D.367 – Connaissance limitée de Jésus

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Par Joseph Sakala

Dans Marc 13:31-32, Jésus a affirmé : « Le ciel et la terre passeront ; mais mes paroles ne passeront point. Pour ce qui est de ce jour et de l’heure, personne ne les connaît, ni les anges qui sont dans le ciel, ni le Fils ; mais seulement le Père. » Ce verset a toujours été difficile à comprendre. Si Jésus était Dieu, comment pouvait-Il ignorer le moment de Son Second Avènement ? En effet, Il était Dieu. Mais Il était également un homme. Cela explique une partie du mystère de la nature divine/humaine de Christ. Dans les Évangiles, nous découvrons des preuves fréquentes de Son humanité. Il était inquiet, par exemple, et pouvait souffrir de douleur. Mais il existe aussi des preuves de Sa divinité. Sa naissance d’une vierge, Sa résurrection et Son ascension, ainsi que Ses paroles parfaites et Ses actions.

Jésus fut dans la gloire avec le Père depuis l’éternité. Notez Ses paroles, dans Jean 17:24, où Jésus déclare : « Père, je désire que ceux que tu m’as donnés soient avec moi, où je serai, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » Mais lorsque Christ devint un homme : « C’est pourquoi il a fallu qu’il devînt semblable en toutes choses à ses frères ; afin qu’il fût un souverain Sacrificateur, miséricordieux, et fidèle dans les choses de Dieu, pour expier les péchés du peuple. Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2:17-18). En tant qu’enfant : « Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes, » nous dit Luc 2:52, mais sans péché.

En tant qu’homme, Jésus acquit par l’étude une grande sagesse à l’égard des Écritures concernant le Plan de Dieu. « Et quand Jésus eut été baptisé, il sortit aussitôt de l’eau ; et à l’instant les cieux s’ouvrirent à lui, et il vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe et venant sur lui. Et voici une voix des cieux, qui dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir » (Matthieu 3:16-17). Christ a continuellement manifesté plusieurs aspects de Sa divinité, tout en demeurant entièrement humain. Pour ce qui a trait aux temps de la fin, cela dépendait de l’activité humaine. Par exemple, Jésus a déclaré : « Mais il faut que l’Évangile soit auparavant prêché à toutes les nations » (Marc 13:10). Seul Dieu le Père pouvait prévoir à quel moment les Élus de Dieu accompliraient cette tâche. Présentement, Christ glorifié partage cette connaissance, mais dans Son état humain, avec toutes Ses limitations, Il ne le savait pas.

Cela n’a aucunement compromis Sa divinité, même si nous ne pouvons pas comprendre le mystère de la nature divine/humaine de Christ. Mais Il nous a donné suffisamment d’exemples pour croire en Sa Parole. Il a même admis ne pas tout savoir sur Son avènement afin que, par la fraternisation au moyen de l’Évangile, nous puissions grandir ensemble avec Lui dans l’attente de ce jour merveilleux.

Dans Philippiens 1:2-6, Paul déclare : « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ notre Seigneur ! Je rends grâces à mon Dieu, toutes les fois que je me souviens de vous ; priant toujours pour vous tous avec joie, dans toutes mes prières, à cause de votre commun attachement à l’Évangile, depuis le premier jour jusqu’à maintenant ; étant persuadé que Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre, en poursuivra l’accomplissement jusqu’au jour de Jésus-Christ. »

Cette épître émouvante fut écrite à une congrégation que Paul avait fondée : « à Philippes, qui est une colonie et la première ville de ce quartier de la Macédoine ; et nous y séjournâmes quelques jours. Le jour du sabbat nous allâmes hors de la ville, près d’une rivière, où l’on avait accoutumé de faire la prière ; et nous étant assis, nous parlions aux femmes qui y étaient assemblées. Et une certaine femme, nommée Lydie, de la ville de Thyatire, marchande de pourpre, qui craignait Dieu, écoutait ; et le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour faire attention aux choses que Paul disait. Et quand elle eut été baptisée avec sa famille, elle nous fit cette prière : Si vous m’avez jugée fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et y demeurez ; et elle nous y obligea. »

Paul endura beaucoup d’opposition à Philippes de la part d’une jeune fille possédée d’un démon. « Or, comme nous allions à la prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui procurait un grand profit à ses maîtres en devinant, nous rencontra. Ayant suivi Paul et nous, elle s’écria en disant : Ces hommes sont des serviteurs du Dieu très haut, qui vous annoncent la voie du salut. Elle fit cela pendant plusieurs jours ; mais Paul, en étant importuné, se retourna, et dit à l’esprit : Je te commande au nom de Jésus-Christ, de sortir de cette fille. Et il en sortit au même instant. Mais ses maîtres, voyant qu’ils avaient perdu l’espérance de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, et les traînèrent sur la place publique, devant les magistrats. Et les ayant menés aux préteurs, ils leur dirent : Ces hommes troublent notre ville ; ce sont des Juifs, et ils enseignent une manière de vivre qu’il ne nous est pas permis de recevoir, ni de suivre, à nous qui sommes Romains. Alors la foule se souleva contre eux, et les préteurs, ayant fait déchirer leurs vêtements, ordonnèrent qu’ils fussent battus de verges. Et après leur avoir infligé plusieurs coups, ils les jetèrent en prison et ordonnèrent au geôlier de les garder sûrement » (Actes 16:16-23).

Mais ce n’est pas la fin de l’histoire : « Ayant reçu cet ordre, celui-ci les jeta dans la prison intérieure, et serra leurs pieds dans des entraves. Sur le minuit, Paul et Silas étant en prières, chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Et tout d’un coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés, et en même temps toutes les portes furent ouvertes, et les liens de tous furent rompus. Alors le geôlier, s’étant réveillé, et voyant les portes de la prison ouvertes, tira son épée, et allait se tuer, croyant que les prisonniers s’étaient sauvés. Mais Paul d’une voix forte s’écria : Ne te fais point de mal ; car nous sommes tous ici. Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra promptement, et tout tremblant se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis les menant dehors, il leur dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Ils lui dirent : Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, et à tous ceux qui étaient dans sa maison. Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies ; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens. Et les conduisant dans son logement, il leur servit à manger ; et il se réjouit de ce qu’il avait cru en Dieu, avec toute sa famille » (Actes 16:24-34).

C’est à ces saints, ces évêques et ces diacres à Philippe que Paul écrit. L’Église avait assez maturé au fil des années en l’absence de Paul pour établir un leadership avec un puissant témoignage dans cette ville, jadis païenne. Le souvenir de ces hommes et de ces femmes fidèles fait en sorte qu’il remercie Dieu pour leur fraternisation dans l’Évangile. Ne prenons jamais pour acquis les amis que nous avions connus dans les églises. Leur fraternisation est plus valable que nos contacts politiques ou d’affaires. « Celui qui a beaucoup de compagnons les a pour son malheur ; mais il y a tel ami plus attaché qu’un frère » (Proverbes 18:24). L’apôtre Jean comprenait très bien cela : « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec Jésus-Christ son Fils. Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit parfaite » (1 Jean 1:3-4).

Mais si nous marchons dans la lumière, comme Il est Lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de Son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché, nous déclare l’apôtre, dans 1 Jean 1:7. Et si nous marchons dans la lumière, Paul aussi : « Étant persuadé que Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre, en poursuivra l’accomplissement jusqu’au jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1:6). Les hommes des églises peuvent nous rejeter, mais Dieu nous voit et nous aime. Dieu nous a donné cette puissante promesse de poursuivre jusqu’au bout les bonnes œuvres qu’Il a aussi commencées en nous. C’était une promesse temporelle de rendre parfaite Son œuvre jusqu’au jour où Jésus reviendra. Jésus avait sûrement en tête Son assurance qu’II avait donnée à Pierre : « Et moi, je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur cette pierre [Jésus-Christ Lui-même] je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16:18).

Mais il y avait certaines congrégations qui étaient en danger de perdre leur chandelier. « Mais j’ai contre toi, que tu as abandonné ta première charité. Souviens-toi donc d’où tu es déchu, repens-toi, et fais tes premières œuvres ; sinon je viendrai bientôt à toi, et si tu ne te repens, j’ôterai ton chandelier de sa place » (Apocalypse 2:4-5). Il y a plusieurs congrégations, de nos jours, qui sont coupables d’avoir perdu leur premier amour sans s’en apercevoir. À Laodicée Jésus a dit : « Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Car tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien ; et tu ne connais pas que tu es malheureux, et misérable, et pauvre, et aveugle, et nu » (Apocalypse 3:16-17).

Mais que pouvons-nous apprendre d’une telle promesse ? Peut-être que les bonnes œuvres auxquelles Christ fait référence nous sont données dans les exhortations exprimées aux Églises de l’Apocalypse et pas nécessairement dans les œuvres personnelles de ceux qui les dirigeaient. Chaque Église avait quelques bonnes œuvres. Mais à Sardes, dans Apocalypse 3:2-3, Jésus a dit : « Sois vigilant, et affermis le reste qui s’en va mourir ; car je n’ai point trouvé tes œuvres parfaites devant Dieu. Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et entendu, garde-le, et te repens. Que si tu ne veilles pas, je viendrai vers toi comme un larron, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai vers toi. »

Notre Seigneur connaît bien Ses œuvres du début et : « Toutes les œuvres de Dieu lui sont connues de toute éternité » (Actes 15:18). Et Il voit le fruit éternel de notre ministère bien au-delà de notre vie terrestre. « Et j’entendis une voix du ciel qui me disait : Écris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, car ils se reposent de leurs travaux, et leurs œuvres les suivent. » nous déclare Jean, dans Apocalypse 14:13. Christ nous a prouvé, en S’humiliant, qu’Il ne savait pas tout dans Son corps humain, en nous enseignant que nous devrions continuellement chercher à apprendre, afin de nous instruire aussi.

Il y a également le mystère : « En qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur, en qui aussi vous êtes édifiés ensemble, pour être la maison de Dieu par l’Esprit » (Éphésiens 2:21-22). Comment se fait-il qu’un frère ou une sœur, qui était considéré par le Seigneur comme faisant partie de la Maison de Dieu par l’Esprit, se fait soudainement bannir, lorsqu’il quitte une congrégation, par les mêmes hommes qui l’avaient accueilli auparavant ? Était-il le seul à appartenir à Dieu ? Une maison spirituelle qui produit des sacrifices spirituels ? « Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ » (1 Pierre 2:5). Tout cela est ce que le Seigneur avait à l’esprit lorsqu’Il a promis d’accomplir la bonne œuvre qu’Il avait commencée à Philippe.

Dans Philippiens 1:8-11, Paul déclare : « Dieu m’est témoin, en effet, que je vous chéris tous d’une affection cordiale en Jésus-Christ. Et ce que je demande, c’est que votre charité augmente de plus en plus en connaissance et en toute intelligence ; pour discerner la différence des choses, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, étant remplis par Jésus-Christ des fruits de la justice, à la gloire et à la louange de Dieu. » Il y avait une certaine urgence dans le travail de Christ à cause de Son temps limité passé sur la terre.

Jésus marchait cependant avec Ses disciples : « Comme Jésus passait, il vit un homme aveugle dès sa naissance. Et ses disciples lui demandèrent : Maître, qui a péché, celui-ci ou ses parents, qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ce n’est pas que celui-ci ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. Pendant qu’il est jour, il faut que je fasse les œuvres de Celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, dans laquelle personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (Jean 9:1-5). C’est vraiment remarquable le nombre de fois que Jésus a utilisé l’expression « il faut » en association avec les différents aspects du travail qu’Il est venu accomplir. Puisqu’Il est notre exemple, nous devons également agir avec urgence dans les œuvres que le Père a préparées pour nous.

Déjà, à l’âge de douze ans, après la Fête des Tabernacles, Ses parents le cherchaient partout, car ils croyaient qu’Il S’était perdu. « Et au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et leur faisant des questions. Et tous ceux qui l’entendaient étaient ravis de sa sagesse et de ses réponses. Quand ses parents le virent, ils furent étonnés ; et sa mère lui dit : Mon enfant, pourquoi as-tu ainsi agi avec nous ? Voici ton père et moi, nous te cherchions, étant fort en peine. Et il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être occupé aux affaires de mon Père ? Mais ils ne comprirent point ce qu’il leur disait » (Luc 2:46-50).

Très tôt dans Son ministère, comme Il Se déplaçait d’un endroit à un autre, Jésus disait : « Il faut que j’annonce aussi le royaume de Dieu aux autres villes ; car c’est pour cela que j’ai été envoyé. Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée » (Luc 4:43-44). Vers la fin de Son ministère sur terre, Jésus a un jour déclaré : « Cependant, il me faut marcher aujourd’hui, demain et le jour suivant, parce qu’il n’arrive point qu’un prophète meure hors de Jérusalem » (Luc 13:33). Il a également déclaré à Ses disciples, dans Matthieu 16:21 : « Dès lors Jésus commença à déclarer à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il y souffrît beaucoup de la part des sénateurs, et des principaux sacrificateurs, et des scribes, et qu’il y fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. »

Jésus avait déclaré à Nicodème, dans Jean 3:7-8 : « Ne t’étonne point de ce que je t’ai dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut ; et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Il en est de même de tout homme qui est né de l’esprit. » Pourtant, que se prêche-il aujourd’hui dans les différentes congrégations sur le fait de « naître de nouveau » ? Les prédicateurs ont-ils vraiment compris ? Pour expliquer comment cela se pouvait, Jésus a dit, dans Jean 3:14-15 : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Avant de naître de nouveau, il faut que nous naissions dans l’immortalité, à la vie éternelle !

Cependant, dans Marc 14:49, Jésus a bel et bien déclaré : « J’étais tous les jours au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez point saisi ; mais c’est afin que les Écritures fussent accomplies. » Car ils n’avaient pas encore compris l’Écriture disant qu’il fallait pourtant que Jésus ressuscitât des morts. Donc, afin que tout le travail de Jésus soit accompli par ceux qui se joindraient à Lui : « il faut que l’Évangile soit auparavant prêché à toutes les nations » (Marc 13:10). Il faut alors que nous, Ses disciples, travaillions pour que toutes les nations de la terre reçoivent l’Évangile de Christ, chacun dans son pays, avant que l’opportunité nous échappe.

Combien de fois ai-je entendu quelqu’un dire : « Que ce serait dont plaisant de ne plus jamais travailler », comme si le travail était une plaie à fuir ? La majorité des gens ont sûrement pensé cela à un moment dans leur vie. Si nous devenions soudainement très riches, combien songeraient à quitter leur emploi et à cesser complètement de travailler ? Est-ce vraiment ce que Dieu désire de nous ? Être libres de tout lien associé au travail ? Un  rénovateur de maisons m’a fait l’aveu que si nous prenions le temps d’analyser la qualité de la construction de nos jours, on découvrirait que cette qualité diminue d’année en année. Ce monsieur m’a avoué qu’il doit souvent réparer un mauvais travail qui n’aurait jamais dû avoir existé. Il a dû refaire la poutre principale d’un toit de bâtiment prêt à s’écrouler. Il ne pouvait pas comprendre comment un employé s’était permis de faire un travail si inférieur, payé au salaire d’un professionnel.

Est-ce que travailler a été inventé simplement pour mettre de la nourriture sur la table ? Ou est-ce que Dieu attend quelque chose de plus de nous ? Dieu a beaucoup à nous dire au sujet du travail ! Nous découvrons dans la Bible que Dieu possède tout pouvoir. Dans Jean 1:1-4, nous voyons : « Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » Dieu avait tout, mais par Sa propre puissance : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). Nous découvrons que Dieu voulait travailler même s’Il n’avait aucun besoin de le faire. Et quel travail gigantesque Il a accompli ! Alors, qu’est ce qu’est le travail ? C’est un don de Dieu très mésestimé.

Nous avons reçu une petite portion de la puissance même de Dieu. Il ne nous a pas donné le pouvoir de créer quelque chose à partir de rien, mais Il nous a donné l’imagination créative de faire beaucoup avec peu, car Il a l’intention de nous faire utiliser ce don. Dieu nous a laissé un exemple à savoir comment Il utilise ce pouvoir de créer. Par Son exemple, nous découvrons que nous devrions, tout comme Lui, admirer notre travail. Dans Genèse 1, à la fin de chaque jour, Dieu vit que ce qu’Il avait créé était bon. Est-ce que nous faisons cela aussi ? Bien sûr, et si nous ne le faisons pas, nous devrions ! Certaines personnes agissent comme si leur travail était inutile et sans aucun mérite. Cette attitude ne sied pas très bien avec les Écritures. Salomon a écrit, dans Ecclésiaste 9:10 : « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir ; car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le Sépulcre où tu vas. »

Regardons dans Matthieu 25:14-17, où Jésus nous dit : « Car il en est comme d’un homme qui, s’en allant en voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens. Et à l’un il donna cinq talents, à l’autre deux, et à l’autre un ; à chacun selon ses forces ; et il partit aussitôt. Or, celui qui avait reçu cinq talents s’en alla et en trafiqua ; et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui en avait reçu deux en gagna aussi deux autres. » Bien que le talent représente ici une monnaie, le fait de l’avoir multiplié a demandé un effort spécial dont le serviteur pouvait être fier. Dieu nous a également donné des talents afin que l’on s’en serve, et non qu’on les cache. Il est évident que le mot « talent » employé aujourd’hui pour décrire des qualités de notre caractère a été tiré des « talents » de cette parabole de Christ. Donc, même le plus petit talent nous est accordé dans le but de l’augmenter.

« Mais celui qui n’avait reçu qu’un talent, vint et dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui recueilles où tu n’as pas répandu ; c’est pourquoi, te craignant, je suis allé et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. Et son maître lui répondit : Méchant et paresseux serviteur, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu ; il te fallait donc donner mon argent aux banquiers, et à mon retour j’aurais retiré ce qui est à moi avec l’intérêt. Ôtez-lui donc le talent et le donnez à celui qui a les dix talents » (Matthieu 25:24-28). Dieu entend à ce que nous soyons bons dans ce que nous faisons et Il veut que nous aimions ce que nous faisons autant que Lui.

Et jusqu’à quel point Dieu a-t-Il aimé le monde qu’Il avait fait ? Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3:16). Voulez-vous exceller dans votre travail ? Méditez sur l’exemple de Dieu et réfléchissez à votre travail à la fin de chaque journée. Soyez fiers de votre bon travail et soyez prêts à faire encore mieux demain. Je peux vous assurer que votre patron s’en apercevra. Et Dieu S’en apercevra aussi. Quelle a été la réaction de Jésus lorsque Son Père Lui demanda d’aller porter le salut à de pauvres humains perdus dans leurs péchés. Pensez-vous que Jésus a hésité ?

Dans Hébreux 10:7-9, nous lisons : « Alors Jésus dit : Voici, je viens, ô Dieu ! pour faire ta volonté, comme cela est écrit de moi dans le rouleau du livre. Ayant dit plus haut : Tu n’as point voulu de victime, ni d’offrande, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, (choses qui sont offertes selon la loi : ) et tu n’y as point pris plaisir ; il ajoute ensuite : Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté. Il abolit le premier sacrifice, afin d’établir le second. » Beau travail, non ? Il s’agit d’une interprétation du Psaume 40:7-8 annonçant la venue de Christ. « Tu ne prends plaisir ni au sacrifice, ni à l’offrande ; tu m’as percé les oreilles ; tu ne demandes point d’holocauste, ni de sacrifice pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau de ton livre. »

C’est un Psaume messianique cité plusieurs fois comme un témoignage du Fils de Dieu qui Se préparait à quitter le ciel et le sein du Père pour venir sur terre afin de nous Le faire connaître. « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui L’a fait connaître » (Jean 1:18). Il est venu comme résident sur la terre, d’abord dans le sein de Marie, ensuite dans une maison à Bethlehem, puis à quelque part en  Égypte jusqu’à la mort du roi Hérode qui voulait le faire mourir, ensuite dans la maison de Son beau-père dans un village détesté, puis, éventuellement, sur une croix et, finalement, pendant trois jours et trois nuits dans un sépulcre emprunté.

Tout cela, Il l’a fait pour accomplir la volonté de Son Père, ce qui incluait une mort atroce sur la croix. « Voici pourquoi mon Père m’aime ; c’est que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la quitter, et le pouvoir de la reprendre ; j’ai reçu cet ordre de mon Père, » disait-Il, dans Jean 10:17-18. Nous ne pourrons jamais comprendre aujourd’hui un tel amour, mais nous pouvons y croire et le recevoir. « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3:16-17).

Maintenant, nous pouvons aussi témoigner avec Paul, lorsqu’il dit : « Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi, mais c’est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2:20). Voilà pourquoi celui qui refuse de croire cela est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Il faut utiliser la connaissance avec droiture, sans quoi elle ne sert à rien.

Certaines personnes veulent tout savoir ce qui touche à la Bible. Avoir un désir équilibré de grandir dans la connaissance spirituelle est bon si cela nous aide à grandir dans notre relation avec notre Créateur. Ce même désir devient cependant déséquilibré quand l’emphase de l’individu est centrée sur la tentative de comprendre les sujets où Dieu a délibérément retenu des détails clés pour le moment, ou quand la Bible est simplement silencieuse sur un sujet. Dans notre cheminement pour en apprendre davantage sur Dieu et sur Sa façon de vivre, nous devrions également apprendre comment rechercher et utiliser adroitement la connaissance. Comment pouvons-nous faire cela ? Le point le plus important à retenir est de tenir ferme ce que nous savons déjà avec certitude. On pourrait appeler cela « rester collé au tronc de l’arbre ».

Les véritables ministres fidèles à Dieu ont enseigné ce concept depuis la fondation de l’Église que Christ a Lui-même fondée le Jour de la Pentecôte. Un des principes clés demeure toujours vrai : « Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:21). Nous apprenons dans les Écritures à nous souvenir de ceux qui nous ont instruits dans la vérité. Nous saisissons leur sagesse pour nous en rappeler. Paul a déclaré à son jeune évangéliste, dans 2 Timothée 3:14-15 : « Pour toi, demeure ferme dans les choses que tu as apprises, et dont tu as été assuré, sachant de qui tu les as apprises, et que dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent t’instruire pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ. » Se souvenir de nos enseignants nous aide à rester humbles. Car nous n’avons pas reçu toute la connaissance par nous-mêmes ; il a fallu que nous soyons enseignés.

Les individus qui veulent tout savoir des saintes Écritures devraient admettre qu’étudier et apprendre les Écritures est un outil vital pour reconnaître le véritable Dieu, sachant très bien ce qu’Il attend de nous afin de maintenir une relation positive avec Lui. Il est très important de maintenir cet équilibre dans notre acquisition de Sa connaissance. Certains veulent simplement augmenter leur connaissance sans chercher à savoir comment ils vont l’utiliser. Juste la connaissance pour la connaissance. Le fait demeure que, quand même nous aurions toutes les réponses, nous ne pourrons jamais nous en rappeler. Dieu a fait nos esprits humains de façon telle que nous avons besoin de rappels et également la capacité d’oublier certaines choses. Nos cerveaux sont limités et il est impossible de retenir toute la connaissance et de se la rappeler parfaitement. Pourtant, acquérir la connaissance est une bonne chose, en autant qu’on s’en serve avec la bonne motivation.

Paul a parlé de connaissance dans 1 Corinthiens 13:1-3, et il dit : « Quand je parlerais les langues des hommes, même des anges ; si je n’ai point la charité, je suis comme l’airain qui résonne, ou comme une cymbale qui retentit. Et quand même j’aurais le don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science ; et quand même j’aurais toute la foi jusqu’à transporter les montagnes ; si je n’ai point la charité, je ne suis rien. Et quand même je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, et quand même je livrerais mon corps pour être brûlé ; si je n’ai point la charité, cela ne me sert de rien. » Si nous manquons de motivation pour amener notre connaissance à faire du bien aux autres, celle-ci ne sert à rien.

Cependant, si elle sert à connaître les individus, à les aimer davantage, à être gentils avec eux, à l’image du caractère de Christ, là la connaissance prend toute sa valeur. Celui qui connaît mieux est celui qui sait également comme il connaît peu. Cette humble approche de la connaissance nous guidera dans notre étude des Écritures. Car nous saurons que, non seulement nous prêcherons la vérité, mais nous pourrons l’utiliser selon la volonté de Dieu afin d’édifier toute la Maison de Dieu dans Sa connaissance, ainsi que dans notre vie quotidienne. Voilà la véritable raison d’accumuler beaucoup de connaissance afin de la partager avec les autres, de la donner gratuitement, sans s’inquiéter du jour de l’avènement de Christ, mais en faisant la volonté de Dieu chaque jour dans l’attente de ce merveilleux moment. C’est cela, être un véritable chrétien.

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