Si seulement Trump avait dit à Netanyahou ce qu’il a dit à Zelensky
Bulletin du pasteur Chuck Baldwin
6 mars 2025
Je suis sûr que la plupart des lecteurs ont vu le dialogue féroce et colérique entre le Président Donald Trump et l’ancien Président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky dans le Bureau Ovale, il y a quelques jours. Lors de la conférence de presse, Trump admit qu’il avait laissé la conférence se continuer aussi longtemps qu’il l’a fait en sachant que Zelensky n’aimerait pas ce que Trump (et le Vice-président Vance) allait dire et qu’il deviendrait agité et irrité – ce qui arriva.
Trump a joué avec Zelensky de la manière que Netanyahou joue avec Trump.
Peu après l’altercation à la Maison Blanche, Trump a annoncé qu’il suspendait l’aide militaire à l’Ukraine.
Il apparaît clairement que Trump planifie vraiment d’arrêter la guerre en Ukraine – sans que la Russie ne retourne quelque territoire ukrainien qui a voté pour revenir dans la mère-patrie russe, ce qui a engendré une campagne génocidaire de Zelensky contre ceux que l’Opération Militaire Spéciale de Poutine a libérés avec succès. Et il est aussi clair que les jours à la barre de l’Ukraine du corrompu et meurtrier Zelensky sont comptés.
Si seulement Trump disait au corrompu et meurtrier Premier Ministre d’Israël, Benjamin Netanyahou, ce qu’il a dit à Zelensky. Mais il ne le fera jamais. Et, comme tout président de mémoire récente et la vaste majorité des membres du Congrès des deux partis, Trump appartient au Lobby israélien.
Au lieu que Trump montre la porte à Netanyahou de la même manière qu’il l’a fait pour Zelensky, quand Netanyahou a visité la Maison Blanche, il fut traité comme un roi. Voici la vidéo de Trump démontrant sa déférence envers Netanyahou à la Maison Blanche, comme si Netanyahou était le président américain et que Trump était son subordonné (ce qu’il est, bien sûr).
Non seulement Trump n’a-t-il pas démontré la moindre intention de stopper le nettoyage ethnique génocidaire d’Israël à Gaza et en Cisjordanie, mais il a déjà entrepris de donner à Israël encore davantage d’aide américaine.
Le Secrétaire d’État américain Marco Rubio a signé une déclaration pour expédier la livraison d’environ 4 milliards $ d’aide militaire à Israël, qualifiant le Président Donald Trump de plus grand allié de l’état juif, selon une déclaration émise samedi.
Le geste fait partie de l’effort plus élargi de la Maison Blanche pour soutenir les capacités militaires d’Israël au milieu des tensions régionales incessantes. Depuis que Trump a pris son poste en janvier 2025, son administration aurait approuvé près de 12 milliards $ de ventes militaires étrangères majeures à Jérusalem ouest.
Vendredi, le Pentagone a annoncé que le Département d’État avait approuvé la vente potentielle d’une valeur de près de 3 milliards $ en bombes, en kits de démolition et autres armements à Israël. Cette approbation d’urgence a contourné le processus de révision habituel du Congrès, marquant, dans les récentes semaines, la seconde occasion où l’on a expédié la vente d’armes à Israël au milieu d’un fragile cessez-le-feu avec les militants du Hamas – dans une guerre qui a déjà réclamé la vie de 1 700 Israéliens et 62 000 Palestiniens.
En mai, Biden stoppa temporairement la livraison de bombes de 2 000 livres à Israël et annonça que d’autres armes feraient l’objet d’un embargo si les Forces de Défense d’Israël (FDI) persévéraient dans leur invasion de Rafah, au sud de Gaza. Les FDI sont néanmoins entrées et, éventuellement, Biden abolit le gel temporaire des armes.
Le Département d’État loua la dernière décision de renverser « l’embargo partiel des armes » de Biden comme étant « un autre signe qu’Israël n’a pas de plus grand allé à la Maison Blanche que le Président Trump ». Le Secrétaire Rubio invoqua l’autorité d’urgence pour accélérer cette aide, en citant les intérêts de sécurité nationale des États-Unis.
(Source)
Assurez-vous de voir la photo de Trump à côté de Netanyahou dans le reportage ci-haut. Je n’ai jamais vu Trump avec un sourire si fendu sur le visage que dans cette photographie. Il sourit rarement, encore moins un sourire comme celui d’un enfant assis tout près de son joueur de football professionnel favori.
« Citant les intérêts de sécurité nationale des États-Unis, » À VOMIR !
Le peuple innocent, non armé et affamé de Gaza n’est absolument d’AUCUNE menace aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis. AUCUN ! NONE ! NADA ! ZERO ! ZILCH !
Il n’est question que de ce dont il est toujours question : Israël !
Dans la Unz Review, Philip Giraldi a écrit un article intitulé Making America Great is All About Israel (Rendre sa grandeur à l’Amérique, tout est question d’Israël). Dans sa missive, il a écrit :
Bien que cela ne puisse sembler que symbolique, se référer à la Cisjordanie comme « la Judée et la Samarie » est une démonstration nette de soutien à l’annexion d’Israël. Mike Huckabee, désigné par Trump afin de servir d’ambassadeur américain en Israël, se réfère aussi à la Cisjordanie en employant le même langage et il a dit que l’annexion est possible sous la nouvelle administration Trump.
Plus tôt ce mois-ci, le sénateur Tom Cotton de l’Arkansas a aussi réintroduit un projet de loi qui exigerait l’utilisation du terme « la Judée et la Samarie » dans tous les documents officiels américains.
La représentante Claudia Tenney de New York a également présenté une législation identique en Chambre et a maintenu que « le peuple israélien a un droit légal et historique indiscutable et indéniable sur la Judée et la Samarie. »
Le Congrès et la Maison Blanche sont devenus clairement des territoires israéliens occupés, comme l’a un jour décrit de manière coloré Pat Buchanan en parlant du gouvernement américain.
Et il y a plus, bien plus, mais certains développements sont plus intéressants parce qu’ils ont un impact domestique aux États-Unis et sur les libertés et les droits constitutionnels qui sont assiégés, car le Lobby israélien et l’Équipe Trump cherchent à supprimer toute critique contre l’état juif et/ou les activités illégales exécutées par ses supporteurs au moyen de leur corruption du gouvernement à tous les niveaux aux États-Unis.
Ma ligne favorite, crachée régulièrement, et par les Démocrates et par les Républicains, est une version quelconque de l’affirmation qu’Israël est une sorte de « merveilleuse démocratie qui est la meilleure amie des États-Unis et son alliée la plus proche ». La Procureure Générale Pam Bondi a dépassé la mesure quand elle a appelé Israël « notre plus grand allié dans le monde » dans une entrevue chez Fox News. Chose intéressante, cet état criminel de guerre apartheid d’Israël n’est en fait ni une démocratie, ni un ami, ni un allié, mais quand l’aveugle conduit l’aveugle, tout peut sortir de sa bouche, particulièrement lorsque cela n’est pas connecté à un cerveau fonctionnel qui a réellement une conscience.
Les commentaires chaleureux du FBI semblent aussi être une règle générale avec Dan Bongino, le tout nouvel assistant général du FBI, lorsqu’il répondit à une question à savoir ce qui pouvait s’avérer les causes les plus chères à son cœur en déclarant : « Israël. La Défense d’Israël. » Son commentaire reflète un engagement général au sein du FBI et du Département de la Justice à prioriser les relations avec Israël, comme en fait écho le Directeur du FBI Kash Patel qui affirme que : « L’Amérique va donner priorité à Israël et nous épaulons notre allié numéro un. » Elle est bonne, Kash ! Est-ce vraiment ton prénom ou juste un pseudonyme ? Peut-être devrais-tu examiner les divers accords fermes internationaux conclus avec les États-Unis garantissant les arrangements qui sont violés par Israël au Liban, en Syrie et à Gaza ? Ils constituent des crimes de guerre et Washington en est complice.
Dans une récente interview avec le juge Andrew Napolitano, le journaliste Max Blumenthal, Juif lui-même, a dit ce qui suit :
Nous venons tout juste d’apprendre que le ministre de la Défense, Israël Katz, envisage de bombarder les funérailles d’Hassan Nasrallah où des milliers – des centaines de milliers – de gens non armés pleuraient le leader décédé, sans armes. Ils étaient dans un stade de Bierut. Et Israël dirigeait plutôt un survol de F-16 en menaçant la foule. C’est fondamentalement un instrument de terreur du parlement.
Et l’idée même que l’on ait considéré le faire démontre l’impunité dont jouit Israël à Washington, de même que le reste des commentaires de Netanyahou disant qu’ils venaient juste de voler le Mont Hermon en violation d’un accord de 1973 des Nations Unies. Ils viennent juste de voler le point le plus élevé en Syrie pour y installer des pentes de ski. Ils ont volé un large segment du sud de la Syrie, grâce en grande partie à l’opération de changement de régime soutenu par l’OTAN et la CIA qui a vu la nouvelle forme refabriquée d’Al-Qaeda prendre le pouvoir à Damas, et elle n’a pas tiré un seul coup de feu contre Israël. Mais ils ne font que prendre. Et les États-Unis n’ont rien à y dire. Il n’y a pas de problème là.
Évidemment, les États-Unis piquèrent une crise quand les habitants de la Crimée votèrent pour l’annexion avec la Russie. Les États-Unis se mirent en colère aux Nations Unis et émirent des sanctions envers la Russie et commencèrent à marcher vers une guerre de proxy en Ukraine. Mais ici, Israël a la permission de voler tout ce qu’il veut.
Napolitano : Le même gouvernement qui vous a arrêté à Dulles. Le président a pris un clip généré par Intelligence Artificielle dans lequel on se moque de la transformation de Gaza en Trump Gaza Riviera. L’a-t-on fait jouer en Israël ?
Blumenthal : Eh bien, tout le monde en parle. Cela fait rage dans les médias israéliens. Je pense que cela a provoqué beaucoup d’amusement en Israël. Faut vraiment le voir pour y croire, pour comprendre. Il y a des images d’hommes barbus avec des corps de femme faisant la danse du ventre sur les ruines de Gaza. Elon Musk lance de l’argent. L’inondation d’enfants sur les plages de Gaza avec de l’argent. Il y a des côtes dorées et des buildings ressemblant à ceux de Dubaï et s’élevant alors que Donald Trump force son rôle, sans chemise sur la plage en portant un toast à Netanyahou. Ils ont pris le contrôle de la Bande de Gaza après l’Holocauste auquel nous venons juste d’assister. Et une statue d’or de Donald Trump s’élève au centre de Gaza City.
C’est une vidéo satanique que plusieurs commentateurs décrivent comme antichrétienne. Antichrétienne en ce sens qu’elle ressemble à ce que l’antichrist ferait.
Vraiment.
Voici le clip vidéo « satanique », « antichrétien » et antichrist auquel se réfère Max.
The Gouvernment Rag Intelligence Report a émis un bref exposé sur la vidéo « satanique » ci-mentionnée, intitulé : L’IDOLÂTRIE PAÏENNE SANS PRÉCÉDENT DE LA GAZA DE TRUMP :
La proposition de Trump [que les États-Unis fassent le nettoyage ethnique et occupent Gaza] a rencontré la critique mondiale à la fois des législateurs et des analystes qui craignent que le plan déplacerait par la force la population de Gaza de deux millions de personnes, pendant que les critiques américains se demandent si la vision du Président ne plongerait pas le pays dans le rôle potentiellement sanguinaire de puissance d’occupation.
Mais tard dans la soirée de jeudi, Trump a semblé pousser plus loin la promotion de son plan en postant une vidéo de 35 secondes sur son compte de Truth Social qui commence avec la question : « Gaza 2025 : Qu’arrive-t-il ensuite? »
La vidéo générée par Intelligence Artificielle montre, en une série d’images effrontées et crues, un nouvel hôtel Trump, une statue dorée géante de Trump et un enfant tenant un ballon Trump au milieu des complexes balnéaires faces à une grève resplendissante.
Qu’un chrétien quelconque supporte cette idolâtrie m’échappe.
Moi aussi.
Lors de la conférence de presse conjointe à la Maison Blanche avec Zelensky, Trump déclara hardiment qu’il avait l’intention d’arrêter l’envoi d’argent américain vers l’Ukraine afin de l’utiliser à « autre chose ». Mais alors qu’il faisait cette déclaration, il a failli révéler ce qu’il avait réellement l’intention de faire avec cet argent : l’expédier à Israël pour augmenter encore son agression militaire au Proche-Orient – comme il l’a déjà indiqué en livrant 12 milliards $ d’aide militaire à Israël seulement dans le premier mois de son mandat, comme je l’ai remarqué auparavant.
Si seulement Trump avait dit à Netanyahou ce qu’il a dit à Zelensky.






