D.003 – Smyrne, la persécutée ; Pergame, la séduite

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Apocalypse 2:8-17

Par Joseph Sakala

Quand nous contemplons ce qui se passe dans le monde depuis quelques temps, nous avons nettement l’impression que le chrétien devrait vivre chaque jour avec le journal dans une main et la Bible dans l’autre. On dirait que l’un requiert l’autre pour comprendre. Le journal devrait normalement avoir comme objectif premier de nous faire part des événements visibles qui ont lieu à différents endroits sur la terre. Mais une mise en garde devient absolument nécessaire ici, car les journaux, et tous les médias en fait, sont manipulés depuis au-delà d’un siècle, de telle manière que les gens n’ont pas vraiment accès aux nouvelles véridiques. Pratiquement tout est décanté au compte goutte par les grandes puissances qui contrôlent les agences d’information.

Gardons toujours à l’esprit que les journaux restent le premier outil de propagande que les individus de « la synagogue de Satan » se sont ingéniés à manipuler dans le but de fausser l’information en général. De plus, les grandes agences de presse (AFP, Reuter, APC, etc.), soit internationales ou nationales, leur appartiennent. Pour de plus amples informations, consultez les Protocoles des Sages de Sion. Heureusement, l’Internet fait encore exception jusqu’à maintenant et c’est par ce moyen que Dieu nous révèle les événements mondiaux qui collent également à Sa Parole et Sa Prophétie. Cependant, il faut faire preuve de discernement, car il y a incontestablement n’importe quoi sur Internet ! Il devient subséquemment la responsabilité de chaque personne de vérifier toute chose.

Alors, les événements majeurs, que l’on pourrait avantageusement comparer aux prophéties de la Bible, sont soigneusement camouflés et occultés par les médias aux yeux de la masse des citoyens par les manipulateurs des nouvelles. Satan ne veut absolument pas que les gens soient éveillés aux prophéties. Peu importe, cependant, car la Bible va au-delà des événements qui nous sont révélés, et même ceux qui nous sont cachés. Elle pénètre dans le domaine invisible où c’est la sagesse de Dieu qui détermine ce qui prendra place sur cette terre.

Pour bien comprendre le monde dans lequel nous vivons, il faut alors étudier ces deux domaines, visible et invisible. La compétence de l’Apocalypse est d’ouvrir ce domaine qui nous est invisible, d’une façon toute particulière. En étudiant ce livre magnifique, nous allons apprendre, non seulement ce qui doit arriver sur cette terre, mais aussi ce qui se passe dans la vie des chrétiens maintenant, alors que les évènements des derniers jours se préparent déjà en coulisse.

Ceci nous est présenté sous forme de lettres envoyées par Jésus à Ses sept Églises qu’Il avait Lui-même choisies. Car ces lettres nous étalent certaines attitudes que chaque chrétien doit éviter, ou bien corriger. Elles nous déclarent aussi les choses que Christ veut que nous fassions dans notre cheminement spirituel. N’oublions jamais que ces sept Églises existaient en même temps, dans le même pays, et étaient toutes des Églises de Dieu. Situées à quelques centaines de kilomètres les unes des autres, ces congrégations étaient pourtant complètement différentes à cause de l’influence de la société qui les entourait. Ceci est une preuve évidente qu’aucune congrégation n’est à l’abri d’une telle influence. C’est alors le rôle de chaque chrétien de combattre ces influences environnantes.

Les conditions existantes dans ces Églises, dès la fin du premier siècle, nous dévoilent aussi les étapes par lesquelles l’Église entière devait passer, dès ses débuts et ce, jusqu’à l’avènement de Jésus. Toutes ces choses seront portées à notre attention, car Jésus S’occupe d’abord de Son Église avant de nous dévoiler le reste de la prophétie. Les convertis sont l’armée du Seigneur et comme toute armée bien adaptée, elle doit connaître la véritable mission de son existence et de son utilité, sinon elle combattrait dans les ténèbres. Notre véritable mission doit être claire et Jésus veut S’assurer que Son armée combattra dans la lumière vers un but spécifique qui est le Royaume à venir.

De plus, il est primordial que les généraux d’armée sachent prendre connaissance des tactiques de l’ennemi en présence. C’est pour cette raison que le Grand Général en chef, Jésus-Christ, dévoile à Ses soldats les actions stratégiques de l’ennemi à combattre, Satan et ses hordes, démoniaques et humaines. L’armée qui découvre les manœuvres de l’ennemi a toutes les chances de remporter la victoire. Paul nous a dit qu’il avait combattu le bon combat et que la victoire lui était acquise. À nous, maintenant, à faire de même en étudiant attentivement le Plan de campagne de notre Général toutes étoiles, Jésus-Christ !

Reportons-nous à présent à Apocalypse 2:8. Si vous vous souvenez, dans le message précédent, nous avons étudié l’Église d’Éphèse qui avait un problème : elle avait perdu son premier amour. Poursuivons, maintenant, avec Sa lettre à Smyrne.

Smyrne la persécutée

Smyrne était une belle ville sur le bord de la mer Égée, située à environ 60 kilomètres au nord d’Éphèse. Elle était l’une des villes les plus prospères de cette province d’Asie. Au fond de la ville, à l’intérieur des terres, se trouvait une colline appelée Pagos. Plusieurs temples païens furent érigés autour de son sommet, formant un cercle donnant l’impression d’une couronne. En effet, la ville fut appelée La couronne de l’Asie. Cela explique pourquoi Jésus fait référence à une autre sorte de couronne, un peu plus loin dans cette lettre.

Vous noterez que tout au long de Ses exhortations aux Églises, Jésus Se sert de chaque détail pertinent dans les villes concernées afin d’encourager les Siens. Smyrne était un des grands centres d’adoration de l’Empereur. Vers l’an 26, durant le règne de César Tibère, un temple fut érigé en son honneur. Imaginez maintenant ces chrétiens qui, une fois par année, devaient choisir entre déclarer que Jésus est Seigneur ou que César est Seigneur. C’était le test d’allégeance par lequel chaque citoyen de cette ville devait passer. Alors, l’Église vivait sous une pression énorme, souvent persécutée parce qu’elle refusait d’invoquer que César était Seigneur.

Il y avait aussi une grande communauté juive dans cette ville, qui témoignait ouvertement son agressivité envers ces chrétiens. Au verset 9, Jésus aborde immédiatement ce problème en leur disant : « Je connais tes œuvres, et ta tribulation, et ta pauvreté (quoique tu sois riche)… » Selon cette évaluation, nous percevons une Église sous pression. Smyrne, en passant, veut dire « myrrhe ». Ce nom convient bien à l’état de cette congrégation, car la myrrhe est un parfum dont l’odeur est relâchée par la pression. Voilà une Église écrasée par la persécution venant de son entourage. Il était alors très ardu d’être chrétiens à Smyrne car ils vivaient constamment entre deux extrêmes. Lors des assemblées, ces disciples manifestaient beaucoup d’amour dans l’Église. Donc, dans ce sens, elle était riche. Cela devait fortement affermir ces chrétiens dans leur foi. Tandis qu’à l’extérieur, dans la ville, il y avait toujours cette hostilité persistante, cruelle et soutenue venant des Juifs. Donc, ces chrétiens vivaient entre ces deux extrêmes.

Remarquez, maintenant, comment Jésus Se révèle à eux au verset 8 : « Voici ce que dit le Premier et le Dernier, qui a été mort, et qui a repris la vie. » Il S’identifie par des extrêmes ! « Le Premier et le Dernier », « le mort et le vivant ». Il Se présente véritablement comme le Seigneur même des extrêmes ! Il est le Maître en charge de tous les événements et de toutes les conditions entre les deux extrêmes aussi. Vous rappelez-vous ce qu’Il a dit à Ses disciples juste avant Son ascension au ciel ? « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18). Il est le Seigneur universellement.

Cette déclaration de leur Sauveur a certainement dû encourager ces chrétiens, surtout venant de la bouche même de Jésus. La première chose qu’Il leur dit, au verset 9, c’est « …je connais ta tribulation… » Ils étaient dans la détresse, écrasés de tout bord et de tout côté. Il faut admettre une réalité évidente ici. Le but premier de Satan est d’enrayer systématiquement tous les enfants de Dieu à cause de la grande promesse qui les attend dans le Royaume. Subséquemment toute occasion qui se présente pour accomplir ce but lui est favorable et il en profite pleinement. Les guerres, les purifications ethniques, les révolutions et tout acte terroriste sont pour Satan un endroit idéal pour manifester sa colère en inspirant ces atrocités à ceux qui lui sont réceptifs. Donc, c’est aussi ce que les Églises ont dû endurer en Europe sous le régime communiste, alors qu’on les poursuivait avec acharnement et sans relâche, les empêchant de se réunir pour rendre gloire à Dieu.

La deuxième chose que Jésus leur exprime c’est : « …je connais ta pauvreté… » Mais qu’est-ce qui pouvait les rendre pauvres ? Smyrne était pourtant une ville prospère. C’était sans aucun doute cette persécution, où l’on saccageait leurs maisons et l’on volait leurs biens. Ceci fut chose commune dans toutes les persécutions de l’histoire, et celles contre l’Église ne font pas exception. Et, en plus de cela, ces chrétiens devaient se contenter de faire des travaux minables au salaire minimum, car c’est vraisemblablement tout ce qui leur était rendu disponible. Mais l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres, soutenu par leur fraternisation chaleureuse malgré les conditions extérieures, les rendait riches, selon Jésus. Pour Jésus, c’est la seule richesse qui compte, celle qui vient d’un cœur rempli d’amour pour Dieu, ainsi que pour les frères et les sœurs. Ces chrétiens de Smyrne disposaient de cette sorte d’amour.

La troisième chose que Jésus leur dit au verset 9 : « je connais les calomnies de ceux qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais qui sont une synagogue de Satan. » Il y avait une campagne de salissure contre ces chrétiens par l’élite pharisaïque de ces Juifs, fondée sur des mensonges, des calomnies et des ouï-dire. Vous rappelez-vous quand Jésus a dit, dans Jean 6:54, « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang, a la vie éternelle… » ? Ces chrétiens communiaient en prenant le pain et le vin, pour célébrer la résurrection de Jésus et la vie éternelle qui nous vient par cette résurrection. Avons-nous oublié que nous sommes réconciliés au Père par la mort de Jésus ? Mais nous sommes sauvés par Sa vie ! Sa résurrection ! On voit cela dans Romains 5:10. Pas de résurrection, pas de salut. Tout comme Jésus avait déclaré à Nicodème, dans Jean 3:5-6 : « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. » Il faut littéralement naître de nouveau, immortel dans une résurrection, pour pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu.

Ces chrétiens du premier siècle obéissaient à ce commandement de Jésus de se nourrir de la Parole de Dieu, parce qu’ils l’ont compris. Or, parce qu’ils déclaraient ouvertement qu’ils mangeaient le corps de Christ et buvaient Son sang, on les traitait de cannibales. Les gens les regardaient avec dédain, tout horrifiés, les accusant même de manger la chair de leurs morts ! Les langues malpropres, vous savez, ont toujours existé…

Imaginez la pression endurée par ces chrétiens. Demeurant fidèles à Christ, ils refusaient aussi de visiter les temples païens pour rendre hommage à César et à ses dieux. Donc, on les appelait athées, et on les traitait avec arrogance et mépris. Ces Juifs les entendaient souvent déclarer qu’ils s’aimaient les uns les autres. C’était un autre commandement de Jésus. Alors, on les accusait de se réunir pour s’adonner à des orgies remplies de pratiques sexuelles immorales ! Ce sont ces calomnies qui étaient à l’origine des persécutions. Elles leur venaient constamment de ces faux Juifs. Oh, ces Juifs étaient des descendants physiques d’Abraham, et ils avaient leur synagogue à Smyrne, mais, tout comme les pharisiens qui harcelaient Jésus sans cesse, et à qui Jésus avait dit qu’ils avaient le diable pour père, ces Juifs persécutaient maintenant les disciples de Christ.

Les Juifs talmudistes, imprégnés de leurs traditions, ont toujours rejeté Jésus comme étant le Messie. Alors, pour eux, adorer Jésus-Christ était une hérésie méritant la mort ! C’est ce qu’ils pensaient à l’époque de Jean et c’est ce qu’ils déclarent encore aujourd’hui ! Cette ligne de pensée, inspirée par nul autre que Satan, leur a bien servi pour persécuter les véritables disciples de Jésus durant tous les siècles jusqu’à ce jour. C’est d’ailleurs ce point névralgique de discorde qui amènera la grande persécution des temps de la fin que nous aurons l’occasion d’étudier plus loin dans notre examen de l’Apocalypse.

Ces Juifs qui n’étaient pas circoncis de cœur (Romains 2:28-29), étaient toutefois vendus corps et âme aux idées talmudiques. C’était la preuve évidente qu’ils n’avaient pas la perspicacité spirituelle d’Abraham. Alors Jésus les appelle une « synagogue de Satan », loin d’être de véridiques descendants d’Abraham. Saviez-vous que la disposition la plus pénible à redresser dans l’esprit d’un accusateur, ce sont les ragots, les calomnies, et la diffamation qu’ils dirigent vers quelqu’un ? Car l’accusé se trouve dans un inévitable dilemme : s’il se défend, on dit qu’il se justifie ; s’il se tait, alors tout ce qu’on a dit de lui doit être vrai. Pris d’un bord comme de l’autre. Voilà ce que ces chrétiens de Smyrne vivaient inlassablement, mais ils supportaient tout dans la foi. Toutefois le pire demeurait à venir.

Au verset 10, Jésus leur dit : « Ne crains rien des choses que tu auras à souffrir ; voici, le diable va jeter en prison quelques-uns de vous, afin que vous soyez éprouvés. » Voici la première fois que Jésus utilise le mot « diable » dans ce livre de la révélation. Christ leur dit qu’Il est le Premier et le Dernier, mais Il va permettre que ces choses arrivent, et que le diable en mette quelques-uns en prison. Lisez un peu l’Histoire et vous verrez que les prisons romaines étaient des endroits terribles. Quand on était trop nombreux, pour faire de la place aux nouveaux prisonniers, on exécutait quelques-uns de ceux qui s’y trouvaient déjà. On était loin de nos prisons modernes où, pour faire de la place aux nouveaux venus, on en sort d’autres après avoir purgé à peine le tiers ou le sixième de leur sentence. Pas à Smyrne !

Mais Jésus leur déclare trois choses encourageantes afin de les consolider. La première : quelques-uns seulement seraient mis en prison, afin d’être éprouvés. Nous avons parfois l’impression que Dieu va certainement apprendre quelque chose sur nous par ces épreuves. C’est faux ! Dieu connaît déjà nos cœurs ; Il sait ce que nous pouvons endurer avant même que nous soyons courbaturés. Pensez-vous que Dieu aurait permis à Satan d’éprouver Job comme il l’a fait, s’Il n’avait pas su d’avance que Job passerait au travers ? N’oublions jamais que : « Dieu est fidèle, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il vous en donnera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10:13). Non, Dieu connaissait Job. Dieu n’apprend absolument rien, mais nous, oui !

L’épreuve est pour nous, afin de nous former, nous raffermir dans la persévérance et pour nous faire voir notre croissance spirituelle. Elle est là pour faire développer notre certitude en Dieu, par le biais de notre foi. Dans l’épreuve, c’est comme si nous étions soudainement dépouillés de tous les supports artificiels sur lesquels nous pouvions nous appuyer, pour Lui dévoiler enfin jusqu’à quel point nous avons appris à ne nous appuyer que sur Jésus. L’épreuve nous enseigne à dépendre entièrement de notre Sauveur. Voilà son but : elle nous fait grandir dans notre préparation à régner un jour.

La deuxième chose que Jésus leur dit, au verset 10, c’est que ce sera pour un temps limité : « …et vous aurez une affliction de dix jours. » Nous ne connaissons pas les circonstances exactes dans lesquelles certains chrétiens avaient été emprisonnés, mais puisque Jésus l’a clairement dit, c’est sans doute arrivé à Smyrne. Il est fort envisageable que le conflit entre ces faux Juifs et les chrétiens relevait directement de la Loi vs la Grâce. Les Juifs des synagogues tenaient mordicus à la Loi de Moïse, non pas à cause de la Loi en tant que telle, mais parce qu’ils y avaient bâti au préalable tout un système de pouvoir. Et ils se servaient de ce système pour écraser le peuple. Donc, il leur fallait absolument museler ces chrétiens qui venaient brouiller leur eau en libérant les convertis du peuple d’un joug abondamment accablant.

Ce qui est cependant encourageant, c’est que le Seigneur avait déjà établi un temps limite, et l’épreuve ne pouvait pas aller au delà de cette limite. Nulle puissance sur cette terre, incluant celle du diable, n’avait le pouvoir de les faire souffrir onze jours. Jésus avait établi le nombre à dix et quand Il dit dix, c’est dix ! C’est ce qu’Il fait aussi, d’ailleurs, avec toutes nos épreuves. Il fixe un temps, et déjà Il nous prépare à nous en sortir. « Sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais que la patience ait une efficacité parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant en rien » (Jacques 1:3-4). Dieu paraît associer patience avec perfection, vertu que tout chrétien doit éventuellement développer. C’est d’ailleurs l’exhortation même de Jésus quand il nous a déclaré, dans Matthieu 5:48 : « Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait ». S’il vous plaît, méditez là-dessus, quand vous avez des épreuves. Cela vous aidera.

Lorsque Jésus a dit que tout pouvoir Lui avait été donné dans le ciel et sur la terre, ce n’était pas une plaisanterie de Sa part ! Jésus savait exactement ce qu’Il disait. Quand Il nous dit qu’Il ne nous laissera pas souffrir au-delà de nos forces, Le croyons-nous vraiment, ou voyons-nous encore ce petit bébé fragile, rempli du Saint Esprit, certes, mais seulement humain pour nous défendre ? Si oui, nous avons encore du chemin à faire dans notre cheminement spirituel ! Beaucoup de chemin à parcourir.

La troisième chose que Jésus leur dit, à la fin du verset 10 : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. » Son intention, bien sûr, était d’établir un contraste avec cette couronne de l’Asie que nous avons vue au début. Vous souvenez-vous de ces temples païens bâtis sur le sommet du mont Pagos ? Ils formaient une couronne terrestre, signe de statut, de fierté et d’orgueil accordé à cette ville. Mais Jésus leur promet quelque chose de bien meilleur : une couronne de vie éternelle ! Une couronne de gloire !

Il n’y a aucune comparaison possible entre les souffrances que nous endurons présentement et la gloire que Dieu nous prépare. Paul nous déclare : « Car j’estime qu’il n’y a point de proportion entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir, qui sera manifestée en nous. En effet, la création attend, avec un ardent désir, que les enfants de Dieu soient manifestés » (Romains 8:18-19). Paul nous déclare pareillement que nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire (2 Corinthiens 4:17). La Parole de Dieu nous rassure quant au fait que nous sommes constamment encouragés dans nos afflictions et que ces épreuves sont en train de former quelque chose de très précieux en nous, afin de recevoir éventuellement cette gloire éternelle.

Prophétiquement parlant, ce que cette petite Église a dû endurer représente aussi la grande époque des persécutions et des martyrs chrétiens jusqu’à l’an 320, lors du couronnement de Constantin, le premier soi-disant empereur chrétien. J’insiste sur l’expression « soi-disant chrétien », car nous y reviendrons un peu plus loin. Dès les années 50, l’Église de Rome avait déjà été corrompue par plusieurs fausses doctrines au point qu’il n’y restait que peu de véritables chrétiens. Simon le Magicien avait déjà fait ses ravages après avoir été rabroué par Pierre à Jérusalem, alors qu’il voulait acheter la puissance du Saint-Esprit. (Actes 8:9, 18-23). Ses adeptes ont persécuté les Apôtres par leur jeu en coulisse, faisant martyriser un grand nombre de vrais chrétiens. Paul lui-même fut maltraité par ces Juifs, qu’il eut à combattre après sa propre conversion durant tout le reste de sa vie.

Cette période est historiquement identifiée comme l’âge des martyrs. Remarquez que ce ne fut pas la seule période où des chrétiens furent martyrisés. Il y en a eu dans tous les siècles, même au 20ième siècle, et beaucoup au 20ième siècle. Ce qui rendait cette première période si épouvantable, ce sont les façons atroces utilisées pour torturer ces pauvres chrétiens. Je vous ferai grâce des détails, mais il y a un livre, écrit par un M. Fox, intitulé Fox’s Book of Martyrs, qui explique tout en détail, pour ceux qui ont des estomacs capables de digérer de telles histoires. Dans Hébreux 11:37, Paul ne fait qu’effleurer certaines méthodes qui avaient été utilisées.

Un des grands martyrs, à Smyrne, était un évêque du nom de Polycarpe. En l’an 155 après J.-C., à l’âge de 86 ans, on l’avait condamné à être brûlé au bûcher. Savez-vous pourquoi ? Il a refusé d’évoquer que César est Seigneur ! Et il y a tenu mordicus jusqu’au bout. Avant que le feu ne consume son corps, il fit un éloquent témoignage sur son amour pour Christ. Pour l’empêcher de continuer, il fut tué d’un coup d’épée. Polycarpe n’a pas eu peur de donner sa vie pour Jésus. Pour cet homme, son lieu de refuge était en Jésus, entièrement convaincu que sa vie lui serait rendue, un jour, pour l’éternité. Dans sa jeunesse, Polycarpe avait personnellement connu l’apôtre Jean. Il est fort possible qu’il ait même entendu de ses lèvres le récit de cette révélation que nous sommes en train d’étudier.

Durant cette époque de persécutions, il y eut aussi dix édits ou ordonnances de la part des différents empereurs afin de persécuter les chrétiens. Donc, la prophétie était double. Certains disciples à Smyrne ont été emprisonnés pendant dix jours, mais durant cette phase historique jusqu’à Constantin, dix édits de persécution ont également été proclamés contre tous les chrétiens. Le premier fut ordonné par Domitien, en l’an 96 après J.-C., suivi de neuf autres jusqu’à Dioclétien, qui abdiqua en l’an 305 pour être succédé par Constantin.

Au verset 11, Jésus S’adresse aux individus dans l’Église : « Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l’Esprit dit aux Églises… » Remarquez le pluriel. Vous noterez, dans toutes ces lettres, que ce que l’Esprit déclare à chaque Église doit être écouté et suivi par toutes les Églises. Et aujourd’hui, ceci s’applique à toutes les Églises de par le monde entier. Pouvez-vous imaginer quelle belle société existerait sur cette terre si toutes les églises du monde mettaient en pratique ces instructions de Christ ? Ce serait le bonheur, mais hélas… Ensuite, Jésus termine en disant : « Celui qui vaincra, ne recevra aucun dommage de la seconde mort. » Quelle assurance magnifique pour nous de savoir que, si nous obéissons à Dieu, Jésus nous fait la promesse formelle d’une vie éternelle où la seconde mort ne pourra pas nous toucher !

Ceux qui persisteront à dire : « Je ne veux rien savoir de Christ ! Je veux qu’Il S’enlève de ma vie », auront leur récompense aussi. Jésus respectera leur décision, mais ces individus ne pourront jamais faire partie du Royaume de Dieu. « Or je dis ceci, frères ; c’est que la chair et le sang ne peuvent [pas] hériter le Royaume de Dieu » (1 Corinthiens 15:50). Ce Royaume sera réservé exclusivement aux immortels. Cependant, la fin de ce livre nous confirmera quel sera le sort réservé aux rebelles. Et je vous assure que ce ne sera pas une vie éternelle dans un feu qui ne consume pas. Une souffrance sans fin en « enfer » n’est PAS ce que la Bible enseigne. Une mort éternelle, coupée de la grâce de Dieu et de Son amour, OUI !

Chacun est libre, et à chacun de choisir. Mais à ceux qui veulent entendre et obéir, Jésus nous dit : « Vous n’avez rien à craindre, je vous donnerai l’immortalité. Vous serez éternellement avec moi. » C’est ce qu’Il vient de nous dire dans Apocalypse 2:11. Avec cette assurance, la joie de Paul était telle que, dans Romains 8:38, il déclare : « Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, 39Ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Chaque chrétien est de ce fait appelé à être fidèle à Dieu jusqu’à la mort, peu importe de quelle manière viendra cette mort. Voilà ce que signifie donner sa vie à Christ ! Ceux qui furent martyrisés étaient-ils moins consacrés que ceux qui ont été protégés ? Au contraire, Paul nous dit qu’ils n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection (Hébreux 11:35). La souffrance, pour eux, était devenue secondaire. La résurrection était le seul but dans leur esprit. Ils se sont tournés vers Christ qui leur a donné la force d’endurer et de témoigner pour Lui. Je suis convaincu que leurs souffrances ne sont pas allées au-delà de leurs forces. Le but de Jésus n’est pas de nous faire souffrir ou nous laisser souffrir, mais plutôt de Lui prouver que nous sommes prêts à cheminer jusqu’au bout pour Lui.

Pergame la séduite

Poursuivons, maintenant, avec l’Église de Pergame. Dans Apocalypse 2:12, Jésus dit à Jean : « Écris aussi à l’ange de l’Église de Pergame : Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants. 13Je connais tes œuvres, et le lieu que tu habites où Satan a son trône. » Nous voyons, par cette déclaration, qu’il y a tout un contraste entre cette Église et celle de Smyrne. Cette dernière endurait la persécution et le martyre ; Pergame faisait face à la séduction et à la corruption, comme nous allons le voir.

Souvenez-vous que le diable a deux façons d’agir : ou bien il vous écrase par de l’hostilité et la persécution, ou bien il vous séduit pour vous attirer dans une situation dangereuse. Ou bien c’est par la violence d’un lion rugissant, ou bien c’est par la séduction, se faisant passer pour un ange de lumière. Deux confections vieilles comme le monde, mais qui ont toujours fonctionné. Voici ce qu’il a fait à Pergame. Satan a utilisé la séduction pour miner cette petite Église, par des enseignements et des pratiques corrompus. Jésus S’identifie, ici, comme ayant une épée aiguë à deux tranchants. Nous avons étudié ce symbole dans le premier message (D.001), mais dans Hébreux 4:12-13, le symbole est encore mieux identifié comme étant nul autre que la Parole de Dieu. « Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des mœlles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur ; et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant Lui, mais toutes choses sont nues et entièrement découvertes aux yeux de celui auquel nous devons rendre compte. »

Notez ce symbole et ces versets, car chaque fois que le symbole revient, il veut toujours dire la même chose. Jésus peut donc nous réveiller à la réalité au point de nous faire comprendre ce que nous n’avons jamais compris auparavant. Jésus peut aussi nous faire voir les choses comme Dieu les voit. Il peut nous motiver en touchant directement notre cœur. Vous rappelez-vous, le jour de la Pentecôte, quand Pierre a eu fini de parler, et comment les gens avaient été vivement touchés au cœur ? Ce fut au point de s’écrier : « Hommes frères, que ferons-nous ? » (Actes 2:37). C’est ça, la puissance de Sa Parole ! Elle touche la raison, la conscience et surtout le cœur ! Elle nous mène vers la conversion et le salut.

Pergame était la capitale romaine de cette province d’Asie. Située à environ 80 kilomètres au nord de Smyrne, elle était aussi un centre d’adoration païen. Il y avait un temple pour honorer César. Mais Jésus identifie Pergame comme l’endroit où était le trône de Satan ! À la fin du verset 13, Jésus dit que la demeure de Satan, ou son quartier général, si vous voulez, était situé dans cette ville. Plusieurs érudits de la Bible sont d’accord avec cette évaluation, parce que, sur une colline surplombant la ville, il y avait un genre de « trône-autel » pour adorer leur dieu des dieux, Zeus. Zeus est un des nombreux noms d’emprunt de Satan, et qui descend directement du culte de Nemrod. C’est d’ailleurs le nom que les Romains donnèrent à Nemrod, et dont Satan se servait pour se faire adorer.

C’était un trône de près de quarante pieds [12,3 m] de haut que chaque citoyen pouvait facilement voir d’un peu partout. Ce trône était tellement vénéré que Jésus appelle ce grand centre d’adoration païen « le trône de Satan ». Dans les années 1880, un archéologue allemand, qui travaillait à Pergame, a fait déménager ce trône en Europe. Aujourd’hui, vous pouvez le voir dans le Musée de Pergame situé dans Berlin Est. Imaginez ! Cela fait au-delà de cent ans que ce trône est situé là ! Quand Hitler et ses nazis ont saisi le pouvoir, en Allemagne, devinez où était situé son quartier général… Berlin Est. Satan déménage son trône là où ça fait son affaire pour utiliser ceux dont il se sert pour détruire les humains. Il est le dieu de ce monde et, pour le moment, le vrai Dieu, le Dieu Tout Puissant le permet.

Jésus félicite cette Église, au verset 13, quand Il déclare : « …et tu retiens mon nom… » Sur ce point, ils sont demeurés forts. Ils avaient gardé la foi en la divinité de Jésus et Le prêchaient avec conviction et ce, malgré toutes les influences corrompues qui les entouraient. Saviez-vous que presque toutes les hérésies véhiculées aujourd’hui découlent ou prennent leurs racines dans le refus d’admettre la divinité de Jésus ? Cette hérésie circulait déjà au premier siècle. Le Nouvel Âge et les Témoins de Jéhovah n’ont rien inventé. Ceux qui niaient la divinité de Jésus, au premier siècle, portaient simplement un nom différent, c’est tout.

Le gros du travail de Satan, depuis la première venue de Jésus, fut de dénoncer Sa divinité. Car il savait qu’en réussissant ce tour de force il ouvrirait la porte à un salut personnel sans l’intervention divine. C’est d’ailleurs la doctrine principale du Nouvel Age extrêmement populaire en 2008, où chacun est devenu son propre dieu, annulant par le fait même la nécessité d’un Sauveur. Leur raisonnement est simple : Dieu ne peut pas pécher ! Alors, si je suis dieu, je n’ai pas à me repentir du péché et le sacrifice de Jésus fut inutile. C’est incroyable combien de millions de personnes ont adhéré à cette croyance et sont devenus membres de cette église, attachés à cette doctrine purement satanique. Mais l’Église de Pergame est demeurée fidèle dans cette croyance en la divinité de Jésus.

Deuxièmement, Jésus leur dit : « …tu n’as pas renié ma foi, même aux jours où Antipas, mon fidèle martyr, a été mis à mort au milieu de vous, où Satan habite. » « Antipas » veut dire contre tous. Nous n’avons pas beaucoup de détails sur cet homme, sauf qu’il aurait probablement été le premier martyr durant cette persécution romaine à Pergame. Cependant, selon la tradition (et j’ai bien dit la tradition), ce chrétien aurait tenu tête à ses persécuteurs en refusant de renier Christ et en tenant ferme à la doctrine sur la divinité de Jésus. À cause de cela, les soldats romains avaient décidé d’en faire un exemple pour intimider les autres.

Très bientôt, les véritables chrétiens seront confrontés aux mêmes ordonnances de renier Jésus-Christ. Sous le Nouvel Ordre Mondial, déjà en préparation dans les coulisses du pouvoir, les Sept Lois de Noé ― fausses lois inventées par les conspirateurs talmudistes ― seront instituées à l’échelle mondiale. Or, la première loi interdira tout culte rendu à un autre dieu que celui des Juifs de la Synagogue de Satan. Il sera donc formellement interdit d’adorer Jésus en tant que Christ et Sauveur, sous peine de décapitation par la guillotine. C’est sérieux ! Les guillotines sont déjà entreposées dans des camps militaires ! Revenons néanmoins à la prophétie de Jésus.

À Pergame, les païens adoraient un bœuf en fonte, qui était une représentation d’un de leurs dieux. On y insérait des viandes par une ouverture en arrière du bœuf et on allumait un feu sous l’animal pour rôtir ces viandes. Selon la tradition, ils ont lié Antipas et l’ont placé dans ce bœuf par cette ouverture. Ensuite, ils ont allumé un feu sous le bœuf pour le chauffer à blanc. Voilà le prix qu’Antipas a dû payer pour avoir tenu ferme contre tous ses persécuteurs. Mais Jésus l’appelle Son fidèle martyr. Il lui donne le même nom par lequel Il est Lui-même identifié dans Apocalypse 1:5 ! Témoin ou martyr fidèle ! La récompense d’Antipas sera grande dans le Royaume.

La majorité des membres de cette congrégation à Pergame était convertie et correcte. Mais, dans les années 90, deux choses minaient déjà cette Église. La première, c’était que certaines gens s’étaient attachés à la doctrine de Balaam. Lisez vous-mêmes l’histoire de cet homme dans Nombres, aux chapitres 22 à 24. Balaam était un faux prophète, embauché par Balak, roi de Moab, pour maudire Israël. Mais chaque fois qu’il essayait de le faire, il ne le pouvait pas, car l’Esprit de Dieu était sur lui et, quand il ouvrait la bouche pour maudire, il se mettait à bénir Israël. Méchant problème ! On peut voir la puissance du Saint-Esprit en action ici. Dieu ne lui permettait tout simplement pas de maudire Son peuple. Alors, pour atteindre le but pour lequel il avait été embauché, il a engagé de belles filles moabites pour séduire les jeunes hommes israélites, et pour se livrer à la débauche avec eux. Ces jeunes femmes invitaient le peuple aussi à participer aux sacrifices de leurs dieux. Elles ont donc réussi à les amener à pécher par la corruption. C’est ce que vous voyez dans Nombres 25:1-2.

La contrefaçon de ceci, à Pergame, était l’acceptation par certains membres de forniquer ensemble. Ces gens étaient confortables avec cette pratique, niant même la nécessité de se marier. C’était cela, la doctrine de Balaam que Jésus dénonce carrément au verset 14. Et comme si cela n’était pas assez, un autre petit groupe s’était infiltré dans la congrégation, au verset 15, également dénoncé par Jésus : les Nicolaïtes, dont le nom veut dire « vainqueurs du peuple ». Non seulement avaient-ils adopté la doctrine de Balaam, mais ils l’ont amplifiée en dominant sur certains disciples. De quelle façon ? Ils se disaient les bénéficiaires des révélations intimes de Dieu, non disponibles aux autres chrétiens, parce qu’ils avaient une relation toute spéciale avec Lui.

C’est exactement cet argument qu’utilisent les Juifs talmudistes de la kabbale. Selon eux, la kabbale est la révélation des vérités secrètes que Dieu aurait cachées dans la Torah, et qui ne sont révélées qu’à certains rabbins initiés. Aujourd’hui nous trouvons des pasteurs avec cette attitude kabbaliste, remplis de leurs révélations intimes de Dieu, dans à peu près toutes les églises du monde, autant chez les évangéliques que les protestantes, sans oublier le catholicisme. Ce sont nos Nicolaïtes modernes avec précisément les mêmes arguments pour dominer sur leurs congrégations. Certains messies  du 20ième siècle ont tellement bien dominé sur leurs fidèles qu’ils les ont amenés à la mort. Souvenez-vous de Jim Jones, David Korech, l’Ordre du Temple Solaire et autres…

Ces Nicolaïtes de Pergame prétendaient remplacer le sacerdoce lévitique et, se disant « convertis » à Christ, ils se sont ainsi infiltrés dans l’Église. Ces gens utilisaient leur pouvoir de séduction pour dominer sur les plus faibles, ainsi que pour satisfaire leur appétit sexuel. Ils incitaient les chrétiens à ne pas observer les décisions qui avaient été prises à la réunion apostolique qui avait siégé à Jérusalem, en l’an 50. La liberté, disaient-ils, leur en donnait le droit. Toujours cette fameuse liberté tordue qui revient pour se donner des droits qui ne viennent pas de Dieu. La vérité nous libère du péché, mais ne nous donne jamais le droit de pécher !

Au troisième siècle, les gnostiques (ces gens qui savent tout), avaient une secte de Nicolaïtes qui prônait aussi la liberté de la chair. Les spécialistes de ces doctrines, de nos jours, n’ont rien inventé. C’est toujours le même Satan qui utilise les mêmes sortes de personnes pour tenter de contrer le Plan de Dieu. Vive la loi du moindre effort ! Et les gens accourent vers ces sectes, profondément convaincus qu’on peut être sauvé dans nos péchés. Certains ont même le culot de prêcher que le péché impardonnable n’existe PAS. Ces hommes outragent la parole de Jésus qui a déclaré : « Mais quiconque aura blasphémé contre le Saint-Esprit, n’en obtiendra jamais le pardon ; mais il sera sujet à une condamnation éternelle » (Marc 3:29). Jésus S’adressait aux mêmes observateurs de la Tradition talmudique de Son temps, dont bon nombre, au fil des siècles, sont devenus des dirigeants ecclésiastiques modernes. Des pasteurs qui parlent de la Grâce, mais qui enchaînent le peuple par des ordonnances et des lois qu’ils n’observent pas eux-mêmes. Certains vivent même d’une manière dissolue, si on en juge d’après les scandales publiés dans les journaux.

Regardons ce que Jude, le frère de Jésus, dit de ces gens au verset 4 : « Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps ; des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution… » Étant sous la grâce, leur statut spécial avec Dieu, disaient-ils, leur permettait de commettre ces bavures en toute liberté. Mais Jude nous dit que leur condamnation est écrite depuis longtemps, car en changeant la grâce de Dieu en débauche, ou dissolution, ils « … renient Dieu, le seul Dominateur, et Jésus-Christ, notre Seigneur. » Regardez maintenant ce qu’il dit de ces impies au verset 19 : « Ce sont des hommes qui se séparent eux-mêmes, gens sensuels, n’ayant pas l’Esprit. »

Avez-vous déjà réfléchi à la possibilité que certains pasteurs ne sont même pas convertis à Christ et vous prêchent leur version humaine de la Parole de Dieu ? C’est fort, ça ! S’il vous plaît, chers amis soulignez ce verset. Soyons sur nos gardes. N’ont pas le Saint-Esprit tous ceux qui prétendent le posséder. Le Saint-Esprit se manifeste dans les actions, les œuvres et le comportement de l’individu dans lequel Il vit. « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Matthieu 7:16). Sondez les esprits, comme nous dit Jean, pour voir quel esprit anime ceux qui veulent vous séduire. N’ayez pas peur de leur faire passer le test à savoir si leur comportement est biblique ou satanique.

Vous savez, les années changent, mais pas ces doctrines tordues. Dans les temps modernes, on a vu les Jim Jones, David Korech, et certain groupes Mormons et compagnie exercer une suprématie totale sur les femmes de leurs églises. La prêtraille catholique, les jésuites, les faux évangélistes, les rabbins et tutti quanti exercent depuis des siècles un ascendant tyrannique sur leurs ouailles. Ils ont tous prouvé jusqu’où la cupidité et la soif de pouvoir peuvent pousser un « pasteur » charismatique à agir, que se soit au point de vue doctrinal, économique, social ou sexuel. Jones, Korech et compagnie n’ont même pas été les pires. Ces hommes, pourtant, se disaient irréprochables, au-dessus de toute accusation possible, parce qu’ils avaient une « relation directe » avec Dieu. Ils dominaient ainsi en dictateur sur leurs disciples, se donnant même le droit de coucher avec leurs femmes. Pourtant, Jésus n’a-t-Il pas dit : « Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur » ? Pas votre dominateur, votre serviteur ! Mais serviteur comme Jésus était Serviteur, avec douceur, mais aussi avec fermeté et surtout avec droiture face à la Parole de Dieu !

Ceci n’était pas le cas à Pergame, avec ces dominateurs que Jésus expose. Au verset 16, Il leur dit : « Repens-toi donc ; sinon je viendrai bientôt à toi, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. » S’il faut corriger, Christ peut corriger. Mais c’est leur repentir qu’Il désire avant tout. Prophétiquement parlant, Pergame représente la période de l’ascension de Constantin au pouvoir jusqu’à l’établissement de la papauté, au 6ième siècle. C’était la période des grands conciles, comme celui de Nicée et d’autres, pour déterminer la vraie doctrine sur la personne de Christ. On avait établi comme doctrine les deux natures de Christ, c’est-à-dire, divine et humaine, à part entière et en même temps. C’était au quatrième siècle. C’est bizarre qu’au début du 21ième siècle, certains ont des problèmes à accepter cette doctrine.

Sous Constantin, les persécutions ont cessé. Et il y eu un mariage entre l’Église et l’état. En passant, Pergame veut dire « mariage » ; les mots monogame et bigame viennent de la même racine. Malgré cette vision de la croix dans le soleil, Constantin n’était pas un vrai chrétien. Il adorait le dieu soleil ; il a donc pris plusieurs pratiques païennes pour les injecter dans l’Église où elles furent introduites progressivement sous forme de célébrations religieuses chrétiennes. Une précision s’impose ici. Cette Église que Constantin a mariée à l’état, n’était plus que l’ombre de ce que Jésus avait fondé le Jour de la Pentecôte. Sauf quelques convertis qui devaient se cacher constamment durant toutes ces persécutions successives, elle n’était plus le Corps de Christ depuis longtemps. Il s’agissait d’une église polluée par les ravages des loups ravisseurs.

« Car je sais qu’après mon départ, il s’introduira parmi vous des loups ravisseurs, qui n’épargneront point le troupeau ; et qu’il s’élèvera parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin d’attirer les disciples après eux » (Actes 20:29-30). Ce que Paul avait prédit aux anciens d’Éphèse est arrivé, par ceux qui depuis plusieurs générations avaient pollué et dilué la vérité. Cette église romaine au 4ème siècle était donc très minée par le travail de sape de la paganisation du christianisme, ce que Constantin est simplement venu achever. Il était donc facile pour lui de faire accepter cette mouture satanique de la tradition des hommes.

De cette façon, les païens pouvaient facilement se « convertir » sans complètement abandonner leurs vieilles pratiques religieuses. C’est ainsi que Constantin, le Souverain Pontife de son temps, était le chef politique de l’Empire romain, ainsi que le chef de cette religion formée à l’Image de son royaume. Cette chrétienté diluée était devenue très populaire et fut considérée comme la religion de tout l’empire. Et, dans ce sens, elle est aussi devenue un royaume semblable aux autres royaumes du monde. Mais pour maintenir cette puissance, l’Église catholique est devenue très stricte et dominatrice sur ses fidèles. Ceci a évidemment causé beaucoup d’abus de pouvoir, sans oublier les énormes souffrances infligées à ceux qui refusaient de se soumettre à cette autorité.

Mais revenons à Pergame. Au verset 17, Jésus dit : « Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l’Esprit dit aux Églises ». Pas seulement celle-ci, mais aux sept Églises. Le chrétien doit corriger tout ce qu’il reconnaît comme pouvant être son propre problème dans ce qui est dévoilé à ces Églises. Notre croissance spirituelle est le résultat direct de ce que nous avons accepté de changer par la correction. « À celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de la manne cachée ; et je lui donnerai un caillou blanc, et sur le caillou sera écrit un nouveau nom, que personne ne connaît que celui qui le reçoit. »

À ceux qui obéiront aux avertissements de ces lettres, Jésus promet deux bénédictions : 1) la manne cachée et 2) ce nom nouveau représentant une intimité très personnelle avec Jésus. Dans Jean 6:32, Il nous parle de cette manne, ce « pain de Dieu est celui qui est descendu du ciel et qui donne la vie au monde. » Au verset 51, Jésus déclare : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » Donc, cette manne cachée représente cette promesse de l’immortalité pour l’individu en qui Jésus vit ! Ce qu’on mange entre dans notre corps et devient une partie de nous. Il faut donc se nourrir de la Parole de Dieu, afin qu’Elle puisse aussi faire partie de nous ! Alors, étudiez la Bible et vivez selon SON enseignement !

Accompagnant cette manne, il y a ce caillou blanc avec un nom nouveau écrit dessus. Les Romains utilisaient les cailloux blancs comme la marque d’une faveur spéciale. Le nom nouveau dont Jésus parle devient alors un signe de grande intimité, car Lui seul et celui ou celle qui le reçoit connaîtront le nom inscrit dessus. Ce nom sera donc propre à ce chrétien et à cette chrétienne pour l’éternité. Si nous demeurons fidèles à Jésus, jusqu’à la fin, en corrigeant ce que nous avons à changer, nous aurons cette intimité avec Jésus, dans l’immortalité.

Ceux qui ont un lien sincère avec quelqu’un à qui l’on peut confier des choses intimes, sachant que cela va demeurer là, connaissent déjà en partie comment cela sera. Mais cette fois, ce sera avec le Maître à qui l’univers entier a été confié ! Et cette intimité ira en grandissant dans cette fraternité éternelle avec Lui. Voilà ce que Jésus désire pour chacun de nous.

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