D.285 – Notre Seigneur

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Par Joseph Sakala

Le titre « Seigneur », quand il est appliqué à Christ, n’est pas simplement une marque de respect, mais notre reconnaissance profonde d’une très  grande relation avec Lui. C’est avec cela en tête que Paul a dit à Timothée : « Toutefois, le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui, et : Quiconque invoque le nom de Christ, qu’il se détourne de l’iniquité » (2 Timothée 2:19). Nous appartenons à Christ, tout comme les esclaves appartenaient jadis à leurs maîtres. Mais dans notre cas, nous le sommes volontairement, ayant été rachetés par Son sang pur et sans tache, devenu le sceau distinct de la rançon que Jésus a payée pour nous. Donc, Il S’attend à ce que nous nous détournions de toute iniquité.

Ainsi, chaque fois que le mot « Seigneur » est attaché au nom de Jésus, cela signifie une implication de Sa Seigneurie dans notre vie. Par exemple, dans Romains 10:9, Paul dit que : « Si tu confesses de ta bouche que Jésus est le Seigneur, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » Dans Actes 16:31-32, les apôtres dirent au geôlier : « Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, et à tous ceux qui étaient dans sa maison. » Suivant notre conversion, Paul nous dit, dans Colossiens 2:6-7 : « Ainsi, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez avec lui, enracinés et fondés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle, avec actions de grâces. »

Même dans les affaires mondaines de notre vie, Jésus doit toujours demeurer notre « Seigneur ». Dans 1 Pierre 2:13-16, le chef des apôtres nous déclare : « Soyez donc soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur ; soit au roi, comme à celui qui est au-dessus des autres ; soit aux gouverneurs, comme à des personnes envoyées de sa part, pour punir ceux qui font mal et approuver ceux qui font bien. Car ceci est la volonté de Dieu, qu’en faisant bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens ; comme étant libres, non pour vous servir de la liberté comme d’un voile pour la malice ; mais comme des serviteurs de Dieu. » L’obéissance à Christ ne devrait pas se limiter à quelques heures passées dans un service religieux à crier « Seigneur, Seigneur », mais bien toute la semaine et assidûment. « Quant au zèle, ne soyez point paresseux. Soyez fervents d’esprit ; servez le Seigneur, » nous dit Paul, dans Romains 12:11. Un chrétien paresseux au travail, ça ne devrait pas exister.

Cette obéissance au Seigneur devrait également se refléter dans toutes les sphères d’une vie familiale chrétienne heureuse. Dans Éphésiens 5:22, Paul témoigne : « Femmes, soyez soumises à vos propres maris, comme au Seigneur. » Dans Éphésiens 5:25, Paul commande : « Maris, aimez vos femmes, comme aussi Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle. » Mais pour quelle raison ? « Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et l’entretient, comme le Seigneur le fait à l’égard de l’Église » (Éphésiens 5:29). Cependant, l’instruction de Paul ne se termine pas là. Dans Éphésiens 6:1, Paul se tourne vers les enfants, disant : « Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur ; car cela est juste. » Finalement, dans Éphésiens 6:4, Paul s’adresse ainsi aux chefs de famille : « Et vous, pères, n’aigrissez point vos enfants, mais élevez-les sous la discipline et l’admonition du Seigneur. »

Il n’y a aucune soumission obtenue de manière dictatoriale qui soit impliquée ci-haut, mais plutôt une obéissance à tous les niveaux et pleine d’humilité, par amour pour Jésus. Une famille qui met ces instructions en pratique ressentira continuellement la présence de Dieu dans toutes ses activités et le bonheur en sera la conséquence, parce que le texte plus haut implique une sainteté de la part des membres participants, dans une soumission totale à Jésus. Alors, dans Romains 13:14, Paul nous exhorte ainsi : « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne flattez point la chair dans ses convoitises. » Et Paul ajoute : « Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur ; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car c’est pour cela que Christ est mort, et qu’il est ressuscité, et qu’il a repris la vie, afin de dominer sur les morts et sur les vivants » (Romains 14:8-9).

Dans 2 Pierre 1:3-7, le chef des apôtres de Christ nous dit : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu ; par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par leur moyen vous soyez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise. Ainsi, y apportant tout votre zèle, ajoutez à votre foi la vertu, et à la vertu la science ; et à la science la tempérance ; et à la tempérance la patience ; et à la patience la piété ; et à la piété l’amour fraternel ; et à l’amour fraternel la charité. » L’importance du zèle est considérée comme la base pour Pierre, dans le développement des sept autres valeurs décrites ici.

Le zèle est rarement considéré comme un attribut particulier du chrétien, car, dans notre société, le zèle est souvent méprisé. Il est cependant essentiel si nous désirons vraiment développer les autres valeurs chrétiennes dans nos vies, car elles ne viennent pas seulement en espérant les déployer. « C’est pourquoi, frères, [nous dit Pierre], étudiez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car en faisant cela, vous ne broncherez jamais ; et ainsi l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (vs:10-11). Et, dans 2 Pierre 3:14, l’apôtre ajoute : « C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, efforcez-vous d’être trouvés sans tache et sans reproche devant lui dans la paix. »

Paul commande à Timothée : « Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité » (2 Timothée 2:15). Paul exhorte pareillement les Éphésiens en : « Vous appliquant à conserver l’unité de l’esprit, par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous êtes appelés à une seule espérance, par votre vocation » (Éphésiens 4:3-4). Mais tout ce zèle est nécessaire pour entrer dans le Repos de Dieu, établi lors de la recréation de la terre en sept jours. Hébreux 4:9-11 nous dévoile ceci : « Il reste donc au peuple de Dieu un repos de sabbat. Car celui qui est entré dans son repos, se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes. Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, de peur que quelqu’un ne tombe dans une semblable rébellion. » Notez que le repos du sabbat n’est associé qu’au peuple de Dieu. Il ne peut pas s’appliquer aux non convertis.

Nous découvrons plusieurs autres références dans les Saintes Écritures au sujet du travail et du zèle que doit déployer le converti dans son cheminement vers le Royaume. Dans Romains 12:11-12, Paul déclare : « Quant au zèle, ne soyez point paresseux. Soyez fervents d’esprit ; servez le Seigneur. Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans l’affliction, persévérants dans la prière. » Dans le Royaume que Christ viendra établir ici-bas, il n’y aura pas de chômage, mais du travail et de la prospérité pour tout le monde. Nous savons que le salut ne peut pas se gagner en travaillant, car c’est un don gratuit de Dieu. Néanmoins, nous savons également que : « nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:10). Le véritable converti ne pourra jamais manquer de bonnes œuvres à faire envers le « Seigneur » qui a librement consenti à donner Sa vie pour nous, alors que nous étions encore ennemis. Le chrétien se doit d’avoir comme but de chercher à être ensemble avec Christ pour l’éternité.

Dans Matthieu 18:20, Jésus nous déclare ceci : « Car où il y a deux ou trois personnes assemblées en Mon nom, je suis là au milieu d’elles. » Quelle merveilleuse déclaration ! Lorsque des croyants se réunissent, que ce soit dans une bâtisse, une maison privée pour parler de la Bible ou même à deux (comme un mari et sa femme) en fraternisant au nom de Jésus, Il est là aussi ! Les Écritures parlent de notre communion avec Lui et, par le fait même, les uns avec les autres. Lorsque nous avons suivi Jésus dans Sa mort, lors de notre baptême, nous sommes devenus semblables à Lui : « Car si, Lui devenant semblables dans Sa mort, nous avons été faits une même plante avec Lui, nous le serons aussi à Sa résurrection » (Romains 6:5).

Par le fait même : « Lorsque nous étions morts dans nos fautes, [Dieu] nous a rendus à la vie ensemble en Christ, (c’est par grâce que vous êtes sauvés) (Éphésiens 2:5). Maintenant, regardons ce que Paul ajoute au verset 6 : « Et il nous a ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. » Ce verset nous parle d’un événement futur, si nous persévérons dans la foi jusqu’à la fin avec Jésus. Notre conversion et notre cheminement dans la foi, jusqu’à notre mort, est une promesse que notre résurrection et notre place dans le Royaume de Dieu au retour de Jésus sont assurés. Pour Dieu, cette résurrection est chose accomplie. Alors, Jésus dit : « Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera [futur] sauvé » (Matthieu 24:13).

Mais quel est le but de Dieu dans tout cela ? « Afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de Sa grâce, par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions » (Éphésiens 2:7-10). Dans Romains 8:17, Paul ajoute : « Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si toutefois nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui. »

À propos de notre cheminement chrétien d’à présent, Paul déclare ceci : « Ainsi, vous n’êtes plus ni des étrangers, ni des gens de dehors, mais concitoyens des Saints, et de la maison de Dieu ; étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit » (Éphésiens 2:19-22). Notre méditation devrait être concentrée sur les frères et les sœurs en Christ : « Afin que leurs cœurs soient consolés, et liés étroitement ensemble dans la charité, pour être enrichis d’une parfaite intelligence, pour connaître le mystère de Dieu le Père, et de Christ, en qui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science », nous affirme Colossiens 2:2-3.

Ainsi, dans 1 Corinthiens 1:10, Paul ajoute : « Or, je vous prie, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de tenir tous le même langage, et de n’avoir point de divisions parmi vous, mais d’être unis dans une même pensée, et dans un même sentiment. » Et, aux Philippiens, Paul déclare : « Conduisez-vous seulement d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, ou que je sois absent, j’entende dire de vous, que vous persistez, dans un même esprit, à combattre, avec une même âme, pour la foi de l’Évangile, sans vous effrayer en rien des adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut ; et cela de la part de Dieu. Parce qu’il vous a fait la grâce, à cause de Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat où vous m’avez vu et où vous apprenez que je suis encore » (Philippiens 1:27-30).

Ainsi, un jour, lorsque le Christ reviendra et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement : « nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. C’est pourquoi consolez-vous les uns les autres par ces paroles », nous dit Paul, dans 1 Thessaloniciens 4:17-18. Alors, quand nous sommes ensemble avec Lui, par Son Esprit qui vit en nous, que ce soit dans une réunion de mille personnes, ou avec deux ou trois chrétiens, nous nous réjouissons de Sa présence parmi nous, car Il est le Créateur tout puissant, notre Sauveur aimant, notre bien-aimé Consolateur, notre guide infaillible, mais surtout notre Roi à venir pour l’éternité. Un Roi d’abondance et de prospérité sans fin.

Est-ce que Dieu est contre les riches et la richesse ? Abraham était très riche et pourtant Dieu l’a utilisé pour Se former une Famille divine à laquelle tous les humains auront accès un jour. Une famille qui deviendra héritière de toutes les promesses de Dieu faites à Abraham. Ce que Dieu déteste, c’est ce que les riches font et comment ils agissent avec leurs richesses. La mesquinerie, la domination sur le pauvre travailleur, l’amour de l’argent, et l’abus du pouvoir qui leur est accordé, ne sont jamais acceptés par le Dieu d’amour qui veut que tous les humains soient bénis. Job était très riche et fidèle à Dieu, et le Seigneur S’est servi de cet homme pour le livrer à Satan, afin de nous prouver qu’un serviteur fidèle peut même résister à Satan par la foi. Lisez le livre de Job pour découvrir ce qui peut arriver à une personne qui est prête à persévérer jusqu’à la fin de son épreuve.

Regardons une autre histoire de l’Ancien Testament. Il y avait un homme de Ramathaïm Tsophim, de la montagne d’Éphraïm, qui s’appelait Elkana. « Or, cet homme montait de sa ville, tous les ans, pour adorer et pour sacrifier à l’Éternel des armées, à Silo ; et là étaient les deux fils d’Héli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l’Éternel. Et le jour qu’Elkana sacrifiait, il donnait des portions à Péninna sa femme, et à tous les fils et filles qu’il avait d’elle. Mais il donnait à Anne une portion double, car il aimait Anne ; mais l’Éternel l’avait rendue stérile. Et sa rivale la mortifiait, même fort aigrement, afin de l’irriter, parce que l’Éternel l’avait rendue stérile. Et Elkana faisait ainsi tous les ans. Chaque fois qu’Anne montait à la maison de l’Éternel, Péninna l’offensait de la même manière ; et Anne pleurait, et ne mangeait point. Et Elkana son mari lui disait : Anne, pourquoi pleures-tu, et pourquoi ne manges-tu point, et pourquoi ton cœur est-il triste ? Est-ce que je ne vaux pas mieux, pour toi, que dix fils ? » (1 Samuel 1:3-8).

Heureusement que l’histoire ne se termine pas ici. Dans 1 Samuel 1:9-11, nous lisons : « Or, après avoir mangé et bu à Silo, Anne se leva ; et Héli le sacrificateur était assis sur son siège, auprès d’un des poteaux du temple de l’Éternel. Elle donc, l’âme pleine d’amertume, pria l’Éternel, en répandant beaucoup de larmes. Et elle fit un vœu, et dit : Éternel des armées, si tu daignes regarder l’affliction de ta servante, si tu te souviens de moi, si tu n’oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le donnerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête. »

Dans les versets 18 à 20, nous lisons qu’Anne dit : « Que ta servante trouve grâce devant tes yeux. Et cette femme s’en alla son chemin, et mangea, et son visage ne fut plus le même. Après cela, ils se levèrent de bon matin, et se prosternèrent devant l’Éternel ; puis ils s’en retournèrent, et vinrent à leur maison, à Rama. Alors Elkana connut Anne sa femme ; et l’Éternel se souvint d’elle. Et il arriva, dans le courant de l’année, qu’Anne conçut et enfanta un fils, et le nomma Samuel (Dieu a exaucé) ; car, dit-elle, je l’ai demandé à l’Éternel. » C’est ainsi qu’est né ce grand prophète que Dieu utilisa pour guider la nation d’Israël pendant plusieurs années.

Donc, nous voyons comment Dieu bénit ceux qui Lui obéissent. Certains par des richesses monétaires, d’autres par des richesses spirituelles et d’autres encore par les deux. Malheureusement, les riches qui n’ont pas compris ces choses ont continuellement exploité les pauvres pour devenir encore plus riches et cette attitude s’est poursuivie tout au long des siècles en perdurant jusqu’à ce jour. Alors, l’apôtre Jacques fut inspiré d’écrire ceci, pour secouer ces individus qui se moquent ouvertement des commandements de Dieu, en ne faisant que leur propre volonté.

Dans Jacques 5:1-4, l’apôtre déclare : « À vous, riches, maintenant ! pleurez et jetez des cris, à cause des malheurs qui vont tomber sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés des vers. Votre or et votre argent se sont rouillés, et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé un trésor pour les derniers jours. Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie ; et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur des armées. »

Ce nom majestueux de Dieu nous rassure du fait que l’Éternel a des armées d’anges pour combattre en faveur de Ses serviteurs, lorsque le besoin se présente. Donc, ce titre apparaît presque 240 fois dans la Bible afin de nous assurer qu’en toute occasion la puissance de Dieu est disponible. Dans certains passages, Son nom est modifié, comme dans Psaume 80:8 : « Dieu des armées ! rétablis-nous ; fais luire ta face, et nous serons sauvés ! » Ensuite, nous découvrons environ 25 fois où Son nom est encore modifié, comme dans 2 Samuel 5:10 : « Et David allait toujours avançant et croissant ; et l’Éternel, le Dieu des armées, était avec lui. » Dans toutes ces références, le nom est utilisé pour mettre de l’emphase sur la magnifique puissance de Dieu et Ses armées d’anges toujours prêtes à agir au moindre commandement du Créateur de toutes choses.

Regardons maintenant cette belle assurance : « Pour ceux qui gardent Son alliance et se souviennent de ses commandements pour les accomplir. L’Éternel a établi Son trône dans les cieux, et Son règne a la domination sur tout. Bénissez l’Éternel, vous ses anges puissants en force, qui exécutez son commandement en obéissant à la voix de Sa parole ! Bénissez l’Éternel, vous toutes ses armées, qui êtes ses serviteurs, et qui faites sa volonté ! Bénissez l’Éternel, vous toutes ses œuvres, dans tous les lieux de son empire ! Mon âme, bénis l’Éternel ! » (Psaume 103:18-22). Parce qu’Il est le Créateur de toutes choses, Dieu est, non seulement omnipotent et omniscient, mais Il possède une foule d’anges à Sa disposition en tout temps pour Le servir.

Tout cela est à la disposition des convertis à Christ parce que : « Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des milliers d’anges, de l’assemblée et de l’Église des premiers-nés, inscrits dans les cieux, d’un juge qui est Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, et de Jésus, Médiateur de la Nouvelle Alliance, et du sang de l’aspersion, qui prononce de meilleures choses que celui d’Abel » (Hébreux 12:22-24).

Occasionnellement, quelques-uns de ces anges ont été littéralement vus par des hommes, comme dans 2 Rois 6:15-17, où nous lisons : « Or le serviteur de l’homme de Dieu se leva de grand matin, et sortit ; et voici, des troupes, avec des chevaux et des chars, environnaient la ville. Et son serviteur lui dit : Hélas mon seigneur, comment ferons-nous ? Élisée répondit : Ne crains point ; car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. Et Élisée pria et dit : O Éternel, daigne ouvrir ses yeux et qu’il voie ! Et l’Éternel ouvrit les yeux du serviteur, et il vit ; et voici, la montagne était pleine de chevaux et de chars de feu, autour d’Élisée. »

La même chose est arrivée lorsque l’ange Gabriel est venu annoncer aux bergers la naissance de Jésus. « Et voici un ange du Seigneur se présenta à eux, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux, et ils furent saisis d’une grande peur. Alors l’ange leur dit : N’ayez point de peur ; car je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple ; c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur, vous est né. Et ceci vous servira de signe : Vous trouverez le petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et au même instant il y eut avec l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu, dans les lieux très hauts ; paix sur la terre, bonne volonté envers les hommes ! » (Luc 2:9-14).

De toute évidence, il existe une hiérarchie parmi ces anges célestes. Il y a des chérubins, comme nous le voyons dans Genèse 3:24, au Jardin d’Éden, lorsque Dieu : « Chassa l’homme ; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » Ensuite, nous découvrons les séraphins, lorsque le prophète Ésaïe nous dit que : « L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de son vêtement remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui, et chacun d’eux avait six ailes : de deux ils couvraient leur face ; de deux ils couvraient leurs pieds ; et de deux ils volaient. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Ésaïe 6:1-3).

Dans Jude 1:9, nous découvrons : « Michel l’archange, lorsqu’il contestait avec le diable touchant le corps de Moïse, n’osa pas porter de sentence de malédiction ; mais il dit : Que le Seigneur te reprenne. » Et finalement, nous découvrons un autre archange dans Luc 1:18-19, annonçant à Zacharie qu’il deviendrait père. « Et Zacharie dit à l’ange : A quoi connaîtrai-je cela ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge ? Et l’ange lui répondit : Je suis Gabriel, qui assiste devant Dieu ; et j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer ces bonnes nouvelles. »

Mais nous découvrons le Grand Capitaine de ces anges, dans Josué 5:13-15. « Or, il arriva, comme Josué était près de Jéricho, qu’il leva les yeux et regarda, et voici, un homme se tenait debout, vis-à-vis de lui, son épée nue à la main. Et Josué alla vers lui, et lui dit : Es-tu des nôtres, ou de nos ennemis ? Et il répondit : Non, mais Je Suis, le Chef de l’armée de l’Éternel ; j’arrive maintenant. Et Josué tomba la face contre terre, se prosterna, et lui dit : Qu’est-ce que mon Seigneur dit à son serviteur ? Et le chef de l’armée de l’Éternel dit à Josué : Ôte tes souliers de tes pieds ; car le lieu où tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi. »

Ce Chef de l’armée n’était rien de moins qu’une manifestation de Jésus-Christ dans ce rôle de protecteur. D’abord, Il laisse Josué se prosterner devant Lui. Aucun ange n’a le droit de le faire. Notez surtout comment Il Se présente en disant « Je Suis, » le même titre que Dieu a utilisé pour S’identifier à Moïse lorsqu’Il lui parla du buisson ardent. Les manifestations de notre Dieu sous différentes formes et dans différentes personnes nous dévoilent la facilité de Dieu de jouer les rôles qui Lui plaisent selon les circonstances pour accomplir Sa volonté. Et dans la personne de Jésus, Il avait choisi le rôle de « Vainqueur du monde ».

Regardons ensemble une belle vérité dévoilée par l’apôtre Jean : « Quiconque croit que Jésus est le Christ, est engendré de Dieu ; et quiconque aime Dieu qui l’a engendré, aime aussi Celui qui est engendré de Lui. Nous connaissons en ceci que nous aimons les enfants de Dieu, c’est que nous aimons Dieu, et que nous gardons ses commandements. Car ceci est l’amour de Dieu, c’est que nous gardions ses commandements ; or, ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu, est victorieux du monde, et la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5:1-5). La puissance derrière notre capacité d’être victorieux est nulle autre que la présence du Saint-Esprit qui vit dans chacun qui est né de Dieu, par la foi.

Jean a beaucoup écrit au sujet du fondement de notre foi en Jésus, le Fils de Dieu, engendré de Dieu par Son Esprit qui, étant venu parmi nous dans une chair humaine, a volontairement donné Sa vie comme propitiation pour nos péchés. Le point culminant de Son merveilleux travail se réalisera lors de Son avènement, quand Il sera manifesté, et nous serons semblables à Lui, parce que nous le verrons tel qu’Il est. Ces grandes vérités forment en nous l’ancre essentielle qui garde notre foi forte et notre espérance sécurisée en Christ. Mais voici surtout ce qui nous attend de la part de Jésus :

Nous aurons accès à l’immortalité car : « A celui qui vaincra, Je lui donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est au milieu du paradis de Dieu » (Apocalypse 2:7).

Nous vivrons éternellement sans aucune souffrance et sans jamais craindre de mourir, car Jésus nous assure que : « Celui qui vaincra, ne recevra aucun dommage de la seconde mort » (Apocalypse 2:11).

Nous recevrons un nouveau nom de la part de Christ car : « A celui qui vaincra, Je lui donnerai à manger de la manne cachée ; et Je lui donnerai un caillou blanc, et sur le caillou sera écrit un nouveau nom, que personne ne connaît que celui qui le reçoit » (Apocalypse 2:17).

En tant qu’Élus, nous dirigerons des nations avec autorité : « Car à celui qui aura vaincu, et qui pratiquera mes œuvres jusqu’à la fin, Je lui donnerai puissance sur les nations. Il les gouvernera avec un sceptre de fer, et comme on brise des vases d’argile, ainsi que Je l’ai moi-même reçu de mon Père » (Apocalypse 2:26). Quand nous commanderons, les nations auront intérêt à écouter.

Nous porterons des vêtements blancs, signe de salut, dit Jésus, puisque : « Celui qui vaincra, sera vêtu de vêtements blancs, et Je n’effacerai point son nom du livre de vie ; et Je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges » (Apocalypse 3:5). Il ne Se souviendra plus de nos péchés.

Nous serons un pilier dans le temple de Dieu, nous dit Jésus, car : « Celui qui vaincra, Je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; et J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel, d’auprès de mon Dieu, et Mon nouveau nom » (Apocalypse 3:12).

Nous aurons le privilège extraordinaire de nous asseoir sur le trône de Jésus, ayant Son autorité puisque : « Celui qui vaincra, Je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône » (Apocalypse 3:21).

Et finalement, dans Apocalypse 21:7, le Père Lui-même déclare : « Celui qui vaincra, héritera toutes choses ; je serai son Dieu, et il sera Mon fils. » Nous serons héritiers avec Christ de l’univers entier, sous Son autorité et Ses directives.

Jésus nous a donné des dons, disant : « Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. » Il ne faut donc pas être étonné de voir avec quel enthousiasme Jean parle de ce qui nous attend, si nous sommes vainqueurs sur le monde avec Christ. Que Dieu nous donne toujours cette foi, ce courage et cette persévérance jusqu’à la fin de notre vie, ou jusqu’à Son retour si nous sommes encore vivants.