Donald Trump suit le livre de règlements du Projet Esther

Bulletin du pasteur Chuck Baldwin
5 juin 2025
Gaza, en Palestine, est la nouvelle Varsovie de la Pologne.
Le monde moderne prétendument civilisé se montre aussi incivil que tout autre société corrompue et autoritaire de l’histoire de l’humanité. Et les États-Unis d’Amérique et Israël mènent le peloton. Il n’y a aujourd’hui aucun pays sur terre qui se montre plus assoiffé de sang, plus insensible devant les meurtres en masse de gens innocents et plus coupables de crimes de guerre internationaux, de génocide, de nettoyage ethnique et de crimes contre l’humanité que ces deux pays.
Je pense qu’il s’agit de plus qu’une coïncidence que plus de 80 % d’Israéliens soutiennent le meurtre de masse génocidaire et le nettoyage ethnique de Benjamin Netanyahou contre le peuple de Gaza, et plus de 80 % des évangéliques d’Amérique font de même.
Le sionisme judaïque et le sionisme chrétien sont tous deux dévorés par l’esprit de bigoterie religieuse, par la suprématie raciale, par la haine, par la guerre et par la mort.
Et les gens qui persistent à défendre et à excuser le refus de Donald Trump d’arrêter le génocide à Gaza – ce qu’il aurait pu faire à sa première semaine en poste en coupant l’approvisionnement des instruments de guerre qui permettent le génocide d’Israël – démontrent le même mal, le même cœur méchant que le peuple d’Israël qui défend et excuse la soif de sang de Benjamin Netanyahou.
Mais Trump fait bien plus que permettre le génocide d’Israël à Gaza. Il dirige l’effort visant à rendre muettes les voix dissidentes en Amérique.
D’Al-Jazeera :
Qu’est-ce que le Projet Esther, le livre de règlements contre le mouvement propalestinien aux États-Unis ?
Des partisans disent que l’administration Trump semble suivre les recommandations du Projet Esther pour prendre des mesures contre l’activisme.
Lorsque la Fondation Héritage, prééminent groupe de réflexion de l’aile droite aux États-Unis, a lancé un livre de règlements l’année dernière à savoir comment détruire le mouvement de solidarité palestinienne, cela n’attira pas beaucoup l’attention.
Mais plus de huit mois plus tard, le document politique – appelé Projet Esther – fait face à l’examen rigoureux et relevé des activistes et des outils médiatiques, en partie parce que le Président Donald Trump semble en suivre les plans.
Les auteurs du Projet Esther ont présenté leur rapport comme une série de recommandations pour combattre l’antisémitisme, mais les critiques disent que la visée finale du document est « d’empoisonner » les groupes qui critiquent Israël en les dépeignant comme des associés du Hamas.
Le Projet Esther a été créé en réaction aux protestations croissantes contre le support des États-Unis pour la guerre d’Israël à Gaza que les experts des Nations Unies et les groupements des droits ont décrit comme un génocide.
Donc, quel est le Projet Esther et comment est-il appliqué contre les activistes ? Voici un regard jeté sur le document et ses implications continues pour les États-Unis.
Qu’est-ce que la Fondation Héritage ?
La Fondation Héritage est une cellule de réflexion conservatrice influente à Washington, D.C., dont la mission déclarée est de « formuler et de promouvoir des politiques publiques sur la base des principes de la libre entreprise, du gouvernement limité, de la liberté individuelle, des valeurs traditionnelles américaines et d’une forte défense nationale. »
Pourtant, les critiques arguent que le Projet Esther demande une interférence gouvernementale pour refréner les libertés individuelles, incluant les droits à la liberté d’expression et d’association quand il est question de s’opposer aux politiques du gouvernement israélien.
La Fondation Héritage est aussi derrière le Projet 2025, que les critiques décrivent comme un livre de règlements autoritaire pour la seconde présidence de Trump.
Quel est le « Réseau de Soutien du Hamas », selon le Projet Esther ?
Les auteurs déclarent que les groupes engagés dans la défense des droits des Palestiniens sont membres du Réseau de Soutien du Hamas (RSH).
En bref, le document allègue que le « mouvement propalestinien » est « en fait un réseau de soutien terroriste ».
Est-ce que le « Réseau de Soutien du Hamas » existe ?
Non.
Un tel réseau n’existe pas aux États-Unis qui possèdent des lois sévères contre l’approvisionnement de matériel de support aux groupes désignés comme « organisations terroristes », incluant le Hamas.
Beth Miller – directrice politique de la Voix Juive pour la Paix (VJP), groupe que la Fondation Héritage nomme comme faisant partie du réseau – qualifie les allégations du Projet Esther « d’excentriques ».
« Cela expose l’étendue des mensonges et de l’absurdité jusqu’où ils sont prêts à aller pour essayer d’abattre le mouvement des droits des Palestiniens, » a dit Miller à Al-Jazeera.
Comment le Projet Esther entend-il démolir le mouvement des droits palestiniens ?
Le document demande une campagne multi-facette contre les supporteurs des droits palestiniens en les ciblant de manière légale, politique et financière.
L’initiative souligne 19 buts qu’elle qualifie « d’effets désirés ».
Cela comprend le refus aux supporteurs des droits palestiniens qui ne sont pas citoyens américains d’avoir accès aux universités en s’assurant que les plateformes de médias sociaux ne permettent pas de « contenu antisémite » et de présenter des preuves « d’activités criminelles » par les défenseurs de la Palestine à la branche exécutive.
Il demande aussi de refuser d’émettre des permis pour les protestations organisées en soutien des droits palestiniens.
« Nous devons engager une guerre légale », peut-on y lire, en faisant référence aux tactiques employant le litige pour faire pression sur les opposants.
Est-ce que l’administration Trump transforme les recommandations du Projet Esther en politique ?
Il semble que ce soit le cas.
« La phase dans laquelle nous sommes en ce moment commence à exécuter certaines des séries d’effort en termes de punitions légales, législatives et financières pour ce que nous considérons du matériel de soutien au terrorisme, » a confié Coates au New York Times.
Les mesures énergiques de Trump contre les protestations collégiales semblent s’aligner avec ce que tente d’accomplir le Projet Esther.
Par exemple, l’administration américaine a révoqué les visas des étudiants étrangers qui se montrent critiques envers Israël. Cela fait écho à une proposition du Projet Esther, laquelle demande que l’on identifie les étudiants « en violation des exigences de visa étudiant ».
Pourquoi se concentrer sur les universités ?
Tariq Kenney-Shawa, camarade en politique américaine à Al-Shabaka, une cellule de réflexion palestinienne, a dit que le Projet Esther cible les universités parce qu’Israël tire du soutien des jeunes gens aux États-Unis.
« Voilà pourquoi on se concentre tellement sur les universités et les campus de collège, » dit-il dans le podcast The Take d’Al-Jazeera.
Kenney-Shawa explique que le soutien à la guerre d’Israël à Gaza a subi une tendance à la baisse chez le profil démographique des États-Unis. Mais dans les campus collégiaux, le changement est plus prononcé.
Un sondage récent du Pew Research Center montre que 53 % des répondants américains ont une vision négative d’Israël, nombre qui grimpe à 71 % chez les démocrates de moins de 50 ans.
Le Projet Esther fonctionne-t-il ?
Les partisans disent que, dans un avenir imminent, les mesures énergiques contre le mouvement de solidarité de la Palestine va menacer la sécurité et le bien-être des activistes, particulièrement les étudiants étrangers. Mais il va également déclencher une réaction brutale.
« La nature extrême de ces attaques a aussi donné aux gens le courage de continuer à parler avec un ton de défi face à ces attaques, » a dit Miller de la Voix Juive pour la Paix.
« Et, en réalité et dans bien des cas, cela a réveillé les gens – qui ne portaient pas attention auparavant – devant l’hypocrisie qui existe depuis si longtemps dans la volonté de mettre au silence et de censurer les activistes des droits palestiniens. »
Plus tôt au mois de mai, plusieurs législateurs de l’aile droite et des alliés de Trump ont manifesté leur opposition contre un projet de loi qui visait à étendre les restrictions sur les boycotts d’Israël, citant des inquiétudes à propos de la liberté d’expression.
La tyrannie anti-liberté d’expression de Trump a commencé dans les universités et les collèges d’Amérique, mais cela ne s’arrêtera pas là. Les tyrans comme Trump ne se contentent jamais d’une tyrannie partielle ; ce qu’ils veulent, c’est une tyrannie totale. Et Trump a un cadre très large de camarades représentants pour lui venir en aide.
Le grand courant médiatique
Tous les plus gros outils médiatiques de l’Amérique sont des propagandistes persistants pour Israël. Ils ont censuré l’accès du peuple américain aux monstrueuses réalités et aux reportages honnêtes de nouvelles sur les meurtres de masse d’Israël, les viols, les tortures et la pénurie de masse de nourriture du peuple de Gaza depuis le début du génocide.
C’est certain, des photos et des vidéos très crues, de même que de nombreux reportages de nouvelles détaillés sont disponibles en ligne au peuple américain, mais encore faut-il qu’ils aient la volonté de les chercher. Et heureusement, beaucoup d’Américains regardent les horreurs quotidiennes commises par le satanique gouvernement israélien. C’est pourquoi maintenant plus de 50 % des Américains ont une vision négative d’Israël.
Le lobby d’Israël
Il y a des dizaines d’organisations à Washington, D.C., New York et d’autres endroits aux États-Unis faisant compérage avec Israël, les plus notables étant The American Israel Public Affairs Committee [Comité des affaires publiques américano-israéliennes] (AIPAC) et l’Anti-Defamation League [Ligue anti-diffamation] (ADL).
Je dresse la liste de beaucoup de groupes de lobby israéliens opérant à Washington ici.
Ces organisations dépensent des centaines de millions de dollars chaque année pour faire pression sur le Président, les membres du Congrès, les sénateurs et les gouverneurs. Seul celui qui est volontairement aveugle ne sait pas que le gouvernement américain – avec l’exception de quelques précieuses âmes braves et honnêtes, telles que Thomas Massie et Rand Paul – sont littéralement dans la petite poche du lobby d’Israël.
Télévangélistes, pasteurs et églises évangéliques
Le soutien d’Israël chez la vaste majorité des églises évangéliques frise le fanatisme. Des personnes m’écrivent chaque semaine pour me parler de leur expérience avec ces « églises » sionistes. Le mot fanatisme n’est pas de l’hyperbole.
Le sionisme chrétien est devenu une secte religieuse.
Ces institutions très puissantes et influentes sont d’un soutien énorme pour la tyrannie anti-liberté d’expression de Trump. Ce qui a débuté dans les campus d’université va se déverser sérieusement dans le monde du commerce et de la religion au cours du reste de l’administration Trump.
En fait, cela arrive déjà.
Mon ami, survivant de l’USS Liberty et Président de l’Association des vétérans de l’USS Liberty, Phil Tourney, rapporte que Stew Peters et quelques autres se sont vus interdire de se montrer à l’entrée de l’hôtel où les survivants du Liberty tiendront leur 58e réunion à cause de leur opinion regardant le génocide d’Israël à Gaza. Et sans le support enthousiaste pour Israël des pasteurs, des télévangélistes et des églises évangéliques, la domination sioniste sur Washington, D.C., s’effondrerait.
Bradlee Dean l’a bien démasqué quand il a écrit :
L’on regarde quelque gouvernement que ce soit qui cherche à contrôler le peuple et la toute première chose qu’on lui voit faire, c’est de censurer illégalement la liberté d’expression.
Mais le but réel du régime sioniste est de mettre fin à la prédication et à l’enseignement du Nouveau Testament. J’explique cette réalité dans une série de deux messages intitulés : In Zionist America, You Are Antisemitic if…
Voici la Partie Un de ce message sur YouTube.
Gaza, en Palestine, est la nouvelle Varsovie de la Pologne. Et les chrétiens sionistes d’Amérique sont ceux qui permettent à Trump de suivre le livre de règlements du Projet Esther pour supprimer tout vestige de résistance à cet holocauste du 21e siècle.