T.013 – Les bénédictions que je prononce sur toi

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Que le flot de Son Esprit-Saint envahisse tout ton être. Ferme les yeux, et laisse-toi toucher par le Maître.

Que la rivière de Son amour coule au travers de toi, qu’elle t’abreuve et que ton âme s’en délecte, car il n’y a rien de meilleur.

Qu’Il t’accorde la félicité spirituelle, que Ses pensées envers toi se manifestent dans toute leur grandeur !

Jésus est ton Sauveur, ton Roi éternel. Qu’Il te révèle la beauté de Son visage. Qu’Il illumine tes yeux de Son unique Lumière ! Il est la Lumière du monde, la seule, la véritable.

Plonge dans l’océan de Sa tendresse. Nage dans l’apesanteur de la Vérité. Il est Lui-même la Vérité.

Tends tes mains et regarde : Il est là, presque visible ! Les yeux de ton cœur peuvent considérer la réalité de Sa présence. Ne détourne pas le regard, ne porte pas tes yeux sur les sciences humaines. Tu n’as pas besoin de preuve.

Tends les bras vers Lui ! Non pas parce qu’une voix humaine te le commande, non pas parce que c’est écrit dans les livres. Tends-les vers lui parce que c’est là ton désir, et reçois les bénédictions que mon esprit prononce pour toi. Cherche la vie. Il est Lui-même la Vie !

Oublis le monde, oublis ta vie. Entre dans les parvis du Dieu Très-Haut. Cherche, écoute. Sois tout à Lui, ne te prive pas de ce bonheur !

Contemple Sa main souveraine, Sa main qui vient te secourir. Attrape-là, saisis-là bien fort, ne la laisse pas t’échapper ! Si tu te noies, ou si tu arrives à grand peine à garder la tête hors de ta discrète noyade, ne serreras-tu pas la main de Celui qui te porte secours ?

Que l’immensité de Sa Grâce te submerge, que Sa grandeur te donne le vertige ! Ne crois pas si bien tenir sur tes jambes. Ne regarde pas non plus le précipice qui se trouve devant toi. Il y a toujours un précipice… Ne succombe pas à la peur, laisse-toi porter par Sa Grâce inconditionnelle !

Dieu n’a pas attendu que l’Homme s’améliore pour venir le sauver. Il n’a pas espéré qu’il transforme en paradis l’enfer qu’il a créé. Il sait depuis toujours que Lui seul est capable de créer un Eden, que seul Ses fruits sont véritablement comestibles.

Il est venu dans l’obscurité la plus navrante et, de ceux qui ont fait un pas vers Lui, Il n’a jugé personne. Il n’a pas donné de concours d’entrée pour Son Royaume, mais des invitations. Il a invité les boiteux, les aveugles, les lépreux, les gens de mauvaise vie…

Que la folie de Son initiative te porte au bord de l’étourdissement ! Que tes lèvres s’ouvrent pour pousser une exclamation ! Mais qui es-tu ? Et qui est-Il ?

Tu es un homme, une femme, un enfant. Un être mortel, faible et inférieur à la majorité des choses qui t’entourent. Seulement cela, et rien que cela !

Il est le Créateur de la Vie, de l’infini, de l’inexplorable ! Il est l’Immensité que rien ne peut contenir ! Il est la Gloire que toutes les galaxies dans leur splendeur multicolore n’ont cesse de refléter ! Il est venu à ta rencontre. Il S’est fait tout petit, minuscule au point de tenir dans le ventre d’une femme. Que cette sublime équation soit pour toi tout un poème, un poème qui ne finit pas ! Une louange indélébile dans le cœur qu’Il t’a donné.

Il est apparu sur la paille de Son sublime dénuement. Il a marché pieds-nus. Il ne S’est pas vêtu d’un manteau impérial, Il n’a pas brandi de sceptre. Il tenait dans Ses mains les outils d’un charpentier. Il a travaillé le bois, avant de travailler le cœur des hommes. Ce dernier matériau est beaucoup plus brut, mais Il n’a pas préféré le bois. Il a caressé les cœurs. Il a caressé ceux qu’Il croisait de Son regard.

Que ces moments historiques soient pour toi tes propres annales. Que cette période glorieuse reste bien présente à ton esprit. Ne regarde pas le calendrier, ne compte pas les années qui passent. Elles ne veulent rien dire, si ce n’est qu’Il revient bientôt.

Repense à cette femme qui était malade depuis si longtemps, malade et impure. Cette femme, qui ne suscitait l’intérêt de personne. Une femme parmi la foule, que personne ne voyait. Vois-la, qui se sent si faible, vaincue par les années et la maladie qui l’ont enlaidie. Regarde-la, elle qui est si frêle, si pâle, ridée comme un désert de dunes. Ce n’est pas d’avoir trop souri qui l’a ridée ainsi, mais c’est d’avoir trop souffert. Elle est là, bousculée par la foule, les yeux boursoufflés par les larmes. Elle avance comme elle peut. Elle concentre ses dernières forces pour toucher le Maître, et c’est Son habit que, par bonheur, ses doigts ont frôlé.

Regarde cette femme. Cette femme qui est seule à connaître son mal, trop honteuse pour en parler autour d’elle. Elle est allée voir des guérisseurs en secret, des guérisseurs qui ne l’ont pas guérie. Elle saigne. Elle se vide de l’intérieur. Elle passe ses journées à essuyer sa honte. Le sang ne part pas facilement, il faut frotter, frotter, toujours frotter ! Elle se sent faible, elle ne peut jamais reprendre ses forces. Tous ses efforts sont vains, sa nourriture ne lui est d’aucun secours. Elle vit isolée du monde, recluse dans une vie de prière et de combat. Elle n’a pas le droit de mourir. Elle doit continuer à vivre et à essuyer sa honte.

Regarde-la, vois-toi en elle. Cette femme qui ne peut avancer comme les autres, elle te ressemble. Tu es peut-être plus beau, tu es peut-être plus belle. Moins âgé ? Moins malade ? Moins seul ? Moins pauvre ? Moins limité ?

Vois comme elle se met soudain à rayonner. Quelque chose s’est passé ! Le Maître S’arrête brusquement… « Qui m’a touché ? » demande-t-Il.

Que Sa Grâce te pousse inexorablement vers le Maître, si tu as reçu et compris Son appel. Que tu te saisisses de Son vêtement ! Un jour, tu en auras un bien à toi, un vêtement blanc qui ne sera plus taché de honte et de misère. Pour l’instant, Il te prête Son habit. Il nettoie ta honte. Tu n’as plus besoin de frotter…

Il te revêt de Lumière, Il rajeunit ton visage, Il déride ton cœur. Il redonne à tes muscles la force de marcher. Il donne à ta bouche la force de s’ouvrir.

Va, et dis-le au monde : « Jésus est vivant, Il a permis que je Le touche ! Il m’a délivré de toutes mes hontes et de mes maladies ! » Si le monde rit, car il trouve que tu es encore malade, parle-lui des maladies qu’il ne connaît pas, de celles que personne n’aime aborder. L’égoïsme, la peur, l’obsession, la cupidité, le désespoir, la rancune, la jalousie, la violence… La liste est si longue !

Ne crains pas, celui ou celle qui sera interpellé par ton témoignage reviendra vers toi, quand bien même il aurait ri comme les autres. Il reviendra et avouera avoir lui aussi quelques-unes de ces maladies. Il t’écoutera parler du Maître. Et un jour, les bénédictions que je prononce sur toi, tu les prononceras sur lui. Et il les prononcera à son tour sur ses enfants, à qui il racontera l’histoire de la petite femme ridée du Grand Livre, et bien d’autres encore…

« Alors une femme, qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien en médecins, sans avoir pu être guérie par aucun, s’approchant de Lui par-derrière, toucha le bord de Son vêtement ; et à l’instant, sa perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Et comme tous le niaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui, dirent : Maître, la foule t’environne et te presse ; et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus dit : Quelqu’un m’a touché ; car j’ai senti qu’une vertu est sortie de moi. Cette femme voyant que cela ne Lui avait point été caché, vint toute tremblante, et se jetant à Ses pieds, elle déclara, devant tout le peuple, pour quel sujet elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant. Et Jésus lui dit : Ma fille, rassure-toi, ta foi t’a guérie ; va t’en en paix » (Luc 8:43-48).

Que Dieu notre Maître vous bénisse comme Lui seul peut le faire !

Anne-Gaëlle

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