D.240 – Les 70 Semaines de Daniel 9

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Par Joseph Sakala

Le Livre de Daniel est une histoire vraiment unique. C’est le récit vécu d’un jeune homme amené avec ses trois amis à Babylone dans une captivité qui devait durer 70 ans. Cette captivité de la maison de Juda avait été prédite par le prophète Jérémie afin de la punir de sa méchanceté envers son Dieu. Le livre nous décrit également d’abondantes scènes où Dieu nous dévoile de nombreuses grandes prophéties débutant avec Nébucadnetsar, roi de Babylone, et qui s’échelonnent sur plusieurs siècles nous amenant jusqu’à l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre. Au travers de cette captivité, nous découvrons Daniel engagé dans plusieurs incidents où Dieu est intervenu directement pour sauver sa vie ainsi que celle de ses trois compagnons.

Dans le livre de Daniel, une des grandes scènes demeure celle où Daniel fut lancé dans la fosse aux lions pour en sortir intact et sans égratignure. Son courage était évident, surtout lorsqu’il osait répondre au roi sans crainte, sachant fort bien que Dieu était toujours avec lui et le protégeait constamment. Mais pour découvrir qui était vraiment Daniel, nous devons nous référer au chapitre 9 de son livre. Dans Daniel 9:1-3 nous lisons ceci : « La première année de Darius, fils d’Assuérus, de la race des Mèdes, qui avait été établi sur le royaume des Chaldéens ; la première année de son règne, moi, Daniel, je compris par les livres, que le nombre des années dont l’Éternel avait parlé au prophète Jérémie, pour finir les désolations de Jérusalem, était de soixante et dix ans. Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, pour lui présenter des requêtes et des supplications, avec jeûne, et en prenant le sac et la cendre. »

À plusieurs endroits, Dieu lui avait offert des visions telles que des bêtes sauvages sortant de la mer, ou la main qui apparaît soudainement et dont le doigt commence à écrire un message sur le mur. C’était des scènes puissantes où Dieu lui annonçait Sa présence par une explication de ce qui se passerait, soit bientôt ou dans un avenir plus éloigné. Mais la scène du chapitre 9 est complètement différente. Nous voyons Daniel, seul, étudiant les Saintes Écritures. C’est une exceptionnelle occasion où nous voyons un portrait de quelqu’un en train de lire la Bible. Daniel se met à plaider avec Dieu en prière, suite à ce qu’il venait de lire. Afin de mieux nous situer dans le contexte des évènements, nous apercevons le déroulement réel d’une chronologie préalablement établie. Cette histoire a eu lieu dans la première année du règne de Darius. Nous savons que les Mèdes et les Perses avaient envahi Babylone pour s’emparer de ce royaume afin de l’annexer aux territoires qu’ils possédaient déjà. Tout semble indiquer que ce Darius, roi des Mèdes, servait sous Cyrus, le roi des Perses, dans l’établissement du royaume médo-perse en tant que royaume mondial du temps.

À cause de ses talents administratifs, Darius aurait reçu le pouvoir sur la ville de Babylone et ses environs. Nous sommes donc dans la première année de son règne en 539 av. J-C. Daniel nous réfère à une prophétie de Jérémie dans laquelle le prophète avait déclaré que Juda serait exilé vers Babylone pendant 70 ans à cause de ses péchés. Jérémie 25:11 : « Et tout ce pays sera une ruine, un désert ; et ces nations seront asservies au roi de Babylone pendant soixante et dix ans. » Jérémie 29:10 : « Car ainsi a dit l’Éternel : Dès que soixante et dix ans seront accomplis pour Babylone, je vous visiterai, et j’accomplirai ma bonne parole à votre égard, pour vous faire retourner en ce lieu. ». Daniel et quelques amis avaient été déportés parmi les premiers captifs à Babylone, en 605 av. J-C. Étant maintenant en 539, ou peut-être même dans les débuts de 538, Daniel réalise que la période de 70 ans s’achèvera bientôt. C’est avec ceci à l’esprit que Daniel s’est mis à prier, car il savait fort bien que Dieu avait fait la promesse de ramener les Juifs de leur captivité vers Jérusalem, et que Dieu garde toujours Ses promesses. Motivé par sa croyance et sa foi en l’Éternel, et de ce qu’il venait de lire dans Jérémie, Daniel a commencé à vider son cœur dans une prière passionnée pour les péchés de son peuple.

Daniel nous dit : « Et je priai l’Éternel mon Dieu, je lui fis ma confession, et je dis : Ah ! Seigneur, Dieu grand et redoutable, qui gardes l’alliance et la miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements ! Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons agi méchamment, nous avons été rebelles et nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Et nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères et à tout le peuple du pays. A toi, Seigneur, est la justice et à nous la confusion de face, comme elle est aujourd’hui aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des iniquités qu’ils ont commises contre toi. Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Les compassions et les pardons sont au Seigneur notre Dieu, car nous nous sommes rebellés contre lui. Nous n’avons point écouté la voix de l’Éternel notre Dieu pour marcher suivant ses lois, qu’il avait mises devant nous par le moyen de ses serviteurs les prophètes. Tout Israël a transgressé ta loi et s’est détourné pour ne point écouter ta voix. Et la malédiction et les serments, qui sont écrits dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, ont fondu sur nous, parce que nous avons péché contre lui. Il a accompli les paroles qu’il avait prononcées contre nous et contre les chefs qui nous ont gouvernés ; il a fait venir sur nous un grand mal, tel qu’il n’en est point arrivé sous les cieux, de semblable à celui qui est arrivé à Jérusalem » (Daniel 9:4-12).

Ici, j’aimerais faire une pause afin de noter certaines choses. La maison d’Israël s’était scindée en deux après la mort de Salomon. Il y avait le Royaume du Nord composé de 10 tribus avec sa capitale sise à Samarie. Elle avait gardé le nom de Royaume d’Israël, tandis que les deux autres tribus de Juda et de Benjamin étaient connues sous le nom de Royaume de Juda. Le Royaume du Nord avait été amené en captivité par les Assyriens, quelques 130 années auparavant, et n’est jamais revenu en totalité dans la Samarie après sa captivité. Un bon nombre de membres des dix tribus sont en effet revenus à Jérusalem pendant les siècles suivants, mais pas tous.

Lors de la première venue de Jésus, la Judée était un amas hétéroclite de gens venus de toutes sortes d’endroits. La confusion vient du vocable « Juif » que l’on accole d’instinct à la Maison de Juda seulement. Or, tous ceux qui demeuraient en Judée étaient des « Judéens », mais pas tous des Juifs. C’est ce que précisent les manuscrits grecs originaux. Vous remarquerez que l’emploi du mot « Juifs » dans le Nouveau Testament se rapporte en grande majorité aux chefs du judaïsme. On voit souvent que les Juifs étaient contre Jésus, ou contre les apôtres. La majorité néanmoins demeure toujours dans la dispersion parmi les païens qu’ils ont bien voulu suivre après leur captivité. Vous remarquerez cependant que Daniel adresse sa prière directement à Dieu « pour tout Israël, à ceux qui sont près [le royaume de Juda] et à ceux qui sont loin [le royaume d’Israël], dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des iniquités qu’ils ont commises contre toi. »

Quand les disciples ont demandé à Jésus de leur montrer comment prier, Il a débuté ainsi : « Vous donc priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux, ton nom soit sanctifié » (Matthieu 6:9). Le chrétien doit toujours commencer ses prières en rendant gloire à Dieu, avant de Lui dévoiler ses tracas, ses peines et ses besoins. Mais, dans le cas de Daniel, sa prière en était une pour confesser les péchés de tous ceux qui portaient Son nom et qui formaient jadis la nation d’Israël. Il y avait beaucoup de réflexion dans sa prière. Il dévoilait les problèmes du peuple par des termes comme : « Nous avons péché », « nous avons commis l’iniquité » et, avec beaucoup d’humilité, que « nous avons agi méchamment. » Avant la captivité du royaume d’Israël, le peuple avait abandonné Son Dieu pour se tourner vers les dieux païens. Dans cet esclavage imposé par les Assyriens, l’adoration de l’Éternel était complètement défendue. Pourtant, Dieu les avait parfaitement prévenu, dans Deutéronome 28:48, que si le peuple continuait d’agir ainsi : « Tu serviras, dans la faim, dans la soif, dans la nudité et dans la disette de toutes choses, ton ennemi que Dieu enverra contre toi ; et il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu’à ce qu’il t’ait exterminé. »

En se détachant des dix tribus, le royaume de Juda resta quelque peu fidèle à Dieu, mais avec le temps, au lieu d’avoir appris la leçon, la royaume de Juda, par cupidité, s’est également lié aux païens et abandonna aussi l’Éternel. Donc, dans un sens, ces Judaïtes ont fait pire que les dix tribus. Le peuple agissait mal, faisait des choses pernicieuses, choisissant volontairement de faire le mal au lieu du bien. Ce n’est pas par une simple mésaventure que nous agissons de cette façon, car ces problèmes sont depuis longtemps encastrés profondément dans notre nature humaine. Daniel fait pareillement référence à son peuple qui choisissait également de faire le mal par un comportement tordu et perverti. Nous avons été rebelles, dit Daniel, et nous nous sommes détournés de tous Tes commandements et de toutes Tes ordonnances. Il continue en exprimant ceci : « Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en Ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères et à tout le peuple du pays ».

Donc, à son tour, la maison de Juda devait aller en captivité à Babylone, ce que Moise leur avait jadis décrit ainsi : « L’Éternel fera lever contre toi, de loin, du bout de la terre, une nation qui volera comme l’aigle, une nation dont tu n’entendras point la langue, une nation au visage farouche, qui n’aura ni égard pour le vieillard, ni pitié pour l’enfant ; qui mangera le fruit de ton bétail, et le fruit de ton sol, jusqu’à ce que tu sois exterminé ; qui ne te laissera de reste ni froment, ni vin, ni huile, ni portée de tes vaches et de tes brebis, jusqu’à ce qu’elle t’ait détruit. Et elle t’assiégera dans toutes tes portes, jusqu’à ce que tes murailles hautes et fortes sur lesquelles tu te fiais, tombent dans tout ton pays ; elle t’assiégera dans toutes tes portes, dans tout le pays que l’Éternel ton Dieu t’aura donné. Et tu mangeras, durant le siège et dans l’extrémité où ton ennemi te réduira, le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles, que l’Éternel ton Dieu t’aura donnés » (Deutéronome 28:49-53). Cela est sûrement arrivé à la maison de Juda durant sa captivité de 70 ans.

Daniel continue en priant : « Nous avons abandonné Ta voie pour nous diriger dans la mauvaise direction. Nous savions que ce n’était pas Ta volonté, mais nous l’avons fait quand même. Éternel, Tu as fait plusieurs tentatives pour nous ramener vers Toi, mais nous avons refusé d’écouter. » La prière de Daniel étalait tous les problèmes du peuple et devrait être prise avec énormément de sérieux par chaque chrétien aujourd’hui. Daniel était sincère et honnête dans ses déclarations, et s’incluait dans la liste de ceux qui avaient péché.

Vous noterez que Daniel ne prie pas seulement pour la tribu de Juda, mais aussi pour la maison d’Israël, les dix tribus qui avaient été prises en captivité par les Assyriens, près de 130 ans auparavant. Il prie pour les rois, les princes et les pères de familles. Bref, il inclut tout le peuple. Juda était tout près de la fin de sa captivité et Daniel savait que Dieu devait intervenir pour les libérer, mais il n’y avait pas de joie triomphale dans sa prière, ni aucune demande de rétribution contre ceux qui les avaient amenés en captivité. Ses observations se réfèrent plutôt au passé, à la destruction de Jérusalem par les armées de Nébucadnetsar, au temple qui fut rasé par le feu et entièrement détruit. Nous arrivons maintenant au cœur de la prière de Daniel.

Le prophète fait préférablement appel à la grande miséricorde de Dieu en disant : « Selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, tout ce mal est venu sur nous ; et nous n’avons pas supplié l’Éternel notre Dieu, pour nous détourner de nos iniquités et nous rendre attentifs à ta vérité. Et l’Éternel a veillé sur le mal, et l’a fait venir sur nous, car l’Éternel notre Dieu est juste dans toutes les œuvres qu’il a faites, mais nous n’avons point écouté sa voix » (Daniel 9:13-14). Daniel réalise que la période de leur captivité se parachève, mais son peuple n’a vraiment rien appris, et son comportement demeure inchangé. Ceux qui craignaient Dieu étaient toujours en minorité. C’est comme s’il demandait à Dieu : « Tu nous a promis de nous ramener à Jérusalem, mais qui parmi nous voudras-tu ramener ? Le même genre de peuple que Tu as exilé ? »

Daniel exprimait les mêmes sentiments que toute personne qui vénère Dieu avec un profond respect. Alors, il est tout à fait normal qu’il se pose des questions, à savoir : « Comment un Dieu d’amour et de justice pourrait-Il bénir un peuple têtu et pécheur ? Ai-je encore raison d’espérer que Dieu puisse nous être miséricordieux ? » Poursuivons néanmoins avec sa prière dans les versets 15 à 19 : « Et maintenant, Seigneur notre Dieu, qui as tiré ton peuple du pays d’Égypte par ta main puissante, et qui t’es acquis un nom tel qu’il est aujourd’hui, nous avons péché, nous avons agi méchamment ! Seigneur, que selon toutes tes justices, ta colère et ton indignation se détournent de ta ville de Jérusalem, de ta montagne sainte ; car, à cause de nos péchés et à cause des iniquités de nos pères, Jérusalem et ton peuple sont en opprobre à tous ceux qui nous entourent. Et maintenant écoute, ô notre Dieu ! la requête de ton serviteur et ses supplications ; et pour l’amour du Seigneur, fais luire ta face sur ton sanctuaire désolé. Mon Dieu ! prête l’oreille, et écoute ; ouvre les yeux et regarde nos désolations, et la ville sur laquelle ton nom est invoqué ; car ce n’est pas à cause de nos justices que nous présentons nos supplications devant ta face, mais à cause de tes grandes compassions. Seigneur ! exauce. Seigneur ! pardonne. Seigneur ! sois attentif et agis, à cause de toi-même ; ô mon Dieu ! ne tarde point, car ton nom est invoqué sur ta ville et sur ton peuple. »

Daniel observe que la réputation de Dieu est liée au « peuple qui porte Son nom ». Il est possible de faire appel à la miséricorde de Dieu sur l’Alliance qu’il a conclue avec Israël par Abraham en tant que Son peuple. Ayant ceci à l’esprit, nous allons tenter de reconsidérer ce que nous avons vu dans la prière de Daniel, un individu lui-même devenu héritier des promesses de Dieu aux patriarches. D’abord, nous savons, en lisant le livre de Daniel, qu’il priait Dieu régulièrement, trois fois par jour, dans la foi d’être exaucé. Son exemple en est sûrement un que tous les chrétiens devraient adopter. Prier dans l’obéissance de notre engagement envers Lui, peu importe nos sentiments ou les circonstances dans lesquelles nous sommes.

Une autre chose à noter, c’est que Daniel priait avec les Saintes Écritures ouvertes devant lui. Il croyait fermement ce que Dieu lui disait dans Sa Parole. Quand il était assailli par une condition embarrassante, et avait besoin de comprendre ce qui était au delà de sa compréhension, ou qu’il avait besoin d’encouragement, il se tournait continuellement vers Dieu dans la prière. Daniel a également appris que Dieu peut hâtivement exaucer une prière d’une manière saisissante. Regardons ensemble ce qui est arrivé dans les versets 20 à 23 : « Et je parlais encore, je priais, je confessais mon péché et le péché de mon peuple d’Israël, et je présentais ma supplication à l’Éternel mon Dieu, pour la sainte montagne de mon Dieu ; je parlais encore dans ma prière, quand cet homme, Gabriel, que j’avais vu en vision auparavant, vint à moi d’un vol rapide, vers le temps de l’oblation du soir. Et il m’instruisit, me parla et me dit : Maintenant je suis venu pour te rendre sage et intelligent. Daniel ! lorsque tu commençais à prier, la parole est sortie et je suis venu te l’annoncer, parce que tu es un bien-aimé ; fais donc attention à la parole, et comprends la vision. »

Daniel était un bien-aimé très privilégié, car l’ange Gabriel lui avait annoncé plusieurs choses auparavant. Alors, il n’avait aucune raison de douter de la véracité de ce que Gabriel devait lui annoncer maintenant. Voici son message : « Soixante-dix semaines sont déterminées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour enfermer la rébellion, pour sceller les péchés, pour expier l’iniquité, pour amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints. Sache-le donc et comprends : depuis l’émission de la parole ordonnant de retourner et de rebâtir Jérusalem, jusqu’au Christ, le Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines : les places et les fossés seront rétablis, mais en un temps fâcheux. Et après les soixante-deux semaines, le Christ sera retranché, et non pour lui. Et le peuple d’un conducteur qui viendra, détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin sera dans ce débordement ; les désolations sont déterminées jusqu’au terme de la guerre. Il confirmera l’alliance avec plusieurs pendant une semaine ; et à la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’oblation ; et sur l’aile des abominations viendra le désolateur, jusqu’à ce que la ruine qui a été déterminée fonde sur le désolé » (Daniel 9:24-27).

Pour ceux qui connaissent les prophéties, nous savons que 70 semaines ou 490 jours peuvent aussi représenter 490 années prophétiques. Quand Israël était dans le désert, après leur sortie d’Égypte, Dieu avait envoyé un membre de chaque tribu pour explorer la terre promise qu’Il voulait leur donner. Sur les 12 qui y passèrent 40 jours, 10 sont revenus avec un rapport négatif. Deux seulement ont dit à Moïse que le pays en était un où coulaient le lait et le miel. Suite à cette mauvaise attitude de la majorité, Dieu leur a dit : « D’après le nombre des jours pendant lesquels vous avez exploré le pays, savoir quarante jours, vous porterez la peine de vos iniquités pendant quarante ans, une année pour chaque jour, et vous connaîtrez l’effet de mon éloignement » (Nombres 14:34).

L’histoire même nous indique que toute interprétation basée sur 490 jours serait vaine, car rien de ce qui fut donné à Daniel par l’archange Gabriel ne fut accompli pendant cette courte période. Subséquemment, tous les commentateurs bibliques sont d’accord pour dire que cette période représente 490 années prophétiques. La prophétie elle-même est une déclaration quasi mystérieuse des évènements à venir. Notons d’abord que les 490 ans sont divisés en trois parties. Ensuite, la prédiction elle-même concerne une réponse directe à la prière de Daniel, dans le verset 24. Le temps était ordonné sur le peuple juif et sur la ville sainte, pour enfermer la rébellion, pour sceller les péchés, pour expier l’iniquité, pour amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints.

Donc, cette prophétie avait pour but de terminer la transgression du peuple, de mettre fin au péché, de faire l’expiation pour la méchanceté, d’amener une justice éternelle sur la terre, d’amener au terme la vision prophétique et l’implication du prophète, et finalement pour oindre le Saint des saints. La prière de Daniel déplorait l’insuccès des exilés à apprendre des leçons de leurs fautes. Il se demandait si les pécheurs pouvaient éventuellement être sauvés. La réponse de l’archange Gabriel nous dirige vers un temps où l’Oint de Dieu souffrirait à la place des pécheurs afin d’accomplir la victoire finale en détruisant le règne du péché. Essayons de placer cette prophétie dans son véritable contexte. Quand la Maison de Juda fut prise en captivité, Daniel et ses trois amis étaient de jeunes garçons dans l’adolescence. Soixante-dix ans plus tard, devenu lui-même vieillard, Daniel voyait venir la fin de la punition de 70 ans infligée aux Juifs par Dieu.

Selon le prophète Jérémie, au cœur des raisons de cette punition, il y avait l’échec d’Israël à donner un sabbat à la terre promise. Moise les avait instruits à savoir que, pour chaque période de sept ans, à la sixième année, la récolte serait double de façon à ne pas être obligé de planter des récoltes la septième année, donnant ainsi un sabbat à la terre. Mais les Israélites vendaient ces surplus et dépensaient cet argent pour leur propre plaisir. Ensuite, à l’encontre de l’instruction reçue de Moïse, ils plantaient aussi des récoltes la septième année, tout comme les six années précédentes. Ils ont fait cela pendant soixante-dix cycles de sept ans ou 490 ans. Ils refusèrent donc d’obéir à Dieu. Cette conduite rebelle, qui niait le repos au sol, s’est répandue à tout leur comportement devenu problématique et qui visait à ne faire que ce que bon leur semblait. Cela déplut à Dieu qui les a envoyés en captivité chez les Babyloniens pendant soixante dix ans, laissant ainsi à la terre le temps de se régénérer.

Daniel méditait sur ces 490 ans d’histoire, mais surtout sur la fin de cette période où Dieu viendrait inévitablement agir avec miséricorde dans Son jugement. Néanmoins, Daniel craignait que le peuple serait restauré dans son pays et recommencerait à agir selon les mêmes habitudes qui les avaient préalablement amenés en captivité. Il se disait : « Nous serons sauvés, mais nous échouerons de nouveau. Et ce cycle de méchanceté se poursuivra toujours ». Alors, la parole apportée par Gabriel était un baume sur son désespoir. Cette prophétie des soixante-dix semaines était carrément axée sur l’avènement futur du Sauveur pour réaliser tout ce que le peuple ne pourrait jamais réussir de lui-même. Il y a néanmoins quelque chose de mystérieux caché dans la façon que devaient se dérouler les soixante-dix semaines.

Cette période est prophétique et, malgré qu’une partie des 490 ans se sont écoulées d’une manière chronologique, nous allons également découvrir que Dieu Se réserve constamment le plein droit d’arrêter sa poursuite prophétique tout en laissant les années historiques se dérouler, malgré la pause prophétique, jusqu’au moment où la prophétie reprend de nouveau son exécution. Avec ceci en mémoire, regardons ce que Gabriel dévoile à  Daniel : « Sache-le donc et comprends : depuis l’émission de la parole ordonnant de retourner et de rebâtir Jérusalem, jusqu’au Christ, le Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines : les places et les fossés seront rétablis, mais en un temps fâcheux » (Daniel 9:25). Depuis le moment où un bon contingent de Juifs a pu réintégrer la ville de Jérusalem pour rebâtir la ville et le temple jusqu’à la fin de la construction, il devait se passer sept semaines ou quarante neuf années.

Nous voyons dans le livre de Néhémie comment ces premiers travailleurs ont eu la permission de retourner à Jérusalem. « Et il arriva au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, que je pris le vin et le présentai au roi. Or, devant lui, je n’étais jamais triste. Mais le roi me dit : Pourquoi as-tu mauvais visage, puisque tu n’es point malade ? Cela ne vient que de quelque tristesse de cœur. Alors je craignis fort ; et je répondis au roi : Que le roi vive à jamais ! Comment n’aurais-je pas mauvais visage, quand la ville, lieu des tombeaux de mes pères, demeure désolée, et que ses portes ont été consumées par le feu ? Et le roi me dit : Que me demandes-tu ? Alors je priai le Dieu des cieux ; puis je dis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur t’est agréable, envoie-moi en Juda, vers la ville des tombeaux de mes pères, pour la rebâtir. Et le roi, ainsi que sa femme qui était assise auprès de lui, me dit : Combien durerait ton voyage, et quand reviendrais-tu ? Je lui précisai le temps, et le roi trouva bon de m’envoyer. Et je dis au roi : Si le roi le trouve bon, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs d’au delà du fleuve, afin qu’ils me laissent passer jusqu’à ce que j’arrive en Juda ; et des lettres pour Asaph, le garde du parc du roi, afin qu’il me donne du bois pour la charpente des portes de la forteresse, attenant à la maison de Dieu, pour les murailles de la ville, et pour la maison dans laquelle j’entrerai. Et le roi me l’accorda selon que la bonne main de mon Dieu était sur moi » (Néhémie 2:1-8).

Les murailles furent rebâties ou réparées durant cette période de 49 ans ainsi que la construction de la maison de Dieu, qui a pris quarante-six ans. Aux Juifs qui le questionnaient : « Jésus répondit et leur dit : Abattez ce temple, et je le relèverai dans trois jours. Les Juifs lui dirent : On a été quarante-six ans à bâtir ce temple, et tu le relèveras dans trois jours ? Mais il parlait du temple de son corps » (Jean 2:19-21). Dans Daniel 9:26, nous lisons : « Et après les soixante-deux semaines, le Christ sera retranché, et non pour lui. » Plusieurs érudits prétendent qu’il s’est passé exactement 483 années (69 semaines bibliques) entre le décret d’Artaxerxés de laisser les captifs de Juda retourner dans leur pays et la crucifixion de Jésus. Ce n’est pas ce que le verset 26 dit. Le Christ serait retranché après les sept semaines et les soixante deux semaines. Il est extrêmement important de saisir cette nuance, sinon la soixante-dixième semaine deviendra confuse, et pourtant elle est la semaine clé de toute cette prophétie. La mission de salut apportée par le Messie à la nation d’Israël est entièrement englobée dans cette 70ème semaine prophétique.

Alors, on doit se poser la question suivante : Quand la 70ème semaine de cette prophétie a-t-elle réellement débuté ? Lors de la naissance de Christ ? Le verset 25 nous dit que : « …jusqu’au Christ, le Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines » (69 semaines ou 483 années). À Sa naissance, Jésus était loin d’être le Conducteur de Son peuple. Il a Lui-même eu besoin de soins de la part de Sa mère et de Joseph. Jésus fut baptisé vers l’âge de trente ans par Jean dans le Jourdain. « Et quand Jésus eut été baptisé, il sortit aussitôt de l’eau ; et à l’instant les cieux s’ouvrirent à lui, et il vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe et venant sur lui. Et voici une voix des cieux, qui dit : Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir » (Matthieu 3:16-17). Voilà le moment précis où Christ a été officiellement oint dans Son ministère de salut. Donc, les trente premières années de la vie de Jésus sont incluses dans les 69 semaines ou 483 ans, et Son œuvre de salut est actuellement englobée exclusivement dans la 70ème semaine.

À partir de ce moment, Sa première tâche fut de vaincre Satan, qui serait Son adversaire redoutable dès le début de Sa mission. « Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. Et après qu’il eut jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Et s’étant approché de lui, le tentateur lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. Mais Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Alors le diable le mena dans la ville sainte, et le mit sur le haut du temple ; et il lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit qu’il ordonnera à ses anges d’avoir soin de toi ; et ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre quelque pierre. Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. Le diable le mena encore sur une montagne fort haute, et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire ; et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu m’adores. Alors Jésus lui dit : Arrière, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul. Alors le diable le laissa ; et voici des anges vinrent, et le servirent » (Matthieu 4:1-11).

Je n’irai pas dans beaucoup de détails, ici, mais si vous lisez le contexte de cette bataille monumentale, vous noterez que Satan a essayé de faire pécher Jésus en tentant de Lui faire douter de Sa divinité. « Si tu es le Fils de Dieu » et par orgueil par-dessus le marché, le même péché qui avait causé sa propre chute de la grâce divine. Ensuite, le diable « Lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire ; et Lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu m’adores ». Satan a tenté Jésus par la même convoitise avec laquelle il contrôle présentement le monde et qui était également son péché quand il a voulu détrôner Dieu et s’emparer du trône de l’univers. Dieu déclare à Satan : « Tu disais en ton cœur : Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône par-dessus les étoiles de Dieu ; je siégerai sur la montagne de l’assemblée, aux régions lointaines de l’Aquilon. Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut » (Ésaïe 14:13-14).

Malgré cela, dans toute Sa faiblesse physique, Jésus a nettement confirmé Sa supériorité absolue sur l’adversaire, ainsi que sur les péchés que Satan fait perpétrer par les humains que Dieu a créés pour devenir un jour Sa famille. Subséquemment, dans Matthieu 4:17, nous lisons : « Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous ; car le royaume des cieux est proche. » Notre Messie a poursuivi cette merveilleuse prédication au peuple de Dieu, mais en vain, car ils L’ont rejeté. Pourtant, Jésus était la manifestation, dans la chair, de la Parole de Dieu. « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue » (Jean 1:4-5). Quoique « Elle [la Parole] était dans le monde, et le monde a été fait par elle ; mais Lui le monde ne l’a pas connu. Il [Jésus] est venu chez les siens ; et les siens ne l’ont point reçu » (Jean 1:10-11).

Nonobstant, le verset 27 de Daniel 9 nous dévoile que Jésus allait venir confirmer l’Alliance avec plusieurs pendant une semaine. Cela est d’ailleurs parfaitement corroboré par l’apôtre Paul dans Galates 3:17 : « Voici donc ce que je dis : c’est que quant à l’alliance qui a été auparavant confirmée par Dieu en Christ, la Loi qui est venue quatre cent-trente ans après, ne peut point l’annuler, pour abolir la promesse. » C’est écrit dans le Texte Reçu et non dans les versions des manuscrits d’Alexandrie ! Mais qui sont ces « plusieurs » de qui la prophétie parle ? Si nous prenons ce verset d’une façon littérale, Jésus aurait terminé Son œuvre de salut dans sept courtes années. Cette approche n’a pas beaucoup de sens car : « …à la moitié de la semaine le Christ sera retranché, et non pour lui ». Jésus a évangélisé pendant trois années et demi (42 mois, 1 260 jours), et fut soudainement tué, retranché de Sa mission, mais pas pour Lui, car Jésus n’avait jamais péché et ne méritait pas la mort.

Alors, pour qui a-t-Il été retranché ? Pour ceux qui ont accepté la confirmation de cette Alliance de Dieu avec Abraham et qui ont écouté Son message. Ceux que le Père a appelés et qui ont répondu à l’appel. « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1:12-13). Des individus qui seront un jour littéralement nés de nouveau dans une résurrection avec un corps glorieux et immortel pour devenir des Élus dans le Gouvernement de Dieu.

La poursuite de la 70ème semaine prophétique cessa alors brusquement par la mort de Christ trois ans et demi après son début. Il reste ultérieurement l’autre moitié de cette semaine prophétique à accomplir. Mais Jésus ne l’a pas fait. Il fut ressuscité par le Père au bout de trois jours et Il continua à instruire uniquement Ses disciples : « Auxquels aussi, après avoir souffert, il se montra encore vivant, et leur en donna plusieurs preuves, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant de ce qui regarde le royaume de Dieu » (Actes 1:3 ). Après Sa résurrection, Sa responsabilité était alors devenue d’enseigner Ses disciples intensivement dans le travail auquel Jésus les avait préparés pendant trois ans et demi. N’oublions jamais que la véritable mission de Jésus devait enfermer la rébellion, sceller les péchés, expier l’iniquité, amener la justice éternelle, sceller la vision et le prophète, et oindre le Saint des saints.

Voilà ce que Jésus devait accomplir dans cette 70ème semaine. Donc, cette semaine prophétique n’a absolument rien à voir avec un enlèvement des chrétiens sept années avant la tribulation, comme le prêchent bon nombre de groupes religieux. Elle concerne plutôt la mission de notre Messie Jésus visant à confirmer l’Alliance originelle passée avec Abraham, et d’offrir le salut par l’immortalité à tous ceux qui accepteraient Son Évangile sur cette première Alliance, mais dans un format amélioré. « Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C’est pourquoi, Christ entrant dans le monde, dit : Tu n’as point voulu de sacrifice ni d’offrande, mais Tu m’as formé un corps. Tu n’as point pris plaisir aux holocaustes, ni aux sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens, ô Dieu ! pour faire Ta volonté, comme cela est écrit de moi dans le rouleau du livre » (Hébreux 10:4-7). En effet, Christ est venu dans le monde pour offrir Son corps une fois pour toutes à la place des animaux qu’on sacrifiait jusque là.

Conséquemment, nous lisons : « Il [Jésus] abolit le premier sacrifice [des animaux], afin d’établir le second. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’oblation faite une seule fois du corps de Jésus-Christ » (Hébreux 10:9-10). Ensuite, Paul continue en nous déclarant : « Car, par une seule oblation il [Jésus] a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés. Et le Saint-Esprit nous le témoigne aussi ; car, après avoir dit d’abord : Voici l’alliance que je traiterai avec eux après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leurs entendements ; il ajoute : Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, où la rémission des péchés est faite, il n’y a plus d’oblation pour le péché. Ayant donc, frères, la liberté d’entrer dans le sanctuaire, par le sang de Jésus… » (Hébreux 10:14-19).

Alors, après une courte période prophétique de trois ans et demi, Christ, l’Oint, est mort. Néanmoins, Jésus est ressuscité au bout de trois jours et trois nuits, précisément comme Il l’avait Lui-même prédit, mais Il n’a pas personnellement poursuivi Son évangélisation pendant un autre 1 260 jours pour terminer cette semaine prophétique. Il est malheureux que bien peu de gens comprennent cette éventualité que Dieu Se laisse le droit et le soin de fixer — s’Il le souhaite — l’interruption temporaire d’un « ministère » selon Son bon désir. Voilà le hic chez plusieurs érudits de la Bible. N’oublions jamais qu’il s’agit d’une prophétie établie par DIEU, et elle prendra une semaine prophétique (ou 7 ans) à s’accomplir. Nulle part est-il écrit que ces sept années devaient se suivre chronologiquement. Au contraire, nous voyons que la semaine fut littéralement coupée en deux lors de la mort et du sacrifice de Jésus. Comme le voile du temple qui s’est déchiré en deux au moment où Jésus rendit l’esprit sur la croix.

Cependant, Dieu nous prédit que le règne de l’Antichrist des temps de la fin ne sera que de trois ans et demi, et il sera suivi d’un Millénium de paix sous le règne de CHRIST. L’Antichrist militaire et l’Antichrist religieux seront donc en place pendant la Grande Tribulation durant la dernière moitié de cette semaine. Pendant cette même période, les serviteurs de Dieu évangéliseront pour Jésus avec cette promesse : « Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi-même je te garderai de l’heure de la tentation qui doit venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (Apocalypse 3:10). Voilà le moment où Jésus sera directement impliqué pour terminer les derniers trois ans et demi de cette 70ème semaine prophétisée. Dieu a donc décidé d’engager directement Ses enfants dans ce merveilleux travail d’évangélisation du monde, œuvre commencée par Jésus, alors que l’antichrist s’acharnera à séduire le monde pendant la tribulation.

Revenons toutefois à Jésus afin de voir ce qui arriva quarante jours après Sa résurrection. Au bout de ce temps, Il a réuni Ses futurs apôtres sur le Mont des Oliviers. « Et Jésus, s’approchant, leur parla et leur dit : Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre ; allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Amen ! » (Matthieu 28:18-20). Jésus a de ce fait confié le travail à Son Église qu’Il a fondée officiellement dix jours plus tard, le Jour de la Pentecôte. C’est alors que le Saint-Esprit est littéralement entré dans les 120 personnes qui étaient présentes et fidèles au poste lors de Son arrivée. Donc, Jésus ne nous a pas laissés orphelins, Il nous a envoyé le Consolateur afin de nous guider dans notre cheminement personnel vers Son Royaume.

Nous avons immédiatement vu la puissance du Saint-Esprit, car ce même jour, Pierre a fait un vigoureux sermon qui a ému complètement la foule venue des alentours à cette fête annuelle. « Ayant entendu ces choses, ils furent touchés de componction en leur cœur, et dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse a été faite à vous et à vos enfants, et à tous ceux qui sont éloignés, autant que le Seigneur notre Dieu en appellera » (Actes 2:37-39). Notez que les disciples étaient environ 120 lors de la descente du Saint-Esprit. Mais un grand miracle est survenu ce jour, car, au verset 41, nous lisons que : « Ceux donc qui reçurent de bon cœur sa parole, furent baptisés ; et ce jour-là environ trois mille âmes furent ajoutées aux disciples. »

Ainsi a commencé à s’accomplir cette prophétie de Jésus : « En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que je vais vers mon Père » (Jean 14:12). Ceci ne fut pas un événement unique, car, dans Actes 2:47, nous lisons que ces nouveaux convertis étaient très près de Jésus : « Louant Dieu, et étant agréables à tout le peuple ; et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’Église des gens qui étaient sauvés ». Mais l’Église fut vite persécutée par les disciples de Satan qui voulaient la détruire dès ses débuts, même si Jésus avait déclaré à Pierre : « …je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16:18). Durant cette persécution contre les chrétiens, il y eut également une révolte des Juifs contre l’Empire romain. Alors, dans Daniel 9:26 (deuxième partie), nous lisons : « Et le peuple d’un conducteur qui viendra, détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin sera dans ce débordement ; les désolations sont déterminées jusqu’au terme de la guerre. »

C’est en effet arrivé en l’an 70, quand Titus est venu envahir Jérusalem avec son armée. La ville fut saccagée et le temple complètement détruit. Dans Matthieu 24:1-2 nous lisons : « Comme Jésus sortait du temple et qu’il s’en allait, ses disciples vinrent pour lui faire considérer les bâtiments du temple. Et Jésus leur dit : Ne voyez-vous pas tout cela ? Je vous dis en vérité qu’il ne restera ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. » Donc, cette partie de la prophétie est également accomplie.

Ceux qui étudient la Parole de Dieu et qui sont familiers avec les prophéties savent que Dieu cache parfois des vérités en annonçant des évènements prophétiques qui doivent arriver deux fois. La première fois sous forme de préambule d’une faible intensité afin d’amener Son peuple à la repentance. Mais ce préambule est aussi l’avertissement d’un accomplissement futur de la prophétie où son intensité sera au paroxysme. Pour préparer Ses disciples aux évènements des temps de la fin, Il leur a dit : « Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront en mon nom, disant : Je suis le Christ, et ils séduiront beaucoup de gens. Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ; prenez garde de ne pas vous troubler, car il faut que toutes ces choses arrivent ; mais ce ne sera pas encore la fin. Car une nation s’élèvera contre une autre nation, et un royaume contre un autre royaume ; et il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en divers lieux » (Matthieu 24:4-7).

La séduction religieuse existe depuis les débuts de l’Église. Les guerres, les famines et les pestes se sont succédées durant les siècles. Mais dans l’Apocalypse, Jésus dévoile à Jean ces mêmes quatre éléments en pleine intensité et en même temps, sous forme de quatre chevaliers destructeurs, durant une période de trois ans et demi avant Son retour pour établir le Gouvernement de Dieu sur la terre.

Revenons au Messie qui devait venir afin d’annoncer que le Royaume de Dieu était proche en confirmant l’Alliance spirituelle du salut entre Dieu et Abraham à qui, au début, Il promettait un héritage seulement physique. Alors, dans Daniel 9:27, nous lisons : « Il [Christ] confirmera l’alliance avec plusieurs pendant une semaine ; et à la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’oblation. » La version de David Martin est encore plus précise : « Et il confirmera l’alliance à plusieurs dans une semaine, et à la moitié de cette semaine il fera cesser le sacrifice, et l’oblation. » Cette confirmation se poursuit et arrivera à son apogée lors de la Première Résurrection, quand la pleine manifestation de l’Alliance de Dieu faite avec Son peuple arrivera à son aboutissement. Cela toutefois fut rendu possible par Son sacrifice exécuté au milieu de la semaine avec la crucifixion de Jésus. Ce sacrifice majestueux a eu pour effet de réconcilier au Père tous ceux qui allaient accepter Son sacrifice en rançon pour leurs péchés.

Nous savons que, depuis Son ascension au ciel, Jésus veille sur ceux qui poursuivent le travail qu’Il avait débuté. Et ce travail se continue par les Siens jusqu’à ce jour. Alors, quand viendra-t-Il terminer la deuxième moitié de cette semaine prophétique ? Il devient de plus en plus évident que ce sera à un moment dans l’histoire où, à cause de la faiblesse de Son peuple, Jésus devra Lui-même S’impliquer pour terminer la prophétie de cette 70ème semaine. En conséquence, il apparaît nettement que ce sera durant la grande tribulation des temps de la fin où nous voyons, pendant une période de trois ans et demi, Satan complètement déchaîné dans un dernier effort herculéen pour essayer de détruire l’œuvre de Dieu. Il dominera sur deux bêtes, une politique et l’autre religieuse, leur inspirant d’établir un Nouvel Ordre Mondial de tyrannie absolue sur l’humanité. Cette dictature sera hypocritement voilée derrière la promesse d’amener la paix mondiale et la prospérité pour tous les habitants de la terre.

Mais, dans Daniel 9:27 (deuxième partie), nous découvrons une description du véritable Antichrist qui possèdera littéralement ces deux bêtes, militaire et religieuse, dans leur tentative démoniaque de dominer sur la terre entière. Ce que nous avons ici, c’est l’apparition de la puissance de Satan complètement déchaînée durant la grande tribulation. Alors, Daniel nous déclare : « …et sur l’aile des abominations viendra le désolateur, jusqu’à ce que la ruine qui a été déterminée fonde sur le désolé. » Ce sera le conflit final entre le Messie (Christ) et le Désolateur (Satan), pendant trois ans et demi. Ceci mettra définitivement fin à cette 70ème semaine prophétique par une victoire incontestable de notre Christ sur l’Antichrist (Satan), du Roi des rois sur l’impie des impies.

Le travail vers le salut s’est poursuivi par l’intermédiaire des serviteurs de Jésus depuis Son ascension au ciel, et fut fidèlement enseigné par tous les véritables ministres de Christ, et cette œuvre continue son cheminement. Mais, tout comme Jésus fut persécuté, Il a dit que Ses disciples le seraient aussi. Nous n’avons qu’à consulter l’histoire pour découvrir jusqu’à quel point les chrétiens ont dû souffrir durant tous les siècles en voulant demeurer fidèles à leur Sauveur. Le livre de l’Apocalypse nous prédit une dernière persécution des disciples de Christ qui sera tellement épouvantable que Jésus Lui-même sera impliqué pendant une période de trois ans et demi pour faire trois choses. D’abord pour utiliser Ses serviteurs, pendant la grande tribulation, afin de dénoncer cet antichrist religieux et menteur, tout en protégeant Ses serviteurs alors qu’ils prêcheront l’établissement imminent du Royaume de Dieu sur cette terre. Lisez notre message « Les Saints Martyrs et les 144 000 » pour de plus amples détails.

Deuxièmement, en détruisant complètement le pouvoir des deux bêtes, religieuse et militaire, ainsi que le pouvoir de Satan qui les dirigera, et ce pendant mille ans. Et finalement, en établissant le Royaume de Dieu sur la terre tel que prédit par Daniel à Nébucadnetsar. Au sujet de la grande statue dans le songe du roi, Daniel lui a déclaré : « Et dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit ; et ce royaume ne passera point à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. Comme tu as vu que de la montagne une pierre s’est détachée sans le secours d’aucune main, et qu’elle a brisé le fer, l’airain, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui arrivera ci-après. Le songe est véritable, et l’interprétation en est certaine » (Daniel 2:44-45).

Donc, le tout se terminera lorsque Jésus reviendra dans Sa toute puissance. Jean nous décrit la scène ainsi : « Je vis ensuite le ciel ouvert, et voici un cheval blanc, et celui qui était monté dessus, s’appelait le FIDELE et le VÉRITABLE, qui juge et qui combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; il avait sur sa tête plusieurs diadèmes. Il avait un nom écrit que personne ne connaît que lui-même. Il était vêtu d’un manteau teint de sang, et son nom s’appelle, LA PAROLE DE DIEU » (Apocalypse 19:11-13). C’est Jésus qui revient en guerrier pour établir Son Gouvernement Mondial. Et la première chose qu’Il fera sera de détruire toute possibilité de guerre future en détruisant les armées réunies pour Lui faire la guerre lors de Son retour, et en offrant leur chair comme nourriture aux oiseaux du ciel.

Viendra ensuite le tour du véritable antichrist, qui a semé la confusion parmi tous les humains depuis leur création. « Après cela, je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme, et une grande chaîne en sa main ; et il saisit le dragon, l’ancien serpent, qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans. Et il le jeta dans l’abîme, il l’y enferma, et mit un sceau sur lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis » (Apocalypse 20:1-3). Ceci est une description symbolique de l’anéantissement total du pouvoir que Satan a exercé sur l’humanité depuis la création d’Adam et Eve. Durant l’histoire, les chaînes ont toujours été utilisées pour anéantir la puissance de ceux qui causaient le désordre dans la société. Ensuite, on les mettait en prison afin de les empêcher de continuer à faire le mal. Nous savons que Satan est un esprit et ne peut être retenu par de simples chaînes ou une prison. Alors, l’abîme avec un sceau placé dessus devient le symbole d’un endroit de restriction ou de réclusion totale contre toutes ses activités de séduction sur les humains pendant mille ans.

Retenons continuellement le fait qu’une prophétie vient de Dieu et devient Sa prédiction d’un événement certain, mais dans les périmètres déjà établis par Dieu. Toute spéculation humaine sur la date à laquelle elle deviendra réalité est vaine, car elle appartient à Dieu seul. Mais Dieu nous assure de toujours nous dévoiler les signes précurseurs. « Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien, qu’il n’ait révélé Son secret à Ses serviteurs les prophètes » (Amos 3:7). Sachez que prophétiser, bibliquement parlant, signifie simplement annoncer la Parole de Dieu et non sa propre parole. C’est d’ailleurs ce que tous les prophètes de Dieu ont fait. Donc, que Dieu soit toujours reconnu véritable et tout homme menteur. Alors, quand Dieu nous instruit à reconnaître les signes d’un événement futur, il devient également évident que Son authentique serviteur pourra prophétiser sur l’accomplissement de ce que Dieu a déjà conclu depuis des siècles.

Daniel était un véritable serviteur de Dieu, et l’Éternel a jugé bon de lui dévoiler beaucoup de détails sur plusieurs prophéties reliées aux temps de la fin. En lisant ce livre il devient incontestable que Daniel était aussi une préfiguration véritable de ce que peut devenir la protection divine pour un serviteur de Dieu dans des moments extrêmes, où la gloire de Dieu doit briller. Pensons simplement à son séjour dans la fosse aux lions. Dans Daniel 6:20-23 nous lisons : « Et comme il [Darius] approchait de la fosse, il appela Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole, et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers sans cesse, a-t-il pu te délivrer des lions ? Alors Daniel dit au roi : O roi, vis éternellement ! Mon Dieu a envoyé son ange, il a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui ; et devant toi aussi, ô roi, je n’ai commis aucun mal. Alors le roi fut extrêmement réjoui, et il commanda qu’on retirât Daniel de la fosse. Daniel fut retiré de la fosse, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait cru en son Dieu. »

Mais il y a toujours ces moqueurs qui prétendent que les lions avaient été gavés de nourriture, et c’est ainsi qu’on a pu fermer la gueule des lions. Toutefois la Parole de Dieu nous dit autre chose : « Et sur l’ordre du roi, ces hommes qui avaient accusé Daniel furent amenés et jetés dans la fosse aux lions, eux, leurs enfants et leurs femmes ; mais avant qu’ils eussent atteint le sol de la fosse, les lions les saisirent et brisèrent tous leurs os » (Daniel 6:24). Des lions gavés de nourriture n’agissent habituellement pas de cette façon.

Et que dire de ses trois compagnons qui furent jetés dans une fournaise ardente. Nous voyons un autre exemple parfait d’une identique protection divine alors que les trois compagnons de Daniel sont jetés vivants dans une fournaise ardente. « Alors le roi Nébucadnetsar fut tout stupéfait, et il se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : N’avons-nous pas jeté au milieu du feu trois hommes liés ? Ils répondirent et dirent au roi : Certainement, ô roi ! Il reprit et dit : Voici, je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, sans éprouver de dommage ; et l’aspect du quatrième [l’ange du Seigneur] est semblable à un fils des dieux. Alors Nébucadnetsar s’approcha de l’entrée de la fournaise de feu ardent. Il prit la parole et dit : Shadrac, Méshac et Abed-Négo, serviteurs du Dieu souverain, sortez et venez ! Alors Shadrac, Méshac et Abed-Négo sortirent du milieu du feu. Puis les satrapes, les préfets, les gouverneurs et les conseillers du roi s’assemblèrent ; ils virent que le feu n’avait eu aucun pouvoir sur le corps de ces hommes, de sorte qu’aucun cheveu de leur tête n’était brûlé, que leurs tuniques n’avaient point changé, et que l’odeur du feu n’avait point passé sur eux » (Daniel 3:24-27).

Encore une fois, vous avez des moqueurs pour postuler toutes sortes de « réponses logiques » afin d’expliquer comment cela a pu se produire. Néanmoins, dans Daniel 3:28-30, nous lisons ceci : « Nébucadnetsar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Shadrac, de Méshac et d’Abed-Négo, lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs qui se sont confiés en lui, et qui ont violé l’édit du roi, et ont livré leurs corps, afin de ne servir et de n’adorer aucun autre dieu que leur Dieu ! De ma part ordre est donc donné que tout homme, de quelque peuple, nation ou langue qu’il soit, qui parlera mal du Dieu de Shadrac, de Méshac et d’Abed-Négo, soit mis en pièces, et que sa maison soit réduite en voirie, parce qu’il n’y a aucun dieu qui puisse délivrer comme lui. Alors le roi fit prospérer Shadrac, Méshac et Abed-Négo dans la province de Babylone. » Trouvez-vous vraiment que voilà le comportement normal d’un roi païen ?

Daniel et ses trois compagnons deviennent alors, pour le serviteur de Christ, une préfigure prometteuse de l’Église de Philadelphie, à qui Jésus a promis cette loyauté : « Je connais tes œuvres ; voici, j’ai ouvert une porte devant toi, et personne ne peut la fermer ; parce que tu as peu de force, que tu as gardé ma parole, et que tu n’as point renié mon nom » (Apocalypse 3:8). Cette porte fut ouverte à la prédication de l’Évangile dès l’ascension de Jésus au ciel et elle s’est poursuivie depuis près de 2 000 années. Mais elle sera encore plus en évidence dans le travail de Ses 144 000 serviteurs durant la grande tribulation pour contrer les mensonges qui seront prêchés par le faux prophète, cet antichrist religieux, dans les derniers trois ans et demi de cette 70ème semaine dévoilée à Daniel.

Une période où Jésus Lui-même sera impliqué avec Son peuple, Israël de Dieu (Galates 6:16), à proclamer l’avènement de Son gouvernement qui anéantira tous les gouvernements des hommes. Voilà pourquoi Christ nous dit : « Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi-même je te garderai de l’heure de la tentation qui doit venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (Apocalypse 3:10). Notez bien que la promesse ne s’applique seulement qu’aux serviteurs de Dieu, alors que la misère épouvantable de la grande tribulation est destinée aux habitants de la terre. Cette expression paraît seulement six fois dans l’Apocalypse et se réfère toujours aux non convertis et rebelles à Dieu. Durant cette crise abominable qui se prépare présentement, la protection viendra de Jésus Lui-même qui sera personnellement impliqué pour mettre enfin un terme à tout ce carnage causé à Ses serviteurs.

Au fil des siècles, tous ceux qui ont refusé d’obéir à Dieu se sont toujours moqué des prophéties au point de les ridiculiser. Ce sera pareil dans les derniers jours, car les temps changent, mais la mentalité de ceux qui sont branchés sur Satan demeure continuellement identique. L’apôtre Pierre, dans les années soixante, voyait déjà cette tendance et il nous donna cette instruction afin de nous mettre en garde : « Sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours il viendra des moqueurs, qui se conduiront selon leurs convoitises, et qui diront : Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, toutes choses demeurent comme depuis le commencement de la création » (2 Pierre 3:3-4). Plus ça change, plus c’est pareil, disent-ils en se moquant.

Regardons toutefois l’attitude de Daniel, un véritable serviteur de Dieu, et qui se pose quand même des questions sur toutes ces prophéties qu’il a écrites et dont il ne comprenait pas grand chose. « Et moi j’entendis, mais je ne compris pas. Et je dis : Mon seigneur, quelle sera l’issue de ces choses ? Et il [l’ange Gabriel] dit : Va, Daniel, car ces paroles sont cachées et scellées jusqu’au temps de la fin. Plusieurs seront purifiés, blanchis et éprouvés, mais les méchants agiront avec méchanceté, et aucun des méchants ne comprendra, mais les intelligents comprendront » (Daniel 12:8-10). Nous savons, selon les Écritures, que deux témoins seront placés par Christ à Jérusalem pour dénoncer le Faux Prophète et ses mensonges. Jésus nous dit : « Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sacs, durant mille deux cent soixante jours » (Apocalypse 11:3). Le témoignage de ces deux témoins sera donc de trois ans et demi, tout comme le témoignage des 144 000 serviteurs marqués par Dieu.

Daniel s’est fait dire par l’ange : « Mais toi, va à ta fin. Tu reposeras, et tu seras debout pour ton lot, à la fin des jours » (Daniel 12:13). Nous avons été bénis de recevoir la connaissance pour identifier ce qui déclenchera certains évènements dans cette horloge prophétique. Nous recevons cette vérité future afin de nous libérer des séductions du monde, et surtout afin de proclamer avec foi la vérité afin de fortifier ceux qui vivent dans plusieurs épreuves sans savoir où se tourner. Notre travail demeure de sensibiliser ceux qui nous questionnent, sans mépriser les prophéties. Il serait toutefois insensé de notre part de donner l’impression que nous sommes en quelque sorte supérieurs à ces gens qui n’ont pas encore cette connaissance de la Parole de Dieu, et que cela nous donnerait un certain contrôle sur les évènements futurs en citant les versets bibliques appropriés.

Revenons néanmoins à la mission de Jésus pendant cette 70ème semaine prophétique. Où sommes-nous rendus dans l’accomplissement de cette mission de Jésus : « pour (1) enfermer la rébellion, pour (2) sceller les péchés, pour (3) expier l’iniquité, pour (4) amener la justice éternelle, pour (5) sceller la vision et le prophète, et pour (6) oindre le Saint des saints ». Analysons chaque item pour voir son accomplissement en 2009 :

(1)Enfermer la rébellion. En observant le comportement des Juifs, que ce soit en Israël ou dans la diaspora, avons-nous réellement l’impression qu’ils ont cessé d’être rebelle à Dieu ou sont-ils toujours fidèles aux dieux païens dans les pays qu’ils habitent ? Donc, c’est un événement à venir lorsque le Messie Jésus reviendra. « Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je susciterai à David un germe juste [Jésus]. Il régnera en roi ; il prospérera, et il exercera le droit et la justice sur la terre. En ses jours Juda sera sauvé, et Israël habitera en assurance ; et voici le nom dont on l’appellera : l’Éternel notre justice. C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où l’on ne dira plus : L’Éternel est vivant, lui qui a fait monter les enfants d’Israël du pays d’Égypte ; mais : L’Éternel est vivant, lui qui a fait monter et qui a ramené la postérité de la maison d’Israël du pays du Nord, et de tous les pays où je les aurai chassés ; et ils habiteront dans leur pays » (Jérémie 23:5-8).

(2) Sceller les péchés. Jésus a vaincu le péché par Sa mort en payant sa rançon par Son sang versé sur la croix. Le mot sceller veut dire « mettre un terme à ». Le sacrifice de Christ a-t-il mis fin au péché ? Est-ce que le péché existe encore ? Non, mais il cessera néanmoins d’exister quand le Saint-Esprit sera répandu sur toute la terre comme l’eau qui remplit les océans et que le cœur des humains sera changé d’un cœur de pierre en cœur de chair, obéissant à Dieu. Ceci arrivera seulement quand Satan ne sera plus là pour séduire les nations.

(3) Expier l’iniquité. Qu’en est-il de faire l’expiation pour la méchanceté du peuple ? Le sacrifice de Jésus a assurément expié l’iniquité en payant la rançon des péchés qui en résultent. Le chemin est donc ouvert à chaque individu pour se convertir à Christ de manière à effacer son iniquité personnelle en suivant la voie qui mène au salut. Ce processus de conversion se poursuit continûment, et se prolongera durant le Millenium. Son apogée sera atteinte lors de la Deuxième Résurrection, où tous les morts non convertis auront accès à la vérité ainsi qu’à l’inscription de leur nom dans le Livre de Vie, qui sera ouvert pour les accueillir. Apocalypse 20:12 « Je vis aussi les morts, grands et petits, qui se tenaient devant Dieu ; et les livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans les livres. »

(4) Amener la justice éternelle. Chose impossible dans l’état dégradant de la société actuelle, mais qui deviendra réalité quand Jésus aura écrasé toute rébellion contre les lois de Dieu. « Car il doit régner jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds » (1 Corinthiens 15:25). C’est alors que la volonté de Dieu et Sa justice éternelle régneront sur toute la terre.

(5) Sceller la vision et le prophète. Qu’en est-il d’amener au terme la vision prophétique et l’implication du prophète ? La vision prophétique sera terminée ou scellée lors de l’avènement de Jésus. C’est à ce même moment que sera scellé le prophète Daniel aussi. Dans Daniel 12:13, l’ange Gabriel lui dit : « Mais toi, va à ta fin. Tu reposeras, et tu seras debout pour ton lot, à la fin des jours ». Ceci coïncidera également avec l’avènement de Jésus alors que Daniel recevra son lot, comme tous les Élus du Royaume.

(6) Oindre le Saint des saints. Ceci est mentionné en dernier et pourtant cette onction du Messie est la première chose qui a déclenché la mission de salut de Jésus. « Et quand Jésus eut été baptisé, il sortit aussitôt de l’eau ; et à l’instant les cieux s’ouvrirent à lui, et il vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe et venant sur lui. Et voici une voix des cieux, qui dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris plaisir » (Matthieu 3:16-17). Pour ce qui est des saints, plusieurs ont déjà été oints, mais d’autres seront oints et continueront à s’ajouter aux Élus jusqu’au retour de Jésus. Cela nous indique clairement que le travail de Jésus pour l’accomplissement du salut du monde entier fut accompli sur la croix par Son sang versé. Et rien ni personne ne pourra empêcher cette prophétie de parvenir maintenant à son terme.

Ce qui devrait étonner chaque converti à Christ, c’est la façon remarquable par laquelle Dieu S’y est pris pour nous dévoiler Sa prophétie. Ce chapitre 9 de Daniel est un exemple parfait montrant que la prière fervente de Daniel a été à l’origine du dévoilement de cette belle prophétie, nous amenant jusqu’au retour de Jésus et Son Royaume. Daniel fut également béni de recevoir cette promesse de Dieu de restaurer Son peuple en captivité à Jérusalem. Non pas que le peuple avait compris la leçon que devait produire cette captivité, mais plutôt à cause de la fidélité de Dieu de cesser cette captivité qui ne devait durer que 70 ans seulement. Daniel et ses trois amis étaient donc la personnification physique de ce que Dieu peut faire pour protéger Ses serviteurs dans une situation critique où les humains voudraient leur faire du mal. Daniel avait reçu, suite à sa prière, une vision de l’avènement du Oint de Dieu, notre Seigneur Jésus, en tant que Vainqueur sur le péché, en Se faisant péché pour nous, afin d’en payer la rançon pour nous réconcilier au Père.

En conclusion, nous découvrons que cette 70ème semaine de Daniel nous annonçait le ministère de salut que Jésus le Messie devait apporter d’abord  à la maison d’Israël, mais aussi à l’humanité entière. Ceci n’a absolument rien à voir avec un enlèvement de sept ans des chrétiens dans les nuages avant la grande tribulation. Ce message a pour but principal de vous inciter à retourner dans vos Bibles au lieu d’accepter aveuglément une doctrine populaire parce qu’elle fait votre affaire ! Bien sûr que j’aimerais être enlevé avant de voir les évènements apocalyptiques, une détresse qui sera si grande que l’humanité entière n’en a jamais connue de pareille, mais ma volonté se résume à faire celle du Père. Dieu a toujours promis de veiller sur Ses enfants et de les protéger. Durant la grande tribulation nous avons plusieurs preuves où Dieu nous assure que 1 000 tombent à notre côté et 10 000 à notre droite, et qu’aucun mal ne peut nous arriver, si tel est Sa volonté.

Je demande humblement à tous les pasteurs et enseignants qui tiennent mordicus à prêcher un enlèvement sept années avant la tribulation d’être très prudents dans l’enseignement de cette doctrine sans aucune preuve biblique, puisqu’elle peut facilement devenir un sujet de chute, une pierre d’achoppement, de perte de la foi et surtout de la perdition possible des âmes que vous dirigez. Si l’enlèvement n’a pas lieu au moment où vous vous y attendez, et que vous êtes toujours sur la terre lorsque l’antichrist agira comme une bête, et que vous prenez part aux souffrances et aux afflictions décrites dans l’Apocalypse, qu’allez-vous donc pouvoir dire à vos « fidèles » pour les rassurer, pour les consoler et pour les garder en état de combat ?

L’apôtre Jacques vous exhorte pendant qu’il est encore temps : « Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère » (Jacques 3:1). Beaucoup trop de gens enseignent ce que leurs « fidèles » veulent entendre au lieu de la Parole de Dieu. « Nul ne connaît ni l’heure ni le jour », et le commandement ici est de VEILLER, D’ÊTRE SUR NOS GARDES. Comment pouvez-vous veiller et être sur vos gardes si vous êtes assurés de partir à un temps précis sans aucune assurance de la part du Seigneur ?

Apprenons plutôt à prier comme Daniel, afin d’être exaucés de la même façon lorsque les temps seront tellement difficiles que notre seul espoir de survie sera entièrement fondé sur la puissance de notre Sauveur qui nous promet : « Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la mortalité qui marche dans les ténèbres, ni la destruction qui ravage en plein midi. Qu’il en tombe mille à ton côté et dix mille à ta droite, elle n’approchera point de toi » (Psaumes 91:5-7). Seul Dieu peut fournir une telle protection. Et aux versets 10 et 11, nous lisons : « Aucun mal ne t’atteindra, aucune plaie n’approchera de ta tente. Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. » Voilà la véritable fonction des anges de Dieu. D’abord adorer Dieu, puis protéger Son peuple. « Ne sont-ils pas tous des esprits destinés à servir, et envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? » (Hébreux 1:14)

Cette protection n’est pas une chose acquise, elle est commandée par Dieu particulièrement pour Ses serviteurs. En effet, dans Psaumes 91:14-16 nous lisons : « Puisqu’il m’aime avec affection, dit le Seigneur, je le délivrerai  je le mettrai en sûreté, car il connaît Mon nom. Il m’invoquera et je l’exaucerai ; je serai avec lui dans la détresse ; je l’en retirerai et le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir ma délivrance. » Dans Luc 21:26-28, nous voyons que pendant que : « Les hommes seront comme rendant l’âme de frayeur, dans l’attente des choses qui surviendront dans le monde ; car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront venir le Fils de l’homme sur une nuée, avec une grande puissance et une grande gloire. Or quand ces choses commenceront d’arriver, regardez en haut [Mes Élus], et levez la tête, parce que votre délivrance approche. »

C’est en nous faisant de telles promesses que Dieu passe également notre foi au creuset. Car cela étant Son but ultime pour nous, les promesses de la Parole de Dieu ne peuvent faillir. Sommes-nous toujours confiants de croire que : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », nous dit Jésus, dans Matthieu 24:35 ? À Pierre, Jésus a déclaré : « Et moi, je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16:18). Satan ne pourra jamais détruire ce que Jésus a bâti.

Celui qui décide de persévérer fidèlement dans la foi de cette promesse divine jusqu’à sa mort est assuré d’être de la Première Résurrection. Car lors du retour de Jésus en gloire et en puissance : « Il enverra ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout » (Matthieu 24:31). C’est une résurrection à l’immortalité où nous serons libérés de toute souffrance et de toute infirmité physique, de toute maladie contagieuse, et où la mort n’aura plus aucun pouvoir sur nous. C’est une promesse directe de notre Seigneur qui nous dit : « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et régneront avec lui mille ans » (Apocalypse 20:6). C’est ce que je souhaite sincèrement à tous ceux qui lisent ce message.

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