La mort du Premier Amendement

Lettre mensuelle de Power of Prophecy
Octobre 2025
Notre compas moral nous amène à l’abîme
« Le Congrès ne fera pas de loi en ce qui regarde l’établissement d’une religion, ou en en prohibant le libre exercice ; ou en abrégeant la liberté d’expression, ou de presse ; ou le droit au peuple de s’assembler de manière pacifique et de pétitionner le gouvernement pour redresser les différends. »
Premier Amendement
« Mais à vous qui m’entendez, je vous dis : aimez vos ennemis ; faites du bien à ceux qui vous haïssent. »
Luc 6:27
Nos Pères Fondateurs étaient profondément impliqués dans la philosophie et le débat sensé. Bon nombre d’entre eux écrivirent de longues lettres pour communiquer leurs opinions sur des

affaires pressantes. Cela encouragea naturellement une pensée plus approfondie que ce que nous avons aujourd’hui.
Et de loin. Aujourd’hui, nous vivons dans une société aux réactions primaires où les propos mordants, les tweets et autres posts de médias sociaux forment notre opinion plus que toute autre discussion. L’art du débat est devenu une espèce en voie de disparition.
Quelle vérité est la bonne ?
Les médias contrôlés ne livrent plus de nouvelles impartiales à leur auditoire. À la place, l’on pousse délibérément les narrations conçues pour provoquer l’outrage et les réactions émotives.
Les idéologues ont proliféré au travers de notre système d’éducation, si abondamment que les jeunes d’aujourd’hui ont une vision déformée de ce qu’est réellement la vérité. Des sondages révèlent qu’une majorité de jeunes Américains sont presque paralysés par la peur du changement climatique et aux ramifications auxquelles ils font face. Beaucoup ont décidé de renoncer à faire des enfants par crainte de détruire la « mère terre ».
De la même façon, on a lavé le cerveau d’un grand nombre de gens pour qu’ils croient que l’homme peut avoir des bébés. Si quelqu’un ose être en désaccord avec leur idéologie, on le juge misogyne, xénophobe et pourvoyeur de haine.
Le Ministère de la Vérité opérant à grande vitesse
Pendant la scandémie du Covid-19, quiconque osait remettre en question les paroles prononcées par Saint Fauci était réprimandé. Ce parangon de la vérité était idolâtré par des millions de dupes après avoir été présenté par les médias contrôlés comme un être intelligent et d’une attitude bienveillante.
Twitter, connu maintenant sous le nom de X, appartenait à Jack Dorsey durant ce temps. Beaucoup de docteurs déclarèrent sur leurs pages de médias sociaux avoir un taux de succès astronomique en prescrivant l’Ivermectine comme cure contre la grippe Wuhan. Non seulement a-t-on enlevé ces posts de Twitter, mais de nombreuses installations médicales ont ôté des privilèges à ces médecins. Certains états ont même révoqué leurs licences médicales.
Alejandro Mayorkas, Directeur de la Sécurité du Territoire sous Joe Biden, avait comme plan audacieux de créer un Ministère de la Vérité pour rechercher ceux qui offraient de la désinformation concernant ce virus. Il était impératif de contrôler le narratif pour maintenir la duperie massive imposée aux Américains.
D’autres plateformes de médias sociaux comme Instagram, Facebook, YouTube et le reste effacèrent de même tout post en rapport avec l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de l’ivermectine. Ces comptes furent enlevés – ce qu’on appelle le « shadow-banning » et que l’on pourrait traduire par « bannissement dans l’ombre » – du visionnement actif afin de contrôler la narration. Certains comptes ont même été effacés sans le consentement de leurs créateurs.
Marxisme culturel inchangé
Durant cette même période, la doctrine marxiste de la Diversité, de l’Équité et de l’Inclusion (DEI) devint le mantra de la gauche timbrée. Des expressions comme la dysphorie de genre, la neutralité de genre, non-binaire et transgenre s’introduisirent dans notre lexique. La destruction du noyau familial a rapidement atteint le point culminent que la doctrine libérale recherchait depuis longtemps.
La directrice d’alors du Centre de Contrôle et de Prévention de la Maladie (CDC), Rochelle Valensky, conseilla vivement à tout le monde de « faire confiance à la science ». Tout en implorant les gens à suivre aveuglément la science, elle préconisa le transgenrisme en déclarant que les femmes devaient être appelées des « personnes enceintes » ou des « personnes donnant naissance ». Les mots « homme » et « femme » n’avaient plus de poids dans son idéologie progressiste.
Elle essaya aussi d’imposer la diversité chez les travailleurs de la santé pour calmer les disparités dans le système. Selon la logique libérale progressiste tordue, seule ceux faisant partie d’une certaine communauté peuvent comprendre les individus qui proviennent de cette communauté. En langage profane : les médecins mâles et blancs ne peuvent proprement servir les gens de couleur.
Cet état d’esprit progressiste a atteint des niveaux pandémiques dans nos écoles de médecine alors que la poussée vers la diversité, l’équité et l’inclusion a surpassé le Serment d’Hippocrate. L’on a eu des rapports disant que des étudiants en médecine ont blessé des patients qui passaient des commentaires au sujet des pronoms préférés.
Le mouvement d’identité de genre a gagné de la traction dans bien des universités comme faisant part de « l’inclusion » promue par les marxistes. Récemment, à l’Université A&M du Texas, une étudiante femelle a argumenté avec son enseignante du fait que l’identité de genre est enseignée dans les classes de littérature pour enfants. Lorsque l’étudiante s’objecta en faisant valoir ses croyances religieuses, la professeure lui dit de quitter la salle.
Dans cet environnement, de nombreux étudiants se sont mis à avoir peur d’être en désaccord avec les savants professeurs. Certains vont aveuglément suivre ces enseignements et continuer de favoriser le mouvement d’identité de genre dans les futures classes élémentaires à travers le pays.
Qu’est-ce que « la libre expression » ?
Un jour, une collègue fit des observations sur les amis de sa fille à l’université concernant le Premier Amendement. Apparemment, il y a une nouvelle interprétation de la liberté d’expression – vous pouvez dire tout ce que vous voulez en autant que cela ne blesse pas les sentiments de quelqu’un.
En tant qu’hôte du programme radiophonique hebdomadaire de Power of Prophecy, je serais désappointé si je ne dérangeais pas quelqu’un. L’attente d’un accord complet avec mes déclarations est absurde. Beaucoup de gens m’ont rejoint par email ou par lettre au ministère en vociférant leur désaccord.
Ces désaccords suscitent la méditation, la recherche intensive et des réponses sensées – comme le faisaient nos Pères Fondateurs. Chacun d’entre nous avons droit à nos opinions et à la capacité d’être respectueusement d’accord pour être en désaccord.
Le respect a-t-il pris le chemin des dodos[1] ?

Tristement, l’ère des débats est passée depuis longtemps. Le dialogue ouvert n’est plus permis ou accepté. Le côté progressiste du libéralisme tient plutôt à la gorge les voix qui ne s’alignent pas avec son message.
Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA, fut assassiné par un tireur solitaire le 10 septembre 2025. M. Kirk voyageait dans le pays en offrant de débattre avec les étudiants de collège sur un certains nombre de sujets, les défiant de prouver qu’il avait tort.
Essentiellement, Charlie Kirk dénonçait l’idéologie radicale vigoureusement imposée aux étudiants de collège. Il dénonçait les administrateurs et les étudiants progressistes d’université qui travaillaient à rendre les campus inamicaux envers les conservateurs. Ils les ont effectivement bannis des facultés et ne les invitent pas sur les campus.
Si l’on demandait à un orateur conservateur de s’adresser aux étudiants, les administrateurs pouvaient les désinviter et les annuler. Ils faisaient tout en leur pouvoir pour rendre illégitime leur point de vue opposé.
Les leaders de l’Université de la Vallée de l’Utah, là où Kirk fut assassiné, disaient vouloir que le campus soit un endroit « où les idées – populaires ou controversées – pouvaient être échangées librement, avec énergie et de manière civile, » et où « la libre expression est florissante et toutes les voix respectées. »
L’ironie se perd chez les libéraux à mesure que la haine s’insinue
Hunter Kozak a été la dernière personne à poser une question à Charlie Kirk. Il a été interviewé à CNN et a dit : « Le point que je voulais apporter, c’est jusqu’à quel point la gauche est pacifique, juste avant qu’il se fasse tirer. »
Matthew Dowd, analyste politique sur MSNBC tenta carrément de jeter le blâme aux pieds de M. Kirk. Dowd dit : « Ce fut une des jeunes figures entraînant le plus la division en ce qu’il proférait constamment ce genre de propos haineux ou qui visait certains groupes. Et j’en reviens toujours à ceci que des pensées haineuses conduisent à des paroles haineuses qui conduisent ensuite à des actions haineuses. » Dowd a depuis lors été congédié par MSNBC.
Bien d’autres personnes mauvaises et remplies de haine célébrèrent le meurtre d’un être humain. Une étudiante de l’Université du Nord du Texas a rapporté que, pendant qu’elle se trouvait en classe, « Ils se firent passer la vidéo de Charlie se faisant tirer. Quand elle fut terminée, ils applaudirent. Ils rirent. Ils dirent des choses comme “C’est la meilleure des journées” et “Cela devrait arriver à Trump la prochaine fois.” »
Ce qui la choqua le plus, ce fut la réaction de son professeur : « Il regarda tout ce qui arrivait et vint ensuite vers moi – pas vers les autres étudiants – et il dit “Vous devriez probablement tous amener cela dehors,” Et ensuite il rit. »
La République sur le bord du précipice
Jadis considéré comme un bastion de la liberté d’expression des idées et des pensées, elle s’est transformée en un cloaque de marchands de haine à l’esprit asservi. Charlie Kirk le reconnut et tenta de le dénoncer.
« La culture d’assassinat se répand dans la gauche. Quarante-huit pourcent des libéraux disent qu’il serait à tout le moins justifié de tuer Elon Musk. Cinquante-cinq pourcent disent la même chose à propos de Donald Trump.
« On fait entrer brusquement la gauche dans une frénésie de violence. Tout revers, que ce soit perdre une élection ou perdre un procès, justifie une réaction violente au maximum.
« C’est la conséquence naturelle d’une culture de protestation de l’aile gauche tolérant la violence et le grabuge depuis des années d’affilée. La couardise des procureurs locaux et des fonctionnaires d’écoles a transformé la gauche en bombe à retardement. »
Thomas Paine a écrit :
« Plus le conflit est dur, plus le triomphe est glorieux. Ce que nous obtenons trop facilement, nous ne l’estimons qu’avec légèreté ; c’est la cherté seulement qui donne à toute chose sa valeur. J’aime l’homme qui peut sourire dans les ennuis, qui peut rassembler ses forces dans la détresse et devenir brave par la réflexion … celui dont le cœur demeure ferme, et dont la conscience approuve sa conduite, poursuivra ses principes jusqu’à la mort. »
Charlie Kirk ne craignait pas d’affronter la colère des libéraux mentalement dérangés sur les campus de collège à travers l’Amérique. Il professait fièrement son amour pour Jésus-Christ et témoignait couramment devant un grand nombre de gens durant ses engagements oratoires.
Que vous soyez d’accord ou non avec ce que Charlie Kirk avait à dire, il est impératif que nous ayons tous le courage et la conviction de défendre le droit des uns et des autres de s’exprimer librement. La seule réponse à un discours est encore plus de discours. Nous ne devons pas nous effacer doucement dans l’ombre, chers amis.
[1] Dodo : (ou dronte) Oiseau dont l’espèce s’est éteinte au XVIe siècle.
