D.403 – La méchanceté dans l’incroyance

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Par Joseph Sakala

Dans Deutéronome 13:6-11, Dieu déclare à Son peuple : « Quand ton frère, fils de ta mère, ou ton fils, ou ta fille, ou ta femme bien-aimée, ou ton ami, qui t’est comme ton âme, t’excitera en secret, en disant : Allons et servons d’autres dieux, que tu n’as pas connus, ni toi, ni tes pères, d’entre les dieux des peuples qui sont autour de vous, près de toi ou loin de toi, d’un bout de la terre jusqu’à l’autre, n’aie point de complaisance pour lui, et ne l’écoute point ; que ton œil aussi ne l’épargne point ; ne sois point touché de compassion et ne le cache point. Mais tu ne manqueras point de le faire mourir ; ta main sera la première sur lui pour le mettre à mort, et ensuite la main de tout le peuple. Et tu l’assommeras de pierres, et il mourra, parce qu’il a cherché à t’éloigner de l’Éternel ton Dieu, qui t’a retiré du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Et tout Israël l’entendra et craindra, et l’on ne fera plus une si méchante action au milieu de toi. »

Dans son contexte, cette méchanceté était le crime consistant à rejeter Dieu et à influencer d’autres personnes à rejeter le Seigneur également. Ce passage nous montre comment Dieu agit avec les non croyants (spécialement ceux qui tentent d’en conduire d’autres à l’incroyance) dans l’amour infini de Christ qui a souffert et est  mort pour leurs péchés : « Quelqu’un a-t-il violé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde, sur le témoignage de deux ou trois personnes » (Hébreux 10:28). « De quel plus grand supplice pensez-vous que sera jugé digne celui qui foulera aux pieds le Fils de Dieu, et qui tiendra pour profane le sang de l’alliance, par lequel il avait été sanctifié, et qui outragera l’Esprit de la grâce ? » déclare Hébreux 10:29.

En effet, l’incroyance et le rejet du sacrifice de Christ est le seul péché que Dieu ne peut pas pardonner et ainsi il forme le plus méchant de tous les péchés. Christ est mort pour tous nos péchés et Il fournit de cette manière le plein pardon à tous ceux qui sont prêts à accepter Son don de salut. Mais Christ n’a-t-Il pas Lui-même déclaré : « Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3:17-18) ? Une des dernières paroles de la Bible nous met en garde : « Mais, pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et de soufre ; ceci est la seconde mort » (Apocalypse 21:8).

Le Seigneur parle de ceux qui, jusqu’à la toute fin, auront rejeté Son sacrifice ultime. Dans notre société moderne, cela peut paraître une petite affaire de rejeter le sacrifice de Christ, mais : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant » (Hébreux 10:31). Oui, de rencontrer son Créateur dans le jugement. Voilà pourquoi David déclare, dans Psaume 36:11-13 : « Continue ta faveur à ceux qui te connaissent, et ta justice aux hommes droits de cœur. Que le pied de l’orgueilleux n’approche pas de moi, et que la main du méchant ne m’ébranle pas ! Là sont tombés les ouvriers d’iniquité ; ils ont été renversés et n’ont pu se relever. » La description de l’homme méchant est drôlement équivalente à l’humaniste ou au philosophe moderne.

Car il est convaincu que Dieu, s’Il existe, n’intervient pas dans les affaires des hommes. Le « sage » s’établit en autorité, décidant de ce qui est bon et mal, selon son jugement arbitraire. La crainte de Dieu n’est point devant ses yeux et il se vante avec arrogance de ses propres décisions. Il parle avec iniquité et séduction. Il parle avec folie et même sa « sagesse » n’est pas bonne. L’humaniste moderne n’a pas en horreur le mal, insistant à dire que les péchés — comme la promiscuité, l’homosexualité, le lesbianisme, l’avortement, la sorcellerie, le lavage du cerveau des enfants par l’évolution panthéiste etc. — ne sont qu’une réalité qu’il faut bien accepter où même désirer.

Le contraste avec Dieu se situe dans la liste des attributs merveilleux de Dieu dans Sa façon de travailler avec les hommes. « Éternel, ta bonté atteint jusqu’aux cieux, ta fidélité jusqu’aux nues. Ta justice est comme les montagnes de Dieu ; tes jugements sont un grand abîme. Éternel, tu conserves les hommes et les bêtes. O Dieu, que ta bonté est précieuse ! Aussi les fils des hommes se retirent sous l’ombre de tes ailes. Ils sont rassasiés de l’abondance de ta maison, et tu les abreuves au fleuve de tes délices. Car la source de la vie est auprès de toi ; c’est par ta lumière que nous voyons la lumière. Continue ta faveur à ceux qui te connaissent, et ta justice aux hommes droits de cœur » (Psaume 36:6-11).

« Que le pied de l’orgueilleux n’approche pas de moi, et que la main du méchant ne m’ébranle pas ! Là sont tombés les ouvriers d’iniquité ; ils ont été renversés et n’ont pu se relever, » nous dit Psaume 36:12-13. C’est toujours la même chose, le méchant résiste à l’Esprit de Dieu. Dans Psaume 106:29-34, nous voyons que les gens du peuple : « irritèrent Dieu par leurs actions, tellement qu’une plaie fit irruption parmi eux. Mais Phinées se présenta et fit justice, et la plaie fut arrêtée. Et cela lui fut imputé à justice, dans tous les âges, à perpétuité. Ils l’irritèrent aussi près des eaux de Mériba ; et il en arriva du mal à Moïse à cause d’eux. Car ils résistèrent à son esprit, et il parla légèrement de ses lèvres. Ils ne détruisirent pas les peuples, que l’Éternel leur avait dit de détruire. » Ce passage donne un compte-rendu sommaire des événements tragiques décrits dans Nombres 20:1-13.

Allons voir ce qui est arrivé. « Or, les enfants d’Israël, toute l’assemblée, arrivèrent au désert de Tsin, au premier mois, et le peuple s’arrêta à Kadès ; et Marie mourut là, et y fut ensevelie. Et il n’y avait point d’eau pour le peuple, et ils s’assemblèrent contre Moïse et contre Aaron. Et le peuple contesta avec Moïse, et ils dirent : Plût à Dieu que nous fussions morts, quand nos frères moururent devant l’Éternel ! Pourquoi avez-vous fait venir l’assemblée de l’Éternel dans ce désert, pour que nous y mourions, nous et notre bétail ? Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour nous amener en ce méchant lieu, qui n’est point un lieu pour semer, ni pour des figuiers, ni pour la vigne, ni pour les grenadiers, et où il n’y a point d’eau à boire ? Alors Moïse et Aaron se retirèrent de devant l’assemblée, à l’entrée du tabernacle d’assignation ; et ils tombèrent sur leur visage, et la gloire de l’Éternel leur apparut. Et l’Éternel parla à Moïse, en disant : Prends la verge, et convoque l’assemblée, toi et Aaron, ton frère, et parlez au rocher en leur présence, et il donnera ses eaux ; tu leur feras sortir de l’eau du rocher, et tu abreuveras l’assemblée et leur bétail. Moïse prit donc la verge de devant l’Éternel, comme il le lui avait commandé. Moïse et Aaron convoquèrent l’assemblée devant le rocher ; et il leur dit : Écoutez donc, rebelles ! Vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ? Et Moïse leva la main, et frappa le rocher avec sa verge, par deux fois ; alors des eaux sortirent en abondance, et l’assemblée but, et leur bétail aussi. Puis l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n’avez pas cru en moi, pour me sanctifier devant les enfants d’Israël, à cause de cela vous n’introduirez point cette assemblée dans le pays que je leur ai donné. Ce sont là les eaux de Mériba (contestation), où les enfants d’Israël contestèrent avec l’Éternel ; et il se sanctifia en eux » (Nombres 20:1-13).

Si jamais un chef religieux avait le droit d’être découragé par une assemblée de pleurnichards, Moïse l’a eu. Après des années de privation dans le désert, le peuple s’est plaint une fois de trop et Moïse ne l’a pas pris. En colère, il corrigea les larmoyants et frappa le rocher, prenant le crédit lui-même pour l’eau miraculeuse que Dieu a fait sortir du rocher. Ce geste lui a coûté très cher, car Moïse n’a pas pu entrer dans la terre promise à cause de cela. Il est très facile de se choquer à l’occasion, comme Moïse, et de parler légèrement de ses lèvres. C’est sûrement une tactique courante de Satan. Les assauts verbaux peuvent être fort bien mérités et peuvent nous procurer une satisfaction personnelle pour un temps. Mais ils pourraient aussi devenir contre productifs à la longue, comme ce fut le cas pour Moïse qui s’est fait refuser l’entrée dans la terre promise alors qu’il a fait cheminer ce peuple pendant des années.

Cela pourrait être un mauvais témoignage pour Christ, comme dans le cas de Pierre qui essaya de défendre Christ en tranchant l’oreille de Malchus lors de Son arrestation. Malheureusement : « aucun homme ne peut dompter la langue ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons Dieu le Père, et par elle nous maudissons les hommes, faits à l’image de Dieu. De la même bouche sort la bénédiction et la malédiction. Il ne faut point, mes frères, que cela soit ainsi » (Jacques 3:8-10). Le Seigneur Lui-même est un exemple parfait ici, lorsqu’Il a ramassé l’oreille de Malchus et la greffa miraculeusement.

Esaïe a bien prophétisé sur Lui lorsqu’il a dit : « Nous étions tous errants comme des brebis, nous suivions chacun son propre chemin, et l’Éternel a fait venir sur lui l’iniquité de nous tous. Il est maltraité, il est affligé ; et il n’ouvre point la bouche ; comme un agneau mené à la boucherie, comme une brebis muette devant celui qui la tond, il n’ouvre point la bouche. Il a été retiré de l’angoisse et de la condamnation ; et qui dira sa durée ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; il a été frappé pour le péché de mon peuple » (Esaïe 53:6-8). Jésus aurait pu appeler dix légions d’anges pour détruire Ses bourreaux : « Mais Jésus disait : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23:34).

Ne nous laissons pas provoquer par la méchanceté des autres. Quelle gloire, en effet, vous reviendrait-il, si vous supportiez patiemment d’être battus pour avoir mal fait ? Mais si vous supportez patiemment la souffrance pour avoir bien fait, c’est à cela que Dieu prend plaisir. Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez Ses traces ; Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude ; Qui, outragé, ne rendait point d’outrages et maltraité, ne faisait point de menaces, mais S’en remettait à Celui qui juge justement ; Lui qui a porté nos péchés en Son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice, et par la meurtrissure de qui vous avez été guéris, nous dit le chef des apôtres, dans 1 Pierre 2:20-24.

C’est qu’au début Ses disciples ne comprirent pas. Dans Marc 9:31-32, nous lisons : « Cependant il instruisait ses disciples, et il leur disait : Le Fils de l’homme va être livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir ; mais après avoir été mis à mort, il ressuscitera le troisième jour. Mais ils ne comprenaient point ce discours ; et ils craignaient de l’interroger. » Lorsque Jésus a expliqué Sa mort et Sa future résurrection à Ses disciples, Il ne pouvait être plus clair ; pourtant, ils ne comprenaient pas ce discours. Ne voulant pas croire que Jésus était vraiment sérieux dans ce qu’Il avançait, avec les implications sérieuses pour leur propre avenir, ils avaient peur de Lui demander ce qu’Il voulait dire, sinon qu’Il confirme que Ses paroles devaient être prises littéralement.

Ce n’était pas la seule fois. Encore et encore, Jésus leur déclara qu’Il serait crucifié et qu’Il ressusciterait, mais ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas comprendre. Dans Matthieu 16:22-23 : « Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre et à lui dire : A Dieu ne plaise, Seigneur ! cela ne t’arrivera point. Mais Jésus, se tournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Christ déclara que le fait de refuser de prendre la Parole de Dieu littéralement, au moins dans ce cas, fut inspiré par Satan à Pierre ! Les chrétiens d’aujourd’hui ne doutent plus de la réalité de Sa mort et de Sa résurrection, car l’authenticité est devenue tellement évidente qu’elle est devenue également la gloire et la puissance de l’Évangile.

Cependant, prendre toute la Parole de Dieu littéralement cause encore un énorme problème à quelques « croyants » de la Bible. Car, lorsqu’une telle position pourrait s’avérer coûteuse, plusieurs pasteurs « chrétiens » sont prêts à accepter une interprétation non-littérale des Écritures pour l’ajuster à leur propre faveur, au lieu de perdre des fidèles. Cette approche est très répandue parmi ceux qui prêchent d’aller au ciel, ou la trinité, ou encore l’âme immortelle. D’autres adoptent les philosophies modernes de l’évolution en les accommodant au récit de la création enregistré dans la Genèse. Nous devrions cependant toujours nous rappeler que, tout comme Jésus avait prédit Sa mort et Sa résurrection, Dieu veut toujours dire exactement ce qu’Il dit dans Sa Parole et, quand Il nous promet la vie éternelle, Dieu ne ménage rien.

Dieu comprend également que, dans ce monde, tous les humains cherchent vainement à ramasser le plus de choses possible. Mais, en réalité, c’est nous qui perdons de vue la promesse divine de la vie éternelle. Car la pleine connaissance de cette promesse, c’est le côté spirituel, le but suprême de notre vie. Par contre, comprenons-nous vraiment ce qu’est la vie éternelle ? Après tout, nous ne l’avons jamais expérimentée, alors la vie éternelle peut sembler inaccessible et hors de notre portée. Tandis que la vie physique est réelle et plus tangible qu’une promesse de vie éternelle. D’abord, regardons les faits bibliques : « mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:23). On ne peut pas mériter la vie éternelle, c’est un don de Dieu.

C’est en acceptant le sacrifice de Jésus : « que, [nous sommes] justifiés par sa grâce, [pour que] nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3:7). Et ainsi ce que dit l’Écriture s’accomplit : « Abraham crut à Dieu et cela lui fut imputé à justice, et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez donc que l’homme est justifié par les œuvres [aussi] et non par la foi seulement » (Jacques 2:23-24). La vie éternelle veut dire, en effet, « vivre toujours », parce que la mort sera détruite lorsque le Plan de Dieu sera complété. « Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire » (1 Corinthiens 15:54). Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail ; car les premières choses sont passées, nous déclare l’apôtre Jean, dans Apocalypse 21:4.

Pour recevoir cette promesse, la Bible révèle qu’il y a quelque chose que nous devons faire maintenant. « Et voici, quelqu’un s’approchant [de Jésus] lui dit : Bon maître, que dois-je faire de bien pour avoir la vie éternelle ? Il lui répondit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sauf Dieu seul. Que si tu veux entrer dans la vie [éternelle] garde les commandements. Il lui dit : Lesquels ? Et Jésus lui répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 19:16-19). Mais l’apôtre Jacques va encore plus loin : « Car, quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à pécher dans un seul point, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu tues, tu es transgresseur de la loi » (Jacques 2:10-11).

Esaïe fut inspiré d’écrire : « Malheur à ceux qui tirent l’iniquité avec les cordes du mensonge, et le péché comme avec les traits d’un chariot ; qui disent : Qu’il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ! Qu’il s’avance et qu’il vienne, le dessein du Saint d’Israël, et nous le connaîtrons ! Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal ; qui font des ténèbres la lumière, et de la lumière les ténèbres ; qui font l’amer doux, et le doux amer ! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux et intelligents à leur propre jugement ! Malheur à ceux qui sont forts pour boire le vin, et vaillants pour mêler la boisson forte ! Qui justifient le coupable pour un présent, et ravissent aux justes leur droit ! » (Esaïe 5:18-23).

Comment peut-on reconnaître la connexion entre la vie éternelle et garder les commandements ? Est-ce que toujours faire ce qui est bien en vaut la récompense ? Vivre éternellement ou mourir éternellement en vaut-il la peine ? À chacun son choix. Mais comment pouvons-nous savoir que la vie éternelle existe vraiment ? Parce que quelqu’un l’a déjà obtenue, notre Sauveur Jésus, et Paul le confirme dans 1 Corinthiens 15:20-23 : « Mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts. En effet, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est venue aussi par un homme. Car, comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ ; mais chacun en son propre rang ; Christ est les prémices, ensuite ceux qui sont de Christ, à son avènement. »

Mais à ceux qui semblaient hésiter : « Jésus répondit : Je vous le dis en vérité : Il n’y a personne qui ait quitté maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou champs, à cause de moi et de l’Évangile, qui n’en reçoive dès à présent en ce siècle, cent fois autant, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions ; et, dans le siècle à venir, la vie éternelle » (Marc 10:29-30). Paul aussi a écrit que le don de la vie éternelle en valait la chandelle. « Car j’estime qu’il n’y a point de proportion entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir, qui sera manifestée en nous » (Romains 8:18). Faire partie de la Famille Divine règlera toute la souffrance endurée durant cette vie physique, même la mort.

Y a-t-il quelque chose que nous puissions faire afin de rendre la vie éternelle plus tangible dans notre vie présente ? Pas vraiment, mais soyons encouragés : « Puisque nous ne regardons point aux choses visibles, mais aux invisibles ; car les choses visibles sont pour un temps, mais les invisibles sont éternelles » (2 Corinthiens 4:18). Mais comment croire aux choses qui ne sont pas visibles ? Simplement en ayant la foi. « Or, la foi est une ferme attente des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit point » (Hébreux 11:1). La foi est la clé pour rendre les choses invisibles de Dieu réelles dans notre vie. Et avec le temps, on peut vraiment déclarer : « Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2:20).

Comme Paul a dit, dans 1 Corinthiens 2:9-10 : « Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’avait point vues, que l’oreille n’avait point entendues, et qui n’étaient point montées au cœur de l’homme, que Dieu avait préparées pour ceux qui l’aiment. Mais Dieu nous les a révélées par son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu. » Avec cette promesse, nous savons qu’engager notre vie entière vers le but de recevoir la vie éternelle en vaut vraiment la chandelle. Cela nous donnera la force d’endurer jusqu’à la fin lorsque Christ a prophétisé : « Et parce que l’iniquité sera multipliée, la charité de plusieurs se refroidira. Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé. Et cet évangile du Royaume sera prêché par toute la terre, pour servir de témoignage à toutes les nations ; et alors la fin arrivera » (Matthieu 24:12-14).

Le mot pour « iniquité » dans la Bible est anomia qui veut dire « sans loi », une méchanceté ni restreinte, ni contrôlée par aucune loi. Donc, attendez-vous de voir des meurtres, des viols, des vols avec agression, d’une violence sans restriction. Pourtant, chaque victime est un être humain, une épouse, un mari, un enfant, un grand parent, qui est assassiné, violé, ou volé avec violence. Celui qui a commis le crime crapuleux n’a pas été restreint par la loi ; il a donc commis un acte de violence sans restriction, et Dieu a tout vu cela. En scrutant les statistiques, nous voyons qu’il y a eu une nette augmentation du crime depuis cinquante ans. Nous n’avons qu’à constater les évènements à la télé. Nous remarquons de plus en plus d’homicides dans les centres de travail, de viols sur les campus d’universités, de violence dans les classes d’écoles où les professeurs sont obligés de s’armer, de fraudes monumentales dans le milieu ouvrier, et j’en passe.

De nos jours, un grand nombre de personnes portent des armes cachées. Elles justifient le port du fusil par le fait que la société est devenue trop violente et ils ont peur d’être des victimes. Plusieurs citoyens sont dérangés du fait que les autorités, supposées appliquer la loi, abusent de leur pouvoir. Mais les plus sérieux actes d’iniquités sont perpétrés contre Dieu par ceux qui osent L’appeler Seigneur. Jésus a déclaré ceci, dans Matthieu 7:21, à ces gens qui prétendent suivre Jésus : « Ce n’est pas tout homme qui me dit : Seigneur ! Seigneur ! qui entrera dans le royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Voici l’exemple d’un tel homme qui est devenu faux prophète malgré lui.

Dans Jean 11:47-53, nous lisons : « Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent : Que ferons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons faire, tout le monde croira en lui ; et les Romains viendront, et ils détruiront et ce lieu et notre nation. Mais Caïphe, l’un d’entre eux, qui était souverain sacrificateur de cette année-là, leur dit : Vous n’y entendez rien ; et vous ne considérez pas qu’il nous importe qu’un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas. Or, il ne dit pas cela de son propre mouvement, mais, étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation ; et non seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. Depuis ce jour-là donc ils délibérèrent afin de le faire mourir. »

Même après avoir constaté le miracle de la résurrection de Lazare, le grand prêtre Caïphe refusa de croire que Jésus était le Messie tant attendu et résolut fermement de mettre Jésus à mort. Il utilisa l’excuse que Jésus pourrait causer que les Romains détruisent le système religieux juif. Alors il dit : « Et vous ne considérez pas qu’il nous importe qu’un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas » (Jean 11:50). Tout comme Balaam qui fut forcé de prophétiser contre Israël. « Alors la colère de Balak s’enflamma contre Balaam, et il frappa des mains ; puis Balak dit à Balaam : Je t’ai appelé pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis déjà trois fois ! » (Nombres 24:10). Mais dans le cas de Caïphe, il prédit la véritable signification de la mort de Christ.

Au lieu que la mort de Christ justifie la destruction du système religieux juif, comme le croyait Caïphe, voici ce qui est arrivé. Dans cette remarquable ironie divine, Caïphe, le chef religieux qui représentait Dieu devant la nation d’Israël, aurait dû connaître les prophéties de l’Ancien Testament et accueillir Jésus en tant que Messie. Mais non, il organisa plutôt Sa mort et Sa condamnation. Par son geste, cependant, il révéla la véritable mission de Christ aux Juifs et au monde entier. Il est très intéressant de noter qu’en 1992, les ossements de Caïphe furent découverts dans une tombe sous la ville de Jérusalem. Selon la tradition juive, Caïphe est mort en rejetant toujours Christ.

La résurrection de Christ, par contre, fut tellement claire et convaincante que : « la parole de Dieu se répandait, et le nombre des disciples se multipliait beaucoup à Jérusalem. Et un grand nombre de sacrificateurs obéissaient à la foi » (Actes 6:7). Caïphe a en effet réussi à faire crucifier Jésus, un homme, pour sauver une nation. Mais la mort de Jésus, a eu pour résultat de Sauver des multitudes de nations.

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