D.183 – OÙ EST HÉNOC ?

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Par : Joseph Sakala

Un des arguments favoris utilisés par ceux qui prêchent sur la possibilité de monter au ciel est celui dans la Genèse concernant l’enlèvement d’Hénoc. Dieu a bien voulu conserver ce récit dans Sa Parole, tout en l‘incluant dans la liste des patriarches qui se sont succédés depuis Adam jusqu’au déluge. Ce qui est couramment enseigné au sujet d’Hénoc, c’est que ce patriarche fut enlevé au ciel pour ne pas voir la mort. Cette simple affirmation suggère cependant deux choses. La première : qu’il est donc possible pour un humain d’aller au ciel. La deuxième : qu’Hénoc serait déjà immortel, car il n’a pas vu la mort. Le récit biblique sur Hénoc est pourtant très condensé pour tenter d’affirmer ces deux « vérités ».

Allons voir ce passage biblique sur Hénoc, afin de découvrir la surprenante vérité, dictée à Moïse par l’Éternel Lui-même. Le père d’Hénoc fut Jéred qui, ayant engendré Hénoc à l’âge de 162 ans, vécut encore 800 ans, jusqu’à l’âge respectable de 962 ans, puis il mourut. (Genèse 5:18-20). Et aux versets 21 à 23, nous lisons : « Hénoc vécut soixante-cinq ans, et engendra Méthushélah. Et Hénoc marcha avec Dieu, après qu’il eut engendré Méthushélah, trois cents ans ; et il engendra des fils et des filles. Tout le temps qu’Hénoc vécut fut donc de trois cent soixante-cinq ans ». Chose à noter dans ce passage condensé, c’est que, jusqu’à l’âge de 65 ans, Hénoc ne marchait pas avec Dieu. Il a marché avec Dieu pendant les 300 années qui ont suivi la naissance de Méthushélah.

Nous arrivons maintenant au verset clé qui nous déclare : « Hénoc marcha donc avec Dieu, puis il disparut, car Dieu le prit » (v. 24). Hénoc est donc disparu, ou « ne parut plus » (version Martin). Où est alors passé Hénoc ? Quand Dieu le prit, où fut-il amené ? Directement au ciel ? Il faut chercher très fort dans ce verset 24 pour découvrir le mot ciel, ou toute allusion au ciel. Au-delà de trois millénaires plus tard, Jésus Lui-même a déclaré : « Or personne n’est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est au ciel » (Jean 3:13). Nul, à l’exception du Christ, n’est monté au ciel ! Mais comment Jésus pouvait-Il savoir cela pour faire une affirmation aussi catégorique ? Simplement parce qu’Il arrivait de là, et Il n’avait pas vu Hénoc, ni aucun autre humain ! Alors, où se trouve Hénoc présentement ? Pour la vérité, retournons au récit biblique.

Nous avons vu qu’à l’âge de 65 ans, Hénoc eut un fils nommé Méthushélah (ou Mathusalem). Et Hénoc, après la naissance de son fils bien connu, se mit à marcher avec Dieu pendant les 300 dernières années de sa vie. Mais pourquoi s’est-il soudainement mis à marcher avec Dieu alors que, pendant les 65 premières années, il ne marchait pas avec Dieu ? Sachez, mes amis, que, dans la Bible, les noms ont pour Dieu un but, ainsi qu’une signification toute particulière. Nous voyons donc à plusieurs endroits dans les Saintes Écritures, que Dieu a changé le nom de certains individus qu’Il S’est choisis, afin de refléter leur nouveau caractère. Voici quelques exemples pour illustrer mon point.

Prenons Jacob. Jacob voulait dire « usurpateur » ou « supplanteur ». Quand cet homme a réussi à passer au travers des expériences qui ont complètement transformé sa vie, Dieu a changé son nom pour Israël, qui veut dire « vainqueur » ou « qui lutte avec Dieu » (Genèse 32:28). Dieu a aussi changé le nom d’Abram, qui veut dire « père élevé » ou « père exalté », en celui d’Abraham, ou « le père d’une multitude de nations ». À cause de sa foi en Dieu, il était prêt à sacrifier son fils unique par lequel Dieu devait lui donner une postérité à l’infini. Alors, Dieu l’a appelé « père d’une multitude de nations ». Dieu a changé le nom de Saraï, qui veut dire « dominante ». Quand elle est devenue plus douce, elle devint Sarah, qui veut dire « princesse ». Quelle différence !

Jésus Lui-même a changé le nom de Simon en celui de Pierre, qui veut dire « roc », dans le sens de « petit caillou », par opposition à Christ qui est le « rocher » de notre salut. L’intention de Jésus était sûrement de préparer le chemin pour toutes les pierres vivantes qui forment aujourd’hui ce temple spirituel dont Christ est la pierre angulaire. Et finalement, nous avons Saul, qui veut dire « demander », comme demander à Dieu. Après sa conversion, son nom fut changé en celui de Paul, qui veut dire « petit ». Il s’est lui-même identifié comme étant le moindre ou le plus petit des apôtres. Mais Paul a pourtant accompli de très grandes choses. Voilà la merveille des Saintes Écritures. Dans Proverbes 25:2, regardez ce que Salomon est inspiré à dire : « La gloire de Dieu est de cacher les choses ; mais la gloire des rois est de sonder les affaires. » Les Élus de Christ, ne sont-ils pas tous destinés à devenir des rois dans le Royaume de Dieu, un jour ?

Alors à nous de sonder les Écritures pour découvrir ce que Dieu a bien voulu y cacher pour nous. Dans cet incident unique de la Genèse, par un nom que Dieu avait choisi, une génération entière devait recevoir une leçon tragique. Tous les humains de cette époque furent enseignés par le nom d’un seul homme. Son nom : Méthushélah. Il lui fut donné par son père Hénoc, qui marcha avec Dieu après la naissance de son fils. Hénoc n’a pas toujours marché avec Dieu. Il a commencé à le faire à 65 ans, au moment de la naissance de son fils. Hénoc l’a nommé Méthushélah, à cause de quelque chose que Dieu lui avait confié à ce moment-là. Quoi au juste ? Son nom veut dire « quand il mourra, ça arrivera ».

Mais que devait-il arriver ? Le texte biblique ne le dit pas littéralement, mais Hénoc devait sûrement prêcher aux gens de son époque de changer, car la méchanceté était devenue très grande sur la terre. « Et l’Éternel vit que la malice de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que mauvaise en tout temps » (Genèse 6:5). Avec une telle prédication, la vie d’Hénoc devait être souvent en danger à cause des nombreuses menaces de mort de la part de ses concitoyens. Dieu Lui-même est venu à son secours, car lorsque Méthushélah eût 300 ans, son père Hénoc, qui avait marché avec Dieu pendant tout ce temps, fut pris alors qu’il n’avait que 365 ans. Un âge relativement jeune, si on le compare aux autres patriarches de son temps.

Par la suite, tous les yeux étaient fixés sur Méthushélah, car tous savaient qu’à sa mort, « ça arriverait » ! Personne ne savait quoi, mais personne n’avait hâte de le savoir non plus ! J’ai l’impression que le monde devait le traiter copieusement, aux petits soins, afin qu’il vive très longtemps. Imaginez cet homme, maintenant, qui est rendu à 869 ans, et qui voit son petit-fils, Noé, âgé alors de 500 ans, en train de bâtir une arche selon les instructions qu’il avait reçues de Dieu. Noé, à son tour, prêche au monde de se repentir de leur façon de vivre, mais personne ne l’écoute. Tout le monde prend soin de Méthushélah, car c’est lui, leur police d’assurance. Tant qu’il vivra, « ça n’arrivera pas ».

Dieu laisse Méthushélah vivre un autre cent ans et décide finalement que c’est assez. Alors, le doyen de l’humanité meurt à 969 ans et, tel que prédit par son nom, le déluge arriva. Méthushélah, mes chers amis, n’est pas mort dans le déluge, comme certains spéculent. Le déluge est venu après sa mort. Mais revenons à Hénoc, qui était agréable à Dieu et qui, pendant 300 ans, marchait avec Lui. Il fallait absolument que cet homme ait la foi, car, dans Hébreux 11:6, il est écrit : « Or, il est impossible de Lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent ». Hénoc marchait avec Dieu, Lui obéissant, et suivait Ses voies, par la foi.

Personne, alors, ne peut prétendre marcher avec Dieu, à moins d’être en harmonie avec la volonté divine. Cela se manifeste dans le comportement de cette personne, alors qu’elle décide librement et volontairement d’agir en conformité avec la Parole de Dieu. « Deux hommes marchent-ils ensemble, sans en être convenus ? » (Amos 3:3). C’est la même chose avec Dieu ! Un prédicateur peut-il prêcher autre chose que la Parole de Dieu, et prétendre marcher avec Dieu ? Parmi les gens de sa génération, Hénoc est le seul qui, selon la Bible, faisait la volonté de Dieu, même si cela avait pris 65 ans avant d’apprendre comment. Mais une fois converti, il marcha avec Dieu pendant 300 ans. Et, puisque Dieu l’a pris à 365 ans, Hénoc a « persévéré jusqu’à la fin et sera sauvé » (Matthieu 24:13).

Remarquez que Moïse, l’auteur de la Genèse, n’a pas écrit qu’Hénoc « marche encore avec Dieu ». Ce que la Bible déclare clairement, c’est qu’Hénoc MARCHA avec Dieu pendant 300 ans, et pas une année de plus. Il ne marche donc plus avec Dieu maintenant. Pourquoi ? Simplement parce que : « Tout le temps qu’Hénoc vécut, fut de trois cent soixante-cinq ans » (Genèse 5:23). Si Hénoc n’était pas mort, et que son corps fut transformé en être immortel, ses années vécues ne se seraient pas terminées à 365, elles continueraient de s’accumuler. La Bible est pourtant expressément spécifique en disant que « Tout le temps fut de 365 ans » et pas davantage. Cette expression « tout le temps » est employée plusieurs fois au cinquième chapitre de la Genèse, et veut toujours dire la même chose. La personne en question a invariablement vécu pendant cette durée seulement. Puis elle mourut !

Mais dans le cas d’Hénoc, que penser de sa disparition ? Est-ce que cela veut dire qu’il ne mourut point ? Pourtant, c’est ce que beaucoup de prédicateurs augurent et professent, sans aucune preuve biblique pour appuyer leur argument. Rappelons-nous que Moïse n’a pas écrit qu’Hénoc ne mourut point. Il faut lire ce que Dieu a inspiré Moïse d’écrire. Ce qu’il a écrit, c’est : « Hénoc marcha donc avec Dieu, puis il disparut, car Dieu le prit » (Genèse 5:24). Paul nous parle de ce même évènement en disant : « Par la foi, Hénoc fut enlevé pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant qu’il fût enlevé, il avait obtenu le témoignage d’avoir été agréable à Dieu » (Hébreux 11:5). Dans la génération où Hénoc vivait, orientée seulement sur le mal, Hénoc était le seul digne de recevoir ce témoignage d’avoir été « agréable à Dieu ».

Je vous laisse le soin de méditer sur ce qu’Hénoc devait endurer de la part de ses concitoyens, qui étaient complètement en désaccord avec ce qu’il enseignait, et surtout à cause de la prophétie contenue dans le nom de son fils Méthushélah. Nous avons vu qu’Hénoc ne marchait pas avec Dieu avant la naissance de Méthushélah. Ce n’est qu’au moment où Dieu lui eût dévoilé le nom qu’il devait lui donner, qu’Hénoc s’est converti et a marché avec Lui pendant les 300 années qui ont suivi. Il a donc enduré 300 ans de persécution et de menaces de mort venant de son entourage immédiat. Mais parce qu’il a persévéré dans la foi, malgré les menaces d’être assassiné s’il ne se taisait pas, à un moment précis : « Hénoc fut enlevé [par Dieu], pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé » (Hébreux 11:5).

Il devient alors évident qu’Hénoc fut l’objet d’un enlèvement, mais que signifie ce mot ? Dans le grec original, le mot est metatithemi. Son vrai sens, proposé pour la traduction par les lexiques est : « transporter dans un autre endroit… transférer ». Ce même mot est utilisé dans le livre des Actes en parlant des ossements de Jacob : « Qui furent transportés [metatithemi] en Sichem, et mis dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté » (Actes 7:16). Donc, le corps de Jacob fut simplement transporté ou transféré en Sichem, pour y être enseveli dans un sépulcre acheté par Abraham. Voilà pourquoi Moïse a dit que Dieu PRIT Hénoc. Dieu l’a enlevé de l’endroit où il était, et l’a transféré ailleurs, de sorte qu’il « ne fut plus trouvé ». Dieu l’enleva et l’ensevelit loin de la vue de ses ennemis.

Hénoc n’est pas le seul à qui cela est arrivé. Quand Dieu veut cacher le corps d’un de ses serviteurs, soyez assurés que, sauf si Dieu le décidait, ce corps ne serait jamais trouvé par un humain. Allons voir une preuve dans Deutéronome, où Dieu décida de transférer le corps de Moïse du milieu du peuple, et le cacher dans un endroit introuvable par les hommes. « Et Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, au pays de Moab, selon l’ordre de l’Éternel. Et IL [l’Éternel], l’ensevelit dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Peor; et personne n’a connu son tombeau jusqu’à aujourd’hui » (Deutéronome 34:5-6). Méditez sur la puissance de cette déclaration qui date de plusieurs millénaires, et qui demeure toujours vraie. Nous sommes en 2005, et jamais personne n’a pu trouver le sépulcre de Moïse jusqu’à aujourd’hui. Donc, tout comme Hénoc, Moïse aussi ne fut plus trouvé.

Hénoc ne fut pas rendu immortel. Il fut simplement enlevé devant ses ennemis, et enseveli ailleurs, et on ne le trouva plus. Allons voir une autre preuve où enlèvement ne signifie pas toujours de rendre « immortel ». La Bible nous commande : « Éprouvez toutes choses ; [et] retenez ce qui est bon [seulement] » (1 Thessaloniciens 5:21). Alors, le contexte dans lequel le mot enlèvement est utilisé devient extrêmement important. On peut lire ceci, dans Colossiens 1:13, en parlant de Dieu le Père : « Qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer [transporter, transférer] dans le royaume de Son Fils bien-aimé ». Notez que Paul s’adresse à des chrétiens toujours vivants, pour leur annoncer que, spirituellement parlant, ils sont déjà passés dans le Royaume de Jésus. Pourtant, aucun d’eux n’était au ciel à ce moment là, dans le Royaume.

Dès le début de Son ministère : « Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous ; car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17). Jésus l’appelle le « Royaume des Cieux », car il est présentement au ciel, mais sera un jour établi par Christ ici-bas. Néanmoins, les chrétiens meurent, sont ensevelis et attendent toujours la résurrection. Notre corps, même converti à Christ, n’est pas immortel, car il est fait de chair et de sang, et demeure alors mortel. Ce qui change pour le moment, c’est qu’avant notre conversion, nous faisions partie des ténèbres de ce monde. Le miracle, accompli par Dieu Lui-même lors de notre conversion, c’est que nous sommes maintenant passés des ténèbres pour être transférés à la lumière du Royaume de Dieu. Aucun humain ne peut accomplir cela de lui-même. Seule la puissance du Saint-Esprit peut faire un tel miracle.

Hénoc est présentement inclus au nombre des pères mentionnés dans Hébreux 11 qui, par leur foi, ont obtenu le témoignage d’avoir été agréables à Dieu. Mais est-il monté au ciel dans le « royaume des cieux » lors de son enlèvement ? Je suis désolé de désappointer un très grand nombre de croyants, mais les Saintes Écritures nous confirment que : « Tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point remporté les biens promis » (Hébreux 11:39). Dans leurs sépulcres, ils dorment et attendent toujours cette promesse. Or, quelle est cette promesse ? C’est « l’espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps éternels » (Tite 1:2).

Nous sommes réellement en face d’un véritable dilemme, ici. Si Hénoc est déjà au ciel ayant reçu les biens promis d’une vie éternelle, la déclaration d’Hébreux 11:39 est FAUSSE. Mais nous voyons aussi, dans Tite 1:2, que Dieu ne peut pas mentir, et Sa promesse de la vie éternelle date d’avant les temps éternels. Vous voyez ce qui arrive quand les hommes veulent substituer « leur vérité » à la Parole de Dieu. Je ne puis m’empêcher de répéter que, si votre seule option est de choisir entre la « vérité d’un homme » versus la Parole de Dieu : « Que Dieu soit reconnu véritable et tout homme menteur » (Romains 3:4). Donc, vérifiez toute chose, si vous voulez éviter d’avaler les couleuvres qu’on pourrait vous servir dans les sermons de certains « ministres » soi-disant de Dieu.

Hénoc, par conséquent, demeure toujours parmi : « Tous ceux-là qui, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n’ont point [encore] remporté les biens promis [par Dieu d’une vie éternelle] ». (Hébreux 11:39 ; Tite 1:2). Donc, Hénoc ainsi que tous les autres « pères », incluant tous les vrais convertis à Christ tout au long des siècles, sont jugés dignes, ayant reçu un bon témoignage. Tous recevront l’objet de cette magnifique promesse d’une vie éternelle, au retour de Christ et non avant. Pourquoi ? Parce que : « Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous [encore vivants], afin qu’ils [tous ceux ayant obtenu un bon témoignage], ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Hébreux 11:40). Cet évènement appartient encore à l’avenir.

Puisque Hénoc, comme tous les autres pères, n’a pas encore hérité de la vie éternelle, il serait tout à fait logique de conclure qu’il doit être mort. C’est exactement ce que Paul nous confirme dans Hébreux 11:13 « Tous ceux-là sont morts dans la foi, sans avoir reçu les choses promises [par Dieu], mais les ayant vues de loin, crues, et embrassées, et ayant fait profession d’être [de leur vivant], étrangers et voyageurs sur la terre ». Ces « tous », qui étaient-ils ? Dans Hébreux 11:1-12, Paul énumère ceux qui avaient la foi et, parmi eux, figure Hénoc. Et, au verset 13, Paul nous donne la preuve qu’ils n’avaient pas encore hérité les choses promises, car : « Tous ceux-là sont morts dans la foi [incluant Hénoc] ». Mais comment expliquer ce que Paul avait dit au sujet d’Hénoc : « pour qu’il ne vit point la mort » ? Y a-t-il une contradiction ici ? Continuons notre étude.

Étant donné qu’Hénoc vécut 365 ans, que voulait dire Paul en déclarant que : « Par la foi, Hénoc fut enlevé pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé » ? Notez bien que ce verset ne dit pas qu’Hénoc ne mourut pas, mais plutôt : « pour qu’il ne vit point la mort ». De quoi est-il alors question ? Rappelons-nous toujours que la Bible parle de DEUX morts. D’abord, tout corps physique doit éventuellement passer par une première mort. Et pour prévenir toute spéculation sur la possibilité d’une série de réincarnations physiques suite à cette mort, la Bible nous dit clairement : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement » (Hébreux 9:27). Mais il y est aussi fait mention d’une seconde mort dans l’étang de feu (Apocalypse 20:14), réservée à quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie (v. 15).

À quelle mort Paul faisait-il alors allusion ? La première mort comme nous avons vu dans Hébreux 9:27, est réservée à tous les hommes. Hénoc mourut de cette mort, comme nous l’avons déjà prouvé. Mais Paul ne parlait pas de cette mort là. L’expression « qu’il ne vit point » se rapporte à un événement futur. Hénoc reçut un bon témoignage de la part de Dieu et il est mort dans la foi. Il fera donc partie de ceux de la première résurrection et échappera ainsi à la seconde mort. « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection !! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et règneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6). Jésus a-t-Il déjà fait référence à une mort qui peut être évitée ? Absolument ! Dans Jean 8:51, Jésus a déclaré ceci : « En vérité, en vérité je vous dis, que si quelqu’un garde Ma parole, il ne verra jamais la mort ». Notez le verbe voir utilisé par Jésus, ici, en parlant sûrement de la seconde mort, que Ses élus ne subiront jamais.

Hénoc a gardé la parole de Dieu jusqu’à la fin de sa vie, et ne verra jamais la seconde mort. Sans avoir vu Jésus, Hénoc croyait dans la promesse que Dieu lui avait faite lors de la naissance de Méthushélah. La seconde mort peut donc être évitée, à la condition d’observer les paroles de Jésus et de croire en Lui. Jésus Lui-même a dit : « Quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11:26). Cela ne peut pas faire allusion à la première mort, car tous les chrétiens qui gardent les paroles de Jésus passent par cette mort. Voici cependant notre assurance dans la foi. Elle se trouve dans cette merveilleuse déclaration de Jésus : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort » (Jean 11:25). La mort à laquelle Hénoc échappera sera donc la seconde mort qui ne pourra jamais toucher ceux qui ont part à la première résurrection (Apocalypse 20:6).

Hénoc sera de cette résurrection, parce qu’il a rempli les conditions. Il avait la foi, croyait en Dieu et Lui obéissait. En gardant les paroles de Dieu, Hénoc gardait aussi les paroles de Jésus, car Jésus était la personnification de la Parole de Dieu, dans une chair humaine. Regardons la profondeur de cette déclaration de Jésus à Philippe : « Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait Lui-même les œuvres que je fais » (Jean 14:10). Puisque les paroles que Jésus prononçait venaient du Père, alors Jésus disait seulement ce que le Père Lui commandait de dire. En gardant ces mêmes paroles, la seconde mort n’atteindra jamais Hénoc, à cause de sa foi et de son obéissance.

Nous sommes maintenant en mesure de mieux comprendre Hébreux 11:5. Paul dit : « Par la foi, Hénoc fut enlevé pour qu’il ne vit point la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant qu’il fût enlevé, il avait obtenu le témoignage d’avoir été agréable à Dieu ». Analysons ce verset de plus près, afin de découvrir que ce passage fait référence à deux enlèvements. Notez d’abord qu’Hénoc avait la foi et fut enlevé. Cet enlèvement ou transfert, était alors subordonné à la FOI. Quel est donc le « transfert » dont la Bible nous parle, et qui est soumis à la condition d’avoir la foi ? Précisément le même qui est mentionné dans Colossiens 1:13, où le Père « nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de Son Fils bien-aimé ». Il s’agit d’un déplacement de l’obscurité spirituelle de ce monde, dans laquelle nous étions tous avant notre conversion, vers la lumière de l’Église, qui deviendra un jour le Royaume de Dieu sur cette terre.

Dans Colossiens 1:10, Paul nous dit que, pour habiter ce royaume, nous devons nous « conduire d’une manière digne du Seigneur, pour lui plaire en toutes choses, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu ». C’est exactement ce que fit Hénoc, car il marcha avec Dieu et Lui plut. En conséquence, Hénoc fut délivré de la puissance du péché et des ténèbres, dans lesquels il avait vécu pendant les soixante-cinq premières années de sa vie. Ayant marché avec Dieu pendant les 300 années suivant sa conversion, il fut enlevé quand « il avait obtenu le témoignage d’avoir été agréable à Dieu ». En suivant les voies divines, il pourra hériter de la vie éternelle au retour de Christ. Poussons cependant notre argument un peu plus loin.

Par la foi, Hénoc fut séparé, « enlevé » du monde, tout comme chaque chrétien ne doit pas faire partie du monde, bien que vivant dans le monde. Mais dans le cas d’Hénoc, il n’a pas été simplement retiré de la société de son temps, il en fut littéralement enlevé, de telle sorte qu’on ne le trouva plus. Dieu l’enleva physiquement du milieu du peuple, tout comme plus tard, Il prit Moïse. Dieu les ensevelit chacun si parfaitement que, jusqu’à ce jour, ni l’un ni l’autre n’ont jamais été retrouvés. Examinons maintenant le cinquième chapitre de la Genèse en entier. La longévité la plus courte parmi ces patriarches, à part celle d’Hénoc, est celle de Lémec qui fut de 777 ans (Genèse 5:31). Celle de Méthushélah fut la plus longue, soit 969 ans. Mais Hénoc vécut seulement 365 ans. Pourquoi ?

Basé sur la longévité des patriarches dans Genèse 5, nous percevons assez clairement qu’Hénoc mourut prématurément, sans avoir accompli un cycle de vie normal. Un peu comme s’il avait été enlevé dans la fleur de l’âge. Que s’est-il donc passé ? La Bible nous donne-t-elle des indices ? Il y a un Lémec dans la généalogie de Caïn, différent de celui issu de la lignée de Seth qui est mentionné dans Genèse 5:25. Ce Lémec, un descendant de Caïn, s’est vanté devant ses femmes en disant : « J’ai tué un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure. Car si Caïn est vengé sept fois, Lémec le sera soixante-dix-sept fois » (Genèse 4:23-24). L’homme en question ici serait Caïn, d’où la raison, pour Lémec, de citer les paroles mêmes de Dieu, de venger Caïn au cas où on oserait le tuer. Car l’Éternel avait dit ceci à Caïn : « C’est pourquoi, si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois » (Genèse 4:15).

Lémec aurait donc assassiné Caïn. Mais qui était ce « jeune homme » à qui Lémec faisait allusion ? Afin de mieux comprendre, voici la longévité des patriarches avant le déluge :

Adam 930 ans
Seth 912 ans
Énosh 905 ans
Kénan 910 ans
Mahalaleel 895 ans
Jéred 962 ans
Méthushélah 969 ans
Lémec 777 ans
Noé 950 ans

Prenant ceci en considération, il faut admettre qu’à l’âge de 365 ans, Hénoc devait sûrement  passer pour un jeune homme aux yeux de sa génération. Souvenons-nous aussi que, pendant les 300 dernières années de sa vie, Hénoc marcha avec Dieu, alors que le reste de sa génération Lui était rebelle. Sans broncher, cependant, il prophétisait sur la venue de Christ pour exercer un jugement sur tous les impies. Voici ce que Jude, le frère de Jésus, a écrit : « C’est sur eux qu’Énoch [Hénoc], le septième homme [dans la généalogie] depuis Adam, a prophétisé, en disant : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et convaincre tous les impies, de toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont commises, et de toutes les choses injurieuses que les pécheurs impies ont proférées contre Lui » (Jude 15).

Hénoc était en fait un prédicateur de justice, tout comme son petit fils Noé, de qui l’apôtre Pierre déclare : « Et si Dieu n’a point épargné l’ancien monde, et s’il a préservé Noé, lui huitième, le prédicateur de la justice, lorsqu’il a envoyé le déluge sur le monde des impies… » (2 Pierre 2:5). Mais le Message Divin n’a jamais été populaire. Étant un serviteur de Dieu, Hénoc a certainement enragé beaucoup de consciences coupables par sa prédication. De ce fait, sa vie était constamment en danger. Comme dans toutes les générations, la population du temps d’Hénoc finit par ne plus pouvoir supporter ses prédications. On peut alors faire un rapprochement, entre les paroles de Lémec à ses femmes, et l’âge d’Hénoc à sa mort. Cela nous permet de déduire que Lémec, soit seul ou avec une foule, fit taire la voix du prophète Hénoc, en le tuant.

Ne trouvez-vous pas cela extraordinaire que Noé aussi, qui était le petit-fils d’Hénoc, a dû lui-même avoir énormément de foi dans la puissance de l’Éternel pour conserver sa propre vie ainsi que celle de sa famille, afin de poursuivre l’œuvre divine après le déluge ? Car : « La terre était corrompue devant Dieu, et la terre était remplie de violence. Et Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre » (Genèse 6:11-12). Ce que ces gens faisaient déplaisait sûrement à Noé. Mécontent de leur conduite, il les admonestait pour qu’ils changent leur comportement, mais, malgré ses efforts, les gens ne réagissaient pas à ses exhortations. Au contraire, ils étaient devenus plus méchants et encore plus esclaves de leurs mauvais penchants, au point de menacer de mort Noé, sa femme, ses trois fils et leurs femmes.

C’est alors que : « Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant Moi ; car la terre a été remplie de violence par eux ; et voici, Je vais les détruire avec la terre » (Genèse 6:13). Ensuite, Dieu lui a clairement donné les instructions sur la façon de construire une arche, afin de sauver les huit personnes de sa famille. Dieu a cependant permis le martyre d’Hénoc ; mais n’a pas toléré qu’on le déshonore, en exposant publiquement son corps pour être ridiculisé. Dieu l’a donc subtilisé physiquement, au vu et au su de ses meurtriers, avant que ceux-ci ne l’avilissent. Car autrement, comment cette génération corrompue aurait-elle pu reconnaître que son enlèvement et sa disparition venaient de Dieu Lui-même ? Il y a une très grande leçon attachée à cette disparition d’un serviteur fidèle, qui marchait avec Dieu.

Dieu donna à Hénoc ce signe de transfert physique pour servir de préfiguration à tous ceux qui, plus tard, suivraient l’exemple de foi laissé par Hénoc. Il fut physiquement ôté du milieu du peuple, de même que les chrétiens doivent être spirituellement séparés des voies du monde. Son enlèvement physique doit également servir de signe à tout chrétien converti d’un enlèvement réel futur à la rencontre de Christ lors de Son avènement. Dieu opère parfois des signes comme un geste d’amour et de condescendance, afin de nous simplifier la compréhension de Son grand plan pour Ses Élus. Mais on pourrait quand même se poser la question, à savoir, pour quelle raison Dieu a-t-Il permis l’assassinat d’Hénoc, Son juste serviteur ? La Bible contient un bon nombre de témoignages donnant le récit sur la mort des prophètes et des apôtres de Dieu, tout au long de l’histoire.

Il est vrai que, malgré leur foi et leur attachement à la Parole de Dieu, de nombreux personnages bibliques furent martyrisés. La chose était si bien connue que les scribes et les pharisiens, quoique vexés par les paroles de Jésus, devaient sûrement se reconnaître quand Il leur déclara : « Ainsi vous êtes témoins contre vous-mêmes, que vous êtes les enfants de ceux qui ont tué les prophètes. Et vous comblez la mesure de vos pères. Serpents, race de vipères, comment éviterez-vous le châtiment de la géhenne ? » (Matthieu 23:31-33). Notez que ces prophètes dont Jésus parle furent exécutés par la maison d’Israël, dont ces scribes et pharisiens étaient des descendants. Donc, Israël tuait ses propres prophètes, afin de mieux les remplacer par des faux qui les endormaient par des paroles flatteuses et agréables à entendre.

Heureusement que cela ne constitue pas un problème pour Dieu, car ils seront tous ressuscités en tant qu’Élus du Royaume. Alors, Jésus déclara ceci à ces hypocrites menteurs, qui s’exaltaient eux-mêmes devant le peuple. « C’est pourquoi, voici, je vous envoie [encore] des prophètes, des sages et des scribes ; vous ferez mourir et vous crucifierez les uns ; vous fouetterez dans vos synagogues et vous persécuterez de ville en ville les autres. Afin que tout le sang innocent qui a été répandu sur la terre retombe sur vous, depuis le sang d’Abel le juste, jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel » (Matthieu 23: 34-35). Les plus grands ennemis et persécuteurs des premiers chrétiens, selon la juste prophétie de Jésus, étaient sans aucun doute ces faux juifs.

Voilà pourquoi Jésus a fait cette magnifique promesse à Philadelphie, (philos adelphos), la Véritable Église des « frères qui s’aiment ». En parlant de Son retour, Jésus a déclaré ceci au sujet de ces faux juifs et persécuteurs des chrétiens : « Voici, je t’en donnerai de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs, et qui ne le sont point, mais qui mentent ; voici Je les ferai venir, afin qu’ils se prosternent à tes pieds, et qu’ils connaissent que Je t’ai aimée » (Apocalypse 3:9). Ces faux juifs reconnaîtront enfin ce qu’est un vrai Juif aux yeux de Dieu. « Car, celui-là n’est pas Juif qui ne l’est qu’en dehors, et la [vraie] circoncision n’est pas extérieure en la chair ; mais celui-là EST Juif qui l’est au-dedans, et la circoncision est celle du cœur, selon l’esprit, et non selon la lettre, et la louange de CE Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu » (Romains 2:28-29).

Dieu Se préoccupe continuellement du bien-être de chacun des Siens. Mais ce qui L’intéresse encore davantage, c’est le côté spirituel et la vie éternelle de l’individu. Le vrai serviteur de Christ ne se pose pas de questions sur ces choses, car son obéissance à Dieu sera couronnée par l’immortalité, lors de l’avènement de Jésus. Les Saintes Écritures nous instruisent qu’à un moment précis, vers la fin de la grande tribulation : « Le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel ; alors aussi toutes les tribus de la terre se lamenteront, en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande gloire. Il [Jésus] enverra Ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront Ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout » (Matthieu 24:30-31).

Paul continue cette merveilleuse prophétie en déclarant : « Car le Seigneur Lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement » (1 Thessaloniciens 4:16). Voilà ce qui sera fait pour ceux qui dorment et attendent dans leurs cercueils. Mais qu’en est-il de ceux qui seront encore vivants lors de Son avènement ? Verset 17 : « Ensuite, nous les vivants qui seront restés, nous serons enlevés avec eux [en même temps] sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs [pas au ciel], et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:16-17). Paul lui-même vient planter un dernier clou dans cette formidable description, en nous annonçant à quel moment précis cela arrivera. « Voici, je vous dis un mystère : Nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous changés, en un moment, en un clin d’œil, à la dernière trompette ; car la trompette sonnera, et les morts [en Christ] ressusciteront incorruptibles [immortels], et nous [les vivants], serons changés [de mortels en immortels] » (1 Corinthiens 15:51-52). Tout ça en un clin d’œil !

Comme tous les prophètes, les apôtres et tous les saints martyrs que Dieu a bien voulu utiliser pour accomplir Son œuvre, Hénoc aussi attend le retour glorieux de Jésus, dans l’espérance d’une résurrection à l’immortalité, où la seconde mort n’aura aucun pouvoir sur lui. Et avec tous les autres prémices du Royaume « ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et régneront avec Lui mille ans » (Apocalypse 20:6).

Tout au long de l’histoire, plusieurs disciples de Jésus furent maltraités, persécutés et parfois martyrisés. Jésus Lui-même nous a dit : « Vous serez haïs de tous à cause de Mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, c’est celui-là qui sera sauvé. Or quand ils vous persécuteront dans une ville, fuyez dans une autre » (Matthieu 10:22-23). Nous ne pouvons pas renier Christ, mais nous avons pleinement le droit de fuir les situations où nous pourrions être inutilement persécutés. Mais quand nous le sommes, Jésus nous dit : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ; car le Royaume des cieux est à eux. Vous serez heureux lorsqu’à cause de Moi on vous dira des injures, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous » (Matthieu 5:10-13).

Tout comme pour Hénoc et les autres, Jésus accumule notre récompense au ciel présentement. Avant d’y monter, Jésus avait fait cette promesse à Ses disciples : « Et quand Je serai parti [au ciel], et que Je vous aurai préparé une place [un poste dans Mon Royaume], Je reviendrai [sur une nuée], et Je vous prendrai avec Moi [l’enlèvement des Élus], afin qu’où Je serai [à partir de ce moment-là], vous y soyez aussi » (Jean 14:3).

Donc, ce n’est pas au ciel que nous irons chercher notre récompense. C’est Jésus Lui-même qui descendra du ciel, un jour, pour venir nous la donner. « Or, voici, Je viens bientôt, » nous dit Jésus, « et j’ai Mon salaire avec Moi, pour rendre à chacun selon que ses œuvres auront été » (Apocalypse 22:12). En attendant : « Vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint-Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur pour la vie éternelle » (Jude 20-21). Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !

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