D.414 – La raison d’être de chaque chrétien

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Par Joseph Sakala

Dans Éphésiens 1:3-6, réjouissez-vous de pouvoir lire : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de  bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, par Christ ; selon qu’il nous a élus en lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté ; à la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé. » Dans le but de notre sélection dans la famille divine, deux mots clés sont utilisés. Saints, hagios en grec, met de l’emphase sur la dédicace. Un homme ou une femme sainte est distinctement une propriété de Dieu, mise à part pour Son utilité, séparée du laïc et consacrée au service de Dieu. Tous ceux qui sont choisis par Dieu sont choisis pour être saints.

Aux chrétiens à Colosse, Paul déclare : « Faites donc mourir ce qui dans vos membres tient à la terre, la fornication, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; car c’est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de rébellion ; dans lesquelles vous aussi vous avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles. Mais maintenant vous aussi renoncez à toutes : à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la médisance, aux paroles déshonnêtes ; qu’il n’en sorte pas de votre bouche. Ne mentez point les uns aux autres ; ayant dépouillé le vieil homme avec ses œuvres, et ayant revêtu le nouvel homme, qui est renouvelé, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé » (Colossiens 3:5-10). La focalisation est donc mise sur le caractère du converti ou de la convertie.

Le deuxième mot est irrépréhensible, ou sans blâme. Ce mot se réfère à notre réputation qui ne sera réalisée que lors du retour de Christ. « De sorte qu’il ne vous manque aucun don, à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irrépréhensibles au jour de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 1:7-8). « Je vous exhorte donc, frères [et sœurs], par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, c’est votre culte raisonnable. Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite, » nous déclare Paul, dans Romains 12:1-2.

Le caractère de la sainteté deviendra la vraie raison d’un comportement irréprochable. Nous devrions être des « fils de Dieu », nous dit Paul : « Afin que vous soyez sans reproche, sans tache, enfants de Dieu, irrépréhensibles au milieu d’une génération dépravée et perverse, au sein de laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, y portant la parole de vie ; en sorte qu’au jour de Christ, je puisse me glorifier de n’avoir point couru en vain, ni travaillé en vain » (Philippiens 2:15-16). Cette condition de sainteté sera pour nous aussi une : « louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé. En qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de sa grâce, qu’il a répandue sur nous abondamment par toute sorte de sagesse et d’intelligence ; nous ayant fait connaître le mystère de Sa volonté selon le dessein bienveillant qu’il avait auparavant résolu en lui-même, et qu’il devait réaliser à l’accomplissement des temps, à savoir de réunir toutes choses en Christ, tant ce qui est dans les cieux, que ce qui est sur la terre » (Éphésiens 1:6-10).

Quelle pensée magnifique ! Le but pour lequel nous avons été choisis, prédestinés, rachetés et pardonnés est justement pour former un saint caractère et une réputation sans faute, afin que, lorsque Jésus-Christ nous rassemblera ensemble comme élus en Christ, nous serons un merveilleux exemple à la grâce glorieuse de Dieu. Et notez bien que Dieu : « nous a élus en Lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité » (Éphésiens 1:4). La recherche d’une identité approuvable peut pousser un individu vers d’énormes succès ou malheureusement vers des défaites tragiques. Mais pour le chrétien, la question trouve sa solution dans l’épître aux Éphésiens. Nous avons été choisis. Nous avons été sélectionnés comme favoris parmi plusieurs : « Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (Matthieu 22:14).

Dieu vous a sortis du monde, nous déclare Jean 15:19-20, car : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que je vous ai choisis dans le monde, c’est pour cela que le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont observé ma parole, ils observeront aussi la vôtre. » Quel privilège que de savoir que nous sommes le choix de Dieu pour porter Son Nom, représenter Sa cause et partager Sa gloire durant l’éternité ! En effet, nous avons été : « prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté » (Éphésiens 1:5). « Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ ; si toutefois nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui, » nous déclare Paul, dans Romains 8:17.

Notez bien maintenant que nous avons été acceptés : « A la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé. » Ce mot « accepté » est une forme spécialisée du mot traduit la plupart du temps comme « gracié » par le Dieu Tout-Puissant qui a établi les frontières autour de nos vies en nous faisant Ses enfants adoptifs. Dans Éphésiens 1:7-8, Paul nous parle de Jésus : « En qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de sa grâce, qu’il a répandue sur nous abondamment par toute sorte de sagesse et d’intelligence. » Et aussi : « Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier, et de se former un peuple particulier, zélé pour les bonnes œuvres, » nous dit Tite 2:14.

Nous avons reçu le pardon de nos péchés : « Voici, ma grande amertume est changée en prospérité ; tu as retiré mon âme de la fosse de destruction ; car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos » (Ésaïe 38:17). Dieu : « a éloigné de nous nos iniquités, autant que l’orient est éloigné de l’occident. Comme un père est ému de compassion envers ses enfants, l’Éternel est ému de compassion envers ceux qui le craignent ». (Psaume 103:12-13). L’apôtre Jean insiste : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. [Cependant] si nous disons que nous n’avons point de péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous » (1 Jean 1:9-10).

Puisque nous sommes des enfants de Dieu, nous ne devrions pas avoir une crise d’identité : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né de plusieurs frères » (Romains 8:29). « Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en Lui, » nous dit 1 Jean 2:5. Le Nouveau Testament est très clair à propos du fait que nous sommes entièrement sauvés par la grâce de Dieu au-travers de la foi en Christ. « Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie, » nous confirme l’apôtre Paul, dans Éphésiens 2:8-9.

Mais comment pourrions-nous savoir que notre profession de foi en Christ est réelle et que nous sommes vraiment sauvés ? Plusieurs se réclament du nom de chrétiens et ne sont pas vraiment sauvés, car Christ a dit : « Ce n’est pas tout homme qui me dit : Seigneur ! Seigneur ! qui entrera dans le royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7:21). Notez maintenant que le but principal de Jean, en écrivant son Évangile, était de gagner des personnes au salut en Christ. « Et ces choses ont été écrites, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » (Jean 20:31). Donc, la raison ultime pour avoir écrit sa première épître était de leur assurer qu’ils étaient sauvés. « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu, » nous dit Jean, dans 1 Jean 5:13.

Son épître, en fait, nous donne plusieurs tests dans le but de prouver notre foi. « Et par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements » (1 Jean 2:3). Et : « Quand nous aimons nos frères, nous connaissons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort » (1 Jean 3:14). Ainsi, nous pouvons, non seulement avoir le salut, mais également l’assurance du salut, si nous aimons toujours et gardons Sa Parole, si nous cherchons à garder Ses commandements et si nous aimons les autres qui sont dans cette foi précieuse. Finalement, nous avons le témoignage du Saint-Esprit. « Celui qui garde ses commandements, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3:24).

Car le message que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous nous aimions les uns les autres. Cette expression, « dès le commencement », paraît pas moins de neuf fois dans les trois premiers chapitres de 1 Jean. Ainsi, dans un sens, même si le commandement de nous aimer les uns les autres était un nouveau commandement, il était avec nous dès le commencement du monde. « Frères, je vous écris, non un commandement nouveau, mais un commandement ancien, que vous avez eu dès le commencement ; ce commandement ancien, c’est la Parole que vous avez entendue dès le commencement. Toutefois, je vous écris un commandement nouveau, ce qui est vrai en lui et en vous, car les ténèbres passent, et la vraie lumière luit déjà » (1 Jean 2:7-8).

Les premiers versets de l’épître de Jean nous illustrent que ce début est le même commencement que celui de Genèse 1:1 et de Jean 1:1. « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie ; (car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue, et nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père, et qui s’est manifestée à nous ;) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec Jésus-Christ son Fils » (1 Jean 1:1-3).

Notez également ce que l’apôtre déclare, dans 1 Jean 2:13-14 : « Pères, je vous écris, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Jeunes gens, je vous écris, parce que vous avez vaincu le malin. Petits enfants, je vous écris, parce que vous avez connu le Père. Pères, je vous ai écrit, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Jeunes gens, je vous ai écrit, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. » Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure donc en vous. Pour nous, nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous : Dieu est charité ; et celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu et Dieu en lui, nous dit Jean, dans 1 Jean 4:16. Alors : « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car la charité vient de Dieu, et quiconque aime, est né de Dieu, et connaît Dieu » (1 Jean 4:7).

Dans la chambre haute, Jésus a prié ainsi : « Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a point connu ; mais moi, je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que c’est toi qui m’as envoyé. Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi-même je sois en eux » (Jean 17:24-26). L’amour, en effet, a toujours été au centre du Plan de Dieu dès le commencement, mais une nouvelle mesure de cet amour nous a été donnée par Christ. « Je vous donne un commandement nouveau ; c’est que vous vous aimiez les uns les autres ; que, comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres. C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:34-35).

Cela nous indique que Dieu : « Nous [a] prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté ; à la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé. En qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de sa grâce, qu’il a répandue sur nous abondamment par toute sorte de sagesse et d’intelligence ; nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon le dessein bienveillant qu’il avait auparavant résolu en lui-même, et qu’il devait réaliser à l’accomplissement des temps, à savoir de réunir toutes choses en Christ, tant ce qui est dans les cieux, que ce qui est sur la terre » (Éphésiens 1:5-10).

Il fut commandé aux disciples de Christ de tout « demander » au Père, puisqu’ils ont été choisis et qu’il leur fut ordonné de porter du fruit. N’oublions jamais ce que Jésus a déclaré : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne » (Jean 15:16). Nous en avons la permission : « Demandez, et on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et on vous ouvrira » (Matthieu 7:7). Mais il y a plus ! « En Lui vous êtes aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, et avoir cru en lui, vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis ; lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux qu’Il S’est acquis, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1:13-14).

Or, celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, Qui nous a aussi marqués de Son sceau et nous a donné dans nos cœurs les arrhes de Son Esprit, nous dit Paul, dans 2 Corinthiens 1:21-22.  Paul déclare aussi : « Je rends grâces continuellement à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce que Dieu vous a donnée en Jésus-Christ, savoir : de ce que vous avez été enrichis en Lui de toute manière, en toute parole et en toute connaissance ; selon que le témoignage de Christ a été confirmé en vous ; de sorte qu’il ne vous manque aucun don, à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irrépréhensibles au jour de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 1:4-8).

Nous sommes également consacrés et sanctifiés pour servir. « Mais l’onction que vous avez reçue de lui, demeure en vous ; et vous n’avez pas besoin que personne vous enseigne ; mais comme cette même onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable, et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en Lui, selon qu’elle vous a enseignés » (1 Jean 2:27). Pour fortifier notre ministère, Paul nous confirme que : « Celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu qui nous a aussi donné les arrhes de son Esprit » (2 Corinthiens 5:5). Le Saint-Esprit accomplit Son ministère de trois façons dans nos vies de convertis.

Il fera Son œuvre au-travers de notre témoignage en convertissant ceux qui n’appartiennent pas encore à Christ. Voici ce que Jésus a déclaré à Ses disciples : « Toutefois, je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra point à vous ; et si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement : de péché, parce qu’ils ne croient point en moi ; de justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé » (Jean 16:7-11).

Il fera Son ministère en instruisant nos esprits et en les guidant vers la vérité. Regardons ensemble ce que Jésus a dit, dans Jean 16:13-14 : « Mais quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point par lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir. C’est Lui qui me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. » Regardez maintenant la promesse que Jésus nous fait, dans Jean 14:16-18 : « Et je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viens à vous. »

Et, au verset 26, Jésus ajoute : « Mais le Consolateur, le Saint-Esprit, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous remettra en mémoire toutes celles que je vous ai dites. » Finalement, : « Lorsque sera venu le Consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement » (Jean 15:26-27). Donc, la sagesse, la prudence et la connaissance de Dieu nous sont révélées au-travers de Son œuvre en nous, comme nous dit si bien Paul, dans 1 Corinthiens 2:9-10 : « Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’avait point vues, que l’oreille n’avait point entendues, et qui n’étaient point montées au cœur de l’homme, que Dieu avait préparées pour ceux qui l’aiment. Mais Dieu nous les a révélées par son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu. »

Tout ce qui est nécessaire pour nous : « Savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et qu’ils font un même corps, et qu’ils participent à sa promesse en Christ par l’Évangile ; duquel j’ai été fait ministre, par un don de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée par l’efficace de sa puissance » (Éphésiens 3:6-7). Tout cela nous fut donné afin que nous puissions travailler à notre salut avec crainte et tremblement. Et vous avez toute plénitude en lui qui est le chef de toute principauté et puissance, nous dit Paul, dans Colossiens 2:10. « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, par Christ ; selon qu’Il nous a élus en Lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être Ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de Sa volonté ; à la louange de la gloire de sa grâce, qu’Il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé » (Éphésiens 1:3-6).

Vu notre grande position en Christ, il s’en suit que Dieu nous fournira ce qui est nécessaire pour accomplir Son but, en nous et pour nous. Les béatitudes de Matthieu 5:3-12 nous en donnent une bonne illustration : « Heureux les pauvres en esprit ; car le royaume des cieux est à eux. Heureux ceux qui sont dans l’affliction ; car ils seront consolés. Heureux les débonnaires ; car ils hériteront de la terre. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ; car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux ; car ils obtiendront miséricorde. Heureux ceux qui ont le cœur pur ; car ils verront Dieu. Heureux les pacifiques ; car ils seront appelés enfants de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ; car le royaume des cieux est à eux. Vous serez heureux lorsqu’à cause de moi on vous dira des injures, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous. »

Chaque bénédiction est destinée à rencontrer un besoin ou un désir chez les élus de Dieu. « Selon qu’il nous a élus en lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui par la charité ; nous ayant prédestinés à être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d’après le bon plaisir de sa volonté ; à la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé » (Éphésiens 1:4-6). Notez que les pauvres en esprit, les débonnaires, les persécutés recevront le Royaume en héritage. Les affligés seront consolés, ceux qui ont soif de la justice seront rassasiés. Ceux qui ont le cœur pur et les pacifiques sont identifiés aux enfants de Dieu. Tout ce que notre âme désire sera fourni par Dieu. Les bénédictions pratiques comme la sagesse et la prudence seront accordées également.

La sagesse, c’est la connaissance dirigée vers une application utile et la prudence est l’habileté à développer nos activités d’une manière fondée sur cette sagesse. La Parole de Dieu est notre source de sagesse, car elle est inspirée par Dieu : « et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l’homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Dieu : « Nous ayant fait connaître le mystère de Sa volonté selon le dessein bienveillant qu’il avait auparavant résolu en lui-même, et qu’il devait réaliser à l’accomplissement des temps, à savoir de réunir toutes choses en Christ, tant ce qui est dans les cieux, que ce qui est sur la terre » (Éphésiens 1:9-10). Ces choses, Dieu les a gardées secrètes dans l’Ancien Testament. Par contre : « A celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus-Christ, selon la révélation du mystère caché pendant plusieurs siècles, mais présentement manifesté par les écrits des prophètes, selon l’ordre du Dieu éternel, et annoncé à toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi ; à Dieu seul sage soit la gloire dans tous les siècles, par Jésus-Christ ! Amen », déclare Paul, dans Romains 16:25-27.

« Afin que la sagesse de Dieu, infiniment diverse, soit maintenant manifestée par l’Église aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes, selon le dessein qu’Il avait formé de tout temps et qu’Il a exécuté par Jésus-Christ, notre Seigneur, en qui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance, par la foi que nous avons en lui » (Éphésiens 3:10-12). Ces ressources spirituelles sont disponibles à chaque croyant pour le partage, car : « la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune » (1 Corinthiens 12:7). Nous devrions prier afin de ne pas gaspiller ces ressources comme dans la parabole de Matthieu 25:26-27 : « Et [où] son maître lui répondit : Méchant et paresseux serviteur, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu ; il te fallait donc donner mon argent aux banquiers, et à mon retour j’aurais retiré ce qui est à moi avec l’intérêt. »

Dans Proverbes 25:2-3, Salomon nous dit : « La gloire de Dieu est de cacher les choses ; mais la gloire des rois est de sonder les affaires. Il n’y a pas moyen de sonder les cieux, à cause de leur hauteur, ni la terre, à cause de sa profondeur, ni le cœur des rois. » Mais, en tant qu’Élus de Dieu, nous devrions sonder Ses affaires, car les Élus sont de futurs rois. L’éducation est parfois considérée comme une recherche vers la vérité et les hommes de science sont très fiers de leurs recherches. Sans aucun doute, la méthode scientifique a permis de découvrir des inventions utiles et les leaders ont souvent subventionné des recherches gouvernementales pour leurs propres fins. D’ailleurs, même le mandat initial donné par Dieu à l’homme comprenait de faire des recherches bénéfiques pour l’humanité.

Néanmoins, il existe des choses qui vont au-delà des capacités humaines dans la recherche. Pourtant, elles sont compréhensibles par ceux qui croient, parce que ces choses touchent le cœur de Dieu qui nous a créés à Son image et à Sa ressemblance. Job semblait comprendre cela lorsqu’il a dit : « Mais moi, j’aurais recours à Dieu, et j’adresserais ma parole à Dieu, Qui fait de grandes choses qu’on ne peut sonder, de merveilleuses choses qu’on ne peut compter ; Qui répand la pluie sur la face de la terre, et qui envoie les eaux sur la face des champs ; Qui met en haut ceux qui sont abaissés, et ceux qui sont en deuil au faîte du bonheur ; Qui dissipe les projets des hommes rusés, et leurs mains ne viennent à bout de rien ; Qui prend les sages dans leurs propres ruses, et le dessein des pervers est renversé » (Job 5:8-13).

« L’Éternel est grand et très digne de louange, et l’on ne saurait sonder Sa grandeur » (Psaume 145:3). « Ne le sais-tu pas, ne l’as-tu pas entendu, que l’Éternel est le Dieu d’éternité, qui a créé les extrémités de la terre ? Il ne se lasse point, il ne se fatigue point, et on ne peut sonder son intelligence. Il donne de la force à celui qui est lassé ; il accroît la vigueur de celui qui est affaibli » (Esaïe 40:28-29). Notre Seigneur est vraiment grand et d’une grande puissance ; son intelligence est infinie. Il y a beaucoup plus à découvrir concernant Dieu et Sa magnifique création que tous les hommes de science peuvent espérer découvrir durant cette vie. Mais ceux qui L’aiment auront l’éternité pour découvrir les complexités majestueuses de Son univers infini, car : « comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’avait point vues, que l’oreille n’avait point entendues, et qui n’étaient point montées au cœur de l’homme, que Dieu avait préparées pour ceux qui l’aiment. Mais Dieu nous les a révélées par son Esprit ; car l’Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu » (1Corinthiens 2:9-10).

Quel merveilleux paradoxe ! « O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la connaissance de Dieu ! Que Ses jugements sont impénétrables et que Ses voies sont incompréhensibles ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou, qui a été son conseiller ? Ou, qui lui a donné le premier, et en sera payé de retour ? Car toutes choses sont de lui, et par lui, et pour lui » (Romains 11:33-36). Pourtant, aussi impénétrables qu’ils puissent être, Paul nous dit : « C’est à moi, le moindre de tous les saints, qu’a été donnée cette grâce d’annoncer, parmi les Gentils, les richesses incompréhensibles de Christ » (Éphésiens 3:8).

Si vous croyez qu’un véritable converti n’a qu’à s’instruire auprès d’un « pasteur », une heure par semaine, pour accomplir ce que Dieu S’attend de lui, s’il vous plaît, relisez ce sermon et vous serez convaincus que c’est beaucoup plus important que cela. Être un élu de Dieu exige des études sérieuses attachées à ses fonctions, d’abord dans son comportement général, maintenant, pour instruire son entourage dans la vérité et, lorsque Jésus reviendra, afin d’être prêt à enseigner les rescapés de la grande Tribulation, dans le Royaume de Dieu qui s’échelonnera sur mille ans. Mais ce n’est pas fini. Instruire ensuite la majorité des morts lorsqu’ils ressusciteront dans la Deuxième Résurrection, où ceux qui se convertiront à Christ formeront les nations sous Jésus durant l’éternité.

Et finalement, dans la Nouvelle Jérusalem qui descendra des cieux pour se poser sur la terre : « Je n’y vis point de temple ; car le Seigneur Dieu Tout Puissant et l’Agneau en sont le temple. Et la ville n’a pas besoin du soleil, ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. Et les nations qui auront été sauvées, marcheront à sa lumière, et les rois de la terre [les Élus], y apporteront leur gloire et leur honneur. Ses portes ne se fermeront point chaque jour, car il n’y aura point de nuit. On y apportera la gloire et l’honneur des nations » (Apocalypse 21:22-26). Tous travailleront à l’embellissement de l’univers entier.

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