En la science, nous nous confions

Bulletin du pasteur Chuck Baldwin

27 février 2025

Je me vois contraint de continuer le même thème que j’ai commencé dans cette rubrique la semaine dernière. La plupart des Américains ne font pas attention (rien de neuf en cela, bien sûr), mais c’est particulièrement vrai en ce qui a trait aux conservateurs politiques et aux évangéliques religieux. Or, l’introduction imminente par Elon Musk d’un système gouvernemental dominé par la technocratie, étant lancé sous Donald Trump, est plus dangereuse que ne le réalise la majorité d’entre nous.

Je vais beaucoup me référer à un traité fascinant – portant le titre que j’ai emprunté pour cet article – écrit par Ira Basen en 2021.

Il commence ainsi :

Le 13 octobre 1940, un chiropraticien de Régina, nommé Joshua Haldeman, apparut en cour civile pour faire face à deux accusations sous la Loi de la Défense du Canada.

Son offense alléguée était d’appartenir à la Technocracy Incorporated, une organisation qui avait été bannie par le Gouvernement du Canada quelques mois auparavant dans un grand ratissage de groupements qu’il considère subversifs devant l’effort de guerre.

La Technocracty Incorporated n’était pas un mouvement politique – en fait, les politiciens ou les membres de partis politiques n’avaient pas la permission de s’y joindre. Elle fut fondée dans la Ville de New York en 1933 en tant qu’organisation éducative de recherche promouvant une restructuration radicale de la vie politique, sociale et économique au Canada et aux États-Unis, avec la science comme principe central d’opération.

Il n’y aurait eu aucun pays appelé Canada ou États-Unis non plus – seulement une masse géante de terre continentale appelée la Technate, une utopie technologique dirigée par des ingénieurs et autres « experts » dans leurs domaines. Dans la Tachnate, tout le monde serait bien logé et bien nourri. On prendrait soin de tous les besoins matériels, que vous ayez un emploi ou non.

Comme je l’ai souligné la semaine dernière, la vision de Trump de l’unification des États-Unis, du Canada et du Groenland est un plan des technocrates vieux de près de cent ans, et qui est promu fortement au sein de l’administration Trump par des gens comme Elon Musk et Peter Thiel. Donc, n’écartez pas ce que Trump dit à ce sujet, parce que ces milliardaires sont drôlement sérieux et il n’y a pas à débattre que Donald Trump ait rempli son administration avec plus de milliardaires que tout autre Président américain précédent – et il est plus enclin à donner aux milliardaires davantage de contrôle sur la politique américaine que tout autre Président américain précédent.

Joshua Haldeman fut un leader de la Technocracy Incorporated au Canada de 1936 à 1941, mais éventuellement il perdit ses illusions à propos de l’organisation, de même que du pays, et il plia bagages avec sa petite famille pour se refaire une nouvelle vie en Afrique du Sud.

En juin 1971, la fille d’Haldeman, Maeve, donna naissance à son premier petit-fils. Son nom est Elon Musk. [Emphase ajoutée]

Dans un discours devant un auditoire américain, en 1963, Howard Scott, fondateur et leader de la Technocarcy Incorporated, déclara : « En ce qui concerne les idées de la Technocracy, nous sommes tellement à gauche que le communisme a l’air d’une bourgeoisie à côté de nous. »

L’idéologie de la Technocracy défie la caractérisation facile. Elle était anticapitaliste et antidémocratique, mais pas fasciste. Elle était anti-gouvernementale, mais pas libertaire. Elle croyait en une forme radicale d’égalité sociale et économique, mais elle n’était pas marxiste.

Elle rejetait toutes ces idéologies parce qu’aucune d’elles n’acceptait l’idée que la science et la technologie puissent transformer la vie nord-américaine, et que seulement des ingénieurs et des experts de haute formation étaient capables de construire une « nouvelle » Amérique du Nord.

Pendant que Trump lâchait la tyrannie Covid sur le monde dans les derniers jours de son terme en 2020, on donna la tâche à Joe Biden d’implanter pleinement et de mettre en force – par l’intermédiaire du scientiste fou Anthony Fauci – cette expérience de gouvernement par et pour les technocrates. Souvenez-vous du mantra de Fauci : « Faites confiance à la science ». (La pseudoscience de Fauci, bien sûr.) C’est exactement de cela que l’on parle ici. Et c’est exactement ce dont parlent Musk et Thiel à Trump.

Alors que d’autres partis politiques et groupes de protestations vendaient des plans pour remettre les gens au travail, la Technocracy répondait ainsi : « Ne vous préoccupez pas de cela. » Le monde avait changé et les emplois supprimés par les machines ne reviendraient pas.

Au cœur du système des prix, il y avait l’argent. C’est ce qui forçait les gens à se mettre en dette, à enfreindre la loi, à devenir cupides et à s’engager dans toutes sortes d’autres comportements. Mais le secours était en chemin.

« La marche de la technologie, avec son abondance croissante, va détruire toutes les valeurs du système des prix, » déclara Scott dans un discours donné à Sylvan Lake, Alberta, lors d’une tournée oratoire dans l’Ouest canadien en septembre 1939. « C’est un affrontement entre l’obsolescence et la modernité, entre la technologie et les valeurs, entre la science et le chaos. »

Selon un rapport de 2019 du groupe de recherche Oxford Economics du Royaume-Uni, environ 1,7 millions d’emplois ont déjà été perdus mondialement en faveur des robots depuis l’an 2000. Même les personnes qui ont aidé à concevoir ce tsunami sont inquiètes.

« Nous vivons le plus grand tournant économique et technologique de l’histoire de l’humanité, » a déclaré l’entrepreneur de Silicon Valley, Andrew Yang, lors de son improbable candidature à la nomination présidentielle démocrate en 2020. « Nous avons besoin d’une façon d’aider des millions d’Américains à faire la transition à travers cette période. »

Yang amenait comme solution un revenu de base universel de 1 000 $ US par mois. Cette idée a gagné une traction considérable chez les ingénieurs et entrepreneurs de Silicon Valley, ces dernières années – même chez ceux qui s’opposent habituellement à tout genre d’expansion du gouvernement.

Au Sommet Gouvernemental Mondial à Dubaï, en 2017, Elon Musk – qui fait constamment la guerre aux agences qui tentent de réglementer ses voitures et ses fusées, et dont les plans pour fabriquer des véhicules entièrement autonomes pourraient coûter des millions d’emplois – exprima son soutien à un revenu de base garanti. [Emphase ajoutée]

« Le chômage de masse » sera « un défi social massif », avertit Musk. Faisant écho aux paroles que son grand-père a probablement émises de nombreuses fois, Musk conclut : « Il y aura de moins en moins d’emplois où les robots ne peuvent faire mieux. Avec l’automation viendra l’abondance. »

L’abondance pour les technocrates.

Je recommande vivement aux lecteurs de regarder un remarquable synopsis vidéo du monde de l’IA fait par un membre du comité directeur de la Commission du Service Public et physicienne du Montana, la Dre Ann Bukacek. Elle a magistralement livré une allocution fortement documentée dessinant les buts et les objectifs – et les dangers – des technocrates de l’IA tels que Musk et Thiel.

Pour la Technocracy, aborder la « maladie » signifiait de se débarrasser du système des prix et de l’infrastructure politique qui le supporte. Ils peuvent fournir aux citoyens bien plus de sécurité que tout autre genre de revenu de base garanti.

« Sous la Technate, nous serons responsables de la santé et du bien-être de tous les êtres humains, » déclare Howard Scott. « C’est plus que ce qu’a fait tout autre gouvernement politique. »

Le plan de la Technocracy était de remplacer le système de prix par un système basé sur l’énergie. Dans les années 1920, Scott et ses collègues débutèrent un énorme et ambitieux programme appelé la Survie de l’Énergie en Amérique du Nord. L’idée était d’établir une valeur à tous les biens et services produits sur le continent, non pas en mesurant la quantité de travail consacré, ou d’argent dépensé, mais en évaluant la quantité d’énergie employée à les produire.

Ils diviseraient alors la quantité d’énergie totale employée par le nombre de citoyens au sein de la Technate et au-dessus de l’âge de 25 ans, et ils émettraient à chacun de ces citoyens un nombre égal de Certificats d’Énergie, qu’ils travaillent ou non. Ces Certificats serviraient de devise à la Technate.

Chaque fois que vous achèteriez quelque chose, un montant de votre crédit énergie serait déduit et parce que les certificats seraient émis directement au propriétaire, on ne pourrait les acheter, les vendre, les marchander ou les voler. Personne ne serait capable d’accumuler plus de crédits que quiconque. C’était une prescription de l’état radicalement égalitaire qui aurait fait rougir d’envie les bolcheviques. [Emphase ajoutée]

« Personne ne serait capable d’accumuler plus de crédits que quiconque » – excepté les technocrates eux-mêmes, évidemment. La Technocratie n’est qu’un dérivé scientifique du Communisme, du Fascisme, du Sionisme et de leur copain le Capitalisme – systèmes qu’elle clame abhorrer. En d’autres mots, juste une autre sorte de tyrannie.

Dans la Technate, votre vie ouvrière ne commencerait pas avant l’âge de 25 ans. Quand vous auriez rejoint la force ouvrière, vous travailleriez 16 heures par semaine, vous auriez 78 jours de vacances par année et vous vous retireriez à l’âge de 45 ans.

« Une des maladies sociales les plus sombres est la croyance en la moralité du travail, » dit-il à un auditoire à Calgary. « Si vous voulez savoir ce que le travail a fait pour vous, retournez à la maison et regardez-vous dans un miroir et voyez quel gâchis vous êtes. » [Emphase ajoutée]

D’une perspective morale et biblique, c’est un des aspects les plus vils de tout le système technocratique. Il y a VRAIMENT de la moralité dans le travail – et de l’immoralité dans l’oisiveté. Et, chose tragique, il y a un pourcentage considérable d’Américains – y compris ceux qui se professent chrétiens – qui ne comprennent pas et n’adhèrent pas à cette moralité. Les Américains ont permis aux politiques socialistes du gouvernement de désensibiliser le travail dans leur esprit. À cause des politiques socialistes du gouvernement des États-Unis, les Américains voient le travail, soit comme un fardeau, soit comme un mal nécessaire – et certains d’entre eux considèrent même le travail avec un dédain et un dégoût manifestes. Dans tout le pays, essayer de mettre les gens au travail est devenu un des plus gros problèmes ; et un grand nombre de ceux qui « travaillent » n’ont aucun égard pour leur « métier ». La qualité du travail en Amérique n’a jamais été aussi basse qu’aujourd’hui. Et c’est omniprésent. Aucune industrie n’est épargnée. Et, encore une fois, l’expérience tyrannique du Covid conduite de manière technocratique n’était que la dernière impulsion de ce concept « d’oisiveté ».

Dans ses sorties publiques, la Technocracy Incorporated avait une apparence étrangement militariste. Ses membres, hommes et femmes, portaient des costumes gris faits sur mesure et conduisaient des automobiles aussi peintes en gris. Ils s’accueillaient les uns les autres avec un salut.

La Technocracy croyait que, dans un monde dépendant de la science et de la technologie, seuls les gens avec de l’expertise éprouvée dans ces domaines devaient être responsables de sa gouvernance. Cela excluait tout suspect habituel – les gens d’affaires, les avocats, les banquiers, les académiciens – dont aucun n’avait les habiletés pratiques qu’exigeait l’ère moderne.

Trump a fait campagne sur le thème du populisme, en répudiant publiquement les « experts » de la politique. Mais il s’est entouré d’idéalistes extrémistes (sionistes) et de la classe des milliardaires qui sont des « experts » en finance – mais beaucoup d’entre eux, comme Musk et Thiel, ont acquis leur richesse en collaborant et en coopérant avec le gouvernement. J’aimerais bien voir un rapport d’enquête sur le pourcentage de milliardaires qui ont obtenu leur fortune de manière indépendante face aux subventions, aux contrats, aux ristournes, aux avantages fiscaux, etc. du gouvernement.

Si je ne prends pas le temps de couvrir l’article claironnant de Chris Hedges intitulé The Road to Dictatorship, je vous encourage toutefois fortement à le lire.

« Ceux qui créent une civilisation vont éventuellement la dominer, » proclama Scott dans un discours à Winnipeg. « Les ingénieurs et les mécaniciens ont créé cette civilisation et ils vont un jour la dominer. » La Technocracy construisait « une armée technologique de gens fonctionnellement compétents. »

Cela signifie qu’il n’y aurait pas de place pour la démocratie dont on n’aurait aucun besoin. Toutes les fonctions normales du gouvernement – éducation, santé, hygiène, sécurité publique – seraient dirigées par des experts choisis par leurs pairs. Les médecins voteraient pour la personne en charge du système de soins de santé, les enseignants voteraient pour la personne qui dirigerait les écoles, et ainsi de suite. Il y aurait un cabinet composé d’une centaine de ces experts et ils sélectionneraient un « directeur continental » pour superviser l’ensemble des choses.

Bertsou a étudié l’émergence des gouvernements « technocratiques » autour du monde, particulièrement en Europe. En février 2021, Mario Draghi, économiste et ancien président de la Banque Centrale Européenne, qui n’a jamais détenu de poste politique, fut nommé premier ministre italien pour contribuer à gérer le rétablissement économique postpandémique du pays.

Draghi est un « technocrate », choisi pour l’expérience spécifique qu’il apporte à l’emploi. Les Italiens aiment beaucoup les technocrates, spécialement quand les temps sont durs, et Draghi y est le quatrième premier ministre technocrate depuis 1993. Vous trouverez aussi des technocrates du niveau du cabinet en Grèce, en France et au Liban, entre autres pays. Mais aucun d’entre eux ne serait adopté par la Technocracy parce qu’ils opèrent encore au sein du système des prix, traitant donc encore les « symptômes » et pas la maladie.

Aujourd’hui, personne ne parle d’une Technate nord-américaine ou d’une semaine de 16 heures de travail, ou de remplacer l’argent par des certificats d’énergie. Mais l’on aurait tort d’évacuer la Technocracy Incorporated comme n’étant qu’un autre plan utopique manqué.

Rappelez-vous que ceci a été écrit en 2021. Dans l’univers Trump/Musk/Thiel de 2025, la technocratie nord-américaine est non seulement fort vivante, mais elle est pratiquement en charge au 1600 Pennsylvania Avenue.

Et laissez-moi terminer cet article par quelque chose de légèrement en dehors du sujet, mais dont la pertinence est définitive avec ledit sujet.

Cela ne m’apparaîtrait pas comme une surprise que Donald Trump soit assassiné avant la fin de son terme – mais PAS pour les raisons que pensent les lèche-bottes de Trump. Si une telle tragédie devait survenir (que Dieu l’en préserve), cela ferait probablement partie du planning des propres initiés de Trump (technocrates et sionistes) qui ont utilisé Trump pour mettre J.D. Vance à la Maison Blanche.

Comme je l’ai rapporté la semaine dernière, Vance fut sélectionné par Musk, Thiel et le lobby israélien. De même que Trump, bien sûr, mais Vance représente un protégé de la maison pour la prochaine génération qui pourrait élever au niveau suivant le rêve technocratique de transformation de l’Amérique en société de surveillance totale. Si les chiffres de sondage de Trump devaient chanceler plus tard dans sa présidence, mettant en doute l’élection de Vance en 2028, les éminences grises au sein de la technocratie et du sionisme (souvent une seule et même chose) pourraient considérer que Trump n’est plus indispensable.

Ne vous y trompez pas : Vance est le Golden Boy de l’État profond pour l’an 2028.

J’encourage fortement les lecteurs à lire l’incroyable exposé documenté écrit par Whitney Webb sur les liens de la technocratie Musk/Thiel avec la CIA, le débitage du Covid, le Mossad d’Israël, Facebook, la poussée vers des lois « précrimes » (les lois Red Flag en sont le précurseur), le but technocratique d’un état de surveillance totale aux États-Unis et J.D. Vance.

Sérieusement ! Lisez, s’il vous plaît, son rapport d’enquête en profondeur.




Trump et Musk poussent-ils l’Amérique vers un état de surveillance de masse dirigé par les technocrates ?

Bulletin du pasteur Chuck Baldwin

20 février 2025

Quand il est question de Donald Trump, très peu de conservateurs et d’évangéliques veulent entendre quoi que ce soit de négatif. Et lorsqu’ils en entendent, ils attaquent le messager et déprécient le message – sans considération aucune envers la véracité du message. Il en était ainsi lors de Trump 1 ; comme ce le fut durant les deux termes de G. W. Bush ; et il en sera de même quand le prochain républicain sera élu président. Dans l’ensemble, les conservateurs et les évangéliques n’en n’ont TOUS que pour le parti, pas la vérité.

En plus, la très vaste majorité des experts conservateurs et des chaires évangéliques ne diront absolument rien contre Trump – peu importe que ses paroles, ses actions et ses politiques soient inconstitutionnelles ou mauvaises.

À cause de cela, j’ai en grande estime les personnes indépendantes, objectives, orientées vers la vérité et amoureux de la liberté et d’un gouvernement constitutionnel qui sont là à proclamer hardiment la vérité à propos de Trump.

L’un de ces hommes est l’ancien présentateur de FOX News, Clayton Morris. Récemment, sur son podcast, il a interviewé un véritable reporter d’enquête nommé Derrick Broze (oui, il y a encore quelques-uns de ces braves guerriers journalistiques dans les parages) qui a fait des recherches à savoir vers où Trump et Elon Musk entraînent les États-Unis en termes de société de surveillance déjà bourgeonnante (grâce à G.W. Bush).

Je vais emprunter abondamment de cette entrevue dans l’article d’aujourd’hui. Ce message DOIT sortir !

Clayton Morris : Donc, pourquoi autant de gens, Américains épris de liberté, semblent-ils en ce moment fermer les yeux devant l’état de surveillance massive aux États-Unis d’Amérique, qui pourrait s’y étendre avec tous ses oligarques de la technologie ? Rappelez-vous, ils étaient tous debout derrière le Président Trump lors de l’inauguration et louangeaient en quelque sorte Elon Musk d’une seule voix pour tous les dévoilements du DOGE. Mais sommes-nous aveugles ? Sommes-nous en train de rater quelque chose, ici ? Avons-nous un point aveugle massif quand il est question de la tournure technocratique et de l’état de surveillance massive qui pourraient être étendus à tous les États-Unis ?

Une chose à propos de DOGE : Pourquoi Musk insiste-t-il pour qu’on lui donne accès à TOUS les comptes-rendus fiscaux du peuple américain ? Je n’ai entendu personne s’attaquer au sujet. Ce serait une ÉNORME violation du droit du peuple américain à la vie privée. Il suffit déjà que nous ayons une gigantesque bureaucratie gouvernementale comme l’IRS qui détient toutes ces informations sensibles. Allons-nous maintenant les donner au technocrate-en-chef Elon Musk ?

Morris : Donc, quelle est votre plus grosse inquiétude, en ce moment, quand vous regardez ce genre de paysage technocratique dans cette sorte d’état de biosurveillance massive qui a l’air de se frayer un chemin dans nos vies ?

Derrick Broze : Au cours des deux derniers mois et demi, j’ai écrit trois articles dans The Last American Vagabond, dont chacun s’emparait de l’affaire.

Le premier dont vous avez fait allusion, Clayton, était centré sur le contrat d’Elon Musk. C’est un contrat secret de 1,8 milliards $ sur un projet appelé Starshield, lequel est le côté complexe militaro-industriel du réseau de renseignement Starlink. La plupart des gens savent que Starlink est la compagnie de satellites Internet qui vous permettent d’accéder à l’internet à peu près partout dans le monde. Et elle a fait plusieurs grandes choses, en aidant les gens dans des situations de désastre aussi bien que des personnes restant dans des régions à faible largeur de bande.

Mais comme je l’ai dit, il y a un autre angle, et c’est qu’à toutes les fois qu’Elon Musk a lancé une de ces fusées Falcon, et que les gens font la fête comme si la course à l’espace recommençait, il envoie aussi réellement des charges classifiées, fort probablement au Bureau de Reconnaissance Nationale, qui est une agence gouvernementale américaine demeurée secrète jusqu’au début des années 1990 et qui traite des satellites et de la surveillance par satellites.

Et donc, SpaceX est en partenariat avec l’armée, et le programme Starshield a rapport avec la création du plus gros réseau de satellite d’espionnage du monde. Et dans mon article du TheLastAmericanVagabond.com, je mentionne le chef du Bureau de Reconnaissance Nationale, son nom est Christopher Scolese. En fait, il a fait un discours à la fin de 2024 dans lequel il dit en ses propres mots : « Vous ne pouvez vous cacher. » Or, évidemment, il faisait référence aux méchants garçons, les terroristes, seulement les criminels, en disant que c’était sur quoi on allait se concentrer. Mais je pense que c’est quelque chose qui a sans doute échappé à beaucoup de gens, d’après plusieurs choses que vous avez dites ; les gens font la fête avec le DOGE et d’autres avec le fait qu’Elon Musk est un contracteur du complexe militaro-industriel, un des plus gros.

Et donc, beaucoup de gens ne sont sans doute tout simplement pas prêts à voir ce qui se passe réellement ; que ces mêmes technocrates, les Peter Thiel (qui a au moins une douzaine de gens dans la nouvelle administration Trump et qui remontent tous jusqu’à la Maffia PayPal), Elon Musk, bien sûr, David Sacks, Peter Thiel, sont reliés au Groupe de Bilderberg. Peter Thiel est un membre du comité de pilotage du Groupe de Bilderberg, comme son cofondateur à Palantir, Alex Karp. Les gens peuvent avoir manqué ces détails, s’ils n’essaient pas de les ignorer de manière délibérée.

Selon plusieurs rapports, Elon Musk et quelques autres personnes de ce cercle dirent à Donald Trump que J.D. Vance devrait être son candidat à la vice-présidence. Et bien sûr, J.D. Vance est un de ces acolytes de Peter Thiel, largement financé et qui a gagné sa course au Sénat à cause de l’argent de Peter Thiel, et il a dit que, lorsqu’il a entendu parler Peter Thiel à Yale, ce fut pour lui un grand moment d’inspiration. Ils commencèrent à travailler et à collaborer.

Donc, vous avez ici un membre du comité de pilotage du Groupe Bilderberg soutenant Trump, un membre soutenant Harris aux élections de 2024 et, quand tout est dit et accompli, ils cheminent en quelque sorte dans la même direction. Je crois que c’est ce que les gens devraient réellement noter également.

Vous pouvez fouiller davantage chez Larry Ellison, chez Sam Altman et voir de quoi il est question. Ce sont les hommes qui se tenaient côte-à-côte de Donald Trump lorsqu’ils faisaient l’annonce de l’IA, de l’ARN messager, des vaccins contre le cancer qui vont soi-disant résoudre cette maladie. Mais vous retournez à l’article d’opinion que Larry Ellison a publié dans une édition de janvier 2002 du New York Times et rédigé juste quelques mois après le 11 septembre 2001, et dans lequel il en appelait d’un état de surveillance complète, de biométrie, d’une carte d’identité nationale, d’une carte d’identité digitale… Il y a vingt ans de cela, et nous en sommes tout près maintenant. Mais il préconise ces idées depuis un certain temps et il a parlé plus récemment de l’utilisation de l’Intelligence Artificielle et de la reconnaissance faciale pour que les citoyens affichent leur meilleur comportement. Évidemment, il est à la tête d’Oracle, et Sam Altman dirige OpenAI ; OpenAI est en ce moment sous enquête parce que son sonneur d’alerte se serait apparemment suicidé malgré tous les signes du contraire.

Et c’est ce genre de personne qui sont partenaires de Trump à hauteur de 500 milliards $ pour ce nouveau projet de Stargate. Et pour ajouter à ce que je viens de dire, il y a une douzaine d’acolytes de Peter Thiel dans l’administration courante de Trump.

Avez-vous vu cela ? Il y a au moins une douzaine d’acolytes de Peter Thiel au sein de la nouvelle administration Trump. Partout où vous regardez dans l’administration Trump, vous trouvez des sionistes et des mondialistes.

Broze : J’ai abordé le cas de J.D. Vance. Il y a bien sûr David Sacks, qui émane de la Maffia PayPal. Il est le Tzar de la Crypto et de l’IA. Vous avez Howard Lutnick et le Secrétaire au Commerce. Il est aussi relié à Peter Thiel, comme il finance aussi Rumble. Et Cantor Fitzgerald qui était également un voisin de Jeffrey Epstein à un moment donné. Et la liste se poursuit.

Et il y a aussi Ken Howery. Je ne mentionnerai que lui. Une dernière chose à son propos. Je crois qu’il constitue également une importante pièce de ce casse-tête. Il fut désigné ambassadeur au Danemark. Et certaines personnes disent des choses comme « Okay, la belle affaire. L’acolyte de Peter Thiel devient l’ambassadeur au Danemark. Il n’a aucun pouvoir, aucune influence. » Il n’a d’ailleurs pas travaillé qu’une seule fois avec Peter Thiel. Il faisait partie de son cercle de camaraderie, de la Fondation Thiel et d’autres organisations comme celle-là.

Maintenant, lisez les trois paragraphes suivants très attentivement.

Broze : Mais lorsque vous mettez cela en contexte avec l’appel de Trump qui veut acheter ou prendre le Groenland et l’intégrer aux États-Unis, le Groenland fait partie du royaume du Danemark. Donc, Ken Howery, cet acolyte et associé de Peter Thiel, est maintenant en position d’aider les négociations et il tente que cela arrive si c’est vraiment ce que veut Trump.

Et l’autre pièce importante de tout cela, c’est que, si vous retournez au plan original des technocrates de 1930, le mouvement technocrate original, qui dit que nous ne devrions pas avoir de classe politique, que nous ne devrions pas avoir de classe d’affaires, que nous devrions avoir plutôt des technologues et des ingénieurs, et l’élite scientifique pour microgérer fondamentalement la société en utilisant les machines, ou ce que nous appelons aujourd’hui l’Intelligence Artificielle, leur plan original faisait appel à la technologie naissante de l’Amérique du Nord. Et cela incluait les États-Unis, le Canada, le Panama et le Groenland.

Donc, ce que demande Trump est en fait très, très similaire à ce que nous avons entendu il y a presque cent ans de la part du mouvement technocrate original.

Ça ouvre les yeux ! Trump n’est pas un malade mental parlant au travers de son chapeau ; c’est un homme contrôlé suivant méticuleusement un script soigneusement rédigé.

Morris : Vous avez parlé en citant votre article, et je pense que si les gens sont assis là à dire : « Attendez une seconde, cela semble fou, » ne faites que regarder ce qui arrive maintenant avec le mur de la frontière et l’idée que nous allons construire une sorte de mur frontalier biométrique pour garder les gens en dehors, et c’en est fait. C’est toujours ainsi que ça marche.

Après le 11 septembre, le Patriot Act : « C’est pour votre sécurité », qu’ils nous ont dit, d’accord ?  « Donc, vous devez abandonner vos libertés civiles, vous devez enlever vos chaussures à l’aéroport. Et maintenant tout va être scanné. Nous allons avoir un système biométrique que le gouvernement fédéral va diriger. Et Peter Thiel de Palantir, et ces gars-là, ces acolytes, vont contrôler toutes ces données et ces informations. Vous n’avez rien à craindre. » Je veux dire, c’est ce qui semble bien arriver.

Broze : Trump a déjà dit lui-même qu’il y aurait un procédé d’entrée et de sortie biométrique. Cette discussion qu’il y a à savoir comment arranger la crise frontalière, ou, disons, résoudre le système de vote, va malheureusement jouer en faveur de ceux qui veulent promouvoir l’Identité digitale, qui veulent promouvoir la reconnaissance facile partout et l’Intelligence Artificielle. Et on va vendre cela comme une façon de sécuriser les élections, de sécuriser la frontière pour nous sauvegarder. Et cela ne veut pas dire que nous ne devons pas agir et faire quelque chose d’une manière ou d’une autre, mais je pense que nous devrions, qu’il nous faut être prudents face aux solutions que l’on met devant nous, et nous assurer que nous ne sommes pas en train de nous réjouir et de célébrer notre propre esclavage.

Voilà pourquoi je dis depuis le tout début de l’annonce de Trump de « sécuriser la frontière » que « Je suis pour la sécurité de la frontière (c’était un point majeur de ma plateforme dès 2008), mais ce qui m’inquiète, c’est à savoir comment exactement. Trump planifie de le faire. Avec Trump, l’antidote peut être pire que la maladie. »

Morris : C’est vrai. J’en ai ras le bol de cela. Je pense que j’en ai vraiment ras le bol d’un paquet de conservateurs en ce moment, qui, je ne sais pas, ils restent tout simplement silencieux là-dessus. Ils sont totalement muets sur ce sujet particulier.

Clayton, ils sont muets sur TOUS les sujets qui pourraient mettre Trump sous un mauvais éclairage.

Nathalie Morris : Eh bien, c’est ce qu’on appelle la Droite Woke.

Clayton Morris : Ils en avaient ras le bol durant la pandémie, maintenant ils sont silencieux.

Broze : Quand c’est leur équipe, c’est correct. Ouais. Je pense que cela en dit beaucoup sur l’importance de la constance. Et quiconque d’entre vous qui êtes là, n’attrapez pas froid, que ce soit le froid de Trump, le froid de Harris, Biden, Obama ou n’importe qui. Allez où mène la vérité. Je pense que c’est ce dont plus d’entre nous devons nous rappeler, que ce n’est pas de la politique de sport d’équipe, que nous nous réjouissons quand ça va de notre côté et que nous conspuons quand ça va de l’autre côté.

Amen, Derrick, Clayton et Nathalie ! Je crie ce message depuis des décennies et j’ai les cicatrices pour le prouver.

Ces gens-là touchent l’épicentre de tout le problème.

Le problème est la base conservatrice/évangélique : Quand « leur » homme est en poste, ils « n’entendent aucun mal, ne voit aucun mal et ne parlent d’aucun mal ». Mais en fait, c’est pire que cela. En pratique, ils aident « leur » homme à représenter le mal – des choses mauvaises qui, si elles étaient faites par le parti opposé, ils en hurleraient à faire sauter le plafond.

VOILÀ LE PROBLÈME !

Je ne me fais pas de brûlures d’estomac à cause des conservateurs et des évangéliques qui soutiennent quelqu’un comme Donald Trump qui se présente contre une personne comme Kamala Harris – pas du tout. Ce qui m’exaspère au plus haut point, c’est quand ces mêmes conservateurs et ces mêmes évangéliques ferment les yeux lorsque leur héros républicain viole son serment à la Constitution et permet davantage l’abolition de nos libertés personnelles protégées par la Constitution. Cela m’irrite quand ils refusent même de reconnaître le comportement fâcheux du porte-étendard GOP, ou pire, lorsqu’ils réajustent la balance de la justice et de la droiture dans le but d’accommoder et de faciliter ce comportement fâcheux.

Les chrétiens devraient spécialement être mieux informés.

« La fausse balance est une abomination à l’Eternel ; mais le poids juste lui plaît » (Proverbes 11:1).

« Le double poids est en abomination à l’Eternel, et la fausse balance n’est pas bonne » (Proverbes 20:23).

L’alliance Trump/Musk/Thiel est un ÉNORME signal d’avertissement de la liberté.

Peut-être que ce que le petit garçon de quatre ans de Musk semble avoir dit à Trump dans le Bureau Ovale, l’autre jour, est plus vrai qu’on ne le réalise, quand il a dit de manière ostentatoire : « Tu n’es pas le Président ! » Or, si le petit bambin a réellement dit cela (quelques-uns disent que non), où pensez-vous qu’il ait entendu cela ?

Dans la vidéo de Musk et de son môme, dans le Bureau Ovale avec Trump, j’ai été frappé par le langage corporel de Trump. Il donnait l’apparence d’un homme qui n’était PAS en charge, mais qui démontrait d’un air penaud de la déférence pour l’homme qui était dans le Bureau : Elon Musk.

Je suis convaincu que le Vice-président Dick Cheney était le vrai président, l’homme qui menait la barque dans les administrations de G.W. Bush. Il semble qu’Elon Musk soit le Cheney de Trump. Et s’il y a le moindre brin de vérité dans cette supposition, les perspectives de nos futures libertés sont désastreuses.

Souvenez-vous que les républicains Bush et Cheney ont décollé la spirale de l’Amérique dans l’abysse d’un état de surveillance totalitaire en créant le Département de la Sécurité du Territoire, la Loi des Patriotes, la Loi sur les Commissions Militaires, etc. La tyrannie Covid ne se serait jamais réalisée sans le mantra de « guerre contre le terrorisme » de Bush/Cheney qui a lancé l’appareil de surveillance du gouvernement américain contre les citoyens américains. Avancez rapidement vers les technocrates de Trump et de Musk qui dirigent Washington, D.C., et la société utopienne technologiquement renforcée d’Orwell pourrait être à nos portes.

Et pour moi, la partie qui m’apparaît réellement effrayante dans tout cela : Si la trinité impie de Trump, Musk et Thiel était en train de mettre en force cette tyrannie technocratique aux États-Unis, est-ce que les conservateurs et les évangéliques l’ont remarqué – s’en soucient-ils ? Parce que, rappelez-vous, c’est une administration républicaine et la plupart d’entre eux ne remarquent rien de fâcheux dans ce que font les Républicains.