Le Parti républicain forme un mur autour du dossier Epstein
Bulletin du pasteur Chuck Baldwin
18 septembre 2025
Avant que j’entre dans le corps de cet article, qu’on me laisse informer les lecteurs que cette rubrique est écrite chaque mardi avant la publication du jeudi. Cela veut dire que mon article de la semaine dernière fut rédigé avant l’assassinat de Charlie Kirk. Cependant, même si j’avais écrit l’article le mercredi ou le jeudi, je ne l’aurais pas consacré au meurtre de Charlie, car je n’aurais pas eu le temps requis pour que les narrations, les vidéos sur scène, les récits des témoins oculaires et la matière de preuves viennent en surface.
Mais dimanche, j’eus assez d’information pour parler de l’affaire. Par conséquent, dimanche, le 14 septembre, je dédiai mon message dominical au sujet. J’intitulai mon adresse Observations, questions and Consequences Regarding the Assassination of Chalrie Kirk.
Pendant que vous regardez l’allocution, voici la vidéo à laquelle je me réfère quand je suggère que Charlie pourrait avoir été tiré à partir du « niveau du sol ».
Entrons maintenant dans le vif du sujet de cet article.
Les Républicains du Congrès travaillent avec détermination à s’ériger en mur devant les dossiers Epstein. Comme tout le reste des promesses de Trump, celle de la transparence se retrouve aussi dans les poubelles. Trump et le Porte-parole de la Maison Blanche Mike Johnson œuvrent comme des fous à garder les Républicains du Congrès en ligne afin de bloquer tous les efforts pour relâcher les dossiers.
Le vénérable Thomas Massie (R-KY) monte la charge afin d’obtenir assez de votes républicains à la Chambre pour faire passer un amendement permettant de relâcher les dossiers, malgré les menaces et l’intimidation de Trump et de Johnson.
Massie est le plus grand membre du Congrès depuis que Ron Paul a quitté son poste. Et, sans surprise, il est la cible numéro un de Trump qui veut le défaire à son élection de l’an prochain. Trump utilise son influence chez les Républicains du Kentucky pour aider à chasser le valeureux congressiste. En plus, Trump a fait appel aux renforts de ses copains milliardaires juifs pour ajouter des millions de dollars dans le but de défaire Massie, et l’un d’eux est nommé dans les dossiers Epstein. Quelle coïncidence !
Ce que tout le monde sait maintenant, c’est que Charlie Kirk était en train de changer sa position concernant Israël et suggérait qu’Israël exerce du chantage sur les membres du Congrès et sans doute sur le Président Trump, et il exigeait que les dossiers Epstein soient relâchés – en entier. Il sous-entendait aussi que les forces israéliennes se retirèrent le 7 octobre et facilitèrent l’attaque du Hamas, ce qui donna à Netanyahou l’excuse dont il avait besoin pour nettoyer ethniquement le peuple gazaoui et y perpétrer ouvertement un génocide.
Juste après son assassinat et avec la révélation que Kirk allait publiquement demander la publication des dossiers Epstein (Kirk exprima aussi sa crainte qu’Israël allait l’assassiner), le leader du Sénat minoritaire Chuck Schumer (D-NY) présenta étonnamment un amendement pour relâcher les dossiers.
Dans les dernières semaines et les derniers mois, les efforts du Congrès pour forcer la divulgation des dossiers Jeffrey Epstein ont grandement été concentrés dans la Chambre où il y a une pétition de décharge rassemblant des signatures. Mais il s’est avéré que la chambre haute peut s’attaquer à la controverse aussi, malgré la majorité républicaine. NBC News rapporte :
Le Sénat conduit par les Républicains a voté de justesse mercredi pour défaire un amendement présenté par le leader du Sénat minoritaire Chuck Schumer (D-NY) pour contraindre le Département de la Justice de relâcher tous les dossiers Jeffrey Epstein. Le vote s’est établi à 51-49 en faveur du report de l’amendement. Deux Républicains – Rand Paul du Kentucky et Josh Hawley du Missouri – ont rejoint les 47 Démocrates qui ont voté contre le report de l’amendement.
Le reportage va comme suit :
Pendant une grande partie de l’année, les sénateurs du GOP [Grand Old Party ou Parti républicain] se sont contentés d’éviter le scandale Epstein, ce qui fut d’autant plus notable quand Schumer surprit ses collègues. Prenant avantage du travail des sénateurs d’un considérable programme de politique de défense, du nom de Loi sur l’Autorisation de la Défense Nationale (ou LADN), le démocrate de New York déposa un vote procédural sur un amendement pour indiquer à la Procureure générale Pam Bondi de rendre public tout document disponible que possède le Département de la Justice en relation avec Epstein et ses associés.
Sans surprise, l’effort n’atteignit pas son but, mais le fait que deux sénateurs républicains aient voté avec les Démocrates sur cette affaire a été un rappel tombant à point nommé concernant les divisions au sein du GOP sur un problème dont n’arrive pas à se débarrasser Trump.
Ce qu’il y a de plus, c’est que le leader de la minorité n’est pas le seul Démocrate à œuvrer dans la controverse Epstein. Le New York Times a rapporté :
Le Sénateur Ron Wyden, le Démocrate de l’Oregon qui avait conduit une enquête sur quelques transactions financières de Jeffrey Epstein, présenta un projet de loi pour obliger le Département du Trésor de retourner des copies de tous les rapports d’activités douteuses classées par les banques, contenant des milliers de transactions d’Epstein et des douzaines de ses associés ou de ses partenaires d’affaires. Wyden, membre responsable du Comité de Finance du Sénat, envoya préalablement des lettres aux fonctionnaires du Trésor exigeant des copies des rapports, mais il fut repoussé.
Parmi les banques dont Wyden tentait d’obtenir les rapports, il y a la JPMorgan Chase qui a servi de banque principale à Epstein pendant bien des années et qui a été accusée d’aider à rendre possible les activités d’Epstein. (La banque a nié toute malfaisance.)
Comme l’a rapporté Politico, le duo bipartisan menant l’effort – le représentant républicain Thomas Massie du Kentucky et le représentant démocrate Ro Khanna de la Californie – n’ont plus besoin que de la signature d’un membre de la Chambre pour conclure les 218 signatures qui déclencheraient un processus que les membres GOP de la Chambre n’auraient aucun pouvoir de stopper.
(Source)
Note : Si vous avez un sénateur républicain qui ne s’appelle pas Rand Paul ou Josh Hawley, votre sénateur a voté pour que les dossiers Epstein demeurent secrets. J’espérerais que vous vous sentiez fiévreusement motivé à contacter vos sénateurs.
Et juste en temps, Donald Trump utilise le meurtre de Kirk comme excuse pour continuer ses tactiques totalitaires contre les gens qu’il n’aime pas.
Irrités dans le sillage de l’assassinat de Charlie Kirk, des fonctionnaires de l’administration Trump disent qu’ils planifient d’utiliser « toutes les ressources » possible du gouvernement fédéral pour cibler les organisations à tendance gauchiste dont ils prétendent qu’elles font la promotion de la violence politique.
Le Vice-président JD Vance et Stephen Miller, assistant-directeur du personnel de la Maison Blanche, ont discuté, le 15 septembre, de plans pour « s’attaquer » aux organisations non-gouvernementales libérales, ou ONG, qu’ils disent supporter les campagnes de « doxxing » [dénonciation sur Internet] contre les conservateurs, qui aident à organiser des émeutes, qui publient les adresses de leurs opposants politiques et qui promeuvent des messages dans l’intention de créer de la violence.
« Nous allons canaliser toute la colère que nous avons contre les campagnes organisées qui ont conduit à cet assassinat pour déraciner et démanteler ces réseaux de terrorisme, » a dit Miller qui avait rejoint Vance dans un livestreame alors que le vice-président animait « The Charlie Kirk Show » pour rendre hommage à l’activiste conservateur décédé.
(Source)
Dans mon message de dimanche dernier, j’ai prédit ce même résultat. J’étais de l’avis que :
Trump a toujours eu des tendances dictatoriales. Son attaque contre la liberté d’exprimer une quelconque critique envers Israël en est un exemple principal. Avec le meurtre de Charlie Kirk, Trump est libre de « punir » la gauche que l’on blâme pour la mort de Kirk.
Les gens de la Droite « déclarent la guerre » à la Gauche pour sa promotion de la « violence politique ». Tout le paradigme « Gauche-Droite » revient à la mode.
Je ne me rappelle pas que ces laquais de Trump aient déclaré la guerre contre la « violence politique » quand la porte-parole des Représentants démocrates libéraux de la Chambre du Minnesota, Melissa Hortman, et son époux furent tués par balle en juin dernier de cette année.
La mort tragique de Kirk n’est qu’une excuse pour ouvrir les écluses à un gouvernement oppressif qui cible l’idéologie politique.
Et parce que les gens de la Gauche sont maintenant les cibles, les lèche-bottes MAGA et les hallucinés évangéliques (mon nouveau terme pour les sionistes chrétiens) l’encouragent. Mais qu’arrive-t-il quand le nouveau shérif galope à la Maison Blanche et que les cibles sont des activistes pro-vie, des défenseurs du Second Amendement et autres conservateurs ?
Diviser à nouveau l’Amérique entre la Gauche et la Droite, c’est exactement ce que veut Netanyahou. Si nous nous dissipons à nous combattre les uns les autres en tant qu’Américains, nous ne verrons pas le massacre et le génocide du peuple de Gaza – ou les dossiers Epstein.
Le genre de fin violente à la vie de Charlie Kirk cette semaine est le genre de fin violente que plus de cent personnes – y compris des petits enfants et des bébés – subissent CHAQUE JOUR en Palestine aux mains de Benjamin Netanyahou, Donald Trump et leur cabale de zélotes sionistes.
Je poursuivis :
Aucun Américain ne devrait jamais être tué dans un parc public en parlant de ce qu’il croit être vrai. Je me fous que cette personne en soit une avec laquelle je suis 100 % en désaccord du début à la fin, si elle est la plus gauchiste libérale imaginable, une personne avec laquelle je ne m’accorde sur rien.
J’honore et respecte le droit de ce citoyen américain de se tenir dans un parc public et de parler paisiblement de ce qu’il croit vrai. Et de la même façon, je possède le même droit. Si une personne n’a pas le droit de se dresser et de parler dans un parc public et dans la paix, alors aucun de nous n’a le droit de se dresser et de parler dans un parc public et dans la paix.
Si Donald Trump et ses copains républicains voulaient vraiment honorer la mémoire de Charlie Kirk, ils relâcheraient immédiatement la totalité des dossiers Epstein sans rédaction et presseraient le gouvernement israélien pour avoir les registres internes en ce qui concerne sa complicité dans l’attaque du Hamas du 7 octobre, incluant les Directives Hannibal qui ordonnaient aux soldats des Forces Israéliennes de Défense de faire feu sur des citoyens israéliens.
Mais que font-ils ? Ils ignorent complètement l’opération de chantage d’Israël et sa collusion avec le Hamas le 7 octobre – et sa fort possible collusion dans l’assassinat de Charlie Kirk. Au lieu de cela, ils utilisent la mort de Kirk comme excuse pour saccager davantage la Constitution des États-Unis et employer le pouvoir du gouvernement fédéral pour fomenter encore plus la haine et la division entre les américains et « se mettre à la poursuite » des citoyens américains dont ils n’aiment pas les points de vue politiques.
MAGA, réveillez-vous ! L’on se joue de vous.
Allez-vous réellement rester bien assis et permettre aux Républicains à Washington, D.C., (combien d’entre eux Israël fait-il chanter ? Ne voulez-vous pas le savoir ?) de continuer à dissimuler les choses pour le maître-chanteur meurtrier qu’est Benjamin Netanyahou et son violent gouvernement sioniste génocidaire ? Voulez-vous vraiment mettre les intérêts d’un gouvernement étranger corrompu au-dessus des intérêts de votre propre pays ? Croyez-vous vraiment que c’est ce que la Bible (et notre Constitution) nous enseigne à faire ?
Plus tôt cette année, Charlie Kirk rejeta une offre du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou pour arranger une nouvelle infusion massive d’argent sioniste dans son organisation de Turning Point USA (TPUSA), la plus grosse association jeunesse conservatrice en Amérique, selon un ami de longue date du commentateur tué au combat parlant sous le couvert de l’anonymat. La source a dit à The Grayzone que feu l’influenceur pro-Trump croyait que Netanyahou essayait de l’intimider et le faire taire parce qu’il commençait à poser publiquement des questions à propos de l’influence atterrante d’Israël à Washington et exigeait plus d’espace pour la critiquer.
Dans les semaines conduisant à son assassinat du 10 septembre, Kirk en était venu à détester le leader israélien, le considérant comme un « boulé », dit la source. Kirk fut dégoûté de ce qu’il voyait au sein de l’administration Trump où Netanyahou cherchait à dicter au président ses décisions personnelles et armait les atouts israéliens comme la donatrice milliardaire Miriam Adelson pour garder fermement la Maison Blanche sous sa coupe.
D’après l’ami de Kirk, qui jouissait aussi de l’accès au Président Donald Trump et à son cercle intime, Kirk mit fortement en garde le Président Trump, en juin dernier, de ne pas bombarder l’Iran au nom d’Israël. « Charlie fut la seule personne à avoir fait cela, » dirent-ils, rappelant que Trump « aboya après lui » en réaction et coupa court et avec colère à la conversation. La source croit que l’incident confirma dans l’esprit de Kirk que le Président des États-Unis était tombé sous le contrôle d’un malin pouvoir étranger et conduisait son propre pays vers une série de conflits désastreux.
Au cours des mois suivants, Kirk devint la cible d’une campagne privée soutenue d’intimidation et de furie sans attache d’alliés riches et puissants de Netanyahou – figures dont il se référait en public par les « leaders » et les « dépositaires d’enjeux » juifs.
(Source)
Il est évident pour tout le monde que Charlie Kirk commençait à voir la vérité au sujet du méchant état israélien. Et il était prêt à risquer sa vie pour parler de ce qu’il avait vu.
Sa mort ne vous inspire-t-elle pas à ouvrir aussi les yeux sur la vérité ? Et sinon, quel genre de personne êtes-vous ?


