D.503 – Puissance divine, nature divine

Par Joseph Sakala

Dans 2 Pierre 1:2-7, l’apôtre Pierre écrit : « La grâce et la paix vous soient multipliées, dans la connaissance de Dieu et de notre Seigneur Jésus. Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise ; ainsi, y apportant tout votre zèle, ajoutez à votre foi la vertu, et à la vertu la science ; et à la science la tempérance ; et à la tempérance la patience ; et à la patience la piété ; et à la piété l’amour fraternel ; et à l’amour fraternel la charité. »

Certains passages des Écritures sont littéralement à nous couper le souffle. Notre texte plus haut est justement un tel passage. À ceux que Dieu a appelés, Il a promis toutes les choses qui sont pertinentes vers une vie divine. Dieu nous a fourni tout ce dont nous avions besoin pour vivre une vie productive dans la divinité. C’est Sa puissance divine qui nous est transmise par le Saint-Esprit en nous et qui rend tout ceci possible. Afin d’utiliser efficacement nos ressources, il nous faut continuer de grandir en pleine connaissance de Dieu. C’est seulement à ce moment que nous pouvons atteindre la mesure de Sa gloire et de Sa vertu. Il nous a conféré la reproduction de Son caractère glorieux et Ses actions vertueuses selon ce que nous connaissons de ce qu’Il est et de ce qu’Il a fait. C’est ainsi que nous pouvons partager Sa nature divine.

Initialement, cependant, au moment où nous recevons le salut, nous recevons également Son Saint-Esprit, toujours présent dans la vie du croyant. Au fur et à mesure que nous croissons dans la connaissance du Seigneur, en nous soumettant au travail de l’Esprit, notre nature devient encore plus conforme à la nature divine de Jésus-Christ. Cette attribution de Sa puissance divine comme échantillon de Sa Nature divine nous vient au travers des grandes et précieuses promesses octroyées par Dieu, par Sa gloire et Sa vertu. Puisque Dieu les a promises, Ses promesses sont certaines, car Il est celui par Qui nous fuyons la corruption qui règne dans le monde par la convoitise.

Et c’est ainsi que nous pouvons déclarer, comme Jésus : « Je ne puis rien faire de moi-même, je juge selon que j’entends, et mon jugement est juste, car je ne cherche point ma volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé » (Jean 5:30). Christ est notre exemple fantastique en toutes choses, même dans Son obéissance à faire la volonté de Son Père. Parce que le Fils est parfait, Jésus obéissait à Son Père en toutes choses. Regardons ce que Jésus a dit aux pharisiens qui le questionnaient : « Lorsque vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez qui je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je dis les choses comme mon Père me les a enseignées. Celui qui m’a envoyé est avec moi. Et le Père ne m’a point laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8:28-29).

Il y a trois références spécifiques dans les épîtres à l’obéissance de Christ. Un des passages les plus profonds de la Bible se situe dans Hébreux 5:7-9, où nous lisons : « C’est Lui qui, pendant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été délivré de sa crainte, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et ayant été rendu parfait, il est devenu l’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. » Comment le Fils omniscient de Dieu pouvait-Il apprendre quoi que ce soit ? Il y a des choses qu’on ne peut absolument pas apprendre dans les livres, mais seulement par l’expérience et par l’obéissance dans les circonstances difficiles. Donc, Jésus a appris par l’expérience.

Christ a obéi à Son Père, même après avoir prié que la coupe amère Lui soit enlevée s’il était possible. « Mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes ; et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi, Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom ; afin qu’au nom de Jésus, tout ce qui est dans les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2:7-11).

Si Jésus avait désobéi, comme Adam, nous n’aurions jamais connu le salut. « Car, comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été rendus pécheurs, ainsi par l’obéissance d’Un seul plusieurs seront rendus justes » (Romains 5:19). Jésus était, en effet, toujours parfaitement obéissant à la Parole de Son Père : « Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude, » nous déclare le chef des apôtres, dans 1 Pierre 2:21-22. Son obéissance consistait simplement à rechercher et à suivre la volonté de Son Père en toute chose. « En disant : Père, si tu voulais éloigner cette coupe de moi ! toutefois, que ma volonté ne se fasse point, mais la tienne » (Luc 22:42).

Son exemple s’applique à chacun de Ses enfants. « Car Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité, mais de force, de charité et de prudence », nous déclare Paul, dans 2 Timothée 1:7. Dans ce petit verset, nous trouvons plein d’informations. Car, dans le verset précédent, Paul insistait pour que Timothée se : « rappelle de rallumer le don de Dieu qui t’a été communiqué par l’imposition de mes mains » (2 Timothée 1:6). Parce que Dieu ne lui a pas donné un esprit de crainte, ni à nous d’ailleurs qui croyons en Sa puissance divine. Le mot grec deilia traduit par « crainte », nous indique que le don de Dieu ne fonctionne pas très bien quand nous sommes trop timides pour l’utiliser. Le don de Dieu contient la puissance, l’amour et un esprit sain.

Le don de Dieu n’est pas la puissance. Son don nous vient avec dunamis la capacité innée d’accomplir le don, quel qu’il soit : « Et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu. Or, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons ; à Lui soit la gloire dans l’Église, par Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen » (Éphésiens 3:19-21). « Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il Lui plaît. Car, comme le corps est un, quoiqu’il ait plusieurs membres ; et que, de ce corps unique, tous les membres, quoiqu’ils soient plusieurs, ne forment qu’un corps, il en est de même de Christ » (1 Corinthiens 12:11-12).

Dieu nous donne la puissance nécessaire afin de rendre notre don efficace. Et notre don nous vient avec l’amour. Encore une fois, l’amour n’est pas le don, mais une partie du caractère de Jésus et le fruit du Saint-Esprit. Si ce n’était pas du reflet en nous de l’amour sacrificiel de notre Rédempteur, ces dons surnaturels pourraient être mal utilisés, ou même employés pour notre gloire personnelle. Diotrèphe avait mal utilisé son don. Dans 3 Jean 1:9-10, l’apôtre Jean nous déclare : « J’ai écrit à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je viens, je lui rappellerai les œuvres qu’il fait, en tenant des discours malins contre nous, et que, ne se contentant pas de cela, il ne reçoit pas lui-même les frères, mais empêche ceux qui veulent le faire, et les chasse de l’Église. »

Sophronismos est le mot grec unique employé dans les Écritures pour décrire l’esprit sain qui nous est accordé avec notre don. C’est une combinaison de deux verbes grecs traduits comme « sauvé » et « contrôlé ». Le véritable sens serait « un contrôle qui sauve ». Avec nos dons spirituels, nous vient l’harmonie parfaite de nos habiletés qui donnent la puissance au don, ainsi que l’amour qui garde les dons orientés sur les autres et le contrôle qui l’empêche de nuire aux frères et sœurs, comme l’a fait Diotrèphe. Car Dieu nous dit, dans Ézéchiel 18:4-5, 9 : « Voici, toutes les âmes sont à moi, l’âme du père comme l’âme du fils ; toutes deux sont à moi ; l’âme qui pèche est celle qui mourra. L’homme qui est juste, qui pratique la droiture et la justice … qui marche selon mes statuts et observe mes ordonnances, en se conduisant avec droiture, – cet homme est juste, et certainement il vivra, dit le Seigneur, l’Éternel. » Quelle déclaration terrifiante et impressionnante ! L’Éternel, le Créateur de toute l’humanité, qui nous confirme que toutes les âmes sont à Lui pour en disposer selon Sa volonté.

Quelle est la valeur d’une âme éternelle créée à l’image de Dieu ? Le Créateur est le propriétaire des troupeaux sur mille collines. En effet, la terre et toutes les galaxies Lui appartiennent, mais il y a quelque chose dans une âme qui a une plus grande valeur. Une âme peut choisir, peut adorer Celui qui l’a créée et peut refléter la nature même de Dieu. Rien d’autre dans toute la création n’a ce pouvoir. Pourtant, Dieu possède toutes ces âmes. Il a un droit incontestable sur elles et elles ne Lui seront jamais enlevées, car c’est Lui qui les a créées. Et en plus, leur nombre augmente parce que Dieu a donné à Ses sujets le commandement et la puissance de se reproduire. À chaque conception, Dieu crée une nouvelle âme avec le potentiel de devenir éternelle. Vraiment, Sa richesse est incommensurable !

Comment pouvons-nous réagir face à Son droit de propriété ? Par l’obéissance et en agissant selon Sa volonté telle que révélée dans notre conscience et notre raison par le Saint-Esprit. Mais surtout par ce qui nous est révélé dans Sa Parole écrite et en Lui manifestant la gloire qui Lui est due. Nous devons jalousement garder notre affection, Lui réservant l’adulation que Dieu mérite, à Lui seul. Nous devons Lui manifester notre amour en aimant Sa création, incluant les âmes que Dieu nous fait rencontrer constamment sur notre chemin. Et avant tout, nous devrions nous rendre disponibles, par Sa miséricorde, à pardonner aux autres au travers de la rédemption de Son Fils, Jésus-Christ.

À ce même moment, Dieu accomplit un autre acte de création. Car : « Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Or, toutes ces choses viennent de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Jésus-Christ, et qui nous a confié le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec soi, en ne leur imputant point leurs péchés ; et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc la fonction d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; et nous vous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5:17-20). Cette miséricorde fut manifestée aussi par les anges envers Lot, lors de sa sortie de Sodome.

Dans Genèse 19:16-22, nous lisons : « Et comme il tardait, ces hommes le prirent par la main ; ils prirent aussi par la main sa femme et ses deux filles, parce que l’Éternel voulait l’épargner ; et ils l’emmenèrent, et le mirent hors de la ville. Or, dès qu’ils les eurent fait sortir, l’un d’eux dit : Sauve ta vie ; ne regarde point derrière toi, et ne t’arrête en aucun endroit de la plaine ; sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses. Et Lot leur répondit : Non, Seigneur, je te prie ; voici, ton serviteur a trouvé grâce devant tes yeux, et tu as signalé ta miséricorde envers moi, en me sauvant la vie. Mais moi, je ne puis me sauver vers la montagne, que le mal ne m’atteigne, et que je ne meure. Voici, je te prie, cette ville est assez proche pour s’y enfuir, et elle est petite ; que je m’y sauve, je te prie, – n’est-elle pas petite ? – et que mon âme vive. Et il lui dit : Voici, je t’accorde encore cette grâce, de ne point détruire la ville dont tu as parlé. Hâte-toi de t’y sauver ; car je ne puis rien faire jusqu’à ce que tu y sois entré. C’est pour cela qu’on appela cette ville Tsoar (petite). »

Ce plaidoyer présomptueux de Lot aux anges qui avaient épargné sa vie, celle de sa femme et de ses deux filles, lorsqu’ils détruisirent Sodome et Gomorrhe, vaut vraiment la peine d’être souligné parce qu’il contient la première référence de la Bible à la grande miséricorde de Dieu. Lot était croyant et un homme droit, mais avec une attitude charnelle cupide et avide qui le motivait encore. Pourtant, Dieu a non seulement montré Sa grâce envers Lot, mais Dieu a magnifié Sa miséricorde ! Il était fort approprié de mentionner ce principe dans les Écritures, mais, en plus, c’est sur cette première mention de miséricorde qu’est fondé le thème dominant de la doctrine de la miséricorde au travers de toutes les Écritures. La clé, c’est que la miséricorde de Dieu ne peut être exprimée qu’en termes superlatifs et cet acte est enregistré répétitivement dans les Écritures.

Dans Psaume 103:17-18, nous lisons : « Mais la bonté de l’Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui Le craignent, et sa justice pour les enfants de leurs enfants, pour ceux qui gardent son alliance et se souviennent de ses commandements pour les accomplir. » Et dans Psaume 103:11 : « Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant Sa bonté est grande sur ceux qui le craignent. » Sa bonté et Sa miséricorde sont éternelles et infinies. Rien ne pourrait être plus magnifié que cela ! Il ne faudra pas être surpris de constater que Paul déclare : « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde à cause de la grande charité dont il nous a aimés, lorsque nous étions morts dans nos fautes, nous a rendus à la vie ensemble en Christ, (c’est par grâce que vous êtes sauvés ;) et il nous a ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ ; afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:4-7).

Et Pierre aussi, nous déclare : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5). « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance. Cette parole est certaine, et je veux que tu établisses fortement ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer les bonnes œuvres ; voilà les choses qui sont bonnes et utiles aux hommes, » dit Paul à Tite, dans Tite 3:5-8.

Alors, nous nous joignons à David pour déclarer, comme dans Psaume 23:6 : « Oui, les biens et la miséricorde m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel pour l’éternité. » « N’aie donc point honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier ; mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu, Qui nous a sauvés, et nous a appelés par un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles, et qui a été maintenant manifestée par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile, pour lequel j’ai été établi prédicateur, et apôtre, et docteur des Gentils, » nous témoigne Paul, dans 2 Timothée 1:8-11.

Il semble y avoir un conflit apparent entre le salut de Dieu qui fut déterminé avant que le monde soit et notre présent besoin de persuader les hommes et les femmes de croire en l’Évangile. « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant en son corps. Sachant donc la crainte qu’on doit au Seigneur, nous persuadons les hommes ; et Dieu nous connaît, et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi, car nous ne nous recommandons pas de nouveau auprès de vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier à notre sujet, afin que vous puissiez répondre à ceux qui se glorifient du dehors, et non du cœur » (2 Corinthiens 5:10-12).

Jésus a également appelé les gens en exprimant : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug, et apprenez de moi, parce que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé, et mon fardeau léger » (Matthieu 11:28-30). Alors qu’Il insistait, dans Jean 15:16 : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. » Les Écritures expriment souvent ce paradoxe.

Dans Éphésiens 2:8-9, nous voyons : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » Très peu de gens apporteraient comme argument que le salut nous vient par la qualité d’un travail de coopération entre Dieu, l’homme et la femme, puisque c’est un don de Dieu, et non le résultat de nos efforts. Plusieurs passages témoignent de cet enseignement. Donc, notre salut doit rencontrer ce qui est requis par les standards de Dieu. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est que Dieu doit être Saint et Juste tout en justifiant les impies. « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus », nous confirme Paul, dans Romains 3:23-26.

Il n’y a aucun compromis possible face à Sa sainteté. Alors, le Rédempteur, incarné et sans péché, devait être sacrifié afin de réconcilier l’homme et la femme, tous deux pécheurs, avec un Dieu saint. « Car Celui qui n’a point connu le péché, il l’a traité en pécheur pour nous, afin que nous, nous devenions justes de la justice de Dieu en lui », dit Paul, dans 2 Corinthiens 5:21. C’est ainsi que la séquence de la rédemption par la grâce devait être destinée à ceux que Dieu appelle. Car : « nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon Son dessein » (Romains 8:28). Tous les : « Élus selon la prescience de Dieu le Père, pour être sanctifiés par l’Esprit, pour obéir à Jésus-Christ, et pour avoir part à l’aspersion de son sang. Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! », nous déclare le chef des apôtres, dans 1 Pierre 1:2.

Le résultat du sacrifice de Christ devait être établi de façon à ce que le Rédempteur, Dieu le Père, serait conforme à l’image de Christ. « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8:29-30). « Or, grâces soient rendues à Dieu de son don ineffable ! » (2 Corinthiens 9:15). Jésus Lui-même a déclaré : « Or, je vous dis que les hommes rendront compte, au jour du jugement, de toute parole vaine qu’ils auront dite ; car tu seras justifié par tes paroles, et par tes paroles tu seras condamné » (Matthieu 12:36-37).

Dans plusieurs églises, les véritables enseignants sont en grave pénurie. Car ceux qui ont le don de l’Esprit pour enseigner ne l’utilisent pas comme ils devraient. Par contre, un chrétien ne devrait jamais assumer le rôle d’enseignant sans être guidé d’en-haut. Jacques, le demi-frère de Jésus, dans l’Église à Jérusalem, a déclaré : « Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère » (Jacques 3:1). Jésus a également enseigné que toute parole vaine qui sortirait de la bouche d’un enseignant, ce ministre devra en rendre compte au jour du jugement : « car tu seras justifié par tes paroles, et par tes paroles tu seras condamné » (Matthieu 12:37). Combien plus si les paroles de cet enseignant sont contraires à la Parole de Dieu.

Une autre raison pourquoi un enseignant doit être lent ou prudent à enseigner, c’est parce que même un enseignant trouve parfois difficile de vivre selon ce qu’il enseigne. L’apôtre Jacques nous dit : « Or, nous bronchons tous en plusieurs choses. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, qui peut tenir aussi tout son corps en bride » (Jacques 3:2). En parlant des enseignants juifs, Jésus a déclaré, dans Matthieu 23:3-7 : « Observez donc et faites tout ce qu’ils vous disent d’observer ; mais ne faites pas comme ils font, parce qu’ils disent et ne font pas. Car ils lient des fardeaux pesants et insupportables, et les mettent sur les épaules des hommes ; mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Et ils font toutes leurs actions, afin que les hommes les voient ; car ils portent de larges phylactères, et ils allongent les franges de leurs vêtements ; ils aiment les premières places dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes : Maître, maître. »

Ensuite, Jésus condamna les enseignants hypocrites par des malheurs, dans  Matthieu 23:13-16 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez point vous-mêmes, et n’y laissez point entrer ceux qui veulent y entrer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous dévorez les maisons des veuves, tout en affectant de faire de longues prières ; aussi vous en recevrez une plus grande condamnation. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et quand il l’est devenu, vous le rendez enfant de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, conducteurs aveugles, qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, cela n’est rien ; mais celui qui aura juré par l’or du temple, est lié ! »

Le don de l’enseignement véritable procure un plus grand honneur, mais aussi une plus grande condamnation lorsque les erreurs et les faussetés y entrent. L’Église a besoin de tous ses dons et ne doit pas négliger les dons de l’Esprit à ses membres. Néanmoins, il faut dévoiler et dénoncer les enseignements agressifs, anti-créationnistes, mis de l’avant par plusieurs professeurs dans les églises évangéliques, dans les collèges et les séminaires, de nos jours, où on insiste sur l’enseignement d’une évolution théiste et sur la théorie d’une évolution par étapes. Je me demande si de telles hypothèses n’ont pas provoqué Jésus à dire à Ses disciples : « Il ne peut se faire qu’il n’arrive des scandales ; toutefois, malheur à celui par qui ils arrivent. Il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît au cou une meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer, que de scandaliser un de ces petits » (Luc 17:1-2).

Quand il s’agit de l’enseignement, l’honneur doit toujours revenir à la souveraineté divine. Dans Exode 4:10-15, nous lisons : « Et Moïse dit à l’Éternel : Ah ! Seigneur, je ne suis point un homme qui ait la parole aisée, ni d’hier, ni d’avant-hier, ni depuis que tu parles à ton serviteur ; car j’ai la bouche et la langue pesantes. Et l’Éternel lui dit : Qui a fait la bouche de l’homme ? Ou qui rend muet ou sourd ou voyant ou aveugle ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? Maintenant donc, va et je serai avec ta bouche, et je t’enseignerai ce que tu devras dire. Et Moïse répondit : Ah ! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer. Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Moïse, et il dit : Aaron, le Lévite, n’est-il pas ton frère ? Je sais qu’il parlera très bien. Et même, le voici qui sort à ta rencontre, et quand il te verra, il se réjouira dans son cœur. Tu lui parleras donc, et tu mettras les paroles dans sa bouche ; et je serai avec ta bouche et avec la sienne, et je vous enseignerai ce que vous devrez faire. »

Quand Dieu veut Se servir de quelqu’un, qui L’empêcherait ? La réplique de Moïse au sujet de sa difficulté à s’exprimer n’était pas un obstacle pour Dieu, car c’est Moïse qui devait porter un message important au Pharaon. Que cela serve de réplique à chaque chrétien qui oserait questionner la sagesse de Dieu, qui nous a choisis afin de faire Son œuvre, malgré nos handicaps. Avec nos connaissances limitées du Plan divin et notre vision étroite de Ses priorités éternelles, nous sommes vraiment mal équipés pour juger Ses voies en nous utilisant. Alors, laissons-nous guider par Son Esprit.

À ceux qui questionnaient Jésus à savoir pourquoi un homme naissait aveugle, Jésus répondit : « Ce n’est pas que celui-ci ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui » (Jean 9:3). Un autre exemple, lorsque Lazare est décédé, Jésus a dit : « Cette maladie n’est point à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu en soit glorifié » (Jean 11:4). La persévérance dans la foi d’Étienne, alors qu’il se faisait lapider, a mené à la conversion de Paul, bien qu’à cette époque il devait être difficile aux chrétiens d’accepter cette conversion. Dans un autre contexte, Jésus a rappelé à Pierre, lors du lavement des pieds : « Tu ne sais maintenant ce que je fais ; mais tu le sauras dans la suite. Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Alors Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête » (Jean 13:7-9). Quelle merveilleux changement d’attitude !

Dieu n’est pas capricieux, mais Il est souverain. Quoi que Dieu fasse, c’est véritable et quoi que Dieu permette, Il le permet pour une raison sainte. « Or tu me diras : Pourquoi Dieu se plaint-il encore ? Car qui peut résister à sa volonté ? Mais plutôt, ô homme, qui es-tu, toi qui contestes avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? » (Romains 9:19-20). Nous devrions être heureux de savoir que Dieu sait tout et cela devrait nous suffire. « Car nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre avantage, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas sur le moment un sujet de joie, mais de tristesse ; mais ensuite il produit un fruit paisible de justice pour ceux qui ont été ainsi exercés. Fortifiez donc vos mains languissantes, et vos genoux affaiblis ; et faites à vos pieds un chemin droit, afin que ce qui cloche ne se dévoie pas, mais plutôt qu’il soit guéri. Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur ; veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume poussant dehors, ne vous trouble » (Hébreux 12:10-15).

 




D.501 – Les bienfaits du pardon

Par Joseph Sakala

Tout ce que nous faisons a un prix. Le coût peut s’évaluer en argent, en temps, par le déploiement physique ou mental, ou même par un travail qui affecte notre santé émotionnelle et notre bien-être. Parfois, le coût de nos actions est imposé aux personnes que nous aimons. Ne pas pardonner aux autres entraîne un coût terrible. Car il y a le prix à payer pour ne pas pardonner à celui ou à celle qui nous a fait du tort. En effet, il y a des pénalités qui nous sont imposées pour ne pas avoir pardonné à l’autre. Pardonner à une personne peut être la chose la plus difficile, parce que la personne a une dette envers vous et seule la personne qui tient en main la facture de cette dette peut choisir de pardonner.

En psychologie, le pardon est le choix délibéré de laisser tomber la colère ou le ressentiment envers l’individu qui vous a causé du mal. Et le pardon revient alors à libérer la personne fautive de sa dette envers vous. Des recherches médicales furent conduites dans des hôpitaux, ainsi que dans les universités, pour découvrir que le pardon amène des bienfaits de santé. Dans ces bienfaits, il y a la baisse de pression ainsi que du rythme cardiaque, une diminution du stress, moins d’anxiété, un meilleur sommeil et une amélioration du bien-être psychologique. La personne qui pardonne acquiert une plus grande paix d’esprit, car la négativité est remplacée par un esprit positif, des relations plus saines et même un système immunitaire plus fort. Donc, nous découvrons qu’il y a des bienfaits extraordinaires dans l’acte de pardonner.

Tandis que les gens qui gardent de l’amertume contre ceux qui les oppriment et refusent de pardonner souffriront des pénalités physiques et morales pour leur colère, leur haine, leur amertume, leur état dépressif et leur anxiété. Car toutes ces choses auront des conséquences néfastes sur leur bien-être physique et mental. Ceux qui étudient les religions du monde comprennent qu’un des plus grands éléments distinctifs du christianisme est le pardon du péché que Jésus-Christ a rendu possible par Sa crucifixion qu’Il a endurée pour le bien-être de l’humanité. Son sang versé couvre la pénalité pour les péchés des croyants, rendant possible notre réconciliation avec Dieu Lui-même, Qui étend sur nous la promesse d’une vie éternelle.

Mais la chose la plus intéressante dans tout cela, c’est que Jésus nous demande de pardonner à ceux qui nous ont offensés avant de nous pardonner nos péchés. Regardez ce que Christ nous demande de faire, dans Luc 6:35-37 : « Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans en rien espérer, et votre récompense sera grande, et vous serez les enfants du Très-Haut, parce qu’il est bon envers les ingrats et les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés ; pardonnez et on vous pardonnera. »

Nous découvrons la même chose, dans Matthieu 6:12, 14-15, où Jésus nous  dit clairement : « Pardonne-nous nos péchés, comme aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ….Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs offenses, votre Père ne pardonnera pas non plus les vôtres. » C’est vraiment sérieux ! La conséquence de ne pas pardonner aux autres, c’est que Dieu ne nous pardonnera pas non plus. Et sans Son pardon, nous sommes condamnés à mort. Ceci est une lourde conséquence à subir.

On pourrait rechercher des citations sur le pardon pour nous apercevoir que quelques-uns saisissent ce que cela veut dire de pardonner, tandis que d’autres ratent entièrement le but. Par exemple, la Bible nous dit qu’il faut pardonner jusqu’à septante (soixante-dix) fois sept fois ; donc, on pourrait tenir un livre de compte. Vraiment ? Celui ou celle qui fait cela est en train de manquer le but destiné au pardon. Un autre déclarera que la Bible nous dit de pardonner à nos ennemis parce que cela les ennuie énormément. C’est aussi un manque de compassion. Tous devraient lire la parabole de Christ dans Matthieu 18:23-27, où Jésus déclare : « C’est pourquoi le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut compter avec ses serviteurs. Quand il eut commencé de compter, on lui en amena un qui lui devait dix mille talents ; et parce qu’il n’avait pas de quoi payer, son maître commanda qu’il fût vendu, lui, sa femme et ses enfants, et tout ce qu’il avait, afin que la dette fût payée. Et ce serviteur, se jetant à terre, le suppliait, en disant : Seigneur, aie patience envers moi, et je te payerai tout. Alors le maître de ce serviteur, ému de compassion, le laissa aller, et lui remit la dette. »

« Mais ce serviteur, étant sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers, et, l’ayant saisi, il l’étranglait, en disant : Paye-moi ce que tu me dois. Et son compagnon de service, se jetant à ses pieds, le suppliait, en disant : Aie patience envers moi, et je te payerai tout. Mais lui ne le voulut point, et, s’en étant allé, le fit jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé la dette. Ses compagnons de service, voyant ce qui s’était passé, en furent fort attristés ; et ils vinrent rapporter à leur maître tout ce qui était arrivé. Alors son maître le fit venir et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis toute cette dette, parce que tu m’en avais prié ; ne te fallait-il pas aussi avoir pitié de ton compagnon de service, comme j’avais eu pitié de toi ? Et son maître, étant irrité, le livra aux sergents, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il lui devait » (Matthieu 18:28-34).

Et Jésus conclut en disant : « C’est ainsi que vous fera mon Père céleste, si vous ne pardonnez pas, chacun de vous, de tout son cœur, à son frère ses fautes » (Matthieu 18:35). Cela fait partie de ce que c’est que d’être un véritable chrétien. Êtes-vous parfois tourmentés par des sentiments de culpabilité ? Avez-vous la sensation d’avoir mal agi au-dedans de vous, ruminant des pensées de honte ou d’infériorité ? Vous n’êtes pas seuls. Mais pourquoi, en tant que chrétiens, devrions-nous vivre de la culpabilité ? En effet, la culpabilité joue un rôle vital dans le plan de Dieu. Mais quel est ce rôle ? Quelle serait votre attitude devant votre culpabilité ?

La culpabilité est définie comme l’état dans lequel l’on se trouve après avoir commis une offense, un crime, une violation ou un acte de méchanceté, spécialement contre une loi morale ou pénale. Elle est également comprise comme étant une sensation de remords ou de responsabilité pour quelque offense, crime ou mauvaise action. La culpabilité est alors une réaction humaine naturelle lorsqu’on brise des lois. Quand quelqu’un brûle un feu rouge, il ou elle est coupable. La personne a enfreint une loi de la route. La même chose est vraie lorsque quelqu’un brise une loi spirituelle d’amour envers Dieu. Il en résulte de la culpabilité et, après avoir brisé cette loi, nous ressentons une responsabilité. Mais quelle est cette responsabilité ?

Il y a environ 2 000 ans de cela, la Parole de Dieu — le Logos, ou Porte Parole : « …étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2:6-7). Il est donc né d’une vierge. « Or, tout cela arriva, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait dit en ces termes par le prophète : Voici, la vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils, et on le nommera EMMANUEL, ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS » (Matthieu 1:22-23). Et ce Fils était déjà prédestiné à être Sauveur et Messie, Jésus et Christ.

Jésus est entré dans le monde pour plusieurs raisons, dont une était de mourir dans l’ignominie sur la croix, par les mains des hommes mal guidés. Pourquoi ? Afin de payer la rançon pour chaque péché commis par tous les humains qui avaient déjà vécus et qui vivraient après Lui. Parce que, dans la Bible, nous lisons clairement : « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par Sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3:23-24). C’est une coriace réalité !

Tous ont péché et, parce que tous ont péché, tous ont eu une part directe dans la mort de notre Sauveur Jésus-Christ. La culpabilité qui survient lorsque nous brisons une loi de Dieu arrive simplement parce que nous en sommes responsables. Ça ne sert à rien de blâmer les soldats romains ou bien les Juifs, nous sommes également responsables, car : « Quiconque pèche, transgresse aussi la loi ; car le péché est une transgression de la loi » (1 Jean 3:4). Donc, lorsque nous péchons, nous ajoutons encore plus de culpabilité et de responsabilité personnelle dans la mort de Christ. Alors, que devrions-nous faire afin de nous débarrasser de la culpabilité qui vient avec le péché ?

La réponse se trouve dans le message que Jésus est venu prêcher. Dans Marc 1:14-15, nous pouvons lire : « Or, après que Jean eut été mis en prison, Jésus s’en alla en Galilée, prêchant l’évangile du royaume de Dieu, et disant : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu approche. Repentez-vous et croyez à l’Évangile. » Jésus est venu prêcher le repentir ! Mais que veut dire se repentir ? Le mot « repentir », dans le Nouveau Testament, est traduit du mot grec metanoeo. Ce mot veut dire « penser différemment après ». Ce n’est qu’après une sincère confession du cœur, une repentance totale de nos péchés devant Dieu et l’acceptation de Jésus Christ comme notre Sauveur, que la culpabilité, qui s’est accumulée durant toute notre vie, peut enfin être enlevée.

Au jour de la Pentecôte, Pierre a prononcé un sermon inspiré par le Saint-Esprit et, dans Actes 2:37-41 : « Ayant entendu ces choses, ils furent touchés de componction en leur cœur, et dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse a été faite à vous et à vos enfants, et à tous ceux qui sont éloignés, autant que le Seigneur notre Dieu en appellera. Et il les conjurait par plusieurs autres discours et les exhortait, en disant : Sauvez-vous de cette race perverse. Ceux donc qui reçurent de bon cœur sa parole, furent baptisés ; et ce jour-là environ trois mille âmes furent ajoutées aux disciples. »

La psychologie nous enseigne des méthodes sans fin pour penser en faisant abstraction de notre état de culpabilité, mais la vérité est que nous sommes coupables parce que nous avons commis des péchés contre Dieu. Le roi David avait compris cela et déclara, dans Psaume 51:2-6 : « Lorsque Nathan le prophète vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Shéba. O Dieu, aie pitié de moi, selon ta miséricorde ! Selon la grandeur de tes compassions, efface mes forfaits ! Lave-moi parfaitement de mon iniquité, et nettoie-moi de mon péché ! Car je connais mes transgressions, et mon péché est toujours devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, de sorte que tu seras juste quand tu parleras, et sans reproche quand tu jugeras. » Pourtant, David avait couché avec Bath-Shéba et il avait fait tuer Uri, son époux, mais son péché réel était contre Dieu. Je vous suggère fortement de lire ce Psaume au complet.

Ultimement parlant, nos péchés sont toujours contre Dieu et c’est seulement en venant vers Dieu dans la prière que nous pouvons être libérés de la responsabilité que nous portons de la mort de Christ. Si vous êtes criblé par la culpabilité, allez vers Dieu et criez à Lui pour obtenir le véritable pardon, et relisez le Psaume 51 au complet, le Psaume de la repentance, et mettez-vous à rechercher Dieu de tout votre cœur. Commencez par agir selon la vérité de la Bible. Et vous serez libéré de la plaie de la culpabilité. Sondez les Écritures pour développer un véritable sens de l’honneur. Quelle est votre définition de l’honneur ? Dans les temps passés le mot « honneur » était réservé à ceux qui avaient le sens exceptionnellement élevé de l’honnêteté, de l’intégrité et de la loyauté.

Récemment, le mot « honneur » a été utilisé d’une manière malsaine par ceux qui tentent de personnifier ces trois vertus. « Honneur » est devenu une façon acceptable de décrire un homme qui déclare sauver sa propre justice en prenant la vie de son épouse ou de sa fille. Des crimes d’honneur sont-ils le genre de problème qui ne se pose qu’ailleurs dans le monde ? Le croiriez-vous si je vous disais qu’il y a eu au moins une douzaine de crimes d’honneur au Canada dans les dix dernières années ? Pendant que tout meurtre est une tache sur notre société et un affront à notre Créateur, c’est une véritable insulte que d’appeler un tel acte « un meurtre honorable ».

Dans la plupart des cas, un crime d’honneur a lieu lorsque la femme ou la fille commet le péché d’adultère ou de fornication et l’homme lui enlève la vie afin de restaurer l’honneur de sa famille. Est-ce que le fait de tuer une personne pour l’honneur lui enlève son péché ? Paul rend très clairement que : « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6:23). En plus de cela, les Écritures nous instruisent également sur le fait que la vengeance appartient à Dieu. « Car nous connaissons celui qui a dit : A moi appartient la vengeance ; je rendrai la pareille, dit le Seigneur. Et ailleurs : Le Seigneur jugera son peuple » (Hébreux 10:30). Jésus fut tenté par les pharisiens dans une situation impliquant une femme qui a été surprise en flagrant délit d’adultère.

Les pharisiens et l’élite de l’époque étaient prêts à lapider cette femme, mais avant d’agir ils demandèrent à Jésus ce qu’ils devaient faire. Non pas pour chercher Son conseil, car leur idée était déjà faite, mais ils voulaient Le défier par un test. Alors, Jésus aurait-Il consenti à leur permettre de commettre un crime d’honneur parce que : « Moïse nous a ordonné dans la loi, de lapider de telles personnes ; toi donc qu’en dis-tu ? Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de le pouvoir accuser » (Jean 8:5-6). Non ! Jésus n’était pas du tout consentant ! « Et comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché, lui jette le premier la pierre » (Jean 8:7). Avec cette brève déclaration, Jésus a établi le fait que nous ne sommes pas dignes de livrer quelqu’un à la pénalité du péché.

Nous venons de voir que : « le salaire du péché, c’est la mort ». Et, dans Romains 3:23 : « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu. » Alors, si c’était notre travail de punir chaque personne pour ses péchés, il ne resterait aucun être humain sur toute la terre ! Notez cependant que Jésus n’a pas dit à la femme adultère que ce qu’elle faisait était bien correct. Jésus lui a plutôt dit : « Je ne te condamne pas non plus ; va et ne pèche plus » (Jean 8:11). Christ avait épargné la vie de cette femme et lui a donné l’opportunité de se repentir de ses péchés et de se soumettre à Dieu. Malheureusement, des milliers de femmes dans le monde n’ont pas eu cette chance, car elles ont été tuées pour un mauvais sens de l’honneur.

Une des vérités les plus remarquables de la Bible est que ces femmes assassinées par leur mari, ou tout autre justicier, auront la chance de corriger leur vie. Car le jour vient où tout individu décédé sans avoir connu le vrai Dieu et comprendre vraiment la voie qu’Il lui prépare durant sa vie, aura l’opportunité et sa première chance de bâtir une relation avec son Créateur. Ce sera le jugement du Grand Trône Blanc qui, en passant, n’est pas blanc par pur hasard ; il est blanc parce que le blanc représente la miséricorde de Dieu. Il sera expliqué à tous les bénéficiaires de cette Deuxième Résurrection le merveilleux plan de salut de Dieu, où chaque homme, chaque femme et chaque enfant qui ont vécu auront enfin l’occasion de connaître Jésus et d’apprendre de Lui comment vivre selon Sa voie. Tout leur sera enseigné sur la façon de réussir et chacun aura sa vraie chance de vivre une vie honorable.

Mais en ce monde-ci, en attendant ce précieux moment où nous serons avec Jésus, sommes-nous prêts à vivre les moments difficiles qui se préparent ici-bas ? Si vous suivez les nouvelles mondiales, vous devez sûrement réaliser que les semences sont présentement semées partout pour faire apparaître la Bête de l’Apocalypse. De plus en plus, nous voyons se réaliser les avertissements donnés par Dieu à Son peuple de jadis. Dans Lévitique 26:14-20, nous lisons : « Mais si vous ne m’écoutez pas, et si vous ne pratiquez pas tous ces commandements, si vous méprisez mes ordonnances, et si votre âme a mes lois en aversion, pour ne pas pratiquer tous mes commandements, et pour enfreindre mon alliance, voici alors ce que je vous ferai : Je ferai venir sur vous la terreur, la consomption et la fièvre, qui consumeront vos yeux et accableront votre âme ; vous sèmerez en vain votre semence : vos ennemis la mangeront. Et je tournerai ma face contre vous ; vous serez battus devant vos ennemis ; ceux qui vous haïssent domineront sur vous, et vous fuirez sans que personne vous poursuive. Que si, malgré cela, vous ne m’écoutez pas, j’en ajouterai sept fois autant pour vous châtier, à cause de vos péchés ; et je briserai l’orgueil de votre force. Je rendrai votre ciel comme du fer, et votre terre comme de l’airain. Votre force se consumera en vain ; votre terre ne donnera pas ses produits, et les arbres de la terre ne donneront pas leurs fruits. »

Vraiment, lorsque Dieu est abandonné, de mauvaises choses commencent à arriver. Les Écritures nous disent : « Lorsqu’il n’y a point de vision, le peuple est sans frein ; mais heureux est celui qui garde la loi ! Ce n’est pas par des paroles qu’on corrige un esclave ; car il entend bien, mais ne répond pas. As-tu vu un homme étourdi dans ses paroles ? Il y a plus à espérer d’un fou que de lui » (Proverbes 29:18-20). Regardez autour de vous et écoutez parler ceux qui mènent le monde présentement. Coupés du vrai Dieu, des individus et des nations entières perdent leur véritable raison d’exister. Les familles se brisent, le crime et la violence grimpent à un niveau supérieur. Le comportement perverti devient soudainement la norme. Et, influencé par le maître séducteur, Satan le diable, la plupart des gens ne réalisent même pas pourquoi toutes ces choses leur arrivent soudainement.

Alors, comment faut-il se préparer pour ce qui doit éventuellement survenir ? D’abord, si Dieu est en train de vous appeler, soyez prêts à accepter Son appel, comme nous dit Deutéronome 4:29-31 : « Mais si de là tu cherches l’Éternel ton Dieu, tu le trouveras, quand tu le chercheras de tout ton cœur et de toute ton âme. Quand tu seras dans l’affliction et que toutes ces choses te seront arrivées, alors, dans les jours à venir, tu retourneras à l’Éternel ton Dieu, et tu obéiras à sa voix. Parce que l’Éternel ton Dieu est un Dieu miséricordieux, il ne t’abandonnera point et ne te détruira point ; et il n’oubliera point l’alliance de tes pères, qu’il leur a jurée. ».

Lisez votre Bible quotidiennement ! Étudiez-là avec tout le sérieux à votre disposition, car c’est le manuel d’instructions venant directement de Dieu, pour votre vie. Comme Paul insistait envers son jeune évangéliste Timothée : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme [et la femme] de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Alors qu’au-delà de deux milliards de personnes se disent chrétiennes, combien sont prêtes à suivre l’exemple de Christ pour recevoir les bénédictions de Dieu ?

Dans Deutéronome 28:1-6, Dieu nous confirme : « Or, il arrivera, si tu obéis à la voix de l’Éternel ton Dieu, pour prendre garde à pratiquer tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, que l’Éternel ton Dieu te donnera la prééminence sur toutes les nations de la terre. Et voici toutes les bénédictions qui viendront sur toi et t’arriveront, parce que tu obéiras à la voix de l’Éternel ton Dieu : Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs ; béni sera le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, et le fruit de ton bétail, la portée de tes vaches et de tes brebis ; bénie sera ta corbeille et ta huche. Tu seras béni dans ton entrée, et tu seras béni dans ta sortie. »

Notre monde est présentement sur le bord de la plus terrible guerre de son histoire. Cependant, grâce à Dieu : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7). Si nous laissons Dieu faire Sa volonté dans nos vies et que nous nous soumettons à Son Esprit Saint, que Dieu donne gratuitement aux chrétiens dès leur baptême, nous pourrions aussi faire la guerre au péché dans notre propre vie et ainsi expérimenter un avant-goût du Royaume de Christ à venir bientôt.

Mais nous savons aussi qu’en tant que société, les humains devront passer par des temps difficiles avant le retour de Jésus-Christ, afin de sauver l’humanité de l’autodestruction. Aussi difficile que cela puisse paraître, l’Écriture nous enseigne que les armées de la terre combattront contre Jésus, croyant que la terre est attaquée par des extra-terrestres. Les armées : « combattront contre l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs, et le Roi des rois ; et ceux qui sont avec lui sont les appelés, les élus et les fidèles » (Apocalypse 17:14). Il sera incroyable de voir comment la séduction massive de Satan sur les armées de la terre sera réussie, de façon qu’elles combattront volontiers contre Christ lors de Son retour en tant que Roi des rois. Pourtant, c’est la séduction à laquelle nous nous préparons à résister.

Chers amis, voyons donc à nous rapprocher encore davantage de Jésus, pendant qu’il est encore temps, afin que nous soyons protégés dans la crise épouvantable qui se déroulera devant et autour de nous. Et prions toujours pour que : « Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6:10). Le temps s’en vient, peut-être pas très loin dans l’avenir, où les rois de la terre s’uniront. « Et les dix cornes que tu as vues, sont dix rois qui n’ont pas encore reçu l’empire ; mais ils auront la puissance comme rois, avec la bête, pour une heure. Ils ont un même dessein, et donneront leur puissance et leur autorité à la bête » (Apocalypse 17:12-13). Un seul adversaire demeurera, l’Agneau de Dieu, le Seigneur Jésus. « Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont concertés ensemble contre l’Éternel et contre son Oint. Rompons leurs liens, disent-ils, et jetons loin de nous leurs cordes ! Celui qui est assis dans les cieux s’en rira ; le Seigneur se moquera d’eux. Alors il leur parlera dans sa colère ; il les épouvantera dans son courroux » (Psaume 2:2-5).

Alors, ils se lèveront pour faire la guerre contre Jésus, mais ils perdront ! Car, lors de cette rencontre finale, Jésus leur montrera vraiment le Seigneur Jésus-Christ : « Que doit manifester en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, Qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, et que nul homme n’a vu, ni ne peut voir ; à qui soient l’honneur et la puissance éternelle ! Amen » (1 Timothée 6:15-16). Celui qui fut : « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29) est manifesté maintenant comme plus puissant que tous les rois de la terre.

« Il a été maltraité, il a été affligé ; et il n’a point ouvert la bouche ; comme un agneau mené à la boucherie, comme une brebis muette devant celui qui la tond, il n’ouvre point la bouche » (Esaïe 53:7), mais cette fois Il apparaît comme la Parole de Dieu. « Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; il avait sur sa tête plusieurs diadèmes. Il avait un nom écrit que personne ne connaît que Lui-même. Il était vêtu d’un manteau teint de sang, et son nom s’appelle, LA PAROLE DE DIEU. Les armées qui sont dans le ciel, vêtues de fin lin blanc et pur, le suivaient sur des chevaux blancs. Il sortait de Sa bouche une épée tranchante pour frapper les nations, car il les gouvernera avec un sceptre de fer, et il foulera la cuve du vin de la colère et de l’indignation du Dieu Tout-Puissant. Et sur son manteau, et sur sa cuisse, il portait ce nom écrit : ROI DES ROIS, et SEIGNEUR DES SEIGNEURS » (Apocalypse 19:12-16). En ce grand jour merveilleux, il sera infiniment mieux d’être avec Lui que contre Lui.




D.493 – Les emblèmes du Saint-Esprit

Par Joseph Sakala

Dans Matthieu 3:13-17, nous lisons : « Alors Jésus vint de Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s’y opposait, en disant : C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi ! Et Jésus, répondant, lui dit : Ne t’y oppose pas pour le moment ; car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir tout ce qui est juste. Alors il ne s’y opposa plus. Et quand Jésus eut été baptisé, il sortit aussitôt de l’eau ; et à l’instant les cieux s’ouvrirent à lui, et il vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe et venant sur lui. Et voici une voix des cieux, qui dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir. »

Il y a plusieurs belles interventions du Saint-Esprit dans le Nouveau Testament. La première est celle d’une colombe qui vient se poser sur Jésus alors que, du ciel, on pouvait entendre cette voix qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir. » Voilà la toute première référence à l’Esprit de Dieu dans le Nouveau Testament. C’était la colombe qui avait assuré à Noé que la terre était sortie des eaux du grand Déluge. Ici, c’était une colombe qui annonçait que Christ recevait des eaux du baptême la reconnaissance de l’Esprit de Dieu. L’eau elle-même est également un emblème du Saint-Esprit, car Jésus a déclaré à Nicodème : « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3:5).

Jésus parlait sans aucun doute de : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. (Or, il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car le Saint-Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’était pas encore glorifié) » (Jean 7:38-39). Ensuite, il y a le vent ; parfois en douceur, parfois comme un ouragan, et ceci symbolise également le Saint-Esprit. « Le vent souffle où il veut ; et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Il en est de même de tout homme qui est né de l’esprit » (Jean 3:8). Jean le Baptiste disait : « Pour moi, je vous baptise d’eau ; mais il en vient un plus puissant que moi ; et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers ; c’est Lui qui vous baptisera du Saint-Esprit et de feu » (Luc 3:16).

Le Saint-Esprit est Dieu. « C’est pourquoi, saisissant le royaume inébranlable, conservons la grâce, afin que par elle nous rendions notre culte à Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec respect et crainte ; car notre Dieu est aussi un feu dévorant », nous déclare Hébreux 12:28-29. Donc, le Saint-Esprit se manifeste comme une douce colombe, comme l’eau de vie, comme le vent qui souffle où il veut, comme un feu dévorant, mais surtout comme : « le Consolateur, le Saint-Esprit, que le Père enverra en mon nom [nous dit Jésus], vous enseignera toutes choses, et vous remettra en mémoire toutes celles que je vous ai dites » (Jean 14:26).

Jésus nous déclare que le Consolateur est : « L’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viens à vous » (Jean 14:17). Quand Dieu vous appelle, Il vous offre Son Saint-Esprit qui travaille avec vous, mais quand vous acceptez Son Appel, après votre conversion, le Saint-Esprit entre en vous. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit ; parce que la loi de l’Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort », nous confirme Paul, dans Romains 8:1-2.

Il y a un très beau passage, dans Psaume 25:14, qui déclare : « Le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, et il leur fera connaître son alliance. » C’est une promesse formidable ! Le mot pour « secret » utilisé ici est « conseil intérieur », le même que Dieu partage avec Ses anges présentement. Mais comment ceux qui craignent l’Éternel peuvent-ils savoir les conseils intérieurs que Dieu partage avec Ses anges ? La réponse, c’est par une divine révélation à Ses prophètes. Ainsi, le prophète Amos nous affirme : « Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien, qu’il n’ait révélé son secret à ses serviteurs les prophètes » (Amos 3:7). Lorsque ces anciennes promesses furent données, cependant, malgré qu’elles fussent établies au ciel, elles ne furent pas encore révélées aux hommes. Dans Psaume 119:89, il est écrit : « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. »

Christ est venu et Il a promis à Ses disciples : « Mais le Consolateur, le Saint-Esprit, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous remettra en mémoire toutes celles que je vous ai dites » (Jean 14:26). Donc : « Dieu ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et en diverses manières, par les prophètes, nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses ; par lequel aussi il a fait le monde ; et qui, étant la splendeur de sa gloire et l’empreinte de Sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts ; ayant été fait d’autant plus excellent que les anges, qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur » (Hébreux 1:1-4).

À Ses douze apôtres originaux, DIEU a ajouté Paul et les autres et, au travers de ces hommes, le Fils pouvait révéler le reste de Sa Révélation à ceux qui Le craignent. Paul nous le confirme dans Éphésiens 3:3-7 : « C’est par révélation qu’Il m’a fait connaître ce mystère, comme je viens de l’écrire en peu de mots. Par où vous pouvez comprendre en lisant, quelle est l’intelligence que j’ai du mystère de Christ, mystère qui n’a pas été manifesté aux enfants des hommes dans les générations passées, comme il a été révélé maintenant, par l’Esprit, à ses saints apôtres et aux prophètes ; savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et qu’ils font un même corps, et qu’ils participent à sa promesse en Christ par l’Évangile ; duquel j’ai été fait ministre, par un don de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée par l’efficace de Sa puissance. »

Finalement, le secret du Seigneur fut complété sous forme écrite par Jean, le dernier des apôtres, auquel Il défend d’ajouter ou d’enlever un seul mot. Dans Apocalypse 22:18-19, Christ insiste : « Je proteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu’un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre ; et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre. » Jésus a également déclaré que le mystère de Dieu serait terminé. « Mais qu’aux jours où le septième ange ferait entendre sa voix, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait, comme il l’avait déclaré à ses serviteurs, les prophètes » (Apocalypse 10:7).

Tout ce que nous devons savoir du conseil intérieur de Dieu est maintenant disponible à tous ceux qui désirent le savoir, dans les Saintes Écritures. Dans Proverbes 19:27, Salomon dit à son fils : « Garde-toi, mon fils, d’écouter les conseils qui pourraient te détourner des paroles de la sagesse. » La plus triste des réalités, dans le monde moderne, c’est que trop de leaders, qui sont devenus évolutionnaires, ou de pensée humaniste, sont pourtant venus de foyers chrétiens où, depuis leur plus jeune âge, ils furent exposés aux vérités des Écritures. Des témoignages sans nombre ont été enregistrés d’étudiants chrétiens qui, une fois entrés à l’université, ont appris à douter et à rejeter l’obéissance en la foi de leurs parents. Peut-être que la seule chose que ces étudiants connaissaient du christianisme était les règlements. Probablement qu’ils n’ont jamais compris les raisons pour lesquelles leurs parents tenaient à certaines bases de leurs croyances. Certainement que l’enseignement fondamental sur la création manquait dans plusieurs foyers et nombre d’églises aussi.

Notre but primordial, en tant que parents, devrait être d’établir un héritage divin, c’est-à-dire, enseigner les vérités de Dieu de façon à ce qu’elles soient crues et chéries de nos enfants. De cette manière, nos enfants garderont Ses vérités : « s’amassant ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un bon fonds, afin d’obtenir la vie éternelle. O Timothée ! garde le dépôt, fuyant les discours vains et profanes, et les disputes d’une science faussement ainsi nommée ; dont quelques-uns ayant fait profession, se sont détournés de la foi. La grâce soit avec toi ! Amen » (1 Timothée 6:19-21). C’est de cette façon que certains se sont attachés à l’évolution plutôt qu’à la création, car c’est ainsi que Satan remplit le vide créé par le manque d’instruction. Une façon efficace d’enseigner est d’orienter intelligemment et continuellement l’enfant ou l’étudiant vers les principes fondamentaux de la vie, plutôt que de lui dire simplement quoi faire et quoi ne pas faire sans plus d’explication.

Nous devrions enseigner ceux qui sont sous notre charge à s’enraciner dans la Parole de Dieu, afin de pouvoir faire de bons jugements lorsqu’ils seront loin de notre surveillance. Et il n’existe aucune étude plus sérieuse, ni aucun raisonnement plus sérieux que ceux des Saintes Écritures. En utilisant les Saintes Écritures, nous enseignons aux enfants à penser d’une façon claire et critique. Non seulement ils acquerront de l’information, mais ils apprendront aussi la sagesse, la connaissance et la compréhension pour la mettre en pratique. « Car l’Éternel donne la sagesse ; de sa bouche procèdent la connaissance et l’intelligence. Il réserve le salut à ceux qui sont droits, et il est le bouclier de ceux qui marchent en intégrité, pour suivre les sentiers de la justice. Il gardera la voie de ses bien-aimés » (Proverbes 2:6-8).

Dieu nous accorde le renouveau par le Saint-Esprit : « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3:5-7). Le mot régénération vient du grec paliggenesia qui veut dire naître de nouveau. Sa connexion à notre salut est très bien établie et n’a pas besoin d’explication additionnelle, ici. Renouvellement (anakainosis) par contre, avec ses différentes variations, est un peu plus difficile à expliquer.

Paul nous donne néanmoins une très belle explication dans Romains 12:1-3 : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. Or, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous, de n’avoir pas de lui-même une plus haute opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun. »

Dans ce précieux passage, Paul nous exhorte à offrir nos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu et à refuser de nous conformer au siècle présent. Mais à être transformés (metamorphoo), un changement permanent par le renouvellement de notre esprit. Paul nous dit, dans 1 Corinthiens 2:15-16 : « Mais l’homme spirituel juge de toutes choses, et n’est lui-même jugé par personne. Car qui a connu la pensée du Seigneur pour l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ. » C’est pourquoi : « ayant revêtu le nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3:10), voilà subséquemment la raison pour laquelle Jésus a déclaré que, quand Il reviendra, le cœur de l’homme devra être changé.

« Voici l’alliance que je traiterai avec eux après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leurs entendements ; il ajoute : Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, où la rémission des péchés est faite, il n’y a plus d’oblation pour le péché », nous déclare Paul, dans Hébreux 10:16-18. « C’est pourquoi nous ne perdons point courage, et si notre homme extérieur se détruit, l’intérieur se renouvelle de jour en jour ; car notre légère affliction du temps présent produit en nous le poids éternel d’une gloire souverainement excellente ; puisque nous ne regardons point aux choses visibles, mais aux invisibles ; car les choses visibles sont pour un temps, mais les invisibles sont éternelles » (2 Corinthiens 4:16-18).

Ainsi, notre renouvellement se fait intellectuellement par le ministère du Saint-Esprit qui nous canalise à rechercher, à étudier, à mémoriser et à observer la Parole de Dieu magnifique. C’est comme si le Saint-Esprit nous parlait directement à voix haute. Dans Hébreux 3:6-11, nous lisons : « Mais Christ, comme Fils, est établi sur Sa maison ; nous sommes Sa maison, pourvu que nous conservions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions. C’est pourquoi, comme dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez point vos cœurs, comme il arriva lors de la contestation, au jour de la tentation au désert, où vos pères me tentèrent et m’éprouvèrent, et où ils virent mes œuvres pendant quarante ans. C’est pourquoi je fus irrité contre cette génération, et je dis : Leur cœur s’égare toujours, et ils n’ont point connu mes voies. Aussi j’ai juré dans ma colère, qu’ils n’entreront point dans mon repos ! »

Il est intéressant de noter que ce passage est presque la citation verbale de David dans Psaume 95:7-11, faisant allusion à Israël qui marcha dans le désert pendant quarante ans à cause de la contestation fréquente du peuple contre Celui qui l’a sorti de l’esclavage en Égypte. La citation d’Hébreux contient une clairvoyance importante sur l’inspiration biblique, car elle cite la Parole du Saint-Esprit, démontrant clairement que Dieu était le véritable Auteur du Psaume 95, où Il utilise la bouche de David pour parler.

Nous voyons de la même manière comment Dieu parle encore par la bouche de David, dans Hébreux 4:7-10, où : « Dieu détermine de nouveau un certain jour, par ce mot : Aujourd’hui, disant par David, si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez point vos cœurs. Car si Josué les eût introduits dans le repos, Dieu ne parlerait pas après cela d’un autre jour. Il reste donc au peuple de Dieu un repos de sabbat. Car celui qui est entré dans son repos, se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes. » « Sabbat » veut dire « repos ». Notez comment « repos » et « sabbat » sont utilisés dans la même phrase, nous indiquant clairement que ce Sabbat n’est pas un repos de vingt-quatre heures, mais le même Sabbat que Dieu a créé pour l’homme quand Dieu Lui-même Se reposa après avoir tout recréé sur la terre dans la Genèse. Et ce Sabbat se poursuit jusqu’à ce jour, car il est réservé au peuple de Dieu et durera éternellement.

Alors que le message de Psaume 95 s’adressait à l’Israël physique, la répétition du même avertissement, dans Hébreux 4, est dirigée vers l’Israël de Dieu spirituel (Galates 6:16). Dans le monde actuel, où les ennemis de Dieu polluent la Bible et prêchent leur propre évangile, il serait possible, même pour les enfants de Dieu, d’endurcir nos cœurs et de nous éloigner de Dieu. Au lieu de nous soucier des choses du monde, demeurons proches de notre Créateur et de Ses Commandements. Car : « La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est sûr, il donne de la sagesse aux simples. Les ordonnances de l’Éternel sont droites, elles réjouissent le cœur ; le commandement de l’Éternel est pur, il éclaire les yeux. La crainte de l’Éternel est pure, elle subsiste à perpétuité ; les jugements de l’Éternel ne sont que vérité, ils sont tous également justes » (Psaume 19:8-10). Nos cœurs devraient se réjouir de Sa Parole, et non s’endurcir contre elle.

Dans Romains 8:8-11, Paul nous dit clairement : « Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu. Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui. Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous. »

Notez que, dans ce seul verset, le Saint-Esprit est également appelé l’Esprit de Dieu et l’Esprit de Christ. Si, jusqu’à présent, vous ne saisissez pas que le Père, le Fils et le SAINT-ESPRIT ne font qu’un SEUL Dieu et, donc, une seule Personne, alors oubliez aussi la trinité. Cas nous sommes rendus avec cinq individus distincts, Dieu le Père, l’Esprit de Dieu, le Christ, l’Esprit de Christ et le Saint-Esprit ; cinq Esprits distincts, tous existant depuis toujours et qui forment un seul Dieu. Où est le gros bons sens divin, dans ça ? « Rappelez-vous ces choses, et soyez des hommes ! Rappelez-les à votre cœur, infidèles ! Rappelez-vous les premières choses, celles des temps anciens ; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre ; je suis Dieu, et il n’y en a point comme moi ; J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas fait encore ; je dis : Mon dessein tiendra, et j’exécuterai toute ma volonté » (Esaïe 46:8-10).

Voilà la preuve que le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde, fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Tout le monde est présentement sous sa séduction, sauf ceux qui ont l’Esprit en eux. « Car vous n’avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père. Car l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu. Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si toutefois nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui » (Romains 8:15-17).

« Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance. Cette parole est certaine, et je veux que tu établisses fortement ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer les bonnes œuvres ; voilà les choses qui sont bonnes et utiles aux hommes », déclare Tite 3:5-8. Cette glorieuse nouvelle naissance, avec nos péchés pardonnés et la vie éternelle, est accomplie pas le Saint-Esprit, par notre foi en Christ en tant que Sauveur et Seigneur.

Mais notez également que : « si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui. » Il est absolument vital que nous ayons Son Saint-Esprit en nous : « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu » (Romains 8:14). Donc, comment pouvons-nous savoir que nous avons le Saint-Esprit ? C’est facile, parce que nous croyons en Dieu qui nous l’a dit ! « En vérité, en vérité je vous dis, que celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24). « Car l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8:16).

Finalement, Son Esprit en nous va continuellement se manifester par la croissance de Son fruit dans nos vies. Et : « le fruit de l’Esprit est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l’amour du bien, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22-23). C’est ce fruit de l’Esprit qui va se manifester de manière continue envers les autres, par notre comportement, leur indiquant que nous avons vraiment le Saint-Esprit. Mais ne désespérez point, car nous ne sommes pas encore parfaits, malgré que le Saint-Esprit vive en nous et que la loi soit formidable. Mais celui qui confesse son péché est certain d’être pardonné, car nous avons un avocat auprès de Dieu, Jésus.

Voici ce que Paul nous déclare au sujet de la loi : « Je trouve donc cette loi en moi ; c’est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce fardeau de mort ? Je rends grâces à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Je suis donc assujetti moi-même, par l’esprit, à la loi de Dieu, mais par la chair, à la loi du péché » (Romains 7:21-25). Plusieurs personnes considèrent la loi de Dieu comme résistante et cruelle, composée d’une liste irraisonnable de « tu ne feras pas ».

Mais l’Écriture nous enseigne que : « la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon m’a-t-il donc donné la mort ? Nullement ! mais c’est le péché, afin qu’il parût péché, en me donnant la mort par une chose bonne et que le péché devînt excessivement pécheur par le commandement. En effet, nous savons que la loi est spirituelle ; mais moi je suis charnel, vendu au péché. Car je n’approuve point ce que je fais, je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne » (Romains 7:12-16).

Alors, Paul, dans Éphésiens 4:22-24, nous exhorte : « A vous dépouiller, pour ce qui est de votre conduite précédente, du vieil homme, qui se corrompt par les convoitises trompeuses ; à vous renouveler par l’Esprit dans votre entendement ; et à vous revêtir du nouvel homme, créé à l’image de Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité. » « Mais tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi, sont sous la malédiction, puisqu’il est écrit : Maudit est quiconque ne persévère pas à faire toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi ! Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident ; parce que : Le juste vivra par la foi », nous dit Galates 3:10-11.

Aucun homme non converti ne peut déclarer véritablement qu’il aime la loi divine. Car, dans notre monde moderne, il est fort probable que plusieurs ont transgressé au moins un commandement et ont certainement eu du plaisir à le réaliser. Cependant, le vieil homme devient un homme nouveau lorsqu’il accepte Christ, car : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ;) afin que la bénédiction d’Abraham se répandît sur les Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis » (Galates 3:13-14). Ainsi, l’homme intérieur peut se réjouir dans la loi de Dieu, pas pour gagner son salut, mais parce que nous aimons vivre pour Celui qui est mort pour nous.

La loi divine de Dieu inclut la Parole de Dieu en entier. Comme le disait si bien David : « Que tes compassions viennent sur moi, et je vivrai ; car ta loi fait mon plaisir » (Psaume 119:77). Chaque converti, homme où femme, peut faire son plaisir dans Sa loi, car : « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, et qui ne se tient pas dans la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas au banc des moqueurs ; mais qui prend son plaisir dans la loi de l’Éternel, et médite sa loi jour et nuit. Il sera comme un arbre planté près des eaux courantes, qui rend son fruit dans sa saison et dont le feuillage ne se flétrit point ; et dans tout ce qu’il fait, il réussira. » (Psaume 1:1-3).

L’Ancienne Alliance disait, en effet, qu’il fallait garder la loi pour vivre. Mais, dans Hébreux 10:16-17, nous pouvons lire : « Voici l’alliance que je traiterai avec eux après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leurs entendements ; il ajoute : et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. » Le Père écrit Sa loi dans nos cœurs en y installant Son Saint-Esprit par lequel Il ouvre notre entendement des Écritures. Regardez ce qui est écrit dans 2 Corinthiens 3:3-6 : « Car il est évident que vous êtes une lettre de Christ, due à notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant ; non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair, celles du cœur. Or, c’est par Christ que nous avons une telle confiance devant Dieu. Non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose, comme de nous-mêmes ; mais notre capacité vient de Dieu, Qui lui aussi nous a rendus capables d’être ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. »




D.489 – Un appel céleste

Par Joseph Sakala

Dans 1 Corinthiens 15:47-49, nous pouvons lire : « Le premier homme, étant de la terre, est terrestre, et le second homme, le Seigneur, est du ciel. Tel qu’est le terrestre, tels aussi sont les terrestres ; et tel qu’est le céleste, tels aussi sont les célestes. Et comme nous portons l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste. » Dans un sens merveilleux, les véritables chrétiens ne sont que de passage sur la terre en attendant leur domicile permanent dans le Royaume de Dieu lors du retour de Jésus. « Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:20-21).

Christ nous a promis de nous préparer une place dans ce Royaume. Car : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi » (Jean 14:2-3). « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps », nous rassure le chef des apôtres, dans 1 Pierre 1:3-5.

En attendant cet avenir glorieux, nous ne devrions plus vivre comme ceux qui sont terrestres, mais plutôt comme ceux qui porteront l’image du céleste. « C’est pourquoi, frères saints, qui avez pris part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain Sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus-Christ », nous affirme Paul, dans Hébreux 3:1. « Car Christ n’est point entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, image du véritable, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Hébreux 9:24). « Et il nous a ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ ; afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:6-7).

Nous ne paraissons pas tellement célestes maintenant, dans ces pauvres corps faits de poussière, mais : « comme nous portons l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste » (1 Corinthiens 15:49). Néanmoins, comme nous l’exprime si bien Paul, Jésus : « transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:21). Et Jésus le fera : « En un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:52-53).

Les chrétiens, en effet, constituent un peuple divin par un appel divin, même alors qu’ils sont toujours sur la terre. « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, par Christ ; selon qu’il nous a élus en lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté ; à la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé » (Éphésiens 1:3-6).

Et nous avons des preuves infaillibles de cela : « Jusqu’au jour où il fut élevé dans le ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis ; auxquels aussi, après avoir souffert, il se montra encore vivant, et leur en donna plusieurs preuves, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant de ce qui regarde le royaume de Dieu. Et les ayant assemblés, il leur commanda de ne point s’éloigner de Jérusalem, mais d’y attendre la promesse du Père, laquelle, dit-il, vous avez entendue de moi. C’est que Jean a baptisé d’eau, mais que vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes 1:2-5). Avez-vous remarqué que, le Jour de la Pentecôte, les apôtres furent baptisés du Saint-Esprit, au lieu d’être plongés entièrement dans l’eau ?

Pour les premiers chrétiens, la foi en la divinité de Christ était chose certaine. Seul Dieu pouvait vaincre la mort, et ils savaient, sans aucun doute, que Jésus était ressuscité corporellement du tombeau. Mais Son corps était changé, ils l’ont vu, ils l’ont touché, ils ont mangé avec Lui. Le terme « plusieurs preuves », traduit un mot grec utilisé uniquement cette fois, et il veut dire littéralement « plusieurs tests de certitude » ; il devient alors très significatif que la Parole inspirée de Dieu l’applique seulement à la résurrection de Christ. Il n’est pas trop de dire que la résurrection de Christ est la chose la plus certaine de l’histoire et plusieurs volumes furent publiés, étalant des preuves de la résurrection. C’est pourquoi l’apôtre Pierre a écrit : « Car ce n’est point en suivant des fables composées avec artifice, que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus-Christ ; mais c’est après avoir vu de nos propres yeux sa majesté » (2 Pierre 1:16).

L’apôtre Jean a témoigné ainsi : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie ; (car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue, et nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père, et qui s’est manifestée à nous ;) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec Jésus-Christ son Fils » (1 Jean 1:1-3). Car Jean ne l’a pas seulement vu avec Son corps ressuscité, mais également dans Son corps glorifié, lorsqu’il L’entendit dire, dans Apocalypse 1:18 : « J’ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles des siècles, Amen ; et j’ai les clefs de l’enfer et de la mort. »

Il est vrai que nous, tout comme les premiers chrétiens, devons croire en Christ pour recevoir le salut, mais cette foi n’est pas une foi aveugle. Elle est une foi raisonnable, fondée sur des preuves infaillibles et nous pouvons alors avoir confiance en Lui concernant la future éternité de nos âmes. Alors, nous Lui disons : « ne nous induis point en tentation, mais délivre-nous du Malin ; car à toi appartiennent le règne, la puissance, et la gloire à jamais. Amen ! » (Matthieu 6:13). Certains chrétiens pratiquent aujourd’hui ce que nous appelons un « ministère de délivrance », mais la véritable délivrance biblique est mieux définie en terme du verset plus haut, qui est la dernière pétition dans la prière que Christ a enseignée à Ses disciples. La véritable délivrance est la délivrance du malin sous toutes ses formes et ce, jusqu’à l’avènement de Son Royaume.

Allons voir quelques Écritures de la véritable délivrance. Notez que le mot grec pour « délivrance » a la même connotation que « captif », et voici son premier rendu dans le Nouveau Testament. Cela rend sa signification d’autant plus spéciale, car c’est le Seigneur qui produira une telle délivrance. Si nous y prions sincèrement, elle est affirmée par plusieurs témoignages et promesses. Écrasé par les problèmes de sa nature pécheresse, Paul nous déclare, dans Romains 7:22-24 : « Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce fardeau de mort ? » Mais il reçoit immédiatement sa délivrance dans le verset suivant, car, dans Romains 7:25, Paul crie : « Je rends grâces à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Je suis donc assujetti moi-même, par l’esprit, à la loi de Dieu, mais par la chair, à la loi du péché. »

Même lorsqu’il anticipait son martyre prochain, Paul pouvait encore témoigner : « Et le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise, et me sauvera dans son royaume céleste. A lui soit gloire aux siècles des siècles ! Amen » (2 Timothée 4:18). Pierre aussi nous rassure, en déclarant que : « Le Seigneur saura délivrer de l’épreuve ceux qui l’honorent, et garder les injustes pour être punis au jour du jugement ; principalement ceux qui suivent la chair, dans la convoitise de l’impureté, et qui méprisent la domination, audacieux, arrogants, et qui ne craignent point d’injurier les dignités, tandis que les anges, quoique plus grands en force et en puissance, ne portent point contre elles de jugement injurieux devant le Seigneur » (2 Pierre 2:9-11).

Dieu est capable de délivrer Son peuple du malin. « Car je vous le dis, à vous, Gentils : Étant l’apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère, cherchant à exciter, si je puis, l’émulation de ceux de mon sang, et à en sauver quelques-uns. Car, si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur rappel, sinon une résurrection des morts ? Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les rameaux le sont également. Mais si quelques-uns des rameaux ont été retranchés, et si toi, olivier sauvage, as été enté à leur place, et as été fait participant de la racine et du suc de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens des rameaux ; toutefois, si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte », nous dit Paul, dans Romains 11:13-18.

« Tu diras : Les rameaux ont été retranchés, afin que moi je fusse enté. Fort bien ; ils ont été retranchés à cause de leur incrédulité ; mais toi, tu subsistes par la foi ; ne t’enorgueillis point, mais crains. Car si Dieu n’a point épargné les rameaux naturels, prends garde qu’il ne t’épargne pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu ; sa sévérité à l’égard de ceux qui sont tombés, mais Sa bonté envers toi, si tu persévères dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché. Et quant à eux, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés ; car Dieu a le pouvoir de les enter de nouveau. En effet, si tu as été coupé de l’olivier sauvage de sa nature, et si contre l’ordre de la nature, tu as été enté sur un olivier franc ; combien plus ceux-ci qui sont les rameaux naturels seront-ils entés sur leur propre olivier ? Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux ; c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que toute la multitude des Gentils soit entrée dans l’Église », dit Paul, dans Romains 11:19-25.

« Et ainsi tout Israël sera sauvé, comme il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, et il éloignera de Jacob toute impiété ; et ce sera Mon alliance avec eux, lorsque j’effacerai leurs péchés. Il est vrai qu’ils sont ennemis par rapport à l’Évangile, à cause de vous ; mais à l’égard de l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères, car les dons et la vocation de Dieu sont irrévocables. Et comme vous avez été autrefois rebelles à Dieu, et que maintenant vous avez obtenu miséricorde par leur rébellion ; de même, ils ont été maintenant rebelles, afin que par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde. Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la rébellion, pour faire miséricorde à tous », nous confirme Paul, dans Romains 11:26-32.

« Comprenez donc cela, vous qui oubliez Dieu, de peur que je ne déchire et que personne ne délivre ! Celui qui offre pour sacrifice la louange, m’honore ; et à celui qui règle sa voie, je ferai voir le salut de Dieu », nous déclare Psaume 50:22-23. Le commandement qui ramène toute vérité vers Dieu se trouve dans 1 Corinthiens 10:31-33 où nous pouvons lire : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne donnez aucun scandale, ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’Église de Dieu ; comme moi aussi, je m’efforce de plaire à tous en toutes choses, ne cherchant point mon intérêt, mais celui de plusieurs, afin qu’ils soient sauvés », nous confirme Paul. C’est-à-dire que tout aspect de notre vie devrait être organisé de façon à glorifier Dieu dans tout ce que nous faisons et disons en Son nom.

C’est une règle difficile à suivre, car comment pouvons-nous déterminer si telle ou telle action glorifie Dieu ou non ? Néanmoins, il y a une chose que nous pouvons faire qui glorifiera Dieu, c’est de Lui offrir nos louanges et nos prières. Nous devrions Lui offrir nos louanges pour ce qu’Il fait en général pour nous, mais aussi pour ce qu’Il fait en particulier, car quiconque Lui offre des louanges Le glorifie aussi. Dans 1 Thessaloniciens 5:18, nous lisons : « Rendez grâces en toutes choses ; car telle est la volonté de Dieu en Jésus-Christ à votre égard. » Et dans Psaume 103:1-2, David déclare : « Mon âme, bénis l’Éternel, et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! » La plupart d’entre nous oublions trop souvent tous Ses bienfaits, alors que nous nous inquiétons des petits troubles qui nous accablent.

Si nous désirons glorifier Dieu, nous devrions compter toutes les bénédictions invisibles que Dieu nous a accordées. « Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ », nous assure Paul, dans Philippiens 4:5-7. Que nos cœurs et nos esprits soient remplis du Saint-Esprit afin de montrer le salut de Dieu aux autres, au travers de notre comportement. « Et lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de gloire » (1 Pierre 5:4).

En ces jours de relativisme et de changements de morale, il est bon de noter que les Écritures sont pleines de choses que nous devrions savoir, des choses sur lesquelles nous pouvons compter, car elles ne changent pas. Regardons quelques-unes de ces vérités auxquelles je vous invite même à apporter vos propres ajouts, comme des projets personnels. Nous pouvons savoir que le Christ est Dieu, car Jésus a déclaré : « Mes brebis entendent ma voix, et je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un. » Avez-vous vraiment besoin de vous faire enseigner par des ignorants que Jésus et le Père sont deux Personnes différentes ?

Nous pouvons savoir que nous sommes sauvés, car Jésus nous déclare : « Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés de Dieu. Quiconque a écouté le Père et a été instruit par lui, vient à Moi. Ce n’est pas que personne ait vu le Père, si ce n’est celui qui vient de Dieu ; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6:45-47). Nous pouvons également savoir que nous sommes Ses chers enfants, car, dans 1 Jean 3:1-3, Jésus nous rassure en disant : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Le monde ne nous connaît point, parce qu’il ne l’a point connu. Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à Lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque a cette espérance en Lui, se purifie lui-même, comme lui est pur. »

Nous savons que nous sommes protégés par Lui, car, dans Jean 10:28, Jésus nous a déclaré : « Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. » Croyez-vous vraiment ceci ? Nous savons que Jésus répond à nos prières, puisque, dans Jean 14:13-14, Jésus nous déclare ouvertement : « Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Et nous pouvons savoir que Jésus nous aide au travers notre tentation. « C’est pourquoi il a fallu qu’il devînt semblable en toutes choses à ses frères ; afin qu’il fût un souverain Sacrificateur, miséricordieux, et fidèle dans les choses de Dieu, pour expier les péchés du peuple. Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2:17-18).

Nous devrions savoir comment agir, parce que Jésus nous dit : « Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez » (Jean 13:15-17). Nous savons surtout que Jésus veut que nous parlions en Son nom.  « Mais quand même vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux. Ne craignez donc point ce qu’ils veulent vous faire craindre, et ne soyez point troublés ; mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous ; ayant une bonne conscience, afin que ceux qui blâment votre bonne conduite en Christ, soient confondus dans ce qu’ils disent contre vous, comme si vous étiez des malfaiteurs » (1 Pierre 3:14-16).

Nous avons l’assurance que Jésus va revenir, car, dans Jean 14:2-3, Jésus nous dit : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. » Et finalement, nous pouvons savoir quelle est notre récompense éternelle, car Pierre nous dit que nous sommes : « Élus selon la prescience de Dieu le Père, pour être sanctifiés par l’Esprit, pour obéir à Jésus-Christ, et pour avoir part à l’aspersion de son sang. Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:2-5).

« Désirez avec ardeur, comme des enfants nouvellement nés, le lait spirituel et pur, afin que vous croissiez par son moyen. Puisque vous avez goûté que le Seigneur est bon, en vous approchant de lui ; qui est la pierre vivante rejetée des hommes, mais choisie de Dieu, et précieuse ; vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ » (1 Pierre 2:2-5). « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui. Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous », nous rassure Paul, dans Romains 8:9-11.

Quand quelqu’un reçoit Christ, le Saint-Esprit vit vraiment dans son corps, et il vivra dorénavant guidé par l’Esprit, au lieu de par la chair. Mais cette vie devra endurer des souffrances pour Christ et cela nous assure notre héritage futur dans la glorification de nos corps. « Car l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu. Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si toutefois nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui », nous confirme Paul, dans Romains 8:16-17. Finalement, notre future résurrection est assurée par la certitude de la résurrection de Jésus-Christ.

Or, « si Christ n’est point ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins de Dieu ; car nous avons rendu ce témoignage à l’égard de Dieu, qu’il a ressuscité Christ, lequel il n’a point ressuscité, si les morts ne ressuscitent point. Car, si les morts ne ressuscitent point, Christ n’est pas non plus ressuscité. Et si Christ n’est point ressuscité, votre foi est vaine, et vous êtes encore dans vos péchés. Ceux donc qui sont morts en Christ, sont aussi perdus. Si nous n’avons d’espérance en Christ que pour cette vie seulement, nous sommes de tous les hommes les plus misérables », nous déclare Paul, dans 1 Corinthiens 15:14-19.

La résurrection de Christ est prouvée, tout comme tout fait historique l’a été. « Mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts. En effet, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est venue aussi par un homme. Car, comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ ; mais chacun en son propre rang ; Christ est les prémices, ensuite ceux qui sont de Christ, à son avènement » (1 Corinthiens 15:20-23). La vie du véritable chrétien repose dans la soif des paroles logiques émises par Dieu, guidées par Son Esprit, concernant une résurrection future et l’anticipation d’un héritage glorieux en Christ.

Regardons ce beau témoignage de Paul, dans Philippiens 3:8-11 : « Bien plus, je regarde toutes choses comme une perte, en comparaison de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour qui j’ai perdu toutes choses, et je les regarde comme des ordures, afin que je gagne Christ, et que je sois trouvé en lui, ayant, non point ma justice, celle qui vient de la loi, mais celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice de Dieu par la foi ; afin que je connaisse Christ, et l’efficace de Sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort ; pour parvenir, si je puis, à la résurrection des morts. »

L’usage de cette petite phrase, « si je puis », suit un ordre de développement dans le Nouveau Testament. Nous ne la voyons utilisée que quatre fois et, chaque fois, pour exprimer une urgence vis-à-vis d’un objet recherché, comme moyen pour atteindre un but. Le contexte de sa première utilisation est le besoin du confort physique et de la sécurité. Dans un des voyages de Paul, Actes 27:12 nous dit : « Et comme le port n’était pas propre pour hiverner, la plupart furent d’avis de partir de là, pour tâcher de gagner Phœnice, port de Crète, qui regarde le vent d’Afrique et le nord-ouest, afin d’y passer l’hiver. » Ce but ne fut jamais atteint.

Le deuxième but fut plus noble, car il cherchait à atteindre un ministère spirituel. Dans Romains 1:9-12, Paul déclare : « Car Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous, Lui demandant toujours dans mes prières, de pouvoir, si c’est sa volonté, trouver enfin quelque occasion favorable d’aller vous voir ; car je souhaite fort de vous voir, pour vous faire part de quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis, c’est-à-dire, afin qu’étant parmi vous, nous nous consolions ensemble par la foi qui nous est commune, à vous et à moi. »

La troisième mention parle d’une plus grande urgence, l’objet étant la conversion des gentils. « Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur diminution la richesse des Gentils, combien plus le sera leur conversion entière ? Car je vous le dis, à vous, Gentils : Étant l’apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère, cherchant à exciter, si je puis, l’émulation de ceux de mon sang, et à en sauver quelques-uns. Car, si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur rappel, sinon une résurrection des morts ? » (Romains 11:12-15).

Et finalement, la quatrième fois, c’est en parlant de la suprême importance d’avoir un vie centrée sur Christ. Dans Philippiens 3:9-12, Paul nous atteste : « Et que je sois trouvé en lui, ayant, non point ma justice, celle qui vient de la loi, mais celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice de Dieu par la foi ; afin que je connaisse Christ, et l’efficace de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort ; pour parvenir, si je puis, à la résurrection des morts. Non que j’aie déjà atteint le but, ou que je sois déjà parvenu à la perfection, mais je cours avec ardeur pour saisir le prix ; c’est pour cela aussi que j’ai été saisi par Jésus-Christ. » Alors, si nous pouvons, nous devrions chercher à vivre comme Paul, en ministres de Christ, afin qu’Il nous saisisse pour aller chercher des âmes dans le monde entier pour Lui.




D.487 – Celui qui a créé les étoiles

Par Joseph Sakala

Les humains perdent leur temps à chercher comment les étoiles sont venues à exister. Pourquoi ne pas chercher chez : « Celui qui a fait les Pléiades et l’Orion, qui change en lumière du matin l’obscurité de la mort, et le jour en nuit ténébreuse ; celui qui appelle les eaux de la mer, et les répand sur la surface de la terre, – l’Éternel est son nom » (Amos 5:8). Cette exhortation puissante est insérée par Dieu comme un avertissement à Son peuple d’Israël. Car le peuple sombrait rapidement dans l’idolâtrie païenne et Amos tentait de le ramener vers son Dieu.

Son exhortation, qui fut faite il y a presque 3 800 ans, est encore plus nécessaire aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été. Les scientifiques païens de nos jours ont développé des théories impossibles et absurdes sur l’origine de notre univers à partir de rien, par pure chance, et l’évolution des étoiles, des planètes et des peuples à partir de l’hydrogène primordial. Mais le grand cosmos et ses galaxies d’étoiles, même les constellations, comme l’Orion et les Pléiades, ainsi que le Système solaire furent créés. Toutes ces choses ont été faites par un Créateur omniscient et omnipotent qui avait un but défini en les créant. Car l’univers entier ainsi que la terre furent créés pour accommoder les humains que Dieu a créés à Son image et à Sa ressemblance.

Pareillement, les évidences globales que l’eau ait couvert toutes les montagnes de la terre ne peuvent être expliquées, même si les géologues évolutionnaires essaient de le faire par un long processus de temps. Dieu, le Créateur, a dû appeler des volumes massifs d’eau de leurs réservoirs originaux pour ensuite les verser sur la terre dans Son Jugement de Déluge sur un monde en rébellion. Toutes ces choses témoignent d’une création et d’un jugement divin, et non de minables dieux impotents personnifiant des forces naturelles. Les humains ont besoin de chercher le véritable Dieu de la Création et du salut avant que le jugement ne tombe encore sur l’humanité entière. Car : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Hébreux 10:31).

Les humains qui ne cherchent pas Dieu n’ont que les choses corruptibles et corrompues en tête. L’apôtre Pierre nous déclare : « Et si vous invoquez comme votre Père celui qui, sans faire acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre habitation passagère ici-bas ; sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par Lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu » (1 Pierre 1:17-21).

Aucune richesse du monde ne pourrait sauver une seule personne, car l’or et l’argent ne sont que des éléments corruptibles dans un monde sous esclavage. « Car ce n’est pas volontairement que la création est assujettie à la vanité, mais c’est à cause de Celui qui l’y a assujettie, dans l’espérance qu’elle sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que, jusqu’à présent, toute la création soupire, et souffre les douleurs de l’enfantement ; et non seulement elle, mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romains 8:20-23).

Tout ce qui existe dans la création physique est assujetti à la vanité. En effet, un jour, tout ce qui existe sous forme d’élément physique devra mourir. « Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée » (2 Pierre 3:10). Mais vous : « Ayant purifié vos âmes, en obéissant à la vérité, par l’Esprit, pour avoir un amour fraternel et sans hypocrisie, aimez-vous avec constance les uns les autres d’un cœur pur, étant régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement » (1 Pierre 1:22-23). La science moderne reconnaît ce principe de corruption universelle comme une loi de base, celle de l’entropie.

Mais, même dans ce monde corruptible, il existe des choses incorruptibles. Comme la Parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement. Jésus nous l’a confirmé dans Matthieu 24:35. « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Alors vous aussi : « Sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par Lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu » (1 Pierre 1:18-21).

Dieu Lui-même est incorruptible. « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5). Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul remporte le prix ? Mais vous, courez de telle sorte que vous le remportiez. Tout homme qui combat s’abstient de tout ; et ces gens-là le font pour avoir une couronne corruptible, comme les participants aux Jeux Olympiques, par exemple, qui courent après l’or, l’argent ou le bronze, mais nous, nous le faisons pour une couronne  incorruptible.

Finalement, nos corps mourants seront eux-mêmes ressuscités : « en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:52-53). Ces choses, vous les connaissez, car vous avez été appelés par Dieu et vous avez accepté l’appel. Mais imaginez un instant ceux qui ont rejeté l’appel de Dieu parce que l’attrait du monde est plus important pour eux présentement.

Dans 1 Jean 2:15-17, l’apôtre nous dit : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » En tant que chrétiens, nous devons être très prudents, car, bien que nous soyons dans le monde, nous ne devons pas en faire partie.

Lors de Sa prière au Père, avant de mourir, Jésus a dit : « Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en Ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en Ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie. Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du malin. Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde » (Jean 17:11-16).

Le commandement de Jésus est de ne pas aimer le monde et ce que le monde produit. Cela ne veut pas dire d’être naïvement ignorant de tout ce qui se passe autour de nous. Suivons plutôt l’instruction de Jésus, qui nous dit : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matthieu 10:16). Le monde contient de grandes choses, telles les nations et les royaumes, mais également des soucis et des richesses. « Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt le royaume de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus », nous dit Jésus, dans Luc 12:30-31. Ces choses peuvent facilement affaiblir notre centre d’intérêt et notre loyauté envers Celui qui nous a appelés au salut.

Paul nous met en garde contre certaines doctrines du monde. « Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! Préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair » (Colossiens 2:20-23). Prenez donc garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie humaine et par une vaine tromperie, s’appuyant uniquement sur la tradition des hommes et sur les rudiments du monde et non sur Christ. Souvenez-vous que c’est en Christ qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité.

L’apôtre Jacques nous déclare : « Vous demandez, et vous ne recevez point, parce que vous demandez mal, et dans la vue de satisfaire à vos plaisirs. Hommes et femmes adultères, ne savez-vous pas que l’amour du monde est une inimitié contre Dieu ? Qui voudra donc être ami du monde, se rendra ennemi de Dieu. Pensez-vous que l’Écriture parle en vain ? L’Esprit qui habite en nous, a-t-il des désirs qui portent à l’envie ? Au contraire, il accorde une grâce plus grande. C’est pourquoi, l’Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4:3-6). C’est parce que : « nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les choses qui nous ont été données de Dieu ; et nous les annonçons, non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne le Saint-Esprit, expliquant les choses spirituelles aux spirituels » (1 Corinthiens 2:12-13).

« Eux, ils sont du monde, c’est pourquoi ils parlent suivant le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu, nous écoute ; celui qui n’est point de Dieu, ne nous écoute point : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur, » nous dit l’apôtre Jean, dans 1 Jean 4:5-6. Le peuple de Dieu peut sembler très faible maintenant, mais c’est avec intention, car : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes, et Dieu a choisi les choses viles du monde et les plus méprisées, même celles qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant lui » (1 Corinthiens 1:27-29).

Puisque le puissant Créateur Dieu nous a choisis pour ne plus être de ce  monde, alors le monde ne nous aime pas. « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que je vous ai choisis dans le monde, c’est pour cela que le monde vous hait » (Jean 15:19). Et nous ne devrions pas être surpris que le monde haïsse ceux qui appartiennent à Jésus, car : « Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde », nous déclare le Seigneur, dans Jean 17:14. « Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais du monde. Et le monde passe, et sa convoitise ; mais celui qui fait la volonté de Dieu, demeure éternellement », nous dit Jean, dans 1 Jean 2:16-17.

Subséquemment, occupons-nous des choses que nous savons. Et l’apôtre Pierre nous déclare ce que nous savons. « Paissez le troupeau de Dieu qui est au milieu de vous, veillant sur lui, non par contrainte, mais volontairement ; non pour un gain honteux, mais par affection ; non comme ayant la domination sur les héritages du Seigneur, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de gloire » (1 Pierre 5:2-4). Dans cette époque de relativisme où chaque situation semble apporter de nouveaux changements d’éthique, cela fait du bien au chrétien de savoir que, par les Saintes Écritures, nous pouvons savoir beaucoup de choses sur lesquelles nous pouvons compter et qui ne changent pas.

Ce qui suit est un échantillonnage de ces vérités avec une petite explication dans l’intention d’encourager les chrétiens à en ajouter peut-être d’autres à cette liste.

Nous pouvons savoir que Christ est Dieu. « Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10:30). Notez que Jésus ne dit pas que « nous sommes deux », mais un, le même.

Nous pouvons également savoir que nous sommes sauvés. « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6:47).

Nous savons que nous sommes Ses chers enfants. « Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3:2).

Nous pouvons savoir que Dieu nous protège. « Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main » (Jean 10:28).

Nous savons que Dieu répond à nos prières. « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai », nous dit Jésus, dans Jean 14:14.

Nous savons que Dieu nous aidera lorsque nous serons tentés. « Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés », nous rassure Hébreux 2:18.

Nous connaissons également la manière dont nous devrions agir. Dans Jean 13:15, Jésus nous dit : « Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » Donc, en toute circonstance, Jésus nous sert d’exemple.

Nous pouvons savoir que Jésus désire toujours que nous parlions en Sa faveur. Donc : « sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous ; ayant une bonne conscience, afin que ceux qui blâment votre bonne conduite en Christ, soient confondus dans ce qu’ils disent contre vous, comme si vous étiez des malfaiteurs » (1 Pierre 3:15-16).

Nous avons la certitude que Jésus va revenir. Car, dans Jean 14:2-3, Jésus nous a dit : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. »

Et finalement, nous savons quel sera notre héritage éternel. Alors : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5).

Dans 1 Timothée 6:14-16, Paul lui déclare : « De garder le commandement, sans tache et sans reproche, jusqu’à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ; que doit manifester en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, Qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, et que nul homme n’a vu, ni ne peut voir ; à qui soient l’honneur et la puissance éternelle ! Amen. » Dans le grec du Nouveau Testament, il y a deux mots qui sont traduits par « immortalité ». Un est athanasia (sans mort), qui fut utilisé plus haut pour décrire Dieu dans Son éternelle essence. L’autre est aphtharsia (sans corruption) utilisé dans 2 Timothée 1:10 où : « notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort, et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile. » Il est également traduit « incorruptible » dans 1 Corinthiens 15:42, où Paul déclare : « Telle est aussi la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible. »

La doctrine de l’immortalité intrinsèque de l’âme est une doctrine de l’ancien paganisme, de la kabbale juive et également du Nouvelle Âge. Ces gens croyaient, et croient toujours, en une forme d’évolution et rejettent la doctrine de la résurrection grâce au Créateur. Ces fausses religions croient qu’à la mort, le corps pourrit, mais l’âme continue d’exister dans un état éternel de réincarnation, dans une succession d’autres corps. Le faux christianisme, ayant tenté d’emprunter cette fausse croyance pour élargir son cheptel, l’a adaptée en faisant croire que les âmes immortelles vont au ciel ou en enfer pour l’éternité, rendant, par le fait même, la résurrection illogique. Les athées, par contre, croient que le corps et l’âme cessent d’exister à la mort. Pour eux, pas de résurrection, car tout est matière et le spirituel n’existe pas. Mais Christ, qui possède l’immortalité et qui est mort afin que le monde entier puisse triompher sur la mort, promet la résurrection à tous ceux qui croient en Lui. Ainsi, nous avons l’assurance de l’incorruptibilité et de l’immortalité pour l’éternité. « Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité » (1 Corinthiens 15:53).

Sera alors abolie la loi de l’entropie que Dieu avait créée lorsqu’Il a : « dit à Adam : Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie » (Genèse 3:17). Mais présentement, nous attendons : « Dans l’espérance qu’elle [la terre] sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que, jusqu’à présent, toute la création soupire, et souffre les douleurs de l’enfantement ; et non seulement elle, mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car nous sommes sauvés en espérance. Or, l’espérance que l’on voit n’est plus espérance ; en effet, comment espérerait-on ce que l’on voit ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, c’est que nous l’attendons avec patience » (Romains 8:21-25).

« Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et Ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et Son Nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils régneront aux siècles des siècles, » nous révèle Apocalypse 22:3-5. Alors, exhortons-nous les uns les autres, et cela d’autant plus que vous voyez approcher le Jour. « Car si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifices pour les péchés, mais une terrible attente du jugement et un feu ardent, qui doit dévorer les adversaires » (Hébreux 10:26-27).

Ce passage demeure le plus controversé des Écritures, parce qu’en apparence, il semble en conflit avec l’enseignement sur le salut par la grâce qui est complètement isolé de la loi ou de toute sorte d’œuvres de salut. Comme, par exemple, dans Éphésiens 2:8-9, où Paul nous déclare : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » Et dans Tite 3:5-7, où nous découvrons que ce n’est : « Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance. »

Et que dire de Jean 10:28-30 où Jésus a déclaré : « Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un. » Et dans Romains 8:35-39, où nous avons cette assurance : « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce l’affliction, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? Selon qu’il est écrit : Nous sommes livrés à la mort tous les jours à cause de toi, et nous sommes regardés comme des brebis destinées à la tuerie. Au contraire, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs, par celui qui nous a aimés. Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Par contre, beaucoup de passages nous mettent en éveil contre les chrétiens qui agissent délibérément en péchant contre Dieu. « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en Lui, doit aussi marcher comme il a marché Lui-même » (1 Jean 2:4-6). Ces chrétiens : « font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre » (Tite 1:16). Peuvent-ils se voir accorder le salut dans un état pareil ?

Il ne peut y avoir de contradiction dans la Parole de Dieu, car le Seigneur doit avoir une bonne raison d’inspirer ce paradoxe apparent dans Son Livre. Il est néanmoins vital pour chaque véritable croyant en Christ de savoir qu’il est sauvé et qu’il a la vie éternelle. « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu. » nous confirme Jean, dans 1 Jean 5:13. En contrepartie, il devient très dangereux pour une personne de croire simplement qu’elle ou il est sauvé quand il n’y a aucune évidence que cette personne ait eu, au cours de sa conversion, un changement dans sa vie.

De telles Écritures nous donnent le sobre avertissement que même un chrétien n’a pas l’assurance du salut s’il n’obéit pas à la Parole de Dieu. « Et par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même » (1 Jean 2:3-6).

« Car, bien qu’il ait été crucifié dans la faiblesse, toutefois, il est vivant par la puissance de Dieu ; et nous, nous sommes aussi faibles avec lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu au milieu de vous. Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes ; ne reconnaissez-vous point vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous ? à moins que, peut-être, vous ne soyez réprouvés. Mais j’espère que vous reconnaîtrez que pour nous, nous ne sommes point réprouvés. Et je prie Dieu que vous ne fassiez aucun mal ; non afin que nous paraissions approuvés, mais afin que vous fassiez le bien, dussions-nous être comme réprouvés nous-mêmes », déclare Paul, dans 2 Corinthiens 13:4-7.




D.480 – Paroles de paix et de fidélité

 

Par Joseph Sakala

Dans Esther 9:29-32, nous lisons : « La reine Esther, fille d’Abichaïl, et le Juif Mardochée, écrivirent avec toute leur autorité, pour confirmer une seconde fois cette lettre sur les Purim. Et on envoya des lettres à tous les Juifs, dans les cent vingt-sept provinces du royaume d’Assuérus, avec des paroles de paix et de fidélité, pour établir ces jours de Purim en leur saison, comme le Juif Mardochée et la reine Esther les avaient établis pour eux, et comme ils les avaient établis pour eux-mêmes et pour leur postérité, à l’occasion de leurs jeûnes et de leurs lamentations. Ainsi l’ordre d’Esther confirma cette institution des Purim, comme cela est écrit dans le livre. »

Le livre d’Esther est vraiment unique en ce sens qu’il ne contient aucune mention explicite de Dieu. Pourtant, la main de Dieu est plus évidente dans ce livre que presque partout ailleurs. Ce fut après leur remarquable délivrance du génocide qui avait été monté contre eux par Haman que Mardochée écrivit ses paroles de paix et de fidélité à tous les Juifs pour établir une fête annuelle afin de commémorer leur victoire providentielle de paix avec leurs ennemis, avec le triomphe de la vérité sur le mal et la séduction. Cette incisive combinaison de paroles, « paix et sûreté », fut également utilisée par Ézéchias, dans 2 Rois 20:18-19, lorsque le prophète lui annonça : « On prendra même de tes fils qui seront issus de toi et que tu auras engendrés, pour être eunuques dans le palais du roi de Babylone. Et Ézéchias répondit à Ésaïe : La parole de l’Éternel, que tu as prononcée, est bonne ! Et il ajouta : N’y aura-t-il pas paix et sûreté pendant mes jours ? »

Dieu a pareillement promis à Son peuple : « Quand on ira combattre les Caldéens et qu’elles seront remplies des cadavres des hommes que je frapperai dans ma colère et dans ma fureur, et à cause de toute la méchanceté desquels je cacherai ma face à cette ville : voici, je leur donnerai la guérison et la santé ; je les guérirai, je leur découvrirai une abondance de paix et de vérité ; Je ramènerai les captifs de Juda et les captifs d’Israël ; et je les rétablirai comme auparavant. Et je les nettoierai de toute iniquité qu’ils ont commise contre moi ; je pardonnerai toutes les iniquités par lesquelles ils ont péché et se sont révoltés contre moi » (Jérémie 33:5-8).

Finalement, au travers de Zacharie 8:18-19 : « La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots : Ainsi a dit l’Éternel des armées : Le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième, et le jeûne du dixième mois deviendront pour la maison de Juda des jours de joie et d’allégresse, et des solennités heureuses. Mais aimez la vérité et la paix. » Les hommes ont désiré la paix au travers des siècles, mais la paix se fait élusive. Après la soi-disant « guerre pour éliminer toutes les guerres » (la Première Guerre Mondiale de 1914 à 1918), le Jour de l’Armistice fut établi pour célébrer la paix durable que la guerre a supposément sécurisée. Maintenant, ce jour est appelé Jour des Vétérans, encore un jour d’honneur, mais loin d’un jour de paix et de sûreté. La vraie paix ne peut durer que par la vérité.

Alors que Dieu ne fut jamais nommé dans le livre d’Esther, Dieu était là ! Les paroles de Mardochée parlaient implicitement de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Car la véritable paix ne viendra que lorsque les hommes accepteront l’authentique vérité. Il faudra la formation du caractère et de la personnalité de certains humains. Un des plus beaux dictons qui existent déclare : « Pour chaque puissance, il y a une faiblesse ; et pour chaque faiblesse, il y a une puissance. » Alors que ce dicton offre plusieurs applications possibles, celle où il se révèle très efficace est dans l’étude de la personnalité humaine, et comment le caractère humain y est reconnu. Cela vous surprend-il que la Bible nous en dise beaucoup sur la façon dont les deux sont reliés ? D’abord, définissons nos termes. Généralement, lorsque nous parlons de personnalité, c’est ce qui concerne toute la personne : son caractère intérieur comme son apparence extérieure. Alors, l’apparence extérieure et le caractère intérieur sont ces deux choses qui constituent la personnalité de quelqu’un.

La Bible utilise habituellement cette même évaluation. Lorsque le prophète Samuel cherchait un successeur pour le roi Saül parmi les fils d’Isaï, il croyait que son plus vieux fils, Éliab, serait le choix de Dieu. « Et comme ils entraient, il vit Éliab, et dit en lui-même : Certainement l’oint de l’Éternel est devant lui. Mais l’Éternel dit à Samuel : Ne prends point garde à son visage, ni à la grandeur de sa taille ; car je l’ai rejeté. L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde ; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux ; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16:6-7).

La personnalité est un ensemble stable de caractéristiques et de tendances qui déterminent les différences du comportement, des pensées, des sensations et des actions de la personne ; elles ont une continuité dans le temps et peuvent être facilement comprises comme le seul résultat des pressions sociales du moment. Les pensées, les sensations et les actions en termes bibliques ont leurs racines dans l’esprit, l’âme et le corps d’un individu. Paul nous déclare : « que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera » (1 Thessaloniciens 5:23-24).

La personnalité, qui devient l’expression individuelle de l’esprit humain, est partiellement enracinée dans la manière que l’esprit en homme travaille avec le cerveau de l’homme. Regardons seulement trois exemples de la Bible. Dans 1 Corinthiens 2:11, Paul nous dit : « Car qui est-ce qui connaît ce qui est en l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même aussi, personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. » Et, dans Psaume 77:6-9, nous lisons : « Je pensais aux jours d’autrefois, aux années des temps passés. Je me rappelais mes mélodies de la nuit ; je méditais en mon cœur, et mon esprit examinait. Le Seigneur rejettera-t-il pour toujours, ne sera-t-il plus désormais propice ? Sa bonté a-t-elle cessé pour toujours ? Sa parole a-t-elle pris fin pour tous les âges ? » Et finalement, dans Daniel 4:4, nous voyons : « Moi, Nébucadnetsar, j’étais tranquille dans ma maison, et florissant dans mon palais. J’eus un songe qui m’épouvanta, et mes pensées sur ma couche et les visions de ma tête me troublèrent. »

Mais ça va au-delà de cela, si nous prenons comme exemple ce que Paul nous déclare au sujet de la chair et de ses tendances, dans Romains 7:1-4 où nous lisons : « Frères, ne savez-vous pas, (car je parle à des personnes qui connaissent la loi,) que la loi n’a de pouvoir sur l’homme que pendant qu’il est en vie ? En effet, la femme qui est mariée, est liée par la loi à son mari, tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi du mari. Si donc, durant la vie de son mari, elle épouse un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si son mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère, si elle épouse un autre homme. Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous êtes morts à la loi, par le corps de Christ, pour être à un autre, savoir, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. »

Cela implique tout ce que nous pouvons décider en tant qu’humains en esprit, en âme et en corps. Les meilleurs modèles scientifiques de personnalité humaine se reflètent dans la vérité biblique, même si les gens ne prennent pas la Bible comme leur fondation philosophique. Également, l’Église de Laodicée, qui était parmi les sept Églises en Asie, ayant le plus gros problème, fut encouragée par Jésus à avoir du zèle et à se repentir de ce qui était essentiellement une faiblesse de personnalité morale.

Jésus déclare à Jean : « Écris aussi à l’ange de l’Église de LAODICÉE : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu : Je connais tes œuvres ; je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Oh ! si tu étais froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Car tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien ; et tu ne connais pas que tu es malheureux, et misérable, et pauvre, et aveugle, et nu. Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, pour devenir riche ; et des vêtements blancs, pour être vêtu, et que la honte de ta nudité ne paraisse point, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle, et te repens. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l’Esprit dit aux Églises » (Apocalypse 3:14-22).

Le monde a tendance à faire des compromis pour avoir la paix avec les autres, tout comme Laodicée, mais peut exercer son caractère pour ne pas le faire. Encore une fois, la Bible et la science le confirment. Lorsqu’ils sont obligés de prendre une décision morale, il est presque impossible pour ces gens de dévier de cette décision. Le problème est de les convaincre de rester fermes au tout début ! En réalité, le caractère est ce qu’on peut faire avec notre personnalité. De reconnaître que pour chaque force, il y a une faiblesse, et pour chaque faiblesse, une force. Cela devient une motivation puissante pour changer, sans pour autant se décourager. Cependant, pour changer en ce que Dieu S’attend de nous, cela prend plus que ce que l’esprit, l’âme et le corps humain sont capables. Cela prend le Saint-Esprit divin et l’exercice de cet Esprit pour nous mener vers le caractère divin et notre équilibre personnel.

L’apôtre Paul nous l’enseigne très bien, dans Romains 12:1-2, lorsqu’il nous déclare : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. » Pensez-vous sérieusement faire un tel changement ? Lisez votre Bible qui vous indiquera ce qu’il faut faire pour rendre cela possible. Dieu a même voulu mettre certaines de ces personnes en évidence dans la Bible.

Dans Romains 16:1-8, Paul nous : « Recommande Phœbé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées ; afin que vous la receviez dans le Seigneur, d’une manière digne des Saints ; et que vous l’assistiez dans toutes les choses où elle aurait besoin de vous ; car elle a reçu chez elle plusieurs personnes, et moi en particulier. Saluez Priscille et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus-Christ, et qui ont exposé leur vie pour la mienne ; et ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, mais encore toutes les Églises des Gentils. Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, et qui le premier de l’Achaïe s’est converti à Christ. Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour nous. Saluez Andronicus et Junie, mes parents, et mes compagnons de captivité. Ils sont considérables parmi les apôtres, et même ils ont cru en Christ avant moi. Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur. » Cela n’est qu’un échantillonnage des gens qui ont été baptisés en Christ.

Une information est incluse au sujet de quelques-uns, mais il y une raison toute spéciale pour laquelle Dieu a voulu inclure les noms de ces personnes moins connues dans Son Livre de Vie. Dieu a voulu nous assurer qu’Il est intéressé à bien plus qu’Abraham, Daniel, Pierre, Paul et d’autres grandes personnalités dans Son Royaume. Cela veut dire également les Robert, les Roch, les Agathe et une multitude d’autres dans Sa Famille spirituelle. Il y aura des milliards de noms inscrits : « mais ceux-là seuls qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau » seront sauvés. (Apocalypse 21:27). Dieu en appelle continuellement et : « Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les mène dehors. Et quand il a mené dehors ses propres brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix » (Jean 10:2-4).

Ceux-là seront inscrits dans Son Livre, ce qui nous garantit la vie éternelle. « Puisque nous ne regardons point aux choses visibles, mais aux invisibles ; car les choses visibles sont pour un temps, mais les invisibles sont éternelles », nous déclare Paul, dans 2 Corinthiens 4:18. Un des handicaps les plus difficiles à surmonter pour un chrétien ou une chrétienne, c’est la myopie spirituelle. Il est facile de voir les choses temporelles, mais difficile de méditer sur les choses éternelles. Paul cependant, au travers d’une vie extrêmement occupée et temporelle, réussit malgré tout à garder sa vision de la vie éternelle vers laquelle il fut appelé. La rédemption merveilleuse que Christ a effectuée pour nous avec Son sang n’est rien d’autre que la rédemption éternelle. C’est d’ailleurs ce que Paul nous déclare, dans Hébreux 9:11-12 : « Mais Christ, étant venu comme souverain Sacrificateur des biens à venir, ayant passé par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’a point été fait de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est point de cette création, est entré une seule fois dans le saint des saints, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. »

Ainsi : « ayant été rendu parfait, il est devenu l’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent ; Dieu l’ayant déclaré souverain Sacrificateur, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 5:9-10). « C’est pourquoi il est Médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort intervenant pour l’expiation des péchés commis sous la première alliance, ceux qui sont appelés, reçoivent la promesse de l’héritage éternel » (Hébreux 9:15). Il est sûrement : « le Dieu de toute grâce, qui nous a appelés à sa gloire éternelle en Jésus-Christ, après que vous aurez un peu souffert, vous rende parfaits, fermes, forts et inébranlables » (1 Pierre 5:10). Afin que, lorsque vous mourrez, Il vous reçoive dans les tabernacles éternels.

Toutes ces promesses sont éternelles : la rédemption éternelle, le salut éternel, l’héritage éternel, les tabernacles éternels et la gloire éternelle qui sont d’une valeur infiniment plus grande que les choses temporelles qui encombrent notre esprit et limitent présentement nos buts. Ils font tous partie de notre vie éternelle, déjà reçue au travers de notre foi en Christ. Il est significatif que le terme vie éternelle [paraisse] pas moins de 44 fois dans le Nouveau Testament ; alors, si Dieu en parle souvent, nous devrions en parler également. La toute première chose mentionnée dans la Bible est l’alliance éternelle que Dieu a faite avec tous les hommes.

Nous découvrons, dans Genèse 9:16, que : « L’arc sera donc dans les nuées, et je le regarderai, pour me souvenir de l’alliance éternelle entre Dieu et tout être vivant, de toute chair qui est sur la terre. » Et la dernière se trouve dans Apocalypse 14:6-7 : « Et je vis un autre ange qui volait au milieu du ciel, portant l’Évangile éternel, pour l’annoncer à ceux qui habitent sur la terre, à toute nation, et tribu, et langue, et peuple, en disant d’une voix forte : Craignez Dieu, et lui donnez gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et les sources des eaux. » Ce que Dieu cherche chez ceux qui Lui sont agréables, c’est la conformité avec Lui.

« Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés », nous assure Paul, dans Romains 8:29-30. Un des plus grands dangers auxquelles les chrétiens font face, néanmoins, c’est la tentation de devenir conforme aux choses du monde qui nous entoure, détruisant ainsi leur témoignage pour le Seigneur. On nous commande donc, dans Romains 12:2 : « ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. » Personne ne peut servir deux maîtres, et l’énorme privilège du croyant est de devenir conforme, non à un monde mourant, mais à un Christ vivant.

Mais nous devons premièrement être conformes à Sa mort, en nous laissant mourir à ce monde et à ses standards. Le plus grand désir de Paul était de gagner Christ. « Bien plus, je regarde toutes choses comme une perte, en comparaison de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour qui j’ai perdu toutes choses, et je les regarde comme des ordures, afin que je gagne Christ, et que je sois trouvé en lui, ayant, non point ma justice, celle qui vient de la loi, mais celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice de Dieu par la foi ; afin que je connaisse Christ, et l’efficace de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort ; pour parvenir, si je puis, à la résurrection des morts » (Philippiens 3:8-11).

La mort est néanmoins loin d’être la fin pour nous. Car, lorsque Christ reviendra : « Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, Qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:20-21). Ces corps corruptibles dans lesquels nous vivons seront un jour changés. Tout comme Jésus fut ressuscité de la mort, nous aussi nous ressusciterons, et nos corps, comme le Sien, vivront éternellement. Même cette merveilleuse perspective de l’éternité n’est cependant pas le meilleur, car, non seulement nos corps seront immortels comme le Sien, mais nous serons semblables à Lui en sainteté, semblables à Lui en amour et semblables à Lui en sagesse.

« Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque a cette espérance en Lui, se purifie lui-même, comme Lui est pur » (1 Jean 3:2-3). Selon ces paroles, nous sommes prédestinés actuellement à être conformés à l’image de Son Fils. Comme le disait si bien Paul, dans  Philippiens 2:16 : « En sorte qu’au jour de Christ, je puisse me glorifier de n’avoir point couru en vain, ni travaillé en vain. » Il y a une si belle corrélation entre la Parole vivante de Christ et la Parole écrite de la Bible que certaines Écritures pourraient bien s’appliquer à nous. Tel est le cas dans l’épître aux Philippiens où on les exhorte à tenir ferme à la Parole de vie que nous pourrions présumer être, soit Christ la Parole vivante, ou les Écritures qui parlent de vie éternelle.

Le même sens pourrait être discerné dans 2 Timothée 4:2, où Paul déclare : « Prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, reprends, censure, exhorte en toute patience, et en instruisant », et, dans Hébreux 4:12-13, où nous lisons : « Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des mœlles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur ; et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant Lui, mais toutes choses sont nues et entièrement découvertes aux yeux de celui auquel nous devons rendre compte. »

En effet, il y a plusieurs belles paroles qui sont appliquées, dans la Bible, aux ministères de Jésus et des Écritures pour la vie du croyant. Par exemple : « Jésus parla encore au peuple, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8:12), mais également : « Car le commandement est une lampe, l’enseignement est une lumière, et les corrections propres à instruire sont le chemin de la vie » (Proverbes 6:23). Jésus a déclaré, dans Jean 6:35 : « Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » Mais Il a aussi dit : « Il est écrit : L’homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu » (Luc 4:4).

Le Seigneur Jésus a déclaré, dans Jean 7:37 : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. » Mais Dieu a également déclaré, dans Esaïe 55:10-11 : « Car, comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir arrosé et fécondé la terre et l’avoir fait produire, pour donner de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche ; elle ne retourne pas à moi sans effet, sans avoir fait ce que j’ai voulu, et accompli l’œuvre pour laquelle je l’ai envoyée Les deux déclarations sont émises comme étant la personnification même de la vérité. Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6). Et lorsqu’Il a prié au Père pour Ses disciples, Jésus a déclaré : « Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité » (Jean 17:17). Finalement, les deux Paroles doivent être reçues.

« C’est pourquoi, vous dépouillant de toute souillure et des excès de la malice, recevez avec douceur la parole qui est plantée en vous, qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole, et ne la met point en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel ; et qui, dès qu’il s’est regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais pratiquant les œuvres, celui-là sera heureux dans ce qu’il aura fait » (Jacques 1:21-25).

Jean 1:12-14 nous confirme : « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. » « Or, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons ; à Lui soit la gloire dans l’Église, par Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen », nous dit Paul, dans Éphésiens 3:20-21.

En dépit de l’arrogant orgueil de l’homme, celui-ci est incapable de se sauver lui-même, ou de se rendre acceptable à Dieu. Voilà pourquoi l’homme n’est pas capable de vaincre le péché, ni de vaincre la mort. Mais Dieu est capable ! Le mot « capable », dunamai en grec, est relativement proche du mot « puissance », dunamis en grec, en parlant d’une dynamique spirituelle de Dieu. Car Dieu est Tout-puissant, Sa prédisposition est sans limite et Sa puissance travaille avec force en nous. « C’est pourquoi aussi il [Jésus] peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7:25). Parce que l’Évangile de Christ : « c’est la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d’abord, du Grec ensuite. Car en lui la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi » (Romains 1:16-17). Et : « à celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus-Christ, selon la révélation du mystère caché pendant plusieurs siècles, mais présentement manifesté par les écrits des prophètes, selon l’ordre du Dieu éternel, et annoncé à toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi ; à Dieu seul sage soit la gloire dans tous les siècles, par Jésus-Christ ! Amen » (Romains 16:25-27).

Même lorsque les grands troubles et les tentations commencent, Dieu est capable. « C’est pourquoi il a fallu qu’il devînt semblable en toutes choses à ses frères ; afin qu’il fût un souverain Sacrificateur, miséricordieux, et fidèle dans les choses de Dieu, pour expier les péchés du peuple. Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2:17-18). « Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute, et vous faire comparaître sans tache et dans la joie en sa glorieuse présence, à Dieu, seul sage, notre Sauveur, soient gloire et magnificence, force et puissance, et maintenant et dans tous les siècles ! Amen » (Jude 1:24-25). En effet, Dieu est capable de rencontrer tous les besoins de notre vie et même de nous utiliser à Son service.

« Et Dieu est puissant pour vous combler de toutes sortes de grâces, afin qu’ayant toujours tout ce qui vous est nécessaire, vous abondiez en toutes sortes de bonnes œuvres, selon qu’il est écrit : Il a répandu, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure éternellement » (2 Corinthiens 9:8). Somme toute, dans 2 Timothée 1:12, Paul nous dit : « C’est pour cela aussi que je souffre ces choses ; mais je n’en ai point honte, car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé que par sa puissance il gardera mon dépôt jusqu’à ce jour-là. » Ce jour viendra sûrement, mais Dieu nous donnera des corps glorieux. Car Dieu : « transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:21).




D.476 – Une racine d’amertume

Par Joseph Sakala

Dans Hébreux 11:14-16, nous pouvons lire : « Car ceux qui parlent ainsi, montrent clairement qu’ils cherchent une patrie. En effet, s’ils se fussent souvenus de celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner; mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu ne dédaigne pas d’être appelé leur Dieu ; car il leur a préparé une cité. » L’amertume et un esprit amer ne devraient jamais caractériser une personne qui a expérimenté le salut et la grâce de Dieu par Jésus-Christ. Peu importe le sérieux de sa déception, si cette personne a connu le pardon de ses propres péchés, elle devrait manifester la même grâce dans sa vie envers les autres, même s’ils ne le méritent pas, car elle ne méritait pas la grâce de Dieu pour elle-même non plus.

Dieu nous déclare que l’amertume est une caractéristique des impies, car : « Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume. Ils ont les pieds légers pour répandre le sang. La désolation et la ruine sont dans leurs voies. Ils n’ont point connu le chemin de la paix. La crainte de Dieu n’est point devant leurs yeux » (Romains 3:14-18). Un véritable chrétien ne devrait jamais rationaliser l’amertume en se faisant croire que c’est une indignation juste, ou penser que certaines injustices lui donnent le droit d’avoir du ressentiment ou d’être amer. « Mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention dans votre cœur, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité. Ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, animale et diabolique. Car partout où sont la jalousie et la chicane, là il y a du trouble, et toute espèce de mal » (Jacques 3:14-16).

L’amertume enracinée ressortira un jour, non seulement en privant le croyant amer de sa joie et de sa productivité, mais en portant des fruits amers qui affecteront aussi son entourage. L’antidote, bien sûr, est de ne jamais tomber de la grâce de Dieu et de chercher plutôt avec diligence, moment par moment, l’étonnante grâce de Dieu, par laquelle nous avons été sauvés par la foi et dans laquelle nous continuons à vivre chaque jour. Alors : « ne contristez point le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute crierie, toute médisance soient bannies du milieu de vous, ainsi que toute méchanceté. Mais soyez, les uns envers les autres, bons, miséricordieux, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu vous a aussi pardonné en Christ », nous dit Paul, dans Éphésiens 4:30-32. Autrement, nous ne blessons pas seulement les autres, mais nous contristons aussi le Saint-Esprit de Dieu.

« Mais Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu » (Romains 5:8-9). Les chrétiens libéraux ont méprisé pendant des générations la doctrine biblique affirmant que la mort de Jésus ait pu servir de sacrifice suppléant pour les péchés du monde entier. Comme toutes les autres religions, leur forme de religion prend pour acquis que chaque personne est responsable de son propre salut qui peut se gagner par ses bonnes œuvres et ses observances religieuses. Certains parlent d’attitude mentale qui les élève vers un plan supérieur, par la méditation transcendantale ; d’autres mettent beaucoup d’emphase sur l’amour seulement et d’autres encore croient simplement que le bien qu’ils font doit l’emporter sur le mal et tous dépendent de leurs capacités à gagner leur salut.

Cependant, la Bible est très claire là-dessus, c’est-à-dire que le salaire du péché, c’est la mort et que Christ est mort pour nous. Cette expression, « pour nous », paraît à répétition dans le Nouveau Testament. Comme dans Romains 8:32 où Dieu : « qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il point toutes choses avec lui ? » « Nettoyez donc le vieux levain, afin que vous deveniez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain ; car Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous », déclare Paul, dans 1 Corinthiens 5:7. Et, dans Galates 3:13-14, où nous pouvons lire : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ;) afin que la bénédiction d’Abraham se répandît sur les Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. »

Et que dire d’Éphésiens 5:1-2 où Paul nous dit : « Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, comme le Christ qui nous a aimés, et s’est offert lui-même à Dieu pour nous en oblation et en victime d’agréable odeur. » Jésus : « Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres » (Tite 2:14). « Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces », nous affirme l’apôtre Pierre, dans 1 Pierre 2:21. « Nous avons connu la charité, en ce qu’Il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères » (1 Jean 3:16). Par ces Écritures, nous reconnaissons l’amour de Christ pour nous. Il a été sacrifié pour nous, a servi de malédiction pour nous, Il S’est donné pour nos péchés. Nous étions sans force, perdus dans nos péchés et incapables de payer la rançon, mais Christ est mort pour nos péchés et c’est de cette façon que nous sommes sauvés.

Plusieurs chrétiens se demandent de nos jours si Christ est vraiment mort ! Laissons la Bible répondre à cette question. Dans Marc 15:43-45 : « Joseph d’Arimathée, conseiller fort considéré, qui attendait aussi le royaume de Dieu, vint avec hardiesse vers Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il fût déjà mort ; et ayant appelé le centenier, il lui demanda s’il y avait longtemps qu’il était mort. Et l’ayant appris du centenier, il donna le corps à Joseph. » La mort physique de Christ est absolument nécessaire à l’Évangile. Certains libéraux et détracteurs ont essayé pendant des siècles d’obscurcir ou de démentir cet enseignement vital, déclarant que Christ aurait simplement sombré dans le coma sur la croix et S’est réveillé plus tard dans le sépulcre. Ensuite, Christ est apparu à Ses disciples qui auraient faussement proclamé Sa résurrection.

Mais pour le chrétien véritable, la mort de Christ n’est pas une simple option. La Bible nous enseigne que le péché sépare l’homme et la femme de Dieu. « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus » nous déclare Paul, dans Romains 3:23-26. Jésus a versé Son sang pour nous sur la croix.

« Et, selon la loi, presque toutes choses sont purifiées par le sang, et sans effusion de sang il n’y a point de pardon. Il était donc nécessaire que les emblèmes des choses qui sont dans les cieux, fussent purifiés de cette manière, mais que les choses célestes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-ci » (Hébreux 9:22-23). Le christianisme ne pourrait pas exister sans la mort réelle du Fils de Dieu. Il semble que les écrivains des Évangiles, en racontant les évènements de la crucifixion, ont donné beaucoup de détails afin qu’il n’y ait aucune mésentente possible. Dans Marc 15, presque vingt personnes sont mentionnées qui auraient sans aucun doute témoigné de Sa mort. Considérez le témoignage des soldats romains qui avaient torturé Jésus au point de Le faire mourir. En considérant leur point de vue, quel avantage avaient-ils à déclarer Sa mort ? Ou qu’Il était toujours vivant en descendant de la croix ? Aucun. Ils ont simplement dit ce qu’ils ont vu. Et n’oubliez pas que plusieurs apôtres ont été martyrisés et sont morts parce qu’ils Le déclarèrent mort puis ressuscité. Meurt-on pour un mensonge ?

Dans Marc 15:15-23, nous lisons : « Pilate donc, voulant contenter le peuple, leur relâcha Barabbas ; et après avoir fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié. Alors les soldats l’emmenèrent dans l’intérieur du palais, c’est-à-dire au prétoire, et ils y assemblèrent toute la cohorte ; et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre, et lui mirent sur la tête une couronne d’épines qu’ils avaient tressées ; et ils se mirent à le saluer, en disant : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui frappaient la tête avec une canne, et ils crachaient contre lui, et se mettant à genoux, ils se prosternaient devant lui. Après s’être moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau de pourpre, et lui ayant remis ses habits, ils l’emmenèrent pour le crucifier. Et un certain homme de Cyrène, nommé Simon, père d’Alexandre et de Rufus, passant par là en revenant des champs, ils le contraignirent de porter la croix de Jésus. Et ils le conduisirent au lieu appelé Golgotha, c’est-à-dire, la place du Crâne. Et ils lui présentèrent à boire du vin mêlé avec de la myrrhe ; mais il n’en but point. »

« Après l’avoir crucifié, ils partagèrent ses habits, jetant le sort à qui en emporterait une part », comme nous constatons dans (Marc 15:24). « De même aussi les principaux sacrificateurs et les scribes disaient entre eux, en se moquant : Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même. Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous le voyions, et que nous croyions. Et ceux qui étaient crucifiés avec lui, lui disaient aussi des outrages. Quand vint la sixième heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure Jésus s’écria d’une voix forte : Éloï, Éloï, lamma sabachthani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Et quelques-uns de ceux qui étaient présents, l’ayant entendu, disaient : Voilà qu’il appelle Élie. Et l’un d’eux courut, emplit une éponge de vinaigre, la mit au bout d’un roseau, et la lui présenta pour boire, en disant : Laissez ; voyons si Élie viendra le descendre de la croix. Alors Jésus, ayant jeté un grand cri, rendit l’esprit » (Marc 15:31-37).

Le centenier qui était habitué à tuer : « était vis-à-vis de Lui, voyant qu’il avait expiré en criant ainsi, dit : Cet homme était véritablement Fils de Dieu » (v. 39). Les soldats savaient comment reconnaître la mort. « Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques le petit et de Joses, et Salomé, qui le suivaient et le servaient lorsqu’il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Comme il était déjà tard, et que c’était le jour de la préparation, c’est-à-dire, la veille du sabbat, Joseph d’Arimathée, conseiller fort considéré, qui attendait aussi le royaume de Dieu, vint avec hardiesse vers Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il fût déjà mort ; et ayant appelé le centenier, il lui demanda s’il y avait longtemps qu’il était mort. Et l’ayant appris du centenier, il donna le corps à Joseph. Et Joseph ayant acheté un linceul, le descendit de la croix, l’enveloppa dans ce linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc ; et il roula une pierre à l’entrée du sépulcre. Et Marie de Magdala et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait » (vs 40-47).

Il ne peut y avoir aucun doute, Christ est véritablement mort : « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10:45). Il y avait une urgence dans le travail de Christ. Jésus déclara : « Pendant qu’il est jour, il faut que je fasse les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, dans laquelle personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (Jean 9:4-5). Il est vraiment intéressant de voir combien de fois Jésus a utilisé le terme « il faut » en parlant des différents aspects du travail qu’Il est venu faire. Puisque Jésus nous sert d’exemple, nous devrions également être sérieux dans le travail que le Père nous donne. Même en tant que jeune garçon dans le temple, Jésus a déclaré à Ses parents : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être occupé aux affaires de mon Père ? Mais ils ne comprirent point ce qu’il leur disait » (Luc 2:49-50).

Dès le début de Son ministère, comme Il Se déplaçait d’un endroit à l’autre, « Jésus leur dit : Il faut que j’annonce aussi le royaume de Dieu aux autres villes ; car c’est pour cela que j’ai été envoyé. Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée » (Luc 4:43-44). Vers la fin de Son ministère terrestre, Jésus a déclaré un jour : « il me faut marcher aujourd’hui, demain et le jour suivant, parce qu’il n’arrive point qu’un prophète meure hors de Jérusalem » (Luc 13:33). Il a également déclaré à Ses disciples : « qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il y souffrît beaucoup de la part des sénateurs, et des principaux sacrificateurs, et des scribes, et qu’il y fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour » (Matthieu 16:21).

Jésus avait dit à Nicodème : « Ne t’étonne point de ce que je t’ai dit : Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3:7). Pour expliquer comment, Jésus lui dit : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:14-15). Donc, avant de pouvoir naître de nouveau, il a fallu que Christ soit élevé sur la croix afin de mourir pour nos péchés. Jésus a déclaré : « J’étais tous les jours au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez point saisi ; mais c’est afin que les Écritures fussent accomplies. » (Marc 14:49). « Car ils n’avaient pas encore compris l’Écriture, portant qu’il fallait que Jésus ressuscitât des morts. Et les disciples retournèrent chez eux » (Jean 20:9-10).

Mais même Sa mort n’avait pas complètement achevé ce que Jésus est venu accomplir. Car, dans Marc 13:10, Jésus nous affirme : « Mais il faut que l’Évangile soit auparavant prêché à toutes les nations. » Donc, nous aussi devons accomplir les travaux de Celui qui nous a envoyés, avant que nos jours de prédication soient terminés. Dieu S’attend à ce que nous marchions dans les pas de Christ. « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:10). Mais avant que nous y marchions, Dieu a d’abord tout préparé pour nous sur cette terre.

Dieu nous pose la question suivante : « Qui a mesuré les eaux avec le creux de sa main, et qui a pris avec la paume les dimensions des cieux ? Qui a ramassé dans un boisseau la poussière de la terre ? Qui a pesé au crochet les montagnes, et les collines à la balance ? Qui a mesuré l’Esprit de l’Éternel, ou qui a été son conseiller pour l’instruire ? De qui a-t-il pris conseil ? Qui lui a donné l’intelligence, et lui a enseigné le chemin de la justice ? Qui lui a enseigné la science, et lui a fait connaître la voie de la sagesse ? » (Esaïe 40:12-14). La réponse à ces questions rhétoriques ne peut être que Dieu, le Designer divin de toutes les interrelations de Sa grande création. Quatre des disciplines de la science naturelle sont impliquées ici et, dans chaque cas, la clé principale de cette science est anticipée.

L’emphase est placée sur la précision des quantités allouées divinement à chacun des éléments. Premièrement, vous avez la balance précise des eaux de la terre, entre les océans, les rivières, les nappes phréatiques et les eaux de l’atmosphère. L’hydrologie est la science des eaux de la terre et notre vie sur terre dépend de la répartition des éléments du cycle hydrologique. Job nous déclare : « C’est Dieu qui sait son chemin ; c’est lui qui connaît sa demeure. Car il regarde, lui, jusqu’aux extrémités du monde ; il voit sous tous les cieux. Quand il donnait au vent son poids, quand il pesait et mesurait les eaux, quand il prescrivait une loi à la pluie, et un chemin à l’éclair des tonnerres, Il la vit alors et la proclama ; il l’établit, et même il la sonda ; puis il dit à l’homme : Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse, et se détourner du mal, c’est l’intelligence » (Job 28:23-28).

L’atmosphère aussi a été soigneusement dimensionné en grandeur et en composition afin de rendre la vie humaine possible, tel que formulé dans la science de la météorologie. La poussière de la terre n’est rien d’autres que les éléments chimiques de base, de quoi toutes les choses sont faites. La précision avec laquelle chaque élément est combiné aux autres est basée sur leurs valences et tout cela est impliqué dans l’étude de la chimie. Le principe d’isostasie (poids égaux) est le principe fondamental de la science de la géophysique, qui régie le poids des montagnes et des collines, des continents et des bassins océaniques. Dieu ne joue pas avec la chance ou le caprice, même avec des systèmes physiques inanimés, tels les montagnes et la quantité des eaux sur la terre. Dans Matthieu 10:29-30, nous lisons : « Deux passereaux ne se vendent-ils pas une pite ? Or, il n’en tombera pas un seul à terre sans la permission de votre Père. Les cheveux même de votre tête sont tous comptés. »

Il faut absolument croire Dieu quand Il nous parle. Regardons ce que Paul nous confie dans Actes 27:23-26 : « Car un ange du Dieu, à qui je suis et que je sers, m’est apparu cette nuit, et m’a dit : Paul, ne crains point ; il faut que tu comparaisses devant César ; et voici, Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi. C’est pourquoi, ô hommes, prenez courage ; car j’ai cette confiance en Dieu, qu’il en arrivera comme il m’a été dit ; mais il faut que nous échouions sur quelque île. » La plupart des gens croient qu’un Dieu existe, ou toutes sortes de dieux, mais c’est une chose complètement différente de croire ce que Dieu dit. Et le texte de Paul, plus haut, rend très clairement que croire en Dieu veut dire croire ce que Dieu dit.

Quand Paul a déclaré : « qu’il en arrivera comme il m’a été dit », Paul l’a dit durant une tempête terrible où tout espoir d’être sauvé vivant avait disparu. C’est ce que nous voyons dans Actes 27:20 : « Et comme pendant plusieurs jours, ni le soleil, ni les étoiles ne parurent, et que nous étions en butte à une forte tempête, nous perdîmes tout espoir de nous sauver. » Mais Dieu avait parlé autrement et Paul a cru à Dieu plutôt que d’adopter les craintes de ceux qui l’entouraient. Paul reçut la croyance d’Abraham, le père des croyants. « Et il reçut le signe de la circoncision, comme un sceau de la justice de la foi qu’il avait eue, étant incirconcis ; afin d’être le père de tous ceux qui croient quoique incirconcis ; et que la justice leur fût aussi imputée ; et afin d’être aussi le père des circoncis, savoir, de ceux qui ne sont point seulement circoncis, mais encore qui suivent les traces de la foi, que notre père Abraham a eue avant d’être circoncis » (Romains 4:11-12).

Abraham : « n’eut ni doute ni défiance à l’égard de la promesse de Dieu, mais il fut fortifié par la foi, et il donna gloire à Dieu, étant pleinement persuadé que ce qu’il promet, il peut aussi l’accomplir. C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice. Or, ce n’est pas seulement pour lui qu’il est écrit que cela lui fut imputé ; mais c’est aussi pour nous, à qui cela sera aussi imputé, pour nous qui croyons en Celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, Lequel a été livré pour nos offenses, et qui est ressuscité pour notre justification » (Romains 4:20-25). Dieu ne nous parle pas aujourd’hui comme Il a parlé à Abraham et à Paul, mais Dieu nous parle avec clarté,  d’une manière compréhensible par Sa Parole écrite, et nous avons encore moins raison de ne pas y croire.

C’est une grave offense à notre Créateur que de remettre en question ou mettre en doute Sa Parole. Ce fut le même péché d’orgueil qui a fait chuter Lucifer et ensuite Adam et Ève. La Bible nous déclare que : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice » (2 Timothée 3:16). On doit alors y croire entièrement et y obéir explicitement, car : « Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage de Dieu en lui-même ; celui qui ne croit point Dieu, le fait menteur, puisqu’il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu de son Fils » (1 Jean 5:10). Mais qu’en est-il des Écritures que nos scientifiques modernes prétendent être fausses ?

« Quoi donc ? si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Nullement ! Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu gagnes ta cause lorsqu’on te juge. Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu n’est-il pas injuste quand il punit ? (Je parle comme les hommes.) Nullement ! Si cela était, comment Dieu jugerait-il le monde ? » déclare Paul, dans Romains 3:3-6. « Car la parole de l’Éternel est droite, et toute son œuvre est faite avec fidélité » (Psaume 33:4). Et n’oublions pas Ses commandements. Salomon fut inspiré de dire : « Mon fils, n’oublie point mon enseignement, et que ton cœur garde mes commandements. Car ils t’apporteront de longs jours, et des années de vie, et la prospérité » (Proverbes 3:1-2).

Il est vitalement important pour nous que, même si nous sommes sauvés par la grâce et non par les œuvres, nous n’oublions jamais que la Loi de Dieu est essentiellement un témoignage de Sa sainteté. Nous devons désirer connaître et suivre les commandements de Dieu, parce que : « la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon » (Romains 7:12). Et non parce que nous cherchons le salut par eux. Il est bon de noter que le Psaume 119, le plus long de la Bible, contient pratiquement à chaque verset une référence aux Écritures de Dieu, déclarant sept fois qu’il n’oublierait jamais les lois et les commandements du Seigneur. Et le Seigneur nous enseigne de partager la même détermination avec ceux avec qui nous venons en contact. Citons ces sept versets.

Psaume 119:16 : « Je prendrai plaisir à tes statuts, et je n’oublierai point tes paroles. »

Psaume 119:83 : « Car je suis comme une outre dans la fumée ; mais je n’oublie point tes statuts. »

Psaume 119:93 : « Je n’oublierai jamais tes commandements, car par eux tu m’as fait revivre. »

Psaume 119:109 : « Ma vie est continuellement en danger ; toutefois, je n’ai point oublié ta loi. »

Psaume 119:141 : « Je suis petit et méprisé ; mais je n’oublie point tes commandements. »

Psaume 119:153 : « Regarde mon affliction, et me délivre, car je n’ai pas oublié ta loi. »

Psaume 119:176 : « Je suis errant comme une brebis perdue : cherche ton serviteur, car je n’ai point oublié tes commandements. »

Cette septième référence est en fait le dernier verset de ce Psaume remarquable. Il nous fait découvrir d’une merveilleuse façon l’urgence de ne pas oublier les commandements de Dieu Qui nous cherchera lorsque nous dévions et nous ramènera vers Lui, car nous nous rappelons de Son amour et de Sa loi. « C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, et étant sobres, attendez avec une parfaite espérance la grâce qui vous sera apportée à la manifestation de Jésus-Christ ; comme des enfants obéissants, ne vous conformez point aux convoitises de votre ignorance d’autrefois, » nous déclare le chef des apôtres, dans 1 Pierre 1:13-14.

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps. En cela vous vous réjouissez, quoique vous soyez maintenant attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, puisqu’il le faut, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ » (1 Pierre 1:3-7). Le salut que nous possédons est mystérieux et difficile à comprendre.

Ce Jésus : « Que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes. C’est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui est en vous ; recherchant, pour quel temps et quelles conjonctures l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui rendait témoignage d’avance, leur révélait les souffrances de Christ, et la gloire dont elles seraient suivies. Et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu’ils étaient dispensateurs de ces choses, qui vous ont été annoncées maintenant par ceux qui vous ont prêché l’Évangile, par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards » (1 Pierre 1:8-12).

Nous avons une compréhension plus complète de son accomplissement que même les prophètes ont cru possible. La réponse à cette connaissance et à cette expérience se trouve dans l’enseignement de Pierre qui nous dit que Dieu « nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts » (1 Pierre 1:3). « Mais comme celui qui vous a appelés, est saint, soyez vous-mêmes saints dans toute votre conduite. En effet il est écrit : Soyez saints, car je suis saint. Et si vous invoquez comme votre Père celui qui, sans faire acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre habitation passagère ici-bas ; sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l’argent et l’or, mais par un précieux sang, comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, Christ, destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu » (1 Pierre 1:15-21). Un esprit qui est discipliné et purifié, fin prêt pour l’action et la victoire.




D.471 – Degrés de punition

Par Joseph Sakala

Dans Matthieu 11:20-24, nous voyons Jésus Se faire repousser : « Alors il se mit à faire des reproches aux villes où il avait fait la plupart de ses miracles, de ce qu’elles ne s’étaient point repenties. Malheur à toi, Corazin ! malheur à toi, Bethsaïda ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous eussent été faits à Tyr et à Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre. C’est pourquoi je vous dis que le sort de Tyr et de Sidon sera plus supportable au jour du jugement que le vôtre. Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’en enfer ; car si les miracles qui ont été faits au milieu de toi eussent été faits à Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui. C’est pourquoi je vous dis que le sort du pays de Sodome sera plus supportable au jour du jugement que le tien. »

Le mot « enfer », dans la vraie Bible, est synonyme de « séjour des morts » et il sera un jour jeté dans le feu de la géhenne (Apocalypse 20:14). Donc, si le feu de la géhenne est éternel, l’enfer, lui, ne l’est pas et sera anéanti comme la mort. Cependant pour le monde en général, le fait que l’on croie qu’il soit éternel est tellement répugnant à un monde impie que les peuples cherchent désespérément quelque raisonnement scientifique pour justifier leur rejet de la Parole de Dieu. Prenons l’exemple de Charles Darwin. Il est devenu rebelle à Dieu, pas parce qu’il découvrit qu’il existait une sélection naturelle scientifique dans les espèces, mais plutôt à cause de l’enseignement de Christ que les non croyants, incluant son père, finiraient un jour dans la géhenne de feu. « Mais, pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et de soufre ; ceci est la seconde mort » (Apocalypse 21:8). Ces paroles nous viennent directement de Dieu pour ceux qui ne se repentiront pas.

Darwin avait mal compris l’enseignement de Christ au sujet de ceux qui se repentiraient et ceux qui resteraient dans leurs péchés. Christ prêchait qu’Il était la voie, le chemin et la porte qui pouvait mener au salut, car aucun autre chemin n’était disponible que Jésus-Christ. Tous devaient passer par Lui. Jésus avait mentionné que, si les idolâtres de Tyr avaient vu autant de miracles que ceux de Son temps, à Corazin et Bethsaïda, ils se seraient repentis. Pareillement, Jésus a déclaré, concernant ceux qui rejetteraient la prédication de l’Évangile par Ses disciples : « Je vous dis en vérité que le sort de Sodome et de Gomorrhe sera plus supportable au jour du jugement que celui de cette ville-là » (Matthieu 10:15).

Il est vrai que Dieu : « retient par des chaînes éternelles dans les ténèbres, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur puissance, mais qui ont quitté leur propre demeure. Comme Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines, qui s’étaient abandonnées à la même impureté qu’eux, et à des péchés contre nature, servent d’exemple, en souffrant la peine d’un feu éternel ; ceux-là de même, plongés dans leurs songes, souillent leur chair, et méprisent l’autorité et parlent mal des dignités » (Jude 1:6-8). Jésus déclare que la punition de ceux qui ont volontairement rejeté l’amour de Christ, sera encore plus grande. Ceci est un message pour ces derniers jours qui doit être pris très au sérieux.

À plusieurs endroits dans la Bible, Dieu promet une protection à Ses serviteurs. Cela est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de protection au sein même de la grande tribulation. Dans le Psaume 91:4-7, nous lisons ceci au sujet de la protection divine : « Il te couvrira de ses plumes, et tu auras retraite sous ses ailes ; sa vérité sera ton bouclier et ton écu. Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la mortalité qui marche dans les ténèbres, ni la destruction qui ravage en plein midi. Qu’il en tombe mille à ton côté et dix mille à ta droite, elle n’approchera point de toi. » Aujourd’hui, nous nous souvenons de l’attaque perpétrée sur les deux tours de New York par des terroristes.

Je regrette de vous l’annoncer, mais il existe des preuves accablantes démontrant que les attaques du 9/11 n’ont pas été faites par des musulmans, mais par des Israéliens, principalement des agents du Mossad, et que George W. Bush était déjà parfaitement au courant de ce qui allait survenir. Mais ces preuves n’apparaîtront jamais dans le New York Times ou le Washington Post, La Presse ou Le Devoir. Cet attentat avait pour bu d’augmenter les mesures de sécurité des pays au détriment de la liberté de leurs habitants. Or, malgré tous les essais ayant pour but d’augmenter la sécurité dans le pays, les nouvelles menaces n’ont pas cessé.

Quelle devrait être l’attitude du chrétien face à toutes ces menaces proférées par les ennemis de l’Amérique du Nord ? Dans le texte plus haut, nous découvrons que nous n’avons rien à craindre. Le danger physique peut être réel, mais Dieu nous promet une protection, en utilisant des mots tendres racontant que : « Le Seigneur te couvrira de ses plumes, et tu auras retraite sous Ses ailes. Sa vérité sera ton bouclier et ton écu. Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la mortalité qui marche dans les ténèbres, ni la destruction qui ravage en plein midi. » Notre délivrance est garantie par Sa promesse certaine. Notre confiance en Sa puissance et en Sa loyauté nous soutient autant qu’un bouclier et un écu.

Notre espérance ne peut pas demeurer dans la force militaire des hommes. Tandis que, dans Psaume 91:10-12, Dieu peut dire avec assurance : « Aucun mal ne t’atteindra, aucune plaie n’approchera de ta tente. Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Notre véritable espérance est fondée sur l’assurance que Dieu Lui-même est notre refuge. Alors, dans Psaume 91:14-16, Dieu nous rassure en déclarant : « Puisqu’il m’aime avec affection, dit le Seigneur, je le délivrerai ; je le mettrai en sûreté, car il connaît mon nom. Il m’invoquera et je l’exaucerai ; je serai avec lui dans la détresse ; je l’en retirerai et le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir ma délivrance. »

Le désir profond de Dieu est de voir Ses serviteurs Le servir avec zèle et loyauté, tout en ayant une pleine confiance en Sa puissance lorsque nous sommes exposés à des situations périlleuses. Une bonne application de ce principe se trouve dans 1 Pierre 3:14-15 où le chef des apôtres nous dit : « Mais quand même vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux. Ne craignez donc point ce qu’ils veulent vous faire craindre, et ne soyez point troublés ; mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous. » Jésus est Lui-même notre exemple et notre inspiration. « C’est pourquoi, considérez celui qui a souffert de la part des pécheurs une si grande contradiction, afin que vous ne succombiez pas, en laissant défaillir vos âmes » (Hébreux 12:3).

En ayant nos yeux rivés sur Jésus, nous n’avons aucune raison de craindre quoi que ce soit. Dans Hébreux 12:14-15, Paul nous dit : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur ; veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume poussant dehors, ne vous trouble, et que plusieurs n’en soient infectés. » L’amertume ne devrait jamais faire partie du caractère de celui qui a reçu la grâce de Dieu par Jésus-Christ. Peu importe la gravité de l’offense perpétrée envers le converti, s’il ou elle a connu le pardon de Dieu pour ses propres fautes, le même pardon doit se manifester envers les autres, même s’ils ne le méritent pas. Car nous ne le méritions pas non plus lorsque Dieu a manifesté Sa miséricorde envers nous.

L’amertume est la caractéristique des odieux, car : « Leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se sont servis de leurs langues pour tromper ; il y a un venin d’aspic sous leurs lèvres. Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume » (Romains 3:13-14). Le chrétien ne devrait jamais rationaliser l’amertume comme une indignation justifiée, croyant que certaines injustices lui donnent le droit d’être amer avec le cœur plein de ressentiment. « Y a-t-il parmi vous quelque homme sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse ! Mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention dans votre cœur, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité. Ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, animale et diabolique. Car partout où sont la jalousie et la chicane, là il y a du trouble, et toute espèce de mal » (Jacques 3:13-16).

Une amertume enracinée finira par rejaillir et, non seulement elle privera le converti d’une véritable joie, mais elle portera également un fruit amer qui en infectera d’autres. L’antidote serait sans aucun doute de ne jamais déchoir de la grâce de Dieu. Car c’est par elle que nous avons été sauvés par la foi et dans laquelle nous cheminons vers le Royaume chaque jour de notre vie. Ainsi, « que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute crierie, toute médisance soient bannies du milieu de vous, ainsi que toute méchanceté. Mais soyez, les uns envers les autres, bons, miséricordieux, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu vous a aussi pardonné en Christ » (Éphésiens 4:31-32). Sinon, « vous contristez le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (v. 30).

Dans Jérémie 13:16-17, le prophète commande : « Donnez gloire à l’Éternel, votre Dieu, avant qu’il fasse venir les ténèbres, avant que vos pieds heurtent contre les montagnes obscures ; vous attendrez la lumière, et il la changera en ombre de la mort, il la réduira en obscurité profonde. Si vous n’écoutez point ceci, mon âme pleurera en secret à cause de votre orgueil ; mon œil pleurera, il se fondra en larmes, parce que le troupeau de l’Éternel sera emmené captif. » Dans Matthieu 16:18, Jésus déclara : « Et moi, je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Voilà une parole de vérité !

Dans Éphésiens 2:20-22, Paul nous parle des Élus : « Étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit. » L’apôtre Pierre décrit Jésus ainsi, dans 1 Pierre 2:6 : « C’est pourquoi il est dit dans l’Écriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et qui croira en elle, ne sera point confus. » Mais Jésus est également présenté comme un rocher pour Israël : « Et qu’ils ont tous bu du même breuvage spirituel ; car ils buvaient de l’eau du rocher spirituel qui les suivait ; et ce rocher était Christ » (1 Corinthiens 10:4). Les représentations de Christ en tant que le Rocher sur lequel est fondée la Maison de Dieu sont deux grands symboles de la Bible.

Cependant, pour ceux qui Le rejettent : « Il sera un sanctuaire, mais aussi une pierre d’achoppement et une pierre de chute pour les deux maisons d’Israël ; un piège et un filet pour les habitants de Jérusalem. Plusieurs y trébucheront et tomberont ; ils se briseront ; ils seront enlacés et pris » (Ésaïe 8:14-15). Aux sacrificateurs et aux pharisiens de Son époque, Jésus a déclaré : « C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et qu’il sera donné à une nation qui en rendra les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé ; et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. » C’était une confirmation de ce que Daniel avait prophétisé au roi, dans Daniel 2:34-35, lorsqu’il lui dit : « Tu regardais, jusqu’à ce qu’une pierre fut détachée sans le secours d’aucune main et frappa la statue dans ses pieds, qui étaient de fer et d’argile, et les brisa. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle de l’aire en été ; et le vent les emporta, et il ne s’en trouva plus de vestige ; mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre. »

Tous les royaumes du monde entier étaient représentés dans ce système babylonien que la pierre frappera, un jour, pour former un gouvernement divin mondial qui ne sera jamais remplacé par aucun autre gouvernement humain, car il sera éternel. L’apôtre Pierre nous le confirme en disant : « Vous en recevrez donc de l’honneur, vous qui croyez ; mais pour les incrédules, la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, est devenue une pierre angulaire, et une pierre d’achoppement et un rocher de scandale ; en désobéissant à la parole, ils se heurtent contre elle, et c’est à cela qu’ils ont été destinés. Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde » (1 Pierre 2:7-10).

Ainsi la pierre d’achoppement, qui est Christ, est également la Parole et il est extrêmement dangereux de chuter sur les Saintes Écritures. Donnons gloire à Dieu avant qu’Il fasse venir les ténèbres, avant que les pieds des méchants se heurtent contre les montagnes obscures. Il nous faut donc être très vigilants en regard de nos paroles et de nos promesses. Plusieurs parmi nous se sont faits poser la question : « Pouvez-vous me rendre service ? » Habituellement, nous répondons : « Oui, bien sûr ! » avant de réaliser que la faveur demandée se situe au-delà de notre capacité ou de notre responsabilité. Dans la société actuelle, nous nous engageons sans penser un seul instant que nous serons obligés de refuser plus tard. Dans 1 Rois 2, nous voyons un exemple parfait d’une telle situation. Le roi Salomon est devenu le roi d’Israël. Cependant, Adonija, le plus vieux fils de David, voulait marier Abishag, la jeune Sunamite qui avait pris soin du roi David durant ses derniers jours. Adonija avait demandé comme faveur à Bath Sheba, la mère de Salomon, de demander la main d’Abishag en mariage.

« Et Bath-Shéba alla vers le roi Salomon, afin de lui parler pour Adonija. Et le roi, se levant, vint au-devant d’elle et se prosterna devant elle ; puis il s’assit sur son trône, et fit mettre un siège pour la mère du roi ; et elle s’assit à sa droite. Et elle dit : J’ai une petite demande à te faire ; ne me la refuse pas. Et le roi lui répondit : Fais-la, ma mère ; car je ne te la refuserai pas. Et elle dit : Qu’on donne Abishag, la Sunamite, pour femme à Adonija, ton frère. Mais le roi Salomon répondit et dit à sa mère : Et pourquoi demandes-tu Abishag, la Sunamite, pour Adonija ? Demande donc le royaume pour lui, car il est mon frère aîné ; pour lui, et pour Abiathar, le sacrificateur, et pour Joab, fils de Tséruja ! » (1 Rois 2:19-22).

Salomon a immédiatement réalisé les implications d’une telle promesse. Adonija avait déjà essayé de réclamer la royauté préalablement et voulait utiliser ce geste pour arracher la royauté à Salomon. Mais Salomon avait déjà donné sa parole, alors comment solutionner le problème ? « Alors le roi Salomon jura par l’Éternel, en disant : Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si Adonija n’a dit cette parole contre sa propre vie ! Et maintenant, l’Éternel est vivant, qui m’a établi et fait asseoir sur le trône de David, mon père, et qui a établi ma maison comme il l’avait dit ! Certainement Adonija sera mis à mort aujourd’hui. Et le roi Salomon donna commission à Bénaja, fils de Jéhojada, qui se jeta sur lui ; et il mourut » (1 Rois 2:23-25).

Considérant l’impact de sa décision, il ne faut pas être surpris de voir Salomon écrire dans Ecclésiaste 5:2 : « Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte point de prononcer quelque parole devant Dieu ; car Dieu est aux cieux, et toi sur la terre ; c’est pourquoi, use de peu de paroles. » En acceptant une promesse avant même de savoir de quoi il s’agissait, Salomon s’est placé dans une position défavorable. Il aurait dû écouter la demande de sa mère avant d’accepter de lui octroyer sa faveur. Il y a une grande leçon ici pour les chrétiens d’aujourd’hui. Remarquez qu’il n’était pas non plus très honnête de la part de Bath Sheba de faire promettre son fils avant de lui révéler de quoi il s’agissait. La matière d’honnêteté va au-delà du simple fait de rendre seulement des faveurs aux autres, car cela ne prend que quelques moments pour réaliser jusqu’à quel point les autres nous scrutent en refusant de faire ce que nous avons promis.

Alors, considérez si ça vaut la peine d’accepter d’aider quelqu’un pour ensuite réaliser que nous ne pouvions pas ou ne devions pas les aider pour toutes sortes de raisons. Promettons-nous d’accomplir une tâche pour un voisin alors que nous nous demandons déjà si nous serons capables de la terminer ? Ou voulons-nous confier quelque chose aux autres lorsque nous nous engageons dans une œuvre où nous tenions à garder notre parole ? Lorsque j’étais jeune, j’ai demandé au père d’un de mes amis de me rendre une faveur. Le père m’a répondu : « Je vais te donner ma réponse lorsque tu me dira quelle faveur tu désires. » Cette parole m’est restée collée à l’esprit toute ma vie. C’est une attitude que nous devrions tous posséder.

Au travers de Moïse, Dieu a donné cette instruction aux Israélites : « Quand un homme aura fait un vœu à l’Éternel, ou se sera par serment imposé une obligation à lui-même, il ne violera point sa parole ; il fera selon tout ce qui est sorti de sa bouche » (Nombres 30:3). Nous devrions tous partager cette même attitude avant de prononcer nos paroles afin d’accomplir ce que nous avons promis aux autres. Considérez ce que nous dit Proverbes 18:13 : « Celui qui répond à un discours, avant que de l’avoir entendu, fait une folie et s’attire la confusion. » C’est une gloire à notre Dieu, et à notre réputation lorsque nous utilisons la sagesse dans l’emploi de nos paroles. Dieu nous a accordé le Saint-Esprit pour nous guider sur la voie qui nous donne la paix et l’harmonie dans notre vie.

La même chose s’applique également dans le domaine du cinéma, car les gens s’imaginent que des recherches furent faites avant de présenter des productions. Lorsque la présentation du film Noé, de Darren Aronofsky, athée avoué, a débuté dans les cinémas, plusieurs s’attendaient à ce qu’on y trouve des manques vis-à-vis la précision biblique et qu’il soit de plus rempli de promotions des valeurs mondaines. Très peu, cependant, soupçonnaient que ce film serait une propagande directe au profit du diable. Néanmoins, aussi difficile à avaler que cela puisse paraître, c’est exactement ce que le film représente. Certains spectateurs ont naturellement noté le manque de vérité biblique dans le texte de présentation. Pourtant, même si, dans les films bibliques antérieurs — tels Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille — les réalisateurs se sont permis certaines latitudes libérales avec le véritable texte, ils ont quand même retenu une révérence fondamentale pour l’histoire biblique.

Cependant, plusieurs personnes ont été secouées par l’environnementalisme radical du film sur Noé. Or, ceci est presque monnaie courante dans les médias modernes où l’adoration de la nature est parmi les religions « acceptables ». Si un film hollywoodien doit nous démontrer la destruction méchante du monde, vous pouvez être certains que le mal sera démontré d’une manière en vogue et d’après l’opinion des moralistes séculiers. Certains spectateurs furent bouleversés de voir Noé représenté comme un guerrier. Mais, prenant en considération l’impulsion contradictoire de démontrer le plus de violence possible tout en prêchant contre la violence, cela ne devrait surprendre personne. En effet, aucun des aspects ne devrait nous surprendre et il ne fallait pas s’attendre à mieux. Mais je fus choqué d’entendre que l’étendu non biblique du film était carrément anti-biblique. En réalité, le film fut satanique d’une manière active. Je réalise qu’une telle évaluation de ma part pourrait paraître extrême. Mais si c’est vrai, nous devrions être en mesure de le dire. Regardons simplement quelques courts éléments du film pour voir.

Considérons l’évaluation des anges déchus. Le film présente ces créatures comme des gens nobles désirant aider l’humanité et qui ont eu pitié de nous lorsque le Créateur nous a évincés du jardin d’Éden ; des anges qu’un Dieu dur et sans cœur a puni pour leur compassion, les enfermant dans le roc solide pour qu’ils vivent sur la terre comme des monstres. Des démons présentés comme des héros nobles désirant aider l’humanité ? Le Créateur, cruel, sans cœur et silencieux, sans compassion qui juge mal ? Cela me paraît comme un film pro-satanique, c’est exactement ainsi que cela est dépeint dans la Kabbale ! Quel hasard… Remarquez maintenant la bénédiction de Satan ! Dans le film, Noé bénit ses petits enfants en les touchant, dans une scène familiale, après avoir enveloppé son bras dans la peau que le serpent a laissée en muant dans le Jardin d’Éden ! Le diable, source magique de bénédiction et centre d’amour dans une famille ? Définitivement pro-satanique !

Et le répertoire continue. Le Dr Brian Mattson, un observateur, a noté que bon nombre d’ajouts cinématographiques correspondent très bien avec des enseignements kabbalistiques, des notions anciennes mystiques qui tordent les Écritures, afin d’y incorporer des éléments magiques qui ont pour but de tourner la Bible à l’envers. C’est franchement diabolique ! Saviez-vous que la Kabbale provient directement des Mystères de Babylone du temps de Nemrod et que les Israélites ont rapatriés pour eux-mêmes lors de leur captivité à Babylone à l’époque de Nébucadnetsar ? Il est étonnant de constater jusqu’à quelle point ce film se débarrasse du Dieu des Écritures, de façon subtile ou explicite, pour honorer Satan le Diable. Honte à ces leaders « chrétiens » qui suggèrent que l’on accorde à ce film un honneur artistique et qui ne reconnaissent pas la propagande démoniaque que ce film représente !

Il est non seulement anti-biblique, ce film est une perversion de ce que la Bible enseigne. Quelques optimistes auraient souhaité que le film Noé signale le désir d’Hollywood de créer d’autres films sur les temps de la fin et que les chrétiens pourraient sûrement apprécier. Toutefois, si ce film satanique représente le meilleur effort d’Hollywood, il serait peut-être beaucoup mieux pour les chrétiens qu’Hollywood les ignore tout simplement.

Voulez-vous vraiment connaître Dieu ? Dieu nous lance une invitation en déclarant, dans Matthieu 7:8-14 : « Car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et l’on ouvre à celui qui heurte. Et quel est l’homme d’entre vous qui donne une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Et s’il demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner à vos enfants de bonnes choses, combien plus votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui les lui demandent ! Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent faites-les-leur aussi de même ; car c’est là la loi et les prophètes. Entrez par la porte étroite ; car large est la porte et spacieuse est la voie qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui y entrent. Car étroite est la porte et resserrée la voie qui mènent à la vie, et il y en a peu qui la trouvent. » Hollywood donne des pierres au lieu de pain, et des serpents au lieu de poissons !

La ressource extraordinaire de la prière est trop souvent négligée par trop de chrétiens. Pourtant, si rien ne vient se mettre entre le Seigneur et nous pour Lui demander de nous garder contre le péché, c’est Dieu qui nous a promis d’agir lorsque nous Lui demandons de nous bénir ou de nous exaucer avec quelque chose d’encore meilleur. Voici quelques-unes de ces promesses à ceux qui Lui demandent d’être bénis  : « Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute, est semblable au flot de la mer qui est agité par le vent et ballotté çà et là », nous dit Jacques 1:5-6.

« Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie. Je vous ai dit ces choses en similitudes ; mais le temps vient que je ne vous parlerai plus en similitudes, mais je vous parlerai ouvertement du Père. En ce jour vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis point que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu de Dieu, » nous confirme l’apôtre, dans Jean 16:24-27.

« Si donc, vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ? » (Luc 11:13).

Dans 1 Jean 3:22-23, nous lisons : « Et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui lui est agréable. Et c’est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, comme il nous l’a commandé. »

« Et la confiance que nous avons en lui, c’est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu’il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées, » déclare Jean, dans 1 Jean 5:14-15.

Dans Jean 14:14, Jésus nous rassure : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Et dans Jean 15:7-8, Jésus nous assure : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples. »

Évidemment, il y a des conditions. Ces promesses merveilleuses assument que ceux qui demandent obéissent à Ses commandements, désirant vraiment faire Sa volonté, ayant Ses priorités et Ses pensées, et demandant dans la foi en Son nom.




D.470 – Demeurez en Moi

Par Joseph Sakala

Dans Jean 15:4-5, Jésus déclare à Ses disciples : « Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Tel que cité dans Jean 14:16, plusieurs des dernières paroles de Jésus à Ses disciples, comme Il Se préparait à les quitter, impliquaient le mot « demeurez ». Le mot meno paraît 18 fois dans Ses paroles et est traduit différemment afin d’être encore plus clair.

Allons voir ce que Jésus leur disait au sujet de « demeurer », alors qu’Il était encore présent avec eux. Dans Jean 14:25, Jésus déclare : « Je vous dis ces choses, tandis que je demeure avec vous. » À Philippe qui Lui demandait : « Montre-nous le Père ? » Jésus lui dit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait lui-même les œuvres que je fais » (Jean 14:10). « Croyez-moi quand je dis que je suis dans le Père, et que mon Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de ces œuvres mêmes » (Jean 14:11).

Ce que Jésus leur annonçait, c’est que Lui et le Père était la même personne, inséparable, demeurant ensemble, disposant d’une grande puissance accessible à ceux qui croiraient en Jésus. « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que je vais vers mon Père. Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14:12). Et de plus, l’Esprit même de Dieu, le Consolateur, habitera en vous, pour l’éternité. « Et je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viens à vous » (Jean 14:16-18).

« Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous me verrez ; parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements, et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui », nous assure Jésus, dans Jean 14:19-21. Demeurer en Jésus produit beaucoup de fruit, car c’est Jésus qui nous a choisis. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne » (Jean 15:16).

Il devient alors évident que : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche ; puis on ramasse les sarments et on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples » (Jean 15:6-8). Il n’y a pas de troisième choix, soit que vous demeurez en Lui ou soit que vous soyez jeté dehors, loin de Celui qui soutient toutes choses par Sa Parole puissante (Hébreux 1:3).

Il y a une seule obligation : que nous gardions Ses commandements. « Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non pas au monde ? Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé » (Jean 14:22-24). Relisez ces versets et vous comprendrez pourquoi le monde entier est sous l’emprise de Satan et de ses faux ministres qui prêchent un autre Jésus en contradiction avec le vrai qu’ils ne peuvent connaître tant qu’ils persistent à appartenir au monde.

Mais si nous gardons Ses commandements, Jésus nous dit que : « Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples. Comme mon Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés ; demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour » (Jean 15:8-10). « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. Nul n’a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis. Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que son maître fait, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père, » nous déclare Jésus, dans Jean 15:11-15.

Non seulement devrions-nous demeurer en Lui alors que nous sommes dans ce monde, mais Jésus nous promet que nous serons avec Lui durant l’éternité dans Son Royaume. « Que votre cœur ne se trouble point ; croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi » (Jean 14:1-3). C’est une promesse certaine pour ceux qui seront dans Son Royaume lorsqu’Il reviendra pour l’établir ici-bas sur cette terre.

En attendant ce merveilleux moment, Jésus nous prépare pour régner avec Lui, en nous enseignant d’abord à être soumis comme Jésus l’a été. « Soyez donc soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur ; soit au roi, comme à celui qui est au-dessus des autres ; soit aux gouverneurs, comme à des personnes envoyées de sa part, pour punir ceux qui font mal et approuver ceux qui font bien. Car ceci est la volonté de Dieu, qu’en faisant bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens ; comme étant libres, non pour vous servir de la liberté comme d’un voile pour la malice ; mais comme des serviteurs de Dieu. Rendez honneur à tous ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi », nous déclare le chef des apôtres, dans 1 Pierre 2:13-17.

Bien qu’il soit difficile d’accomplir toutes ces lois, avec Dieu tout est et sera possible. Alors, étudions chaque catégorie en commençant avec l’honneur à tous. Ce que Dieu nous indique, c’est un choix conscient et continuel de faire cela, tout en honorant « le roi ». Il faut donc développer un style de vie Lui démontrant un respect pour l’autorité civile. Cela veut dire qu’il faut continuellement choisir de regarder des hommes non convertis avec honneur et dignité. « Ne faites rien par contestation, ni par vaine gloire ; mais que chacun de vous regarde les autres, par humilité, comme plus excellents que lui-même. Ne regardez pas chacun à votre intérêt particulier, mais aussi à celui des autres », nous dit Paul, dans Philippiens 2:3-4.

Aimez tous les frères et sœurs. Aimer d’un amour agape, d’un amour fraternel, non mérité, comme Dieu nous aime et ce, d’une manière habituelle envers tous les convertis. « Ayant purifié vos âmes, en obéissant à la vérité, par l’Esprit, pour avoir un amour fraternel et sans hypocrisie, aimez-vous avec constance les uns les autres d’un cœur pur, étant régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement, » nous déclare l’apôtre Pierre, dans 1 Pierre 1:22-23.

Craignez Dieu. Un style de vie marqué d’une crainte révérencielle envers le Dieu qui nous la commande. Proverbes 1:7 nous dit : « La crainte de l’Éternel est le principal point de la science ; mais les fous méprisent la sagesse et l’instruction. » Et dans Proverbes 3:7-8, Dieu nous dit : « Ne sois point sage à tes propres yeux ; crains l’Éternel, et détourne-toi du mal. Ce sera la santé pour tes muscles et un rafraîchissement pour tes os. »

Honorez le roi. Ceci est un engagement pour la vie, en reconnaissant l’autorité donnée par Dieu au gouvernement humain. L’apôtre Pierre nous exprime : « Ayant donc renoncé à toute sorte de malice, de fraude, de dissimulation, d’envie et de médisance, désirez avec ardeur, comme des enfants nouvellement nés, le lait spirituel et pur, afin que vous croissiez par son moyen. Puisque vous avez goûté que le Seigneur est bon, en vous approchant de lui ; qui est la pierre vivante rejetée des hommes, mais choisie de Dieu, et précieuse ; vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ. C’est pourquoi il est dit dans l’Écriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et qui croira en elle, ne sera point confus » (1 Pierre 2:1-6).

Mais Pierre continue en nous confirmant que : « Vous en recevrez donc de l’honneur, vous qui croyez ; mais pour les incrédules, la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, est devenue une pierre angulaire, et une pierre d’achoppement et un rocher de scandale ; en désobéissant à la parole, ils se heurtent contre elle, et c’est à cela qu’ils ont été destinés. Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde. Bien-aimés, je vous exhorte, comme des étrangers et des voyageurs, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme ; ayant une conduite honnête parmi les Gentils, afin qu’au lieu qu’ils médisent de vous, comme si vous étiez des malfaiteurs, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, en voyant vos bonnes œuvres. Soyez donc soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur ; soit au roi, comme à celui qui est au-dessus des autres ; soit aux gouverneurs, comme à des personnes envoyées de sa part, pour punir ceux qui font mal et approuver ceux qui font bien » (1 Pierre 2:1-14).

Ayant donc comme matière de vie une conduite honnête parmi les Gentils afin qu’au lieu qu’ils médisent de vous, ils glorifient Dieu, en voyant vos bonnes œuvres. Et ces œuvres sont maintenant fondées sur le Nouveau Testament parce que : « nous avons un grand souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, retenons ferme notre profession. Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable » (Hébreux 4:14-16).

« De même Christ ne s’est point attribué la gloire d’être souverain Sacrificateur, mais il l’a reçue de celui qui lui a dit : C’est Toi qui es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. Comme il lui dit aussi ailleurs : Tu es Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec. C’est lui qui, pendant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été délivré de sa crainte, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et ayant été rendu parfait, il est devenu l’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent ; Dieu l’ayant déclaré souverain Sacrificateur, selon l’ordre de Melchisédec, » nous instruit Dieu, dans Hébreux 5:5-10.

Mais notons ce que Dieu nous déclare dans Hébreux 7:11-28 : « Si donc la perfection s’était trouvée dans le sacerdoce lévitique (car c’est à celui-ci que se rapporte la loi donnée au peuple), qu’était-il encore besoin qu’il s’élevât un autre Sacrificateur, selon l’ordre de Melchisédec, et non selon l’ordre d’Aaron ? Car le sacerdoce étant changé, il est nécessaire qu’il y ait aussi un changement de loi. En effet, celui de qui ces choses sont dites, appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a servi à l’autel. Car il est évident que notre Seigneur est issu de Juda, tribu de laquelle Moïse n’a rien dit concernant le sacerdoce. Et cela devient encore plus manifeste, quand il s’élève un autre Sacrificateur selon la ressemblance de Melchisédec, qui a été institué, non selon la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable, car Il rend ce témoignage : Tu es Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec. Ainsi, la première ordonnance a été abolie à cause de sa faiblesse et de son inutilité ; (Car la loi n’a rien amené à la perfection ;) mais une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu, a été mise à sa place. Et comme Jésus n’a pas été institué sans serment, (car les autres ont été faits sacrificateurs sans serment ; mais celui-ci l’a été avec serment, par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira point ; tu es Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec,) Jésus est ainsi devenu garant d’une alliance d’autant plus excellente. Puis, quant aux sacrificateurs, il y en a eu un grand nombre, parce que la mort les empêchait de subsister toujours. Mais lui, parce qu’il subsiste pour l’éternité, il possède un sacerdoce qui ne passe point. C’est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. Or, il nous fallait un tel souverain Sacrificateur, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé au-dessus des cieux ; Qui n’eût pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir tous les jours des sacrifices, premièrement pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car il a fait cela une fois, en s’offrant lui-même. Car la loi institue souverains sacrificateurs des hommes soumis à l’infirmité ; mais la parole du serment qui a suivi la loi, institue le Fils, qui a été rendu parfait pour l’éternité. »

« Mais maintenant Christ a obtenu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est Médiateur d’une alliance plus excellente, et qui a été établie sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu lieu d’en établir une seconde. Car en leur adressant des reproches, Dieu dit aux Juifs : Voici, les jours viendront, dit le Seigneur, que je traiterai une alliance nouvelle avec la maison d’Israël, et avec la maison de Juda ; non une alliance comme celle que je fis avec leurs pères, au jour où les prenant par la main, je les tirai du pays d’Égypte ; car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, et je les ai abandonnés, dit le Seigneur. Or, voici l’alliance que je traiterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur, je mettrai mes lois dans leur esprit, et je les écrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et aucun n’enseignera plus ni son prochain ni son frère, en disant : Connais le Seigneur ; parce que tous me connaîtront, depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au plus grand ; parce que je serai apaisé à l’égard de leurs injustices, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités. En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare ancienne la première ; or, ce qui est devenu ancien et a vieilli est près de disparaître » (Hébreux 8:6-13).

Mais notre Seigneur Jésus-Christ ne nous a pas laissés sans lois, car Il nous a enseigné la loi de la foi, la loi royale, la Loi de Christ. Donc, même si nous ne sommes pas sous l’Ancienne Alliance et ses lois, nous sommes maintenant sous la Nouvelle Alliance et Ses nouvelles lois. Pour ne vous citer qu’un exemple, Jésus nous a déclaré, dans Matthieu 5:21-22 : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; et celui qui tuera sera punissable par les juges. Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sans cause, sera punissable par le tribunal ; et celui qui dira à son frère : Raca (homme de rien), sera punissable par le conseil ; et celui qui lui dira : Fou, sera punissable par la géhenne du feu. » Et il en est ainsi avec tous les commandements. Alors, que les faux ministres qui prêchent que la loi est abolie relisent leur Bible qui ne cesse de nous instruire à l’effet que, pour être bénis, il nous faut suivre Ses commandements !

Jésus cita à Ses disciples une parabole dans laquelle Il leur dit : « Les terres d’un homme riche avaient rapporté avec abondance ; et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je ? car je n’ai pas assez de place pour serrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai : j’abattrai mes greniers, et j’en bâtirai de plus grands, et j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens. Puis je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois et te réjouis. Mais Dieu lui dit : Insensé, cette nuit même, ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as amassé, pour qui sera-t-il ? Il en est ainsi de celui qui amasse des biens pour lui-même, et qui n’est point riche en Dieu » (Luc 12:16-21). Que font-ils, ces faux ministres, de la loi d’amour commandée par Dieu ?

Alors, Jésus dit à Ses disciples : « C’est pourquoi, je vous dis, ne soyez point en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez ; ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement » (Luc 12:22-23). Jésus venait d’appeler l’homme riche insensé parce que, aussi riche qu’il était à ses propres yeux, il n’était pas riche en Dieu. Au lieu de choisir d’aider ceux qui étaient pauvres, il décida de bâtir de plus grands greniers et d’y amasser ses grandes récoltes. Le riche insensé n’en avait pas vraiment besoin, car il mourut la nuit même où il a pris sa décision égoïste. L’intensité de sa nature centrée sur lui-même est bien notée par le fait qu’il a utilisé des pronoms personnels pas moins de onze fois en trois versets.

Car : « il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je ? car je n’ai pas assez de place pour serrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai : j’abattrai mes greniers, et j’en bâtirai de plus grands, et j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens. Puis je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois et te réjouis » (Luc 12:17-19). D’abord, il n’a pas demandé conseil sur sa décision, il raisonnait en lui-même de tout garder pour son plaisir et son confort. Jésus a utilisé cette parabole, non seulement pour avertir les riches, mais pour nous mettre en garde aussi. « Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles » (Colossiens 3:5-7).

En introduisant cette parabole, Jésus leur dit : « Gardez-vous avec soin de l’avarice ; car quoique les biens abondent à quelqu’un, il n’a pas la vie par ses biens » (Luc 12:15). Jésus nous déclare que la vie éternelle ne vient pas par les richesses. Les riches devraient se souvenir du Psaume 49:17-21 qui dit : « Ne crains point, quand un homme s’enrichit, quand la gloire de sa maison s’accroît. Car, en mourant, il n’emportera rien ; sa gloire ne descendra pas après lui. Que dans sa vie il rende son âme heureuse, qu’on te loue parce que tu te fais du bien, tu iras pourtant vers la génération de tes pères, qui ne reverront jamais la lumière. L’homme qui est en honneur et qui n’a pas d’intelligence, devient semblable aux bêtes qui périssent. »

L’amour, par contre, devient très important. En commençant par Éphésiens 5:25-28, où Paul nous dit : « Maris, aimez vos femmes, comme aussi Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle ; afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole ; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme, s’aime lui-même. » Beaucoup de choses ont été dites, depuis quelques années, au sujet du rôle et des responsabilités des époux dans les familles. Plusieurs appliquent mal ou ignorent simplement ce que la Bible a à dire à ce sujet.

Le plus beau passage sur le sujet entoure notre texte du début. Dans Éphésiens 5:21-24 Paul, déclare : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Dieu. Femmes, soyez soumises à vos propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, que les femmes le soient aussi à leurs propres maris en toutes choses. » Dans un mariage divin, le mari est le chef de la femme, car Dieu a créé l’homme en premier. La femme ne fut pas créée en tant que telle, elle a été formée à partir d’une côte de l’homme. Notez aussi que l’homme est le chef de la femme et non son dictateur. Satan n’a pas accepté cela et a séduit la femme dans le Jardin d’Éden, pour qu’elle prenne une responsabilité qui n’était pas la sienne. Et nous connaissons sûrement les conséquences qui ont suivi cette aventure.

Donc, Paul tente de rétablir l’ordre que Dieu avait établi dans le mariage dès le début. Or, combien d’hommes citent ces versets de la femme soumise et arrêtent là ? Mais continuons pour en apprendre plus. Dans Éphésiens 5:25-28, nous lisons : « Maris, aimez vos femmes, comme aussi Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle ; afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole ; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme, s’aime lui-même. » Pouvez-vous imaginer Jésus-Christ agissant en dictateur envers Son Église pour laquelle Il est mort ? Je ne veux pas insulter personne, mais combien de maris aiment leur femme comme Jésus aime Son Église ? Combien de mariages se seraient terminés en divorces si les maris suivaient ces conseils de Paul ? Et combien de divorces auraient pu être évités si les femmes avaient respecté leur mari comme chef ?

Regardons ce que Paul dit ensuite, aux versets: 29 à 31 : « Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et l’entretient, comme le Seigneur le fait à l’égard de l’Église ; parce que nous sommes les membres de Son corps, étant de sa chair et de ses os. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme ; et les deux ne seront qu’une seule chair. » Avez-vous remarqué que ni l’homme, ni la femme ne doivent s’attacher à d’autres, car ce sont les deux qui doivent ne former qu’une seule chair ? Encore une fois, combien de divorces auraient pu être évités si cette seule règle était suivie ? Combien d’enfants n’auraient pas à vivre les traumatismes d’une famille brisée ?

Et Paul nous dit finalement que : « Ce mystère est grand ; je le dis par rapport à Christ et à l’Église. Ainsi, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari » (vs 32-33). Ce que nous voyons dans cette instruction, c’est la soumission réciproque entre maris et femmes dans la crainte de Dieu. Alors, le mari doit aimer sa femme comme lui-même et la femme respecter son mari dans la crainte de Dieu, ce qui est la seule formule pour un véritable mariage heureux. Car, au tout début, Dieu avait pourvu au besoin de l’homme, dans Genèse 2:18 : « Et l’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » Avez-vous noté que la femme doit être une aide, semblable à l’homme, et non une servante inférieure à lui ?

Alors, d’où viennent ces divorces, ces chicanes, ces séparations de propriétés et tous les problèmes attachés à cela ? Dans le jardin d’Éden, Satan s’est attaqué à la femme par la séduction. Une fois séduite, elle a pris la décision de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et cessa, par le fait même, d’être une aide à son mari, telle que conçue par Dieu. Elle est devenue dominante et, dans Genèse 3:16 : « Dieu dit à la femme : J’augmenterai beaucoup ta peine et ta grossesse ; tu enfanteras des enfants avec douleur, et tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi. »

La clé pour arriver à revenir aux principes premiers établis par Dieu lors de la création, c’est de noter l’exemple de Christ et de Son Église. La femme doit être soumise avec respect à son mari : « comme au Seigneur » (Éphésiens 5:22). Mais pourquoi ? « Parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, que les femmes le soient aussi à leurs propres maris en toutes choses » (Éphésiens 5:23-24). Notez, s’il vous plaît, l’expression « propres maris » utilisée par Paul pour exclure la soumission à tout autre mari, comme il arrive parfois dans certaines congrégations. L’Église est l’Épouse de Christ et elle n’a pas de fonction légale, excepté sous la chefferie de Christ qui insiste sur une seule épouse.

Ainsi, nous voyons que Christ S’est donné pour Son Église : « Afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole ; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Éphésiens 5:26-27). Même maintenant, Jésus nourrit et chérit Son Église. « Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et l’entretient, comme le Seigneur le fait à l’égard de l’Église » (Éphésiens 5:29). « Femmes, soyez soumises à vos propres maris, comme au Seigneur » (Éphésiens 5:22). Or, de même que l’Église est soumise à Christ, que les femmes le soient aussi à leurs propres maris en toutes choses. Et les maris doivent aimer leurs femmes comme Christ a aimé l’Église, car : « Dieu [a] fait éclater Son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5:8).




D.469 – Jésus-christ, notre seul espoir

Par Joseph Sakala

Dans 1 Timothée 1:18-20, nous lisons : « Mon fils Timothée, ce que je te recommande, c’est que, conformément aux prophéties qui ont été faites précédemment sur toi, tu combattes suivant elles le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience ; quelques-uns ayant perdu celle-ci, ont fait naufrage quant à la foi ; de ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne point blasphémer. » Paul avait comme tâche première d’être le gardien de l’Évangile de Jésus. Et il le fut par le Christ Lui-même.

Regardons comment il adresse la première épître à son jeune évangéliste : « Paul, apôtre de Jésus-Christ, par le commandement de Dieu, notre Sauveur, et du Seigneur Jésus-Christ, notre espérance … Et je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent ; mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, étant dans l’incrédulité. Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. Cette parole est certaine et digne de toute confiance ; c’est que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. Mais c’est pour cela que j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir, en moi le premier, une parfaite clémence, pour servir d’exemple à ceux qui croiront en lui, pour la vie éternelle » (1 Timothée 1:1, 12-16).

Paul n’a pas considéré cette responsabilité à la légère, lorsqu’est venu le temps d’agir comme gardien ou propagateur de la vérité aux autres. Nous voyons, dans le texte plus haut, qu’après avoir rendu grâce à Dieu de lui avoir donné cette fonction, Paul exhorte maintenant Timothée à suivre ses pas. Timothée devait continuer à enseigner cette vérité de l’Évangile qui changerait littéralement des vies dans l’amour, de par le monde entier. Dans 1 Timothée 1:5, Paul insiste à dire que : « Le but du commandement, c’est la charité, qui procède d’un cœur pur, et d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. » « Comme je t’exhortai, lorsque je partis pour la Macédoine, à demeurer à Éphèse, pour recommander à certaines personnes de ne pas enseigner une doctrine étrangère, et de ne pas s’attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui engendrent des disputes, plutôt que l’édification en Dieu, par la foi, je t’y exhorte encore, » confirme Paul dans 1 Timothée 1:3-4.

Paul n’avait pas trouvé une telle responsabilité facile. Il rappelle ce fait à Timothée en l’encourageant à combattre le bon combat, en utilisant comme outils de guerre la foi en Christ et une bonne conscience. Sa vie dans le ministère devait être libérée du péché et de la culpabilité qui vient du péché. Une telle conscience vient de la soumission à la Parole de Dieu. « En effet, nos armes de guerre ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes en Dieu, pour renverser les forteresses, pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ ; et nous sommes prêts à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète », déclare Paul, dans 2 Corinthiens 10:4-6.

Dans Hébreux 7:18-19, on peut lire : « Ainsi, la première ordonnance a été abolie à cause de sa faiblesse et de son inutilité ; (car la loi n’a rien amené à la perfection ;) mais une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu, a été mise à sa place. » Les humains ont beaucoup de faux espoirs dans ce monde, dont celui de pouvoir gagner son ciel par de bonnes œuvres. Au départ, cela constitue déjà une fausse espérance, car Jésus Lui-même a dit ceci : « Or personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. » (Jean 3:13). Le but primordial du chrétien est d’entrer dans le Royaume que Dieu viendra établir ici-bas, lors du deuxième avènement de Jésus dans la gloire.

La loi de Dieu est parfaite, mais elle ne pourra jamais permettre à qui que ce soit d’entrer dans le Royaume par ses bonnes œuvres. La raison étant que personne ne peut garder la loi de Dieu parfaitement. Cependant, il y a une meilleure espérance disponible et c’est celle du salut, car Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ; savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. Les hommes et les femmes dans le monde ont beaucoup de faux espoirs, dont un est, comme je l’ai déjà mentionné, de pouvoir gagner son ciel par les bonnes œuvres. Même si la loi de Dieu est parfaite, elle ne peut jamais rendre un humain parfait pour le ciel parce que personne ne peut l’observer parfaitement. Il y a cependant une meilleure espérance : « étant revêtus de la cuirasse de la foi, et de la charité, et du casque de l’espérance du salut » (1 Thessaloniciens 5:8).

« A qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ; savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est Lui que nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Jésus-Christ, » nous confirme Paul, dans Colossiens 1:27-28. « Mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous ; ayant une bonne conscience, afin que ceux qui blâment votre bonne conduite en Christ, soient confondus dans ce qu’ils disent contre vous, comme si vous étiez des malfaiteurs », nous dit Pierre, dans 1 Pierre 3:15-16.

D’abord, elle est appelée une « bonne espérance ». Car Dieu : « vous a appelés à cela par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi, frères, demeurez fermes et retenez les enseignements que nous vous avons donnés, soit de vive voix, soit par notre lettre. Or, que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné dans sa grâce une consolation éternelle, et une bonne espérance, console vos cœurs, et vous affermisse en toute bonne doctrine et en toute bonne œuvre » (2 Thessaloniciens 2:14-17).

Ensuite, elle est appelée « bienheureuse espérance ». « Car la grâce de Dieu, pour le salut de tous les hommes, a été manifestée ; et elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre, en ce présent siècle, dans la tempérance, dans la justice, et dans la piété ; en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise », déclare Paul à Tite, dans Tite 2:11-15.

Finalement, elle est appelée une « espérance vivante » par : « Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux élus étrangers dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie, élus selon la prescience de Dieu le Père, pour être sanctifiés par l’Esprit, pour obéir à Jésus-Christ, et pour avoir part à l’aspersion de son sang. Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:1-5).

Il est vrai, cependant, que notre foi est centrée sur notre avenir éternel, car : « Si nous n’avons d’espérance en Christ que pour cette vie seulement, nous sommes de tous les hommes les plus misérables. Mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts », nous confirme Paul, dans 1 Corinthiens 15:19-20. Néanmoins, la résurrection prouvée de Christ en fait une bonne espérance, une bienheureuse espérance et une espérance vivante.

Deux attitudes doivent être immédiatement identifiées dans le style de vie du chrétien. La première est directement reliée à l’attention du comportement entre croyants ; tandis que la deuxième, c’est la vérification du Saint-Esprit sur le comportement du converti. Car, par le baptême, le converti reçoit le Saint-Esprit qui nous distribue des dons que nous devons utiliser et non cacher. « Or, la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune. Car la parole de sagesse est donnée à l’un par l’Esprit ; la parole de science est donnée à l’autre par ce même Esprit ; un autre reçoit la foi par ce même Esprit ; un autre reçoit du même Esprit le don de guérir ; un autre, les opérations des miracles ; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d’interpréter les langues. Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît. Car, comme le corps est un, quoiqu’il ait plusieurs membres ; et que, de ce corps unique, tous les membres, quoiqu’ils soient plusieurs, ne forment qu’un corps, il en est de même de Christ. Car nous avons tous été baptisés par un même Esprit, pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit. Car le corps n’est pas formé d’un seul membre, mais de plusieurs », nous assure Paul dans 1 Corinthiens 12:7-14.

Même si tous sont baptisés, tous ne reçoivent pas les mêmes dons. C’est à l’individu, guidé par le Saint-Esprit, de reconnaître son ou ses dons pour former un corps uni en Christ. La Bible nous parle de diversité de langues, que certains pasteurs ont interprétée comme le parler en langue. Depuis la Tour de Babel, où Dieu Lui-même a formé une multitude de langues, Dieu a aussi envoyé plusieurs prophètes, ministres, pasteurs pour convertir ces gens ; alors il a fallu que Ses ministres apprennent à parler une diversité de langues. Donc, certains ministres ont reçu, en plus de leur langue maternelle, le don d’interpréter les langues. Vous noterez que Jean le Baptiste et Jésus n’ont jamais parlé en langue, mais ils se sont fait comprendre.

Lors de l’ascension de Jésus, Il déclara à Ses disciples : « Mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous ; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée, et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1:8). Pour accomplir cela, il a fallu que les premiers apôtres apprennent à parler plusieurs langues rapidement. « Car notre Évangile n’a pas consisté pour vous en paroles seulement, mais il a été accompagné de puissance, et de l’Esprit Saint, et d’une abondante efficacité, selon ce que nous avons été parmi vous et pour vous, comme vous le savez », déclare Paul, dans 1 Thessaloniciens 1:5.

Aux Colossiens, Paul a dit : « Ainsi que vous en avez été instruits par Épaphras, notre cher compagnon de service, qui est pour vous un fidèle ministre de Christ, et qui nous a fait connaître votre charité selon l’Esprit. C’est pourquoi depuis le jour où nous l’avons appris, nous n’avons cessé de prier pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle ; de telle sorte que vous vous conduisiez d’une manière digne du Seigneur, pour lui plaire en toutes choses, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu ; fortifiés en toute manière selon sa puissance glorieuse, pour avoir toute patience, et constance avec joie ; rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés » (Colossiens 1:7-14).

Regardez maintenant comment Paul s’adresse aux Philippiens : « Dieu m’est témoin, en effet, que je vous chéris tous d’une affection cordiale en Jésus-Christ. Et ce que je demande, c’est que votre charité augmente de plus en plus en connaissance et en toute intelligence ; pour discerner la différence des choses, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, étant remplis par Jésus-Christ des fruits de la justice, à la gloire et à la louange de Dieu » (Philippiens 1:8-11).

Aux Colossiens, selon le besoin, Paul les exhorte en disant : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ; vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même. Mais par-dessus toutes choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés en un seul corps, règne dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite abondamment en vous, en toute sagesse. Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres, par des psaumes, et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant dans vos cœurs au Seigneur, avec reconnaissance. Et quoi que vous fassiez, en paroles, ou en œuvres, faites tout au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père » (Colossiens 3:12-17).

Le contexte immédiat nous indique quatre preuves de l’implication du Saint-Esprit comme nous pouvons le constater dans Éphésiens 5:19-21 : « Entretenez-vous ensemble par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; rendez grâces toujours pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Dieu. » Puisque c’est le Saint-Esprit qui distribue les dons, il doit en avoir la responsabilité : « Pour le perfectionnement des saints, pour l’œuvre du ministère, pour l’édification du corps de Christ ; jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ; pour que nous ne soyons plus des petits enfants, flottants et emportés çà et là à tous vents de doctrine, par la tromperie des hommes, et par leur adresse à séduire artificieusement ; mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions en toutes choses dans celui qui est le chef, Christ ; de qui tout le corps, bien coordonné et étroitement uni, par le concours de toutes les jointures, tire son accroissement, selon la force assignée à chaque membre, afin qu’il soit édifié lui-même dans la charité » (Éphésiens 4:12-16).

Il est donc tout à fait raisonnable de penser que le contrôle du Saint-Esprit est désigné pour augmenter et stimuler le ministère des croyants dans la crainte de Dieu. Voilà pourquoi Paul exhorte Timothée en lui déclarant : « Toi donc, mon fils, fortifie-toi, dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et les choses que tu as entendues de moi, en présence de plusieurs témoins, confie-les à des hommes fidèles, qui soient capables aussi d’enseigner les autres » (2 Timothée 2:1-2). Dans l’Ancien Testament, « la grâce », utilisée 69 fois, est souvent appliquée à des faveurs personnelles ou des bénédictions physiques. « Car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille ailleurs. J’aime mieux me tenir sur le seuil, dans la maison de mon Dieu, que d’habiter dans les tentes des méchants. Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donne la grâce et la gloire ; il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. Éternel des armées, heureux l’homme qui se confie en toi ! » (Psaume 84:11-13).

Dans le Nouveau Testament, néanmoins, le terme « grâce » est utilisé 156 fois et met l’emphase sur la puissance de Dieu ou sur Sa faveur spirituelle, comme nous pouvons le constater dans Éphésiens 2:8-9 : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » Une fois la grâce accordée, le croyant doit utiliser cette grâce avec confiance vers la victoire dans sa vie spirituelle. « Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute puissante. Revêtez-vous de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable. Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes. C’est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, et qu’ayant tout surmonté, vous demeuriez fermes » (Éphésiens 6:10-13).

Alors que nous luttons contre les puissances des ténèbres, nous pouvons tout par Christ qui nous fortifie. Il faut cependant nous souvenir que même les plus grands héros dans la foi ont dû endurer une opposition intense, allant jusqu’au martyr : « Qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent les biens promis, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant des épées, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection ; d’autres furent torturés, n’ayant point accepté de délivrance pour obtenir une meilleure résurrection ; d’autres passèrent par l’épreuve des moqueries et des verges ; et même des liens et de la prison : ils furent lapidés, ils furent sciés, ils furent tentés, ils moururent par le tranchant de l’épée, ils errèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités ; (eux dont le monde n’était pas digne ;) errants dans les déserts et sur les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Et tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point remporté les biens promis ; Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Hébreux 11:33-40).

La grâce puissante de Dieu leur était suffisante. « C’est pourquoi je me complais dans les infirmités, dans les opprobres, dans les misères, dans les persécutions, dans les angoisses pour le Christ ; car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort », nous déclare Paul, dans 2 Corinthiens 12:10. Dans Hébreux 10:36-39, nous lisons : « Car vous avez besoin de patience, afin qu’après avoir fait la volonté de Dieu, vous remportiez l’effet de la promesse. Car encore un peu, bien peu de temps, et celui qui vient, arrivera, et il ne tardera point. Or, le juste vivra par la foi ; mais, si quelqu’un se retire, mon âme ne prend point de plaisir en lui. Pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui croient pour le salut de leur âme. »

Les chrétiens ont certaines possessions qui viennent du ciel et cette connaissance nous guide pour placer nos propres attributs terrestres en perspective. Évidemment, quelques-uns à qui cela fut écrit étaient emprisonnés, d’autres appauvris physiquement pour leur foi. « Quand, d’un côté, vous avez été exposés publiquement à des opprobres et des persécutions, et que, de l’autre, vous avez pris part aux maux de ceux qui étaient ainsi traités. Car vous avez aussi compati à mes liens, et vous avez accueilli avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous dans les cieux des biens plus excellents, et qui sont permanents », nous dit Paul, dans Hébreux 10:33-34.

Pierre les a appelés : « un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:4-5). Ces possessions sont atteignables, elles ne sont pas remises en question, elles nous appartiennent, nous ayant été données par Celui dont le nom est Vérité, Jésus, qui dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6). Nous connaissons sans aucun doute Hébreux 10:34 où Paul nous déclare : « Car vous avez aussi compati à mes liens, et vous avez accueilli avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous dans les cieux des biens plus excellents, et qui sont permanents. »

« N’abandonnez donc pas votre confiance, qui aura une grande rémunération. Car vous avez besoin de patience, afin qu’après avoir fait la volonté de Dieu, vous remportiez l’effet de la promesse. Car encore un peu, bien peu de temps, et celui qui vient, arrivera, et il ne tardera point, » nous rassure Paul, dans Hébreux 10:35-37. Avec cette assurance, nous devrions être capables d’endurer toute souffrance ou persécution qui pourrait se présenter. « Car j’estime qu’il n’y a point de proportion entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir, qui sera manifestée en nous. En effet, la création attend, avec un ardent désir, que les enfants de Dieu soient manifestés, car ce n’est pas volontairement que la création est assujettie à la vanité, mais c’est à cause de Celui qui l’y a assujettie, dans l’espérance qu’elle sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:18-21).

La connaissance de ces possessions est fantastique parce qu’elle nous aide à endurer nos problèmes persistants. Nous venons de voir que nous avons besoin de patience pour passer au travers et accomplir l’œuvre de Dieu. « Frères, attendez donc patiemment jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend avec patience le précieux fruit de la terre, jusqu’à ce qu’il ait reçu la pluie de la première et de la dernière saison. Vous aussi, attendez patiemment, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche. Frères, ne vous plaignez point les uns des autres, de peur que vous ne soyez condamnés. Voici, le juge est à la porte » (Jacques 5:7-9).

Finalement, la réalisation de ces possessions est imminente. « Car encore un peu, bien peu de temps, et celui qui vient, arrivera, et il ne tardera point. Or, le juste vivra par la foi ; mais, si quelqu’un se retire, mon âme ne prend point de plaisir en lui. Pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui croient pour le salut de leur âme » (Hébreux 10:37-39). Et Jésus : « Celui qui rend témoignage de toutes ces choses, dit : Oui, je viens, bientôt. Amen ! [Et les élus lui répondent :] Oui, Seigneur Jésus, viens ! » (Apocalypse 22:20).