D.423 – Une vie paisible

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Par Joseph Sakala

Êtes-vous parfois perturbés par les nouvelles des journaux et de la télé ? Les chercheurs inassouvis de publicité se multiplient de nos jours et les médias ont besoin de recevoir des histoires qui les aident à augmenter leur circulation quotidienne ou hebdomadaire de publications pour triompher de leurs compétiteurs. Ils comblent leurs colonnes ou leur cycle de vingt-quatre heures en les bourrant de nouvelles et d’articles sur le comportement aberrant des politiciens, sur les activités spectaculaires et souvent outrageuses des « idoles » du monde, des chanteurs « rock » et des athlètes super vedettes. Et, au travers de ce charivari, les vraies nouvelles d’importance sont trop souvent négligées.

Vous noterez que dans chaque situation, un individu ou un groupe tente de voler la vedette pour décrocher son quinze minutes de gloire afin d’étaler son point de vue, soit politique ou philosophique. Parfois, cela se fait d’une façon paisible, mais plus souvent de façon violente. Certains individus deviennent appréciés à cause de leur contribution valable dans le domaine académique, philanthropique, en affaires ou dans les sports. Être au service des autres, cependant, n’attire pas toujours la une des journaux, comme le font les fraudes, les scandales, les meurtres crapuleux et toute autre activité empoisonnée.

Alors que plusieurs individus semblent se plaire dans ce barrage d’histoires à sensation, dans les existences ordinaires que la plupart des gens vivent, toutes ces choses donnent nettement l’impression que l’on mène une vie bien moins excitante que celle des gens qui sont en vedette. La plupart des humains passent leur vie sans faire de remous et meurent sans avoir écrit une chanson éminente pour exprimer à coup sûr ce qu’ils sont réellement. Cette situation a toujours existé et demeure absolument valide aujourd’hui. Avec cela à l’esprit, il paraîtrait que, pour plusieurs, il y a un manque dans leur existence, une sensation d’échec, un sentiment de frustration parce qu’ils ne reçoivent jamais l’attention qu’ils « méritent », peu importe la raison, qu’elle soit positive ou négative.

D’autres renferment en eux-mêmes des rêves non accomplis, ce qui les empêche de jouir de ce qu’ils possèdent, sans réaliser être reconnaissants envers Dieu pour ces belles bénédictions déjà reçues. Ils cherchent continuellement le bonheur sans comprendre que le véritable bonheur est une multitude de belles petites joies quotidiennes qu’ils ont tout simplement laissées filer, sans les capter au passage.

Combien de fois les gens se sentent-ils tentés de faire des compromis afin de vivre en paix ? Parfois, ils sont en désaccord avec leur situation personnelle et ces individus acceptent de faire des compromis afin d’atteindre l’objectif ultime, ou simplement un peu plus de stabilité. Malheureusement, lorsque nous transigeons avec les principes moraux à cette fin, le résultat est souvent la frustration ou l’échec à long terme. Ne voyons-nous pas ce qui se passe dans le monde aujourd’hui ? Faut-il écrire un livre sur sa vie pour avoir son quinze minutes de gloire ? Reste-t-il des principes qui méritent d’être préservés, comme s’ils étaient sculptés dans un bloc de pierre solide ?

Nous découvrons dans la Bible que Dieu ne change jamais : « Car je suis l’Éternel, [et] je ne change pas » (Malachie 3:6). L’expression « ne change jamais » doit être textuellement comprise par chaque converti à Christ. Nous ne parlons pas ici de repentance, qui est un renversement de nos anciennes croyances et habitudes, mais plutôt de compromettre ou de laisser tomber la véritable croyance, pour se tourner vers la légalité acceptée par le monde en général, au lieu de la spiritualité de notre conscience. Quand Dieu déclare qu’Il ne change pas, ce qui existait, il y a 1 000 ou 6 000 ans, demeure toujours Sa doctrine.

Dieu Tout-puissant a donné Dix Commandements à la nation d’Israël du mont Sinaï à leur sortie d’Égypte. Ces commandements n’étaient réservés qu’aux Israélites. Plus tard, Jésus est venu pour amender la Loi et en faire une loi spirituelle d’amour selon laquelle chaque individu devrait vivre (Matthieu 5:1-48). Ils devaient être inscrits dans le cœur des vrais chrétiens et devaient être traités comme des outils permanents dans les fondements d’une véritable société. Ils ont donc été conçus pour subsister éternellement.

Toutefois, la Loi de Christ ne peut s’appliquer aux habitants de la terre, car il faut le Saint-Esprit de Dieu pour l’observer. Cependant, les hommes se sont quand même bâti des systèmes de lois afin d’amener un certain équilibre dans leurs sociétés au-travers les âges, dans le but de ne pas tomber dans l’anarchie pure et simple. Certains de ces systèmes de lois ressemblent aux Commandements que Dieu a donnés à Moïse pour que les Israélites les observent. Mais les lois des hommes d’aujourd’hui ressemblent-elles encore à la Loi de Moïse ?

Si nous comparions les Lois mosaïques à nos lois modernes, quelles dissemblances verrions-nous dans notre système actuel ? Les changements ont été si subtils qu’ils sont à peine perceptibles et sont devenus acceptés comme faisant partie de notre vie où nous avons fait d’autres compromis dans nos pensées et nos actions quotidiennes.

Regardons ensemble un exemple, sur la façon dont le compromis a changé un commandement. Dans Exode 20:7, nous lisons : « Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain, car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. » La signification de ce commandement est que l’homme ne doit jamais utiliser le nom de Dieu pour son propre plaisir personnel ou l’exhiber humoristiquement ou ironiquement sur un objet quelconque. En conséquence, jurer et blasphémer, en utilisant des mots vulgaires sous la colère, est devenu  omniprésent dans le langage d’aujourd’hui. Alors, où apparaît le compromis ? Nous avons ici une belle fabrication pour déguiser nos mots en utilisant des euphémismes. Ce sont des mots de substitution qui sont acceptés dans la société, tels que « mon dieu », « bon sang » et « je te jure par Dieu » dans toutes sortes d’occasions, comme s’ils avaient toujours existé. Si nous remontons à la source de ces trois expressions, c’est clairement un compromis en violation au commandement de Dieu de ne pas utiliser Son nom en vain.

La plupart des lecteurs diraient que ce jugement est trop sévère concernant une si petite chose, mais ce n’est qu’un petit exemple et, si vous osez jeter un coup d’œil sur ce qui se passe présentement autour de vous, vous verrez à quel point le compromis nous a fait transgresser la loi d’amour de Dieu. En effet, à partir de l’utilisation d’euphémismes, nous voyons une société qui a depuis longtemps traversé la ligne avec une complète insensibilité contre l’obéissance à Dieu, vers la plus honteuse acceptation de l’imposture. Le compromis place vraiment le chrétien sur une pente périlleuse.

Les lois fondamentales de notre pays sont écrites sur quelques morceaux de papier, mais les modifications, les amendements et les explications ont requis des volumes pour stocker tous les ajouts et corrections. De la même façon, les gens ont pris les simples et purs enseignements de la Bible et ont créé leurs propres systèmes pour les adapter à leur mode de vie. Pourtant : « La religion pure et sans tache devant Dieu notre Père, c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leurs tribulations, et de se conserver pur de la souillure du monde » (Jacques 1:27). Combien de personnes se permettent de tricher dans leurs formulaires d’impôts, prétendant que nos impôts sont mal administrés, alors que ces mêmes gens sont prêts à dépenser des fortunes chez les avocats quand ils sont accusés de fraude fiscale ? Pourtant, la loi : « Tu ne déroberas point », dans Exode 20:15, n’a jamais été modifiée dans la Bible.

Est-ce que le fait que la Bible commande : « Tu ne tueras point » et « Tu ne commettras point adultère » (Exode 20:13-14) a déjà empêché la personne qui voulait tuer ou commettre l’adultère de se retenir ? Il y a eu un énorme décalage de la « simplicité » de la vraie croyance, tout au long des siècles. Déjà au premier siècle, dès les débuts de l’Église, des faux ministres charmaient les croyants afin d’infiltrer des compromis dans les congrégations. Prenons simplement le commandement « tu ne tueras pas ». Les hommes ont formulé des compromis en faveur du coupable. Mais Jésus a fait le contraire, car, dans Matthieu 5:21-22, Christ déclare : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; et celui qui tuera sera punissable par les juges. Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sans cause, sera punissable par le tribunal ; et celui qui dira à son frère : Raca (homme de rien), sera punissable par le conseil ; et celui qui lui dira : Fou, sera punissable par la géhenne du feu. »

Et que dire de l’adultère ? À entendre ce qui se passe dans la société actuelle, on dirait que la punition pour l’adultère a été réduite à une tape sur la main. Mais qu’en dit Jésus ? « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5:27-28). Jésus n’a pas réduit le péché, Il a augmenté son intensité, et c’est le même Jésus qui ne change pas qui parle ici. Voilà le standard vers lequel tout converti doit viser. C’est dans ce sens que le véritable converti, élu éventuel dans le Royaume de Dieu, devrait porter son ambition.

C’est pourquoi Jésus nous dit : « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on ? Il ne vaut plus rien qu’à être jeté dehors, et à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume point une lampe pour la mettre sous un boisseau, mais sur un chandelier ; et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5:13-16).

Paul avait raison de déclarer aux Corinthiens : « Mais je crains que, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, vos pensées ne se corrompent aussi en se détournant de la simplicité qui est en Christ. Car, s’il venait quelqu’un qui vous prêchât un autre Jésus que celui que nous vous avons prêché, ou un autre esprit que Celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supporteriez fort bien » (2 Corinthiens 11:3-4). Imaginez maintenant, vingt siècles plus tard, si Satan a pu faire des ravages épouvantables dans l’enseignement que Jésus nous avait apporté.

Ainsi, à notre époque, nous avons présentement énormément de division, de confusion et d’abondants compromis injectés sournoisement dans toutes les dénominations qui se disent membres du « christianisme » moderne. Et la confusion par le compromis a patrouillé sur un chemin interminable, contribuant à la détérioration générale du sentiment religieux et de la révérence envers Dieu. Il devient donc évident que nous devrions tenir compte d’une vieille expression de « retourner au casier un de la planche à dessin » ! Quelle belle renaissance ce serait si nous pouvions annuler certains de nos compromis et revenir totalement à ce que Dieu dit ! Pourtant, c’est ce que Jésus fera dans le Royaume lors de Son retour dans la gloire.

Tenter de corriger quelque chose qui a été compromise n’est pas facile, mais c’est quand même une source d’espérance authentique pour ceux qui y croient. Il faut revenir à la croyance que le retour du Messie, le Roi des Rois, est certain comme le lever du soleil ce matin. Car, « Jésus-Christ est le même, hier et aujourd’hui, et pour l’éternité » (Hébreux 13:8). Et Jésus nous a promis qu’Il reviendrait. Ses lois et la paix qu’Il apportera ne changeront et ne se termineront jamais. Il n’est pas surprenant de voir Paul protéger les convertis contre ces faussaires qui polluent la Parole de Dieu avec leurs interminables compromis afin de s’enrichir en prêchant ce que leurs généreux donateurs veulent bien entendre.

Toutefois, Paul est catégorique dans sa dénonciation quand il déclare : « Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs qui se déguisent en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. [N’oublions jamais que Satan était auparavant Lucifer, le plus beau des anges que Dieu avait créés pour apporter la lumière de la vérité aux humains que Dieu voulait créer.] Il n’est donc pas surprenant que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice ; mais leur fin sera selon leurs œuvres » (2 Corinthiens 11:13-15). N’associez plus jamais Lucifer à Satan ! Lucifer était l’archange porteur de lumière qui devait enseigner la Parole de Dieu aux humains. Après sa révolte visant à détrôner Dieu, il est devenu Satan, le prince des ténèbres, l’adversaire de Dieu qui veut détruire l’humanité.

Comment le fait-il ? Satan est « le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » (Éphésiens 2:2). Il injecte la vanité, l’orgueil et le désir du pouvoir directement dans les pensées des humains et chacun veut devenir numéro un. Mais le vedettariat, la fortune, le pouvoir et l’attention que cela produit sont des choses éphémères qui gonflent la vanité sans apporter le véritable bonheur. La Bible nous fournit néanmoins une perspective équilibrée sur ce sujet, ce qui devrait nous amener la véritable paix d’esprit et la clarté dans notre cheminement, si toutefois notre objectif réel est de plaire à Dieu. Cette sorte de paix nous procure une supériorité de valeurs complètement différentes de ce que le monde en général recherche dans les masses de la société actuelle.

Paul nous l’explique si bien lorsqu’il dit : « Pour ce qui concerne l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; car vous-mêmes vous avez appris de Dieu à vous aimer les uns les autres. Et c’est aussi ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans toute la Macédoine ; mais nous vous exhortons, frères, à y exceller de plus en plus, et à vous étudier à vivre paisiblement, à vous occuper de vos propres affaires, et à travailler de vos propres mains, comme nous vous l’avons recommandé ; afin que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux de dehors, et que vous n’ayez besoin de rien » (1 Thessaloniciens 4:9-12).

Paul abonda encore dans le même sens lorsqu’il donna ses instructions à son jeune évangéliste Timothée en disant : « Je recommande donc, avant toutes choses, qu’on fasse des requêtes, des prières, des supplications et des actions de grâces pour tous les hommes. Pour les rois, et pour tous ceux qui sont constitués en dignité, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Car cela est bon et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur, Qui veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2:1-4).

Regardons ensemble cette magnifique instruction de Pierre aux dames, quand il dit : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que s’il y en a qui n’obéissent point à la parole, ils [les maris] soient gagnés sans la parole, par la conduite de leurs femmes ; lorsqu’ils verront votre conduite chaste et respectueuse » (1 Pierre 3:1-2). Notez que la soumission dont Pierre parle se résume à une conduite chaste et respectueuse et non à une obéissance aveugle sous la domination dictatoriale du mari sur la femme. En aucun endroit dans la Bible, Dieu veut-Il cette sorte de soumission. Mais que votre parure, mesdames, ne soit point comme celle du monde, l’entrelacement des cheveux, les ornements d’or ou l’ajustement des habits comme les femmes du monde, mais caché dans le cœur d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu.

Il s’avère que, trop souvent dans le bourdonnement des commérages du monde, qu’un grand nombre d’accomplissements et de bonnes idées passent inaperçus ou sont simplement ignorés. Mais selon les versets bibliques plus haut, il devient évident que Dieu n’ignore pas ceux qui Lui obéissent en toute humilité en faisant le bien sans tambours ni trompettes. Cela ne veut pas dire qu’on ne puisse pas se distinguer en réalisant de belles choses et en recevoir également les accolades, les louanges, la publicité et le juste salaire pour un travail merveilleux. Cependant, même si vous ne recevez pas ces reconnaissances de vos pairs ou ceux qui sont en autorité, sachez que votre conduite est toujours remarquée par Dieu.

Regardons ensemble cette belle instruction de Jésus à Ses disciples, dans Matthieu 6:3-6 : « Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite ; afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement. Et quand tu prieras, ne fais pas comme les hypocrites ; car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, afin d’être vus des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent leur récompense. Mais toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est dans ce lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement. » Cette exhortation de Jésus s’applique dans tous les accomplissements qu’un converti peut concevoir, dans son cheminement vers le Royaume.

Sommes-nous intéressés à recevoir la récompense que Dieu a préparée pour nous au ciel et que Jésus nous donnera lors de Son retour pour l’éternité ? Bien sûr, et cela va de soi ! Étudions notre Bible régulièrement et laissons la Parole de Dieu nous instruire et nous guider vers cette grande récompense que Dieu Se fera un grand plaisir d’accorder à ceux qui, volontairement et fidèlement, décident de Le servir jusqu’à la fin de leur vie physique. Méditez sur ces paroles de Jésus : « Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24:13). Un accomplissement futur, mais c’est ce que je souhaite de tout cœur à tous ceux qui lisent ce message.

Certains nous diront néanmoins qu’il est impossible de servir Dieu et de vivre une vie paisible, parce que nous vivons dans un monde contrôlé par Satan. Paul déclare toutefois : « Au contraire, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs, par celui qui nous a aimés. Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8:37-38). Jésus est l’Amant de notre âme, alors approchons-nous de Lui dans les tempêtes, afin que nous soyons abrités par Lui jusqu’à la fin des orages, en toute sécurité en Son sein. L’apôtre Jean avait une amitié spéciale avec Jésus, car il était : « l’un d’eux, celui que Jésus aimait, [qui] était couché à table vers son sein » (Jean 13:23). Combien de fois nous penchons-nous vers le sein de Jésus pour partager Son amour agape ?

Pourtant, c’est seulement là que nous pouvons trouver la sécurité évidente dans cette vie et celle à venir. « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître » (Jean 1:18). Et c’est Son Fils unique qui Lui a demandé : « Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a point connu ; mais moi, je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que c’est toi qui m’as envoyé. Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi-même je sois en eux » (Jean 17:24-26).

En sécurité dans Ses bras, nous sommes à l’abri de toutes les tempêtes : « Car il m’abritera dans sa tente au mauvais jour ; il me cachera dans le lieu secret de son tabernacle ; il m’élèvera comme sur un rocher » (Psaume 27:5). Même Esaïe 25:4 nous déclare : « Car tu as été le refuge du faible, le refuge du pauvre en sa détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre le hâle, quand le souffle des puissants était comme la tempête qui frappe une muraille. » Jésus, l’Amant de notre âme, a payé l’ultime prix pour nous et même, présentement, Il prépare un poste spécial pour nous dans Son Royaume. C’est ce qu’Il nous a promis, dans Jean 14:2-3, quand Il déclara : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi. »

Donc, nous sommes témoins, même à l’heure actuelle, de la charité en action. Car : « La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante pas, elle ne s’enfle point d’orgueil ; elle n’est point malhonnête ; elle ne cherche point son intérêt ; elle ne s’aigrit point ; elle ne pense point à mal ; elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout. La charité ne périt jamais. Quant aux prophéties, elles seront abolies, et les langues cesseront, et la science sera abolie » (1 Corinthiens 13:4-8).

Il est bien connu que la « charité » dans ce chapitre sur l’amour, vient du grec agape, qui est traduit « amour » trois fois plus que « charité » ailleurs dans la Bible. Pourquoi donc les traducteurs ont-ils préféré le mot « charité » dans ce chapitre ? Probablement parce que l Corinthiens 13 met beaucoup d’emphase sur ce que l’amour fait plutôt que sur ce que l’amour est. Dans ce chapitre, l’amour est décrit, non avec des adjectifs ou des adverbes, mais avec des verbes ! L’amour est décrit comme magnanime, généreux et activement concerné par les autres. Nous trouvons dans ce chapitre, dix-sept actions dans lesquelles la charité (agape) s’engage ou ne s’engage pas. Elle agit avec patience et elle est pleine de bonté. La charité n’est pas envieuse ; elle ne se vante pas, elle ne s’enfle pas d’orgueil.

La charité n’est pas malhonnête ; elle ne cherche pas son propre intérêt ; elle ne s’aigrit pas ; elle ne pense pas à faire le mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité. Elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout. Et, finalement, le véritable amour sera éternel, car Dieu est amour et Christ est Dieu. Voilà pourquoi tout chrétien se doit de défendre l’Évangile. Parce que, dans Philippiens 1:15-17, Paul déclare : « Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et dispute ; et d’autres le font avec bienveillance. Les uns annoncent Christ dans un esprit de dispute, et non pas purement, croyant ajouter de l’affliction à mes liens ; mais les autres le font par affection, sachant que je suis établi pour la défense de l’Évangile. » Plusieurs évangélistes « chrétiens », de nos jours, repoussent les preuves dans leur témoignage pour Christ, se sentant quelque peu déshonorés envers le Seigneur ou les Écritures en tentant de les défendre. Mais Paul n’était pas d’accord avec cela. L’Évangile a besoin d’être défendu et Paul était prêt à combattre contre toute attaque de ses adversaires.

Il a également dit à ses disciples : « Et il est juste que tels soient mes sentiments pour vous tous, car, dans mes liens, et dans la défense et la confirmation de l’Évangile, je vous porte dans mon cœur, vous tous qui partagez avec moi la grâce qui m’est faite. Dieu m’est témoin, en effet, que je vous chéris tous d’une affection cordiale en Jésus-Christ » (Philippiens 1:7-8). Le mot grec traduit par « défense » est apologia, qui est un terme légal voulant signifier « ayant un casier préparé par un avocat de la défense, contre les attaques du protectorat ». Ainsi, Paul nous dit : « Je suis prêt à donner une apologie logique, systématique et même scientifique si nécessaire pour défendre l’Évangile contre les attaques de ses adversaires. »

Pierre abonde dans le même sens lorsqu’il dit : « Mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous ; ayant une bonne conscience, afin que ceux qui blâment votre bonne conduite en Christ, soient confondus dans ce qu’ils disent contre vous, comme si vous étiez des malfaiteurs » (1 Pierre 3:15-16). Puisque nous sommes participants, nous aussi devrions être capables de défendre l’Évangile. Nous devrions être toujours prêts à donner une réponse à tous ceux qui nous questionnent sur notre foi.

Tout chrétien qui partage sa foi avec les non convertis doit sûrement en avoir rencontré plusieurs qui ne peuvent pas comprendre le plan de salut, jusqu’au moment où ils reçoivent les bonnes réponses à leurs questions. Il faut donc être familier avec les preuves infaillibles de la divinité de Christ et de Sa résurrection : « Auxquels aussi, après avoir souffert, il se montra encore vivant, et leur en donna plusieurs preuves, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant de ce qui regarde le royaume de Dieu » (Actes 1:3). Il faut chercher chaque jour dans les Écritures des preuves que Christ peut sauver et qu’Il est le Créateur omnipotent, ainsi que Celui qui est mort pour nos péchés en tant que notre Sauveur.

Dans Actes 17:11, nous lisons : « Ceux-ci eurent des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » Les apôtres insistaient en leur disant : « Nous vous annonçons une bonne nouvelle pour que vous vous détourniez de ces vanités et que vous vous convertissiez au Dieu vivant qui a fait le ciel, la terre et la mer, et toutes les choses qui y sont ; qui, dans les temps passés, a laissé marcher toutes les nations dans leurs voies, quoiqu’Il n’ait point cessé de donner des témoignages de ce qu’Il est en faisant du bien, en nous envoyant du ciel les pluies et les saisons fertiles, et en remplissant nos cœurs de biens et de joie. »

Si nous voulons faire ce travail efficacement, il faut leur rappeler les paroles de Jésus qui a dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit soit permanent ; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne » (Jean 15:16). Au lieu d’une semence qui tombe sur un endroit pierreux où elle n’a que peu de terre et qui lève aussitôt parce qu’elle n’entre pas profondément dans la terre ; quand le soleil se lève, elle est brûlée et, parce qu’elle n’a pas de racine, elle séche. L’Évangile est sous une attaque corrompue, de nos jours, alors que Dieu nous soutient à être parmi ses défenseurs victorieux. Montrons-Lui que Ses promesses futures valent la peine d’être défendues en dispensant la verité partout dans le monde. La moisson est grande, mais les élus sont peu nombreux ; cependant, la victoire sera extraordinaire.

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