D.300 – Des gens séparés et sensuels

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Par Joseph Sakala

L’apôtre Jude avait déjà rencontré l’apôtre Pierre et il était parfaitement au courant de ce que Pierre pensait des moqueurs. Il se souvenait de l’instruction que le chef des apôtres avait écrite aux disciples de Christ, disant : « Bien-aimés, voici déjà la seconde épître que je vous écris. Dans l’une et dans l’autre je réveille par mes avertissements votre saine intelligence ; afin que vous vous souveniez des choses qui ont été prédites par les saints prophètes, et de notre commandement à nous, les apôtres du Seigneur et Sauveur. Sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours il viendra des moqueurs, qui se conduiront selon leurs convoitises, et qui diront : Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, toutes choses demeurent comme depuis le commencement de la création. Car ils ignorent volontairement ceci, c’est que les cieux furent autrefois créés par la parole de Dieu aussi bien que la terre, tirée de l’eau, et qui subsistait au moyen de l’eau ; et que ce fut par ces choses que le monde d’alors périt, submergé par l’eau. Or, les cieux et la terre d’à présent sont gardés par la même parole, et réservés pour le feu, au jour du jugement et de la perdition des hommes impies » (2 Pierre 3:1-7).

Pierre nous décrit le comportement des gens de son époque, mais en l’écrivant, cela devenait une prophétie pour la fin des temps. Car ceux qui n’apprennent rien de l’histoire sont condamnés à la répéter. Peu importe la dérision de ces gens, Pierre insiste sur l’avènement de Jésus en exhortant les disciples par ces paroles : « Toutefois, bien-aimés, n’ignorez pas une chose, c’est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu’il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3:8-9). Alors, Jude tient pareillement à encourager les convertis en déclarant : « Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses qui ont été prédites par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ ; qui vous disaient que dans le dernier temps, il y aurait des moqueurs, qui marcheraient suivant leurs convoitises impies. Ce sont des hommes qui se séparent eux-mêmes, gens sensuels, n’ayant pas l’Esprit. »

Jude se concentre sur le caractère charnel de ces gens pour les décrire. Ils se séparent eux-mêmes des gens convertis qui ont le Saint-Esprit, car eux ne l’ont pas reçu. Paul l’explique très bien, dans 1 Corinthiens 2:14-16, lorsqu’il déclare : « Or, l’homme animal ne comprend point les choses de l’Esprit de Dieu ; car elles lui semblent folie, et il ne les peut connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. Mais l’homme spirituel juge de toutes choses, et n’est lui-même jugé par personne. Car qui a connu la pensée du Seigneur pour l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ. »

L’apôtre Jacques est encore plus direct et intense dans son évaluation de ces gens, leur disant : « Mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention dans votre cœur, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité. Ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, animale et diabolique. Car partout où sont la jalousie et la chicane, là il y a du trouble, et toute espèce de mal » (Jacques 3:14-16). Ces gens finissent par se séparer volontairement de ceux qui ont l’Esprit en eux. Jean nous explique ce phénomène : « Ils sont sortis d’entre nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous ; mais c’est afin qu’il fût manifesté que tous ne sont pas des nôtres » (1 Jean 2:19).

Jésus Lui-même avait noté cela, dans Jean 3:20 : « Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises. » Jésus a également dit que vous les reconnaîtrez à leurs fruits. C’est ainsi que le véritable converti peut facilement identifier celui qui n’a pas le Saint-Esprit et qui, pour le moment, est spirituellement condamné. Et la cause de cette condamnation, c’est que la lumière est venue dans le monde et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Donc, l’Esprit de Christ doit vivre en nous afin que nous puissions porter le nom de chrétien. Paul rassure les vrais chrétiens en disant : « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui » (Romains 8:9).

En parlant de ceux qui viennent brouiller la pureté des réunions de chrétiens, Jude les décrit ainsi : « Ce sont des taches dans vos repas de charité, lorsqu’ils mangent avec vous, sans aucune retenue, se repaissant eux-mêmes ; ce sont des nuées sans eau, emportées çà et là par les vents ; des arbres au déclin de l’automne, sans fruits, deux fois morts et déracinés » (Jude 1:12). Le mot « taches » utilisé par les traducteurs a plutôt le sens de « pierres cachées » à quelques centimètres de la surface de l’eau d’un lac et pouvant causer du trouble aux bateaux de plaisances. Le mot grec est spillas, utilisé une seule fois dans le Nouveau Testament. Les repas de « charité » dont Jude parle sont bibliquement difficiles à comprendre puisque c’est le seul endroit où agape est utilisé au pluriel.

Il est envisageable que Jude fasse référence à la mauvais façon de prendre le repas du Seigneur, comme Paul en fait mention dans 1 Corinthiens 11:20-22 : « Lors donc que vous vous assemblez dans un même lieu, ce n’est pas pour manger la Cène du Seigneur ; car au repas, chacun se hâte de prendre son souper particulier ; en sorte que l’un a faim, et l’autre est repu. N’avez-vous pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? Je ne vous loue point de cela. » Ces nouveaux convertis n’avaient pas encore appris à partager avec les autres.

Ou bien, Jude faisait peut-être allusion à ceux qui prenaient mal la Pâque, comme le déclare Paul, dans 1 Corinthiens 11:27-31, lorsqu’il dit : « C’est pourquoi, quiconque mangera de ce pain, ou boira de la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui en mange et qui en boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant point le corps du Seigneur. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. Car si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions point jugés. »

Par contre, cette référence aux taches dans les assemblées se trouvait là pour décrire les gens qui s’infiltraient chez les véritables convertis dans le but d’embrouiller l’ambiance et la foi des gens heureux de l’assistance. Jude nous donne plusieurs traits de caractère pour mieux les identifier. Ils mangent avec vous, sans aucune retenue, se repaissant eux-mêmes au lieu de penser aux autres. Ils s’imposent au lieu de servir, cherchant toujours les postes d’honneur, ce qui n’est pas bien dans aucune assemblée de chrétiens. Ces dominateurs sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils s’établissent en clans, sans aucune crainte de résistance. Jésus corrige sévèrement les églises qui permettent l’établissement d’une prédication saupoudrée d’erreurs bibliques par ceux qui s’établissent comme enseignants et chefs, indifférents aux besoins réels du peuple de Dieu.

L’apôtre Pierre décrit ces « prédicateurs » ainsi, dans 2 Pierre 2:13-14 : « Ils aiment à être tous les jours dans les délices ; ce sont des taches et des souillures ; ils prennent plaisir dans leurs tromperies, lorsqu’ils mangent avec vous ; ils ont les yeux pleins d’adultère, et qui ne cessent de pécher ; ils amorcent les âmes mal affermies ; ils ont le cœur exercé à l’avarice ; ce sont des enfants de malédiction. » Vraiment pas un beau portrait. Dieu ne tolère pas un comportement semblable de la part de ceux qui osent se prétendre ministres de Christ et les véritables convertis ne devraient pas les tolérer non plus.

Chaque personne est victime, à certains moments, de la stratégie de « diviser pour régner ». Trop souvent, nous ne réalisons pas l’impact de cette stratégie parce que nous sommes trop près des émotions créées par les accusations et les contre-accusations, les arguments et les attaques personnelles. Cette situation peut se présenter au foyer, au travail, dans les activités sociales ou au niveau national ou international. Alors, que pouvons-nous faire ? L’unité est une chose merveilleuse, avec laquelle viennent le bonheur et la paix, simplement parce que tous les gens impliqués travaillent vers un but unique. Dans le foyer, le mari et l’épouse fonctionnent ensemble dans l’amour et l’harmonie pour bâtir leur mariage et leur famille.

Au niveau des activités sociales, les membres travaillent ensemble vers un but commun. Au travail, les patrons et les employés agissent ensemble pour le succès de l’entreprise. Au niveau national, quoique plus difficile, les intérêts de chacun doivent devenir les intérêts de la nation. Ce qui est triste, c’est qu’il n’y a pas toujours l’unité dans le groupe. Les différences d’opinions sur les sujets nombreux causent souvent la division. Parfois, les différences se règlent par le dialogue et l’unité est rétablie. Mais parfois les opposants sont tellement campés sur leurs positions que le compromis devient quasi impossible. Donc, l’unité disparaît, la division règne et la séparation suit de près. Le mariage et le foyer sont divisés. L’entreprise financière se dirige vers la faillite et la nation entière souffre.

Abraham Lincoln a prononcé un discours, en 1858, qui est devenu populaire. Il était le candidat républicain au Sénat américain pour l’État de l’Illinois. Il provoqua Stephen Douglas, son adversaire démocrate, dans une série de débats sur l’esclavage et si on devait admettre l’État du Kansas dans l’union comme état esclavagiste. M. Lincoln a dit : « Selon mon opinion, l’agitation esclavagiste ne cessera pas tant qu’une crise n’arrivera pas et que le problème ne s’élucidera pas. ‟ Une maison divisée contre elle-même ne peut pas subsister”. Je crois que notre pays ne peut subsister continuellement en tant que semi esclavagiste et semi pro-liberté. Je ne crois pas que l’Union se dissoudra, je ne m’attends pas à ce que la maison tombe, mais je m’attends à ce qu’elle cesse d’être divisée. Elle sera tout un ou tout l’autre. »

M. Lincoln avait cité Matthieu 12:25 : « Tout royaume divisé contre lui-même sera réduit en désert ; et toute ville ou toute maison divisée contre elle-même ne subsistera point. » M. Lincoln ne croyait pas que l’Union serait dissoute par la question de l’esclavage, elle fut éventuellement divisée, menant à la guerre entre le nord et le sud, quand il est devenu Président. Souvent, la division n’est pas simplement une occurrence accidentelle, mais plutôt le résultat d’une tactique délibérée de « diviser pour régner ». C’est devenu une stratégie bien connue en politique, en affaires et en guerre. Diviser l’ennemi afin de le vaincre, que se soit un compétiteur en affaires ou contre une autre nation.

L’objectif est de démolir, blesser, vaincre et finalement détruire. Cela produit le fruit négatif et amer de la mauvaise voie. Un véritable disciple de Christ ne s’engage jamais dans la destruction personnelle d’un individu, geste typique des politiciens en campagne électorale. Au lieu de chercher à démolir ou à nuire à quelqu’un, le chrétien cherche à construire. Le véritable converti se sert de douceur, d’humilité, de justice et de patience, dans la coopération et dans le pardon. S’il a une plainte contre un autre, il suit l’instruction de Colossiens 3:12-13 : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ; vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même. »

L’unité véritable n’est possible seulement que lorsque tous agissent comme un seul corps, ayant le même esprit, ne se laissant pas facilement provoquer, ne pensant pas uniquement à soi-même, animé par les mauvaises pensées. Voilà la seule façon de vaincre la stratégie de diviser pour régner, en agissant comme un véritable chrétien ayant toujours Christ comme exemple. Une bonne façon d’accomplir cela, c’est de ne pas tomber victime du favoritisme. Dans Jacques 2:1, l’apôtre nous déclare : « Mes frères, que la foi que vous avez en notre Seigneur Jésus-Christ glorifié, soit exempte d’acception de personnes. » Cette exhortation de Jacques semble nous indiquer que, parmi les premiers convertis, quelques-uns avaient cette tendance, tout comme cela se fait dans les églises d’aujourd’hui, à honorer et à favoriser les gens riches des congrégations. Jacques leur commande de rejeter une telle acception et nous en donne les raisons.

La première est que la perspective de Dieu est complètement à l’opposé. Il favorise ceux qui sont pauvres. Non pas qu’Il favorise la pauvreté, mais Il équilibre les choses en appelant principalement ceux qui sont défavorisés par l’existence. « Écoutez, mes frères bien-aimés ; Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres de ce monde pour qu’ils soient riches en la foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? » (Jacques 2:5). Ensuite, nous percevons que le favoritisme n’impressionne jamais les riches puisque : « Vous, au contraire, vous méprisez le pauvre. Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment et qui vous traînent devant les tribunaux ? Ne sont-ce pas eux qui blasphèment le beau nom qui a été invoqué sur vous ? » (Jacques 2:6-7). Le favoritisme n’est pas pratique.

Puis, notez que les favoris sont probablement les moins méritants, car ils blasphèment le beau nom qui a été invoqué sur vous. En faisant cela, ils déshonorent le Seigneur au nom duquel nous nous réunissons. Finalement, le favoritisme est une violation de la Loi Royale. « Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, étant convaincus par la loi d’être des transgresseurs. Car, quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à pécher dans un seul point, devient coupable de tous » (Jacques 2:8-10).

Pierre aussi faisait du favoritisme, mais il a appris sa leçon, premièrement dans une vision et ensuite dans son ministère miraculeux envers les Gentils. Dans Actes 10:32-35, nous lisons : « Envoie donc à Joppe, et fais venir Simon, surnommé Pierre ; il est logé dans la maison de Simon, corroyeur, près de la mer ; quand il sera venu, il te parlera. C’est pourquoi j’ai aussitôt envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir. Nous voici donc tous maintenant présents devant Dieu, pour entendre tout ce que Dieu t’a commandé. Alors Pierre, prenant la parole, dit : En vérité, je reconnais que Dieu n’a point égard à l’apparence des personnes ; mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui s’adonne à la justice, lui est agréable. »

Donc, comme le texte nous le révèle, la foi dans le Seigneur et une démonstration de favoritisme ne sont pas compatibles, que ce soit envers les riches, contre les gens de couleur, contre ceux qui sont moins instruits, ou contre les ethnies. Alors, résistez au diable et il fuira loin de vous. Dans 1 Pierre 5:8-10, le chef des apôtres nous dit : « Soyez sobres, veillez ; car le diable, votre ennemi, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la foi, sachant que vos frères, qui sont dans le monde, souffrent les mêmes afflictions. Or, que le Dieu de toute grâce, qui nous a appelés à sa gloire éternelle en Jésus-Christ, après que vous aurez un peu souffert, vous rende parfaits, fermes, forts et inébranlables. » Le diable est plus puissant et plus intelligent que toute combinaison d’ennemis mortels que nous puissions rencontrer. Il est subtil et séducteur dans ses projets malins et, avec nos ressources humaines, il nous serait impossible de le vaincre.

Pourtant, la Parole de Dieu nous dit clairement de ne pas fuir ou de ne pas se soumettre à lui. Au contraire : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il s’enfuira de vous » (Jacques 4:7). Mais comment résister à un ennemi si puissant ? Pierre nous dit d’être sobres et de veiller, étant toujours vigilants contre ses manipulations, étant fermes dans la foi et notre Dieu nous rendra parfaits, fermes, forts et inébranlables. Autrement, le pseudo-intellectualisme social et la pression à laquelle nous sommes quotidiennement assujettis agiront éventuellement pour nous persuader de faire des compromis avec notre foi et même de l’abandonner, un jour. Il nous est commandé de ne pas nous soumettre aux compromis. « Revêtez-vous [plutôt] de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable » (Éphésiens 6:11). « Prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (vs 16-17).

Cette épée puissante par laquelle nous pourrons faire fuir Satan est la Parole de Dieu. « Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des mœlles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur » (Hébreux 4:12). C’était l’instrument avec lequel Jésus a résisté a Satan lorsque le diable L’a tenté dans le désert. Jésus a paré ses attaques en lui citant la Parole de Dieu : « Et le diable ayant achevé toute la tentation, se retira de lui pour un temps » (Luc 4:13).

Donc, le diable se retire, mais il revient à l’attaque. Paul nous exhorte, dans Éphésiens 6:11-18 : « Revêtez-vous de toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable. Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les puissances spirituelles de la méchanceté dans les lieux célestes. [Nous avons parfois tendance à oublier cela.] C’est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, et qu’ayant tout surmonté, vous demeuriez fermes. Soyez donc fermes, vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, Les pieds chaussés du zèle de l’Évangile de la paix ; prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu ; priant en tout temps par l’Esprit par toutes sortes de prières et de supplications ; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints. »

Dans ce monde rempli de terrorisme, de drogues, de débauche sexuelle, de crimes crapuleux et d’incrédulité mondiale, nous vivons sûrement des temps mauvais. Donc, chaque chrétien a vraiment besoin de toute l’armure de Dieu afin de pouvoir tenir ferme contre les artifices du diable. Satan à réussi à semer la confusion dans l’esprit des enseignants religieux dans le passé, mais il semble que Satan ait réussi à semer la confusion dans l’esprit des enseignants religieux de nos jours aussi. Ils parlent d’avoir les reins ceints de la vérité, mais de quelle « vérité » s’agi-il ? La Parole de Dieu ou la vérité des hommes ? Au lieu d’être revêtus de la cuirasse de la justice, on prêche une cuirasse émotive sans justice. Au lieu d’avoir les pieds chaussés du zèle de l’Évangile de la paix, ils prêchent un évangile de tolérance académique. Au lieu du bouclier de la foi pour éteindre tous les traits enflammés du diable, on nous parle d’accréditation et de protection légale.

Et finalement, au lieu de prendre aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu, ils prêchent le casque de la sécurité économique et l’épée de la pensée évolutionniste, priant toujours pour le département de l’éducation, afin de l’accommoder. Un tel compromis n’est pas une armure du tout, vaut mieux être muni de la vérité révélée par la Bible, fondée sur une création biblique, plutôt qu’une « recherche » humaine de la vérité. La cuirasse véritable de la justice se pratique dans la paix de Dieu au travers de Christ ; et la vraie paix de Dieu au travers Christ chez les beaux pieds de ceux qui portent l’Évangile.

La Bible nous dit : « Par la foi, nous savons que le monde a été fait par la parole de Dieu ; de sorte que les choses qui se voient, n’ont pas été faites de choses visibles » (Hébreux 11:3). Dieu, en effet, ne nous a point appelés à la souillure, mais à la sainteté. C’est pourquoi, celui qui rejette cela ne rejette pas un homme, mais Dieu qui nous a aussi donné son Saint-Esprit.

Dans 1 Thessaloniciens 5:8-10, nous lisons : « Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, étant revêtus de la cuirasse de la foi, et de la charité, et du casque de l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a point destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui. » « En effet, nos armes ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes en Dieu, pour renverser les forteresses, pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ ; et nous sommes prêts à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète, » nous dit Paul, dans 2 Corinthiens 10:4.

Pourriez-vous être séduits ? Plusieurs se souviennent de la fameuse citation qui dit : « Vous pouvez tromper tout le monde une partie du temps, et quelques personnes tout le temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps. » C’est vrai, mais effrayant aussi de croire que vous pourriez être séduits alors que vous ne voulez pas être séduits. Nous avons un point aveugle dans nos yeux, là où la fibre du nerf optique se relie à l’arrière de l’œil. En théorie, nous ne le voyons pas parce que notre cerveau réussit à compenser la vision manquante. Mais nous avons également des points aveugles psychologiques et spirituels. Nous ne savons pas tout et nous croyons aux experts parce que, après tout, ils sont des experts. Donc, nous sommes limités dans notre perspective, car nous ignorons certains faits qui vont à l’encontre de notre notion préconçue ou de ce que nous voulons croire.

Nous pouvons nous trouver trop près du problème pour voir tout le portrait d’ensemble. On appelle cela nous limiter au familier. Ce sont des exemples de nos points aveugles psychologiques et même spirituels. Mais comment contourner ces points sombres afin de voir ce qui nous manque ? Une bonne façon est de ne pas accepter aveuglément ce que nous pensons être vrai, spécialement lorsque nous sommes devant l’évidence du contraire. La Bible nous dit : « Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute apparence de mal » dans Thessaloniciens 5:21-22. Une autre façon d’exposer un point aveugle est tout simplement d’avouer avoir été trompé. Il est possible que nous voulions tellement que ce qui est dans notre esprit soit vrai, parce que nous sommes confortables avec cela, que nous rejetons toute vérité qui nous rend inconfortables.

Car, si nous nous efforcions d’examiner ce que nous croyons être vrai, nous pourrions alors changer notre croyance première. Nous pourrions nous voir obligés de changer aussi notre comportement ou d’abandonner quelque chose. Nous pourrions faire face à des pressions de la part d’amis qui refuseraient d’accepter nos changements. Mais qu’en est-il de nos notions préconçues ? Si on croyait mordicus qu’il est possible d’aller au ciel, simplement parce qu’un milliard de catholiques le croient aussi ? Et si les différentes dénominations « chrétiennes » le croyaient aussi et le prêchaient dans leurs grandes salles et à la télévision ? Et ajoutons à cela au-delà d’un milliard de musulmans qui croient aussi aller au ciel. Maintenant, à toute cette masse humaine, supposons qu’une seule personne disait que c’est impossible. La croirait-on sur parole ? Je ne pense pas !

Mais si cette seule personne était Jésus qui dirait : « Personne n’est monté au ciel, que Celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jean 3:13), serions-nous prêt à le croire ? Si nous avions le choix de choisir entre Jésus et au-delà de deux milliards et demi de personnes, irions-nous avec les plus nombreux ? « Nullement ! [nous dit Paul] Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur » (Romains 3:4). Maintenant, allons-nous croire Jésus ? Alors, pourquoi toutes ces églises prêchent-elles encore que l’on peut aller au ciel ? « Oui mais, s’il y en avait d’autres pour appuyer Jésus dans la Bible, peut-être que nous croirions ! »

Le jour de la Pentecôte, Pierre, le chef des apôtres, fait une déclaration fracassante, alors qu’il essaie de convertir des nouveaux à sa cause, en déclarant : « Hommes frères, il est permis de vous dire avec assurance, quant au patriarche David, qu’il est mort, et qu’il a été enseveli, et que son sépulcre est encore aujourd’hui parmi nous » (Actes 2:29). Et, au verset 34, Pierre ajoute : « Car David n’est point monté au ciel. » Pourtant, si les humains pouvaient aller au ciel, David, un homme selon le cœur de Dieu, aurait été choisi le premier. Est-ce assez clair pour convaincre tout ce monde ? Pas du tout, parce qu’on prêche toujours la possibilité d’aller au ciel.

D’accord, mais si on avait un troisième témoignage contre le fait de pouvoir s’y rendre ? Cette fois, allons voir Paul qui instruit Timothée : « De garder le commandement, sans tache et sans reproche, jusqu’à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ; que doit manifester en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, et que nul homme n’a vu, ni ne peut voir ; à qui soient l’honneur et la puissance éternelle ! Amen » (1 Timothée 6:14-16). Je suggère fortement à tous ceux qui seront enlevés, sept ans avant la tribulation, de lire scrupuleusement et honnêtement ceci, car le ciel ne sera pas accessible pour eux.

Le point que je veux souligner, c’est que l’individu qui a cru à cela comme étant vrai risque de se décourager et de blâmer Dieu, alors que la vérité le regardait dans les yeux. Ce que nous pensions être vrai ne l’était pas. Est-ce qu’il y a d’autres « vérités » que vous croyez vraies et qui ne le sont pas ? Avez-vous déjà été séduits ? La plupart du monde croit aujourd’hui que la vérité absolue n’existe pas. Pourquoi ? Parce qu’ils ont aveuglément accepté ce que leur pasteur leur a enseigné. Si vous êtes prêts à accepter qu’il est possible que vous ayez été séduits, que ce que vous croyiez être vrai ne l’était pas, alors vous avez fait les premiers pas vers la correction des points aveugles spirituels en vérifiant tout dans la Bible. Cherchez la vérité et vous la trouverez.

 

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