D.486 – Écoute, ô mon peuple

Par Joseph Sakala

Dans Psaume 81:8-11, Dieu déclare à Son peuple : « Tu as crié dans la détresse, et je t’ai délivré ; je t’ai répondu, caché dans le tonnerre ; je t’ai éprouvé aux eaux de Mériba. (Sélah.) Écoute, mon peuple, et je t’exhorterai ; Israël, si tu m’écoutais ! Qu’il n’y ait point chez toi de dieu étranger ; ne te prosterne pas devant les dieux des nations ! Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait remonter du pays d’Égypte. Ouvre ta bouche, et je la remplirai. » Ce psaume fut évidemment utilisé comme une introduction à une fête d’Israël, si l’on en juge par les chants de joies. « Chantez avec allégresse à Dieu, notre force ; jetez des cris de réjouissance au Dieu de Jacob ! Entonnez le chant ; faites résonner le tambourin, la harpe agréable avec la lyre. Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, à la pleine lune, au jour de notre fête » (Psaume 81:2-4).

C’est également une réflexion sur la souveraine provision pour Son peuple. « Car c’est une loi pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob. Il en fit un statut pour Joseph, quand il sortit contre le pays d’Égypte ; là j’entendis un langage que je ne connaissais pas. J’ai déchargé, dit-il, son épaule du fardeau ; ses mains ont lâché la corbeille » (Psaume 81:5-7). Mais le message devient bientôt un avertissement de ne pas abandonner le Dieu de leurs pères, en leur rappelant sévèrement ce commandement : « Qu’il n’y ait point chez toi de dieu étranger ; ne te prosterne pas devant les dieux des nations ! » (Psaume 81:10).

Une telle rébellion chagrine Dieu qui leur dit : « Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix ; Israël n’a pas voulu m’obéir. Et je les ai abandonnés à la dureté de leur cœur, pour marcher selon leurs conseils. Oh ! si mon peuple voulait m’écouter, qu’Israël marchât dans mes voies ! J’eusse en un instant fait ployer leurs ennemis, j’aurais tourné ma main contre leurs adversaires. Ceux qui haïssent l’Éternel eussent flatté Israël, et son temps heureux eût toujours duré. Dieu les eût nourris de la mœlle du froment. Je t’eusse rassasié du miel du rocher » (Psaume 81:12-17). Il y a sûrement un message ici pour Israël moderne qui ne cesse de désobéir à son Créateur. Mais Dieu nous permet d’apprendre des leçons par notre propre folie, des leçons difficiles que l’on n’aurait pu apprendre doucement et notre temps heureux eût toujours duré.

« Oh ! si mon peuple voulait m’écouter, qu’Israël marchât dans mes voies ! J’eusse en un instant fait ployer leurs ennemis, j’aurais tourné ma main contre leurs adversaires. » Dieu nous rappelle, dans Psaume 81:11 : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait remonter du pays d’Égypte. Ouvre ta bouche, et je la remplirai. » L’imagerie utilisée ici est celle d’une mère oiseau qui nourrit ses petits, car ils dépendent entièrement d’elle, même pour leur propre vie. Dieu nous invite à Lui faire entièrement confiance en toutes choses. Son réservoir est inépuisable et la quantité que Dieu donne à chacun n’est limitée qu’au montant que nous Lui permettons de nous donner. Il nous invite à ouvrir nos bouches pour constater avec quelle abondance Il peut les remplir.

Que Dieu développe en nous, non seulement de grandes bouches, mais aussi une grande foi, afin d’avoir confiance dans Ses énormes provisions. Cependant, pour ce faire, il faut parfois que nous fassions attention à ce qui sort de nos bouches. Car : « La langue aussi est un feu, un monde d’iniquité. Ainsi la langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, enflammée elle-même de la géhenne. Toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins se domptent et ont été domptés par la nature humaine ; mais aucun homme ne peut dompter la langue ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons Dieu le Père, et par elle nous maudissons les hommes, faits à l’image de Dieu. De la même bouche sort la bénédiction et la malédiction. Il ne faut point, mes frères, que cela soit ainsi », nous réitère l’apôtre, dans Jacques 3:6-10.

Notez que le mot géhenne employé ici n’est utilisé qu’une seule fois, sur onze occasions dans le Nouveau Testament, et il n’est pas cité directement par les lèvres de Christ. Puisque la langue n’est pas un feu littéral – mais son mauvais usage peut la rendre un monde d’iniquité — ce passage suggère que la géhenne elle-même est l’ultime monde d’iniquité faisant de la langue non contrôlée une extension d’elle-même. La Bible, par contre, parle de cette future géhenne comme un endroit de feu éternel.

Jésus en parle justement dans Matthieu 25:41 lorsqu’Il nous déclare : « Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, préparé au diable et à ses anges ». Cet acte sera la dernière destruction des corps physiques par Dieu. Il est décrit comme suit : « Et la mer rendit les morts qu’elle contenait ; la mort et l’enfer rendirent aussi les morts qui y étaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et l’enfer furent jetés dans l’étang de feu ; c’est la seconde mort. Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu » (Apocalypse 20:13-15). « Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit ; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée. Puis donc que toutes ces choses doivent se dissoudre, quels ne devez-vous pas être par la sainteté de votre conduite et votre piété, attendant, et hâtant la venue du jour de Dieu, dans lequel les cieux enflammés seront dissous, et les éléments embrasés se fondront ? » (2 Pierre 3:10-12). Pierre nous fait la description d’une terre complètement purifiée par un feu si intense que les éléments embrasés fonderont littéralement.

Le feu sera si intense que même la mer n’y sera plus. Mais il n’existe aucun feu qui peut brûler les océans. Considérez ce scénario. L’eau est composée de deux éléments, H2O. Qui l’a créée ? Dieu, en unissant deux éléments créés dans la nature. Deux quantités d’hydrogène avec une quantité d’oxygène afin de faire vivre tout ce qui a besoin d’eau pour exister. Mais le temps sera alors venu de séparer les deux éléments de façon telle que l’hydrogène deviendra un feu très chaud et, alimenté par l’oxygène, il enflammera même les cieux immédiats qui seront dissous. Et quand toute la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée et purifiée, n’ayant plus rien à brûler, le feu s’éteindra tout seul. Et Jean nous dit : « Je vis ensuite un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus » (Apocalypse 21:1).

Complètement brûlés, car tout ce qui restera sur la terre, ce sera des êtres immortels, des enfants de Dieu, qui n’auront plus besoin de manger ni de boire pour rester en vie. Et pourtant, ils seront éternels ! Voyez-vous pourquoi Jean le Baptiste fut envoyé afin de préparer le chemin pour Jésus ? « Mais quand il vit venir à son baptême plusieurs des pharisiens et des sadducéens, il leur dit : Race de vipères ! qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits convenables à la repentance. Et ne pensez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ; car je vous dis que, de ces pierres, Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Et la cognée est déjà mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit point de bon fruit est coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d’eau, en vue de la repentance ; mais Celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de lui porter les souliers : c’est Lui qui vous baptisera du Saint-Esprit et de feu » (Matthieu 3:7-11). Jean le Baptiste s’en prenait aux pharisiens et aux sadducéens parce que ces gens savaient toutes ces choses, mais ne réagissaient pas.

Dans Proverbes 17:27, nous pouvons lire : « L’homme retenu dans ses paroles connaît la prudence, et celui qui est d’un esprit froid, est un homme entendu. » Par exemple, même Salomon, qui a reçu beaucoup de sagesse de Dieu, nous met en garde : « Où il y a beaucoup de paroles, il ne manque pas d’y avoir du péché ; mais celui qui retient ses lèvres est prudent » (Proverbes 10:19). En effet, Salomon revient fréquemment à ce thème : « Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte point de prononcer quelque parole devant Dieu ; car Dieu est aux cieux, et toi sur la terre ; c’est pourquoi, use de peu de paroles » (Ecclésiaste 5:2).

Les apôtres du Nouveau Testament donnaient beaucoup d’importance aux avertissements donnés aux chrétiens de contrôler leur langue. Car trop parler amène facilement au commérage, à la critique et même à la dureté de langage. L’apôtre Jacques nous dit : « Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit point la justice de Dieu » (Jacques 1:19-20). Paul aussi nous enseigne : « Pour ce qui concerne l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; car vous-mêmes vous avez appris de Dieu à vous aimer les uns les autres ; et c’est aussi ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans toute la Macédoine ; mais nous vous exhortons, frères, à y exceller de plus en plus, et à vous étudier à vivre paisiblement, à vous occuper de vos propres affaires, et à travailler de vos propres mains, comme nous vous l’avons recommandé ; afin que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux de dehors, et que vous n’ayez besoin de rien » (1 Thessaloniciens 4:9-12).

Dans Éphésiens 5:3-5, Paul déclare : « Que ni la fornication, ni aucune impureté, ni l’avarice, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ni aucune parole déshonnête, ni bouffonnerie, ni plaisanterie, qui sont des choses malséantes ; mais qu’on y entende plutôt des actions de grâces. Car vous savez ceci, qu’aucun fornicateur, ou impudique, ou avare, qui est un idolâtre, n’a part à l’héritage du royaume de Christ et de Dieu. » Donc, lorsque vous parlez : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune mauvaise parole ; mais que vos paroles soient propres à édifier utilement, et qu’elles fassent du bien à ceux qui les entendent » (Éphésiens 4:29). Et aux Colossiens, Paul déclare : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, et assaisonnée de sel, de manière que vous sachiez répondre à chacun comme il faut » (Colossiens 4:6).

Jésus Lui-même nous a parlé de : « L’homme de bien [qui] tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur ; mais le méchant tire de mauvaises choses du mauvais trésor de son cœur. Or, je vous dis que les hommes rendront compte, au jour du jugement, de toute parole vaine qu’ils auront dite ; car tu seras justifié par tes paroles, et par tes paroles tu seras condamné » (Matthieu 12:35-37). On dirait que de tels standards semblent impossibles à rencontrer, mais il faut toujours les viser, car Jésus est notre exemple. Même Pierre nous rappelle : « Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; Qui, outragé, ne rendait point d’outrages ; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à Celui qui juge justement » (1 Pierre 2:21-23).

Concentrons-nous plutôt sur la face de Jésus puisque : « Il n’y aura plus aucun anathème ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. Ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts » (Apocalypse 22:3-4). Ceci constitue, dans la Bible, la dernière référence à la face de Jésus et à la glorieuse promesse en elle, et avec l’assurance que tous Ses serviteurs verront Son véritable visage, tel que révélé à Jean, l’apôtre que Jésus aimait, dans Apocalypse 1:13-18, où Jean nous dit : « Et, au milieu des sept chandeliers quelqu’un de semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une longue robe, et ceint sur la poitrine d’une ceinture d’or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs, comme de la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme de feu ; Ses pieds, semblables à un cuivre très fin, étaient embrasés comme par une fournaise, et sa voix était comme la voix des grosses eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles ; une épée aiguë à deux tranchants sortait de sa bouche, et son visage resplendissait comme le soleil dans sa force. Or, quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il mit sa main droite sur moi, en me disant : Ne crains point ; c’est moi qui suis le premier et le dernier, celui qui est vivant ; et j’ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles des siècles, Amen ; et j’ai les clefs de l’enfer et de  la mort. »

Sur le mont de la transfiguration : « Jésus prit Pierre, Jacques et Jean, son frère, et les mena sur une haute montagne, à l’écart. Et il fut transfiguré en leur présence ; son visage devint resplendissant comme le soleil, et ses habits devinrent éclatants comme la lumière. En même temps, Moïse et Élie leur apparurent, qui s’entretenaient avec lui. Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous demeurions ici ; si tu veux, faisons-y trois tentes, une pour Toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, voici une nuée resplendissante les couvrit ; et voici il vint de la nuée une voix qui dit : C’est ici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir ; écoutez-le » (Matthieu 17:1-5). Les apôtres venaient de voir Jésus dans toute Sa Splendeur, alors qu’ils étaient couverts d’une nuée resplendissante. Ils venaient d’avoir un aperçu du Royaume de Dieu. Un petit voyage dans le futur, en quelque sorte.

Et comme Jésus leur parlait de Sa mort imminente, Il marcha vers Jérusalem afin de l’affronter. « Comme le temps de son élévation approchait, il se mit en chemin, résolu d’aller à Jérusalem. Et il envoya des gens devant lui, qui, étant partis, entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais ceux-ci ne le reçurent pas, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Et Jacques et Jean, ses disciples, voyant cela, lui dirent: Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et qu’il les consume, comme fit Élie ? Mais Jésus, se retournant, les censura et dit : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés ; car le Fils de l’homme n’est point venu faire périr les hommes, mais les sauver. Et ils s’en allèrent dans un autre bourg » (Luc 9:51-56).

Quelques jours après Son entrée à Jérusalem, Jésus fut livré aux mains d’hommes méchants qui prirent plaisir à dévisager la face de Celui qui, quelques jours auparavant, avait pleuré sur la ville et son indifférence envers Dieu. Mais avant, Il prit Ses apôtres et : « Jésus s’en alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané ; et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je m’en irai là pour prier. Et ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et angoissé. Et il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez avec moi. Et étant allé un peu plus avant, il se jeta le visage contre terre, priant et disant : Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Matthieu 26:36-39).

Les soldats romains commencèrent à Lui « couvrir la face » : « Et quelques-uns se mirent à cracher contre lui, à lui couvrir le visage, et à lui donner des soufflets en disant : Devine ! Et les sergents le frappaient avec des bâtons » (Marc 14:65). « Peu après, ceux qui étaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : Assurément tu es aussi de ces gens-là ; car ton langage te fait connaître. Alors il se mit à faire des imprécations contre lui-même et à jurer, en disant : Je ne connais point cet homme ; et aussitôt le coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus, qui lui avait dit : Avant que le coq ait chanté, tu m’auras renié trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26:73-75). Finalement : « l’ayant couvert d’un voile, ils lui donnaient des coups sur le visage, et lui disaient : Devine qui est celui qui t’a frappé ? Et ils disaient beaucoup d’autres choses contre lui, en l’injuriant » (Luc 22:64-65).

En effet, ils ont tellement abusé de Jésus que : « plusieurs ont été étonnés à cause de Lui, tant son visage était défait et méconnaissable, tant son aspect différait de celui des hommes ; ainsi il remplira de joie plusieurs nations ; les rois fermeront la bouche devant lui ; car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu » (Esaïe 52:14-15). Mais, lorsque Jésus reviendra, le monde qui l’a rejeté criera : « Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous de devant la face de celui qui est assis sur le trône, et de devant la colère de l’Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » nous dévoile Apocalypse 6:16-17. Cependant, tous les Élus se réjouiront éternellement : « Car le Dieu qui a dit que la lumière resplendisse au milieu des ténèbres, est celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la personne de Jésus-Christ » (2 Corinthiens 4:6).

« C’est pourquoi, saisissant le royaume inébranlable, conservons la grâce, afin que par elle nous rendions notre culte à Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec respect et crainte ; car notre Dieu est aussi un feu dévorant » (Hébreux 12:28-29). Le feu était considéré jadis, par certains philosophes anciens panthéistes, comme étant l’élément premier duquel toutes choses avaient évolué et ce même mythe est promulgué aujourd’hui par les cosmologistes évolutionnaires, dans la formation de leur fameuse théorie du Big Bang. Le fait demeure que le feu est une création de Dieu, utilisée actuellement et symboliquement comme le véhicule divin de jugement sur le péché. Il est très significatif que la première et la dernière références au feu dans la Bible mentionnent : « l’Éternel fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de la part de l’Éternel, du haut des cieux » (Genèse 19:24) et, dans Apocalypse 21:8, Dieu nous dit : « Mais, pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et de soufre ; ceci est la seconde mort. »

Notre verset « notre Dieu est aussi un feu dévorant » est une référence aux paroles de Moïse aux tribus d’Israël alors qu’elles se préparaient à entrer dans la terre promise après sa mort. Dans Deutéronome 4:24, Moïse leur déclare : « Car l’Éternel ton Dieu est un feu consumant ; c’est un Dieu jaloux. » Son contexte, dans le Nouveau Testament, est un avertissement grave contre ceux qui rejettent la Parole de Dieu. Alors : « Prenez garde de ne pas mépriser celui qui vous parle ; car si ceux qui méprisaient celui qui les avertissait sur la terre, de la part de Dieu, n’échappèrent point, nous échapperons encore moins, nous qui nous détournons de celui qui parle des cieux ; dont la voix ébranla alors la terre, et qui maintenant a fait cette promesse en disant : encore une fois j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel », dit  Hébreux 12:25-26.

Dans un sens, la Parole de Dieu est également le feu de Dieu. Jérémie nous déclare : « Car depuis que je parle, je jette des cris ; je crie violence et oppression. Et la parole de l’Éternel s’est tournée pour moi en opprobre et en moquerie tout le jour. Et quand je dis : je ne ferai plus mention de lui, et je ne parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un feu ardent renfermé dans mes os ; je m’efforce de le contenir, mais je ne le puis » (Jérémie 20:8-9). Il est beaucoup mieux d’être purifié par le feu de Sa Parole, que d’être consumé par le feu de Son Jugement.

Un jour, les nations viendront en tremblant vers l’Éternel, notre Dieu ; elles Le craindront et Lui diront : « Qui est le Dieu semblable à toi, qui pardonne l’iniquité, et qui passe par-dessus le péché du reste de son héritage ? Il ne garde pas à toujours sa colère, car il se plaît à faire miséricorde. Il aura encore compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités. Tu jetteras tous leurs péchés au fond de la mer. Tu feras voir à Jacob ta fidélité, et à Abraham ta miséricorde, comme tu l’as juré à nos pères, dès les temps anciens » (Michée 7:18-20). Ce passage est cité après la prophétie double sur l’imminent jugement de la nation pécheresse et rebelle de Juda et le glorieux règne de Jésus qui vient terminer l’œuvre de la grâce de Dieu sur l’iniquité.

Car la grâce pardonne l’iniquité. En tant que pécheurs, nous avons l’assurance de Sa miséricorde plutôt que de Son Jugement. Dieu passe par-dessus le péché et ne garde pas à toujours Sa colère, car Il Se plaît à faire miséricorde. Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous Ses pieds nos iniquités. Dieu jettera tous nos péchés au fond de la mer. Il gardera Ses promesses. Lorsque les circonstances qui nous entourent nous découragent, nous avons confiance que : « Tu feras voir à Jacob ta fidélité, et à Abraham ta miséricorde, comme tu l’as juré à nos pères, dès les temps anciens » (Michée 7:20). Israël ancien refusait de répondre aux avertissements des prophètes de se détourner de leurs péchés. En faisant ainsi, ils se sont privés de Ses grandes bénédictions pour récolter plutôt Sa colère. Que Dieu nous accorde, à Son peuple moderne, Sa sagesse et la conviction d’accepter Sa miséricorde et Sa compassion, et de croire vraiment que Dieu est toujours capable de garder Ses promesses.

Le prophète Daniel a déclaré que : « plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l’opprobre et une infamie éternelle. Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur de l’étendue, et ceux qui en auront amené plusieurs à la justice brilleront comme des étoiles, à toujours et à perpétuité » (Daniel 12:2-3). Plusieurs prétendent que l’Ancien Testament ne connaît rien de la résurrection, mais cette déclaration de Daniel réfute cette notion. Non seulement il y aura une résurrection à la vie éternelle, mais certains ressusciteront pour l’opprobre et une infamie éternelle. Quelle fin terrible pour ceux qui regardent la Bible avec mépris maintenant. Il n’y a probablement aucune doctrine biblique plus détestée par les non croyants que la doctrine de la punition éternelle. Il paraîtrait que c’est cette doctrine qui a causé la rébellion de Darwin contre Dieu, et non la fameuse théorie de l’évolution.

Cependant, Christ a bel et bien dit : « si ton œil te fait tomber, arrache-le ; il vaut mieux pour toi que tu entres dans le Royaume de Dieu, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux, et d’être jeté dans la géhenne de feu » (Marc 9:47). Et dans Matthieu 25:40-41 : « Et le Roi, répondant, leur dira : Je vous le dis en vérité, en tant que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, vous me les avez faites à moi-même. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, préparé au diable et à ses anges. » Et remarquez bien ce que dira Jésus, au verset 46 : « Et ils iront aux peines éternelles ; mais les justes iront à la vie éternelle. »

Paul nous avertit également de ce qui arrivera à ceux qui désobéissent, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de Sa puissance : « Dans un feu flamboyant, pour exercer la vengeance contre ceux qui ne connaissent point Dieu, et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils subiront leur peine, une perdition éternelle, par la présence du Seigneur, et par Sa puissance glorieuse ; lorsqu’il viendra pour être glorifié en ce jour-là dans ses saints, et admiré dans tous ceux qui auront cru ; (car vous avez cru à notre témoignage). C’est pourquoi aussi, nous prions continuellement pour vous, que notre Dieu vous rende dignes de votre vocation, et qu’il accomplisse puissamment tous les desseins favorables de sa bonté, et l’œuvre de la foi ; afin que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Thessaloniciens 1:8-12). Comme il sera bien mieux de se réveiller à la vie éternelle !




D.399 – Un peuple peu nombreux

petit-peuplePar Joseph Sakala

Dans Deutéronome 7:6-8, Dieu déclare : « Car tu es un peuple consacré à l’Éternel ton Dieu ; l’Éternel ton Dieu t’a choisi, afin que tu lui sois un peuple particulier, d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. Ce n’est pas parce que vous étiez plus nombreux que tous les autres peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous, et vous a choisis ; car vous étiez le plus petit de tous les peuples ; mais, c’est parce que l’Éternel vous aime, et parce qu’il garde le serment qu’il a fait à vos pères, que l’Éternel vous a retirés à main forte, et qu’il t’a racheté de la maison de servitude, de la main de Pharaon, roi d’Égypte. »

Les peuples modernes, même les chrétiens, semblent mesurer le succès en termes de nombre de population. La mesure de Dieu, par contre, est basée sur la qualité et non sur la quantité. Il existait sans doute des millions de personnes sur la terre lors du Déluge : « Qui avaient été autrefois incrédules, lorsque, du temps de Noé, la patience de Dieu attendait, pour la dernière fois, pendant que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre d’âmes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau » (1 Pierre 3:20). Quelques siècles après le Déluge, la population avait de nouveau augmenté, et de grandes nations se sont développées en Égypte, en Sumer et ailleurs. Mais Dieu a appelé un homme, Abraham, pour établir une nouvelle nation ; et il a obéi.

Plusieurs grandes nations, comme les Arabes, sont descendantes d’Abraham, mais encore une fois, Dieu S’est choisi un homme, Israël, afin d’hériter de la promesse. Israël a grandi, mais, selon le texte biblique, même cette nation est demeurée petite comparée aux autres nations. Dans l’histoire d’Israël, en plusieurs circonstances, Dieu a utilisé une poignée de gens pour combattre un grand nombre. Dieu a utilisé 300 hommes de Gédéon pour vaincre une armée de 135 000 Madianites. « Alors l’Éternel dit à Gédéon : Je vous délivrerai par ces trois cents hommes, qui ont lapé l’eau, et je livrerai Madian entre tes mains. Que tout le peuple s’en aille, chacun chez soi » (Juges 7:7). Des délivrances semblables arrivèrent dans les temps de Josaphat, Ézéchias, Asa et d’autres.

Dans le Nouveau Testament, Jésus a également déclaré à Ses disciples : « Je vous dis encore, que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre à demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Car où il y a deux ou trois personnes assemblées en mon nom, je suis là au milieu d’elles » (Matthieu 18:19-20). Jésus a aussi déclaré : « Ne crains point, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume » (Luc 12:32). Le critère divin est celui de la motivation plutôt que le grand nombre. Car : « étroite est la porte et resserrée la voie qui mènent à la vie, et il y en a peu qui la trouvent » (Matthieu 7:14). Mais tous Ses serviteurs fidèles l’entendront un jour leur déclarer : « Cela est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur » (Matthieu 25:21).

Il faut cependant que notre espérance soit fondée sur la foi, la substance et l’évidence. « Or, la foi est une ferme attente des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit point. Car par elle les anciens ont obtenu un bon témoignage. Par la foi, nous savons que le monde a été fait par la parole de Dieu ; de sorte que les choses qui se voient, n’ont pas été faites de choses visibles » (Hébreux 11:1-3). Le 11ème chapitre de l’épître aux Hébreux — mieux connu sous le nom de « Panthéon de la Foi » — nous fournit le témoignage de plusieurs héros de l’Ancienne Alliance, en commençant par nous donner une description de ce qu’est la Foi.

En premier lieu, nous voyons que c’est la substance des choses que nous espérons. Bibliquement parlant, nous savons que la foi chrétienne est une foi si réelle qu’elle devient la matière du présent. Aucun des individus nommés dans ce chapitre n’a réellement vu l’accomplissement des promesses, mais ils y ont tellement cru qu’ils vivaient dans le présent comme si le futur était vraiment la réalité. Le mot « substance » n’est utilisé que deux autres fois dans Hébreux. Il est utilisé pour définir Christ comme une représentation exacte de la nature et de l’essence de Dieu. « Et qui, étant la splendeur de sa gloire et l’empreinte [substance] de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts ; ayant été fait d’autant plus excellent que les anges, qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur » (Hébreux 1:3-4).

Il est également traduit « assurance » dans Hébreux 3:14 : « Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous conservions ferme jusqu’à la fin notre première assurance [substance]. » En mettant tout cela ensemble, notre texte pourrait très bien se lire : « la foi est l’essence de notre assurance des choses encore à venir ». Le mot « évidence » pourrait être traduit « conviction ou preuve ». Le mot implique une logique imperméable que : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17).

Cette sorte d’évidence est quelque chose dont nous avons la certitude qu’elle est véritable et une conviction telle que nous agissons en harmonie. Donc, la première partie du verset amène la vérité future au présent et la deuxième partie nous promet d’engager notre vie entière vers cette vérité. Et c’est essentiellement ce que Christ tente d’établir avec chacun de ceux que Dieu Lui donne après l’avoir appelé. Nous apprenons ainsi à devenir obéissant comme Christ l’a toujours été. Imaginez un instant que vous êtes Dieu et que vous décidez vouloir sauver votre création.

Oseriez-vous, en plus de la sauver, donner également votre vie pour elle ? C’est pourtant ce que notre Sauveur a fait en S’humiliant pour Se mettre à notre niveau. Alors, Dieu a choisi de Se faire humain : « Et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:8). Donc, Dieu S’est  substitué à l’humanité entière afin de la sauver d’un jugement qu’elle méritait en toute justice. Malgré cela : « Christ, [était] destiné déjà avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous, qui, par Lui, croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et l’a glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu » (1 Pierre 1:20-21).

Il est un peu trop audacieux de suggérer que Jésus S’est réveillé subitement lorsqu’Il S’est retrouvé dans le sein de Marie, mais il est certain que : « Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2:52). Parce que Jésus est devenu humain, Il a dû expérimenter une gradation de la conscience, comme nous, la différence étant qu’Il S’est humilié Lui-même : « Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché » (Hébreux 4:15). Son comportement sans péché l’a facilement magnifié alors que Sa sagesse et Ses miracles ont été connus au-travers tout Israël. En effet, plusieurs ont même tenté de Le proclamer Roi.

Ésaïe a prophétiquement enregistré ce qui suit, plusieurs années avant que Jésus soit réellement entré dans Jérusalem « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai pas dérobé mon visage aux outrages ni aux crachats. Mais le Seigneur, l’Éternel est mon aide ; aussi je n’ai point eu de honte ; aussi j’ai rendu mon visage semblable à un caillou ; je sais que je ne serai pas confondu » (Esaïe 50:6-7). Plus tard, Jésus a déclaré ceci à Ses disciples : « Mais Je dois être baptisé d’un baptême ; et combien ne suis-je pas pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse ! » (Luc 12:50). Finalement, l’obéissance de notre Sauveur, admis et accepté  profondément à Gethsémani, fut complètement accomplie jusqu’à Sa mort sur la croix. Que notre cœur n’oublie jamais cela, ni se fatigue de ces grandes vérités. Tout cela nous est dévoilé par notre Créateur Sauveur.

Dans Jean 1:1-3, l’apôtre nous dévoile : « Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle. » Il est vraiment remarquable de voir combien de noms et de titres sont associés à Jésus-Christ – qui veut dire « Sauveur-Oint » – dans le premier chapitre de l’Évangile de Jean. Au verset 9, Jésus est appelé : « La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde. » Au verset 14, nous découvrons que la Parole de Dieu a pris une forme humaine pour devenir le Fils unique de Dieu : « Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Au verset 18, Jean ajoute : « Personne n’a jamais vu Dieu ; [mais] le Fils unique [Jésus], qui est dans le sein du Père, est celui qui [nous] l’a fait connaître. » Au verset 23, Jean le Baptiste appelle Jésus, Seigneur. Et, au verset 29, alors que Jésus venait vers lui, Jean Le vit et dit : « Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Et, finalement, au verset 34, Jean le Baptiste déclare : « Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage que c’est Lui qui est le Fils de Dieu. » Ensuite, Ses disciples l’ont appelé Rabbi (c’est-à-dire, maître), au verset 38. Puis, au verset 41 : « André trouva le premier Simon son frère, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie (c’est-à-dire, le Christ, l’Oint) », sans oublier le verset 45 où : « Philippe trouva Nathanaël et lui dit : Celui de qui Moïse a écrit dans la loi, et que les prophètes ont annoncé, nous l’avons trouvé ; c’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. »

Finalement, dans Jean 1:49-50, Nathanaël Le reconnaît ouvertement en Lui disant : « Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. Jésus lui répondit : Parce que je t’ai dit que je t’avais vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Et, au verset 51, Jésus ajouta : « En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. » Jésus Lui-même Se déclare le Fils de l’homme. Néanmoins, le premier titre utilisé par Jean pour Le décrire fut « La Parole ». C’est un mot très difficile à décrire dans toute sa plénitude, car le Nouveau Testament l’associe à « parler », « raisonner », « communiquer », « la doctrine révélée » et plusieurs autres. Nous référant à Christ, les Écritures nous expriment que Christ est toujours Celui qui révèle, parle au nom de Dieu, explique et Il est la manifestation du Père céleste incarné.

L’apôtre Jean nous ramène au-delà de Genèse 1:1, où nous découvrons que Christ, en tant que la Parole préincarnée, avait tout créé : « Car c’est en Lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui » (Colossiens 1:16-17). Avant de prendre une forme physique, la Parole créait ! Psaumes 33:6 déclare que : « Les cieux ont été faits par la Parole de l’Éternel, et toute leur armée par le souffle de sa bouche. » Au verset 9, il ajoute : « Car il parle, et la chose existe ; il commande, et elle paraît. » La Parole de Dieu est éternelle et omnipotente. C’est cette même Parole qui est venue Se manifester en chair dans la personne de notre Sauveur Jésus, Emmanuel, qui veut dire « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23). Donc, Jésus-Christ est la Parole et la Parole est Dieu ! De ce fait même, Jésus est Dieu !

Le converti qui comprend tout cela s’aperçoit également jusqu’où le Saint-Esprit le guide dans toute sa connaissance. Dans Éphésiens 4:17-24, Paul nous déclare : « Voici donc ce que je dis et que j’atteste de la part du Seigneur : Ne vous conduisez plus comme le reste des Gentils, qui suivent la vanité de leur esprit ; ayant leur intelligence obscurcie, étant éloignés de la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur ; ayant perdu tout sentiment, ils se sont abandonnés à la dissolution, pour commettre toutes sortes d’impuretés, avec une ardeur insatiable. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris à connaître Christ ; au moins, si vous l’avez écouté, et si, selon la vérité qui est en Jésus, vous avez été instruits en lui, à vous dépouiller, pour ce qui est de votre conduite précédente, du vieil homme, qui se corrompt par les convoitises trompeuses ; à vous renouveler par l’Esprit dans votre entendement ; et à vous revêtir du nouvel homme, créé à l’image de Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité. »

La question qui trouble beaucoup de chrétiens, c’est pourquoi les leaders les plus éduqués en science, même les théologiens, semblent avoir autant de difficulté à croire la Bible et l’Évangile de Christ. La réponse se trouve dans notre texte ci-dessus. C’est qu’ils suivent la vanité de leur esprit charnel et, par conséquent, ils ont l’intelligence obscurcie, étant éloignés de la vie de Dieu à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ce n’est pas tant qu’ils ne peuvent pas comprendre comme ils ne veulent pas comprendre à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ils ne veulent pas croire dans leur cœur, alors ils se cherchent une excuse pour ne pas croire dans leur esprit. « Et comme Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ceux-ci de même résistent à la vérité ; gens d’un esprit corrompu, et réprouvés à l’égard de la foi » (2 Timothée 3:8).

La triste vérité, c’est que Satan lui-même contrôle leur esprit. Ils peuvent être très intelligents dans les domaines séculiers, mais dans l’Évangile, quant à sa compréhension et sa belle simplicité, elles leur demeurent toujours cachées. Comme disait si bien Paul : « Que si notre Évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:3-4). Existe-t-il un vrai remède ? Oui, bien sûr, car : « nos armes de guerre ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes en Dieu, pour renverser les forteresses, pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ ; et nous sommes prêts à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète » (2 Corinthiens 10:4-6). Le mot « pensée » est le même que le mot « esprit ». Nos armes sont la vérité, nos prières, notre amour et l’Esprit de Dieu qui peut saisir même l’esprit de ces gens. Et Dieu demeure toujours le Juste Juge.

Dans Genèse 18:24-26, nous voyons Abraham qui plaide avec Dieu pour sauver quelques humains que Dieu S’était déterminé à détruire. « Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu point à ce lieu, à cause des cinquante justes, s’ils y sont ? Il n’arrivera pas que tu fasses une telle chose, que tu fasses mourir le juste avec le méchant, en sorte que le juste soit traité comme le méchant. Non, tu ne le feras point. Celui qui juge toute la terre, ne fera-t-il point justice ? Et l’Éternel dit : Si je trouve à Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à toute la ville pour l’amour d’eux. »

Les gens font souvent de faux jugements, même parmi ceux qui sont officiellement élus pour juger, et c’est pourquoi nous avons toutes ces cours d’appel. Même la Cour Suprême, composée d’humains faillibles, peut être dans l’erreur. Cependant, tout comme Abraham l’a réalisé pendant qu’il intercédait pour le peuple de Sodome, nous pouvons avoir entièrement confiance que le Juge de toute la terre aura toujours raison. Il peut juger nos actions en relation avec Sa volonté, mais Dieu peut également discerner nos pensées et nos motifs, de façon que : « Ceci paraîtra au jour auquel Dieu jugera les actions secrètes des hommes, par Jésus-Christ, selon mon Évangile » (Romains 2:16). Donc, Dieu peut juger en toute droiture. « Parce qu’il a fixé un jour, où il doit juger le monde avec justice, par l’Homme qu’il a établi, ce dont il a donné à tous une preuve certaine, en le ressuscitant des morts » (Actes 17:31).

N’oublions jamais que, de Son propre aveu personnel : « Le Père ne juge personne, mais il a donné au Fils tout le jugement. Afin que tous honorent le Fils, comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. En vérité, en vérité je vous dis, que celui qui écoute ma parole, et qui croit à Celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité je vous le dis, le temps vient, et il est déjà venu, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et que ceux qui l’auront entendue vivront. Car, comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d’avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas surpris de cela ; car l’heure vient que tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et sortiront : savoir, ceux qui auront bien fait, en résurrection de vie ; et ceux qui auront mal fait, en résurrection de condamnation. Je ne puis rien faire de moi-même, je juge selon que j’entends, et mon jugement est juste, car je ne cherche point ma volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé » (Jean 5:22-30).

À ceux qui Le rejettent ou ignorent Son amour rédempteur, ne se fiant que sur leur propre valeur, ils auront un prix à payer éventuellement : « Car si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifices pour les péchés, mais une terrible attente du jugement et un feu ardent, qui doit dévorer les adversaires » (Hébreux 10:26-27). À ceux qui auront été sauvés au-travers de la foi en Christ, il y aura sûrement un Jour de Jugement, mais ce sera un temps où les Élus recevront leur récompense pour leur service fidèle plutôt que pour leur salut, mais ceci sera fait également avec justice, car : « Au reste, la couronne de justice m’est réservée, le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Timothée 4:8).

Ce que l’Écriture dit, c’est Dieu qui le dit ! Car : « Toute l’Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Parmi ces nombreuses évidences d’inspiration verbale, tant dans les Écritures qu’à l’extérieur des Écritures, nous voyons souvent un échange par Dieu, reconnu par l’Auteur d’un passage particulier vers l’auteur qui l’aurait écrit. Cependant, ceci ne peut être vrai que si les mots écrits sont inspirés par Dieu Lui-même, car la source première de toute inspiration demeure toujours la Bible, donc, la Parole, et donc Dieu.

Dans Exode 32:15-16, nous lisons : « Alors Moïse retourna et descendit de la montagne, les deux tables du Témoignage en sa main, les tables écrites des deux côtés ; elles étaient écrites sur l’une et l’autre face. Et les tables étaient l’ouvrage de Dieu ; l’écriture aussi était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables. » Dans ces versets, nous découvrons que, dans la Bible, le mot « écriture » est très approprié parce qu’elle parle « d’écriture par Dieu » plutôt que d’écriture par des hommes. La référence est au deux tables de la Loi et réécrites sur deux autres tables pour remplacer les premières. Dans  Exode 34:1, nous lisons : « Et l’Éternel dit à Moïse : Taille-toi deux tables de pierre comme les premières ; et j’écrirai sur ces tables les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées. »

Toute Écriture est divinement inspirée, mais les Dix Commandements furent divinement écrits. Ce témoignage de leur importance unique est une condamnation pour quiconque ignorerait ou brouillerait leur signification. Mais il existe un autre écrit par Dieu, cette fois dans le Nouveau Testament, d’une valeur encore plus importante pour le chrétien. « Vous êtes vous-mêmes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue par tous les hommes ; car il est évident que vous êtes une lettre de Christ, due à notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant ; non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair, celles du cœur. Or, c’est par Christ que nous avons une telle confiance devant Dieu. Non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose, comme de nous-mêmes ; mais notre capacité vient de Dieu, Qui lui aussi nous a rendus capables d’être ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:2-6).

Ce n’est plus un standard externe divinement gravé dans la pierre par le doigt de Dieu, mais une conviction interne inscrite dans le cœur de chaque véritable converti par le Saint-Esprit ! « Voici l’alliance que je traiterai avec eux après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leurs entendements ; il ajoute : et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, où la rémission des péchés est faite, il n’y a plus d’oblation pour le péché » (Hébreux 10:16-18). Cette Écriture remarquable de la loi de Dieu, écrite dans nos cœurs et notre entendement, fut accomplie par Christ Lui-même lorsqu’Il a déclaré : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli » (Matthieu 5:17-18).

N’oublions jamais que : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ;) afin que la bénédiction d’Abraham se répandît sur les Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis » (Galates 3:13-14). Maintenant, avec la loi écrite dans nos cœurs (2 Corinthiens 3:2), vous êtes vous-mêmes nos épîtres de Dieu, écrite dans nos cœurs, connue et lue par tous les hommes. Et ce qui est vital c’est que cette Écriture soit prêchée clairement et fidèlement durant toutes nos vies.

Prenons comme exemple un temps où les apôtres furent emprisonnés. « Après qu’on les eut relâchés, ils vinrent vers les leurs, et racontèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les anciens leur avaient dit. Eux l’ayant entendu, élevèrent d’un commun accord leur voix à Dieu, et dirent : Seigneur, tu es le Dieu qui as fait le ciel, la terre, et la mer, et toutes les choses qui y sont ; et qui as dit par la bouche de David ton serviteur : Pourquoi les nations sont-elles en rumeur, et pourquoi les peuples projettent-ils des choses vaines ? » Par le fait même, ils reconnaissaient que Dieu avait parlé par la bouche de David, dans Psaume 2:1-2, lorsqu’il déclara : « Pourquoi ce tumulte parmi les nations ? Et pourquoi les peuples projettent-ils des choses vaines ? Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont concertés ensemble contre l’Éternel et contre son Oint. »

Pareillement, Paul, dans sa dissertation puissante sur la souveraineté de Dieu, a dit : « Il fait donc miséricorde à qui il veut, et il endurcit celui qu’il veut. Or tu me diras : Pourquoi Dieu se plaint-il encore ? Car qui peut résister à sa volonté ? Mais plutôt, ô homme, qui es-tu, toi qui contestes avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? » (Romains 9:18-20). Paul répéta les paroles dites par Dieu à Moïse, dans Exode 9:12-14 : « Et l’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne les écouta point, comme l’Éternel l’avait dit à Moïse. Puis, l’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin, présente-toi devant Pharaon, et dis-lui : Ainsi a dit l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve ; car cette fois, je vais envoyer toutes mes plaies contre ton cœur, et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que nul n’est semblable à moi sur toute la terre. » En d’autres mots, ce que l’Écriture dit, c’est Dieu qui le dit !

Même Jésus, qui a Lui-même écrit avec Son doigt sur la pierre, dans Exode 20:12 : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l’Éternel ton Dieu te donne », a personnellement permis à Moïse la rédaction de ce passage, parce que,  dans Marc 7:10 : « Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère ; et que celui qui maudira son père ou sa mère soit puni de mort. » Évidemment, pour Christ, il n’y avait aucune différence. Ce que Moïse avait dit sous l’inspiration du Saint-Esprit et, dans ce cas, ce qu’Il avait copié du Décalogue était pleinement la Parole de Dieu. Nous pouvons donc être certain : « que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:17). Nous pouvons avoir l’assurance, durant notre vie sur terre, de notre vision de l’histoire et de notre destin éternel selon ce qui est écrit dans les pages de l’Écriture.

Tout au long de l’histoire, vous noterez que Dieu Se range continuellement du côté du plus faible et des moins nombreux afin de nous convaincre qu’Il est le Tout-Puissant et qu’Il fait toujours grâce à celui qui veut bien agir selon Sa volonté et en toute fidélité.




D.281 – Dieu Se forme un peuple

peuple

Par Joseph Sakala

Dans sa lettre à Tite, Paul lui dit : « Car la grâce de Dieu, pour le salut de tous les hommes, a été manifestée ; et elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre, en ce présent siècle, dans la tempérance, dans la justice, et dans la piété ; en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise » (Tite 2:11).

Si vous demandiez à votre pasteur pourquoi Jésus est mort, il vous dirait probablement que Jésus est mort pour nous sauver de nos péchés. Il est vrai que Christ est mort pour nos péchés, mais ce n’est pas la raison entière. Trop de chrétiens pensent à la mort de Jésus en terme de ce qu’Il a fait pour eux, et non de ce que cela voulait signifier pour Lui. Le passage biblique cité ci-haut nous dévoile qu’en plus de nous racheter de toute iniquité, Jésus nous a purifié afin de Se former un peuple particulier, zélé pour accomplir de bonnes œuvres. « Car c’est pour cela que Christ est mort, et qu’il est ressuscité, et qu’il a repris la vie, afin de dominer sur les morts et sur les vivants, » nous dit Paul, dans Romains 14:9.

Jésus voulait Se former un peuple qui voudrait L’accepter comme Seigneur dans leur vie. « Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle ; afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole ; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Éphésiens 5:25-27). Sachez que Christ : « est mort pour tous, afin que ceux qui vivent, ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour eux, » déclare Paul, dans 2 Corinthiens 5:15. « Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » nous dit Hébreux 9:14.

C’est aux versets 15 à 16 que nous découvrons que : « C’est pourquoi Jésus est le Médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort intervenant pour l’expiation des péchés commis sous la première alliance, ceux qui sont appelés, reçoivent [aussi] la promesse de l’héritage éternel. Car où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. » Voilà pourquoi l’apôtre Pierre nous rappelle que : « Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes ; mais vous êtes maintenant retournés au Pasteur et à l’Évêque de vos âmes » (1 Pierre 2:24-25).

Et, dans Romains 6:6, Paul ajoute : « Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que nous ne soyons plus asservis au péché. Car celui qui est mort, est affranchi du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec Lui. » Nous, qui avons été sauvés par la mort de Christ pour nos péchés, Le remercions pour ce qu’Il a fait pour nous, et c’est bien. Mais, louons-Le également pour ce que Jésus a accompli pour Lui-même, en vivant chaque jour de façon à ce que Son but Saint s’accomplisse dans nos vies, afin que nous devenions des ouvriers irréprochables pour Christ.

Parmi les instructions de Paul à son jeune évangéliste, il lui dit : « Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité » (2 Timothée 2:15). Prêcher la Parole de Dieu adéquatement et efficacement n’est pas un jeu. C’est un travail difficile qui requiert beaucoup d’étude et d’efforts. Écoutez ce qui se prêche un peu partout dans les congrégations du monde et vous reconnaîtrez facilement que trop d’enseignants sont mal préparés pour le travail qu’ils accomplissent, sans compter les faux pasteurs. Alors, ne soyons pas surpris si Jacques, un des frères de Christ ait été inspiré d’écrire : « Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère » (Jacques 3:1).

Un ouvrier qui se présente pour une évaluation et passe le test avec succès est un ouvrier irréprochable, ayant sûrement passé beaucoup de temps à s’entraîner dans sa profession avant même d’appliquer pour un travail. Dans la plus importante vocation qui existe, il est essentiel que la Parole soit bien dispensée, car lorsque le test viendra, l’ouvrier mal préparé faillira et sera couvert de honte de s’être engagé dans une occupation si vitale sans avoir le talent ou l’entraînement nécessaire. Jésus a dû instruire Ses disciples pendant plus de trois ans avant qu’ils soient prêts à enseigner la Parole par eux-mêmes. Même l’apôtre Paul, qui avait déjà reçu les meilleures instructions en Israël et était plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de son âge, étant le plus ardent zélateur des traditions de ses pères, a dû apprendre avant de bien dispenser la Parole de Dieu.

Regardons ensemble son propre récit, dans Galates 1:15-24 : « Mais quand il plut à Dieu, qui m’avait choisi dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de me révéler intérieurement son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les Gentils ; aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas. Ensuite, trois ans après, je montai à Jérusalem, pour y visiter Pierre ; et je demeurai chez lui quinze jours ; mais je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, le frère du Seigneur. Or, dans les choses que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. J’allai ensuite dans les pays de Syrie et de Cilicie ; mais j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ. Elles avaient seulement entendu dire : Celui qui autrefois nous persécutait, annonce maintenant la foi, que jadis il ravageait. Et elles glorifiaient Dieu à cause de moi. »

Ces exemples nous indiquent que trois années d’études intenses sembleraient un bon minimum, avant d’entreprendre un ministère d’enseignement et de prédication des Saintes Écritures. Chaque converti devrait se fixer pour but de gagner des disciples à Christ. Même si c’est Dieu qui appelle, le converti doit aider ceux qui sont appelés à cheminer dans la vérité avant de rencontrer le Christ lors de Son avènement. Donc, cela implique immédiatement une bonne étude de la Bible, comme les Béréens qui eurent des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique et reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact (Actes 17:11). Ainsi, un ouvrier irréprochable, pour faire un travail acceptable, doit lui-même bien s’instruire dans la Parole de Dieu.

Pour ce faire, il faut évidemment trouver grâce à Ses yeux. Moïse, l’homme de Dieu, était sûrement un des plus grands hommes qui aient vécu. Il est devenu le leader d’une grande nation ; il a reçu les deux tables de la loi directement de Dieu et c’est à lui que Dieu accorda d’écrire les cinq premiers livres de la Bible. « Et il ne s’est plus levé en Israël de prophète tel que Moïse, que l’Éternel connut face à face ; soit pour tous les signes et les miracles que l’Éternel l’envoya faire au pays d’Égypte, devant Pharaon, et tous ses serviteurs, et tout son pays ; soit pour ce qu’il fit avec une main forte, et pour toutes les œuvres grandes et terribles que Moïse fit à la vue de tout Israël » (Deutéronome 34:10-12). Pourtant, dans Nombres 12:3, nous lisons que : « Moïse était un homme fort doux, plus qu’aucun homme qui soit sur la terre. »

C’était un tel homme qui a fait deux demandes remarquables à Dieu. La première se trouve dans Exode 33:13, où Moïse Lui demanda : « Maintenant donc, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître Tes voies ; que je te connaisse, afin que je trouve grâce à Tes yeux ; considère aussi que cette nation est ton peuple. » La deuxième se trouve dans Exode 33:18, où Moïse Lui dit : « Je te prie, fais-moi voir Ta gloire ! » Ce ne fut pas des demandes égoïstes. Moïse désirait connaître la voie du Seigneur pour le peuple que Dieu lui avait confié. Dieu exauça sa première demande en lui disant, dans Exode 33:14 : « Ma face ira, et je te donnerai du repos. »

Et Moïse Lui dit : « Si ta face ne vient, ne nous fais point monter d’ici. Et à quoi connaîtra-t-on que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous ? Alors, moi et ton peuple, nous serons distingués entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. Et l’Éternel dit à Moïse : Je ferai aussi ce que tu dis ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom » (vs 15-17). Mais Moïse demanda également de voir Sa gloire. Alors, dans Exode 33:20-23, Dieu lui dit : « Tu ne pourras pas voir ma face ; car l’homme ne peut me voir, et vivre. [Mais] l’Éternel dit aussi : Voici un lieu près de moi ; tu te tiendras sur le rocher ; et il arrivera que quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et je retirerai ma main, et tu me verras par-derrière ; mais ma face ne se voit point. »

Avec une telle vision de la gloire de Dieu, Moïse fut capable de diriger la multitude israélite pendant quarante ans dans ce désert farouche, les transformant de bande d’esclaves qu’ils étaient en nation choisie de Dieu, par laquelle Dieu allait par la suite nous donner Sa Parole au travers d’une incarnation de Celle-ci, dans la personne de Jésus, pour le bien du monde entier. Nous, Ses futurs élus, pouvons aussi voir Sa voie et Sa gloire. Comment ? En comprenant la profondeur des paroles de Christ lorsqu’Il a dit, dans Jean 14:6 : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. » Et, dans Jean 17:24, Jésus a ajouté ceci : « Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. »

L’apôtre Jean nous donne cette instruction, dans 1 Jean 2:1-2 : « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste. C’est lui qui est la propitiation pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » Il est évident qu’un chrétien ne doit pas pécher volontairement, mais la question est : peut-il pécher ? La réponse est oui ! « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous le faisons menteur, et Sa parole n’est point en nous » (1 Jean 1:8-10).

Le chrétien le plus converti peut quand même pécher, si ce n’est par commission, c’est possiblement par omission, car celui qui sait faire le bien et refuse, commet un péché. Mais l’antidote nous a été donné au v. 9 pour le pardon de nos péchés : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » Il existe cependant un danger si nous utilisons ces versets pour justifier les péchés que nous commettons, car le pardon ne nous donne pas le droit de pécher. Néanmoins, Dieu, en la personne de Christ, a offert l’exemple parfait à l’humanité entière, qu’il est possible pour un converti de ne pas pécher. Donc, nous n’avons aucune excuse légitime pour commettre des péchés.

Et cela pour deux raisons. La première se trouve dans Hébreux 4:15 : « Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. » Jésus en tant qu’homme combattait toujours contre toute occasion de pécher, et Il était continuellement victorieux. Il pouvait le faire justement par Sa nature divine qui Lui permettait de ne jamais pécher. Deuxièmement, Dieu nous commande de ne pas pécher, et Il ne nous commanderait jamais une chose impossible.

Pour chaque tentation, il y aussi un moyen d’y échapper. « Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été une tentation humaine. Or, Dieu est fidèle, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il vous en donnera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10:13). Alors, peu importe la tentation, il n’y a pas d’excuse valide pour succomber, car en se tournant vers Dieu, nous aurons toujours la force et la solution pour supporter la tentation sans flancher. Par contre, si nous fléchissons, notre unique ressource est de confesser notre péché, et Dieu, par Sa grâce, nous pardonnera.

Entre chrétiens, il faut se supporter quand les problèmes surviennent. Dans Galates 6:2, Paul nous dit : « Portez les fardeaux les uns des autres, et accomplissez ainsi la loi de Christ. » Même si Christ libère le croyant de son esclavage, ce dernier est maintenant sous une loi encore supérieure ; la loi de Christ. « Parce que la loi de l’Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort, » nous dit Paul, dans Romains 8:2. La loi de Christ ne consiste pas à suivre plusieurs ordonnances détaillées auxquelles nous sommes obligés d’obéir. C’est plutôt une loi à laquelle nous voulons obéir à cause de notre amour pour Christ. Paul nous dit que : « L’amour ne fait point de mal au prochain ; l’amour est donc l’accomplissement de la loi » (Romains 13:10).

Paul l’explique en toute simplicité à son jeune évangéliste Timothée, en lui disant : « Le but du commandement, c’est la charité, qui procède d’un cœur pur, et d’une bonne conscience, et d’une foi sincère » (1 Timothée 1:5). L’apôtre Jacques l’appelle la Loi Royale. Et : « Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien » (Jacques 2:8). Cette loi parfaite, au lieu de nous ramener dans  l’esclavage où nous étions dans le péché, nous rend libre et heureux. « Celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais pratiquant les œuvres, celui-là sera heureux dans ce qu’il aura fait » (Jacques 1:25). Car elle ne nous donne pas seulement le désir de plaire au Seigneur, mais pareillement le vouloir et la capacité de le faire.

Ce n’est pas comme si nous étions présentement sans loi et libre de nous plonger dans tous nos appétits charnels. Paul nous explique sa propre nature humaine ainsi : « Car, quoique je sois libre à l’égard de tous, je me suis assujetti à tous, afin d’en gagner un plus grand nombre. J’ai été comme Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs ; comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; comme sans loi, avec ceux qui sont sans loi (quoique je ne sois point sans loi à l’égard de Dieu, puisque je suis sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été comme faible avec les faibles, afin de gagner les faibles ; je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Et je fais cela à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part » (1 Corinthiens 9:19-23).

En Christ : « la justice de Dieu a été manifestée sans la loi, la loi et les prophètes Lui rendant témoignage » (Romains 3:21). Nous avons été appelés à la vérité et cette vérité nous rend libres. Mais notez bien ce que Paul ajoute : « Frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement ne prenez pas prétexte de cette liberté pour vivre selon la chair ; mais assujettissez-vous les uns aux autres par la charité. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, en celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5:13-14). Donc, croire en Christ, c’est également obéir à tout ce qu’Il dit.

Au début de ce message, Dieu nous commande de ne pas pécher. Mais si nous flanchons à l’occasion, la Bible nous rappelle que Christ Lui-même est notre avocat devant le Père. Jésus est Juste devant Dieu, ayant déjà effacé nos péchés par Son sacrifice propitiatoire. Confessons alors nos péchés directement à Dieu qui est le seul capable de les pardonner : « et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7). Sommes-nous réellement disposés à croire cette vérité ou croyons-nous toujours qu’il faut confesser nos péchés à un homme pour recevoir le pardon ? Jésus est notre souverain Sacrificateur devant le Père aux cieux.

« Donc puisque nous avons un grand souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, retenons ferme notre profession. Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. Allons donc avec confiance [directement] au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable » (Hébreux 4:14-16). Souvenez-vous toujours que le salut ne peut venir d’aucun homme ou d’un dieu créé par les hommes. Jésus est le seul qualifié dans ce domaine : « Et il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).

En tant que chrétiens, quelle attitude devrions-nous avoir dans l’attente du retour de Christ ? L’apôtre Pierre frappe la cible en plein centre en disant : « C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, et étant sobres, attendez avec une parfaite espérance la grâce qui vous sera apportée à la manifestation de Jésus-Christ » (1 Pierre 1:13). Donc : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître, pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans tache, inaltérable, et réservé dans les cieux pour nous, qui, dans la puissance de Dieu, sommes gardés par la foi, pour le salut, qui est prêt à être manifesté dans les derniers temps » (1 Pierre 1:3-5).

C’est à cause de cela qu’en tant que chrétiens : « Vous vous réjouissez, quoique vous soyez maintenant attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, puisqu’il le faut, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ, que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes » (vs 6-9). Un tel salut que nous possédons est mystérieux et difficile à comprendre.

« C’est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui est en vous ; recherchant, pour quel temps et quelles conjonctures l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui rendait témoignage d’avance, leur révélait les souffrances de Christ, et la gloire dont elles seraient suivies. Et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu’ils étaient dispensateurs de ces choses, qui vous ont été annoncées maintenant par ceux qui vous ont prêché l’Évangile, par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards, » nous dit Pierre, aux versets.10-12.

Nous devons donc ceindre les reins de notre entendement. Le chrétien se doit d’être toujours prêt à proclamer la parole de la connaissance qu’il a reçue, ayant son esprit discipliné à renoncer aux habitudes et attitudes antérieures, en y mettant des restrictions sévères. Pour réussir, Pierre dit qu’il faut être sobre, ayant un esprit clair, calme et expérimenté. Il faut être concentré sur le but ultime de notre appel, la glorification lors du retour de Jésus. Cette espérance implique une discipline orientée sur Christ. Une espérance certaine et non seulement un simple espoir. Voilà pourquoi Pierre dit d’être : « Comme des enfants obéissants, ne vous conformez point aux convoitises de votre ignorance d’autrefois. Mais comme celui qui vous a appelés, est Saint, soyez vous-mêmes saints dans toute votre conduite. En effet il est écrit : Soyez saints, car je suis Saint » (vs 14-16). Un esprit discipliné et purifié est toujours prêt au combat et à la victoire.

Si nous accomplissons cela, Dieu nous fait la promesse suivante. « Écoutez la parole de l’Éternel, vous qui tremblez à sa parole. Vos frères qui vous haïssent, et qui vous rejettent, à cause de mon nom, ont dit : Que l’Éternel montre sa gloire, et que nous voyions votre joie ! Mais ils seront confondus. Une voix éclatante vient de la ville, une voix vient du temple, la voix de l’Éternel, qui rend à ses ennemis leur salaire. Avant d’être en travail, elle a enfanté ; avant de sentir les douleurs, elle a mis au monde un enfant mâle. Qui a jamais entendu pareille chose ? Qui en a vu de semblable ? Un pays est-il enfanté en un jour, ou une nation naît-elle en une seule fois, que Sion ait enfanté ses fils aussitôt qu’elle a été en travail ? Moi, qui ouvre le sein, ne la ferai-je pas enfanter, dit l’Éternel ? Moi qui fais enfanter, l’en empêcherai-je, dit ton Dieu ? » (Ésaïe 66:5-9).