D.306 – Jésus notre espérance

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espoir

Par Joseph Sakala

À son jeune évangéliste, Paul a dit ceci : « Mon fils Timothée, ce que je te recommande, c’est que, conformément aux prophéties qui ont été faites précédemment sur toi, tu combattes suivant elles le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience ; quelques-uns ayant perdu celle-ci, ont fait naufrage quant à la foi » (1 Timothée 1:18-19). Paul s’était vu confier la prédication de l’Évangile par Jésus Lui-même. Il dit donc à Timothée : « Et je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent ; mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, étant dans l’incrédulité. Et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. Cette parole est certaine et digne de toute confiance ; c’est que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. Mais c’est pour cela que j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir, en moi le premier, une parfaite clémence, pour servir d’exemple à ceux qui croiront en lui, pour la vie éternelle » (1 Timothée 1:12-16).

Paul ne prenait jamais à la légère cette responsabilité qui lui fut confiée par Jésus, quand il s’agissait du travail de bien garder et de bien propager la vérité aux autres. Dans le texte du début, suite à sa louange à Dieu de lui avoir donné une telle fonction, Paul exhorte Timothée à poursuivre son travail en marchant dans ses pas, ce qui implique de transmettre un message de très grande valeur. Parce que : « Le but du commandement, c’est la charité, qui procède d’un cœur pur, et d’une bonne conscience, et d’une foi sincère » (1 Timothée 1:5). Comme je t’exhortai, (disait-il à son jeune évangéliste,) lorsque je suis parti pour la Macédoine, à demeurer à Éphèse, pour recommander à certaines personnes de ne pas enseigner une doctrine étrangère, par les faux enseignants, et de ne pas t’attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui engendrent des disputes, plutôt que l’édification en Dieu, par la foi, et je t’y exhorte encore.

Paul savait que confier une telle responsabilité n’était pas chose facile. Dans notre texte, Paul rappelle à Timothée de combattre le bon combat en se servant des armes de Dieu. Deux de ces armes étaient la foi en Dieu et le sacrifice rédempteur de Jésus comme la rançon pour tous les péchés. Avec de telles armes, Timothée savait que sa cause était juste et vraie. Ensuite, il devait agir avec une bonne conscience produisant en lui un ministère libre de toute culpabilité que le péché engendre. Donc, le but du commandement, c’est l’amour qui procède d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère. Quelques-uns avaient déjà abandonné ces armes vitales et, non seulement leur foi avait fait naufrage, mais également la foi de ceux qui les suivaient.

Ces pauvres gens avaient oublié que : « En effet, nos armes de guerre ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes en Dieu, pour renverser les forteresses, pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10:4-5). Déjà au premier siècle, il y avait des prédicateurs qui prêchaient un autre Jésus que celui que Paul leur avait enseigné et, croyez-le ou non, quelques convertis se sont accrochés à ces enseignements. Et ces faux apôtres se faisaient passer pour des apôtres de Christ. Donc, dans 2 Corinthiens 11:3-4, Paul dit : « Mais je crains que, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, vos pensées ne se corrompent aussi en se détournant de la simplicité qui est en Christ. Car, s’il venait quelqu’un qui vous prêchât un autre Jésus que celui que nous vous avons prêché ou un autre Esprit que celui que vous avez reçu ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supporteriez fort bien. »

Paul était jaloux de son troupeau à Corinthe, d’une jalousie de Dieu, parce qu’il les avait unis à un seul Époux pour les présenter à Christ comme une vierge chaste. Alors, Paul n’y va pas par quatre chemins pour leur dire : « Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs qui se déguisent en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. [N’oubliez jamais que son nom antérieur était Lucifer ou ‟porteur de lumière”.] Il n’est donc pas surprenant que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice ; mais leur fin sera selon leurs œuvres » (2 Corinthiens 11:13-15). Je ne voudrais pas être à leur place lors du retour de Jésus. Mais ces rebelles ne semblent pas apprendre quoi que ce soit par leur fausse prédication.

Jésus était pendu à la croix depuis neuf heures du matin. Il était environ trois heures de l’après-midi et le sabbat approchait. « Or, les Juifs, de peur que les corps ne demeurassent sur la croix le jour du sabbat (car c’était la préparation, et ce sabbat était un grand jour), demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui était crucifié avec lui. Mais lorsqu’ils vinrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes. Toutefois un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Et celui qui l’a vu en a rendu témoignage (et son témoignage est véritable, et il sait qu’il dit vrai), afin que vous croyiez. Or, cela arriva, afin que l’Écriture fût accomplie : Ses os ne seront pas rompus. Et ailleurs l’Écriture dit encore : Ils verront Celui qu’ils ont percé. Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir ôter le corps de Jésus, et Pilate le lui permit. Il vint donc et ôta le corps de Jésus. Nicodème, qui au commencement était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant environ cent livres d’un mélange de myrrhe et d’aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir » (Jean 19:31-40).

J’aimerais faire une petite clarification, ici, au sujet du grand linceul de Turin sur lequel Jésus aurait laissé, imprimé par Son sang, le dos et le devant de Son corps, spécialement Son visage. Le verset 40, plus haut, nous indique très clairement que Jésus fut enveloppé de bandes aromatisées comme les Juifs ont coutume d’ensevelir. Lors de la résurrection de Jésus, Marie de Magdala est venu annoncer la bonne nouvelle aux apôtres. Jean et Pierre partirent en courant et Jean arriva le premier au sépulcre, mais il n’entra pas. Notez bien maintenant ce que Jean nous déclare : « Mais Simon Pierre, qui le suivait, étant arrivé, entra dans le sépulcre, et vit les bandelettes qui étaient à terre, Et le suaire qu’on lui avait mis sur la tête, lequel n’était pas avec les autres linges ; mais plié dans un endroit à part. L’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi, et il vit, et il crut » (Jean 20:6-8). Nous voyons clairement que le suaire de Turin est faux. Jésus fut enveloppé de bandelettes et avait sur la tête un suaire pour couvrir son visage. Revenons cependant à la mort de Jésus.

La mort physique de Christ est absolument essentielle à l’Évangile. Certains libéraux et détracteurs de la Bible tentent depuis des années d’obscurcir ou de nier le fait que Christ soit mort sur la croix. Ils proclament que Jésus est tombé dans un coma sur la croix et S’est réveillé plus tard dans le sépulcre. Ensuite, Il serait apparu à Ses disciples qui auraient faussement proclamé Sa résurrection. Pour le chrétien, toutefois, la mort de Christ n’est pas une option. La Bible nous enseigne que le péché a séparé tous les humains de Dieu. « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en Son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu » (Romains 3:23-25). « Et, selon la loi, presque toutes choses sont purifiées par le sang, et sans effusion de sang il n’y a point de pardon » (Hébreux 9:22).

Sans la mort de Jésus, le véritable Fils de Dieu sans péché, il n’y a pas de christianisme possible. Et les évangélistes, en racontant les évènements liés à la crucifixion, vont dans beaucoup de détails, afin de s’assurer qu’il n’y aurait aucune possibilité d’incompétence là-dessus. Dans Marc 15, près de vingt personnes sont mentionnées qui pouvaient témoigner sans aucun doute de la mort de Jésus. Considérez ceci : « Pilate donc, voulant contenter le peuple, leur relâcha Barabbas ; et après avoir fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié. Alors les soldats l’emmenèrent dans l’intérieur du palais, c’est-à-dire au prétoire, et ils y assemblèrent toute la cohorte ; et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre, et lui mirent sur la tête une couronne d’épines qu’ils avaient tressées. Et ils se mirent à le saluer, en disant : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui frappaient la tête avec une canne, et ils crachaient contre lui, et se mettant à genoux, ils se prosternaient devant lui. Après s’être moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau de pourpre, et lui ayant remis ses habits, ils l’emmenèrent pour le crucifier. Et un certain homme de Cyrène, nommé Simon, père d’Alexandre et de Rufus, passant par-là en revenant des champs, ils le contraignirent de porter la croix de Jésus. Et ils le conduisirent au lieu appelé Golgotha, c’est-à-dire, la place du Crâne. Et ils lui présentèrent à boire du vin mêlé avec de la myrrhe ; mais il n’en but point » (Marc 15:15-23).

Au verset 24, nous voyons que les soldats : « Après l’avoir crucifié, ils partagèrent ses habits, jetant le sort à qui en emporterait une part. » Tout cela en le regardant mourir lentement dans une agonie terrible. « Et le centenier, qui était vis-à-vis de lui, voyant qu’il avait expiré en criant ainsi, dit : Cet homme était véritablement Fils de Dieu » (v. 39). Les soldats et le centenier étaient entraînés pour tuer et savaient reconnaître si quelqu’un était mort. Avant de permettre à Joseph d’Arimathée de prendre le corps, le centenier assura Pilate que Jésus était bel et bien mort. Non, il n’y a aucun doute que Christ est mort. « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10:45).

Jésus n’était pas aimé des Pharisiens qui avaient très peur à leurs jobs. Christ avait fait un miracle dans le sabbat. À cause de cela, les Juifs poursuivaient Jésus et cherchaient à Le faire mourir, parce qu’Il avait fait cela le jour du sabbat. « Mais Jésus leur dit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et je travaille aussi. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais encore parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. Jésus prenant la parole, leur dit : En vérité, en vérité je vous dis, que le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne le voit faire au Père. Car tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et Lui montre tout ce qu’il fait. Et il Lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’admiration. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, de même aussi le Fils donne la vie à ceux qu’il veut » (Jean 5:17-21).

Ce que le Père voit, le Fils le voit aussi, et ce que le Père fait le Fils le fait également, car : « Moi et le Père, nous sommes un, » déclara Jésus aux Juifs, dans Jean 10:30. La réaction fut immédiate : « Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. Et Jésus leur dit : J’ai fait devant vous plusieurs bonnes œuvres de la part de mon Père ; pour laquelle me lapidez-vous ? Les Juifs lui répondirent : Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce qu’étant homme, tu te fais Dieu » (Jean 10:31-33). Dans Proverbes 15:3, il est écrit que : « Les yeux de l’Éternel sont en tous lieux ; ils contemplent les méchants et les bons. » Il est bon de notez que Jean utilise ce verset pour mettre de l’emphase sur sept occasions où Jésus voyait un événement en particulier, puis agissait immédiatement pour régler la situation.

Avant le baptême de Jésus, Jean le Baptiste avait déclaré : « Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage que c’est Lui qui est le Fils de Dieu. Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples, et voyant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu. Et les deux disciples l’ayant entendu parler ainsi, suivirent Jésus. Jésus s’étant retourné et voyant qu’ils le suivaient, leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi (c’est-à-dire, maître), où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent et virent où il logeait, et ils demeurèrent avec lui ce jour-là, car il était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu ce que Jean disait, et qui avaient suivi Jésus » (Jean 1:34-40). Et ils suivirent Jésus à partir de ce jour jusqu’à leur mort.

Une autre belle occasion où Jésus a réagi à une situation se trouve dans Jean 1:45-51. « Philippe trouva Nathanaël et lui dit : Celui de qui Moïse a écrit dans la loi, et que les prophètes ont annoncé, nous l’avons trouvé ; c’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. Jésus vit venir à lui Nathanaël, et il dit de lui : Voici un véritable Israélite, en qui il n’y a point de fraude. Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. Nathanaël lui répondit : Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. Jésus lui répondit : Parce que je t’ai dit que je t’avais vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Il lui dit aussi : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. »

« …monter et descendre », que voulait dire Jésus ? Le seul autre endroit où nous voyons pareille scène, c’est dans le rêve de Jacob qui a vu une échelle qui touchait au ciel et dans laquelle il vit des anges monter et descendre. Ceci est arrivé au moment où Dieu a fait une alliance avec Jacob, comme celle qu’Il avait établie avec Abraham et Isaac, et pour lui montrer que Dieu était avec lui. Dans Daniel 9:27, il est question de Jésus qui : « confirmera l’alliance avec plusieurs pendant une semaine ; et à la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’oblation. » Jésus est en effet venu confirmer cette alliance avec plusieurs, mais pas seulement avec la descendance d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, mais avec tous les humains, au travers de Son sacrifice rédempteur, par Son précieux sang versé. Cette déclaration de Jésus venait confirmer celle de la prophétie de Daniel. Et l’assurance que Dieu serait avec Son peuple fut donnée par les anges qui montaient et descendaient du ciel.

Dans Jean 5:5-9, nous voyons une autre circonstance où, malgré le sabbat, Jésus a réagi spontanément. « Or, il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans ; Jésus le voyant couché, et sachant qu’il était déjà malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans le réservoir quand l’eau est troublée, et, pendant que j’y vais, un autre y descend avant moi. Jésus lui dit : Lève-toi, emporte ton lit, et marche. Et aussitôt l’homme fut guéri ; et il prit son lit, et marcha. Or, ce jour-là était un sabbat. » Il y avait toujours une grande foule qui suivait Jésus, parce qu’elle voyait les miracles qu’Il opérait sur les malades.

Lors d’une autre occasion, après avoir instruit une foule de gens, Jésus monta sur la montagne et là, Il S’assit avec Ses disciples. « Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus donc ayant levé les yeux, et voyant une grande foule qui venait à lui, dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, afin que ces gens-ci aient à manger ? Or, il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il devait faire. Philippe lui répondit : Deux cents deniers de pain ne leur suffiraient pas pour que chacun en prît un peu. L’un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ? Cependant Jésus dit : Faites asseoir ces gens. Or il y avait beaucoup d’herbe dans ce lieu. Les hommes donc s’assirent, au nombre d’environ cinq mille. Et Jésus prit les pains, et ayant rendu grâces, il les distribua aux disciples, et les disciples à ceux qui étaient assis ; et de même pour les poissons, autant qu’ils en voulurent. Après qu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui sont restés, afin que rien ne se perde. Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers des morceaux des cinq pains d’orge, qui étaient restés de trop à ceux qui en avaient mangé » (Jean 6:4-13).

Ensuite, Jésus vit un homme aveugle depuis sa naissance. Au lieu de S’occuper de l’aveugle : « Ses disciples lui demandèrent : Maître, qui a péché, celui-ci ou ses parents, qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ce n’est pas que celui-ci ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. Pendant qu’il est jour, il faut que je fasse les œuvres de Celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, dans laquelle personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. Ayant dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive, et il oignit de cette boue les yeux de l’aveugle, et il lui dit : Va, et te lave au réservoir de Siloé (ce qui signifie Envoyé). Il y alla donc et se lava, et il s’en alla voyant clair » (Jean 9:2-7).

Jésus ne guérissait pas seulement les aveugles, les malades et les estropiés, mais Il était disponible pour ceux qui pleuraient de peine. Quand Lazare, le frère de Marie, est mort, elle pleurait. « Quand Jésus vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, il frémit en son Esprit, et fut ému ; et il dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui répondirent : Seigneur, viens et vois. Et Jésus pleura. Sur cela les Juifs disaient : Voyez comme il l’aimait. Mais quelques-uns d’entre eux disaient : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût pas ? Alors Jésus, frémissant de nouveau en Lui-même, vint au sépulcre ; c’était une grotte, et on avait mis une pierre dessus. Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà mauvais, car il est là depuis quatre jours. Jésus lui répondit : Ne t’ai-je pas dit, que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Ils ôtèrent donc la pierre du lieu où le mort était couché. Et Jésus, élevant les yeux au ciel, dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Je savais que tu m’exauces toujours, mais je l’ai dit à cause de ce peuple, qui est autour de moi, afin qu’il croie que tu m’as envoyé. Quand il eut dit cela, il cria à haute voix : Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et le laissez aller » (Jean 11:33-44).

Finalement, alors que Jésus était mourant sur la croix, Il vit Sa mère et la sœur de Sa mère, Marie, femme de Cléopas, et Marie de Magdala, qui se tenaient près de la croix de Jésus. « Jésus donc, voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure, le disciple la prit chez lui » (vs 26-27). Il était près de mourir, mais prit le temps de S’occuper de celle qui avait consacré sa vie à être la servante du Seigneur. Jésus voit ceux qui souffrent, qui ont de la peine, qui ont faim. Et Il prend le temps de pourvoir pour chacun, car toutes choses ont été créées par Lui puisqu’Il est notre Père. Mais cette fois l’invitation est envoyée à l’humanité entière, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Notre espérance ne vient pas des hommes mais de l’Être le plus puissant de l’univers. Comme disait si bien Paul : « Or, nous prêchons la sagesse parmi les parfaits, une sagesse, non de ce monde, ni des princes de ce monde, qui sont impuissants ; mais nous prêchons la sagesse de Dieu, en un mystère, sagesse cachée, que Dieu avait destinée avant les siècles pour notre gloire, et qu’aucun des princes de ce monde n’a connue ; car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient point crucifié le Seigneur de gloire. Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’avait point vues, que l’oreille n’avait point entendues, et qui n’étaient point montées au cœur de l’homme, que Dieu avait préparées pour ceux qui l’aiment. Mais Dieu nous les a révélées par son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2:6-10). Et Dieu prend soin de Sa création.




D.305 – Chercher le Seigneur

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Joseph Sakala

Dans Amos 5:5-6, Dieu dit à Son peuple : « Et ne cherchez pas Béthel, n’allez pas à Guilgal, ne passez pas à Béer-Shéba. Car Guilgal s’en ira en exil, et Béthel sera réduit à rien. Cherchez l’Éternel, et vous vivrez ; de peur qu’il ne saisisse comme un feu la maison de Joseph, et que ce feu ne la dévore, sans qu’il y ait personne à Béthel pour l’éteindre. » Béthel partageait une longue histoire avec Israël. Abraham a campé à Béthel lorsqu’il entra dans la terre de Canaan : « Et il passa de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et il tendit ses tentes, ayant Béthel à l’Occident, et Aï à l’Orient. Et il bâtit là un autel à l’Éternel, et invoqua le nom de l’Éternel. Puis Abram partit, marchant de campement en campement, vers le Midi » (Genèse 12:8-9).

« Puis il s’en retourna, par ses campements, du Midi jusqu’à Béthel, jusqu’au lieu où avait été sa tente au commencement, entre Béthel et Aï ; au lieu où était l’autel qu’il y avait fait auparavant, et Abram y invoqua le nom de l’Éternel », lorsqu’il revint d’Égypte (Genèse 13:3-4). Le rêve de Jacob avec l’échelle a eu lieu à Béthel. Dans Genèse 28:10-12, nous lisons : « Mais Jacob partit de Béer-Shéba, et s’en alla à Charan. Et il arriva en un lieu où il passa la nuit, parce que le soleil était couché. Il prit donc une des pierres du lieu, en fit son chevet, et se coucha en ce lieu-là. Alors il eut un songe ; et voici, une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici les anges de Dieu montaient et descendaient par elle. » Suite à cet événement : « il appela ce lieu-là Béthel (maison de Dieu), tandis qu’auparavant la ville s’appelait Luz » (Genèse 28:19).

Plus tard : « Dieu apparut encore à Jacob, lorsqu’il venait de Paddan-Aram ; et il le bénit. Et Dieu lui dit : Ton nom est Jacob ; tu ne seras plus appelé Jacob, mais Israël sera ton nom. Et il lui donna le nom d’Israël. Et Dieu lui dit : Je suis le Dieu Tout Puissant : augmente et multiplie. Une nation, même une multitude de nations naîtront de toi ; des rois sortiront de tes reins. Et je te donnerai le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, et je donnerai ce pays à ta postérité après toi. Et Dieu remonta d’avec lui, du lieu où il lui avait parlé. Et Jacob dressa un monument au lieu où il lui avait parlé, un monument de pierre, et il fit dessus une aspersion, et y versa de l’huile. Et Jacob appela le lieu où Dieu lui avait parlé, Béthel (maison de Dieu) » (Genèse 35:9-15).

Plus tard, Béthel est devenue Beth-Aven où Dieu lui déclara : « Si tu te prostitues, Israël, que Juda ne se rende pas coupable ! N’entrez pas à Guilgal ! Et ne montez point à Beth-Aven ! Et ne jurez point : ‟L’Éternel est vivant !” Parce qu’Israël a été rebelle comme une génisse indomptée, maintenant l’Éternel les fera paître comme un agneau dans des lieux spacieux. Éphraïm s’est associé aux idoles : abandonne-le ! » C’est arrivé après que Jéroboam eût établi un temple aux veaux d’or. « Et le roi, ayant pris conseil, fit deux veaux d’or et dit au peuple : C’est trop pour vous de monter à Jérusalem. Voici tes dieux, ô Israël, qui t’ont fait monter hors du pays d’Égypte ! Et il en mit un à Béthel, et plaça l’autre à Dan » (1 Rois 12:28-29).

Ce fut une occasion de péché ; car le peuple alla même devant l’un des veaux, jusqu’à Dan. Il fit aussi des maisons dans les hauts lieux et il établit des sacrificateurs pris de tout le peuple et qui n’étaient pas des enfants de Lévi. Et Jéroboam fit une fête au huitième mois, le quinzième jour du mois, comme la fête qu’on célébrait en Juda, et il offrit des sacrifices sur l’autel. Il fit ainsi à Béthel, sacrifiant aux veaux qu’il avait faits ; et il établit à Béthel les sacrificateurs des hauts lieux qu’il avait faits. Et le quinzième jour du huitième mois, du mois qu’il avait imaginé de lui-même, il offrit des sacrifices sur l’autel qu’il avait fait à Béthel et il fit une fête pour les enfants d’Israël, et monta sur l’autel pour offrir le parfum.

Et encore plus tard, après la captivité d’Israël, les Assyriens ont laissé de faux prêtres à Béthel. Dans 2 Rois 17:27-34, nous lisons : « Alors le roi des Assyriens donna cet ordre : Faites-y aller quelqu’un des sacrificateurs que vous avez amenés captifs ; qu’il y aille, qu’il y demeure, et qu’il enseigne la manière de servir le dieu du pays. Ainsi l’un des sacrificateurs qu’on avait transportés de Samarie, vint et habita à Béthel ; et il leur enseigna comment ils devaient craindre l’Éternel. Mais chaque nation se fit ses dieux, et les mit dans les maisons des hauts lieux que les Samaritains avaient faits ; chaque nation les mit dans les villes où elle habitait. Les gens de Babylone firent Succoth-Bénoth ; les gens de Cuth firent Nergal ; les gens de Hamath firent Ashima ; les Avviens firent Nibchaz et Tharthac ; et les Sépharviens brûlaient au feu leurs enfants en l’honneur d’Adrammélec et d’Anammélec, dieux de Sépharvaïm. Ils adoraient aussi l’Éternel. Mais ils établirent pour sacrificateurs des hauts lieux, des gens pris d’entre eux tous, qui sacrifiaient pour eux dans les maisons des hauts lieux. Ainsi ils craignaient l’Éternel, et ils servaient en même temps leurs dieux, à la manière des nations d’où on les avait transportés. Et ils suivent jusqu’à ce jour leurs premières coutumes ; ils ne craignent pas l’Éternel ; ils ne font ni selon leurs ordonnances et leurs coutumes, ni selon la loi et le commandement que l’Éternel Dieu donna aux enfants de Jacob, qu’il avait nommé Israël. »

L’endroit était devenu un substitut de la personne de Dieu. Le danger survient lorsque Dieu est fixé à un endroit d’adoration ou à un événement et où nous avons plus d’inquiétude pour la propriété que pour le peuple. Le genre de dénomination où on substitue la théologie à la vérité. L’adoration de l’endroit prend préséance sur l’adoration de Dieu. Les deux peuvent produire l’erreur. L’avertissement d’Amos au peuple était : « Cherchez l’Éternel » (Amos 5:6). Nous ne trouverons pas Dieu dans un bâtiment, mais dans la personne de Jésus-Christ, car : « il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).

Nous ne pouvons pas trouver Dieu non plus dans une église qui quête, mais dans un véritable engagement pour Dieu. Jésus nous a donné l’exemple lorsqu’Il nous a déclaré, dans Matthieu 6:33 : « Mais cherchez premièrement le Royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Nous ne trouverons sûrement pas Dieu dans les promesses d’hommes, mais dans le pouvoir venant de Dieu : « Par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:4).

Ne soyez donc point en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura souci de ce qui le regarde. A chaque jour suffit sa peine. Il y a des choses innombrables à faire. Comment choisir parmi elles ? Un guide nous est donné. Dans les temps de la fin, qu’allons-nous chercher premièrement lorsque les moqueurs viendront ? « Sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours il viendra des moqueurs, qui se conduiront selon leurs convoitises, et qui diront : Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, toutes choses demeurent comme depuis le commencement de la création » (2 Pierre 3:3-4). Allons-nous les suivre ou resterons-nous fermes dans notre conviction ?

Dans les derniers jours, l’hérésie intellectuelle sera une philosophie anti-Dieu évoquant une évolution naturelle, comme le passage le suggère. « Était-ce une farce où viendra-t-Il bientôt ? » Les pensées de notre cœur contrôleront les mots qui sortiront de notre bouche et l’œuvre de nos mains. Dans Matthieu 23:26, Jésus leur dit : « Pharisien aveugle, nettoie premièrement le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors en devienne aussi net. » La priorité doit être dans le don : « Et ils n’ont pas seulement fait comme nous l’avions espéré, mais ils se sont donnés premièrement eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu » (2 Corinthiens 8:5). Nos possessions, nos talents, notre temps et nos autres ressources appartiennent au Seigneur, mais de telles possessions sont acceptables par Dieu seulement lorsqu’elles sont offertes par un cœur qui s’est donné d’abord à Lui.

Commençons par la priorité du témoignage. « Or, je vous ai enseigné, avant toutes choses, ce que j’avais aussi reçu : que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; et qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (1 Corinthiens 15:3-4). Voilà ce qu’il faut prêcher. Il faut ensuite se soucier des autres : « Je recommande donc, avant toutes choses, qu’on fasse des requêtes, des prières, des supplications et des actions de grâces pour tous les hommes » (1 Timothée 2:1). Finalement, comme le Seigneur nous l’a commandé, notre priorité dans toutes nos décisions devrait être de faire tout ce qui honore le Royaume de Christ et Sa Justice.

Avec la crise financière devenue mondiale, chacun recherche un peu de bonnes choses pour améliorer sa vie. Mais Jésus nous rassure en disant : « Ne soyez donc point en souci, disant : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? Ou de quoi serons-nous vêtus ? Car ce sont les païens qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses-là. Mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne soyez donc point en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura souci de ce qui le regarde. A chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6:31-34). Ce passage explique la réalité que vit chaque individu d’une façon quotidienne. Regardons attentivement ce que ces versets nous disent réellement.

Remarquez en premier lieu le temps utilisé pour le verbe « chercher ». C’est un commandement de Jésus pour établir la véritable priorité dans notre vie. Il nous commande d’établir nos priorités sur une base continuelle et de regarder ensuite comment Dieu prend soin des items secondaires. Notre priorité devrait être la même que celle de Dieu, afin de mouler notre esprit à penser comme Lui dans nos agissements. Cela veut simplement dire que notre vie doit exhiber la pureté et la justice que Jésus a démontrées lors de Son passage sur la terre. Il est vrai que nous ne pourrons jamais atteindre Sa perfection ; nous devrions cependant axer notre comportement vers ce but par la puissance de Son Esprit en nous.

Si nous axons notre comportement vers ce but, non seulement nous allons entrer dans le Royaume que Jésus viendra nous préparer, mais nous ne serons pas en train d’ajouter quelque chose à notre caractère. Jésus l’aura déjà accompli au travers de nous. Sûrement, dans notre recherche à devenir parfait, notre devise devrait être que Sa volonté se fasse. Et c’est ce qu’Il nous a laissé : prier. Pourquoi ? Dans Matthieu 6:9-10 : « Vous donc priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux, ton nom soit sanctifié ; ton règne vienne ; Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

Job croyait à la résurrection par ces paroles qu’il a prononcées : « Pour moi, je sais que mon Rédempteur est vivant, qu’à la fin il se lèvera sur la terre, et qu’après cette peau qui se détruit, et hors de ma chair, je verrai Dieu ; moi, je le verrai, à moi propice ; mes yeux le verront, et non un autre. Mes reins se consument en mon sein ! » (Job 19:25-27). Ce fameux témoignage de Job en a encouragé plusieurs. Il connaissait, comme nous le pouvons aussi, la réalité de son Rédempteur vivant, qui régnera un jour sur Sa création et qui est venu racheter ce qui est tombé entre les mains d’un ennemi. Originalement, la création était entre très bonnes mains, mais Adam et Ève ont péché et leur descendance rebelle est tombée dans l’esclavage de Satan. Romains 5:12 nous dit que : « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ; de même la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. »

Nous sommes donc devenus des esclaves du péché. C’est ce que Paul nous dit, dans Romains 6:20 : « Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. » Afin d’être libérés, un esclave doit être racheté, alors, en tant qu’esclaves, pouvions-nous nous racheter ? Pas du tout, car l’argent et l’or ne peuvent pas le faire. « Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous avez honte présentement ? Car leur fin est la mort. Mais maintenant affranchis du péché et esclaves de Dieu, vous en retirez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle ; car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:21-23).

Seul pouvait nous racheter le précieux sang de Jésus : « Lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes ; et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:6-8). Donc, Dieu S’est dépouillé Lui-même, prenant la forme d’un serviteur, est venu pour vivre sur terre en la forme de Jésus (Sauveur) tout en demeurant Emmanuel (Dieu parmi nous), pour accomplir ce sacrifice parfait. En faisant cela, Jésus était l’image de Dieu, pas une deuxième personne dans une trinité, mais bien une autre manifestation de la même personne de Dieu. Pourquoi se séparer en deux personnes alors que le tout-puissant Seigneur n’avait qu’à Se manifester sous une autre forme. Comme Dieu voyait qu’il n’y avait aucun homme capable de devenir rédempteur de l’humanité, Il a décidé de le faire par Son Bras Fort, par Son propre sang, payant ainsi la rançon du péché.

Notez que cette Rédemption n’était pas simplement une chose à espérer, c’était un fait ! Il l’a fait et ne devra jamais le refaire. Dans Esaïe 60:15-16 nous lisons : « Au lieu que tu étais délaissée et haïe, et que personne ne passait chez toi, Je ferai de toi une magnificence éternelle, une joie qui durera d’âge en âge. Et tu suceras le lait des nations ; tu suceras la mamelle des rois, et tu sauras que moi, l’Éternel, Je suis ton Sauveur, que le Puissant de Jacob est ton Rédempteur. » Paul le confirme en disant à Timothée : « C’est pour cela aussi que je souffre ces choses ; mais je n’en ai point honte, car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé que par sa puissance il gardera mon dépôt jusqu’à ce jour-là. Retiens dans la foi, et dans la charité qui est en Jésus-Christ, le modèle des saines instructions que tu as entendues de moi. Garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit qui habite en nous. »

Mais pour devenir Rédempteur, il Lui a fallu Se faire homme, en chair et en os, et verser Son sang pour le rachat de l’humanité. Dans Psaume 103:2-3, nous lisons : « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités ; qui guérit toutes tes infirmités. » Lorsque Jésus fut cloué sur la croix, comme sacrifice expiatoire, tous nos péchés y furent également cloués. « Et quand vous étiez morts dans vos péchés et dans votre incirconcision charnelle, il vous a vivifiés avec lui, vous ayant pardonné toutes vos fautes. Il a effacé ce qui était contre nous, l’obligation des ordonnances qui s’élevait contre nous ; et il l’a entièrement annulée, en l’attachant à la croix » (Colossiens 2:13-14). Alors : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9).

Car si nous marchons dans la lumière, comme Il est Lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché. « Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes ; mais vous êtes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes » (1 Pierre 2:24-25). Le fait que nos péchés soient effacés et qu’Il ait éloigné de nous nos iniquités, autant que l’orient est éloigné de l’occident, et aussi le fait que nous ne les portions plus nous donne le courage et la force d’endurer toutes nos infirmités. Et si jamais les circonstances de notre vie présente deviennent des fardeaux : « considérez celui qui a souffert de la part des pécheurs une si grande contradiction, afin que vous ne succombiez pas, en laissant défaillir vos âmes » (Hébreux 12:3). La certitude de notre avenir dépasse toute incertitude de cette vie.

« Quelle gloire, en effet, vous reviendrait-il, si vous supportez patiemment d’être battus pour avoir mal fait ? Mais si vous supportez patiemment la souffrance pour avoir bien fait, c’est à cela que Dieu prend plaisir. Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement » (1 Pierre 2:20-23). Quelques-uns ont tenté de diriger leur vies selon Jésus, simplement en tentant de se poser la question : « Que ferait Jésus dans une telle situation ? » Mais dans le contexte-ci, nous découvrons qu’il s’agit de Son Sacrifice.

Mais ce n’est pas l’exemple qu’Il nous a laissé. Il nous a laissé comme exemple Sa mort sur la croix pour payer la rançon de nos péchés. « Car c’est une chose agréable à Dieu, que quelqu’un, par un motif de conscience, endure des afflictions en souffrant injustement. Quelle gloire, en effet, vous reviendrait-il, si vous supportez patiemment d’être battus pour avoir mal fait ? Mais si vous supportez patiemment la souffrance pour avoir bien fait, c’est à cela que Dieu prend plaisir » (1 Pierre 2:19-20). Suivre l’exemple de Christ serait d’abord d’endurer de souffrir injustement en supportant, avec grâce et patience, la diffamation allant jusqu’à la persécution.

Mais ce n’est pas tout, il faut le faire aussi en silence. Dans Esaïe 53:7 : « Il est maltraité, il est affligé ; et il n’ouvre point la bouche ; comme un agneau mené à la boucherie, comme une brebis muette devant celui qui la tond, il n’ouvre point la bouche. » C’est une réaction tout à fait naturelle de se défendre contre celui qui nous injure, spécialement si l’injure suit en réponse à un acte de gentillesse. Mais telle ne fut pas la réaction de Christ. « Penses-tu que je ne puisse pas maintenant prier mon Père, qui me donnerait plus de douze légions d’anges ? », déclara Jésus, dans Matthieu 26:53. Il a souffert plutôt en silence.

Pourquoi ne l’a-t-Il pas fait ? D’abord, parce que nous serions encore dans nos péchés. « Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes ; mais vous êtes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes » (1 Pierre 2:24-25). Deuxièmement, Jésus nous a laissé comme exemple de marcher dans Ses pas. Il n’était pas seulement silencieux dans Ses souffrances, Il a souffert pour nous. Si nous voulons Lui ressembler, nous devrons être capables de souffrir en silence pour un autre, même si c’est lui qui devrait souffrir. Ceci serait acceptable à Dieu.

Dans Exode 12:13, nous lisons : « Et le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point parmi vous de plaie de destruction, lorsque je frapperai le pays d’Égypte. » Les Juifs du monde observent plus ou moins cette fête annuelle de la Pâque depuis près de 3 500 ans, accomplissant ainsi l’ancienne prophétie d’Exode 12:24-27 : « Vous garderez ceci comme une ordonnance perpétuelle, pour vous et pour vos enfants. Et quand vous serez entrés au pays que l’Éternel vous donnera, comme il l’a dit, vous observerez cette cérémonie. Et quand vos enfants vous diront : Que signifie pour vous cette cérémonie ? Alors vous répondrez : C’est le sacrifice de la Pâque à l’Éternel, qui passa par-dessus les maisons des enfants d’Israël en Égypte, quand il frappa l’Égypte et qu’il préserva nos maisons. »

Ce fut le début de la nation d’Israël, quand elle a quitté l’esclavage égyptien pour entreprendre son périple vers la Terre Promise. L’agneau fut tué et mangé. Son sang placé sur les montants et le linteau des portes, et le Seigneur épargna tous ses premiers-nés quand l’ange de la mort passa sur l’Égypte. Cette fête devait servir à lui rappeler l’ancienne délivrance, mais également lui signaler par anticipation le jour où « l’Agneau de Dieu » viendrait enlever le péché du monde. Dans Jean 1:29, nous voyons la confirmation de cet événement : « Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait à lui, et il dit : Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. »

La nuit précédant Sa crucifixion, Jésus a dit à Ses disciples : « J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre. Car je vous dis, que je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu. Et ayant pris la coupe et rendu grâces, il dit : Prenez-la, et la distribuez entre vous. Car je vous dis, que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le règne de Dieu soit venu. Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22:15-19). C’est la seule fête que tout véritable chrétien est tenu d’observer en anticipation de celle qui sera accomplie dans le Royaume de Dieu.

Ainsi fut établie la Pâque du Nouveau Testament que les vrais chrétiens continuent d’observer : « Car toutes les fois que vous mangez de ce pain, et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Corinthiens 11:26). Jésus a accompli tout ce que la Pâque devait accomplir, lorsque Paul déclare : « Nettoyez donc le vieux levain, afin que vous deveniez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain ; car Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous. C’est pourquoi, célébrons la fête, non avec le vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité » (1 Corinthiens 5:7-8).

Maintenant, nous regardons vers un plus somptueux repas, quand Christ reviendra : « Alors l’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au banquet des noces de l’Agneau ! Il me dit aussi : Ce sont là les véritables paroles de Dieu » (Apocalypse 19:9). Ces paroles s’accompliront aussi vrai que le soleil s’est levé ce matin.




D.298 – Bonne odeur de Christ devant Dieu

 

Par Joseph Sakala

Je ne connais personne qui, lorsqu’il veut bien manger au restaurant, n’est pas attiré par la bonne odeur de ce qui apparaît au menu, en entrant dans l’établissement. C’est très bien pour la nourriture, mais saviez-vous que celui qui se dit chrétien doit aussi dégager la bonne odeur que Jésus a laissée dans notre vie lorsqu’Il est monté au ciel ? Regardons ensemble ce que Paul nous dit, dans 2 Corinthiens 2:14-17, sur le sujet : « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance ! Car nous sommes la bonne odeur de Christ devant Dieu, pour ceux qui sont sauvés et pour ceux qui périssent : à ceux-ci [qui périssent], une odeur mortelle, donnant la mort ; et à ceux-là [les sauvés], une odeur vivifiante, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme beaucoup le font ; mais nous parlons avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu en Christ. »

Beaucoup trop de télévangélistes se glorifient par leur évangile de salut qui est loin de ce que Jésus est venu nous apporter, lequel sera prêché dans Son Royaume par Ses Élus lors de Son avènement glorieux. Nombreux sont les « apôtres » autodidactes, devenus multimillionnaires à proclamer leur salut facile, en autant que vous achetiez leur documentation clamant comment parvenir au ciel en demeurant fidèles à leur congrégation. Mais soyez prêts à vous nourrir également de leurs « doctrines » qui ne correspondent pas aux instructions de la Parole de Dieu. Parce que ces enseignants ont reçu l’esprit du monde dispensé gratuitement : « Pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:4).

Jésus, qui est l’image de Dieu, recherche des disciples instruits par le Saint-Esprit, à Son image. Donc, l’apôtre Paul déclare : « Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ. »

Le mot « spirituel » utilisé ici est le mot grec pneumatikos duquel les théologiens ont formé le mot « pneumatologie »[1] ou la doctrine du Saint-Esprit. Ainsi, une personne « spirituelle » est, non seulement née spirituellement par sa foi en Christ dans une vie renouvelée par la puissance du Saint Esprit, mais elle s’efforce aussi avec application de se laisser guider par lEsprit en elle, afin de comprendre et d’obéir aux enseignements bibliques qui lui sont inspirés. Donc, en tant que personne spirituelle, nous avons la pensée de Christ et sommes capables de juger toutes choses selon les standards spirituels révélés dans la Bible.

« Et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut [même pas]. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu » (Romains 8:4-8).

Subséquemment, le véritable converti prie afin de prendre des décisions selon la volonté du Père : « car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8:14). Soyons alors remplis de l’Esprit ; chantant et célébrant de tout notre cœur les louanges du Seigneur. Dans Éphésiens 5:20-21, Paul nous déclare : « Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. » Ce qui est bien remarquable chez ce chrétien, c’est la manifestation du fruit de l’Esprit. Car : « le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses » (Galates 5:22-23). La nature humaine est incompétente quant à produire ce fruit, car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu.

Toutefois, la personne spirituelle est capable de discerner et d’évaluer toutes choses selon les standards divins, mais, malencontreusement, cet individu sera fréquemment ignoré par les gens non convertis de son entourage, simplement parce que : « l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Corinthiens 2:14). Alors, ne nous préoccupons pas de ces choses, car : « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (Galates 6:8).

Dans notre ère de vidéos et de cellulaires, où tout se fait vite, les chrétiens sont en danger d’oublier et de négliger l’importance primordiale de la lecture. Dans les nombreuses instructions de Paul à son jeune évangéliste Timothée, l’apôtre l’exhorte ainsi : « Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois le modèle des fidèles par la parole, par la conduite, par la charité, par l’esprit, par la foi, par la pureté. Applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’instruction, jusqu’à ce que je vienne. Ne néglige point le don qui est en toi, qui t’a été donné par prophétie, par l’imposition des mains du conseil des anciens. Médite ces choses, sois-en toujours occupé, afin que tes progrès soient évidents en toutes choses. Prends garde à toi-même et à la doctrine : persévère dans ces choses ; car en les faisant, tu te sauveras toi-même, et ceux qui t’écoutent » (1 Timothée 4:12-16).

Le mot lecture utilisé par Paul est anagnosis, un mot composé qui veut dire « connaissance renouvelée ». Un sermon ou une conférence fournie est une connaissance entendue. Un film ou une vidéo éducationnels sont une connaissance visuelle. Ils sont rapidement assimilés et ne laissent pas beaucoup de temps à la réflexion. Tandis que la lecture nous fournit une connaissance que nous pouvons lire, méditer, vérifier et revérifier encore et encore, jusqu’au moment où la connaissance est imprégnée en toute sécurité dans notre esprit. En effet, il est nécessaire pour les étudiants de prendre des notes lorsqu’ils entendent un sermon ou une conférence et même quand ils visionnent un film, s’ils veulent retenir quelque connaissance utile pour leurs besoins.

L’importance d’une lecture ou d’une instruction verbale sérieuse suppose une attention appuyée d’une concentration profonde dans la persévérance, si le résultat désiré doit être atteint. Le Jour de la Pentecôte, nous apprenons que ceux qui reçurent de bon cœur la parole de Pierre furent baptisés ; et ce jour-là, environ trois mille âmes furent ajoutées aux disciples. Notez bien le résultat, maintenant : « Or, ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, dans la communion, dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes 2:42). Lire et étudier les Écritures est primordial dans un ministère chrétien qui doit porter des fruits.

Mais même cela ne suffit pas, car la Bible nous commande d’être prêts à répondre aux questions de ceux qui chercheraient à dénigrer la connaissance que nous devons partager. Alors, voici ce que le chef des apôtres nous dit, dans 1 Pierre 3:15-17 : « Mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous ; ayant une bonne conscience, afin que ceux qui blâment votre bonne conduite en Christ, soient confondus dans ce qu’ils disent contre vous, comme si vous étiez des malfaiteurs. Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. »

Pour accomplir cela, une étude régulière de la Bible est primordiale, mais également des articles inspirés par d’autres que Dieu éclaire, afin d’être toujours sur la même longueur d’onde que le Saint-Esprit. Les vérités venant de l’Esprit doivent être partagées et non gardées pour soi. Ce genre de partage n’est pas du plagiat, car c’est ce que l’Esprit nous commande. Les enseignants qui refusent de faire cela finissent par se créer des doctrines personnelles dans un esprit fermé, doctrines que tout serviteur de Dieu vraiment converti reconnaît comme fausses, à l’inverse de ceux qui continuent à les prêcher. Un ministre de Dieu efficace est un chrétien bien informé, armé de faits bibliques, conseillé par la Parole de Dieu et préparé afin d’être capable de pratiquer fidèlement le service spirituel, comme témoin véritable de Christ.

Il est vraiment intéressant d’apprendre que Paul, à la veille d’être martyrisé, alors qu’il fut enfermé dans une prison froide et insalubre à Rome, désirait encore lire ses livres. Voici l’instruction qu’il donna au jeune Timothée : « Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpus, et les livres, principalement les parchemins » (2 Timothée 4:13). Le chrétien consciencieux ne devrait jamais cesser d’étudier afin d’être fermement attaché à cette instruction de Pierre qui a dit : « Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit gloire, et maintenant, et pour le jour d’éternité ! Amen » (2 Pierre 3:17-18).

Dans ses instructions à Timothée, Paul lui dit : « repousse les questions folles, et qui sont sans instruction, sachant qu’elles produisent des contestations. Or, il ne faut pas que le serviteur du Seigneur aime à contester ; mais il doit être doux envers tous, propre à enseigner, patient ; redressant avec douceur les adversaires, attendant que Dieu leur donne la repentance, et leur fasse connaître la vérité, et qu’ils sortent de l’ivresse des pièges du diable, qui les tient captifs et soumis à sa volonté » (2 Timothée 2:23-26). La douceur et la patience sont des vertus chrétiennes puissantes dans n’importe quelle occupation. Cependant, enseigner requiert également d’autres attributs qui sont efficacement expliqués par Paul ici. Considérons seulement quatre de ces exhortations aux enseignants que Dieu appelle.

Dans 2 Timothée 1:13-14, Paul lui déclare : « Retiens dans la foi, et dans la charité qui est en Jésus-Christ, le modèle des saines instructions que tu as entendues de moi. Garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit qui habite en nous. » Dans 2 Timothée 2:16-17, Paul l’exhorte ainsi : « Mais évite les discours profanes et vains ; car ceux qui les tiennent tombent toujours plus dans l’impiété ; et leur parole rongera comme la gangrène. » Dans 2 Timothée 4:2-3, Paul insiste : « Prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, reprends, censure, exhorte en toute patience, et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine doctrine, mais où, désireux d’entendre des choses agréables, ils s’amasseront des docteurs selon leurs convoitises. » Notez que les télévangélistes ont tous des « doctorats » associés à leur nom. La saine doctrine est le fondement de tout.

Et finalement, dans 2 Timothée 2:1, Paul souligne : « Toi donc, mon fils, fortifie-toi, dans la grâce qui est en Jésus-Christ. » Cela nous indique clairement qu’il est possible d’être fort et doux en même temps. Un ministre qui se prétend enseignant du Christ et qui prêche autre chose que Sa volonté est une disgrâce envers Son appel. Dans 2 Timothée 1:7, Paul lui dit : « Car Dieu ne nous a point donné un esprit de timidité, mais de force, de charité et de prudence. N’aie donc point honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier ; mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu. » Et, au verset 14, Paul insiste : « Garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit qui habite en nous. »

Jésus attend de nous que nous soyons diligents dans l’utilité des dons qu’Il nous a donnés. À son jeune évangéliste, Paul dit : « Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité » (2 Timothée 2:15). Cela requiert des études de la Parole de Dieu. Dans 2 Timothée 3:14, prévoyant des temps durs pour la spiritualité et la moralité, Paul déclare : « Pour toi, demeure ferme dans les choses que tu as apprises, et dont tu as été assuré, sachant de qui tu les as apprises. » Cette exhortation de Paul le préparait, et nous aussi en tant que Ses serviteurs, à recevoir cette inspiration divine pleine d’autorité, pour les derniers jours.

Alors, dans 2 Timothée 4:1-8, Paul déclare : « Je t’en conjure donc devant Dieu et devant le Seigneur Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, lors de son apparition et de son règne, prêche la Parole, insiste en temps et hors de temps, reprends, censure, exhorte en toute patience, et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine doctrine, mais où, désireux d’entendre des choses agréables, ils s’amasseront des docteurs selon leurs convoitises, et fermeront l’oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables. Mais toi, sois vigilant en toutes choses, endure les afflictions, fais l’œuvre d’un évangéliste ; remplis complètement ton ministère. Car pour moi, je vais être immolé, et le temps de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Au reste, la couronne de justice m’est réservée, le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. »

En tant que véritable chrétien, ouvrez grand les yeux et croyez à cette Parole. Les faux docteurs et les faux ministres ont également été prophétisés ! Vous savez que, plus les derniers temps arrivent, pire est la situation spirituelle du monde. Alors, quand vous écoutez un prêcheur à la télévision ou ailleurs, soyez d’autant plus sur vos gardes, car vous devez soupçonner qu’il s’agit peut-être d’un de ces faux ministres qui prêchent Christ sans la force de Sa saine doctrine.

Peu importe les circonstances, le vrai enseignant chrétien doit maintenir la saine doctrine dans son enseignement. Il doit être également doux et fort, sachant comment choisir les Écritures pertinentes pour son message, et vivre simplement et continuellement selon la Parole de Dieu. « C’est pourquoi, nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous délogions. Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant en son corps. Sachant donc la crainte qu’on doit au Seigneur, nous persuadons les hommes ; et Dieu nous connaît, et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi » (2 Corinthiens 5:9-11).

Le désir de chaque enseignant devrait se résumer à vouloir faire la volonté de Dieu dans la propagation de Son Évangile. Cette attitude déterminera ce qu’il fera, peu importe les circonstances, car plaire à Dieu deviendra son ambition et fera toute la différence dans l’exécution de son ministère. Les Écritures nous indiquent plusieurs façons par lesquelles notre confiance au service du Seigneur croîtra. Par exemple : « Nous devons donc, nous qui sommes forts, supporter les infirmités des faibles, et ne pas nous complaire en nous-mêmes. Que chacun de nous complaise plutôt à son prochain, dans le bien, pour l’édification » (Romains 15:1-2). Ceci pourrait même devenir notre critère de base. Beaucoup trop de prédicateurs, dans leur façon de prêcher, nous indiquent clairement que la convoitise des richesses et du pouvoir les stimule plus dans leur mission que de plaire à Dieu.

Mais la Parole de Dieu nous commande que nos pensées ou actions ne devraient jamais être gouvernées par de telles considérations. « Parce que l’affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; et en effet, elle ne le peut [même pas]. Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu, » nous dit Paul, dans Romains 8:7-8. Par contre, au verset 9, il ajoute ceci : « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui. » Paul nous rassure, non seulement dans notre mission, si l’Esprit de Dieu habite en nous, mais nous dévoile que les gens qui n’ont pas l’Esprit de Christ ne peuvent même pas se déclarer chrétiens.

Si nous sommes prêts à souffrir volontairement tout en faisant le bien, nous sommes plaisants aux yeux de Dieu. Car : « Quelle gloire, en effet, vous reviendrait-il, si vous supportez patiemment d’être battus pour avoir mal fait ? Mais si vous supportez patiemment la souffrance pour avoir bien fait, c’est à cela que Dieu prend plaisir. Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement ; Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris » (1 Pierre 2:20-24).

Il faut se rendre à l’évidence qu’avant de connaître Christ nous étions tous comme des brebis errantes ; mais, grâce au miracle de la conversion par la foi, nous sommes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de nos âmes. Parce qu’il : « est impossible de lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu, croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6). Donc, nous devons également marcher par la foi si nous voulons plaire à Dieu. Ceci n’est pas quelque chose d’abstrait, mais une vérité spécifique, car elle implique la volonté de croire en Sa Parole révélée et d’agir ensuite par la foi selon Sa révélation. La générosité plaît aussi à Dieu, alors : « n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices » (Hébreux 13:16).

La générosité inclut plusieurs choses, parmi lesquelles prime le partage de la bonne nouvelle de l’avènement du Royaume de Dieu sous la gouverne de Christ et de Ses Élus. « Mais, comme Dieu nous a jugés dignes de nous confier l’Évangile, aussi parlons-nous, non pour plaire aux hommes, mais à Dieu, qui éprouve nos cœurs. Car nous n’avons jamais employé de paroles flatteuses, comme vous le savez, ni agi par aucun motif intéressé ; Dieu en est témoin. Et nous n’avons point recherché la gloire qui vient des hommes, ni parmi vous, ni parmi les autres ; quoique nous pussions, comme apôtres de Jésus-Christ, peser avec autorité, » dit Paul dans 1 Thessaloniciens 2:4-6.

Finalement, quand notre comportement plaît à notre Créateur, nous sommes la bonne odeur de Christ devant Dieu. « Et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui lui est agréable. Et c’est ici son commandement : que nous croyions au nom de Son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3:22-24). Et c’est cet Esprit que je souhaite à vous tous.

[1] Pneumatologie : Traité des substances spirituelles [Dictionnaire de la langue française Littré, 1987].




D.295 – Le souffle du Tout-Puissant

vent

Par Joseph Sakala

Si vous croyez que le monde est à l’envers et complètement parti en cabrioles, vous n’êtes pas seuls. Il existe un livre qui décrit les effets des changements rapides de la société et du comportement humain. Le livre propose qu’un changement accéléré dans les domaines de la technologie et du comportement social rend le monde déconnecté, stressé et désorienté. Mais est-ce la seule raison ? Il est vrai que tous n’acceptent pas les changements trop rapides de la technologie parce que nous sommes très confortables dans ce qui nous est familier. Mais comme dit le dicton : la nécessité est la mère des inventions. Alors, on finit toujours par s’adapter. Néanmoins, il y a plus que la simple augmentation rapide de la technologie qui cause le malaise psychologique des gens.

Les sentiments de désorientation et de décrochage augmentent avec plus de sévérité au fur et à mesure que la société se distance des principes fondamentaux de la moralité. Les psychologues définissent la maladie mentale comme un manque de reconnaissance entre le bien et le mal. Cependant, la société actuelle ne se fie plus sur les standards du bien et du mal établis depuis de nombreuses générations. Et, plus la société s’éloigne de ces standards, plus elle perd son sens du bien-être. Nous voyons une grande augmentation des forums où les arguments philosophiques, politiques et religieux sont débattus pesant les pours et les contres, à savoir quelle démarche doit être prise pour solutionner tel ou tel problème. Mais comment faire pour mettre de l’ordre dans tout cela ?

Les « experts » émettent des déterminations fondées sur des comparaisons. Ils évaluent constamment les choix possibles en les comparant à une espèce de standard ou une valeur établie. Par exemple, quand nous achetons une paire de souliers, le standard devient la pointure de notre pied. Quand nous cherchons à pousser notre éducation, nous choisissons un cours qui correspond à notre objectif de carrière. Donc, cet objectif devient la valeur que nous recherchons. Quoique chaque individu ait un objectif différent, c’est la même chose dans les groupes différents pour trouver une solution à un problème. Voilà où se situe la véritable difficulté, car il n’existe pas de standards reconnus et acceptables pour déterminer les valeurs.

Donc, l’objectivité devient un tabou, une chose du passé. La subjectivité par contre, ce qui est acceptable dans chaque groupe individuel, devient alors le standard. Le résultat d’une telle décision, c’est que beaucoup de gens se mettent à faire ce qui est bien à leurs propres yeux, tandis que d’autres en arrivent au point où ils ne sont sûrs de rien et ne croient en rien. Pour ces gens, la fin justifie les moyens, et il n’existe pas un vrai critère du bien ou du mal. Alors, la justice se situe pour eux dans leur façon de faire les choses. Les prophètes des temps anciens ont décrit un temps où les principes de Dieu sur la façon de vivre allaient être rejetés, causant une croissance des mauvais jugements. En parlant de ces individus, le roi David a écrit ceci, dans Psaume 82:5 : « Ils ne connaissent ni n’entendent rien ; ils marchent dans les ténèbres ; tous les fondements de la terre sont ébranlés. »

Il n’y a pas d’entente possible, même parmi des gens qui devraient en savoir plus, et la conséquence évidente, c’est que la société souffre. Les paroles du prophète Ésaïe sont devenues véritables lorsqu’il a déclaré : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal ; qui font des ténèbres la lumière, et de la lumière les ténèbres ; qui font l’amer doux, et le doux amer ! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux et intelligents à leur propre jugement ! Malheur à ceux qui sont forts pour boire le vin, et vaillants pour mêler la boisson forte ! Qui justifient le coupable pour un présent [pot de vin], et ravissent aux justes leur droit ! » (Ésaïe 5:20-23). Notre société s’est éloignée des valeurs fondamentales établies par Dieu et universelles dans leurs applications et leurs effets, que nous l’admettions ou non.

Ces valeurs sont incorporées dans la Loi spirituelle de Dieu, mise en place pour notre enrichissement. Il faut apprendre à vivre dans l’encadrement de la vie de Jésus qui fournit la consistance et l’uniformité nécessaire à la stabilité requise dans toute communauté formée d’individus.

Ceci nous est révélé par le Dieu qui connaît le chemin vers la paix de l’esprit ainsi que dans l’équilibre psychologique des participants. Pourtant l’ancien Israël a reçu la Loi pour se guider et n’a jamais été capable d’atteindre la paix d’esprit ni l’équilibre psychologique. De plus, les vrais enfants de Dieu de l’Ancien Testament, comme Abraham, Isaac, Jacob, etc., l’ont été, non pas parce qu’ils observaient scrupuleusement la loi, mais parce qu’ils démontraient leur foi véritable en Dieu. Parce que Dieu est consistant dans tout ce qu’Il établit et qu’Il ne change pas. La Bible nous offre un moyen de vivre menant à la stabilité et la fraternisation. Mais on dira : « La Bible fut écrite par des hommes. » Bien sûr, mais sous l’inspiration divine, et c’est ce qui fait toute la différence. La Bible s’explique et se confirme, afin de nous indiquer clairement qu’elle n’est pas l’œuvre des hommes, mais de Dieu.

Voilà pourquoi Dieu a inspiré Son serviteur Paul d’écrire : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Élihu, l’ami de Job, a déclaré ceci, sous l’inspiration divine : « Je me disais : Les jours parleront, et le grand nombre des années fera connaître la sagesse. Mais c’est l’esprit qui est dans les hommes, c’est le souffle du Tout Puissant qui les rend intelligents. Ce ne sont pas les aînés qui sont sages ; ce ne sont pas les vieillards qui comprennent ce qui est juste » (Job 32:7-9). N’en déplaise aux intellectuels athées qui prétendent que tout s’est formé par une évolution : c’est la Parole même de Dieu qui nous confirme que c’est le souffle du Tout Puissant qui nous rend intelligents.

Alors, si nous voulons comprendre ce qui se passe présentement dans notre génération et quelle est la destination vers laquelle nous nous dirigeons, il nous faut consulter le Livre des livres, la Sainte Bible. Nous pouvons avoir confiance dans l’inspiration divine offerte dans ce merveilleux Livre. C’est à force d’étudier tout ce que la Bible contient que nous pouvons découvrir que ce livre est véritable et non de la fiction. Et cette vérité ne vous coûtera rien pour apprendre, car son instruction est gratuite. Donc, n’ayez aucune crainte de prêcher contre les faux ministres qui sont prêts à raconter des fables pour s’enrichir au sein de leurs « ministères » et non dans celui où Dieu nous dirige.

Dans Matthieu 18:6-7, Jésus a dit : « Mais si quelqu’un scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât une meule au cou, et qu’on le jetât au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales ; il est nécessaire, il est vrai, qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! » Soit dit en passant, s’il fallait prendre ici Jésus au mot, les quincailleries feraient des affaires d’or, aujourd’hui, même en réduisant le prix des meules, étant donné le tas d’âneries qui se dit dans les canaux télévisés « évangélistes ». Jude, un des frères de Jésus, était devenu un dirigeant dans l’Église primitive au moment d’écrire son épître. Dans Jude 1:3, l’apôtre déclare : « Bien-aimés, plein de zèle pour vous écrire touchant notre salut commun, j’ai jugé nécessaire de le faire, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été donnée une fois aux saints. » Il voulait simplement leur parler de leur salut commun et, soudainement, il fut poussé par l’Esprit de Dieu à les mettre en garde afin de combattre pour la foi qui a été donnée une fois pour toutes aux saints.

Jude continue au verset 4 : « Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur. » Lorsque Marie, une vierge, donna naissance à Jésus selon le Plan de Dieu, elle n’est pas demeurée vierge. Quand Jésus S’est mis à prêcher officiellement : « étant venu en sa patrie, il les enseignait dans leur synagogue ; de sorte qu’ils étaient étonnés, et qu’ils disaient : D’où viennent à cet homme cette sagesse et ces miracles ? N’est-ce pas le fils du charpentier [Joseph] ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? Et ses frères, Jacques, Joses, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses ? De sorte qu’ils se scandalisaient de lui. Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa maison. Et il ne fit là que peu de miracles, à cause de leur incrédulité » (Matthieu 13:54-58).

Je crois que les églises qui prêchent que Marie est demeurée vierge après la naissance de Christ auraient intérêt à lire ce passage biblique plus souvent. L’Église catholique a inventé un argument disant qu’il s’agirait d’une « tante » de Jésus qui s’appelait aussi Marie et de ses cousins et cousines, et que, du temps de la Judée, il aurait été courant de confondre mère et tante, cousins et frères… Faut vouloir changer la Parole à tout prix, quand on est mal pris… !

Donc, nous apprenons que Jude était un frère de Jésus par Marie, alors que c’est Dieu Lui-même qui engendra le Christ, Son Fils unique. Jude est devenu un leader dans l’Église primitive au moment où il écrivit son épître. Notez bien ce que Jude nous dit, dans Jude 1:3 : « Bien-aimés, plein de zèle pour vous écrire touchant notre salut commun, j’ai jugé nécessaire de le faire, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été donnée une fois aux saints. » Son intention première était de parler de notre salut commun, mais l’Esprit de Dieu a jugé nécessaire de nous exhorter à combattre pour la foi. Car il s’était déjà glissé parmi les chrétiens certains hommes, ministres de Satan, dont la condamnation était écrite depuis longtemps; des impies qui changeaient la grâce de notre Dieu en dissolution et qui reniaient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur. Alors, ce qui se passe de nos jours pour diminuer Jésus n’est pas une attaque nouvelle.

Toutefois, Jude rappelle aux convertis que, dans les temps anciens : « Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer un jugement contre tous, et convaincre tous les impies, de toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont commises, et de toutes les choses injurieuses que les pécheurs impies ont proférées contre Lui. Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent toujours, qui marchent suivant leurs convoitises, dont la bouche profère des paroles d’orgueil, et qui, par intérêt, admirent les personnes d’apparence » (Jude 1:15-16). Dans les Écritures, très peu de gens sont aussi catégoriquement dénoncés que les faux enseignants qui enseignent des erreurs provenant de leur cœur. Chaque serviteur de Dieu fut inspiré de trompeter la colère de Dieu contre eux et leurs œuvres.

Ici, Jude fut inspiré de faire référence aux enseignements d’Énoch afin de démontrer le fait que Dieu à toujours haï les faux pasteurs, faux ministres ou faux apôtres, en les mettant en garde de ce qui les attend lorsqu’Il établira Son Gouvernement Mondial sur cette terre. Ce qui est malheureux, c’est que trop de télévangélistes, pour plaire à ceux qui veulent entendre de belles choses, prêchent des faussetés et gardent « leurs brebis » loin de Dieu. Il y a une grande leçon ici pour ceux qui seraient tentés de suivre ces faux enseignants, car l’appât de Satan est tentant. Et pour impressionner leurs victimes, ils se donnent des « doctorats ». Surveillez le grand nombre de « docteurs » qui prêchent leur « vérité » du haut de la chaire, dans des salles d’hôtels, dans les stades sportifs, ou à la télévision.

Même Paul a dit à Timothée : « Comme je t’exhortai, lorsque je partis pour la Macédoine, à demeurer à Éphèse, pour recommander à certaines personnes de ne pas enseigner une doctrine étrangère, et de ne pas s’attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui engendrent des disputes, plutôt que l’édification en Dieu, par la foi, je t’y exhorte encore. Le but du commandement, c’est la charité, qui procède d’un cœur pur, et d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. Quelques-uns s’en étant détournés, se sont égarés dans de vains discours ; prétendant être docteurs de la loi, quoiqu’ils n’entendent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils donnent comme certain » (1 Timothée 1:3-7). Prêcher l’erreur est chose très sérieuse aux yeux de Dieu et un prédicateur de la Bible doit continuellement se soumettre à la Parole de Dieu et à Son Esprit, afin de ne discerner et de n’enseigner que la vérité.

Croyez-vous que ce soit dans les grands séminaires de théologie du monde que règne le Saint-Esprit donné aux humbles ? Ces institutions bâties par les hommes respirent l’orgueil et la suffisance. On y enseigne des doctrines inspirées de Satan grâce à l’influence du Talmud juif de plus en plus étendue aux congrégations dites chrétiennes qui finiront toutes par renier Jésus en tant que Christ et Messie, d’où la grande Apostasie. Ces institutions sont en vérité des éléments importants de la Grande Babylone, la Religion moderne à Mystères. Et vous pensez encore que Dieu travaille à travers cela ?

Évidemment, selon les Écritures, il vaudrait mieux qu’il n’y ait pas de faux prédicateurs. Mais malheur au monde à cause des scandales causés par des séminaristes qui décident par vote de ce qui devrait se prêcher de la Bible et ce qui devrait être rejeté. Malheur à ceux qui rejettent la Parole de Dieu pour prêcher l’évolution sans un Créateur, l’humanisme où l’homme est devenu son propre dieu, n’ayant plus besoin de Jésus comme Sauveur, sans parler des autres faux concepts où l’homme n’a pas besoin de Dieu pour connaître la différence entre le bien et le mal. Nos premiers parents ont laissé Satan les convaincre que Dieu leur avait menti en disant : « Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez » (Genèse 3:3).

Poursuivons cette histoire : « Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez nullement ; mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (vs 4-5). Malheur au monde à cause des scandales ; il est inévitable, il est vrai, qu’il arrive des scandales ; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! Ceux qui prêchent des faussetés scandalisent souvent des gens convertis à Christ pour toutes sortes de raisons. Peu importe leur but, Jésus leur dit carrément : « Mais si quelqu’un scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât une meule au cou, et qu’on le jetât au fond de la mer » (Matthieu 18:6). Alors, les faux « docteurs de la loi » sont avertis. Dans 2 Corinthiens 11:13-15, Paul dit : « Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs qui se déguisent en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas surprenant que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice ; mais leur fin sera selon leurs œuvres. »

Dans Marc 13:1-2, nous lisons : « Comme Jésus sortait du temple, un de Ses disciples lui dit : Maître, regarde quelles pierres et quels bâtiments ! Et Jésus, répondant, lui dit : Tu vois ces grands bâtiments ; il n’y restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. » Continuons dans Marc 13:3-6 : « Et comme il [Jésus] était assis sur le mont des Oliviers, vis-à-vis du temple, Pierre, Jacques, Jean et André lui demandèrent en particulier : Dis-nous quand ces choses arriveront, et quel sera le signe de leur prochain accomplissement ? Alors Jésus, répondant, se mit à dire : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront en mon nom, et diront : Je suis le Christ ; et ils en séduiront plusieurs. » Dans ce discours prophétique sur le Mont des Oliviers, Jésus met Ses disciples en garde au moins quatre fois en leur disant « prenez garde » c’est-à-dire, « soyez aux aguets », « écoutez attentivement », « surveillez ce qui se passe autour de vous ». Ces quatre avertissements du Seigneur sont très importants et doivent attirer toute notre attention.

D’abord, dans Marc 13:5, Jésus nous prévient de ne pas nous laisser séduire par une autorité religieuse qui déclare carrément que Jésus est le Christ et qui parle au nom de Jésus. Donc, des autorités dites « chrétiennes ». Car, malgré ces déclarations, ces gens en séduiront plusieurs. D’autres allaient venir en leur propre nom, se disant être eux-mêmes le Christ et les gens les écouteront aussi. Par contre, quand Christ reviendra, les véritables convertis ne seront pas séduits. « Car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:16-17).

Ces « nous les vivants » (c’est peut-être déjà vous et moi !) sont ceux qui verront les gens apostasier juste avant la venue de l’Antichrist, celui qui dit être le Christ. Et le reste des habitants de la terre, quel sera leur sort ? Ils seront toujours vivants, eux aussi, et formeront les nations sur lesquelles régneront les Élus de la Première Résurrection. Lors de l’avènement de Jésus, toutes les religions de la terre seront abolies. Seule la Parole de Dieu existera et sera enseignée par les Élus de Christ. Fini les fausses religions et leurs faux prophètes avec leurs fausses promesses d’aller au ciel après la mort, alors que Jésus sera déjà parmi eux sur cette terre. Mais qu’adviendra-t-il de tout ceux qui se sont fait enseigner ces erreurs et qui sont morts depuis Adam et Ève ? Ils reviendront à la vie au bout de 1 000 ans, comme promis. Les livres de la Bible seront ouverts et ils seront jugés selon ces livres. Et notez bien que le livre de Vie sera également ouvert pour accueillir le nom de ceux qui se convertiront enfin à Christ.

C’est pourquoi, en tant que chrétiens, consolez-vous les uns les autres par ces paroles. Le second avertissement de Jésus est de nous préparer pour la persécution à cause de Lui, par des gens que nous croyions être des amis. « Mais prenez garde à vous-mêmes ; car ils vous traduiront devant les tribunaux et les synagogues ; vous serez fouettés, et vous comparaîtrez devant les gouverneurs et les rois, à cause de moi, pour me rendre témoignage devant eux » (Marc 13:9). Jésus déclare : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ; vous aurez des afflictions dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). À son jeune évangéliste Timothée, Paul a dit ceci : « Or, tous ceux qui veulent vivre selon la piété en Jésus-Christ, seront persécutés. Mais les hommes méchants et les imposteurs iront en empirant, séduisant et étant séduits. Pour toi, demeure ferme dans les choses que tu as apprises, et dont tu as été assuré, sachant de qui tu les as apprises » (2 Timothée 3:12-14).

Le troisième avertissement de Jésus est de prendre garde aux faussaires : « Car de faux Christs et de faux prophètes s’élèveront, et accompliront des signes et des prodiges pour séduire même les élus, si c’était possible. Mais prenez-y garde ; voici, je vous ai tout prédit » (Marc 13:22-23). Donc, plusieurs seront séduits, à moins de se souvenir que ni les faux prophètes, ni les exorcistes, ni ceux qui font des miracles ou des prodiges n’apaiseront le Christ, si ceux qui font ces choses le font par cupidité pour leur propre ventre. Voilà pourquoi Jésus a déclaré : « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur ! Seigneur ! n’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? et n’avons-nous pas chassé les démons en ton nom ? et n’avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d’iniquité » (Matthieu 7:22-23). Vous les connaîtrez donc à leurs fruits !

Le quatrième avertissement consiste à nous mettre en garde contre ceux qui passent leur temps à prédire la date du retour de Christ. Pourtant, Jésus S’est fait très clair là-dessus. « Pour ce qui est de ce jour et de l’heure, personne ne les connaît, ni les anges qui sont dans le ciel, ni le Fils ; mais seulement le Père. [Peut-on être plus clair ?] Prenez garde, veillez et priez ; car vous ne savez quand ce temps viendra » (Marc 13: 32-33). Dieu nous a donné des signes et non des dates. Le danger ici, c’est que plusieurs suivent tellement les signes, en négligeant leur croissance spirituelle, qu’ils croient pouvoir se rétablir juste à temps pour le retour de Christ dans la gloire. Mais Jésus nous dit : « Prenez donc garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne soient appesantis par la débauche, par l’ivrognerie et par les inquiétudes de cette vie ; et que ce jour-là ne vous surprenne subitement. Car il surprendra comme un filet tous ceux qui habitent sur la face de la terre » (Luc 21:34-35). N’oubliez jamais la parabole des vierges sages et des vierges folles.

Demeurez près de Dieu et surveillez les grands événements des temps, de véritables signes donnés par Dieu. Quand vous verrez l’établissement sur terre d’un gouvernement du style Nouvel Ordre Mondial, dirigé par des hommes au lieu de Jésus-Christ, préparez-vous. Quand vous verrez un faux prophète vous garantir que les hommes ont trouvé les solutions pour avoir une paix mondiale, méfiez-vous. Quand vous verrez deux témoins à Jérusalem prêcher contre la Bête politique et son faux prophète, en vous instruisant sur les bienfaits du Royaume de Dieu et de ses Élus, dites-vous qu’il reste à peine trois ans et demi de tribulation. Et quand vous verrez les deux témoins tués sur la place publique, après avoir dénoncé ces deux sbires, sachez qu’il reste très peu de temps pour votre délivrance. Voilà ce que le chrétien converti doit surveiller.

 




D.294 – Les apparitions de Christ

Par Joseph Sakala

Dans Colossiens 3:4, Paul nous fait cette merveilleuse promesse : « Mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire. » Cette belle promesse fait référence à la troisième apparition de Christ. Mais le Nouveau Testament nous décrit également Son apparition antérieure, Son apparition présente ainsi que cette apparition future. Ces trois apparitions nous sont présentées dans un fantastique passage des Saintes Écritures.

Allons voir cette formidable description, dans Hébreux 9:24-28 : « Car Christ n’est point entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, image du véritable, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Non pour s’offrir lui-même plusieurs fois, comme chaque année le souverain sacrificateur entre dans le Saint des saints avec un sang autre que le sien propre, Puisqu’il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la création du monde ; mais à présent, à la consommation des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché, en se sacrifiant lui-même. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement ; de même aussi Christ, ayant été offert une fois pour ôter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois sans péché à ceux qui l’attendent pour le salut. »

Dans Hébreux 9:24, nous lisons : « Car Christ n’est point entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, image du véritable, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. » Malgré que nous croyons normalement dans les deux apparitions de Christ, la première il y a de ça environ 2 000 ans, et l’autre lorsqu’Il reviendra dans la gloire éternelle, le chapitre neuf d’Hébreux parle spécifiquement de trois apparitions. Avec référence à la première, Hébreux 9:26 nous dévoile : « Puisqu’il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la création du monde ; mais à présent, à la consommation des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché, en se sacrifiant lui-même. »

Trois mots grecs sont utilisés en référence à ces trois apparitions. D’abord, au sujet de Son apparition passée, nous lisons ceci, dans Hébreux 9:26 : « Puisqu’il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la création du monde ; mais à présent, à la consommation des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché, en se sacrifiant lui-même. » Le mot grec pour « paru » est phaneroo, voulant dire « devenu apparent après avoir été caché ».

Sa première apparition avait été prophétisée depuis longtemps. Regardons la prophétie de Zacharie, père de Jean le Baptiste, dans Luc 1:67-70 : « Alors Zacharie son père fut rempli du Saint-Esprit, et il prophétisa, en disant : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, et de ce qu’il nous a suscité un puissant Sauveur, dans la maison de David son serviteur ; comme il en avait parlé par la bouche de ses saints prophètes, depuis longtemps. » Le mot grec, traduit « paru » ici, veut dire « se manifester ». C’est le même mot que nous voyons dans 1 Jean 3:5, où il est écrit : « Or, vous savez que Jésus-Christ a paru pour ôter nos péchés, et qu’il n’y a point de péché en lui. » Donc, Dieu Lui-même S’est manifesté en chair humaine pour ôter nos péchés. Ce que Zacharie, le père de Jean le Baptiste, a prophétisé est en effet arrivé et, quelques mois plus tard, Jésus est enfin né.

Nous voyons Son apparition présente décrite dans Hébreux 9:24 : « Car Christ n’est point entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, image du véritable, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. » Le mot grec pour « comparaître » est emphanizo qui veut dire « manifesté ou déclaré ouvertement ». L’apôtre Jean nous dit : « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste » (1 Jean 2:1).

Nous avons présentement un avocat pour plaider notre cause auprès du Père. Paul nous assure que : « Christ est mort, et de plus il est ressuscité, il est même assis à la droite de Dieu, et il intercède aussi pour nous » (Romains 8:34). Pour ceux qui étudient vraiment la Bible, cette expression, « assis à la droite du Père », est impossible, car il n’y a qu’un seul trône au ciel et c’est le Père qui est assis dessus. Alors, pour être assis à la droite du Père, il faudrait un autre trône. Alors, que veut dire « assis à la droite de Dieu » ? Cela veut simplement dire assis en autorité, avec la même autorité que Dieu. Vous souvenez-vous lorsque Jésus, avant de montez au ciel vers Son Père, a déclaré ceci à Ses disciples, dans Matthieu 28:18 : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. » Ceci veut dire toute autorité avec Dieu.

Mais il y a également une deuxième apparition mentionnée dans Hébreux 9. Cette fois « dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. » Le mot grec utilisé ici veut littéralement dire « pour informer », faisant référence à la présence perpétuelle de Jésus au ciel depuis Son ascension, en tant que notre avocat, qui est la propitiation pour nos péchés devant Dieu le Père. Alors, non seulement Jésus S’est-Il  manifesté en chair afin de verser Son sang pour ôter nos péchés, mais Il reviendra aussi pour nous prendre avec Lui dans Son Royaume. Pas au ciel, comme plusieurs évangélistes proclament ouvertement, mais plutôt dans Son Royaume ici-bas sur cette terre.

Mais en attendant, Jésus est aussi notre avocat pour intercéder auprès du Père, lorsque nous péchons et nous nous repentons de nos péchés. Ce travail de Christ en notre faveur est d’une importance vitale, même si nous n’y attachons pas autant d’importance que les deux autres apparitions. N’oublions jamais que cette apparition en tant que notre Avocat au ciel nous touche maintenant, chaque jour, et comporte une valeur inestimable. Parce que les péchés que nous commettons par faiblesse ne sont pas automatiquement tous effacés après notre conversion, comme certaines dénominations le prêchent. Pourtant, il est bien écrit : « si quelqu’un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste. C’est Lui qui est la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2:1-2).

« C’est pourquoi aussi il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7:25). Le sang de Christ doit être appliqué par notre Avocat sur chaque nouveau péché afin de l’effacer. Il est vrai que, depuis notre conversion, nous sommes sous la grâce de Dieu à cause du sang de Christ qui a effacé tous nos péchés passés. Mais la grâce ne nous donne pas le droit de pécher. Dans la congrégation de Rome, Paul a eu un problème avec certains ministres de Satan, qui tentaient de séduire les nouveaux convertis en leur faisant croire que, sous la grâce, il est impossible de pécher.

Paul a immédiatement attaqué ce problème dans sa lettre aux Romains, en leur disant : « Que dirons-nous donc ? Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Nullement ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore en lui ? Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle. Car si, lui devenant semblables dans sa mort, nous avons été faits une même plante avec lui, nous le serons aussi à Sa résurrection » (Romains 6:1-6).

Sa troisième apparition est le thème d’Hébreux 9:28, où nous découvrons que : « De même aussi Christ, ayant été offert une fois pour ôter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois sans péché à ceux qui l’attendent pour le salut. » Ici, le mot grec traduit par « apparaitra » veut littéralement dire « se montrer visiblement », comme Dieu, sans péché, pour le salut des Élus, et non pour enlever les péchés. Pour ce qui touche Son apparition future, nous lisons dans Hébreux 9:28 : « De même aussi Christ, ayant été offert une fois pour ôter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois sans péché à ceux qui l’attendent pour le salut. » Le mot grec pour « apparaîtra » est optomai qui veut dire « contempler face à face ».

Dans Colossiens 3:4, Paul dit : « Mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire. » Ce verset parle d’une apparition future lors de Son second avènement. Cependant, le mot grec pour « paraîtra » est encore phaneroo, le même que lors de son apparition passée dans Hébreux 9:26. L’usage de ce mot nous rassure quant au fait que Son apparition future sera aussi réelle pour nous que Son apparition passée le fut pour Ses premiers disciples. Et quand Il paraîtra, nous serons aussi manifestés avec Lui dans la gloire, tous en même temps.

C’est cette troisième apparition qui nous intéresse le plus et il serait bon de ne vérifier que les versets bibliques seulement pour reconnaître les signes qui nous dévoilerons Son deuxième avènement, ainsi que l’établissement du Royaume de Dieu sur cette terre. D’abord, pour ceux qui sont familiers avec les Saintes Écritures, Jésus revient à la fin de la grande tribulation et non avant cette tribulation. Apocalypse 11:15 nous dit clairement : « Or, le septième ange sonna de la trompette, et de grandes voix se firent entendre dans le ciel, qui disaient : Les royaumes du monde sont soumis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles des siècles. » Nous voyons explicitement que Jésus viendra S’emparer de tous les royaumes du monde lors de cette septième et dernière trompette.

Regardons ensemble ce que l’apôtre Paul nous déclare dans 1 Corinthiens 15:51-52 : « Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. » Nous ne connaissons pas la date de l’avènement de Jésus, mais voilà le signe vivant. La dernière trompette sonnera et des morts ressusciteront immortels ou incorruptibles. Est-ce vraiment possible ? Allons voir une description détaillée de cet événement extraordinaire qui demeure toujours un mystère pour ceux qui n’acceptent pas la Parole de Dieu dans le but de prêcher leur propre « vérité ».

Voici ce que Paul nous déclare, dans 1 Thessaloniciens 4:15-17 : « Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui seront restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ; car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement. [Notez que ce ne sont pas tous les morts, mais seulement ceux qui sont morts dans le Seigneur.] Ensuite, nous les vivants qui seront restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » Remarquez que ceux qui font partie de cette première résurrection ne montent pas au ciel, ils montent dans les nuages, à la rencontre de Jésus qui descend du ciel !

Allons voir le reste de cette prophétie fantastique, dans 1 Corinthiens 15:51-55, où Paul déclare : « Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés. [Comment ?] Car il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel soit revêtu de l’immortalité. Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire. O mort ! Où est ton aiguillon ? O enfer ! Où est ta victoire ? »

Mais où seront ceux qui seront encore vivants lors de la venue de Christ ? Cachés dans un lieu de refuge, comme certains veulent nous faire croire ? « Et alors ils verront venir le Fils de l’homme sur une nuée, avec une grande puissance et une grande gloire. Or quand ces choses commenceront d’arriver, regardez en haut, et levez la tête [vers le ciel], parce que votre délivrance approche » (Luc 21:27-28). Le Seigneur : « enverra Ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront Ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout » (Matthieu 24:31). Les élus seront un peu partout dans le monde en train d’évangéliser pour Christ, sous Sa protection directe. Voilà ce que nous lisons dans Matthieu 24:40-41 : « Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui moudront au moulin, l’une sera prise et l’autre laissée. » Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra.

Lors de la consécration du temple, Salomon a déclaré dans sa prière : « Et maintenant, ô Dieu d’Israël, je t’en prie, que la parole que tu as adressée à ton serviteur David, mon père, soit ratifiée. Mais serait-il vrai que Dieu habitât sur la terre ? Voici, les cieux, même les cieux des cieux, ne peuvent te contenir ; combien moins cette maison que j’ai bâtie ! » (1 Rois 8:26-27). Dans les Saintes Écritures, le premier ciel, où les oiseaux volent et où nous voyons les nuages qui arrosent la terre, nous est bien connu. Au-delà de notre hémisphère se trouve toutefois un deuxième ciel où nous voyons le reste de l’univers avec ses étoiles et ses galaxies. C’est de ce ciel dont il est question, dans Genèse 1:14, lorsque Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux, pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils servent de signes, et pour les saisons, et pour les jours, et pour les années ; et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre ; et cela fut ainsi. »

Mais Salomon parle d’un troisième ciel où le trône même de Dieu se situe, et d’où : « doit manifester en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, Qui seul possède l’immortalité, [et] qui habite une lumière inaccessible, et que nul homme n’a vu, ni ne peut voir ; à qui soient l’honneur et la puissance éternelle ! Amen » (1 Timothée 6:15-16). C’est également dans ce ciel, où Paul, dans une vision : « …fut ravi dans le paradis, et y entendit des paroles ineffables, qu’il n’est pas possible à l’homme d’exprimer » (2 Corinthiens 12:4). Des prophéties ahurissantes et étonnantes qu’il nous a dévoilées seulement à la fin de son ministère, avant de mourir décapité. Donc, Paul avait reçu de Jésus certaines prophéties que nous découvrons dans l’Apocalypse, avant même que Jean les ait reçues sur l’île de Patmos.

Voilà pourquoi le mot « ciel » en hébreu est shamayim, un mot indiquant le singulier ou le pluriel, souvent traduit, selon le contexte, « ciel » aussi bien que « cieux ». Le concept du « premier ciel », du « deuxième ciel » et du « troisième ciel » pourrait également signifier autre chose, dépendant du contexte dans lequel il est utilisé. Par exemple, dans 2 Pierre 3:5-7, le chef des apôtres déclare : « Car ils ignorent volontairement ceci, c’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu aussi bien que la terre, tirée de l’eau, et qui subsistait au moyen de l’eau ; et que ce fut par ces choses que le monde d’alors périt, submergé par l’eau. Or, les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même parole, et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies. » Mais, au verset 13, Pierre ajoute : « Or, nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. » Donc, des cieux à trois époques différentes.

Tout laisse présumer que le troisième ciel est l’endroit où se situe le trône de Dieu depuis toujours, étant officiellement le premier. C’est de ce ciel dont discourt Paul en parlant de Jésus, lorsqu’il déclare : « C’est pourquoi, il est dit : Étant monté en haut, il a emmené captive une multitude de captifs, et il a distribué des dons aux hommes. Or, que signifie : Il est monté, si ce n’est qu’auparavant il était descendu dans les parties basses de la terre ? Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses » (Éphésiens 4:8-10). Ce ciel est au-delà de toutes les étoiles et des galaxies, une lumière inaccessible et que nul homme n’a vu, ni ne peut voir.

Un jour cependant, un phénomène extraordinaire va se produire sur cette terre, car, dans Apocalypse 21:2-3, nous lisons : « Et moi Jean je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront Son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu. » Puis : « Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront Sa face, et Son nom sera sur leurs fronts » (Apocalypse 22:3-4). Le trône de Dieu Lui-même sera établi sur cette terre purifiée par le feu et nous serons éternellement avec Lui. Alors : « Royaumes de la terre, chantez à Dieu ! Psalmodiez au Seigneur (Sélah), à Celui qui s’avance porté sur les cieux des cieux, les cieux éternels ! Voici, il fait retentir sa voix, sa puissante voix. Rendez la force à Dieu ! Sa majesté est sur Israël, sa force est dans les nues. De tes sanctuaires, ô Dieu, tu te montres redoutable. C’est lui, le Dieu d’Israël, qui donne force et puissance au peuple. Béni soit Dieu ! » (Psaume 68:33-36).




D.293 – Diluer la Parole de Dieu

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Par Joseph Sakala

C’est une grave erreur de tenter d’ajouter une nouvelle révélation à la Parole déjà écrite, comme plusieurs cultes et fausses religions essaient de le faire depuis quelques années. Moïse a lancé cet avertissement à Israël, dans Deutéronome 4:2, lorsqu’il a dit : « Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous prescris, et vous n’en diminuerez rien ; afin d’observer les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous prescris. » Et, dans Proverbes 30:5-6, nous lisons : « Toute la parole de Dieu est épurée ; il est un bouclier pour ceux qui ont en lui leur refuge. N’ajoute rien à Ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé menteur. » Néanmoins, il est encore plus grave d’enlever ou de diluer la Parole de Dieu pour sa prédication personnelle.

Car, à la toute fin de la Bible, Jésus Lui-même déclare : « Je proteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu’un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre. Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre » (Apocalypse 22:18-19). On ne joue pas avec la Parole de Dieu, parce que toute la Parole de Dieu est épurée. Et l’avertissement s’applique aussi bien dans les mots que dans les pensées. Pourtant, un grand nombre de théologiens libéraux, spécialement depuis les cent dernières années, ont fait justement cela, croyant rendre les chrétiens plus acceptables à la science et à la philosophie moderne. Mais ils jouent littéralement avec le feu, car ce même livre les avertit que : « quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:15).

Et, tragiquement, plusieurs passages qu’ils tentent d’enlever font référence à l’enfer. Dieu avait promis de garder Sa Parole contre de telles hommes. « Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures ; c’est un argent affiné au creuset, en terre, fondu sept fois. Toi, ô Éternel, tu les garderas, tu nous préserveras de cette race à jamais ! » (Psaume 12:7-8). Ensuite, vous avez ceux qui n’enlèvent pas les mots du texte, mais qui tentent de diluer leurs sens afin de s’attirer des intellectuels non croyants. Ce qui est également dangereux. Pierre nous met en garde contre ces gens qui tordent les Paroles de Paul, notre frère bien-aimé qui vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée ; comme il le fait dans toutes ses épîtres, quand il y parle de ces choses ; parmi lesquelles il en est de difficiles à entendre, que les personnes ignorantes et mal assurées tordent, comme les autres écritures, à leur propre perdition.

N’oublions jamais que les paroles de la Bible sont pures, et que : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Donc, il faut faire bien attention quand nous prêchons l’Évangile, parce : « Que si notre Évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:3-4).

Le dieu de ce siècle n’est nul autre que Satan, aussi appelé « le prince de ce monde » dans Jean 12:31. Satan connaît très bien la Bible, mais il tord son sens et Dieu ne cesse de nous rappeler que Satan est continuellement celui qui « séduit le monde entier », dans Apocalypse 12:9. Ainsi, il est tout à fait injuste qu’avec sa cohorte démoniaque, Satan ait le pouvoir d’aveugler l’esprit des non croyants, les empêchant de comprendre les plus simples éléments du salut. Néanmoins, Dieu a le pouvoir d’enlever le voile des aveugles : « Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance ; qu’il éclaire les yeux de votre entendement ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » (Éphésiens 1:17-18).

Le Seigneur désire ardemment que le peuple vienne à Jésus. Alors, Il donne à Ses auditeurs les outils nécessaires pour vaincre Satan et ouvrir les yeux de ceux qui étaient spirituellement aveugles. Et ces outils spirituels sont la vérité et la droiture, la paix et la foi, la Parole et la prière. « Soyez donc fermes, vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés du zèle de l’Évangile de la paix ; prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:14-18).

« En effet, nos armes de guerre ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes en Dieu, pour renverser les forteresses, pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ ; et nous sommes prêts à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète » (2 Corinthiens 10:4-6). Nonobstant le fait que Satan soit plus intelligent et plus puissant que nous, Dieu nous aide malgré tout à capter l’esprit des futurs appelés et à les amener à Christ alors que nous proclamons Sa Vérité, en Son Nom et par Sa Grâce. En instruisant son évangéliste Timothée, Paul lui dit que : « L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns se détourneront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs, et à des doctrines de démons ; par l’hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée » (1 Timothée 4:1-2).

Ces derniers jours sont sûrement caractérisés par le rejet tragique de la foi et malheureusement, plusieurs personnes au sein de nos églises ont suivi ce qui aurait dû être dénoncé comme venant d’un esprit séducteur. Satan a réussi malgré cela à les séduire par son influence en tordant la vérité. Une série de mauvais enseignements, comme le fait de pouvoir aller au ciel, injectés dans les vérités, influencerait bon nombre de fidèles. Regardons seulement quelques exemples que Paul nous donne dans divers versets. Premièrement, Paul identifie les dirigeants qui se détourneront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. Et notez comment cela se fera, dans l Timothée 4:2 : « Par l’hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée. »

Voici maintenant quelques exemples, dans 1 Timothée 4:3 : « Défendant de se marier, commandant de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés, afin que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité, en usent avec actions de grâces. Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la parole de Dieu et la prière. » Un groupe pseudo-chrétien est tombé dans cette égarement. Prenons le mariage, par exemple, alors que Dieu l’a créé pour le plaisir des humains, tout en Se formant une Famille divine. Une religion formée de « pères » a décidé subtilement de l’interdire, tout en insistant pour qu’on les appelle « pères » sans pouvoir jamais le devenir.

Dans Genèse 1:28, nous lisons : « Et Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Croissez et multipliez, et remplissez la terre, et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » Dans Genèse 2:18, nous découvrons ceci : « Et l’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » Ainsi, Dieu créa Ève, puis : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, c’était très bon » (Genèse 1:31). Et finalement, dans Genèse 2:24 : « C’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair, » nous dit Dieu. Cependant, en tordant d’autres versets, cette église a réussi à endormir au-delà d’un milliard de fidèles à croire sa « vérité ».

Pour ce qui est de la nourriture, Genèse 1:29 nous dit : « Et Dieu dit : Voici je vous ai donné toute herbe portant semence, qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre qui a en soi du fruit d’arbre portant semence ; ce sera votre nourriture. » Et, dans Genèse 9:3, Dieu ajoute : « Tout ce qui se meut et qui a vie, vous servira de nourriture ; je vous donne tout cela comme l’herbe verte. » Sans distinction de nourriture. Les viandes pures et impures ont été établies ultérieurement par Dieu afin de séparer Son peuple d’Israël d’avec les païens, alors que Dieu l’avait établi ainsi, et non parce que les viandes étaient physiquement impures. Les gens font tout pour offenser leur Créateur et ensuite ils blâment ce même Créateur, parce qu’Il décide de les séparer quand ils imitent les païens. La loi des viandes pures et impures n’était destinée qu’à Israël seulement, et non aux païens qui en mangeaient sans en mourir pour autant. « Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la parole de Dieu et la prière » (1 Timothée 4:4-5).

Ces deux choses furent créés par Dieu. « Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, c’était très bon » (Genèse 1:31). Le point majeur de ce passage est de nous garder contre l’hérésie de faux enseignants, ou d’imposer, sur nous et sur les chrétiens, une fausse piété. Soyons plutôt parmi ceux qui croient à la vérité divine sur l’enseignement, et non ceux : « Défendant de se marier, [et] commandant de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés, afin que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité, en usent avec actions de grâces. Car tout ce que Dieu a créé, est bon, et rien n’est à rejeter, quand on en use avec actions de grâces ; parce que cela est sanctifié par la parole de Dieu et la prière » (1 Timothée 4:3-5). Cette vérité fait partie du Nouveau Testament.

N’oublions jamais qu’il y a eu une déchéance de l’homme lors de la création de nos premiers parents. Dieu les avait placés dans un Jardin merveilleux où tout ce qu’il leur fallait leur était disponible. Ils n’avaient qu’à s’en occuper et à l’entretenir. Lorsqu’ils ont préféré écouter Satan au lieu de Dieu, en mangeant du seul arbre qui leur était défendu, Dieu dit à l’homme : « Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. Or, Adam appela sa femme, Ève (vie), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants. Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des robes de peau, et les en revêtit. Et l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Et maintenant prenons garde qu’il n’avance sa main, et ne prenne aussi de l’arbre de vie, et qu’il n’en mange, et ne vive à toujours. Et l’Éternel Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour cultiver la terre d’où il avait été pris. Il chassa donc l’homme ; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Genèse 3:19-24).

Qu’est ce que Dieu fit durant cette déchéance ? La réponse vous surprendra. Dieu Se reposa. Après la création de l’univers, Il cessa de créer. Dans Genèse 2:2-3, nous lisons : « Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il avait faite ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il se reposa de toute son œuvre, pour l’accomplissement de laquelle Dieu avait créé. » Ce repos continua durant toute l’histoire jusqu’au jour décrit dans Hébreux 4:3-4 : « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, suivant ce qu’il a dit : C’est pourquoi j’ai juré dans ma colère, qu’ils n’entreront point dans mon repos ! Cependant ses œuvres étaient accomplies depuis la création du monde ; car l’Écriture a parlé ainsi quelque part, du septième jour : Dieu se reposa le septième jour de tous ses ouvrages. »

Ainsi, quand l’humanité est tombée dans le péché, Dieu n’a pas recommencé Sa création, comme s’il y avait eu un défaut dans Sa création originale. Au contraire, Il savait que la Chute aurait lieu et correspondait à la cessation de Sa création, avec la pleine connaissance que ce qui se produisait était pleinement en contrôle. Ensuite, Dieu exerça une justice parfaite. La punition était parfaitement reliée aux péchés commis. Par exemple, le serpent s’est élevé au-dessus de sa position dans la création. Et Dieu l’a abaissé plus bas que tous les animaux de la terre. Dans Genèse 3:14, nous lisons : « Alors l’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les bêtes et entre tous les animaux des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie. »

Le serpent a tenté de détruire l’humanité, donc, Dieu a ordonné que sa destruction lui vienne de sa victime : « Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et toi tu la blesseras au talon » (v. 15). Ève s’est exaltée au-dessus de sa place dans la création, alors Dieu l’a punie en disant à la femme : « J’augmenterai beaucoup ta peine et ta grossesse ; tu enfanteras des enfants avec douleur, et tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi. »

Finalement, Adam s’est hissé au-dessus de Dieu, alors Dieu a abaissé son rôle par une malédiction infligée à la terre entière sur laquelle Adam devait dominer. « Et il dit à Adam : Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie. Et il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras l’herbe des champs. Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »

Seul Dieu n’a pas reçu justice. Pourquoi ces trois actes de déshonneur envers Son caractère n’ont-ils pas reçus une rétribution rapide ? Parce qu’à travers tout cela, Dieu a exercé Sa miséricorde. En jugeant le serpent, Dieu a établi le véhicule de l’Évangile par Sa Postérité, qui est le Christ. Dieu ne S’est pas refusé justice ! Au contraire, Dieu l’a simplement retardée : « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par Sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître Sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Romains 3:23-26).

Il l’a transvasée sur Christ, pour ceux qui croiraient en Lui. Quel Dieu autre que le nôtre pouvait régner si parfaitement sur les péchés de Sa création ? Mais dans Sa justice, il y aurait une pénalité pour l’incrédulité. Dans Jude 1:5-6, l’apôtre nous dit : « Or, je veux vous rappeler, à vous qui l’avez su une fois, que le Seigneur ayant délivré le peuple du pays d’Égypte, détruisit ensuite ceux qui ne crurent pas. » Ce beau passage nous indique clairement ce qui est arrivé à ceux qui refusèrent de réagir positivement aux bénédictions providentielles. La nation d’Israël fut continuellement témoin des fabuleux miracles et des jugements publics très précis, avant que Dieu n’envoie les douze espions pour rendre un témoignage de la Terre Promise qu’Il leur donnerait bientôt.

Le premier témoignage était l’institution de la Pâque qui fut un événement merveilleux. Dieu démontra Sa main puissante dans le salut pour ceux qui obéiraient, mais aussi un jugement rapide pour ceux qui refuseraient. L’exode de la Nation d’Israël de l’Égypte fut unique. Non seulement Dieu a enrichi la nation dans une seule journée, mais Il a démontré Son extraordinaire puissance en ouvrant la Mer Rouge pour Israël et en détruisant l’armée de Pharaon. Tout le monde en Israël a vu la puissance de Dieu en action. Sur le chemin du Mont Sinaï, l’eau amère de Meribah fut changée en eau potable, même si le peuple se plaignait amèrement. La manne lui fut donnée jour après jour, pendant quarante ans, ainsi que l’eau du rocher pour boire. La grâce et la miséricorde de Dieu étaient imaginables partout.

Même après que la nation eut reçu la Loi à la Sainte Montagne, Israël s’est rebellé par la célébration du veau d’or. Le jugement de Dieu fut rapide et des milliers de gens sont morts. Apparemment, la nation n’avait pas appris sa leçon, même après qu’elle eut bâti et dédié un tabernacle qui se déplaçait aux endroits où l’on s’arrêtait pour adorer. Et lorsque Moïse envoya douze hommes pour espionner la Terre promise et qu’ils ont refusé de Lui faire confiance, Dieu a condamné tout ceux de vingt ans et plus à mourir dans le désert, sauf Caleb et Josué. « Dis-leur : Aussi vrai que je suis vivant, dit l’Éternel, je vous ferai ce que j’ai entendu que vous avez dit ; vos cadavres tomberont dans ce désert ; et tous ceux d’entre vous qui ont été dénombrés, selon tout votre nombre, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, vous tous qui avez murmuré contre moi, vous n’entrerez pas au pays au sujet duquel j’ai levé ma main, jurant de vous y faire habiter ; excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun » (Nombres 14:28-30).

Oui : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Hébreux 10:31). La plupart d’entre nous avons été enseignés dans notre jeunesse par le moyen de contes de fées, tels que le Père Noël, le lapin de pâques, la fée des dents et, dans notre innocence, nous y avons cru de tout notre cœur. C’est ainsi que nous avons tous été séduits en diluant la Parole de Dieu. N’est-il pas temps que nous commencions à enseigner la Bible aux enfants ? Nos parents ont rempli nos esprits avec ces fêtes et nous avons été encouragés à faire comme nos parents qui nous aimaient pourtant et voulaient nous rendre heureux. Plus tard, après des années, nous avons appris avec désappointement la vérité à propos de ces fêtes païennes, qu’elles n’étaient pas vraies, mais seulement des fables. Malgré que nous ayons appris que ce n’était pas vrai, elles apportaient une certaine douceur dans notre cœur d’adulte. Alors, nous avons raconté ces histoires à nos enfants. J’ai été coupable de cela aussi.

Mais à un moment donné, Dieu a ouvert nos esprits pour nous faire comprendre qu’Il était réel. Alors, au lieu de raconter des mythes et des contes de fées à nos enfants, nous avons commencé à leur relater des récits de la Bible. Nous avons raconté ces histoires avec enthousiasme. Les histoires de la Bible étaient excitantes et rassurantes ; elles étaient vraies,  absolument véritables, pas simplement des contes de fées ou de la science-fiction. A force d’insister là-dessus, les histoires de la Bible peuvent devenir intéressantes par les questions que posent les enfants. C’est un temps pour découvrir des choses stimulantes et leur faire découvrir la vérité sur la Bible qui est également prouvable.

Une des histoires favorites est celle de Samuel avec qui Dieu commença à agir dès sa jeunesse. Dans 1 Samuel 3:8-12, nous pouvons lire : « Et l’Éternel appela encore Samuel pour la troisième fois ; et il se leva, et s’en alla vers Héli, et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Et Héli comprit que l’Éternel appelait cet enfant. Alors Héli dit à Samuel : Va, et couche-toi ; et si l’on t’appelle, tu diras : Parle, Éternel ; car ton serviteur écoute. Samuel s’en alla donc, et se coucha en son lieu. Et l’Éternel vint, et se tint là, et appela, comme les autres fois, Samuel, Samuel ! Et Samuel dit : Parle ; car ton serviteur écoute. Alors l’Éternel dit à Samuel : Voici, je vais faire en Israël une chose que nul ne pourra entendre sans que ses deux oreilles lui tintent ; ce jour-là, j’exécuterai contre Héli tout ce que j’ai dit contre sa maison ; je commencerai et j’achèverai. »

« Et Samuel devenait grand, et l’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Et tout Israël, depuis Dan jusqu’à Béer-Shéba, connut que Samuel était établi prophète de l’Éternel. Et l’Éternel continua d’apparaître à Silo ; car l’Éternel se manifestait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel » (1 Samuel 3:19-21). Non seulement la Bible contient de belles histoires comme celle-ci, mais elle nous commande aussi de les enseigner à nos enfants. « Seulement prends garde à toi, et garde avec soin ton âme, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur, aucun des jours de ta vie ; mais tu les enseigneras à tes enfants, et aux enfants de tes enfants. N’oublie point le jour où tu te présentas devant l’Éternel, ton Dieu, en Horeb, lorsque l’Éternel me dit : Assemble-moi le peuple, que je leur fasse entendre mes paroles, afin qu’ils apprennent à me craindre tout le temps qu’ils vivront sur la terre, et qu’ils l’enseignent à leurs enfants » (Deutéronome 4:9-10).

Ces histoires peuvent avoir un effet profond sur nos enfants, établissant une fondation qui va les modeler pour leur bien. En enseignant nos enfants dans la vérité et en leur montrant comment la trouver dans la Bible, nous produisons une génération qui ne se laissera jamais séduire par des erreurs ou diluer la vérité pour accommoder les faussetés que Satan voudra leur inculquer. Ils seront plutôt des enfants près de Dieu. Nous pouvons les préparer maintenant pour la grande protection à laquelle ils pourront s’attendre dans les promesses de notre Grand Protecteur durant la grande tribulation.

Et, alors que les enfants du monde s’inquièteront pour leurs vies : « Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse ! mon Dieu en qui je m’assure ! Certes, il te sauvera du filet de l’oiseleur et de la mortalité funeste. Il te couvrira de ses plumes, et tu auras retraite sous ses ailes ; sa vérité sera ton bouclier et ton écu. Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la mortalité qui marche dans les ténèbres, ni la destruction qui ravage en plein midi. Qu’il en tombe mille à ton côté et dix mille à ta droite, elle n’approchera point de toi. Seulement tu considéreras de tes yeux et tu verras la punition des méchants » (Psaumes 91:2-8).

Et un peu plus loin : « Car tu es mon refuge, ô Éternel ! Tu as pris le Très-Haut pour ton asile. Aucun mal ne t’atteindra, aucune plaie n’approchera de ta tente. Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic ; tu fouleras le lionceau et le dragon. Puisqu’il m’aime avec affection, dit le Seigneur, je le délivrerai ; je le mettrai en sûreté, car il connaît mon nom. Il m’invoquera et Je l’exaucerai ; je serai avec lui dans la détresse ; je l’en retirerai et le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir ma délivrance » dans Psaumes 91:9-16.

Alors que les faux prophètes enseignent leur propre vision de la protection en vous enlevant au ciel, ce qui n’est pas biblique, car : « personne n’est monté au ciel, que Celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3:13), voilà ce que Dieu Lui-même accordera comme promesse sur cette terre à ceux qui croiront en Sa Puissance. Donc, qui voudriez-vous croire ? Un homme ou le Créateur de l’univers entier ? Romains 3:4 nous dit clairement : « Nullement ! Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur. »




D.289 – Celui dont nous ne pouvions nous passer.

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Par Joseph Sakala

Dans Éphésiens 2:11-13, nous lisons : « C’est pourquoi, souvenez-vous que vous, qui étiez autrefois Gentils en la chair, et qui étiez appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis dans la chair par la main de l’homme, vous étiez en ce temps-là sans Christ, séparés de la république d’Israël, étrangers par rapport aux alliances de la promesse, n’ayant point d’espérance, et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois éloignés, vous êtes rapprochés par le sang de Christ. » Il y a plusieurs choses dans ce monde dont nous pouvons nous passer, mais deux sont essentielles. D’abord, nous avons besoin de Christ, sinon nous sommes comme des Gentils sans Christ, n’ayant aucun espoir et sans Dieu dans le monde.

En deuxième lieu, si nous devions être sauvés, Christ devait aussi verser Son sang pour nous, car : « Il fit aussi aspersion du sang sur le tabernacle et sur tous les vases du culte. Et, selon la loi, presque toutes choses sont purifiées par le sang, et sans effusion de sang il n’y a point de pardon. Il était donc nécessaire que les emblèmes des choses qui sont dans les cieux, fussent purifiés de cette manière, mais que les choses célestes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-ci. Car Christ n’est point entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, image du véritable, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Hébreux 9:21-24). Afin que Sa mort puisse être efficace, il Lui a fallu être tenté en tout point comme nous. « Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché » (Hébreux 4:15).

Avant que l’œuvre de Jésus devienne efficace en vue de notre salut personnel, il a fallu qu’elle soit acceptée et reçue dans la foi, puisqu’il est impossible de Lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. Cette foi doit être réelle, car savez-vous que la foi sans les œuvres est morte ? Les œuvres n’apportent rien au salut ; cependant, nous attendons de vous, bien-aimés, de meilleures choses, et qui conduisent au salut dont nous parlions ici. Parmi ces choses qui accompagnent le salut, il y a la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Il y a aussi le privilège du châtiment, car Dieu doit parfois discipliner Ses enfants errants. « Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des bâtards, non des fils légitimes » (Hébreux 12:8).

Il y a donc sept choses dont nous ne puissions nous passer. Nous ne pouvons pas nous passer de Christ, ni de Son sang rédempteur, ni de Sa lumière sans péché, ni de notre foi en Lui, de nos œuvres en Lui, de notre sainteté en Lui, et de notre châtiment par Lui. Jésus a dit : « Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5). Mais avec Lui, nous pouvons tout, car Jésus est notre vie. Dans Jean 14:19-20, Jésus a déclaré : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous me verrez ; parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. » Donc, nous qui croyons en Christ avons la promesse de l’immortalité parce qu’Il vit et nous vivons par la foi. « Mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire » (Colossiens 3:4). Parce que c’est Lui qui soutient notre vie.

À la Samaritaine : « Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est Celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu lui demanderais toi-même, et il te donnerait de l’eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que Jacob notre père, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif, mais l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira pour la vie éternelle » (Jean 4:10-14).

Aux Juifs qui Le harcelaient sans cesse, Jésus avait dit : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. C’est ici le pain qui est descendu du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair. Je la donnerai pour la vie du monde » (Jean 6:47-51). Non seulement Christ nous donne Son pain vivant et l’eau vive, mais Il S’offre à nous comme le chemin vivant menant vers Dieu. « Ayant donc, frères, [nous dit Paul], la liberté d’entrer dans le sanctuaire, par le sang de Jésus, chemin nouveau et vivant, qu’il nous a frayé à travers le voile, c’est-à-dire à travers sa chair ; et ayant un grand Sacrificateur établi sur la maison de Dieu ; approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10:19-22).

Christ est aussi la fondation solide sur laquelle nous bâtissons notre avenir et cette fondation est vibrante de vie. L’apôtre Pierre avait alors raison de dire : « En vous approchant de Lui ; qui est la pierre vivante rejetée des hommes, mais choisie de Dieu, et précieuse ; vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ. C’est pourquoi il est dit dans l’Écriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse. Et qui croira en elle, ne sera point confus » (1 Pierre 2:4-6). Notre vie spirituelle est bâtie sur une pierre vivante (Jésus), nourrie d’un pain vivant et d’une eau vivante, alors que nous entrons présentement par un chemin vivant vers la présence d’un Dieu vivant !

Donc, c’est avec une pleine assurance que nous disons : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5). Car, comme disait si bien Paul : « Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2:20). Tout ceci nous appartient grâce à l’amour de Notre Sauveur.

Dans sa lettre aux Galates, Paul a écrit ceci : « Mais quand il plut à Dieu, qui m’avait choisi dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de me révéler intérieurement son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les Gentils. Aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang » (Galates 1:15-16). Il y a un grand mystère dans cette confidence de Paul, qui a écrit une grande partie du Nouveau Testament, réclamant avoir été divinement inspiré par Jésus Lui-même. « Je vous le déclare donc, frères : l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ » (Galates 1:11-12). Il y eut un grand miracle dans la vie de Paul, car, quelques années auparavant, cet homme s’objectait avec animosité contre ce même Évangile, ayant du fiel dans le cœur envers les nouveaux convertis à Christ.

Aux Galates, Paul avait déclaré : « Vous avez, en effet, entendu dire quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme ; comment je persécutais à outrance l’Église de Dieu, et la ravageais ; et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères. Mais quand il plut à Dieu, qui m’avait choisi dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de me révéler intérieurement son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les Gentils ; aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas » ((Galates 1:13-17).

Après sa conversion, Paul s’est mis à prêcher la même foi qu’il tentait de détruire auparavant. « Mais j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ. Elles avaient seulement entendu dire : Celui qui autrefois nous persécutait, annonce maintenant la foi, que jadis il ravageait. Et elles glorifiaient Dieu à cause de moi » (Galates 1:22-24). Pourtant, même après avoir combattu pendant toutes ces années pour la vérité divine, il reconnaissait que Dieu l’avait choisi dès le sein de sa mère pour l’œuvre qu’il accomplissait. Ses instructeurs de la synagogue, ses études sous Gamaliel et même ses croisades antichrétiennes avaient été consenties par Dieu pour éventuellement développer Paul afin qu’il évolue vers le personnage exceptionnel qu’il est devenu.

En effet, Paul est devenu le grand chrétien que Dieu a utilisé pour écrire treize livres dans le Nouveau Testament, fondés sur ses propres expériences et servant à enseigner les autres dans la vérité. Ses recherches, ses études, ses raisonnements, ses implications personnelles dans les congrégations multiples qu’il avait fondées durant ses nombreux voyages pour Christ, furent entièrement inspirés par le Saint-Esprit et complètement libres de toute erreur humaine. Tout avait été transmis de Dieu à cet homme, parce que Dieu l’avait personnellement ordonné, et avait planifié ses expériences et ses aptitudes, ayant implanté toutes choses dans son cœur.

Et il en est ainsi avec tous les humains que Dieu a choisis. Donc, ce Livre Sacré des Saintes Écritures est véritablement la Parole de Dieu par écrit. Dans Éphésiens 3:20-21, Paul nous déclare : « Or, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons ; à Lui soit la gloire dans l’Église, par Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen. » En dépit de son orgueil arrogant, l’homme est entièrement impuissant à se sauver lui-même, ou à se rendre acceptable devant Dieu. Il est également incapable de se garder sauvé, ou de vaincre le péché et la mort. Cependant, Dieu est capable par le sacrifice de Christ et, non seulement tout cela est possible, mais cela nous est gratuitement offert. Car Dieu est tout puissant, et Son pouvoir est sans limite. Et notez bien comment Son pouvoir travaille en nous.

Alors, dans Hébreux 7:25-28, nous lisons : « C’est pourquoi aussi il [Jésus] peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. Or, il nous fallait un tel souverain Sacrificateur, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé au-dessus des cieux ; Qui n’eût pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir tous les jours des sacrifices, premièrement pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple. Car il a fait cela une fois, en s’offrant lui-même. Car la loi institue souverains sacrificateurs des hommes soumis à l’infirmité ; mais la parole du serment qui a suivi la loi, institue le Fils, qui a été rendu parfait pour l’éternité. »

Dans Romains 1:16-17, Paul nous dit : « Je n’ai point honte de l’Évangile de Christ, car c’est la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d’abord, du Grec ensuite. Car en Lui la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. » Donc, à celui qui peut vous affermir selon mon Évangile, nous dit Paul, et la prédication de Jésus-Christ, selon la révélation du mystère caché pendant plusieurs siècles, mais présentement manifesté par les écrits des prophètes, selon l’ordre du Dieu éternel, et annoncé à toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi. Conséquemment, rendons gloire à Dieu, le seul sage, dans tous les siècles, par Jésus-Christ !

Même si nous sommes accablés par des peines, des souffrances et des tentations, Jésus est capable de nous secourir parce que : « Puisque les enfants participent de la chair et du sang, il [Jésus] en a aussi de même participé, afin que par la mort il détruisît celui qui avait l’empire de la mort, c’est-à-dire, le diable ; et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient toute leur vie assujettis à la servitude. Car assurément il n’a pas secouru les anges, mais il a secouru la postérité d’Abraham. C’est pourquoi il a fallu qu’il devînt semblable en toutes choses à ses frères ; afin qu’il fût un souverain Sacrificateur, miséricordieux, et fidèle dans les choses de Dieu, pour expier les péchés du peuple. Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2:14-18). Notez que la mort de Jésus n’a pas effacé le péché des anges déchus, mais seulement de la postérité d’Abraham.

Avant de monter au ciel, Jésus avait réuni Ses onze disciples. Or, dans Matthieu 28:16-18 : « Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait assignée. Et quand ils le virent, ils l’adorèrent ; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus, s’approchant, leur parla et leur dit : Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. » Dans Son état glorifié, Jésus avait repris tout le pouvoir qu’Il possédait avant de venir sur terre. Donc, Jésus est : « Celui qui peut vous préserver de toute chute, et vous faire comparaître sans tache et dans la joie en sa glorieuse présence » (Jude 1:24). Nous ne pouvons jamais nous séparer de Sa présence.

En effet : « Dieu est puissant pour vous combler de toutes sortes de grâces, afin qu’ayant toujours tout ce qui vous est nécessaire, vous abondiez en toutes sortes de bonnes œuvres » (2 Corinthiens 9:8). C’est avec cette même conviction que Paul a déclaré à Timothée : « C’est pour cela aussi que je souffre ces choses ; mais je n’en ai point honte, car je sais en Qui j’ai cru, et je suis persuadé que par Sa puissance il gardera mon dépôt jusqu’à ce jour-là » (2 Timothée 1:12). Soyons sans crainte, car ce jour viendra sûrement : « Qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de Sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:21).

Soyons reconnaissants pour Sa grâce : « Car, comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été rendus pécheurs, ainsi par l’obéissance d’un seul plusieurs seront rendus justes. Or, la loi est intervenue pour faire abonder le péché ; mais où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné dans la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour donner la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur. » Tous autres jours, tels que Noël ou les Pâques ou le Jour de l’an, peuvent être réduits à des fêtes mondaines ou non chrétiennes, mais pas l’Action de Grâce. Car, historiquement parlant, on ne peut rendre Grâces qu’à Dieu pour l’abondance matérielle dont Il nous comble durant toute l’année. Les chrétiens ont davantage pour rendre gloire à Dieu que les non croyants, parce qu’ils ont des yeux pour voir et le cœur pour comprendre la véritable source de toute cette bénédiction.

En effet, Paul nous dit : « Rendez grâces en toutes choses ; car telle est la volonté de Dieu en Jésus-Christ à votre égard » (1 Thessaloniciens 5:18). Nous devons être continuellement reconnaissants pour Sa Grâce : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9). Notez que le mot « abonde » paraît même par rapport au péché, car le péché est en abondance dans le monde. Mais avouons également qu’avec l’abondance du péché nous est venue la surabondance de la grâce. Alors, n’oublions jamais de rendre gloire à Dieu pour inclure la surabondance en toute chose par notre Seigneur.




D.288 – Ce que Dieu nous demande

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Par Joseph Sakala

En tant que convertis, nous nous demandons parfois ce que nous pourrions faire de plus afin de plaire à Dieu. Pourtant, avec Dieu, la réponse est très simple. « Maintenant donc, Israël, que demande de toi l’Éternel ton Dieu, sinon que tu craignes l’Éternel ton Dieu, que tu marches dans toutes ses voies, que tu l’aimes, et que tu serves l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, et que tu observes les commandements de l’Éternel et ses statuts que je te commande aujourd’hui, pour que tu sois heureux ? » (Deutéronome 10:12-13). Il est vrai que cela semble assez simple et le peuple d’Israël avait volontairement accepté avec Moïse de faire ainsi. Les prédicateurs modernes libéraux citent ces versets comme étant tout ce qui est nécessaire pour satisfaire Dieu. Mais l’embarras dans tout cela : Qui oserait prétendre qu’il marche dans toutes Ses voies, et qu’il sert l’Éternel son Dieu, de tout son cœur et de toute son âme ?

La personne qui prétendrait faire un tel aveu briserait le commandement interdisant de mentir. Le roi Salomon avait fait beaucoup de recherches durant son règne et, vers la fin de sa vie, il a conclu que : « Les paroles des sages sont comme des aiguillons, et réunies en recueil, elles sont comme des clous plantés. Celles-ci ont été données par un seul pasteur. Du reste, mon fils, prends garde à ces choses. A faire beaucoup de livres, il n’y a point de fin, et tant d’étude n’est que fatigue pour le corps. Écoutons la conclusion de tout ce discours : Crains Dieu, et garde Ses commandements ; car c’est là le tout de l’homme. Car Dieu fera venir toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal » (Ecclésiaste 12:13-16).

En réalité, qui pourrait garder tous les commandements de Dieu ? L’apôtre Jacques nous dit : « Car, quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à pécher dans un seul point, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu tues, tu es transgresseur de la loi » (Jacques 2:10-11). Un autre passage biblique favori des libéraux se trouve dans Michée 6:7-8, où le prophète déclare : « L’Éternel prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je mon premier-né pour mon forfait, le fruit de mes entrailles pour le péché de mon âme ? Dieu t’a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu’est-ce que l’Éternel demande de toi, sinon de faire ce qui est droit, d’aimer la miséricorde, et de marcher humblement avec ton Dieu ? » Le problème encore une fois, c’est qu’il faut être juste devant Dieu et non juste à ses propres yeux. « Certainement il n’y a point d’homme juste sur la terre, qui fasse le bien et qui ne pèche point, » nous dit Salomon, dans Ecclésiaste 7:20.

Heureusement qu’il y a un tel homme, Jésus ! « Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; Qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à Celui qui juge justement. Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes ; mais vous êtes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes » (1 Pierre 2:22-25). Alors, ce que nous ne pourrions jamais faire par nous-mêmes, Jésus l’a déjà fait pour nous. Aujourd’hui, par la foi dans l’œuvre terminée par Christ, nous avons été libérés de l’esclavage du péché, et nous sommes : « maintenant affranchis du péché et esclaves de Dieu, vous en retirez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:22-23).

Dans 1 Jean 2:6-8, l’apôtre dit clairement que : « Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même. Frères, je vous écris, non un commandement nouveau, mais un commandement ancien, que vous avez eu dès le commencement ; ce commandement ancien, c’est la parole que vous avez entendue dès le commencement. Toutefois, je vous écris un commandement nouveau, ce qui est vrai en lui et en vous, car les ténèbres passent, et la vraie lumière luit déjà. » En surface, ce passage biblique semble être un vrai problème. Car : « Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore à présent dans les ténèbres. Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et rien en lui ne le fait broncher. Mais celui qui hait son frère, est dans les ténèbres, et marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (1 Jean 2:9-11).

Nous voyons clairement que le centre d’intérêt est sur le commandement qui définit l’amour pour les frères et sœurs. La difficulté semble se situer dans le vocable « nouveau » et « ancien » du même commandement. La perception « ancienne » du commandement d’aimer est aussi éternelle que la nature même de Dieu. L’amour que nous exprimons dans notre nature humaine va chercher sa source de Dieu, qui est amour. « Pour nous, nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous : Dieu est charité ; et celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu et Dieu en lui. En ceci la charité est accomplie en nous, afin que nous ayons confiance au jour du jugement, c’est que nous sommes dans ce monde tels qu’il est lui-même » (1 Jean 4:16-17).

Dès le commencement de la création, les humains furent chargés d’un engagement d’amour marital. « C’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair » (Genèse 2:24). Cet amour était un exemple terrestre de l’amour de Dieu pour Son Église. « Or, de même que l’Église est soumise à Christ, que les femmes le soient aussi à leurs propres maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme aussi Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle ; afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole ; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Éphésiens 5:24-27).

Lorsque Dieu a codifié Ses lois pour ceux qui allaient vouloir se soumettre à Son autorité, Dieu insista sur le fait d’aimer son prochain comme soi-même. Des siècles plus tard, alors que l’apôtre Paul abordait la Loi mosaïque, il a déclaré ceci, dans Romains 13:10-11 : « L’amour ne fait point de mal au prochain ; l’amour est donc l’accomplissement de la loi. Et vous devez faire cela, vu le temps où nous sommes ; car c’est ici l’heure de nous réveiller enfin du sommeil, puisque le salut est maintenant plus près de nous, que lorsque nous avons cru. » Donc, le nouveau point focal se posait dès lors sur le Royaume spirituel d’une Nouvelle Alliance, et vers lequel l’Église se dirigeait au lieu du royaume de l’Ancienne Alliance. Alors, dans Hébreux 8:13, Paul déclare : « En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare ancienne la première ; or, ce qui est devenu ancien et a vieilli est près de disparaître. »

Ainsi, dans Jean 13:34-35, nous voyons Jésus dire à Ses disciples : « Je vous donne un commandement nouveau ; c’est que vous vous aimiez les uns les autres ; que, comme Je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres. C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » L’ancien royaume physique était composé des douze tribus d’Israël, tandis que le royaume spirituel de la Nouvelle Alliance devait être composé de tous ceux qui accepteraient Jésus comme Sauveur. « Alors Pierre, prenant la parole, dit : En vérité, je reconnais que Dieu n’a point égard à l’apparence des personnes ; mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui s’adonne à la justice, lui est agréable. Telle est la parole qu’il a donnée aux enfants d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous, » déclare le chef des apôtres, dans Actes 10:34-36.

Paul abonde dans le même sens que Pierre lorsqu’il nous dit : « Car vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Car vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave ni libre ; il n’y a plus ni homme ni femme ; car vous êtes tous un en Jésus-Christ. Et si vous êtes de Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, et les héritiers selon la promesse » (Galates 3:26-29). Jean met encore plus d’emphase sur l’amour lorsqu’il nous dit : « Toutefois, je vous écris un commandement nouveau, ce qui est vrai en lui et en vous, car les ténèbres passent, et la vraie lumière luit déjà. Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore à présent dans les ténèbres. Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et rien en lui ne le fait broncher » (1 Jean 2:8-10). Ce nouveau commandement va beaucoup au-delà du mariage et de la nation ; il s’étend à la Famille de Dieu toute entière.

Le roi David a écrit ceci, dans Psaumes 37:23-26 : « Les pas de l’homme de bien sont affermis par l’Éternel, et il prend plaisir à sa voie. S’il tombe, il ne sera pas entièrement abattu, car l’Éternel lui soutient la main. J’ai été jeune, et je suis devenu vieux ; mais je n’ai point vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain. Tous les jours il a compassion et il prête, et sa postérité est bénie. » Il n’y a rien de plus satisfaisant pour un converti que de vivre selon la volonté de Dieu, ni rien de plus rassurant que de savoir que Dieu prend plaisir à sa voie. Car c’est Dieu qui nous guide sur la voie qu’Il nous a tracée. Cela nous est confirmé dans Proverbes 3:5-6 où nous lisons : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie point sur ta prudence. Considère-le dans toutes tes voies, et il dirigera tes sentiers. » Cela nous donne le principe de base afin de connaître Sa voie, car nous devons chercher conseil en Lui en toute chose !

Ce ne sera pas toujours agréable, nous dit Pierre, car : « Quelle gloire, en effet, vous reviendrait-il, si vous supportez patiemment d’être battus pour avoir mal fait ? Mais si vous supportez patiemment la souffrance pour avoir bien fait, c’est à cela que Dieu prend plaisir. Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pierre 2:20-21). Même si la voie du Seigneur paraît difficile à l’occasion, c’est une bonne voie, car elle honore Dieu. David avait cette foi en Dieu lorsqu’il dit : « Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de Son nom. Même quand je marcherais dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es avec moi ; c’est ton bâton et ta houlette qui me consolent, » dans Psaume 23:3-4.

Nous avons cette même assurance, car nous savons que Jésus est le bon berger et, lorsque nous nous éloignons de la voie qu’Il nous trace, Il sait comment nous ramener puisque nous savons également que la voie de l’homme ne dépend pas de lui-même et qu’il n’est pas au pouvoir de l’homme qui marche de bien diriger ses pas. Ce qui nous importe, c’est de ne pas désobéir ou remettre en question Sa Parole écrite. « Et quand vous irez à droite, ou quand vous irez à gauche, vos oreilles entendront derrière vous la voix qui dira : C’est ici le chemin, marchez-y ! » (Ésaïe 30:21). Ce ne sera pas une voix que tout le monde entendra, mais nous l’entendrons, parce qu’elle nous est adressée directement par Jésus. Jésus n’a-t-Il pas promis que : « Mes brebis entendent ma voix, et je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main » ? (Jean 10:27-28).

Jésus Lui-même a établi notre but dans Son œuvre : « Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13:15). Les systèmes d’enseignement, les grandes entreprises financières ainsi que les institutions gouvernementales ont toutes des « guides de fonctionnement » établis par la direction afin de cheminer avec succès, en évaluant chaque activité par son efficacité à atteindre le but fixé.

En tant que chrétiens, nous avons aussi un but défini par notre Sauveur. Ce but peut varier d’un chrétien à l’autre, car tous n’ont pas reçu les mêmes dons. « Car la parole de sagesse est donnée à l’un par l’Esprit ; la parole de science est donnée à l’autre par ce même Esprit. Un autre reçoit la foi par ce même Esprit ; un autre reçoit du même Esprit le don de guérir ; un autre, les opérations des miracles ; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d’interpréter les langues. Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons, comme il lui plaît » (1 Corinthiens 12:8-11).

Néanmoins, puisque Christ est notre exemple, le guide de chaque chrétien doit refléter les priorités et les valeurs du chrétien. L’évangile de Marc nous donne un aperçu explicite du travail de Jésus en prêchant l’Évangile du Royaume de Dieu. Jésus mettait beaucoup d’emphase sur le fait que : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu approche. Repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1:15). Jésus est venu dans le but spécifique de sauver ceux qui étaient perdus, et tout ce qu’Il faisait pointait vers ce but. Dans Marc 2:17, Jésus déclare : « Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal ; je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs. »

Christ a non seulement prêché aux pécheurs, mais Il a utilisé Ses disciples pour enseigner afin de S’assurer que Sa mission se poursuivrait efficacement après Son départ. « Alors il appela les Douze, et il commença à les envoyer deux à deux, et leur donna pouvoir sur les esprits immondes » (Marc 6:7). « Étant donc partis, ils prêchèrent qu’on se repentît, et ils chassèrent plusieurs démons, et oignirent d’huile plusieurs malades, et ils les guérirent » (vs 12-13). À l’approche de Sa mort, Il leur expliqua, dans Marc 10:45 : « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et pour donner Sa vie en rançon pour plusieurs. » Lorsqu’Il les quitta, Il leur déclara : « Allez par tout le monde, et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui ne croira point sera condamné » (Marc 16:15-16).

Nos priorités devraient être les mêmes que les Siennes. Si tout ce que nous faisons nous dirige vers ce but, alors Sa mission sera accomplie. Dans Marc 8:35, Jésus a exprimé : « Car quiconque voudra sauver sa vie, la perdra ; mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera. » Notre confiance doit demeurer en Christ seulement. Comme Paul disait dans Philippiens 3:7-8 : « Mais ces choses qui m’étaient un gain, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Bien plus, je regarde toutes choses comme une perte, en comparaison de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour qui j’ai perdu toutes choses, et je les regarde comme des ordures, afin que je gagne Christ. »

Pourtant, dans les versets précédents, Paul avait dit : « …quoique je pusse, moi aussi, me confier en la chair. Si quelqu’un croit pouvoir se confier en la chair, je le puis encore davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu, né d’Hébreux ; quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice selon la loi, irréprochable » (Philippiens 3:4-6). Selon sa lignée familiale, Paul avait de quoi se vanter. Mais en langage fort et direct, les valeurs personnelles de Paul était placées ailleurs : « Et que je sois trouvé en lui, ayant, non point ma justice, celle qui vient de la loi, mais celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice de Dieu par la foi ; afin que je connaisse Christ, et l’efficace de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort ; pour parvenir, si je puis, à la résurrection des morts » (vs 9-11). Un contraste vraiment imposant !

Jésus avait enseigné que si quelqu’un voulait devenir Son disciple, qu’il : « renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive » (Marc 8:34). « Car quiconque voudra sauver sa vie, la perdra ; mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera. Car que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? » (vs 35-36). Paul recherchait l’excellence dans la connaissance de Christ, invoquant le Seigneur : « Afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; et que, enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3:17-19).

Une telle connaissance accorde une pleine assurance : « Afin que leurs cœurs soient consolés, et liés étroitement ensemble dans la charité, pour être enrichis d’une parfaite intelligence, pour connaître le mystère de Dieu le Père, et de Christ, en qui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science » (Colossiens 2:2-3). L’apôtre Pierre disait : « C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, efforcez-vous d’être trouvés sans tache et sans reproche devant lui dans la paix » (2 Pierre 3:14). L’apôtre Paul était entièrement d’accord lorsqu’il déclara : « Car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit » (Éphésiens 2:18).

Nous ne pouvons voir ni entendre le Saint-Esprit. Pourtant il existe, car il est la véritable vie de chaque chrétien. C’est seulement au travers de Lui que nous avons accès au Père. Christ est présentement assis en autorité à la droite du Père, nous préparant une place dans Son Royaume, alors que le Saint-Esprit vit littéralement en nous, car nous formons le temple de Dieu. Il n’entend pas seulement toutes nos prières, mais, du moment que nous avons reçu Christ, nous vivons selon l’Esprit qui est toujours prêt à témoigner avec notre esprit que nous appartenons à Dieu. Le Saint-Esprit illumine notre entendement et, à l’occasion, nous châtie lorsque nous n’accomplissons pas Sa volonté.

Galates 5:25-26 nous dit : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. Ne recherchons point la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, et en nous portant envie les uns aux autres. » Alors, lorsque nous succombons à une tentation, c’est que nous ignorons cette réprimande : « Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et n’accomplissez point les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées l’une à l’autre ; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez » (Galates 5:16-17).

La présence même du Saint-Esprit nous assure de notre salut éternel, alors comment peut-on ignorer que l’on soit corrigé par Lui : « ne contristez point le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 4:30). Nous parlons d’adorer Dieu dans l’Église, ou à la maison, ou ailleurs, mais si nous voulons vraiment L’adorer en Esprit : « c’est nous qui sommes la vraie circoncision, nous qui servons Dieu en Esprit, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair » (Philippiens 3:3). Lorsque nous prions, Paul nous exhorte ainsi : « Priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:18).

« Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui. Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus des morts, habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. En effet, si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu, » nous dit Romains 8:9-14.

Alors, vous aurez la Paix de Christ en vous. Dans Jean 14:27-28, Jésus Lui-même a dit : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne craigne point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que j’ai dit : Je vais au Père ; car mon Père est plus grand que moi. » La paix de Christ n’est pas comme la paix que vous aurez dans le monde. Si l’histoire humaine est notre critère, la recherche d’une paix mondiale sera toujours futile, car il y a eu de la guerre en quelque part dans le monde pratiquement chaque jour durant son histoire. Et même si les leaders du monde pouvaient l’apporter, elle ne serait pas une vraie paix. C’est une fausse paix provenant de l’esprit charnel, coincée entre deux guerres.

L’apôtre Jacques nous explique pourquoi : « D’où viennent parmi vous les dissensions et les querelles ? N’est-ce pas de vos passions, qui combattent dans vos membres ? Vous convoitez, et vous n’obtenez pas ; vous êtes meurtriers et jaloux, et vous ne pouvez être satisfaits ; vous luttez, et vous faites la guerre, et vous n’obtenez pas, parce que vous ne demandez pas » (Jacques 4:1-2). Le véritable chrétien ne connaîtra jamais la paix dans le monde, même s’il y a des moments sans accrochage entre les nations. Seulement en Christ, la Paix peut-elle exister. Jésus a déclaré : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ; vous aurez des afflictions dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33).

Seul Jésus peut accorder la vraie paix : « Car c’est Lui qui est notre paix, Lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un, en abattant le mur de séparation, » nous dit Éphésiens 2:14. Parce qu’Il est Celui qui a réussi à : « réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant donné la paix, par le sang de sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux » (Colossiens 1:20). La seule façon d’avoir la véritable paix sur terre, c’est d’être justifié par Dieu. Dans Romains 5:1, Paul déclare : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ. » Pour ce qui est de la paix de tous les jours : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion exposez vos demandes devant Dieu, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7).

Or, dans Philippiens 3:15-16, Paul nous assure que : « Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons ce sentiment ; et si vous pensez autrement en quelque chose, Dieu vous le révélera aussi. Cependant, au point où nous sommes parvenus, marchons suivant la même règle, et ayons les mêmes sentiments. » Notez que, dans Philippiens 3:12, Paul déclare : « Non que j’aie déjà atteint le but, ou que je sois déjà parvenu à la perfection, mais je cours avec ardeur pour saisir le prix ; c’est pour cela aussi que j’ai été saisi par Jésus-Christ. » Ceux qui sont de la famille de Dieu et qui ont de la maturité devraient s’attendre à ce que le Seigneur nous annonce de foncer, au verset 14 : « Mais je fais une chose : oubliant ce qui est derrière moi, et m’avançant vers ce qui est devant, je cours avec ardeur vers le but, pour le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »

Dans Romains 4:11-12, nous lisons ceci au sujet d’Abraham : « Et il reçut le signe de la circoncision, comme un sceau de la justice de la foi qu’il avait eue, étant incirconcis ; afin d’être le père de tous ceux qui croient quoique incirconcis ; et que la justice leur fût aussi imputée ; et afin d’être aussi le père des circoncis, savoir, de ceux qui ne sont point seulement circoncis, mais encore qui suivent les traces de la foi, que notre père Abraham a eue avant d’être circoncis. » Tout ceci en marchant vers le même but, qui est le Royaume.

Notez comment Paul s’inscrit dans son rôle de : « serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu. » Paul s’identifie littéralement comme esclave de Christ dans plusieurs de ses épîtres. Dans 1 Corinthiens 7:22-23, il déclare : « Car l’esclave qui a été appelé par le Seigneur, est l’affranchi du Seigneur ; de même aussi, l’homme libre qui a été appelé, est l’esclave de Christ. Vous avez été achetés à un grand prix ; ne devenez point esclaves des hommes. »

L’empereur de Rome était littéralement adoré par ses esclaves comme un dieu ; alors, Paul proclamait fièrement être esclave d’un autre Roi, en adorant un Dieu différent. Paul savait qu’il devait convaincre ses lecteurs que la nouvelle doctrine qu’il proclamait remplacerait l’impérialisme romain, et il savait également qu’elle serait combattue par Rome. Paul lui-même allait se tenir debout devant l’empereur Néron, pas comme l’esclave de ce dernier, mais comme l’esclave du Roi des rois. Paul utilise cet exemple pour déclarer : « Que chacun demeure dans l’état où il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave ? ne t’en mets point en peine ; mais si tu peux devenir libre, profites-en plutôt. Car l’esclave qui a été appelé par le Seigneur, est l’affranchi du Seigneur ; de même aussi, l’homme libre qui a été appelé, est l’esclave de Christ. Vous avez été achetés à un grand prix ; ne devenez point esclaves des hommes » (1 Corinthiens 7:20-23).

Mais l’empereur aussi pouvait libérer un esclave en lui donnant une position plus élevée ; cependant, il demeurait dans ses péchés. Paul, par contre, nous prouve qu’il avait été, comme nous tous d’ailleurs, libéré du péché par le sang pur et sans tache de Jésus et, avec la rançon du péché payée, il était libéré aussi de la pénalité du péché. Donc, notre réponse devrait être de nous placer volontairement sous Christ, étant libres du péché, mais esclaves de notre Roi.

 




D.286 – Avant les temps éternels

 

Par Joseph Sakala

Regardons ensemble cette belle introduction que Paul utilise pour débuter la lettre à Tite : « Paul, serviteur de Dieu, et apôtre de Jésus-Christ pour la foi des élus de Dieu, et pour la connaissance de la vérité, qui est selon la piété, en vue de l’espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps éternels ; et qu’il a manifestée en son temps par sa parole, dont la prédication m’a été confiée, selon l’ordre de Dieu notre Sauveur, à Tite, mon vrai fils dans notre commune foi : Grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père, et du Seigneur Jésus-Christ notre Sauveur ! » (Tite 1:1-4). Il y a des choses que Dieu, même dans Son omnipotence, ne peut pas faire. Il ne peut pas faire le mal, ni Se tromper, car tout ce que Dieu fait est bon, et ce qu’Il dit est vrai. Et finalement, Dieu ne peut pas mentir, alors tout ce qu’Il a promis, Dieu l’accomplira.

Une de Ses plus belles promesses est celle de la vie éternelle, car cette promesse fut faite avant même que le monde existe, incluant l’espace et le temps. Mais comment est-il possible que quelque chose puisse se produire avant que le temps ne débute ? À son jeune évangéliste, Paul a déclaré : « N’aie donc point honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier ; mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu, qui nous a sauvés, et nous a appelés par un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon Son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant tous les siècles » (2 Timothée 1:8-9). Nos esprits sont enfermés dans l’espace et le temps ; il nous est donc impossible de concevoir qu’il puisse y avoir quelque chose « au-delà » de l’espace et qu’il y ait eu quoi que ce soit « avant » le temps.

Néanmoins, Dieu est le Créateur et Il ne vit pas dans le temps comme nous, puisqu’Il est éternel et tout ce qui existe fut conçu par Lui et par Sa Parole. Donc : « Par la foi, nous savons que le monde a été fait par la parole de Dieu ; de sorte que les choses qui se voient, n’ont pas été faites de choses visibles » (Hébreux 11:3). Si l’univers existe, Dieu a dû créer l’espace ainsi que tous les phénomènes qui se trouvent dans l’espace et le temps. Le fait que nous ne puissions comprendre cela ne fait que confirmer Ésaïe 40:13-14 où nous lisons : « Qui a mesuré l’Esprit de l’Éternel, ou qui a été son conseiller pour l’instruire ? De qui a-t-il pris conseil ? Qui lui a donné l’intelligence, et lui a enseigné le chemin de la justice ? Qui lui a enseigné la science, et lui a fait connaître la voie de la sagesse ? »

Même le psalmiste fut ébloui lorsqu’il déclara ceci, dans Psaume 139:4-6 : « Même avant que la parole soit sur ma langue, voici, ô Éternel, tu la connais tout entière. Tu me tiens serré par-derrière et par-devant, et tu as mis ta main sur moi. Science trop merveilleuse pour moi, si élevée que je n’y puis atteindre ! » Alors, ce que nous ne pouvons pas comprendre, nous le croyons par la foi, tout simplement parce que Dieu ne peut pas mentir. Même si le monde a eu un commencement, ainsi que nos vies, Dieu nous promet que le monde n’aura pas de fin. Et nous avons la promesse de vivre éternellement, dans la Famille de Dieu, si nous obéissons à Sa Parole. Donc, ceci nous confirme automatiquement que Dieu sera là aussi, éternellement avec Sa Famille. Nous recevons, par la foi, l’invariable promesse de l’immortalité en Jésus-Christ par la grâce qui nous est accordée par Son sacrifice sur la croix, prédestiné avant même que le monde existe.

Dans Hébreux 9:14, il est écrit : « Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » Ensuite, au verset 22, nous lisons : « Et, selon la loi, presque toutes choses sont purifiées par le sang, et sans effusion de sang il n’y a point de pardon. » Il est curieux de voir combien de personnes s’objectent à la doctrine biblique du salut par le sang versé par Christ. Certains évangélistes vont argumenter que le sang n’est qu’un mélange chimique et, conséquemment, c’était la mort de Christ qui était la rançon pour notre rédemption.

Pourtant, la Bible nous dit de nous réjouir en : « Rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés » (Colossiens 1:12-14). Nonobstant toutes ces déclarations de certains évangélistes, Paul nous parle de Dieu : « Qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. C’est Lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures. » Ce passage nous confirme clairement que Jésus était l’image visible du Dieu invisible, et non une deuxième personne dans une trinité.

Il est dit qu’Il a fait la paix par Son sang, dans Colossiens 1:20 : « Et de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant donné la paix, par le sang de sa croix, tant aux choses qui sont sur la terre qu’à celles qui sont dans les cieux. » Et : « Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. » Et, dans Romains 3:25 : « Que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu. » Pourquoi toute cette emphase sur Son sang versé qui offense tant d’évangélistes ? Aurait-Il pu être mis à mort par d’autres moyens, comme par la noyade, la lapidation, par asphyxie, tous des moyens n’évoquant pas l’horreur du sang versé ?

Nous pourrions spéculer en utilisant plusieurs « si », mais nous devons nous en tenir à la Parole de Dieu. Il est théologiquement et biologiquement vrai que « la vie est dans le sang ». Lévitique 17:11 nous dit : « Car l’âme de la chair est dans le sang ; je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire l’expiation pour vos âmes ; car c’est pour l’âme que le sang fait l’expiation. » Donc, le sang des animaux fut offert pour l’expiation des péchés. Finalement, voici ce que spécifie Hébreux 10:12 concernant le Sang de l’Agneau de Dieu : « Mais Lui, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. » Quand le sang a jailli du côté de Christ, sur la croix, Sa vie fut également versée comme rédemption pour les péchés du monde.

Dans Jean 1:11-13, l’apôtre nous dit ceci au sujet de Jésus : « Il est venu chez les siens ; et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » Les Écritures nous dévoilent que : « Vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9). Il est essentiel au chrétien de croire au sacrifice de Christ : « Afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:15-16).

Dans les versets 17-18, Jean ajoute : « Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par Lui. Celui qui croit en Lui n’est point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » Mais la foi ne s’arrête pas là. Cette foi grandit au fur et à mesure que le chrétien mature spirituellement. Regardons ensemble quelques attributs dominants chez le chrétien qui grandit dans cette foi divine. Le plus évident se traduit par l’entière confiance que nous plaçons dans notre Seigneur pour régler tous les problèmes auxquels nous n’avons pas de solutions. Nous croyons fermement dans le salut qu’Il nous promet.

Paul, qui fut violemment persécuté à cause de sa foi, témoignait : « C’est pour cela aussi que je souffre ces choses ; mais je n’en ai point honte, car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé que par Sa puissance il gardera mon dépôt jusqu’à ce jour-là » (2 Timothée 1:12). Par la foi, nous avons cette assurance que Dieu va fidèlement remplir toutes Ses promesses. Les grands héros de la Bible, que nous trouvons dans Hébreux 11, avaient tous la même chose en commun. Ils sont morts dans la croyance que Dieu accomplirait même les promesses qui leur paraissaient impossibles. Considérons Josué : « Par la foi, les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours » (Hébreux 11:30). Josué était en face d’un problème impossible à résoudre, mais il a mis sa confiance entièrement dans la puissance de Dieu pour solutionner son problème.

Quand nous faisons face à un problème situé au-delà de nos capacités à le régler, Psaume 37:5-7 nous dit : « Remets ta voie à l’Éternel et te confie en lui, et il agira. Il fera ressortir ta justice comme la lumière, et ton droit comme le plein midi. Demeure tranquille en regardant à l’Éternel, et t’attends à Lui ; ne t’irrite pas contre celui qui vient à bout de ses desseins. » Pour quelle raison ? « Car ceux qui font le mal seront retranchés, mais ceux qui s’attendent à l’Éternel posséderont la terre. Encore un peu de temps et le méchant ne sera plus ; tu considéreras sa place, et il ne sera plus » (vs 9-10). Dans toutes les étapes de notre vie chrétienne, Dieu nous donne des occasions pour pratiquer l’augmentation de notre foi. Car, dans Hébreux 11:6, nous découvrons : « [qu’]il est impossible de Lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu, croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. »

Mais il faut autre chose, et c’est la grâce. Dans 1 Corinthiens 15:10-11, Paul a dit que : « Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soient eux, voilà ce que nous prêchons, et c’est ce que vous avez cru. » Paul fut, sans aucun doute, un des apôtres les plus dévoués à la cause chrétienne qui aient vécu. Si quelqu’un avait le droit d’être fier de ses écrits, de ses œuvres, où de sa vie en général, c’était bien Paul. Sans doute, lui comme d’autres ont dû lutter contre l’orgueil, en se rappelant constamment que tout ce qu’ils avaient accompli, c’était par la grâce et l’amour de Dieu qu’ils furent continuellement guidés.

Paul aurait bien pu s’en vanter, mais, tel que noté dans le passage du début, il a œuvré plus que les autres apôtres. Cependant, il avait toujours la présence d’esprit de reconnaître que : « ce n’est pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. » Il devait tout cela à l’Esprit de Dieu qui le guidait dans toutes ses entreprises. Cette expression « non pas moi » paraît deux autres fois dans ses épîtres. La première fut lorsqu’il donnait son instruction pleine de sagesse aux Corinthiens concernant l’institution du mariage. Dans 1 Corinthiens 7:10-11, Paul déclare : « A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. »

Paul avait continuellement à cœur de sauver les mariages par le dialogue et la réconciliation. Autant ses paroles étaient pleines de sagesse, autant il se devait de rappeler à son auditoire que ses paroles furent inspirées par Christ et ne venaient pas de lui-même. La deuxième fois fut lorsque Paul a témoigné au sujet de sa nouvelle vie en Christ. Aux Galates, Paul a écrit : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2:20). La puissante vie sainte et transformée qu’il vivait n’avait rien à voir avec ses propres accomplissements, mais elle était due à la puissance de Christ en lui. Alors, si Paul devait se rappeler cela et faire de même auprès de ses auditeurs, comment devrions-nous faire davantage attention de ne pas nous vanter de nos accomplissements. Tout comme Paul, notre témoignage devrait également se limiter aux paroles « non pas moi, mais c’est le Seigneur qui vit en moi ».

Revenons cependant à la grâce qui est venue à cause du péché. Dans 1 Corinthiens 15:21, Paul déclare : « En effet, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est venue aussi par un homme. » Ce verset, associé à plusieurs autres dans l’Ancien et le Nouveau Testament, enseigne un principe important, très peu apprécié de certains individus se disant chrétiens, mais qui soutiennent que l’homme aurait évolué du singe sur une période de millions d’années. Leur argument de base serait que, si la terre est vieille, alors la mort fait partie de l’ordre naturel des choses. Donc, des milliards d’organismes ont vécu et sont morts, n’existant seulement que par les adaptés qui ont réussi à survivre. Par contre, la Bible nous indique un scénario totalement différent.

De toute évidence, au commencement, toutes les créatures vivantes ayant une connaissance furent créées afin de vivre éternellement. La mort n’existait pas. Dieu avait même créé un merveilleux jardin où tout ce dont les humains avaient besoin pour nourriture s’y trouvait afin qu’ils vivent éternellement. Mais Dieu avait ordonné une restriction afin de voir si les humains étaient prêts à obéir à leur Créateur. Alors, dans Genèse 2:16-17, nous lisons : « Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, en disant : Tu peux manger librement de tout arbre du jardin. Mais, quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point ; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras. » Nos premiers parents ont désobéi à Dieu en mangeant du seul arbre qui leur était défendu et ainsi, par eux, le péché est entré dans le monde et la mort aussi : « Car le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6:23).

Sous la séduction du serpent et en écoutant Satan au lieu de leur Créateur, Adam et Ève ont placé la création entière sous la malédiction de la mort. « Dieu dit à la femme : J’augmenterai beaucoup ta peine et ta grossesse ; tu enfanteras des enfants avec douleur, et tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi. Et il dit à Adam : Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi ; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie. Et il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras l’herbe des champs. Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3:16-19).

Depuis ce temps, tous les humains qui ont vécu sur la terre sont morts, sauf la génération présente. Mais tous les morts avec leurs corps corruptibles sont retournés en poussière. En effet, la création entière attend, avec un ardent désir, que les enfants de Dieu soient manifestés. Parce que le sacrifice de Jésus sur la croix a rendu possible le salut par le sang versé de Christ, où tous ceux qui Lui appartiennent ressusciteront, un jour. incorruptibles. Donc, la création entière attend : « Dans l’espérance qu’elle sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que, jusqu’à présent, toute la création soupire, et souffre les douleurs de l’enfantement ; et non seulement elle, mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romans 8:21-23).

Mais si la mort fait partie de l’ordre créé, quelle est sa signification dans notre texte. Si la mort n’était pas spécifiée comme la punition du péché, que serait sa signification dans la mort de Christ ? La croyance dans les vieux concepts détruit les doctrines vitales, incluant notre rédemption par la mort de Christ. Heureusement, la mort sera abolie, un jour. Apocalypse 21:4 nous promet : « Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail ; car les premières choses sont passées. » Et Apocalypse 22:3-4 continue : « Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. »

Notre cosmos est composé de plusieurs choses : chaque système, chaque structure, chaque organisme, donc tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre. La cosmologie est l’étude du système entier du cosmos. Dans sa deuxième épître, l’apôtre Pierre nous donne un exposé de quatre cosmologies différentes. Une est fausse tandis que les trois autres sont vraies, mais à des époques différentes de l’histoire. Regardons ensemble ce que Pierre déclare dans 2 Pierre 3:13 : « Or, nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. » La fausse cosmologie est celle de l’évolution, une doctrine enseignée par les intellectuels des derniers jours : « Et qui diront : Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, toutes choses demeurent comme depuis le commencement de la création » (2 Pierre 3:4).

L’approche des évolutionnistes au sujet du premier cosmos est complètement fausse ! « Car ils ignorent volontairement ceci, c’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu aussi bien que la terre, tirée de l’eau, et qui subsistait au moyen de l’eau ; et que ce fut par ces choses que le monde d’alors périt, submergé par l’eau » (2 Pierre 3:5-6). Pourtant, le premier cosmos dans lequel : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, c’était très bon » (Genèse 1:31), fut détruit par les eaux du grand Déluge.

Le cosmos actuel, c’est à dire : « les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même Parole, et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies » (2 Pierre 3:7). Le présent siècle corrompu devait subsister pendant plusieurs siècles jusqu’au Jour du Seigneur. « Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée » (2 Pierre 3:10).

Dans Psaume 78:68-70, nous lisons que Dieu : « choisit la tribu de Juda, la montagne de Sion qu’il aime. Il bâtit son sanctuaire comme les lieux très hauts, comme la terre qu’il a fondée pour toujours. Il choisit David son serviteur, et le prit des parcs des brebis. » Il y a plusieurs passages dans la Bible qui déclarent sans équivoque que la terre continuera d’exister pour l’éternité. Le roi Salomon a également écrit : « Une génération passe, et une autre vient ; mais la terre subsiste toujours » (Ecclésiastes 1:4). Or, la terre dans son état actuel devra être purgée et nettoyée de tous les effets du péché, ainsi que de la malédiction sous laquelle elle existe présentement. Voilà pourquoi l’apôtre Pierre a prédit ceci : « Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée » (2 Pierre 3:10).

De toute évidence, ce cataclysme par le feu n’est pas destiné à détruire la terre complètement avec son atmosphère, comme certains prédicateurs prêchent, mais plutôt à effectuer un magnifique échange d’énergies. Tous les éléments embrasés seront convertis en énergie nucléaire, afin de dissoudre tous les restants de fossiles, ainsi que toutes les reliques du péché et de ses malédictions. Quand tout sera brûlé, Dieu renversera le processus afin de reconvertir tout cela en nouvelle matière, renouvelant ainsi la terre à son état pur et primitif lorsque : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, c’était très bon » (Genèse 1:31). « Or, nous aussi attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera » (2 Pierre 3:13).

C’est cette terre purifiée et renouvelée qui subsistera éternellement. « Car, comme les cieux nouveaux et la terre nouvelle que je vais créer, subsisteront devant moi, dit l’Éternel, ainsi subsisteront votre race et votre nom » (Ésaïe 66:22). La terre entière sera délivrée de l’esclavage de la dégénérescence. En prévoyant cet événement extraordinaire pour notre terre, nous attendons : « Dans l’espérance qu’elle sera aussi délivrée de la servitude de la corruption, pour être dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:21). Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Subséquemment, après la purification par le feu de cette terre corrompue, Dieu fera un nouveau monde sans corruption. « Or, nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite » (2 Pierre 3:13). Ce cosmos subsistera éternellement ! « Car, comme les cieux nouveaux et la terre nouvelle que je vais créer, subsisteront devant moi, dit l’Éternel, ainsi subsisteront votre race et votre nom » (Ésaïe 66:22).




D.284 – Une véritable chose nouvelle

Grunge Stempel rot NOUVEAUTÉ

Par Joseph Sakala

Dans Jérémie 31:22-24, il est écrit : « Jusqu’à quand seras-tu errante, fille rebelle ? L’Éternel crée une chose nouvelle sur la terre : la femme environnera l’homme. Ainsi a dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : On dira encore cette parole dans le pays de Juda et dans ses villes, quand j’aurai ramené leurs captifs : Que l’Éternel te bénisse, demeure de justice, montagne de sainteté ! Et Juda, et toutes ses villes ensemble, les laboureurs et ceux qui conduisent les troupeaux, y habiteront. » Un jour, un homme sage a dit : « Ce qui a été, c’est ce qui sera ; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1:9). Que rien ne se crée et rien ne se perd est reconnu comme une loi de la science.

Mais, comme Il l’a fait avec une nation errante, Israël, Dieu nous rappelle qu’Il va en effet créer une chose nouvelle sur la terre. Puisque seul Dieu peut « créer », cette chose devra être créée par Dieu Lui-même. Dieu a créé Son œuvre originale, il y a bien longtemps. Car : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il avait faite ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il avait faite » (Genèse 2:1-2). Cela inclut le merveilleux mécanisme de reproduction. Cependant, à cause du péché, Il a du créer une réconciliation, et cela devait inclure la promesse que : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et toi tu la blesseras au talon » (Genèse 3:15).

Cette « femme » allait un jour venir accomplir la chose nouvelle promise. Puisque toute reproduction normale requiert une semence mâle, un tel miracle voulait dire que Dieu seul devait créer cette chose nouvelle, lorsque le temps serait venu. Tel que décrit par Ésaïe, plusieurs années plus tard, nous découvrons : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils, et lui donnera le nom d’Emmanuel (Dieu avec nous) » (Esaïe 7:14). Ce merveilleux Fils : « on l’appellera l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le Père d’éternité, le Prince de la paix ; pour accroître l’empire, pour donner une prospérité sans fin au trône de David et à son royaume ; pour l’établir et l’affermir dans l’équité et dans la justice, dès maintenant et à toujours. La jalousie de l’Éternel des armées fera cela. Le Seigneur envoie une parole à Jacob ; elle tombe sur Israël » (Esaïe 9:5-7).

Donc, le fait qu’Il S’appellera « le Père d’éternité » devrait nous indiquer clairement que Dieu le Père serait présent dans cet enfant qui devait naître et former la chose nouvelle. Plus tard, Jérémie rappela cette même promesse à son peuple oublieux que Dieu allait créer par Sa grande puissance, une chose nouvelle, un corps parfait, sans péché ou défaut physique, sans la contribution d’un homme où d’une femme, et tout cela dans le sein d’une vierge spécialement choisie. Elle allait environner la chose sainte par sa chaleur et son amour pendant les neuf mois qu’Il grandirait en elle. Luc 1:35 : « Et l’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi le Saint enfant qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu. »

Cette déclaration détruit carrément une trinité dans laquelle le Saint-Esprit et Dieu seraient deux personnes distinctes, puisque Jésus n’a jamais prié le Saint-Esprit. Nonobstant, selon le texte, le Saint enfant sera appelé le Fils de Dieu. Donc, le Saint-Esprit et la Puissance du Très-Haut sont la même personne. Et Jésus devient l’image visible du Père invisible. Dans Galates 4:4, nous lisons : « Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi ». Ensuite, elle : « enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de JÉSUS (Sauveur) ; car c’est Lui qui sauvera son peuple de leurs péchés. Or, tout cela arriva, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait dit en ces termes par le prophète [Ésaïe] : Voici, la vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils, et on le nommera EMMANUEL, ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS » (Matthieu 1:21-23).

Alors, avant que la décision se prenne au ciel, Dieu avait prévu la naissance de Jésus. « Ton trône, ô Dieu, demeure à toujours et à perpétuité ; le sceptre de Ton règne est un sceptre d’équité. Tu aimes la justice et tu hais la méchanceté ; c’est pourquoi, ô Dieu, Ton Dieu t’a oint d’une huile de joie ; il t’a mis au-dessus de tes semblables » (Psaume 45:7-8). Ce psaume messianique est cité dans Hébreux 1:6-9 : « Et ailleurs, quand il introduit de nouveau sur la terre le Premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent. Et quant aux anges, il est dit : Il fait de ses anges, des vents, et de ses ministres, des flammes de feu. Mais quant au Fils : O Dieu ! Ton trône demeure aux siècles des siècles, et le sceptre de Ton règne est un sceptre d’équité : Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité, c’est pourquoi, ô Dieu ! Ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes semblables, » Notez ici que Dieu S’adresse au Messie en L’appelant également : Dieu, dont le trône demeure éternel. Dieu décide de Se faire homme et d’accomplir la choses nouvelle promise.

Ensuite il dit : « Ô Dieu ! Ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes semblables. » L’huile de joie était l’huile sainte utilisée pour oindre les prêtres et les rois, composées d’épices de myrrhe et de casse. Dans Exode 30:22-25 : « L’Éternel parla aussi à Moïse, en disant : Prends des aromates exquis, de la myrrhe liquide, cinq cents sicles ; du cinnamome odoriférant, la moitié, c’est-à-dire, deux cent cinquante ; du roseau aromatique, deux cent cinquante ; de la casse, cinq cents, selon le sicle du sanctuaire ; et un hin d’huile d’olive ; et tu en feras une huile pour l’onction sainte, un mélange odoriférant composé selon l’art du parfumeur ; ce sera l’huile de l’onction sainte. »

Puisque le Messie devait être oint pour être « au-dessus de ses semblables », d’abord comme Grand Prêtre et ensuite comme Roi des Rois, tout Son linge devait porter l’arôme de l’huile sainte. À la naissance de Christ, les rois mages : « étant entrés dans la maison, ils trouvèrent le petit enfant, avec Marie sa mère, et se prosternant devant lui ils l’adorèrent ; et ouvrant leurs trésors, ils lui présentèrent des dons, de l’or, de l’encens et de la myrrhe » (Matthieu 2:11). Lors de Sa mort : « Nicodème, qui au commencement était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant environ cent livres d’un mélange de myrrhe et d’aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir » (Jean 19:39-40). Cela prouve que le linceul ou suaire de Turin n’a pas servi à enterrer Jésus !

Donc, le Messie est vu comme l’Oint de Dieu habitant dans la Jérusalem céleste : « Et moi Jean je vis la Sainte Cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront Son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu » (Apocalypse 21:2-3). Le Seigneur est donc descendu de ces palais d’ivoire pour prendre chair dans le sein de Marie. Un jour, Il descendra de nouveau, oint comme le Roi des rois.

Alors, sera accompli la prophétie de la chose nouvelle : « Elle est présentée au Roi, parée de broderies ; à sa suite les vierges, ses compagnes, te sont amenées. Elles te sont amenées avec réjouissance et allégresse ; elles entrent au palais du Roi. Tes fils tiendront la place de tes pères ; tu les établiras princes dans toute la terre. Je rendrai ton nom célèbre dans tous les âges ; aussi les peuples t’honoreront à toujours, à perpétuité » (Psaume 45:15-18).

C’est ainsi que la véritable puissance du Saint-Esprit fut utilisée par le Père qui est Esprit et elle fut annoncée aux païens avant d’être annoncée à une nation rebelle. Dans Jean 4:24, il est écrit : « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. » Si Dieu est Esprit et qu’Il est Saint, il s’en suit qu’Il est aussi le Saint-Esprit, la même personne, et non deux personnes distinctes. Ainsi, dans Actes 1:8, nous pouvons lire : « Mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous ; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée, et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Cette magnifique promesse faite par Jésus signalait le début d’une œuvre remarquable que même Satan ne pouvait arrêter.

C’était le transfert d’une Ancienne Alliance vers une Nouvelle Alliance, tel qu’annoncé par Joël 2:28 : « Et il arrivera, après ces choses, que je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront ; vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. » Dans Actes 2:16, nous découvrons l’accomplissement de cette prophétie : « Mais c’est ici ce qui a été prédit par le prophète Joël : Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de Mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront ; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. » C’est arrivé le Jour de la Pentecôte où les Saints de Dieu ont reçu cette puissance divine.

Cependant, nous qui sommes des temples du Saint-Esprit : « Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils [des saints antérieurs, martyrisés et persécutés], ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Hébreux 11:40), « ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? Car vous avez été achetés à un grand prix ; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:19-20), puisque : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu ; ayant été mis à mort selon la chair, mais vivifié par l’Esprit » (1 Pierre 3:18).

Subséquemment : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. Ne recherchons point la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, et en nous portant envie les uns aux autres » (Galates 5:25-26). Le Saint-Esprit est la puissance même de Dieu, qui agit en nous : « Afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être puissamment fortifiés par son Esprit, dans l’homme intérieur, afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; et que, enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3:16-19).

Car nous savons que le bien n’habite pas en nous, c’est-à-dire, dans notre chair, parce que nous avons la volonté de faire le bien ; mais sans aucun succès pour l’accomplir. Sans le Saint-Esprit, lequel est un gage de notre héritage pour la rédemption de ceux qu’Il S’est acquis, à la louange de Sa gloire, nous ne réussirions jamais par nous-mêmes. Jésus Lui-même nous dit, dans Jean 15:5 : « Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. »

Malgré cela : « la grâce est donnée à chacun de nous, selon la mesure du don de Christ. C’est pourquoi, il est dit : Étant monté en haut, il a emmené captive une multitude de captifs, et il a distribué des dons aux hommes. Or, que signifie : Il est monté, si ce n’est qu’auparavant il était descendu dans les parties basses de la terre ? Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses » (Éphésiens 4:7-10). Le Saint-Esprit nous accorde la possibilité de développer Son fruit qui : « est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l’amour du bien, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22).

C’est par Son pouvoir et Son encouragement que nous développons le grand privilège de partager l’Évangile : « Car je n’ai point honte de l’Évangile de Christ, car c’est la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d’abord, du Grec ensuite » (Romains 1:16). Dans 1 Thessaloniciens 1:5, Paul nous encourage par ces paroles de puissance : « Car notre Évangile n’a pas consisté pour vous en paroles seulement, mais il a été accompagné de puissance, et de l’Esprit Saint, et d’une abondante efficacité, selon ce que nous avons été parmi vous et pour vous, comme vous le savez. » Cette belle attitude de Paul a porté des fruits.

Dans Éphésiens 1:16-19, Paul nous déclare : « Je ne cesse de rendre grâces pour vous, en faisant mention de vous dans mes prières ; afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance ; qu’il éclaire les yeux de votre entendement ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints ; et quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie grandeur de sa puissance, conformément à l’efficacité du pouvoir de sa force. » La grande puissance du Créateur, telle que démontrée dans la résurrection de Jésus, est également dirigée vers nous.

Nous ne pouvons absolument pas comprendre cela, mais les Écritures nous fournissent plusieurs déclarations claires pour nous aider à saisir une partie de cette ressource magnifique. Avant de quitter Ses disciples pour monter au ciel, Jésus leur dit : « Mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous ; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée, et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1:8). Jésus leur a surtout promis : « l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous », dans Jean 14:17. Or, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons ; à Lui soit la gloire dans l’Église, par Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles !

Nous utilisons la puissance de Dieu chaque fois que nous proclamons Son Évangile. « Car je n’ai point honte de l’Évangile de Christ, car c’est la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d’abord, du Grec ensuite. Car en lui la justice de Dieu est révélée de foi en foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi », nous dit Paul, dans Romains 1:16-17. Que ce soit à une personne ou à mille, selon que nous sommes poussés par Son Esprit : « Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages et j’anéantirai l’intelligence des intelligents » (1 Corinthiens 1:18-19).

Dans 2 Pierre 1:3-4, il est évident que : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise. » Nous voyons les résultats de la puissance de Dieu dans Colossiens 1:11-14, où nous sommes : « Fortifiés en toute manière selon sa puissance glorieuse, pour avoir toute patience, et constance avec joie ; rendant grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. »

Le Seigneur désire que nous soyons remplis de la puissance de Dieu : « Et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu. Or, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons » (Éphésiens 3:19-20). Il veut, selon les richesses de Sa gloire, vous donner d’être puissamment fortifiés par Son Esprit, dans l’homme intérieur, afin que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; et que, enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.

Sachant tout cela, Dieu veut que nous soyons capables d’accomplir encore davantage par cette puissance en nous. « Or, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons ; à Lui soit la gloire dans l’Église, par Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen » (Éphésiens 3:20-21). Comme le disait si bien Paul à Philémon : « La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ ! Je rends grâces à mon Dieu, faisant toujours mention de toi dans mes prières ; en apprenant la foi que tu as au Seigneur Jésus, et ta charité envers tous les Saints ; afin que la communication de la foi soit efficace, par la connaissance de tout le bien qui se fait parmi vous, pour Jésus-Christ » (Philémon 1:3-6).