T.025 – Dieu, ordonnateur du cheminement divin

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Avec une vision rétrospective, je peux comprendre peu à peu ce que le Seigneur Tout-Puissant a voulu m’apprendre, vers quoi Il a voulu me diriger, et pourquoi Il a procédé ainsi. Ce n’est souvent que bien après avoir parcouru beaucoup de chemin que l’on peut avoir une image précise de l’itinéraire suivi, ainsi que de la carte routière divine. On découvre parfois des poteaux indicateurs que l’on n’avait pas vus comme tel au bon moment, mais dont le souvenir revient au fur et à mesure que la lumière se fait sur le véritable chemin. Dieu ne fait jamais rien par hasard…

J’avais une amie qui était israélienne ; je l’avais rencontrée dans l’église locale que je fréquentais quand je vivais dans le Sud de la France. Nous avions à peu près le même âge et elle était comme moi seule avec son enfant. Je la trouvais si attirante, car elle avait en elle l’adoration de notre Sauveur et qu’elle ne se conformait pas au monde. La rencontrer fut une grande bénédiction, puisque je ne fréquentais personne de mon âge et que j’étais dans une grande solitude.

Cette juive messianique était une chrétienne – selon la définition la plus populaire – mais elle mettait beaucoup d’emphase à souligner son appartenance juive, elle était attachée aux traditions de sa culture dont elle faisait l’éloge. Bien sûr, je l’admirais beaucoup, parce que n’ayant connu le Christ qu’à 24 ans, je ne pouvais m’empêcher de l’envier, elle qui avait toujours eu des racines et une religion. De plus, cette amie avait un certain charisme, un tempérament très fort et des dons à priori surnaturels. Elle eut un jour une vision de Jésus-Christ qui la fit tomber à genoux ; jusqu’à ce jour je ne saurais interpréter cela et je préfère m’en garder, car Dieu seul connaît la nature de cette vision.

Comme je cherchais la Vérité et que mes expériences dans les églises mondaines étaient toujours décevantes, je pensais trouver dans la communauté, avec laquelle elle était en contact, le véritable chemin à suivre. Je passais beaucoup de temps avec ma nouvelle amie et, peu à peu, elle commença à déteindre sur moi. Je me mise à faire le sabbat, à écouter de la musique hébraïque et à lire des messages de prédicateurs sionistes, expliquant que Jérusalem est le centre du monde et que le retour du Messie doit se faire là-bas. Etant persuadée depuis ma conversion que le retour de Jésus est très proche, je commençais à croire qu’il fallait nous rendre – nous les « véritables chrétiens » à contre courant des églises mondaines corrompues – en Israël pour y attendre le Christ. Mon amie avait ce projet, ainsi que d’autres partisans de ce mouvement de « retour aux racines juives ». Elle me parlait de kibboutz, petites communautés israéliennes qui vivent dans l’unité et le partage total, aux antipodes du matérialisme individualiste et oppressant, que je voulais fuir.

Nous parlions de notre projet de partir vivre au bord du lac de Tibériade nous joindre à d’autres chrétiens et d’y ouvrir ensembles une boulangerie pour avoir de quoi vivre jusqu’au retour de Celui que nous voulions attendre au bon endroit. Cela semble quelque peu étrange ou naïf, mais pourtant il faut savoir qu’il existe vraiment ce mouvement de retour en Israël, non seulement pour les juifs, mais aussi pour des chrétiens : les amoureux d’Israël. Mon amie pouvait se venter d’être les deux et cela m’impressionnait beaucoup. Malgré mes connaissances sur l’Évangile et l’assurance  qu’il n’y a plus de différence en Christ, je ne pouvais m’empêcher de l’admirer et de la prendre pour modèle.

Mais un jour, cette amie ne se comporta pas comme aurait dû le faire une personne chrétienne. Je me sentis trahie et je commençai à avoir des doutes sur ma volonté de la suivre en Israël. Plusieurs fois, elle fit preuve d’incrédibilité et je compris petit à petit que je ne pouvais pas me fier à elle. Certes, ceci ne concernait que de petites choses, mais celui qui n’est pas fidèle dans les petites choses, comment pourra-t-il l’être dans les grandes ?

Puis Dieu permit un évènement extrêmement douloureux qui vint mettre la lumière sur cette situation. Je me souviens avoir versé beaucoup de larmes, mais ces larmes furent salutaires ! Mon amie m’offrit la plus vive des trahisons en se joignant à un homme sadique et pervers qui avait décidé de me détruire : au lieu de vouloir me protéger et de se battre à mes côtés pour me défendre, elle plaça sa confiance dans ce païen sans foi ni loi qui racontait sur moi les plus viles calomnies et la priait d’avertir les services sociaux pour qu’on m’enlève ma fille.

Le responsable de l’église fut lui aussi sous sa coupe. Sans avoir fait quoi que ce soit de préjudiciable, j’avais soudain perdu ma crédibilité en temps que chrétienne et la confiance de mes frère et sœur en Christ. Quand la lumière se fit sur cette affaire, je demandai à mon amie et au « pasteur » de m’accompagner à la gendarmerie pour me soutenir dans ma démarche de poser une main courante, ceci dans la perspective de me protéger, puisque celui qui menaçait de détruire ma vie était en liberté et libre de ses actions. Mais je réalisai tristement que le lien fraternel n’était qu’une façade, tout comme la religiosité de ces personnes qui ne m’accompagnèrent pas et ne m’offrirent aucun soutien ; ils ne me demandèrent pas non plus pardon d’avoir douté de moi, ni de m’avoir indirectement causé du tort.

La trahison, la lâcheté et l’hypocrisie de ces « chrétiens » m’ouvrit les yeux sur le fait que je n’avais toujours pas trouvé la communauté de chrétiens véritables, hors de ce système corrompu, ni la Vérité que je cherchais tant concernant la fin des temps et le retour de Christ. Je cessai de fréquenter cette église locale, ainsi que les personnes sionistes, et je demeurai plusieurs mois sans assister à un culte, ni avoir aucune relation fraternelle dans mon entourage. Je me concentrai sur le chemin à parcourir, comme un cheval avec des œillères, jusqu’au jour où je pourrais quitter la région et, avec, mes mauvais souvenirs…

La meilleure manière de braver la tempête de l’hostilité, c’était pour moi de fixer au loin l’espoir lumineux d’un avenir meilleur où je pourrais trouver une communauté de vrais chrétiens, une église locale vivante où je pourrais m’engager et trouver la chaleur dont j’avais tant besoin. C’est ainsi que je partis dans une région éloignée, dans ce village perdu au milieu de nulle part, et que j’investis tout pour m’intégrer au sein de deux églises locales, une qui existait déjà et une qui commençait à naître, ainsi qu’à une association de femmes missionnaires ayant pour vocation de prier. Je parcourrais beaucoup de kilomètres pour me rendre à une rencontre, ceci plusieurs fois par semaine…

Mais, là aussi, la déception m’attendait. Le cercle missionnaire s’avéra être anti-biblique et les deux églises locales furent l’arène où se jouèrent des comédies grotesques qui me laissèrent plus froide qu’un glaçon. Dieu me montra peu à peu la supercherie et je ne savais tout d’abord pas quoi faire, car une vie sans église locale me semblait inimaginable. Mais l’hypocrisie m’attendait partout, je le savais bien, et je ne voulais plus placer mes espoirs dans de nouvelles assemblées qui, elles aussi, me décevraient. Ainsi je continuai d’aller au culte, tout en prenant du recul et en cherchant la Vérité par un autre biais.

 Je suivais des cours bibliques par internet et j’écoutais des messages prophétiques de « missionnaires » diffusés sur des chaines chrétiennes. Je passais mes journées à chercher la Vérité et à la demander à Dieu. Le problème, c’était qu’il y avait plusieurs enseignements : d’une part, ils parlaient de l’enlèvement de l’église avant la tribulation (ce qui est contraire à ce que dit l’Évangile de Matthieu), d’autre part, les messages sur l’Apocalypse inspiraient la peur et révélaient une image de Dieu si sombre et si dure que je n’en dormais presque plus. Le Dieu que je connaissais pouvait-Il laisser Ses enfants et disciples, dont Il avait pris soin pendant des décennies, se laisser subitement exterminer dans un bain de sang, sans les protéger ? Les temps de la fin sont interprétés de bien des manières, mais quelle interprétation est celle qui soit véridique ?

Je regardais des vidéos avec des visions du ciel et de l’enfer, visions données à des enfants, entre autres, si terrifiantes et déroutantes que je les pris d’abord au sérieux. Mais comment un Dieu d’amour pouvait-Il révéler de telles atrocités à des enfants ? Et je me demandais également comment ce Dieu d’amour pouvait-Il envoyer en enfer toutes les personnes qui n’ont jamais entendu parler de Lui, des personnes habitant aux quatre coins de la terre, dans les contrées les plus éloignées, là où aucun missionnaire n’est allé ? Depuis ma conversion, je ressentais une grande peine en pensant à tous ces pauvres gens, habitants des prairies de Mongolie, du nord glacé de l’Alaska, des montagnes du Népal et les habitants des petites îles inconnues et insignifiantes sur la carte… Il y aurait tant de gens qui seraient condamnés à brûler en enfer parce qu’ils n’ont pas connu le Christ, et cela ne pouvait pas me satisfaire, même si moi j’étais « sauvée ».

Ce fardeau avait été pendant de longues années, si lourd sur mes épaules ; je priais pendant des heures une liste interminable de noms en pleurant, suppliant le Père de les sauver eux aussi. Dans cette optique, on en vient facilement à se culpabiliser, ne serait-ce que pour le fait d’avoir la foi qui sauve quand des millions d’autres ne l’ont pas… Puis, chaque minute passée sans prier, sans intercéder, paraît comme une montagne d’égoïsme. Je n’étais pas libre en Christ, même si ma Bible le prétendait.

D’ailleurs, ma Bible… J’étais agacée de ne jamais pouvoir m’ancrer dans une version. Je cherchais désespérément la bonne, celle qui touchait au mieux mon cœur, celle qui était au plus près de la Vérité, mais sans la trouver. J’avais acheté une dizaine de bibles et chacune d’entre elles finissait sur une étagère, abandonnée et poussiéreuse. Je recommençais toujours avec zèle à personnaliser ma nouvelle bible, en notant des commentaires personnels, en surlignant, etc. Mais j’étais toujours indécise et la soif qui m’habitait n’était étrangement jamais satisfaite. Mais un jour, tandis que je cherchais à me documenter sur les différences entre les versions et traductions, je trouvai un document qui me révéla l’historique de toutes les traductions. Je fus sidérée, scandalisée, quand j’appris que de toutes les versions disponibles, il n’y en a que deux qui soient véritables et incorruptibles. J’étais surtout choquée en comprenant que celles qui étaient largement diffusées dans les églises ne sont pas inspirées par Dieu, mais par l’ennemi de la Vérité. Je m’achetai d’abord une Bible Martin, puis plus tard une Ostervald. Et une grande paix se fit en moi : la fin de la pérégrination entre les Ecritures.

Ainsi, je cheminais pas à pas vers la Vérité, discernant toujours mieux les tromperies et mensonges dans les enseignements et dans les églises locales. Dieu mit en lumière la fraude lors du dernier culte auquel j’assistai ; Il le fit avec une pointe d’humour, d’une manière tout à fait remarquable. Le pasteur lança avec insistance l’avertissement de se tenir le plus loin possible des faux docteurs et des faux enseignements, ceci sans se douter que cet avertissement le désignait lui-même ! Il cita un verset sur la Lumière et la Vérité, verset qui apparut au mur par le biais du projecteur qui s’éteignit subitement… Le pasteur s’excusa et bredouilla ne pas savoir pourquoi cela arrivait, accusant l’appareil, mais ne se remettant absolument pas en question ! Mais Dieu ne fait rien au hasard : la panne était survenue à ce moment précis où il était question de la lumière transmise par la Vérité et, comme les prédications s’appuyaient sur des doctrines mensongères, l’obscurité se fit pour illustrer concrètement le manque de vérité !

J’assistais à des scènes choquantes et j’entendais des choses grotesques, si bien que je décidai de ne plus remettre les pieds dans une de ces églises, ainsi que de ne plus fréquenter toutes ces personnes aveugles ou comédiennes, puisqu’aucune de ces personnes ne semblait apprécier mon cheminement, ni vouloir prendre part à mon questionnement trop complexe sur les différents sujets qui ne pouvait que troubler leur quiétude et les déranger. En effet, on m’avait souvent répondu à côté, une miette de réponse, ou bien cette ennuyeuse affirmation « on ne le saura qu’au Ciel… ».

Mais à propos du Ciel… J’appris un jour que le Ciel est un lieu inaccessible et qu’il n’est pas la destination des chrétiens, comme le prétendent la grande majorité des églises dans le monde. M’intéressant toujours plus aux évènements de la fin des temps, je trouvai un jour un site pas comme les autres : il était sobre et plein de clarté, avec des articles sur l’étude de l’Apocalypse – le livre que je rêvais de comprendre – écrits d’une manière simple et lumineuse pour que des chrétiens assoiffés de vérité la trouvent et la comprennent enfin. Et tandis que je lisais une à une les pages, des écailles tombaient de mes yeux et je comprenais mes erreurs. Un à un, les fardeaux générés par les fausses croyances tombèrent et je découvris la profondeur de la déclaration de Jésus : « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32).

Le site dont je parle, c’est celui où j’ai maintenant, par la Grâce de Dieu, le privilège de diffuser mes témoignages et réflexions. Entretemps, j’ai découvert bien des choses et j’ai parcouru du chemin. Et les rencontres et évènements cités plus hauts s’avérèrent être des poteaux indicateurs pour me montrer les chemins à ne pas prendre, et donc celui à suivre. Au-travers de l’étude de la prophétie sur les temps de la fin, je découvris que le mouvement sioniste – les amoureux d’Israël – travaillent, pour la plupart sans même s’en rendre compte, à préparer la venue, non pas du Messie, mais de l’Antéchrist, et qu’à ce jour, la Jérusalem terrestre n’est pas la capitale du Royaume de Dieu à venir, mais celle de Satan. Quelle duperie ! Et dire que peu s’en est fallu que je parte là-bas ! Quel aveuglement ! Et quelle grâce me fut accordée d’être libérée du filet de l’oiseleur !

J’appris qu’il y aura une résurrection après la nôtre : non pas pour envoyer tout le monde en « enfer », comme le prétendent la majorité des chrétiens, mais pour offrir à tous ceux qui ne l’ont pas eu la chance de connaître enfin la Vérité qui affranchit et de leur donner l’invitation qu’ils n’ont pas pu recevoir durant leur vie terrestre. En effet, comment un roi pourrait-il condamner ceux qui ne sont pas venus à sa rencontre s’ils n’ont pas eu connaissance de leur appel ? Ce genre de Dieu serait loin d’être équitable et compatissant ! Ainsi, toutes ces années à ployer sous le fardeau de la tristesse, de la pression et de la culpabilité vis-à-vis de la perdition des masses humaines – et plus particulièrement de ceux que j’affectionne – laissèrent place à une paix nouvelle et profonde : quel répit ce fut pour mon cœur de me confier dans une meilleure justice que celle que l’on m’avait faite avaler !

On m’avait toujours parlé de deux morts : d’après les pasteurs évangéliques, la première devait être la mort physique, phénomène naturel auquel personne ne peut échapper, la deuxième devait être la mort spirituelle, décrite comme la séparation d’avec Dieu, aboutissant à l’absence de Dieu : une éternité en enfer. Par Jésus-Christ, nous pouvons d’après eux échapper à la seconde mort, c’est-à-dire à la vie sans Dieu et à l’enfer. J’appris cependant que la deuxième mort, dont il est question dans la Bible, n’est pas à prendre au sens figuré, mais qu’il s’agit bel et bien d’une mort physique, comme la première, quoique celle-ci soit sans résurrection, sans immortalité. Il s’agit de la destruction finale des rebelles dans des flammes réelles, non pour l’éternité, mais pour leur suppression définitive.

J’appris que la grande évangélisation mondiale, prédite pour avant le retour du Christ, ne pouvait pas encore avoir lieu, quand bien même certains prétendent que ce phénomène se passe en ce moment. J’appris que la grande tribulation ne devait pas susciter de peur pour les élus de Dieu, car ceux qui garderont les commandements du Seigneur et l’amour de la Vérité seront marqués par un sceau et bénéficieront d’une protection divine. J’appris que seuls les ouvriers de la dernière heure perdront leur vie : prix à payer pour avoir attendu jusqu’à la dernière minute avant de choisir la Vérité. J’appris que la grande évangélisation se produira dans cette dernière phase de l’histoire humaine et que le Maître qui reviendra pourra ainsi trouver Ses loyaux serviteurs en train de faire l’œuvre à laquelle ils ont été appelés.

Voici l’immense fardeau qui tomba de mes épaules : le Christ ne pouvant pas revenir à n’importe quel moment – contrairement à ce qu’enseigne la plupart des érudits pastoraux – la crainte de ne pas être prête à Son retour se dissipa. Tandis qu’avant, je me sentais indigne et inutile, et que je n’étais parfois même pas sûre de mon salut, parce que, selon mon jugement, je ne faisais pas le travail missionnaire auquel nous sommes appelés à participer ; je fus soudain libérée de mon tourment. Si la grande évangélisation n’a pas encore commencé et que, pour l’instant, les choses se mettent seulement en place, le Maître ne peut arriver avant l’heure et punir Ses serviteurs qui attendent sagement et veillent avant d’entrer en scène accomplir l’œuvre divine au temps voulu par Dieu.

J’appris que, dans le Royaume de Dieu, il y aura ceux qui gouvernent et ceux qui seront gouvernés. Cette vérité n’est pas plaisante pour les pasteurs terrestres qui, déjà, cherchent à gouverner sur la terre et croient gouverner au Ciel… Pourtant, un jour ils apprendront qu’un royaume qui n’est fait que de rois, un royaume sans sujets est un leurre. Ils pourront s’estimer heureux si Dieu leur pardonne leurs erreurs et leur offre la Vérité ; ainsi auront-ils peut-être une place parmi le peuple, mais ils devront de soumettre aux gouverneurs et au Roi des rois.

La Vérité amena à chaque pas une nouvelle lumière et une nouvelle délivrance. Je découvris peu à peu la liberté en Christ. Et le manque que je ressentais vis-à-vis des célébrations de culte à l’église se dissipa également. Autrefois, je culpabilisais si je manquais ne serait-ce qu’une réunion. Mais au fur et à mesure que la Vérité m’a remplie et que j’ai gagné en discernement spirituel, la culpabilité est passé sur l’autre bord : je la ressentirais si je retournais dans ces églises mondaines où règne le mensonge et la compromission. Je dois dire que l’auteur de l’esclavage, ce n’est pas Dieu, mais les faux pasteurs, qui tiennent leurs brebis captives afin de les manipuler.

Une des dernières réunions d’étude biblique, quelques semaines avant le dernier culte, il se passa quelque chose d’étrange qui fut bel et bien un signe précurseur de ma séparation d’avec « l’Église de Laodicée ». Alors que je n’avais presque rien dit de toute la réunion – parce que le thème étudié était toujours le même et qu’il était si inintéressant, comparé au thème central de la fin des temps qui me préoccupait plus que tout – je profitai du seul moment où j’avais l’occasion et le plaisir d’élever la voix, c’est-à-dire, dans un chant de louange. Je ne pensais à rien, j’étais blasée de ne rien avoir appris ni reçu dans cette réunion, mais heureuse de pouvoir malgré tout compter sur Dieu et Lui témoigner mon amour en chantant. C’est alors que, brusquement, le pasteur s’adressa à moi et me dit « de la part de Dieu » : « Dieu a beaucoup de plaisir en toi, parce qu’Il voit combien tu L’aimes, combien tu es attachée à Lui, que tu veux Le servir, mais surtout Il Se réjouit à ton sujet à cause de ton refus de te compromettre. »

Je ne veux pas attribuer à cet homme le statut de prophète, mais Dieu lui a vraisemblablement permis d’énoncer une vérité qui aurait dû le faire réfléchir et, par là, d’annoncer que désormais mon chemin ne pourrait plus être le leur, mais que nos chemins allaient se séparer, parce que Dieu a mis en moi l’amour de la Vérité.

Ainsi, main dans la main avec mon Seigneur, j’ai sauté le pas, j’ai quitté la compromission. Le prix à payer est l’isolement, mais Dieu travaille à ce que bientôt, je ne sois plus seule. Et en attendant, Il m’a accordé l’immense privilège de partager avec mes frères et sœurs en Christ de la terre entière tout ce qu’Il a mis en moi. Il m’a donné cette place, ici parmi vous, pour vous édifier, vous encourager et vous réconforter, tout comme j’ai moi-même besoin de l’être. Et je le suis en apprenant que l’œuvre de Dieu à travers mon travail n’est pas vaine.

Le Seigneur a un plan tout tracé pour chacun de Ses élus. Il place des poteaux indicateurs, des signes, des situations très parlantes. Il guide les Siens, jusqu’à ce qu’ils cheminent dans la Vérité, et Il continue de le faire, car personne ne peut prétendre connaître toute le Vérité. Nous avons besoin de Lui, de Son Esprit pour nous éclairer et nous donner le discernement nécessaire. Je pense qu’il ne faut jamais prendre la Vérité pour acquise : nous marchons pas à pas vers elle, mais nous avons toujours des zones d’ombre à éclairer. C’est le cheminement de toute une vie de disciple. Et l’Ordonnateur de ce merveilleux cheminement, c’est Dieu.

« Heureux ceux qui habitent ta maison, qui te louent incessamment ! Heureux l’homme dont la force est en toi, ceux qui aiment les chemins de ta maison !  Passant par la vallée de Baca (Larmes), ils en font une source vive ; et la pluie d’automne la couvre de biens. Ils vont de force en force pour se présenter devant Dieu en Sion.

» Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Dieu de Jacob, prête l’oreille ! O Dieu, notre bouclier, vois et regarde la face de ton Oint ! Car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille ailleurs. J’aime mieux me tenir sur le seuil, dans la maison de mon Dieu, que d’habiter dans les tentes des méchants.

» Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donne la grâce et la gloire ; il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. Éternel des armées, heureux l’homme qui se confie en toi ! » (Psaume 84:5-13).

Que le Seigneur accomplisse Sa Volonté pour Ses élus.

Qu’Il éclaire par Sa Lumière tous ceux qui cherchent la véritable Lumière et qui sont habités par l’amour de la Vérité.

Que Dieu vous bénisse !

Anne-Gaëlle

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