, peu importe ce qui arrivera, notre cœur ne sera pas troublé et nous ne serons pas perturbés. Vous dormirez en paix et sans aucune inquiétude. Sinon, même si Sa protection physique vous est assurée, vous ne serez pas en paix. Et vous serez inquiets pour tout et pour rien, comme tous les gens du monde. Mais Jésus nous donne cette paix et nous l’a donnée gratuitement. Qu’attendons-nous pour Lui faire confiance et vivre cette paix avec tellement de conviction qu’elle paraîtra dans notre comportement quotidien ?

Regardons ce que Jésus nous déclare dans Jean 16:33 :

« Je vous ai dit ces choses afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde [nous dit Jésus. Qui n’a pas de tribulations ? Je n’en connais pas. Nous en avons régulièrement. Et alors ?] ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Et nous pouvons faire exactement la même chose : vaincre le monde. C’est bien beau, tout cela, me direz-vous, mais comment faire pour ressentir cette paix que Jésus nous a donnée ? Laissez-moi vous dire une chose. Si vous l’avez, vous savez exactement de quoi je parle. Ceux qui ont un problème de ce côté-là, demandez à Jésus de ranimer cette paix qu’Il vous a donnée. Il est capable de le faire ! Demandez-Lui, cela vient de Lui ! Demandez-Lui de vous donner la force de persévérer dans Sa Parole seulement, et aucune autre. Arrêtons de croire à toutes les peurs, les menaces et les balivernes venant de ceux qui n’ont pas cette paix et qui pourraient nous bouleverser et nous troubler.

Quand Dieu dit qu’Il peut nous protéger, croyons-nous qu’Il peut ? A-t-Il assez de pouvoir pour le faire vraiment ? Calmons-nous et croyons ce que Jésus nous dit. Croyons dans la puissance de Sa grâce qui nous assure Sa protection. C’est Jésus qui est le Révélateur des événements à venir. Pas Nostradamus !

Il y a un beau petit livre qui se vend, ces temps-ci, par milliers et par dizaines de milliers d’exemplaires. Tout le monde se tourne vers cet homme de « sagesse ». Vous savez, il a prédit tellement de belles choses. J’aimerais vous montrer une de ses prophéties. Lisez lentement, car il faut que ce soit clair…

« Un, qui des dieux d’Hannibal infernaux, fera renaître et frayeur des humains, ont plus d’horreur de plus dire journaux qu’advint viendra par Babel aux Romains. Pleurez le ciel, a-t-il fait faire. La mer ça presse, Hannibal fait ses luges, Denis mouille, classe tarde, ne taire, n’a su secret et à quoi tu t’amuses… »

Vous avez tous compris ? Très, très, très clair ! C’est tellement clair que le monsieur qui interprète ces paroles, parce que monsieur [Nostradamus] a besoin d’être interprété, le monsieur donc, qui s’appelle Jean-Charles Fombrune, nous dit que ceci est une preuve évidente de la chute des deux tours à New York et la frappe contre le Pentagone, le 11 septembre 2001 ! Vous avez tous vu cela ? Fantastique !

Laissez-moi vous parler un petit peu de ce monsieur Nostradamus, qui était médecin et astrologue et qui vécut au XVIe siècle. Michel de Notre-Dame était aussi un fervent disciple de la parapsychologie. Durant ses méditations transcendantales, il pouvait se brancher sur un esprit puissant qui lui révélait ses prophéties. Comme outil de concentration, il fixait son regard sur un bassin d’eau, et quand cette eau se mettait à se brouiller, c’est au fond de cette eau qu’il recevait ses visions, pas mal brouillées aussi. Pour se donner de la classe et de l’importance, il a traduit son nom en latin, et Notre-Dame est devenu Nostra Damus.

Les prophéties de ces Centuries, en 1555, sont devenues célèbres et très vénérées par ceux qui préfèrent les prophéties d’un homme à celles de Dieu. Alors le monde rend gloire à Nostradamus et on rejette les prophéties de Dieu. Car celles de Dieu sont, semble-t-il, trop négatives.

Paul avait donc raison de dire qu’il viendrait un temps où les hommes ne supporteraient plus la vérité et se tourneraient vers des fables. Mes chers amis, je pense que le monde en est rendu là. Mais quel est notre refuge ? À qui devons-nous rendre gloire ?

« Or, [rendons gloire ] à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de ce que nous demandons et pensons » (Éphésiens 3:20).

Voilà le pouvoir de Dieu : aller même au-delà de ce que nous pensons !

« Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. 9Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Ésaïe 55:8-9).

Nous sommes si limités. Si seulement nous pouvions le réaliser. Nous sommes limités dans la connaissance, dans ce qu’est la vie et comment fonctionne l’univers. Et malgré tout cela, nous avons tendance à croire que Dieu fonctionne comme nous. Alors quand nous voyons Dieu agir d’une manière complètement différente, nous devenons tout bouleversés. Lorsque Dieu agit d’une façon que nous ne comprenons pas, nous nous mettons parfois à critiquer et à douter que Dieu est là. Peu importe. Ce qui est important, c’est que Dieu est là ! Et quand Il dit qu’Il fera quelque chose, Il le fera.

Mais avons-nous saisi la profondeur de ce verset 20 d’Éphésiens 3 ? Dieu peut faire infiniment au-delà de ce que nous demandons et pensons ! Paul nous dit que, si nous mettons notre foi entièrement en Dieu, Il va exceller au-delà de ce que nous avons imaginé, dans notre demande et dans notre pensée. Si seulement nous avions la patience d’attendre. Par contre, si nous voulons résoudre nos problèmes à notre façon, Dieu va nous laisser faire.

Savez-vous que la chose la plus dangereuse pour miner la foi d’un chrétien serait d’insister pour que Dieu lui donne toujours raison ? Car le jour où Dieu accédera à tous nos désirs, cela pourrait être le pire jour de notre vie. Tandis que si nous laissons Dieu agir, Il nous donnera au-delà de ce que nous avons imaginé. Mais ce sera dans une abondance qui nous procurera la joie et le bonheur aussi. Quand Dieu promet quelque chose, ce ne sont pas des paroles en l’air. Il a la sagesse, le pouvoir et la capacité d’agir. Allons voir une autre belle promesse de Dieu dans Philippiens 3:20 :

« Mais nous, nous sommes concitoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. »

Jésus, lors de Son avènement, transformera, par une résurrection, ce corps de notre humiliation pour en faire un qui sera semblable au corps de Sa gloire, exactement comme le Sien. Car Jésus a ce pouvoir de faire de nous des serviteurs immortels. Comme c’est malheureux, quand nous voyons des hommes rebelles à Dieu déclarer qu’il n’y a pas de Dieu. Ils se gonflent d’orgueil, prétendant pouvoir faire tout ce qui leur plaît. De petits dictateurs avec l’air hautain, se croyant au-dessus de la loi, avec leurs armées pour les appuyer. Ils sont adulés pour un temps, mais leur pouvoir est temporaire. Tandis que le pouvoir de Jésus est éternel au point de pouvoir S’assujettir toutes choses !

Vous souvenez-vous lorsqu’Il était devant Pilate et qu’Il a refusé de répondre à une de ses questions ? Pilate Lui avait dit : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier ? » Jésus l’a regardé en plein dans le blanc des yeux et a répondu : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’était donné d’en haut » (Jean 19:9-11). Ceci devrait constituer toute une assurance, pour nous, de savoir qu’au-dessus de tous ces pouvoirs impériaux humains, il existe la toute-puissance de Dieu, toujours en charge.

« Le cœur du roi est un courant d’eau dans la main de l’Éternel ; il l’incline partout où il veut » (Proverbes 21:1).

Saisissez-vous la profondeur de ce verset ? Dieu est si capable de S’assujettir toutes choses que nous n’avons pas à craindre, même le pouvoir tyrannique du dernier Antéchrist, quand il sera lâché pour terroriser la terre avec sa puissance militaire. Quand Dieu déterminera qu’Il en a assez de lui, son cœur sera comme un courant d’eau dans la main de Dieu ! C’est alors que tout ce système babylonien mondial tombera, et très vite. Dieu l’a promis. Dieu peut. Et Il gardera Sa promesse. N’ayez aucune crainte.

Revenons maintenant dans 2 Corinthiens 9:8 où Paul nous explique le canal par lequel ce pouvoir de Dieu nous est transmis.

« Et Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce en vous… » (Version David Martin).

Mais c’est quoi, la grâce ? Vous savez, lors d’une réunion hebdomadaire de la congrégation, la dame qui instruisait les enfants dans une classe a posé cette question à un jeune garçon : « C’est quoi, la grâce ? » Le garçon avait compris : « C’est quoi, la graisse ? » Sa réponse fut spontanée : « C’est ce qui fait briller notre village ! » Saviez-vous qu’il avait raison ?

La grâce nous fait briller, mais beaucoup mieux que la graisse. La grâce est un terme spécifique qui nous dévoile tout ce que Dieu est. La grâce est cette essence qui Le rend disponible à tous ceux qu’Il a appelés et qu’Il a donnés à Jésus. C’est le caractère même de Dieu. C’est Sa vertu. C’est Son amour. Et tout ceci est disponible à chaque converti à Christ. La grâce, c’est Jésus qui vit en nous, une puissance extraordinaire. Allons dans 2 Corinthiens 4:10. Paul nous déclare :

« [nous portons] toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. »

Il faut que la vie de Jésus soit visible dans le comportement du chrétien, même dans cette chair mortelle. Est-ce que la vie de Jésus paraît toujours dans la façon dont nous agissons les uns avec les autres, entre mari et femme, entre frères et sœurs en Christ ? Jésus agirait-Il ainsi ? Pourtant, le but principal de chaque chrétien devrait être de rendre le Christ invisible, visible dans son corps. Pas en se vantant d’être chrétien, mais en le prouvant par son comportement. C’est ça, la grâce ! Voilà ce que la vie de Jésus en nous peut accomplir. « Oui, mais, » allez-vous me dire, « je suis faible, et je continue de pécher ! » C’est vrai. Approchons-nous alors, avec assurance, du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour être secourus dans nos besoins.

Seul Dieu peut nous donner cette force et combler nos besoins. Quiconque vous dira qu’il n’a pas besoin du trône de la grâce pour changer se séduit lui-même et pratique un faux christianisme. Ce que Jésus nous propose maintenant, c’est de Se revêtir de notre corps pour revivre Sa vie au XXIe siècle, tout comme Il l’a vécue au premier siècle. Si vous acceptez volontiers de laisser Jésus faire cela, votre vie sera complètement transformée, au point où, éventuellement, même vos amis ne vous reconnaîtront plus. Ils vous trouveront complètement changés. Et ils vous le diront. Ceci ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un processus continuel qui se poursuit durant le reste de la vie d’un chrétien. Mais quelle belle surprise nous attend au retour de Jésus !

« Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Colossiens 3:4).

C’est un don gratuit, on ne peut pas l’acheter. On ne peut même pas se le mériter par des œuvres. Voici le problème chez certains chrétiens. Ils ne reconnaissent pas la puissance de Dieu. Ils le disent, mais ils ne la reconnaissent pas. Pourtant, cette puissance ne se manifeste que par la grâce. Certains tentent de négocier avec Dieu pour cette grâce. Si on pouvait la négocier, ce ne serait plus la grâce. Ce serait le résultat d’une oeuvre, celle de la négociation.

« Or, si c’est par la grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce » (Romains 11:6).

L’une élimine l’autre. On ne peut pas avoir les deux. Le problème chez certains se situe justement ici. Ils disent à Jésus : « Si je fais ceci pour Toi, ferais-Tu cela pour moi ? » Par exemple, « Si je suis fidèle dans la prière, vas-Tu T’organiser pour que je ne sois jamais malade ? » Cette sorte de négociation annule l’effet de la grâce. Nous sommes toujours sous la grâce, mais son effet est annulé. Rappelons-nous toujours que la puissance de Dieu ne passe que par la grâce. Elle n’est pas négociable. Ceci provoque parfois certaines frustrations qui se manifestent par des commentaires comme : « Pourquoi cette chose m’arrive-t-elle ? » avec un sous-entendu qui veut dire : « Basé sur le genre de vie que je mène, je ne mérite vraiment pas ce qui m’arrive. Pourquoi voudrais-Tu, Seigneur, me faire une chose pareille ? » Ça, mes amis, c’est négocier avec Dieu. Et on ne peut pas faire ça.

Dieu nous dit que Sa toute-puissance nous est disponible. Il nous la donne gratuitement et en quantité industrielle. Quelle devrait donc être notre approche ? Simplement nous présenter humblement devant Lui et Lui dire : « Seigneur, je ne suis pas grand chose, mais me voici. Tout ce que je suis, je le mets à Ta disposition, afin que, au travers de moi, Tu sois glorifié. » La gloire doit toujours revenir à Dieu. À ce moment-là, Dieu peut travailler avec nous et nous bénir. Rendu à ce stade, Paul nous dit, dans la deuxième partie du verset 8 de 2 Corinthiens 9 :

« … afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins [pas nos convoitises, mais tous nos besoins]. »

Voici le programme de Dieu pour son peuple : nous voir comblés en toutes choses. Dieu n’est pas un Séraphin Poudrier, Il est amour ! Il nous donne exactement ce dont nous avons besoin. Mais jamais trop. Nous voyons ceci partout dans les Saintes Écritures. Prenons la manne, dans le désert, elle venait du ciel, mais juste assez pour la journée, sauf le vendredi où le peuple en recevait le double. Ensuite, il y a cette veuve chez qui Élie est allé se réfugier durant la famine. Elle avait un peu de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Pendant toute cette période de famine, la farine n’a jamais diminué et l’huile non plus. Il y en avait assez à tous les jours pour tout le monde.

Quand Jésus a multiplié les cinq pains et les deux poissons, Il a nourri cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, donc ils pouvaient être jusqu’à dix milles. Voilà comment Dieu donne juste assez et à chaque jour. Dieu veut nous faire comprendre que nous n’avons pas besoin de cinq mille volts d’énergie, d’une façon continuelle pour opérer. Dieu nous en donne en quantité nécessaire au fur et à mesure que nous en avons besoin. Il peut nous utiliser même dans la maladie, car il paraît que c’est dans la maladie que la santé se repose. Un jour, nous serons tous en santé.

Peu importe la pression ou la situation stressante, Dieu pourvoira afin que nous puissions passer au travers. Il n’y a pas de limite de temps établie. Vous en aurez toujours assez. Qu’on soit jeune ou vieux, que ce soit durant la nuit ou durant la journée, Dieu n’a aucun problème avec ça. Sa grâce puissante est là pour nous combler. Mais quel est le but de Dieu en faisant toutes ces choses pour nous ? Regardons encore la deuxième partie du verset 8 de 2 Corinthiens 9 :

« … afin que possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous en ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre. »

Ah ! Son but est de nous engager dans des œuvres qui apporteront des bénédictions et du réconfort à d’autres qui en ont besoin. Car nous sommes Son œuvre, Son ouvrage en progression, ayant été créés, c’est-à-dire nés de nouveau en Jésus-Christ, pour de bonnes œuvres que Dieu nous a préparées d’avance afin que nous les pratiquions. Exactement comme Jésus qui ne faisait que du bien aux autres.

Certains semblent croire que les bénédictions que nous recevons sont destinées uniquement à notre bien être seulement. Nous devons être des imitateurs de Jésus. Ce n’est pas pour nos œuvres que Dieu nous a comblés de toute sa grâce. Nous devons être entièrement au service de Jésus, dans tout ce que nous faisons. Sa grâce devrait nous pousser à faire du bien dans notre entourage, sans tambour ni trompette, mais humblement, selon nos capacités et nos moyens, pour la gloire de Dieu et non la nôtre. Nous devons servir de sacrifices vivants pour promouvoir le merveilleux message du Royaume à venir.

Dans la mesure du possible, notre comportement devrait être le reflet de Christ qui vit en nous. Nous Lui devons cette disponibilité d’être utilisés là où Dieu veut nous utiliser. De nous-mêmes, nous ne pouvons absolument rien accomplir. Nos meilleurs efforts sont minuscules quand on les compare à la puissance qui émane d’un amour divin si grandiose. Un amour qui réclame notre vie, notre âme, notre tout. Jésus nous demande simplement de nous abandonner complètement à Son service, avec l’assurance que Lui va toujours S’occuper de nous.

Avons-nous encore peur suite à ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 ? Sommes-nous bouleversés au point de ne plus dormir, dans la crainte de ce qui pourrait arriver dans les semaines ou les mois à venir ? Avons-nous perdu cette paix si précieuse que Jésus nous a donnée ? Ou sommes-nous prêts à croire Jésus qui nous dit que si nous persévérons dans la vérité, Il va nous protéger durant cette tribulation qui va venir s’abattre sur ceux qui refusent de mettre leur espérance en Lui ?

Sommes-nous prêts à croire Dieu qui appuie Jésus en nous disant que mille tombent à notre côté et dix mille à notre droite, nous ne serons pas atteints ! Aucun malheur ne t’arrivera et aucun fléau n’approchera de ta demeure. Tu m’invoqueras, nous dit Dieu, et je te répondrai. Je te protégerai en ordonnant à mes anges de te garder dans toutes tes activités. Si nous croyons ceci, non seulement aurons-nous l’assurance de Sa protection physique, mais nous aurons aussi cette paix intérieure si nécessaire pour nous guider au travers de ces moments difficiles qui s’en viennent. C’est ainsi, mes chers amis, que personne ne pourra nous arracher de la main de Jésus. Voilà la puissance de Sa grâce !