D.321 – N’allez pas à Guilgal


guilgal

Par Joseph Sakala

Dans Amos 5:5, nous lisons : « …n’allez pas à Guilgal … Car Guilgal s’en ira en exil. » Guilgal était l’endroit des nouveaux débuts. Beaucoup de choses ont eu lieu à cet emplacement. Dans Josué 4:3, Dieu dit à Josué : « Et commandez-leur en disant : Prenez d’ici, du milieu du Jourdain, du lieu où les sacrificateurs se sont arrêtés de pied ferme, douze pierres que vous emporterez avec vous et que vous poserez au lieu où vous passerez cette nuit. » Car tout le peuple qui sortit était circoncis ; mais on n’avait circoncis aucun de ceux qui étaient nés au désert, en chemin, après être sortis d’Égypte. Dans Josué 5:10-12, nous découvrons que : « les enfants d’Israël campèrent à Guilgal, et ils célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, sur le soir, dans les campagnes de Jéricho. Et ils mangèrent du blé du pays, le lendemain de la Pâque, des pains sans levain et du grain rôti en ce même jour. Et la manne cessa le lendemain, quand ils mangèrent du blé du pays ; et les enfants d’Israël n’eurent plus de manne, mais ils mangèrent, cette année-là, des produits de la terre de Canaan. »

Et lors de la bataille contre les Amoréens : « les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Guilgal : N’abandonne point tes serviteurs ; monte vers nous promptement ; délivre-nous, et donne-nous du secours ; car tous les rois des Amoréens, qui habitent la montagne, se sont assemblés contre nous. Josué monta donc de Guilgal, et avec lui tout le peuple propre à la guerre, et tous les hommes forts et vaillants. Et l’Éternel dit à Josué : Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et aucun d’eux ne subsistera devant toi » (Josué 10:6-8). Ce fut une bataille étonnante car : « le soleil s’arrêta, et la lune aussi, jusqu’à ce que la nation se fût vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Le soleil s’arrêta au milieu des cieux, et ne se hâta point de se coucher, environ un jour entier. Il n’y a point eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel ait exaucé la voix d’un homme ; car l’Éternel combattait pour Israël. Et Josué, et tout Israël avec lui, retourna au camp, à Guilgal » (Josué 10:13-15).

Lors de la bataille de Mérom : « Tous ces rois se réunirent et vinrent camper ensemble près des eaux de Mérom, pour combattre contre Israël. Mais l’Éternel dit à Josué : Ne les crains point ; car demain, environ ce temps-ci, je les livrerai tous blessés à mort devant Israël ; tu couperas les jarrets à leurs chevaux, et tu brûleras leurs chars au feu. Josué, avec tous ses gens de guerre, vint donc subitement contre eux, près des eaux de Mérom, et ils tombèrent sur eux ; et l’Éternel les livra entre les mains d’Israël ; ils les battirent et les poursuivirent jusqu’à Sidon la grande, et jusqu’à Misrephoth-Maïm, et jusqu’à la vallée de Mitspa, vers l’orient ; ils les battirent au point de n’en laisser échapper aucun » (Josué 11:5-8).

Saül, le premier roi d’Israël, fut couronné à Guilgal. « Et tout le peuple s’en alla à Guilgal ; et là ils établirent Saül pour roi, devant l’Éternel, à Guilgal, et ils y offrirent des sacrifices de prospérités, devant l’Éternel. Et Saül et tous les hommes d’Israël s’y réjouirent beaucoup » (1 Samuel 11:15). Mais avec le temps, les activités à Guilgal ont commencé a obscurcir la Parole de Dieu. Saül a fait un compromis avec le sacrifice à Guilgal pour tenter de se gagner la bénédiction de Dieu. Son désir de recevoir une faveur politique a résulté en désobéissance directe à Dieu. Un zèle pour réaliser une action paraissant juste à ses propres yeux, mais sans obéir à Dieu, peut résulter en échec.

Quand une action physique se substitue à la sainteté, l’individu commence à justifier l’occurrence de son activité. Il doit faire preuve de beaucoup d’enthousiasme pour préserver à la dédicace de son activité une cause spirituelle qui semble égale à la sainteté. Dans plusieurs cas, la conservation d’un événement mémorable dépasse même la vérité biblique. Regardons de près comment l’adoration de la Mère de Jésus, dans une grande religion, a complètement fait oublier la naissance d’un Sauveur pour l’humanité. On adore Sa naissance, mais, en quelque part, l’adoration de la mère a remplacé l’adoration du Sauveur.

Nous n’avons pas besoin des activités à Guilgal, autant que nous avons besoin de vivre en Christ, car Jésus Lui-même nous déclare : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu’il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:1-5).

Dans Amos 5:5, nous lisons : « Et ne cherchez pas Béthel, n’allez pas à Guilgal, ne passez pas à Béer-Shéba. Car Guilgal s’en ira en exil, et Béthel sera réduit à rien. » Béer-Shéba est devenue un endroit d’importance dans l’histoire d’Israël. Dans Genèse 21:14-16, nous lisons : « Et Abraham se leva de bon matin, prit du pain et une outre d’eau, et les donna à Agar ; il les mit sur son épaule ; il lui donna aussi l’enfant [Ismaël] et la renvoya. Et elle s’en alla et erra dans le désert de Béer-Shéba. Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle laissa l’enfant sous un des arbrisseaux. Et elle s’en alla, et s’assit vis-à-vis, environ à la distance d’une portée d’arc ; car elle dit : Que je ne voie pas mourir l’enfant. Et elle s’assit vis-à-vis, éleva la voix, et pleura. »

Mais : « Dieu entendit la voix du jeune garçon, et l’ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit : Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix du jeune garçon, là où il est. Lève-toi, prends le jeune garçon, et tiens-le par la main ; car je ferai de lui une grande nation. Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau, et elle alla et remplit l’outre d’eau, et donna à boire au jeune garçon. Et Dieu fut avec le jeune garçon, qui devint grand, et habita dans le désert ; et il fut tireur d’arc » (vs 17-20). Et Abraham planta un tamarin à Béer-Shéba et il invoqua là le nom de l’Éternel, le Dieu d’éternité. Ce fut à Béer-Shéba que Dieu à éprouvé Abraham.

Dans Genèse 22:1-5, nous lisons : « Il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et il lui dit : Abraham ! et il répondit : Me voici. Et il dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva de bon matin, bâta son âne, prit deux de ses serviteurs avec lui, et Isaac son fils ; il fendit du bois pour l’holocauste ; puis il partit et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses serviteurs : Demeurez ici avec l’âne. Moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; puis nous reviendrons vers vous. »

Béer-Shéba est devenue un endroit saillant pour Israël. C’est là qu’Isaac a fait une alliance avec les Philistins, a réparé le puits et a vécu pendant plusieurs années. « Et Isaac creusa de nouveau les puits d’eau qu’on avait creusés du temps d’Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il leur donna les mêmes noms que leur avait donnés son père. Et les serviteurs d’Isaac creusèrent dans la vallée, et y trouvèrent un puits d’eau vive. Mais les bergers de Guérar se querellèrent avec les bergers d’Isaac, en disant : L’eau est à nous ; et il appela le puits : Esek (contestation), parce qu’ils avaient contesté avec lui. Ensuite ils creusèrent un autre puits, pour lequel ils se querellèrent encore; et il l’appela : Sitna (opposition) » (Genèse 26:18-21).

« Alors il partit de là et creusa un autre puits, pour lequel ils ne disputèrent point ; et il l’appela : Rehoboth (largeurs), et dit : C’est que l’Éternel nous a maintenant mis au large, et nous fructifierons dans le pays. Et de là il monta à Béer-Shéba. Et l’Éternel lui apparut cette nuit-là, et lui dit : Je suis le Dieu d’Abraham, ton père ; ne crains point, car je suis avec toi ; et je te bénirai, et je multiplierai ta postérité, à cause d’Abraham, mon serviteur. Alors il bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel, et dressa là sa tente ; et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits » (Genèse 26:22-25). Historiquement, Béer-Shéba est reconnue pour ses alliances politiques, confirmées entre Israël et les nations des alentours.

À Béer-Shéba, la vérité est devenue synonyme de tradition. On substituait la sagesse de Dieu avec les traditions des hommes. Un peu comme dans Marc 7:3-5 où : « les pharisiens et tous les Juifs ne mangent point sans se laver les mains jusqu’au coude, gardant en cela la tradition des anciens ; et lorsqu’ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s’être lavés. Il y a aussi beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d’airain et les lits. Là-dessus les pharisiens et les scribes lui demandèrent : D’où vient que tes disciples ne suivent pas la tradition des anciens, et qu’ils prennent leur repas sans se laver les mains ? »

C’est alors que Jésus les reprit fortement en disant : « Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres ; mais leur cœur est bien éloigné de moi. Mais c’est en vain qu’ils m’honorent, enseignant des doctrines qui sont des commandements d’hommes. Car, en abandonnant le commandement de Dieu, vous observez la tradition des hommes, lavant les pots et les coupes, et faisant beaucoup d’autres choses semblables. Il leur dit aussi : Vous annulez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition ; car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère ; et que celui qui maudira son père ou sa mère soit puni de mort ; mais vous, vous ajoutez : A moins qu’il n’ait dit à son père ou à sa mère : Tout ce dont je pourrais t’assister est corban, c’est-à-dire, un don consacré à Dieu. Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère ; anéantissant la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie ; et vous faites beaucoup d’autres choses semblables » (Marc 7:6-13).

Paul se sert de cette exemple pour nous dire carrément : « Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ. Car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement. Et vous avez toute plénitude en lui, qui est le chef de toute principauté et puissance » (Colossiens 2:8-10). Car la vérité peut devenir très dangereuse pour ceux qui la méprisent par leurs traditions.

Dieu regarde devant Lui et non derrière. Les endroits historiques pour nous, sont des leçons et non des lois. Dieu exige l’obéissance présente et non des énergies passées. Des victoires passées doivent être des occasions de louange, non des modèles à répéter par tradition. Dieu demande la vérité et refuse les compromis. Des négociations dirigées avec succès doivent nous servir de directives et non de doctrines. Alors, dans Amos 5:14-15, Dieu déclare : « Cherchez le bien et non le mal, afin que vous viviez, et qu’ainsi l’Éternel, le Dieu des armées, soit avec vous, comme vous le dites. Haïssez le mal, et aimez le bien ; maintenez la justice dans le conseil. Peut-être l’Éternel, le Dieu des armées, aura-t-il pitié des restes de Joseph. »

Dieu nous a établis des signes à surveiller, pas des spéculations à imaginer. Certains individus sont tellement certains de pouvoir lire dans la Bible la date exacte du retour de Christ qu’ils oublient carrément où Jésus a déclaré à Ses disciples : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, non pas même les anges du ciel, mais mon Père seul. » Mais Dieu nous a laissés des signes pour les saisons, pour les jours et pour les années.

Dans Genèse 1:14-15, nous lisons : « Puis Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux, pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils servent de signes, et pour les saisons, et pour les jours, et pour les années ; et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre ; et cela fut ainsi. » Le secret du temps est incompréhensible. Tout le monde semble connaître ce que le temps veut dire, mais personne ne peut définir le temps. Nous pouvons nous plaindre parce le temps va trop vite ou trop lentement, mais le temps ne va nulle part. Par contre, le temps ne demeure pas immobile non plus. Au moins, nous pouvons en mesurer les intervalles — secondes, heures, jours, années, siècles etc. Dieu nous l’a accordé à cause de Son gracieux raisonnement pour nous organiser, car, pour Lui, le temps est toujours au présent.

Il n’était pas un horloger aveugle, comme l’accusent certains évolutionnistes. Dieu a vraiment créé le temps, comme nous voyons « au commencement ». Ensuite, Dieu établit le soleil et la lune, et Il a fait la terre ronde, mesurant ainsi la possibilité du temps en « jours ». Dieu a aussi établi le calcul d’une année. Ensuite, Il a placé la terre de façon à pouvoir mesurer les saisons. De cette façon nous, les hommes, avons pu en subdiviser et combiner les données pour établir les minutes, les décennies, l’été, l’hiver etc.

Mais qu’en est-il des signes ? Malgré que ce soit une question controversée, certains anciens érudits juifs croyaient que Dieu avait nommé les étoiles selon leurs groupes, comme pour nous dire : « Levez les yeux en haut, et regardez : qui a créé ces choses ? C’est lui qui fait sortir en ordre leur armée, et qui les appelle toutes par leur nom ; telle est la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, que pas une ne manque à lui obéir » (Esaïe 40:26).

« Peux-tu resserrer les liens des Pléiades, ou détacher les chaînes d’Orion ? Fais-tu sortir en leur temps les signes du zodiaque ? Et conduis-tu la grande Ourse avec ses petits ? Connais-tu les lois du ciel ? Ou disposes-tu de son pouvoir sur la terre ? Élèves-tu ta voix vers la nuée, pour que des eaux abondantes te couvrent ? Envoies-tu les éclairs ? Partent-ils, et te disent-ils : Nous voici ? Qui a mis la sagesse dans les nues, qui a donné au météore l’intelligence ? Qui compte les nuages avec sagesse, qui incline les outres des cieux, quand la poussière se délaie et se met en fusion, et que les mottes s’agglomèrent ? » (Job 38:31-38).

Ensuite, Il aurait révélé leur sens prophétique aux patriarches Seth et Énoch afin d’écrire Son grand Plan de la création d’une façon permanente dans les cieux. Si c’était le cas, ce n’est plus nécessaire de la réécrire, car dans Psaume 119:89-91, nous lisons : « O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. Tout subsiste aujourd’hui selon tes ordonnances ; car toutes choses te servent. » Maintenant, cette information nous fut transmise, dans Hébreux 1:1-2, par : « Dieu, ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et en diverses manières, par les prophètes, nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses ; par lequel aussi il a fait le monde. »

Et cette Parole ne passera point, comme nous le voyons dans Matthieu 24:35, où Jésus déclare : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Mais Jésus a dit à Ses disciples : « Soyez remplis du Saint-Esprit. » Ils devaient regarder en avant sans retourner en arrière dans leur mission. Et Paul aussi leur donne cette instruction, dans Éphésiens 5:17-21 : « C’est pourquoi ne soyez pas sans prudence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez point de vin, qui mène au dérèglement ; mais soyez remplis de l’Esprit ; entretenez-vous ensemble par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; rendez grâces toujours pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Dieu. »

Une personne ne peut pas être remplie du Saint-Esprit, se laisser guider par Lui et vivre dans le dérèglement. Ce serait un non-sens, car être guidé par le Saint-Esprit n’est pas une expérience unique vécue dans un stade olympique. Elle devrait être une expérience continuelle, avec Dieu en contrôle de nos pensées et de nos actions. En pratique, cependant, c’est une expérience répétitive puisque très peu de véritables chrétiens la ressentent d’une façon continuelle. Comment un individu peut-il vivre une telle habitude, et quelle est la preuve que c’est vrai ? Être guidé par le Saint-Esprit veut dire être soumis entièrement à Lui et ne pas se laisser contrôler par aucun autre. Cela veut également dire croire et obéir à la Parole inspirée, se soumettant consciemment, aussi souvent que cela est nécessaire.

Jésus a promis que : « quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point par Lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir » (Jean 16:13). Il faut noter ici qu’être rempli du Saint-Esprit ne veut pas dire que la personne est nécessairement marquée par un sentiment d’extase ou par une expérience particulière, comme se rouler par terre dans une assemblée. La véritable preuve est dans sa vie personnelle, manifestée dans les caractéristiques telles que décrites dans le contexte des versets se référant au Saint-Esprit. Dans notre texte, nous découvrons que : « C’est lui qui me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus ; et de nouveau, un peu après, vous me verrez, parce que je m’en vais au Père » (Jean 16:14-16).

Pour annoncer cette vérité, Jésus ne S’est pas roulé par terre. Néanmoins : « quelques-uns de ses disciples se dirent les uns aux autres : Qu’est-ce qu’il nous dit : Dans peu de temps vous ne me verrez plus, et : De nouveau, un peu après, vous me verrez ; et : Parce que je m’en vais au Père ? Ils disaient donc : Qu’est-ce qu’il dit : Dans peu de temps ? Nous ne savons ce qu’il dit. Jésus donc, connaissant qu’ils voulaient l’interroger, leur dit : Vous vous interrogez les uns les autres sur ce que j’ai dit : Dans peu de temps vous ne me verrez plus ; et de nouveau, un peu après, vous me verrez. En vérité, en vérité je vous dis, que vous pleurerez, et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse ; mais votre tristesse sera changée en joie » (Jean 16:17-20). Parce que le Saint-Esprit règlera tout cela.

C’est pourtant ce qui est arrivé après le Jour de la Pentecôte, lorsque les disciples ont vraiment compris en voyant le Saint-Esprit agissant en eux, comme nous pouvons le constater dans les témoignages rendus par les disciples pour Dieu. Dans Actes 4:29-31, nous lisons : « Et maintenant, Seigneur, considère leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer Ta Parole avec une pleine hardiesse ; en étendant ta main, afin qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des merveilles par le nom de ton saint Fils Jésus. Lorsqu’ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la Parole de Dieu avec hardiesse. »

Lors d’une autre occasion, Élymas, le magicien, voulait empêcher Paul de prêcher. « Mais Saul, qui est aussi appelé Paul, rempli du Saint-Esprit, et ayant les yeux fixés sur lui, dit : O toi, qui es plein de toute fraude et de toute méchanceté, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Et voici, dès maintenant la main du Seigneur est sur toi, et tu seras aveugle, et tu ne verras point le soleil, pour un temps. Et à l’instant, l’obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui ; et tournant çà et là, il cherchait un guide » (Actes 13:9-11).

La Parole de Dieu subsiste à jamais. Dans Psaume 119:88-91, il est écrit : « Fais-moi revivre selon ta bonté, et je garderai la loi de ta bouche. O Éternel, ta parole subsiste à toujours dans les cieux. Ta fidélité dure d’âge en âge ; tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. Tout subsiste aujourd’hui selon tes ordonnances ; car toutes choses te servent. » Ceci est le verset central du plus long chapitre du plus long livre de la Bible, et il est sûrement un des plus grands versets des Écritures. Il nous annonce la merveilleuse nouvelle que la Parole de Dieu a existé depuis l’éternité et continuera de toujours exister dans l’avenir. C’était éternellement fixé dans l’Esprit de Dieu, avant même de créer le monde et dévoilé graduellement par Dieu, ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et en diverses manières, par les prophètes.

D’autres versets du Psaume 119 nous dévoilent l’éternelle conformité de Sa Parole. Dans Psaume 119:144, nous lisons : « Tes témoignages ne sont que justice à toujours ; donne-m’en l’intelligence, afin que je vive ! » Et, au verset 152 : « Dès longtemps je sais par tes témoignages, que tu les as établis pour toujours. » Et, aux versets.159 et 160, le roi David Lui témoigne : « Considère que j’aime tes commandements ; Éternel, fais-moi revivre selon ta bonté ! Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles. » Et, dans Esaïe 40:8, nous voyons cette magnifique constatation : « L’herbe sèche, la fleur tombe, mais la Parole de notre Dieu demeure éternellement ! »

Ce contraste est amplifié par l’apôtre Pierre, lorsqu’il nous déclare : « Étant régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole de Dieu, qui vit et qui demeure éternellement. Car toute chair est comme l’herbe, et toute la gloire de l’homme comme la fleur de l’herbe ; l’herbe sèche, et sa fleur tombe ; mais la parole du Seigneur demeure éternellement ; et c’est cette parole dont la bonne nouvelle vous a été annoncée » (1 Pierre 1:23-25). Pour garantir cette grande vérité, au-delà de tout questionnement, Jésus Lui-même a fait ce constat merveilleux : « Le ciel et la terre passeront, mais Mes paroles ne passeront point » (Matthieu 24:35). Et, dans Matthieu 5:18 : « Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli. »

L’univers entier est littéralement en dégradation, se dirigeant vers une mort certaine, avec une seule exception. « Je vis ensuite un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et moi Jean je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une nouvelle mariée qui s’est ornée pour son époux. Et j’entendis une grande voix du ciel, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront Son peuple, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail ; car les premières choses sont passées. Et celui qui était assis sur le trône, dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Puis il me dit : Écris ; car ces paroles sont véritables et certaines » (Apocalypse 21:1-5). Laissons ceux qui sont attachés à leurs traditions. Nous sommes attachés à La Parole de Dieu et à Ses promesses, car elles sont éternelles, immuables et certaines.