Le Parti républicain forme un mur autour du dossier Epstein

Bulletin du pasteur Chuck Baldwin

18 septembre 2025

Avant que j’entre dans le corps de cet article, qu’on me laisse informer les lecteurs que cette rubrique est écrite chaque mardi avant la publication du jeudi. Cela veut dire que mon article de la semaine dernière fut rédigé avant l’assassinat de Charlie Kirk. Cependant, même si j’avais écrit l’article le mercredi ou le jeudi, je ne l’aurais pas consacré au meurtre de Charlie, car je n’aurais pas eu le temps requis pour que les narrations, les vidéos sur scène, les récits des témoins oculaires et la matière de preuves viennent en surface.

Mais dimanche, j’eus assez d’information pour parler de l’affaire. Par conséquent, dimanche, le 14 septembre, je dédiai mon message dominical au sujet. J’intitulai mon adresse Observations, questions and Consequences Regarding the Assassination of Chalrie Kirk.

Pendant que vous regardez l’allocution, voici la vidéo à laquelle je me réfère quand je suggère que Charlie pourrait avoir été tiré à partir du « niveau du sol ».

Entrons maintenant dans le vif du sujet de cet article.

Les Républicains du Congrès travaillent avec détermination à s’ériger en mur devant les dossiers Epstein. Comme tout le reste des promesses de Trump, celle de la transparence se retrouve aussi dans les poubelles. Trump et le Porte-parole de la Maison Blanche Mike Johnson œuvrent comme des fous à garder les Républicains du Congrès en ligne afin de bloquer tous les efforts pour relâcher les dossiers.

Le vénérable Thomas Massie (R-KY) monte la charge afin d’obtenir assez de votes républicains à la Chambre pour faire passer un amendement permettant de relâcher les dossiers, malgré les menaces et l’intimidation de Trump et de Johnson.

Massie est le plus grand membre du Congrès depuis que Ron Paul a quitté son poste. Et, sans surprise, il est la cible numéro un de Trump qui veut le défaire à son élection de l’an prochain. Trump utilise son influence chez les Républicains du Kentucky pour aider à chasser le valeureux congressiste. En plus, Trump a fait appel aux renforts de ses copains milliardaires juifs pour ajouter des millions de dollars dans le but de défaire Massie, et l’un d’eux est nommé dans les dossiers Epstein. Quelle coïncidence !

Ce que tout le monde sait maintenant, c’est que Charlie Kirk était en train de changer sa position concernant Israël et suggérait qu’Israël exerce du chantage sur les membres du Congrès et sans doute sur le Président Trump, et il exigeait que les dossiers Epstein soient relâchés – en entier. Il sous-entendait aussi que les forces israéliennes se retirèrent le 7 octobre et facilitèrent l’attaque du Hamas, ce qui donna à Netanyahou l’excuse dont il avait besoin pour nettoyer ethniquement le peuple gazaoui et y perpétrer ouvertement un génocide.

Juste après son assassinat et avec la révélation que Kirk allait publiquement demander la publication des dossiers Epstein (Kirk exprima aussi sa crainte qu’Israël allait l’assassiner), le leader du Sénat minoritaire Chuck Schumer (D-NY) présenta étonnamment un amendement pour relâcher les dossiers.

Dans les dernières semaines et les derniers mois, les efforts du Congrès pour forcer la divulgation des dossiers Jeffrey Epstein ont grandement été concentrés dans la Chambre où il y a une pétition de décharge rassemblant des signatures. Mais il s’est avéré que la chambre haute peut s’attaquer à la controverse aussi, malgré la majorité républicaine. NBC News rapporte :

Le Sénat conduit par les Républicains a voté de justesse mercredi pour défaire un amendement présenté par le leader du Sénat minoritaire Chuck Schumer (D-NY) pour contraindre le Département de la Justice de relâcher tous les dossiers Jeffrey Epstein. Le vote s’est établi à 51-49 en faveur du report de l’amendement. Deux Républicains – Rand Paul du Kentucky et Josh Hawley du Missouri – ont rejoint les 47 Démocrates qui ont voté contre le report de l’amendement.

Le reportage va comme suit :

Pendant une grande partie de l’année, les sénateurs du GOP [Grand Old Party ou Parti républicain] se sont contentés d’éviter le scandale Epstein, ce qui fut d’autant plus notable quand Schumer surprit ses collègues. Prenant avantage du travail des sénateurs d’un considérable programme de politique de défense, du nom de Loi sur l’Autorisation de la Défense Nationale (ou LADN), le démocrate de New York déposa un vote procédural sur un amendement pour indiquer à la Procureure générale Pam Bondi de rendre public tout document disponible que possède le Département de la Justice en relation avec Epstein et ses associés.

Sans surprise, l’effort n’atteignit pas son but, mais le fait que deux sénateurs républicains aient voté avec les Démocrates sur cette affaire a été un rappel tombant à point nommé concernant les divisions au sein du GOP sur un problème dont n’arrive pas à se débarrasser Trump.

Ce qu’il y a de plus, c’est que le leader de la minorité n’est pas le seul Démocrate à œuvrer dans la controverse Epstein. Le New York Times a rapporté :

Le Sénateur Ron Wyden, le Démocrate de l’Oregon qui avait conduit une enquête sur quelques transactions financières de Jeffrey Epstein, présenta un projet de loi pour obliger le Département du Trésor de retourner des copies de tous les rapports d’activités douteuses classées par les banques, contenant des milliers de transactions d’Epstein et des douzaines de ses associés ou de ses partenaires d’affaires. Wyden, membre responsable du Comité de Finance du Sénat, envoya préalablement des lettres aux fonctionnaires du Trésor exigeant des copies des rapports, mais il fut repoussé.

Parmi les banques dont Wyden tentait d’obtenir les rapports, il y a la JPMorgan Chase qui a servi de banque principale à Epstein pendant bien des années et qui a été accusée d’aider à rendre possible les activités d’Epstein. (La banque a nié toute malfaisance.)

Comme l’a rapporté Politico, le duo bipartisan menant l’effort – le représentant républicain Thomas Massie du Kentucky et le représentant démocrate Ro Khanna de la Californie – n’ont plus besoin que de la signature d’un membre de la Chambre pour conclure les 218 signatures qui déclencheraient un processus que les membres GOP de la Chambre n’auraient aucun pouvoir de stopper.

(Source)

Note : Si vous avez un sénateur républicain qui ne s’appelle pas Rand Paul ou Josh Hawley, votre sénateur a voté pour que les dossiers Epstein demeurent secrets. J’espérerais que vous vous sentiez fiévreusement motivé à contacter vos sénateurs.

Et juste en temps, Donald Trump utilise le meurtre de Kirk comme excuse pour continuer ses tactiques totalitaires contre les gens qu’il n’aime pas.

Irrités dans le sillage de l’assassinat de Charlie Kirk, des fonctionnaires de l’administration Trump disent qu’ils planifient d’utiliser « toutes les ressources » possible du gouvernement fédéral pour cibler les organisations à tendance gauchiste dont ils prétendent qu’elles font la promotion de la violence politique.

Le Vice-président JD Vance et Stephen Miller, assistant-directeur du personnel de la Maison Blanche, ont discuté, le 15 septembre, de plans pour « s’attaquer » aux organisations non-gouvernementales libérales, ou ONG, qu’ils disent supporter les campagnes de « doxxing » [dénonciation sur Internet] contre les conservateurs, qui aident à organiser des émeutes, qui publient les adresses de leurs opposants politiques et qui promeuvent des messages dans l’intention de créer de la violence.

« Nous allons canaliser toute la colère que nous avons contre les campagnes organisées qui ont conduit à cet assassinat pour déraciner et démanteler ces réseaux de terrorisme, » a dit Miller qui avait rejoint Vance dans un livestreame alors que le vice-président animait « The Charlie Kirk Show » pour rendre hommage à l’activiste conservateur décédé.

(Source)

Dans mon message de dimanche dernier, j’ai prédit ce même résultat. J’étais de l’avis que :

Trump a toujours eu des tendances dictatoriales. Son attaque contre la liberté d’exprimer une quelconque critique envers Israël en est un exemple principal. Avec le meurtre de Charlie Kirk, Trump est libre de « punir » la gauche que l’on blâme pour la mort de Kirk.

Les gens de la Droite « déclarent la guerre » à la Gauche pour sa promotion de la « violence politique ». Tout le paradigme « Gauche-Droite » revient à la mode.

Je ne me rappelle pas que ces laquais de Trump aient déclaré la guerre contre la « violence politique » quand la porte-parole des Représentants démocrates libéraux de la Chambre du Minnesota, Melissa Hortman, et son époux furent tués par balle en juin dernier de cette année.

La mort tragique de Kirk n’est qu’une excuse pour ouvrir les écluses à un gouvernement oppressif qui cible l’idéologie politique.

Et parce que les gens de la Gauche sont maintenant les cibles, les lèche-bottes MAGA et les hallucinés évangéliques (mon nouveau terme pour les sionistes chrétiens) l’encouragent. Mais qu’arrive-t-il quand le nouveau shérif galope à la Maison Blanche et que les cibles sont des activistes pro-vie, des défenseurs du Second Amendement et autres conservateurs ?

Diviser à nouveau l’Amérique entre la Gauche et la Droite, c’est exactement ce que veut Netanyahou. Si nous nous dissipons à nous combattre les uns les autres en tant qu’Américains, nous ne verrons pas le massacre et le génocide du peuple de Gaza – ou les dossiers Epstein.

Le genre de fin violente à la vie de Charlie Kirk cette semaine est le genre de fin violente que plus de cent personnes – y compris des petits enfants et des bébés – subissent CHAQUE JOUR en Palestine aux mains de Benjamin Netanyahou, Donald Trump et leur cabale de zélotes sionistes.

Je poursuivis :

Aucun Américain ne devrait jamais être tué dans un parc public en parlant de ce qu’il croit être vrai. Je me fous que cette personne en soit une avec laquelle je suis 100 % en désaccord du début à la fin, si elle est la plus gauchiste libérale imaginable, une personne avec laquelle je ne m’accorde sur rien.

J’honore et respecte le droit de ce citoyen américain de se tenir dans un parc public et de parler paisiblement de ce qu’il croit vrai. Et de la même façon, je possède le même droit. Si une personne n’a pas le droit de se dresser et de parler dans un parc public et dans la paix, alors aucun de nous n’a le droit de se dresser et de parler dans un parc public et dans la paix.

Si Donald Trump et ses copains républicains voulaient vraiment honorer la mémoire de Charlie Kirk, ils relâcheraient immédiatement la totalité des dossiers Epstein sans rédaction et presseraient le gouvernement israélien pour avoir les registres internes en ce qui concerne sa complicité dans l’attaque du Hamas du 7 octobre, incluant les Directives Hannibal qui ordonnaient aux soldats des Forces Israéliennes de Défense de faire feu sur des citoyens israéliens.

Mais que font-ils ? Ils ignorent complètement l’opération de chantage d’Israël et sa collusion avec le Hamas le 7 octobre – et sa fort possible collusion dans l’assassinat de Charlie Kirk. Au lieu de cela, ils utilisent la mort de Kirk comme excuse pour saccager davantage la Constitution des États-Unis et employer le pouvoir du gouvernement fédéral pour fomenter encore plus la haine et la division entre les américains et « se mettre à la poursuite » des citoyens américains dont ils n’aiment pas les points de vue politiques.

MAGA, réveillez-vous ! L’on se joue de vous.

Allez-vous réellement rester bien assis et permettre aux Républicains à Washington, D.C., (combien d’entre eux Israël fait-il chanter ? Ne voulez-vous pas le savoir ?) de continuer à dissimuler les choses pour le maître-chanteur meurtrier qu’est Benjamin Netanyahou et son violent gouvernement sioniste génocidaire ? Voulez-vous vraiment mettre les intérêts d’un gouvernement étranger corrompu au-dessus des intérêts de votre propre pays ? Croyez-vous vraiment que c’est ce que la Bible (et notre Constitution) nous enseigne à faire ?

Plus tôt cette année, Charlie Kirk rejeta une offre du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou pour arranger une nouvelle infusion massive d’argent sioniste dans son organisation de Turning Point USA (TPUSA), la plus grosse association jeunesse conservatrice en Amérique, selon un ami de longue date du commentateur tué au combat parlant sous le couvert de l’anonymat. La source a dit à The Grayzone que feu l’influenceur pro-Trump croyait que Netanyahou essayait de l’intimider et le faire taire parce qu’il commençait à poser publiquement des questions à propos de l’influence atterrante d’Israël à Washington et exigeait plus d’espace pour la critiquer.

Dans les semaines conduisant à son assassinat du 10 septembre, Kirk en était venu à détester le leader israélien, le considérant comme un « boulé », dit la source. Kirk fut dégoûté de ce qu’il voyait au sein de l’administration Trump où Netanyahou cherchait à dicter au président ses décisions personnelles et armait les atouts israéliens comme la donatrice milliardaire Miriam Adelson pour garder fermement la Maison Blanche sous sa coupe.

D’après l’ami de Kirk, qui jouissait aussi de l’accès au Président Donald Trump et à son cercle intime, Kirk mit fortement en garde le Président Trump, en juin dernier, de ne pas bombarder l’Iran au nom d’Israël. « Charlie fut la seule personne à avoir fait cela, » dirent-ils, rappelant que Trump « aboya après lui » en réaction et coupa court et avec colère à la conversation. La source croit que l’incident confirma dans l’esprit de Kirk que le Président des États-Unis était tombé sous le contrôle d’un malin pouvoir étranger et conduisait son propre pays vers une série de conflits désastreux.

Au cours des mois suivants, Kirk devint la cible d’une campagne privée soutenue d’intimidation et de furie sans attache d’alliés riches et puissants de Netanyahou – figures dont il se référait en public par les « leaders » et les « dépositaires d’enjeux » juifs.

(Source)

Il est évident pour tout le monde que Charlie Kirk commençait à voir la vérité au sujet du méchant état israélien. Et il était prêt à risquer sa vie pour parler de ce qu’il avait vu.

Sa mort ne vous inspire-t-elle pas à ouvrir aussi les yeux sur la vérité ? Et sinon, quel genre de personne êtes-vous ?




Faites-y face, MAGA : Donald Trump vous a menti !

Bulletin du pasteur Chuck Baldwin

17 juillet 2025

Les supporteurs MAGA de Donald Trump ressemblent beaucoup aux supporteurs évangéliques d’Israël. (En fait, un grand pourcentage de ces deux groupes sont les mêmes.) Les évangéliques refusent avec un air de défi de croire que Cyrus Scofield (et leurs pasteurs dispensationnalistes) leur ont menti ; et les supporteurs MAGA refusent avec un air de défi de croire que Trump leur a menti. Mais la paix et la prospérité de l’Amérique pourraient justement dépendre du fait que les MAGA fassent face à la réalité que Donald Trump leur a vraiment menti.

Six mois de mandat de Trump à son poste ont prouvé que les similitudes entre Donald Trump et Joe Biden sont plus nombreuses que les différences entre eux.

Ukraine

Nous nous rappelons tous clairement de la promesse de Trump répétée en campagne de mettre fin à la guerre en Ukraine « en dedans de vingt-quatre heures » après sa mise en poste. Peu de gens croyait qu’il pouvait littéralement mettre fin à la guerre en une journée, mais nous savions tous que le Président des États-Unis a le pouvoir de finir ce conflit en une brève période ; une couple de semaines ou moins.

Tout ce que Trump avait à faire, c’est de mettre un terme à l’acheminement de munitions américaines vers l’Ukraine et de retirer TOUT le personnel américain d’Ukraine – y compris spécialement celui de la CIA. Si Trump avait fait ce qu’il a promis, le meurtrier de masse et politicien véreux qu’est Volodymyr Zelensky aurait été forcé de cesser sa « stupide » (mot de Trump) guerre par procuration contre la Russie et la guerre aurait pris fin à toute allure – et des centaines de milliers d’Ukrainiens seraient encore en vie.

Mais qu’a fait Trump ? Il a poursuivi et il étend maintenant la stupide guerre d’Ukraine (c’est-à-dire, d’Amérique).

Le Président américain Donald Trump va utiliser pour la première fois son autorité pour envoyer directement à l’Ukraine des armes tirées des réserves du Pentagone, a rapporté Reuters jeudi en citant deux personnes familières avec la décision.

Bien que l’administration Trump n’ait livré jusqu’à date que des armes approuvées sous son prédécesseur, l’ancien Président Joe Biden, la Réduction d’Autorité Présidentielle (PDA) permet à Trump de fournir des armes à l’Ukraine en temps d’urgence.

Le nouvel envoi se chiffrerait aux environs de 300 millions $ et pourrait inclure des missiles surface-air Patriot ainsi que des fusées à portée moyenne.

Le président a confirmé plus tôt cette semaine qu’il allait envoyer des armes additionnelles à l’Ukraine.

Pendant sa campagne électorale, Trump critiquait l’aide inconditionnelle de Biden à Kiev et qualifia le leader ukrainien Volodymyr Zelensky de « plus grand vendeur de la terre » pour avoir persuadé les Démocrates de poursuivre la circulation d’armes.

(Source)

Trump justifie cette trahison du peuple américain qui a voté pour lui à la manière typique de Trump en transformant cette trahison en traité commercial : « L’Union Européenne paie pour eux [les missiles Patriot d’Amérique]. Nous ne leur payons rien… Ce sera une affaire pour nous, » pérora Trump.

Donc, de l’argent pour les profiteurs de guerre justifie l’escalade de la guerre en Ukraine. Le complexe industriel/militaire (et ses alliés au Congrès) vont continuer à ramasser d’énormes profits financiers au prix du sang du peuple ukrainien.

Dans une lettre ouverte au Président Trump, Mark Dankof écrit :

Vous avez menti au public américain à propos de la guerre russo-ukrainienne. Au lieu de reconnaître que les États-Unis n’avaient pas d’affaire à s’engager dans un coup d’état à Kiev, en février 2014, et poursuivre la politique illégitime d’expansion de l’OTAN pour encercler la Russie, votre dernière décision d’armer davantage Zelensky a fait maintenant de la Guerre de M. Biden, la Guerre de M. Trump. Apparemment, personne ne vous a informé que M. Poutine et les Russes ont déjà gagné ce conflit et ont décidé, après les fraudes de négociation de Minsk et d’Istanbul, après le bombardement du pipeline du Nord Stream et après l’Assassinat de Dugina, entre autres, qu’un acquiescement à votre petit jeu n’arrivera pas. Seule reste la question à savoir si l’Ukraine sera entièrement ou non détruite et annexée à la Russie avec ce qui reste des Ukrainiens confinés à résidence dans un cimetière à drapeau bleu et jaune et qui n’est pas de leur choix. Vos pivots politiques ne font que prolonger la possibilité d’une implication militaire américaine directe dans une guerre que les États-Unis ne peuvent gagner pour des raisons qui ne sont nullement reliées à la sécurité nationale de notre pays.

MAGA : Donald Trump vous a menti!

Guerres pour Israël

Le massacre génocidaire d’Israël d’innocents Palestiniens à Gaza continue sans s’arrêter alors qu’une centaine d’enfants sont assassinés et blessés chaque jour, et que Donald Trump continue à fournir au fou meurtrier Benjamin Netanyahou un approvisionnement perpétuel de milliards de dollars de munitions américaines par le biais d’au moins deux avions-cargos C-130 qui arrivent en Israël chaque semaine.

Un grand nombre des victimes palestiniennes se font massacrer quand elles arrivent aux points d’embuscade israéliens (alias centres de distribution de la nourriture). Ajoutez à la laideur de l’implication de l’Amérique et à la soif de guerre israélienne que beaucoup de mercenaires américains (des soldats de fortune) travaillent en Israël comme tireurs d’élite afin d’abattre le peuple palestinien un par un.

En outre, Trump collabore avec Netanyahou dans le plan pour forcer les Gazaouis à intégrer des camps de concentration et à procéder au but de Trump de transformer Gaza en Riviera du Proche-Orient.

Au lieu de mettre fin aux guerres d’Israël au Proche-Orient, Trump a non seulement continué le génocide à Gaza, mais il a aussi étendu la guerre pour qu’elle inclue le bombardement américain du Yémen et de l’Iran et un élargissement de l’assaut israélien contre la Cisjordanie et le Liban – sans mentionner le soutien de Trump à la mainmise terroriste ISIS/al Qaeda de la Syrie, qui a été exécutée afin de créer un second front militaire contre l’Iran.

Et en parlant de la Syrie, veuillez lire (et regarder) ce reportage. C’est ce que les Jihadistes terroristes – que Trump a aidés pour qu’ils prennent le contrôle de la Syrie, levant les sanctions, changeant la désignation « terroristes » et en ayant pris des photos où il échange des poignées de main avec eux – sont en train de faire en ayant la toute nouvelle faveur de Trump.

Je veux dire, lisez RÉELLEMENT le reportage et regardez-le. Puis, essayez de vous convaincre que Donald Trump est un homme bien intentionné qui aime vraiment les gens et veut le meilleur pour le Proche-Orient, pour les chrétiens et pour l’Amérique. Continuez à vous dire cela tout en enterrant votre âme et en endurcissant votre cœur afin de pouvoir suivre un monstre.

À propos de la trahison de Trump au Proche-Orient, la lettre de Dankof déclare au président :

Vous avez continué à poursuivre une politique étrangère au Proche-Orient sous la direction de Benjamin Netanyahou, l’AIPAC et la Coalition Juive Républicaine, et un Secrétaire à la Défense lié à l’Association eschatologique cinglée du Mont du Temple Israélien vous a conduit à la décision idiote et criminelle d’attaquer l’Iran.

Résultat ? Par-dessus votre assassinat commandé du général Soleimani et du retrait américain du JCPOA lors de votre premier mandat, cet assaut militaire de votre second mandat a comme résultat le retrait iranien du NPT, l’expulsion de l’amicale israélienne IAEA hors de l’Iran et une détermination compréhensible de la part des Iraniens d’éviter tout dialogue futur avec les États-Unis.

L’ancien officier des Renseignements de l’Armée et officier de la CIA Philip Giraldi résume ainsi la trahison de Trump sur ses promesses de paix :

C’est ainsi qu’il y a tellement de mensonges et de dissimulation que l’on se demande quelles surprises il y aura sur la table la semaine prochaine. Le brouillard de la guerre s’est peut-être levé pour l’instant et le cessez-le-feu factice entre Israël et l’Iran a mis le bain de sang immédiat sur pause, mais ne vous laissez pas leurrer. Le sursis sert à permettre qu’un Israël épuisé se réarme de munitions fournies par les États-Unis, donc, les néoconservateurs et les partisans « d’Israël d’abord » n’en ont pas terminé. Les tambours de guerre battent encore et le mouvement de « l’Amérique d’abord » de Trump commence à se fracturer sous la pression, avec une division croissante au sein du MAGA au sujet des guerres inutiles de l’Amérique pour Israël. Un groupe veut se tenir hors des conflits étrangers alors que l’autre est prêt à soutenir Israël complètement, peu importe le prix. Et, consciemment ou par inadvertance, Trump joue son rôle habituel consistant à vomir des contradictions et à semer la confusion et l’instabilité à chaque fois qu’il parle ou agit. Israël ne peut se retraiter, il ne peut que poursuivre son sentier sanguinaire de massacres, et l’Iran ne se soumettra pas. Cela peut créer, à court terme et à long terme, la possibilité d’une opération majeure sous faux drapeau d’Israël pour y traîner les États-Unis et déclencher une guerre déclarée contre l’Iran.

MAGA : Donald Trump vous a menti !

Dossier Epstein

Un des premiers points de devoir déclarés de Trump après sa prise de poste fut de relâcher le dossier Epstein. Mais il y a à peine quelques jours, nous avons tous vu la détermination irritée de Trump à continuer d’étouffer l’affaire.

L’ancien analyste de la CIA Larry Johnson a lancé un reportage intitulé La liste de clients d’Epstein – Pourquoi Trump brise-t-il sa promesse de la publier ?

Dans le reportage de Johnson, il montre la première page de la liste de clients d’Epstein qui a été compilée par l’historien-recherchiste Ryan Dawson. Johnson écrit ceci :

Même si Donald Trump et Pam Bondi persistent à dire qu’il n’y a pas de Liste de clients d’Epstein, il y a une liste et elle est reproduite ci-haut avec la permission de son auteur, Ryan Dawson. Ryan a compilé la liste selon la bonne vieille méthode… il a passé au peigne fin les transcriptions de la cour et les documents d’accusations. Il n’a mis des noms sur la liste que si les victimes de l’entreprise de pédophilie d’Epstein avaient identifié ou nommé un individu en particulier. En lisant attentivement la liste, l’on peut noter qu’il y a certains noms d’individus très riches et puissants. Aucun d’entre eux n’a intenté de procès en diffamation ou porté une action légale contre Ryan. S’il publiait du faux matériel, il aurait assurément été la cible de poursuites.

Bien sûr, nous avons tous vu le provocant Donald Trump quand on lui demanda, dans une conférence de presse, ce qui arrivait du dossier Epstein. Par sa réaction brutale, il est évident que Trump n’a aucune intention d’autoriser la sortie du dossier Epstein. Pourquoi pas ?

Dans ce reportage, Larry Johnson opine :

Alors pourquoi Donald Trump a-t-il brisé sa promesse de publier la liste ? Je pense qu’il y a deux raisons et celles-ci ne s’excluent pas mutuellement. Premièrement, il est probable que Donald Trump n’a pas porté attention au travail de Ryan et n’a jamais été familier avec la liste. Une fois qu’il eut signé l’ordre exécutif pour publier le dossier Epstein, il fut ensuite briefé sur les noms réels et il a réalisé que beaucoup d’entre eux sont des donateurs majeurs de sa campagne, par ex. Jamie Dimon, Robert Kraft. Bien qu’il y ait plusieurs noms sur cette liste qui soient des anti-Trump confirmés, il y en a d’autres qui sont des amis.

Deuxièmement, et, à mon sens, d’une considération plus importante, c’est que le dossier entier d’Epstein exposerait une opération de renseignements étrangers de chantage qui implique le Mossad et la CIA. Alexander Acosta, ancien Secrétaire du Travail de Donald Trump, révèle qu’on lui a dit que Jeffrey Epstein avait des liens avec les renseignements. Durant la controverse entourant sa gérance en tant que procureur américain, de la défense d’Epstein en 2008, Acosta aurait dit à des fonctionnaires de l’administration Trump qu’il avait été informé qu’Epstein « appartenait aux renseignements » et que là était la raison de l’accord d’abaissement des charges inhabituellement clément. Je ne serais pas surpris que Bibi Netanyahou ait demandé à Trump de laisser tomber la sortie du matériel. Trump obtient-il quelque chose de Bibi en retour ?

Paul Craig Roberts seconde la connexion spéculative Epstein-Mossad de Johnson :

Quand Epstein fut assassiné pour le garder au silence, il devint évident qu’aucun dossier ne sortirait. La procureure Bondi a dit qu’elle avait les dossiers et les vidéos, et qu’elle passait au travers. Mais ensuite, les hommes en noirs lui payèrent une visite et soudainement il n’y avait plus de dossier. En plus, les autorités ont conclu qu’Epstein s’était suicidé dans sa cellule de prison. Nous nous retrouvons donc avec un casse-tête, il n’y a aucune preuve qu’Epstein ait fait quelque chose de mal, donc il s’est suicidé sans raison. Si Epstein ne possédait pas de liste de clients, avec qui faisait-il le trafic de mineurs ?

La puanteur est si forte que Dan Bongino, assistant directeur du FBI, aurait considéré démissionner. J’ai cité une source de nouvelles de l’Inde pour montrer que le monde entier regarde le gouvernement américain faire un fou de lui-même.

Il ne s’agit pas de savoir lequel, de Bondi ou de Bongino, est le plus MAGA. Il s’agit de l’élite dirigeante qui empêche que l’on sonne l’alerte contre elle, soutenue par Netanyahou s’assurant que Trump comprenne que la connexion d’Epstein au Mossad ne doit pas paraître. En vérité, c’est cela, et non pas l’Iran, qui pourrait être la raison réelle de la visite de Netanyahou. Si l’Iran était la raison, comment se fait-il que nous n’ayons rien entendu de la discussion ou de la décision ?

La situation semble être assez claire. Il y a tellement de gens important pris au piège dans les vidéos, sexuellement impliqués avec des personnes mineures, que cela doit être étouffé. Autrement, les Américains vont perdre confiance en leur classe de leadership. Alors, les amis, il n’y a rien à voir. Les Clinton et les princes et tous les autres se sont envolés vers l’île d’Epstein où il y avait des attractions sexuelles d’âge mineur, tout simplement pour voir l’île et prendre le thé avec Epstein, un professeur de mathématique qui, du jour au lendemain, est devenu ultra riche.

L’histoire Epstein probable, c’est qu’Israël, connaissant la perversion sexuelle qui sévissait chez la classe de leadership américaine, a dressé Epstein pour piéger ceux que l’on pouvait faire chanter afin de conformer la politique américaine aux intérêts d’Israël. Comment expliquer autrement que les États-Unis passent le 21e siècle à combattre des guerres pour Israël, en protégeant et en habilitant le génocide d’Israël contre les Palestiniens, en passant des lois qui protègent Israël contre les protestations et les boycotts, et en empêchant les Américains de déclarer la vérité au sujet d’Israël ?

L’Amérique a servi d’instrument à l’agression israélienne. Israël a tellement de pouvoir de chantage sur la classe dirigeante américaine que les États-Unis d’Amérique sont enfermés dans leur rôle d’agent d’Israël.

MAGA : Donald Trump vous a menti !

Au début de cet article, j’ai écrit : « la paix et la prospérité de l’Amérique pourraient justement dépendre du fait que les MAGA fassent face à la réalité que Donald Trump leur a vraiment menti. » Je crois fortement que cette déclaration est une réalité factuelle.

L’incapacité de Trump à étudier et à se concentrer sérieusement, son incapacité à raisonner et à négocier, son incapacité à réaliser qu’il ne sait pas tout à propos de tout, et son incapacité à reconnaître le danger présent et très clair dans lequel il met l’Amérique menace l’existence même de l’Amérique.

Donald Trump est un égocentrique irresponsable et maladroit. Nous serons extrêmement chanceux si l’Amérique ne s’engouffre pas dans un écroulement financier majeur et n’est pas entraîné dans un conflit nucléaire majeur avant les élections de mi-mandat de l’année prochaine.

Le seul espoir est que la base MAGA de Trump se réveille de sa séduction délirante avec une force telle et une furie telle qu’elle convaincra Donald Trump de revenir à ses promesses de campagne. Le MAGA est la seule entité qui puisse accomplir cette prouesse. Aussi longtemps que le MAGA couvrira Trump, il va poursuivre sa subordination désordonnée à l’agenda néoconservateur, sioniste et parti-unique qui pourrait très aisément (et très probablement) mener à la catastrophe.

Faites-y face, MAGA : Donald Trump vous a menti !

***

Note de Moisson des Élus :

Nous avons déjà signalé que la politique Trump est à prendre et à comprendre à plusieurs degrés. Le premier degré s’adresse principalement aux médias et sert à les hameçonner et à amener la réaction de l’État profond dans une direction voulue. Une bonne partie de la population tombe encore dans ce panneau et ne comprend pas la manœuvre de l’équipe de Trump. Voilà pourquoi, au premier degré, les paroles et les actions du Président Trump donnent l’apparence d’être incohérentes, brutales et confuses.

L’Affaire Epstein est un bon exemple de ce que nous avançons ici. Le but à long terme était d’amener la majorité des gens à réclamer la sortie des dossiers et la liste des clients d’Epstein. Mais les hautes instances de l’élite mondiale et les Démocrates ne le voulaient pas et refusaient de reconnaître l’affaire. Seule une petite minorité en parlait.

Il y a quelques temps, Elon Musk, faisant partie de l’équipe Trump, a suggéré que le nom du Président Trump se trouvait peut-être sur la liste des clients de Jeffrey Epstein. Cela a provoqué un tollé général et tous les anti-Trump ont retourné leur veste en exigeant à grands cris que l’on expose le dossier Epstein. Le plan Trump a donc fonctionné.

Et pour attiser encore le feu, le Président a fait cette dernière sortie en feignant vouloir qu’on laisse tomber l’affaire Epstein, sachant pertinemment que cela pousserait la population à crier encore plus fort que l’on enquête sur la liste des clients d’Epstein. Ce but a aussi été atteint.

Nous ne pensons donc pas qu’il s’agisse d’une bourde de quelqu’un d’incompétent mais, bien au contraire, de quelqu’un qui comprend bien la psychologie humaine et qui travaille à éduquer la population sur des sujets qui étaient encore récemment considérés comme tabous.

Pour des explications plus détaillées sur la « méthode-Trump », veuillez écouter ce vidéo-clip de Radio-Québec, avec Alexis Cossette-Trudel :

https://rumble.com/v6w4ruq-la-trahisqn.html?e9s=src_v1_eh_us&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=RadioQuebec

En soupesant tous ces renseignements, vous serez à même de vous faire une opinion plus juste.

 




La nouvelle Droite radicale

Bulletin du pasteur Chuck Baldwin

1er mai 2025

Je l’ai dit à de nombreuses reprises, et je vais encore le dire : la Droite peut être aussi dangereuse pour la liberté que la Gauche. Beaucoup de lois et de politiques inconstitutionnelles, orwelliennes, socialistes et autoritaires émanant de Washington, D.C., furent mises en place par la Droite.

La Loi sur le Contrôle des Armes de 1968, ancêtre de toutes les lois et viles politiques de contrôle des armes sous lesquelles est maintenant assujetti le peuple américain, fut soutenue par la prétendue plus grosse organisation pro-Second Amendement aux États-Unis, la National Rifle Association (NRA) [organisation américaine militant pour le droit du port d’arme]. La NRA a même contribué à concevoir cette monstruosité. La Loi de 1968 fut précédée par la Loi des Armes à Feu Nationale de 1934, que soutint aussi la NRA. De plus, la NRA a appuyé presque toutes les lois fédérales de contrôle des armes des registres depuis 1968.

Quant aux questions sur la vie, la National Right to Life [Droit national à la vie], Focus on the Family [Concentration sur la famille] et d’autres groupes « pro-vie » similaires ont invariablement été le principal obstacle au passage de projets de loi Personhood et d’amendements à travers le pays, qui définiraient légalement la vie comme débutant à la conception, incluant la Sanctity of Life Act [Loi sur le caractère sacré de la vie] du Dr Ron Paul qu’il a tenté de manière répétée de faire adopter lorsqu’il était au Congrès.

Quand le soi-disant parti « pro-vie » de D.C. contrôlait la Chambre, le Sénat et la Maison Blanche sous G.W. Bush, ce furent la Maison Blanche de Bush et les leaders GOP de la Chambre et du Sénat qui tuèrent le projet de loi du Dr Paul. Et vous pouvez parier votre dernier dollar qu’une Loi sur le Caractère Sacré de la Vie n’a AUCUNE chance d’être adoptée avec Trump à la Maison Blanche et les GOP en contrôle des deux chambres du Congrès aujourd’hui.

Quant aux guerres perpétuelles à l’étranger (la plupart au nom d’Israël), et la naissance d’une surveillance policière étatique au niveau domestique, les Éléphants [Républicains] et les Baudets [Démocrates] sont des jumeaux. Ni la Droite, ni la Gauche de D.C. n’ont vu une guerre qu’ils n’aimaient pas ou une expansion du gouvernement qui piétine le Quatrième Amendement et qu’ils ne soutiennent pas.

À cet instant même, ce sont Donald Trump et ses supporteurs conservateurs qui piétinent fiévreusement le Premier Amendement et sa protection de la liberté d’expression en Amérique – particulièrement le droit de parler ou d’écrire contre le génocide d’Israël à Gaza ou toute critique contre Israël lui-même, ou tout support pour les Palestiniens.

Mais c’est la vision gouvernementale technocratique d’Elon Musk/Peter Thiel, dominant l’administration Trump, qui pose peut-être la plus grande menace contre la Liberté et le gouvernement constitutionnel que nous avons toujours eu.

Le rapport suivant  provient de Technocracy.News :

Patrick Wood fait l’introduction :

Comment quiconque du populiste mouvement MAGA peut-il épouser la destruction complète du gouvernement constitutionnel en faveur d’une monarchie autoritariste, de l’abolition des élections, de la concentration du pouvoir, de la neutralisation de la dissidence, de la transformation des citoyens en utilisateurs et en actionnaires d’une entreprise souveraine (SovCorp) et de l’établissement d’une Dictature Scientifique fondée sur la Technocratie ? Il est trop tard pour suggérer ici d’humer le café : vous allez bientôt humer la puanteur de la benne à ordure en feu qu’on appelait jadis l’Amérique.

En quoi cela est-il différent du plan de la gauche folle qui veut tout faire brûler ? Même résultat, différents moyens.

Quelle que soit la manière, il est garanti que la Technocratie surgira des cendres.

Voici le traité. Lisez-le soigneusement. L’emphase fait partie de l’original.

Curtis Yarvin, connu il y a à peine quelques années, seulement d’un créneau d’audience sous le pseudonyme de Mencius Moldbug, est maintenant considéré comme une des influences intellectuelles les plus subtiles et dangereuses de la nouvelle Droite radicale d’Amérique. Sa théorie des Sombres instructions n’est rien de moins qu’un assaut total contre les valeurs fondamentales du libéralisme moderne : la démocratie représentative, la règle de loi, les droits civiques, l’opinion publique et la séparation des pouvoirs.

Dans son univers idéologique, la démocratie n’est pas le pinacle de la civilisation, mais sa dégénérescence. Mensonge commode destiné à obscurcir la réalité du pouvoir – non élu, invisible – lequel, selon Yarvin, repose entre les mains de la Cathédrale, méta-structure composée des médias, de l’académie et des bureaucraties qui propagent les dogmes progressistes avec le zèle d’une institution religieuse.

Sa solution ? Tout mettre à terre. Démanteler les institutions démocratiques et les remplacer par un système de « néo-caméralisme » modelé sur la gouvernance corporative : un état-compagnie, dirigé par un PDG souverain, non élu, inamovible et investi d’une autorité absolue. Dans sa vision, la citoyenneté n’est pas un droit politique, mais une position contractuelle. Les citoyens deviennent des actionnaires – ou simplement des usagers. Le gouvernement devient un service à optimiser.

Cette idée de « souveraineté algorithmique » a séduit plusieurs esprits de Silicon Valley, en partant de Peter Thiel, inventeur milliardaire, fondateur de Palantir et cofondateur de PayPal – une des figures les plus influentes de l’écosystème technologique de l’Amérique. Thiel a ouvertement remis en question la compatibilité de la démocratie et de la liberté (« Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles, ») et il a abondamment financé des groupes de réflexion, des lancements et des candidats politiques en ligne avec la pensée néo-réactionnaire.

C’est dans ce contexte que Yarvin s’est approché graduellement de l’orbite de Donald Trump, quoique jamais à titre officiel. Ses écrits ont circulé parmi les gens proches de Steve Bannon, ancien chef de la stratégie de Trump, et d’autres intellectuels de la droite extrême américaine qui sont attirés par le mélange de Yarvin de jargon technique, de références aristocratiques et historiques (de Carlyle à De Maistre) et de critique systématique envers les démocraties occidentales.

En particulier, Yarvin a agi comme une des sources théoriques à la rhétorique « post-démocratique » qui émergea dans l’entourage de la campagne 2016 de Trump : l’idée que l’état profond est un appareil inflexible faisant obstacle à la volonté du peuple en faveur des intérêts de la Cathédrale – et pourtant incapable de produire un vrai ordre social. Ni la Cathédrale, ni la démocratie par elle-même, soutient Yarvin, ne peuvent fournir un ordre réel. Seul le peut un « homme fort ».

Cette idée résonnait dans les dernières tentatives de Trump de rendre illégitimes les élections, les médias et le système judiciaire.

Le propre langage de Yarvin – imprégné de métaphores sur la programmation et d’analogies avec les logiciels – le rend attirant dans les milieux high-tech et crypto-libertaires. Pour Yarvin, la société est un logiciel dépassé qui doit être désinstallé et remplacé par un code plus efficace. Son vocabulaire emprunte le langage de Silicon Valley tout en transmettant des idées autoritaires et ultraréactionnaires.

En-dessous de l’ironie, de l’intellectualisme et des provocations, la pensée de Yarvin est conduite par une profonde hostilité envers l’égalité politique et la participation populaire. L’idée qu’il se fait de l’ordre est arrimée à la hiérarchie, l’efficience et l’autorité incontestée. Il s’agit d’une restauration de l’aristocratie sous forme digitale, où une élite technocratique supplante le peuple souverain.

Mais Yarvin ne cherche pas seulement à préserver l’ordre établi. Il veut le renverser. Et il le fait avec les outils du 21e siècle : blogs, podcasts, bulletins de nouvelles, entrevues, memes. Son but n’est pas que théorique – il est culturel et politique – pour influencer ceux qui détiennent le pouvoir (ou devraient le détenir) afin de reprogrammer le futur.

Ces récentes années, son influence s’est étendue bien au-delà de l’extrême droite américaine. Plusieurs candidats républicains, comme J.D. Vance, ont reçu le soutien de Thiel et se sont montrés sympathiques envers les idées post-libérales de l’aile droite. L’élite tech milliardaire – souvent frustrée par le rythme lent des procédures démocratiques – tourne de plus en plus son regard vers des modèles autoritaires « efficaces » comme celui de Singapour, une des références explicites de Yarvin.

Ce qui rend sa vision particulièrement dangereuse, c’est son habileté à pénétrer dans le grand courant, déguisé en position « technique » ou en mise à jour neutre de systèmes. Mais sous l’encadrement de surface repose un projet ouvertement intolérant : abolir les élections, concentrer le pouvoir et neutraliser la dissidence.

Il se peut que Trump n’entendît pas à rire quand il a dit à une assemblée d’évangéliques, durant la dernière année de la campagne, que l’année 2024 serait la dernière fois qu’ils auraient à voter.

Les Sombres instructions de Yarvin sont une version high-tech de l’absolutisme : un ordre imposé d’en haut, qui n’est désormais plus justifié par Dieu, mais par un code. Et dans une ère de méfiance institutionnelle, de désinformation et de désillusion politique, cette contre-utopie lucide et soignée a trouvé plus d’auditeurs qu’on n’aurait pu s’y attendre.

Curtis Yarvin n’est pas qu’un penseur de créneau. Il est un symptôme d’une mutation plus profonde : l’érosion de l’imagination démocratique, remplacée par une fascination croissante pour l’efficience, le contrôle et l’autorité. Et à chaque fois qu’un magnat de la technologie parle de « réinitialiser le système », vous pouvez vaguement entendre en coulisse l’écho de la voix de Yarvin.

Yarvin et Nick Land : les deux faces des Sombres instructions

Le terme Sombres instructions ne fut pas conçu par Curtis Yarvin, mais par Nick Land, philosophe britannique théoricien de l’accélérationisme, dans un essai de 2012 qui se répandit largement dans les milieux néo-réactionnaires. Land, figure clé de l’Unité de Recherche de la Culture Cybernétique (URCC) à l’Université de Warwick dans les années 1990, abandonna l’académie pour devenir théoricien de la dissolution : de la démocratie, de l’humanisme et des structures morales occidentales elles-mêmes. Là où Yarvin est pragmatique, Land est apocalyptique ; là où Yarvin imagine un état-compagnie gouverné comme une mise en route, Land envisage l’écroulement définitif de la civilisation libérale sous le poids de sa propre vélocité.

Et pourtant, les deux convergent. Les deux voient les Instructions non pas comme une entrée vers la raison et les droits, mais comme le début d’une illusion destructrice : l’idée que la moyenne des êtres humains soit capable de s’autogouverner. Les deux rejettent l’universalisme, l’égalité et le progrès comme étant des mythes toxiques. Les deux célèbrent les élites : technocratiques pour Yarvin, cybernétiques pour Land.

Mais il reste d’importantes différences. Yarvin est un ingénieur transformé en philosophe, un pirate informatique institutionnel qui veut réécrire le code du gouvernement. Land est un penseur post-humanitaire, fasciné par l’IA, l’entropie et la dérèglementation des marchés comme étant des forces qui oblitèrent tout ordre. Pour Yarvin, le remède est une monarchie digitale ; pour Land, c’est la catastrophe libératoire. L’un veut remplacer la démocratie par l’autorité, l’autre l’accélérer jusqu’à tomber dans l’oubli.

Le paradoxe, c’est que les deux fins convergent vers une même vision du futur : un monde sans participation, sans souveraineté populaire, sans moralité partagée. Un monde où le pouvoir ne répond plus au consentement, mais à la vitesse, à l’efficacité et au contrôle. C’est le cœur ténébreux des Sombres instructions : pas une simple réaction contre le libéralisme, mais sa négation froide et calculée.

Dans la comparaison entre Yarvin et Land, nous entrevoyons une nouvelle grammaire du pouvoir post-démocratique : technocratique, autoritarisme, post-humain. Ce n’est pas un retour sur le passé, mais un bond dans le vide – rationalisé, théorisé et conçu. Et pour cette raison, encore bien plus dangereux.

J’ai écrit (ici et ici) des choses concernant cette grande menace que Donald Trump et son troupeau de technocrates, comme Musk et Thiel, posent à nos libertés et, oui, à notre système même de gouvernement constitutionnel fondé sur les lois théistes de la nature et de la compréhension universelle d’autogouvernement.

Il y a deux ouvrages exhaustifs sur le Dark MAGA que tout féru de liberté doit lire. Ils s’intitulent The Dark MAGA Gov-Corp Technate Part One et Part Two, documentés et écrits par Iain Davis.

Deux œuvres qui font école. Les ignorer est à notre propre péril.

Comme autre présentation érudite directement reliée au sujet, il y a une vidéo de la physicienne du Montana, commissaire au Services Publics, la Dre Ann Bukacek. Son discours cible tout spécifiquement l’énergie fiable et abordable – particulièrement l’électricité – et les effets de la dérèglementation. Dans son allocution, elle décrit avec finesse les dangers contre nos libertés et la réalité des coûts en hausse pour le consommateur (inflation – autre forme de taxation du gouvernement) alors que de grosses entreprises se permettent de contrôler le gouvernement (ce qu’on appelle le Capitalisme Copinage).

Lorsque les fondateurs de l’Amérique rédigèrent la Constitution des États-Unis et la Charte des Droits, ils mirent Nous, le Peuple en charge de notre gouvernement. Dans son allocution vidéo, la Dre Bukacek démontre clairement les viles ramifications délétères qui résultent du fait que les représentants du Peuple au gouvernement donnent un pouvoir non vérifié à de grandes entreprises multinationales. Même si sa présentation se concentre premièrement sur les coûts de l’énergie dans l’État du Montana, ses recherches impliquent aussi le coût des libertés de l’Amérique par l’émergence du Gov-Corp Technate (sans employer ce terme).

J’encourage les lecteurs à regarder la présentation de la Dre Bukacek ici.

De l’ID REAL aux scanners biométriques, à la monnaie digitale et à la « souveraineté algorithmique » omnipotente, omniprésente et omnisciente, dirigée par IA et contrôlée par l’entreprise, le mouvement MAGA lance une véritable Twilight Zone d’autoritarisme technocratique sur l’Amérique.

Je converge avec Patrick Wood :

Comment quiconque du populiste mouvement MAGA peut-il épouser la destruction complète du gouvernement constitutionnel en faveur d’une monarchie autoritariste, de l’abolition des élections, de la concentration du pouvoir, de la neutralisation de la dissidence, de la transformation des citoyens en utilisateurs et en actionnaires d’une entreprise souveraine (SovCorp) et de l’établissement d’une Dictature Scientifique fondée sur la Technocratie ?

Comment, en vérité ?