D.152 – De la Pâque à la Communion avec Jésus

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Par : Joseph Sakala

Le ministère terrestre de Jésus achevait et le jour de Sa mort était tout près. Le temps était venu pour Jésus d’annoncer aux douze disciples certains évènements directement reliés à Sa mort. D’abord, qu’Il allait fonder Son Église, et la mettre au courant, une fois de plus, sur ce qui devait Lui arriver bientôt. « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, interrogeait ses disciples, disant : Qui disent les hommes que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Et ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Élie ; et les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes » (Matthieu16:13-14).

Jésus profite de cette occasion pour être plus spécifique. Versets 15-16 : « Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre, prenant la parole, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Au verset 17, « Jésus lui répondit : tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux ». Suite à cette belle déclaration de Pierre, Jésus lui déclare : « Et moi, je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai Mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16:17-19). Notez, s’il vous plaît, à qui Jésus donne les clefs du Royaume et à qui Il donne le pouvoir de lier ou délier. À Pierre !

Pierre était le chef que Jésus Lui-même avait choisi pour diriger les autres disciples dans l’enseignement de Christ sur la façon d’arriver au Royaume. En tant que chef converti à Christ, il avait aussi le pouvoir de lier ou délier tout ce qui concernait le cheminement vers ce Royaume. Donc, une grande autorité que trop de ses « supposés successeurs » ont malheureusement mal utilisée durant tous les siècles qui ont suivi. Mais dans cette simple déclaration, Jésus utilise un jeu de mots pour annoncer aux disciples que Lui-même deviendrait cette pierre sur laquelle Il bâtirait Son Église. Il profite aussi de cette occasion pour changer le nom de Simon en celui de Pierre, faisant ainsi de lui le chef des futurs apôtres, en lui confiant les clefs du Royaume des cieux.

Les clefs dans les Saintes Écritures symbolisent la simple réalité d’un outil qui ouvre ou qui verrouille une porte. La porte ici étant la connaissance qui mène au Royaume. Jésus a déclaré ceci à l’Église de Philadelphie : « Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David ; qui ouvre, et personne ne ferme, et qui ferme, et personne n’ouvre » (Apocalypse 3:7). Jésus fait donc allusion à une clef qui ouvre et qui ferme. Au verset 8 Jésus dit à cette belle Église : « Je connais tes œuvres ; voici, j’ai ouvert une porte devant toi, et personne ne peut la fermer ». La fin du verset nous indique clairement que cette porte lui fut ouverte parce qu’elle a gardé Sa Parole intacte, et n’a pas renié Son nom.

Donc, la mission de Pierre, inspirée directement par l’Esprit de Christ, était de diriger les Apôtres à ouvrir aux nouveaux convertis cette connaissance à savoir comment parvenir au Royaume, en gardant Sa Parole intacte, sans jamais renier Son nom. C’est d’ailleurs ce que tous les Apôtres originaux ont fait jusqu’à leur martyr. Jésus a aussi utilisé certains de Ses disciples pour conserver toute cette connaissance par écrit, dans ce que nous appelons le Nouveau Testament, où les clefs de cette connaissance du Royaume sont parfaitement expliquées. Et cette Parole une fois transmise aux Saints est toujours disponible à ceux qui veulent suivre Christ. À la mort de Pierre, Jésus a repris les clefs, et Sa Parole (La Bible) nous sert maintenant d’instruction vers l’immortalité jusqu’au retour de notre Seigneur.

Nulle part dans le Nouveau Testament verrez-vous une liste de succession de chefs, après la mort de Pierre, qui devaient hériter de ces clefs. Sinon, le Livre des Actes aurait sûrement identifié au moins les premiers de cette succession. Le travail de Pierre terminé, Jésus Lui-même dirige Son Église maintenant, avec tout ce dont chaque individu a besoin comme instruction, parfaitement conservé dans Sa Parole écrite. À ceux qui veulent persévérer dans cette vérité divine, Jésus déclare : « Je suis [toujours présent] avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20). Plusieurs groupes prétendent être les heureux héritiers de ces clefs confiées à Pierre. L’Église catholique s’est même appropriée l’exclusivité de la possession de ces clefs dans la succession des papes.

On peut alors se poser des questions, comme : Si la vérité sur le Royaume est dans la Bible, pourquoi alors retenir cette vérité, en empêchant leurs brebis d’étudier la Bible durant tant de siècles ? De quel droit certains chefs de cette église, tout au long des siècles, se sont-ils permis de délier des doctrines divines, afin de les remplacer par des traditions administratives qui frôlent presque l’hérésie ? Les grands responsables, qui ont utilisé leurs pouvoirs pour mieux dominer sur les brebis, auront de sérieux comptes à rendre à Christ Lui-même, un jour. Jésus a confié les clefs du Royaume à Pierre en tant que chef des Apôtres et non en tant que chef de l’Église. En parlant de Jésus : « Dieu a mis toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour Chef Suprême de l’Église » (Éphésiens 1:22). Aucun homme n’a droit à ce titre sauf Christ !

Ayant établi le poste de chef des Apôtres à Pierre : « Il défendit à ses disciples de dire à personne que lui, Jésus, fût le Christ » (v. 20). « Dès lors Jésus commença à déclarer à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il y souffrit beaucoup de la part des sénateurs, et des principaux sacrificateurs, et des scribes, et qu’il y fût mis à mort, et qu’il y ressuscitât le troisième jour » (v. 21).

Tel que prédit, Jésus entre à Jérusalem et demande à Ses disciples de Lui préparer une salle, afin d’y prendre un dernier repas avec eux avant de mourir. Les quatre Évangélistes nous donnent une description du déroulement de ce repas. L’apôtre Paul n’était pas de ce groupe, mais plusieurs années plus tard, après sa conversion, Jésus Lui-même l’a instruit sur l’Évangile, ainsi que sur cette Pâque, alors que Paul était en Arabie. « Je vous le déclare donc, frères : l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme ; 12Car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ … 17Et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas. » (Galates 1:11-12, 17).

Alors Paul aussi nous donne un compte-rendu détaillé de ce dernier repas, dans 1 Corinthiens 11, en commençant au verset 23. Paul déclare : « Car pour moi, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai aussi enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain ; et ayant rendu grâces, Il le rompit, et dit : Prenez, mangez ; ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même aussi, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe EST la Nouvelle Alliance en Mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez de ce pain, et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Corinthiens 11:23-26).

Après ce repas, Jésus fut arrêté dans la soirée, accusé injustement, battu, torturé, et finalement amené à un endroit appelé Golgotha, pour y être crucifié comme un criminel. Mais pourquoi Jésus a-t-Il consenti à mourir d’une mort si atroce ? Pourtant, les Saintes Écritures nous disent que : « Jésus a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché » (Hébreux 4:15). Lisez les Évangiles et vous découvrirez que, durant tout le ministère de Jésus, plusieurs ont tenté, mais sans succès, de mettre la main sur Lui, soit pour Le battre ou Le lapider. N’ayant jamais péché, il était impossible pour quiconque de faire mourir Jésus. Pourtant, dans cette circonstance, Jésus S’est soumis à toutes ces atrocités contre Lui, comme un agneau qu’on égorge, sans prononcer un seul mot de riposte.

Nous savons que : « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6:23). Mais Jésus n’avait commis aucun péché, alors comment pouvait-Il mourir ? C’est Paul qui nous donne la réponse en déclarant : « En effet, puisque la mort est venue par un homme [Adam, à cause du péché], la résurrection des morts est venue aussi par un homme [Jésus] » (1 Corinthiens 15:21). Le seul moment où Son Père a consenti à Sa mort, fut au moment où Jésus avait pris tous les péchés du monde sur Lui-même, afin de devenir péché pour nous. Donc : « Christ est mort pour nos péchés » (1 Corinthiens 15:3). Ceci est arrivé lors du dernier souper avec Ses disciples. Jésus, sans péché, est alors devenu un pain avec levain, lors de ce repas.

Vous noterez que cette Pâque fut prise le soir avant la Pâque des Juifs, alors que même les Juifs pouvaient manger du pain avec levain. Prendre la Pâque de Christ, c’est vivre littéralement la mort de Jésus à cause de nos péchés. Christ avait consenti à Se faire péché à notre place et à mourir librement, afin que nous soyons libérés de l’esclavage du péché. Jésus avait sûrement ceci à l’esprit quand Il a dit à Ses disciples : « J’ai fort désiré de manger cette Pâque avec vous, avant que je souffre » (Luc 22:15). Jésus et Ses disciples ont donc mangé du pain avec levain lors de cette Dernière Cène. Car le levain, dans les Saintes Écritures, est aussi le symbole du péché, justement ce que Jésus était devenu pour nous tous à ce moment là. Le chrétien, selon la Nouvelle Alliance, doit alors célébrer la Pâque de Christ avec du pain levé s’il veut vraiment vivre la raison pour laquelle Christ est mort.

Lors même que Jésus était pendu sur la croix, Son corps se vidant de Son Sang précieux en expiation pour nos péchés, les juifs égorgeaient en même temps chacun leur agneau, afin de manger la Pâque des juifs le soir de ce jour, après le coucher du soleil, avec leurs pains sans levain. Car l’expiation des péchés par Christ s’est terminée vers trois heures de l’après midi avec la mort de notre Sauveur. C’était un mercredi, et Joseph d’Arimathée, un disciple de Jésus, est venu réclamer Son corps avec la permission de Pilate (Jean 19:38).

Avec son ami Nicodème (v. 39), qui, au commencement du ministère de Christ, était allé de nuit vers Jésus, Joseph d’Arimathée et celui-ci « prirent donc le corps de Jésus et l’enveloppèrent de bandes, avec des aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir. Or, il y avait un jardin dans le lieu où il avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis » (versets 40-41). Ils se sont dépêchés de mettre Jésus ici « à cause de la préparation des Juifs, et parce que le sépulcre était proche » (verset 42). Car, au coucher du soleil de cette même journée, commençait pour eux la période de sept jours des pains sans levain.

Jésus avait plusieurs fois répété à Ses disciples qu’Il serait mort trois jours et trois nuits, après quoi Il ressusciterait. De mercredi soir, trois jours nous amènent au samedi soir. Durant ce temps, Ses disciples pleuraient Sa mort, le cœur déchiré par leur énorme chagrin, mais avec l’esprit rempli de cette anticipation de le revoir vivant. Alors, ils avaient extrêmement hâte d’aller au sépulcre le dimanche matin, parce que tous ont cru à la promesse de Jésus de ressusciter, n’est-ce pas ? Luc 24:1 : « Mais le premier jour de la semaine [dimanche], elles [les femmes qui étaient venues de Galilée], vinrent de grand matin au sépulcre apportant les parfums qu’elles avaient préparés ; et quelques personnes les accompagnaient ».

Pourquoi venir l’embaumer ? On est rendu au quatrième jour ! N’avait-Il pas prédit qu’Il serait déjà ressuscité après trois jours ? Est-il possible qu’elles ne l’aient pas cru ? Les femmes se sont approchées du sépulcre : « Et elles trouvèrent que la pierre qui était à l’entrée du sépulcre avait été ôtée. Et étant entrées, elles ne trouvèrent point le corps du Seigneur Jésus » (vs. 2-3). Surprise ! « Et comme elles ne savaient qu’en penser, voici, deux hommes se présentèrent à elles, en vêtements étincelants. Et comme elles étaient effrayées, et qu’elles baissaient le visage contre terre, ils leurs dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? » (vs. 4-5). Les femmes avaient vraiment peur.

Les anges les rassurent cependant, aux versets 6 et 7, en leur disant : « Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée. Disant : Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des méchants, et qu’il soir crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour ». C’est comme si les anges leurs disaient : « Que faites-vous ici avec vos parfums et vos aromates ? » Soudainement une petite lumière s’est allumée, et, au verset 8, nous voyons : « Et elles se souvinrent de Ses paroles ».

Alors, tout heureuses de cette bonne nouvelle « …et étant revenues du sépulcre, elles racontèrent toutes ces choses aux onze, et à tous les autres. C’était Marie de Magdala, Jeanne, et Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles, qui dirent ces choses aux apôtres » (vs. 9-10). Donc, plusieurs témoins ! Alors, tout le monde se met à rendre gloire à Dieu, parce que Jésus est ressuscité ? Luc 24:11 : « Mais ce qu’elles leur disaient leur parut une rêverie, et ils ne les crurent point ». Quelle foi dans les paroles mêmes de leur Seigneur ! Heureusement, deux d’entre eux ont décidé d’aller vérifier. « Toutefois, Pierre se leva et courut au sépulcre, et s’étant baissé, il ne vit que les bandelettes qui étaient à terre ; puis il s’en alla, étonné en lui-même de ce qui était arrivé » (verset 12). Jean 20:3 nous dit : « Alors Pierre sortit avec l’autre disciple, et ils allèrent au sépulcre ». L’autre disciple était Jean.

Que fait Pierre, suite à cette merveilleuse découverte que Jésus n’était plus là ? Il s’en alla chez lui, comme tous les autres, étonné et peut-être un peu découragé de tout ce qui était arrivé depuis trois jours. Dans Luc 24:13-14, nous voyons deux de Ses disciples qui décident de retourner chez eux, à Emmaüs, à quelques soixante stades de Jérusalem, tout en s’entretenant de tout ce qui était arrivé depuis la mort de Jésus. « Et comme ils s’entretenaient, et qu’ils discutaient, Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de sorte qu’ils ne le reconnurent point » (versets 15-16). Mais pourquoi ? Simplement parce que, comme tous les autres, ils n’avaient pas cru ce que les femmes sont venues leur annoncer. Ils étaient complètement convaincus que Jésus était toujours mort. Donc, il était impossible, selon eux, que ce soit Lui.

Alors, tout bonnement, au verset 17, Jésus leur demande : « Quels sont ces discours que vous tenez ensemble, chemin faisant, et pourquoi avez-vous le visage triste ? L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit : Es-tu le seul étranger à Jérusalem, qui ne sache point les choses qui s’y sont passées ces jours-ci ? » Jésus, faisant mine de rien, leur dit : « Et quoi ? » Alors, au verset 19 : « Ils lui répondirent : Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, qui était un prophète, puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple ; et comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont crucifié. Pour nous, nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, et cependant voici déjà le troisième jour que ces choses sont arrivées ».

Il était supposé ressusciter après trois jours, mais personne ne l’a encore vu. « Il est vrai que quelques femmes, des nôtres, nous ont fort étonnés ; car, ayant été de grand matin au sépulcre, et n’y ayant pas trouvé son corps, elles sont venues en disant que des anges leur sont apparus et leur ont dit qu’il était vivant. Et quelques-uns des nôtres, [Pierre et Jean], sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit, mais ils ne l’ont point vu » (versets 22-24). À ce stade Jésus en a assez ! Au verset 25, Jésus leur dit : « O gens sans intelligence et d’un cœur tardif à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrit ces choses, et qu’il y entrât dans Sa gloire ? » Comment pouvez-vous être si aveugles et incrédules ?

Luc 24:27 : « Puis, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Écritures, ce qui le regardait. » Ont-ils allumé ? Pas du tout ! Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Dans leur esprit, Jésus était mort, un point c’est tout ! « Notre idée est faite, alors ne nous mélange pas avec des preuves ! » Ils arrivent maintenant à Emmaüs, chez eux, mais Jésus donne l’impression d’aller plus loin. Au verset 29 : « Ils le contraignirent à s’arrêter, en lui disant : Demeure avec nous ; car le soir commence à venir, et le jour est sur son déclin. Il entra donc pour demeurer avec eux ». Les disciples préparent un souper, car la journée a été longue et tout le monde a faim.

Verset 30 : « Et comme il était à table avec eux, il prit du pain et rendit grâces ; puis l’ayant rompu, il le leur donna ». Jésus devait avoir une façon bien particulière et bien à Lui de faire ce geste, car, soudainement, ils l’ont reconnu. Verset 31 : « Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux ». Ce que Jésus venait de faire à la table en rompant le pain, n’était pas un geste pour annoncer Sa mort. Tout le monde savait qu’Il était mort. Ce geste avait pour but de leur prouver qu’Il était ressuscité ! Ayant réussi ceci, Jésus n’a même pas mangé avec eux. Ils venaient subitement de réaliser que la résurrection de Jésus était maintenant une réalité. Mais, avant même de leur confirmer ceci, Jésus est disparu de devant eux. Il venait d’en convaincre deux, pour commencer le grand témoignage.

Luc 24:32, tout heureux : « ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous expliquait les Écritures ? » Enfin, nous venons de Le voir vivant. Tout semble nous indiquer qu’eux non plus, n’ont pas pris le temps de souper, car, au verset 33, on peut lire : « Et se levant à l’heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés, qui disaient : Le Seigneur est vraiment ressuscité, et il est apparu à Simon. À leur tour, ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu lorsqu’il avait rompu le pain. »

Imaginez un instant la joie qui devait régner dans cette assemblée. Elle devait sûrement être à son comble ! Pour ajouter à leur joie, regardons le verset 36 : « Comme ils tenaient ces discours, Jésus lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous. » Tous l’ont sans aucun doute immédiatement reconnu et se sont précipités vers Lui, pour Lui donner l’accolade, non ? Verset 37 : « Mais eux, frappés de stupeur et d’épouvante, croyaient voir un esprit ». Quelle démonstration de foi ! Oubliez l’accolade et les cris de joie. Jésus est obligé de les calmer. Au verset 38 : « Jésus leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi s’élève-t-il des pensées contraires dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds, car c’est moi-même. Touchez-moi et regardez-moi ; car un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. En disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds ».

Ce que Jésus leur expliquait, c’est que Son corps avait toujours des os et de la chair, mais il était présentement incorruptible, immortel, capable de disparaître et se déplacer à la vitesse de la pensée. Voilà le genre de corps que nous aurons un jour : glorieux, en santé parfaite et immortel. Après leur avoir montré Ses mains et Ses pieds, au verset 40, enfin tout le monde Le croit, vrai ? Verset 41 : « Mais comme dans leur joie, ils ne le croyaient point encore, et qu’ils étaient étonnés, il leur dit : Avez-vous quelque chose à manger ? Et ils lui présentèrent un morceau de poisson rôti et du miel en rayon. Et l’ayant pris, il en mangea en leur présence » afin de mieux les convaincre. Nous avons, au long des siècles, développé cette tendance à n’accuser seulement que le pauvre Thomas d’incrédulité. C’est faux ! Ils étaient tous incrédules, car Jésus a dû manger devant eux afin de les convaincre qu’Il était vraiment ressuscité.

Au verset 44, Jésus recommence à leur expliquer comme à de petits enfants : « C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse et dans les prophètes et dans les psaumes, fût accompli. 45Alors il leur ouvrit l’esprit, pour qu’ils comprissent les Écritures. 46Et il leur dit : Ainsi est-il écrit, et ainsi fallait-il que le Christ souffrit, et qu’il ressuscitât des morts le troisième jour. 47Et qu’on prêchât en Son nom la repentance et la rémission des péchés, parmi toutes les nations, en commençant par Jérusalem. » Enfin, tous ceux qui étaient là avaient compris, sauf un.

Dans Jean 20:19, nous voyons le récit du même évènement. « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où les disciples étaient assemblés étant fermées, par crainte des Juifs, Jésus vint, et se présenta au milieu d’eux et leur dit : La paix soit avec vous ! » Exactement ce que nous venons de voir dans le récit de Luc. Toutes les portes sont fermées par crainte des Juifs, mais Jésus apparaît soudainement sans la nécessité d’ouvrir une porte. Au verset 24, cependant : « Thomas, l’un des douze, appelé Didyme, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois la marque des clous dans ses mains, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne le croirai point ».

Tout l’enthousiasme des disciples ne pouvait pas le convaincre que Christ était ressuscité. Comme les autres, lui aussi voulait voir de ses propres yeux. Huit jours plus tard, lorsque, cette fois, Thomas était avec eux, Jésus apparaît de nouveau et demande à Thomas de faire exactement ce qu’il avait déterminé pour le convaincre, afin de ne pas être incrédule, mais croyant. N’ayant même pas touché au Seigneur, Thomas Lui dit, au verset 28 : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus profite de cette belle occasion pour lui dire : « Parce que tu m’as vu, Thomas, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Verset 29). À partir de ce moment, qui aurait pu convaincre Thomas que Christ n’était pas ressuscité ? Mais heureux seront ceux qui croient par la foi, sans avoir été obligés de voir.

Dans Actes 1:3, Luc nous explique qu’après Sa résurrection, Jésus apparut vivant à Ses disciples, leur donnant plusieurs preuves en Se montrant à eux pendant 40 jours, et en leur parlant des choses qui concernaient le Royaume de Dieu. Mais le temps était venu pour Lui de retourner au Père d’où Il était sorti. Jésus leur dit, au verset 4, de ne pas s’éloigner de Jérusalem, car dans peu de jours, exactement comme le Père l’avait promis, ils seraient baptisés du Saint-Esprit. Dix jours plus tard, le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit est descendu sur chacun d’eux d’une façon unique, comme en langues de feu.

Actes 2:3-4 : « Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler des langues étrangères selon que l’esprit les faisait parler ». Notez qu’à cause de la fête de la Pentecôte, il y avait des gens à Jérusalem « de toutes les nations qui sont sous le ciel », comme on peut lire au verset 5. Alors, les disciples se sont mis à parler des langues étrangères, poussés par la puissance du Saint-Esprit, et non à parler en langues incohérentes, comme certains groupes qui prétendent « parler en langues ». Les gens étaient en admiration, car ils se disaient : « Ces gens-là qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment donc les entendons-nous chacun dans la propre langue du pays où nous sommes nés ? »

Et, comme cela se passe très souvent dans de telles occasions, il y avait dans l’assistance des moqueurs qui disaient : « C’est qu’ils sont pleins de vin doux » (v. 13). Alors, Pierre se leva et a prononcé tout un sermon qui a touché le cœur de plusieurs Juifs, témoins de cet évènement. « Ayant entendu ces choses, ils furent touchés de componction en leur cœur, et dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (versets 37-38). Ceux qui acceptèrent sa parole de bon cœur furent alors baptisés, et ce jour-là environ trois mille âmes furent ajoutées aux disciples (v. 41).

Ces nouveaux convertis, tout comme les apôtres, croyaient que la fin du monde était imminente. Même si Jésus avait déclaré aux disciples que seul le Père savait le moment exact de Son avènement (Actes 1:7), ces chrétiens se tenaient ensemble dans l’anticipation de Son retour. Alors, ils ont vendu leurs propriétés et tous leurs biens afin de tout partager, selon les besoins de chacun. « Pourquoi garder tous ces biens, se disaient-ils, car Christ vient bientôt ? » On voit alors au verset 42 : « Or, ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, dans la communion, dans la fraction du pain et dans les prières ». Notez le mot « communion », dans ce verset, qui veut simplement dire union dans une même foi, dans un même Esprit. On peut donc qualifier la Communion des Saints comme étant l’ensemble de tous les Élus de Dieu, vivants et morts.

Lors du dernier souper avec les douze destinés à l’apostolat, Jésus avait établi le pain et le vin comme symboles de Son corps et de Son sang, pour annoncer Sa mort. La mort de Jésus avait pour but de nous réconcilier avec le Père, mais qu’en est-il de notre salut ? Par quoi sommes-nous sauvés ? C’est Paul qui nous donne cette réponse. Romains 5:10 : « Car si, lorsque nous étions ennemis [non convertis], nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés [convertis], serons-nous sauvés par Sa vie. » Sa résurrection ! Pas de résurrection, aucune chance de salut ! Nous pouvons donc nous glorifier en Dieu, par Jésus-Christ, par Qui nous avons maintenant obtenu cette réconciliation (v. 11). Dieu est le Dieu des vivants et non des morts.

Aux sadducéens qui ne croyaient pas à la résurrection, Jésus a déclaré ceci : « Quant à la résurrection des morts, n’avez-vous point lu ce que Dieu vous dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Matthieu 22:31-32). Paul aussi est très clair là-dessus dans 1 Corinthiens 15:32 : « Si les morts ne ressuscitent point, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » En d’autres mots, s’il n’y a pas de résurrection, nous n’avons aucun espoir. Alors mangeons, buvons et amusons-nous, car à la mort tout est fini ! Mais, dans Romains 6:23, Paul nous confirme que : « le don de Dieu, c’est la vie éternelle [dans une résurrection], en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Dans la communion des SAINTS, ce symbolisme du pain et du vin, comme étant le corps et le sang de Jésus, aurait-il une autre signification pour le chrétien ? Allons voir une explication fournie par nul autre que Jésus Lui-même dans un passage que nous connaissons tous, mais dont le sens réel nous aurait peut-être échappé. Dans Jean 6, faisant allusion à la manne qu’Israël ancien, dans le désert, appelait le pain du ciel, voici ce que Jésus leur déclare, au verset 32 : « En vérité, en vérité je vous le dis, Moïse ne vous a point donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel. Car le pain de Dieu est celui qui est descendu du ciel, et qui donne la vie au monde ». Au verset 34 : « Ils lui dirent : Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là ».

Jésus saisit cette occasion pour leur dire, au verset 35 : « Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croît en moi n’aura jamais soif … 38Car je suis descendu du ciel, pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » « C’est ici le pain qui est descendu du ciel, afin que celui qui en mange ne meurt point. Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair. Je la donnerai pour la vie du monde » (versets 50-51). Notez que, dans ce passage, Jésus ne dit pas : si quelqu’un mange de ce pain, il annoncera ma mort. Oh non ! C’est un pain qui nourrit afin de faire vivre éternellement.

Jésus était l’incarnation de la Parole de Dieu dans une chair humaine. Au verset 54, Jésus leur dit : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang, a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage. » Donc, manger Sa chair et boire Son sang, spirituellement parlant, veut dire simplement se nourrir de la Parole de Dieu. Puisque Jésus glorifié est retourné au Père, Il nous a laissé Sa Parole dans le canon de la Sainte Bible, qui devient pour nous ce pain du ciel, maintenant, et dont nous devons nous nourrir pour vivre éternellement. Alors, même si le chrétien meurt, c’est temporaire, car Dieu le ressuscitera. Pas une seule fois, dans tous ces versets, Jésus nous parle de Sa mort. Il est continuellement question de vie et de résurrection. Ce pain que Jésus nous exhorte à manger est un pain de vie éternelle. Allons maintenant voir et étudier les symboles physiques de ce pain de vie.

Avant de mourir, Jésus a offert du pain et du vin à Ses disciples, pour annoncer Sa mort. Une mort qui n’a duré que trois jours. Mais le chrétien se doit de célébrer cet évènement, si tragique soit-il, afin de se souvenir de la rançon que Jésus a dû payer pour notre rédemption. C’est ce que Jésus nous a Lui-même commandé de faire. Mais Christ est ressuscité, et ce pour l’éternité. Il ne mourra plus jamais ! Étant toujours vivant, Jésus nous demande maintenant de manger une autre sorte de pain. Un pain de VIE. Oui, nous devons nous souvenir de Sa mort, mais nous devons dorénavant vivre Sa résurrection, car nous sommes sauvés par Sa vie (Romains 5:10). Voilà notre seule espérance !

Nous comprenons donc que, spirituellement parlant, manger la chair de Jésus veut dire se nourrir de la Parole de Dieu. Le chrétien doit donc étudier la Bible régulièrement. Chaque fois que nous nous nourrissons de la Parole de Dieu, nous mangeons ainsi la chair de Jésus, comme un pain descendu du ciel. Voilà pourquoi l’étude de la Bible nous procure souvent une exaltation impossible à connaître autrement. C’est Jésus-Christ Lui-même, Sa vie, qui nous pénètre lorsque nous buvons Ses Paroles !

Mais en tant qu’humains nous sommes visuels et nous avons besoin de symbolismes physiques pour mieux comprendre les choses spirituelles. Sachant cela, Jésus a utilisé cette nourriture de base : le pain pour identifier Son corps et le vin pour Son sang. Vous admettrez comme moi qu’il serait impensable pour nous de prendre la Pâque, en méditant seulement sur la mort de Christ, sans pour autant prendre le pain et le vin pour alimenter notre souvenir.

Pensons maintenant à la résurrection de Jésus. Plusieurs fois, durant Son ministère, Christ a parlé à Ses disciples de Sa mort, mais aussi de Sa résurrection après trois jours. Les disciples L’ont-ils cru ? Nous avons clairement vu que les disciples ont finalement cru à Sa mort parce qu’ils en ont été des témoins oculaires. Mais nous avons aussi vu, dans Luc 24, qu’ils n’ont pas cru les femmes qui sont venues leur annoncer Sa résurrection, le dimanche matin. Les deux disciples qui retournaient chez eux à Emmaüs étaient tellement convaincus que Jésus était toujours mort, qu’ils ne L’ont même pas reconnu, alors que Jésus S’est présenté devant eux en personne. Ce n’est que par la façon qu’Il a rompu le pain qu’ils ont vu que c’était bien Lui, ressuscité ! Un geste purement physique.

Alors que firent-ils ? Ils retournèrent immédiatement à Jérusalem vers les autres disciples, pour leur annoncer cette merveilleuse nouvelle. Et, pendant qu’ils leur parlaient, Jésus Lui-même leur apparut. Imaginez, tous croient que c’est un esprit, et Jésus est obligé de manger devant eux, afin de les convaincre qu’Il est ressuscité. N’oublions surtout pas Thomas, qui n’était pas là, et que Jésus est de nouveau obligé de convaincre, huit jours plus tard, en utilisant une preuve physique, en lui demandant de mettre son doigt dans les trous des clous et sa main dans le côté percé de Christ.

Qu’en est-il de nous ? Croyons-nous vraiment ce que la résurrection de Jésus représente pour nous ? Croyons-nous que nous sommes sauvés par Sa vie ? Devra-t-il nous apparaître comme aux autres afin de nous convaincre, ou allons-nous marcher dans la foi de cette vérité ? Heureux, nous dit Jésus, celui qui a cru sans avoir vu. Si nous marchons par la foi seulement, c’est très bien. Mais Jésus, connaissant notre nature humaine, nous a dit de manger Sa chair et de boire Son sang, « car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage » (Jean 6:55). Jésus utilise, ici, les mêmes symboles qu’à la Pâque, le pain et le vin. Manger et boire !

Le geste que Jésus nous propose n’est pas seulement spirituel, mais physique aussi. Verset 56 : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui … 57ainsi celui qui me mange vivra par moi » (v. 57). « C’est ici le pain qui est descendu du ciel … celui qui mangera ce pain vivra éternellement » (v. 58). Pourtant, nous ne sommes pas des cannibales. Alors, allons-nous murmurer, comme Ses disciples au verset 61, en Lui disant que Ses paroles sont trop dures et qu’Il nous en demande trop ? Pour utiliser les paroles mêmes de Jésus : « Ceci vous scandalise-t-il ? » J’espère que non ! Sinon, comment alors lui obéir ?

Spirituellement parlant, en nous nourrissant régulièrement de Sa Parole dans les Saintes Écritures. Et, physiquement parlant, simplement en mangeant et en buvant les symboles qu’Il a Lui-même établis. Le pain et le vin, mais cette fois dans un but complètement différent. Alors, tout pourrait jusqu’ici se résumer à :

  • la Pâque = Fête de la réconciliation avec le Père ;
  • la Communion = Fête pour célébrer notre salut par la résurrection de Christ.

Une chose est cependant obligatoire. La participation dans les deux cérémonies doit se faire « au nom de Jésus », et seulement en Son nom.

Combien de fois, depuis notre conversion, avons-nous mangé du pain et bu du vin dans une cérémonie spéciale et intime pour commémorer la mort de Jésus ? Habituellement, une fois par année, au printemps, à peu près au moment de Sa mort. Combien de fois maintenant, depuis notre conversion, avons-nous mangé du pain et bu du vin dans une cérémonie spéciale et intime pour commémorer la résurrection de Jésus ? Pourtant, c’est ce qu’Il nous exhorte à faire. Certains diront : « Mais… chaque fois que j’ai pris la Pâque, c’était pour célébrer mon salut ! ». Si oui, alors je crois qu’il nous manque un élément précieux ici dans notre compréhension. Je m’explique.

La Pâque que nous prenons, c’est en souvenir de la mort de Christ, pour notre réconciliation avec le Père. La résurrection arriva trois jours plus tard. Quand avons-nous célébré Sa résurrection, Sa vie, par laquelle nous sommes sauvés ! Les Saintes Écritures nous parlent donc de deux cérémonies solennelles, clairement identifiées par Jésus, avec les mêmes espèces, le pain et le vin, mais dans deux buts complètement différents. Le premier pour commémorer la mort de Christ pour notre justification. Le second pour commémorer la résurrection de Jésus pour notre salut. Puisque nous devons persévérer jusqu’à la fin de notre vie dans la foi vers cette résurrection, cette cérémonie devrait avoir une grande importance dans notre vie spirituelle. Dans Matthieu 24:13, Jésus nous dit : « Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera [futur] sauvé. »

Durant son séjour dans le désert, la nation d’Israël recevait la manne chaque jour pendant 40 ans pour nourrir le corps. Il n’y avait rien de spirituel là-dedans. Cette manne, cependant, qui descendait du ciel était une préfigure de Jésus, le Pain vivant qui devait venir leur apporter une nourriture digne du salut. Nous aussi, quand nous mangeons du pain, simplement comme une nourriture, ce geste n’a rien de spirituel non plus. Mais quand deux ou plusieurs chrétiens se réunissent dans un même Esprit, pour fraterniser ou pour souper, s’ils décident d’un commun accord de prendre du pain et du vin, et rendre gloire à Dieu pour leur salut, ils participent ainsi à la résurrection de Christ, dans une cérémonie de communion avec Lui. Ils mangent alors Sa chair et boivent Son sang exactement comme Jésus nous l’a commandé dans Jean 6.

Donc, cette cérémonie peut se faire entre convertis à Christ chaque fois qu’ils se réunissent dans une fraternisation chrétienne. Cette cérémonie devait avoir une importance capitale pour les premiers chrétiens, alors que nous voyons, dans Actes 2:42, qu’ils persévéraient d’abord dans la doctrine des apôtres. Mais aussi dans cette communion fraternelle, où ils devaient souvent commémorer leur salut par Christ, tout en mangeant ensemble. Cette cérémonie se faisait dans l’espoir que le retour de Jésus se ferait de leur vivant. Voilà pourquoi ils avaient vendu tous leurs biens afin de tout mettre en commun. Si nous avions vécu à cette époque, nous aurions sûrement fait la même chose.

Combien de fois alors, à notre époque, doit-on participer à une telle cérémonie ? À chaque chrétien de décider selon son cœur, sans toutefois porter un jugement sur ceux qui le font plus souvent ou moins souvent. Il faut donc prendre très au sérieux l’application de cette connaissance. Pour quelle raison ? Les Corinthiens s’étaient réunis pour manger la Cène du Seigneur. Il y avait de la division dans le groupe. Chacun se hâtait de manger son souper particulier sans rien partager, alors que d’autres, étant dépourvus, avaient faim. Paul ne les félicite pas du tout et leur reproche même d’empirer au lieu de devenir meilleurs (1 Corinthiens 11:17-22). En les corrigeant de la sorte, Paul leur explique qu’il était possible dans de telles conditions de prendre la Pâque indignement. Car ils refusaient de reconnaître les autres comme faisant aussi partie du Corps de Christ.

La même chose serait possible si nous prenions cette communion avec Jésus pour notre salut, sans reconnaître que le corps de Jésus que nous mangeons, et Son sang que nous buvons, sont symboliques du Corps de Christ qui inclut tous ceux qui sont réunis. Donc, la Pâque, ou la Communion avec Christ, doit être prise entre convertis seulement. Jésus n’est pas divisé, alors Son corps ne devrait pas avoir de divisions en son sein, quand Ses enfants se réunissent. Dieu nous voit et nous juge au cœur et non aux apparences, et Dieu connaît les Siens. Alors, cette cérémonie doit se faire avec notre attention orientée entièrement sur Christ. Dans la cérémonie de la Pâque, Paul dit aux Corinthiens : « C’est pourquoi, quiconque mangera de ce pain, ou boira de la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur » (1 Corinthiens 11:27).

Paul n’empêche personne de prendre la Pâque, mais il insiste sur le fait : « Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe » (v. 28). S’éprouver veut simplement dire s’analyser personnellement afin de voir si nous sommes toujours dans la foi et sur la voie de nous améliorer au lieu d’empirer (v. 17). Paul les met en garde du sérieux de cette fête : « Car celui qui en mange et qui en boit indignement, mange et boit SA condamnation, ne discernant point le Corps du Seigneur » (v. 29).

Dieu nous appelle tels que nous sommes, mais nulle part, dans Sa Parole, Dieu nous dit de rester tels que nous étions lors de notre appel. Le Corps de Christ est composé d’individus convertis qui devraient tous avoir un seul but, celui de devenir un jour « parfait, comme notre Père aux cieux est parfait » (Matthieu 5:48). Je ne voudrais pas offusquer personne, mais le « Corps du Seigneur » est un club exclusif, réservé à Ses Élus seulement.

Donc, si cette instruction de Paul s’applique parfaitement à la Pâque, elle s’applique également à la cérémonie de la « Communion avec Jésus », car nous Lui devons le même respect, dans cette cérémonie aussi. Armés maintenant de cette connaissance, à chacun de décider où et quand il prendra cette communion. Souvenons-nous toujours que nous formons un seul corps, composé cependant de plusieurs membres. Plusieurs membres, mais qui doivent demeurer continuellement en communion avec la tête du corps, Jésus, par les moyens qu’Il nous a Lui-même donnés. Ainsi, non seulement ces réunions doivent se faire au nom de Jésus, mais sans qu’il y ait division entre ceux qui sont réunis.

S’il y a division, Jésus Se retire simplement. Reste alors à inviter poliment, mais fermement, la personne qui cause la division, à quitter les lieux. Si elle refuse, ne prenez pas la communion à ce moment là. « Car Dieu n’est point pour la confusion, mais pour la paix. Comme on le voit dans toutes les Églises des Saints… » (1 Corinthiens 14:33). La personne qui cause la division dans n’importe quelle réunion de chrétiens crée toujours de la confusion. Il ne faut pas être gêné d’éloigner ces individus de vos réunions. Ne vous laissez surtout pas accuser de manquer d’amour, car l’amour de Dieu n’est pas un chemin à sens unique. L’amour se reçoit, certes, mais il doit se donner aussi, ce que certaines personnes semblent parfois oublier.

Plusieurs personnes se demandent s’il est mal de prendre la Pâque plus d’une fois par année. La Sainte Bible ne nous dit pas combien de fois nous devons prendre la Pâque. Paul nous rappelle simplement que nous devons la prendre en nous souvenant que : « Toutes les fois que vous mangez de ce pain, et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Corinthiens 11:26). Par l’entremise de la messe, l’Église catholique a décidé de célébrer la mort de Jésus tous les jours de l’année. Pourtant, Christ est demeuré mort pendant trois jours seulement, après quoi Il est ressuscité pour vivre éternellement depuis ce temps. Le salut qu’Il nous promet par Sa résurrection est un salut qui mène à la vie éternelle. Alors pourquoi ne pas célébrer la mort de Jésus une fois par année, et notre salut autant de fois que le cœur nous en dira ?

Ceci n’est cependant qu’une suggestion et non une exhortation. Mais plus nous serons en communion avec Jésus spirituellement, en étudiant Sa Parole, plus nous le serons physiquement en participant à Sa chair et Son sang, et plus le corps de Christ demeurera uni dans la foi. Et cette foi nous donnera la force et le courage de persévérer, peu importe ce qui pourrait nous arriver. Si nous demeurons fidèles jusqu’à la fin, dans cette persévérance, alors s’accomplira le plus beau rêve de Jésus : le salut et l’immortalité pour tous ceux qui Lui appartiennent, dans une communion éternelle dans Son Royaume. Voilà ce que je souhaite à chacun de vous, au nom de Jésus.

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