D.044 – Comment perdre un Royaume

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Par Joseph Sakala

En décrivant certains incidents survenus dans l’Ancien Testament, Paul nous déclare, dans 1 Corinthiens 10:11 : « Or toutes ces choses leur arrivaient pour servir d’exemple ; et elles sont écrites pour NOUS instruire, nous qui sommes parvenus aux derniers temps. »

Dans le 1er livre des Rois, il y a une saisissante histoire qui nous montre comment on peut perdre un royaume. Quand nous étudions ce livre, la clé pour le chrétien, c’est de visualiser comment Dieu l’utilise pour NOUS instruire, afin de nous faire découvrir ce qui est en train de se passer dans nos propres vies.

Avec un peu de méditation, il sera possible de nous situer dans cette histoire. Et quand ceci se produit, c’est comme si les mots avaient des yeux, pour nous regarder et nous guider. Sachons que le but principal ici, c’est de nous faire comprendre que nous avons été appelés pour régner dans un Royaume avec Jésus, en tant que SES prémices.

Quand nous étudions le thème du livre aux Romains, nous apprenons que le but de Jésus, vivant en nous, est de nous instruire à savoir comment d’abord régner sur le royaume de notre PROPRE vie. Par la puissance du Saint Esprit, Il veut rendre notre vie complète et victorieuse, dans la mesure où nous marchons dans le sentier que Christ nous a tracé.

Dieu nous prépare maintenant à régner sur d’autres personnes, en nous montrant qu’il faut apprendre à régner d’abord sur nous-mêmes. C’est exactement pour cette raison que Dieu a inspiré la rédaction de ce livre de l’Ancien Testament, afin de nous illustrer ce que nous devons faire et ne pas faire, en étudiant la monarchie dans la nation ancienne d’Israël.

Dieu avait mis cette nation à part, et l’avait identifiée comme Son peuple (Exode 6:7). Cette petite nation devait devenir Ses acteurs, jouant dans une sorte de pièce de théâtre. Toutes les nations de la terre devaient les observer, afin d’apprendre ce que Dieu voulait leur enseigner aussi. Mais en réalité, ce qui est arrivé avec Israël est un scénario de ce qui s’est toujours passé tout au long de l’histoire de l’humanité.

Le côté positif de ce 1er livre des Rois nous dévoile l’importance d’être soumis à l’autorité de Dieu. En d’autres mots, il est impossible pour un chrétien de régner sur sa propre vie, à moins de se résigner à laisser Dieu régner sur lui. Si nous sommes soumis à Lui, nous avons le pouvoir, par Son Esprit, de développer Sa nature en nous. Si nous refusons, il est impensable de Lui obéir, car la nature humaine est en rébellion contre Dieu, et ne veut pas Lui obéir. Plus que ça, elle ne le PEUT MÊME PAS ! La nature humaine ne peut pas d’elle-même se soumettre à Dieu (Romains 8:7).

Comment pouvons-nous désirer vouloir changer quelque chose, si nous sommes si bien dans ce que nous faisons déjà ? C’est impossible ! Voilà ce que nous enseigne ce Livre des Rois. Remarquez, cependant, que le point de mire sera toujours sur le trône. Pour Dieu, le roi est de prime importance. Car comme agit le roi, ainsi va la nation.

Alors sur le plan personnel, notre volonté devient notre roi. Et ce que nous voulons déterminera la façon que NOTRE royaume sera administré. Donc, ce que nous permettons d’entrer dans notre esprit aura, en quelque sorte, une influence sur la direction et le comportement de notre royaume personnel.

Aujourd’hui, nous allons étudier la vie du roi Salomon, successeur du roi David. David était vieux et mourant. Son fils Adonija complote pour se saisir du trône, afin de s’installer comme roi par une rébellion, avant même la mort de David. David l’apprend et s’organise pour faire oindre son fils Salomon, qui devient roi alors que David est encore vivant (1 Rois 1:33-35).

Nous avons ici la première marque d’autorité pour régner. Elle doit venir comme un don de la main de Dieu. Ceci veut dire que nous ne pourrions jamais régner, à moins que nous soyons établis par Dieu. Car, si nous sommes soumis à Son autorité, c’est Dieu Lui-même qui prend la responsabilité de diriger chaque circonstance afin de garder nos ennemis sous contrôle.

Il S’engage aussi à écraser toute rébellion qui pourrait menacer notre règne. C’est exactement ce que Dieu a fait avec Adonija pour protéger Salomon. Lisez vous-même les versets 41 à 53 de ce 1er chapitre.

Dans les chapitres 2 et 3, Salomon règne avec puissance et gloire. Son règne représentait l’apogée de la splendeur et de l’autorité de ce que le royaume d’Israël pouvait atteindre.

Au chapitre 3, verset 3, on peut lire : « Et Salomon aimait l’Éternel et suivait les ordonnances de David, son père ». Voici un jeune homme qui aime Dieu de tout son cœur. Il Lui est soumis, comme son père David, et désire être dirigé par Lui.

Cependant, il fait deux petites choses qui paraissent insignifiantes, mais qui vont éventuellement contribuer à renverser son royaume. La première se trouve au chapitre 3:1 « Or, Salomon s’allia avec Pharaon, roi d’Egypte ; et il épousa la fille de Pharaon ». L’Egypte représente le monde. Salomon prend cette femme et l’amène dans la ville de David comme figure centrale, dans cette nation d’Israël que Dieu voulait mettre à part.

Sa deuxième erreur se trouve dans la 2ème partie du verset 3, au chapitre 3, où nous voyons : « Seulement il offrait les sacrifices et le parfum sur les HAUTS LIEUX ». Non seulement Salomon fait une alliance avec le MONDE, mais il se met à sacrifier sur leurs HAUTS LIEUX.

Dans les religions païennes du temps, les rites d’adoration se faisaient sur le haut des montagnes. On y érigeait des autels sur lesquels on offrait des sacrifices aux idoles, et où on s’adonnait aux rites sexuels attachés à la déesse de la fertilité. Ces adorations très populaires se terminaient souvent par des orgies, abondamment arrosées d’alcool.

Imaginez un instant que l’Arche de l’Alliance était à Jérusalem, dans le tabernacle où David l’avait placée. Mais Salomon ne présentait pas ses offrandes à Dieu sur l’autel du tabernacle. Il le faisait sur ces autels païens, sur les hauts lieux.

D’une façon générale, on pourrait dire que le cœur de Salomon était orienté dans la bonne direction, mais sa faiblesse fut de ne pas être ENTIÈREMENT soumis à Dieu. Il ne semblait pas comprendre que l’expression de son amour total pour Dieu devait se manifester par son adoration sur l’autel devant l’Arche de l’Alliance, et non sur n’importe quel autel.

Voici le problème que peut vivre aussi chaque chrétien. C’est qu’extérieurement, il y a une soumission et un désir de vouloir faire la volonté de Dieu. Mais intérieurement, il pourrait y avoir un manque émotif de la faim spirituelle à vouloir obéir à Dieu jusque dans les petits détails.

La force de David se situait justement dans ce domaine. Même s’il avait commis un meurtre et l’adultère, au fond de son cœur, il éprouvait un attachement extraordinaire à vouloir faire la volonté de Dieu. Il avait la faim constante de ressentir la présence de Dieu dans sa vie, et ce vouloir sincère d’être toujours en règle avec LUI. Nous pouvons facilement voir ce trait de caractère éclater dans tous les psaumes qu’il a écrits. Lisez le Psaume 51 pour constater la déchirure dans son cœur, lorsque le prophète Nathan est venu vers lui, suite à son adultère avec Bath-Shéba.

Ce trait de caractère n’était pas évident chez Salomon, ce qui nous indique qu’il y avait un problème dans sa vie. Pourtant Dieu met toutes les chances de son côté, car Il lui est apparu en songe. Dans 1 Rois 3:5 : « Dieu lui dit : Demande ce que tu veux que je te donne ». Notez que Dieu ne met AUCUNE restriction sur ce que Salomon pouvait lui demander.

Dans ce merveilleux passage, nous voyons une certaine humilité chez Salomon, aux versets 6 et 7. Au milieu du verset 7, il dit à l’Éternel : « Moi je ne suis qu’un tout jeune homme ; je ne sais pas me conduire ».

Au verset 9, il formule sa demande : « Donne donc à ton serviteur un cœur intelligent, pour juger ton peuple, et pour discerner entre le bien et le mal ; car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux ?» Il ne demande pas des richesses, mais de la sagesse. En commençant son règne de cette façon, Salomon donnait nettement l’impression qu’il avait profondément saisi la nécessité d’une grande sagesse, afin de pouvoir exercer son autorité dans ce royaume que Dieu venait de lui confier.

Hébreux 5:12. Regardons ce que Paul dit au peuple, ici, à cause de son manque de sagesse, et parce qu’il était devenu lent à comprendre. Verset 12 : « En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d’apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. »

En d’autres mots, Paul leur dit : « Je ne vous comprends plus. Qu’est-ce qui préoccupe votre esprit ? Vous êtes chrétiens depuis des années, et alors que vous devriez enseigner à d’autres, je suis encore obligé de vous ramener à la maternelle pour vous enseigner les rudiments de la vie chrétienne. Des choses que vous saviez pourtant, au début de votre conversion. Vous agissez comme des enfants parce que vous manquez de maturité spirituelle. »

Au verset 14, Paul continue à les exhorter : « Mais la nourriture solide est pour les hommes [et femmes] faits, pour ceux qui par l’habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien du mal ». Ce qu’il nous déclare ici, c’est que le SIGNE qui identifie ceux qui ont atteint la maturité chrétienne, se manifeste dans leur habitude de discerner le bien du mal. Ceci ne s’apprend seulement qu’en marchant dans LES PAS de Jésus, i.e., selon SES instructions.

Voilà où se situe le grand problème de notre temps. Ce qui est bien paraît mal, et ce qui est mal paraît bien. Sachez que n’importe qui peut faire la distinction entre le bien et le mal, quand le bien paraît bien et le mal paraît mal. La vraie sagesse, c’est d’être capable d’identifier le mal, quand il se présente avec un grand sourire, débordant de soins attentifs et affectueux, et nous offre exactement ce que nous recherchons. Si quelque chose nous procure tant de plaisir, comment cette chose peut-elle être du mal ? Nous allons le découvrir avec Salomon.

Mais comment peut-on avoir cette maturité spirituelle ? Elle ne peut pas venir d’un grand nombre d’années de scolarité, même si elles sont confirmées par plusieurs diplômes. Dieu n’est pas impressionné par les doctorats en théologie, ou les Prix Nobel. Ce sont des choses physiques et ne sont pas un critère pour Dieu.

La maturité spirituelle se manifeste dans la PROFONDEUR de la CONVERSION du chrétien, ou de la chrétienne. C’est une sagesse divine qu’on ne trouve pas dans le monde. Dieu seul peut nous la donner.

Ce qui paraît bien dans l’esprit d’une personne peut, en réalité, n’être qu’une ruse bien implantée par Satan pour créer un bouleversement spirituel chez cette personne. Et ce guet-apens peut produire un fruit terrible quelques années plus tard, dans sa vie.

Salomon avait demandé une telle sagesse divine, et Dieu l’a exaucé. Néanmoins, il y avait une petite faiblesse dans sa demande. Il a demandé la sagesse pour diriger le PEUPLE, et c’était très bien. Mais avant tout, il aurait dû demander la sagesse pour bien diriger sa PROPRE VIE. Et c’est justement là où il a commencé à flancher.

Dieu sait exactement ce qui est dans le cœur de chaque individu. Il a donc accordé cette sagesse à Salomon. Mais avec elle, Dieu lui a aussi donné les circonstances pour mettre cette sagesse à l’épreuve. Dieu fait ceci avec chacun de nous. Il nous connaît, et Il connaît notre cœur. Alors Il nous donne la base essentielle pour démarrer.

Si nous demandons quelque chose à Dieu avec conviction, Il peut décider de nous exaucer. Mais Il Se réserve aussi le droit de créer les circonstances qui feront ressortir le vrai but de notre demande. Si nous agissons bien, bravo ! Un à zéro pour nous.

Si nous agissons mal, inutile de blâmer les autres. Même Dieu n’aura pas besoin de nous accuser. Nos propres actions seront là pour le faire, et très bien merci. Il y a un vieux proverbe chinois qui dit : « Quand les choses vont mal et que tu cherches le coupable, regarde d’abord dans le miroir ».

Avec la sagesse, Dieu a aussi ajouté les richesses et les honneurs à Salomon. Il l’a comblé de tout afin de mettre sa grande sagesse à l’épreuve. Malheureusement, ce sont ces richesses et ces honneurs qui ont causé sa chute. En se glorifiant dans la magnificence de son royaume, l’orgueil a commencé à s’emparer de son cœur. Et l’effondrement de son royaume en est devenu la conséquence.

Il a épaté toutes les nations des alentours, mais il n’a pas su diriger le royaume de sa propre vie. Trois qualités sont absolument nécessaires pour bien régner sur notre propre vie.

La première qualité se manifeste par une dépendance totale envers Dieu. C’est cette sagesse de réaliser que pour bien nous connaître intérieurement, il nous faut absolument agir selon la volonté de Dieu. ENSUITE, nous pourrons démontrer cette sagesse extérieurement.

Nous voyons une belle démonstration extérieure de la sagesse de Salomon, dans son jugement, lorsque deux femmes se sont présentées devant lui avec un enfant. Les deux avaient accouché, mais un des enfants était mort. Les deux femmes réclamaient l’enfant vivant. Salomon devait décider qui était la vraie mère.

La sagesse de Dieu l’a porté à sonder les cœurs de ces deux femmes et NON leurs plaidoyers. « Apportez une épée, » dit Salomon. Plaçant l’enfant devant les deux dames, il donna l’ordre de le couper en deux, et de donner une moitié à chaque femme. La vraie mère s’écria immédiatement : « Non, non, ne faites pas ça. Donnez l’enfant à l’autre femme ».

Son cœur de mère ne pouvait pas permettre de voir mourir l’enfant. Pour lui sauver la vie, elle était même prête à le donner. Mais quelle fut la réaction de l’autre ? Elle a dit : « Il ne sera ni à moi ni à toi. Coupez-le ! » Basé sur CETTE déclaration, avons-nous un doute sur qui était la vraie mère de l’enfant ? Voilà la première démonstration de la sagesse de Salomon.

Combien de sagesse a-t-il reçu de Dieu ? Dans 1 Rois 4:29, il est écrit : « Et Dieu donna à Salomon de la sagesse, une fort grande intelligence, et un esprit aussi vaste que le sable qui est sur le bord de la mer. 30Et la sagesse de Salomon surpassait la sagesse de tous les Orientaux, et toute la sagesse des Égyptiens. »

Verset 31 : « Il était plus sage qu’aucun homme ; plus qu’Ethan l’Ezrachite, et Héman, Calcol et Darda, les fils de Machol . » Ces hommes étaient l’équivalent de nos grands spécialistes qui analysent et évaluent tout ce qui se passe dans le monde. Des hommes très sages, à qui on s’adresse habituellement pour avoir l’heure juste sur les évènements mondiaux.

À la fin du verset 31, on peut lire : « …et sa réputation se répandit parmi toutes les nations d’alentour. 32Il prononça trois mille sentences, et ses cantiques furent au nombre de mille et cinq. » Imaginez, il a composé 1 005 cantiques dont un seul est publié dans « Le Cantique des Cantiques ».

1 Rois 4:33 : « Il a aussi parlé des arbres, depuis le cèdre qui est au Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille ; il a aussi parlé des animaux, des oiseaux, des reptiles et des poissons. » Salomon devait être extrêmement intéressant à écouter. Tellement qu’au verset 34, on voit : « Et, de tous les peuples, on venait pour entendre la sagesse de Salomon, de la part de tous les rois de la terre, qui avaient entendu parler de sa sagesse. »

Il devait posséder tout un bagage de connaissance, pour déplacer autant de monde, à dos de chameau, pour venir se faire instruire par cet homme. Autant de sagesse n’a été donnée à aucun autre homme. Mais la sagesse est quand même disponible à chacun de nous, par le Saint Esprit.

L’apôtre Jacques nous dit : « Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée » (Jacques 1:5). Et cette sagesse spirituelle devrait nous rendre capables de porter de bons jugements. C’est ce que Paul nous déclare dans 1 Corinthiens 2:15-16. Allons voir ce passage.

« Mais l’homme [femme] spirituel, » nous dit Paul, « juge de toutes choses, et n’est lui-même jugé par personne. Car qui a connu la pensée du Seigneur pour l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ. » Puisque l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu, nous avons à notre disposition, un outil extraordinaire pour discerner et juger. Il faut donc l’utiliser dans notre cheminement spirituel.

La deuxième qualité qui identifie celui ou celle qui est digne de régner, c’est d’avoir de l’ordre dans ses pensées et dans son comportement. Dieu n’est pas l’auteur de la confusion. Le spécialiste dans ce domaine, c’est Satan. Et il utilise toutes les ruses possibles pour tenter de nous embarquer dans son jeu. Il faut absolument apprendre à discerner les esprits. La sagesse de Dieu devrait nous faire reconnaître d’où viennent nos pensées négatives. Dieu est positif. Le coupable des pensées négatives, c’est le dieu de ce monde.

Dieu fait les choses en ordre, et Il S’attend à ce que la personne, en qui Son Esprit vit, agisse de la même façon. Remarquez que nous ne sommes pas encore parfaits, alors nous avons besoin d’aide. Le chrétien doit se tenir en contact avec son Dieu dans toutes ses activités. Un peu comme un enfant qui vient voir son papa pour lui parler, pour discuter, pour lui étaler ses problèmes, pour lui raconter sa joie, ou pour lui demander n’importe quoi. Voici la SORTE DE PRIÈRE que Dieu aime : dialoguer avec ses enfants, en TOUT temps. Parlez à Dieu !

Nous devons cependant faire cela avec une attitude pleine d’amour, au point que, même si notre Père nous refuse des choses à l’occasion, on Lui dit merci quand même parce que nous L’aimons. Se faire dire non, à l’occasion, peut même être une bénédiction. TOUT ce que NOUS désirons n’est pas nécessairement BON pour nous, et Dieu le sait.

La troisième qualité qui identifie un règne bien dirigé se trouve dans 1 Rois 4:20 : « Juda et Israël étaient comme le sable qui est sur le bord de la mer, tant ils étaient en grand nombre ; ils mangeaient, buvaient et se réjouissaient. » Salomon s’occupait de son peuple, et il y avait une grande prospérité dans le royaume. Il ne manquait de rien. Oh, si seulement nos gouvernements prenaient de même leurs citoyens en considération !

Verset 21 : « Et Salomon dominait sur tous les royaumes, depuis le fleuve jusqu’au pays des Philistins et à la frontière d’Egypte ; ils apportaient des présents, et furent assujettis à Salomon tout le temps de sa vie. » Il avait un contrôle sur tout ce que Dieu lui accordait comme royaume. Il était un roi équitable, car il n’y a pas eu une seule guerre contre Israël durant son règne de presque 40 ans.

Avons-nous appris à avoir un tel contrôle dans notre vie ? Vivre en paix avec ceux que nous côtoyons ? Que ce soit au travail, avec nos voisins, dans nos familles entre parents, et entre parents et enfants ? Pourtant, notre petit règne personnel se situe à CE niveau, à l’heure actuelle. C’est ici que Dieu nous développe pour régner plus tard.

Dans les chapitres 5 à 8 de 1 Rois, nous voyons la splendeur du temple que Salomon a fait construire. Sa beauté intérieure surpassait de loin l’extérieure, car tout était complètement recouvert d’or. Seulement y entrer devait être une expérience mémorable. Mais le CENTRE de ce chef-d’œuvre était la GLOIRE DE DIEU qui a rempli le Saint des Saints lors de la dédicace du temple. Lisez vous-mêmes le chapitre 8 où Salomon, dans une prière merveilleuse, rend gloire à la grâce de Dieu et reconnaît le grand principe par lequel un royaume doit être maintenu, i.e., par l’obéissance du roi au trône de Dieu.

Nous pouvons lire ensuite, avec beaucoup de détails, les visites de la reine de Shéba et du roi de Tyr, les richesses de Salomon, et la reconnaissance, par les autres nations, de Salomon comme étant le plus grand roi de tous les rois de la terre. Mais soudainement, au chapitre 11, son histoire prend une tournure complètement différente. Nous commençons à voir le résultat de la mauvaise semence qui avait été plantée en lui, plus tôt dans sa vie.

1 Rois 11:1 : « Or, le roi Salomon aima plusieurs femmes étrangères, outre la fille de Pharaon [celle qu’il avait épousé dès le début de son règne] ; des Moabites, des Ammonites, des Iduméennes, des Sidoniennes et des Héthiennes, d’entre les nations dont l’Éternel avait dit aux enfants d’Israël : Vous n’irez point chez elles, et elles ne viendront point chez vous ; certainement elles détourneront votre cœur pour suivre LEURS dieux. Salomon s’attacha à ces nations par l’amour. » Voilà son problème.

Salomon savait ces choses. Son père David l’avait instruit de ne pas s’attacher aux femmes païennes, car elles détourneraient son cœur vers leurs dieux. Verset 3 : « Il eut donc pour femmes sept cents princesses, et [comme si ce n’était pas assez, il y ajouta] trois cents concubines ; et ses femmes détournèrent son cœur. »

Vous avez ici le même homme qui, dans Proverbes 18:22, a déclaré : « Celui qui a trouvé UNE femme, a trouvé le bonheur ; c’est une faveur qu’il obtient de l’Éternel. » Nous avons ici l’exemple classique d’une bonne chose poussée à l’extrême. Imaginez : 700 épouses ! Quelqu’un m’a dit, un jour, que sa plus grande préoccupation fut d’avoir 700 belles-mères qui lui donnaient constamment des conseils à savoir comment prendre soin de leurs filles.

Nous voyons la faiblesse de ce roi parce que son cœur s’est détourné de Dieu. Sa chute a commencé quand il s’est attaché à quelque chose qui lui était défendu, i.e., aller vers les femmes étrangères et leurs faux dieux. C’est exactement le même avertissement que Jésus nous a donné, dans Matthieu 6:21, quand Il a déclaré : « Car où est votre trésor, là sera aussi votre cœur. »

Le mot trésor utilisé par Jésus ne s’applique pas seulement à l’argent. Un trésor, c’est quelque chose que l’on chérit et qui nous accapare avec intensité. Si notre trésor est avant tout de servir Dieu, notre cœur sera alors orienté vers Lui. Si, par contre, ce qui nous accapare avec intensité se situe ailleurs, alors notre cœur sera orienté dans cette direction.

Pour certaines personnes, ce pourrait être le travail, la richesse, l’ambition ou le pouvoir. Ceci devient alors leur trésor, et leur cœur sera orienté vers ça. Le premier pas vers la déchéance morale se situe toujours au niveau des émotions. Qu’est-ce qui prime dans notre pensée ? Où sont nos priorités ? La réponse à chacune de ces questions peut nous indiquer où notre vrai trésor commence à s’accumuler, ou bien où notre déclin pourrait débuter. Car quand le déclin commence, il est habituellement suivi de l’idolâtrie.

Dans le cas de Salomon, ce fut Astarté, la divinité des Sidoniens, et Milcom, l’abomination des Ammonites (1 Rois 11:5). Regardons maintenant ce qui suit, au verset 6 : « Ainsi Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, et il ne suivit pas PLEINEMENT l’Éternel, comme DAVID, son père. Et Salomon bâtit un haut lieu à Kémos, l’idole abominable de Moab. »

Kémos était représenté par une statue hideuse, d’une laideur repoussante, pour laquelle on allumait un gros feu. Quand l’adoration de cet idole était à son comble, on jetait des petits enfants vivants dans le feu pour satisfaire ce dieu au sourire narquois.

Au verset 9 : « Et l’Éternel fut indigné contre Salomon, parce qu’il avait détourné son cœur de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui lui était apparu deux fois, et lui avait même donné ce commandement exprès de ne point suivre d’autres dieux ; mais il n’observa point ce que l’Éternel lui avait commandé. »

Combien de fois ai-je entendu des gens me dire : « Oh si seulement Dieu me bénissait plus, comme ce serait plus facile de lui obéir ! » Ah oui ? C’est quoi l’excuse de Salomon ? Que pouvait-il recevoir de plus ? Il n’y a aucun rapport entre bénédictions et obéissance à Dieu. Il suffit simplement d’avoir un cœur droit, peu importe notre situation financière. Laissons Dieu S’occuper du reste, car Il sait ce dont nous avons besoin.

Au verset 11 : « Et l’Éternel dit à Salomon : Puisque tu as agi ainsi, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes ordonnances que je t’avais données, je t’arracherai certainement le royaume et je le donnerai à ton serviteur. » Quelle débarque ! Quand Dieu en a assez, Il en a ASSEZ !

Trois fois, durant une période relativement courte, Dieu lui suscita des ennemis, alors qu’auparavant, personne n’aurait osé s’attaquer à Israël. Au verset 14, nous voyons que « L’Éternel suscita donc un ennemi à Salomon ; Hadad, Iduméen, qui était de la race royale d’Édom. » Verset 23 : « Dieu suscita encore un ennemi à Salomon ; Rézon, fils d’Eljada, qui s’était enfui d’avec son seigneur Hadadézer, roi de Tsoba. » Ces deux ennemis lui ont fait du mal pendant le reste de sa vie, car ils avaient Israël en aversion.

Finalement, au verset 26, Jéroboam, son serviteur, devint son 3ème ennemi en se révoltant contre le roi. Après la mort de Salomon, il a fini par diviser le royaume. Résultat ? L’effondrement soudain de ce qui fut le plus grand royaume dans l’histoire d’Israël. Au chapitre 12, on peut voir comment Jéroboam s’accapara de 10 des 12 tribus, pour former le royaume du nord. Il a rétabli, en Israël, l’adoration du veau d’or. Pas UN, mais DEUX, comme il est écrit au verset 28 de ce chapitre 12.

C’était exactement le même péché qu’Israël avait commis quand Moïse était monté sur la montagne pour recevoir les Dix commandements de la main de Dieu. Mais ici le péché est multiplié, doublé en intensité. Depuis ce temps, cet homme est connu en Israël comme Jéroboam, fils de Nebat, qui fit pécher Israël. Quelle réputation ! Imaginez, David qui passe à l’histoire comme un homme selon le cœur de Dieu, et Jéroboam, comme celui qui fit pécher Israël.

Il y a une très grande leçon pour chaque chrétien ici. Salomon qui connaissait Dieu et qui, au début, désirait marcher avec Lui, n’a pas PLEINEMENT sondé les émotions de son cœur. Il s’est attaché aux choses du monde qui ont miné la gloire que Dieu lui avait donnée. Il s’est lancé plutôt dans les manifestations folles, inspirées par ses femmes.

Pourtant, ce même homme a écrit ceci dans Proverbes 4:23 : « Garde ton cœur plus que toute autre chose qu’on garde ; car c’est de lui que procèdent les sources de vie. » Et au verset 27 : « Ne te détourne ni à droite ni à gauche ; retire ton pied du mal. » Quelle est la leçon, pour nous ?

Simplement ceci. Il est vrai que nous sommes faibles, mais nous ne sommes pas obligés de demeurer faibles. Dieu nous a appelés comme nous étions, mais pas pour rester comme nous étions. Oui, nous péchons, mais le trône de Dieu est là, rempli de Sa miséricorde et de Son pardon. Utilisons ce trône pour développer Son caractère et pour devenir de plus en plus comme LUI, à Son image et à Sa ressemblance. Quand nous tombons, ne restons pas abattus. « Car le juste tombera sept fois, et il sera relevé ; mais les méchants sont précipités dans le malheur » (Proverbes 24:16).

Les circonstances extérieures ne pourront jamais nous détrôner de notre capacité à régner sur notre vie. Aucune pression extérieure non plus. Notre chute et notre recul dans l’esclavage, sous le joug de Satan, ne viendront que si nous permettons à notre cœur de s’attacher à un trésor autre que celui de vouloir obéir à Dieu. Si nous permettons à nos émotions de nous porter vers un endroit qui rivalise continuellement avec Dieu, alors les jours de notre règne seront aussi comptés.

Il n’y a que des bénédictions qui viennent de Dieu. Nous attirons nous-mêmes les malédictions quand ces bénédictions sont mal utilisées. Dieu a donné un royaume à Salomon, comme n’a eu aucun autre roi, accompagné d’une sagesse qui ne fut dépassée que par celle de Jésus. Mais tout ceci nous prouve que la sagesse, SANS la soumission totale à Dieu, devient simplement de la VANITÉ.

Quel magnifique sens de l’humour de notre Grand Dieu d’avoir inspiré ce même Salomon d’écrire le Livre de l’Ecclésiaste, pour nous expliquer en détail COMMENT fonctionne la vanité et quelle est sa CAUSE. Sachez, cependant, que le plan de Dieu pour développer SES rois se poursuit et n’est PAS bouleversé pour autant. Dieu n’a pas de problèmes, seulement des solutions. SA sagesse vaincra ! Et pour le prouver, Il a appelé les choses folles du monde pour confondre, un jour, les sages. Ça, c’est vous et moi !

Parce que nous avons beaucoup de valeur à SES yeux, Il nous a donné Son Esprit pour nous guider. C’est comme si, en Bon Père, Il nous disait : « Réalises-tu, cher enfant, comme tu m’es précieux ? Toi qui es souvent méprisé du monde, et de qui on se moque à cause de tes croyances ? Toi qui endures dans l’humilité, sans riposter, alors que ceux qui te méprisent se glorifient ? »

« Sache que ces gens se laissent instruire par Satan, alors que toi, tu écoutes MA voix. Ne t’inquiètes surtout pas du nombre d’années que Mon Esprit vit en toi, car Je t’ai fait naître dans MA famille, et tu vas RÉGNER. Car, aux âmes BIEN NÉES, la valeur n’attend PAS le nombre des années. »

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