En la science, nous nous confions
Bulletin du pasteur Chuck Baldwin
27 février 2025
Je me vois contraint de continuer le même thème que j’ai commencé dans cette rubrique la semaine dernière. La plupart des Américains ne font pas attention (rien de neuf en cela, bien sûr), mais c’est particulièrement vrai en ce qui a trait aux conservateurs politiques et aux évangéliques religieux. Or, l’introduction imminente par Elon Musk d’un système gouvernemental dominé par la technocratie, étant lancé sous Donald Trump, est plus dangereuse que ne le réalise la majorité d’entre nous.
Je vais beaucoup me référer à un traité fascinant – portant le titre que j’ai emprunté pour cet article – écrit par Ira Basen en 2021.
Il commence ainsi :
Le 13 octobre 1940, un chiropraticien de Régina, nommé Joshua Haldeman, apparut en cour civile pour faire face à deux accusations sous la Loi de la Défense du Canada.
Son offense alléguée était d’appartenir à la Technocracy Incorporated, une organisation qui avait été bannie par le Gouvernement du Canada quelques mois auparavant dans un grand ratissage de groupements qu’il considère subversifs devant l’effort de guerre.
La Technocracty Incorporated n’était pas un mouvement politique – en fait, les politiciens ou les membres de partis politiques n’avaient pas la permission de s’y joindre. Elle fut fondée dans la Ville de New York en 1933 en tant qu’organisation éducative de recherche promouvant une restructuration radicale de la vie politique, sociale et économique au Canada et aux États-Unis, avec la science comme principe central d’opération.
Il n’y aurait eu aucun pays appelé Canada ou États-Unis non plus – seulement une masse géante de terre continentale appelée la Technate, une utopie technologique dirigée par des ingénieurs et autres « experts » dans leurs domaines. Dans la Tachnate, tout le monde serait bien logé et bien nourri. On prendrait soin de tous les besoins matériels, que vous ayez un emploi ou non.
Comme je l’ai souligné la semaine dernière, la vision de Trump de l’unification des États-Unis, du Canada et du Groenland est un plan des technocrates vieux de près de cent ans, et qui est promu fortement au sein de l’administration Trump par des gens comme Elon Musk et Peter Thiel. Donc, n’écartez pas ce que Trump dit à ce sujet, parce que ces milliardaires sont drôlement sérieux et il n’y a pas à débattre que Donald Trump ait rempli son administration avec plus de milliardaires que tout autre Président américain précédent – et il est plus enclin à donner aux milliardaires davantage de contrôle sur la politique américaine que tout autre Président américain précédent.
Joshua Haldeman fut un leader de la Technocracy Incorporated au Canada de 1936 à 1941, mais éventuellement il perdit ses illusions à propos de l’organisation, de même que du pays, et il plia bagages avec sa petite famille pour se refaire une nouvelle vie en Afrique du Sud.
En juin 1971, la fille d’Haldeman, Maeve, donna naissance à son premier petit-fils. Son nom est Elon Musk. [Emphase ajoutée]
Dans un discours devant un auditoire américain, en 1963, Howard Scott, fondateur et leader de la Technocarcy Incorporated, déclara : « En ce qui concerne les idées de la Technocracy, nous sommes tellement à gauche que le communisme a l’air d’une bourgeoisie à côté de nous. »
L’idéologie de la Technocracy défie la caractérisation facile. Elle était anticapitaliste et antidémocratique, mais pas fasciste. Elle était anti-gouvernementale, mais pas libertaire. Elle croyait en une forme radicale d’égalité sociale et économique, mais elle n’était pas marxiste.
Elle rejetait toutes ces idéologies parce qu’aucune d’elles n’acceptait l’idée que la science et la technologie puissent transformer la vie nord-américaine, et que seulement des ingénieurs et des experts de haute formation étaient capables de construire une « nouvelle » Amérique du Nord.
Pendant que Trump lâchait la tyrannie Covid sur le monde dans les derniers jours de son terme en 2020, on donna la tâche à Joe Biden d’implanter pleinement et de mettre en force – par l’intermédiaire du scientiste fou Anthony Fauci – cette expérience de gouvernement par et pour les technocrates. Souvenez-vous du mantra de Fauci : « Faites confiance à la science ». (La pseudoscience de Fauci, bien sûr.) C’est exactement de cela que l’on parle ici. Et c’est exactement ce dont parlent Musk et Thiel à Trump.
Alors que d’autres partis politiques et groupes de protestations vendaient des plans pour remettre les gens au travail, la Technocracy répondait ainsi : « Ne vous préoccupez pas de cela. » Le monde avait changé et les emplois supprimés par les machines ne reviendraient pas.
Au cœur du système des prix, il y avait l’argent. C’est ce qui forçait les gens à se mettre en dette, à enfreindre la loi, à devenir cupides et à s’engager dans toutes sortes d’autres comportements. Mais le secours était en chemin.
« La marche de la technologie, avec son abondance croissante, va détruire toutes les valeurs du système des prix, » déclara Scott dans un discours donné à Sylvan Lake, Alberta, lors d’une tournée oratoire dans l’Ouest canadien en septembre 1939. « C’est un affrontement entre l’obsolescence et la modernité, entre la technologie et les valeurs, entre la science et le chaos. »
Selon un rapport de 2019 du groupe de recherche Oxford Economics du Royaume-Uni, environ 1,7 millions d’emplois ont déjà été perdus mondialement en faveur des robots depuis l’an 2000. Même les personnes qui ont aidé à concevoir ce tsunami sont inquiètes.
« Nous vivons le plus grand tournant économique et technologique de l’histoire de l’humanité, » a déclaré l’entrepreneur de Silicon Valley, Andrew Yang, lors de son improbable candidature à la nomination présidentielle démocrate en 2020. « Nous avons besoin d’une façon d’aider des millions d’Américains à faire la transition à travers cette période. »
Yang amenait comme solution un revenu de base universel de 1 000 $ US par mois. Cette idée a gagné une traction considérable chez les ingénieurs et entrepreneurs de Silicon Valley, ces dernières années – même chez ceux qui s’opposent habituellement à tout genre d’expansion du gouvernement.
Au Sommet Gouvernemental Mondial à Dubaï, en 2017, Elon Musk – qui fait constamment la guerre aux agences qui tentent de réglementer ses voitures et ses fusées, et dont les plans pour fabriquer des véhicules entièrement autonomes pourraient coûter des millions d’emplois – exprima son soutien à un revenu de base garanti. [Emphase ajoutée]
« Le chômage de masse » sera « un défi social massif », avertit Musk. Faisant écho aux paroles que son grand-père a probablement émises de nombreuses fois, Musk conclut : « Il y aura de moins en moins d’emplois où les robots ne peuvent faire mieux. Avec l’automation viendra l’abondance. »
L’abondance pour les technocrates.
Je recommande vivement aux lecteurs de regarder un remarquable synopsis vidéo du monde de l’IA fait par un membre du comité directeur de la Commission du Service Public et physicienne du Montana, la Dre Ann Bukacek. Elle a magistralement livré une allocution fortement documentée dessinant les buts et les objectifs – et les dangers – des technocrates de l’IA tels que Musk et Thiel.
Pour la Technocracy, aborder la « maladie » signifiait de se débarrasser du système des prix et de l’infrastructure politique qui le supporte. Ils peuvent fournir aux citoyens bien plus de sécurité que tout autre genre de revenu de base garanti.
« Sous la Technate, nous serons responsables de la santé et du bien-être de tous les êtres humains, » déclare Howard Scott. « C’est plus que ce qu’a fait tout autre gouvernement politique. »
Le plan de la Technocracy était de remplacer le système de prix par un système basé sur l’énergie. Dans les années 1920, Scott et ses collègues débutèrent un énorme et ambitieux programme appelé la Survie de l’Énergie en Amérique du Nord. L’idée était d’établir une valeur à tous les biens et services produits sur le continent, non pas en mesurant la quantité de travail consacré, ou d’argent dépensé, mais en évaluant la quantité d’énergie employée à les produire.
Ils diviseraient alors la quantité d’énergie totale employée par le nombre de citoyens au sein de la Technate et au-dessus de l’âge de 25 ans, et ils émettraient à chacun de ces citoyens un nombre égal de Certificats d’Énergie, qu’ils travaillent ou non. Ces Certificats serviraient de devise à la Technate.
Chaque fois que vous achèteriez quelque chose, un montant de votre crédit énergie serait déduit et parce que les certificats seraient émis directement au propriétaire, on ne pourrait les acheter, les vendre, les marchander ou les voler. Personne ne serait capable d’accumuler plus de crédits que quiconque. C’était une prescription de l’état radicalement égalitaire qui aurait fait rougir d’envie les bolcheviques. [Emphase ajoutée]
« Personne ne serait capable d’accumuler plus de crédits que quiconque » – excepté les technocrates eux-mêmes, évidemment. La Technocratie n’est qu’un dérivé scientifique du Communisme, du Fascisme, du Sionisme et de leur copain le Capitalisme – systèmes qu’elle clame abhorrer. En d’autres mots, juste une autre sorte de tyrannie.
Dans la Technate, votre vie ouvrière ne commencerait pas avant l’âge de 25 ans. Quand vous auriez rejoint la force ouvrière, vous travailleriez 16 heures par semaine, vous auriez 78 jours de vacances par année et vous vous retireriez à l’âge de 45 ans.
« Une des maladies sociales les plus sombres est la croyance en la moralité du travail, » dit-il à un auditoire à Calgary. « Si vous voulez savoir ce que le travail a fait pour vous, retournez à la maison et regardez-vous dans un miroir et voyez quel gâchis vous êtes. » [Emphase ajoutée]
D’une perspective morale et biblique, c’est un des aspects les plus vils de tout le système technocratique. Il y a VRAIMENT de la moralité dans le travail – et de l’immoralité dans l’oisiveté. Et, chose tragique, il y a un pourcentage considérable d’Américains – y compris ceux qui se professent chrétiens – qui ne comprennent pas et n’adhèrent pas à cette moralité. Les Américains ont permis aux politiques socialistes du gouvernement de désensibiliser le travail dans leur esprit. À cause des politiques socialistes du gouvernement des États-Unis, les Américains voient le travail, soit comme un fardeau, soit comme un mal nécessaire – et certains d’entre eux considèrent même le travail avec un dédain et un dégoût manifestes. Dans tout le pays, essayer de mettre les gens au travail est devenu un des plus gros problèmes ; et un grand nombre de ceux qui « travaillent » n’ont aucun égard pour leur « métier ». La qualité du travail en Amérique n’a jamais été aussi basse qu’aujourd’hui. Et c’est omniprésent. Aucune industrie n’est épargnée. Et, encore une fois, l’expérience tyrannique du Covid conduite de manière technocratique n’était que la dernière impulsion de ce concept « d’oisiveté ».
Dans ses sorties publiques, la Technocracy Incorporated avait une apparence étrangement militariste. Ses membres, hommes et femmes, portaient des costumes gris faits sur mesure et conduisaient des automobiles aussi peintes en gris. Ils s’accueillaient les uns les autres avec un salut.
La Technocracy croyait que, dans un monde dépendant de la science et de la technologie, seuls les gens avec de l’expertise éprouvée dans ces domaines devaient être responsables de sa gouvernance. Cela excluait tout suspect habituel – les gens d’affaires, les avocats, les banquiers, les académiciens – dont aucun n’avait les habiletés pratiques qu’exigeait l’ère moderne.
Trump a fait campagne sur le thème du populisme, en répudiant publiquement les « experts » de la politique. Mais il s’est entouré d’idéalistes extrémistes (sionistes) et de la classe des milliardaires qui sont des « experts » en finance – mais beaucoup d’entre eux, comme Musk et Thiel, ont acquis leur richesse en collaborant et en coopérant avec le gouvernement. J’aimerais bien voir un rapport d’enquête sur le pourcentage de milliardaires qui ont obtenu leur fortune de manière indépendante face aux subventions, aux contrats, aux ristournes, aux avantages fiscaux, etc. du gouvernement.
Si je ne prends pas le temps de couvrir l’article claironnant de Chris Hedges intitulé The Road to Dictatorship, je vous encourage toutefois fortement à le lire.
« Ceux qui créent une civilisation vont éventuellement la dominer, » proclama Scott dans un discours à Winnipeg. « Les ingénieurs et les mécaniciens ont créé cette civilisation et ils vont un jour la dominer. » La Technocracy construisait « une armée technologique de gens fonctionnellement compétents. »
Cela signifie qu’il n’y aurait pas de place pour la démocratie dont on n’aurait aucun besoin. Toutes les fonctions normales du gouvernement – éducation, santé, hygiène, sécurité publique – seraient dirigées par des experts choisis par leurs pairs. Les médecins voteraient pour la personne en charge du système de soins de santé, les enseignants voteraient pour la personne qui dirigerait les écoles, et ainsi de suite. Il y aurait un cabinet composé d’une centaine de ces experts et ils sélectionneraient un « directeur continental » pour superviser l’ensemble des choses.
Bertsou a étudié l’émergence des gouvernements « technocratiques » autour du monde, particulièrement en Europe. En février 2021, Mario Draghi, économiste et ancien président de la Banque Centrale Européenne, qui n’a jamais détenu de poste politique, fut nommé premier ministre italien pour contribuer à gérer le rétablissement économique postpandémique du pays.
Draghi est un « technocrate », choisi pour l’expérience spécifique qu’il apporte à l’emploi. Les Italiens aiment beaucoup les technocrates, spécialement quand les temps sont durs, et Draghi y est le quatrième premier ministre technocrate depuis 1993. Vous trouverez aussi des technocrates du niveau du cabinet en Grèce, en France et au Liban, entre autres pays. Mais aucun d’entre eux ne serait adopté par la Technocracy parce qu’ils opèrent encore au sein du système des prix, traitant donc encore les « symptômes » et pas la maladie.
Aujourd’hui, personne ne parle d’une Technate nord-américaine ou d’une semaine de 16 heures de travail, ou de remplacer l’argent par des certificats d’énergie. Mais l’on aurait tort d’évacuer la Technocracy Incorporated comme n’étant qu’un autre plan utopique manqué.
Rappelez-vous que ceci a été écrit en 2021. Dans l’univers Trump/Musk/Thiel de 2025, la technocratie nord-américaine est non seulement fort vivante, mais elle est pratiquement en charge au 1600 Pennsylvania Avenue.
Et laissez-moi terminer cet article par quelque chose de légèrement en dehors du sujet, mais dont la pertinence est définitive avec ledit sujet.
Cela ne m’apparaîtrait pas comme une surprise que Donald Trump soit assassiné avant la fin de son terme – mais PAS pour les raisons que pensent les lèche-bottes de Trump. Si une telle tragédie devait survenir (que Dieu l’en préserve), cela ferait probablement partie du planning des propres initiés de Trump (technocrates et sionistes) qui ont utilisé Trump pour mettre J.D. Vance à la Maison Blanche.
Comme je l’ai rapporté la semaine dernière, Vance fut sélectionné par Musk, Thiel et le lobby israélien. De même que Trump, bien sûr, mais Vance représente un protégé de la maison pour la prochaine génération qui pourrait élever au niveau suivant le rêve technocratique de transformation de l’Amérique en société de surveillance totale. Si les chiffres de sondage de Trump devaient chanceler plus tard dans sa présidence, mettant en doute l’élection de Vance en 2028, les éminences grises au sein de la technocratie et du sionisme (souvent une seule et même chose) pourraient considérer que Trump n’est plus indispensable.
Ne vous y trompez pas : Vance est le Golden Boy de l’État profond pour l’an 2028.
J’encourage fortement les lecteurs à lire l’incroyable exposé documenté écrit par Whitney Webb sur les liens de la technocratie Musk/Thiel avec la CIA, le débitage du Covid, le Mossad d’Israël, Facebook, la poussée vers des lois « précrimes » (les lois Red Flag en sont le précurseur), le but technocratique d’un état de surveillance totale aux États-Unis et J.D. Vance.
Sérieusement ! Lisez, s’il vous plaît, son rapport d’enquête en profondeur.






