D.186 – Dieu aurait-Il créé Satan ?

 

Par : Joseph Sakala

Dieu est amour et Il est miséricorde. Mais Dieu est aussi le Créateur de tout ce qui existe, et Satan existe. Les Saintes Écritures nous disent à plusieurs endroits que le monde entier est sous l’influence de cet être malin. Mais d’où vient Satan ? Dieu l’aurait-Il créé pour nous tenter ? Bien des gens parlent du diable, et le connaissent sous le nom de Satan. D’autres n’y croient pas du tout et se moquent même de son existence, le reléguant au rang de superstition, ou du simple produit de l’imagination humaine. Mais le diable existe-t-il vraiment ? Remarquez que la Bible l’identifie comme « le dieu de ce siècle » qui aveugle l’esprit de tous les incrédules. (2 Corinthiens 4:4).

Mais Dieu l’a-t-Il réellement créé ? Que nous dit la Bible ? Pour le savoir, il faut absolument remonter à son origine. Ouvrons notre Bible à Genèse 1:1 où nous lisons : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ». Dieu était donc là avant la création de l’univers puisque le récit nous dit que c’est Lui qui a créé les cieux et la terre. Le verset suivant, par contre, nous déclare : « Or la terre était informe et vide » (v. 2). Les mots hébreux traduits par « informe et vide », sont TOHU et BOHU. Ils veulent dire : dans un état chaotique, désertique et sens dessus dessous. Dieu serait-Il l’auteur du chaos ? Lorsque Dieu créa les cieux et la terre, l’univers était-il dans un chaos et un désordre complet, entièrement désorganisé ?

Pour ceux qui rejettent la Bible, leur lecture de ce message pourrait donc se terminer ici. Pour ceux, cependant, qui croient que la Sainte Bible est un livre d’instructions, donné par le Créateur Lui-même à Sa création, il faut alors le consulter en profondeur, afin de découvrir ce que Dieu veut que nous sachions au sujet de Son Plan pour l’humanité. Dieu aurait-Il alors intentionnellement créé l’univers avec la terre dans un état chaotique et sens dessus dessous ? Dans 1 Corinthiens 14:33, nous pouvons lire : « Car Dieu n’est point pour la confusion, mais pour la paix ». Alors, croire qu’un Dieu qui n’est pas pour la confusion puisse avoir créé la terre dans un état chaotique, ce serait vraiment illogique et sans fondement.

Pourquoi aurait-Il créé la terre en désordre, pour ensuite tout remettre en ordre ? Cela n’aurait aucun sens. Il y a donc un élément dissimulé dans ce bref récit biblique qu’il nous faut découvrir. Selon un grand nombre d’érudits bibliques, le mot hébreu bara [)rb], traduit par « créa » dans Genèse 1:1, implique que la création originale était parfaite, et sous-entend un ordre parfait et magnifique, et non chaotique et confus. Dans le livre de Job, Dieu questionne ce dernier sur la Création. Il lui demande : « Où étais-tu quand Je jetai les fondations de la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence. » (Job 38:4) Le texte ici implique que Job s’y connaissait très bien en grandes constructions, et qu’il avait lui-même dirigé la construction d’un très grand bâtiment en Égypte. Certains historiens croient que ce serait probablement la Grande Pyramide de Guizèh. Dieu le décrit ainsi : « Il y avait dans le pays d’Uts, un homme dont le nom était Job ; cet homme était intègre, droit, craignant Dieu et se détournant du mal » (Job 1:1).

Job possédait toutes les qualités pour plaire à Dieu. Il était toutefois un peu trop fier de ses réalisations, et Dieu en a profité pour le descendre un peu de son piédestal. Le but de Dieu était de lui inculquer un peu de modestie en comparant ses prouesses humaines à la grandiose Création divine. Dieu poursuit alors son interrogatoire : « Qui en a réglé les mesures, si tu le sais, ou qui a étendu le niveau sur elle [la terre] ? Sur quoi en a-t-on fait plonger les bases, ou qui en a posé la pierre angulaire, quand les étoiles du matin poussaient ensemble des cris de joie, et les fils de Dieu, des acclamations ? » (vs 5-7). Il est intéressant de noter comment Dieu questionne Job, car celui-ci aurait dû normalement être en mesure de répondre à Dieu suite à ses projets imposants. Les « étoiles du matin », selon l’interprétation que la Bible elle-même donne à ses propres symboles, sont des anges et des archanges, porteurs de lumière, au service de Dieu.

En tant que créations divines, les anges sont aussi appelés « fils de Dieu ». Le fait qu’ils poussaient des cris de joie et des acclamations vers Dieu dénote également une création originale parfaite et glorieuse de cette terre. Comment alors, dans des conditions si magnifiques, la terre a-t-elle pu devenir chaotique et en confusion ? Dans Genèse 1:2, le mot hébreu, traduit « était » est hayah. Ce mot apparaît également dans Genèse 19:26 où on peut lire : « Mais la femme le Lot regarda derrière elle, et elle devint [hayah] une statue de sel ». Dans Genèse 2:7 nous lisons ceci : « Et l’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, et souffla dans ses narines une respiration de vie ; et l’homme devint [hayah] une âme vivante ». La traduction dans ces deux versets est correcte.

Si nous prenons ceci en considération, nous voyons immédiatement que l’implication dans Genèse 1:2 est que la terre « devint » ou « était devenue » informe et vide, et non que Dieu l’ait initialement créée ainsi. À tous les endroits de la Bible où le mot hébreu hayah apparaît, il dénote dans la plupart des cas, une condition qui diffère d’une condition initiale. En d’autres termes, la condition de la terre DEVINT ou ÉTAIT DEVENUE chaotique, et non qu’elle fut créée ainsi au départ. Dans Jérémie 4:23, il est écrit : « Je regarde la terre, et voici elle est informe et vide [tohu bohu] ; et les cieux, et leur lumière n’est plus ». Si nous lisons le contexte dans lequel ce verset est écrit, nous voyons que cette destruction et ce chaos sont le résultat du péché.

Regardons maintenant ce que Dieu nous déclare au sujet de Sa Création : « Car ainsi dit l’Éternel, qui a formé les cieux, lui, le Dieu qui a formé la terre et qui l’a faite, lui qui l’a fondée ; qui ne la créa pas pour être déserte, mais qui la forma pour être habitée : Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ! » (Ésaïe 45:18. Le mot hébreu traduit ici par « déserte » ou vide, est tohu. C’est exactement le même mot qui apparaît dans Genèse 1:2, une situation qui implique le désordre et la transgression de la Loi divine. Nous venons tout juste de lire qu’à l’origine Dieu n’a pas créé la terre dans un état tohu, c’est-à-dire de confusion et déserte. La terre a été créée pour être habitée, mais elle est devenue tohu et bohu un certain temps après sa création.

Qu’est-ce qui a bien pu arriver pour causer cette confusion et ce chaos ? Qui avait péché, plongeant ainsi la terre dans le désordre total ? Qui est à l’origine du péché qui engendra le tohu et bohu dont parle Genèse 1:2 ? Quel évènement épouvantable aurait pu causer une telle dévastation ? Il est impossible que ce péché ait été commis par la race humaine, car, à l’époque, cette dernière n’avait pas encore fait son apparition. L’homme ne fut pas créé avant le sixième jour de la semaine dite de la « Création ». « Et Dieu créa l’homme à Son image ; Il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle … Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, c’était très bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin ; ce fut le sixième jour » (Genèse 1:27,31). Cette semaine fut en réalité une œuvre de « re-Création » par Dieu de ce qui avait auparavant été créé beau et parfait, mais qui par la suite était devenu tohu et bohu.

Donc, cette dévastation que Dieu a décidé de réparer en sept jours ne fut pas causée par des êtres humains. Adam fut le premier homme. Paul nous le confirme en déclarant que : « Suivant qu’il est écrit : Le premier homme, Adam, a été fait une âme vivante» (1 Corinthiens 15:45). D’autre part, dans le livre de la Genèse on peut lire : « Or, Adam appela sa femme, Eve [vie], parce qu’elle fut la mère de tous les vivants » (Genèse 3:20). Donc, avant Adam et Eve, il n’existait aucune race humaine ! C’est ce que la Bible nous dit, n’en déplaise aux évolutionnistes. L’homme, que Dieu a créé à Son image et à Sa ressemblance n’existe pas depuis des millions d’années ; il fut créé il y a environ 6 000 ans, dans un but spécifique, ayant la possibilité de devenir ce que le diable ne sera plus jamais : un Fils de Dieu.

Le péché qui dévasta littéralement la terre ne pouvait donc pas être commis par l’homme. Pourtant, il devait bien y avoir, ici-bas, l’existence d’une forme de vie quelconque, car c’est le péché, qui est la transgression des Lois divines, qui plongea notre globe dans le chaos et la confusion décrite au tout début de la Bible. L’apôtre Jean nous l’affirme : « Quiconque pèche, transgresse aussi la Loi ; car le péché est une transgression de la loi » (1 Jean 3:4). Alors, de quelle forme de vie pouvait-il bien s’agir ? Nous venons de voir que ce ne pouvait pas être la vie humaine, car elle n’existait pas encore. Alors, quelle forme de vie existait sur cette terre avant Adam, et avant cette semaine dite de la « Création » ? Allons voir un verset qui nous donnera une indication.

Dans 2 Pierre 2:4 nous lisons : « Car si Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché… . Ce verset fait directement allusion au péché des anges. Nous allons voir de quels anges il s’agit, mais lisons le reste du verset 4 pour découvrir leur châtiment : « …mais si, les ayant précipités dans l’abîme, liés avec des chaînes d’obscurité, il [Dieu] les a livrés pour y être gardés en vue du jugement… ». Les anges ont été créés pour servir Dieu et pour apporter la lumière à Sa création. Ceux qui ont péché ont perdu ce privilège et sont maintenant liés avec des chaînes d’obscurité, et destinés à un jugement éternel à la fin des temps. Cette obscurité fut, par la suite, transmise aux humains par la séduction. D’abord, à nos premiers parents par Satan lui-même et, subséquemment, à leur descendance.

Les conséquences des péchés commis par les humains, séduits par le diable, ont plus tard amené une catastrophe épouvantable qui aurait pu effacer la race humaine de la terre. Lisons ce qui est écrit dans 2 Pierre 2:5 : « Et s’il [Dieu] n’a point épargné l’ancien monde, et s’il a préservé Noé, lui huitième, le prédicateur de la justice, lorsqu’il a envoyé le déluge sur le monde des impies… ». L’ancien monde représente la période de l’histoire entre Adam et Noé. Dieu a donc détruit tous les humains impies par le déluge, sauf Noé et sa famille, car Noé était un prédicateur de la Justice de Dieu. Il est alors question ici des transgressions commises depuis Adam jusqu’à Noé, et la destruction apportée par le Déluge, résultat des péchés commis par ces humains. Tandis que le péché dans Genèse 1:2, qui a rendu la terre informe et vide, fut commis par des anges, bien avant la création des humains. Lorsque Dieu créa Adam, le diable existait déjà.

Même après le déluge, Satan a poursuivi son oeuvre de destruction contre les humains, et Dieu a été obligé d’intervenir une autre fois pour avertir les impies de ce que serait la conséquence du péché. Pierre nous dit : « Et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il [Dieu] les a condamnées à la destruction, les donnant en exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété… » (2 Pierre 2:6). Ces deux villes nous sont données en exemple même aujourd’hui, afin d’avertir l’humanité impie qu’à moins de se repentir, un autre cataclysme inimaginable est prédit pour les temps de la fin. Revenons cependant à notre histoire où, avant Adam, il y eut une destruction cataclysmique à la surface de la terre entière, à cause de certains anges.

Jude, le frère de Jésus, nous dit ceci : « Il [Dieu] retient par des chaînes éternelles dans les ténèbres, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur puissance, mais qui ont quitté leur propre demeure » (Jude 6). Il est question d’un groupe d’anges qui ont reçu un pouvoir, mais qui n’ont pas gardé leur dignité, et ont abandonné leur propre demeure. Ils avaient donc une demeure attitrée, mais ils quittèrent cette dernière. Vous noterez que ce sont ces anges iniques que Dieu avait condamnés aux ténèbres. Ils sont privés de la lumière, c’est-à-dire, de la vérité, et ce jusqu’au jour de leur jugement. Puisqu’ils ont suivi Satan, le père du mensonge (Jean 8:44), le mensonge est maintenant la seule chose que ces anges déchus peuvent inspirer aux humains incrédules, dans leur travail acharné de séduction.

La Bible nous indique que ces anges avaient une demeure, mais ils n’y sont pas restés. Ils voulaient s’accaparer de quelque chose qui ne leur était pas destinée par leur Créateur. Dans Hébreux 2:5, nous lisons : « Car il [Dieu] n’a point soumis aux anges le monde à venir dont nous parlons ». Autrement dit, le monde à venir, dans lequel le Royaume de Dieu sera en autorité, ne sera pas gouverné par des anges. Cette gouverne est destinée aux Élus de la première Résurrection « qui régneront avec Christ pendant mille ans » (Apocalypse 20:6). Le monde actuel, cependant, est soumis aux anges déchus. Ces démons, conduits par le diable, règnent présentement sur cette terre, et ils égarent ses habitants. Mais comment sont-ils venus à régner sur ce globe ? Comment ont-ils acquis cette puissance, et comment l’ont-ils conservée ? De qui le diable détient-il ce pouvoir de contrôle et de souveraineté sur ce monde ?

Plusieurs passages de la Bible nous indiquent que Satan est le chef des anges déchus. Jésus dit de Satan : « Maintenant se fait le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12:31). A ceux qui doivent passer par le feu de la géhenne, Jésus déclare : « Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, préparé au diable et à ses anges » (Matthieu 25:41). Dans 2 Corinthiens 4:4, Satan est appelé « le dieu de ce siècle » qui aveugle l’esprit des incrédules, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ. Il est aussi appelé « le prince de la puissance de l’air » (Éphésiens 2:2). C’est par les ondes qu’il a continuellement manipulé les rois et les princes de la terre, pour créer, au fil des siècles, le monde mauvais dans lequel nous vivons actuellement. Mais qui était-il, avant de devenir ainsi ?

Allons voir un récit dans Ésaïe 14, pour nous mettre dans le contexte des évènements. Dieu déclare à Ésaïe, au v. 4 : « Tu commenceras ce chant sur le roi de Babylone, et tu diras : Comment a fini le tyran, comment a fini l’oppression ». Il est question ici d’un roi, en l’occurrence, celui de Babylone. Ce conquérant et guerrier avait semé la destruction sur la terre en saisissant les biens d’autrui par la force de ses armées. Sa façon d’agir était aux antipodes de la voie divine. Il avait vraiment la philosophie du diable et s’avérait un instrument parfait entre ses mains. Le roi de Babylone, dont il est question ici, symbolise aussi le dirigeant antichrist militaire à venir, le dictateur auquel fait allusion Apocalypse 13:1-10. Il s’agit d’un système politique et militaire qui tentera d’établir le Nouvel Ordre Mondial, ayant reçu toute sa puissance et son autorité de Satan (v. 4).

Revenons maintenant dans Ésaïe 14 où, au verset 12, la préfiguration de ce roi humain de Babylone cède la place à l’archétype, c’est-à-dire, à Satan lui-même. Soudainement, Dieu Se met à le questionner ainsi : « Comment es-tu tombé du ciel astre brillant (Lucifer), fils de l’aurore ? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations ? » Notez comment Dieu l’appelle « astre brillant », car c’est ce que Lucifer veut dire. Donc, avant de s’appeler Satan, le prince des ténèbres, il portait le nom de Lucifer, astre brillant, porteur de la lumière. Nous verrons plus loin comment Satan sera un jour détrôné et lié pendant mille ans au retour de Jésus. Mais quand Dieu S’adresse à lui, Dieu le ramène à un temps où il s’appelait Lucifer. Qui était cet archange dès sa création ?

Dans Ézéchiel 28, nous voyons une situation semblable à celle d’Ésaïe 14, mais cette fois Dieu S’adresse au prince de Tyr (Ézéchiel 28:2), un homme aussi méchant que le roi de Babylone. Tout comme avec le roi de Babylone, Ézéchiel nous déclare, dans Ézéchiel 28:11 « La parole de l’Éternel me fut adressée en ces termes : Fils de l’homme, prononce une complainte sur le ROI de Tyr ». Dieu S’adresse au diable ici, le roi qui dirigeait le prince de Tyr. Continuons au verset 11 : « Dis-lui : Ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Tu étais [auparavant] le couronnement de l’édifice, plein de sagesse, parfait en beauté ; tu te trouvais dans l’Éden, le jardin de Dieu ; tu étais couvert de pierres précieuses de toutes sortes, la sardoine, la topaze, la calcédoine, le chrysolithe, l’onyx, le jaspe, le saphir, l’escarboucle, l’émeraude et l’or. Les tambours et les flûtes étaient à ton service, préparés pour le jour où tu fus créé » (vs 11-13).

Dieu lui rappelle comment il avait été originalement créé pour accomplir une œuvre magnifique. Il représentait la perfection chez les anges, plein de sagesse, d’une beauté extraordinaire, et recouvert de toutes sortes de pierres précieuses. Même les instruments de musique furent créés pour être à son service. Au verset 14, Dieu lui dit : « Je t’avais établi comme chérubin protecteur, aux ailes déployées ; tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; tu marchais au milieu des pierres de feu ». Lucifer faisait partie du gouvernement de Dieu en tant qu’archange protecteur aux ailes déployées derrière le trône de Dieu. Son Créateur le préparait pour être Son porteur de lumière, « Lucifer ». Il avait été créé intègre et fidèle, mais quelque chose s’est produit en lui à un moment donné.

Aux vs 15 à 17, Dieu lui dit : « Tu fus intègre dans tes voies depuis le jour où tu fus créé, jusqu’à ce que l’iniquité ait été trouvée en toi. Au milieu de ton riche commerce, ton cœur s’est rempli de violence, et tu devins coupable ; je te précipiterai de la montagne de Dieu ; je te détruirai, ô chérubin protecteur, du milieu des pierres de feu ! Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, et tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; je te jetterai par terre ; je te donnerai en spectacle aux rois, pour qu’ils te regardent ». Notez la dernière partie de ce verset, où Dieu lui dit : « Je te donnerai en spectacle aux rois, pour qu’ils te regardent ». Ceci est une prophétie annonçant que l’extrême humiliation de Satan sera d’être donné en spectacle aux Élus, devenus rois dans le Royaume de Dieu.

Il y a une croyance de plus en plus répandue de nos jours parmi certains cercles chrétiens présumant que Dieu aurait créé Lucifer déjà avec le mal en lui. Cette croyance se trouve aussi dans la pensée du Nouvel Âge où le bien et le mal sont deux éléments indissociables l’un de l’autre (le yin et le yang — rien n’est à cent pourcent bon ou mauvais. C’est qu’il y a toujours une petite parcelle de bien dans le mal et toujours une petite parcelle de mal dans le bien), soi-disant pour apporter l’équilibre dans l’univers. Ce faisant, cette croyance est un blasphème envers Dieu, car elle sous-entend que c’est donc Dieu qui aurait créé le mal et en serait l’auteur, et non Lucifer. Pourtant la Parole de Dieu nous dit : « Que personne ne dise, lorsqu’il est tenté : C’est Dieu qui me tente ; car Dieu ne peut être tenté par le mal, et lui-même ne tente personne » (Jacques 1:13).

Il ne se trouve aucun mal en Dieu. Il s’agit donc, en définitive, d’une autre tentative de Satan pour discréditer Dieu en essayant continuellement de fausser notre vision du Créateur de toutes choses. Il serait incroyable sinon impensable, que Dieu ait pu créer le mal et ensuite nous exhorter par la bouche même de Christ, en nous disant : « Soyez parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait » (Matthieu 5:48). Non, Dieu a créé Lucifer parfait et plein de sagesse. Il était intègre depuis sa création, jusqu’au moment où il s’est enflé d’orgueil à cause de sa beauté. Soudainement, ce que Dieu lui avait confié n’était pas suffisant, il en voulait davantage. Il voulait s’emparer de toute la montagne de Dieu.

C’est ce que nous découvrons dans Ésaïe 14:13-14, où Dieu lui dit : « Tu disais en ton cœur : Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône par-dessus les étoiles [anges] de Dieu ; je siègerai sur la montagne [gouvernement] de l’assemblée, aux régions lointaines de l’Aquilon. Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut ». Son orgueil l’avait poussé à vouloir s’emparer du trône même de Dieu au ciel. Cette iniquité trouvée en lui l’a motivé à séduire le tiers des anges sous sa charge afin de l’accompagner dans sa conquête. « Alors il y eut un combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le dragon ; et le dragon combattait avec ses anges. Et ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne se retrouva plus dans le ciel. Et le dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde, fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apocalypse 12:7-9).

Lucifer, cet ancien archange intègre, avait été placé sur un trône au-dessus d’un certain nombre d’anges pour l’assister dans le travail que Dieu lui avait confié. Mais quand l’orgueil l’avait poussé à vouloir s’asseoir sur le trône de Dieu, il s’est mis à manipuler ses anges, qui éventuellement finirent par pécher en acceptant sa philosophie de séduction. Donc, il régnait déjà sur les anges habitant la terre. Néanmoins, comme nous avons vu, cela ne lui suffisait pas. Il voulait s’accaparer de la domination sur les anges qui étaient avec Dieu. Pour réussir, selon lui, il devait envahir la demeure céleste du Créateur de l’univers, renverser Son trône, et usurper Sa place. Depuis sa défaite cinglante, Lucifer, devenu Satan (adversaire) s’est mis à implanter cette idée de détrôner Dieu dans l’esprit de tous ceux qui sont prédisposés à le suivre aveuglement.

J’aimerais profiter de cette occasion pour mentionner que le monde en général ne semble pas faire la distinction entre Lucifer et Satan. Et, par conséquent, les gens alternent les deux noms, croyant qu’ils sont pareils ou synonymes. Ceci ne devrait pas se faire, car depuis que l’iniquité fut trouvée en lui, Satan a perdu le nom de Lucifer. Satan n’est plus, et ne sera jamais plus, le porteur de lumière de Dieu. Satan est le prince des ténèbres ! En lisant le livre d’Ézéchiel, nous découvrons aussi le résultat frappant de l’œuvre de séduction du diable dans la manipulation des dictateurs. Au chapitre 28, il est question du prince humain de Tyr, un monarque ayant des richesses énormes et entouré de splendeurs. Dieu S’adresse à Son prophète Ézéchiel et lui dit : « Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Parce que ton cœur s’est élevé et que tu as dit : Je suis Dieu ; je suis assis sur un trône de dieux au sein des mers, quoique tu ne sois qu’un homme et non pas Dieu… » (Ézéchiel 28:2).

Dans les Saintes Écritures, les grandes prophéties des temps de la fin ont souvent deux accomplissements; un mineur comme préambule, afin de nous préparer pour le majeur dans les temps de la fin. Le prince de Tyr, ici, est alors une préfigure d’un autre prince à venir : « L’adversaire et celui qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu, ou qu’on adore, jusqu’à s’asseoir comme dieu dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même dieu » (2 Thessaloniciens 2:4). Dans Ézéchiel 27:7, nous lisons : « Le fin lin d’Égypte, orné de broderie, te servit de voile et de pavillon ; tu te couvrais de pourpre et d’écarlate des îles d’Élisha ». Comparons ceci à Apocalypse 18:16 : « Malheur ! Malheur ! La grande cité, vêtue de fin lin, de pourpre et d’écarlate, parée d’or, de pierreries et de perles ! Qu’en une seule heure tant de richesses aient été détruites ! »

Tous ces passages se rapportent à un seul et même système voulant dominer le monde entier. Ézéchiel 26 fait allusion à l’antique ville de Tyr en tant que type ou préfigure d’un système pour les temps de la fin, déjà en préparation, et probablement beaucoup plus prêt qu’on le croit à faire son apparition inattendue sur la scène internationale. Le monde en général, de nos jours, ne semble pas se soucier outre mesure que les puissances occultes préparent des catastrophes épouvantables dans leurs réunions secrètes. Mais aux chrétiens, en parlant des temps de la fin, Jésus dit : « Prenez donc garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne soient appesantis par la débauche, par l’ivrognerie et par les inquiétudes de cette vie ; et que ce jour-là ne vous surprenne subitement. Car il surprendra comme un filet tous ceux qui habitent sur la face de la terre » (Luc 21:34-35). Jésus, néanmoins, en nous annonçant ces choses d’avance, S’attend à ce que ceux qui lui appartiennent, soient sur leurs gardes.

La seconde réalisation, majeure cette fois, de ce que nous avons vu dans Ezéchiel 28, va sûrement surprendre le monde entier comme un filet qui tombe sur une proie, car la seule préoccupation des gens de notre époque est de s’occuper de soi et peu importe les autres. Quand l’antichrist des temps de la fin paraîtra, il sera trop tard pour eux. Et comme toujours, le type humain recevra son pouvoir temporaire de l’antitype satanique. La Bête militaire sera manipulée par Satan lui-même, juste avant le retour de Christ dans la gloire, et l’instauration d’un monde de Paix. Et Satan sera mis complètement hors d’état de nuire à qui que ce soit. Mais revenons à Lucifer de qui Dieu a dit : « Tu étais le couronnement de l’édifice, plein de sagesse, parfait en beauté » (Ézéchiel 28:12). Jamais Dieu n’a déclaré une chose pareille en parlant d’un humain, mais Il le déclare au sujet de cet être spirituel à son origine. Au verset 14, Dieu dit : « Je t’avais établi comme chérubin protecteur, aux ailes déployées ; tu étais sur la sainte montagne de Dieu ». Lucifer se trouvait au trône même de l’univers entier. Il était donc parfaitement familier avec le fonctionnement du Gouvernement divin.

Dieu avait dit à Moïse de demander aux enfants d’Israël de prendre une offrande : « Et ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux » (Exode 25:8). Dans les versets 17 à 20, Dieu lui dit de faire un propitiatoire avec deux chérubins en or, aux ailes déployées, leurs visages dirigés vers le propitiatoire. Ce propitiatoire était une représentation du trône céleste, d’où le Créateur gouverne sur l’univers. Et, couvrant ce trône dans le sanctuaire, se trouvaient deux chérubins super archanges. Il s’agirait possiblement, selon plusieurs érudits bibliques, de Lucifer et de Michel, placés derrière le trône, et très bien familiarisés avec le gouvernement divin. Une autre possibilité néanmoins s’offre à nous. Puisque cette instruction de Dieu fut donnée à Moïse bien après la rébellion de Lucifer, pourquoi Dieu lui aurait-Il alors accordé cet honneur ? Qu’est-ce qui pourrait nous permettre de croire avec certitude que ces deux archanges sculptés étaient Lucifer et Michel ? Pourquoi pas Michel et Gabriel ?

Gabriel veut dire « Dieu est puissant », de gabar (être puissant) et El (Dieu). C’est un archange de haut rang, qui fut envoyé au prophète Daniel pour lui expliquer une vision dans Daniel 8:16-27. Gabriel parla à nouveau à Daniel pour l’instruire et lui révéler la prophétie des 70 semaines (Daniel 9:21-27). Beaucoup plus tard, Gabriel fut envoyé d’abord à Jérusalem, afin d’annoncer à Zacharie la naissance de Jean-Baptiste (Luc 1:11-22), puis à Nazareth pour annoncer à une vierge nommée Marie, qu’il lui fut accordé l’insigne honneur de porter en elle et donner naissance à Jésus (Luc 1:26-31). Gabriel a lui-même déclaré qu’il assiste devant Dieu, c’est-à-dire, en Sa présence (Luc 1:19). Sans pouvoir le prouver concrètement, il serait fort possible qu’après la chute de Lucifer, l’archange Gabriel ait été placé derrière le trône, pour assister Dieu.

Cette deuxième éventualité aurait beaucoup de sens, puisque depuis sa rébellion contre son Créateur, la Bible nous dépeint le diable comme étant présentement sur la terre, parce que sa place ne fut plus trouvée au ciel. Mais souvenons-nous que Lucifer était jadis au trône même de Dieu. Il était sur la sainte montagne de Dieu, et il marchait au milieu des pierres de feu (Ézéchiel 28:14). Ayant cependant totalement tordu cette connaissance qu’il avait reçue, le diable l’utilise infatigablement pour tenter constamment de contrer le plan de Dieu. Car son œuvre démoniaque consiste à détruire l’humanité, si seulement ça lui est possible.

Nous avons aussi appris que Lucifer s’est enflé d’orgueil à cause de sa beauté, et par la suite est devenu violent, car le péché avait corrompu sa sagesse. La vanité l’a donc poussé à commettre l’iniquité, jusqu’à vouloir prendre la place de son Créateur. Depuis ce temps, il inspire cette iniquité aux humains dans le but de détruire l’humanité entière. Dans le cas du prince de Tyr, nous voyons que ce type qui prétend être Dieu, est assis dans ses sanctuaires. « Tu as profané tes sanctuaires par la multitude de tes iniquités ; par l’injustice de ton trafic ; je ferai surgir de ton sein un feu qui te consumera, et je te réduirai en cendre par toute la terre, en la présence de tous ceux qui te regardent. Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples seront frappés de stupeur à ton sujet ; tu seras un sujet d’épouvante, et tu ne seras plus jamais » (Ézéchiel 28:18-19).

Ceci est arrivé au prince de Tyr, mais c’était l’accomplissement mineur d’un évènement majeur dans les derniers jours, où il y aura un « adversaire et celui qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu, ou qu’on adore, jusqu’à s’asseoir comme dieu dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même dieu … l’impie que le Seigneur détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de Son avènement » (2 Thessaloniciens 2:4, 8). Ce personnage humain, contrôlé par Satan, sera directement impliqué dans les évènements terrifiants qui ébranleront le monde entier. Heureusement, tout se terminera au retour de Christ, alors qu’Il viendra établir Son Gouvernement divin sur toutes les nations.

Faisons alors une récapitulation de ce que nous avons couvert jusqu’ici. Lors de sa création originale, la terre était parfaite. Nous avons vu dans Job que les anges, témoins de cette magnifique création, poussaient des cris de joie. Puis, elle devint la demeure d’un certain nombre d’anges dirigés par un archange nommé Lucifer. Il avait son trône ici-bas et, ayant été formé au trône céleste de Dieu, il possédait la connaissance sur la façon que le Gouvernement divin était administré. Son travail était d’administrer le Gouvernement Divin sur les anges qui habitaient cette terre. Et pendant un temps, le bonheur, la joie et la paix régnaient sur notre globe. Donc, nous voyons que Dieu n’a PAS CRÉÉ SATAN. Il a créé un archange de rang supérieur, plein de sagesse, parfait en beauté, et magnifiquement doué pour diriger le Gouvernement de Dieu sur la terre. Tous les anges ont été créés libres, avec un esprit capable de penser, de raisonner et de choisir.

Tout allait bien jusqu’au moment où Lucifer a appris que Dieu avait planifié de créer des humains à Son image et à Sa ressemblance, et qui, un jour, deviendraient Ses héritiers. Lucifer était complètement hors de lui-même quand il apprit cela et que lui et ses anges étaient « tous des esprits destinés à servir, et envoyés [sur terre] pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut » (Hébreux 1:14). Les anges ont été créés pour servir les héritiers immortels du monde à venir. « Car il [Dieu] n’a point soumis aux anges le monde à venir dont nous parlons » nous dit Paul dans Hébreux 2:5.

Au lieu d’être un héritier, Lucifer et ses anges devaient servir ceux qui seraient créés inférieurs à lui, mais qui deviendraient éventuellement les vrais héritiers. Lucifer s’est laissé emporter par la vanité, et sans doute par une folle jalousie, et il commença à se justifier et à se glorifier au point d’envier le pouvoir et la puissance de Dieu. Il s’est mis à agir à sa guise et à résister à l’autorité exercée par Dieu sur lui. À force de manipulation psychologique, il a réussi à rallier à sa cause les anges sur lesquels il gouvernait. Avec ces anges, il se fit une armée puissante pour envahir le troisième ciel, dans le but unique de détrôner Dieu et de s’emparer du trône de l’univers.

Dans sa folie et sa convoitise, Lucifer, rempli de violence, a donc corrompu sa sagesse et croyait vraiment pouvoir devenir Dieu. N’ayant pas réussi, et ayant été précipité sur la terre avec ses anges devenus des démons, ce magnifique archange est devenu l’adversaire de Dieu et de Sa création. Son nom fut alors changé de Lucifer à Satan (adversaire). Tout au long de l’histoire humaine, Satan a réussi à séduire tous ceux qui convoitaient le pouvoir, à croire qu’ils étaient des dieux. Il l’a fait avec le prince de Tyr et il le fera sûrement avec la Bête politique à venir, « l’adversaire et celui qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu, ou qu’on adore, jusqu’à s’asseoir comme dieu dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même dieu » (2 Thessaloniciens 2:4).

Nous sommes alors rendus au point de nous demander comment la terre a pu devenir si chaotique, informe et vide ? Suite à cette rébellion, où le tiers des anges se joignit à Satan dans sa tentative de détrôner Dieu, on ne peut qu’imaginer les ravages épouvantables qu’ils ont commis, quand ils furent tous précipités sur la terre, après leur cuisante défaite. Comment alors, des êtres spirituels en se combattant, pouvaient-ils altérer de la matière physique ? Dieu est Esprit ! (Jean 4:24). Pourtant il a créé la matière physique. Étant le Créateur, Dieu a aussi le pouvoir de la détruire. Les anges aussi sont des esprits. Par contre, ils n’ont pas le pouvoir de créer, car cette puissance n’appartient qu’à Dieu. Mais les anges peuvent causer des dommages à ce qui fut créé. Il apparaîtrait donc logique que ces êtres spirituels (les démons, Satan en tête) aient voulu saccager la création de Dieu après leur défaite, en réaction de ce que la terre était destinée à recevoir la création de l’homme comme héritier de Dieu.

Quand Lucifer eut connaissance que l’homme serait créé et que lui et les autres anges seraient alors destinés à être les serviteurs de ces héritiers, il a dû sentir son orgueil piqué au vif en apprenant qu’il devrait œuvrer à servir des êtres inférieurs à lui et, de plus, charnels, donc au physique corruptible ! Quelle déchéance pour sa personne ! Il aurait au début refusé en son for intérieur d’adhérer au Plan de Dieu et en aurait conclu que le seul moyen d’échapper à pareil déshonneur était de renverser le trône même de Dieu. Sa jalousie envers l’homme et son destin expliquerait le comportement de l’archange Lucifer et donnerait une explication logique à la folle tentative de renversement du trône divin. L’orgueil seul ne pouvait entièrement expliquer cette folie, mais, couplé à la jalousie, on imagine davantage l’urgence qu’à dû ressentir Lucifer à s’emparer des commandes de l’Univers. Cela explique aussi son acharnement continuel à vouloir détruire l’homme par tous les moyens que Dieu lui permet temporairement d’exercer.

Donc, notre globe fut plongé dans le chaos total, suite au péché de désobéissance commis par les anges déchus. Jusqu’à ce jour, ce que les géologues et les astronomes observent, ce n’est pas un univers qui « évolue », mais plutôt les décombres d’une bataille gigantesque épouvantable, menée par des créatures spirituelles. Une destruction et une décomposition progressive, suite à un conflit qui a eu lieu AVANT la création de l’homme. La « théorie » de l’évolution demeure et ne sera toujours qu’une « théorie », sans preuve physique ni fondement prouvable. Avez-vous déjà songé que si la théorie de l’évolution était prouvée, elle cesserait tout simplement d’être une THÉORIE, et deviendrait la preuve de l’évolution ?

Non, la terre avait été créée parfaite pour être habitée, mais à cause de la rébellion de Lucifer et de ses anges, elle devint une ruine. « Or la terre était informe et vide, et les ténèbres étaient à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux » (Genèse 1:2). Certains érudits bibliques avancent-ils une théorie selon laquelle la terre fut possiblement couverte d’eau par un déluge, juste après le saccage par les démons ? Et, par conséquent, celui du temps de Noé serait-il alors un deuxième déluge ? Je n’ai aucune opinion personnelle à offrir là-dessus, autre que de re-citer Genèse 1:2 qui dit simplement : « Or la terre était informe et vide, et les ténèbres étaient à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux ».

Le temps était cependant venu pour Dieu de refaçonner la terre en six jours, de la renouveler, afin d’y placer l’homme. « Envoie-tu Ton Esprit ? Ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre » (Psaume 104:30). En créant Adam, Dieu lui donna aussi l’occasion extraordinaire de remplacer Satan, et de s’asseoir sur son trône afin de restaurer le Gouvernement divin ici-bas. Dieu lui a donné deux choix, cependant. Pour se qualifier, il devait choisir de s’alimenter ou non spirituellement à l’arbre de vie qui symbolisait de se faire instruire directement par Dieu.

Notez qu’après avoir créé Adam le sixième jour, Dieu Se reposa le septième jour de toute Son œuvre qu’Il avait faite (Genèse 2:2), ayant réservé tout Son temps à S’occuper personnellement des humains qu’Il avait créé à Son Image. Mais Adam rejeta cette occasion singulière, en se pliant au mensonge de Satan, qui lui disait qu’en mangeant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, lui et sa femme seraient comme des  dieux (Genèse 3:5). La convoitise, inspirée par le diable, les a fait pécher à leur tour. Satan a donc conservé son trône et, jusqu’à ce jour, il règne continuellement en souverain, étant le « dieu de ce siècle, qui aveugle l’esprit des incrédules, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui [LUI] est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:4).

Mais tout n’est pas perdu ! Car Christ, le « dernier Adam » (1 Corinthiens 15:45), viendra bientôt pour détrôner Satan de son poste, et installer Son trône pour diriger le Royaume de Dieu sur cette terre. Aux Élus de la première Résurrection, Jésus nous déclare : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur Mon trône, comme Moi j’ai vaincu et suis [maintenant] assis avec Mon Père sur Son trône [au ciel] » (Apocalypse 3:21). Ce sont les paroles mêmes de Christ à l’apôtre Jean, qui avait reçu cette Révélation de notre Seigneur. Présentement, Jésus est au ciel, et Il y demeurera « jusqu’au temps du rétablissement de toutes choses [sur cette terre], dont Dieu a parlé par la bouche de tous Ses saints prophètes, depuis longtemps » (Actes 3:21).

Alors, quand le temps sera prêt, Jésus reviendra pour rétablir toutes choses comme au début de la création des humains, lorsque « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, c’était très bon » (Genèse 1:31). Si Dieu qualifie quelque chose de « très bon », c’est que ça doit être vraiment parfait !  Gardons toutefois en mémoire qu’avant de créer les humains, Dieu avait placé le grand chérubin Lucifer sur notre terre pour gérer le Gouvernement divin ici-bas, mais Lucifer refusa de respecter les ordres du Créateur. N’étant pas satisfait de la responsabilité que Dieu lui avait communiquée, il s’est mis à convoiter et à en vouloir plus. Quand sa convoitise a corrompu sa sagesse, il décida de remplacer Dieu, et dans sa tentative, il s’est ainsi disqualifié. Adam a eu sa chance et il aurait pu remplacer Satan. Ayant préféré désobéir à Dieu en se laissant séduire par le diable, il s’est aussi disqualifié. En choisissant d’obéir à Satan, Adam devint, de ce fait, l’esclave du diable. Depuis lors, toute sa descendance a emprunté la même voie.

Quatre mille ans plus tard, vint Jésus-Christ. Mais, avant de commencer Son ministère de trois ans et demi, Jésus livra à Satan un combat spirituel sans merci. Christ résista à la tentation en refusant de céder là où tous les autres avaient échoué. Jésus ne convoitait rien ! Il est venu donner et non prendre. Satan a même essayé de Le séduire en tordant les Saintes Écritures. Allons voir ce récit de plus près. Matthieu 4:1-2 : « Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. Et après qu’il eut jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim ». Notez que Satan ne le tente pas au moment où Jésus entre dans le désert. Il attend patiemment pendant quarante jours et quarante nuits, sachant fort bien qu’il serait physiquement affaibli et aurait sûrement faim.

Alors, Satan agit immédiatement sur cette faiblesse et cette faim. Verset 3 : « Et s’étant approché de lui, le tentateur lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains ». Satan savait très bien que Jésus était le Fils de Dieu, mais il utilisa sa ruse habituelle en mettant en doute cette réalité. Il lui dit plutôt : SI tu es le Fils de Dieu. Un humain, blessé dans son propre orgueil, lui aurait certainement dit : « Je vais te montrer qui je suis ! » Ce faisant, toutefois, il aurait aussi péché en cédant à l’orgueil. « Mais Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (v. 4). Bien sûr, nous devons manger pour vivre, mais cette vie physique cessera un jour. Tandis que de s’alimenter de la Parole de Dieu nous amène à vivre éternellement dans l’immortalité. Ceci est d’une importance capitale pour le converti, car l’immortalité est dans la résurrection.

Mais Satan n’abandonne pas si facilement. Vs 5-6 : « Alors le diable le mena dans la ville sainte, et le mit sur le haut du temple ; et il lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit qu’il [Dieu] ordonnera à Ses anges d’avoir soin de toi ; et ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre quelque pierre ». Toujours ce fameux SI pour implanter le doute dans l’esprit. Il est évident que si Jésus était monté sur le haut du temple et avait accidentellement trébuché, les anges seraient immédiatement venus pour le secourir. N’oublions jamais que Dieu avait consenti à Se dépouiller de Sa toute puissance (Philippiens 2:6-7) en acceptant de vivre temporairement dans un simple corps humain. Alors, dans les situations d’urgences, les anges devaient toujours être prêts à Le secourir. Mais Satan Lui demande carrément de provoquer Dieu en se jetant délibérément en bas du temple.

Regardons la simplicité dans sa réponse, alors que « Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu ». Certains chrétiens donnent parfois l’impression que, parce qu’ils se sont convertis à Christ, rien de mal ne peut plus leur arriver. Rappelons-nous toujours que Dieu pourvoit pour Ses enfants en toutes choses. Mais nous avons aussi un minimum d’effort à fournir, que ce soit de travailler pour gagner notre pain, d’utiliser la sagesse divine pour éviter les situations pénibles, ou encore d’exercer des précautions pour éviter de nous blesser ou même de nous tuer. Si nous faisons ce que nous devons accomplir, alors, dans un tel cas, Dieu veillera sur nous et S’occupera du reste. Le mot clé ici, c’est qu’il ne faut jamais provoquer ou tenter Dieu. Voilà la profondeur du message de Christ pour nous.

Finalement, aux versets 8-9 : « Le diable le mena encore sur une montagne fort haute, et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire ; et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, SI, te prosternant, tu m’adores ». Combien de chefs de gouvernement Satan a-t-il conquis, tout au long des siècles, avec cette ruse épouvantable de convoiter le pouvoir au point d’adorer le diable ? Mais le diable pousse son arrogance hors limites en demandant à Jésus de l’adorer ! Satan savait fort bien que tous ces royaumes qu’il étalait devant Jésus étaient à sa disposition. Ce qui semble lui avoir échappé, c’est que Dieu avait créé toutes ces choses, même si, temporairement, Satan était toujours « le dieu de ce siècle ». Demander à Christ, Emmanuel (Dieu parmi nous), de l’adorer, c’était incontestablement de la folie poussée à son comble.

Alors, Jésus, sans aucune hésitation, lui dit : « Arrière, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (v. 10). À ce stade, le combat était définitivement terminé. Donc, au verset 11, nous lisons : « Alors le diable le laissa ; et voici des anges vinrent, et le servirent ». Ils vinrent adorer Celui qui était digne d’adoration, et Le servirent, Lui seul. La leçon extraordinaire pour le chrétien ici, c’est qu’il lui est impossible de servir Dieu tout en convoitant la richesse et le pouvoir. Jésus Lui-même nous dit : « Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Matthieu 6:24). Paul nous dit : « Ne savez-vous pas que si vous vous rendez esclaves de quelqu’un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez ? » (Romains 6:16).

Mais il y a tout un avantage à devenir esclave de Celui qui est venu verser Son précieux Sang, afin que nous puissions être sauvés. « Car l’esclave qui a été appelé par le Seigneur, est affranchi du Seigneur ; de même aussi, l’homme libre [affranchi du Seigneur] qui a été appelé, est l’esclave [maintenant] de Christ. Vous avez été achetés à un grand prix ; ne devenez point esclaves des hommes » (1 Corinthiens 7:22-23). Et surtout pas de Satan ! Jésus doit revenir bientôt et quand Il reviendra, le diable sera destitué de son poste de « dieu de ce siècle » et enchaîné dans l’abîme avec ses démons pendant mille ans. C’est le Christ qui régnera ici-bas, et les lois divines seront à nouveau universellement respectées. L’ordre et la paix s’installeront enfin.

Non, Dieu n’a pas créé Satan ! Il a créé un archange d’une beauté parfaite, rempli de sagesse et intègre dans ses voies. Il devait être l’outil de Dieu pour apporter la lumière aux humains que Dieu devait éventuellement créer pour devenir Ses héritiers. En se révoltant contre son Créateur, il s’est mis à faire exactement le contraire. Il a semé la noirceur et les ténèbres dans l’esprit des humains afin de brouiller toutes leurs activités, soit physiques, soit spirituelles. Pourtant, Dieu l’avait créé parfait ! Mais, libre de choisir, il décida de se transformer en adversaire, en convoitant le trône même de Dieu. Lucifer est donc devenu Satan le diable, après s’être rebellé contre le Gouvernement divin. Et pour cette convoitise, et tous les dégâts qu’il a causés sur cette terre depuis Adam et Eve, lui et ses démons « seront tourmentés jour et nuit aux siècles des siècles » (Apocalypse 20:10).

Que Dieu inspire tous ceux qui seront touchés par ce message à se tourner vers Jésus, qui est l’Image même de Dieu. Car « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Et c’est ce que je souhaite à vous tous !




D.185 – QUELLE EST VOTRE NOTION DE L’ENFER ?


feux

Par : Joseph Sakala

Si on demandait aux différents groupes religieux dans le monde de nous donner leur conception de ce qu’est l’enfer, on percevrait très vite qu’il n’y a pas unanimité dans leurs croyances respectives sur ce sujet. Pourtant, c’est un sujet auquel chaque individu qui prétend croire en Dieu s’intéresse sûrement, peu importe la dénomination religieuse à laquelle il témoigne de son appartenance. La grande majorité des religions du monde prêche l’enfer comme étant un endroit épouvantable, où le tourment est continuel et les souffrances inimaginables. Un feu infernal où Satan et ses démons savourent continuellement la souffrance éternelle de ceux qui ont raté leur salut. Cette évaluation a-t-elle du sens ? Sur quoi est-elle fondée ? Voilà ce que nous allons étudier ensemble.

Laissez-moi vous assurer dès le début que cette notion si populaire sur l’enfer, prêchée par la majorité des dénominations religieuses, toutes croyances incluses, comme étant la vérité divine, ne vient pas de la Bible ! Elle a été inspirée et propagée dans l’esprit des humains par nul autre que Satan, « le prince de la puissance de l’air » (Éphésiens 2:2), le même personnage qui, ayant pris la forme d’un serpent, avait réussi à séduire nos premiers parents dès leur création. Cette séduction s’est poursuivie tout au long des siècles par « le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde » (Apocalypse 12:9). Et cette séduction du monde entier se poursuit encore davantage aujourd’hui qu’auparavant, car le diable sait fort bien que son temps achève.

Le concept fondamental de Satan sur l’enfer est de présenter Dieu comme une espèce de monstre sadique qui Se plaît à détruire systématiquement Sa propre création. Et Satan a une raison toute spéciale de vouloir aveugler l’humanité avec ce mensonge sur l’enfer. Avec la désobéissance d’Adam et Eve face aux instructions reçues de Dieu, cette même attitude s’est propagée dans l’esprit de toute leur descendance. Ceci est donc devenu l’outil principal du diable pour empêcher l’humanité de connaître la vérité divine, qui leur était pourtant disponible, mais qu’ils ont volontairement rejetée. Alors, chaque personne, depuis le commencement du monde, porte en elle la culpabilité de naître avec un péché originel qu’elle ne peut pas expliquer, mais qui est néanmoins là, bien entretenue dans son subconscient par le vrai coupable.

Cette culpabilité a aussi créé chez l’humain une rébellion inconsciente contre son Dieu, le Seul qui possède le pouvoir d’enlever cette culpabilité par la vérité. Elle ne se trouve seulement que dans la Bible qui nous explique en détail la façon de parvenir à cette connaissance si précieuse. Cette vérité nous est révélée dans l’Évangile que Jésus Lui-même est venu apporter au monde entier. En implantant cette culpabilité dans l’esprit des humains, et en y substituant une rébellion contre Dieu, Satan a temporairement réussi à séduire tout le monde. Avec cet enseignement horrible sur l’enfer, imaginez un seul instant à quel point des millions de personnes ont vécu leur vie entière perpétuellement dans le doute, la crainte et le désespoir, ne sachant aucunement ce qui les attendait après la mort. Et leurs ministres, curés, ou pasteurs, n’ont certainement pas protégé leurs brebis contre cet enseignement fautif, ayant été eux-mêmes séduits.

La plus grande victoire de Satan jusqu’à ce jour fut de voiler l’Évangile. Mais sa victoire est temporaire, car un jour ce problème sera rectifié et éliminé. Sachez que cet obstacle existait déjà dans les débuts de l’Église, et Paul l’explique ainsi aux nouveaux convertis de Corinthe : « Si notre Évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:3-4). Par son truc d’enchantement, Satan garde la majorité des humains carrément dans l’incrédulité, les ayant bien aveuglés dans la crainte, en leur cachant la vérité.

Voilà pourquoi ceux qui ne saisissent pas encore la raison divine de la Deuxième Résurrection, demeurent eux aussi perplexes et voilés à la lumière du glorieux Évangile de Christ. Et dans cet état d’esprit lamentable, ils citent ce passage de Paul textuellement, et de manière exclusivement littérale, prêchant dur comme fer que seulement ceux de la Première Résurrection seront sauvés. TOUT LE RESTE des humains, selon eux, sera précipité dans la géhenne, où ils brûleront éternellement, sans même savoir pourquoi ils se sont ramassés dans un tel pétrin. Dans le Texte Reçu de ce que nous appelons la Sainte Bible, le mot « enfer » est traduit de trois sources différentes dans la langue grecque. Ces mots sont : tartaroo [tartarόw], hades [άdhj] et gehenna [gέenna], et chacun a un sens complètement différent. Il devient alors très important de comprendre le véritable enseignement biblique au sujet de l’enfer, en reconnaissant le contexte dans lequel ces trois mots sont utilisés dans les Saintes Écritures.

Commençons avec le mot tartaroo traduit simplement comme « abîme » ou « enfer » dans le Nouveau Testament. Dans 2 Pierre 2:4, nous lisons ceci : « Car si Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais si, les ayant précipités dans l’abîme [tartaroo], liés avec des chaînes d’obscurité, il [Dieu] les a livrés pour être gardés en vue du jugement… ». Pour saisir le contexte dans lequel ce verset est écrit, un peu d’histoire biblique est utile ici. La Bible nous décrit un temps où l’archange Lucifer avait suscité une rébellion contre Dieu, ayant séduit le tiers des anges sur lesquels Dieu lui avait donné autorité, pour détrôner le Dieu Tout-Puissant de Son poste de Roi sur l’univers. Allons voir une description de cet évènement tragique qui a complètement changé le statut de Lucifer et de ses anges.

Dans Ésaïe 14:12, Dieu interroge Son archange déchu : « Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant (Lucifer), fils de l’aurore ? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations ? » Maintenant, Dieu lui explique comment : « Tu disais en ton cœur : Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône par-dessus les étoiles [anges] de Dieu ; je siégerai sur la montagne [gouvernement] de l’assemblée, aux régions lointaines de l’Aquilon. Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut » (vs 13-14). « Alors il y eut un combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le dragon ; et le dragon combattait avec ses anges. Et ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne se retrouva plus dans le ciel. Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde, fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apocalypse 12:7-9).

En utilisant l’archange Michel, Dieu a écrasé la rébellion de Lucifer et ses anges, et les a tous précipités sur la terre, car leur place ne se trouva plus au ciel. Dès lors, Lucifer est devenu Satan (adversaire), et ses anges sont devenus des démons. Quand Jésus envoya soixante et dix disciples pour évangéliser, ils revinrent avec joie, disant : « Seigneur, les démons mêmes nous sont assujettis en ton nom » (Luc 10:17). Ce transfert de pouvoir aux disciples de Christ pour apporter la lumière de l’Évangile dans le monde, fait déclarer ceci à Jésus : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (v. 18). Donc, nous voyons le véritable contexte dans lequel le mot tartaroo est utilisé. C’est une condition de restriction dans l’obscurité, et non la vérité, où tous ces démons sont maintenant enchaînés, attendant le jour de leur jugement final.

Jude, le frère de Jésus, nous dit ceci au sujet de ce que Dieu a fait de ces anges déchus : « Qu’il retient par des chaînes éternelles dans les ténèbres, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur puissance, mais qui ont quitté leur propre demeure » (Jude 6). Ces versets démontrent clairement que le mot tartaroo définit une espèce de prison ou abîme, dans lequel les démons sont retenus dans l’attente de leur jugement par les Saints de Dieu, un jour. « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges [déchus] ? », nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 6:3. Il est évident que Paul nous parle des démons ici, car les saints anges qui sont demeurés fidèles à Dieu sont déjà jugés, et sont continuellement au service de leur Créateur.

Donc, les anges qui ont péché en décidant de suivre Satan plutôt que Dieu sont présentement enfermés dans le tartaroo ou « enfer ». Mais nul autre verset dans la Sainte Bible ne nous déclare que l’homme aussi pourrait être destiné à aller dans cette espèce d’enfer. La référence de Pierre à tartaroo est le seul verset dans tout le Nouveau Testament où ce mot est utilisé, car il est réservé exclusivement aux anges qui se sont rebellés contre Dieu, et non à des humains.

Le deuxième mot grec traduit comme enfer est hades. Ce mot apparaît onze fois dans le Nouveau Testament, et fait référence au séjour des morts dans la terre. Hades a le même sens dans le grec que sheol [lwH)#] dans l’hébreu, qui veut aussi dire le sépulcre où les morts dorment en attendant la résurrection. Cet endroit est le sort destiné aux humains, et auquel aucun n’a pu échapper. « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement » (Hébreux 9:27). Salomon abonde dans le même sens quand il a déclaré : « Tout va en un même lieu ; tout a été fait de la poussière, et tout retourne dans la poussière » (Ecclésiaste 3:20). Il y a cependant pour les humains un espoir de sortir de cet enfer. Comment ? Par une résurrection ! « Parce que tu ne laisseras point mon âme dans le sépulcre [hades], et que tu ne permettras point que Ton Saint voie la corruption » (Actes 2:27).

Ce passage, auquel Pierre fait allusion, est une citation prophétique de David sur la résurrection de Jésus, sur qui même la mort ne pouvait avoir aucun pouvoir, sauf pendant les trois jours qu’il avait consenti à demeurer dans le cercueil. Pierre a tiré ce verset de Psaume 16:10 : « Car tu n’abandonneras pas mon âme au Sépulcre [sheol] ; tu ne permettras point que Ton Saint voie la corruption ». Nous voyons clairement ici que sheol dans l’Ancien Testament est l’équivalent de hades dans le Nouveau Testament. Et les deux font référence au cercueil dans lequel les morts séjournent. Il est extrêmement intéressant de noter que, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, l’âme est mentionnée comme étant dans le sépulcre et non au ciel. Car l’âme, c’est l’individu au complet, et non une partie spirituelle de l’individu qui peut se détacher.

Le patriarche Jacob savait fort bien ce qui lui arriverait après sa mort : « Je descendrai en deuil vers mon fils au Sépulcre ! ». Jonas, qui avait passé trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, a fait cette prière à Dieu : « Dans ma détresse j’ai invoqué l’Éternel, et il m’a répondu ; du sein du Sépulcre [sheol] j’ai crié, et tu as entendu ma voix » (Jonas 2:3). Jésus a même utilisé cet incident pour donner aux incrédules scribes et pharisiens de Son temps le seul miracle par lequel ils devaient reconnaître qu’IL était le Messie. Jésus leur répondit : « Une race méchante et adultère demande un miracle ; mais il ne lui sera accordé aucun autre que celui du prophète Jonas. Car comme Jonas fut dans le ventre d’un grand poisson trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits » (Matthieu 12:40).

Plusieurs versets nous citent que Jésus fut effectivement dans Son cercueil trois jours et trois nuits, mais pas plus longtemps. Sinon, la seule preuve que Jésus leur avait donnée aurait été invalide pour leur prouver qu’Il était véritablement le Messie promis par Dieu. « Mais Dieu l’a ressuscité, ayant rompu les liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il [Jésus] fût retenu par elle [la mort] » (Actes 2:24). Le corps de Lazare que Jésus avait ressuscité avait déjà commencé le processus de la corruption. N’ayant plus aucun espoir, Marthe, la sœur de Lazare dit à Jésus : « Seigneur, il sent déjà mauvais, car il est là depuis quatre jours » (Jean 11:39). Donc, Jésus ne pouvait absolument pas demeurer dans le cercueil plus de trois jours. Parce que Dieu ne pouvait pas permettre que Son Saint voie la corruption (Actes 2:27).

Certains prêchent qu’après la mort une personne peut continuer à penser et avoir une communication soit avec Dieu ou avec sa famille et ses amis. David fut inspiré d’écrire ceci : « Car dans la mort on ne se souvient point de Toi ; qui te célèbrera dans le Sépulcre ? » (Psaume 6:6). Et, dans Psaume 146:4, David nous déclare ceci au sujet de l’homme qui meurt : « Son souffle s’en va, il retourne à sa terre, et en ce jour-là, ses desseins [pensées] périssent ». Salomon a déclaré : « Tout ce que ta main trouve à faire [de ton vivant], fais-le selon ton pouvoir ; car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le Sépulcre où tu vas » (Ecclésiaste 9:10). Dieu lance un avertissement ici, à tous ceux qui croient pouvoir communiquer avec les morts, car c’est une activité purement satanique.

Il n’existe aucun record biblique nous indiquant qu’une personne décédée et ressuscitée ait mentionné quelque souvenir que ce soit de ce qui est survenu durant la durée de son décès. Encore plus important, dans aucun endroit où les mots hades (grec) ou sheol (hébreu) sont employés dans la Bible, est-il question d’un feu infernal en train de brûler des gens morts, mais assez conscients pour souffrir, suite aux brûlures perpétuelles reçues. L’enfer auquel hades, dans le Nouveau Testament, et sheol, dans l’Ancien Testament, se réfèrent est simplement un sépulcre ou un tombeau dans lequel on place les morts qui n’ont aucune connaissance de ce qui se passe sur cette terre après leur décès. Et ce, jusqu’à leur résurrection.

Il y a cependant un troisième enfer, nommé gehenna. Celui-ci est un véritable étang de feu très bien expliqué dans le Nouveau Testament. La Sainte Bible nous révèle que Dieu va Lui-même allumer cet enfer, qui sera extrêmement plus chaud que tous ceux avec lesquels Satan a séduit le monde entier depuis des siècles. Ce feu sera tellement chaud qu’il va incinérer entièrement les rebelles non repentants, pour en faire de la cendre. Jésus compare ces méchants à de la paille : « Mais il [Dieu] brûlera la paille au feu, qui ne s’éteint point » (Matthieu 3:12). Et aux Élus immortels, Dieu leur déclare : « Vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que Je prépare, a dit l’Éternel des armées » (Malachie 4:3).

Pour ceux qui croient toujours qu’ils possèdent une âme immortelle qui ne peut être détruite, laissez-moi vous citer les paroles mêmes de Jésus. Pour encourager Ses disciples à prêcher la vérité, même si les méchants les menaçaient de mort, Jésus a dit ceci : « Ne craignez point ceux qui ôtent la vie du corps, et qui ne peuvent faire mourir l’âme » (Mathieu 10:28). Un humain peut tuer un autre humain (corps), mais il ne peut pas détruire l’individu (l’âme), car Dieu peut facilement le ressusciter. Alors, qui faut-il craindre ? « Mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr et l’âme et le corps dans la géhenne » (v. 28, deuxième partie). Quand Dieu détruit, il ne reste rien de la personne. « Elles seront comme si elles n’avaient  jamais été » (Abdias 1:16). Dieu est tellement spécifique, qu’il vaudrait mieux sacrifier une partie de son corps que de demeurer rebelle à Dieu jusqu’à la fin. « Car il vaut mieux pour toi qu’un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne » (Matthieu 5:30).

Le mot utilisé pour cet enfer est gehenna. L’individu qui sera destiné à la destruction dans ce feu ne sera pas torturé interminablement, mais périra en très peu de temps. La punition, par contre, sera éternelle, car ces gens seront éternellement privés de participer au Royaume de Dieu et à l’immortalité qui en est la récompense. Gehenna est une translittération de l’hébreu Gay Hinnom, qui veut dire « Vallée de Hinnom ». Cette région rocheuse qui longe le côté sud de Jérusalem, était l’endroit où, dans les temps anciens, des feux étaient continuellement alimentés dans l’adoration du dieu païen Moloch. Du temps de Christ, la vallée de Hinnom était devenue le dépotoir municipal où les gens brûlaient leurs ordures. On y jetait aussi les corps morts des animaux ainsi que les corps des criminels exécutés, mais non réclamés par leurs familles.

Avec tous ces déchets, les feux brûlaient sans jamais s’éteindre, mais les objets qu’on y lançait, ne brûlaient pas d’une manière continuelle. Ils étaient complètement consumés, incluant les corps humains. Cette Vallée de Hinnom du Nouveau Testament est aussi appelée Thopheth dans les écrits hébreux. « Car dès longtemps, il est réservé pour Thopheth, et Thopheth est préparé pour le roi. On a fait son bûcher, profond et large, avec du feu, du bois en abondance ; le souffle de l’Éternel, comme un torrent de soufre, va l’embraser » (Ésaïe 30:33). Ce verset nous parle du châtiment réservé à l’antichrist lors de la venue de Jésus dans la gloire. « Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète … tous deux furent jetés vifs dans l’étang de feu brûlant, dans le soufre » (Apocalypse 19:20).

Après la destruction de ces deux énergumènes, le Royaume de Dieu sera établi sur la terre entière, et Jésus et Ses Saints commenceront le règne de mille ans. « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection … ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et règneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6). Ce feu, allumé pour détruire la bête militaire et le faux prophète religieux, sera maintenu allumé comme un témoignage aux survivants de la Grande Tribulation qui voudraient entretenir la pensée de se rebeller contre Christ et Son Gouvernement. Ce feu sera aussi un rappel continuel d’un autre feu à la fin des temps, où tous les rebelles seront détruits, alors que la terre entière sera purifiée par le feu. « Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:15). C’est la seconde mort (v. 14) de laquelle il n’y a pas de résurrection possible.

Ne trouvez-vous pas cela incroyable que Dieu nous parle d’un feu qui sera la seconde mort pour les rebelles, alors que les religions du monde nous parlent d’une souffrance épouvantable dans un feu qui brûle mais ne détruit pas, et qui gardera les méchants vivants et conscients dans leurs douleurs atroces durant l’éternité ? La Bible est claire et précise concernant cette doctrine ; pourtant, Satan a bien réussi à séduire le monde entier pour que celui-ci croie toutes sortes d’astuces sur l’enfer, au point de donner des cauchemars aux gens. Laissez-moi vous citer les croyances de quelques religions et ce qu’elles enseignent au sujet de l’enfer :

Bouddhisme : Les enfers sont des endroits où les âmes sont, soit purifiées, ou punies pour leurs méchancetés d’avoir violé les lois du Bouddha. Cette phase du purgatoire doit les préparer pour renaître, après un temps, dans un de leurs six états d’existence. Après un laps de temps prédéterminé (minimum 500 ans), chaque individu doit quitter ces enfers afin de passer par les autres étapes jusqu’au moment d’atteindre le Nirvana, ou l’extinction finale de son existence personnelle [A Dictionary of Chinese Mythology, par E. T. C. Werner.].

Islam : Dans l’enfer, les coupables sont enchaînés. Pour s’abreuver, ils reçoivent de l’eau chaude. Leurs vêtements sont faits de feu, et de l’eau chaude est versée sur leurs têtes. Quand leur peau sera adéquatement brûlée, Allah leur donnera une peau neuve afin de continuer à poursuivre la punition de leurs souffrances [Le Coran, iv : 590.].

Hindouisme : L’enfer dans la mythologie hindoue est divisé en sept régions, collectivement appelées naraka. Pour les péchés d’ignominie, de honte et bassesse profonde, la torture est très sévère. Les victimes reçoivent une sensibilité extrêmement aigue, afin de pouvoir souffrir chaque raffinement d’angoisse et de douleur au maximum [The Hindu World, par Benjamin Walker.].

Christianisme : Fondé sur les concepts juifs, le christianisme prêche que l’enfer est le domaine enflammé du diable et ses anges déchus. Un endroit de damnation éternelle pour ceux qui ont vécu une vie de péché, et qui, selon l’apôtre Paul ont renié Dieu. [Encyclopedia Britannica, « Hell », Vol. IV, 1974].

Le monde : Il est couramment accepté que l’enfer soit la demeure des esprits méchants, situé dans les régions infernales. Les âmes perdues sont condamnées à y aller, immédiatement après la mort, pour souffrir des tourments indescriptibles durant l’éternité. Certains croient que l’enfer est un endroit déjà existant, créé par Dieu, où Il punit avec une sévérité inconcevable durant toute l’éternité les âmes de ceux qui, par incrédulité, ignorance ou par adoration de faux dieux, se sont attirée Sa colère. C’est un endroit de vengeance divine, sans relâche et sans fin. Cette croyance fut généralement prêchée depuis bon nombre de siècles par la grande majorité des congrégations chrétiennes, catholiques comme protestantes. Nous constatons chez les théologiens du monde, qu’en général ces croyances sont essentiellement les mêmes chez les Hindous, les Perses, les Égyptiens, les Grecs et les Chrétiens.

Vous remarquerez que ces croyances forment un amalgame des trois sortes « d’enfer » que nous avons vues précédemment (tartaroo, hades et gehenna) savamment entremêlés par Satan pour faire croire au sort de la grande majorité des êtres humains ayant vécu sur terre : un abîme d’étang de feu éternel où rôtissent les ignorants du plan de salut.

Viendra un temps, cependant, où la vérité divine sera enseignée partout pendant les mille années qui suivront le retour de Christ. La vérité sur l’enfer sera aussi enseignée. Alors, on aurait tendance à croire qu’après mille années d’instructions dans la vérité, les gens ne pourront plus être séduits par Satan. Désolé, mais la Bible nous dit que plusieurs auront l’esprit disposé à accueillir sa séduction. « Et quand les mille ans seront accomplis, Satan sera délivré de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, et il [Satan] les assemblera pour combattre ; et leur nombre est comme le sable de la mer » (Apocalypse 20:7-8). Imaginez un instant que, même après mille années de paix sans la présence du diable, il se trouvera, parmi cette dernière génération d’humains, un bon nombre toujours prêt à écouter les séductions de Satan quand il sera relâché pour un peu de temps.

Temporairement libéré de sa prison, le diable, en colère, séduira ceux qui tarderont jusqu’à la fin à se convertir à Christ, et les incitera à attaquer la ville de Jérusalem, le quartier général de Jésus et Ses saints. « Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils environnèrent le camp des saints et la cité bien-aimée ; mais un feu venant de Dieu descendit du ciel et les dévora » (Apocalypse 20:9). Leur jugement sera rapide et final. Car, avant même de pouvoir faire quoi que ce soit, Dieu enverra un feu du ciel pour les dévorer vivants, et c’en sera fini de la dernière rébellion organisée par Satan. « Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète » (v. 10).

Vous noterez que le diable est jeté dans le même feu où, mille années auparavant, furent précipités la bête et le faux prophète. Rappelons-nous que ces deux personnages sont morts et déjà complètement calcinés depuis longtemps. Mais là où va le diable, ses démons le suivent. Donc, les démons suivront Satan dans ce feu « préparé au diable et à ses anges » (Matthieu 25:41). Un humain, jeté dans un feu aussi ardent, brûle immédiatement et devient poussière. Il ne souffre plus et cesse d’exister comme « s’il n’avait jamais été » (Abdias 1:16). Mais Satan et ses démons sont des esprits, et un esprit ne peut pas brûler ni ressentir la chaleur du feu. Ils peuvent cependant ressentir la frustration et le tourment éternel d’avoir œuvré en vain, en voyant dans l’impuissance tout leur travail complètement anéanti par Dieu. Voilà pourquoi la deuxième partie du verset 10, dans Apocalypse 20, nous décrit clairement ce que ressentiront et Satan et ses démons : « Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles ». Un tourment éternel dans la frustration absolue.

Nous avons ici la véritable raison cachée derrière ce monstrueux mensonge du diable à l’humanité entière durant tous ces siècles. Car c’est Satan et ses démons qui seront tourmentés éternellement, et non les humains. Les rebelles, ressuscités physiques et mortels, seront anéantis et effacés complètement de l’histoire par le feu de la géhenne ; ils ne brûleront pas éternellement dans une souffrance atroce et indescriptible. Par contre, le diable et ses démons sont des esprits et ne peuvent pas mourir. Ils pourront, cependant, être tourmentés mentalement. Regardons ce que Jésus a déclaré au sujet de Ses Élus. « Mais ceux qui seront jugés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts, ne se marieront ni ne donneront en mariage. Car ils ne pourront non plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront enfants de Dieu, étant enfants de la résurrection » (Luc 20:35-36). Les Élus seront immortels !

Gardons toujours en mémoire que les démons étaient jadis des anges, avant leur rébellion. Même déchus, ils demeurent immortels et ne peuvent mourir. Donc, quand le diable et ses démons verront leur œuvre contre Dieu, depuis Adam et Eve, entièrement détruite, ils vivront sûrement une expérience où leur agonie et leur tourment mental seront pour eux un supplice tel qu’ils préféreraient mourir, si cela leur était possible. Ils seront plutôt tourmentés aux siècles des siècles. Sachez que ces démons sont parfaitement au courant de ce qui les attend un jour. Quand Jésus a commandé à une légion de démons de sortir de deux démoniaques : « Ils se mirent à crier en disant : Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » (Matthieu 8:29). Oui, les démons croient en Dieu, et ils tremblent ! (Jacques 2:19).

Satan et ses démons savent fort bien que c’est eux et non les humains qui seront tourmentés éternellement après la destruction des méchants par le feu de la géhenne. Dans leur folie tordue, néanmoins, ils persistent à vouloir détruire et anéantir tous les humains que Dieu avait pourtant créés pour devenir Ses enfants, à Son image et à Sa ressemblance. Alors, pourquoi Dieu a-t-Il consenti à ce qu’il y ait un feu de la géhenne pour les méchants ? Pour mieux répondre à cette question, il est nécessaire de faire une courte révision du but de Dieu pour l’homme sur cette terre. « L’Éternel Dieu prit donc l’homme [Adam], et le plaça dans le jardin d’Éden, pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2:15). Il devait entretenir ce que Dieu lui avait donné et non le détruire.

« Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, en disant : Tu peux manger librement de tout arbre du jardin. Mais, quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point ; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras » (Genèse 2:16-17). Il pouvait se nourrir librement de tous les arbres, sauf un. Il ne devait pas convoiter celui-là, car en faisant cela il désobéissait à Son Créateur. Ce n’était pas une suggestion de la part de Dieu, mais bien un commandement. Malgré cela, Satan est venu sournoisement dire à Eve : « Vous ne mourrez nullement ; mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant [vous aussi] le bien et le mal » (Genèse 3:4-5). Déjà, dès leur création, Adam et Eve avaient rejeté les instructions reçues pour les empêcher de pécher. En désobéissant, ils ont confirmé leur incrédulité en commentant le péché qui les ferait certainement mourir.

Satan a donc planté le péché de convoitise dans le cœur de nos premiers parents. C’était exactement le même péché qui l’avait poussé à convoiter le Trône même de Dieu au ciel. L’échec de Satan lui a sûrement donné l’idée à savoir comment tenter de détruire les humains par ce même péché. Et si nous étudions l’histoire de l’humanité, nous devons honnêtement admettre que son truc de séduction a drôlement bien réussi jusqu’à présent. Nos premiers parents, séduits à croire qu’ils ne mourraient pas et qu’ils seraient des dieux, se croyaient aussi immortels. Tout ce qui restait à faire à Satan pour que sa séduction soit complète, c’était de leur faire croire que, même si leur corps mourrait, ils avaient une âme immortelle qui survivrait au-delà de leur corps.

Et cette âme pourrait aussi aller au ciel, exactement là où sa propre place ne fut plus trouvée après sa rébellion contre Dieu. Ce mensonge perdure dans l’esprit des humains jusqu’à ce jour. Alors, depuis la création d’Adam et Eve, les humains croient pouvoir vivre éternellement tout en convoitant tout ce que Dieu nous défend. Pourtant, Dieu nous dit que : « L’âme qui pèche est celle qui mourra » (Ézéchiel 18:20). Jésus a aussi déclaré : « Craignez plutôt celui qui peut faire périr et l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10:28). L’apôtre Paul nous dit : « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:23). L’immortalité n’est pas quelque chose que nous possédons déjà ! Elle ne peut venir que de Dieu comme un don « à ceux qui, persévérant dans les bonnes œuvres, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité » (Romains 2:7).

Pourquoi l’homme refuse-t-il de croire la Parole de Dieu ; qu’il est mortel et périra, à moins de recevoir la vie éternelle comme un don gratuit de Dieu ? « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). L’homme doit se repentir de ses péchés et accepter Jésus-Christ en tant que son Sauveur personnel. Il doit aussi prendre la décision d’obéir à Dieu. Sinon, il ne peut recevoir le Saint-Esprit, ni l’immortalité qui lui sera accordée en Jésus. La parabole de Lazare et l’homme riche illustre bien cette vérité. Le riche (non converti) mourut et fut enseveli. « Et étant en enfer [hades, le cercueil], dans les tourments, il leva les yeux [dans une résurrection] » (Luc 16:23). L’homme riche ouvre les yeux et n’a aucune connaissance du temps écoulé depuis sa mort.

Il est soudainement frappé de peur, voyant qu’il sera détruit dans le feu de la géhenne avec tous les autres méchants incorrigibles qui ont persisté dans le mal sans jamais vouloir se convertir. La terre est en flammes et l’homme riche s’aperçoit qu’il y a un énorme abîme entre lui et Lazare. Il se met à crier : « Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, afin qu’il trempe dans l’eau le bout de son doigt, pour me rafraîchir la langue : Car je suis extrêmement tourmenté dans cette flamme » (Luc 16:24). Mais quelle flamme ? C’est Paul qui nous donne la réponse. « Car si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifices pour les péchés, mais une terrible attente du jugement et un feu ardent, qui doit dévorer les adversaires [ennemis de Dieu] » (Hébreux 10:26-27). J’aimerais que vous portiez attention au fait que pour commettre ce péché impardonnable, il faut pécher volontairement, APRÈS avoir reçu la connaissance de la vérité.

Ceci veut simplement dire qu’une personne n’ayant aucune connaissance de la vérité révélée dans la Parole de Dieu ne peut pas commettre le péché impardonnable. Car il faut pécher volontairement, après avoir décidé de se repentir de ses péchés passés, et d’avoir consacré sa vie à Christ. Pour reprendre l’exemple de l’homme riche de la parabole, veuillez noter que celui-ci était revêtu de pourpre et de fin lin (v. 19), habits typique des membres du Sanhédrin, et qu’il appelait Abraham son « père » (v. 24). Cet homme devait être un Pharisien haut placé. Par ailleurs, Jésus avait déjà mentionné que les Pharisiens fermaient intentionnellement les portes du Royaume aux hommes, ne voulant pas y entrer eux-mêmes (Matthieu 23:13), et Il concluait donc, au verset 33 du même chapitre, par cette remontrance extrêmement sévère : « Serpents, race de vipères ! Comment éviterez-vous le supplice de la géhenne ? »

Il n’est donc pas étonnant de voir que l’homme riche de la parabole symbolise quelqu’un qui avait reçu le Saint-Esprit et qui par la suite avait commis le péché impardonnable, et se retrouvait maintenant dans le feu de la géhenne. Alors pour ceux qui décident de rejeter volontairement le seul sacrifice par lequel leur salut fut rendu possible, Pierre nous révèle que : « Les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même parole [de Dieu], et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies » (2 Pierre 3:7). « Or le jour du Seigneur viendra, comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre avec les œuvres [des hommes] qui sont en elle, sera entièrement brûlée » (v. 10).

Toutefois, ce feu qui ne sera pas éteint par la main de Dieu ne brûlera pas éternellement. Comme tout feu qui brûle et détruit, quand tout sera brûlé et  consumé, le feu s’éteindra tout seul, et la terre entière sera renouvelée et purifiée. C’est exactement ce que Jean voit dans sa vision. « Je vis ensuite un ciel nouveau [dépollué] et une terre nouvelle [purifiée par le feu] : car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus » (Apocalypse 21:1). Le prophète Malachie nous parle de ce même jour : « Car voici, le jour vient, ardent comme un four : tous les orgueilleux et tous ceux qui commettent la méchanceté, seront comme du chaume, et ce jour qui vient les embrasera, a dit l’Éternel des armées, et ne leur laissera ni racine ni rameau … 3Et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que Je prépare, a dit l’Éternel des armées » (Malachie 4:1, 3).

Dieu est pourtant exceptionnellement clair et précis dans cette description où les méchants seront brûlés comme de la paille et deviendront de la cendre sous les pieds de ceux qui seront immortels. Vous remarquerez que ces versets ne sont jamais cités par ceux qui prêchent un feu ardent qui brûle la chair des méchants dans une souffrance atroce sans les détruire. Doctrine d’hommes, complètement contraire à la déclaration divine ! Quelle devrait alors être notre réaction ? Les Saintes Écritures nous disent néanmoins que, lorsque nous sommes confrontés avec une situation où seulement deux choix sont disponibles : « Que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur » (Romains 3:4). Il faut vérifier toute chose, avec la Parole de Dieu à l’appui.

Jean aussi nous donne une description de cette destruction des méchants dans sa vision apocalyptique. « Et la mer rendit les morts qu’elle contenait ; la mort et l’enfer [séjour des morts] rendirent aussi les morts qui y étaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et l’enfer furent jetés dans l’étang de feu ; c’est la seconde mort. Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:13-15). Il est vraiment intéressant de noter comment Dieu s’exprime ici. Si l’enfer existait déjà, dans lequel des gens souffrent déjà, pourquoi, à la fin des temps Dieu prendrait-il cet enfer pour le jeter dans l’étang de feu ? Et ensuite prendre tous ceux qui sont en enfer pour les précipiter encore une fois dans l’étang de feu. Nous voyons ici une autre preuve évidente que, lorsque l’homme veut prêcher sa vérité pour contredire Dieu, il est capable des plus grands mensonges imaginables et de beaucoup d’incohérence.

Dieu a prédestiné et préconçu un plan de salut, dans lequel Il avait inclus tous les humains. Mais Dieu, dans son infinie bonté et Son amour, nous a aussi donné le libre choix de Lui obéir ou de Lui désobéir. C’est l’homme qui sera uniquement responsable de son choix et de sa destinée ultime. Ce choix décidera de son immortalité et son accès au Royaume de Dieu, où de sa seconde mort dans un étang de feu, duquel il n’y aura aucune résurrection possible. Ce feu le détruira complètement comme s’il n’avait jamais existé, et les justes marcheront sur la cendre que son corps consumé produira. Allez visiter les crématoriums où les corps sont incinérés pour vous convaincre si les morts souffrent éternellement sans jamais se consumer.

Pourtant, bon nombre de chefs religieux sont prêts à jurer que tout cela est possible et leurs pauvres brebis les suivent aveuglement dans la peur et la soumission totale, craignant l’excommunication qui les amènerait sûrement en enfer. Si l’excommunication d’une église quelconque était l’équivalent de commettre le péché impardonnable, il faudrait alors admettre que tous ceux qui sont rendus à leur troisième ou quatrième église, sont condamnés à une condition spirituelle très alarmante et même décourageante. Toutes les églises chrétiennes prétendent posséder les clefs du Royaume que Christ avait confiées à Pierre. Donc, on peut se demander combien de copies de ces clefs existent présentement ? Dieu Se serait-il rangé du côté de Satan pour l’aider à détruire Sa création ? Croire semblable mensonge serait réellement mal connaître la bonté, la compassion et la miséricorde d’un Dieu qui est amour.

La simple vérité des Saintes Écritures, c’est que Dieu n’a pas prédestiné tous les humains à être sauvés en même temps. Ce que les Ecritures nous dévoilent, cependant, c’est qu’il y a une petite récolte que Dieu Se prépare depuis la création humaine, formée de gens qui ont décidé volontairement de Lui obéir et de se laisser guider par Son Esprit. Dieu les appelle Ses prémices (Jacques 1:18), Ses Élus du Royaume, que Jésus viendra établir lors de Son second avènement. Tous les survivants de la Grande Tribulation des temps de la fin, seront instruits par ces Élus, et formeront les nations sur lesquelles les Élus régneront pendant mille ans. À ces nations s’ajouteront tous ceux qui se convertiront à Christ dans la deuxième Résurrection, alors que le « Livre de Vie » sera ouvert pour les accueillir (Apocalypse 20:12). Et finalement, nous avons vu ce qui arrivera à ceux qui rejetteront le salut, préférant désobéir à Dieu jusqu’à la toute fin. « Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:15).

Aucun humain ne pourra jamais accuser Dieu d’être responsable de sa propre destruction dans l’étang de feu. Au contraire, Dieu veut sauver tout le monde ! Ce que très peu de gens savent, c’est que Dieu n’est pas en train de sauver tout le monde en même temps. Mais le plan de Dieu a été conçu, dès le commencement, de façon à ce que chaque individu soit appelé au moment le plus propice à son propre salut. En général, les humains connaissent mal la bonté et la patience de Dieu dans Sa promesse de vouloir sauver le monde entier. Dieu sait fort bien que tous les humains ne sont pas prêts à vouloir suivre Ses lois, et ce, pour toutes sortes de raisons. Mais : « Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais Il use de patience envers nous, ne voulant qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3:9). Nous avons un Dieu vraiment admirable : « Qui veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2:4).

Une chose est certaine, toutefois, Dieu ne forcera personne à se convertir. Chaque individu doit consentir à le faire volontairement ! Dieu n’est pas un dictateur qui profère des menaces sur Sa création par la promesse d’un enfer qui brûlera les rebelles éternellement sans jamais les consumer. Chaque humain a été créé libre de choisir, en commençant par Adam et Eve. Le fait qu’ils aient rejeté la vérité de Dieu pour croire le mensonge de Satan n’a aucunement annulé le plan de Dieu de donner l’immortalité à Ses enfants. Il avait déjà la solution toute prête dans le sacrifice de Jésus : « Par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné [à mourir] déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous » (1 Pierre 1:19-20). Si tous les humains avaient consenti à obéir à Dieu, le sacrifice de Christ n’aurait jamais eu lieu, mais Dieu savait que l’humain par lui-même, sans le Saint-Esprit, ne pourrait jamais se sauver.

Les humains doivent ardemment désirer le don gratuit de la vie éternelle, au point de reconnaître qu’on ne peut le recevoir que par Sa Grâce, et selon Ses conditions. Dieu ne fait pas acception de personnes ; donc, Il surveille le moment propice pour appeler les individus quand les indications sont visibles qu’ils veulent cheminer avec persévérance, vers ce Royaume que Dieu veut partager avec nous tous. Ce n’est qu’à ce moment que Dieu met Son Esprit dans le converti, afin de le guider et l’instruire dans la voie divine. Cette sorte de conversion n’est pas le contrecoup d’une émotion spontanée, ressentie pendant une évangélisation à l’emporte pièce. Elle est plutôt le fruit d’une décision mûrie dans la prière, la méditation, et l’étude de la Bible. C’est un contrat personnel entre Dieu et le converti. Ce contrat est tellement important pour Dieu, que la personne doit persévérer jusqu’à la fin de sa vie pour être sauvée (Matthieu 24:13).

Jésus prêchait un jour sur le Royaume à venir : « Et quelqu’un lui dit : Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Et il [Jésus] leur dit : Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ; car je vous dis que plusieurs chercheront à y entrer, et qu’ils ne le pourront » (Luc 13:23-24). Le salut facile vendu par certains télévangélistes n’existe pas. La véridique conversion n’est pas une simple déclaration de donner son cœur à Jésus, pour ensuite poursuivre sa vie comme avant, sans rien changer. Ces gens ne sont pas réellement prêts à entrer maintenant par la porte étroite et, par conséquent, risquent d’être drôlement désappointés de ne pas être de la première Résurrection.

Ils vont plutôt se réveiller à la Deuxième Résurrection, surpris de ne pas faire partie des Élus de la Première. Par contre, si notre véritable but est de choisir la vie éternelle et d’y persévérer, nous ne serons jamais détruits dans l’étang de feu, qui est la seconde mort. « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et règneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6).

Les Enfants immortels de Dieu vivront dans une atmosphère remplie de joie, de coopération, de productivité abondante durant l’éternité, étant les héritiers de l’univers entier. C’est Dieu Lui-même qui nous le confirme, en nous déclarant : « Celui qui vaincra, héritera toutes choses [l’univers] ; Je serai Son Dieu, et il sera Mon fils » (Apocalypse 21:7). Donc, chaque individu qui a vécu sur cette terre a une décision personnelle à prendre. Soit de se tourner vers ce Dieu d’amour et récolter la promesse réservée aux vainqueurs. Sinon, une autre rétribution leur est réservée ! « Mais, pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et de souffre ; ceci est la seconde mort » (v. 8). Dieu n’accordera jamais l’immortalité à des gens qui Lui sont rebelles ! Ils seront brûlés et anéantis comme s’ils n’avaient jamais existé.

Cependant, à ceux qui aiment Dieu et veulent être guidés par Sa Parole, il est physiquement impossible d’imaginer la grandeur et la splendeur de l’avenir glorieux qui les attend dans Son Royaume. Notre Créateur veut partager tout Son univers avec ceux qui ont le cœur disposé à choisir librement et volontairement de suivre le seul chemin de vérité qui mène à l’immortalité. Mais comment faire pour y arriver ? Les non convertis qui ont entendu le discours de Pierre, le jour de la Pentecôte et qui furent touchés de componction en leur cœur, lui dirent : Que ferons-nous ? « Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2:38). Le don gratuit de l’Esprit de Dieu passe par Jésus et personne d’autre. C’est par Lui que l’accès au Royaume devient disponible, car : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).

Beaucoup de religions prêchent un salut par un autre que Jésus. La Bible nous dit le contraire ; donc, chaque individu est responsable de prendre sa propre décision, à savoir, qui il ou elle jugera de croire. Mais la Parole de Dieu ne nous laisse pas plusieurs choix. Un seul ! Jésus ! Et ceux qui choisissent Christ et se convertissent à Lui doivent aussi continuer à persévérer dans la foi jusqu’à leur mort. À ces chrétiens, Paul déclare : « Ainsi mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement » (Philippiens 2:12). Mais comment accomplir tout ça ? Tout simplement avec ce don du Saint-Esprit, gratuitement donné à ceux qui veulent lui obéir. « Car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire, selon Son plaisir » (v. 13).

Le plaisir de Dieu est de sauver Sa création. La folie de Satan est de tenter de détruire la création de Dieu. Pourtant, l’humanité entière, séduite par Satan, a préféré, dès le commencement, croire au mensonge. Dans le jardin d’Éden, l’arbre de vie symbolisait la vérité de Dieu qui amènerait Ses enfants à la vie éternelle. L’autre arbre, celui de la connaissance humaine de ce qui est bien ou mal, leur était défendu. Or, Satan a fait croire à Adam et Eve qu’en mangeant de ce fruit, ils seraient des dieux. Depuis ce temps, tous les êtres humains, dans leur for intérieur, se prennent pour des dieux. C’est dans cette séduction totale que Dieu a commencé à appeler Ses prémices du Royaume, que Jésus viendra établir ici-bas. Ces Élus de la première Résurrection sont aussi appelés Ses sacrificateurs, qui règneront avec Christ durant le Millenium pour rétablir toutes choses dans Son gouvernement à venir (Actes 3:21).

Ceux qui se convertiront durant le millénium formeront les nations sur lesquelles les Élus régneront. Mais la bonté de Dieu ne s’arrête pas là. Après le millénium, Dieu ressuscitera tous ces milliards d’humains séduits tout au long des siècles, et qui sont morts sans jamais recevoir la vérité de Dieu. Cette vérité leur sera enfin offerte par les livres de la Bible qui leur seront ouverts à la connaissance de Dieu. Le Livre de Vie sera aussi ouvert, pour accueillir les noms de tous ceux qui se convertiront à Christ (Apocalypse 20:12). Ces individus s’ajouteront aux nations déjà existantes dans l’accroissement de la famille de Dieu. Et quand la Jérusalem céleste descendra sur cette terre renouvelée et purifiée par le feu, il ne restera que des êtres immortels prêts à faire éternellement le travail de Dieu.

Jean nous dit : « Et la ville n’a pas besoin du soleil, ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. Et les nations [d’immortels] qui auront été sauvées, marcheront à Sa lumière, et les rois de la terre [les Élus], y apporteront leur gloire et leur honneur » (Apocalypse 21:23-24). Les seuls qui n’y seront pas seront ceux que Dieu devra détruire, car ils ne seront d’aucune utilité dans Son Royaume. « Il n’y entrera rien de souillé, ni personne qui s’adonne à l’abomination et au mensonge, mais ceux-là seuls qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau » (v. 27). Chaque humain a donc deux choix. Soit de choisir la voie de Dieu et d’être inscrit dans le Livre de Vie pour l’immortalité ; ou de choisir la voie de Satan sans jamais s’en repentir et ne pas être inscrit dans le Livre de Vie de l’Agneau. Ces gens ressusciteront mortels pour être jugés, puis détruits et brûlés complètement dans l’étang de feu, qui sera pour eux la seconde mort.

J’espère de tout coeur que, puisque la Bible nous dit qu’il y en aura, ils seront peu nombreux, très peu nombreux. Que Dieu soit plutôt avec chacun et chacune de vous pour vous guider et vous inspirer à prendre la BONNE DÉCISION !




D.184 – Élie est-il monté au ciel ?

 

Par : Joseph Sakala

La majorité des congrégations chrétiennes enseignent qu’Elie est monté au ciel dans un tourbillon. Néanmoins, plus de 900 ans après cet enlèvement d’Elie, Jésus a osé déclarer ceci : « Personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3:13). Sommes-nous face à une contradiction biblique ici ? Elie serait-il véritablement monté au ciel, au trône même de Dieu, alors que Jésus nous a clairement dit qu’il n’en est rien ? Par conséquent, si Elie n’est pas au ciel, où donc est-il allé ? Avant de poursuivre notre étude, sachons que trois cieux, et non un seul, sont mentionnés dans la Sainte Bible. Or, puisque nul homme, incluant Elie, n’est jamais monté au ciel d’où Jésus venait, le ciel vers lequel Elie fut transporté doit sûrement être un ciel différent. Alors, de quel ciel s’agit-il ?

Commençons avec le troisième ciel, où se trouve le Trône de Dieu, le Quartier Général de l’univers. C’est au troisième ciel, près du Père où Jésus se trouve présentement avec les saints anges. En tant que notre Souverain Sacrificateur auprès de Dieu, Jésus est le seul à avoir le droit d’être dans CE ciel avec le Père. Notez bien maintenant pourquoi ! Paul nous déclare ceci : « Or, le point capital de ce que nous avons dit, c’est que nous avons un tel souverain Sacrificateur, qui est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, et qui est Ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, que le Seigneur a dressé, et non l’homme » (Hébreux 8:1-2). Un modèle physique de ce « sanctuaire et du véritable tabernacle » fut dressé dans le Temple de Dieu par Israël.

Paul explique que le tabernacle original terrestre de l’Ancienne Alliance, avec son lieu très saint, symbolisait le type du trône divin dans le ciel. Seul le souverain sacrificateur était autorisé à y pénétrer, et ce, une seule fois par année, le jour de la Fête des Expiations. Ce geste symbolisait Christ qui, par Sa mort, avait expié tous nos péchés, devenant notre Souverain Sacrificateur pour toujours. Sous la Nouvelle Alliance, cette fête annuelle de l’Ancienne Alliance n’existe plus, car Jésus : « Est entré une seule fois dans le Saint des Saints, non avec le sang des boucs et des veaux [comme le souverain sacrificateur humain], mais avec Son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9:12). Voilà pourquoi Christ est le seul Sacrificateur, ayant vécu dans la chair, qui ait été autorisé à monter au ciel, d’où Il était préalablement descendu.

Jésus n’était pas un homme ordinaire. Il était la Parole de Dieu descendue sur terre : « Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé Sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean1:14). Jésus était véritablement un personnage unique. Voilà pourquoi l’archange Gabriel, en parlant de Jésus, pouvait déclarer : « Et on le nommera EMMANUEL, ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS » (Matthieu 1:23). Revenons présentement aux trois cieux mentionnés au début de ce message. Nous venons d’avoir un aperçu du troisième ciel.

Saviez-vous que la Bible nous dit que deux apôtres ont eu le privilège de voir, en partie, ce qui se passe au troisième ciel, mais en vision seulement ? Un de ces apôtres était Jean à qui Jésus avait confié de rédiger le livre de l’Apocalypse. Dans Apocalypse 4:1 une voix venant du ciel lui dit : « Monte ici, et Je te ferai voir les choses qui doivent arriver après celles-ci ». Mais Jean n’est pas monté physiquement au ciel, car il nous dit clairement au verset 2 : « Et aussitôt je fus ravi en esprit. » Jean a eu une vision de ce qui se passait au ciel ! L’autre apôtre était Paul qui a dit : « Je connais un homme en Christ, qui, il y a plus de quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel ; (si ce fut dans le corps, je ne sais ; si ce fut hors du corps, je ne sais ; Dieu le sait.) » (2 Corinthiens 12:2). Donc, Paul aussi a été privilégié d’assister à certains évènements qui se passent au ciel mais en vision seulement.

Allons maintenant voir le deuxième ciel. Le deuxième ciel représente l’étendue de ce vaste univers où sont situés le soleil, la lune, les étoiles, les comètes et les autres planètes. Ayant créé toutes ces choses : « Dieu les mit dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre » (Genèse 1:17). Il est extrêmement intéressant de voir comment la Bible est écrite, et avec une clarté et une simplicité telle, que les grands intellects de notre monde semblent complètement passer outre à ce que Dieu Lui-même veut révéler à Ses serviteurs. Dieu a bien voulu nous dire que le soleil, la lune et les étoiles ont été mis dans le firmament pour éclairer la terre. Ne serais-ce pas une belle façon de nous annoncer que la terre serait le centre de l’univers ? Et quand la cité Sainte, la Jérusalem céleste descendra du ciel pour venir s’y poser, la terre deviendra alors le Quartier Général de Dieu pour l’univers entier. Prenez le temps de lire Apocalypse 21:1-27.

David se faisait un plaisir de contempler toute cette création magnifique en déclarant : « Quand je regarde Tes cieux, l’ouvrage de Tes doigts, la lune et les étoiles que Tu as formées, je dis : Qu’est ce que l’homme, que Tu te souviennes de lui ? » (Psaume 8:4-5). Et, dans son élan d’émerveillement, Dieu lui a donné de prophétiser sur l’avènement futur de notre Sauveur : « Le Fils de l’homme, que tu prennes garde à Lui. Tu l’as fait un peu inférieur aux anges ; tu l’as couronné de gloire et d’honneur. Tu lui as donné l’empire sur les ouvrages de Tes mains ; Tu as mis toutes choses sous Ses pieds » (vs 5-7). Juste avant de monter au ciel, Jésus a confirmé cette prophétie de David en déclarant : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18). Jésus Lui-même S’identifiait comme le Fils de l’homme. Quand Sa mission de salut fut accomplie, Dieu l’a couronné de gloire et d’honneur et Lui a donné toute puissance sur tous les ouvrages de Ses mains.

Mais à part le ciel étoilé, nous constatons, dans les Saintes Écritures, que l’atmosphère qui entoure la terre est aussi appelée ciel. Dans Genèse 1:20 nous lisons : « Que des oiseaux volent sur la terre devant l’étendue des cieux ». Ceci est le premier ciel qui forme l’étendue au-dessus de la terre et dans lequel nous voyons les oiseaux se déployer. Il devient donc évident que les oiseaux ne volent pas autour du Trône de Dieu, au troisième ciel, mais bien dans le ciel qui entoure notre globe terrestre. Au moment de donner sa bénédiction à Jacob, son père Isaac a dit : « Que Dieu te donne la rosée des cieux et la graisse de la terre, et une abondance de froment et de moût » (Genèse 27:28). Moïse a déclaré ceci : « Et Israël habitera en sécurité ; la source issue de Jacob jaillit à part dans un pays de froment et de moût, et dont les cieux distillent la rosée » (Deutéronome 33:28).

Dans ces deux versets, il est toujours question du premier ciel qui produit la rosée dans l’atmosphère où se déplacent le vent et les nuages. Nous respirons tous présentement l’air de ce ciel. Il est donc très important pour nous de saisir la différence biblique entre ces trois cieux, afin de mieux réaliser ce qui est arrivé à Elie. Jésus, qui venait de descendre du ciel, a dit que personne n’était monté là ! Et Jésus était très bien placé pour faire une telle déclaration, simplement parce qu’Il n’y avait pas vu Elie ! Alors, soit que Jésus a menti, ou bien ceux qui prétendent qu’Elie est monté au ciel mentent. Il n’y a pas de troisième choix ! Puisque Dieu nous a créés libres de croire et de choisir, il nous incombe de prendre une décision ! Mais sur quoi devons-nous baser ce choix ? Dans 1 Thessaloniciens 5:21 Paul nous dit : « Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon [seulement]. »

Cette même Bible nous exhorte aussi en disant que, si notre seule option demeure de choisir entre la « vérité » d’un homme versus la Parole de Dieu : « Que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur » (Romains 3:4). Si nous nous déclarons « serviteurs de Dieu », alors il faut obéir à la Parole de Dieu, et seulement la Parole de Dieu. Jésus était la Parole de Dieu dans la chair, « DIEU AVEC NOUS », et Dieu ne peut pas mentir (Tite 1:2). Le père du mensonge, c’est Satan. Puisqu’il n’est pas possible qu’Elie soit monté au troisième ciel, le siège du Trône de Dieu, à quel ciel est-il allé ? Comme toujours, allons chercher la réponse dans la Parole de Dieu. Dans II Rois 2:1, on peut lire : « Lorsque l’Éternel enleva Élie aux cieux dans un tourbillon, Élie et Élisée venaient de Guilgal. »

Avez-vous noté qu’Élie est monté dans un tourbillon ? Cette constatation devrait déjà être suffisamment évidente comme réponse. Il n’est pas écrit que son ascension se fit « au Trône de Dieu », mais plutôt dans un tourbillon, à l’intérieur de l’atmosphère terrestre, le premier ciel. Je suis certain que, par le truchement de la télévision ou au cinéma, vous avez sans doute assisté à l’impressionnante force d’aspiration déployée par un tourbillon. La puissance du vent peut déraciner des arbres, déplacer des autos, ainsi que causer des dommages considérables aux bâtiments. La même chose s’est produite dans le cas d’Élie, sauf qu’ici le tourbillon venait de Dieu. Il est physiquement impossible qu’il y ait eu un tourbillon ailleurs que dans ce ciel et dans l’atmosphère enveloppant la terre, savoir, là où volent les oiseaux. Mais pour quelle raison Dieu a-t-Il choisi cette façon extraordinaire d’enlever Élie ?

Était-ce pour le rendre immortel ? Absolument pas, car ce verset de 2 Rois ne dit rien de semblable. Les anciens prophètes ne reçurent aucune promesse d’immortalité autre que celle que reçoivent les chrétiens aujourd’hui, et Élie fait partie de ce nombre. « Et tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point remporté les biens promis [par Dieu] » (Hébreux 11:39). Pourtant, ils sont tous demeurés dans la foi des élus de Dieu : « En vue de l’espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps éternels » (Tite 1:2). Cette promesse de Dieu de l’immortalité pour Ses Élus existe depuis toujours et fut confirmée par Christ à maintes reprises durant son propre ministère. Et elle ne peut pas changer, car : « Jésus-Christ est le même, hier et aujourd’hui, et pour l’éternité » (Hébreux 13:8).

Donc, nous ne recevrons pas notre promesse non plus, avant le retour de Christ ! « Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous [encore vivants], afin qu’ils [les Élus qui attendent dans leurs cercueils] ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Hébreux 11:40). Cette perfection nous sera donnée au même moment que l’immortalité et pas avant. Regardons le cheminement de Jésus dans la chair humaine. « Mais nous voyons couronné de gloire et d’honneur ce Jésus, qui, par la mort qu’il a soufferte, a été fait un peu inférieur aux anges, afin que par la grâce de Dieu, il [Jésus] souffrit la mort pour tous. En effet, il est convenable que celui [Dieu] pour qui et par qui sont toutes choses, voulant amener à la gloire plusieurs enfants, rendît parfait le Prince de leur salut, par les souffrances » (Hébreux 2:9-10). Si Élie avait été rendu immortel, il aurait alors profité d’un privilège de prééminence, ce qui l’aurait placé au-dessus de Jésus Lui-même que Dieu rendît parfait par les souffrances, quelques 900 années plus tard.

Que nous révèle donc la Bible sur la raison de l’enlèvement d’Élie ? Allons voir le passage de 2 Rois 2. Remarquez ce que les fils de prophètes dirent à Élisée. À Béthel, au v. 3, ils lui dirent : « Sais-tu qu’aujourd’hui l’Éternel va t’enlever ton maître ? ». Et à Jéricho, au v. 5 : « …ils s’approchèrent d’Élisée et lui dirent : Sais-tu qu’aujourd’hui l’Éternel va t’enlever ton maître ? » Aujourd’hui, Jésus-Christ est la tête de l’Église. Élie était à la tête des disciples, ou fils des prophètes en ce temps-là. Après la mort du roi Achab, Achazia son fils régna à sa place. Il eut un accident en tombant par le treillis de sa chambre haute et fut très malade. Au lieu de se tourner vers Dieu, il envoya ses messagers en leur disant : « Allez consulter Baal-Zébub, dieu d’Ékron, pour savoir si je relèverai de cette maladie » (2 Rois 1:2). Dieu envoya Élie au-devant des messagers du roi afin de leur dire : « N’y a-t-il point de Dieu en Israël, que vous alliez consulter Baal-Zébub, dieu d’Ékron ? » (v. 3). Cette insulte envers l’Éternel comportait aussi une sentence pour le roi.

Élie leur dit de retourner vers Achazia pour lui annoncer : « C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Tu ne descendras point du lit sur lequel tu es monté, mais certainement tu mourras. Et Élie s’en alla » (v. 4). Cette nouvelle choqua tellement le roi qu’il envoya un de ses capitaines avec cinquante hommes pour capturer Élie. Alors que le prophète se tenait sur le haut de la montagne le capitaine lui donna l’ordre de descendre. « Mais Élie répondit, et dit au capitaine des cinquante hommes : “Si je suis homme de Dieu, que le feu descende des cieux et te consume, toi et tes cinquante hommes.” Et le feu descendit des cieux et le consuma, lui et ses cinquante hommes » (2 Rois1:10). Ceci aurait certainement dû effrayer le roi. Pas du tout !

Au v. 11 : « Achazia lui envoya encore un autre capitaine de cinquante hommes, avec ses cinquante hommes, qui prit la parole et lui dit : Homme de Dieu, ainsi dit le roi : Hâte-toi de descendre ». Mais, au v. 12, Élie lui dit la même chose qu’au premier capitaine : « “Si je suis homme de Dieu, que le feu descende des cieux et te consume, toi et tes cinquante hommes”, Et le feu de Dieu descendit des cieux, et le consuma, lui et ses cinquante hommes ». Enfin, le roi avait compris qu’on ne joue pas avec un prophète de Dieu… non ? Faux ! C’est incroyable comme l’orgueil d’un homme ayant un certain pouvoir peut le pousser à commettre des actes vraiment sataniques.

Alors, au verset 13, nous lisons ceci : « Achazia envoya encore le capitaine d’une troisième cinquantaine, avec ses cinquante hommes ». Il était prêt à sacrifier tous ses soldats serviteurs pour arriver à son but de capturer Élie.

Mettons-nous dans les souliers de ce pauvre capitaine qui, au péril de sa propre vie et celle de ses hommes, devait exécuter les ordres du roi. Nous voyons, cependant, chez ce capitaine une attitude complètement différente des deux premiers. Au verset 13, nous lisons : « Et ce troisième capitaine de cinquante hommes monta, vint, et fléchit les genoux devant Élie, et, le suppliant, il lui dit : Homme de Dieu, je te prie, que ma vie et la vie de ces cinquante hommes, tes serviteurs, soit précieuse à tes yeux ! Voici, le feu est descendu des cieux, et a consumé les deux premiers capitaines de cinquantaine, avec leurs cinquante hommes ; mais maintenant, que ma vie soit précieuse à tes yeux ! ». Il apparaît évident que le cœur de cet homme n’était pas animé de la même arrogance que les deux premiers qui sont venus s’exécuter devant Élie.

Le plaidoyer de ce troisième capitaine a sûrement touché Dieu : « Et l’ange de l’Éternel dit à Élie : Descends avec lui ; n’aie point peur de lui. Il se leva donc, et descendit avec lui vers le roi ; et il [Élie] lui dit : Ainsi a dit l’Éternel : Parce que tu as envoyé des messagers, pour consulter Baal-Zébub, dieu d’Ékron, comme s’il n’y avait point de Dieu en Israël pour consulter Sa Parole, tu ne descendras point du lit sur lequel tu es monté ; mais certainement tu mourras ! » (vs 15-16). Alors, selon la parole de l’Éternel qu’Élie avait prononcée, Achazia mourut et, comme il n’avait pas de fils, Joram régna à sa place. Le temps était venu où la volonté de Dieu fut de remplacer Élie par Élisée. Alors, que fit Dieu ? Il ne voulait pas permettre qu’Élie reste au milieu du peuple tandis qu’Élisée dirigerait désormais le travail. Ceci aurait pu être interprété comme si Élie n’était plus à la hauteur de la situation dans l’exécution de son travail.

Dieu n’enlève jamais la charge à un de Ses serviteurs lorsque celui-ci s’est fidèlement acquitté de ses responsabilités. Par conséquent, Dieu avait quand même décidé d’enlever complètement Élie de cet endroit afin que son successeur puisse entrer entièrement en fonction sans interruption. C’est précisément ce qui est arrivé. Quand Élie fut enlevé dans les airs par le tourbillon, seul son manteau s’est détaché de ses épaules pour retomber par terre (2 Rois 2:13). Élisée le ramassa, mais que signifiait ce « manteau » ? En enlevant Élie, le but de Dieu était de le remplacer par un autre homme, au même poste, pendant la durée d’une nouvelle génération en Israël. Ce poste d’Élisée a commencé sous Joram, un nouveau roi, car Achazia venait de mourir. Or, Élie était déjà avancé en âge, et le manteau qu’il portait était un symbole de sa dignité et de sa sagesse. Donc, même avec un successeur, le souvenir d’Élie devait rester gravé dans la mémoire et l’estime du peuple.

Dieu l’enleva donc du milieu des fils des prophètes et du peuple, faisant en sorte que son manteau, signifiant la dignité officielle dont Élie fut revêtu, revienne maintenant à Élisée. En agissant ainsi, Dieu sauvegarda, et le nom et le respect des fonctions de Son prophète Élie. Mais de quelle manière Dieu l’a-t-Il enlevé ? Élie et Élisée étaient tous deux au bord du Jourdain. Alors, Élie prit son manteau, frappa les eaux qui se séparèrent, et les deux passèrent de l’autre côté à sec. « Et comme ils continuaient leur chemin et s’entretenaient en marchant, voici, un char de feu, et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre. Et Élie monta aux cieux dans un tourbillon » (2 Rois 2:11). La violence du vent fit que son manteau s’envola des épaules d’Élie pour retomber au sol. Avant d’être enlevé dans ce tourbillon, Élie avait remarqué une certaine appréhension ainsi qu’une crainte chez Élisée, face à cette énorme responsabilité qui lui incombait.

Alors, après avoir franchi le Jourdain : « Élie dit à Élisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Élisée répondit : Que j’aie, je te prie, une double portion de ton esprit » (2 Rois 2:9). Élisée croyait sincèrement qu’en recevant une double portion du même esprit qui animait Élie, sa mission de lui succéder serait d’autant plus facilitée. Mais, au verset 10, Élie lui dit : « Tu demandes une chose difficile ». Dieu ne donne pas Son Esprit en double ou en triple pour fortifier qui que ce soit. Une seule portion suffit, car c’est Dieu qui fait le travail et le serviteur est seulement l’instrument par lequel Son Esprit agit. Élie savait cela, alors, dans la deuxième partie du verset 10, Élie propose ceci à Élisée. « Si tu me vois enlever d’avec toi, il t’arrivera ainsi ; sinon, cela n’arrivera pas. »

Mais, soudainement, les deux sont séparés par un char de feu tiré par des chevaux de feu, dans lequel Élie monta aux cieux dans un tourbillon. Vous avez sans doute tous vus ce qu’un tourbillon de vent peut faire. Observez les tornades dans les différents documentaires à la télé. Il n’est donc pas surprenant de voir la réaction de panique chez Élisée qui, en regardant ce qui se passait, se met à crier: « Mon père, mon père, char d’Israël et sa cavalerie ! Et [subitement] il ne le vit plus » (v. 12). Croyant qu’il n’avait donc pas reçu ce qu’il avait demandé à Élie : « …saisissant ses vêtements, il les déchira en deux pièces » (v. 12, 2ème partie). Alors, un peu découragé, au verset 13 : « Élisée releva le manteau qu’Élie avait laissé tomber de dessus lui ; et il s’en retourna, et s’arrêta sur le bord du Jourdain. » Mais il lui fallait traverser ce fleuve, alors que fait-il ?

Dans un geste de désespoir : « Élisée prit le manteau qu’Élie avait laissé tomber de dessus lui ; il en frappa les eaux et dit : Où est l’Éternel, le Dieu d’Élie ? » Remarquez le miracle que Dieu lui accorde immédiatement afin de rassurer Élisée. « Lui aussi il frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là, et Élisée passa » (v. 14). Notez maintenant ce qui arriva ! « Quand les fils des prophètes qui étaient à Jérico, vis-à-vis, l’eurent vu, ils dirent : L’esprit d’Élie repose maintenant sur Élisée. Et ils vinrent au-devant de lui [et] se prosternèrent en terre devant lui ». Ce geste d’acceptation confirmait le transfert de la succession d’Élie au nouveau chef des fils des prophètes. Mais où est allé Élie ? Au ciel où se trouve le trône de Dieu ? Je regrette de désappointer ceux dont leur croyance les dirige dans cette direction, car, au-delà de 900 années plus tard, Jésus nous a confirmé qu’Élie n’était pas là. « Or personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3:13).

Et comme Jésus était Celui qui est descendu du ciel, Il était sûrement très bien qualifié pour faire cette affirmation catégorique, mais véritable, qu’en effet, Élie non plus n’était pas là ! Mais Élie ne pouvait pas demeurer en l’air dans ce tourbillon interminablement ! Notez aussi que Dieu n’avait pas dit qu’Élie devait mourir au moment du transfert de ses pouvoirs à Élisée. Autrement, Élisée aurait pu simplement assumer sa nouvelle charge sans que l’éloignement d’Élie soit devenu nécessaire. Dieu avait décidé de garder Son prophète en vie pendant un certain temps encore ; donc, Il est venu le déplacer ailleurs dans un char de feu tiré par des chevaux de feu, au moyen d’un tourbillon de vent. Par contre, nous savons qu’Élisée mourut alors qu’il était encore à son poste, après avoir accompli le travail que Dieu lui avait confié. « Or comme Élisée était malade de la maladie dont il mourut, Joas, roi d’Israël, descendit et pleura sur son visage … Et Élisée mourut, et on l’ensevelit » (2 Rois 13:14, 20).

Revenons toutefois à Élie. Les fils des prophètes savaient fort bien que leur maître, même s’il leur serait enlevé, ne mourrait pas au même moment. C’est pourquoi ils craignaient que l’Esprit de Dieu le laisserait choir « sur quelque montagne ou dans une vallée ». Ils dirent donc à Élisée : « Voici, il y a parmi tes serviteurs cinquante hommes vaillants ; nous te prions qu’ils s’en aillent chercher ton maître, de peur que l’Esprit de l’Éternel, l’ayant enlevé, ne l’ait jeté dans quelque montagne ou dans quelque vallée. Et il répondit : N’y envoyez point » (2 Rois 2:16). Élisée savait que Dieu empêcherait Élie de tomber, mais, devant leur insistance, il permit qu’un groupe parte à la recherche d’Élie, mais ce fut en vain. Élie était parti pour ne plus jamais revenir parmi eux.

Maintenant, regardons attentivement ce qui arriva juste avant la disparition d’Élie. La maison d’Israël était déjà divisée en deux nations depuis la mort du roi Salomon. Dix des douze tribus d’Israël avaient décidé de suivre Jéroboam, formant le royaume d’Israël, et dont la capitale était à Samarie. Les deux tribus de Juda et Benjamin restèrent avec Réhoboam et formèrent le royaume de Juda, avec Jérusalem comme capitale. Quand Achazia mourut, n’ayant aucun fils, c’est Joram, un autre fils de son père Achab, qui est devenu roi d’Israël à Samarie. À la même époque, dans le royaume de Juda, le fils de Josaphat régnait déjà en compagnie de son père depuis près de deux ans. Le nom de ce fils était aussi Joram. (2 Rois 1:17). C’est à cette époque du nouveau roi sur le royaume d’Israël, que Dieu avait décidé d’enlever Élie pour céder la place à Élisée.

Dans la cinquième année du règne de Joram, roi d’Israël, le fils de Josaphat, l’autre Joram, est officiellement devenu roi de Juda. « La cinquième année de Joram, fils d’Achab, roi d’Israël [Josaphat étant encore roi de Juda], Joram, fils de Josaphat, roi de Juda, commença à régner sur Juda » (2 Rois 8:16). Donc, ce Joram avait régné pendant près de sept années auprès de son père Josaphat avant de disposer d’une pleine autorité sur le royaume. Après la mort de Josaphat, son fils Joram est devenu le seul souverain en Juda. « Quand Joram se fut élevé sur le royaume de son père, et s’y fut fortifié, il fit mourir par l’épée tous ses frères, et quelques-uns aussi des chefs d’Israël » (2 Chroniques 12:4). Donc, une fois en position d’autorité absolue, Joram de Juda fit massacrer ses frères ainsi que plusieurs chefs en Israël afin d’affermir sa place sur le trône.

Un an après la mort de Josaphat, Édom se révolta contre le roi de Juda. « Joram se mit donc en marche avec ses chefs de nuit, il battit les Édomites qui l’entouraient, et tous les chefs des chars » (2 Chroniques 21:10). Après cette courte guerre, Joram, roi de Juda, entreprit l’édification de hauts lieux païens, tout comme le royaume d’Israël l’avait fait sous Jéroboam. Le roi Joram de Juda avait abandonné l’Éternel, le Dieu de ses pères, et commença à introduire plusieurs coutumes païennes dans le royaume. « Lui aussi fit des hauts lieux dans les montagnes de Juda ; il fit que les habitants de Jérusalem se prostituèrent, et il y poussa ceux de Juda » (v. 11). Arrêtons-nous pendant quelques instants pour faire un bilan du temps écoulé depuis l’enlèvement d’Élie.

D’abord, on doit prendre en considération les cinq années que Joram, fils d’Achab, était déjà au pouvoir quand ce Joram, fils de Josaphat, est devenu officiellement roi de Juda. Ajoutons à cela le temps du massacre de ses frères et certains princes d’Israël. Ces coups d’état prennent quand même une certaine période de temps de préparation. Un an plus tard Édom se révolte contre lui et une guerre s’ensuit. Ajoutons maintenant la période de temps nécessaire pour introduire les hauts lieux et les coutumes païennes dans le royaume, en prostituant la population de Juda et de Jérusalem. À ce stade, il est tout à fait logique de conclure qu’il s’était facilement passé entre sept à dix ans depuis l’enlèvement d’Élie du milieu du peuple. Mais où était Élie pendant tout ce temps ? Ce qui prime ici, c’est ce qui suit !

Oui, après ce règne abominable de Joram, roi de Juda, Dieu chargea ÉLIE d’écrire UNE LETTRE et de la faire livrer directement au roi. Nous voyons le texte complet de cette missive dans 2 Chroniques 21:12-15 : « Alors il lui vint un écrit de la part d’Élie, le prophète, disant : Ainsi dit l’Éternel, le Dieu de David ton père : Parce que tu n’as point suivi les traces de Josaphat, ton père, ni celles d’Asa, roi de Juda, mais que tu as suivi le train des rois d’Israël, et que tu débauches Juda et les habitants de Jérusalem, comme l’a fait la maison d’Achab, et que tu as tué tes frères, la maison de ton père, meilleurs que toi, voici l’Éternel va frapper d’une grande plaie ton peuple, tes enfants, tes femmes et tous tes biens. Et toi, tu auras de grandes souffrances, par une maladie d’entrailles ; jusque-là que tes entrailles sortiront par la force de la maladie, qui augmentera de jour en jour. »

Prenons quelques instants pour étudier la teneur de cette lettre. Il est clair qu’Élie a écrit cette lettre après les évènements qu’il décrit, car il en parle comme d’évènements passés. Pourtant, il parle de la malédiction sur son peuple et surtout de la maladie de Joram comme une chose future. Tel que prédit, après les malédictions contre la nation de Juda : « L’Éternel frappa Joram dans les entrailles, d’une maladie incurable. Et il arriva, au bout d’un certain temps, vers la fin de la seconde année, que ses entrailles sortirent par la force de sa maladie, et il mourut dans de grandes souffrances ; son peuple ne fit point brûler sur lui de parfums, comme on avait fait sur ses pères » (2 Chroniques 21:18-19). Au verset 20, nous lisons que Joram a régné seulement huit brèves années.

Prenant en considération le fait que Joram est devenu publiquement roi de Juda dans la cinquième année du règne de Joram, roi d’Israël, et qu’il a régné huit ans, il s’est alors passé presque treize ans entre le moment de l’enlèvement d’Élie et la mort de Joram, roi de Juda. Si on enlève les deux dernières années de sa maladie, après avoir reçu cette lettre, ceci nous donne une preuve additionnelle que la lettre d’Élie fut écrite au moins DIX ans après que Dieu l’a transporté dans un autre lieu par le tourbillon. Il est exceptionnellement intéressant de découvrir que Dieu a bien voulu Se servir d’Élie pour révéler à Joram Sa condamnation pour tous ses actes odieux. Dieu en avait décidé ainsi, parce qu’Élie était le prophète de Dieu du temps où le père de ce monarque abominable était roi, et parce que le fils ne suivait pas les voies d’obéissance de son père Josaphat. Le fait que d’autres furent chargés de transmettre cette lettre était aussi une reconnaissance, par le messager, qu’elle venait d’Élie. Elle servait aussi de preuve irréfutable qu’Élie était réellement vivant en quelque part.

La Bible ne nous révèle pas combien d’années Élie vécut encore. Ce que la Bible nous révèle, cependant, c’est ceci : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement » (Hébreux 9:27). Donc, Élie a dû mourir à un certain moment donné après ces évènements. Tous les êtres humains nés d’Adam, et cela inclut Élie, doivent mourir parce que : « Tous meurent en Adam » (1 Corinthiens 15:22), et Élie, comme tous les humains d’ailleurs, descend d’Adam, et non du singe ! Élie était un homme de la même nature que nous, sujet aux mêmes affections que nous, et soumis à la mort. (Jacques 5:17). Il se trouve alors parmi les prophètes qui moururent dans la foi, sans avoir encore reçu la promesse de la vie éternelle dans l’immortalité. Pourtant ils sont tous mort, ayant obtenu un bon témoignage de la part de Dieu par leur foi (Hébreux 11:13, 39).

Mais poussons notre raisonnement encore davantage, en supposant que Dieu aurait consenti à Élie le pouvoir de mener une existence sans fin qui, présentement, compterait près de 3 000 années déjà. Une telle hypothèse serait vouloir faire dire à la Bible ce qu’elle ne dit certainement pas. Élie était mortel, assujetti à la mort ! Après avoir été enlevé dans les airs, il passa les dernières années de sa vie dans une résidence terrestre, sûrement choisie par Dieu, et vivant à la manière de tout être humain, jusqu’au moment où il s’endormit en paix, dans une mort naturelle. Mais que dire de cette apparition de Moïse et d’Élie sur la montagne où Jésus leur aurait parlé lors de Sa transfiguration ? Élie serait-il toujours sur cette montagne ?

Avant de formuler des déclarations personnelles, allons voir ce que la Bible nous enseigne sur cet évènement unique du temps de Jésus. Un jour : « Jésus prit Pierre, Jacques et Jean, son frère, et les mena sur une haute montagne, à l’écart. Et il fut transfiguré en leur présence ; son visage devint resplendissant comme le soleil, et ses habits devinrent éclatants comme la lumière. En même temps, Moïse et Élie leur apparurent, qui s’entretenaient avec lui [Jésus]. Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous demeurions ici ; si tu veux, faisons-y trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, voici une nuée resplendissante les couvrit ; et voici il vint de la nuée une voix qui dit : C’est ici Mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir ; écoutez-le. Les disciples, entendant cela, tombèrent le visage contre terre, et furent saisis d’une très grande crainte. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et leur dit : Levez-vous, et n’ayez point de peur. Alors, levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul » (Matthieu 17:1-8). Élie et Moïse étaient disparus !

Quand la Parole de Dieu est citée, il est très important de la citer dans son véritable contexte, sinon on risquerait de tordre la Parole de Dieu. Alors, quel était le but de Jésus d’amener Pierre, Jacques et Jean sur cette montagne ? Jésus venait d’instruire Ses disciples au sujet de Sa mort à venir et de Sa résurrection, mais surtout de Son retour dans la gloire. Et, comme pour leur donner un avant-goût de ce jour merveilleux : « Il leur dit aussi : Je vous dis en vérité, qu’il y en a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance » (Marc 9:1). Notez que Jésus parlait aux douze, mais de ceux-là quelques-uns seulement devaient avoir un aperçu du royaume à venir. Donc, six jours plus tard, Jésus Se choisit trois de Ses disciples pour leur montrer de quoi Il parlait. La transfiguration était un petit avant-goût de Son corps glorifié. La vision de Moïse et d’Élie dialoguant avec Jésus, leur démontrait la véracité d’une résurrection future, car Ses disciples savaient que ces deux prophètes étaient morts.

Ce qu’ils venaient de voir ne devait pas être répété tout de suite. « Et comme ils descendaient de la montagne, il [Jésus] leur défendit de dire à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts » (v. 9). Après Sa résurrection, ils devaient en parler à tout le monde. Vous êtes-vous déjà posé la question à savoir pourquoi Jésus leur a demandé cela ? Regardons le verset 10 : « Et ils [les disciples] retinrent cette parole, se demandant les uns les autres ce que voulait dire, ressusciter des morts ». Comment pouvaient-ils parler de résurrection, alors qu’ils n’en savaient absolument rien ? Mais ils l’ont définitivement appris plus tard, avec la résurrection de Jésus, ce qui les rendait amplement qualifiés pour l’enseigner. Cette vision de Moïse et d’Élie sur la montagne n’était pas la réalité de la résurrection, mais plutôt une manifestation surnaturelle de ce qui deviendra un jour une réalité absolue.

La Bible nous dit : « Et Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, au pays de Moab, selon l’ordre de l’Éternel, et il [Dieu] l’ensevelit dans la vallée, au pays de Moab… » (Deutéronome 34:5-6). Au moment de cette vision, Moïse et Élie étaient encore dans leurs tombeaux, mais à la faveur d’une vision, les deux prophètes apparurent en compagnie de Jésus dans la gloire de la résurrection. Et même s’ils ont obtenu un bon témoignage de Dieu par leur foi, Moïse et Élie n’ont pas encore accédé à l’immortalité qui leur est sûrement promise au retour de Christ. Voilà pourquoi cette vision fut accordée à ces trois disciples, après que Jésus leur parla de la gloire de l’immortalité dans le Royaume de Dieu.

Il nous reste un dernier passage à étudier qui, selon certaines personnes, semble leur indiquer qu’Élie vit toujours au ciel, et cela les rend perplexes. Il s’agit de Malachie 4:5-6 : « Voici, je vais vous envoyer Élie, le prophète, avant que le jour grand et redoutable de l’Éternel vienne. Il ramènera le cœur des pères vers les enfants, et le cœur des enfants vers leurs pères, de peur que Je ne vienne et que Je frappe la terre d’interdit ». Le fait qu’il soit fait mention, ici, du « grand jour redoutable de l’Éternel » nous montre clairement qu’il s’agit de l’époque qui précédera l’intervention divine dans les affaires des humains. Une autre expression, souvent utilisée pour décrire ce temps, est « le jour du Seigneur ». Jésus a Lui-même utilisé cette prophétie pour identifier l’œuvre que Jean le Baptiste accomplissait pour préparer le chemin pour le ministère de Jésus.

Allons voir ce passage dans Matthieu 17:10-13, où les disciples de Jésus l’interrogèrent en disant : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? Et Jésus leur répondit : Il est vrai qu’Élie devait venir premièrement, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, et ils ne l’ont point reconnu, mais ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu ; c’est ainsi qu’ils feront souffrir le Fils de l’homme. Alors les disciples comprirent que c’était de Jean-Baptiste qu’il leur avait parlé ». Luc, sous l’inspiration divine a écrit ceci : « Et il [Jean-Baptiste] marchera devant lui [Dieu] dans l’esprit et avec la vertu d’Élie, pour tourner les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé » (Luc 1:17). Remarquez que Luc a dit que Jean marcherait « dans l’esprit et avec la vertu d’Élie ». Luc n’a pas insinué que Jean-Baptiste serait Élie !

Luc savait fort bien qu’Élie était mort depuis des siècles. Jean-Baptiste, par contre, devait recevoir une puissance par le même Esprit qui animait Élie, pour attirer l’attention d’Israël de son époque sur le vrai Dieu. Cependant, d’après Jésus, un autre Élie doit encore venir, pour l’accomplissement d’un dessein du même ordre que Jean-Baptiste, qui était mort au moment de la déclaration de Christ, mais cette fois avant « le grand jour du Seigneur ». Ainsi, Jean-Baptiste fut le précurseur de Jésus avant sa première parution pour nous annoncer la venue du Royaume de Dieu. Il aura un successeur, dans le même esprit que Jean, qui se manifestera juste avant le grand jour redoutable du Seigneur. Il sera donc le précurseur du Christ à son Second Avènement. À l’instar de Jean, il viendra avec l’Esprit et la puissance d’Élie pour accomplir la mission dont parle Malachie. « De peur, dit l’Éternel, que Je vienne et que Je ne frappe la terre [entière] d’interdit ». (Malachie 4:6).

Nous avons vu au début de ce message comment Jésus, après avoir parlé à Ses disciples de Sa mort, Sa résurrection et Son retour dans la gloire, leur avait dit ceci : « Je vous le dis en vérité : Il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne mourront point, [avant] qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu » (Luc 9 :27). C’est ainsi qu’environ une semaine plus tard, Jésus a pris trois de Ses disciples sur une haute montagne où, dans une vision, Il fut transfiguré devant eux, et S’est entretenu avec Élie et Moïse. Il est assez intéressant de noter que Jésus n’a pas amené les douze disciples sur cette montagne, mais seulement Pierre, Jacques et Jean. Pourquoi ces trois ?

Commençons avec Pierre. Jésus l’avait personnellement choisi pour être le chef des apôtres, en lui donnant les clefs du royaume des cieux (Matthieu 16:19). Sa responsabilité était de guider les apôtres dans l’enseignement que Christ Lui-même leur avait promulgué durant Son ministère, avant de retourner au ciel. Cette responsabilité comprenait, non seulement la prédication de la Parole de Dieu, mais aussi de voir à la rédaction d’une bonne partie du Nouveau Testament qui contient toutes les instructions, ou clefs, pour parvenir au salut. Quand son travail fut accompli, les clefs sont revenues à Christ. À l’Église de Philadelphie, Jésus S’identifie ainsi : « Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David; qui ouvre, et personne ne ferme, et qui ferme, et personne n’ouvre » (Apocalypse 3:7).

Dans cette seule déclaration, Christ nous confirme tout ce que Pierre avait déclaré au sujet de ce Jésus qui a été rejeté par ceux qui bâtissent, mais qui a été fait la principale pierre de l’angle (de Son Église). Donc : « Il n’y a de salut en aucun autre, car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). David était le roi d’Israël à qui Dieu avait confié la clef du royaume physique d’Israël. Jésus, étant un descendant de David, est venu fonder un royaume spirituel, l’Israël de Dieu (Galates 6:16). Et les clefs de ce royaume avaient été confiées à Pierre. Aujourd’hui, Christ, le chef et la tête de Son Église, détient toutes ces clefs. Alors, quand Il ouvre, personne ne peut fermer, mais quand Il ferme, personne ne peut ouvrir. Ainsi, pour Jésus, Pierre devait avoir cet aperçu en vision du royaume à venir.

Jacques, le deuxième du trio choisi par Jésus, devait prêcher avec un brio et une détermination telle que Christ avait reconnu cette qualité ainsi que cette capacité de s’exprimer avec une grande conviction dans ses discours. Jésus lui a donc donné, ainsi qu’à Jean son frère, le nom de Boanerges, qui veut dire « enfants du tonnerre » (Marc 3:17). Après le jour de la Pentecôte, nous n’avons pas beaucoup de détails sur la « prédication du tonnerre » de Jacques, mais il a certainement dû brasser un bon nombre de Juifs par ses messages aux alentours de Jérusalem. Les gens dans son entourage ont sûrement été se plaindre à Hérode lui-même. Car : « En ce même temps, le roi Hérode se mit à maltraiter quelques-uns de l’Église. Il fit mourir par l’épée Jacques, frère de Jean » (Actes 12:1-2). Jacques serait alors le premier martyr parmi les douze apôtres originaux, et Jésus avait décidé de lui donner une vision du royaume vers lequel il se dirigeait.

Le troisième du groupe était Jean, le frère de Jacques, et un des « enfants du tonnerre ». Lui aussi devait prêcher avec beaucoup d’autorité et aurait pu, à son tour, passer par le martyre. Mais Jésus a permis qu’il soit le dernier des apôtres originaux à mourir, parce qu’Il l’avait choisi pour rédiger le livre de l’Apocalypse que l’ange est venu lui dicter. Jean a donc eu le privilège de, non seulement assister à la transfiguration de Jésus, mais de recevoir aussi un compte-rendu détaillé de tout ce qui doit arriver avant que Jésus revienne dans la gloire pour établir Son Gouvernement ici-bas. Mais qu’en est-il de Moïse et d’Élie, que Pierre, Jacques et Jean ont vu dans cette vision sur la montagne ?

Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus nous annonce une prédication par Ses deux témoins pendant une période de trois ans et demi. Il sera impossible d’éteindre leur témoignage pendant ces trois années et demie. Personne ne pourra les éliminer tant et aussi longtemps que leur travail ne sera pas terminé. Ils seront sous la protection directe de Dieu. Au verset 5, dans Apocalypse 11, regardez ce qui est écrit : « Et si quelqu’un veut leur faire du mal, il sortira de leur bouche un feu qui dévorera leurs ennemis ; car si quelqu’un veut leur faire du mal, il faut qu’il périsse de cette manière. » Il est extrêmement difficile pour le commun des mortels de croire ceci, car en aucun moment dans l’histoire de l’humanité a-t-on vu du feu sortir de la bouche d’un homme sans avoir recours à des effets spéciaux. Mais ceci sera une situation unique qui ne se reproduira plus jamais. Donc, les deux Témoins auront, pendant trois ans et demi, le pouvoir d’être de véritables lance-flammes humains !

Voilà la puissance même du Saint-Esprit en action, ici. Cet indice nous rappelle fortement le ministère d’Élie. Dans 2 Rois 1:9-12, le roi Achazia envoya un chef avec cinquante hommes, à deux reprises, pour capturer Élie. Deux fois le feu est descendu du ciel pour consumer, et le chef et ses cinquante soldats ! Quand Dieu dit : « Tu ne touches pas ! » alors « tu ne touches pas à Mon serviteur ! » Vous noterez, cependant, que le feu était descendu du ciel, et non sorti de la bouche d’Élie.

Peu importe, car nous avons une forte indication, ici, qu’un des deux témoins à Jérusalem va témoigner dans cette même puissance d’Élie, mais avec ce pouvoir spécial ajouté par Dieu. Dans Apocalypse 11:6 : « Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne pleuve point, pendant qu’ils prophétiseront… » Élie aussi avait reçu ce pouvoir d’empêcher la pluie de tomber sur Israël pendant trois ans et demi. Ce n’est que lorsqu’il eut prié que Dieu envoya la pluie de nouveau. Je ne sais pas combien de fois ils devront utiliser ce pouvoir pour convaincre leurs ennemis, mais il est évident qu’ils l’auront à leur disposition.

Regardons maintenant la deuxième partie du verset 6 : « ils ont aussi le pouvoir de changer les eaux en sang, et de frapper la terre de toutes sortes de plaies, toutes les fois qu’ils le voudront. » Ce pouvoir nous fait penser à qui ? Cela nous ramène à Matthieu 17:1 où on voit Jésus monter sur une haute montagne avec Pierre, Jacques et Jean. Au verset 2, Il est transfiguré devant eux et Ses trois apôtres Le voient dans toute Sa gloire. Verset 3 : « En même temps, Moïse et Élie leur apparurent, qui s’entretenaient avec lui. » Jésus parle ici à deux de Ses témoins fidèles qui avaient reçu certains pouvoirs pour accomplir le travail que Dieu leur avait confié.

Donc, pour ce qui est de pouvoir changer les eaux en sang, et de frapper la terre de toute espèce de plaies, cela nous réfère automatiquement à Moïse. Celui-ci avait reçu ces pouvoirs lors de sa mission visant à sortir son peuple, Israël, de l’esclavage qu’il endurait en Égypte. Par conséquent, la puissance et l’autorité de Moïse aussi s’ajoutent à ces deux témoins des temps de la fin. Cette scène de la transfiguration était alors une vision de l’avènement de Jésus dans la gloire. Mais c’était aussi un portrait pour identifier les deux témoins qui prépareront Son retour. Et ils le feront dans la puissance d’Élie et de Moïse avec le pouvoir de Dieu à leur portée. Un pouvoir qu’ils devront utiliser avec beaucoup de sagesse.

Qui seront-ils ? On ne le sait pas ! Mais si nous sommes encore vivants, nous le saurons assurément en temps et lieu. Ils ne seront pas nommés par une dénomination religieuse quelconque ! Mais ils seront, toutefois, deux serviteurs de Dieu, garanti, placés à Jérusalem par Jésus Lui-même, trois ans et demi avant Son retour ! Nous voyons continuellement dans les grandes prophéties qui sont reliées aux temps de la fin, qu’il y a eu d’abord un accomplissement mineur, afin de nous préparer pour son accomplissement majeur. Le monde contemporain de Christ n’avait pas reconnu en Jean la puissance et l’esprit d’Élie. Notre monde présent, encore plus aveuglé par le « dieu de ce siècle », ne le verra pas non plus en celui que Dieu enverra peu avant le terrible jour du Seigneur.

Les humains, en général, ne lisent pas la Bible, et ceux qui la lisent, ne font seulement que cela, lire la Bible. Très peu de gens étudient la Parole de Dieu pour découvrir le trésor immense et extraordinaire dont elle abonde, pour les Élus que Dieu S’est choisis au long des siècles, comme prémices de Son Gouvernement Mondial à venir. La Bible est pourtant très claire ! Élie est mort comme tous les serviteurs de Dieu, sans avoir encore reçu sa récompense, et il est retourné dans la poussière de la terre, où il attend la résurrection des justes. Élie mourut quelques années après avoir été enlevé dans un tourbillon, mais le moment viendra où il entendra la voix du Seigneur et il ressuscitera pour vivre éternellement. C’est d’ailleurs ce que je souhaite à tous ceux et celles qui veulent faire la volonté de Dieu.




D.183 – OÙ EST HÉNOC ?

 

Par : Joseph Sakala

Un des arguments favoris utilisés par ceux qui prêchent sur la possibilité de monter au ciel est celui dans la Genèse concernant l’enlèvement d’Hénoc. Dieu a bien voulu conserver ce récit dans Sa Parole, tout en l‘incluant dans la liste des patriarches qui se sont succédés depuis Adam jusqu’au déluge. Ce qui est couramment enseigné au sujet d’Hénoc, c’est que ce patriarche fut enlevé au ciel pour ne pas voir la mort. Cette simple affirmation suggère cependant deux choses. La première : qu’il est donc possible pour un humain d’aller au ciel. La deuxième : qu’Hénoc serait déjà immortel, car il n’a pas vu la mort. Le récit biblique sur Hénoc est pourtant très condensé pour tenter d’affirmer ces deux « vérités ».

Allons voir ce passage biblique sur Hénoc, afin de découvrir la surprenante vérité, dictée à Moïse par l’Éternel Lui-même. Le père d’Hénoc fut Jéred qui, ayant engendré Hénoc à l’âge de 162 ans, vécut encore 800 ans, jusqu’à l’âge respectable de 962 ans, puis il mourut. (Genèse 5:18-20). Et aux versets 21 à 23, nous lisons : « Hénoc vécut soixante-cinq ans, et engendra Méthushélah. Et Hénoc marcha avec Dieu, après qu’il eut engendré Méthushélah, trois cents ans ; et il engendra des fils et des filles. Tout le temps qu’Hénoc vécut fut donc de trois cent soixante-cinq ans ». Chose à noter dans ce passage condensé, c’est que, jusqu’à l’âge de 65 ans, Hénoc ne marchait pas avec Dieu. Il a marché avec Dieu pendant les 300 années qui ont suivi la naissance de Méthushélah.

Nous arrivons maintenant au verset clé qui nous déclare : « Hénoc marcha donc avec Dieu, puis il disparut, car Dieu le prit » (v. 24). Hénoc est donc disparu, ou « ne parut plus » (version Martin). Où est alors passé Hénoc ? Quand Dieu le prit, où fut-il amené ? Directement au ciel ? Il faut chercher très fort dans ce verset 24 pour découvrir le mot ciel, ou toute allusion au ciel. Au-delà de trois millénaires plus tard, Jésus Lui-même a déclaré : « Or personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est au ciel » (Jean 3:13). Nul, à l’exception du Christ, n’est monté au ciel ! Mais comment Jésus pouvait-Il savoir cela pour faire une affirmation aussi catégorique ? Simplement parce qu’Il arrivait de là, et Il n’avait pas vu Hénoc, ni aucun autre humain ! Alors, où se trouve Hénoc présentement ? Pour la vérité, retournons au récit biblique.

Nous avons vu qu’à l’âge de 65 ans, Hénoc eut un fils nommé Méthushélah (ou Mathusalem). Et Hénoc, après la naissance de son fils bien connu, se mit à marcher avec Dieu pendant les 300 dernières années de sa vie. Mais pourquoi s’est-il soudainement mis à marcher avec Dieu alors que, pendant les 65 premières années, il ne marchait pas avec Dieu ? Sachez, mes amis, que, dans la Bible, les noms ont pour Dieu un but, ainsi qu’une signification toute particulière. Nous voyons donc à plusieurs endroits dans les Saintes Écritures, que Dieu a changé le nom de certains individus qu’Il S’est choisis, afin de refléter leur nouveau caractère. Voici quelques exemples pour illustrer mon point.

Prenons Jacob. Jacob voulait dire « usurpateur » ou « supplanteur ». Quand cet homme a réussi à passer au travers des expériences qui ont complètement transformé sa vie, Dieu a changé son nom pour Israël, qui veut dire « vainqueur » ou « qui lutte avec Dieu » (Genèse 32:28). Dieu a aussi changé le nom d’Abram, qui veut dire « père élevé » ou « père exalté », en celui d’Abraham, ou « le père d’une multitude de nations ». À cause de sa foi en Dieu, il était prêt à sacrifier son fils unique par lequel Dieu devait lui donner une postérité à l’infini. Alors, Dieu l’a appelé « père d’une multitude de nations ». Dieu a changé le nom de Saraï, qui veut dire « dominante ». Quand elle est devenue plus douce, elle devint Sarah, qui veut dire « princesse ». Quelle différence !

Jésus Lui-même a changé le nom de Simon en celui de Pierre, qui veut dire « roc », dans le sens de « petit caillou », par opposition à Christ qui est le « rocher » de notre salut. L’intention de Jésus était sûrement de préparer le chemin pour toutes les pierres vivantes qui forment aujourd’hui ce temple spirituel dont Christ est la pierre angulaire. Et finalement, nous avons Saul, qui veut dire « demander », comme demander à Dieu. Après sa conversion, son nom fut changé en celui de Paul, qui veut dire « petit ». Il s’est lui-même identifié comme étant le moindre ou le plus petit des apôtres. Mais Paul a pourtant accompli de très grandes choses. Voilà la merveille des Saintes Écritures. Dans Proverbes 25:2, regardez ce que Salomon est inspiré à dire : « La gloire de Dieu est de cacher les choses ; mais la gloire des rois est de sonder les affaires. » Les Élus de Christ, ne sont-ils pas tous destinés à devenir des rois dans le Royaume de Dieu, un jour ?

Alors à nous de sonder les Écritures pour découvrir ce que Dieu a bien voulu y cacher pour nous. Dans cet incident unique de la Genèse, par un nom que Dieu avait choisi, une génération entière devait recevoir une leçon tragique. Tous les humains de cette époque furent enseignés par le nom d’un seul homme. Son nom : Méthushélah. Il lui fut donné par son père Hénoc, qui marcha avec Dieu après la naissance de son fils. Hénoc n’a pas toujours marché avec Dieu. Il a commencé à le faire à 65 ans, au moment de la naissance de son fils. Hénoc l’a nommé Méthushélah, à cause de quelque chose que Dieu lui avait confié à ce moment-là. Quoi au juste ? Son nom veut dire « quand il mourra, ça arrivera ».

Mais que devait-il arriver ? Le texte biblique ne le dit pas littéralement, mais Hénoc devait sûrement prêcher aux gens de son époque de changer, car la méchanceté était devenue très grande sur la terre. « Et l’Éternel vit que la malice de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que mauvaise en tout temps » (Genèse 6:5). Avec une telle prédication, la vie d’Hénoc devait être souvent en danger à cause des nombreuses menaces de mort de la part de ses concitoyens. Dieu Lui-même est venu à son secours, car lorsque Méthushélah eût 300 ans, son père Hénoc, qui avait marché avec Dieu pendant tout ce temps, fut pris alors qu’il n’avait que 365 ans. Un âge relativement jeune, si on le compare aux autres patriarches de son temps.

Par la suite, tous les yeux étaient fixés sur Méthushélah, car tous savaient qu’à sa mort, « ça arriverait » ! Personne ne savait quoi, mais personne n’avait hâte de le savoir non plus ! J’ai l’impression que le monde devait le traiter copieusement, aux petits soins, afin qu’il vive très longtemps. Imaginez cet homme, maintenant, qui est rendu à 869 ans, et qui voit son petit-fils, Noé, âgé alors de 500 ans, en train de bâtir une arche selon les instructions qu’il avait reçues de Dieu. Noé, à son tour, prêche au monde de se repentir de leur façon de vivre, mais personne ne l’écoute. Tout le monde prend soin de Méthushélah, car c’est lui, leur police d’assurance. Tant qu’il vivra, « ça n’arrivera pas ».

Dieu laisse Méthushélah vivre un autre cent ans et décide finalement que c’est assez. Alors, le doyen de l’humanité meurt à 969 ans et, tel que prédit par son nom, le déluge arriva. Méthushélah, mes chers amis, n’est pas mort dans le déluge, comme certains spéculent. Le déluge est venu après sa mort. Mais revenons à Hénoc, qui était agréable à Dieu et qui, pendant 300 ans, marchait avec Lui. Il fallait absolument que cet homme ait la foi, car, dans Hébreux 11:6, il est écrit : « Or, il est impossible de Lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent ». Hénoc marchait avec Dieu, Lui obéissant, et suivait Ses voies, par la foi.

Personne, alors, ne peut prétendre marcher avec Dieu, à moins d’être en harmonie avec la volonté divine. Cela se manifeste dans le comportement de cette personne, alors qu’elle décide librement et volontairement d’agir en conformité avec la Parole de Dieu. « Deux hommes marchent-ils ensemble, sans en être convenus ? » (Amos 3:3). C’est la même chose avec Dieu ! Un prédicateur peut-il prêcher autre chose que la Parole de Dieu, et prétendre marcher avec Dieu ? Parmi les gens de sa génération, Hénoc est le seul qui, selon la Bible, faisait la volonté de Dieu, même si cela avait pris 65 ans avant d’apprendre comment. Mais une fois converti, il marcha avec Dieu pendant 300 ans. Et, puisque Dieu l’a pris à 365 ans, Hénoc a « persévéré jusqu’à la fin et sera sauvé » (Matthieu 24:13).

Remarquez que Moïse, l’auteur de la Genèse, n’a pas écrit qu’Hénoc « marche encore avec Dieu ». Ce que la Bible déclare clairement, c’est qu’Hénoc MARCHA avec Dieu pendant 300 ans, et pas une année de plus. Il ne marche donc plus avec Dieu maintenant. Pourquoi ? Simplement parce que : « Tout le temps qu’Hénoc vécut, fut de trois cent soixante-cinq ans » (Genèse 5:23). Si Hénoc n’était pas mort, et que son corps fut transformé en être immortel, ses années vécues ne se seraient pas terminées à 365, elles continueraient de s’accumuler. La Bible est pourtant expressément spécifique en disant que « Tout le temps fut de 365 ans » et pas davantage. Cette expression « tout le temps » est employée plusieurs fois au cinquième chapitre de la Genèse, et veut toujours dire la même chose. La personne en question a invariablement vécu pendant cette durée seulement. Puis elle mourut !

Mais dans le cas d’Hénoc, que penser de sa disparition ? Est-ce que cela veut dire qu’il ne mourut point ? Pourtant, c’est ce que beaucoup de prédicateurs augurent et professent, sans aucune preuve biblique pour appuyer leur argument. Rappelons-nous que Moïse n’a pas écrit qu’Hénoc ne mourut point. Il faut lire ce que Dieu a inspiré Moïse d’écrire. Ce qu’il a écrit, c’est : « Hénoc marcha donc avec Dieu, puis il disparut, car Dieu le prit » (Genèse 5:24). Paul nous parle de ce même évènement en disant : « Par la foi, Hénoc fut enlevé pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant qu’il fût enlevé, il avait obtenu le témoignage d’avoir été agréable à Dieu » (Hébreux 11:5). Dans la génération où Hénoc vivait, orientée seulement sur le mal, Hénoc était le seul digne de recevoir ce témoignage d’avoir été « agréable à Dieu ».

Je vous laisse le soin de méditer sur ce qu’Hénoc devait endurer de la part de ses concitoyens, qui étaient complètement en désaccord avec ce qu’il enseignait, et surtout à cause de la prophétie contenue dans le nom de son fils Méthushélah. Nous avons vu qu’Hénoc ne marchait pas avec Dieu avant la naissance de Méthushélah. Ce n’est qu’au moment où Dieu lui eût dévoilé le nom qu’il devait lui donner, qu’Hénoc s’est converti et a marché avec Lui pendant les 300 années qui ont suivi. Il a donc enduré 300 ans de persécution et de menaces de mort venant de son entourage immédiat. Mais parce qu’il a persévéré dans la foi, malgré les menaces d’être assassiné s’il ne se taisait pas, à un moment précis : « Hénoc fut enlevé [par Dieu], pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé » (Hébreux 11:5).

Il devient alors évident qu’Hénoc fut l’objet d’un enlèvement, mais que signifie ce mot ? Dans le grec original, le mot est metatithemi. Son vrai sens, proposé pour la traduction par les lexiques est : « transporter dans un autre endroit… transférer ». Ce même mot est utilisé dans le livre des Actes en parlant des ossements de Jacob : « Qui furent transportés [metatithemi] en Sichem, et mis dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté » (Actes 7:16). Donc, le corps de Jacob fut simplement transporté ou transféré en Sichem, pour y être enseveli dans un sépulcre acheté par Abraham. Voilà pourquoi Moïse a dit que Dieu PRIT Hénoc. Dieu l’a enlevé de l’endroit où il était, et l’a transféré ailleurs, de sorte qu’il « ne fut plus trouvé ». Dieu l’enleva et l’ensevelit loin de la vue de ses ennemis.

Hénoc n’est pas le seul à qui cela est arrivé. Quand Dieu veut cacher le corps d’un de ses serviteurs, soyez assurés que, sauf si Dieu le décidait, ce corps ne serait jamais trouvé par un humain. Allons voir une preuve dans Deutéronome, où Dieu décida de transférer le corps de Moïse du milieu du peuple, et le cacher dans un endroit introuvable par les hommes. « Et Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, au pays de Moab, selon l’ordre de l’Éternel. Et IL [l’Éternel], l’ensevelit dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Peor; et personne n’a connu son tombeau jusqu’à aujourd’hui » (Deutéronome 34:5-6). Méditez sur la puissance de cette déclaration qui date de plusieurs millénaires, et qui demeure toujours vraie. Nous sommes en 2005, et jamais personne n’a pu trouver le sépulcre de Moïse jusqu’à aujourd’hui. Donc, tout comme Hénoc, Moïse aussi ne fut plus trouvé.

Hénoc ne fut pas rendu immortel. Il fut simplement enlevé devant ses ennemis, et enseveli ailleurs, et on ne le trouva plus. Allons voir une autre preuve où enlèvement ne signifie pas toujours de rendre « immortel ». La Bible nous commande : « Éprouvez toutes choses ; [et] retenez ce qui est bon [seulement] » (1 Thessaloniciens 5:21). Alors, le contexte dans lequel le mot enlèvement est utilisé devient extrêmement important. On peut lire ceci, dans Colossiens 1:13, en parlant de Dieu le Père : « Qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer [transporter, transférer] dans le royaume de Son Fils bien-aimé ». Notez que Paul s’adresse à des chrétiens toujours vivants, pour leur annoncer que, spirituellement parlant, ils sont déjà passés dans le Royaume de Jésus. Pourtant, aucun d’eux n’était au ciel à ce moment là, dans le Royaume.

Dès le début de Son ministère : « Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous ; car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17). Jésus l’appelle le « Royaume des Cieux », car il est présentement au ciel, mais sera un jour établi par Christ ici-bas. Néanmoins, les chrétiens meurent, sont ensevelis et attendent toujours la résurrection. Notre corps, même converti à Christ, n’est pas immortel, car il est fait de chair et de sang, et demeure alors mortel. Ce qui change pour le moment, c’est qu’avant notre conversion, nous faisions partie des ténèbres de ce monde. Le miracle, accompli par Dieu Lui-même lors de notre conversion, c’est que nous sommes maintenant passés des ténèbres pour être transférés à la lumière du Royaume de Dieu. Aucun humain ne peut accomplir cela de lui-même. Seule la puissance du Saint-Esprit peut faire un tel miracle.

Hénoc est présentement inclus au nombre des pères mentionnés dans Hébreux 11 qui, par leur foi, ont obtenu le témoignage d’avoir été agréables à Dieu. Mais est-il monté au ciel dans le « royaume des cieux » lors de son enlèvement ? Je suis désolé de désappointer un très grand nombre de croyants, mais les Saintes Écritures nous confirment que : « Tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point remporté les biens promis » (Hébreux 11:39). Dans leurs sépulcres, ils dorment et attendent toujours cette promesse. Or, quelle est cette promesse ? C’est « l’espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps éternels » (Tite 1:2).

Nous sommes réellement en face d’un véritable dilemme, ici. Si Hénoc est déjà au ciel ayant reçu les biens promis d’une vie éternelle, la déclaration d’Hébreux 11:39 est FAUSSE. Mais nous voyons aussi, dans Tite 1:2, que Dieu ne peut pas mentir, et Sa promesse de la vie éternelle date d’avant les temps éternels. Vous voyez ce qui arrive quand les hommes veulent substituer « leur vérité » à la Parole de Dieu. Je ne puis m’empêcher de répéter que, si votre seule option est de choisir entre la « vérité d’un homme » versus la Parole de Dieu : « Que Dieu soit reconnu véritable et tout homme menteur » (Romains 3:4). Donc, vérifiez toute chose, si vous voulez éviter d’avaler les couleuvres qu’on pourrait vous servir dans les sermons de certains « ministres » soi-disant de Dieu.

Hénoc, par conséquent, demeure toujours parmi : « Tous ceux-là qui, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point [encore] remporté les biens promis [par Dieu d’une vie éternelle] ». (Hébreux 11:39 ; Tite 1:2). Donc, Hénoc ainsi que tous les autres « pères », incluant tous les vrais convertis à Christ tout au long des siècles, sont jugés dignes, ayant reçu un bon témoignage. Tous recevront l’objet de cette magnifique promesse d’une vie éternelle, au retour de Christ et non avant. Pourquoi ? Parce que : « Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous [encore vivants], afin qu’ils [tous ceux ayant obtenu un bon témoignage], ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Hébreux 11:40). Cet évènement appartient encore à l’avenir.

Puisque Hénoc, comme tous les autres pères, n’a pas encore hérité de la vie éternelle, il serait tout à fait logique de conclure qu’il doit être mort. C’est exactement ce que Paul nous confirme dans Hébreux 11:13 « Tous ceux-là sont morts dans la foi, sans avoir reçu les choses promises [par Dieu], mais les ayant vues de loin, crues, et embrassées, et ayant fait profession d’être [de leur vivant], étrangers et voyageurs sur la terre ». Ces « tous », qui étaient-ils ? Dans Hébreux 11:1-12, Paul énumère ceux qui avaient la foi et, parmi eux, figure Hénoc. Et, au verset 13, Paul nous donne la preuve qu’ils n’avaient pas encore hérité les choses promises, car : « Tous ceux-là sont morts dans la foi [incluant Hénoc] ». Mais comment expliquer ce que Paul avait dit au sujet d’Hénoc : « pour qu’il ne vit point la mort » ? Y a-t-il une contradiction ici ? Continuons notre étude.

Étant donné qu’Hénoc vécut 365 ans, que voulait dire Paul en déclarant que : « Par la foi, Hénoc fut enlevé pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé » ? Notez bien que ce verset ne dit pas qu’Hénoc ne mourut pas, mais plutôt : « pour qu’il ne vit point la mort ». De quoi est-il alors question ? Rappelons-nous toujours que la Bible parle de DEUX morts. D’abord, tout corps physique doit éventuellement passer par une première mort. Et pour prévenir toute spéculation sur la possibilité d’une série de réincarnations physiques suite à cette mort, la Bible nous dit clairement : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement » (Hébreux 9:27). Mais il y est aussi fait mention d’une seconde mort dans l’étang de feu (Apocalypse 20:14), réservée à quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie (v. 15).

À quelle mort Paul faisait-il alors allusion ? La première mort comme nous avons vu dans Hébreux 9:27, est réservée à tous les hommes. Hénoc mourut de cette mort, comme nous l’avons déjà prouvé. Mais Paul ne parlait pas de cette mort là. L’expression « qu’il ne vit point » se rapporte à un événement futur. Hénoc reçut un bon témoignage de la part de Dieu et il est mort dans la foi. Il fera donc partie de ceux de la première résurrection et échappera ainsi à la seconde mort. « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection !! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et règneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6). Jésus a-t-Il déjà fait référence à une mort qui peut être évitée ? Absolument ! Dans Jean 8:51, Jésus a déclaré ceci : « En vérité, en vérité je vous dis, que si quelqu’un garde Ma parole, il ne verra jamais la mort ». Notez le verbe voir utilisé par Jésus, ici, en parlant sûrement de la seconde mort, que Ses élus ne subiront jamais.

Hénoc a gardé la parole de Dieu jusqu’à la fin de sa vie, et ne verra jamais la seconde mort. Sans avoir vu Jésus, Hénoc croyait dans la promesse que Dieu lui avait faite lors de la naissance de Méthushélah. La seconde mort peut donc être évitée, à la condition d’observer les paroles de Jésus et de croire en Lui. Jésus Lui-même a dit : « Quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11:26). Cela ne peut pas faire allusion à la première mort, car tous les chrétiens qui gardent les paroles de Jésus passent par cette mort. Voici cependant notre assurance dans la foi. Elle se trouve dans cette merveilleuse déclaration de Jésus : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort » (Jean 11:25). La mort à laquelle Hénoc échappera sera donc la seconde mort qui ne pourra jamais toucher ceux qui ont part à la première résurrection (Apocalypse 20:6).

Hénoc sera de cette résurrection, parce qu’il a rempli les conditions. Il avait la foi, croyait en Dieu et Lui obéissait. En gardant les paroles de Dieu, Hénoc gardait aussi les paroles de Jésus, car Jésus était la personnification de la Parole de Dieu, dans une chair humaine. Regardons la profondeur de cette déclaration de Jésus à Philippe : « Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait Lui-même les œuvres que je fais » (Jean 14:10). Puisque les paroles que Jésus prononçait venaient du Père, alors Jésus disait seulement ce que le Père Lui commandait de dire. En gardant ces mêmes paroles, la seconde mort n’atteindra jamais Hénoc, à cause de sa foi et de son obéissance.

Nous sommes maintenant en mesure de mieux comprendre Hébreux 11:5. Paul dit : « Par la foi, Hénoc fut enlevé pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant qu’il fût enlevé, il avait obtenu le témoignage d’avoir été agréable à Dieu ». Analysons ce verset de plus près, afin de découvrir que ce passage fait référence à deux enlèvements. Notez d’abord qu’Hénoc avait la foi et fut enlevé. Cet enlèvement ou transfert, était alors subordonné à la FOI. Quel est donc le « transfert » dont la Bible nous parle, et qui est soumis à la condition d’avoir la foi ? Précisément le même qui est mentionné dans Colossiens 1:13, où le Père « nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de Son Fils bien-aimé ». Il s’agit d’un déplacement de l’obscurité spirituelle de ce monde, dans laquelle nous étions tous avant notre conversion, vers la lumière de l’Église, qui deviendra un jour le Royaume de Dieu sur cette terre.

Dans Colossiens 1:10, Paul nous dit que, pour habiter ce royaume, nous devons nous « conduire d’une manière digne du Seigneur, pour lui plaire en toutes choses, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu ». C’est exactement ce que fit Hénoc, car il marcha avec Dieu et Lui plut. En conséquence, Hénoc fut délivré de la puissance du péché et des ténèbres, dans lesquels il avait vécu pendant les soixante-cinq premières années de sa vie. Ayant marché avec Dieu pendant les 300 années suivant sa conversion, il fut enlevé quand « il avait obtenu le témoignage d’avoir été agréable à Dieu ». En suivant les voies divines, il pourra hériter de la vie éternelle au retour de Christ. Poussons cependant notre argument un peu plus loin.

Par la foi, Hénoc fut séparé, « enlevé » du monde, tout comme chaque chrétien ne doit pas faire partie du monde, bien que vivant dans le monde. Mais dans le cas d’Hénoc, il n’a pas été simplement retiré de la société de son temps, il en fut littéralement enlevé, de telle sorte qu’on ne le trouva plus. Dieu l’enleva physiquement du milieu du peuple, tout comme plus tard, Il prit Moïse. Dieu les ensevelit chacun si parfaitement que, jusqu’à ce jour, ni l’un ni l’autre n’ont jamais été retrouvés. Examinons maintenant le cinquième chapitre de la Genèse en entier. La longévité la plus courte parmi ces patriarches, à part celle d’Hénoc, est celle de Lémec qui fut de 777 ans (Genèse 5:31). Celle de Méthushélah fut la plus longue, soit 969 ans. Mais Hénoc vécut seulement 365 ans. Pourquoi ?

Basé sur la longévité des patriarches dans Genèse 5, nous percevons assez clairement qu’Hénoc mourut prématurément, sans avoir accompli un cycle de vie normal. Un peu comme s’il avait été enlevé dans la fleur de l’âge. Que s’est-il donc passé ? La Bible nous donne-t-elle des indices ? Il y a un Lémec dans la généalogie de Caïn, différent de celui issu de la lignée de Seth qui est mentionné dans Genèse 5:25. Ce Lémec, un descendant de Caïn, s’est vanté devant ses femmes en disant : « J’ai tué un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure. Car si Caïn est vengé sept fois, Lémec le sera soixante-dix-sept fois » (Genèse 4:23-24). L’homme en question ici serait Caïn, d’où la raison, pour Lémec, de citer les paroles mêmes de Dieu, de venger Caïn au cas où on oserait le tuer. Car l’Éternel avait dit ceci à Caïn : « C’est pourquoi, si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois » (Genèse 4:15).

Lémec aurait donc assassiné Caïn. Mais qui était ce « jeune homme » à qui Lémec faisait allusion ? Afin de mieux comprendre, voici la longévité des patriarches avant le déluge :

Adam 930 ans
Seth 912 ans
Énosh 905 ans
Kénan 910 ans
Mahalaleel 895 ans
Jéred 962 ans
Méthushélah 969 ans
Lémec 777 ans
Noé 950 ans

Prenant ceci en considération, il faut admettre qu’à l’âge de 365 ans, Hénoc devait sûrement  passer pour un jeune homme aux yeux de sa génération. Souvenons-nous aussi que, pendant les 300 dernières années de sa vie, Hénoc marcha avec Dieu, alors que le reste de sa génération Lui était rebelle. Sans broncher, cependant, il prophétisait sur la venue de Christ pour exercer un jugement sur tous les impies. Voici ce que Jude, le frère de Jésus, a écrit : « C’est sur eux qu’Énoch [Hénoc], le septième homme [dans la généalogie] depuis Adam, a prophétisé, en disant : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et convaincre tous les impies, de toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont commises, et de toutes les choses injurieuses que les pécheurs impies ont proférées contre Lui » (Jude 15).

Hénoc était en fait un prédicateur de justice, tout comme son petit fils Noé, de qui l’apôtre Pierre déclare : « Et si Dieu n’a point épargné l’ancien monde, et s’il a préservé Noé, lui huitième, le prédicateur de la justice, lorsqu’il a envoyé le déluge sur le monde des impies… » (2 Pierre 2:5). Mais le Message Divin n’a jamais été populaire. Étant un serviteur de Dieu, Hénoc a certainement enragé beaucoup de consciences coupables par sa prédication. De ce fait, sa vie était constamment en danger. Comme dans toutes les générations, la population du temps d’Hénoc finit par ne plus pouvoir supporter ses prédications. On peut alors faire un rapprochement, entre les paroles de Lémec à ses femmes, et l’âge d’Hénoc à sa mort. Cela nous permet de déduire que Lémec, soit seul ou avec une foule, fit taire la voix du prophète Hénoc, en le tuant.

Ne trouvez-vous pas cela extraordinaire que Noé aussi, qui était le petit-fils d’Hénoc, a dû lui-même avoir énormément de foi dans la puissance de l’Éternel pour conserver sa propre vie ainsi que celle de sa famille, afin de poursuivre l’œuvre divine après le déluge ? Car : « La terre était corrompue devant Dieu, et la terre était remplie de violence. Et Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre » (Genèse 6:11-12). Ce que ces gens faisaient déplaisait sûrement à Noé. Mécontent de leur conduite, il les admonestait pour qu’ils changent leur comportement, mais, malgré ses efforts, les gens ne réagissaient pas à ses exhortations. Au contraire, ils étaient devenus plus méchants et encore plus esclaves de leurs mauvais penchants, au point de menacer de mort Noé, sa femme, ses trois fils et leurs femmes.

C’est alors que : « Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant Moi ; car la terre a été remplie de violence par eux ; et voici, Je vais les détruire avec la terre » (Genèse 6:13). Ensuite, Dieu lui a clairement donné les instructions sur la façon de construire une arche, afin de sauver les huit personnes de sa famille. Dieu a cependant permis le martyre d’Hénoc ; mais n’a pas toléré qu’on le déshonore, en exposant publiquement son corps pour être ridiculisé. Dieu l’a donc subtilisé physiquement, au vu et au su de ses meurtriers, avant que ceux-ci ne l’avilissent. Car autrement, comment cette génération corrompue aurait-elle pu reconnaître que son enlèvement et sa disparition venaient de Dieu Lui-même ? Il y a une très grande leçon attachée à cette disparition d’un serviteur fidèle, qui marchait avec Dieu.

Dieu donna à Hénoc ce signe de transfert physique pour servir de préfiguration à tous ceux qui, plus tard, suivraient l’exemple de foi laissé par Hénoc. Il fut physiquement ôté du milieu du peuple, de même que les chrétiens doivent être spirituellement séparés des voies du monde. Son enlèvement physique doit également servir de signe à tout chrétien converti d’un enlèvement réel futur à la rencontre de Christ lors de Son avènement. Dieu opère parfois des signes comme un geste d’amour et de condescendance, afin de nous simplifier la compréhension de Son grand plan pour Ses Élus. Mais on pourrait quand même se poser la question, à savoir, pour quelle raison Dieu a-t-Il permis l’assassinat d’Hénoc, Son juste serviteur ? La Bible contient un bon nombre de témoignages donnant le récit sur la mort des prophètes et des apôtres de Dieu, tout au long de l’histoire.

Il est vrai que, malgré leur foi et leur attachement à la Parole de Dieu, de nombreux personnages bibliques furent martyrisés. La chose était si bien connue que les scribes et les pharisiens, quoique vexés par les paroles de Jésus, devaient sûrement se reconnaître quand Il leur déclara : « Ainsi vous êtes témoins contre vous-mêmes, que vous êtes les enfants de ceux qui ont tué les prophètes. Et vous comblez la mesure de vos pères. Serpents, race de vipères, comment éviterez-vous le châtiment de la géhenne ? » (Matthieu 23:31-33). Notez que ces prophètes dont Jésus parle furent exécutés par la maison d’Israël, dont ces scribes et pharisiens étaient des descendants. Donc, Israël tuait ses propres prophètes, afin de mieux les remplacer par des faux qui les endormaient par des paroles flatteuses et agréables à entendre.

Heureusement que cela ne constitue pas un problème pour Dieu, car ils seront tous ressuscités en tant qu’Élus du Royaume. Alors, Jésus déclara ceci à ces hypocrites menteurs, qui s’exaltaient eux-mêmes devant le peuple. « C’est pourquoi, voici, je vous envoie [encore] des prophètes, des sages et des scribes ; vous ferez mourir et vous crucifierez les uns ; vous fouetterez dans vos synagogues et vous persécuterez de ville en ville les autres. Afin que tout le sang innocent qui a été répandu sur la terre retombe sur vous, depuis le sang d’Abel le juste, jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel » (Matthieu 23: 34-35). Les plus grands ennemis et persécuteurs des premiers chrétiens, selon la juste prophétie de Jésus, étaient sans aucun doute ces faux juifs.

Voilà pourquoi Jésus a fait cette magnifique promesse à Philadelphie, (philos adelphos), la Véritable Église des « frères qui s’aiment ». En parlant de Son retour, Jésus a déclaré ceci au sujet de ces faux juifs et persécuteurs des chrétiens : « Voici, je t’en donnerai de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs, et qui ne le sont point, mais qui mentent ; voici Je les ferai venir, afin qu’ils se prosternent à tes pieds, et qu’ils connaissent que Je t’ai aimée » (Apocalypse 3:9). Ces faux juifs reconnaîtront enfin ce qu’est un vrai Juif aux yeux de Dieu. « Car, celui-là n’est pas Juif qui ne l’est qu’en dehors, et la [vraie] circoncision n’est pas extérieure en la chair ; mais celui-là EST Juif qui l’est au-dedans, et la circoncision est celle du cœur, selon l’esprit, et non selon la lettre, et la louange de CE Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu » (Romains 2:28-29).

Dieu Se préoccupe continuellement du bien-être de chacun des Siens. Mais ce qui L’intéresse encore davantage, c’est le côté spirituel et la vie éternelle de l’individu. Le vrai serviteur de Christ ne se pose pas de questions sur ces choses, car son obéissance à Dieu sera couronnée par l’immortalité, lors de l’avènement de Jésus. Les Saintes Écritures nous instruisent qu’à un moment précis, vers la fin de la grande tribulation : « Le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel ; alors aussi toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande gloire. Il [Jésus] enverra Ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront Ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout » (Matthieu 24:30-31).

Paul continue cette merveilleuse prophétie en déclarant : « Car le Seigneur Lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement » (1 Thessaloniciens 4:16). Voilà ce qui sera fait pour ceux qui dorment et attendent dans leurs cercueils. Mais qu’en est-il de ceux qui seront encore vivants lors de Son avènement ? Verset 17 : « Ensuite, nous les vivants qui seront restés, nous serons enlevés avec eux [en même temps] sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs [pas au ciel], et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:16-17). Paul lui-même vient planter un dernier clou dans cette formidable description, en nous annonçant à quel moment précis cela arrivera. « Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts [en Christ] ressusciteront incorruptibles [immortels], et nous [les vivants], serons changés [de mortels en immortels] » (1 Corinthiens 15:51-52). Tout ça en un clin d’œil !

Comme tous les prophètes, les apôtres et tous les saints martyrs que Dieu a bien voulu utiliser pour accomplir Son œuvre, Hénoc aussi attend le retour glorieux de Jésus, dans l’espérance d’une résurrection à l’immortalité, où la seconde mort n’aura aucun pouvoir sur lui. Et avec tous les autres prémices du Royaume « ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et régneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6).

Tout au long de l’histoire, plusieurs disciples de Jésus furent maltraités, persécutés et parfois martyrisés. Jésus Lui-même nous a dit : « Vous serez haïs de tous à cause de Mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, c’est celui-là qui sera sauvé. Or quand ils vous persécuteront dans une ville, fuyez dans une autre » (Matthieu 10:22-23). Nous ne pouvons pas renier Christ, mais nous avons pleinement le droit de fuir les situations où nous pourrions être inutilement persécutés. Mais quand nous le sommes, Jésus nous dit : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ; car le Royaume des cieux est à eux. Vous serez heureux lorsqu’à cause de Moi on vous dira des injures, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous » (Matthieu 5:10-13).

Tout comme pour Hénoc et les autres, Jésus accumule notre récompense au ciel présentement. Avant d’y monter, Jésus avait fait cette promesse à Ses disciples : « Et quand Je serai parti [au ciel], et que Je vous aurai préparé une place [un poste dans Mon Royaume], Je reviendrai [sur une nuée], et Je vous prendrai avec Moi [l’enlèvement des Élus], afin qu’où Je serai [à partir de ce moment-là], vous y soyez aussi » (Jean 14:3).

Donc, ce n’est pas au ciel que nous irons chercher notre récompense. C’est Jésus Lui-même qui descendra du ciel, un jour, pour venir nous la donner. « Or, voici, Je viens bientôt, » nous dit Jésus, « et j’ai Mon salaire avec Moi, pour rendre à chacun selon que ses œuvres auront été » (Apocalypse 22:12). En attendant : « Vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint-Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur pour la vie éternelle » (Jude 20-21). Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !




D.182 – Pouvez-vous aller au ciel ?

 

Par : Joseph Sakala

Aller au ciel ! Cette magnifique locution résume à elle seule le but unique de chaque chrétien après sa mort. Cette croyance profonde d’y parvenir le nourrit et le gratifie dans sa véritable raison d’exister. Elle lui assure l’espérance d’une continuité de cette vie après sa mort. Mais aller au ciel est-il réellement possible ? Si oui, pourquoi autant de chrétiens ont-ils si peur de mourir ? Combien de millions de fidèles prient régulièrement, et accomplissent de bonnes œuvres durant toute leur vie, justement dans l’espérance de recevoir, un jour, cette récompense tant prêchée et si attachée au salut ? Cependant, il est indispensable pour chaque individu de connaître aussi la simple vérité sur ce sujet. Et même si vous connaissez la vérité, vous devriez être capables de le prouver par les Saintes Écritures.

Aucune question doctrinale ne pourrait toucher le cœur d’un chrétien autant que l’enseignement de la vérité biblique sur la « doctrine du ciel ». Aussi surprenant que cela puisse paraître, les enseignements bibliques sur le ciel pourraient se résumer à ceci : le ciel est l’endroit où se situe le Trône de Dieu. C’est aussi le Quartier Général de Son Gouvernement Universel sur tout ce qui existe, soit visible et invisible. Alors, qu’en est-il de la possibilité pour un humain d’aller au ciel ? Au risque d’en décevoir un très grand nombre, je dois vous annoncer que le ciel n’est pas la promesse biblique réservée à ceux qui sont sauvés. Cette déclaration en offusquera sûrement plusieurs, car, depuis notre plus tendre enfance, nous avons été instruits à accepter aveuglément, sans aucune preuve biblique, que le ciel était en effet la récompense des justes.

Cette croyance fut si profondément imprégnée dans notre esprit par ceux qui nous instruisaient que la plupart des gens se sont formée leur propre image du ciel. Celui-ci est habituellement dépeint comme un paradis spirituel, rempli de beaux nuages blancs, habité par des anges ayant de longs cheveux dorés, couronnés d’une auréole, et aux ailes déployées. C’est aussi l’endroit où on pourrait trouver les « âmes » des fidèles sauvés, réunis en petits groupes, chantant des cantiques au son des harpes et contemplant la face de Dieu aux siècles des siècles. Je ne plaisante pas, car ceci semble être, pour plusieurs, leur conception du ciel. Mais ce n’est pas ce que la Bible nous déclare.

Puisque chaque doctrine biblique est unique, il devient alors évident que chaque doctrine doit être étudiée dans son véritable contexte. Dans le cas de la doctrine du ciel, il serait bon de déterminer d’abord ce qu’est le ciel, et ensuite ce que le ciel n’est pas. Les gens sont parfois très surpris d’apprendre que la Bible ne parle pas d’un ciel, mais de trois. Le premier ciel, c’est notre atmosphère terrestre, c’est-à-dire, cet ensemble de gaz distincts qui entretiennent la vie sur ce globe. Je parle évidemment du ciel où volent les différents oiseaux (Genèse 1:20), et où se situent les nuages qui arrosent notre terre de leur rosée et de leur pluie.

Le deuxième ciel représente l’étendue au-delà de notre globe terrestre, ce vaste univers où se trouvent le soleil, la lune, les planètes, les étoiles et toutes les galaxies. C’est à ce ciel que Dieu faisait allusion quand, en parlant du soleil, de la lune et des étoiles, Dieu dit : « Et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre, et cela fut ainsi. Et Dieu fit les deux grands luminaires ; le grand luminaire [soleil], pour dominer sur le jour, et le petit luminaire [lune], pour dominer sur la nuit ; il fit aussi les étoiles. Et Dieu les mit dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre » (Genèse 1:15-17). Avez-vous remarqué comme Dieu est clair pour nous annoncer que le soleil, la lune et les étoiles ont spécifiquement été placés dans l’étendue des cieux pour éclairer la terre ?

Finalement, le troisième ciel est l’endroit où se trouve le Trône de Dieu, le Saint Siège du règne et de l’autorité sur tout ce qui est physique et spirituel. Paul le décrit ainsi : « Je connais un homme en Christ, qui, il y a plus de quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel ; (si ce fut dans le corps, je ne sais ; si ce fut hors du corps, je ne sais ; Dieu le sait) » (2 Corinthiens 12:2). Et au verset 5, Paul admet ceci : « Je puis me glorifier d’être cet homme-là ; mais je ne me glorifierai pas de moi-même, sinon dans mes infirmités ». Au moment où Paul a fait cette déclaration aux Corinthiens, quatorze années s’étaient déjà écoulées, et Paul était toujours sur la terre. Selon le contexte, il devient alors évident que Paul avait eu droit à une vision dans laquelle il nous déclare qu’il « …fut ravi dans le paradis, et y entendit des paroles ineffables, qu’il n’est pas possible à l’homme d’exprimer » (2 Corinthiens 12:4).

Dieu lui avait permis de voir des évènements des temps de la fin, mais qu’il ne lui était pas permis de dévoiler aux autres. Nous voyons exactement la même situation avec l’apôtre Jean où Jésus lui dévoile en détail tous les évènements des temps de la fin. À un certain endroit, Jean entend sept tonnerres qui firent entendre leur voix. Jean nous dit : « Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j’allais écrire ; et j’entendis du ciel une voix qui me disait : Scelle les choses que les sept tonnerres ont dites, et ne les écris point » (Apocalypse 10:4). Jean pouvait tout écrire, sauf cette partie de la prophétie, car Dieu en avait décidé ainsi. Et même si tout ceci se passait au troisième ciel, Jean était toujours sur la terre et ne les voyait qu’en vision. Les Saintes Écritures nous décrivent ce troisième ciel comme étant le siège du pouvoir infini de Dieu, par lequel le chrétien ne doit même pas se permettre de jurer. Jésus Lui-même nous a déclaré : « Mais moi je vous dis : Ne jurez point du tout, ni par le ciel, car c’est le Trône de Dieu » (Matthieu 5:34).

Dans Sa révélation à Jean, Dieu ouvre le rideau un peu plus pour nous en dévoiler davantage sur Son Trône. Dans Apocalypse 4:1, Jean entend une voix venant du ciel qui lui dit : « Monte ici, et je te ferai voir les choses qui doivent arriver après celles-ci ». Jean est-il monté au ciel ? Pas du tout ! Au verset 2, il nous déclare ceci : « Et aussitôt je fus ravi en esprit ; et voici, un trône était dressé dans le ciel, et quelqu’un était assis sur ce trône ». Jean fut « ravi en esprit » seulement, et a reçu une vision de ce qui se passait au ciel. Lisez vous-même Apocalypse 4 au complet pour saisir la splendeur de cette vision panoramique céleste, ainsi que la beauté entourant ce Trône majestueux dans sa toute-puissance. Cette description extraordinaire avec les quatre animaux (archanges) ayant six ailes et pleins d’yeux, sans oublier les vingt-quatre Anciens, ne nous donne qu’un petit aperçu de tout ce qui se trouve dans le Quartier Général céleste de l’univers entourant le trône de Dieu.

Nous n’avons pas à nous interroger à savoir si le ciel est la récompense ultime de ceux qui parviennent au salut. La réponse pourrait en offusquer plusieurs, mais elle nous vient directement de notre Sauveur. Jésus nous a clairement déclaré que : « Personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme [Jésus Lui-même], qui est dans le ciel » (Jean 3:13). La Parole de Dieu appuie toujours ce qu’Elle déclare ! Alors, « personne » veut simplement dire personne ! Ni Abraham, Isaac ou Jacob, ni David, un homme selon le cœur de Dieu, ni les prophètes, ni les apôtres, personne n’est monté au ciel ! Selon les Écritures, il n’y a pas d’âmes sauvées au ciel. Alors, aller au ciel ne peut pas être la récompense des sauvés. Cependant, une très grande majorité de chrétiens refusent d’accepter cette déclaration de Jésus.

Les Écritures sont pourtant très claires là-dessus. Le jour de la Pentecôte, alors que les disciples de Christ ont reçu le Saint-Esprit, Pierre, inspiré par Christ, a senti le besoin de clarifier cette fausse croyance qui, semble-t-il, persistait dans l’esprit de plusieurs convertis. Alors, Pierre leur déclare : « Hommes frères, il est permis de vous dire avec assurance, quant au patriarche David, qu’il est mort, et qu’il a été enseveli, et que son sépulcre [avec David dedans] est encore aujourd’hui parmi nous … Car David n’est point monté au ciel » (Actes 2:29, 34). Remarquez que cet évènement a eu lieu cinquante jours après la résurrection de Jésus, et dix jours après Son ascension au ciel. Si l’éventualité de monter au ciel avait été possible, elle aurait sûrement pu s’appliquer à David, au sujet de qui Dieu avait déclaré ceci : « J’ai trouvé David, fils de Jessé, homme selon Mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés » (Actes 13:22).

Jusqu’ici, nous avons découvert que le ciel est le Trône de Dieu. Et nous venons aussi de voir qu’il n’est pas la demeure éternelle des âmes justes. Alors, quelle est l’espérance future des vrais chrétiens ? Simplement de naître littéralement dans la Famille de Dieu, en tant que membres immortels, afin de régner dans Son Royaume éternel. Et sera établi ce Royaume de Dieu ? Laissons les Saintes Écritures nous répondre. Vers la fin de la Grande Tribulation, en parlant du retour de Christ, Dieu nous dit ceci, par la bouche de Daniel : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un Royaume qui ne sera jamais détruit ; et ce Royaume ne passera point à un autre peuple [d’humains] ; [au contraire] il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement » (Daniel 2:44). Notez bien que ce royaume n’est pas encore établi ; Dieu le suscitera au retour de Christ, pour remplacer les royaumes qui seront en place.

Au sujet de tous ces royaumes terrestres qui seront en place au retour de Jésus, voici ce que l’archange Gabriel prédit à Daniel : « Et le règne, et la  domination et la grandeur des royaumes qui sont sous tous les cieux [sur cette terre], seront donnés au peuple des saints [les élus] du Souverain. Son Royaume est un royaume éternel, et toutes les dominations le serviront et lui obéiront » (Daniel 7:27). Donc, l’héritage des Élus sera sans aucun doute dans ce Royaume. Jésus Lui-même nous le promet quand Il nous dit : « Heureux les débonnaires ; car ils hériteront de la terre » (Matthieu 5:5). Pour ajouter un autre argument à savoir où sera situé le Royaume, allons voir un dernier verset dans la révélation même de Jésus, confirmant la prière de Ses serviteurs : « Et tu nous a faits rois et sacrificateurs, et nous règneront sur la terre » (Apocalypse 5:10).

Même ces Écritures, pourtant claires et précises, démontrant que le ciel n’est pas la demeure promise aux morts justes, ne sont pas suffisantes et ne semblent pas satisfaire les objections de ceux qui prétendent que Jésus avait bel et bien promis le ciel aux justes après leur décès. Ils préfèrent utiliser certains passages de la Bible qui, selon leur estimation, justifient leur conviction qu’après la mort, le juste va au ciel. Un passage souvent cité est celui-ci où Jésus a dit : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi » (Jean 14:2-3). Pour ces érudits, ce passage prouverait que nous allons au ciel.

Désolé, mais ce passage ne dis pas cela du tout. La maison du Père n’est pas le ciel, mais le Temple de Dieu, auquel Jésus faisait référence. « Et Jésus dit à ceux qui vendaient les pigeons : Otez cela d’ici, et ne faites pas de la maison de mon Père une maison de marché » (Jean 2:16). Le temple avait plusieurs chambres ou demeures, que les Lévites utilisaient pour différentes fonctions. En utilisant cet exemple, les disciples de Jésus pouvaient plus facilement comprendre que dans Son Royaume à venir, il y aurait plusieurs fonctions et plusieurs positions de grandes responsabilités destinées à Ses Élus. Jésus leur annonçait simplement qu’Il partirait pour le ciel bientôt, afin de préparer une place de grande responsabilité à chaque élu dans Son Gouvernement. Lorsque le temps sera déterminé, notez que Jésus ne leur dit pas qu’ils iront au ciel. Au contraire, Il leur dit : « Je reviendrai ». Il prendra alors Ses Élus près de Lui, afin qu’où Jésus sera, Ses serviteurs y seront aussi. Il n’y a aucune contradiction ici avec ce que nous avons vu précédemment.

D’autres tentent d’utiliser les paroles de Paul aux Philippiens pour prouver qu’on peut aller au ciel. Paul a en effet déclaré ceci : « Car je suis pressé des deux côtés, ayant le désir de déloger et d’être avec Christ, ce qui me serait beaucoup meilleur » (Philippiens 1:23). Paul était persécuté, critiqué et harcelé continuellement par les ennemis de Christ. Il était probablement à bout de forces, comme tout chrétien à un moment donné, au point que la mort ne l’effrayait plus du tout. Au verset 21, Paul leur dit : « Car pour moi Christ est ma vie, et la mort m’est un gain ». Paroles d’un homme abattu et près du découragement. Mais regardez comment la puissance du Saint Esprit lui redonne le goût de continuer son combat pour Christ. Malgré que la mort aurait été un gain pour lui en mettant fin à ses problèmes, Paul se ressaisit et dit : « Mais il est plus nécessaire pour vous [Philippiens), que je demeure en la chair [vivant]. Et je suis pleinement persuadé que je resterai, et que je demeurerai avec vous tous » (versets 24-25).

Il faut vraiment creuser profond pour découvrir une promesse de pouvoir aller au ciel dans cette déclaration de Paul. D’abord, il ne dit aucunement il rencontrerait le Christ, ni quand. Il exprimait simplement son désir d’être avec Christ, ce que je désire énormément aussi. Paul savait fort bien et quand il rencontrerait Jésus avec le reste des élus, parce qu’il le prêchait avec force et conviction. Les vrais chrétiens savaient, du temps de Paul, et de notre temps aussi, que ce sera lors de l’avènement de Jésus où les morts en Christ ressusciteront immortels et nous, les vivants, seront changés de mortels à immortels en un clin d’œil, pour aller à sa rencontre dans les nuages. « Car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite, nous les vivants qui seront restés, nous seront enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:16-17).

La rencontre avec Jésus ne sera pas au ciel, mais « dans les airs » sur des nuées (nuages). Paul nous répète, en quelque sorte, les paroles exactes de Christ dans Jean 14:2-3 où JÉSUS avait dit : « Je reviendrai » pour vous prendre avec moi (sur les nuées), et ainsi, là où Jésus sera, nous serons toujours avec Lui. Dans 1 Corinthiens 15, Paul revient sur le sujet en y ajoutant de précieux détails. « Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous [les vivants] seront tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:51-53).

Les Élus de Dieu ne seront pas des « âmes invisibles » pour diriger dans Son Gouvernement sur cette terre, mais nous aurons un corps immortel, tout comme celui de Jésus lors de Sa résurrection. Les élus de Dieu auront un travail énorme à faire quand Dieu fera grâce à Israël et tous les autres non convertis à Christ. « Cependant l’Éternel attend pour vous faire grâce ; il se lèvera pour avoir compassion de vous ; car l’Éternel est un Dieu juste : Heureux tous ceux qui se confient en Lui ! … Il te fera grâce quand tu crieras ; dès qu’il t’entendra, il t’exaucera … ceux qui t’enseignent ne disparaîtront plus, et tes yeux verront ceux qui t’enseignent » (Esaïe 30:18-20). Nous aurons cependant un corps qui ne pourra plus jamais mourir, car la seconde mort n’aura aucun pouvoir sur lui (Apocalypse 20:6).

Veuillez maintenant considérer ceci : si les millions d’âmes sauvées sont déjà au ciel, pourquoi alors doit-il y avoir une résurrection des morts ? La vérité divine devient encore plus évidente. Parce que, pour le moment, les morts sont exactement cela… morts dans leurs cercueils, et non au ciel. Il est cependant remarquable de constater comment la grande majorité des églises confessionnelles dites « chrétiennes » sont toutes d’accord pour enseigner la même fausse doctrine de « la montée au ciel ». Encore plus remarquable de nos jours, c’est de voir toutes ces églises, jadis en dispute les unes avec les autres, s’unir maintenant par le mouvement œcuménique pour former ce qui deviendra la prostituée de Babylone la Grande.

Mais revenons à ces prédicateurs, qui aiment citer un autre passage pour « prouver » leur point. À Ses disciples Jésus a déclaré ceci : « Vous serez heureux lorsqu’à cause de moi on vous dira des injures, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous » (Matthieu 5:11-12). Soit que ce passage est mal compris, ou soit que Jésus aime Se contredire, car, au verset 5, nous lisons : « Heureux les débonnaires, car ils hériteront de la terre ». Ces gens évitent aussi de comparer leur argument à la déclaration de l’apôtre Pierre aux chrétiens, dans laquelle Dieu, au travers de Jésus-Christ, a tout fait à notre place : « Pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous » (1 Pierre 1:4).

Regardons néanmoins ce que Jésus Lui-même nous déclare, au sujet de la récompense réservée pour nous au ciel. « Or, voici, je viens bientôt, et j’ai mon salaire [récompense] avec moi, pour rendre à chacun selon que ses œuvres auront été » (Apocalypse 22:12). Cette déclaration de Jésus nous prouve, sans l’ombre d’un doute, que même si la récompense est réservée dans les cieux, Jésus l’apportera avec Lui pour nous la distribuer quand Il reviendra sur la terre dans toute Sa gloire. Il y a sûrement d’autres versets que les « prédicateurs du ciel » utilisent et qui ne sont pas expliqués ici, mais peu importe les arguments utilisés, sachez que la Parole de Dieu ne peut pas se contredire. Car Dieu serait alors menteur et perdrait toute crédibilité. Donc, si quelqu’un tente de vous séduire par quelque nouvelle connaissance sur la possibilité d’aller au ciel, venant d’ailleurs que dans la Sainte Bible, ne l’écoutez pas ! Méfiez-vous de ces gens qui se glorifient en prêchant que Dieu leur révèle des choses secrètes en privé.

Souvenez-vous plutôt de ce que Paul nous déclare dans Romains 3:4. Si votre seule option se résume à devoir choisir entre la Parole de Dieu ou la « vérité » d’un homme… « que Dieu soit reconnu comme véritable, et tout homme menteur ». La Parole de Dieu est claire et facile à comprendre. Ce sont les hommes qui l’ont rendue compliquée, afin de satisfaire très souvent leur propre cupidité. La doctrine du ciel est relativement simple à comprendre si on se souvient de quelques versets clés. Dans Matthieu 5:34, Jésus nous dit de ne pas jurer par le ciel, car cet endroit est sacré : « C’est le Trône de Dieu ». Dans Apocalypse 4, Dieu nous révèle tout ce que nous avons besoin de savoir pour le moment au sujet de ce trône. Un jour, nous en saurons sûrement plus. Dans Jean 3:13, Jésus Lui-même nous déclare que PERSONNE n’est monté au ciel, sauf Lui-même qui, auparavant, était descendu de là.

Nous avons aussi vu, dans Actes 2:29-35, que, même après l’ascension de Jésus au ciel, David, un homme selon le cœur de Dieu, n’était pas monté là. Il serait bien de noter aussi que l’établissement du Royaume de Dieu se fera sur cette terre, et les débonnaires en seront les héritiers (Matthieu 5:5). Ce mot à lui seul décrit le véritable caractère du serviteur de Christ, car il veut dire « bon, bienveillant, philanthrope, bienfaisant, charitable, généreux, altruiste et sensible ». Le mot débonnaire énumère toutes les qualités que le chrétien converti se doit de développer durant son cheminement personnel vers le Royaume. Dans Daniel 2:44, nous avons lu que ce Royaume sera (futur) suscité par Dieu Lui-même sur cette terre pour remplacer tous les autres royaumes qui seront en place.

Daniel 7:27 nous déclare que : « Le règne, et la domination et la grandeur des royaumes qui sont sous tous les cieux [sur cette terre], seront donnés au peuple des saints du Souverain [Jésus Lui-même]. Son Royaume est un Royaume éternel, et toutes les dominations le serviront et lui obéiront. » Nous avons aussi vu que les Élus de Dieu seront établis comme rois et sacrificateurs pour Dieu, et nous régnerons sur la terre, pas au ciel ! (Apocalypse 5:10). Ces postes seront accordés par Christ à Ses Élus en permanence. Alors, oublions les élections aux quatre ans, comme dans nos gouvernements actuels. Pour résumer tout ce que nous avons étudié jusqu’ici, le ciel est le Trône de Dieu et le siège du Quartier Général de l’univers entier. Mais il n’est définitivement pas la récompense réservée aux sauvés.

Quelle sera alors la récompense des Élus ? Il y a 2 000 années de cela, la Parole de Dieu est descendue du ciel pour venir vivre dans un corps humain. « Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous [sur cette terre], pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14). Jésus est venu nous annoncer la bonne nouvelle de l’établissement futur du Royaume de Dieu qui règnera sur toutes les nations de la terre. Le Souverain Suprême dans ce Royaume sera Christ Lui-même. Mais Jésus ne régnera pas seul, pendant que les Élus immortels seront éternellement en vacances sur des nuages jouant de la harpe ! La Bible nous dit que les Élus régneront avec Lui. « Heureux et Saint celui qui a part à la Première Résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux, mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et régneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6).

Les serviteurs de Jésus, en qui le Saint-Esprit vit, ont été préparés dans tous les siècles, individuellement, pour devenir un jour des dirigeants auxquels seront confiés d’énormes responsabilités dans l’administration de ce Gouvernement de Dieu. Prenons alors le temps de découvrir ce que les Élus feront dans le monde à venir. Nous verrons comment Christ amènera une paix réelle sur cette planète. Nous apprendrons comment les Saints seront utilisés pour maintenir cette paix, en créant une condition mondiale exemplaire, où la justice de Dieu sera établie. Commençons d’abord avec la véritable mission de Jésus. En plus de nous annoncer l’avènement futur du Royaume de Dieu sur terre, Jésus devait aussi verser Son sang pour payer la rançon du péché de l’humanité entière. Christ l’a accompli en mourant sur la croix pour nos péchés, Lui qui n’avait jamais péché (Hébreux 4:15).

Après Sa résurrection, Jésus est apparu à Ses disciples pendant quarante jours, leur parlant de ce qui regarde le Royaume de Dieu (Actes 1:3). Il leur a aussi dit : « Vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous ; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem … et jusqu’aux extrémités de la terre » (v. 8). Ensuite Jésus est monté au ciel. Alors que les disciples étaient complètement bouleversés, un ange leur apparut pour les rassurer, en leur annonçant que Jésus reviendrait exactement de la même manière qu’ils L’avaient vu monter au ciel (v. 11). Mais Jésus aussi leur avait annoncé qu’Il irait au ciel pour leur préparer des postes de grande importance dans Son Royaume. Et, à un moment donné, Il reviendrait pour prendre Ses serviteurs, afin qu’ils soient toujours avec Lui (Jean 14:3).

Jésus n’a pas dit pendant combien de temps Il demeurerait au ciel. Mais Pierre à été inspiré d’annoncer le retour de Jésus : « Afin que des temps de rafraîchissements viennent de la part du Seigneur, et qu’il vous envoie celui qui vous a été annoncé auparavant, le Christ Jésus » (Actes 3:20). Cette fois par contre, Il reviendra avec puissance et gloire. « Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel ; alors aussi toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande gloire » (Matthieu 24:30). Plusieurs ont tendance à croire que Jésus sera accueilli à bras ouvert par la population. Au contraire : « Les nations se sont irritées ; mais Ta colère est venue, ainsi que le temps de juger les morts, et de récompenser tes serviteurs les prophètes, et les saints, et ceux qui craignent Ton nom, petits et grands, et de perdre [punir] ceux qui perdent la terre » (Apocalypse 11:18).

Qu’en est-il des armées qui verront Christ revenir ainsi ? Vont-elles vouloir se soumettre intentionnellement à Jésus ? Désolé de vous l’annoncer : « Ils combattront contre l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra, parce qu’Il est le Seigneur des seigneurs, et le Roi des rois ; et ceux qui sont avec Lui [Jésus], sont les appelés, les élus et les fidèles » (Apocalypse 17:14). Donc, ceux qui vont administrer Son Gouvernement éternel sous les ordres de Jésus. Le Christ glorifié reviendra afin de rétablir le Gouvernement de Dieu sur la terre entière. Mais pourquoi rétablir quelque chose qui, selon la croyance de la majorité des chrétiens, existe déjà ? Pour mieux comprendre, il nous faut retourner à une époque où, croyez-le ou non, ce gouvernement avait cessé d’être administré par Dieu.

Je fais référence à une époque où le gouvernement de Dieu sur cette terre était sous la gouverne de Lucifer, que Dieu avait établi pour le diriger. Les Saintes Écritures nous disent, cependant, que ce Lucifer avait réussi à séduire le tiers des anges sous sa charge, afin de se rebeller contre Dieu. Combien de temps a-t-il consacré à réussir ce coup magistral, ce n’est pas dévoilé, mais son intention nous est très bien décrite. Enflé d’orgueil et mécontent de ce que Dieu lui avait confié, Lucifer avait décidé d’attaquer le Trône de Dieu, afin de devenir lui-même le roi de l’univers. Ce récit nous est donné par Dieu qui questionne cet archange sur sa chute. « Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant (Lucifer), fils de l’aurore ? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations ? » (Esaïe 14:12).

Dieu lui donne maintenant la réponse aux versets 13 et 14 : « Tu disais en ton cœur : Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône par-dessus les étoiles [anges] de Dieu : je siègerai sur la montagne de l’assemblée, aux régions lointaines de l’Aquilon. Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut ». Lucifer croyait vraiment pouvoir s’emparer du Gouvernement de Dieu pour devenir lui-même Dieu. « Alors il y eut un combat dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon ; et le dragon combattait avec ses anges. Et ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne se retrouva plus dans le ciel » (Apocalypse 12:7-8). Au verset 9, Dieu nous identifie ce dragon et nous décrit les conséquences de sa folie. « Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde, fut précipité sur la terre, et ses anges [déchus], furent précipités avec lui ».

Depuis ce temps, le nom de Lucifer (porte lumière), fut changé en celui de Satan, qui veut dire adversaire de tout ce que Dieu a créé. Et ses anges déchus ont hérité du nom de démons. Dieu S’étant temporairement retiré, Satan est maintenant identifié comme le « dieu de ce siècle » (2 Corinthiens 4:4), et le « prince de la puissance de l’air » (Éphésiens 2:2), et ses démons sont identifiés comme « anges des ténèbres ». Voilà pourquoi Pierre et tous les apôtres exhortaient les gens à se repentir et se convertir à Christ, afin que leurs péchés soient effacés. Mais plus encore : « Afin que des temps de rafraîchissements viennent de la part du Seigneur, et qu’Il nous envoie celui qui nous a été annoncé auparavant, le Christ Jésus » (Actes 3:20). Il faut absolument que Jésus revienne pour détruire et anéantir l’œuvre de Satan et ses démons, et rétablir le Gouvernement de Dieu.

Depuis la première venue de Christ sur terre, Satan œuvre continuellement pour détruire l’Église que Christ a fondée. Et, au long des siècles, Satan a si bien fait son travail, qu’au vingt-et-unième siècle, on peut déclarer avec une quasi certitude que toutes les églises sont séduites et sont infiltrées par ses doctrines. Donc, présentement, le seul endroit où le Gouvernement de Dieu est administré est au sein des individus vraiment convertis à Jésus. Je parle de chrétiens parsemés par toute la terre et qui, dans leur ensemble, forment le Corps de Christ. Ils forment aussi le véritable Temple spirituel dans lequel Dieu Lui-même vit par Son Esprit. Avec cette vérité en tête, il devient plus facile de comprendre que, lors du retour de Jésus, les chefs des nations refuseront sûrement de Lui céder leur autorité et leur pouvoir. Jésus sera donc obligé de combattre contre leurs armées, et ces nations seront forcées de se soumettre à Sa grande puissance.

Peu importe la résistance offerte par les armées de la terre, Jésus va résolument Se saisir de tous les gouvernements. Notez que Christ ne revient pas pour améliorer ou restructurer les systèmes en place, comme si ces systèmes étaient récupérables. Il revient pour détruire ces systèmes au complet, afin de les remplacer par un Gouvernement de Dieu Mondial, où Il établira Ses Élus comme rois et seigneurs. Car, dans la vision donnée à Jean par Jésus : « Sur Son manteau, et sur Sa cuisse, il portait ce nom écrit : ROI DES ROIS, et SEIGNEUR DES SEIGNEURS » (Apocalypse 19:16). « En ce temps-là, on appellera Jérusalem le trône de l’Éternel, et toutes les nations s’assembleront à Jérusalem au nom de l’Éternel, et elles ne suivront plus la dureté de leur mauvais cœur » (Jérémie 3:17). Dans ce Royaume de Dieu, le gouvernement sera géré du haut vers le bas, avec Jésus comme autorité Suprême. Et de Son quartier général à Jérusalem, Il régnera sur la terre entière.

Mais Jésus ne régnera pas seul, car Il sera le Roi des rois. Qui seront alors ces rois, sinon les Élus immortels de la Famille de Dieu ? Ce seront certes les chrétiens convertis qui avaient choisi d’obéir à Dieu de leur vivant, en Lui prouvant leur loyauté, et en y persévérant jusqu’à la fin de leur vie. Des gens qui ont réellement cru les promesses que Jésus leur avait faites « de manger de l’arbre de vie [Vérité divine], qui est au milieu du paradis de Dieu » (Apocalypse 2:7). « Celui qui vaincra ne recevra aucun dommage de la seconde mort [immortalité] (Apocalypse 2:11). « Je lui donnerai puissance sur les nations [comme roi] » (Apocalypse 2:26). « Je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus [membre éternel de la Famille de Dieu] » (Apocalypse 3:12). « Je le ferai asseoir avec Moi sur Mon trône [régner avec Christ] » (Apocalypse 3:21).

Le prophète Daniel a reçu une vision dans laquelle il voyait Jésus S’approchant de Son Père, juste avant de revenir en puissance sur cette terre. « Et on lui donna la domination, la gloire et le règne, et tous les peuples, nations et langues le serviront. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et Son règne ne sera point détruit » (Daniel 7:14). Concernant Ses Élus, Daniel écrit ceci, au verset 18 : « Mais les saints du Souverain recevront le royaume éternellement, et jusqu’au siècle des siècles ». Il est question d’un temps futur où Christ sera de retour : « Et que le jugement fut donné aux saints du Souverain, et que le temps arriva où les saints entrèrent en possession du royaume » (v. 22). Les saints recevront alors l’autorité de juger, tout comme un roi peut porter un jugement sur ses citoyens.

Ce règne, sous Jésus, englobera les survivants de toutes les nations de la terre. « Et le règne, et la domination et la grandeur des royaumes qui sont sous tous les cieux, seront donnés au peuple des saints du Souverain. Son royaume est un royaume éternel, et toutes les dominations le serviront et lui obéiront » (Daniel 7:27). Il est véritablement question ici de gérer des villes durant le millénium à venir, habitées par des humains. À certains de Ses élus, Jésus dira : « C’est bien, bon serviteur, parce que tu as été fidèle en peu de choses, tu auras le gouvernement de dix villes » (Luc 19:17). À un autre : « Et toi, commande à cinq villes » (v. 19). Mais commander et gérer implique le temporel comme le spirituel. Voilà pourquoi nous louons Dieu dans nos prières en Lui disant : « Tu nous a faits rois et sacrificateurs … et nous régnerons sur la terre » (Apocalypse 5:10).

Dieu Lui-même dit ceci aux Élus de Son Royaume : « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ ; et régneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6). Quelle sera donc notre fonction en tant que Sacrificateurs de Dieu et de Christ ? Nous allons enseigner : « Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, et de sa bouche on recherche la loi ; car il est le messager de l’Éternel des armées » (Malachie 2:7). C’est d’ailleurs ce que l’Éternel avait déjà promis sous la plume de Jérémie : « Et je vous donnerai des bergers selon mon cœur, qui vous paîtront avec science et intelligence » (Jérémie 3:15). Tout comme, sous l’Ancienne Alliance, les prêtres en Israël enseignaient la volonté de Dieu, les sacrificateurs immortels de la Famille Divine enseigneront la science (connaissance) de Dieu, ainsi que Ses lois. Cet enseignement aura pour effet d’ouvrir la voie vers le salut à tous ces individus, dans ce merveilleux Royaume à venir.

Au fur et à mesure que les nations verront les résultats positifs résultant du fait de vivre selon les lois de Dieu, elles viendront elles-mêmes vers Jésus pour en apprendre encore davantage sur ce Gouvernement qui procure tant de bonheur, de joie et de paix, quand on décide librement d’y obéir. En plus de régner comme Roi Suprême sur toutes les nations, Christ sera aussi l’Enseignant par excellence. Pour amener les gens au repentir, Jésus Se servira de Ses Élus pour instruire les nations dans la voie de l’amour, du partage, et la coopération, afin que les individus puissent choisir volontairement de suivre la voie de Dieu. Cette rééducation des humains sera la plus grande tâche des sacrificateurs de Christ, car la restauration du Gouvernement de Dieu sur cette terre sera notre première priorité. N’ayez crainte, ce travail sera couronné d’un succès assuré.

Regardons ce que Dieu nous déclare par la bouche de Son prophète : « Chacun d’eux n’enseignera plus son prochain, ni chacun son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car ils me connaîtront tous, depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; car Je pardonnerai leur iniquité, et Je ne me souviendrai plus de leur péché » (Jérémie 31:34). Dieu possède une mémoire extraordinaire, mais malgré tout cela, à cause de Son amour pour les humains, Dieu décidera volontairement de ne plus vouloir Se souvenir de leur péché. Les guerres et la dévastation seront choses du passé dans ce Gouvernement. « On ne fera point de mal, et on ne détruira point, sur toute Ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer des eaux qui le couvrent » (Ésaïe 11:9).

La famine aussi sera chose du passé, car il y aura abondance de nourriture pour tous. « Et l’Éternel des armées fera pour tous les peuples, sur cette montagne [gouvernement], un banquet de viandes grasses, un banquet de vins conservés, de viandes grasses et moelleuses, de vins conservés et clarifiés. Et il enlèvera, sur cette montagne, le voile qui couvre la face de tous les peuples, la couverture étendue sur toutes les nations » (Ésaïe 25:6-7). Dans toute cette prospérité, notez que le voile de séduction que Satan avait maintenu pendant des siècles, et qui couvrait la face de toutes les nations, sera aussi enlevé, car, dans le Gouvernement de Dieu, seule la vérité sera enseignée. La confusion religieuse n’existera plus, car, durant le Millenium, l’influence de Satan sur l’esprit des humains sera enlevée sur toute la terre. Son pouvoir sera entièrement anéanti !

Au retour de Jésus, Jean, dans sa vision, nous déclare ceci : « Après cela, je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme, et une grande chaîne en sa main ; et il saisit le dragon, l’ancien serpent, qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans. Et il le jeta dans l’abîme, et l’y enferma, et mit un sceau sur lui, afin qu’il ne séduisit plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis » (Apocalypse 20:1-3). Donc, durant la période de mille ans, Satan ne sera plus « le dieu de ce siècle [qui] a aveuglé l’esprit [des incrédules], afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:4). Satan ne pourra plus influencer la pensée des humains en tant que « prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » (Éphésiens 2:2). Finalement, Satan ne sera plus « celui qui séduit tout le monde » (Apocalypse 12:9).

Quand l’aveuglement spirituel que Satan entretenait sur l’humanité sera enlevé, les gens deviendront enseignables, car leurs yeux s’ouvriront à la révélation de la vérité divine. Au fur et à mesure que les gens accepteront de vivre selon la Parole de Dieu, ils commenceront à récolter les grandes bénédictions, résultat direct d’une obéissance aux lois divines. Ils seront en bonne santé, prospères, et vivront en paix dans une coopération mutuelle les uns avec les autres. La joie et le bonheur seront à l’ordre du jour. Mais prenons quelques instants pour apprécier certains versets bibliques sur les conditions idéales futures qui existeront dans ce merveilleux monde de demain. Dieu nous dit ceci dans Amos 9:14 : « Je ramènerai les captifs de Mon peuple d’Israël ; ils rebâtiront les villes dévastées, et y habiteront ; ils planteront des vignes, et en boiront le vin ; ils feront des jardins et en mangeront les fruits ». Dieu mentionne Son peuple d’Israël ici, mais, par extension, cette promesse s’appliquera aussi à toutes les nations durant le millénium.

Dans Zacharie 1:17, Dieu nous dit : « Mes villes regorgeront encore de biens, et l’Éternel consolera encore Sion, et il élèvera encore Jérusalem ». Et dans Ésaïe 60:18 : « On n’entendra plus parler de violence dans ton pays, de ravage ni de ruines dans tes frontières ; mais tu appelleras tes murailles Salut, et tes portes Louange ». Les villes ne seront pas seulement rebâties, la joie y régnera aussi. « On entendra encore la voix de joie et la voix d’allégresse, la voix de l’époux et la voix de l’épouse, la voix de ceux qui diront : Célébrez l’Éternel des armées, car l’Éternel est bon, car Sa miséricorde demeure à toujours ! Ils apporteront des sacrifices d’actions de grâces à la maison de l’Éternel. Car Je ramènerai les captifs du pays, et Je les rétablirai comme auparavant, a dit l’Éternel » (Jérémie 33:11).

Dans Zacharie 8:4-5, nous lisons ceci : « Ainsi a dit l’Éternel des armées : Il y aura encore des vieillards et des femmes âgées, assis dans les places de Jérusalem, ayant chacun son bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours. Et les places de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, qui se joueront dans ses places ». Après le retour de Jésus, les villes actuelles, dont la majorité seront détruites par la guerre et les fléaux, seront rebâties, mais cette fois selon les standards de Dieu. Fini les vastes métropoles surpeuplées, remplies de pollution, de violence, de meurtres, de drogues et de toute méchanceté, typique de notre époque. Les villes de demain seront agréables et belles dans leur architecture, propices à une vie saine, et où les familles seront heureuses d’y aménager.

Les endroits dévastés par la pollution, rendus déserts et arides par une déforestation abusive ou par les ravages des guerres, redeviendront fertiles et remplis de forêts. « Je ferai jaillir des fleuves sur les hauteurs, et des sources au milieu des vallées ; Je changerai le désert en étang, et la terre aride en sources d’eaux ; Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier ; Je planterai dans les solitudes le cyprès, l’orme et le buis ensemble ; afin qu’ils voient et qu’ils sachent, qu’ils observent et comprennent tous, que la main de l’Éternel a fait ces choses, et que le Saint d’Israël en est l’auteur » (Ésaïe 41:18-20).

Les hôpitaux et le système de santé actuel seront aussi choses du passé, car, au lieu de soulager simplement la douleur et les infirmités, Dieu Se servira de Ses Élus pour guérir les malades et les infirmes. Voici ce que nous verrons durant le Millénium : « Les yeux des aveugles seront ouverts, et les oreilles des sourds seront débouchées. Alors le boiteux sautera comme un cerf, et la langue du muet chantera de joie » (Ésaïe 35:5-6). La surface entière de la terre sera rendue productive et fertile à une agriculture libérée de tout polluant. Les lacs, les rivières et ruisseaux déborderont de poissons bons à consommer. La confusion dans les communications a toujours été une barrière dans la coopération entre les nations. Pouvez-vous imaginer un monde où tous parleraient une seule et même langue, facile à comprendre et débarrassée de tout ce qui pourrait nuire à une bonne compréhension ? Quel grand pas ce serait pour l’humanité, si tous pouvaient lire, parler et écrire dans la même langue.

Impensable et impossible, direz-vous ? Pourtant Dieu nous promet que, dans le monde à venir, sous le règne de Christ, l’éducation mondiale sera parmi les priorités, mettant ainsi fin à tous les gens illettrés, et cela se fera dans une langue pure. « Alors Je changerai les lèvres des peuples en des lèvres pures, afin qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel, pour qu’ils le servent d’un commun accord » (Sophonie 3:9). Dieu établira une langue pure mondiale que tous comprendront, afin que, non seulement ils puissent invoquer Son nom, mais qu’ils puissent aussi le servir d’un commun accord. Ce sera un temps de paix orienté sur l’amour et non la destruction. « Ils forgeront de leurs épées des hoyaux, et de leurs lances, des serpes ; une nation ne lèvera plus l’épée contre l’autre, et on n’apprendra plus la guerre. Mais chacun habitera sous sa vigne et sous son figuier, sans que personne les épouvante ; car la bouche de l’Éternel des armées a parlé » (Michée 4:3-4).

Lorsque Jésus reviendra pour établir Son Gouvernement, tous les humains deviendront Ses brebis. Elles vivront en sécurité et apprendront à partager leurs biens avec les moins nantis, ce qui leur amènera encore plus de bénédictions matérielles. « Je les comblerai de bénédictions, elles et les environs de mon coteau ; en sa saison Je ferai tomber la pluie ; ce seront des pluies de bénédiction. Les arbres des champs produiront leur fruit, et la terre rapportera son revenu ; elles seront en sécurité dans leur pays, et elles sauront que Je suis l’Éternel, quand je briserai le bois de leur joug, et que Je les délivrerai des mains de leurs oppresseurs » (Ézéchiel 34:26-27). Les gens seront enfin délivrés de l’oppression et l’esclavage du système de Satan, quand Jésus viendra briser le bois de leur joug.

Les récoltes seront abondantes et le bétail nombreux. « Et ils viendront, et pousseront des cris de joie sur les hauteurs de Sion ; ils accourront aux biens de l’Éternel, au froment, au moût et à l’huile, et au fruit du gros et du menu bétail ; et leur âme sera comme un jardin arrosé, et ils ne continueront plus à languir » (Jérémie 31:12). Il y aura une surabondance de nourriture. « Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où le laboureur suivra de près le moissonneur ; et celui qui foule les raisins, celui qui répand la semence ; et les montagnes seront découlantes de moût, et toutes les collines en ruisselleront » (Amos 9:13). Une abondance extrême en toutes choses ! Plus les gens apprendront à obéir à Dieu, plus ils seront bénis. Les fermiers ne s’inquièteront plus des bouleversements de température, tel que sécheresse, inondations ou moustiques qui détruisent les récoltes.

Qu’en est-il de la santé des humains ? Dans le Gouvernement de Dieu : « Aucun de ceux qui y demeurent ne dira : Je suis malade ! Le peuple qui habite Jérusalem a reçu le pardon de son péché » (Ésaïe 33:24). Avec le pardon du péché, et en suivant les lois divines, les gens seront bénis de vivre en parfaite santé. La nature même des animaux sera changée durant le Millenium. « Le loup habitera avec l’agneau, et le léopard gîtera avec le chevreau ; le veau, le lion et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un enfant les conduira. La génisse paîtra avec l’ourse ; leurs petits gîteront ensemble, et le lion mangera du fourrage comme le bœuf. L’enfant qu’on allaite s’ébattra près du trou de l’aspic, et l’enfant sevré étendra la main sur le trou de la vipère » (Ésaïe 11:6-8). Pourriez-vous imaginer une situation pareille de nos jours ?

Quand Dieu parle du cœur de l’homme, Il l’utilise comme un symbole pour définir l’attitude de son esprit. Alors, comment Dieu voit-Il le cœur humain présentement ? Sous l’influence directe de Satan, le dieu de ce siècle, Dieu nous déclare que, dans cet état : « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et désespérément malin ; qui le connaîtra ? » (Jérémie 17:9). L’apôtre Paul a été inspiré de nous dire presque la même chose : « Parce que l’affection de la chair est inimitié [en rébellion] contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; et en effet, elle ne le peut [pas] » (Romains 8:7). Donc, ceux qui choisissent de vivre selon la chair ne peuvent pas plaire à Dieu ! Il faudra alors créer un changement complet dans l’attitude des humains pour corriger la situation. L’homme, par lui-même, ne peut pas accomplir cela.

Mais Dieu nous dit dans Sa Parole que le problème sera résolu ! Voici ce que Dieu nous dit : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et Je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et Je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous Mon Esprit, et Je ferai que vous marchiez dans Mes statuts, et que vous gardiez Mes ordonnances pour les pratiquer » (Ézéchiel 36:26-27). Il va mettre dans l’homme un cœur sensible accompagné d’un esprit ouvert à Sa vérité. Dieu fera, durant le Millenium, exactement ce qu’Il a toujours fait avec Ses prémices de la Première Résurrection, quand ils ont décidé de mettre toute leur espérance en Lui lors de leur appel. « Or, l’espérance ne trompe point, » nous dit Paul, « parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs, par l’Esprit-Saint qui nous a été donné » (Romains 5:5).

Mais comment peut-on reconnaître la manifestation du Saint-Esprit chez un converti ? Simplement par le fruit que ce converti porte. Tout comme un arbre, l’humain aussi doit porter des fruits pour Dieu. Nous avons vu ce que l’affection aux choses charnelles produit. « Mais le fruit de l’Esprit est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l’amour du bien, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi [divine] n’est point contre ces choses » (Galates 5:22-23). Alors, tout comme avec Ses Élus, Dieu a promis de mettre Son Esprit dans tous ceux qui choisiront librement et volontairement de Lui obéir durant le Millenium. Le fruit de Son Esprit en eux ne tardera pas à se manifester dans le comportement de ces individus. Cet ingrédient clef fera en sorte que les gens démontreront ouvertement leur amour les uns envers les autres. La compétition sera remplacée par la coopération.

Au long des années, le Saint-Esprit, agissant en eux, fera en sorte que la terre entière sera complètement transformée en un paradis d’une beauté indescriptible. « Et ils diront : Cette terre désolée est devenue comme un jardin d’Éden ; ces villes désolées, désertes et ruinées, sont fortifiées et habitées » (Ézéchiel 36:35). Voilà un bref aperçu de ce que le merveilleux monde de demain réserve pour ceux qui veulent faire la volonté de Dieu. Non, mes chers amis, la récompense des sauvés n’est pas au ciel ! Vous ne trouverez nulle part dans les Saintes Écritures une telle promesse venant de notre Créateur. Elle se situe ici-bas sur cette terre, dans le Magnifique Royaume que Christ viendra établir. Un Royaume où les humains devenus immortels apprendront à gérer tout ce que Dieu leur a créé. Dieu a créé l’univers pour le partager, comme un bon Père, avec Ses enfants bien-aimés.

Pour terminer ce message, j’aimerais planter un dernier clou au cercueil de l’argumentation en faveur de la montée au ciel. Quand la terre sera purifiée par le feu, voici ce que Jésus a révélé à Jean, qui nous déclare : « Et moi Jean je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu » (Apocalypse 21:2-3). La simplicité même de cette description nous indique que c’est le Père Lui-même qui se déplacera du ciel pour venir vivre avec les hommes sur une nouvelle terre parfaitement purifiée.

Bizarre, comme cette vérité semble toujours échapper à ceux qui veulent prêcher leur propre évangile, au lieu de la Parole de Dieu. L’homme ne monte pas au ciel, c’est Dieu qui viendra vivre sur la terre dans cette Jérusalem céleste qui sera établi ici-bas, faisant de la terre le Quartier Général de l’univers entier. Dieu ne nous a pas créés pour faire de la paresse à jouer de la harpe dans les nuages durant l’éternité. Son plan est beaucoup supérieur à cela. Nous avons été créés pour administrer éventuellement l’univers entier, en tant que Fils et Filles immortels de Dieu. Et ce travail extraordinaire se poursuivra dans l’amour et la joie durant l’éternité. VOILÀ LE PLAN DE DIEU POUR VOUS !




D.181 – QUELLES SURPRISES NOUS RÉSERVE LE 21e SIÈCLE

 

Par : Joseph Sakala

Nous vivons présentement dans un monde où l’incertitude est devenue la première préoccupation dans l’esprit des gens. Ceux qui nous gouvernent ont complètement perdu le respect de ceux qui, pourtant, les avaient élus au pouvoir. Avec tous les bouleversements, un peu partout dans le monde, depuis l’an 2000, nous avons le droit de nous interroger sur ce qui nous attend durant les prochaines décennies. Sera-ce une période de révoltes et de guerres qui pourrait anéantir la race humaine ? Ou sera-ce un temps où les chefs de la terre décideront d’établir une paix mondiale, tout en utilisant une panoplie de découvertes scientifiques incroyables pour améliorer le bien-être collectif de toutes les nations ? Il faut sûrement reconnaître que le monde dans lequel nous vivons a connu d’énormes changements depuis à peine quatre années.

Retournons en arrière de seulement dix ans, à une époque où les hommes de science avaient tenté de nous convaincre qu’avec une technologie plus à point, la plupart des grandes maladies mortelles seraient vaincues. Entre 1990 et 2000, la somme de connaissance mondiale a plus que doublé, surtout dans les sphères de l’électronique, de la médecine et des sciences. Ces scientifiques n’ont cependant pas autant de pouvoir qu’on semble parfois leur prêter. Car les véritables meneurs de jeu sont les financiers qui possèdent l’argent et subventionnent leurs projets. Ce sont eux qui dictent aussi leur conduite. Ils paient les scientifiques pour qu’ils travaillent dans leur sens, afin de « trouver » les explications qui corroborent leurs visées.

Bon nombre de maladies étranges ont vu le jour depuis quelques années et qui s’expliquent très difficilement de manière naturelle, comme le Sras et le Sida pour n’en nommer que deux. On s’aperçoit de plus en plus qu’elles ont été créées secrètement en laboratoire dans un but spécifique, toujours caché à la population. Créer des virus en laboratoire est une pratique courante par les grandes puissances, comme la Russie et les Etats-Unis, qui en savent quelque chose. De nouveaux virus contrôlés ont été utilisés sous forme expérimentale par ces deux pays dans plusieurs petites guerres où ces nations ont été impliquées, soit indirectement ou directement. Même en temps de « paix », on pousse constamment les gens, jeunes comme âgés, à se faire vacciner contre toutes sortes de maladies, créant ainsi une panique collective chez les masses. Ce qu’on ne dit pas à ces individus, c’est que plusieurs de ces vaccins ont des conséquences désastreuses chez certaines personnes qui étaient auparavant en bonne santé.

La preuve évidente que la technologie, à elle seule, ne peut pas tout régler nous saute aux yeux quand nous constatons clairement que durant cette même période relativement courte, les problèmes mondiaux ont aussi plus que doublé. Il est devenu dangereux de sortir le soir pour prendre une marche de santé dans plusieurs quartiers où on pouvait se balader en toute sécurité, il y a à peine quelques années. Les vols par effraction ont augmenté sensiblement, trop souvent accompagnés de beaucoup plus de violence. On tue les victimes dans le but d’éliminer les témoins qui pourraient identifier les coupables.

Le nombre de divorces augmente d’année en année, laissant dans sa traînée une croissance incessante de délinquants juvéniles. La vie familiale, qui fut toujours considérée comme la fondation même de toute société forte et prospère, est nettement en déchéance. Nous voyons plus d’homicides dans les foyers, suite aux querelles entre époux, ou parent/enfant, comme jamais auparavant. Pourquoi la famille est-elle en train de se détériorer ainsi ? Au niveau international, les énormes manifestations organisées contre plusieurs gouvernements sont à la hausse, et deviennent de plus en plus violentes. Les attaques terroristes sont dirigées là où on s’y attend le moins. Les populations sont effrayées et craignent l’éclatement éventuel d’une guerre nucléaire mondiale.

Mais qu’est-ce que nous réserve le 21e siècle ? Les hommes de science ont deux approches complètement contradictoires :

1- La science, l’industrie et la technologie modernes travaillent à l’unisson pour nous fabriquer un monde de rêve, où semble-t-il toutes les solutions se trouveront dans le bouton d’une manette magique. La vision du bonheur qu’on veut nous vendre se situe dans la réduction maximale des heures de travail, laissant aux gens de plus en plus de temps libre à consacrer aux loisirs et à la famille. La technologie, selon eux, pourrait produire un éventail de gadgets pour ménager les efforts physiques, afin de sauver assez de temps pour nous permettre de nous amuser comme jamais auparavant. La médecine moderne prévoit déjà la transplantation d’organes pour remplacer ceux qui sont endommagés comme une procédure routinière pouvant ainsi accroître sans limite la durée de la vie des humains.

2- De l’autre côté du pendule, bon nombre de scientifiques de renommée mondiale voient un portrait plus obscur de l’avenir. Ils envisagent le sérieux du problème réel de la famine dans les pays pauvres d’Afrique, d’Asie, et d’Amérique du Sud, où vivent plus de la moitié de la population terrestre. Une population où un très grand nombre d’individus illettrés vivent dans une pauvreté dégradante, et où l’explosion de la population rend encore plus difficile la possibilité de nourrir tous ces gens. Même dans les pays industrialisés, nous constatons un éclatement toujours grandissant de la cellule familiale, où la consommation de la drogue a causé la croissance vertigineuse des crimes de toutes sortes. Au niveau de la sécurité, les corps policiers de la planète entière ont présentement énormément de difficultés à contrôler les actes de violence crapuleux commis lors des nombreuses émeutes et démonstrations anti-gouvernementales de tout acabit.

Ajoutez à ceci la prolifération des armes nucléaires à cause de la facilité pour les petites nations à s’en procurer, et nous envisageons soudainement un monde où une guerre pourrait éclater spontanément et sans aucun avertissement. Tout récemment, la Corée du Nord vient de déclarer ouvertement avoir la capacité de fabriquer plusieurs bombes atomiques. Les gens honnêtes sont vraiment inquiets, car ils voient la situation actuelle comme extrêmement alarmante, au point de mettre en doute la survie de l’humanité advenant un conflit mondial nucléaire. Les économistes et les éducateurs très respectés par les médias prévoient un léger ralentissement temporaire de la frénésie actuelle, mais admettent qu’éventuellement, il y aura une nouvelle accélération de toutes les complications qu’on croyait pourtant pouvoir régler par la science.

Nous remarquons depuis plusieurs années dans les pays pauvres, une croissance gigantesque de la production de plusieurs commodités qu’on ne manufacturait jadis, en grande majorité, que dans les pays les plus nantis. Cette production, à salaires très bas mais à qualité égale, a eu pour résultat de créer d’énormes pertes d’emplois dans les pays dit « riches ». Donc, bon nombre d’individus ont, non seulement perdu leurs maisons et plusieurs autres possessions, mais le stress qui en a découlé a fait éclater beaucoup de mariages. Les pauvres victimes de ces éclatements sont toujours les enfants qui finissent par se révolter contre leurs parents, et les crimes violents dans les familles ne font que s’amplifier.

Sommez ces hommes de science de vous déclarer honnêtement pendant combien de temps encore, selon eux, cette tendance pourrait continuer, avant d’atteindre le point de non retour. Les éternels optimistes vous diront en souriant que le monde a toujours eu de ces sortes d’embarras, et pourtant nous sommes toujours ici. D’autres, un peu moins optimistes, pensent que si nous ne trouvons pas de solutions viables dans dix ans ou peut-être moins, quelque chose va sûrement éclater. Mais toutes ces estimations ne sont que des opinions de supposés experts. Rappelons-nous, cependant, qu’il est toujours question de survie !

Mais l’humanité VA survivre ! Voilà la bonne nouvelle nous venant d’une source que la majorité du monde ignore, et que la plupart des hommes de science évitent de consulter. Il y a un plan extraordinaire pour l’humanité déjà en marche, et qui apportera une paix dans la prospérité sur la terre entière. Un plan qui apportera réellement une solution à la pauvreté, la faim, la maladie, ainsi qu’à tous les problèmes d’ordre spirituel qui ont agi comme un véritable fléau dans toutes les générations d’humains qui ont vécu sur cette terre. Ce plan inclut des réformes incroyables au sein de l’agriculture, de l’économie, des gouvernements, et un désarmement mondial intégral dans une paix sans fin.

Avant d’élaborer davantage sur ce plan, sachez aussi que bon nombre de nos hommes de science préparent ce que ça prendrait, selon eux, pour en arriver jusque-là. Des visionnaires travaillent depuis plusieurs siècles à mettre en place les changements nécessaires pour « sauver » les humains d’un cataclysme de destruction totale. Ce que ces visionnaires ne révèlent  pas à la population en général, c’est qu’ils cherchent toujours le moment idéal pour mettre un tel système en place. Ils en ont les moyens depuis près de deux siècles déjà, alors qu’ils se sont emparés des rênes du pouvoir mondial.

D’une seule voix, ces hommes sont d’accord pour dire que la solution réside dans un seul GOUVERNEMENT MONDIAL. M. Winston Churchill a un jour déclaré : « Un super gouvernement mondial est la seule solution aux malaises des hommes ». Le Dr. Charles E. Osgood a aussi déclaré : « Ce dont nous avons besoin — et cela de toute urgence — c’est d’un gouvernement mondial ». À ces deux voix, se sont ajoutées celles de plusieurs hommes très influents disant exactement la même chose. Il n’existe qu’un seul problème cependant dans cette solution, et c’est le seul problème toujours évoqué. Ce gouvernement mondial devra recevoir le pouvoir d’un corps policier mondial pour appliquer les mêmes lois. Ce gouvernement devra aussi disposer d’une seule force militaire mondiale, où toutes les armées de ces différentes nations devront être soumises à cette unique puissance mondiale.

Chaque nation devra alors rendre sa souveraineté nationale d’une manière absolue à cette puissance. Mais la question principale demeure : « Quel homme sera accepté par tous pour devenir ce CHEF MONDIAL ? » Gardons à l’esprit qu’il est question ici d’une dictature mondiale ! Le président de la Russie ou le premier ministre d’Angleterre consentiraient-ils à déléguer cette énorme et puissante responsabilité au président des Etats-Unis ? Les Etats-Unis seraient-ils prêts à se soumettre au chef du Kremlin ? Ou bien, tous ces pays puissants seraient-ils prêts à accepter un chef venant de Cuba ou de la Corée du Nord ou encore d’un des pays musulmans ? JAMAIS ! Par contre, il semblerait qu’il pourrait exister une solution humaine à ce problème, et elle est en branle depuis de nombreux siècles. Dans les lieux secrets pour le moment, il s’agirait de la fameuse lignée royale familiale des Mérovingiens.

Selon les pouvoirs occultes (le Prieuré des Sages de Sion), le dernier « messie » doit émerger de cette lignée. Selon eux, c’est une condition « sine qua non », et la seule manière de faire accepter au monde entier ce pouvoir dictatorial qu’ils préparent. Cette lignée est juive ; elle se dit descendante directe de la famille du roi David, se proclamant descendante de Jésus et Marie-Madeleine ! C’est ce « messie » qui fera reconstruire le Temple à Jérusalem pour y installer la religion des mystères de la kabbale judaïque. Ce sera l’hégémonie juive que les Juifs (réels ou autoproclamés) cherchent à mettre sur pied depuis 2 500 ans. Ce plan est au cœur du mouvement sioniste depuis son introduction dans le monde.

Présentement sur terre, chaque nation possède ses propres lois qui régissent le comportement de ses citoyens. Il faudrait alors, probablement au travers d’un organisme comme les Nations Unies, que toutes les nations participantes modifient leurs lois individuelles pour en arriver à quelque chose d’acceptable dans tous les pays, tout en laissant aux individus certaines libertés personnelles. Donc, pour en arriver à ce que M. Churchill avait envisagé, toutes les nations devront être prêtes à concéder certains droits souverains, pour pouvoir faire partie de cette grande collectivité. Au niveau humain, tous les chefs des différentes nations s’accordent à dire qu’un seul gouvernement mondial dans ces conditions, est totalement impensable. Alors, humainement parlant, tous ces leaders mondiaux semblent unanimement d’accord pour dire que leur solution est IMPOSSIBLE !

Il serait bon de clarifier ici, qu’on nous a habitués à penser que tous les gouvernements actuels fonctionnent indépendamment les uns des autres, bénéficiant chacun d’une certaine autonomie et liberté. C’est un leurre entretenu depuis des siècles ! Il existe une conspiration satanique dans laquelle toutes les sociétés secrètes et tous les gouvernements du monde sont sous la botte du diable. Il faut faire attention de bien distinguer entre ce qui est largement véhiculé dans les milieux médiatiques officiels, et l’information véritable que Dieu nous donne. Ce que les leaders mondiaux déclarent n’est simplement qu’une façade pour induire les gens en erreur. Les églises ont également contribué à écarter leurs membres de la bonne compréhension des évènements, en y consentant par une interprétation faussée des prophéties.

Fondamentalement, ce qu’on souhaiterait nous faire croire, c’est que les gouvernements de ce monde fonctionnent d’une manière relativement indépendante et autonome les uns vis-à-vis des autres. Or, dans la réalité cachée, tel n’est pas le cas du tout. Un gouvernement au-dessus des gouvernements les conduit tous par la main, en un ensemble stratégique très homogène. Les puissants de la terre sont placés à la tête de tous les pays, coordonnant leurs actions par une collaboration étroite. Cela explique les agissements et les comportements souvent illogiques de certains leaders et leurs gouvernements officiels, face aux divers évènements mondiaux. N’oublions jamais que la Bête de l’Apocalypse n’est pas comme les autres bêtes ; elle fonctionne différemment, nous dit la Bible. Satan lui-même la dirige et lui fournit temporairement son pouvoir. Mais ce pouvoir lui sera complètement enlevé un jour.

Il existe pourtant une solution réelle, mais elle nous provient d’une source que les chefs de ce monde ont jusqu’ici préféré méconnaître. Cette source extraordinaire nous révèle les nouvelles futures, avant leur arrivée. Cette source nous parle aussi d’un gouvernement mondial qui sera dirigé par quelqu’un ayant une main assez puissante pour y arriver. Le monde actuel se trouve alors devant deux choix. Un, proposé par les hommes, et qu’ils admettent eux-mêmes comme étant impossible à accomplir, ou celui qui nous vient de cette source et que la majorité du monde refuse d’accepter pour le moment. Soit qu’il n’y a aucun espoir et que l’humanité entière sera anéantie de la surface terrestre, ou, pour utiliser l’expression de M. Dwight D. Eisenhower, ancien Président des Etats-Unis, « qu’il existe une main puissante quelque part », capable d’intervenir dans les affaires mondiales, pour saisir le contrôle des nations de ce monde, afin de sauver l’humanité malgré elle de sa propre destruction.

Étant donné l’implication de M. Eisenhower dans le complot global, et son entourage sioniste, on peut facilement comprendre que ce Président si populaire, ne parlait pas du tout de la main de Dieu. En vérité, il anticipait l’Antichrist, convaincu que celui-ci apporterait la paix mondiale par le Nouvel Ordre Mondial. Vous remarquerez, cependant, que les tournures de phrases souvent utilisées par des hommes d’État ont toujours été soigneusement choisies dans le but de faire croire à autre chose que ce qu’ils déclaraient en réalité. Dans les sociétés secrètes, il y a le côté exotérique des choses et le côté ésotérique. Le côté exotérique est la signification extérieure, celle destinée aux masses, où, pour faire valoir un point, l’on emprunte volontiers les mots de la Bible ou même du langage courant. Tandis que l’ésotérique est la signification cachée, celle qui n’est destinée qu’aux initiés, aux « grands prêtres » de la religion babylonienne, quatre fois millénaire. Depuis des générations, les Présidents américains, s’ils ne sont pas juifs, sont affiliés au sionisme par leur membership dans les sociétés secrètes crées par les Juifs (Illuminati, Rose-croix, Jésuites, Francs-maçons, Carbonari, Skull & Bones, etc.) M. Bush, Président actuel des Etats-Unis est un Skull & Bones, et fait partie du CFR et de la Commission Trilatérale.

Nous croyons qu’il est grand temps que le monde se réveille à la réalité qu’il s’agit bien de votre vie, de vos enfants, de vos familles, de vos amis et de vos voisins. Le dilemme majeur envisagé présentement par toutes les nations est la survie même de la race humaine. Avec leur perspicacité habituelle concernant ce problème, en 1945, les leaders de ce monde ont dressé une charte qui a donné naissance aux Nations Unies dans l’espoir de former une organisation qui serait le dernier espoir pour sauver le monde. Les Nations Unies, en passant, sont la continuité de la Ligue des Nations, organisme créé par le mouvement sioniste au début du 20ème siècle. Sachez cependant, que les Nations-Unies ne sont pas un dernier espoir des pouvoirs occultes, mais plutôt leur outil, nous menant directement au Nouvel Ordre Mondial inévitable.

Dès sa création, les leaders se disputaient déjà sur les avantages spéciaux qui seraient accordés à leurs pays. Cet organisme s’est avéré d’une futilité notable, sauf peut-être pour calmer, à l’occasion, les élans dominateurs de l’Union Soviétique. En réalité, cet organisme tout en donnant l’impression d’être impliqué dans les endroits chauds du globe, ne VOULAIT PAS arrêter les conflits et les guerres. On s’en rend parfaitement compte à la lecture du livre écrit par le général Roméo Dallaire, « J’ai serré la main du Diable », alors que toutes les demandes pressantes de renforts qu’il avait envoyées à l’ONU furent systématiquement refusées pour des raisons « administratives ». C’est ainsi que la guerre au Rwanda s’est soldée par près de 4 millions de morts !

Depuis sa création en 1945, le monde a connu au-delà de 200 guerres, et même présentement, en 2005, plusieurs sont encore en cours. Gardons toujours à l’esprit que les conflits lui sont essentiels afin de nous amener progressivement à l’Antichrist militaire qui apportera une paix temporaire, et sera accueilli en sauveur de l’humanité. Leurs yeux demeurent donc rivés sur le Nouvel Ordre Mondial. Pour ce qui est du pauvre peuple, complètement séduit : « Lorsqu’ils diront : Paix et sûreté ! alors une ruine subite les surprendra, comme les douleurs surprennent la femme enceinte ; et ils n’échapperont point » (1 Thessaloniciens 5:3).

Mais revenons à la source dont nous avons parlé plus haut, qui contient la solution de la survie humaine. Faire la sourde oreille ou faire l’aveugle face à la situation mondiale actuelle ne règlera pas les problèmes du monde. Il faut absolument affronter la réalité pure et simple, c’est-à-dire qu’il ne nous reste qu’une alternative, soit :

1- Que Dieu existe ! Dieu, tout au long des siècles, a été abandonné et éliminé du système d’éducation scolaire occidental, étant méprisé par bon nombre d’éducateurs, et remplacé par l’évolution, cette théorie par laquelle il y a la potentialité d’une création sans la nécessité d’un créateur. Les chefs des gouvernements de ce monde se sont substitués à Dieu en Le discréditant afin de mieux s’élever en puissance au-dessus de leurs citoyens. Ces leaders influents devront un jour reconnaître que Dieu existe, et que Lui seul pourra intervenir pour sauver l’humanité de sa propre destruction.

2- Que Dieu est inutile ! Et que ce sont les hommes qui réussiront à sauver la terre de la catastrophe finale. Avec cette philosophie qui, au dire même de la plupart des chefs d’états, est impossible à réaliser, les puissances occultes de ce monde se préparent quand même à tenter de former un gouvernement mondial sur cette terre. La personne qui refusera de considérer que Dieu est vivant, qu’Il existe, et qu’Il est tout-puissant, n’aura qu’à subir les conditions catastrophiques qui se préparent présentement dans les coulisses de ces mouvements occultes pour contrôler le monde entier.

Mais, pour le lecteur qui veut croire en Dieu, il y a vraiment une bonne nouvelle à l’horizon. Elle est, non seulement bonne, mais elle est certaine. Très peu de gens réalisent que Jésus est venu pour nous donner des nouvelles du futur. Alors qu’Il vivait au premier siècle, Jésus nous a annoncé des évènements que nous verrons sûrement s’accomplir dans ce 21e siècle. Jésus a parlé de futures conditions mondiales ainsi que de l’éventuel établissement d’un Gouvernement Mondial. Au fil des siècles, Son message a été tordu, perverti et ridiculisé. Pourtant, le mot Évangile veut dire « Bonne Nouvelle », et cette nouvelle concernait l’avenir. Jésus a laissé une description claire de l’état chaotique et violent qui existerait dans le monde d’aujourd’hui.

Dans Sa prophétie du Nouveau Testament sur les temps de la fin, Jésus nous décrit d’une manière visuelle le chaos international qui sera en place, et dans lequel nous pourrions facilement nous reconnaître dans le monde actuel, même si nous n’en sommes qu’à l’étape préparatoire. Jésus avait prédit que la violence sera telle, qu’elle explosera éventuellement en tribulation mondiale d’une intensité encore jamais connue dans toute l’histoire de l’humanité. « Car alors, il y aura une grande affliction ; telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et telle qu’il n’y en aura jamais. Que si ces jours-là n’avaient pas été abrégés, aucune chair n’eût échappé ; mais à cause des élus ils seront abrégés » (Matthieu 24:21-22). Pourtant, Dieu viendra abréger ces jours, et notez bien pour quelle raison : « à cause des élus ».

La Bible est le livre le plus vendu au monde, mais il est aussi le livre le plus diffamé, incompris, calomnié, disputé et tordu par ceux qui s’en servent pour nourrir leur propre convoitise. Ceux qui l’utilisent ainsi proclament des doctrines diamétralement opposées à ses enseignements, car ces individus ne citent qu’une fraction de ses versets, selon leur convenance. Au lieu de prendre l’ensemble des Écritures pour instruire, ils se limitent à ce qui fait leur bonheur et tordent le vrai sens des Écritures en leur apportant leur propre interprétation. Pourtant, la Bible nous annonce la plus merveilleuse nouvelle qu’on puisse souhaiter. Celle de la disparition totale des gouvernements pourris de ce monde de Satan, et l’établissement du Gouvernement éternel de Dieu, sur cette terre, dans une paix sans fin.

Avez-vous déjà songé à méditer sur un tel changement précipité ? Il est sûrement venu, le moment de reconnaître cette bonne nouvelle, non seulement comme une possibilité, mais surtout comme une réalité absolue annoncée aux enfants de Dieu depuis plusieurs siècles. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette nouvelle d’un gouvernement mondial fut annoncée à un roi du monde quelques 500 ans avant la naissance de Jésus. Elle concerne le roi du premier empire mondial. Son nom était Nébuchadnetsar et la capitale de son royaume était Babylone, la plus belle ville de son époque. Une nuit, ce roi eut un songe remarquable, mais effrayant. C’était un de ces rêves qui demeurent imprégnés dans l’esprit, même au réveil, et dont on ne peut se défaire tellement il est impressionnant. Étant convaincu que ce rêve avait une signification particulière, le roi voulait en savoir son explication.

Nébuchadnetsar convoqua alors ses astrologues, ses chefs religieux, ses magiciens, ses conseillers et ses sages. Au lieu de leur raconter son songe, le roi décida de mettre en valeur toute cette précieuse connaissance de clairvoyance mise à sa disposition, en leur demandant d’abord de lui raconter son rêve, puis ensuite de l’expliquer. Les Chaldéens lui dirent : « Dis le songe à tes serviteurs, et nous en donnerons l’interprétation » (Daniel 2:4). Ceci mit le roi en colère et il dit aux Chaldéens : « La chose m’a échappé. Si vous ne me faites connaître le songe et son interprétation, vous serez mis en pièces, et vos maisons réduites en voirie » (v. 5). Inutile de dire que la panique s’est emparée d’eux, car jamais auparavant ont-ils eu une requête si difficile. Mais, même ayant leurs vies en danger, tous ces sages ne pouvaient pas exprimer au roi quel fut son rêve, encore moins le lui interpréter.

Parmi toutes les nations conquises par Nébuchadnetsar se trouvait le royaume de Juda dont la capitale était Jérusalem. Ces Juifs avaient été pris en captivité par les armées du roi et furent amenés de force dans le pays des Chaldéens pour devenir dès lors les esclaves du royaume. Mais le roi s’était choisi quatre jeunes Juifs brillants comme serviteurs personnels, et il leur avait accordé des postes importants à Babylone. Parmi eux se trouvait un jeune homme du nom de Daniel. Ces quatre jeunes furent arrêtés aussi et placés parmi les « sages » que Nébuchadnetsar voulait mettre à mort si son rêve n’était pas adéquatement expliqué. Daniel s’est alors approché du roi pour lui demander un peu de temps, promettant de lui transmettre la solution à sa demande. Les quatre jeunes Juifs ont prié Dieu et, durant la nuit, Dieu révéla le songe à Daniel dans une vision.

Le lendemain, Daniel se présenta devant le roi qui lui demanda s’il pouvait lui raconter son rêve et lui en donner l’interprétation. Daniel lui dit : « Le secret que le roi demande, ni les sages, ni les astrologues, ni les magiciens, ni les devins ne sont capables de le découvrir au roi. Mais il y a un Dieu dans les cieux qui révèle les secrets, et Il a fait connaître au roi Nébuchadnetsar ce qui doit arriver dans la suite des jours » (Daniel 2:27-28). Dieu avait donné directement au roi une prophétie qui devait commencer avec son royaume et s’échelonner sur des siècles jusqu’à l’établissement d’un dernier royaume couvrant la terre entière. Et, à la fin du verset 28, Daniel lui dit : « Voici ton songe et les visions de ta tête sur ta couche ». Avant de lui expliquer son rêve, Daniel lui confirme que son songe touchait des évènements futurs que Dieu avait décidé de révéler au roi. Mais Dieu avait aussi donné à Daniel l’interprétation de son rêve, afin que le roi comprenne ce qu’il avait rêvé.

Au verset 31, Daniel lui déclare : « O roi ! tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense et d’une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de la statue était d’or fin ; sa poitrine et ses bras étaient d’argent ; son ventre et ses hanches étaient d’airain ; ses jambes étaient de fer ; et ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. Tu regardais, jusqu’à ce qu’une pierre fut détachée sans le secours d’aucune main et frappa la statue dans les pieds, qui étaient de fer et d’argile, et les brisa. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle de l’aire en été ; et le vent les emporta, et il ne s’en trouva plus de vestige ; mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre » (vs 32-35).

On ne peut qu’imaginer quelle a dû être la stupeur de Nébuchadnetsar en écoutant Daniel lui décrire avec une parfaite exactitude ce rêve qu’il croyait bien être le seul à connaître. Nous avons ici une preuve sans équivoque que Dieu peut facilement juger au cœur, car Il lit dans les pensées des hommes, et rien ne peut Lui être caché, ni en bien, ni en mal. C’est une leçon ahurissante que les hommes devront apprendre un jour, et qu’ils apprendront avec stupéfaction, et sans doute avec honte, lors du Grand Jugement du Trône Blanc.

Mais que voulait dire tout cela ? Jusqu’ici Daniel venait de lui raconter son rêve en détail, mais maintenant Daniel s’apprête à lui expliquer que le songe du roi était une prophétie sur des évènements futurs. Il déclare donc à Nébuchadnetsar : « Toi, ô roi ! tu es le roi des rois, auquel le Dieu des cieux a donné le règne, la puissance, la force et la gloire … C’est toi qui es la tête en or. Et après toi il s’élèvera un autre royaume, moindre que toi ; puis un troisième royaume, qui sera d’airain et qui dominera sur toute la terre. Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer ; de même que le fer brise et rompt tout, ainsi, pareil au fer qui brise et met tout en pièces, il brisera et mettra tout en pièces. Et comme tu as vu les pieds et les doigts en partie d’argile et en partie de fer, ce sera un royaume divisé ; mais il y aura en lui de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l’argile ; et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie fort et en partie fragile. Quant à ce que tu as vu le fer mêlé à l’argile, c’est qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront pas unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile » (vs 37-43).

Notez bien, maintenant, ce qui doit arriver au verset 44 : « Et dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit ; et CE royaume ne passera point à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là [qui l’ont précédé], et lui-même subsistera éternellement ». Nous avons ici une prophétie annonçant des évènements futurs, qui doivent se terminer par la mise en place d’un gouvernement éternel qui ne sera pas dirigé par des mortels. Ce gouvernement sera établi par Dieu Lui-même. La valeur d’une prophétie ne se révèle que dans son accomplissement historique, au moment où elle prédit devoir survenir et de la manière qu’elle doit survenir. Sans son accomplissement dans les termes précis bibliques, c’est une fausse prophétie. Regardons alors le déroulement historique de ce que Daniel venait de déclarer au roi Nébuchadnetsar.

La prophétie commence au plus fort du règne de Nébuchadnetsar, où Dieu lui fait savoir qu’il est, en effet, la tête en or de cette statue. Mais un autre royaume devait remplacer la puissance de Babylone. Ceci est arrivé en 539 avant Jésus-Christ, alors que l’Empire médo-perse a envahi et vaincu la ville de Babylone avec son roi Cyrus en tête. Au verset 39, Dieu avait prédit : « Et après toi, il s’élèvera un autre royaume, moindre que toi ». Cet empire de Cyrus était intellectuellement et moralement inférieur en splendeur et en gloire au royaume babylonien, tout comme l’argent est inférieur en valeur comparé à l’or. Mais sa force militaire était beaucoup plus puissante, tout comme l’argent est un métal plus dur que l’or. Cette puissance mondiale à son époque a subsisté jusqu’au moment où, à son tour, elle devait céder sa place à un troisième royaume, qui serait d’airain.

Ceci s’est produit vers 330 av. J.-C., alors que l’Empire perse tomba aux mains de l’armée d’Alexandre le Grand, qui a envahi tout ce territoire pour en prendre l’unique possession. Mais l’Empire grec, sous Alexandre, a conquis encore plus de territoire que son prédécesseur. Sa puissance de frappe était supérieure aux Mèdes et aux Perses, tout comme l’airain est plus dur que l’argent, mais sa qualité morale était inférieure, tout comme l’airain a une valeur moindre que l’argent. Selon la tradition, il semblerait qu’après ses nombreuses conquêtes, Alexandre aurait pleuré à chaudes larmes parce qu’il ne lui restait plus de territoires à conquérir. Il serait mort découragé suite à une vie de débauche dans la fleur de l’âge. Ses quatre plus puissants généraux se sont divisés l’empire qui a subsisté jusque vers l’an 44 av. J.-C. Poursuivons donc notre étude de cette merveilleuse prophétie sur l’avenir que Dieu nous réserve.

Dans Daniel 2:40, le jeune prophète dit au roi : « Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer ; de même que le fer brise et rompt tout, ainsi, pareil au fer qui brise et met tout en pièces, il brisera et mettra tout en pièces ». L’histoire nous indique clairement que ce fut l’Empire romain. Cette puissance sous le règne de Jules César a non seulement englouti tout ce qui restait des quatre divisions de l’Empire gréco-macédonien d’Alexandre le Grand, mais s’est répandu dans plusieurs autres territoires connus du temps. L’Empire romain était la plus grande puissance militaire du monde de son époque. Il est décrit comme étant les deux jambes de fer de la statue. En effet cet empire avait deux divisions, avec la ville de Rome comme capitale occidentale et Constantinople (Istanbul aujourd’hui) comme capitale orientale. Ce quatrième empire avait donc englouti toutes les possessions des trois empires qui l’ont précédé.

L’histoire nous confirme que l’Empire romain, avec sa succession de Césars, a subsisté jusqu’en 476 apr. J.-C. et fut à son tour attaqué et vaincu par des armées barbares. Donc, à partir de sa chute, en 476, cet empire n’existe plus d’une manière officielle depuis ce temps. Mais son histoire est loin d’être terminée ! Au bout des deux jambes de la statue, il y avait deux pieds avec des orteils, nous indiquant une extension de ce même royaume vers une époque future où cette puissance renaîtra de ses cendres, pendant une courte période de temps, pour sombrer finalement dans le néant total pour l’éternité. Cette vérité n’est pas évidente dans le verset 33 de Daniel 2, mais il y a un petit bris dans le verset (;) ENTRE LES DEUX JAMBES DE FER et SES PIEDS EN PARTIE DE FER ET EN PARTIE D’ARGILE.

Regardons ensemble ce que Daniel déclare au roi, aux versets 41 à 43 : « Et comme tu as vu les pieds et les doigts en partie d’argile et en partie de fer, ce sera un royaume divisé ; mais il aura en lui de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l’argile ; et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie fort et en partie fragile. Quant à ce que tu as vu le fer mêlé à l’argile, c’est qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais [malgré ces alliances], ils ne seront pas unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile ». Ceci est définitivement une prophétie sur des alliances humaines futures dans les temps de la fin et non du temps de l’Empire romain de 46 av. J.-C. à 476 apr. J.-C.

Voici la preuve évidente que cette partie de la prophétie identifie les TEMPS DE LA FIN. « Et dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un [autre] royaume qui ne sera jamais détruit ; et CE royaume ne passera point à un autre peuple [comme les quatre précédents. Au contraire], il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même [le Royaume de Dieu] subsistera éternellement » (v. 44). Maintenant, nous arrivons à la plus belle partie de cette prophétie où Daniel, sous l’inspiration divine, nous explique de quelle façon ce Royaume éternel sera mis en place. Verset 45 : « Comme tu as vu que de la montagne une pierre s’est détachée sans le secours d’aucune main, et qu’elle a brisé le fer, l’airain, l’argent, et l’or… » Cette pierre qui frappera la statue n’est nulle autre que Jésus Lui-même. Car : « …ce Jésus est la pierre, qui a été rejetée par vous qui bâtissez, qui a été faite la principale pierre de l’angle » (Actes 4:11).

Il serait bon de noter que Pierre s’adressait aux Chefs du peuple, aux anciens et aux scribes, Anne, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de race sacerdotale (vs. 5-6). Pierre leur dit : « …par vous qui bâtissez… » ! Mais que bâtissaient-ils sans la pierre de l’angle ? Que bâtissaient-ils et qu’ils continuent encore aujourd’hui à bâtir sans Jésus ? Un gouvernement mondial sans Dieu, et avec leur propre messie ! N’est-ce pas évident et remarquable ? Même de son temps, Pierre savait déjà qu’ils formeraient, dans les derniers jours, le Nouvel Ordre Mondial, cette Babylone la Grande que Jésus viendra Lui-même frapper aux pieds.

Au retour de Christ, Il frappera cette statue babylonienne mondiale, qui sera le résultat d’une accumulation de conquêtes successives, de nations contre nations au long des siècles, au point de se déclarer dans les derniers jours le Nouvel Ordre Mondial. Sa domination, cependant, sera de courte durée, car Christ viendra frapper ce système diabolique dans les pieds, et toute la statue s’écroulera d’un seul coup. « Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle de l’aire en été ; et le vent les emporta, et il ne s’en trouva plus de vestige [complètement disparue] ; mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne [gouvernement mondial] et remplit toute la terre » (Daniel 2:35).

Notez bien ! Le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or sont brisés ensemble ! Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Simplement que les empires du monde ne se sont pas seulement succédés, mais ils ont été bâtis l’un sur l’autre et ont ainsi formé cinq étapes du même empire. Babylone, la tête en or, est toujours demeurée la tête qui conduisait le corps. Voilà pourquoi ce sont les mêmes Mystères de Babylone qui transparaissent et conduisent le monde jusqu’à ce jour. Ces Mystères surgiront au grand jour dans un dernier éclat de gloire sous la dictature du dernier Antichrist ! Le plus amusant dans tout cette histoire, c’est que la dernière apparition de la Bête, aussi puissante qu’elle paraîtra, sera pour Dieu la plus facile à anéantir spirituellement et physiquement, parce qu’elle ne sera pas unie. Et c’est justement dans sa partie la plus faible que Dieu va frapper lorsque Christ reviendra. Donc, toute la statue, Babylone la Grande, militaire comme religieuse, sera abattue en même temps !

Et Daniel termine cette explication au roi Nébuchadnetsar en l’assurant que cette prophétie n’était pas la sienne. Au contraire, Daniel lui déclare : « Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui arrivera ci-après. Le songe est véritable, et l’interprétation en est certaine » (v. 45, 2e partie).

Nous vivons présentement à l’époque où cette dernière résurrection de l’Empire romain se prépare depuis le projet de l’unification de l’Europe, sur l’emplacement même de cet empire, lors de sa chute en l’an 476. Le dernier tournant s’est amorcé lentement après la Deuxième Guerre Mondiale, avec la France, l’Angleterre et l’Allemagne de l’ouest, dans les années 1950. En 2004, l’Europe Unie est devenue une puissance composée de 25 nations, avec une population de près de 500 millions d’habitants. La porte demeure toujours ouverte pour accueillir la Turquie et d’autres très bientôt, et tout se fait sans tambour ni trompette, mais au vu et au su de tout le monde, sans opposition de nulle part ni de personne. Présentement, cette unification fonctionne un peu comme une association économique d’amis voulant s’entraider et utilisant déjà l’euro comme monnaie commune. Leur seul problème, pour le moment, semble être de trouver une façon équitable et acceptable de nommer un seul Président pour diriger cette association.

À la lumière de ce que nous savons déjà, ce ne sera vraiment pas un véritable problème quand le moment sera propice. Cet homme est peut-être déjà prêt dans les coulisses, attendant les circonstances appropriées  pour faire son apparition dans toute sa splendeur royale. Nous avons vu au début comment depuis 2 000 années, cette conspiration s’est préservée une étrange lignée royale juive. Lorsqu’ils présenteront leur messie au monde, ce Président antichrist, produira sûrement toute une série de documents confirmant son pedigree royal. En attendant, des livres comme Le Code Da Vinci ont été lancés sur le marché dans le but spécifique de préparer la population à cela. Et quand cet Antichrist sortira, le monde sera prêt à l’accueillir. Mais comment réussiront-ils cette fraude monumentale ?

Dieu nous annonce dans Sa Parole que la situation politique et économique dans les derniers jours sera telle qu’il se formera une alliance entre DIX de ces chefs de pays, derrière un despote appelé une bête par Dieu, et qui deviendra leur Président, pour former la plus puissante force militaire que la terre ait jamais connue. Et cette Union Européenne, avec ce grand nombre de pays dans son association, dominera pendant peu de temps, le monde entier. Du temps de Jésus, la structure de l’Empire romain était déjà rendue à sa sixième étape, ou six têtes dirigeantes différentes. (Voir notre message « D.017 L’Antichrist militaire à venir » pour de plus amples détails.) Cinq étaient déjà tombées et la sixième, celle des Césars, existait et dominait sur le monde de son temps. Voici ce que dit l’ange à Jean au sujet de la bête militaire avec sept têtes et dix cornes : « Ce sont aussi sept rois, cinq sont tombées ; l’un vit [les Césars], et l’autre [le septième et tout dernier] n’est point encore venu, et quand il sera venu, il ne doit durer que peu » (Apocalypse 17:10).

Cette alliance de dix rois aura cependant des problèmes aussi, car comme dans toutes les alliances humaines, certains pays étant plus puissants, voudront bénéficier d’avantages spéciaux normalement non disponibles aux plus faibles. Ils ne seront donc pas unis, tout comme l’argile ne peut pas se lier au fer. Nous avons vu au début, comment les chefs de pays qui ne sont pas juifs doivent appartenir à un des groupes occultes formés par eux. Dieu se rit de ces faux juifs, car il est fort possible que le fait qu’ils ne soient pas unis sera la conséquence d’une désunion ou mésentente au sein même de la juiverie, entre les antisionistes et les sionistes. Leur désaccord pourrait également venir de la part de hauts dirigeants Gentils, dont certains pourraient se révolter contre eux. Le pouvoir est entre les mains des sionistes, et les antisionistes dénoncent ce plan atroce visant à enrayer les Gentils de la surface de la terre. Car pour les Juifs sionistes, les non Juifs ou Goyim, ne sont que des animaux que Dieu aurait créés au service des Juifs, pour éventuellement les exterminer !

Au sujet de ces dix rois représentés comme dix cornes sur cette septième tête, l’ange déclare ceci à Jean : « Et les dix cornes que tu as vues, sont dix rois qui n’ont pas encore reçu l’empire ; mais ils auront la puissance comme rois, avec la bête, pour une heure [courte période] » (Apocalypse 17:12). Ces dix rois seront d’accord avec cet Antichrist car : « Ils ont un même dessein, et donneront leur puissance et leur autorité à la bête » (v. 13). Le livre de l’Apocalypse est la révélation par Jésus à Ses serviteurs de ce qui doit se passer juste avant Son avènement, et qui se soldera par l’établissement du Royaume de Dieu sur cette terre, qui ne sera plus jamais confiée à des mortels.

Comment le monde en arrivera-t-il à créer une telle catastrophe ? Laissez-moi vous raconter une anecdote. Elle débute ainsi : « Dans plusieurs pays, les crises économiques alimentent le désordre complet créant une situation de chaos social. Le chômage monte en flèche, et le produit national brut est en chute libre. Des millions de travailleurs, poussés au désespoir, n’envisagent que des années de peine et de misère à l’horizon. Mais, au travers de ce chaos épouvantable, une voix se fait entendre, offrant de l’espoir à tous ces millions de gens frustrés, leur promettant une période de prospérité et de paix. Cette voix crie qu’un nouveau gouvernement mettra de l’ordre dans tout ce désordre chaotique. Et ce gouvernement, déclare cet homme d’un ton rassurant, régnera sur la terre pendant 1 000 ans » ! Le moment de cette anecdote se situe au début des années 1930. Et la voix qui promettait toute cette prospérité pendant 1 000 ans était celle d’Adolf Hitler !

Ses promesses grandioses avaient séduit des millions de personnes, au point d’amener cet homme au pouvoir. Le 30 janvier 1933, cet ex-caporal de l’armée fut élevé au poste de chancelier de l’Allemagne, et le fameux « Troisième Reich » a pris naissance. S’appropriant une prophétie biblique, Hitler déclarait ouvertement que son accession au pouvoir déclenchait le début du glorieux Reich de mille ans — le Millenium de l’Apocalypse ! Très peu de gens, en 2005, semblent réaliser qu’Adolf Hitler se voyait comme le messie tant attendu qui établirait le Millenium tant prophétisé. Son Reich de 1 000 ans était la renaissance d’un vieux thème concernant la plus vieille institution politique en Europe, en place depuis quelques neuf siècles. C’est en 962 apr. J.-C. que le pape Jean XII couronna le puissant roi allemand, Otto, comme empereur. Cet évènement marquait le début du Sacrum Romanum Imperium Nationis Germanicae, le Saint Empire Romain de la Nation Allemande.

En 1933, Adolf Hitler s’est servi de cette crise économique pour se hisser au pouvoir en Allemagne, inaugurant ainsi l’étape du « Troisième Reich » dans l’histoire de son pays. Il devint donc évident que les ambitions de cet homme débordaient les frontières de sa propre nation. Hitler croyait fermement que son Reich régnerait un jour sur l’Europe entière, et de là il saisirait le pouvoir du monde entier. Il rêvait d’un Nouvel Ordre Mondial qui restructurerait le système mondial, avec M. Hitler en tête. Tout semblait bien se passer au début de sa campagne de conquêtes, en 1939, et plusieurs le croyaient invincible. Mais soudainement, en 1945, le rêve de cet homme d’établir un règne de mille ans sous la dictature allemande s’est écroulé. Et, selon la tradition, le « messie » lui-même se serait suicidé.

C’est malheureux à dire, mais Hitler et son Reich n’ont servi que de banc d’essai, ou d’un espèce de préambule préparatoire aux sionistes, afin de tester leur politique globale, retarder temporairement certains éléments essentiels de leur plan ultime et en mettre d’autres en place. Des millions de pauvres Juifs innocents furent sacrifiés sur l’autel de Satan pour installer la psychose mondiale de l’antisémitisme chez tous les peuples. Depuis ce temps, ce concept leur sert à merveille dans l’escalade de leur prise progressive du pouvoir. Il protège donc les sionistes, en leur donnant les coudées franches pour mener à exécution leur agenda secret final.

La prophétie biblique nous enseigne que le rêve des hommes de former un gouvernement mondial dirigé par l’homme existe toujours. La Révélation de Jésus nous dit que, dans les derniers jours, il y aura un dernier essai par un homme militaire sous la puissance même de Satan, qui tentera par la force de prendre le contrôle de la terre. En parlant de cet homme militaire, l’ange déclare à Jean que cette bête « …est elle-même un huitième roi ; elle vient des sept [résurrections de l’Empire romain], et s’en va en perdition » (Apocalypse 17:11). Dix rois de cette Union européenne auront les mêmes ambitions que lui, et lui garantiront leur puissance et leur autorité. (v. 13). Il deviendra tellement puissant que les gens l’adoreront en disant : « Qui est semblable à la bête, et qui pourra combattre contre elle ? » (Apocalypse13:4). En adorant la bête : « On adorera le dragon [Satan], qui avait donné son pouvoir à la bête » (v. 4).

La force militaire d’un dictateur moderne, fusse-t-il même un George W. Bush, n’impressionne personne et n’attire que le mépris du plus grand nombre. Alors, il est à douter que ce soit uniquement par sa force militaire que la Bête s’attirera l’adoration. Il sera incontestablement craint, et s’attirera le « respect » de ceux qui ne voudront pas devenir les victimes de sa colère. Pourquoi alors les peuples adoreront-ils la Bête ? La plupart des commentateurs bibliques sans oublier les nombreux télévangélistes, nous ont habitués à nous mettre en garde contre UN Antichrist appelé la Bête. La simple vérité révélée dans Apocalypse 13, nous prépare à voir DEUX Bêtes, une politique (v. 1-10) et l’autre religieuse (v. 11-17). L’Antichrist religieux ne se présentera pas au monde comme un homme ordinaire. Il aura une prestance inégalée quand il viendra sur scène, et fera croire aux gens qu’il a une ascendance divine, voir messianique.

Il sera capable d’impressionner les foules. « L’apparition de cet impie aura lieu avec la force de Satan, avec toute puissance, avec des prodiges et de faux miracles » (2 Thessaloniciens 2:9). Qui de nos jours n’est pas ébloui et impressionné par des miracles ? N’oublions jamais que Satan lui donnera  son pouvoir soudainement, donc son apparition se fera « avec toute puissance ». Notez comment les gens de nos jours sont de plus en plus attirés par le monde de l’ésotérisme. La sorcellerie mondiale atteindra son point culminant quant ce faux christ s’affichera avec des pouvoirs sataniques jamais égalés auparavant. Cette Bête religieuse « opérera de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes » (Apocalypse 13:13). C’est sans doute la principale raison pourquoi tant de millions de dollars sont engloutis présentement dans les effets spéciaux de nos films hollywoodiens.

On prépare le monde à des feux d’artifices diaboliquement extraordinaires. Malgré tous ces faux miracles, il sera quand même adoré « avec toutes les séductions de l’iniquité parmi ceux qui se perdent [spirituellement parlant], parce qu’ils n’ont point [encore] reçu l’amour de la vérité, pour être sauvés » (2 Thessaloniciens 2:10). Il sera très animé en tant qu’image de la Bête militaire, séduisant les gens pour qu’ils adhèrent à son système. « C’est pourquoi Dieu leur enverra un esprit efficace d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge » (2 Thessaloniciens 2:11). Pour ce beau travail il exigera sûrement l’adoration, sinon « elle fera mettre à mort tous ceux qui n’adoraient pas l’image de la bête » (Apocalypse 13:15). Et l’Antichrist militaire deviendra si puissant que personne ne voudra s’opposer à lui.

De plus, ce dictateur antichrist deviendra tellement imbu de son propre pouvoir qu’il s’attaquera avec ses armées à Christ Lui-même, lors de Son retour. « Ils combattront contre l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs, et le Roi des rois. Et ceux qui sont avec Lui [Jésus] sont les appelés, les élus et les fidèles » (Apocalypse 17:14). Ce dernier effort militaire sera alors aussi futile que tous les autres et se terminera par un échec total. La leçon de 6 000 années de tentatives humaines de créer une « utopie » ou un « millenium » ne peut pas réussir, et nous montre qu’elles sont donc vouées à l’échec. Le Millenium d’Hitler n’était qu’une contrefaçon de Satan pour remplacer le règne prophétisé de 1 000 ans, avec Christ en tête ! Et Hitler n’était que le précurseur d’un dernier « messie sauveur » humain, qui attend peut-être déjà dans les coulisses, l’heure propice pour faire son entrée triomphale sur la scène internationale.

Les Saintes Écritures sont pleines de prophéties explicites nous annonçant l’établissement d’un gouvernement mondial dans la paix. Il ne sera pas dirigé par des humains avec leurs lois humaines qui nous ont amenés au bord du gouffre chaotique actuel. Une situation où l’humanité entière risque grandement d’être complètement anéantie par toutes les incompétences de ces dirigeants qui prétendent avoir la capacité de nous apporter une paix éternelle. Les hommes ont eu toutes les chances, mais leurs solutions n’ont fait qu’accélérer la décadence et la destruction possible de l’humanité. Ils ont créé un climat de peur où les actes de terrorisme sont florissants et impunis. Les gens vivent dans un crainte continuelle d’être attaqués soudainement par des commandos sans scrupules qui n’ont aucun respect de la vie humaine.

On commence des guerres volontairement pour créer des emplois, sans se soucier le moindrement du sort de cette belle jeunesse qu’on utilise comme chair à canons. Mais les hommes apprendront ! Très peu de gens réalisent qu’au-delà de 80 % des prophéties de la Bible décrivent des évènements se reportant aux temps de la fin. C’est une époque vers laquelle nous nous dirigeons à grands pas. Ces prophéties sont, non seulement négligées par la majorité des gens, mais elles sont devenues la risée de plusieurs, qui ont entièrement rejeté l’existence même de Dieu. Jésus était le plus grand prophète que cette terre ait jamais vu. Malheureusement, plusieurs chefs religieux ont présenté Son enseignement, tout au long des siècles, comme quelque chose de simplement sentimental, n’ayant aucune relation directe avec ce monde, ses nations, ses gouvernements, sa société et la façon de vivre nos vies. Ce concept mielleux est complètement faux !

Le mot évangile veut dire « bonne nouvelle », et l’Évangile que Christ nous a donné parle de l’établissement futur d’un gouvernement mondial dans la joie, le bonheur et la paix. Une société où les nations ne prépareront plus la guerre, mais travailleront en harmonie, tout en coopérant ensemble à une prospérité collective, où la faim n’existera plus. Le Royaume de Dieu sera un véritable gouvernement établi sur cette terre et non une espèce de sentiment euphorique dans le cœur des êtres humains. La fausse notion prêchée par trop de ministres est celle de pouvoir aller au ciel, où les élus passeront leur temps à se promener sur des nuages durant l’éternité en jouant de la harpe. Jésus est destiné à être le Grand Roi dans ce Gouvernement qu’Il viendra Lui-même établir. L’ange Gabriel a dit ceci à Marie : « Tu concevras et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom JÉSUS. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. Il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et il n’y aura point de fin à Son règne » (Luc 1:31-33).

Le trône de David était sur cette terre et non au ciel. Jésus S’en vient pour régner sur ce trône ! Devant Pilate, Jésus lui a déclaré qu’au moment où celui-ci Le jugeait, Son Royaume n’était pas encore établi ici-bas. « Alors Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis [en effet] ; Je suis roi, Je suis né pour cela, et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est dans la vérité écoute Ma voix » (Jean 18:37). Donc, parmi toute la vérité que Jésus est venu nous apporter, se trouvait cette vérité fondamentale qu’Il est descendu du ciel pour venir dans le monde, et Il est né pour devenir ROI ! Quand Christ reviendra dans toute Sa gloire pour Se saisir de tous les gouvernements de la terre entière, regardez ce qui sera inscrit sur Son vêtement : « Sur son manteau, et sur sa cuisse, il portait ce nom écrit : ROI DES ROIS, et SEIGNEUR DES SEIGNEURS » (Apocalypse 19:16). Jésus revient comme Roi de la terre entière !

Que verra Jésus lors de Son retour ? « Et je vis la bête [militaire], et les rois de la terre avec leurs armées, assemblées [à Armageddon], pour faire la guerre à Celui [Jésus] qui était monté sur le cheval, et à Son armée » (Apocalypse19:19). Quel sera Son premier geste ? Verset 20 : « Et la bête fut prise [Antichrist militaire], et avec elle le faux prophète [Antichrist religieux], qui devant elle avait fait des prodiges, par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête, et qui avaient adoré son image ; tous deux furent jetés vifs dans l’étang de feu brûlant, dans le soufre ». Fini le chef militaire et fini le chef religieux à son image, qui l’appuyait dans toutes ses conquêtes. Pour ce qui est des armées assemblées contre Jésus : « Et tout le reste fut tué par l’épée qui sortait de la bouché de Celui qui était monté sur le cheval ; et tous les oiseaux furent rassasiés de leur chair » (v. 21). Fini les armées de la terre et toute la violence qu’ils auront causée.

Jésus viendra établir une « nouvelle société » dans laquelle Ses élus dirigeront les nations qui survivront à cette tribulation épouvantable, comme la terre n’a jamais connu et ne connaîtra plus jamais. Les gens apprendront enfin à vivre en paix, sans jamais avoir peur d’un acte de terrorisme ou d’une attaque nucléaire par un chef de pays en démence. Ils travailleront ensemble, heureux et dans la joie, vers un but si grandiose qu’on ne peut qu’en rêver pour le moment. Dieu promet l’immortalité à ceux qui veulent vivre selon Ses lois. À ceux-là, Dieu promet aussi de les accueillir dans Sa Famille en tant qu’Enfants de Dieu. Et Sa récompense ultime : PARTAGER AVEC SES ENFANTS L’UNIVERS ENTIER QU’IL A CRÉÉ ! Voici la grâce que je souhaite à tous ceux qui veulent faire Sa volonté.




D.180 – La Connaissance Divine au Service de Jésus

 

Par : Joseph Sakala

Les humains en général ont cette soif insatiable d’accumuler beaucoup de connaissances. Et c’est tout à fait bien, car la connaissance nous ouvre des portes. Au travail, par exemple, elle peut nous procurer des avantages financiers nous permettant d’acheter certaines douceurs de la vie. Plus notre connaissance augmente, plus nos horizons s’ouvrent sur une panoplie de découvertes intéressantes. Tout devient subitement possible ! Les plus belles découvertes ont été réalisées par des gens qui, ne sachant pas que c’était impossible, l’ont simplement fait. Je ne parle pas de rêveurs, ici, car les rêveurs ne vivent vraiment pas, puisqu’ils sont trop souvent inconscients du fait que la vie ne naît que de la réalité.

Avec une bonne connaissance, même nos conversations deviennent plus animées. Avez-vous déjà remarqué comment on peut se sentir incommodé parmi un groupe où nous connaissons les réponses sur certains sujets, mais personne ne nous demande de formuler notre opinion, alors qu’on voudrait tellement la partager ? Occasionnellement, nous avons aussi tendance à associer connaissance avec sagesse, car nous croyons que la sagesse provient directement de notre vécu. J’aimerais préciser qu’il est question ici d’attributs purement humains, utilisés quotidiennement dans notre travail, ainsi que dans nos autres activités et loisirs.

Il existe, cependant, une énorme distinction entre ces deux qualités, voire au niveau physique. La connaissance peut se résumer à une accumulation d’informations, tandis que la sagesse devient la bonne utilisation de cette information afin d’atteindre le maximum avec cette même connaissance. Je voudrais me faire comprendre clairement en vous citant un exemple. Un individu peut étudier pendant plusieurs années pour devenir un très bon comptable. Cette partie s’appelle la connaissance. Mais supposons qu’il utilise cette connaissance dans le but de manipuler les livres de la compagnie de son employeur pour le frauder. Ce manque flagrant dans le juste usage de son expertise dévoile aussi son manque évident de sagesse.

Nous allons nous concentrer, dans ce message sur la connaissance — mais plus précisément sur le don divin de la connaissance — au service de Jésus-Christ, notre Seigneur. Dans 1 Corinthiens 12:4-6, Paul nous dit : « Or, il y a diversité de dons, mais un même Esprit. Il y a aussi diversité de ministères, mais un même Seigneur ; il y a aussi diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu, qui opère toutes choses en tous ». Paul nous donne un résumé de la structure de l’Église que Christ avait fondée et la façon dont l’Esprit de Dieu la fait fonctionner au travers de la diversité des dons, des ministères et des différentes opérations. Notez maintenant ce que Paul déclare au verset 7 : « Or la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun [sans exception] pour l’utilité commune ».

Paul confirmait aux Corinthiens les paroles identiques de Pierre qui, le jour de la Pentecôte, avait dit ceci à ceux qui avaient été touchés par son sermon : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2:38). Le Saint-Esprit, en plus de vivre dans le converti, lui octroie aussi un don. Et Paul nous déclare que la manifestation de l’Esprit se confirme au travers du don de chacun, car c’est l’Esprit qui agit dans cette personne pour le bien de tous. Puisque chaque converti, au baptême, reçoit un don, ce don doit alors se manifester dans le comportement de ce chrétien. Aux Romains convertis, Paul a déclaré ceci : « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair [comme les non convertis], mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui » (Romains 8:9).

J’aimerais proposer une toute petite complication à ceux qui prêchent présentement une « trinité » formée de Dieu le Père, Jésus, et le Saint-Esprit. Nous voyons clairement dans ce verset, que Paul nous parle aussi de l’Esprit de Dieu ainsi que l’Esprit de Christ. Donc, nous voilà avec Dieu le Père, l’Esprit de Dieu, Christ, l’Esprit de Christ, et le Saint-Esprit. Pas une « trinité », mais plutôt un « quintuplé ». Soit que Dieu est UN et que Paul comprenait parfaitement ce qu’Il enseignait, et nos professeurs de la « trinité » ont complètement dévié de la vérité divine ; ou soit que Paul s’est mal exprimé et que les théologiens ont découvert une trinité si bien cachée, que même les apôtres ne l’ont jamais clairement expliquée, ni comprise. Ces théologiens semblent s’être donné comme mission de corriger les « erreurs » dans les lettres de Paul.

Au sujet de ces érudits, Pierre nous dit : « Croyez que la longue patience de notre Seigneur est votre salut, comme Paul notre frère bien-aimé vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée ; et comme il [Paul] le fait dans toutes ses épîtres, quand il parle de ces choses ; parmi lesquelles il en est de difficiles à entendre, que les personnes ignorantes et mal assurées tordent, comme les autres Écritures, à leur propre perdition » (2 Pierre 3:15-16). Sachez que la valeur d’un professeur se mesure à la personnalité et la compétence de ses élèves. Essayez maintenant de vous faire expliquer clairement par ces enseignants érudits comment trois personnes distinctes peuvent former une personne distincte, et vous découvrirez assez rapidement la vraie valeur de ces maîtres pédagogues et celle de leurs élèves.

Revenons, cependant, à la Parole de Dieu et aux dons que l’Esprit de Dieu distribue à chaque converti selon Son bon désir. Nous allons percevoir que le don que chaque chrétien reçoit doit être utilisé pour le bien commun de tous ceux qu’il ou elle côtoie. Mais quels sont ces dons que le Saint-Esprit donne au baptême ? Ils sont énumérés dans 1 Corinthiens 12:8-10. Au verset 9 : « La parole de science est donnée à l’autre par le même Esprit ». Voici le don qui nous intéresse en particulier dans ce message. L’expression « parole de science » est utilisée dans le contexte spirituel de « savoir, connaissance, compréhension, érudition », et s’applique particulièrement à tout ce qui touche la Parole de Dieu. Après avoir énuméré les dons, Paul nous dit, au verset 11 : « Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il Lui plaît ».

Un chrétien qui déclare n’avoir reçu aucun don n’a pas encore saisi la pure réalité que, sans aucun don, il est stérile, spirituellement parlant. Comme un arbre fruitier qui ne produit aucun fruit. En effet, Dieu n’appelle pas Ses Élus pour ne rien faire. Les membres de l’Église doivent porter des fruits, et ils sont jugés depuis toujours selon leurs œuvres, produits à même les dons distribués par le Saint-Esprit. Jésus Lui-même a déclaré ceci au sujet de Son avènement : « Or, voici, Je viens bientôt, et j’ai mon salaire avec moi, pour rendre à chacun selon que ses œuvres auront été » (Apocalypse 22:12). Donc celui qui ne croit pas avoir reçu de don s’illusionne sur son propre appel. Sur quelles œuvres sera-t-il jugé par Christ ? Le chrétien doit absolument porter des fruits !

Jésus nous a dit qu’on doit reconnaître un faux prophète à ses fruits. Car ce sont des loups ravisseurs qui se déguisent en brebis de Christ (Matthieu 7:15). Si le faux prophète est reconnaissable à ses fruits, combien plus le chrétien qui est guidé par le Saint-Esprit ! Avec la connaissance de la Parole divine, nous devons aussi manifester une certaine sagesse dans la bonne application de cette parole de connaissance. Donc, ce don permet au croyant de rechercher la vérité d’une façon systématique, afin de pouvoir réunir ces enseignements au moment propice, soit pour instruire ou pour corriger, selon les circonstances. Au travers de ses études, le chrétien doit acquérir la capacité de pénétrer en profondeur dans la vérité divine. Puisque ce don vient de Dieu, il nous apporte la transmission des pensées de Dieu selon Son bon désir. Une telle connaissance ne peut pas se découvrir par la simple raison humaine.

Dieu a inspiré l’apôtre Paul de nous expliquer ce phénomène surnaturel. Dans 1 Corinthiens 2:11, Paul pose la question suivante : « Car qui est-ce qui connaît ce qui est en l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? ». En d’autres mots, comment pouvons-nous savoir ce que nous savons ? Simplement parce qu’il y a un esprit dans l’homme qui lui inculque l’intelligence pour exécuter et comprendre des choses physiques. Prenons l’exemple de deux individus. Un est chef cuisinier, tandis que l’autre est ébéniste. Ce qui les rend différents, c’est leur profession. Ce qui les rend pareils, cependant, c’est leurs talents dans deux domaines complètement différents. Ces deux individus peuvent accomplir leur travail chaque jour avec des idées innovatrices et maintenir continuellement cette passion pour leur art. L’esprit dans l’homme produit cela ; c’est du talent !

Même si nos talents nous viennent de Dieu, la Bible n’est pas le livre pour nous dévoiler comment les découvrir. On les découvre par l’imagination créatrice constamment en marche dans l’individu, et que la personne reçoit dès sa naissance. La Bible nous dévoile que c’est cela que de connaître les choses de l’homme par l’esprit de l’homme qui est en lui. Mais regardons maintenant la déclaration de Paul dans la deuxième partie du verset 11 : « De même aussi, personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu ». Vous avez, dans ce petit bout de verset, une autre preuve incontestable que la TRINITÉ n’existe pas au niveau divin. Car, autant l’esprit dans l’homme est associé à l’homme comme faisant partie de lui, autant l’Esprit de Dieu est associé à Dieu, faisant aussi partie de Lui, et non une autre personne sous forme d’une entité séparée de Lui.

Ce que Paul nous déclare aussi dans ce verset, c’est qu’il est impossible pour un homme de connaître la pensée de Dieu par ses propres moyens, car seul l’Esprit de Dieu connaît « ce qui est en Dieu ». Donc, pour connaître la pensée de Dieu, il faut absolument que l’Esprit de Dieu vienne la révéler à l’esprit de l’homme. C’est exactement ce que Paul nous dit dans 1 Corinthiens 2:10 au sujet des choses de Dieu : « Mais Dieu nous les a révélées par Son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu ». Saviez-vous qu’un simple chrétien converti à Christ peut connaître des choses spirituelles qui échappent entièrement à certains théologiens, nonobstant leurs nombreuses années d’études collégiales ? N’essayez surtout pas de leur dire cela, car ils vont rire de vous. Pour ces érudits, tout se mesure par les diplômes accrochés au mur, et plus ils en possèdent, plus ils croient connaître la Parole de Dieu.

Saviez-vous aussi que bon nombre de théologiens sont également des athées ? Comment voulez-vous que l’Esprit de Dieu révèle les choses de Dieu à un athée qui refuse de croire en Dieu et ce que Dieu dit ? J’ai lu la thèse d’un théologien concentrée à définir si Jésus, par Son style de vie, était Sadducéen, Essénien ou Pharisien. Pas une seule fois, dans l’exposé qui lui a pourtant procuré son diplôme, a-t-il traité de la divinité de Christ. Cette sorte de connaissance superficielle sur Notre Sauveur a très peu de valeur spirituelle. Car, en négligeant de mettre l’emphase sur la divinité de Jésus, sa thèse n’avait absolument rien à voir avec la mission première de Christ qui était de payer, par Son sang versé, la rançon du péché. Pourtant, cet homme avait un talent naturel d’écrivain très développé. Il connaissait des choses sur Jésus que toute personne pourrait aisément connaître, et ce SANS le Saint-Esprit.

Mais quand l’Esprit vit dans un individu, Dieu lui révèle une compréhension nouvelle de Sa Parole par la pensée, et cette transmission se fait directement, sans intermédiaire. Dieu avait prédit ce phénomène spirituel à plusieurs endroits dans les Saintes Écritures. Dans Joël 2:28-29, Dieu nous dit : « Et il arrivera après ces choses, que Je répandrai Mon Esprit sur toute chair…..et même sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours-là, Je répandrai Mon Esprit ». Pierre s’en souvenait et il a pleinement mis cette puissance en évidence dans son discours le Jour de la Pentecôte. Aujourd’hui les humbles serviteurs de Christ comprennent et acceptent toujours ce principe spirituel si bien énoncé par la bouche de Dieu.

La Parole de Dieu ne change pas ; ce qui change, c’est la meilleure compréhension de cette Parole. Soudainement, ce chrétien converti peut saisir des choses que même un autre chrétien converti n’a pas encore comprises. Essayez d’expliquer cela à quelqu’un d’orgueilleux, imbu de SA connaissance ! Voilà pourquoi, à maintes reprises, Paul nous dit de ne pas nous comparer les uns aux autres entre chrétiens. L’idéal serait plutôt de partager notre connaissance avec les autres en toute humilité. « Or la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune » (1 Corinthiens 12:7). Le plus beau métier du chrétien est celui d’unir les gens, et quand on fait ce qu’on peut, avec l’Esprit de Dieu, on fait ce qu’on doit faire. De cette façon, toute l’Église grandit ensemble dans la connaissance divine.

Puisque la connaissance ne peut aider les autres que lorsqu’elle est communiquée, Paul met de l’emphase sur « la parole de connaissance » comme un outil pour enseigner aux autres. Donc, la connaissance et la capacité de l’enseigner à d’autres font partie intégrante du même don. Nous vivons dans une société à caractère anti-intellectuelle, qui accorde une importance supérieure à l’accumulation de beaucoup de connaissances et d’expériences personnelles, sans vouloir nécessairement les partager pour en aider d’autres. Ensuite, ces gens se glorifient en étalant leurs nombreux titres et diplômes pour impressionner le monde. Ces individus se lancent fréquemment dans une carrière d’enseignants.

Mais, même garnie de toute cette connaissance sur les sujets qui leur ont procuré tous ces diplômes, elle est souvent isolée à cause de l’incapacité de ces érudits à transmettre cette information à leur auditoire. Certains professeurs sont des enseignants formidables. D’autres, par contre, donnent nettement l’impression d’être tellement emballés dans leur sujet, qu’ils sont les seuls à comprendre ce qu’ils tentent d’enseigner. Rien ne sert d’avoir raison si on a raison tout seul. Une telle connaissance s’avère peu utile, simplement parce qu’elle reste amoncelée seulement dans la mémoire du professeur. Elle ne peut jamais être utile si elle n’est pas utilisée. Ce même principe s’applique aussi à la connaissance divine, car pour aider les autres elle doit absolument être communiquée.

Le chrétien doit sûrement mettre de l’emphase sur l’importance de la parole de connaissance divine, mais toujours dans un contexte de foi chrétienne, en l’utilisant au service des autres. Et il ne faudrait pas nourrir cette crainte constante de se tromper. Rappelons-nous toujours que c’est celui qui ne fait rien qui ne se trompe jamais. Il ne faudrait pas pour autant négliger l’apprentissage, mais plutôt utiliser l’expérience avec la connaissance, afin de diriger notre zèle selon la volonté de Dieu. Pour le chrétien, il devient important de comprendre qu’il existe quatre doctrines de base qui doivent régir l’orientation de notre pensée, combinées avec l’importance de bien utiliser la connaissance.

La première doctrine est celle de la création. Elle nous enseigne que l’homme et la femme ont été créés à l’image de Dieu. Nous ne sommes pas le résultat d’une évolution quelconque du singe ou tout autre animal. Nous sommes des êtres rationnels et intelligents, contrairement aux animaux que Dieu a créés selon leur espèce et non à Son image. « Puis Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bétail, reptiles et animaux de la terre selon leur espèce ; et cela fut ainsi » (Genèse 1:24). Dans le cas des humains, c’était complètement différent. « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre » (v. 26). Tout a été créé pour être au service de l’homme.

Nous avons la capacité de penser, d’apprendre, de formuler des plans, de communiquer ces informations aux autres, de décider et d’agir. Aucun animal ne peut faire ces choses. On attribue trop souvent de l’intelligence aux animaux alors qu’en réalité, ils agissent purement par instinct. Mais pas les humains, parce que Dieu nous a ajouté un élément qu’aucun animal ne possède. Et quel est cet élément ? « Ainsi a dit l’Éternel, qui a étendu les cieux, qui a fondé la terre, et qui a formé l’esprit de l’homme au-dedans de lui » (Zacharie 12:1). Pas l’évolution ; DIEU ! « Mais c’est l’esprit qui est dans les hommes, c’est le souffle du Tout-Puissant qui les rend intelligents » (Job 32:8). Donc, c’est l’esprit dans l’homme qui lui inculque l’intelligence. Si seulement les hommes de science, avec tous leurs diplômes, pouvaient comprendre cela !

La deuxième doctrine est celle de la révélation divine. Cette doctrine dévoile au chrétien la possibilité de saisir la pensée de Dieu. Par l’Esprit, Dieu transmet Sa pensée dans notre pensée. Cette manifestation se fait littéralement, un peu comme une lumière qui s’allume, et où on découvre une nouvelle compréhension d’un passage biblique par cette révélation divine. Cette révélation divine peut aussi se manifester dans la résolution d’un problème personnel. Avez-vous déjà vécu une situation où vous êtes en face d’un problème sans solution apparente ? Vous priez Dieu de vous aider et, subitement, comme par un pur hasard, la solution vous apparaît. Elle est, non seulement claire, mais simple en plus. On a quasiment envie de crier : « Merci, mon Dieu, mais comment as-Tu fait ça si rapidement ? »

La troisième doctrine est celle de la rédemption. Cette doctrine nous enseigne que nous avons accès à une vie renouvelée, à cause du sacrifice de Christ. Au baptême, lors de l’imposition des mains, Dieu, nous ayant lavés de tous nos péchés, met Son Esprit en nous, et nous place sous Sa grâce. Le Nouveau Testament nous dévoile cependant que le baptême du Saint-Esprit ne se fait pas toujours lors du baptême d’eau ! Nous avons un exemple classique avec Corneille et sa famille qui avaient manifestement reçu le don du Saint-Esprit avant leur baptême. Ce qui avait surpris Pierre n’était pas le fait que Corneille avait le Saint-Esprit, mais plutôt que l’Esprit avait été donné à un Gentil, un précédent dans l’Église, qui jusque-là était composée seulement d’Hébreux.

Peu importe quand Dieu décide de donner Son Esprit à quelqu’un, ce qui est important de reconnaître, c’est qu’à ce moment précis, nous devenons, à Ses yeux, Ses enfants engendrés spirituellement pour Son Royaume. Et Dieu ne nous laisse pas orphelins ; au contraire, Il nous donne les Saintes Écritures par lesquelles nous apprenons comment grandir en grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus. Ces instructions nous montrent aussi comment mettre cette connaissance divine en pratique dans notre vie quotidienne. Le Saint-Esprit est la puissance même de Dieu en nous, et qui nous guide dans la compréhension de ce que l’Écriture veut nous révéler.

Dans les différentes églises du monde, une personne peut passer par deux ou trois onctions dans son élévation au niveau hiérarchique de sa dénomination. Alors, on pourrait poser la question suivante : « Un individu peut-il recevoir plus de Saint-Esprit qu’un autre » ? Peut-il recevoir une double portion du Saint-Esprit ? Dieu ajoute-t-Il une autre quantité de Son Esprit à chaque onction ? Certains groupes l’enseignent avec conviction. Est-ce vraiment comme cela que ça se passe ? Pas du tout ! Le Saint-Esprit est la puissance même de Dieu. Elle ne se mesure pas, ne se voit pas et ne se pèse pas. Ce qu’on peut voir, c’est le témoignage de cette puissance dans l’individu avec qui Dieu travaille et qui veut bien se laisser guider par elle. Ce qui augmente en réalité, c’est la capacité de la personne à utiliser la puissance du Saint-Esprit, et ce, dans sa connaissance accrue par ce même Esprit.

Actes 6:1 « En ce temps-là, comme les disciples se multipliaient, il s’éleva un murmure des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour ». Donc, dès les débuts de l’Église, Satan avait déjà inspiré un préjugé chez les Hébreux dans la distribution de la nourriture et les autres denrées aux nouveaux convertis. Les apôtres réagissent immédiatement. Verset 2 : « C’est pourquoi les douze, ayant convoqué la multitude des disciples, leur dirent : “Il ne convient pas que nous négligions la Parole de Dieu, pour le service des tables” ». Imaginez qu’en plus d’instruire ces chrétiens, les apôtres servaient aux tables. L’Église croissait et il était évident que les apôtres, étant débordés d’ouvrage, avaient besoin d’aide. Il fallait donc restructurer l’organisation physique de l’Église.

Verset 3 : « Choisissez donc, frères, sept hommes d’entre vous, dont on rende bon témoignage, pleins d’Esprit-Saint et de sagesse, à qui nous confiions cet emploi ». Notez que ceux qu’on voulait choisir devaient être pleins d’Esprit-Saint avant d’être choisis. Verset 4 : « Quant à nous [les apôtres], nous vaquerons à la prière et au ministère de la Parole ». Au verset 5, nous voyons que « cette proposition plût à toute l’assemblée », et c’est ainsi qu’ils ont nommé les premiers diacres dans l’Église. Parmi ces élus était Étienne, un homme plein de foi et du Saint-Esprit. Étienne a par la suite fait de grands prodiges et miracles à Jérusalem. Ceci dérangeait beaucoup les autorités en place, alors, pour le faire taire, on l’a lapidé. Il y avait aussi Philippe qui, à son tour, a fait de grands miracles en Samarie. Il a aussi enseigné et baptisé l’eunuque éthiopien.

Ayant alors choisi les sept diacres, nous voyons, au verset 6 : « Et ils les présentèrent aux apôtres, qui, en priant, leur imposèrent les mains ». Remarquez bien qu’il n’est fait aucune mention, ici, que ces sept auraient reçus une portion additionnelle du Saint-Esprit. Au contraire, la raison pour laquelle ces hommes avaient été choisis, c’est qu’on rendait déjà d’eux un bon témoignage, car ils étaient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse. Tout ceci leur avait été donné comme un don lors de leur baptême. Nous pouvons déduire dans cette circonstance, que l’imposition des mains ne servait pas à transmettre le Saint-Esprit, mais plutôt à demander à Dieu une consécration de ces hommes pour un poste spécial.

Il devient évident que, même avant l’imposition des mains, ces nouveaux ordonnés accomplissaient déjà beaucoup de bonnes œuvres dans la congrégation. L’onction avait alors pour but de les confirmer simplement dans leur diaconat d’une manière officielle. Lors du baptême, on impose les mains au nouveau converti pour le consacrer comme faisant partie du Corps de Christ. La personne vraiment convertie a déjà été baptisée de l’Esprit auparavant, par Dieu Lui-même. Le baptême d’eau, devient alors un symbole visible par lequel l’Église reconnaît officiellement ce que Dieu a déjà effectué chez cette personne. N’oublions jamais que Dieu juge au cœur et non aux apparences. Il serait alors mal avisé de juger un autre comme n’ayant pas reçu le Saint-Esprit à cause de l’absence apparente de fruits, même après avoir reçu le baptême d’eau et l’imposition des mains.

Dieu seul connaît les siens et travaille d’une façon entièrement différente avec chacun. La profondeur de la circoncision du cœur d’un vrai converti se manifeste beaucoup plus dans son humilité que dans ses exploits extravagants. « Voici à qui Je regarde, dit l’Éternel : à celui qui est humble, qui a l’esprit abattu, et qui tremble à Ma Parole » (Ésaïe 66:2). Dieu peut accomplir énormément plus avec ce genre de chrétien. Ceux qui font de grandes choses pour impressionner sont loin d’impressionner Dieu. Jésus nous a dit : « Quand donc tu feras l’aumône [ou n’importe quelle bonne œuvre], ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues [églises], et dans les rues [journaux, télé], afin qu’ils en soient honorés des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent [déjà] leur récompense » (Matthieu 6:2).

Revenons cependant sur la question du Saint-Esprit. N’est-il pas écrit qu’Élisée avait reçu une double portion du Saint-Esprit quand il a pris la relève d’Élie ? Allons voir ce passage dans 2 Rois, où le ministère d’Élie devait passer à Élisée. Le contexte de l’histoire de 2 Rois 2:1-7 nous décrit comment les fils des prophètes à Jéricho ont commencé à provoquer le pauvre Élisée avec le départ d’Élie en lui disant : « Sais-tu qu’aujourd’hui l’Éternel va t’enlever ton maître ? » (v. 5). Ces deux hommes de Dieu arrivent au bord du Jourdain et, au verset 8 : « Élie prit son manteau, le plia et en frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là ; et ils passèrent tous deux à sec ». Verset 9 : « Quand ils eurent passé, Élie dit à Élisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Élisée répondit : Que j’aie, je te prie, une double portion de ton esprit ».

Élisée voulait une protection additionnelle contre tous ces fils de prophètes qui commençaient vraiment à lui taper sur les nerfs. Alors il croyait que cette protection se trouverait dans une double portion de l’esprit d’Élie. On voit qu’Élisée ne se sentait pas assez ferré pour prendre la relève d’Élie, et aurait voulu posséder le double de la connaissance spirituelle que Dieu avait accordée à Élie. Remarquez maintenant sa réponse à la demande d’Élisée, au verset 10 : « Tu demandes une chose difficile ». Élie savait fort bien que le Saint-Esprit ne se donnait pas en portions double ou triple. Il comprenait sûrement qu’il était question de sa connaissance spirituelle.  Mais comment lui répondre, tout en le rassurant ? Élie lui propose une condition, dans la deuxième partie du verset 10 : « Si tu me vois enlever d’avec toi, il t’arrivera ainsi ; sinon, cela n’arrivera pas ». Les mots clés dans cette condition sont « voir enlever ». Il fallait absolument qu’Élisée voie Élie clairement pendant qu’il montait dans le tourbillon, si sa demande devait être honorée. Sinon, elle ne le serait pas. Verset 11 : « Et comme ils continuaient leur chemin et s’entretenaient en marchant, voici, un char de feu, et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre. Et Élie monta aux cieux dans un tourbillon ».

Pour ceux qui ont déjà été impliqués dans une tornade ou que vous l’ayez vu dans une dépêche télévisée, vous savez sûrement ce qu’un tourbillon peut produire. Élisée a vu précisément la même chose. Verset 12 : « Et Élisée le regardant, criait : Mon père, mon père, char d’Israël et sa cavalerie ! » Mais pourquoi Élisée criait-il ainsi ? Regardez vous-mêmes la deuxième partie du verset : « Et il ne le vit plus ». C’était pourtant la seule condition offerte par Élie pour obtenir une double portion de son esprit. Pauvre Élisée, comment pouvait-il maintenant affronter tous ces fils de prophètes ? Tout découragé : « Et saisissant ses vêtements, il les déchira en deux pièces. Puis il releva le manteau qu’Élie avait laissé tomber de dessus lui ; et il s’en retourna et s’arrêta sur le bord du Jourdain » (vs 12-13). C’est tout ce qui lui restait d’Élie : son manteau.

Au bord du Jourdain, dans un geste de désespoir, au verset 14 : « Élisée prit le manteau qu’Élie avait laissé tomber de dessus lui ; il en frappa les eaux et dit : Où est l’Éternel, le Dieu d’Élie ? » Ne sommes-nous pas tous un peu comme cela quand nous passons par une période de découragement ? Mais Dieu, voyant sa peine, a agi immédiatement pour rassurer Élisée que lui aussi avait le Saint-Esprit. Alors, nous voyons dans la dernière partie du verset 14 que : « Lui aussi il frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là, et Élisée passa ». Les fils des prophètes ont-ils été impressionnés ? Verset 15 : « Quand les fils des prophètes qui étaient à Jérico, vis-à-vis, l’eurent vu, ils dirent : L’esprit d’Élie repose maintenant sur Élisée. Et ils vinrent au-devant de lui, se prosternèrent en terre devant lui. » Ils voulaient même envoyer cinquante hommes vaillants pour tenter de retrouver Élie, de peur qu’il lui soit arrivé un malheur quelconque dans les montagnes avoisinantes.

Lors de notre conversion, quand Dieu a mis Son Esprit en nous, Il ne S’est pas divisé en plusieurs morceaux. L’Esprit de Dieu remplit l’univers et peut travailler dans tous les convertis en même temps, car Dieu n’a pas à Se déplacer comme nous, qui sommes physiques. Quand Dieu observe Ses Serviteurs, qui doivent être la « lumière du monde » dans leur propre cheminement vers le Royaume, combien de lumières voit-Il ? Une seule, car c’est le même Esprit qui agit en tous en même temps ! Le Père vivait en Jésus-Christ ! Est-ce que Christ était deux avec le Père ? Vous ne trouverez cela nulle part dans la Bible. Jésus était UN avec le Père, car Jésus savait qu’Il était la manifestation physique de la Parole de Dieu en chair. ÉMMANUEL ! Dieu parmi les hommes !

Donc, si l’Esprit de Dieu vit en nous, nous avons, voire dans cette chair, le privilège unique d’être spirituellement un avec le Père et un avec Christ en même temps, car le Père et le Fils ne forment qu’un, pas deux. Dieu nous a placés sous Sa grâce, et notre travail consiste à demeurer dans la foi en persévérant jusqu’à la fin de notre vie. Le Nouveau Testament en particulier est notre livre d’instruction sur la façon de parvenir au salut éternel. Le Saint-Esprit en nous est notre seule assurance vers l’immortalité, car : « Si l’Esprit de Celui [Dieu] qui a ressuscité Jésus des morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie [immortelle] à vos corps mortels, par Son Esprit qui habite en vous » (Romains 8:11).

Finalement, la quatrième doctrine est celle du jugement. Cette doctrine nous enseigne que la connaissance, acquise du converti par les trois autres doctrines, devient un facteur important par lequel Dieu est en train de nous juger maintenant. « Car le temps vient où le jugement doit commencer par la maison [Église] de Dieu » (1 Pierre 4:17). Donc, avant d’entreprendre le jugement du monde, Dieu nous juge maintenant, tout en nous préparant à pouvoir juger un jour le monde avec Jésus, lors de Son retour. Pour Dieu la pensée de notre cœur est d’une importance primordiale durant notre stage dans cette chair, car le rejet de la connaissance de ces quatre doctrines serait l’équivalent du rejet de Son plan pour l’humanité. Cette attitude serait complètement impensable chez le vrai converti.

Pensez un instant à l’importance que Paul a donnée à la connaissance divine durant son propre ministère à Éphèse. Actes 19:8 : « Puis entrant dans la synagogue, il y parla avec hardiesse pendant trois mois, discourant avec persuasion sur les choses du Royaume de Dieu. » Tous, cependant, ne voulaient pas entendre parler du Royaume. Alors, que fait Paul ? Verset 9 : « Mais, comme quelques-uns s’endurcissaient et étaient incrédules, décriant la voie du Seigneur devant la multitude, il se retira, et sépara les disciples d’avec eux, enseignant tous les jours dans l’école d’un certain Tyrannus. » Notez bien ce que Paul fait ici ; il sort les disciples convertis de l’église (synagogue), pour les instruire dans une école (bâtiment privé). Paul a littéralement sorti le « Corps de Christ » de la synagogue, qui était pourtant reconnue officiellement comme le lieu du culte à Dieu.

Verset 10 : « Or cela dura deux ans, en sorte que tous ceux qui demeuraient en Asie, tant Juifs que Grecs, entendirent la parole du Seigneur Jésus ». La parole de la connaissance évangélisée par Paul a eu beaucoup de succès : « Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul » (v. 11). Ce sont ces convertis qui ont pris la relève de Paul, en évangélisant à leur tour dans les provinces. Et Dieu les a aussi bénis : « Au point qu’en appliquant sur les malades des mouchoirs et des linges qui avaient touché son corps, ils étaient guéris de leurs maladies, et les esprits malins sortaient » (v. 12). Cet épisode nous donne une merveilleuse illustration de la façon dont Dieu S’y est pris pour équiper les saints dans le ministère que Paul leur avait confié.

Imaginez pendant un instant tous les ravages que Satan avait réussi à faire sur l’esprit des humains durant la période entre Adam et Eve et la première venue de Jésus. Même durant le ministère de Christ, Satan travaillait encore davantage pour tenter de détruire Son message de salut. Jésus a prêché à des milliers de personnes pendant trois ans et demi et, pourtant, seulement 120 convertis ont reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Jésus avait-Il raté Sa mission ? Au contraire ! Christ est venu vaincre Satan en ouvrant la porte du salut à l’humanité entière. Et c’est justement ce qu’Il a accompli par Son sang versé sur la croix. À Ses disciples, Jésus a dit : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que Je vais vers mon Père » (Jean 14:12).

Le livre des Actes des Apôtres est bondé de toutes les œuvres que Ses disciples ont faites après Son ascension au ciel. Les apôtres et les disciples ont pu faire toutes ces choses parce qu’ils ont suivi la directive de Jésus. « Ce que vous demanderez en Mon nom, Je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14:13). Il est très intéressant de noter comment Jésus formule Sa directive. Afin que le Père soit glorifié dans le Fils, il faut prier au Père et Lui demander ce que nous avons besoin au nom de Jésus, et remarquez bien que c’est Jésus qui le fera ! Jésus nous dévoile l’unicité qui existe entre Lui et le Père. Christ (la Parole de Dieu dans la chair) étant retourné à Celui qui L’avait envoyé, a repris la forme de Dieu, égal à Dieu, comme depuis le commencement (Philippiens 2:6). Toute la puissance qu’Il possédait auparavant Lui est tout simplement revenue (Matthieu 28:18).

Mais qu’en est-il de nos jours ? Comment pouvons-nous accomplir de grandes choses pour Christ ? Nous avons un instrument fantastique pour la transmission de la Parole de Dieu, et qui s’appelle l’INTERNET. Un instrument qui peut atteindre le monde entier. Notre travail, en ces derniers jours, est de préparer les messages pour toucher le cœur de ceux que Dieu veut appeler maintenant. C’est Jésus qui tient les clefs qui ouvrent les portes. Et quand, au moment propice, Christ décide d’ouvrir, personne ne pourra fermer cette porte à l’évangélisation de la vérité. À Ses serviteurs, Jésus a déclaré ceci : « Je connais tes œuvres ; voici, j’ai ouvert une porte devant toi, et personne ne peut la fermer ; parce que tu as peu de force, que tu as gardé MA PAROLE, et que tu n’as point renié Mon nom » (Apocalypse 3:8). Nous avons très peu de force ; voilà pourquoi Jésus Lui-même Se charge d’ouvrir la porte à Son Église au moment propice pour évangéliser.

Examinons la prière de Paul, dans 1 Corinthiens 1:4-7. « Je rends grâces continuellement à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce que Dieu vous a donnée en Jésus-Christ, savoir : De ce que vous avez été enrichis en Lui de toute manière, en toute parole et en toute connaissance ; selon que le témoignage de Christ a été confirmé en vous ; de sorte qu’il ne vous manque aucun don, à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ ». Le vous s’adresse à qui ? « À l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, qui sont appelés Saints, et à tous ceux qui invoquent, en quelque lieu que ce soit, le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre » (v. 2). Donc, à chaque serviteur de Christ. Notez aussi que cette épître de Paul s’adresse à des vivants et non à des morts, et qui « sont appelés Saints ».

Paul dit à tous ces convertis à Corinthe qu’ils ont été enrichis de cette parole et de cette connaissance. Aux Colossiens qui abondaient en charité pour les autres, Paul leur écrit ceci : « C’est pourquoi depuis le jour où nous l’avons appris, nous n’avons cessé de prier pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle … portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu » (Colossiens 1:9-10). La connaissance de Dieu doit alors être utilisée au service de Dieu selon Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle. Notez encore une fois que cette épître est adressée « aux frères en Christ, les Saints et les fidèles à Colosse » (v. 2). Donc, la lettre est dirigée vers la congrégation entière, appelée les Saints par Paul, et non seulement au ministère.

Le jour de la Pentecôte, Pierre s’est adressé à une foule qui fut tellement touchée par son témoignage, que ces gens lui demandèrent ce qu’il fallait faire pour suivre Jésus. Dans Actes 2:38, « Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez [notez le bien] le don du Saint-Esprit ». Le Saint-Esprit, en plus de vivre dans le converti lui fait aussi un don. Ces dons nous sont exposés dans 1 Corinthiens 12: 8-11. Et c’est l’Esprit qui les distribue à chacun comme il Lui plaît (v. 11). Ces dons nous sont cependant donnés pour l’utilité commune et non pour être vendus comme Simon le magicien voulait le faire. À chacun, donc, de découvrir son don et de le mettre à l’œuvre pour les autres, au service de Jésus.

Il y a une récompense énorme destinée aux prémices du Royaume, et qui est attachée à l’œuvre que nous accomplissons au service de Jésus notre Sauveur. « Tu nous as faits rois et sacrificateurs à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre » (Apocalypse 5:10). Les Élus de Dieu sont destinés à régner avec Christ, tout en étant aussi Ses sacrificateurs pour enseigner les nations. Un chrétien ne peut pas s’asseoir sur ses lauriers en attendant le retour de Jésus. « Mais croissez, » nous dit Pierre, « dans la grâce et la connaissance de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ », afin d’accomplir pleinement Sa volonté lors de Son avènement (2 Pierre 3:18). Ce que nous emporterons dans le royaume, c’est ce que nous aurons donné aux autres de notre vivant.

Le chrétien doit vivre sa vie comme un Ambassadeur de Christ. Vous noterez que, même dans les gouvernements du monde, un ambassadeur doit servir d’exemple du gouvernement qu’il représente. Sa mission doit se vérifier dans le message qu’il transmet au nom de son pays. Son comportement doit aussi être à l’image de sa patrie. Ceux qui déshonorent leur mission sont très vite ramenés au pays. Combien plus, maintenant, pour un Ambassadeur de Christ, qui doit être et agir à l’image de son chef ! Jésus n’a pas dit que la façon de reconnaître ceux que le Père Lui avait donnés était d’aller de porte en porte pour étaler leur  connaissance. Jésus a dit d’aller vers ceux qui cherchent la vérité, et si vous êtes invités : « Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu’on vous donnera ; car l’ouvrier est digne de son salaire. Ne passez point d’une maison à une autre maison » (Luc 10:7). Ceux qui font cela, souvent avec un zèle démuni de sagesse, risquent de se faire malmener inutilement.

Jésus nous a plutôt dit : « Je suis venu pour que Mes brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance » (Jean 10:10). La connaissance de la pensée de Dieu fait partie de cette abondance. Étudions régulièrement les Saintes Écritures afin de nous instruire d’abord, et d’être toujours prêts à répondre avec douceur à toute question concernant le Royaume. Utilisons cette connaissance pour apprendre surtout à bien diriger notre propre vie, afin de servir d’exemple à ceux que Dieu nous prépare à instruire plus tard. Le but n’est pas d’épater où de s’exalter, mais plutôt de partager ce que Dieu nous a donné avec ceux qui ont soif de cette connaissance. Une attitude positive se développe ainsi chez le chrétien qui le pousse à faire encore plus de bien aux autres.

La critique, le négativisme, les insultes et le commérage n’ont jamais été la marque qui identifiait le chrétien. Il y a un vieux dicton qui dit : « Ne dites jamais du mal de vous. Vos amis s’en chargeront pour en dire assez ». Un tel comportement est semblable à celui qui construit, mais sans vraiment s’appliquer à son travail en utilisant tout son talent dans sa construction. Tout contracteur en bâtiment vous dira que ce qui coûte le plus cher dans une construction, ce sont les erreurs. Car il faut continuellement corriger et réparer ce qui aurait dû être bien fait dès le début. C’est précisément la même chose au niveau spirituel, car il est reconnu que c’est toujours plus difficile de désapprendre une erreur que d’apprendre une vérité pour la première fois. L’enseignant porte alors une grande responsabilité sur ses épaules, car il doit être un modèle pour les enfants de Dieu.

Jésus est venu nous donner un nouveau commandement qui n’annulait pas les dix donnés à Israël au mont Sinaï. Au contraire, ce commandement avait pour but d’englober et amplifier tous les autres commandements. « Je vous donne un commandement nouveau ; c’est que vous vous aimiez les uns les autres ; que, comme Je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres » (Jean 13:34). Donc, notre accès à l’éternité tourne autour de cette loi d’amour, et devient le signe principal par lequel les non convertis doivent reconnaître les disciples de Christ. « C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes Mes disciples, SI vous avez de l’amour les uns pour les autres » (v. 35). Regardons ce que Paul a déclaré aux Galates : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, en celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5:14).

Très simple comme instruction, si seulement le monde voulait vraiment vivre ainsi. Mais la nature humaine, séduite depuis ses débuts, ne veut pas et ne peut même pas vivre de cette façon, car elle est devenue en rébellion contre son Créateur. Ce ravage, chez ceux que Satan aimerait détruire, se manifeste parfois même parmi les chrétiens. Ce problème n’est pas du tout nouveau, car Paul le voyait se manifester en Galatie chez les nouveaux convertis. Pour protéger ces chrétiens, Paul les a exhortés fortement en leur disant : « Mais si vous vous mordez et vous mangez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres » (Galates 5:15). Paul ne s’adressait pas à des païens, ici, mais bien à des convertis qui avaient succombé à leur nature humaine.

Satan avait temporairement réussi à leur faire refouler la nature divine que le Saint-Esprit développait en eux. Paul saisit cette occasion précieuse pour leur rappeler : « Marchez selon l’Esprit, et n’accomplissez point les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées, l’une à l’autre ; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez » (vs 16-17). La nature humaine n’a rien de bon en elle, et elle est devenue, au long des siècles, tellement forte qu’elle peut nous pousser à faire des choses qu’on ne voudrait pas faire, car elle veut nous détourner de Christ ! Alors, que personne ne se pense spirituellement trop fort pour succomber. Satan nous a prouvé à maintes reprises qu’il a beaucoup de plaisir à séduire ces « intouchables ».

Ayons les yeux rivés sur Christ. La nature divine Lui ressemble, et Christ Se voit dans ceux qu’Il habite, car Dieu est amour et Christ est amour. Dieu et Christ sont UN ! Le comportement du vrai chrétien ne peut pas se cacher, parce qu’il se manifeste ouvertement dans sa fidélité et son zèle à faire la volonté de Christ. Même s’il n’est pas parfait, le chrétien doit régulièrement ajuster sa vie, dans la persévérance qu’un jour il atteindra cette perfection. Alors, comment reconnaître celui ou celle qui appartient vraiment à Christ ? Jésus Lui-même a établi le critère en déclarant : « À ceci tous connaîtront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». Et n’ayez crainte, Jésus nous regarde cheminer dans nos efforts quotidiens pour mettre à exécution cette connaissance divine qu’Il nous donne avec tant d’amour.

Prions les uns pour les autres, et ayons cette facilité à nous pardonner réciproquement et spontanément. Que cela fasse partie de notre nouvelle nature : celle qui nous enseigne d’être positifs. La vie est trop courte pour perdre notre temps à méditer et pleurer sur les situations négatives de notre passé. Pensons avenir, et méditons sur le Royaume de Dieu à venir. Prenons la résolution de demeurer en bons termes avec tous ceux avec qui nous venons en contact. Et si jamais il y avait divergence d’opinion qui pourrait blesser, rappelons-nous que la pire odeur qu’on puisse respirer, c’est de se sentir mauvais. Ce n’est pas en noircissant les autres qu’on se blanchit. Alors, le chrétien se doit de déployer cette disposition de caractère de pouvoir approcher la personne qu’il aurait blessée pour lui dire : « Je sais que je t’ai fait de la peine ; pardonne-moi, et oublions tout ».

Dans notre société, certaines personnes ont développé cette tendance à garder rancune envers d’autres gens pendant des années, au point de ne plus se souvenir pourquoi ils ne se parlent plus. C’est malheureux comme les bons souvenirs ne sont que passagers, mais les mauvais durent longtemps, alors que ce devrait normalement être le contraire. Ce sont des attitudes qui divisent les familles et qui n’ont aucune raison d’exister. Ce genre de comportement devrait être impensable chez un converti. Il y a un vieux proverbe qui dit : « De votre ami dites du bien. De votre ennemi ne dites rien ». Car cela va changer quoi dans l’éternité ? Absolument rien ! Allons-nous nous souvenir de ces choses négatives dans un million d’années ? J’espère que non ! Voilà le message que la Bible nous enseigne, quand elle nous parle du don de la connaissance divine.

La mission de chaque chrétien est d’utiliser ce don pour développer son caractère d’abord, et ensuite aider ceux que Dieu appelle maintenant vers le Royaume. Nous vivons présentement dans un monde qui se nourrit de rêves. Toutes les bonnes choses sont convoitées, mais sans qu’on veuille faire le moindre effort, comme si tout nous était dû. Un tel monde approche de sa fin. Il est temps que ces gens arrivent à comprendre que « Dieu nourrit même les oiseaux, qui s’aident cependant de leurs ailes ». Les rêves n’apportent pas de bonheur, car le bonheur se situe dans la réalité et l’accomplissement de nos projets et nos désirs. Mais encore ici, le vrai bonheur consiste à ne désirer que ce qu’on peut obtenir au travers de nos efforts soutenus. Pour le chrétien, ces efforts doivent être dirigés à utiliser nos dons de façon à mettre en valeur ce que Jésus nous a commandé.

La dernière instruction de Jésus à Ses onze disciples, juste avant de monter au ciel fut : « Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder tout ce que Je vous ai commandé ; et voici, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Amen ! » (Matthieu 28:19-20). Notez comment Jésus utilise le « Je suis » en parlant de tous les siècles qui devaient se succéder, mais où Jésus est toujours présent continuellement. Son travail n’est donc pas terminé même aujourd’hui, car il se poursuivra aussi durant le Millénium et la deuxième Résurrection. Alors, que Dieu vous bénisse tous dans l’utilisation de ce don de la connaissance divine ainsi que dans votre cheminement personnel vers ce merveilleux Royaume que Jésus viendra établir ici-bas lors de Son avènement.




D.179 – Le don du discernement

 

Par : Joseph Sakala

Dans son épître aux Corinthiens, Paul leur explique la diversité des dons accordés aux serviteurs de Christ par le Saint-Esprit. Il leur déclare que, dans le corps de Christ, il y a une diversité de ministères qui sont octroyés aux membres et diversité aussi d’opérations de l’Église, mais c’est le même Dieu qui opère toutes choses en tous. En parlant des dons, Paul leur dit ceci : « Un autre [reçoit] le discernement des esprits » (1 Corinthiens 12:10). Ce discernement des esprits accordé au chrétien doit lui servir d’outil absolument essentiel dans tout ce qu’il entreprend.

Le roi Salomon, qui avait reçu de Dieu une sagesse comme aucun autre humain, nous déclare qu’une des raisons pour lesquelles Dieu lui avait inspiré d’écrire le Livre des Proverbes était : « Pour donner du discernement aux simples, de la connaissance et de la réflexion au jeune homme » (Proverbes 1:4). Notez que ce discernement, appuyé par de la connaissance et de la réflexion, était destiné au jeune homme doué d’un esprit ouvert et réceptif à l’instruction, et ce, dès sa jeunesse. Et, faisant parler la sagesse, il déclare : « Moi, la sagesse, j’habite avec le discernement, et je possède la science des sages pensées » (Proverbes 8:12). Le discernement est alors un don que tout chrétien doit demander à Dieu, afin de mieux reconnaître les embûches que Satan place sur son chemin pour le faire flancher.

Je crois qu’il serait beaucoup plus facile de nous mettre dans l’ambiance de ce message en utilisant l’anecdote suivante comme exemple. À cause de son travail, un ingénieur devait déplacer sa famille dans une autre ville. Ayant choisi sa nouvelle maison, la famille s’est mise à chercher une église à proximité, afin de pouvoir assister régulièrement aux services religieux ; une église dans laquelle les enfants trouveraient aussi de nouveaux amis.

Leur première expérience dans cette nouvelle congrégation se passa le dimanche de Pâques où le pasteur donna un sermon puissant sur la résurrection de Jésus et de Sa présence continuelle dans la vie de chaque chrétien. Ils ont continué à fréquenter ce groupe, ayant été impressionnés par des sermons sur la mission de Christ et comment la Sainte Bible était un livre inspiré. Chaque dimanche après-midi, les enfants recevaient des cours bibliques durant les réunions leur étant exclusivement destinées. Mais imaginez la surprise du père quand, au bout de trois mois, les enfants sont revenus à la maison pour lui annoncer qu’ils avaient appris du pasteur comment Jésus avait nourri les 4 000 personnes qui étaient venues L’écouter. Ce qui suit est une preuve évidente que le fait de porter des lunettes ne veut pas nécessairement dire que la personne sait lire.

Selon le pasteur, Jésus aurait simplement dit au jeune homme d’ouvrir son sac contenant les pains et les poissons. Ceci aurait encouragé tous les autres à sortir leurs repas aussi, et ainsi tout le monde a mangé à sa faim. Ayant parlé au ministre, celui-ci lui expliqua que, vu l’âge des enfants, il voulait traiter ce sujet avec le plus de simplicité possible afin de ne pas les embrouiller. Le père, cependant, s’est mis à écouter ses sermons de plus près. Dans un autre message traitant de la résurrection de Christ, le ministre a insisté sur le fait que seule l’influence de Jésus sur Ses fidèles était réellement sortie du tombeau et non Son corps. Et, quand il faisait référence à la Bible comme étant inspirée, il précisa que la Bible était inspirée un peu comme les écrits de Shakespeare, mais pas nécessairement infaillible.

Le ministre fut approché une deuxième fois par le père, mais même avec les versets bibliques appropriés en main, le ministre refusa de déroger de ses convictions. Inutile de dire que la famille a immédiatement quitté cette congrégation pour aller fréquenter un autre groupe qui semblait un peu plus correct dans sa prédication. Mais ce père est devenu si méfiant que sa croissance spirituelle en a souffert à cause de cette mauvaise expérience. Le discernement est alors une grande qualité que tout chrétien(ne) devrait posséder. Vu l’époque dans laquelle nous vivons, ce don devient encore plus nécessaire aujourd’hui que jamais auparavant. Cela est d’autant plus évident alors que les fausses doctrines vont en se multipliant, en se diversifiant, et le nombre d’églises, de sectes et de courants philosophiques se compte présentement par milliers.

Puisque le discernement des esprits est un don de Dieu (1 Corinthiens 12:10), nous devons le demander dans nos prières quotidiennes, tout comme la sagesse. « Si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée » (Jacques 1:5). Donc, tout comme avec la sagesse, le don du discernement doit être demandé à Dieu, mais avec foi et sans douter. Mais pour quelle raison ? Simplement parce qu’un conflit majeur est en train de se déployer devant nos yeux présentement, sur cette terre, entre Satan et ses démons d’une part, et Dieu avec Ses anges fidèles d’autre part.

Satan est très rusé ! Il ne s’oppose pas à Dieu d’une manière directe, car il sait fort bien que ses chances de succès seraient absolument nulles. Alors, pour séduire l’humanité, Satan utilise le moyen de la contrefaçon. Il séduit en donnant l’impression que le travail qu’il accomplit, par l’intermédiaire de ceux qui lui sont favorables, est inspiré par Dieu. N’oublions jamais qu’originalement son nom était Lucifer, ce qui veut dire « porteur de lumière ». Il avait été formé au trône même de Dieu au ciel pour un travail spécial sur cette terre. Il devait apporter la lumière aux humains, que Dieu avait résolu de créer à Son image, afin de les instruire dans la voie divine. Cette tâche ne lui convenait pas, car il avait une ambition beaucoup plus grandiose : celle de remplacer Dieu sur Son trône (Ésaïe 14:12-14).

Suite à sa rébellion, le nom de cet archange Lucifer fut changé en celui de Satan, qui veut dire « adversaire » de Dieu et de Sa création. Depuis ce temps, son but est de séduire ces mêmes humains qu’il devait instruire dans la voie divine, afin de les arracher à Dieu. Dans 2 Corinthiens 11:14 nous pouvons lire que, n’étant plus « porteur de lumière » pour accomplir ses projets méchants, « Satan lui-même se déguise en ange de lumière ». N’étant plus celui qui doit instruire les humains dans la vérité divine, Satan se déguise maintenant pour donner l’impression qu’il l’est encore. Il inspire donc ceux qui sont favorables à sa séduction pour en faire ses ministres. Et, comme ces gens ne sont pas allergiques aux billets verts, l’appât de la richesse est devenu son arme favorite.

Voilà pourquoi, au verset 15, Paul nous met en garde en nous disant : « Il n’est donc pas surprenant que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice ». Ils imitent tout simplement celui dont ils sont devenus esclaves. Paul avait le don du discernement bien aiguisé pour les identifier, mais surtout pour les dénoncer, en nous déclarant, au verset 13 : « Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs qui se déguisent en apôtres de Christ ». Le mot apôtre veut dire « envoyé » pour faire l’œuvre de Christ. Paul dénonce donc et ces faux apôtres de Satan, et ses faux ministres. Et Paul ne se gêne pas pour nous déclarer la conséquence évidente de leurs efforts : « Mais leur fin sera selon leurs œuvres » (v. 15).

Comment Satan, le « dieu de ce siècle », s’y prend-il alors pour imiter Dieu dans sa contrefaçon diabolique ? Il est d’une importance primordiale pour le chrétien de reconnaître les signes que Dieu Lui-même nous donne :

1- Pour Christ, il y a l’Antichrist.

2- Pour les vrais prophètes, il y a les faux prophètes.

3- Pour les vrais apôtres, il y a les faux apôtres.

4- Pour les ministres de Christ, il y a les ministres de Satan.

5- Pour le blé (vérité), il y a l’ivraie (vérité tordue avec erreur).

6- Pour les brebis (convertis), il y a les loups (déguisés en brebis).

7- Pour le Saint-Esprit, il y a les mauvais esprits.

Comment faire la distinction alors, entre le vrai et le faux ? Pour y arriver, il nous faut absolument ce don du discernement. La Bible nous enseigne clairement qu’il existe un monde d’esprits. Les démons sont des esprits invisibles, forts, séducteurs et intelligents, même si leur intelligence est tordue. Dans Marc 5:1-2, nous avons un exemple d’un Gadarénien qui était possédé par un esprit impur. Au v. 3, il est écrit : « Il faisait sa demeure dans les sépulcres et personne ne pouvait le tenir lié, pas même avec des chaînes ». Alors, même enchaîné, personne ne pouvait dompter cet homme, car le démon qui le possédait, les brisait.

Les démons sont des esprits pervers, déchus de la grâce de Dieu, tous en attente de leur jugement final. Quelques-uns sont encore libres d’agir, mais avec beaucoup de restrictions. D’autres sont tellement méchants qu’ils sont emprisonnés maintenant, mais seront relâchés pendant une période de cinq mois seulement, durant la grande tribulation, pour tourmenter l’esprit de tous les humains, mais avec une grande restriction. « Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les torturer durant cinq mois, et leur torture était pareille à celle que cause le scorpion quand il pique l’homme » (Apocalypse 9:5). Notez maintenant la restriction qui leur est imposée au v. 4 : « Mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts ». Les serviteurs de Dieu, eux, sont destinés à enseigner durant cette dernière grande évangélisation, au plus fort de la grande tribulation.

Il est surprenant de constater comment, de nos jours, la population non chrétienne de la terre croit beaucoup plus au monde des esprits que bon nombre d’églises se déclarant chrétiennes. Demandez à n’importe quel musulman s’il croit que Satan existe. Je peux vous assurer, sans crainte de me tromper, qu’il n’y a aucun doute dans son esprit au sujet de l’existence du malin. Aux Etats-Unis cependant, un pays se déclarant croyant en Dieu, il y a pourtant au-delà de 10 000 astrologues qui oeuvrent à plein temps, et au moins 175 000 à temps partiel, qui étalent les fruits de leur métier à une population avide de leur service au point de payer grassement pour obtenir cette « connaissance ». Les 2/3 de vos journaux quotidiens, sinon plus, va vous donner votre horoscope gratuitement chaque jour.

Même si aucune université n’offre un diplôme en astrologie en tant que science reconnue et réelle, quelques-unes ont cependant ajouté des cours visant à étudier le phénomène de l’occultisme, car au-delà de 40 millions d’Américains s’y intéressent. Il existe au moins 6 000 endroits connus au pays où des gens se réunissent régulièrement pour invoquer les esprits. La première église de Satan, à San Francisco, se vante d’avoir au-delà de 10 000 membres actifs, ayant chacun un démon vivant en eux. Il y a présentement au moins un quart de million de bibles sataniques sur le marché aux USA. La sorcellerie, jadis condamnée ouvertement quand on brûlait les coupables au bûcher, est, non seulement acceptée de nos jours,  mais pratiquée d’une manière répandue.

Et pour y ajouter du piquant, plusieurs autres activités reliées au monde des esprits existent aussi. Telles les séances de groupes, la pratique de la lévitation, les visions sur des activités passées, la pratique du parler en transe, les apparitions de personnes décédées, la prédication de l’avenir par les cartes ou cartomancie, la lecture dans la paume des mains, la magie noire, la magie blanche, l’hypnotisme, et la liste se poursuit. Dans l’ancienne Israël, Dieu avait mis Son peuple en garde contre de telles pratiques. Après avoir passé quarante années dans le désert, juste avant de les faire entrer dans la terre promise, regardons ce que Dieu dit à ce peuple, dans Deutéronome 18:9 : « Quand tu seras entré au pays que l’Éternel ton Dieu te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. »

À quelles abominations faisait-Il allusion ? Dieu est spécifique : « Il ne se trouvera personne parmi toi qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille [on brûlait des petits enfants pour assouvir le dieu Moloch] ; ni devin [astrologue], ni pronostiqueur [météorologue, ou lecteur de la forme des nuages pour prédire l’avenir], ni enchanteur [charmeur ou séducteur], ni magicien [magie noire ou blanche], ni personne qui use des maléfices [qui lancent de mauvais sorts], ni personne qui consulte un sorcier [fakirs, sorcières], ni aucun diseur de bonne aventure [prédiction de choses heureuses], ni personne qui interroge les morts [dialoguer avec les morts, nécromancie] » (vs 10 et 11). Dieu prenait ceci tellement au sérieux qu’au verset 12, Il leur dit : « Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel ton Dieu chasse ces nations devant toi ». Israël se devait de ne jamais les imiter.

À cette époque, les mystères babyloniens, initiés par Nemrod et Sémiramis, avaient déjà fait beaucoup de chemin, ayant fait leur percée chez tous les peuples connus de la terre. Ils étaient si bien répandus que ces mystères exerçaient une fascination extraordinaire parmi toutes les nations. Durant le séjour de 430 ans chez les Égyptiens (descendants de Cush, père de Nemrod), les enfants d’Israël aussi adoptèrent les rites de l’Égypte, qui adoraient Osiris (Nemrod) et Isis (Sémiramis). Ces deux personnages étaient également adorés parmi les nations où Dieu avait résolu d’envoyer son peuple Israël, après son exode de l’esclavage égyptien.

Or, Israël devait appartenir exclusivement à Dieu. « Tu seras intègre à l’égard de l’Éternel ton Dieu » (v. 13). Moïse leur explique pourquoi : « Car les nations, que tu vas déposséder, écoutent les pronostiqueurs et les devins [de simples hommes] ; mais pour toi, l’Éternel ton Dieu ne t’a point permis d’agir ainsi ». Ceci était un commandement pour les préparer au premier avènement de Jésus leur Messie. Dieu dit à Moïse : « Je leur susciterai un prophète comme toi, d’entre leurs frères, et Je mettrai Mes paroles en Sa bouche, et Il leur dira tout ce que Je Lui commanderai » (Deutéronome 18:18). La nation d’Israël était avertie depuis longtemps de bien écouter ce Messie quand Il viendrait : « Et il arrivera que quiconque n’écoutera pas Mes Paroles, qu’Il [ce Messie] dira en Mon nom, Je lui en demanderai compte » (v. 19).

Est-ce que la nation d’Israël a écouté cette instruction divine ? Absolument pas ! Elle a préféré faire exactement les mêmes abominations que les nations païennes pourtant chassées par Dieu afin de lui donner cette terre promise. Israël a préféré écouter les astrologues, les sorciers, les enchanteurs, les magiciens et les diseurs de bonne aventure. Les fables, au long des siècles, étaient devenues beaucoup meilleures à digérer que la vérité. Pourtant : « Christ est venu chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu » (Jean 1:11). Non seulement ils ne L’ont pas reçu, mais ils L’ont tué. Une absence totale de discernement chez ce peuple, même si toute cette instruction lui était disponible par ses enseignants. Et, à ce jour, il attend toujours son Messie, sans accepter que quiconque n’a pas voulu écouter les Paroles de Dieu, que Christ a prononcé en Son nom, devront un jour en rendre compte à Dieu (Deutéronome 18:19).

Il y a une leçon extraordinaire, ici, pour les Serviteurs de Christ, car le chrétien d’aujourd’hui n’est pas exempt de répéter la même chose que les Israélites. Nous devons être continuellement prêts à faire face aux dangers toujours présents, mais surtout prêts à confronter les faux enseignants, inspirés par ces esprits séducteurs. L’apôtre Paul nous déclare ceci, dans 1 Timothée 4:1-2 : « L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns se détourneront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs, et à des doctrines de démons ; par l’hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée ». Au niveau physique, cautérisée veut dire : « brûler par un agent chimique ou au fer rouge ». Au sens spirituel Paul utilise ce mot pour identifier des hommes dont la conscience aurait été programmée systématiquement par un bon lavage de cerveau pour enseigner des mensonges avec la prétention de prêcher la vérité. C’est justement dans ce domaine où Satan semble exceller avec des ministres cupides et orgueilleux.

Mais par quelle sorte de doctrine de démons ? Paul nous en donne deux au verset 3 en guise d’exemple. La première, c’est « …défendant de se marier ». Dieu à créé le mariage pour former un contexte familial, préfigurant la famille divine dans laquelle Dieu veut voir chaque humain un jour. Au sujet du mariage, Jésus avait déclaré ceci aux pharisiens : « N’avez-vous pas lu que Celui qui créa, au commencement, fit un homme et une femme ; et qu’Il dit : À cause de cela l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair ? » (Matthieu 19:4-5). Avec cette instruction, cependant, il y a plusieurs autres passages qui expliquent que l’humain a quand même la liberté de décider de demeurer célibataire.

Mais quand une religion défend carrément à son propre clergé de se marier, ce n’est pas une doctrine divine. Elle vient sûrement de l’adversaire qui veut détruire la famille. Cette fausse doctrine place le célibat à un niveau supérieur au mariage, prétextant que la relation sexuelle (que Dieu a créée) est une chose vile. Satan a réussi à prendre un acte d’amour entre un mari et sa femme pour en faire un acte purement charnel dû au fait que l’âme serait emprisonnée dans un corps physique corrompu, donc une malédiction. Ce célibat que Satan leur a inspiré n’a pas élevé le niveau de spiritualité parmi ceux qui l’imposent. Au contraire, il a ouvert la porte à de nombreuses perversités, répandues dans les nombreux monastères pleins de célibataires malheureux et torturés. Des hommes et des femmes célibataires si bien séduits que, malgré leur impossibilité de se marier, ils se font appeler « Père » et « Mère », sans jamais avoir eu d’enfants.

La deuxième doctrine de démons mentionnée par Paul, dans 1 Timothée 4:3, c’est celle qui est véhiculée par plusieurs groupes : « …commandant de s’abstenir d’aliments que Dieu a crées, afin que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité, en usent avec action de grâces ». Il y a une énorme différence entre décider volontairement de ne pas manger certains aliments par goût personnel, et de défendre ouvertement aux fidèles d’une religion, pour mieux les dominer, de manger certains aliments, ou de boire certaines boissons à cause d’une doctrine établie par sa propre hiérarchie. Ceci va complètement à l’encontre de l’intention de Dieu : « Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la Parole de Dieu et la prière » (vs 4-5). C’est maintenant au chrétien de vérifier toute chose et d’utiliser son discernement, guidé par l’Esprit de Dieu, pour découvrir les autres fraudes que les ministres de Satan ont inventées.

Si nous prenons le temps de méditer un peu sur tout ce qui se passe dans le monde, nous constatons avec évidence que nous vivons présentement dans les temps de la fin. Certaines personnes se permettent de commettre des atrocités épouvantables et, quand elles se font prendre, elles déclarent sans hésitation aucune avoir agi simplement sous les ordres de Satan lui-même. Paul nous avertit que même le chrétien qui laisse tomber sa garde n’est pas exempt d’abandonner la foi pour s’attacher lui aussi à ces esprits séducteurs et à ces doctrines de démons. Dans Éphésiens 6:12, Paul nous dit que cela est possible : « Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre », parce que, contre des humains, le combat serait beaucoup plus facile. « Mais [nous combattons] contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes ». Contre une telle hiérarchie, le chrétien a besoin de Dieu pour combattre !

Pour y arriver, le seul outil vraiment efficace est la Parole de Dieu, et seulement Sa Parole. Toute notre éducation sur la façon de discerner le vrai du faux doit donc nous venir de Celui qui est la vérité. Notez cependant la grande sagesse de Dieu qui, depuis toujours, reconnaît que l’éducation ne consiste pas à gaver quelqu’un, mais à lui donner plutôt la faim de cette vérité. Voilà comment Dieu S’y est toujours pris pour nous donner cette faim : « Car Il donne loi sur loi, loi sur loi, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là » (Ésaïe 28:10). Lentement mais sûrement, à force de répétition. C’est ainsi que nous voyons les mêmes instructions revenir à plusieurs endroits dans la Sainte Bible, afin de créer cette faim et cette soif de la vérité. Ce qui est encore plus important pour nous, c’est de réaliser que de recevoir le savoir n’est pas difficile ; ce qui l’est davantage, c’est sa véritable mise en pratique.

Quand un chrétien fait face à quelque chose de surnaturel, il se doit d’être très prudent, en utilisant le discernement divin, afin de ne pas assimiler le surnaturel à une manifestation venant nécessairement et inévitablement de Dieu. Les apparitions d’anges, de saints et de la vierge sont des phénomènes que le converti doit examiner avec la Parole de Dieu, et non avec ses émotions. Dans nos prières, nous devons régulièrement demander ce don divin du discernement des esprits. Je vous assure que ce n’est pas facile, car notre but est de devenir très équilibré dans ce domaine. Il faut vérifier, mais surtout faire attention de ne pas devenir trop catégorique au point de devenir incrédule, car l’incrédulité est aussi dangereuse que de tout croire sans vérifier. Le chrétien doit avoir un esprit ouvert, mais avec prudence.

Le Saint-Esprit a inspiré les serviteurs de Dieu dans la Bible à prononcer bon nombre de prophéties, car Dieu voulait ramener continuellement Sa création vers Lui en prophétisant des évènements qui deviendraient réalité, si le monde refusait de se repentir de ses péchés. Donc, la personne qui se laisse séduire par les multiples versions humaines des prophéties, risque de devenir incrédule au point de ne plus y croire, car elle éteint lentement le Saint-Esprit en elle. Le pire ennemi de l’homme, c’est sa raison humaine, car elle pourrait endurcir son cœur. Paul nous exhorte à demeurer alerte en déclarant : « N’éteignez point l’Esprit. Ne mépriser point les prophéties » (1 Thessaloniciens 5:19-20). Mais pourquoi ? Parce que Dieu Lui-même nous dit qu’Il est Celui : « Qui confirme la parole de Mon serviteur, et accomplis le conseil de Mes envoyés » (Ésaïe 44:26).

Malheur à celui qui méprise les prophéties venant de Dieu, car elles ont un but. Par conséquent, Dieu a aussi inspiré Paul de nous dire : « Éprouvez toute chose ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:21). Assurez-vous que ce qu’on essaie de vous servir comme prophétie divine vient vraiment de Dieu et non de l’imagination humaine. Donc, soyez comme les Béréens qui : « …reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17:11). Eprouvez tout et, si c’est vrai, retenez ce qui est bon, sinon, rejetez ce qui est faux. Il y a présentement des milliers de religions se déclarant  « chrétiennes » et inspirées par le Saint-Esprit.

Regardons toutefois l’instruction de l’apôtre Jean où il nous dit : « Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu ; car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4:1). Dès les débuts de l’Église, plusieurs faux prophètes s’étaient déjà introduits dans les différentes petites congrégations, pour embrouiller l’esprit de ces nouveaux convertis. N’importe qui peut prétendre avoir la clé de la compréhension des Écritures, ou être inspiré par des révélations divines, ou encore posséder certains pouvoirs spirituels. On dirait que les religions attirent les plus grands « manipulateurs et beau parleurs » de la terre. Avant de croire les prétentions de ces individus, la responsabilité première du chrétien, selon l’instruction de Paul, est de vérifier toutes choses.

Une autre responsabilité du chrétien consiste à utiliser son discernement pour éprouver les esprits, et il faut avouer que certaines personnes sont plus douées que d’autres dans ce domaine. Cela s’appelle le don du discernement, ou cette capacité toute spéciale de distinguer entre l’Esprit de vérité et l’esprit de mensonge. La personne possédant ce don peut plus facilement établir une distinction entre ce qui vient de Dieu et ce qui prétend venir de Dieu. Cet individu possède une habileté à démasquer un truc de Satan, à détecter un enseignement falsifié, et à prendre au piège celui qui enseigne l’erreur. Il reconnaît l’imposteur dès qu’il se met à étaler son imposture, ce qui enrage énormément les faux pasteurs.

Jésus possédait parfaitement ce don, étant toujours branché sur Son Père céleste. Jésus ne faisait rien de Lui-même, car toutes Ses paroles et Ses actions étaient inspirées, le poussant par l’Esprit à accomplir tout ce qu’Il entendait du Père. Dans Matthieu 16:13, Jésus demande à Ses disciples : « Qui disent les hommes que Je suis, moi, le Fils de l’homme ? » Au verset 16 : « Simon Pierre, prenant la parole, dit : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” ». Il n’y a aucune ambiguïté dans la déclaration de Pierre, elle est directe et au point. De lui-même, Pierre n’avait absolument aucune façon de savoir une chose pareille. Jésus le reconnaît immédiatement, et lui dit, au verset 17 : « Tu es heureux, Simon, fils de Jona ; car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux ». Seul Dieu pouvait lui révéler une telle vérité.

Jésus défendit aux disciples de dire à quiconque qu’Il était le Christ, le Messie tant attendu depuis des siècles. Ce peuple attendait un Messie puissant, et on aurait voulu le déclarer Roi, créant ainsi une révolte sanglante dans toute la Judée. Mais, avant de venir en puissance, Jésus avait une autre mission à accomplir lors de Son premier avènement, au plus fort du règne de l’Empire romain. Alors, Jésus leur révéla Sa vraie mission pour ce moment là. « Dès lors Jésus commença à déclarer à Ses disciples qu’Il fallait qu’Il allât à Jérusalem, et qu’Il y souffrit beaucoup de la part des sénateurs, et des principaux sacrificateurs, et les scribes, et qu’Il y fût mis à mort, et qu’Il ressuscitât le troisième jour » (v. 21). Imaginez, ces mêmes gens qui annonçaient Sa venue pour sauver ce peuple seraient aussi ceux qui Le feraient mourir.

Notez, cependant, que Jésus assure Ses disciples qu’au bout de trois jours, Il ressusciterait. Cette nouvelle extraordinaire passe complètement par-dessus la tête de tout le monde, et que fait Pierre, le même qui, quelques instants auparavant, Lui avait déclaré qu’Il était le Christ ? Sa nature humaine prend soudainement le dessus pour tenter d’empêcher que Jésus soit mis à mort et, sans vraiment le réaliser, anéantissant du même coup la nécessité de Sa résurrection. Alors, en toute naïveté, inspiré par Satan cette fois : « Pierre, ayant pris [Jésus] à part, se mit à le reprendre et à lui dire : “À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera point” » (v. 22). Pierre, en toute innocence, tente d’empêcher Jésus d’accomplir le seul acte par lequel le monde entier pourrait être réconcilié au Père : SA MORT !

« Mais Jésus, se tournant, dit à Pierre : “Arrière de moi, Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées [à ce moment précis] ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes” » (v. 23). Jésus avait reconnu instantanément la source satanique des paroles qui sortaient de la bouche de Pierre. Mais Jésus profite aussi de cette occasion précieuse pour dire à Ses disciples : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et me suive. Car quiconque voudra sauver sa vie [de lui-même] la perdra ; et quiconque perdra sa vie pour l’amour de moi, la retrouvera » (vs. 24-25). En toute simplicité, Jésus leur déclare qu’il est impossible de parvenir à l’immortalité par ses propres moyens. Mais peu importe la façon qu’on puisse mourir, si nous mourons pour l’amour de Jésus, nous retrouverons la vie que nous aurons perdue.

Allons maintenant voir un incident où Pierre, complètement transformé par le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, démontre à son tour ce don du discernement qu’il avait reçu. Au tout début de l’Église, les chrétiens croyaient sûrement que Jésus reviendrait de leur vivant. Alors, plusieurs vendaient tout ce qu’ils possédaient et mettaient tout en commun dans l’attente de Son retour. « Or, un homme, nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une possession » (Actes 5:1). Remarquez que l’argent reçu lui appartenait et rien ne l’empêchait de la garder. Mais, au verset 2 : « Il retint une part du prix, de concert avec sa femme, et il en apporta le reste, et le mit aux pieds des apôtres ». Il vient donc porter un montant d’argent au fond commun, prétendant que c’était le montant total de la vente.

Cet homme, de connivence avec sa femme, garda une partie de la vente, mais fit croire aux apôtres que, sous l’inspiration du Saint-Esprit, il donnait le montant complet de la vente au groupe. Pierre, saisi par ce mensonge, lui dit : « Ananias, pourquoi Satan s’est-il emparé de ton cœur, que tu aies menti au Saint-Esprit, et détourné une part du prix de la terre ? Si tu l’eusses gardée, ne te demeurerait-elle pas ? Et l’ayant vendue, son prix n’était-il pas en ton pouvoir ? Comment as-tu résolu cette action dans ton cœur ? Ce n’est pas aux hommes que tu as menti, mais à Dieu » (Actes 5:3-4). Pouvez-vous imaginer qu’il puisse y avoir des ministres qui, de nos jours, tordent ce passage et l’utilisent pour prouver qu’il existe une trinité divine, et qu’Ananias avait menti à deux personnes différentes, le Saint-Esprit et Dieu ? Ils passent complètement à côté du véritable message de ce passage qui veut nous démontrer les conséquences de mentir à Dieu.

Ce passage a pour but premier de nous montrer comment fonctionne le don du discernement, et comment Pierre a vu directement au travers de la tromperie d’Ananias et Saphira, qui se glorifiaient de leur générosité en mentant aux apôtres et aux frères en Christ, alors qu’ils déposaient leur offrande à leurs pieds. Dieu a été très sévère avec Ananias et Saphira en les faisant mourir tous les deux. N’oublions jamais que l’Église était à peine fondée et Satan commençait déjà à en séduire certains qui prétendaient  avoir le Saint-Esprit, mais qui prouvaient exactement le contraire par leurs agissements. Ce qui est encore plus intéressant dans cette anecdote, c’est de découvrir comment, au premier siècle, Pierre savait déjà que le Saint-Esprit et Dieu le Père était la même personne. Nous venons de constater, par la déclaration de Pierre, que de mentir au Saint-Esprit était l’équivalent de mentir à Dieu.

Satan a fait un travail fantastique de séduction tout au long des siècles, car aujourd’hui bon nombre de religions « chrétiennes » croient et prêchent que le Saint-Esprit et Dieu le Père sont deux personnes distinctes, mais qui ne forment qu’une seule personne distincte. Et Jésus devient la troisième personne distincte dans cette TRINITÉ d’une personne distincte nommée DIEU. Et c’est ainsi que la séduction du maître séducteur se poursuit au travers de toutes ces églises où, en toute naïveté, les pasteurs affirment à leurs disciples que Satan ne pourrait jamais les séduire. Les autres églises, OUI, mais pas leur église… !

Dans le livre des Actes, nous pouvons lire l’histoire de Simon, le magicien de Samarie. Cet homme, par sa magie, étonnait le peuple de Samarie et se faisait passer pour un grand personnage. Cette magie de Simon provenait de la kabbale, ou cette tradition des mystères cachés que les Israélites avaient empruntés de la Babylone et de l’Égypte. Ils les avaient adoptés en faisant croire au peuple que ces mystères contenaient une connaissance divine dissimulée dans les livres de la Torah (l’Ancien Testament). Au moyen de la kabbale, les Juifs initiés, comme Simon en fut de toute évidence un parfait exemple, invoquaient les démons et exécutaient ainsi des prodiges. Informez-vous de ce qui se passe, de nos jours, dans les réunions secrètes où on invoque régulièrement les « esprits puissants », et vous constaterez rapidement que les siècles se suivent, mais tout demeure pareille dans ce beau monde où le « dieu de ce siècle » (2 Corinthiens 4 :4) mène encore sa barge.

Malgré ce pouvoir satanique, Simon fut très impressionné par les miracles qu’accomplissait le diacre Philippe. « Et Simon lui-même crut aussi, et ayant été baptisé, il ne quittait point Philippe ; et voyant les prodiges et les grands miracles qui se faisaient, il était étonné » (Actes 8:13). Simon voulait absolument à son tour savoir comment le Saint-Esprit fonctionnait. Les apôtres Pierre et Jean descendirent en Samarie et se mirent à imposer les mains à ceux qui avaient été baptisés. Quand Simon a vu de quelle façon le Saint-Esprit était donné, avant même qu’on lui impose les mains, il offrit de l’argent aux apôtres pour avoir lui aussi ce pouvoir.

La réaction de Pierre à cette demande fut instantanée : « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait avec de l’argent. Il n’y a pour toi ni part, ni lot en cette affaire ; car ton cœur n’est pas droit devant Dieu » (Actes 8:20-21). Pourtant, nous venons de voir que cet homme fut tellement impressionné par les miracles que le Saint-Esprit faisait au travers de Philippe que Simon lui-même crut et fut baptisé. Croyez-vous toujours que le fait de se faire baptiser veut nécessairement dire repentir et conversion à Christ ? Le cœur de cet homme, malgré son baptême, n’était pas droit devant Dieu, et Pierre ne pouvait pas lui donner une part dans l’œuvre de Christ en lui offrant le Saint-Esprit par l’imposition des mains. Le baptême de Simon était faux, sans repentance, et n’était qu’une façade pour obtenir plus de pouvoir pour lui-même. Vous avez ici la preuve évidente que le simple fait de se faire plonger dans l’eau ne donne pas automatiquement le Saint-Esprit. C’est Dieu qui décide, car Dieu seul sait s’il y a vraiment eu conversion et circoncision du coeur.

Ceci devient évident par cette déclaration fracassante que Pierre dirige vers Simon : « Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie Dieu que, s’il est possible, la pensée de ton cœur te soit pardonnée. Car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité » (vs. 22-23). Par sa magie, il faisait déjà l’œuvre de Satan, alors Simon était le choix idéal de l’adversaire pour faire des ravages dans l’Église de Christ. Les Saintes Écritures ne parlent plus de cet homme, mais la tradition veut qu’il ait formé sa propre contrefaçon de l’Église, où la magie était considérée par ses disciples comme des miracles venant de Dieu. Dans cette fausse église : « Tous lui étaient attachés, depuis le plus petit jusqu’au plus grand ; et ils disaient : Celui-ci [Simon] est la grande puissance de Dieu » (v. 10).

Allons voir un autre incident, dans Actes 13, où le don du discernement est une fois de plus mis en évidence par un autre serviteur de Christ. Lors de son premier voyage missionnaire sur l’île de Cypre, Paul se rend à Paphos. Le proconsul Sergius Paulus invite Paul et Barnabas chez lui pour qu’ils lui parlent de Dieu. Paul rencontre un magicien, faux prophète juif nommé Barjésus, qui était chez le proconsul. Paul commence à l’instruire « mais Élymas, le magicien [ou kabbaliste], car c’est ainsi que se traduit son nom, leur résistait, tâchant de détourner le proconsul de la foi » (Actes 13:8). Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint-Esprit, fixa le regard sur Élymas et lui dit : « O toi, qui est plein de toute fraude et de toute méchanceté, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? » (v. 10). D’une façon franche, Paul venait de démasquer cet imposteur et ouvrier de Satan.

Mais l’histoire ne se termine pas ici, car cet homme devait être arrêté. Paul, poussé par l’Esprit lui dit : « Et voici dès maintenant la main du Seigneur est sur toi, et tu seras aveugle, et tu ne verras point le soleil, pour un temps. Et à l’instant, l’obscurité des ténèbres tombèrent sur lui ; et tournant ça et là, il cherchait un guide » (v. 11). Quelle fut la réaction du proconsul ? Verset 12 : « Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant rempli d’admiration pour la doctrine du Seigneur ». Il est intéressant de noter que même dans cette correction sévère de Paul à l’égard d’Élymas, elle ne fut infligée que « pour un temps » et non en permanence.

Dans Actes 16:16-17, Silas raconte qu’à Philippes, « comme nous allions à la prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui procurait un grand profit à ses maîtres en devinant, nous rencontra, ayant suivi Paul et nous, elle s’écria : “Ces hommes sont des serviteurs du Dieu très haut, qui vous annoncent la voie du salut” ». Elle fit cela pendant plusieurs jours et ce qu’elle criait était pourtant vrai. Mais, malgré cela, Paul reconnaît le mauvais esprit qui la guide. Au verset 18 : « Paul en étant importuné, se retourna. Et dit à l’esprit : “Je te commande au nom de Jésus-Christ, de sortir de cette fille.” Et il en sortit au même instant ». Voilà, mes amis, comment se fait l’exorcisme d’un démon par un serviteur de Christ. Pas de grandes cérémonies avec de l’eau bénite ; pas d’incantations ; pas de récitation de chapelet ou autres mantras, mais une méthode extrêmement efficace. Paul commande à l’esprit de sortir au nom de Christ, et l’esprit est sorti.

Tous se sont certainement réjouis de ce miracle, non ? Désolé, mais sûrement pas ses maîtres quand ils ont vu qu’elle avait perdu tous ses pouvoirs, et eux tout l’argent qu’elle leur apportait. Alors, ils amenèrent Paul et Silas sur la place publique, les accusant devant les magistrats de troubler leur ville. Ils réussirent à soulever la foule contre eux, au point de faire battre de verges Paul et Silas, et de les mettre en prison. Le don du discernement, comme on peut facilement le constater, n’apporte pas toujours des bénédictions par les foules. Peu importe, la bénédiction qui compte vraiment est celle qui nous est réservée par Celui qui donne ce don et qui récompensera, un jour, ceux qui l’utilisent avec foi et sagesse.

Dans Apocalypse 2:2, Jésus félicite l’Église à Éphèse pour avoir déniché certains faux apôtres, car elle a eu le discernement, non seulement de les reconnaître, mais surtout de les dévoiler. « Je connais tes œuvres, leur dit Jésus, et ton travail, et ta patience, et je sais que tu ne peux souffrir les méchants ; et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres, et ne le sont point, et tu les a trouvés menteurs. » Cette congrégation n’a pas seulement vérifié ce que ces faux apôtres enseignaient, mais ils les ont éprouvés par la Parole de Dieu. Et comme « les Paroles de l’Éternel sont des paroles pures ; c’est un argent affiné au creuset, en terre, fondu sept fois » (Psaumes 12:7), ces Éphésiens, en les passant au creuset, ont dévoilé l’imposture de ces apôtres de Satan. Bravo pour Éphèse !

Mais l’Église de Thyatire se fait corriger pour son manque de discernement à identifier chez elle les faux enseignements d’une certaine Jésabel, qui se disait prophétesse et qui séduisait les serviteurs de Christ en les engageant dans la fornication et en les encourageant à manger des choses sacrifiées aux idoles. Cette femme forniquait avec les célibataires et entraînait aussi les hommes mariés à commettre l’adultère avec elle. Sa séduction se résumait simplement au fait qu’étant maintenant sous la grâce et non sous la loi, se livrer à l’impudicité n’était plus péché. La viande comme telle, sacrifiée aux idoles, peut se manger et là n’était pas le péché. Le péché était dans les différents rituels qui entouraient ces sacrifices païens, camouflés sous forme de fête, dans la préparation du festin qui finissait souvent en orgie.

Paul aussi constatait un problème semblable à Rome, car certains Romains se sont mis à croire que, convertis et sous la grâce, le péché était aboli. Cette fausse doctrine fut propagée par des ouvriers de Satan qui se sont infiltrés dans l’Église et qui enseignaient ouvertement que, plus ils péchaient, plus la grâce abondait. Paul ne tarde pas à les corriger en dénonçant un tel enseignement. Il dit à ces Romains convertis : « Que dirons-nous donc ? Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Nullement ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore en lui ? » (Romains 6:1-2). Si nous sommes morts au péché en acceptant le sacrifice conciliatoire de Christ, nos efforts en tant que chrétiens devraient être dirigés à repousser le péché de nos vies, et non à se complaire à vivre encore dedans.

Parfois, on aurait tendance à croire que le don du discernement avait une plus grande importance au temps des apôtres, parce que le Nouveau Testament n’avait pas encore été rédigé dans un livre comme nous l’avons aujourd’hui. C’était alors une grande bénédiction pour ceux qui avaient ce don de pouvoir distinguer entre ce qui était divin et ce qui était démoniaque, entre la vérité et l’erreur. Nous voyons beaucoup de rappels aux premiers chrétiens que les faux enseignants ne devaient pas être tolérés dans l’Église. Ceux qui s’infiltraient pour embrouiller l’assemblée ne devaient pas être endurés non plus. Pour garder les congrégations pures, ces intrus devaient être écartés.

« Cependant, je vous exhorte, frères, » nous dit Paul, « à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et à vous éloigner d’eux. Car de telles gens ne servent point notre Seigneur Jésus-Christ, mais leur propre ventre ; et par des paroles douces et flatteuses ils séduisent le cœur des simples » (Romains 16:17-18). Cet avertissement aux fidèles était dirigé beaucoup plus contre les faux enseignants qui voulaient détourner les nouveaux convertis vers d’autres doctrines que celles enseignées par les apôtres. Imaginez maintenant les ravages que Satan ait pu faire depuis les derniers vingt siècles. Car au long des siècles au lieu d’écarter ceux qui causaient des divisions, c’est malheureusement le contraire qui s’est produit.

Les véritables chrétiens furent petit à petit écartés des assemblées par des loups ravisseurs en vêtements de brebis. Ces « pasteurs » ont évincés les serviteurs de Christ des postes d’enseignement et du ministère, pour les substituer par des gens qu’on pouvait facilement contrôler. C’est ce qui se fait régulièrement surtout de nos jours, en excluant des assemblées ceux qui n’acceptent pas une prédication qui va à l’encontre de la Parole de Dieu. Ces « ministres » sans le réaliser, évacuent le Corps de Christ de leurs congrégations, pour laisser toute la place à un faux christianisme qui porte présentement des noms comme : catholicisme, protestantisme, anglicanisme, pentecôtisme, église unie, méthodiste etc. Tous membres du même mouvement œcuménique qui formera éventuellement « L’Initiative des Religions Unies » des temps de la fin.

Donc, ce don du discernement est encore plus important pour le chrétien à notre époque que jamais auparavant. L’Église doit être protégée contre les astuces de l’adversaire qui, à chaque génération, s’est transformé en ange de lumière, au travers de tous ces faux apôtres et ministres, les ayant inspiré et utilisé pour mieux séduire les gens. Jésus a dit que vous les reconnaîtriez à leurs fruits, à ce qu’ils enseignent. Ils prêchent des doctrines complètement contraires à celles que Christ est venu nous donner. En voilà quelques-unes :

Que nous avons déjà l’immortalité en nous grâce à une âme immortelle.
Que nous pouvons monter au ciel après la mort.
Et si nous ne nous repentons pas dans cette vie, nous allons brûler éternellement en enfer sans jamais mourir.

Toujours cette immortalité, mais cette fois dans une souffrance atroce. Vous ne trouverez cela nulle part dans l’enseignement de Jésus.

Pour devenir un « bon ministre » dans la plupart des églises, de nos jours, inutile d’étaler votre compréhension des Saintes Écritures. Vous demandez plutôt au chef : « Que voulez-vous que je prêche ? » Il y a un vieux proverbe français qui dit : « Il faut hurler avec les loups si on veut courir avec eux ». Peu importe votre compréhension de la Parole de Dieu, dans la plupart de ces églises c’est « la parole du chef » qu’il faut prêcher. Ces gens prêchent un autre Christ et un Évangile bien différent de celui que Jésus nous a apporté du Père.

L’apôtre Jean avait bien averti les chrétiens de son temps en leur disant ceci, dans 2 Jean 10-11 : « Si quelqu’un vient à vous, et n’apporte point cette doctrine, ne le recevez point dans votre maison, et ne le saluez point. Car celui qui le salue, participe à ses mauvaises œuvres. » Mais de quelle doctrine Jean parlait-il ? Allons voir ce qu’il nous déclare dans 1 Jean 4:2-3 : « Reconnaissez l’Esprit de Dieu à ceci ; tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu en chair, n’est point de Dieu. Or, c’est là celui de l’antichrist, dont vous avez entendu dire qu’il vient, et qui est déjà à présent dans le monde. »

Jean venait de leur donner une instruction très claire pour mettre en valeur leur don du discernement. Dans 2 Jean 7, il les met maintenant en garde en déclarant : « Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Un tel homme est le séducteur et l’antichrist. » Comment donc les reconnaître ? Est-ce que leur enseignement, leur doctrine, ou l’esprit qui les inspire, mettent l’emphase sur : « Qui était vraiment Jésus-Christ ? » C’est cela le test ! La déclaration de Jean : « Jésus-Christ est venu en chair » demande alors une analyse particulière de chaque mot pour bien comprendre de quoi Jean parlait spécifiquement.

Jésus veut dire « Sauveur ». Cependant, ce nom identifie aussi le Personnage historique qui est venu vivre sur la terre pour nous dévoiler qu’Il était la porte par laquelle il fallait passer afin de parvenir au salut. Christ veut dire « l’Oint, le Messie » ; Celui dont la venue fut prophétisée depuis des siècles, et qui était le Serviteur choisi par Dieu pour sauver Son peuple. Jean fait donc un lien d’équivalence entre Jésus-Christ et Dieu le Père Lui-même qui, dans l’Ancien Testament, Se déclare le Sauveur et le Rédempteur. « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils, et lui donnera le nom d’Emmanuel (Dieu avec nous) » (Ésaïe 7:14). Voici le signe par lequel la nation d’Israël devait reconnaître son Messie.

Notez que la vierge ne deviendra pas enceinte comme dans le cas d’une union entre un homme et une femme. La vierge, dans cette prophétie, sera subitement enceinte. Ce signe fut confirmé à Joseph, le fiancé de Marie, par l’archange Gabriel qui lui apparut en songe, et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains point de prendre Marie pour ta femme ; car ce qui a été conçu en elle est du Saint-Esprit » (Matthieu 1:20). C’est l’Esprit même de Dieu qui avait engendré le fœtus qui vivait déjà dans le sein de Marie, sans aucune intervention humaine. Gabriel dit ensuite à Joseph : « Et elle [Marie] enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de JÉSUS (Sauveur) ; car c’est Lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (v. 21). Il n’y a aucune ambiguïté dans cette déclaration de l’ange ; ce serait un fils, et non une fille. Un mâle qui devait absolument porter le nom de Jésus, tel que spécifié.

Donc, Joseph reçoit l’ordre d’appeler cet enfant Jésus, confirmant de ce fait ce que l’Éternel avait prophétisé depuis longtemps. Que ce fils sera EMMANUEL (dans la chair), ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS » (v. 23). Dans la dernière partie de sa déclaration, Jean dit : « …est venu en chair ». Ceci fait allusion à Sa préexistence, et qu’Il est entré de l’extérieur dans le flot de l’histoire. Il est venu du Père, est descendu du ciel pour entrer littéralement dans le monde. « Est venu » est conjugué au temps parfait, indiquant clairement l’accomplissement d’une décision passée et définitive, c’est-à-dire, un avènement déjà décidé par Dieu depuis longtemps. « En chair » nous indique que le Sauveur Dieu avait décidé, volontairement et librement, de revêtir Lui-même la nature humaine dans un corps humain qu’Il a Lui-même engendré. Mais pour quelle raison ? Afin que les humains, crées à Son Image, puissent à leur tour revêtir Sa Nature Divine par le Saint-Esprit et devenir des Enfants nés dans la Famille de Dieu. Sans cette Nature Divine en nous, l’immortalité éventuelle serait impossible.

La plus grande victoire temporaire de Satan fut de séduire les humains, en commençant par Adam et Eve, en leur faisant croire que nous possédons déjà l’immortalité, et ne devons pas la rechercher. Seules les prémices, qui ont reçu le Saint-Esprit, reconnaissent que Dieu seul peut nous donner l’immortalité. Dieu nous a montré, par Son exemple, comment LUI, étant Esprit, a pu facilement vivre dans un corps physique. Alors à l’inverse, en mettant Son Esprit en nous, étant encore physiques, nous revêtons Sa nature Divine, afin de voir un jour notre corps animal changé en corps spirituel (1 Corinthiens 15:44). C’est à ce moment, pas avant, quand nous serons semblables à Lui, que nous pourrons aussi voir Dieu comme Il est vraiment (1 Jean 3:2).

Il ne nous manque présentement qu’un seul morceau du casse-tête : le Salut ! Dieu avait consenti, en la personne de Jésus, de Se dépouiller de Sa puissance, de vivre en simple homme, et de mourir sur la croix afin que le sang d’un Dieu puisse effacer les péchés du monde, réconciliant ainsi tous les humains à Lui-même, par la mort de Son Oint : Christ. Donc, Sa venue en chair avait pour but de mourir : « Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10:4). « Mais Christ, étant venu comme Souverain Sacrificateur des biens à venir, ayant passé par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’a point été fait de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est point de cette création, est entré une seule fois dans le saint des saints, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec Son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 11:11-12). Un Salut éternel !

Dans Jean 11:25, Jésus a déclaré ceci : « Je suis la résurrection et la vie ». Jésus a utilisé la même identification que l’Éternel avait utilisée quand Il S’était identifié à Moïse en lui disant : « JE SUIS CELUI QUI SUIS » (Exode 3:11). Quand Jésus avait prononcé ces paroles, Il n’avait pas encore été crucifié et mis à mort. Pourtant, Il parlait au présent, car pour Lui c’était déjà la réalité. Puisque la Bible nous parle de Jésus-Christ en termes vivants, Sa victoire sur la mort par la résurrection était alors évidente, certaine et assurée. Regardons ce qui est écrit dans Actes 2:24 : « Mais Dieu l’a ressuscité, ayant rompu les liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle ».

Quarante jours après Sa résurrection, juste avant Son ascension au ciel, Jésus Lui-même avait confirmé à Ses disciples, que toute puissance Lui avait été donnée dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28:18). Jésus n’a pas dit qu’une partie de la puissance, mais bien que l’entièreté, la « TOUTE PUISSANCE » Lui avait été donnée. Donc, toute allusion à Jésus-Christ Le reléguant à un poste inférieur à celui de Dieu incarné dans la chair, le Sauveur crucifié et ressuscité, ayant repris Sa toute puissance, veut dire que l’esprit qui parle par la bouche de cet humain n’est pas de Dieu. Voilà pourquoi Jean dit aux chrétiens de ne pas inviter une personne qui prêche ainsi dans leur maison. Jean nous dit de ne même pas leur dire Salut, car cela indiquerait que nous participons à ses mauvaises œuvres.

Mais à quoi au juste Jean fait-il allusion, ici ? Au premier siècle, quand les chrétiens se rencontraient, ils utilisaient des formules de bénédiction telles que : « Soit béni de l’Éternel », ou « La paix de Dieu soit avec toi » ou encore « Que Dieu te fasse miséricorde ». Et l’autre personne répondait : « Que Dieu te bénisse aussi ». Dommage que les chrétiens, de nos jours, aient perdu ces belles habitudes d’antan. L’Église que Jésus a fondée fut bâtie pour le Salut ! Le nom Jésus veut dire « Yahvé Sauve ». Ceci nous est confirmé dans Actes 4:11-12, où on peut lire : « Ce Jésus est la pierre, qui a été rejetée par vous qui bâtissez, qui a été faite la principale pierre de l’angle. Et il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés ».

Alors, désolé pour toutes les religions qui prétendent offrir le salut par un autre que Jésus. Dans la Nouvelle Alliance le mot salut est appliqué presque toujours à la rédemption éternelle par le salut. Donc, dire salut à quelqu’un du temps des apôtres était l’équivalent de confirmer son salut. En conséquence, Jean nous dit qu’on ne devrait absolument pas saluer quelqu’un qui ne confesserait pas que « Jésus-Christ est venu en chair ». Pour bien comprendre l’exhortation de Jean aux chrétiens, il faut absolument bien faire cette distinction entre le contexte biblique du mot salut, et l’usage courant qu’on lui prête pour simplement dire bonjour à quelqu’un.

Si Adam et Eve avaient eu le don du discernement, ils ne se seraient pas laissés prendre au piège par les ruses de Satan. Nous voyons ainsi que, dès la création des êtres humains, leur seule source de connaissance de la vérité était Dieu. Nous savons cependant que nos premiers parents ont plutôt opté pour le mensonge de Satan. Même à notre époque, il se déguise toujours en « ange de lumière » pour mieux séduire. Mais quand nous sommes près de Dieu, nous le reconnaissons pour ce qu’il est vraiment : TÉNÈBRES. C’est dans ces ténèbres que Satan retient la majorité des humains pour le moment. Par toutes sortes de séductions, il voudrait y attirer les enfants de Dieu aussi. Il plante des doutes dans l’esprit des convertis afin de les décourager pour les détourner de Dieu.

Dieu, toutefois, nous a appelés, non seulement à vivre dans la lumière, mais à être une lumière pour ceux avec qui nous venons en contact. C’est le chemin sur lequel Dieu nous a placés quand Il nous a donné Son Esprit. Par conséquent, Lui seul peut nous procurer les armes nécessaires pour combattre contre Satan en demeurant dans Sa lumière. Une de ces armes est le discernement des esprits, un don extrêmement précieux, surtout durant cette époque difficile dans laquelle nous vivons. Mais, béni de cette puissance, on pourra en toute confiance dire au Seigneur : « Je n’ai pas à m’inquiéter de la noirceur de la nuit. Car grâce à Toi, je marche maintenant par la foi, comme dans la lumière qui luit ».

Que la paix de Dieu repose sur tous ceux qui veulent faire Sa volonté.




D.178 – Ministres et pasteurs, Dieu vous parle

 

Par Joseph Sakala

La vérité de Dieu n’est pas négociable ! Elle nous est donnée afin qu’elle soit enseignée telle que révélée, sans compromis et sans être diluée. Dieu prend ceci tellement au sérieux, qu’Il a depuis longtemps commandé à Ses prophètes de dénoncer tous ceux qui, au nom de Dieu, prêchent autre chose que Sa volonté. Un de ces prophètes était Ézéchiel qui faisait partie des Juifs amenés en captivité à Babylone, entre les années 604 à 585 avant J.-C. Cette captivité du royaume de Juda est arrivée au-delà de 125 années après la conquête du royaume d’Israël par les Assyriens. Quand Juda fut amené en captivité, les conquérants assyriens, ainsi que leurs esclaves israélites, avaient déjà fait leur migration vers d’autres territoires.

J’aimerais préciser dès le départ, qu’il existe présentement beaucoup de fausses spéculations, ayant accouché de la théorie plaçant les dix tribus perdues dans ce que nous connaissons aujourd’hui comme l’Europe occidentale et les Iles britanniques. Cette théorie n’est pas prouvable par des versets bibliques, et demeure alors toujours une théorie. Certaines organisations se servent cependant de cette théorie pour s’approprier l’identité des dix tribus perdues d’Israël. L’Anglo-israélisme en est un exemple typique. Cette « doctrine » prend son origine de la société secrète de la Round Table, créée par Cecil Rhodes et Albert Milner, deux très riches francs-maçons anglais du 19ème siècle.

Une autre très importante société secrète, beaucoup plus ancienne, le Prieuré de Sion, d’où sont descendus les Chevaliers Templiers, sans compter toute une panoplie d’autres organismes secrets, croit dur comme fer que l’Antichrist (qui est leur messie) doit descendre de la lignée royale des Mérovingiens que l’on dit descendre elle-même de la lignée de Jésus-Christ ! En effet, tous ceux qui croient au Saint Graal, de l’ancienne forme « sang réal » ou « sang royal », sont certains que Jésus n’est pas mort sur la croix, mais qu’après la crucifixion, Il S’est marié avec Marie-Madeleine et a eu des enfants. Lui et Sa famille seraient partis de la Judée pour s’établir en Europe. Les Mérovingiens et les Carolingiens croient être cette lignée, qui est rendue en Écosse, aujourd’hui, et les organismes secrets ont infiltré plusieurs églises de cette croyance, sous la forme de l’Anglo-israélisme. Est-il besoin de vous spécifier que cette théorie n’est que pure fantaisie ?

Revenons cependant au sujet principal de ce message. Lorsque le prophète Ézéchiel fut inspiré par Dieu d’écrire le livre qui porte son nom, il était parmi les esclaves de Juda, près du fleuve de Kébar. Ce qui fut encore plus étonnant, c’est que le message inspiré par Dieu n’était pas destiné à Juda. Son message n’était pas dirigé vers les esclaves de Juda parmi lesquels Ézéchiel vivait, mais plutôt vers la maison d’Israël. Tout avait débuté par une vision du trône de Dieu. Ézéchiel lui-même la décrit ainsi : « Et la splendeur qui se voyait autour de LUI, était pareille à celle de l’arc qui est dans la nuée en un jour de pluie. Cette vision représentait l’image de la gloire de l’Éternel. À sa vue je tombai sur la face, et j’entendis une voix qui parlait » (Ézéchiel 1:28).

Dieu commence maintenant à lui parler. Ézéchiel déclare : « Dès qu’Il m’eut parlé, l’Esprit entra en moi, et me fit tenir debout, et j’entendis celui qui me parlait. Fils de l’homme, me dit-il, Je t’envoie vers les enfants d’Israël, vers ces nations rebelles qui se sont révoltées contre Moi ; eux et leurs pères ont péché contre Moi jusqu’aujourd’hui même » (Ézéchiel 2:2-3). Dieu lui a aussi donné un rouleau à manger avec des instructions pour ces nations rebelles déjà dispersées. Dieu lui déclare : « Fils de l’homme, mange ce que tu trouves, mange ce rouleau, et va, parle à la maison d’Israël » (Ézéchiel 3:1). Chose curieuse, le prophète Ézéchiel n’a jamais réussi, de son vivant, à échapper à cette captivité babylonienne afin de proclamer son message au royaume d’Israël.

Le prophète a-t-il donc raté sa mission ? Dieu aurait-Il prophétisé tout un livre dans le canon de la Sainte Bible inutilement ? Tout ce que Dieu fait est fait pour une bonne raison et dans un but spécifique, même si cette vérité nous échappe parfois. Établissons d’abord une chose avant de continuer. Une partie des esclaves de Juda qui furent déportés à Babylone, est revenue vers Jérusalem après un séjour d’environ 70 ans, pour rebâtir la muraille et pour bâtir un temple. Mais les dix tribus amenées en captivité par les Assyriens, quelques 125 années auparavant, ne sont jamais retournées en Palestine en tant que nation ou royaume. Elles se sont dispersées, selon les paroles de l’Éternel, parmi toutes les nations de la terre, formant ainsi, tout au long des siècles, des nations impossible à identifier, suite aux nombreux mariages interraciaux avec les habitants de ces différentes régions.

Dans ce cas précis, on ne peut même pas se fier aux « découvertes » des historiens, ceux-ci étant fort probablement biaisés par l’influence de ceux qui prônent toujours la théorie de l’Anglo-israélisme. Ayant aussi adopté les nombreuses coutumes et croyances de ces habitants, la maison d’Israël s’est perdue, pour ainsi dire, dans le décor ambiant pour donner ainsi l’impression d’avoir complètement disparu de la surface de la terre. S’étant mêlée à ces différents peuples païens, elle est devenue encore plus rebelle à Dieu. Il devient donc de plus en plus évident que le livre d’Ézéchiel est une prophétie bien de notre temps, adressée à un royaume au front endurci, qui aura besoin un jour de revenir vers son Dieu.

C’est d’ailleurs ce que Dieu avait prédit à Ézéchiel. « Ce sont des enfants à la face impudente et au cœur obstiné, vers lesquels je t’envoie ; tu leur diras : Ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel ! Et soit qu’ils t’écoutent, soit qu’ils n’en fassent rien, — car c’est une maison rebelle, — ils sauront qu’un prophète est au milieu d’eux. Mais toi, fils de l’homme, ne les crains point, et ne crains point leurs paroles ; bien que tu sois au milieu des épines et des ronces, et que tu demeures parmi les scorpions, ne crains point leurs paroles, et ne t’effraie pas de leur visage, quoiqu’ils soient une maison rebelle » (Ézéchiel 2:4-6). Vraiment pas encourageant pour le prophète !

Peu importe, Dieu continue de l’exhorter ainsi : « Tu leur annonceras donc Mes Paroles, soit qu’ils écoutent, soit qu’ils n’en fassent rien, car ils ne sont que rébellion. Mais toi, fils de l’homme, écoute ce que je vais te dire et ne sois point rebelle, comme cette maison rebelle ; ouvre la bouche, et mange ce que Je vais te donner » (vs 7-8). Mais le prophète, de son vivant, n’a jamais pu s’échapper de sa captivité pour annoncer ces paroles de Dieu à la maison d’Israël. Alors, qui est donc cet « Ézéchiel moderne » qui doit annoncer les Paroles de Dieu à un peuple rebelle, sinon l’Église de Christ des derniers temps ? Cette Église fut fondée par Jésus sur les prophètes et les apôtres, Jésus étant Sa pierre angulaire, expressément pour accomplir cette mission qu’Ézéchiel n’a jamais pu accomplir. Dans Ézéchiel 2:9-10, le prophète nous dit : « Alors je regardai, et voici une main étendue vers moi, qui tenait un livre en rouleau. Elle le déploya devant moi, et il était écrit, au-dedans et au dehors ; des lamentations des plaintes et des gémissements y étaient écrits ».

Environ sept cents années plus tard, nous voyons l’apôtre Jean, lui aussi « ravi en esprit » au trône même de Dieu au ciel (Apocalypse 4:2). Tout comme Ézéchiel, Jean nous décrit le trône ainsi : « Et celui qui était assis, paraissait semblable à une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était entouré d’un arc-en-ciel, qui paraissait comme une émeraude » (Apocalypse 4:3). Jean aussi voyait « l’image de la gloire de Dieu » seulement. Dans le chapitre 5, au verset 1, Jean nous dit ceci : « Puis je vis dans la main droite de Celui qui était assis sur le trône, un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux ». Ce livre aussi contenait toute la révélation des futures lamentations, plaintes et gémissements des temps de la fin, avant le retour de Christ dans la gloire.

Dans l’Apocalypse, Jean entend une voix. « Et la voix que j’avais entendue du ciel, me parla de nouveau, et me dit : Va, prend le petit livre ouvert dans la main de l’ange, qui se tient sur la mer, et sur la terre. J’allai vers l’ange, et lui dis : Donne-moi le petit livre ; et il me dit : Prends-le et le dévore ; il remplira tes entrailles d’amertume ; mais dans ta bouche, il sera doux comme du miel … Alors il me dit : Il faut que tu prophétises encore, sur un grand nombre de peuples, et de nations, et de langues, et de rois » (Apocalypse 10:8, 9, 11). Jean était un vieillard de plus de 90 ans quand il a reçu cet ordre de prophétiser encore. Lui non plus         n’a jamais accompli cette mission. Alors, tout comme Ézéchiel, qui était une préfigure de l’Église de Dieu à venir, Jean devenait maintenant le symbole même de cette Église qui devra évangéliser « un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois ».

N’oublions surtout pas que l’Apocalypse nous décrit d’avance une situation qui va exister durant la grande tribulation qui viendra s’abattre sur le monde entier. Il y a donc une exhortation extraordinaire ici, à tous les membres de l’Église de Christ d’aujourd’hui, de se nourrir davantage de toute parole qui sort de la bouche de l’Éternel, c’est-à-dire, de se nourrir spirituellement des Saintes Écritures seulement, afin de pouvoir rendre compte, en tout point de doctrine, de la foi qui nous anime. Donc, l’Église a reçu le mandat d’étudier scrupuleusement et honnêtement la Bible, si elle veut avoir cette exclusivité d’éduquer les nations rebelles, au moment où Dieu appellera et utilisera Ses serviteurs, pour la grande évangélisation mondiale, durant cette tribulation épouvantable. Plus nous avançons vers cette période, plus le Saint-Esprit inspirera ceux qui devront faire ce magnifique travail.

La Sainte Bible nous dit que les Élus sont concitoyens des Saints, et de la maison de Dieu : « Étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit » (Éphésiens 2:20-22). Les prophètes mentionnés ici ne sont pas ceux du Nouveau Testament, car seulement quatre y sont mentionnés et aucun d’eux n’a contribué d’une doctrine ou d’une croyance nouvelle à l’Église. Les apôtres l’ont fait, tout en utilisant des prophéties de l’Ancien Testament pour les enseigner. A l’Église primitive se sont ajoutés des ministres, des évangélistes, et des pasteurs dans les nombreuses congrégations locales fondées par les apôtres. Dès ses débuts, l’Église s’est mise à grandir grâce à la loyauté de ceux qui ont fidèlement continué l’œuvre de Christ.

Nous constatons, cependant, que, même dans les débuts, à Corinthe, Paul est obligé d’en exhorter certains en leur disant : « Je vous prie, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de tenir tous un même langage, et de n’avoir point de divisions parmi vous, mais d’être unis dans une même pensée, et dans un même sentiment » (1 Corinthiens 1:10). Satan faisait déjà ses ravages en provoquant des contestations parmi les membres. Ce travail sournois s’est propagé durant les siècles, au point de créer des divisions dans toutes les congrégations qui, pourtant, ne demandaient pas mieux que de vivre en harmonie entre frères et sœurs en Jésus-Christ. Et si nous regardons l’état de l’enseignement actuel dans les églises, de nos jours, nous constatons que toutes les dénominations religieuses passent présentement par une crise spirituelle majeure.

Revenons néanmoins à Ézéchiel qui reçoit sa vision alors qu’il est littéralement esclave dans Babylone. Dans le premier chapitre, il a une vision du ciel pour le préparer à recevoir le commandement d’aller prêcher. Non à Juda, aux Juifs en captivité, mais à la maison d’Israël, les dix autres tribus dispersées déjà parmi plusieurs nations. Quand Ézéchiel a vu la gloire de Dieu dans cette vision, il est tombé par terre sur sa face. Mais l’Éternel lui a dit de se tenir sur ses pieds pour entendre Ses paroles. Dieu ne vit pas dans le temps comme nous. Alors, quand Il dit, dans Ézéchiel 2:3 : « Fils de l’homme, je t’envoie vers les enfants d’Israël, vers ces nations rebelles qui se sont révoltées contre moi ; eux et leurs pères ont péché contre moi jusqu’à aujourd’hui même ». Puisque Dieu vit toujours dans le présent, cette déclaration de Sa part nous amène au présent, à notre époque. Aujourd’hui même !

Après lui avoir demandé de manger le rouleau avec Ses instructions, Dieu lui donne des instructions précises. Ézéchiel cite Dieu ainsi : « Puis il me dit : Fils de l’homme, rends-toi vers la maison d’Israël, et tu leur rapporteras Mes paroles. Car ce n’est point vers un peuple au parler inintelligible et à la langue barbare que je t’envoie, mais vers la maison d’Israël » (Ezéchiel 3:4-5). Vers un peuple qui avait déjà connu Dieu, et qui aurait dû avoir de la facilité à comprendre Son message, mais dont le cœur était devenu si dur qu’il ne voudrait pas comprendre. « Mais la maison d’Israël ne voudra pas t’écouter, parce qu’elle ne veut point M’écouter ; car toute la maison d’Israël a le front dur et le cœur obstiné » (v. 7). Tout au long des siècles, en se mêlant aux païens, les dix tribus ont complètement perdu leur identité en tant que nation.

Et de ce fait, aucune théorie moderne d’identification des dix tribus ne peut vraiment être considérée. Lorsque Dieu prophétise sur la dispersion et la disparition d’une nation, fut-elle Israël, on peut être certain que les hommes ne pourront jamais la retracer. Quand Dieu a détruit certaines villes, avec la promesse qu’elles ne seraient jamais reconstruites, qui a osé aller à Son encontre ? Dieu lance ici un avertissement très sérieux aux spéculateurs, d’être extrêmement prudents quant à leur identification catégorique ou supposée des dix tribus, sans avoir en main des preuves BIBLIQUES en béton. Quand Dieu a décidé de détruire les villes de Sodome et Gomorrhe, non seulement ces villes n’ont pas été rebâties, mais personne jusqu’à ce jour, n’a pu identifier l’emplacement original de ces villes avec certitude.

Poursuivons cependant avec notre étude. Il y a donc, dans ce passage, une prophétie annonçant une évangélisation future de la maison d’Israël à un moment où son cœur deviendra réceptif à la Parole de Dieu. Quand Dieu a donné cette instruction à Ézéchiel, le cœur de cette nation était encore plus endurci que les nations païennes. Alors, Dieu lui déclare : « Ce n’est point vers de nombreux peuples, au parler inintelligible et à la langue barbare, et dont tu ne puisses pas entendre les paroles, que Je t’envoie ; ceux-là, certes, ils t’écouteraient, si Je t’envoyais vers eux » (Ezéchiel 3:6). Ceci nous indique fortement que les dix tribus de la maison d’Israël, dispersées dans le monde entier, et dont l’identité a été complètement perdue, devront faire face à une tribulation épouvantable avant que leur cœur redevienne disposé à écouter la Parole de Dieu.

Ce travail est déjà prédit, alors que les serviteurs de Dieu seront marqués et protégés pour accomplir ce travail, que ni Ézéchiel ni Jean n’ont pu faire. Cette dernière évangélisation sera tellement efficace que Jean la décrit ainsi : « Ensuite je regardai, et voici une grande multitude que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue ; ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et des palmes à la main » (Apocalypse 7:9). Cette scène, avec tous ces individus en robes blanches, symbolise une foule énorme de convertis. Jean se demande qui sont ces convertis à Christ. Un des Anciens lui dit : « Ce sont ceux qui sont venus de la grande tribulation, et qui ont lavé leurs robes, et ont blanchi leurs robes dans le sang de l’Agneau » (v. 14).

Cette dernière évangélisation de la Maison d’Israël touchera aussi les païens de toute nation, de tout peuple, de toute langue, sans oublier les dix tribus. Tous, parmi cette foule, sont sauvés, ayant accepté le sang de Jésus pour laver leurs robes, un signe évident de conversion. Mais avant cette conversion réelle et massive, peu importe les efforts de ceux qui évangélisent : la maison d’Israël ne voudra pas écouter, parce qu’elle ne veut point écouter Dieu ; car toute la maison d’Israël a le front dur et le cœur obstiné (Ézéchiel 3:7). Ceux qui prêchent, alors, qu’aujourd’hui est le SEUL jour de salut, se doivent aussi de prêcher que la très grande majorité des humains qui ont vécu sur cette terre seront damnés et brûleront sans jamais se consumer dans le feu de la géhenne. Et si ces pasteurs sont toujours convaincus que leur prédication est juste, ils se doivent aussi d’admettre que Satan est donc le grand vainqueur contre le Plan de Dieu, qui est pourtant destiné à sauver l’humanité.

Mais j’aimerais pousser cette logique religieuse encore plus loin. L’église catholique a toujours prêché, sans aucune gêne, que tous ceux qui ne sont pas baptisés catholiques sont condamnés à l’enfer. Leur slogan favori demeure : « Hors de l’église, point de salut ». L’église, ici, ne faisant allusion qu’à « l’Église catholique ». Cette affirmation leur a toujours donné un pouvoir de domination sur leurs fidèles. La réalité, cependant, nous enseigne qu’au long des siècles, plusieurs ont quitté cette église pour former d’autres dénominations chrétiennes aussi, tel les Baptistes, les Mormons, les Témoins de Jéhovah, les Pentecôtistes, les Adventistes, les Méthodistes, les Presbytériens, les Anglicans, et la liste se poursuit…. Chacune de ces dénominations utilise la Bible pour instruire, et chacune s’est donné le droit de prétendre, à son tour, que seuls ceux qui font partie de leur groupe seront sauvés, et tous les autres perdus, incluant les catholiques.

L’arme la plus efficace utilisée par ces gens est la Parole même de Jésus, qui a déclaré ceci à Pierre : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16:19). Alors, comme le chef de chacune de ces dénominations possède ces clefs en exclusivité, chacun a le droit de lier SON groupe pour le Royaume, et de délier tous les autres pour la damnation en enfer. Donc, pour pousser cette logique religieuse à son apogée, on peut en toute confiance déduire ceci : puisque personne ne fait partie de toutes ces églises en même temps, TOUT LE MONDE EST DESTINÉ AU FEU DE LA GÉHENNE ! Pour ce qui est des non chrétiens, n’ayant pas accepté Christ aujourd’hui dans une de leurs congrégations, leur sort devient extrêmement facile à déterminer pour ces prêcheurs de « vérité ».

Voyez-vous ce qui arrive quand certains ministres et pasteurs apposent leur propre interprétation humaine sur la Parole de Dieu ? Cependant, malgré toutes leurs menaces et leurs prédictions de malédictions multiples, leurs églises continuent de se vider, et le travail de ces ministres a souvent été tourné en dérision. Dans le quatrième chapitre d’Ézéchiel, Dieu lui donne une prophétie sur le siège, la famine et la destruction de Jérusalem. Pour ces habitants : « L’Éternel dit : C’est ainsi que les enfants d’Israël mangeront leur pain souillé parmi les nations au milieu desquelles Je les chasserai » (Ézéchiel 4:13). C’était une prédiction de la déportation de la maison d’Israël en captivité, mais une déportation de laquelle les dix tribus ne sont jamais retournées à Jérusalem. La manifestation de la colère de Dieu, dans plusieurs prophéties, nous indique que Son peuple, à cause de la dureté de son cœur, devra passer par une grande tribulation, qui se terminera par l’avènement de Christ.

La maison d’Israël, dispersée parmi toutes les nations, était, grâce à ses activités passées, très bien disposée à adopter les croyances et les rituels païens de ces différentes nations. Dans le chapitre 6, Dieu leur dit : « Vos autels seront dévastés, vos statues du soleil brisées, et Je ferai tomber vos morts devant vos idoles. Je mettrai les cadavres des enfants d’Israël devant leurs idoles, et je disperserai vos ossements autour de vos autels. Où vous habitiez, les villes seront réduites en désert et les hauts lieux seront dévastés, de sorte que vos autels seront abandonnés et ruinés, vos idoles brisées et détruites, vos statues du soleil mises en pièces, et vos ouvrages anéantis. Les morts tomberont au milieu de vous, et vous saurez que Je suis l’Éternel » (Ézéchiel 6:4-7).

Cette expression « et vous saurez que Je suis l’Éternel » est souvent utilisée par Ézéchiel pour annoncer des évènements futurs reliés au retour de Christ. Ce peuple devra donc passer par cette grande tribulation afin que son cœur soit touché au point de comprendre que, sans son Dieu, il est perdu. Dans les derniers jours, la maison d’Israël sera évangélisée par l’Israël de Dieu, l’Église de Christ. Mais avant d’arriver à ce moment crucial de l’histoire, Dieu S’adresse directement au clergé qui devait instruire ce peuple tout au long des siècles, mais qui a failli dans sa tâche. Au sujet de ces ministres, Dieu dit à Ézéchiel : « Fils de l’homme prophétise contre les pasteurs d’Israël ; prophétise et dis-leur, aux pasteurs : ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Malheur aux pasteurs d’Israël, qui ne paissaient qu’eux-mêmes ! N’est-ce pas le troupeau que les pasteurs doivent paître ? » (Ézéchiel 34:2-3). C’est quoi au juste se paître soi-même ?

Continuons au verset 3 : « Vous mangiez la graisse, et vous vous revêtiez de la laine ; vous tuiez ce qui était gras, vous ne paissiez point le troupeau ! ». Ils étaient beaucoup plus intéressés à s’enrichir par les dîmes et les offrandes de leurs fidèles que d’instruire les brebis dans la Parole de Dieu. Ils ont complètement manqué de compassion envers ceux dont ils se réclamaient les bergers. V. 4 : « Vous n’avez pas fortifié les faibles, vous n’avez pas guéri les malades, vous n’avez point bandé les blessées ; vous n’avez pas ramené les égarées ; mais vous les avez dominées avec dureté et rigueur ». Il y a une dualité dans chacune de ces expressions utilisées par Dieu dans ce verset.

Fortifier les faibles se résume à prendre le temps qu’il faut pour instruire ceux qui ont plus de difficulté à comprendre la Parole de Dieu, et ce avec beaucoup de patience. Guérir les malades fait référence à quoi ? L’apôtre Jacques nous dit ceci : « Quelqu’un est-il malade parmi vous ? Qu’il appelle les Anciens de l’Église, et que ceux-ci prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, ils seront pardonnés » (Jacques 5:14-15). Le but est simplement d’aider le malade à développer sa foi au point d’aller directement à Dieu quand la maladie le frappera de nouveau. Les chrétiens ayant une telle foi ont vu des cancers guérir. Notez que ce ne sont pas les Anciens qui guérissent le malade, mais bien Dieu à cause de « la prière de la foi » de ces Anciens.

Bander les blessés se rapporte directement à aider un autre chrétien blessé spirituellement par ceux qui voudraient l’entraîner dans de fausses doctrines. Le travail d’un bon pasteur est de panser ces blessures en utilisant la Parole de Dieu pour dénoncer ceux qui veulent scandaliser un de ces petits qui appartiennent à Christ. Ramener un égaré veut dire prendre le temps d’utiliser la Parole de Dieu, et seulement la Parole de Dieu, pour corriger tout faux enseignement qui pourrait temporairement éloigner un chrétien de la vérité. Cela prend beaucoup de compassion, afin de ne pas décourager ce chrétien dans le processus visant à le ramener vers Christ. Le bon pasteur doit toujours être disponible, quand il s’agit de faire ce travail qui constitue la volonté de Dieu.

À cause de l’attitude égoïste et dominatrice de certains pasteurs, les brebis se sont dispersées sur toute la surface de la terre, parce que ceux qui devaient s’en occuper les ont simplement abandonnées (Ézéchiel 34:5-6). « C’est pourquoi, pasteurs, écoutez la parole de l’Éternel : Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, parce que Mes brebis sont livrées au pillage, parce que, faute de pasteurs [consciencieux], elles ont été exposées à devenir la proie de toutes les bêtes des champs, que mes pasteurs n’ont pris nul souci de mes brebis, mais se paissaient eux-mêmes au lieu de faire paître mes brebis… » (vs 7-8). S’accaparer des biens de leurs brebis était plus important que de les diriger vers le Royaume de Dieu. Un tel comportement produit cependant des conséquences graves qui s’avèreront néfastes pour eux un jour.

À regarder certains pasteurs et télévangélistes agir de nos jours, on aurait sûrement le droit de se demander si ces gens sont vraiment des serviteurs de Christ où simplement des employés travaillant pour un salaire. Ont-ils réellement reconnu le but de leur poste ? Ceux qui agissent comme si leur seul but dans la vie était de se sauver eux-mêmes, agissent précisément comme celui qui travaille exclusivement pour un salaire. « Mais », vous allez me dire, « le pasteur doit manger. » Bien sûr ! À ceux que Jésus avait envoyé pour évangéliser, Il leur a dit de ne rien apporter avec eux car : « L’ouvrier est digne de son salaire » (Luc 10:7). Paul aussi à déclaré ceci : « Car l’Écriture dit : Tu n’emmuselleras point le bœuf qui foule le grain ; et l’ouvrier est digne de son salaire » (1 Timothée 5:18). Vivre de la prédication de l’évangile est définitivement biblique, mais s’enrichir en exploitant les autres par cette prédication ne l’est pas du tout !

Jésus a déclaré : « Je suis le bon berger ; le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10:11). Le pasteur converti devrait être prêt à imiter Christ, étant prêt à pourvoir, au risque même de sa propre vie, aux besoins spirituels de ses fidèles, peu importe les circonstances. Tandis que le faux pasteur est semblable au « mercenaire, qui n’est point le berger, et à qui les brebis n’appartiennent point, [qui] voit venir le loup, et abandonne les brebis et s’enfuit ; et le loup ravit les brebis et les disperse » (v. 12). Son but est de gagner le plus d’argent possible, et il est même prêt à enseigner des fausses doctrines pour y arriver, en autant que le salaire est convenable. Et quand le salaire n’est plus convenable, il est prêt à tout faire pour atteindre son but.

Voici un article paru dans le quotidien La Presse du samedi, 6 novembre 2004, qui illustre bien la différence entre le serviteur de Christ et le mercenaire qui ne travaille que pour le salaire. Je cite la Presse Canadienne :

« Pasteurs syndiqués ?

TORONTO — À bout de nerfs, des ministres de l’Église unie du Canada ont choisi de placer leur foi dans le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) en vue de leur éventuelle syndicalisation.

Les TCA ont consenti à représenter les ecclésiastiques dans le cadre d’une campagne de syndicalisation ayant débuté hier, à la suite d’entretiens engagés il y a un mois.

Deux ministres de l’Église unie du Canada et l’épouse d’un pasteur ont rencontré des responsables des TCA à cet effet hier. »

Essayez d’imaginer pendant un petit instant Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel et tous les petits prophètes, ainsi que les apôtres, plus tard au retour de Christ, s’organisant en syndicat parce qu’ils sont à bout de nerfs, étant donné que leur statut dans le Royaume de Dieu n’était pas digne de leur attente personnelle. Qu’est-ce que Dieu dirait de ça ? On pourrait en toute simplicité demander aux ministres de cette église : « Quelle sorte de foi avez-vous en Dieu ? N’est-Il pas capable de subvenir à vos besoins ? » En effet, se situe la foi de ces ministres de l’Église unie du Canada ? Avec une telle attitude, comment peuvent-ils enseigner la foi à leurs membres ? Finalement, quel est le rapport entre leur ministère et l’automobile ? Leur comportement nous indique clairement qu’il y a de ces paradoxes vraiment difficiles à comprendre… !

Jésus compare ces pasteurs mercenaires à un « larron [qui] ne vient que pour dérober [l’argent des fidèles], tuer [leur foi par de faux enseignements] et détruire [la vérité] ; mais moi [dit Jésus], Je suis venu, pour que Mes brebis aient la vie [éternelle], et qu’elles soient dans l’abondance » (Jean 10:10). Ses brebis seront les héritières, avec qui Jésus partagera l’univers entier un jour, en tant qu’enfants de Dieu ! Sachez, que bibliquement parlant, tout élu est aussi un ministre de Dieu, ordonné directement à partir de Son trône au ciel.

Donc, chaque chrétien, en plus de travailler à son propre salut, se doit aussi de servir les autres chrétiens, tout comme un bon berger prend soin de ses brebis. Puisque le « Saint-Esprit distribue les dons à chacun comme il Lui plaît » (1 Corinthiens 12:9), chaque serviteur de Christ se doit de les utiliser pour le bien commun des autres. Le chrétien converti devient alors reconnaissable à ses fruits. Dieu le compare « à un arbre planté près des eaux courantes, qui rend son fruit dans sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point ; et dans tout ce qu’il fait, il réussira » (Psaumes 1:3).

Le faux ministre est aussi facilement reconnaissable à ses fruits. Jésus, « le matin, comme Il retournait à la ville, Il eut faim ; et voyant un figuier sur le chemin, Il y alla, mais Il n’y trouva que des feuilles, et Il lui dit : Qu’il ne naisse jamais aucun fruit de toi ; et aussitôt le figuier sécha » (Matthieu 21:18-19). Ici, l’arbre est comparé à un faux ministre, qui en a l’apparence extérieure, mais qui ne porte aucun fruit de l’Esprit. Plutôt que de porter de mauvais fruits, Jésus le condamne à sécher. Il utilise cette comparaison pour nous dévoiler qu’un ministre de Satan, même si l’apparence extérieure est là, ne portera jamais des fruits dignes du salut. Il n’y a pas de vérité en Satan, donc, il ne peut enseigner que le mensonge, car il est le père du mensonge (Jean 8:44). Dieu en veut à ces pasteurs qui détruisent Son peuple. « Car de telles gens ne servent point notre Seigneur Jésus-Christ, mais leur propre ventre ; et par des paroles douces et flatteuses ils séduisent le cœur des simples » (Romains 16:18).

Jésus Lui-même se compare « à un homme qui, allant en voyage, laisse sa maison, et en donne la conduite à ses serviteurs, marquant à chacun sa tâche, et qui ordonna au portier d’être vigilant » (Marc 13:34). C’est précisément ce que Jésus a fait quand Il est monté au ciel. Il a laissé la conduite de Son Église à Ses apôtres, qui ont formé des congrégations avec des ministres et des pasteurs pour prendre soin des nouveaux élus. Chacun avait sa tâche à accomplir, selon le ou les dons reçus du Saint-Esprit. Mais Jésus a aussi ordonné au portier d’être vigilant. Ce portier est comme une sentinelle qui veille sur l’Église pendant qu’elle fait son travail. « Veillez donc, leur dit Jésus, car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, ou le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou le matin » (v. 35). Le travail du chrétien est de répandre la vérité sans broncher et ce jusqu’au retour de Christ. Les mauvais pasteurs sont identifiés par Jésus comme ceux qui s’endorment dans cette tâche, au lieu de servir le maître.

Mais Dieu va régler le compte de ceux qui, sous couvert d’être serviteurs de Dieu, se paissaient eux-mêmes au lieu de paître le troupeau. Dans Ézéchiel 34:9 Dieu leur dit : « À cause de cela, pasteurs, écoutez la parole de l’Éternel : Voici, j’en veux à ces pasteurs, et Je redemanderai Mes brebis de leurs mains ; Je ne les laisserai plus paître Mes brebis ». Cette partie du verset fait directement référence à l’Avènement de Christ, où même les brebis qui seront encore dans les congrégations de ces pasteurs, seront récupérées dans un enlèvement vers Christ à Sa rencontre. Et, S’adressant aux pasteurs, Dieu déclare : « Et ils [les pasteurs] ne se paîtront plus eux-mêmes ; mais Je délivrerai Mes brebis de leur bouche, afin qu’elles [les brebis] ne leur servent plus de pâture » (vs 9-10). Je me demande parfois si l’expression « de ne plus se laisser manger la laine sur le dos » n’a pas été inspirée de ce passage biblique.

Revenons toutefois à l’Avènement de Jésus, où notre Seigneur, de retour en puissance et en gloire pour prendre avec Lui Ses élus dispersés, dit : « Voici, je redemanderai Mes brebis, et j’en ferai la revue. Comme un pasteur inspecte son troupeau, lorsqu’il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis ; je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées, aux jours des nuages et de l’obscurité. Je les retirerai [enlèvement] d’entre les peuples, je les rassemblerai [dans les nuées] des divers pays, je les ramènerai [sur la terre] dans leurs pays, [comme rois et sacrificateurs], et je les ferai paître [en bons pasteurs] sur les montagnes d’Israël, dans les ravins et dans tous les lieux habités du pays » (Ézéchiel 34:11-13).

Notez le parallèle frappant entre ce passage dans Ézéchiel et ce que Jésus a Lui-même déclaré plus tard au sujet de Son Avènement : « Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel ; alors aussi toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande gloire. Il enverra Ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront Ses Élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout » (Matthieu 24:30-31). Enfin, l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre entière, et l’anéantissement de toutes les fausses religions et toutes les fausses doctrines !

Voici, maintenant, l’ambiance dans laquelle les Élus de Dieu enseigneront les nations de la terre durant le Millenium. « Je les ferai paître [les nations] dans de bons pâturages [dans la vérité seulement] et leur parc [aux Élus] sera dans les hautes montagnes d’Israël [au trône même de Christ] ; elles y reposeront dans un bon parc, et paîtront dans de gras pâturages [l’abondance de toutes choses] sur les montagnes d’Israël » (v. 14). Cette expression, « montagnes d’Israël », fait référence aux gouvernements de la terre, tous sous la tutelle de Christ et « d’Israël de Dieu », Ses rois élus pour toujours.

Mais revenons aux dix tribus perdues de la maison d’Israël dispersées parmi les nations. Faisant référence à ceci, Dieu dit à Abraham : « Je bénirai ceux qui te béniront, et Je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 12:3). Il est sûrement question ici de bénédiction spirituelle qui aboutira à l’immortalité pour tous ceux qui se convertiront, et malédiction pour ceux qui persisteront dans la rébellion jusqu’à la toute fin. Mais il y a aussi une dualité dans cette promesse. Dieu sait très bien, qu’étant humains et physiques, nous avons besoin de bénédictions physiques évidentes, de la part de Dieu, avant de reconnaître spirituellement qu’Il est vraiment présent dans notre vie. Le jardin d’Eden, créé pour Adam et Eve et leur progéniture, en est un exemple classique. Pourtant, cette bénédiction purement physique devait les amener éventuellement vers la bénédiction spirituelle et l’immortalité.

L’histoire nous enseigne que, tout au long des siècles, Dieu a énormément béni des nations païennes qui ne voulaient absolument rien savoir de Lui. Mais pourquoi Dieu a-t-Il fait cela ? D’abord pour leur montrer et prouver qu’Il ne fait acception de personne. Mais pourquoi, par la suite, a-t-Il détruit ces mêmes nations ?         Il y a un vieux proverbe arabe qui nous donne la réponse en toute simplicité : « Dieu rend d’abord extrêmement riche et puissante toute nation qui Lui est rebelle, AVANT de la détruire, afin qu’elle sache avec certitude que DIEU est le TOUT PUISSANT ». À cause de cette promesse de Dieu à Abraham, toutes les nations où ces tribus perdues ont été dispersées, ont été bénies matériellement dans une abondance incomparable.

L’Europe occidentale et l’Amérique du nord, ont reçu des bénédictions comme aucune autre nation dans l’histoire du monde. Depuis les années 1800, l’Amérique a pu jouir d’un standard de vie plus élevé que toute autre nation de la terre. Ceci ne les identifie toutefois pas pour autant comme étant la maison d’Israël enfin retrouvée. Les quatre royaumes successifs prophétisés à même la grande statue du rêve de Nébuchadnetsar ont tous connu des pouvoirs énormes sur de longues périodes, accompagnés de bénédictions et de richesses extraordinaires. Chacun de ces quatre grands royaumes païens a cependant aussi connu la toute puissance de Dieu lors de leur chute éventuelle.

Dieu a déclaré ceci à Abraham : « J’établirai Mon alliance entre Moi et toi, et ta postérité après toi, d’âge en âge, pour être une alliance éternelle ; afin que Je sois ton Dieu, et celui de ta postérité après toi » (Genèse 17:7). Qu’est-ce que cette postérité des dix tribus dispersées a fait de cette belle promesse ? Elle s’est détournée de Celui qui a établi une alliance éternelle avec elle au travers d’Abraham. Côté éducation, ce peuple, très confortable parmi les nations chrétiennes, de nom seulement, a aboli l’enseignement de la Bible dans les écoles et les universités, pour le remplacer par la théorie athée de l’évolution. En rejetant les instructions de Dieu, le noyau familial s’est détérioré au point qu’un mariage sur deux se termine en séparation ou en divorce. La vie familiale s’est progressivement détériorée, avec comme conséquence une recrudescence marquée de la délinquance juvénile, comme jamais auparavant dans l’histoire. La moralité du peuple est descendue dans un cloaque de vice où tout est permis entre partenaires consentants. Les avortements, appuyés par les pro-choix, sont devenus, non seulement acceptables, mais fortement recommandés, à cause du « libre choix » de la femme sur son propre corps.

Dans les affaires courantes, l’honnêteté et l’éthique ont été remplacées par des fraudes monumentales perpétrées sans scrupules par des individus louches qui se cachent derrière le rideau d’être « nés de nouveau » après leur crime, les exonérant ainsi devant Dieu de toute responsabilité. Que dire ensuite de la malhonnêteté de certains chefs d’entreprises dans l’exécution des contrats pourtant paraphés et signés devant notaires ou avocats. On a complètement rejeté la voie de Dieu, pour être très confortables dans les voies de Satan. En Europe, le soleil semble s’être couché sur l’Empire britannique qui fut jadis l’empire le plus puissant du monde. Aujourd’hui, cette puissance donne l’impression d’être réduite au niveau seulement d’une puissance de négociation politique.

Cette fausse apparence n’est qu’une illusion, cependant, car, grâce à ses nombreuses sociétés secrètes et sa main mise de plus en plus ferme sur les Etats-Unis, l’Empire britannique est beaucoup plus puissant qu’il en a l’air. Beaucoup, sinon la majorité des gens importants placés dans des postes-clés aux USA, ont fait leurs études universitaires à Oxford où, en bénéficiant des fameuses bourses Cecil-Rhodes, on leur a inculqué cet idée des Etats-Unis à reconquérir pour l’Empire britannique, ainsi que pour l’Anglo-Israélisme. Aujourd’hui, la chose est faite. La Maison Rothschild, qui est à la tête du Prieuré de Sion et bien installée dans la Cité de Londres, mène Washington et le Vatican comme bon elle l’entend. En temps voulu, elle imposera son Nouvel Ordre Mondial, et elle installera son messie mérovingien/juif dans le temple qu’elle aura fait construire à Jérusalem, à grands frais. Les faits s’éclaircissent de plus en plus.

Pendant ce temps, en novembre 2004, nous avons été témoins d’une élection des plus bizarres aux Etats-Unis, redonnant un mandat de quatre autres années, en tant qu’homme le plus puissant de la planète, à un président que tout le monde ridiculise et traite d’incompétent. Un homme qui a pourtant été réélu, dit-on, grâce au vote massif de l’extrême droite chrétienne ! Il est malheureux de constater que, dans les congrégations chrétiennes américaines, on croit que George W. Bush, un franc-maçon (Skull & Bones), est un chrétien « né-de-nouveau ». Ces deux doctrines sont en nette contradiction. On ne peut pas être un véritable chrétien converti et un franc-maçon en même temps.

La franc-maçonnerie appartient à un « autre dieu », Satan. C’est la religion idéale : « Pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:4). Soit par ignorance ou par simple connivence, les pasteurs locaux ont fortement encouragé, sinon exhorté, les membres de leur congrégation à voter pour ce représentant des pouvoirs secrets, en leur faisant croire que ce président agit honnêtement pour la défense des préceptes bibliques ! Remarquez bien ce qui va éventuellement en découler. Lorsque le président dépassera les bornes de la décence, la population en général jettera le blâme tout particulièrement sur la chrétienté américaine.

Cependant, par ricochet, ce sont les VRAIS chrétiens qui seront visés ! Ce plan diabolique se prépare depuis longtemps. Satan est en train de faire poser des gestes extrémistes par ses nombreux faux chrétiens, afin que toute la chrétienté se mette le monde à dos. La conséquence malheureuse de toute cette supercherie, c’est que se sont les véritables chrétiens qui seront dans sa mire. Heureusement que Dieu a déjà prévu la manœuvre de Satan, et accordera Sa protection aux véritables serviteurs de Christ. Mais les pauvres chrétiens tièdes des églises, ceux qui vont faire partie de la grande foule évangélisée durant la grande tribulation, seront pris dans la tourmente des massacres de cette dernière Inquisition de Satan.

Et pour ce qui est des Etats-Unis, en tant que nation, avec leur implication en Iraq, en Afghanistan, et peut-être bientôt en Corée, Syrie et en Iran, cette nation est en train de miner son économie au point qu’elle va bientôt chuter elle aussi, tout en amenant le reste du monde avec elle dans une crise économique pire que celle de 1929. À la vue de tout ce qui arrive, on ne peut que se souvenir encore une fois de ce proverbe arabe : « Dieu rend d’abord extrêmement riche et puissante toute nation qui Lui est rebelle, AVANT de la détruire, afin qu’elle sache avec certitude que DIEU est le TOUT PUISSANT ».

Combien de temps encore avant l’éclatement final de toute la méchanceté accumulée depuis des siècles, et qui verra son dénouement dans une tribulation mondiale épouvantable ? Personne ne peut le prédire. Peu importe ! Ce qui est primordial, c’est que tout cela arrivera, car Dieu l’a déjà écrit dans un Livre pour Ses serviteurs. Le livre de l’Apocalypse nous décrit une période de famine, de peste, de guerre, de destruction comme on en a jamais vu depuis que le monde est monde. Pendant tout ce temps, les pasteurs se paissent eux-mêmes, en assurant leurs brebis que tout est beau et merveilleux et que nous vivons dans un monde où la sécurité règne et sera maintenue par nos politiciens. Mais Dieu leur annonce autre chose. « Rien n’arrivera de ce que vous pensez quand vous dites : Nous voulons être comme les nations et les familles des autres pays, en servant le bois et la pierre » (Ézéchiel 20:32).

« Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, à main forte, à bras étendu, et avec effusion de colère, Je régnerai sur vous ! Je vous ferai sortir d’entre les peuples ; je vous rassemblerai des pays dans lesquels vous avez été dispersés, à main forte, à bras étendu et avec effusion de colère. Et je vous amènerai dans le désert des peuples, et là j’entrerai en jugement avec vous, face à face ; comme je suis entré en jugement avec vos pères dans le désert du pays d’Égypte, ainsi j’entrerai en jugement avec vous, dit le Seigneur, l’Éternel » (vs 33-36). Cet évènement ne s’est pas encore produit, car il fait allusion à une grande tribulation au « désert des peuples » du monde entier. La dernière génération de la maison d’Israël, à cause de la violence épouvantable produisant des bouleversements mondiaux, se mettra finalement à rechercher Celui qui avait promis à Abraham qu’Il serait toujours leur Dieu.

Quand la maison d’Israël se tournera vers Dieu dans un repentir sincère, durant la grande tribulation, Dieu promet ceci aux convertis : « Puis je vous ferai passer sous la verge, et vous ferai rentrer dans les liens de l’alliance » (v. 37). Et parlant maintenant du Gouvernement de Dieu, avec le quartier général établi en Terre Sainte, Dieu déclare ceci : « Sur ma Sainte Montagne, sur la haute montagne d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel, là toute la maison d’Israël et tout ce qui sera dans le pays me serviront. Là je prendrai plaisir à eux ; là je rechercherai vos offrandes, et les prémices de vos dons, dans tout ce que vous me consacrerez. Je prendrai plaisir à vous, comme à un parfum d’agréable odeur, quand je vous aurai fait sortir du milieu des peuples et rassemblés des pays où vous êtes dispersés, et je serai sanctifié par vous aux yeux des nations » (Ézéchiel 20:40-41). Ce sera vraiment un moment mémorable dans l’histoire de l’humanité.

Dieu prédit même comment ce peuple viendra à Le reconnaître. « Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand Je vous aurai fait revenir sur le sol d’Israël, dans le pays que j’avais promis, en levant la main, de donner à vos pères. Là vous vous souviendrez de vos voies et de toutes vos actions par lesquelles vous vous êtes souillés ; que vous vous prendrez vous-mêmes en dégoût, à cause de tout ce que vous aurez fait de mal. Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand j’agirai avec vous pour l’amour de Mon nom, et non pas selon votre conduite mauvaise et vos actions corrompues, ô maison d’Israël ! dit le Seigneur, l’Éternel » (vs 42-44). N’est-ce pas pour l’amour de Son nom que Dieu nous a tous sortis, un par un, de cette Babylone spirituelle pour nous placer sur le chemin de Son Royaume ? Dieu ne change pas ; Il est toujours fidèle à Lui-même.

Un jour, la puissance de séduction de Satan lui sera complètement enlevée et sera abolie. Au retour de Jésus, les gens non convertis, mais survivants de la grande tribulation, reviendront vers Dieu. Un seul gouvernement mondial sera établi sous Christ, et la vérité de Dieu sera prêchée partout. La déception politique n’existera plus, car c’est Jésus Lui-même qui placera chacun de Ses Élus dans la fonction où chacun sera le plus efficace. Il n’y aura plus d’élections aux quatre ou cinq ans, pour élire des gens qui brillent beaucoup plus par leur incompétence que par leur pouvoir d’apporter les véritables solutions qui produiront le bonheur sur cette terre. Les véritables solutions sont dans les mains de Jésus, qui saura bien les mettre en application pour amener la joie et la paix sur la terre entière.

Et la connaissance de la Parole de Dieu remplira la terre comme les eaux remplissent les mers et les océans. Aujourd’hui, ce n’est pas possible, car Satan demeure le « dieu de ce siècle », mais son temps achève, car ses jours sont comptés. Ses démons le savent aussi et ils tremblent, car leur jugement est proche aussi. Aux convertis, les vrais ministres de Christ, ayez foi dans la puissance de Dieu jusqu’à la toute fin, et Dieu Se chargera Lui-même de nous faire passer au travers de toute cette catastrophe qui se prépare présentement dans les coulisses des mouvements secrets et occultes, qui n’ont pour seul but que de dominer sur le monde. Leur rêve satanique s’écroulera bientôt comme un château de cartes, et le système babylonien qu’ils ont créé aussi. Mais le Royaume de Dieu sera établi éternellement sur la terre, un jour, et ne passera jamais dans les mains d’un autre.

Nous avons parfois l’impression que nous ne sommes rien, et que nous ne serons jamais à la hauteur de bien servir Dieu dans ce qu’Il nous demande. Mais Dieu nous répond : « Pas par ta force, mais par Mon Esprit en toi, tu accompliras tout ». Donc, la première priorité dans la vie du chrétien est de servir Dieu. Tout le reste passe en deuxième. Quand on décide de faire cela, une chose curieuse se produit. On s’aperçoit lentement, mais sûrement, que même les choses auxquelles nous étions auparavant esclaves, et que nous placions jadis avant les choses de Dieu, deviennent maintenant plus faciles à accomplir avec la puissance de Dieu. « Car vous n’avez point reçu un esprit de servitude [esclavage], pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père. Car l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8:15-16).

Étant Ses enfants, notre attitude doit dégager un comportement qui dénote, sans équivoque, qu’il y a eu une véritable conversion. Nous cessons alors d’agir en esclaves de l’adversaire, ne faisant que notre volonté, et nous agissons plutôt, appuyés par les fruits que nous portons, comme des Fils ou des Filles de Dieu. Et, en nous détournant de la voie du monde, nous ne l’avons pas fait pour un salaire comme le mercenaire, mais parce que nous avons décidé volontairement de devenir serviteurs de Dieu. « Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si toutefois nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui » (v. 17). Voilà la décision que Dieu aimerait voir prendre par chaque humain, car la prédestination première de Dieu pour chaque humain, était d’en faire un Enfant de Dieu.

Chers amis, Christ établira Son Royaume ici-bas, un jour, avec Ses Élus qui dirigeront les nations avec amour, compassion, douceur et joie. Nous travaillerons tous en harmonie, collaborant les uns avec les autres dans l’administration de ce magnifique Royaume qui englobera éventuellement l’univers entier. Un univers que Dieu a créé afin de le partager avec Ses Enfants immortels dans la paix, le bonheur et pour l’éternité. Voilà ce que je souhaite de tout cœur à chacun de vous qui lisez ces lignes.




D.177 – Séminaire financier et d’Évangélisation – Partie 14

 

par Guy Richer

LA solution

Le Gouvernement Mondial est un fait que nous devons accepter. La terre est en plein « virage global ».

Tout au long de ce séminaire, j’ai partagé avec vous de nombreuses connaissances concernant la réalité de ce monde dans lequel nous vivons. Il est certain que cette réalité, que l’on pourrait encore beaucoup décrire et dénoncer, s’avère, en en prenant conscience, un véritable « choc ». Je me doute bien que la plupart d’entre vous n’aviez que très peu entendu parler ou très peu lu concernant toutes les facettes de cette vaste conspiration qui envahit presque totalement la terre.

Les valeurs sont faussées. Nos vies sont de plus en plus réduites. C’est une course perpétuelle vers l’assouvissement des sens, une chasse aux coquilles vides. Et dans toute cette recherche sans véritable but, cette quête de l’éphémère, nous nous retrouvons, sans savoir vraiment comment, en route vers l’abattoir, exactement là où le Nouvel Ordre Mondial veut nous voir.

Point n’est besoin d’être philosophe pour déterminer la cause de cette révolution dans les valeurs. Tout a commencé lorsqu’on nous a convaincus que l’humanité n’a aucun destin, car elle est enfermée dans le cycle d’une existence absurde. Nous avons accepté l’idée selon laquelle nous sommes piégés sans aucune raison sur un malheureux tas de boue et que la terre n’est qu’un mausolée dans un univers sans but. En un mot, la création ne fut qu’un accident et l’humanité est sans direction.

Perspective plutôt pessimiste, n’est-ce pas ?

Le deuxième volet est encore plus sombre. Si le destin de l’homme est inexistant, son devoir n’est inscrit nulle part. Sans destin, l’homme ne possède ni direction, ni directive. En effet, si l’homme n’a aucun destin, qui décide ce qui est bien ou mal ? Qui dira qu’un homme ne doit pas quitter sa femme et ses enfants ? Qui dira que l’on n’a pas le droit de se faire avorter ? Ou de vivre en concubinage ? Ou de passer sur le corps d’autrui pour obtenir une promotion. S’il n’existe aucun absolu, aucun principe, aucune éthique, aucun critère, tous les points de vue se valent. La vie se réduit à attendre les fins de semaine, à toucher ses chèques de paie et à rechercher des sensations fortes.

Le résultat est catastrophique.

Selon Jean-Paul Sartre, « l’existentialiste est très embarrassé par le fait que Dieu n’existe pas, car dans ce cas disparaît en même temps toute possibilité de découvrir des valeurs dans un ciel intelligible… Si Dieu n’existe pas, tout est permis, et l’homme est livré à lui-même, car il ne peut s’appuyer sur rien, ni en lui-même, ni en dehors de lui-même. »

Enfin, si l’homme n’a ni destin, ni devoir, il s’en suit de façon logique qu’il ne possède aucune valeur. Si l’homme n’a aucun avenir, il ne vaut pas grand-chose, pas plus en tout cas qu’un arbre ou un rocher. Il n’y a aucune différence. Si l’homme n’a aucune raison d’exister, il n’a aucune valeur. À la rigueur, n’ayant aucune valeur, il peut tuer et être tué… !

Nous connaissons les résultats de cette manière de voir.

Rien ne va plus : nous nous sentons inutiles et dénués de valeur. Nous paniquons intérieurement, tout en jouant la comédie devant autrui. Nous inventons de faux systèmes de valeurs : nous considérons quelqu’un comme ayant de la valeur s’il est beau, ou s’il est productif, ou s’il est doué pour le sport, ou si son nom est précédé par le titre « Docteur » ou suivi par la mention « Docteur en philosophie », ou s’il gagne un salaire important ou s’il conduit une voiture de luxe.

En réalité la valeur d’une personne se mesure aujourd’hui à deux critères : son apparence et sa performance.

Cette façon de voir s’avère très dure pour les personnes handicapées, laides ou peu instruites, les personnes âgées, les enfants dans le sein de leur mère. Que valent-ils ? Rien du tout !

Comprenez-moi bien : ce système de valeurs est celui de l’homme !

Tout ce que vous avez appris aujourd’hui est vérifié et vérifiable.

Mes amis, si vous mettez vos espoirs dans l’homme, vous êtes condamnés et vous êtes morts !!

C’est l’homme contre l’homme.

Alors, est-ce que l’homme, comme l’avance la philosophie athéiste, aurait « inventé Dieu » pour éviter de vivre sans valeur ? La religion est-elle l’opium du peuple ? Est-ce une série de balises dont s’est dotée l’humanité pour bâtir une société plus ou moins équilibrée ? Est-ce le moyen que les grands de ce monde ont trouvé pour éviter la dislocation sociale ?

Le Gouvernement Mondial n’est pas un projet futur, il existe déjà !

Ils n’attendent que le bon moment pour le révéler, et soyez certains qu’ils vont le faire. Ils n’auront pas besoin de votre avis ! Ils n’auront rien à faire de vos protestations ou de vos manifestations. Ce gouvernement est une chose certaine, puisqu’ils ont pris tous les moyens pour y arriver, car ils ont tous les pouvoirs.

Quand je vous ai dit qu’ils vont faire de l’Amérique une vaste zone faunique, un gigantesque jardin pour nourrir ce qui va rester comme population du globe, c’est-à-dire, ce qu’ils considèrent comme étant « l’élite », ne vous attendez pas à ce que nous soyons relocalisés quelque part ailleurs sur la terre.

Leur plan dicte que nous soyons éliminés ! Vous devez vous réveiller et accepter que ce génocide est déjà commencé !

Vous avez vu tous les moyens qu’ils ont à leur disposition. Ils contrôlent tout ! C’est un plan qu’ils ont établi depuis des millénaires, ils l’ont suivi intégralement, ils vont nous amener très bientôt vers la Troisième Guerre Mondiale et, si vous espérez qu’ils vont renoncer maintenant, alors qu’ils sont sur le point de concrétiser leur but, vous faites complètement fausse route ! Il s’agira d’un gouvernement totalitaire et sachez qu’en comparaison avec eux,         les nazis font figure d’enfants de cœur !

Naître, souffrir, mourir !

Trois mots qui résument, à eux seuls, l’histoire des hommes.

Naître ! C’est tout le mystère de la vie. Pourquoi sommes-nous nés Européens, ou Africains, ou Asiatiques, ou Américains ou Canadiens ? Pourquoi sommes-nous nés dans tel milieu, de tels parents ? Fallait-il qu’il en fût ainsi ? Assurément, mais cela n’explique rien. Les uns sont riches, les autres pauvres, les uns sont en bonne santé et les autres sont malades. Les uns sont adulés, les autres méprisés. Les uns se marient, ont des enfants, les autres sont condamnés à demeurer seuls toute la vie.

Pourquoi ? Qu’est-ce que la vie ? A-t-elle un sens ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Mystère !

Souffrir ! Second mystère. Pourquoi la souffrance ? Cette souffrance qui revêt tant de formes ! Qui, un jour ou l’autre, posera sa rude main sur notre épaule pour nous dire :

« OK, à nous deux maintenant, c’est ton tour ! »

Souffrance physique torturant le malade sur son lit d’hôpital, souffrance morale souvent plus difficile à supporter… Notre corps est ainsi fait qu’il ne peut pas endurer une souffrance illimitée, tandis que notre âme est un abîme sans fond. Elle peut être broyée par des deuils, des défections, des vilenies, des méchancetés.

Souffrances intérieures qu’engendrent le remords, le mécontentement de soi, le sentiment de son péché. De telles souffrances rendent parfois la vie si intolérable que celui qui les subit pense irrésistiblement au suicide.

La science ou la philosophie n’ont rien à nous dire à ce sujet ; leurs essais d’explication n’apportent aucun baume à nos blessures.

Mourir ! Troisième mystère. Nous sommes faits pour la vie. Son chant claironne en nous. Telle un souffle puissant, une aile ouverte, elle nous paraît un paradis, qui s’étend devant nous. Et voici qu’il faut quitter des êtres chers qui s’en vont, fermer des yeux, sceller un cercueil, fleurir une tombe, demeurer seul, à côté d’une place vide !

Où sont nos morts ? Que font-ils ? Et quand notre tour viendra, quand il faudra fermer à jamais les yeux à la lumière… dire adieu à tout ce qu’on a aimé. Quand il faudra rencontrer Dieu, que ferons-nous ?

Où serons-nous ?

Naître, souffrir, mourir ! Voir tomber, comme au compte-gouttes, un peu de bonheur dans un océan de malheur, telle est la part de millions d’humains. Pensons à tous ceux qui peuplent les hôpitaux et les asiles, aux populations affamées du Tiers-monde, à ceux qui s’entassent dans les bidonvilles, à ceux qui sont encore parqués dans des camps de concentration ou des goulags, aux enfants sans foyer, aux victimes de l’occupation et de la guerre !

Naître, souffrir, mourir ! Ne pas savoir ce qui nous attend après la mort !

Quelle tragédie !

C’est la tragédie de chacun, c’est la nôtre ! Pourquoi ? Nous sentons bien que ce n’est pas normal. Qu’il doit y avoir un « tricheur » quelque part qui a brouillé les cartes, car nous sommes faits pour la vie, le bonheur, l’éternité, et non pour la souffrance et pour la mort.

Mais alors ? Et la liberté dans tout ça ? Sommes-nous libres ??

Nous ne le sommes pas davantage à l’égard de nous-mêmes. Un combat se livre en nous, terrible ! Nous choisissons de faire le bien et nous faisons le mal. Nous voudrions triompher de nos instincts et nous y sommes asservis. Une voix crie en nous, accusatrice : celle de la conscience.

Oh ! je sais fort bien que, dans notre société dépravée et abrutissante, beaucoup prétendent qu’il faut arracher le battant de cette cloche d’alarme pour la réduire au silence. On prêche le mariage libre, la liberté sexuelle totale ; voire l’usage « modéré » de la drogue.

Mais où cela va-t-il nous conduire ?

Cette fausse liberté se paie très cher, croyez-moi ! Ceux et celles qui suivent un tel chemin se rendent rapidement compte qu’une fois engagés, il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de revenir en arrière. À moins d’un miracle ! Un esclavage conduit infailliblement à un autre esclavage. On n’en sort plus…

Non, la vraie liberté n’est pas là !

Elle est ailleurs. Où donc ?

Il y a dans la nature des lois établies que nous ne pouvons enfreindre impunément. Le feu brûle ; l’absence d’oxygène asphyxie ; une privation prolongée de nourriture entraîne la mort. La liberté ? C’est de ne pas être obligé de se jeter dans le feu ; c’est de pouvoir respirer, d’être à même de se nourrir. Cela, chacun le comprend. Ce que nous comprenons moins, c’est qu’il existe, à côté des lois physiques de la nature, d’autres lois, des lois morales, qui sont tout aussi importantes que les premières. Ces lois ont été établies par Dieu, pour notre sécurité et notre bonheur. Qui les enfreint se nuit à lui-même ; il se perd aussi sûrement que se perdrait un cosmonaute qui, sur la lune, ôterait son réservoir d’oxygène. On ne fait pas le mal impunément.

La vraie liberté consiste à pouvoir choisir le bien et repousser le mal. L’homme n’est pas libre dans la mesure où il ne dépend de rien ni de personne ; il est libre dans l’exacte mesure où il peut, volontairement et sans contrainte aucune, choisir ce qui est indispensable à son bonheur.

Or le bonheur réel, non pas le bonheur illusoire ou l’euphorie, mais le bonheur réel de l’homme, ne peut exister que par une réintégration dans l’ordre établi par Dieu. Il est dans un contact retrouvé avec Dieu, source de toute vie et de tout bonheur vrai.

Pour trouver le bonheur, l’homme doit d’abord savoir pourquoi il existe et vers quelle fin il tend. Or, seul son Créateur peut lui fournir les réponses réelles et véritables à ces questions. Mais encore faut-il que l’homme vienne à croire qu’il a un Créateur et qu’il n’est pas le fruit d’une évolution aveugle…

Tant que nous n’accepterons pas d’être gouvernés par Dieu, nous serons dominés par des tyrans !

Ces tyrans qui sont en nous, que nous ne connaissons que trop, et qui s’appellent : égoïsme, orgueil, convoitise, méchanceté. Ils nous asservissent, ils nous meurtrissent, ils nous écrasent et nous sommes impuissants à leur résister.

Impuissants surtout devant celui qui est derrière toute la scène de l’humanité. Comme nous l’avons déjà mentionné, l’esprit qui est derrière toute la conspiration mondiale, le père du mal, du mensonge, de toute la misère, la racine de tous les maux, le maître du monde : c’est Satan le diable ! L’homme est rendu si loin dans le mal, si éloigné de l’amour du prochain, si meurtrier, si adultère, si voleur, si menteur, si cruel et sans scrupules qu’il est inhumain qu’il le soit à ce point, seulement par lui-même.

Je crois deviner votre petit sourire moqueur :

— Le diable ? Allons donc ! Il y a longtemps qu’on n’y croit plus !

Mais cela fait son jeu, vous savez ?

— Oui, oui, mais… j’y croirai seulement si je le rencontre !

Mes amis, comment peut-on rencontrer quelqu’un quand on marche dans la même direction ?

La plus habile ruse du diable consiste à faire croire aux hommes qu’il n’existe pas. Il peut ainsi travailler tranquille ; nul ne se doute que c’est lui qui tire les ficelles et qui empêtre l’humanité aussi facilement qu’une araignée sa proie. Ce ne sont pas les bonnes volontés qui manquent ; on fait d’immenses efforts pour la paix ; mais aucun n’aboutit, parce que chacun veut la plus grosse part du gâteau et qu’on ne peut l’avoir qu’à la condition de l’arracher de force à l’autre. D’où les disputes, les revendications, les refus, les révolutions, les guerres.

La Bible appelle le diable le meurtrier et le menteur. Toute haine a sa source en lui et toute tromperie procède de lui.

Si aujourd’hui, maintenant, vous n’acceptez pas d’effectuer un virage majeur, le plus important de votre vie, alors vous allez demeurer dans votre statut de condamné.

À quoi pourrais-je comparer l’histoire de l’humanité ?

Je crois que je pourrais la comparer à un énorme entonnoir où tous les êtres humains, en faisant abstraction de la race, des moeurs, des coutumes, des croyances, des non-croyances, des religions, de l’athéisme, de l’éducation, de l’ignorance ou de quelle que soit la condition de vie dans laquelle ils se trouvent, auront tôt ou tard et de façon sûre et certaine à prendre la décision la plus importante de leur vie.

Mes chers amis, je vais maintenant vous donner la clé de la délivrance, de la complète sécurité, pour que vous gardiez la vie dans ces temps extrêmement difficiles qui s’abattent sur nous tous.

Mais cela demande une ouverture de cœur et d’esprit.

Je vous dis tout de suite que, si vous rejetez ou banalisez ce qui va suivre, vous demeurerez sans aucune protection ! Une sentence de mort continuera de peser sur vous alors que vous éloignerez le seul et unique moyen d’être sauvés.

Fondamentalement, la seule raison pour laquelle l’être humain a été créé, la seule raison de notre passage sur la terre dans la chair est de prendre la décision si oui ou non, nous accepterons de vivre dans le Royaume de Dieu ! Notre Créateur nous a créés pour que nous accédions à l’éternité !

Tout le reste est accessoire !

Dieu, dans Son plein droit de Créateur, exige que toutes Ses créatures humaines, depuis le premier homme, aient obligatoirement à faire ce choix, sans aucune exception et de manière parfaitement éclairée !

Tout le malheur de l’homme vient de ce qu’il est séparé de Dieu. Dès le début de son histoire, il a perdu le contact spirituel avec son Créateur et chaque génération s’avance peu à peu vers une nuit morale où le souvenir et la conscience de Dieu auront été totalement rejetés. L’homme appartient à une race déchue, perdue, qui fait d’elle son propre centre dans un terrible aveuglement. De plus, chaque personne ajoute le poids de sa propre culpabilité : chacun a fait le mal en péchant contre ses semblables et contre Dieu qui lui a donné une conscience :

« Vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre Dieu et vos péchés ont fait

qu’Il a caché de vous Sa face pour ne pas écouter. »

(Esaie 59:2)

La manipulation du peuple est tellement énorme, tellement globale, que la quasi-totalité des gens agissent dans leurs vies par habitude, par tradition, par convention, mais surtout par ignorance !

Il y a beaucoup trop de choses que vous avez acceptées dans votre quotidien, que vous prenez pour acquises ou comme allant de soi, sans même vous poser de questions, à savoir :

  • – Pourquoi ?
  • – Comment ?
  • – De qui cela vient-il ?
  • – D’où cela origine-t-il ?
  • – Cela est-il vraiment bon pour moi, pour ma famille ?
  • – Suis-je vraiment obligé de subir certaines contraintes ?
  • – Et comment sont-elles entrées dans ma vie ?

Dieu a dit :

« Mon peuple est détruit, faute de connaissance. »

(Osée 4:6)

Mais aussi :

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés,

et qu’ils viennent à la connaissance de la vérité. »

(I Timothée 2:4)

Beaucoup de connaissances vous ont été données ici, dans cette série d’articles. Plus que vous ne vous attendiez, sans doute.

Ce séminaire a été aussi une incitation à des remises en question, à des prises de décision et surtout à faire naître en vous un ardent désir de partir en quête de la vérité dans tout ce qui compose votre vie personnelle et la société qui nous entoure. Cela doit devenir pour chacun de vous un véritable « devoir » de commencer, aujourd’hui-même, à prendre tous les moyens possibles pour rechercher ce qui est vrai et éliminer ce qui est faux.

Chacun de vous avez énormément de valeur et méritez tous les efforts pour que ce « processus » s’enclenche vers une prise en charge et un engagement envers vous-mêmes.

Merveilleusement, il est réconfortant de savoir que cet « assainissement » de votre vie va vous apporter une multitude de très bonnes choses, une remise en ordre des plus bénéfiques et de nouvelles valeurs et priorités qui vous amèneront vers un avenir insoupçonné et ayant un véritable sens.

Ma meilleure suggestion pour établir votre point de départ est, premièrement, un changement d’attitude personnel.

Décidez, maintenant, de rejeter les fausses excuses et les faux-fuyants. En réalisant l’urgence de votre situation, par honnêteté envers vous-même, vous savez maintenant que ce travail doit devenir très important et même prioritaire dans votre vie. Il y a, sans aucun doute, plusieurs choses et activités qui peuvent être éliminées dans votre quotidien, afin de disposer de ce temps pour vos nouvelles lectures et recherches.

Je vous suggère aussi, fortement, que le livre de base de votre documentation soit le même que le mien. C’est le livre par excellence au point de vue : historique, scientifique, moral, dénonciateur et garant des meilleurs principes pour une vie saine et heureuse.

Vous pouvez étudier la Bible comme la Parole de Dieu s’adressant directement à vous. Quand nous lisons la Bible, Dieu Lui-même nous parle !

Il ne s’agit ici en aucune façon d’une incitation quelconque à promouvoir une religion ou une congrégation, quelles qu’elles soient !

Il s’agit plutôt de laisser se créer et se bâtir un lien avec Dieu, notre Créateur, dans une relation personnelle pour chacun de vous, grâce à une parfaite ouverture de cœur et d’esprit. Il pourra alors vous enseigner et vous éduquer dans tous les aspects de votre vie et vous apporter LA solution à tout ce qui vous concerne.

La Parole de Dieu doit être lue avec respect et humilité. De votre démarche et de votre début de la lecture de la Bible, Dieu dit :

« Voici sur qui je porterai mes regards : sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu,

sur celui qui craint ma Parole. »

(Esaie 66:2)

En plus de la lecture de la Bible, vous serez certainement appelé à des recherches qui prendront une multitude de formes.

Lectures variées, Internet, conférences, séminaires, documents vidéos, échanges personnels, etc.

Comprenez qu’en ayant comme guide de base la Parole de Dieu, vous vous connectez alors directement avec l’Être le plus puissant de l’univers.

Par Sa Parole, la Bible, vous pourrez prendre connaissance de toute la véritable histoire de l’humanité : passée, présente et future. Elle nous révèle aussi la vérité sur les temps que nous vivons présentement. La Bible est très précise dans ses prophéties. Vous apprendrez aussi ce qui est dit sur le Nouvel Ordre Mondial, jusqu’où Dieu va tolérer que l’homme aille dans le péché et surtout, comment Il va intervenir.

Mes amis, avec tout ce que vous avez appris jusqu’ici, vous comprenez de plus en plus que ce temps est près comme jamais.

J’aimerais maintenant vous citer deux derniers versets bibliques qui m’ont fortement aiguillonné afin de me mettre en marche dans mon cheminement, vers cette épuration de ma vie :

« Que dirons-nous donc à ces choses ?

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

(Romains 8:30)

Mais de l’autre côté de la médaille…

« C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant »

(Hébreux 10:31)

Si j’ai pu rédiger et collationner ces informations pour vous présenter ces choses, c’est bien parce que je vis ce que je dis.

Bien sûr, ce n’est pas toujours une rigolade ou un chemin parsemé de pétales de roses que de m’obstiner à aller à contre-courant du troupeau afin de m’éloigner de l’abattoir !

Mais, grâce à Dieu, maintenant ma vie repose sur un Rocher, elle a un sens, je sais d’où je viens, où je suis et surtout où je vais.

Je n’ai rien à craindre du Nouvel Ordre Mondial.

Je n’ai rien à craindre des hommes.

Je suis bien, je suis heureux, je suis en paix, car Celui à qui appartient ma vie a promis de me protéger et de me garder sous Ses ailes dans les temps difficiles qui viennent sur l’humanité.

Si j’ai mis toute ma confiance et ma foi en Lui, c’est parce qu’Il est Dieu, c’est parce qu’Il n’est pas un homme. C’est aussi parce qu’Il n’a jamais manqué à Sa parole, elle est La Vérité.

Avec Lui, j’ai enfin la certitude que je ne serai jamais trahi.

Dieu a un Plan pour l’humanité. Non, ce Plan ne concorde pas avec les objectifs du Nouvel Ordre Mondial. Le Plan de Dieu est parfait. Heureusement pour nous !

Il s’agit maintenant pour chacun de nous de nous demander quelle sera la suite de notre vie. De savoir où sera notre place, à chacun de nous personnellement, dans le Plan de Dieu.

Aujourd’hui, j’ai planté des graines, mais, voudrez-vous les arroser pour que Dieu puisse les faire pousser ?

Si dans votre cœur vous avez déjà décidé de ne rien croire de ce que je vous ai présenté, c’est votre droit et rien ne vous y oblige.

Nous verrons dans le futur ce qu’il en sera.

Mais pour ceux qui se mettront dès aujourd’hui au travail et qui verront arriver les évènements prédits, ils se réjouiront grandement d’avoir ouvert leur vie à l’intelligence et d’avoir grandi par ces efforts et ce travail.

En parlant de Ses prophéties, Jésus-Christ a dit que « ces paroles sont certaines et véritables ».

Que l’on y croie ou non, la Parole de Dieu va s’accomplir dans toute Sa puissance et dans toute Son intégralité.

Le Plan de Dieu nous dit clairement qu’effectivement il y aura bientôt un gouvernement mondial qui ne sera jamais détruit.

Mais ce Royaume sera le sien, là où il n’y aura jamais plus de conspiration, de manipulation et d’injustice puisque le mal sera complètement détruit.

Que Dieu garde chacun de vous tous dans le cheminement de votre vie en direction de « l’entonnoir » de l’humanité qui, lui, conduit dans une seule direction : le Royaume de Dieu.

 

[Quelques semaines après avoir terminé la rédaction de son séminaire, l’auteur, Guy Richer, l’exposa à deux reprises à des parents et amis qu’il avait invités chez lui pour l’occasion. Il est décédé, à peine quelques jours après la seconde présentation, le 25 juin 2004, sur le lac Mistassinni, au Québec, lors d’un voyage de pêche, dans la nature et la paix. Un ouragan souleva ce grand lac et fit périr Guy et son compagnon de pêche.

Nous pouvons attester qu’il était habité d’une grande paix, qu’il a combattu le bon combat et qu’il a remporté la couronne de gloire que nul ne pourra lui ravir. Son Seigneur la lui remettra, lors de Son Retour, alors qu’Il ressuscitera Guy et tous les Élus. Puis, Guy vivra avec son Dieu d’éternité en éternité.]