Nous sommes tous des Amalécites

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Bulletin du pasteur Chuck Baldwin

27 mars 2025

Les leaders israéliens se référent constamment aux Palestiniens en les qualifiant « d’Amalécites ». Mais leur suprématie juive va encore plus loin. Benjamin Netanyahou et ses acolytes sionistes se réfèrent constamment au peuple palestinien (les « Amalécites ») comme étant des « animaux », des « sous-humains » que l’on peut tuer et torturer sans merci et en toute impunité morale ou civile.

À l’époque de Moïse, les Amalécites étaient les descendants d’Ésaü, fils d’Isaac et frère de Jacob. Ils étaient donc au point de vue biologique les neveux et les nièces de Jacob (renommé « Israël » par l’Éternel). Le fait est donc que les Écritures de l’Ancien Testament disent clairement que les Amalécites étaient un peuple (des êtres humains) – de la parenté même des Israélites.

Le Dieu d’Abraham et de Moïse ne regarda jamais les Amalécites autrement que comme des gens – un peuple méchant, mais néanmoins des gens. En fait, Dieu traita les Amalécites avec grande patience et avec grâce, attendant plus de 400 ans avant de porter Son jugement divin sur eux en donnant ainsi au peuple d’Amalec tout le temps pour se détourner de sa méchanceté et trouver miséricorde et pardon auprès de Dieu. Pourquoi ? Parce que Dieu aime l’humanité et que nous sommes tous faits à Son image, étant des âmes vivantes. Dieu donna Son Fils unique afin qu’Il meure pour les péchés de l’humanité – ce qui signifie clairement que toute l’humanité possède le potentiel de l’éternité.

Le plus grand de tous les commentateurs bibliques, Matthew Henry (1662-1714), écrivit dans ses commentaires, en regard des guerres d’Israël dans l’Ancienne Alliance :

En faisant affaire avec les pires des ennemis, les lois de justice et d’honneur doivent être observées.

« Les lois de justice et d’honneur [les Lois de la Nature] doivent être observées » parce que même un ennemi est un être humain fait à l’image de Dieu et est donc, par conséquent, candidat à la miséricorde et à la rédemption de Dieu.

J’invite les lecteurs à regarder le premier message de ma série intitulée Par quelle autorité l’Israël sioniste commet-il des meurtres de masse contre des femmes et des enfants ? Étude clinique de la destruction des Amalécites et les Lois de la guerre de l’Ancienne Alliance [en anglais seulement].

À visionner ici.

Mais la philosophie de l’administration de Donald Trump veut que n’importe qui peut être désigné de palestinien, c’est-à-dire, amalécite indigne des droits naturels ou constitutionnels.

« Il n’est plus juif. C’est un palestinien. »

Par ces mots, le Président américain Donald Trump ne fit pas seulement qu’insulter le sénateur démocrate Chuck Schumer, mais il exposa quelque chose d’encore plus insidieux. Dans le langage de Trump, palestinien n’est pas seulement une nationalité, c’est une accusation, une sentence d’exil, une marque de délégitimation.

Le crime de Schumer était d’avoir remis en question le gouvernement sans cesse plus autoritaire de Benjamin Netanyahou. Schumer, loyal sioniste qui se positionne depuis longtemps comme un des plus inébranlables défenseurs d’Israël, a osé sous-entendre que l’extrémisme de Netanyahou faisait du tort à l’avenir d’Israël.

Cela seul fut suffisant pour que Trump le dépouille de sa juiveté et le qualifie de quelque chose d’autre, quelque chose qui se voulait dégradant.

Ce n’est pas la première fois que Trump brandit le mot « palestinien » comme une insulte. Il l’a employé contre l’ancien Président Joe Biden, contre Schumer antérieurement et, en fait, contre quiconque ose remettre en question les politiques d’Israël.

Un Palestinien peut être arrêté pour avoir protesté, être congédié pour avoir parlé, ou être mis sur une liste noire pour avoir différé d’opinion.

Voilà l’avertissement réel derrière l’attaque de Trump. Vous n’avez pas à être palestinien pour être puni comme tel. Pas besoin d’être arabe ou musulman. Vous n’avez qu’à sortir des rangs.

Même la juiveté n’est plus une protection. Votre identité est devenue conditionnelle, votre histoire sans importance. Vous pouvez être déclaré traître, ennemi intérieur, déchu de votre place.

Du moment que vous remettez Israël en question, vous devenez palestinien – pas par la naissance, mais par décret. Parce que dans ce monde-ci, un Palestinien n’a pas de droits, ni personne qui le défend.

(Source)

Donald Trump introduit une nouvelle marque de l’autoritarisme, une marque infligée par une seule accusation – une accusation qui est si étendue que le Reich de Trump peut l’interpréter comme bon lui semble : l’accusation d’antisémitisme.

Écoutez la procureure générale hyper-sioniste de Trump, Pam Bondi :

La procureure générale des États-Unis qualifie les manifestants propalestiniens de « terroristes domestiques ».

La procureure générale américaine Pam Bondi a décrit les étudiants protestataires propalestiniens comme des « terroristes domestiques » en avertissant que les universités pourraient perdre leur financement fédéral si elles ne s’occupent pas de l’antisémitisme sur leurs campus.

En février, le Département de la Justice a formé un corps spécial multi-agences centré sur le combat contre l’antisémitisme avec comme cible prioritaire le harassement dans les écoles et les universités. Des fonctionnaires ont dit que le groupe allait coordonner la mise en application de la loi et « déraciner » le comportement antisémite sur les campus à l’échelle nationale.

Les manifestants, incluant des étudiants juifs, arguent que la critique de la politique d’Israël ne constitue pas de l’antisémitisme. Ils disent que la défense des droits des Palestiniens s’aligne sur le noyau des valeurs américaines.

(Source)

On pourrait penser qu’une procureure aurait au moins une compréhension rudimentaire du Premier Amendement de notre Charte des Droits :

« Le Congrès ne fera aucune loi quant à l’établissement d’une religion ou en interdisant le libre exercice, ou en réduisant la liberté d’expression, ou de la presse ; ou quant au droit du peuple de s’assembler de manière pacifique et de pétitionner le gouvernement afin qu’il redresse des sujets de plainte. »

C’est passablement clair pour moi. Le gouvernement ne peut pas réduire le droit du peuple à la liberté d’expression – même l’expression qu’il n’aime pas – ou la liberté de s’assembler paisiblement (manifestations) et de pétitionner le gouvernement pour qu’il redresse les sujets de plainte.

Mes amis, comprenons bien ce qui est en jeu, ici. Si nous ne sommes pas libres de nous exprimer, nous ne sommes pas libres !

Candace Owens l’a proclamé une fois pour toutes dans ce vidéo-clip :

Nous ne voyons tout simplement pas de vie humaine chez les musulmans. Et pour moi, parler de Gaza et parler de casinos et d’hôtels, et de ces gens qui viennent tout juste de perdre des familles entières, c’est tellement éloigné de l’humanité. Et j’ai été très déçue par Trump et ses perspectives au sujet de Gaza. Je crois que c’est mal. Et je suis fatiguée que l’on prenne l’Amérique pour la tirelire d’Israël.

Pour une raison quelconque, tout le monde peut critiquer tout autre pays qui nous soutire de l’argent, mais tout le monde ferme les yeux quand vient le tour d’Israël.

Voir ces enfants palestiniens. Et les images sont fixées dans mon esprit. Les cris, les pleurs, les saignements, le matériel que l’on voit sur X pour la première fois, et réaliser vraiment comme on nous a menti à propos de ce qui arrivait dans cette région. Ça m’a été facile de parler. Je n’ai qu’à me tenir du côté humain des choses.

En autant que je sache, Candace ne possède pas de diplôme en droit, mais elle comprend de toute évidence mieux le Premier Amendement que la procureure générale de Trump.

En passant, Trump et Bondi sont sur le point de mettre en application une loi nationale Red Flag de confiscation des armes. De toute évidence, ni un ni l’autre ne comprend non plus le Second Amendement.

Et Trump et Bondi sont drôlement sérieux en ce qui a trait à la suppression du langage propalestinien :

L’exigence du Président Trump, mardi, de bannir les masques aux manifestations anti-Israël « illégales » n’est venue qu’une journée après que le PDG de la Ligue Anti-Diffamation (ADL), Jonathan Greenblatt, ait émis la même exigence au congrès Never is Now de l’ADL.

(Source)

Bien sûr, bannir les masques aux protestations permet la surveillance du gouvernement pour identifier chacun des manifestants afin qu’ils puissent être poursuivis en justice après coup. Que les manifestants se sentent poussés à porter des masques montre qu’en ce moment-même, l’Amérique ne peut pas se définir comme un pays libre.

Trump qualifie les manifestants anti-Israël « d’illégaux ». Mais le Premier Amendement dit que non seulement sont-ils « légaux », mais qu’ils sont aussi « protégés ».

Il est douloureusement évident que Trump se fout de la Constitution, de la Charte des Droits, de la liberté ou de la règle de la loi. Tout en Donald Trump exhale l’autoritarisme.

Tant que je vivrai dans un monde composé d’hommes déchus moralement et spirituellement, je ne désirerai pas être plus sous l’autoritarisme de l’aile droite que sous l’autoritarisme de l’aile gauche, l’autoritarisme théocratique ou l’autoritarisme séculier. En ce monde, l’autoritarisme de quelque genre que ce soit est l’ennemi de la liberté.

Le 18 avril 1775, au mépris des soldats de la Couronne britannique, John Adams s’écria : « Nous ne reconnaissons de souveraineté que celle de Dieu, et aucun roi sauf Jésus ! » Ce devint le cri de ralliement et la devise de notre Guerre pour l’Indépendance.

Et, en parlant de cette dernière, Trump planifie-t-il réellement de ramener l’Amérique sous le Commonwealth britannique ? Trump a-t-il appris quoi que ce soit de la Bataille de Lexington, du discours de Patrick Henry, « Donnez-moi la liberté ou donnez-moi la mort », ou de la Déclaration d’Indépendance ?

Trump dit qu’il « aime » le Roi Charles. Il n’y a pas de doute, car Trump aime le pouvoir de la monarchie. Et, comme je l’ai écrit ici et ici, Trump et Elon Musk travaillent avec ardeur à amener l’Amérique sous le règne d’une techno-monarchie. Ce n’est pas une coïncidence si le Premier Ministre britannique Keir Starmer et le Premier Ministre du Canada Mark Carney sont tous les deux membres de la Commission Trilatérale globaliste et technocratique.

Lisez cet article très important en rapport avec la décision possible de Trump de ramener les États-Unis dans le Commonwealth britannique. Tout cela fait partie du plan Trump/Musk/Thiel pour entraîner le règne global technocratique sur lequel j’ai déjà écrit.

Trump doit aimer également l’attaque britannique contre la liberté d’expression.

Trump devrait lire ce rapport :

Je suis un survivant de l’Holocauste. La police du Royaume-Uni m’a interrogé concernant la manifestation contre le génocide.

Il est vital que nous, tous les Britanniques, parlions maintenant contre la complicité de notre gouvernement dans le génocide d’Israël.

J’avais sept ans lorsque l’Allemagne envahit et occupa son peu fiable allié, la Hongrie, en mars de 1944. J’ai donc maintenant 87 ans. Mais les souvenirs que j’ai de m’être caché en tant que fugitif juif, sous de faux papiers, et de la complète dévastation du combat à son apogée autour de nous, entre une armée allemande coincée et l’Armée Rouge, me sont encore très clairs. Je vois les voitures incendiées, les tanks, les chevaux morts et les cadavres humains, les munitions et les casques éparpillés, les édifices brûlés, des montagnes de déchets et du verre brisé partout – tout comme Gaza tragiquement détruite nous apparaît aujourd’hui.

Depuis plus d’un an maintenant, il est clair que le plan d’Israël est de détruire la société palestinienne de Gaza dans le but de forcer le plus de gens possible à partir. Cette politique comporte beaucoup de différences avec le plan de l’Allemagne nazie de détruire la société juive en Europe – mais elle a aussi beaucoup de similitudes. C’est pourquoi, en tant que survivant de l’Holocauste, je me suis senti poussé à joindre diverses manifestations pro-Palestine à Londres.

Nous ne savons pas tout à fait jusqu’où ceux qui sont en pouvoir entendent aller avec leurs restrictions sur le droit de protester. Mais nous savons qu’ils veulent dépeindre les démonstrations pro-Palestine de Londres comme entachées d’antisémitisme. Cela en dépit du fait que ces protestations incluent des milliers de Juifs et que de nombreux Juifs, comme moi-même, se sont adressés aux manifestants sur la tribune.

Chose plus importante encore, toute cette campagne est une distraction intentionnelle pour détourner de la question principale qui est d’arrêter immédiatement le génocide à Gaza. Alors qu’Israël reprend son bombardement aveugle – assassinant des centaines de civils de plus à Gaza – il est vital que nous, tous les Britanniques, parlions contre la complicité de notre gouvernement dans le génocide d’Israël.

À chaque fois que nous écoutons un politicien parler d’Israël, il l’appelle « le plus grand ami et le plus grand allié de l’Amérique ». Vraiment ? Quelle est sa définition de l’amitié ? Nommez une seule chose qu’Israël ait faite POUR l’Amérique. Tout ce que fait Israël, c’est de saigner l’Amérique financièrement, moralement, spirituellement, culturellement et politiquement – et traîner l’Amérique dans de perpétuelles guerres d’agression qui ne comportent AUCUN intérêt national pour les États-Unis.

Quand le Président Trump et la procureure générale Pam Bondi traitent les gens d’Amérique de « Palestiniens » et de « terroristes domestiques », ils régurgitent le mantra suprématiste/raciste de Benjamin Netanyahou et de ses camarades sionistes.

Vous ne me croyez pas ? Écoutez ce que ce rabbin juif très influent a récemment dit :

Ça n’a vraiment pas d’importance que ce soit Donald Trump ou Donald Duck qui gagne les élections américaines. Ça n’a pas plus d’importance que ce soit Kamala Harris ou Kermit la Grenouille qui gagne.

En ce qui a trait aux affaires internationales, en tout ce qui touche à l’avenir de ce monde, Donald Trump ou Kamala Harris n’ont aucune liberté de choix. Ils deviennent des pantins. Et qui tirent les ficelles de ces marionnettes ? Nous. Le peuple juif.

En d’autres termes, nous sommes tous des Amalécites.

 

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