D.027 – La Ville Glorieuse et Éternelle

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Apocalypse 21:11-27 ; 22:1-5

Par Joseph Sakala

Dans le message précédent, nous avons vu les préparatifs d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre pour accueillir la magnifique Jérusalem céleste qui deviendra le Quartier Général de l’univers. Dans les versets 9 et 10 d’Apocalypse 21, Jean, dans une vision, voit cette ville sainte descendre du ciel. Du haut d’une grande montagne élevée, Jean commence maintenant à nous décrire cette ville éclatante.

Verset 11 d’Apocalypse 21 : « Et son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, telle qu’une pierre de jaspe cristallin. 12Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes, et aux douze portes douze anges et des noms écrits, c’étaient les noms des douze tribus des enfants d’Israël. 13À l’Orient, trois portes ; au Septentrion, trois portes ; au Midi, trois portes ; à l’Occident, trois portes. 14La muraille de la ville avait douze fondements, sur lesquels étaient les noms des douze apôtres de l’Agneau. » Cette description est-elle littérale ou symbolique ? À ce stade de notre étude de ce merveilleux livre, j’espère que nous réalisons tous que nous n’avons plus à faire un tel choix, car nous avons découvert que Dieu aime utiliser des symboles pour expliquer des choses littérales.

Quand nous regardons une croix, la croix elle-même est un objet littéral. Mais cette croix est aussi un symbole de la mort de Jésus par laquelle la Rédemption de l’humanité a été rendue possible. Donc, pour le chrétien, le symbole et l’objet littéral représentent la même chose. Tout au long de ce livre, nous avons vu un mélange harmonieux du littéral avec le symbolique. Personnellement, je crois sincèrement qu’à l’heure actuelle, il y a une ville merveilleuse, d’une beauté éclatante, située en quelque part au ciel. Et, comme nous venons de le voir, elle viendra un jour se poser en permanence sur cette terre.

Mais nous allons aussi découvrir que cette ville représente un harmonieux mélange d’activités dans une intimité parfaite au sein de la communauté des saints. Son éclat, semblable à un diamant — pas plusieurs, mais un diamant —  un diamant parfait et transparent, nous indique l’unité dans laquelle seront établies une stabilité, une symétrie et une coopération communautaire parfaite avec Jésus. Alors, le côté littéral est très évident, tandis que le côté symbolique va nécessiter un peu d’explications.

La grande et haute muraille est un symbole pour nous indiquer l’intimité qui va y régner. Avez-vous remarqué que, lorsque nous faisons une fête familiale durant l’été, nous ne nous installons pas sur la pelouse en devanture de la maison ? Au contraire, nous sommes beaucoup plus confortables dans la cour arrière, surtout quand elle est bien entourée d’une haute clôture. Cette muraille symbolise alors la fraternisation intime d’un groupe très spécial d’individus à l’abri de tout intrus. Les Saintes Écritures au complet se résument au fait que Dieu est en train de Se préparer un peuple qui Lui appartiendra en propre pour toujours.

Il est évident que tout, dans l’univers, appartient à Dieu. Tous les animaux et les autres créatures sont à Lui. Les milliards d’anges Lui appartiennent aussi. Mais les élus sont pour Dieu une possession toute particulière, car nous avons été créés à Son image et à Sa ressemblance. Il pourra donc partager avec nous les choses les plus profondes de Son cœur, réservées auparavant à Jésus seulement. Il pourra Se confier à nous, tout comme un époux aimant désire se confier à une épouse qu’il aime et avec qui il veut tout partager.

Les douze portes nous indiquent les seuls moyens d’accès et de sortie de la ville sainte. Il y a un merveilleux passage, dans Jean 10:9, où Jésus Lui-même nous explique ce symbolisme : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera de la pâture. » Jésus Lui-même nous décrit ici un portrait fantastique du ministère qui attend chacun de nous durant l’éternité. On ne pourrait jamais imaginer un plus grand pâturage que l’univers entier, avec ses milliards de galaxies, toutes plus grandes que notre Voie Lactée. Pourtant, notre galaxie contient des centaines de millions d’étoiles qui sont probablement toutes entourées de planètes !

Même nos plus puissants télescopes ne peuvent pas nous montrer où l’univers se termine. Les hommes de science ne font que spéculer sur la grandeur de l’univers, se contentant de calculer en millions et même en milliards d’années/lumière. Réfléchissez un instant à toutes ces planètes à découvrir, à développer et à embellir selon nos goûts ! Juste dans notre système solaire, nous en avons une dizaine de ces planètes. Faites ensuite votre propre projection pour l’univers… !

Chaque moment de l’éternité sera donc une aventure indescriptible d’une découverte différente et sans fin. Si vous vous ennuyez parfois, vous avez ici des sujets de méditation qui vous amèneront jusqu’à l’avènement de Jésus ou votre mort. Et si vous persévérez dans la foi de cette espérance, elle s’accomplira sûrement. « Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé », nous dit Jésus dans Matthieu 24:13. Donc, avec cette persévérance viendra (futur) le salut, et avec le salut l’accomplissement de la promesse.

Dans Apocalypse 21:12, remarquez que les portes de la ville sont gardées par des anges ; et sur chacune des portes est écrit le nom de la tribu d’un fils d’Israël. Nous avons ici un rappel perpétuel de ce que Jésus a déclaré à la femme samaritaine dans Jean 4:22. Il lui a dit : « …car le salut vient des Juifs. » Il n’y a pas de treizième porte pour les païens, dans cette ville ! La seule façon pour un païen d’accéder à la ville sainte est d’être greffé, comme nous dit Paul dans Romains 11, à l’olivier franc qui symbolise la maison d’Israël. Mais à ce stade, on ne parle plus d’Israël physique. Il est question « d’Israël de Dieu » (Galates 6 :16), l’Église de Dieu, une nation spirituelle devenue immortelle.

Dans Apocalypse 21:13, nous voyons comment ces douze portes sont réparties. Allons voir Ézéchiel 48 pour plus de détails. Ézéchiel a aussi vu cette ville sainte dans une vision. Au verset 30, il dit : « Voici les sorties de la ville… » Verset 31 : « Les portes de la ville porteront le nom des tribus d’Israël : trois portes au Nord : la porte de Ruben, une ; la porte de Juda, une ; la porte de Lévi, une. 32Du côté oriental … trois portes : la porte de Joseph, une ; la porte de Benjamin, une ; la porte de Dan, une, » celui qui sembla avoir été oublié dans les 144 000, au chapitre 7 de l’Apocalypse ! Vous vous souvenez ? Et maintenant, verset 33 : « Du côté Sud … trois portes : la porte de Siméon, une ; la porte d’Issacar, une ; la porte de Zabulon, une. 34Du côté occidental … trois portes : la porte de Gad, une ; la porte d’Asser, une ; la porte de Nephtali, une. » Vous avez ici les noms des douze fils de Jacob, devenu Israël. Regardons maintenant la deuxième partie du verset 35 : « …et depuis ce jour le nom de la ville sera : Yahvé-Shammah, l’Éternel est ici. »

C’est exactement ce que nous avons vu dans Apocalypse 21:3 où il est écrit : « …Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; ils seront son peuple. » Et parce que Dieu Lui-même sera avec eux, la ville s’appellera « L’Éternel est ici ». Ce sont de très beaux passages que nous avons parfois de la difficulté à associer, mais ils sont là pour nous amener à comprendre, et même à vivre, des aventures que nous n’avons peut-être jamais rêvées, mais qui seront réalité un jour.

Revenons maintenant dans Apocalypse 21:14 : « La muraille de la ville avait douze fondements, sur lesquels étaient les noms des douze apôtres de l’Agneau. » Voici une autre belle déclaration littérale et simple. Les fondations, cependant, sont également un magnifique symbole de stabilité et de permanence dans la construction de cette ville, exactement comme dans la construction de n’importe quel bâtiment. Elles portent les noms des douze apôtres originaux. Nous savons que Judas avait été remplacé par Matthias. Sur ces fondements repose toute la vérité que Jésus est venu nous apporter et qu’Il a commandé à Ses disciples de transmettre au monde entier. Elle fait partie de la Nouvelle Alliance, une alliance fondée sur la foi, l’espérance et la charité, à cause du sacrifice de Jésus.

Mais de ces trois, la charité sera toujours la plus grande, car la charité, c’est l’amour de vouloir faire le bien, et elle demeurera éternellement. (1 Corinthiens 13 :13). Avez-vous déjà médité sur le fait que, de tout ce que nous avons reçu depuis notre naissance, ou que nous avons accumulé sur cette terre, la seule chose que nous pourrons apporter dans l’éternité, c’est l’amour que nous avons développé avec l’aide du Saint-Esprit ? Ce que Dieu recherche dans chacun de ses Élus, c’est le fruit de Son Esprit en eux. « Mais le fruit de l’Esprit est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, l’amour du bien, la fidélité, la douceur et la tempérance » (Galates 5:22). Voilà les choses sur lesquelles chaque chrétien doit d’abord se concentrer. Pour un converti, à quoi bon se glorifier de sa connaissance des Saintes Écritures, si le fruit de l’Esprit n’est pas clairement manifesté au travers de toute cette connaissance dans son comportement envers son prochain ?

C’est exactement ce que Paul veut nous faire comprendre alors qu’il nous dit : « Quand je parlerais [toutes] les langues des hommes, même des anges ; si je n’ai point de charité, je suis comme l’airain qui résonne, ou comme une cymbale qui retentit [beaucoup de bruit, mais complètement absent du fruit de l’Esprit]. Et quand même j’aurais le don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science ; et quand même j’aurais toute la foi jusqu’à transporter les montagnes ; si je n’ai point de charité, je ne suis rien » (1 Corinthiens 13:1-2). La simple connaissance des Écritures et des prophéties est sûrement bonne en soi, mais ces choses risquent drôlement d’enfler l’orgueil de cette personne, si elles ne sont pas utilisées pour développer l’amour divin en elle.

Nous savons que Dieu nous bénit grandement par toutes sortes de biens matériels aussi. Jésus Lui-même a déclaré ceci, dans Jean 10:10 : « Le larron ne vient que pour dérober, tuer et détruire ; mais moi, je suis venu pour que mes brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. » Néanmoins, Son but précis est de nous enseigner à aimer et à utiliser Son Esprit pour partager ce qu’Il nous donne. Que ce soit physiquement envers ceux qui passent par des moments difficiles, ou spirituellement envers ceux qui ont besoin d’être consolés ou enseignés dans la vérité. Car en bout de ligne, rappelons-nous toujours que la seule chose que nous pourrons apporter dans l’éternité, c’est l’amour que nous aurons développé et partagé avec les autres.

Car le jour viendra où la foi et l’espérance seront accomplies, comme on peut voir dans 1 Corinthiens 13:13. Uniquement la charité ou l’amour de vouloir faire le bien demeurera éternellement. Et cet amour sera le principal facteur motivateur qui nous fera accomplir toute la volonté de Dieu. Nous sommes vraiment en manque d’expressions et de mots dignes pour décrire la beauté extraordinaire de ce que nous allons voir et vivre un jour.

Les nobles de ce monde transmettent leur noblesse à leur progéniture par la naissance. C’est une noblesse qui enorgueillit trop souvent ces individus, au point qu’ils méprisent ceux qu’ils considèrent leurs inférieurs. Parmi ces nobles, certains pratiquent une fausse modestie pour mieux camoufler leur sentiment de supériorité sur les autres. Cette fausse modestie n’est qu’un raffinement subtil de leur vanité. Quand ces gens se font dire comment ils agissent, leur réaction est souvent amère, sans réaliser que rien n’est plus amer pour quelqu’un que de se faire dire la vérité. Ceci devrait servir d’exemple au converti, destiné à devenir un Élu dans le Royaume de Dieu. Car, aux yeux de Dieu, la vraie noblesse s’acquiert en vivant selon la volonté de Dieu, et non en naissant.

Revenons cependant à notre récit. Nous recevons ensuite les dimensions de cette ville, au verset 15 d’Apocalypse 21 : « Et celui qui me parlait avait un roseau d’or pour mesurer la ville, et ses portes, et sa muraille. » Le symbolisme, ici, c’est que lorsque Dieu mesure quelque chose, c’est pour signaler, sans aucun doute, que cette chose Lui appartient. Donc, avec ce roseau d’or Il mesure tout : la ville, les portes et la muraille. Verset 16 : « La ville était quadrangulaire, et sa longueur était égale à sa largeur [simplicité et précision] ; il mesura la ville avec le roseau, douze mille stades de côté… » En mesure populaire, ceci nous donnerait environ 1 500 milles ou 2 400 kilomètres.

Continuons : « …sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales. 17Il mesura aussi la muraille, cent quarante-quatre coudées, mesure d’homme, qui était celle de l’ange. » Cent quarante-quatre coudées nous donneraient 234 pieds [72m]. Nous voyons partout dans les Écritures le chiffre douze associé au peuple de Dieu. Par exemple : les 12 espions qui avaient été envoyés en Canaan, les 12 pains de proposition qu’on devait placer chaque jour sur une table devant l’Éternel, les 12 tribus d’Israël, les 12 apôtres, et les 144 000 (12 x 12 x 1 000), pour n’en nommer que quelques-uns. Nous le voyons ici, encore une autre fois, associé au peuple de Dieu, dans les mesures de cette ville sainte. 12 000 stades dans sa longueur, 12 000 stades dans sa largeur, 12 000 stades dans sa hauteur et 144 coudées (12 x 12) pour l’épaisseur de sa muraille.

Cette Jérusalem symbolise aussi l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe au sujet de Jésus, quand il a déclaré que le gouvernement reposera sur Son épaule, « on l’appellera l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le Père d’éternité, le Prince de la paix » (Ésaïe 9:5). Avons-nous encore des doutes à savoir qui était vraiment Jésus, sinon la Parole de Dieu Lui-même dans la chair ? La symétrie dans ces mesures nous indique que la Jérusalem céleste aura probablement une forme pyramidale de proportions parfaites, symbolisant, par le fait même, un gouvernement parfait dans tous ses aspects.

Certains érudits de la Bible proposent que la Ville Sainte pourrait avoir la forme d’un cube. Nous n’avons aucune prétention de ce côté, sauf que vu l’immensité de cette ville, la forme pyramidale serait logiquement plus symétrique et harmonieuse. On peut raisonnablement faire le parallèle avec les pyramides d’Égypte que l’on dit avoir été conçues par Job pour le pharaon de l’époque.

Comme Satan est le maître de la contrefaçon, il est remarquable de noter que la pyramide est aussi un symbole très important apparaissant comme logotype dans tout ce qui touche la future émergence du Nouvel Ordre Mondial. La Franc-maçonnerie en a fait son symbole de base. Serait-ce par hasard une récupération de la part de Satan d’une forme symétrique appartenant à Dieu ? Mais la Ville Sainte aura une forme parfaite avec un gouvernement parfait. N’est-ce pas ce que l’humanité a toujours désiré : un gouvernement parfait ? Combien ont tenté de l’accomplir, que ce soit au niveau municipal, provincial ou national ? Un homme, dans les derniers temps, le tentera au niveau mondial ! Mais sans succès, ça, je vous l’assure. Jésus, toutefois, l’accomplira avec Son gouvernement, formé avec Ses dirigeants et ce, au niveau universel !

Dans notre étude de l’Apocalypse, nous avons vu deux villes utilisées pour identifier deux choses complètement opposées : Jérusalem et Babylone. Le bien et le mal. Quand le mal atteindra son apogée au niveau mondial, ce système formera dans son ensemble une ville prostituée, le symbole même de la méchanceté et de la confusion. Et ce système sera complètement détruit à tout jamais. Quand la connaissance de Dieu, par contraste, atteindra son apogée, dans une interrelation divine avec Ses enfants, l’amour atteindra son paroxysme aussi, pour former cette ville/épouse, la Jérusalem céleste, et celle-ci demeurera éternellement.

Jusqu’ici, non seulement avons-nous vu les dimensions et la forme de la ville, mais les matériaux dont elle est composée nous sont également dévoilés. Verset 18 : « La muraille était bâtie de jaspe, mais la ville était d’un or pur, semblable à un verre pur. 19Et les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de toutes sortes de pierres précieuses. Le premier fondement était de jaspe ; le second, de saphir ; le troisième, de calcédoine ; le quatrième, d’émeraude ; 20Le cinquième, de sardonyx ; le sixième, de sarde [ou sardoine] ; le septième, de chrysolite ; le huitième de béryl ; le neuvième, de topaze ; le dixième, de chrysoprase ; le onzième, d’hyacinthe, et le douzième, d’améthyste. »

Prenez le temps de laisser courir votre imagination et essayez de vous faire une image de cette ville. La muraille, aussi vaste soit-elle, est formée d’un diamant brillant et la ville est pavée d’or pur transparent comme du cristal. Les fondements sur lesquels cette ville reposera seront ornés de douze pierres précieuses qui dégageront un kaléidoscope multicolore de lumière. On ne peut que rêver de la splendeur et de la magnificence qui se dégageront de toutes ces pierres précieuses, combinées ensemble, pour donner un joyau visible d’une beauté inimaginable.

Mais que symbolisent toutes ces pierres précieuses ? Allons voir 1 Pierre 2:4. En parlant de Jésus, Pierre nous dit : « En vous approchant de lui ; qui est la pierre vivante rejetée des hommes, mais choisie de Dieu, et précieuse ; 5Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jésus-Christ. » Les fondements qui portent les noms des douze apôtres, symbolisent clairement que la vérité prêchée par les douze apôtres est remplie de cette lumière glorieuse qui a éclairé les serviteurs de Dieu depuis les tout débuts de l’Église. Une vérité faisant de nous des pierres vivantes pour former ensemble cette maison spirituelle ainsi qu’un saint sacerdoce. Tout ceci selon le dessein du Père qui l’a mis à exécution par Jésus, la pierre angulaire de l’Église.

En parlant à l’Église, qui deviendra le gouvernement de Dieu, regardons ce que Dieu le Père nous dit au sujet de Jésus, au verset 6 de 1 Pierre 2 : « Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et qui croira en elle, ne sera point confus. » Il est important de spécifier ici que croire en Jésus ne veut pas simplement dire croire qu’Il existe, mais croire plutôt ce qu’Il est venu nous enseigner. Pas du tout la même chose ! À ceux cependant, qui ont accepté volontairement de vivre selon Ses enseignements, regardez maintenant ce que Pierre ajoute au verset 7 : « Vous en recevrez donc de l’honneur, vous qui croyez, » en parlant de Ses Élus !  Écrivez votre nom ici, si vous avez donné votre vie à Christ !

Revenons à Apocalypse 21. Ces pierres précieuses sont alors un symbole identifiant les enfants de Dieu, une race d’élus, un sacerdoce royal et une nation sainte, un peuple qu’Il S’est acquis pour travailler dans une unité parfaite avec Jésus. C’est une démonstration et un reflet de la vérité qui a été transmise à l’Église et que Dieu nous a fait connaître par les apôtres. Cette vérité est symbolisée dans ces bijoux de grande valeur et formant le fondement de cette Jérusalem céleste. Une vérité fondée sur le Roc (Jésus), qui subsistera pour l’éternité et ne sera jamais ébranlée.

Regardons maintenant au verset 21 : « Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle, et la place de la ville était d’un or pur semblable à de l’or transparent. » Chaque porte est formée d’une seule perle ! Dieu aurait-Il caché des huîtres géantes en quelque part dans l’univers pour produire ces perles énormes ? Mais encore plus pour nous, que représentent ces perles ? Dieu a tout créé et Il utilise certains objets de Sa création pour expliquer un phénomène réel par un symbole imagé. Nous savons tous comment une perle se forme. Elle est causée par un grain de sable qui vient se loger dans la chair de l’huître et qui provoque une irritation qui rend l’huître très inconfortable. Pour soulager sa douleur, l’huître recouvre ce grain de sable d’un nacre lustré secrété par son système immunitaire. Quand cette substance durcit, il en résulte une belle perle brillante. Donc, la perle symbolise la beauté au travers de la douleur et la souffrance.

Alors, nous avons ici une allusion parfaite à la beauté de la Rédemption des humains au travers de la souffrance atroce de Jésus. Vous n’aviez peut-être jamais pensé à cela. Dans la parabole de Matthieu 13:45-46, c’est Jésus Lui-même qui est le riche marchand à la recherche de belles perles. Il trouve une perle de grand prix et il vend tout ce qu’il avait pour l’acheter. La Parole de Dieu, en forme de Dieu, était extrêmement riche. Toute Sa création Lui appartenait. Mais Dieu a décidé de Se former une famille symbolisée par de belles perles. Alors, Sa Parole est venue vivre dans une chair humaine, sous le nom de Jésus (Sauveur), afin de fonder une Église, pour laquelle Il S’est dépouillé de toute Sa richesse au point de donner même Sa vie pour elle. De Sa souffrance, toutefois, est sortie Son Église, Sa famille, une perle d’une valeur énorme pour Lui.

Alors, durant l’éternité, nous allons nous souvenir de la manière dont nous avons été rachetés. Quand nous passerons par une de ces portes pour entrer dans la ville, nous nous souviendrons de deux choses : d’abord que la porte, c’est Jésus par qui il fallait passer, pour parvenir au salut. Et quand nous verrons la perle, nous nous souviendrons de Son sacrifice qui a rendu tout ceci possible. Donc, le symbolisme des portes et des perles contient un message d’une profondeur telle qu’on pourrait écrire plusieurs livres afin de l’expliquer. Pourtant, ce simple symbole nous le présente avec une clarté remplie de précision.

La lumière transcendante de la ville nous est ensuite décrite au verset 22 : « Je n’y vis point de temple ; car le Seigneur Dieu Tout-Puissant et l’Agneau en sont le temple. » À plusieurs endroits dans l’Apocalypse, nous avons vu des allusions à un temple dans le ciel. Mais dans la ville sainte, maintenant sur la terre, il n’y a pas de temple. Pourquoi ? Parce que Dieu Lui-même est Son Temple ainsi que l’Agneau ! Le temple au ciel, cependant, représente quelque chose pour nous, dès à présent. Allons voir 1 Corinthiens 6:19 où Paul nous dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? » Alors si Dieu demeure en nous, par Son Saint-Esprit, nous sommes déjà citoyens de ce temple céleste ! Nous partageons déjà l’honneur d’être la demeure de Dieu, même dans cette chair. Donc, Sa présence en nous devrait dégager une lumière que même le monde devrait voir au travers de notre comportement.

Imaginez maintenant comment ce sera quand, au lieu de vivre en nous, par Son Esprit seulement, Dieu va vivre avec nous, alors que nous vivrons dans un corps glorifié. Il va nous côtoyer comme un bon Père de famille, alors que nous serons semblables à Lui : Ses fils et Ses filles, immortels, enfants de Dieu ! « Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons [futur], n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons, que quand il sera manifesté, nous serons semblables à Lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3:2). Les mots nous manquent pour décrire la sensation que nous ressentirons, alors que nous allons vivre cet évènement si magnifique de voir Dieu tel qu’Il est. Mais je peux vous assurer une chose : j’ai très hâte de vivre cette réalité !

Verset 23 d’Apocalypse 21 : « Et la ville n’a pas besoin du soleil, ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau. » Ce n’est pas que le soleil et la lune n’existeront plus. C’est plutôt que leur lumière ne sera plus nécessaire, avec la présence même de Dieu et de l’Agneau. Notez bien les mots utilisés pour décrire la source de la lumière. C’est la gloire de Dieu qui l’éclaire, et c’est l’Agneau qui est son flambeau. Le nom de Jésus n’est pas utilisé ici, afin de ne pas donner l’impression qu’on parle de deux personnes distinctes. Le mot Agneau est utilisé pour représenter Jésus en tant que l’homme dans lequel la Parole de Dieu vivait. Quand Christ est mort, c’est l’Agneau de Dieu qui est mort et non Dieu. Dieu ne peut pas mourir, car Dieu est éternel ! Voilà la pierre d’achoppement pour plusieurs. Ou bien ils n’acceptent pas Jésus comme étant 100 % homme et 100 % Dieu en même temps. Ou pire encore, ils acceptent Jésus en tant que prophète seulement, et rejettent complètement Sa divinité.

Jésus, cependant, avait l’Esprit sans limite : « Car Celui que Dieu a envoyé, dit les Paroles de Dieu, parce que Dieu ne Lui donne pas l’Esprit par mesure » (Jean 3:34). « Mais Dieu l’a ressuscité, ayant rompu les liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il [Jésus], fût retenu par elle [la mort] » (Actes 2:24). Si Dieu était vraiment mort pendant trois jours, comment aurait-Il pu Se ressusciter ? En utilisant les mots Dieu et l’Agneau, nous voyons clairement la manifestation du même et unique Dieu de deux façons différentes, en tant que Père et Fils en même temps. Notez aussi que le Saint-Esprit n’est pas mentionné ici comme étant une personne, mais plutôt comme la Puissance de Dieu. Car Dieu est Esprit (Jean 4:24), et Dieu est Saint (Lévitique 19:2). Alors, si Dieu est Saint et qu’Il est Esprit, Dieu est aussi le Saint-Esprit, une troisième manifestation du même et unique Dieu. Donc, la doctrine de la trinité, appliquée à Dieu, est diabolique et sans fondement !

Allons voir quelques versets pour prouver notre point. Aux Colossiens, Paul leur parle de Jésus : « En qui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés. C’est Lui [Jésus], qui est l’image [visible] du Dieu invisible, le premier-né de toutes les créatures » (Colossiens 1:14-15). La Parole de Dieu vivant en chair humaine était donc devenue l’image visible de Dieu, qui en tant qu’Esprit est invisible. Dans Jean 14:8-9, nous lisons : « Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père ? »

Regardons un autre passage où Paul nous décrit le Père et Jésus-Christ comme étant une seule et même personne. « Or lui-même Jésus-Christ, notre Seigneur, et notre Dieu et Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné une consolation éternelle, et une bonne espérance par sa grâce, veuille consoler vos cœurs, et vous affermir en toute bonne parole, et en toute bonne œuvre » (2 Thessaloniciens 2:16-17, version Martin).

Remarquez comme les verbes de ces deux versets sont au singulier (une seule personne), et de quelle manière la présentation de Paul est formulée. Il ne nous dit pas que Jésus et Dieu nous ont aimés et nous ont donné une consolation éternelle. Paul identifie Jésus comme notre Dieu et Père, exactement de la même façon que le prophète Ésaïe en annonçant la naissance future de Jésus : « Car un enfant nous est né, un Fils nous est donné, et l’empire est sur Son épaule ; on l’appellera l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le Père d’éternité, le Prince de la paix » (Ésaïe 9:5). Ce verset s’applique uniquement à Jésus !

Dans la version Louis Segond de 2 Thessaloniciens 2:16-17, avec les  commentaires de Scofield (manuscrits corrompus), les verbes consolent et affermissent sont mis au pluriel, mais avec un renvoi qui se lit comme suit : « Litt. console… et affermisse ». Ce qui importe et qui saute aux yeux, c’est que dans le grec original du Texte Reçu, les verbes sont au singulier et que Scofield a refusé de les traduire au singulier, sachant fort bien que cela contrevenait à la doctrine de la trinité. Et c’est ainsi pour tous ceux qui ont traduit une version où une autre de ces versets avec une trinité en tête. Pourtant, dans le Texte Reçu, nous voyons sans l’ombre d’un doute que, lorsque Paul parlait du Père et de Jésus-Christ, il parlait de la même personne. Pour une étude plus approfondie sur la doctrine de la trinité, je vous invite à lire mon document intitulé Dieu est-Il une trinité ?

J’aimerais aussi profiter de cette occasion pour éclaircir ici un autre point. Pour ceux qui se sont toujours demandé quelle est la différence entre la Première et la Deuxième Résurrection, cette différence est énorme ! Dans Hébreux 11, nous voyons une définition détaillée de la foi. Ce chapitre nous donne les noms de quelques-uns de ceux qui sont morts dans la foi de cette Première Résurrection. Dans la deuxième partie du verset 35, nous voyons que certains chrétiens ont dû subir le martyre pour Jésus. Cependant, quelle fut leur réaction face à ce martyre ? « …d’autres furent torturés, n’ayant point accepté de délivrance [au plus fort de leurs tortures, ils ont refusé de renier Jésus, même si on leur offrait de s’en sortir] pour obtenir une meilleure résurrection. » Inscrivez-le dans vos notes ! Une meilleure résurrection !

Revenons dans Apocalypse 20:6 : « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! » D’abord, ils sont assurés d’être immortels. « La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux. » Beaucoup mieux que le fameux clonage qu’on essaie de nous vendre aujourd’hui pour assurer l’immortalité aux plus riches ! Mais il y a davantage : « …mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et régneront avec lui mille ans. » Donc, des rois et des sacrificateurs qui vont régner sur la terre, comme on peut voir dans Apocalypse 5:10.

La Deuxième Résurrection n’aura lieu que mille ans plus tard. Cette Première Résurrection est destinée aux rois, les prémices du Royaume ! Il est alors question de ceux qui dirigeront les nations qui seront formées d’abord durant le Millénium par les survivants de la Grande Tribulation des temps de la fin. A ces nations viendront s’ajouter tous ceux qui se convertiront lors de la Deuxième Résurrection. Des nations d’immortels pour éventuellement administrer l’univers entier sous la charge de ces rois.

Dans Apocalypse 21:24, il est écrit : « Et les nations qui auront été sauvées, [durant le Millénium ainsi que ceux qui se convertiront lors de la Deuxième Résurrection] marcheront à Sa lumière, et les rois de la terre [les Élus] y apporteront leur gloire et leur honneur. » Il y aura donc une hiérarchie dans le Gouvernement de Dieu, des rois dirigeant des nations. Une hiérarchie, toutefois, dans laquelle tous les participants de cette Famille divine seront immortels et interminablement bienheureux, car leurs responsabilités seront tellement diversifiées qu’il n’y aura aucune place pour l’ennui !

Allons voir Jean 14:2, où Jésus Lui-même nous dit ici : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père… » Plusieurs postes différents dans cette maison de Dieu. « …si cela n’était pas, » continue Jésus, « je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. » Si toutes les places étaient pareilles, pourquoi prendrait-Il le temps de les préparer ? Mais quand Jésus Lui-même aura déterminé la position de chacun de Ses Élus, Il nous déclare, dans la deuxième partie du verset 3 : « Je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai [i.e., à ce moment-là, lors de Son retour] vous y soyez aussi. » Lors de Son retour, nous serons toujours avec Lui ! Cela fait référence au seul et unique enlèvement de Ses Élus lors de Son retour à la fin de la grande tribulation, et non avant.

Revenons dans Apocalypse 21:24 : « Et les nations qui auront été sauvées, marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire et leur honneur. » Il ne fera jamais nuit, dans cette nouvelle Jérusalem, car c’est la gloire de Dieu qui va l’éclairer. Il y a un merveilleux symbolisme ici. Ces nations d’immortels qui auront été sauvées, issus du Millenium ainsi que de la Deuxième Résurrection, se convertiront grâce à la lumière de la vérité venant de l’Esprit de Dieu. Elles pourront alors marcher éternellement à Sa lumière. Et celui qui porte le flambeau pour tout diriger, c’est l’Agneau, qui a versé Son sang pour rendre le salut possible. Qui donc est mieux qualifié pour porter ce flambeau ? Car Lui seul était digne d’ouvrir les sceaux, et Il demeure toujours digne.

Remarquez, maintenant, que les rois, ceux de la Première Résurrection, y apportent leur gloire aussi. Donc, tout vient de Dieu, et l’Agneau, le Flambeau, dirigera toutes les opérations. Le bonheur dans une unité parfaite ! Verset 25 : « Ses portes ne se fermeront point chaque jour, car il n’y aura point de nuit. 26On y apportera la gloire et l’honneur des nations. » Quelle belle façon de nous déclarer que, pour ceux qui ont droit d’accès à la ville, les portes ne seront jamais fermées, car ils seront citoyens à part entière pour l’éternité ! Dans le monde actuel, nous fermons habituellement les portes de nos maisons la nuit, car nous voulons nous protéger du danger venant de l’extérieur. Mais ici, le danger n’existera plus ! Car tout ce qui aurait pu être souillé a été détruit dans le feu de la géhenne.

Verset 27 : « Il n’y entrera rien de souillé, ni personne qui s’adonne à l’abomination et au mensonge, [or, voici ceux qui entreront] mais ceux-là seuls qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau. » Alors, pourquoi fermer les portes ?

Nous arrivons maintenant au chapitre 22 qui nous donne une description de certaines activités dans la ville. Verset 1 : « Après cela, l’ange me fit voir un fleuve d’eau vive, clair comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. 2Et au milieu de la place de la ville, et sur les deux bords du fleuve, était un arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois : et les feuilles de l’arbre étaient pour la guérison des Gentils. » Quel portrait glorieux de l’immortalité ! Vous avez ici le « fleuve d’eau vive » et « l’arbre de vie » dans une ambiance où les serviteurs de Dieu sont maintenant impliqués dans une myriade de projets sans fin. Nous avons deux magnifiques symboles, ici. Il y a ce fleuve d’eau vive. Les fils de Coré nous en parlent environ mille ans avant même la naissance de Jésus.

Allons voir le Psaume 46. Ce cantique est dirigé vers les serviteurs de Dieu et nous décrit la protection divine durant la grande tribulation. Tout ceci nous est clairement décrit dans les versets 2 à 4 et 7 à 12. Mais en plein milieu de ce cantique, nous sommes projetés vers la nouvelle Jérusalem et ce magnifique fleuve. Regardons le verset 5 : « Le fleuve et ses canaux réjouissent la cité de Dieu, le lieu saint des demeures du Très-Haut. » Notez le pluriel à demeures. Donc, cette cité de Dieu est la demeure des saints, le refuge éternel de l’Église. C’est un espace sacré et inviolable où sont situées les demeures du Très-Haut. Cela nous confirme ce que Jésus avait déclaré dans Jean 14:2 où Il nous a dit : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. »

Psaumes 46:6 : « Dieu est au milieu d’elle ; elle ne sera point ébranlée. Dieu lui donne secours dès le retour du matin. » La présence de Dieu sera toujours là. Allons voir maintenant Ézéchiel 47:12 où le prophète nous parle aussi de ce fleuve : « Et près de ce torrent, sur ses bords, des deux côtés, croîtront des arbres fruitiers de toute espèce, dont le feuillage ne se flétrira point, et dont les fruits ne cesseront point ; chaque mois, ils en produiront de nouveaux, parce que les eaux sortiront du sanctuaire ; leur fruit sera bon à manger, et leur feuillage servira de remède. »

Revenons maintenant à Apocalypse 22:2. Ici nous voyons, au milieu de la place de la ville, et notez-le bien, sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie. Cet arbre symbolise donc tous ces arbres fruitiers dont parle Ézéchiel. Nous avons vu l’arbre de la vie pour la première fois dans le livre de la Genèse. Son fruit était disponible à nos premiers parents. Mais ils ont été séduits par Satan à croire que la connaissance du bien et du mal était déjà en eux. Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était de manger de l’autre arbre, celui de la rébellion contre Dieu. En mangeant de cet arbre ils ont cru qu’ils étaient déjà divins. Cela ne vous fait-il pas penser à l’enseignement de plusieurs groupes religieux d’aujourd’hui ?

Quelle fut la réaction de Dieu face à Adam et Ève ? Dans Genèse 3:22, Dieu nous dit : « Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. » Il se prend déjà pour Dieu, car il a décidé de déterminer lui-même ce qui est bien et ce qui est mal ! « Et maintenant prenons garde qu’il n’avance sa main, et ne prenne aussi de l’arbre de vie, et qu’il n’en mange, et ne vive à toujours. » Dans cette condition, sous l’inspiration de Satan, il se prenait pour Dieu ! Sachez, chers amis, que le Nouvel Âge et les religions orientales n’ont absolument rien inventé. Satan a séduit l’humanité entière avec ce mensonge depuis la création des êtres humains ! L’humanité entière, privée du Saint-Esprit, en a souffert les conséquences.

Mais ce Dieu d’amour, dans Sa bonté infinie, a permis que chaque humain puisse apprendre que la vraie connaissance du bien et du mal devait absolument venir de Lui. Pour le comprendre, cependant, chaque individu devait accepter le sacrifice de Jésus comme étant le seul qui pouvait corriger tous les ravages causés par Satan, donc une guérison spirituelle. Un sacrifice merveilleux qui redonnait accès au Royaume en guérissant spirituellement celui qui l’accepterait. Avec cet accès ouvert de nouveau à l’arbre de Vie, le converti doit s’engager à être instruit par Dieu maintenant, tout en rejetant tous les enseignements du « dieu de ce siècle ». Voilà le genre de personnes avec qui Dieu peut travailler pour former Ses Élus.

Au chapitre 22 de l’Apocalypse, nous voyons ce même arbre de vie dans la Jérusalem nouvelle où tous sont maintenant immortels. Ces fruits à tous les mois symbolisent alors de nouvelles connaissances venant de Christ, à Ses serviteurs d’une façon régulière et continuelle. C’est pourquoi les feuilles, dans le contexte du verset 2, servaient, ou étaient disponibles, dans le passé, pour la guérison spirituelle des non croyants, afin de les amener à Dieu. Il y a donc une dualité prophétique dans ce verset. Dans le passé les feuilles étaient pour la guérison spirituelle de l’humanité. Pour l’avenir le fruit devient une source de nouvelle connaissance sans fin, symbolisé par ces fruits douze fois par année. Notez encore le chiffre douze associé au peuple de Dieu.

Suite à ce miracle, nous voyons, au verset 3 : « Il n’y aura plus aucun anathème… » Fini les malédictions ! Que du bonheur ! « …et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs le serviront. 4Ils verront sa face… » Nous le verrons enfin tel qu’Il est, dans toute Sa splendeur, Sa gloire et Sa majesté ! « …et son nom sera sur leurs fronts, » Enfants de Dieu, inscrit sur nos fronts !

Verset 5 : « Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera… » Donc, symboliquement parlant, toute notre connaissance future nous viendra directement de Dieu. C’est Lui qui va nous éclairer. « …et ils régneront aux siècles des siècles. » C’était d’ailleurs le plan original lors de la création de nos premiers parents. L’arbre de vie ne leur était pas défendu. Au contraire, Dieu voulait qu’ils s’alimentent de son fruit. Le seul qui était défendu était l’arbre de la connaissance du bien et mal, selon eux, et qui avait la mort comme conséquence.

Regardons ce que Jésus a déclaré le Dernier ou Grand Jour, lors d’une fête des Tabernacles, dans Jean 7:38 : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. 39 Or, il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. » Dans Apocalypse 22, ce fleuve symbolise le Saint-Esprit qui émanera d’une collectivité composant ce Royaume de serviteurs qui régneront aux siècles des siècles. Et l’arbre de vie, comme nous avons vu, est un symbole de Jésus Lui-même qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ! » (Jean 14:6).

Dans Jean 10:9, Jésus a dit : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera de la pâture. » Donc, Jésus est aussi la porte, symbolisée par ces énormes perles qui ornent les douze portes de la ville sainte ; des portes par lesquelles seuls les Enfants de Dieu pourront entrer et sortir. Les pâtures sont l’univers entier. Alors, nous voyons fleurir de cette magnifique scène un ministère merveilleux ! D’abord, nous allons former collectivement une puissance surnaturelle au service de Jésus, travaillant avec Lui, dans une joie indescriptible. Nous porterons toujours Son nom, tout comme l’épouse porte le nom de son époux, et en est fière. Nous aurons cette intimité fraternelle avec Jésus, car nous le verrons face à face, nous le verrons tel qu’Il est, maintenant, dans toute Sa gloire ! Finalement, nous régnerons avec Lui aux siècles des siècles à transformer l’univers entier.

Nous allons voir la fin de cette révélation de Jésus dans le prochain message. En attendant, prenez, s’il vous plaît, le temps de méditer sur ce que nous avons déjà étudié. Posez-vous seulement une question : dans le contexte de ce que nous avons couvert jusqu’ici, croyez-vous qu’il sera possible de nous ennuyer ? Jamais ! Adam et Eve avaient reçu l’ordre d’entretenir le jardin d’Éden afin de le garder toujours beau. Dans ce même esprit, nous allons sans cesse découvrir des choses nouvelles, anticiper des changements, et continuellement modifier et embellir ce qui a déjà été fait. Et nous le ferons au niveau universel, avec une gratitude constante envers Jésus, et avec une louange éternelle à la Toute Puissance de Dieu.

Comment ne pas désirer Son avènement, sachant fort bien que Son avènement sera synonyme d’accomplissement éventuel et certain de tout ce qu’Il nous a promis ?

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