D.452 – Hypocrisie

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Par Joseph Sakala

Jésus a mis en garde Ses disciples contre l’hypocrisie. Les gens en général n’aiment pas l’hypocrisie chez les autres. Mais pourrions-nous être des hypocrites sans le réaliser ? Dans Luc 12:1-3, nous lisons : « Cependant, le peuple s’étant assemblé par milliers, tellement qu’ils se foulaient les uns les autres, il se mit à dire à ses disciples : Gardez-vous sur toutes choses du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu. C’est pourquoi les choses que vous aurez dites dans les ténèbres seront entendues dans la lumière ; et ce que vous aurez dit à l’oreille, dans les chambres, sera prêché sur les maisons. »

L’hypocrisie, c’est prétendre avoir des croyances et des standards moraux, mais faillir à pratiquer véritablement, ou à se conformer soi-même à ces standards. L’hypocrisie, c’est s’engager secrètement dans une chose pour laquelle nous critiquons les autres. Comme dit le vieux proverbe : il faut pratiquer ce que nous prêchons. Le standard biblique, pour un chrétien, est extrêmement élevé. Jésus a déclaré : « Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait » (Matthieu 5:48). Jésus était sans péché. Mais autant que nous nous efforçons d’atteindre ce standard, autant il devient impossible à rejoindre. « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus, » nous dit Paul, dans Romains 3:23-26.

Cependant, ceux qui suivent Christ ne sont pas des hypocrites, parce que nous ne prétendons pas avoir parfaitement atteint ce standard. Et nos erreurs ou nos manquements éventuels n’annulent pas ce standard visant à être parfaits. Car, tel que commandé par Christ, le chrétien doit continuer à pratiquer, afin d’atteindre ce standard de perfection. L’hypocrite veut faire croire aux autres qu’il est quelque chose qu’il n’est vraiment pas, mais prétend seulement être ce que les autres disent de lui, afin d’être admiré, approuvé, félicité et complimenté. Pendant ce temps, il vit secrètement en contradiction avec le standard qu’il a établi pour les autres. Nous pouvons avoir une bonne image d’un hypocrite en lisant Matthieu 23 où Jésus déclare : « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Observez donc et faites tout ce qu’ils vous disent d’observer ; mais ne faites pas comme ils font, parce qu’ils disent et ne font pas. Car ils lient des fardeaux pesants et insupportables, et les mettent sur les épaules des hommes ; mais ils ne veulent pas les remuer du doigt » (Matthieu 23:2-4).

« Et ils font toutes leurs actions afin que les hommes les voient ; car ils portent de larges phylactères, et ils allongent les franges de leurs vêtements ; Ils aiment les premières places dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes : Maître, maître. Mais vous, ne vous faites point appeler maître ; car vous n’avez qu’un Maître, le Christ ; et pour vous, vous êtes tous frères, » déclare Jésus, dans Matthieu 23:5-8. Christ leur dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez point vous-mêmes, et n’y laissez point entrer ceux qui veulent y entrer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous dévorez les maisons des veuves, tout en affectant de faire de longues prières ; aussi vous en recevrez une plus grande condamnation » (Matthieu 23:13-14).

Et Jésus poursuit sur ces hypocrites : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et quand il l’est devenu, vous le rendez enfant de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, conducteurs aveugles, qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, cela n’est rien ; mais celui qui aura juré par l’or du temple, est lié ! Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, ou l’or, ou le temple qui rend cet or sacré ? Et si quelqu’un, dites-vous, a juré par l’autel, cela n’est rien ; mais s’il a juré par le don qui est sur l’autel, il est lié. Insensés et aveugles ! car lequel est le plus grand, le don ou l’autel qui rend le don sacré ? Celui donc qui jure par l’autel, jure par l’autel et par tout ce qui est dessus ; et celui qui jure par le temple, jure par le temple et par celui qui y habite ; et celui qui jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par celui qui est assis dessus. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous négligez les choses les plus importantes de la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité. Il fallait faire ces choses-ci et ne pas omettre celles-là. Conducteurs aveugles, qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau ! » (Matthieu 23:15-24).

Dans Matthieu 23:28, Jésus leur dit carrément : « Vous de même, au-dehors vous paraissez justes aux hommes, mais au-dedans vous êtes remplis d’hypocrisie et d’injustice. » Les gens n’aiment pas les hypocrites. Nous voyons plusieurs exemples d’hypocrisie dans la vie. Le parent qui déclare à son enfant les dangers de fumer alors qu’il a une cigarette au bec. L’activiste qui parade pour la protection de l’environnement alors qu’il ne vit pas selon les standards. L’homme politique qui prétend avoir des expertises qu’il ne possède pas pour se faire élire. Ou bien l’homme qui exagère ses œuvres, ou celui qui condamne les valeurs morales des autres, pendant qu’il ment ouvertement sur ses propres infractions. Les études psychologiques suggèrent que la raison pour laquelle nous détestons l’hypocrisie, c’est parce que la personne déclare des faussetés sur son propre comportement.

Nous trouvons l’hypocrisie répulsive parce que les gens disent une chose, mais font exactement le contraire. Ils commandent et condamnent, mais manquent à suivre leurs propres ordres. L’hypocrite juge les autres selon un strict standard, mais justifie et excuse ses indisciplines personnelles. Il tient les autres répréhensibles, mais se justifie lui-même. Il serait bien de faire la distinction, ainsi que les parallèles, entre l’hypocrisie et le mensonge. L’hypocrite est nécessairement menteur, mais le menteur peut ne pas être hypocrite. L’hypocrite a le mensonge comme mode de vie, tout son comportement est un mensonge. Mais il peut arriver qu’une personne franche mente occasionnellement, par faiblesse ou lâcheté passagère. Cela n’en fait pas un hypocrite pour autant.

L’apôtre Paul fait une déclaration intéressante dans son épître aux Romains lorsqu’il déclare : « Toi donc, ô homme, qui que tu sois, qui juges, tu es inexcusable ; car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque, toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Car nous savons que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses, est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les commets, que tu échapperas au jugement de Dieu ? » (Romains 2:1-3). « Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de son long support, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te convie à la repentance ? Mais par ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres, savoir, la vie éternelle à ceux qui, persévérant dans les bonnes œuvres, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité ; mais l’indignation et la colère aux contentieux et à ceux qui sont rebelles à la vérité, et qui obéissent à l’injustice » (Romains 2:4-8).

Jésus a carrément dénoncé les hypocrites ; alors, nous devrions sérieusement prendre la résolution de ne jamais devenir des hypocrites. Nous devrions sincèrement suivre Jésus-Christ et pratiquer le haut standard que Lui a établi pour nous. Donc, quel est le rôle du véritable converti dans la société ? Dans Éphésiens 2:17-22, Paul nous déclare que Jésus : « est venu annoncer la paix, à vous qui étiez loin, et à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi, vous n’êtes plus ni des étrangers, ni des gens de dehors, mais concitoyens des Saints, et de la maison de Dieu ; étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit. »

Parlant principalement à de nouveaux convertis, auparavant des Gentils, Paul les accueille dans le Corps de Christ formé de véritables convertis, soit Juifs ou Gentils, où chaque nouveau membre jouit des pleins privilèges et bénédictions donnés à tous les saints qui font partie de la maison de Dieu. Car, dit Paul : « Pour nous, nous sommes citoyens des cieux ; d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, Qui transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire, selon le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3:20-21).

Mais regardant les Juifs qui ne croyaient pas en Lui, Jésus leur déclare : « Pourquoi ne comprenez-vous point mon langage ? C’est parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il n’a point persisté dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il dit le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur, et le père du mensonge. Mais parce que je dis la vérité, vous ne me croyez point. Qui de vous me convaincra de péché ? Et si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; c’est pourquoi vous ne les écoutez pas, parce que vous n’êtes point de Dieu » (Jean 8:43-47).

Mais nous avons rompu avec cette alliance antérieure et nous avons transféré notre alliance à Dieu. « Or, toutes ces choses viennent de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Jésus-Christ, et qui nous a confié le ministère de la réconciliation » (2 Corinthiens 5:18). « Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles, » nous dit Paul, dans 2 Corinthiens 5:17. Notre état de non citoyens du Royaume nous a été révélé par Dieu et, depuis lors, nous avons reçu le ministère de la réconciliation. La fonction de Dieu est de Se réconcilier les humains, même si Dieu peut tout accomplir de Lui-même, sans l’aide de Sa faible création, Il nous a accordé, par Sa grâce, de participer à Son œuvre. Cette œuvre implique une guerre contre le Diable et ses acolytes complices.

« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute puissante. Revêtez-vous de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable. Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes. C’est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, et qu’ayant tout surmonté, vous demeuriez fermes. Soyez donc fermes, vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés du zèle de l’Évangile de la paix ; prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints » (Éphésiens 6:10-18).

« Puisque nous faisons la fonction d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Car Celui qui n’a point connu le péché, Dieu l’a traité en pécheur pour nous, afin que nous, nous devenions justes de la justice de Dieu en lui. Alors occupons nous de l’œuvre du Seigneur » (2 Corinthiens 5:20-21) « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu », nous déclare Paul, dans Colossiens 3:1. Les chrétiens ont une position glorieuse devant Dieu. Car Dieu nous a, en effet, déjà : « ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ ; afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de Sa grâce, par Sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:6-7).

Cependant, notre condition spirituelle, ici sur terre, semble faire mentir notre position exaltée au ciel. Alors, nous avons besoin d’être exhortés à répétition pour croire à la vérité et vivre selon cette vérité. Théoriquement parlant, « vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ; mais quand Christ, qui est votre vie, paraîtra, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire. Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles. Mais maintenant vous aussi renoncez à toutes : à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la médisance, aux paroles déshonnêtes ; qu’il n’en sorte pas de votre bouche » (Colossiens 3:3-8). Surtout des paroles d’hypocrisie.

« Ayant revêtu le nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé, » nous confirme Paul, dans Colossiens 3:10. « Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit gloire, et maintenant, et pour le jour d’éternité ! Amen », nous déclare le chef des apôtres, dans 2 Pierre 3:18. Car on croit du cœur pour obtenir la justice et l’on fait confession de la bouche pour le salut. « Mais toi, ô homme de Dieu ! fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur, » dit Paul à son jeune évangéliste, dans 1 Timothée 6:11.

« Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir. Faites toutes choses sans murmures et sans disputes ; afin que vous soyez sans reproche, sans tache, enfants de Dieu, irrépréhensibles au milieu d’une génération dépravée et perverse, au sein de laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, y portant la parole de vie ; en sorte qu’au jour de Christ, je puisse me glorifier de n’avoir point couru en vain, ni travaillé en vain, » déclare Paul, dans Philippiens 2:12-16.

« Vous êtes tous des enfants de la lumière, et des enfants du jour ; nous n’appartenons point à la nuit, ni aux ténèbres. Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment, dorment la nuit ; et ceux qui s’enivrent, sont ivres la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, étant revêtus de la cuirasse de la foi, et de la charité, et du casque de l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a point destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, Qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui » (1 Thessaloniciens 5:5-10).

« Car vous étiez autrefois ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière ; car le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur. Et ne prenez aucune part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt condamnez-les. Car il est même honteux de dire ce que ces gens font en secret. Mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière ; car tout ce qui est manifesté devient lumière, » nous dit Paul, dans Éphésiens 5:8-13. Paul nous prie : « Rachetez le temps ; car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas sans prudence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur » (Éphésiens 5:16-17). « A qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ; savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27).

Ces vérités ne sont pas des contradictions, mais plutôt des exhortations, puisque nous sommes ressuscités avec Christ. Alors, vivons comme ceux qui sont vivants en Christ. Un des plus beaux dictons qui existent dit : pour chaque puissance, il y a une faiblesse et, pour chaque faiblesse, il y a une puissance. Alors, que ce dicton offre plusieurs applications possibles, celle où il se révèle très efficace est l’étude de la personnalité humaine et comment le caractère humain y est reconnu. Est-ce réellement surprenant d’apprendre que la Bible nous parle de ces deux choses et comment elles se complètent ?

D’abord, définissons les termes. Généralement, nous parlons de personnalité comme de ce qui paraît à l’extérieur et le caractère est ce qui se trouve à l’intérieur d’une personne. La Bible adopte pareillement une telle évaluation. Lorsque le prophète Samuel recherchait un successeur pour le roi Saül parmi les fils d’Isaï, il a pensé qu’Éliab, le plus vieux et le plus beau des fils d’Isaï, serait le choix de Dieu. « Mais l’Éternel dit à Samuel : Ne prends point garde à son visage, ni à la grandeur de sa taille ; car je l’ai rejeté. L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde ; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux ; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16:7). Ce qui a trait au caractère d’une personne va au-delà de cela, selon la Bible.

Les pensées, les sentiments et les actions, selon la Bible, ont leurs racines dans l’esprit, l’âme et le corps. « Or, que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés, est fidèle, et il le fera » (1 Thessaloniciens 5:23-24). La personnalité, l’expression individuelle de l’esprit humain, est partiellement enraciné dans l’esprit qui est dans l’homme et son cerveau. « Car qui est-ce qui connaît ce qui est en l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même aussi, personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu », nous dit Paul, dans 1 Corinthiens 2:11. Regardons comment Dieu a communiqué en songe avec le roi de Babylone : « Moi, Nébucadnetsar, j’étais tranquille dans ma maison, et florissant dans mon palais. J’eus un songe qui m’épouvanta, et mes pensées sur ma couche et les visions de ma tête me troublèrent » (Daniel 4:4-5).

Mais ça va au-delà de tout cela. Comparez, par exemple, ce que Paul dit de la chair et de ses tendances. Dans Romains 7:15-24, Paul nous déclare : « Car je n’approuve point ce que je fais, je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire, dans ma chair, parce que j’ai la volonté de faire le bien ; mais je ne parviens pas à l’accomplir. Car je ne fais pas le bien que je veux ; mais je fais le mal que je ne veux pas faire. Que si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi en moi ; c’est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce fardeau de mort ? »

Cela implique tout ce que nous sommes par nature en tant qu’humains, esprit, âme et corps. Le meilleur modèle de la personnalité humaine devient alors Celui qui nous est dévoilé dans la Bible, même si les hommes n’acceptent pas la Bible comme fondement philosophique. Même l’Église de Laodicée, qui avait le plus grand problème, fut encouragée par Jésus à se repentir de ce qui était sa faiblesse de personnalité. Dans Apocalypse 3:19-21, Jésus lui dit : « Je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle, et te repens. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône. »

Les gens font des compromis pour avoir la paix avec les autres, comme Laodicée l’a fait, mais les gens peuvent se repentir et amener leur caractère à ne pas le faire. Encore une fois, la Bible et la science confirment cela. Car lorsqu’une personne décide de prendre une décision morale, il devient presqu’impossible de la changer. Le problème était de la convaincre de changer en premier lieu, avant qu’elle prenne sa décision. Essentiellement, le caractère devient ce que nous faisons avec notre personnalité, sachant que pour chaque force, il y a une faiblesse et pour chaque faiblesse, il y a une force pour nous motiver. Regardez comment Paul nous explique la situation, dans Romains 12:1-2 : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite. »

C’est ainsi que Jésus a pu dire à Ses disciples : « La paix soit avec vous ! Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie aussi. Et quand il eut dit cela, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20:21-23). Pendant trois ans et demi, les disciples ont suivi Jésus, ils L’ont écouté dans Son enseignement, et ont participé à Son ministère. Ils ont tout abandonné afin de Le suivre. Ils ont vu Jésus ridiculisé, opposé, opprimé, souffrir la dépravation et rejeté par les leaders religieux de Son temps, tout comme par la majorité des gens du peuple. Ils ont été témoins lorsque Judas L’a trahi et se sauvèrent lorsque les leaders juifs et la garde romaine ont arrêté le Seigneur.

Ce bienheureux Leader, en qui Ses disciples avaient de grands espoirs et en qui ils ont mis leur confiance, a été fouetté, battu, on a craché dessus, on L’a accusé de faux témoignages, on L’a cloué sur une croix pour mourir dans l’agonie, seul, abandonné même par Son Père au ciel. Quelques jours plus tard, dans Jean 20:19-21 : « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où les disciples étaient assemblés étant fermées, par crainte des Juifs, Jésus vint, et se présenta au milieu d’eux et leur dit : La paix soit avec vous ! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples donc, voyant le Seigneur, eurent une grande joie. Il leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie aussi. »

Nous sommes préparés, tout comme Ses disciples, à communiquer l’Évangile qu’Il a prêché, mais, cette fois, au monde entier afin de Le glorifier. En tant que Ses disciples, nous sommes justifiés par Lui, tout comme Noé le fut lorsque : « l’Éternel dit à Noé : Entre, toi et toute ta maison, dans l’arche ; car je t’ai vu juste devant moi dans cette génération » (Genèse 7:1). Et regardez la protection que lui et sa famille ont reçue. C’est la première mention de la grande doctrine de la justification dans la Bible, c’est-à-dire, être justifié par Dieu. La raison pour laquelle Noé fut trouvé juste par Dieu, c’est que : « Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (Genèse 6:8). C’est également la première mention de la grâce dans la Bible. Notez maintenant ce que Dieu dit à Abram, dans Genèse 15:5-6 : « Puis il le mena dehors et lui dit : Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Ainsi sera ta postérité. Et Abram crut à l’Éternel, qui lui imputa cela à justice. »

Donc, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la justification se fait par la grâce au travers de la Foi. « Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus », nous dit Paul, dans Romains 3:23-26.

La justification, c’est-à-dire, être proclamé parfaitement juste malgré nos péchés passés, doit absolument être autorisée par Dieu notre Créateur. « Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu est celui qui les justifie. Qui les condamnera ? Christ est mort, et de plus il est ressuscité, il est même assis à la droite de Dieu, et il intercède aussi pour nous » (Romains 8:33-34). Rappelons-nous toujours que les chrétiens : « sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où est donc le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi, » déclare Paul dans Romains 3:24-27.

Donc : « Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par Sa vie ? » (Romains 5:8-10). L’avez-vous saisi ? Nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils et nous sommes maintenant sauvés par Sa vie, Sa résurrection. « Lequel a été livré pour nos offenses, et qui est ressuscité pour notre justification » (Romains 4:25). Maintenant que nous sommes gratuitement justifiés par Sa Grâce au travers de la foi, une telle justification nécessite inévitablement de bonnes œuvres. « Vous voyez donc que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement » (Jacques 2:24).

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