D.086 – Histoire occultée des faux hébreux : les Khazars – Partie 1

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L’Histoire occultée des Faux Hébreux :

LES KHAZARS

 

LES JUIFS MODERNES NE DESCENDENT PAS D’ISRAËL !

Version française de la lettre adressée par Benjamin H. Freedman au Docteur David Goldstein

Titre original :

Facts are Facts,

the Truth about the Khazars

Traduit et annoté par Ferdinand

« Suis-je donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? »

Épître aux Galates 4:16

 

Avertissement de

Mission : Moisson des Élus

Lors de la lecture du document suivant, nous vous prions de bien vouloir tenir compte du fait que, au moment de la rédaction du présent livre, à la fin des années ’50, M. Benjamin H. Freedman s’était converti au catholicisme, ce qui, tout sincère fut-il, ne faisait pas de lui un véritable chrétien. S’il fut chrétien, c’était grâce à sa lecture de la Bible et à ses convictions personnelles.

Il s’adressait à un certain Docteur Goldstein qui, d’après ce que l’on peut déduire, était un prêtre catholique prônant que le catholicisme procédait du judaïsme. M. Freedman croyait sans doute que le Docteur Goldstein était tout simplement mal informé. Mais, si l’on en croit les citations que M. Freedman fait des paroles du Docteur Goldstein, nous pouvons croire que ce dernier était plutôt un genre de Jésuite crypto-Juif dont la fonction était de contribuer à intoxiquer les catholiques et les chrétiens en général en leur faisant croire que les « Juifs » (prétendus ou autoproclamés) étaient la race élue.

La personne qui a exécuté la traduction du texte de M. Freedman, un prénommé Ferdinand, ayant par ailleurs fait un excellent travail de traduction, semble également catholique (quoique nous ne pouvons en être sûr). Nous vous demandons d’en tenir compte dans les nombreux commentaires qu’il formule en notes de bas de page.

Savoir que le catholicisme est infesté de Juifs talmudistes depuis des siècles nous aide à comprendre certaines alertes de M. Freedman vis-à-vis la hiérarchie catholique dont il s’affligeait de voir l’inertie face à ses révélations. Nous en comprenons le pourquoi à cause de la pourriture qui règne en maître depuis des siècles au Vatican.

Que cette lecture vous soit profitable.

Roch Richer

 

Préface

Benjamin H. Freedman :

Benjamin Freedman fut élevé comme un « juif non pratiquant ». Il vivait à New York, et devint un homme d’affaire très efficace, et très riche. À une certaine période de sa vie, il était le principal actionnaire de l’immense Compagnie des Savons Woodbury.

Il fut témoin, et même un peu acteur, des manipulations qui permirent aux talmudistes de dominer la politique et les médias des États-Unis. Dans ses différentes fonctions au service des intérêts sionistes, il eut l’occasion d’avoir un grand nombre d’entretiens personnels et approfondis avec sept présidents des États-Unis.

À la fin de la seconde Guerre Mondiale, il fut écœuré par ce à quoi il avait assisté, et il devint dès lors un « transfuge du sionisme ». Il décida de révéler tout ce qu’il pourrait. Il rompit avec le judaïsme, et se convertit au catholicisme. En 1946, il fonda la Ligue pour la Paix et la Justice en Palestine ; puis passa le reste de sa vie, et une grande partie de sa fortune considérable, à lutter contre la tyrannie sioniste qui enserrait les États-Unis. Il consacra à cette activité plus de 2 millions et demi de dollars, tirés de son portefeuille personnel.

L’ironie du sort voulut que ce transfuge fut justement l’une des personnes qui devait avoir le plus de choses à raconter ; Benjamin Freedman avait appartenu au plus haut niveau de l’organisation juive. Il a connu personnellement : Bernard Baruch, Samuel Untermyer, Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, Joseph Kennedy, et John F. Kennedy. Comme on l’a dit, Monsieur Freedman était très riche, et disposait d’un carnet d’adresses exceptionnel, ce sont sans doute les raisons qui l’ont maintenu en vie.

Le magazine Commentary, publié par le Comité Israélite Américain, l’appelle régulièrement : « le Juif antisémite ».

Arnold Forster, un haut fonctionnaire de la Ligue Anti-Diffamation du B’nai B’rith (A.D.L. : une sorte de CIA privée, travaillant pour le compte d’Israël, et qui épie les faits et gestes des patriotes américains), a défini Benjamin Freedman comme un « riche apostat juif, mu par la haine de soi » ; car lorsqu’un Juif non-talmudiste a une critique à faire sur les Juifs talmudistes, il est inévitablement mu par la haine de soi… il n’y a pas, il ne peut pas y avoir d’autre explication possible ! Mais Benjamin Freedman va nous montrer que tout repose sur une définition correcte du mot « Juif ».

Introduction

Dr David Goldstein LL.D.

960 Park Avenue

New York City

 

SPECIAL DELIVERY

Astor Post Office Station

Boston, Massachusetts

 

le 10 Octobre 1954

Mon cher Docteur Goldstein,

 

Vos œuvres exceptionnelles en tant que converti au catholicisme m’ont impressionné à un point tel que je dois vous avouer ne pas connaître d’exemple analogue au vôtre dans toute l’histoire moderne. Votre dévotion à la doctrine et aux dogmes de l’Église catholique défie toutes mes tentatives de description par des mots. Oui, les mots me manquent pour cela.

En tant que vigoureux prédicateur de la foi chrétienne, si constant et si déterminé dans la défense des principes, des programmes, et de la politique de l’Église catholique romaine, votre détermination sans faille a toujours été une véritable source d’inspiration pour ce nombre incalculable de personnes qui cherchent si courageusement à s’engager dans vos traces.

En considération de votre illustre position, je vous avoue qu’il m’a fallu un grand courage pour oser vous écrire cette si longue lettre. Je prie donc pour que vous lisiez mes paroles en gardant à l’esprit le verset 16 du chapitre 4 de l’Épître aux Galates : « Suis-je donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? », et j’espère que vous me ferez l’honneur de méditer sur le sens profond de ce verset, avant de réagir à tout ce que je vais vous dire.

C’est véritablement pour moi une source de grand plaisir et de joie authentique de pouvoir vous saluer enfin, malgré tous les inconvénients de la correspondance. J’éprouve une déception profonde de devoir faire votre connaissance de cette manière. Ma joie actuelle serait bien plus intense si j’avais eu le privilège de pouvoir vous saluer en personne pour l’occasion de notre première rencontre.

Notre excellent ami commun essayait depuis longtemps d’arranger entre vous et moi une première entrevue. J’espère toujours que nous en aurons l’opportunité. J’attends avec plaisir de vivre un tel jour dans un futur qui ne soit pas trop éloigné, et à un moment qui vous conviendra parfaitement.

Vous découvrirez dans cette lettre un grand nombre de raisons qui justifieront pleinement l’urgence avec laquelle j’ai dû mettre fin à toute temporisation pour entrer de plein pied en contact avec vous. Vous découvrirez que cette urgence ne fait que refléter la gravité de la crise qui met aujourd’hui en péril la permanence de la foi chrétienne dans cette lutte ancestrale qui fit d’elle la force spirituelle et sociale la plus efficace pour le développement du bien être de toute l’humanité, dans une mission divine qui n’avait de considération ni pour une race particulière, ni pour une religion particulière, ni pour une nationalité particulière.

Votre dernier article est paru au mois de septembre dans le Bulletin du G.C.P.I., la publication officielle de cette organisation qui s’est baptisé : La Grande Confraternité de ceux qui Prient pour la paix et la bienveillance envers Israël… Le titre de votre article (« Ce que pensent les Juifs aujourd’hui »), et la vocation du G.C.P.I. rappelée sur la première page (« Faire connaître et promouvoir l’apostolat chrétien entrepris parmi Israël »), me poussèrent immédiatement à saisir par les cheveux l’occasion de vous présenter mes commentaires. Je sollicite donc votre indulgence si ma lettre présente les défauts de la spontanéité qui lui a donné naissance.

Ce fut toutefois avec beaucoup de répugnance que je me suis résigné à vous présenter mes commentaires de façon épistolaire ; j’ai longtemps hésité à le faire, mais compte tenu des circonstances, j’ai bien peur de n’avoir dû choisir que la seule et unique solution. Je prends donc le risque de les présenter à la gravité de votre jugement immédiat, sans la moindre réserve d’aucune nature. Mon vœu le plus sincère est que vous les acceptiez en vous revêtant du même esprit amical qui a présidé à leur rédaction. Je souhaite également que vous leur accordiez toute votre attention, et que vous me fassiez la grâce d’une réponse rapide témoignant du même esprit d’amitié, esprit fraternel, pour lequel je vous remercie par avance.

Pour les plus grands intérêts de cette noble cause, à laquelle vous continuez à consacrer tout votre temps ainsi que vous l’avez toujours scrupuleusement fait depuis déjà plusieurs décennies, je vous invite très respectueusement et très sincèrement à étudier attentivement les données qui vont être présentées ici. Je vous suggère également de prendre toutes les mesures que vous jugerez nécessaires, et qui seront le résultat logique de vos conclusions. Au milieu de cette guerre idéologique, invisible et intangible, qui se livre pour la défense de l’immense héritage chrétien contre ses ennemis consacrés, une attitude favorable de votre part serait un pas capital vers la victoire. En revanche, votre simple passivité se muerait immédiatement en un recul sensible de l’effort global.

Vous souscrivez probablement à cet adage selon lequel il est préférable d’allumer une seule bougie plutôt que de rester assis dans les ténèbres, et bien j’ai toujours pensé moi aussi qu’il dépeignait une attitude très sensée et très saine. Certes, les tentatives solitaires que j’ai déjà entreprises pour donner la lumière à ceux qui sont dans les ténèbres, pourraient avoir le même résultat auprès de vous qu’auprès de ce nombre considérable de personnes qui demeurent la preuve vivante de tous les échecs que j’ai connus au cours des trente dernières années. Mais dans votre cas et jusqu’au jour d’aujourd’hui, je suis resté assez optimiste.

J’ai toujours nourri l’espoir, pas tout à fait vain me semble-t-il, qu’un jour, l’une de ces chandelles se transformerait en un véritable brasier, comme un tison qui dort dans une grange et se réveille tout d’un coup pour déchaîner un immense feu de prairie, appelé à traverser de part en part toute la nation, avant d’illuminer pour la première fois les vastes horizons d’un avenir rénové. Voyez-vous, c’est dans ce rêve irréductible que je puise le courage qui me maintient sur le champ de bataille, avec en face de moi, toute cette étrange étrangeté à laquelle l’histoire de ma vie m’a évidemment soudé.

Depuis des milliers d’années, il a été dit avec justesse qu’à la fin « c’est toujours la vérité qui prévaut ». En effet, nous savons tous que la vérité peut se révéler d’une force infinie. Mais hélas, jusqu’à ce jour, nul n’a vu la vérité se mettre en marche toute seule. Personne n’a jamais vu la vérité quitter son point mort sans qu’un apôtre ne lui ait dûment communiqué la poussée minimale qui puisse contrebalancer son inertie. Sans cela, la vérité ne bougera pas, et ne fera bouger personne. Elle ne nous conduira jamais au port, mon cher Docteur Goldstein. Et de fait, je ne vous cache pas mon chagrin de voir combien souvent la vérité ne fut qu’une petite fille mort-née. Compte tenu de votre influence, votre aide se révélerait ici d’un secours inestimable.

D’un autre côté, la vérité, bien que correctement prêchée, fut fréquemment piétinée par une propagande délibérément contraire ; propagande des plus fanatiques, qui ne connaît ni trêve, ni répit. Les événements récents, qui comme vous le savez furent d’envergure mondiale, nous fournissent un témoignage assez éloquent des dangers pour la civilisation inhérents à cette technique. Cette déloyauté envers la vérité est un crime de trahison contre l’humanité tout entière. Et je pense, mon cher Docteur Goldstein, que vous devriez faire très attention de ne pas devenir sans le savoir l’un des nombreux rouages de la propagande dont je vais parler, ni d’apparaître a posteriori comme complice dans l’une des nombreuses affaires qui ont éclatées dans son sillage ces dernières années.

Car que se soit sans le savoir, sans le vouloir, ou sans en avoir l’intention, les principaux acteurs de notre histoire nous ont presque tous fait des discours où la vérité se trouvait complètement déformée ; et on les a si bien crus, qu’aujourd’hui notre génération est une génération décomposée.

En 1492, il n’y a pas si longtemps, la Terre était encore représentée par les savants les plus en vue, comme étant de forme plane. Au cours de cette même année Christophe Colomb fut à même de prouver qu’il n’en était rien. Et dans l’histoire, les exemples de cette sorte abondent ; le certain peut être faux, quoiqu’on en dise.

Que ces prétendues sommités se soient rendues coupables de bêtise ou de simple indifférence, c’est une question qui n’a plus guère d’importance aujourd’hui. Soit ils ignorèrent complètement les faits que Christophe Colomb avait démontrés, soit ils les connurent, mais préférèrent s’abstenir de tout commentaire pour des raisons que l’histoire ne dit pas. Mais aujourd’hui, Mon cher Docteur Goldstein, aujourd’hui, une situation identique s’incarne sous nos yeux dans la crise que traverse la foi chrétienne. Et dire aujourd’hui la vérité sur ce que l’on sait, est le seul facteur qui décidera si la foi chrétienne doit survivre, ou déposer les armes devant ses ennemis consacrés. Aujourd’hui, la foi chrétienne est en train de vivre son heure de vérité.

Ainsi que vous l’avez déjà sans doute observé, aucune institution n’a pu rester à flot bien longtemps, si elle ne s’appuyait dès son origine sur un solide fondement de vérité. La foi chrétienne fut érigée sur la vérité, sur un socle inébranlable de vérité, par son fondateur Jésus-Christ. Si la foi chrétienne veut survivre, elle doit demeurer dans la vérité. La détérioration, puis la désintégration, et enfin la destruction de la foi chrétienne, se poursuivront inexorablement tant que la déformation délibérée de la vérité se substituera à la vérité elle-même. La vérité est un absolu. On est vrai, ou on ne l’est pas. Il n’y a pas de degrés : on n’est pas à moitié vrai, comme on n’est pas non plus à moitié honnête, ou à moitié loyal. Il n’y a pas ici de compromis possible.

Mon cher Docteur Goldstein, vous avez sans doute déjà observé qu’en voulant faire un peu de bien d’un côté, les personnes « bien intentionnées » déclenchent souvent un mal irréparable de l’autre. Chacun de nous finit par rencontrer cette expérience bien amère. Ainsi, le jour d’aujourd’hui vous montre dans le perpétuel sacrifice de tous vos efforts et de toute votre énergie, dans le but émérite de faire entrer les « Juifs » (prétendus, ou autoproclamés tels) dans le sein de l’Église catholique romaine, par le biais de la conversion à notre foi. Beaucoup de grâce et meilleure chance à vous, puissent vos efforts être couronnés d’un grand succès…

Mais mon cher Docteur Goldstein, je dois vous dire que votre travail contribue sans que vous ne le sachiez, et d’une manière non négligeable, à la dissolution de la foi d’un nombre considérable de chrétiens. Pour chaque gramme de bien que vous faites par la conversion d’un « Juif » (prétendu ou autoproclamé tel) vous déclenchez en même temps une tonne de mal, en détournant une multitude de chrétiens de leur foi ancestrale. Je vous présente tout de suite cette conclusion très sévère à laquelle je suis parvenu, car je sais que les révélations que je m’apprête à vous faire seront largement en mesure de la confirmer. De plus, vous savez comme moi qu’un grand nombre de conversions récentes, durent très vite être requalifiées comme des « conversions ratées », sur le plan de la foi bien entendu, mais comme des « noyautages réussis », sur un plan plus politique.

J’ai bien peur que vos prises de positions actuelles, ainsi que vos activités quotidiennes suscitées par un tel apostolat, ne nécessitent bientôt quelques révisions à la lumière des faits que vous allez connaître. La philosophie et la théologie que vous professez publiquement aujourd’hui, méritent sans le moindre délai une sérieuse reconsidération de votre part. Car tout ce que vous dites et tout ce que vous écrivez pourrait très rapidement provoquer une sorte d’éclatement de la foi chrétienne, à une échelle bien plus dévastatrice que tout ce que vous pourriez imaginer, du haut de votre tour d’ivoire. Il apparaît, mon cher Docteur Goldstein, que de nombreux chrétiens répètent plus ou moins consciemment tout ce que vous dites ou tout ce que vous écrivez ; et il en est de même des « Juifs » (prétendus ou autoproclamés) que vous cherchez à convertir. L’influence que vous exercez devient maintenant un danger véritable, je me dois de le porter à votre attention.

La réaction dont vous allez faire preuve face à ce que vous allez lire, peut devenir le verdict le plus important jamais prononcé au cours des derniers siècles, dans le domaine de la défense de la foi chrétienne. Je vous recommande donc sincèrement de ne pas perdre de vue la grande responsabilité qui va être la vôtre maintenant, et j’espère que vous allez étudier cette lettre dans le moindre détail, depuis son premier mot, jusqu’à son tout dernier. Tous ceux qui vous connaissent ont la chance de savoir combien cette question vous est précieuse. Par votre détermination à suivre les nobles idéaux que vous vous êtes fixés pendant toutes ces années, où vous avez si vaillamment œuvré pour la grandeur de la foi chrétienne, vous vous êtes acquis toute cette admiration dans laquelle vous baignez aujourd’hui. Toute notre Église, que vous choisîtes par un acte libre et courageux de votre volonté lorsque vous étiez encore à la fleur de l’âge, est bien plus fière de vous qu’elle ne l’était déjà dès votre conversion.

Mais malgré ceux qui le nient partout et en permanence, les événements de ces dernières années ont attesté sans plus laisser le moindre doute, que la foi chrétienne se présente désormais avec un pied dans la tombe, et un autre pied sur une peau de banane, en parlant figurativement je vous l’accorde. Mon cher Docteur Goldstein, ne pas s’en rendre compte serait se fermer définitivement à toute réalité, et choisir de ne plus voir les évidences. Je crois que vous êtes bien trop réaliste pour vous autoriser ainsi à vous duper vous-mêmes.

Il est manifeste que la foi chrétienne est aujourd’hui au carrefour de sa destinée. Au cours des 20 siècles de son histoire, la mission sacrée des chrétiens n’avait jamais rencontré de péril aussi grand que celui qu’on observe actuellement. La foi chrétienne va avoir besoin des défenseurs les plus loyaux de toute son histoire. Personne ne peut minimiser la gravité de la situation[1]. Il y a urgence.

Quand les chrétiens du monde libre ne pourront plus exercer publiquement leur foi, nous aurons connu le dernier jour du christianisme. Ce que connaissent déjà 50 % des humains pourrait très vite se propager à toute la population du monde. C’est même très probablement ce qui devrait se produire, si le cours des choses suit la tendance actuelle. Une maladie maligne ronge le monde comme un cancer, elle se propage de manière géométrique, comme des cellules cancéreuses. Elle se révélera sûrement fatale si des mesures d’une extrême rigueur ne sont prises très vite pour l’endiguer. Mais qu’est-il entrepris aujourd’hui pour la stopper, ou même seulement pour la ralentir ?

Mon cher Docteur Goldstein, vous souvenez-vous du nom de ce philosophe qui a dit : « il n’y a rien de permanent dans le monde, sauf le changement »[2] ? Et bien cette philosophie devra s’appliquer à la foi chrétienne elle aussi… Et mon autre question à 100 francs est de savoir si ce changement sera pour le meilleur, ou pour le pire… Le problème est aussi simple que cela. Or, si l’on continue à suivre pendant les 37 années qui viennent, la voie qui fut la nôtre au cours des 37 années qui précèdent[3], la foi chrétienne telle quelle est professée aujourd’hui aura complètement disparue de la surface du globe. Sous quelle forme se manifestera alors la mission de Jésus-Christ sur la Terre, voilà qui est aussi peu prédictible qu’inévitable.

Dans cette situation de crise, vous conviendrez qu’il ne serait ni très logique, ni très réaliste, de chasser une multitude de chrétiens du refuge que la foi chrétienne leur donne, pour l’avantage très relatif de faire entrer un nombre de « Juifs » (prétendus ou autoproclamés tels), proportionnellement dérisoire.

Il serait bien vain de nier que la foi chrétienne est partout dans le monde sur la défensive[4] ; et en prendre conscience est une source perpétuelle de consternation et de sidération pour le peu de chrétiens qui le peuvent. C’est ainsi, la foi chrétienne est partout bafouée, malgré toutes les immenses contributions qu’elle fit au progrès de l’humanité pendant presque 2000 ans.

Mon dessein n’est pas de dénoncer ici les conspirateurs qui se sont voués à la destruction de la foi chrétienne, ni de m’étendre sur la nature exacte ou sur l’étendue de cette conspiration. Cela demanderait la rédaction de plusieurs ouvrages. L’histoire des derniers siècles, et notamment les événements des dernières années, confirment l’existence d’une telle conspiration, j’en ferai toute la preuve une autre fois[5]. Un réseau mondial de conspirateurs diaboliques déploie jour après jour, avec la plus grande méthode, chacune des phases de son complot contre la foi chrétienne, alors que les chrétiens semblent dormir les poings fermés. Et le comble voyez-vous, c’est que le clergé manifeste plus d’indifférence à cette conspiration que les chrétiens eux-mêmes. On dirait que les prêtres ne veulent qu’une seule chose : enfouir leur tête le plus profond possible dans le sable de l’ignorance, comme l’autruche, qui selon la légende, agirait ainsi à l’approche du danger. Cette ignorance, ou cette indifférence de la part du clergé, a déjà porté un sérieux coup à la foi chrétienne, duquel elle pourrait bien ne jamais se relever complètement, si tant est qu’elle puisse un jour se relever. C’est si triste de voir le clergé chrétien collaborer à l’anéantissement de la foi chrétienne.

Dans cette crise, les chrétiens auraient besoin d’être bénis par une sorte de Paul Revere spirituel, qui sillonne la nation au galop, pour les avertir que leur pire ennemi fait route à vive allure dans leur direction[6].

Toutefois, il serait bien insuffisant de ne localiser que les adversaires qui nous assiègent de l’extérieur ; car il est d’une importance tout au moins égale d’identifier les forces de sabotage qui sont à l’œuvre au sein même de l’Église catholique romaine, et qui la rendent si vulnérable à ses adversaires extérieurs. Si avec le sérieux qu’on vous connaît vous vous atteliez à ce point particulier, vous pourriez rendre inopérationnels un nombre formidable des agents responsables de cette inquiétante situation.

Les âmes de millions de chrétiens qui, semble-t-il, vous sont complètement étrangères, sont très mal à l’aise par rapport au statut actuel de la foi chrétienne. Savez-vous que des dizaines de milliers de prêtres sont foncièrement troublés par les pressions que la hiérarchie ecclésiastique fait peser sur eux lorsqu’ils voudraient exprimer leur jugement naturel sur la situation ? Or, si donc les attaques provenant de l’intérieur pouvaient être neutralisées, la foi chrétienne se remettrait spontanément sur ses deux pieds, et ferait face à ses ennemis, aussi droite que le rocher de Gibraltar. Mais si une telle purge n’est entreprise très rapidement, la foi chrétienne va continuer à s’émietter ainsi tout doucement, jour après jour, avant de s’effondrer complètement. Un peu de prévention aujourd’hui nous évitera bien des déconvenues pour demain, vous pouvez me croire.

Sans oublier tout le respect que je dois à l’autorité ecclésiastique, et en toute humilité, je me retrouve avec une tâche bien difficile à accomplir… En effet, je voudrais déclarer ici publiquement que l’autorité ecclésiastique est la principale, si ce n’est la seule responsable de la présence de ces forces internes qui trahissent allègrement les intérêts de l’Église. Cette conclusion que je vous présente, condense à elle seule toutes les informations que j’ai pu répertorier jusqu’à aujourd’hui. Mon cher Docteur Goldstein, si vous désirez vraiment agir d’une manière constructive et réaliste, il va vous falloir « mettre les pieds dans le plat », sans vous inquiéter des petits doigts en l’air et autres grincements de dents. C’est la seule stratégie qui nous reste si l’on veut éviter de justesse le destin qui nous attend. Vous ne pouvez plus continuer à minauder avec la vérité, sous prétexte que la vérité blesse ceux qui vous connaissent, ou ceux que vous aimez.

En cette heure tardive, il ne nous reste que très peu de temps pour réparer la barrière, si vous m’autorisez cette image champêtre et prosaïque. Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre la moindre seconde. « Tourner autour du pot » ne nous conduirait nulle part. Seuls des hommes courageux parviendront à franchir la tempête qui approche. Et pour parler à nouveau en figure, ou même peut-être que cette fois-ci je l’entends littéralement : « Les héros seront vivants, et les couards seront morts, lorsque la poussière de cette guerre ancestrale sera retombée » ; et non pas : « Les héros seront morts, et les couards seront vivants », comme cela se produisait parfois, dans d’autres circonstances…

La foi chrétienne reste la seule digue contre la marée du barbarisme universel. Ses ennemis consacrés ont suffisamment montré la cruauté avec laquelle ils entendent remplir leur programme d’élimination du christianisme de toute la surface de la Terre.

Je vous ai dit un peu plus haut qu’à mon humble avis, toute la responsabilité de l’incroyable dissolution de la foi chrétienne devait être entièrement imputée à la hiérarchie ecclésiastique. Cette dissolution de la foi est la conséquence nécessaire de la confusion qui a été entretenue dans l’esprit des chrétiens au sujet des principes fondamentaux de la foi chrétienne. La responsabilité de cette confusion repose exclusivement sur la hiérarchie ecclésiastique, et non sur la masse des fidèles. Et vous savez que la confusion génère le doute ; que le doute déclenche la perte de confiance ; et que la perte de confiance conduit naturellement à la chute de l’intérêt. Plus la confusion des principes augmente et plus la confiance diminue. Le résultat est le désintérêt total qu’on observe aujourd’hui. Mon cher Docteur Goldstein, je crois que vous pourrez difficilement remettre en question ma petite démonstration, n’est-ce pas ?

Bien sûr, cette confusion dans l’esprit des chrétiens à propos des fondements de notre foi est tout à fait injustifiée et ne repose sur rien de réel ; elle n’a aucune raison d’être, et elle n’existerait pas si l’autorité ecclésiastique n’avait pas été la grande complice de toutes les supercheries qui la firent apparaître. Certes, je sais que des membres du clergé pourraient être sincèrement blessés d’apprendre qu’ils ont été les complices des ennemis consacrés de la foi chrétienne, et je vous accorde que beaucoup de prêtres sont leurs alliés sans le savoir ; mais cette ignorance est le plus gros obstacle à une défense constructive de la foi chrétienne contre ses ennemis consacrés.

Des chrétiens sans nombre, que leur ignorance du problème à poussé malgré eux sur la touche du champ de bataille, voient de jour en jour la foi chrétienne pourrir un peu plus sur la vigne, et se faisander au point de tomber toute seule dans le gosier avide de ses ennemis immémoriaux. Les chrétiens observent ce spectacle, impuissants ; et la coupe qu’ils doivent boire est rendue plus amère par la vue de l’indifférence du clergé censé les conduire. Cette apathie du clergé, livre à ses agresseurs la foi chrétienne privée de toute défense. Et leur attitude fuyante nous conduira inéluctablement à la défaite. Pour éviter une reddition sans condition aux ennemis de toujours, le clergé doit maintenant faire face sans le moindre délai, s’il désire sortir vainqueur dans ce combat idéologique invisible et intangible qui se livre sous son nez… Quand va-t-il se réveiller ?

Si l’on me demandait d’expliquer dans cette lettre quels sont les nombreux moyens par lesquels le clergé chrétien brouille les fondements de la foi chrétienne, je dois vous dire qu’une telle entreprise nécessiterait plusieurs volumes ; et le temps qui m’est accordé me force à me contenter du strict minimum ; je vais donc me limiter ici aux raisons les plus importantes de cette confusion. Cette contrainte de brièveté me conduira à limiter également le nombre des références que j’aurais voulu faire pour appuyer mon discours ; mais je ferai néanmoins tout mon possible pour établir de manière incontestable l’authenticité des faits historiques que je mentionne ici.

Et pour tout vous avouer dès maintenant, mon cher Docteur Goldstein, je dois vous dire qu’à mon avis, la raison principale de cette confusion dans l’esprit des chrétiens est directement liée à vos activités présentes. Et je ne crois pas que votre responsabilité en cela puisse être amoindrie par vos bonnes intentions. Comme vous l’avez entendu très souvent, mon cher Docteur Goldstein, « l’enfer est pavé de bonnes intentions » ; et la confusion créée par vos articles est multipliée par 1 000 en vertu de la grande diffusion que vous en faites, en vous appuyant sur la haute estime dans laquelle vous tiennent les éditeurs (chrétiens ou non), et sur la haute estime dans laquelle vous tiennent un grand nombre de lecteurs (chrétiens ou non), partout dans la nation. Mon cher Docteur Goldstein, vos articles sont cités en permanence, et continuellement réimprimés d’une côte à l’autre de ce très grand pays.

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[1] L’expérience suivante pourrait en fournir l’illustration dans la France de l’an 2000 : un jour, ma grand-mère m’a envoyé acheter Pèlerin Magazine dans une ville voisine d’environ 30 000 habitants, je m’arrête devant un tabac-presse de la « banlieue » pour ne pas avoir le désagrément de chercher une place au centre-ville. La boutique était assez importante et devait facilement exposer 700 revues. Après une recherche prolongée et un interrogatoire soutenu de la boutiquière, je n’ai trouvé ni Pèlerin Magazine, ni La Vie, ni La Croix (qui est pourtant un quotidien), car chacune de ces revues aurait pu faire l’affaire pour ma malheureuse grand-mère. Et ce n’était pas une pénurie momentanée, la boutiquière n’avait pas renouvelé son abonnement car elle n’en vendait pas. Intrigué, j’ai voulu faire l’expérience dans deux autres maisons de la presse du faubourg ; le résultat fut identique. Par contre, j’ai trouvé partout une cinquantaine de revues pornographiques, dont à chaque fois une dizaine à l’attention exclusive des homosexuels ; j’ai trouvé en moyenne une dizaine de revues traitant de bouddhisme, de taoïsme ou d’autres religions exotiques. Pour la foi chrétienne : rien. En ce qui concerne particulièrement Pèlerin Magazine, la Croix ou La Vie Catholique, ce n’est pas que leur disparition des étalages me chagrine beaucoup, mais étant les revues catholiques qui bénéficient à ma connaissance du plus grand tirage (ou tout au moins, qui sont les plus connues) leur absence complète illustre bien l’état actuel de la Foi chrétienne.

[2] Héraclite d’Éphèse, bingo !

[3] C’est-à-dire depuis octobre 1917, apparition au grand jour d’une force anti-christique qui s’est présentée comme telle ; et qui depuis a œuvré sans relâche, en Russie ou ailleurs, pour la destruction de la foi chrétienne. Benjamin Freedman considère les pays communistes comme l’un des points d’ancrages des ennemis du christianisme. Leur influence déborde bien au-delà du rideau de fer. Ils furent un peu le corps, d’où l’adversaire a pu émettre ses pseudopodes.

[4] Le christianisme offensif et sans complexes, qui n’a pas honte de lui, et qui ne cherche pas en permanence à se justifier ou à s’excuser, appartient véritablement au passé, ou au futur, mais sûrement pas au présent.

[5] Cf. Benjamin Freedman, The Hidden Tyranny (La Tyrannie cachée 1971), que nous aurons peut-être la possibilité de traduire.

[6] Paul Revere est un héros très populaire de la Révolution américaine. Pendant la nuit du 18 avril 1775, il galopa sans s’arrêter pour prévenir tous les habitants qui vivaient autour de Boston de l’arrivée imminente des Anglais. Son histoire a été immortalisée dans une ballade de Henry Wadsworth Longfellow (Encyclopaedia Britannica).

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