Donald Trump a rejoint Joe Biden aux rangs des criminels de guerre
Bulletin du pasteur Chuck Baldwin
26 juin 2025
L’Iran est l’enfant du terrain de jeu qui ne se laisse pas intimider par la petite brute et qui veut – et est capable – de riposter.
Non seulement le Président Donald Trump a-t-il attaqué un pays étranger souverain (l’Iran) sans provocation, sans approbation du Congrès et sans justification constitutionnelle ou morale, mais il a aussi rejoint des individus tels que Joe Biden et G.W. Bush aux rangs des criminels de guerre.
Je doute que quiconque en Amérique soit mieux qualifié pour parler d’actes constitutionnels et légaux (et inconstitutionnels et illégaux) que l’expert légal, le juge Andrew Napolitano. Dans une récente entrevue avec Scott Ritter, Inspecteur d’armement de l’USMC Major/UN, le juge Nap a dit ce qui suit :
Ce qu’a fait le Président des États-Unis est profondément inconstitutionnel, absolument illégitime, une offense passible des tribunaux et un crime de guerre. Sous notre Constitution, seul le Congrès peut déclarer une guerre, pas le Président. Et le Congrès ne peut seulement déclarer la guerre que contre un pays qui représente une menace militaire immédiate et grave pour les États-Unis d’Amérique. Le Président Trump a décollé une guerre contre l’Iran qui ne représente aucune menace, encore moins immédiate ou grave, à la sécurité nationale des États-Unis d’Amérique. Sous un statut inconstitutionnel, mais tout de même dans la loi de la Résolution des Pouvoirs de Guerre, l’on exige du président qu’il avertisse le Congrès et donne à celui-ci l’opportunité de réagir avant qu’il attaque un pays étranger. Il peut exécuter la réaction, mais il doit le dire au Congrès et donner au Congrès l’occasion de réagir. Non seulement a-t-il ignoré la Constitution, mais il a ignoré la loi. Le Président l’a ignorée. Tuer des gens et détruire des propriétés dans un autre pays sans une juste cause est un crime de guerre. C’est l’équivalent moral et légal d’un crime grave et d’un délit. C’est une offense passible des tribunaux. Et il est temps que le public américain et le Congrès y fassent quelque chose.
Vous l’avez ici : ce que Trump a fait en attaquant l’Iran est non seulement inconstitutionnel, mais c’est aussi un crime de guerre, « l’équivalent moral et légal d’un crime grave et d’un délit » qui constitue une offense passible des tribunaux.
L’expert militaire Scott Ritter poursuivit la déclaration du juge par sa propre analyse. Ritter dit :
Ce qu’elle [l’armée américaine] a fait est d’exécuter une guerre d’agression illégale. C’est un crime de guerre. Mais pas seulement un crime de guerre, le juge Jackson de la période du tribunal de Nuremberg, procureur en chef des criminels de guerre nazis, affirma que la guerre d’agression est le crime de guerre ultime, car de cette guerre d’agression émanent tous les autres crimes. C’est ce que nous avons fait. Je ne sais pas pourquoi les Américains en sont fiers. C’est un acte de perfidie, une attaque surprise, une action non déclarée d’agression fondée sur aucune justification. Encore une fois, pour justifier quelque chose du genre, qui est l’équivalent de ce que nous pourrions appeler un acte préventif d’autodéfense, il doit y avoir une menace imminente, une menace telle que l’on ne peut la traiter que par un acte d’agression.
L’Iran entamait des procédures de négociations qui auraient résolu tous les problèmes pouvant être perçus comme des menaces. Donc, il n’y a pas de menace imminente.
En outre, nous savons que les sites qui ont été ciblés – les trois sites nucléaires de Isfahan, Natanz et Fordow – étaient vides, que ces actes n’auraient aucun impact sur le programme nucléaire iranien qui a été évacuée depuis longtemps de ces sites et envoyé vers d’autres emplacements. Il se trouve que ce plan de frappes, exécuté en coopération avec Israël, avait été planifié depuis plus d’un an et avait en effet été pratiqué par les États-Unis et Israël. Donc, il s’agissait d’une frappe préplanifiée contre trois sites désignés sans valeur militaire. C’est purement et simplement une pièce de théâtre, et l’on devrait révoquer les ordres de tout commandant militaire qui risque la vie d’Américains pour accomplir une pièce de théâtre politique et on devrait l’expulser de son service. Il n’y avait aucune justification à tout cela.
Comme je l’ai documenté dans des articles précédents, Donald Trump aime se donner l’air d’un empereur et maintenant, il agit comme tel.
Voici ma déclaration de quatre minutes au sujet de l’attaque illégale de Trump contre l’Iran, faite dimanche dernier.
Trump a maintenant prouvé au monde que 1) il était un flagrant menteur quand il a dit au peuple américain qu’il voulait être un président de la paix, 2) il demeure un flagrant menteur quand il attaque un pays alors que son administration était sur le point de négocier un règlement de paix avec ce même pays et 3) il n’est rien de plus qu’un laquais payé par le gouvernement sioniste de Tel-Aviv et le lobby d’Israël.
Pratiquement tout ce que l’Amérique fait au Proche-Orient est sur l’ordre d’Israël. L’attaque américaine contre l’Iran n’a rien de différent. Comme l’a dit l’ancien analyste de la CIA Larry Johnson : « Netanyahou mène la barque. »
L’idée qu’Israël veut la paix est ridicule ! Israël est la plus grande force déstabilisatrice du monde depuis sa naissance en 1948. Et il est aussi l’agresseur militaire le plus belligérant depuis ses débuts.
Netanyahou n’acceptera JAMAIS lui-même la paix parce que maintenir Israël en guerre est la seule façon qu’il ait d’éviter la prison. Si la paix devait s’ensuivre au Proche-Orient, Netanyahou et sa femme seraient immédiatement traduits en justice et condamnés pour corruption de masse et accusations de pots-de-vin, et ils passeraient le reste de leur vie en prison. La seule manière pour Netanyahou de ne pas être incarcéré est de garder son pays en guerre.
Et en gardant Israël en guerre, Netanyahou garde l’Amérique en guerre parce que 1) Israël n’a aucune supériorité militaire au Proche-Orient sans le soutien des États-Unis et 2) Netanyahou sait que le lobby d’Israël contrôle les politiciens de Washington, D.C., incluant Donald Trump.
Les pays du monde savent que le gouvernement sioniste de Tel-Aviv est un gouvernement ripou. Il l’a toujours été et le sera toujours. Ses actions sont constamment en dehors de la règle de la loi, aux niveaux judiciaire, naturel, moral, civil et international. Et il agit ainsi avec impunité parce que les États-Unis font constamment de l’interférence et couvrent le tout.
Et maintenant, les administrations combinées de Joe Biden et de Donald Trump ont transformé le gouvernement de Washington, D.C., en état ripou de par lui-même. Ces deux présidents – et le Congrès qui ferme les yeux sur leur conduite illicite – ont renversé les principes fondamentaux de l’Amérique.
Biden et Trump se sont emparé de la nation que le prêcheur puritain John Winthrop appelait « la Cité sur la Colline » –appliquant ce surnom dans son sermon de 1630 pour décrire l’Amérique en tant que bastion de l’espoir, de la foi et de la liberté dans le monde, cette nation dont le certificat de naissance (la Déclaration de l’Indépendance) annonce ses parents comme étant « les Lois de la Nature et le Dieu de la Nature » – et ont transformé cette nation en petit chienchien meurtrier et sans loi de l’État ripou et inique d’Israël.
Et ce que Netanyahou et ses extrémistes sionistes en Israël veulent, c’est de faire de l’Iran une autre Lybie. Ils l’ont dit ouvertement et souvent. En d’autres mots, leur but est la destruction totale de l’Iran. Pourquoi ? Parce qu’Israël ne peut contrôler l’Iran et c’est inacceptable. Le but d’Israël est l’hégémonie régionale totale.
Israël est la petite brute de l’école élémentaire qui veut que tous les enfants de la cour de récréation soient complètement soumis à sa volonté. L’Iran est l’enfant de la cour qui ne se laisse pas intimider et qui veut – et est capable – de répliquer.
En effet, en commettant ces crimes de guerre contre l’Iran, Israël et les États-Unis font qu’il est plus probable que l’Iran poursuive son programme d’armement nucléaire, car ce pourrait être la seule manière que l’Iran puisse assurer sa propre survie.
En faveur d’une Iran nucléaire
Kenneth Waltz, un des plus influents penseurs réalistes dans les affaires internationales, a argué, dans un article controversé du Foreign Affairs en 2012 et intitulé « Pourquoi l’Iran devrait posséder la bombe », qu’un Iran armé du nucléaire pourrait en fait stabiliser le Proche-Orient plutôt que de le déstabiliser.
La théorie de Waltz s’ancre dans le néoréalisme (ou réalisme structurel) qui considère le système international comme étant anarchique et postule que les états agissent premièrement dans le but d’assurer leur survie. À partir de cette perspective, les armes nucléaires sont l’ultime force de dissuasion et que leur prolifération, sous des conditions spécifiques, peuvent en réalité conduire à une plus grande stabilité. Prenez comme exemple la Corée du Nord : depuis qu’elle a développé les armes nucléaires et son système de livraison, son comportement est sans doute devenu plus calculateur et orienté vers le statuquo. Cela a également encouragé Trump a tendre la branche d’olivier à Kim Jong-un.
Israël demeure l’unique puissance nucléaire au Proche-Orient, monopole qui favorise le déséquilibre stratégique et l’impunité absolue. L’émergence d’un état rival doté du nucléaire, même de la capacité minimale de seconde frappe, forcerait les voisins belligérants à agir avec plus de précaution. Les conflits seraient probablement réduits à des frappes de précision visant à sauver la face, comme nous le voyons à l’exemple de l’Inde et du Pakistan armées du nucléaire. Malgré son accueil de groupes militaires radicaux, le Pakistan s’est comporté en acteur rationnel au sein de la matrice nucléaire.
De la même façon, un Iran nucléaire pourrait réduire sa dépendance aux stratégies asymétriques par procuration – comme son soutien au Hamas et au Hezbollah – parce que sa sécurité reposerait premièrement sur la dissuasion.
Certains critiques nous mettent cependant en garde en disant que si l’Iran acquiert de l’armement nucléaire, l’Arabie Saoudite pourrait suivre rapidement. Question discutable, sauf que Riyad a financé le programme d’armes nucléaires d’Islamabad sous le regard des Américains durant la guerre soviet-afghane des années 1980 qui mettait en vedette des « guerriers antisoviétiques » bien-aimés comme Oussama Ben Laden.
Il y a aussi des rapports persistants qui sous-entendent que certains atouts nucléaires pakistanais seraient déjà stationnés en Arabie-Saoudite sous le commandement d’officiers séniors pakistanais. Dans l’éventualité d’une escalade nucléaire régionale, Riyad pourrait simplement demander à volonté leur transfert.
Les précédents historiques ne viennent pas non plus supporter les peurs alarmistes de la non-prolifération. Lorsque la Corée du Nord acquit les armes nucléaires, ni la Corée du Sud, ni le Japon ne suivirent. Une fois établie, la dissuasion tend à refroidir les ambitions, spécialement quand le coût de l’escalade devient trop élevé.
(Source)
La discussion qui n’est JAMAIS abordée publiquement est celle-ci : Pourquoi un état belligérant et agresseur tel qu’Israël possède des armes nucléaires (dont il a volé la technologie aux États-Unis), mais qu’un état en grande partie passif comme l’Iran ne peut-il pas ?
Rappelez-vous que la seule raison pour laquelle l’Iran n’a pas essayé de construire une arme nucléaire jusqu’à date (ce qu’a confirmé la directrice des Renseignements Nationaux Tulsi Gabbard il y a quelques semaines à peine) vient du fait que ce genre d’arme est vue comme une violation de la loi de la shia islamique par le Guide Suprême de l’Iran, Ali Khamenei.
Toutefois, les actes flagrants d’agression internationale démontrés par Israël et les États-Unis ces derniers temps pourraient bien persuader Khamenei que la seule manière que l’Iran puisse survivre serait d’avoir à sa disposition une arme de dissuasion comme le nucléaire. Notez que les États-Unis n’utilisent pas la Corée du Sud comme mercenaire pour faire la guerre à la Corée du Nord. Pourquoi pas ? Parce que la Corée du Nord possède des armes nucléaires.
De plus, l’Iran pourrait ne pas avoir besoin de construire une arme nucléaire afin d’en obtenir une.
J’ai lu des rapports disant que plusieurs pays, incluant la Russie et le Pakistan, ont déjà mentionné qu’ils fourniraient l’Iran de certains éléments de leur arsenal nucléaire (comme apparemment le Pakistan a déjà approvisionné l’Arabie Saoudite d’armes nucléaires). Ce genre de soutien militaire entre musulmans sunnis et shias a comme potentiel de remettre la petite brute belligérante du Proche-Orient (Israël) à sa place.
Le vieil adage demeure toujours vrai : « La nécessité est la mère de toutes les inventions. » Si l’Iran croit qu’il lui est nécessaire d’obtenir une arme nucléaire pour survivre, alors en posséder une serait vu comme l’unique option.
Ne serait-ce pas ironique si la conduite criminelle de Netanyahou et de Trump de réduire l’Iran à la soumission se transformait en catalyseur afin que l’Iran ait la capacité de maintenir sa souveraineté de manière permanente ?
Entretemps, ne vous attendez pas à ce qu’Israël respecte avant longtemps quelque traité de cessez-le-feu que ce soit négocié par Trump. Encore une fois, Netanyahou a besoin de la guerre pour éviter la prison. Et Netanyahou sait également que peu importe ce que dit Trump, celui-ci est encore dans la poche d’Israël.
La guerre d’Israël (et du fait de l’Amérique) contre l’Iran ne fait que commencer. Souvenez-vous que l’Iran a toujours des milliers de missiles balistiques supersoniques (que les défenses américaines et israéliennes ne peuvent stopper) qu’il peut lancer sur Israël.
En outre, l’Iran a déjà infligé tellement de dommages en Israël que des milliers d’Israéliens – y compris des membres de la Knesset – s’enfuient du pays. La partie vraiment paradoxale de cette histoire, c’est que l’Iran a si bien paralysé Israël économiquement, militairement, sur le plan émotionnel et financièrement, que l’état sioniste pourrait effectivement être sur ses derniers milles.
Mais du côté américain, Donald Trump a permis qu’Israël nous entraîne dans une autre « stupide guerre » (les mots de Trump) étrangère.
Et comme l’ont fait ses prédécesseurs, Donald J. Trump a maintenant rejoint les rangs des criminels de guerre.
[Note de Moisson des Élus :
En tout respect pour le pasteur Chuck Baldwin, il se pourrait qu’il soit encore frappé du « Syndrome de dérangement mental Trump » qui a surgi lors des élections américaines de 2016, grâce au grand courant médiatique. La population touchée par ce syndrome déteste Trump, mais serait bien incapable de dire pourquoi. N’oublions pas que Chuck a déjà avoué être un ancien démocrate.
Dans son article, Chuck cite deux de ses principales sources d’information : le juge Napolitano et Scott Ritter. Ceux-ci considèrent que l’attaque américaine lancée contre l’Iran est un acte d’agression injustifié et inconstitutionnel et ils ne trouvent d’autre explication pour ce geste que l’incompétence du Président Trump et sa soumission à Netanyahou et au sionisme. Cette conclusion est basée manifestement sur un manque de renseignement, ce qui survient quand on ne trouve pas le temps de consulter les médias pointus alternatifs et indépendants, mais que l’on ne s’en tient qu’aux « analyses » des médias dits mainstream.
Or, pour avoir l’heure juste sur un sujet ou un événement, il est prudent d’étudier tous les côtés d’une médaille (l’endroit, l’envers et même la tranche). Afin de mieux comprendre la méthodologie trumpienne, nous vous suggérons d’écouter les vidéos d’Alexis-Cossette-Trudel, reconnu dans tout le monde de la francophonie comme un expert en politique américaine depuis de nombreuses années et spécialiste de la « méthodologie trumpienne » depuis que Donald Trump a fait ses débuts en politique. Dans ses récentes vidéos, Alexis explique POURQUOI Trump a attaqué la base nucléaire iranienne, chose convenue d’avance avec le gouvernement de l’Iran, et il fait la preuve que Trump n’est pas une marionnette de Netanyahou ou du sionisme.
Ce faisant, vous aurez une compréhension beaucoup plus équilibrée. Sans devenir un fanatique de Trump, vous ne tomberez pas non plus dans le « Trump Derangement Syndrome ».
Vidéos de Radio-Québec :
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