D.019 – Le temps de la récolte

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Apocalypse 14:1-20

Par Joseph Sakala

John Wesley, théologien anglais du 18e siècle, a un jour déclaré : « Donnez-moi cent chrétiens qui n’aiment que Dieu et qui haïssent le péché et, avec eux, je vais ébranler la terre entière pour Christ. » M. Wesley aurait dû se référer au 7ième chapitre de l’Apocalypse, car c’est exactement ce que Jésus va faire durant la grande tribulation. Dans ce chapitre, nous avons cependant découvert que Jésus n’a pas choisi « cent chrétiens », mais douze fois douze fois mille. Il s’agit d’un nombre symbolique et non littéral. Dieu l’utilise comme un TITRE pour identifier SON Église, soit à l’état physique, répandue sur terre (chapitre 7), soit dans son ensemble à l’état immortel, comme nous allons le découvrir dans ce chapitre 14.

Au chapitre 7 nous avons vu qu’il s’agissait d’une abondance de serviteurs, toujours à l’état physique durant la tribulation, pour faire ce travail. Et c’est avec ces chrétiens qu’Il ébranlera le monde entier dans les derniers jours. Mais pour accomplir cette besogne dans des conditions aussi abjectes, Dieu devra Lui-même S’impliquer dans la tâche destinée à Ses enfants. Alors, ils seront scellés par la protection et c’est ainsi qu’ils évangéliseront pour Jésus aux quatre coins de la terre.

Au chapitre 14, nous voyons ce même chiffre, 144 000, apparaître de nouveau. Verset 1 : « Je regardai ensuite, et voici, l’Agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient le nom de son Père écrit sur leurs fronts. » Qui sont ces cent quarante-quatre mille ? Sont-ils exactement les mêmes que nous avons vus dans Apocalypse 7 ? Plusieurs érudits de la Bible disent : oui ! Puisque Jésus, et Lui seul, est le Révélateur de ce livre, prenons alors le temps d’étudier les mots qu’Il utilise pour faire certaines comparaisons. Au chapitre 7, verset 3, les cent quarante-quatre mille sont marqués du sceau de Dieu sur le front avant que les quatre anges, qu’on peut voir au verset 1, aient le droit de faire du mal à la terre, à la mer et aux arbres. Tandis qu’au chapitre 14, au verset 1, les 144 000 sont avec l’Agneau, et le nom de Son Père est écrit sur leur front !

Allons voir Apocalypse 3:12 : « Celui qui vaincra … j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu … et mon nom nouveau, » déclare Jésus à l’Église de Philadelphie. Ils sont donc déjà avec Jésus, ceux qui sont décrits ici dans cette vision de Jean au chapitre 14. Vous noterez qu’au chapitre 7, le marquage des 144 000 est placé, dans le fil de l’histoire, entre le sixième sceau et l’ouverture du septième sceau qui annonce les sept trompettes. Donc, au chapitre 7, nous sommes au plus fort de la tribulation, et Jésus n’est pas encore venu. Tandis qu’au chapitre 14, il est très important de reconnaître le moment précis où cette scène se déroule. Vous noterez, au verset 1, que la scène se passe sur la montagne de Sion, le quartier général du gouvernement de Jésus qui, dans cette vision de Jean, est maintenant au milieu de ces 144 000.

Nous ne sommes plus dans la tribulation. La septième trompette avait déjà sonné et Jésus est sur la terre parmi les vainqueurs, comme nous avons vu au chapitre 11. Donc, Jésus nous projette ici vers une époque future qui se situe au début du Millenium. À ce moment précis dans cette prophétie, Jésus est déjà établi sur le mont Sion à Jérusalem, entouré de tout Son groupe d’Élus de la Première Résurrection, fin prêt pour diriger Son gouvernement mondial. Pour être plus clair, tous ceux qui sont avec Jésus à ce moment précis sont immortels. Tandis qu’au chapitre 7, les 144 000 sont toujours en chair et en os, en train d’évangéliser. Donc, malgré que le même nombre symbolique de 144 000 soit utilisé, il devient évident que le nombre réel de personnes impliquées est bien différent.

Allons voir une description magnifique de cet évènement préparé par Dieu pour Jésus, le Capitaine de notre Salut, après Son avènement. Ésaïe 66:8-9 : « Qui a jamais entendu pareille chose ? Qui en a vu de semblable ? Un pays est-il enfanté en un jour, ou une nation naît-elle en une seule fois, que SION ait enfanté ses fils aussitôt qu’elle a été en travail ? Moi, qui ouvre le sein, ne ferai-je pas enfanter, dit l’Éternel ? Moi qui fais enfanter, l’en empêcherai-je, dit ton Dieu » ? Voici la plus magnifique description poétique de la naissance d’une nation complète d’Élus et de dirigeants de Dieu en un seul jour. Une description extraordinaire et poétique de la résurrection de « l’Israël de Dieu » à l’état immortel lors de l’avènement de Christ. C’est cet Israël de Dieu qui ira rencontrer Christ dans les nuées, juste avant le déversement des sept derniers fléaux. Les Élus de Christ seront donc dans les nuées avec Christ, au moment précis du déversement des fléaux.

Au chapitre 7, les 144 000 serviteurs de Jésus sont marqués pour être protégés durant leur évangélisation pendant la Grande Tribulation. Allons en voir la preuve dans Apocalypse 9:1 où nous sommes ici rendus à la cinquième trompette, au plus fort de la tribulation. Les démons sont laissés libres de tourmenter l’esprit des humains pendant cinq mois. C’est un tourment mental utilisé exclusivement pour brouiller le cerveau humain afin d’accepter la prédication des mensonges du Faux Prophète. Mais regardons la restriction imposée par Dieu, au verset 4, à ces démons déchaînés : « Et il leur fut dit de ne faire aucun mal à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre ; mais seulement aux hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur leurs fronts. »

C’est exactement cette même promesse que Jésus avait faite à Ses serviteurs dans l’Église de Philadelphie, qui avaient déterminé de garder la parole de la persévérance en Lui, et Lui seul. Ses serviteurs, qui auront gardé cette même attitude dans les derniers jours, seront utilisés par Jésus pour évangéliser durant la grande tribulation. Jésus avait dit, dans Apocalypse 3:10 : « Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi-même je te garderai de l’heure de la tentation qui doit venir sur le monde entier, pour éprouver [qui ? Notez-le bien] les habitants de la terre. » Pas les serviteurs de Dieu !

Certains individus questionnent l’utilisation du mot « garder » pour indiquer que ceci voulait simplement dire de refuser la marque de la bête et non qu’il y aurait une protection divine attachée à cette promesse. D’autres croient que cela veut dire que l’Église sera « enlevée » avant les tribulations. Le mot « garder », dans Apocalypse 3:10, vient du mot tēreō qui veut dire « garder, surveiller, observer » dans le grec original [Analytical Concordance to the Holy Bible, par Robert Young, United Society for Christian Literature, 8e édition 1977, p. 561]. On voit immédiatement que Dieu utilisait bien le sens de protection. Il va nous observer et nous surveiller pendant les tribulations et Il va nous garder sous Sa Protection.

Ce moment servant à éprouver le monde entier ne pouvait pas s’appliquer au premier siècle. Il est évident que Dieu a toujours pris soin de ceux qui voulaient sincèrement faire SA volonté. Mais dans le contexte d’épreuves du monde entier, Jésus faisait, sans aucun doute, allusion à ceux qui seraient vivants durant la grande tribulation. Combien de chrétiens de nos jours ont assez de foi en Jésus pour croire que, quand Il dit qu’Il va nous garder, Il est assez puissant pour nous garder ? Et tout cela, sur la terre, pendant que les habitants de la terre seront éprouvés !

Malheureusement, aujourd’hui, un grand nombre de chrétiens semblent avoir perdu cette foi dans la puissance de Jésus. Voilà pourquoi plusieurs prédicateurs prêchent ce que les gens veulent bien entendre. Vous savez, il y a une énorme différence entre croire en Jésus, c’est-à-dire, qu’Il existe, et croire Jésus, c’est-à-dire, croire ce qu’Il dit ! Juste avant de monter au ciel, Jésus a dit : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18). Combien sont prêts à le croire ? Plus encore, combien de gens de nos jours croient vraiment que Jésus possède réellement tout ce pouvoir ? Jésus pouvait bien Se demander si, à Son retour, Il trouverait encore de la foi sur la terre (Luc 18:8). Sûrement pas chez les non-croyants, mais, chez le chrétien, LA FOI devrait continuellement demeurer un élément d’une importance absolue !

Revenons dans Apocalypse 14. Plusieurs commentateurs de la Bible croient qu’il est question, ici, des mêmes 144 000 qu’au chapitre 7. Réglons quelque chose tout de suite. Dans notre étude du chapitre 7, nous avons établi, assez clairement, j’espère,[1] que le chiffre 144 000, utilisé par Jésus, était symbolique pour identifier tous Ses serviteurs, vivant durant cette dernière grande évangélisation en plein coeur de la tribulation. Nous voyons le résultat de ce travail dans Apocalypse 7:9 : « Ensuite je regardai, et voici, une grande multitude que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue, ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et de palmes à la main. » Jean voit cette grande foule que personne ne pouvait compter et, remarquez bien, ils viennent de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, donc, d’une évangélisation mondiale couvrant la terre entière ! Cela confirme que, pour accomplir une telle œuvre, ceux qui feront l’évangélisation seront dispersés parmi ces futurs convertis.

Au verset 14, nous avons notre assurance à savoir qui était cette foule énorme : « …Ce sont ceux qui sont venus de la grande tribulation [et, ayant accepté le témoignage de ceux qui leur parlait de Jésus], ils ont lavé leurs robes, et ont blanchi leurs robes dans le sang de l’Agneau. » Ce sont alors les derniers martyrs qui viendront compléter « le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères et qui devaient être mis à mort » comme les autres martyrs depuis le début de l’Église. Ils portent des robes blanches qui sont un signe évident de leur Rédemption et de leur Salut, comme ceux que nous avons pu voir dans Apocalypse 6:11, où ces martyrs reçoivent aussi une robe blanche.

Alors, qui sont ces 144 000 d’Apocalypse 14 ? Dans cette vision, Christ est déjà revenu. La montagne de Sion symbolise le Gouvernement de Dieu sur cette terre. Avec ces indices, il devient donc évident que ces 144 000 symbolisent la foule énorme de tous les chrétiens de la Première Résurrection devenus immortels. Pour ceux qui croient continuellement que 144 000 = Juifs seulement, ce chiffre demeure toujours un mystère ! Par contre, pour ceux qui comprennent que 144 000 = serviteurs de Dieu, ce même chiffre symbolique devient une bénédiction énorme, car il englobe maintenant tous les saints de l’Ancien et du Nouveau Testaments. Unis maintenant à Jésus, ce sont ceux de qui Dieu a fait un Royaume et des sacrificateurs pour Dieu et qui règneront sur la terre durant le Millenium. C’est ce que nous pouvons voir dans Apocalypse 5:10.

Retournons maintenant dans Apocalypse 14. Nous voyons, dès le premier verset, les préparatifs en vue de l’établissement de ce gouvernement mondial sous l’administration de Jésus Lui-même. Vous souvenez-vous comment, après Sa résurrection, Jésus apparut vivant à Ses apôtres pendant quarante jours, pour leur parler des choses concernant le Royaume de Dieu ? On voit cela dans Actes 1:3. Ici, nous voyons Jésus entouré de tous Ses rois et Ses sacrificateurs, pour mettre en marche le fonctionnement de Son projet de paix de mille ans. Une foule énorme de serviteurs immortels !

Verset 2 : « Et j’entendis une voix du ciel, comme la voix des grosses eaux, et la voix d’un grand tonnerre, et j’entendis une voix de joueurs de harpes, qui touchaient de leurs harpes. 3Et ils chantaient comme un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre animaux et les Anciens ; et personne ne pouvait apprendre le cantique que les cent quarante-quatre mille, qui ont été rachetés de la terre. » Notez, que ce cantique est destiné exclusivement à ceux de cette Première Résurrection. Il vient du ciel et c’est au son des harpes qu’il leur est enseigné.

Mes chers amis, c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une pareille chose se produit. Une foule énorme, rachetée de la terre par le sacrifice de Jésus ! Dans cette vision, nous voyons une multitude d’anges au ciel qui chantent ce nouveau cantique devant le trône de Dieu, devant les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards. Ce chant est une louange à l’immortalité de ces élus, car ils sont les élus de Dieu !

Regardons maintenant le verset 4 : « Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes ; car ils sont vierges. Ce sont ceux qui suivent l’Agneau où qu’il aille. » Si nous prenions ceci littéralement, saviez-vous que seuls ceux et celles qui ont gardé leur virginité physique seraient alors les seuls élus à pouvoir se qualifier ici ? N’oublions jamais que ce livre est aussi écrit en symboles. Il devient donc évident qu’il y a un symbolisme caché dans cette déclaration de Jésus. Spirituellement parlant, quand une personne se convertit à Jésus, tous ses péchés sont pardonnés et lavés dans le sang de Son sacrifice. Dès ce moment, aux yeux de Dieu, cette personne revêt un vêtement blanc, signe de sa pureté et de sa virginité spirituelle. Elle doit alors suivre l’Agneau partout où Il va. Elle doit orienter sa vie entière à vouloir faire tout ce que Jésus a prescrit à Ses disciples. La source de vérité de cette personne ne devrait plus se trouver ailleurs que dans Sa Parole !

Nous savons que, dans les Écritures, une femme symbolise une Église, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Alors si, après sa conversion, une personne décidait d’abandonner Christ pour aller vers une église anti-chrétienne, cette personne se souillerait avec cette femme. Mais c’est quoi, une église anti-chrétienne ? La Bible nous montre comment la reconnaître. Une église anti-chrétienne est celle qui rejette carrément Jésus comme la source unique pour accéder au salut, car il est écrit, dans Actes 4:12 : « Et il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. » Celui de Christ. Il n’y a de salut en aucun autre ! Ceux qui enseignent le contraire, sont anti-christs ! Le principe s’applique également aux fausses doctrines que Paul qualifiait de « doctrines de démons » et que l’on retrouve malheureusement de nos jours dans nombre de confessions dites « chrétiennes ».

Il devient alors évident que pour pouvoir se témoigner chrétien, il faut appartenir à Christ. Il y a donc un processus à franchir avant d’y arriver. Jésus Lui-même a dit ceci, dans Jean 6:44 : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour. » Donc, Dieu le Père entame le processus d’appeler un individu. Si l’individu accepte cet appel à consacrer sa vie à Dieu, il est donné à Christ pour Lui appartenir en propre. Cette personne devient alors réconciliée au Père par le sacrifice de Jésus. Ensuite, elle reçoit le don du Saint-Esprit pour la guider dans son cheminement vers le Royaume, en faisant les œuvres que Dieu lui a préparées d’avance afin d’y marcher. Voici ce que Paul nous déclare : « Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui » (Romains 8:9). Peu importe si cette personne persiste à se déclarer chrétienne.

Alors, nous avons ici des élus qui, après leur conversion, sont demeurés fidèles à Christ, en persévérant jusqu’à la fin. Donc, pour Jésus, ils sont vierges. Notez, s’il vous plaît, le masculin utilisé pour « vierges », alors que dans le langage courant, le mot vierge est habituellement utilisé pour décrire une femme. Or, vous voyez le symbolisme ? Dans 1 Corinthiens 15:22, Paul nous dit : « Car, comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ ; 23Mais chacun en son propre rang ; Christ est les prémices [ce qui est déjà arrivé], ensuite ceux qui sont de Christ, » à quel moment ? Regardez bien, « …à son avènement. » Voici donc le moment précis de la résurrection des prémices, ceux qui sont de Christ.

Retournons dans Apocalypse 14. Dans cette vision de Jean, Christ est revenu et Il Se tient sur la montagne de Sion, symbole du gouvernement de Dieu établi sur la terre. En parlant de Ses élus, ressuscités lors de Son avènement, voici comment Il les décrit dans la deuxième partie du verset 4 : « …Ce sont ceux qui ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’Agneau. » Ils portent alors ces deux noms merveilleux sur leurs fronts, celui de Jésus et celui du Père. « 5Et il ne s’est point trouvé de fraude dans leur bouche ; car ils sont sans tache devant le trône de Dieu. » Dans ce merveilleux passage de cinq versets, injecté ici par Jésus, annonçant l’établissement de Son règne, Il utilise presque les mêmes paroles que Paul a utilisées pour décrire les chrétiens de Colosse. « Vous aussi, qui étiez autrefois éloignés, et ennemis par vos pensées et vos mauvaises œuvres, 22Il vous a maintenant réconciliés, dans le corps de sa chair, par sa mort, pour vous présenter devant lui saints, sans tache et irrépréhensibles » (Colossiens 1:21-22).

Je voudrais attirer ici votre attention sur le mot « prémices ». Qu’est-ce que des prémices ? Le dictionnaire dit que ce mot vient du latin primitiae tiré de primus qui veut dire premier, et il le définit comme un « ensemble qui annonce un résultat important ». Dans l’Ancien Testament, Dieu donnait souvent des instructions en ce qui concerne les prémices des récoltes ou des premiers fruits (Exode 34:26 ; Lévitique 23:10). Par conséquent, les Élus de la Première Résurrection constituent le début de la récolte, la première récolte du printemps, en quelque sorte. Mais par rapport à qui ? Par rapport à ceux de la Deuxième Résurrection qui seront comme une grande moisson automnale et où la majorité de toute l’humanité de l’histoire de l’homme sera aussi appelée au salut. Quasiment toutes les confessions chrétiennes prêchent que la Deuxième Résurrection en est une de condamnation. C’est malheureux, car si c’était le cas, pourquoi les Élus de la Première Résurrection en seraient-ils les « prémices » ? Il n’y aurait certainement pas lieu de les appeler ainsi ! Pour une étude approfondie de cet important sujet, je vous réfère à notre section traitant des Résurrections.

Au verset 6 d’Apocalypse 14, la scène change et Jean voit trois anges voler dans le ciel pour apporter trois messages d’une extrême importance. Jésus nous ramène subitement en arrière dans la prophétie, à un moment juste avant Son apparition sur une nuée pour appeler Ses Élus vers Lui (Matthieu 24:30). La grande évangélisation par les serviteurs de Jésus tire à sa fin. Nous venons à peine de voir cette vision dans laquelle Christ est revenu et Ses élus sont, soit ressuscités des morts, soit changés en un clin d’œil, mais tous immortels et avec Jésus. Par contre, avant de monter vers Jésus dans les nuées et le déclenchement des sept derniers fléaux, que nous verrons au chapitre 15, Jésus nous ramène une fois de plus en arrière dans son récit afin que nous puissions être témoins, encore une fois, de l’infinie bonté et de l’amour de Dieu dans son plaidoyer avec cette humanité rebelle, afin d’en appeler vers le salut jusqu’à la toute fin.

Tout au long de ce merveilleux livre prophétique nous avons découvert avec quelle sagesse et quelle dextérité Dieu nous a révélé les évènements des temps de la fin. Nous avons appris à plusieurs occasions comment Dieu arrêtait soudainement le récit de Sa révélation, soit pour nous ramener en arrière, ou nous projeter en avant dans le temps, afin de mieux nous expliquer pourquoi nous étions rendus à ce stade dans le déroulement de Sa prophétie. Nous découvrons le même phénomène ici. Voilà pourquoi on ne devrait jamais étudier l’Apocalypse d’une façon littérale, comme si tous les évènements se suivaient dans un ordre chronologique humain. Dieu n’a pas d’ordre chronologique comme tel, car pour Lui tout est toujours au présent, et chaque évènement historique doit arriver quand Dieu détermine que son temps est résolu, et non avant.

Donc, juste avant de récolter Sa moisson des ÉLUS, Dieu envoie trois anges pour évangéliser une dernière fois pour appuyer le travail déjà accompli par Ses élus. Jamais personne ne pourra accuser Dieu de ne pas leur avoir donné une chance de se convertir pour faire partie du Royaume de Ses Élus. Verset 6 : « Et je vis un autre ange qui volait au milieu du ciel, portant l’Évangile éternel, pour l’annoncer [remarquez bien] à ceux qui habitent sur la terre, à toute nation, et tribu, et langue, et peuple, 7Et disant d’une voix forte : Craignez Dieu, et lui donnez gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et les sources des eaux. » Cet Évangile éternel vient compléter le travail déjà accompli par les Serviteurs de Dieu, et il est destiné à sensibiliser les non-convertis de la terre entière, une dernière fois, de rendre un témoignage à la toute-puissance de Dieu, et de reconnaître Celui qui a tout créé. Cet Évangile a pour but de servir d’évidence de l’existence de Dieu à ces non-croyants, car Sa présence est constamment manifestée dans tout ce que l’on peut voir.

Dans Psaume 19:2, David nous dit : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue fait connaître l’œuvre de ses mains. » La nature même nous instruit, car elle rend un témoignage de l’existence de Dieu. Vous savez, c’est bizarre comme l’homme, même à l’état naturel, peut, dès son enfance, apprendre toutes ces choses, afin de pouvoir s’approcher de son Créateur pour mieux l’adorer. Mais ça prend à peine quatre années d’université afin de convaincre ce même individu de rejeter toute cette connaissance et de devenir athée. Cela est dû principalement au fait que l’on enseigne dans les universités toutes sortes de mensonges, travestis en vérités, et qui viennent miner la crédibilité de la Parole de Dieu. L’exemple le plus évident est la fameuse théorie de l’évolution, présentée depuis au delà d’un siècle comme étant une vérité prouvée et incontestablement accomplie.

Pourtant la théorie de l’évolution demeure toujours une théorie, jamais prouvée, mais tout simplement acceptée comme la grande solution des intellectuels du monde au problème que pose toujours pour eux celui de l’origine de l’homme sans Créateur. Encore plus incroyable, c’est de voir de plus en plus d’églises dites « chrétiennes » qui adhèrent également à ce genre de forfaiture. Pourtant, la nature elle-même nous dit qu’il y a un Dieu, et l’on ne peut pas vivre sans Lui ! Chaque respiration que nous prenons nous vient de Lui. Nous avons une intelligence grâce à Lui. En Lui, nous avons la vie, le mouvement et l’être, nous dit Paul, dans Actes 17:28. Cela comprend chaque humain, sans exception.

Ce que cet Évangile éternel leur déclare, c’est que, puisqu’il y a un Dieu Tout-Puissant, et que vous ne pouvez pas exister sans Lui, qu’attendez-vous pour reconnaître Son existence et L’adorer ? Mais qu’est-ce qui peut rendre une personne aveugle au point qu’elle refuse de rendre gloire à Dieu ? C’est l’orgueil ! Car un tel individu concentre tout sur le soi, faisant de lui-même son propre dieu, qu’il veuille l’admettre ou non. Voilà quel sera le problème majeur dans la spiritualité de l’humanité dans les temps de la fin. Car il existe cette tendance toujours croissante dans l’enseignement populaire actuel d’éloigner les humains de Dieu, en leur inculquant une entière dépendance à leurs propres pouvoirs, sous prétexte que cette puissance existe déjà au-dedans d’eux.

C’est d’ailleurs le premier mensonge que Satan a utilisé pour séduire Adam et Eve en leur disant : « Mais Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3:5). Plusieurs religions de nos jours enseignent de telles doctrines. Ces gens n’ont foi qu’en eux-mêmes seulement, tout en rejetant Dieu. Dans Hébreux 11:6, il est écrit : « Or, il est impossible de lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s’approche de Dieu, croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Ce ne sera pas le cas, ici. Voilà pourquoi, quand le jour de Son jugement viendra, l’évaluation de la société reposera sur cette déclaration d’Hébreux 11:6. Restera-t-il de la foi sur la terre ?

Pourquoi Dieu a-t-Il exigé la foi comme critère numéro un du salut ? N’aurait-Il pas pu laisser des « preuves scientifiques irréfutables » de Son existence ? N’aurait-Il pas pu venir régner sur terre dès le début de la création ? Absolument, toutefois Dieu ne voulait pas régner sur des robots, mais sur des enfants intelligents créés à Son Image et à Sa ressemblance. L’homme, par contre, voudrait créer des robots afin de dominer entièrement sur eux. Paul avait donc raison de dire : « Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu ; aussi est-il écrit : Il surprend les sages dans leurs ruses. Et encore : Le Seigneur connaît que les pensées des sages sont vaines » (1 Corinthiens 3:19-20). Une telle sagesse est vouée à l’échec tandis que la sagesse de Dieu est éternelle.

Jésus a déclaré : « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20:29). Heureux sont-ils en effet, car ils accèdent au salut par la foi. Parce qu’ils ont choisi librement de dire « Oui, Seigneur ! » à l’appel intérieur que le Père leur avait lancé. Si les hommes possédaient des « preuves scientifiques » de l’existence de Dieu, comme ils le réclament, où serait leur libre choix ? Comment pourraient-ils travailler à devenir parfaits ? Quelles épreuves auraient-ils à traverser ? Comment développeraient-ils l’amour de Dieu ? Notre Créateur a déterminé dans Sa sagesse qu’il fallait avoir la foi pour accéder au salut, parce que c’est la meilleure façon de séparer les bons des méchants. C’est ainsi que les bons seront heureux d’être au service de Dieu en toute liberté pour l’éternité.

Revenons, s’il vous plaît, dans Apocalypse 14, au verset 8 : « Et un autre ange le suivit, en disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, la grande ville, parce qu’elle a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité. » Nous voyons ici Babylone la Grande mentionnée pour la première fois dans ce livre de l’Apocalypse. Avez-vous noté dans ce verset qu’elle tombe deux fois. Sa première chute fut en l’an 539 avant J.-C., alors qu’elle tomba aux mains de Cyrus le Grand, de l’Empire médo-perse. Sa deuxième chute viendra alors qu’elle sera établie en tant que Système Politique et Religieux mondial dans les derniers jours. Elle sera le centre d’attraction dans les chapitres 17 et 18. Nous y verrons cette femme assise sur une Bête écarlate. L’ange nous annonce d’avance, ici, que ce système entier va tomber. Nous verrons qu’il s’agira nettement d’une fausse église donnant l’impression d’être messianique, mais qui ne le sera pas du tout. Elle en surprendra plusieurs lors de son apparition officielle, car ses racines seront bien ancrées dans le Nouvel Ordre Mondial présentement en voie de préparation. Elle ressortira très grande durant la tribulation comme une Religion Mondiale, l’image parfaite de la Bête politique.

L’ange nous avertit, ici, qu’elle sera la grande prostituée de cette dernière résurrection du système babylonien dirigé par l’Antichrist politique. Tout ce système a commencé avec Nemrod et sa Tour de Babel, et se terminera par la dernière manifestation de ce même système, toujours déterminé à contrôler le monde entier par un gouvernement appelé ici « Babylone, la grande ville ».

Nous savons que Jésus S’en vient pour établir Son gouvernement mondial dans la paix. Satan, le spécialiste de la contrefaçon, a réussi à implanter cette même idée dans la tête de certains hommes. Il a commencé avec Nemrod qui a séduit ses adeptes afin de bâtir cette Tour à Babel qui devait toucher au ciel afin d’y donner accès aux humains. Plusieurs siècles plus tard, Babylone était devenue le gouvernement mondial de son temps, sous le règne de Nébuchadnetsar, le plus puissant de ses rois. Mais ce gouvernement, ainsi que tous ceux qui l’ont suivi, n’ont jamais procuré la paix. Ils ont plutôt procuré l’effet contraire : guerres par-dessus guerres.

Tous ces dirigeants furent voilés par Satan, l’instigateur de tous les maux qui existent jusqu’à maintenant sur cette terre. L’histoire, semble-t-il, n’a absolument rien enseigné aux hommes. Nous voyons présentement une dernière résurrection de ce système en train de s’installer solidement par la mondialisation de toutes les activités politiques et économiques. C’est cette Babylone la grande que Jésus Lui-même viendra faire tomber. Vous noterez que l’ange dit deux fois qu’elle est tombée. La première fois en 539 avant Jésus, et la deuxième fois lors de Son avènement dans la gloire.

Verset 9 : « Et un troisième ange les suivit, en disant d’une voix forte : Si quelqu’un adore la bête et son image, et s’il en prend la marque au front, ou à la main, 10Il boira aussi du vin de la colère de Dieu, du vin pur préparé dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, en présence des saints anges et de l’Agneau. » Nous avons ici une preuve indiscutable que la Colère de Dieu s’abattra sur le monde APRÈS le retour de Jésus-Christ. Contrairement à ce que plusieurs dénominations prêchent, la Grande Tribulation précédant Son retour n’est pas la Colère de Dieu. Je déclare ceci au grand dam des pré-tribulationistes qui disent que l’Église doit être enlevée avant les tribulations parce qu’elle n’est pas destinée à subir la Colère de Dieu. Son Église sera en effet enlevée, parce qu’elle n’est pas destinée à subir la Colère de Dieu, mais au retour de Jésus et non avant. Cet enseignement tordu et de plus en plus populaire de nos jours, est le contrecoup d’une savante torsion des Écritures, qu’une étude sérieuse de la Parole de Dieu vient facilement démolir.

Nous avons vu, au chapitre 13, comment s’y prendra cet Antéchrist pour contrôler l’économie mondiale. Il établira des restrictions de telle sorte que personne ne pourra acheter, ni vendre, à moins d’adhérer à son système économique. Le marquage littéral pourrait facilement se faire avec une micro-puce qu’on peut implanter sous la peau de la main. Cette technique existe déjà et remplacerait les cartes de crédit ou de débit. Tandis que le côté symbolique de ce marquage vient nous indiquer une allégeance au système religieux qui sera établi et dirigé par le faux prophète, avec la bénédiction de l’Antichrist politique. Il est question ici d’adorer la Bête et son système religieux au lieu d’adorer le vrai Dieu. Voilà la marque qu’il ne faudra absolument PAS PRENDRE. C’est une marque spirituelle et non physique, une adoration de Satan plutôt que de Dieu.

Ce qui est important pour chaque serviteur de Dieu, c’est de reconnaître ce que l’ange nous dit : Que ce choix sera fatal, car ceux qui se laisseront ainsi marquer spirituellement seront exposés à la fureur de Dieu qui sera déversée sur la terre dans les sept derniers fléaux. À première vue, cela semble une contradiction directe avec un Évangile d’amour. Mais sachez, mes chers amis, que tout au long de la Bible, nous voyons partout l’amour de Dieu manifesté aux hommes en les instruisant à savoir comment éviter ce jugement. Dieu plaide continuellement avec l’humanité pour qu’elle revienne à Lui et ne choisisse pas cette alternative qui lui sera imposée par la Bête.

Dieu nous dit qu’Il nous aime et Il peut combler tous nos besoins. Tout ce qu’Il nous demande, c’est de L’aimer et de mettre toute notre confiance en Lui. Ceux qui auront accepté ne seront pas exposés à ces fléaux parce qu’ils seront changés, immortels et avec Jésus dans les nuées. Ces fléaux sont réservés à ceux qui demeureront rebelles jusqu’à la fin, ceux qui voulaient profiter des bénédictions seulement, tout en rejetant Dieu. Ce sont ceux qui persisteront à diriger leur vie comme bon leur semblera et qui seront assez confortables dans le système de la Bête. À ces gens, Dieu dira : « D’accord, que votre volonté soit faite, mais elle comportera aussi les conséquences qui s’y rattachent. »

Nous allons percevoir les tourments épouvantables que ces sept fléaux causeront à ces rebelles. Verset 11 : « Et la fumée de leur tourment montera aux siècles des siècles » Notez que leur tourment ne durera pas pendant des siècles. C’est la fumée des tourments qui restera gravée dans l’histoire pendant des siècles. Ceux qui refuseront Son amour seront coupés de Dieu. C’est le pire tourment qu’un être humain peut ressentir : coupés de la seule source qui peut procurer le bonheur éternel. Verset 11, deuxième partie : « …et ils n’auront aucun repos, ni le jour ni la nuit, ceux qui auront adoré la bête et son image, et quiconque aura pris la marque de son nom. » Le symbolisme utilisé ici est une description de la sensation terrible que ressentiront ceux sur qui les sept dernières coupes de la colère de Dieu seront déversées. Il n’est pas question, ici, du feu de la géhenne que nous verrons vers la fin de ce livre. Il est question du  châtiment angoissant qui sera enduré par les rebelles durant la destruction totale du système babylonien par ces sept derniers fléaux.

Mais au travers de tout ceci, regardons les paroles encourageantes destinées aux saints, au verset 12 : « C’est ici la patience des saints, ce sont ici ceux qui gardent les commandements de Dieu, et la foi de Jésus. » Qui se comble à enseigner qu’à partir du quatrième chapitre de ce livre l’Église n’est plus mentionnée ? « 13Et j’entendis une voix du ciel qui me disait : Écris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, car ils se reposent de leurs travaux, et leurs œuvres les suivent. » On parle de qui ici, si ce n’est de l’Église ? Les sept Églises, au début de ce livre, qui ont lu ces Paroles dans les années 90, savaient alors fort bien que, dès à présent, ces chrétiens étaient heureux s’ils persévéraient dans l’obéissance aux commandements de Dieu, dans la foi de Jésus qui habitait en eux. Ils pouvaient donc, en toute assurance, mourir dans le Seigneur, sachant que leur salut était assuré et que la récompense attachée à leurs œuvres de foi leur était destinée aussi lors de l’avènement de Christ. Et cette belle promesse est également destinée à chacun de nous.

Mais ce passage contient un message d’encouragement pour les saints durant la tribulation. Quand la terre sera remplie de violence et de haine, notre travail sera de persévérer dans la foi et d’attendre patiemment, de demeurer près de Dieu avec la détermination certaine de ne pas céder à ce système diabolique. Il ne faudra pas être étonnés de voir cet homme se proclamer dieu. Car, tout au long de l’histoire, les dictateurs, les empereurs, les césars et les hommes politiques se sont toujours pris pour des dieux et des messies sauveurs. S’ils ne l’ont pas déclaré ouvertement, ils l’ont certainement ressenti intérieurement. Alors, pourquoi ce dernier, dirigé par Satan lui-même, serait-il différent des autres ?

Regardez ces rituels de courbettes et de quasi prosternation devant la royauté et certains chefs religieux et politiques ! Ce sont des manifestations d’adoration déguisée ! Mais ce dernier leader religieux aura l’audace de le déclarer ouvertement pendant un peu de temps. Heureusement pour nous, Christ Lui-même viendra régler son cas. Alors, pour nous les vivants, ce message est un rappel que Jésus S’en vient bientôt pour récolter Ses prémices et cela devrait nous rendre très heureux !

Verset 14 : « Je regardai encore, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée quelqu’un assis qui ressemblait au Fils de l’homme, ayant sur sa tête une couronne d’or, et en sa main une faux tranchante. » Mais qui est cet Individu assis sur ce nuage et qui ressemble à un homme avec une couronne en or sur la tête ? Il n’y a aucun doute, ici, que c’est le Christ Lui-même, dans toute Sa gloire. Tantôt, nous l’avons vu, ce Jésus, sur la terre. Maintenant, Il fait un recul pour nous montrer comment Il viendra chercher Ses élus. Durant Son ministère, Jésus avait décrit cet événement unique à Ses disciples, dans Matthieu 24.

Combien de fois avons-nous étudié ce chapitre ? Jésus décrit une certaine chronologie des événements des temps de la fin. Au verset 21, Jésus nous dit que l’affliction, détresse ou tribulation, sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde. Au verset 22, Jésus nous dit que la situation mondiale sera tellement grave que, si ces jours n’étaient pas abrégés, personne n’en sortirait vivant !

Je ne vous annonce rien de nouveau en vous déclarant que les pays du monde possèdent déjà aujourd’hui tous les armements pour accomplir cette prophétie. Vous le savez. Heureusement, à la fin du verset 22, Il nous dit qu’à cause des élus, ces jours seront écourtés. Mais pourquoi Jésus a-t-Il dit une chose pareille ? Seulement parce que, durant cette tribulation, Ses élus seront un peu partout sur la terre, occupés à faire Son œuvre, et c’est Jésus qui déterminera quand ce travail prendra fin. Regardons, maintenant, comment ces jours seront écourtés pour les élus. Au verset 30, tous les gens de la terre verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire. C’est exactement ce que nous avons vu dans Apocalypse 14, au verset 14.

Retournons-y pour la suite. Au verset 15, il est écrit : « Et un autre ange sortit du temple, criant d’une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : Jette ta faux et moissonne ; car le temps de moissonner est venu, parce que la moisson de la terre est mûre. 16Alors celui qui était assis sur la nuée, jeta sa faux sur la terre, et la terre fut moissonnée. » Notez que Jésus jette Sa faucille sur la terre car le bon grain est là. Pas dans les nuages, mais bien sur la terre, prêt pour Son retour ! Allons voir la réalité de ce symbolisme décrit dans Matthieu 24:31. Jésus, venant dans la gloire, « enverra ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout. » La grande récolte de l’Église !

Verset 40 : « Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé. » L’élu sera pris, l’autre laissé. Et les femmes ? Eh bien, ceci s’applique aux chrétiennes aussi. Verset 41 : « De deux femmes qui moudront au moulin, l’une sera prise et l’autre laissée. » Verset 44 : « C’est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts ; car le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas. » Jésus nous donne des signes, pas des dates ! Des signes ! C’est à nous de les comprendre !

Verset 46 : « Heureux ce serviteur que son maître trouvera faisant ainsi [en train de travailler à faire l’œuvre de Dieu !], quand il arrivera. 47Je vous dis en vérité, qu’il l’établira sur tous ses biens. » Luc nous dit : « Or quand ces choses commenceront d’arriver, regardez en haut, et levez la tête, parce que votre délivrance est proche » (Luc 21:28). Jésus nous a appelés pour évangéliser et c’est ce que nous allons faire avec puissance durant la tribulation, sous Sa protection personnelle. Ses serviteurs auront tout un tissu de mensonges et de fausses doctrines à dénoncer contre les églises du monde. Encore plus contre cette religion unique lorsqu’elle sera mise en place, et contre les antichrists et les faux prophètes, et contre Satan ! La vérité sera enfin disponible à qui voudra bien l’entendre, et le Saint-Esprit ouvrira volontiers les esprits de ceux qui recevront « l’amour de la vérité, pour être sauvés » (2 Thessaloniciens 2:10).

Mais quand le septième ange sonnera de la trompette, notre travail sera terminé. C’est alors que Jésus revient et nous irons à Sa rencontre dans les airs. Avant de monter au ciel, Jésus a fait cette étonnante promesse à Ses disciples : « Que votre cœur ne se trouble point ; croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu’où je serai, vous y soyez aussi » (Jean 14:1-3). Nous ne disparaîtrons pas ! Les habitants de la terre seront témoins du plus merveilleux spectacle jamais vu dans l’histoire ! Ils verront des millions de chrétiens s’élever lentement de la terre vers ce nuage à la rencontre de notre Seigneur ! Et ils seront impuissants à nous arrêter. Et là où Il sera nous y serons aussi.

C’est exactement comme Jésus l’a Lui-même prophétisé, par la bouche de Son serviteur Paul, dans 1 Thessaloniciens 4:15-18 et 1 Corinthiens 15:51-53. Vous pensez que ces gens ne seront pas impressionnés ? Laissez-moi vous déclarer que, quand tout sera terminé, le champ sera très propice pour prêcher le salut aux survivants de ce désastre épouvantable. L’œuvre de Satan sera complètement anéantie durant le Millénium et la porte sera grand ouverte pour prêcher la Parole de Dieu aux rescapés.

Apocalypse 14:17 : « Et un autre ange sortit du temple, qui était dans le ciel, ayant aussi une faux tranchante. 18Et il sortit de l’autel un autre ange, qui avait pouvoir sur le feu, et il cria, d’un grand cri, à celui qui avait la faux tranchante, et il dit : Jette ta faux tranchante et vendange les grappes de la vigne de la terre, car les raisins en sont mûrs. 19Et l’ange jeta sa faux sur la terre, et vendangea la vigne de la terre, et jeta la vendange dans la grande cuve de la colère de Dieu. » Remarquez bien qu’il est question ici d’une autre sorte de récolte. La récolte des élus a été faite par Jésus. L’autre récolte se fait ici par un ange. Une vendange de la vigne de la terre par cet ange. Et cette vendange est une vendange de qui ? De ceux qui auront rejeté Dieu jusqu’à la fin. Cette vendange est jetée dans la grande cuve de la colère de Dieu. Ce passage est très bien placé, ici, car il nous prépare pour la fin des événements au chapitre 15 où, dès le premier verset, il est question des sept derniers fléaux par lesquels s’accomplira la colère de Dieu. La cuve symbolise le champ d’action qui sera frappé par ces sept derniers fléaux.

Dans Jean 15, Jésus Se compare à un cep sur lequel pousse de bonnes grappes de raisins. Ce raisin était destiné à produire le vin de la Nouvelle Alliance que nous prenons à la Pâque. Ce vin est le symbole même du sang de Christ versé pour notre salut. Toutefois, sur le cep poussent des sarments qui produisent le bon raisin. Alors, Jésus nous dit : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu’il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:1-5).

Dans Apocalypse 14, le raisin foulé dans cette vendange produira du sang aussi, mais un sang versé par des humains rebelles par lequel s’accomplira la colère de Dieu. Au verset 20, la scène se passe hors de la ville de Jérusalem, dans la vallée de Josaphat, un lieu appelé Armageddon. Un endroit où Jésus Lui-même détruira ce qui restera de toutes les armées de la terre réunies pour combattre contre Lui. Jérémie appelle cette invasion massive de ce territoire juif « un temps d’angoisse pour Jacob », mais il en sera délivré, nous dit le prophète. Le sixième fléau nous parle de ces derniers temps où Jérusalem sera envahie par des armées. Certains citoyens fuiront dans les montagnes, mais la ville sera saccagée et partiellement détruite. Lisez vous-même le compte-rendu dans Zacharie 14.

Mais l’avènement de Jésus va amener ces puissances militaires hors de la ville, exactement là où Jésus entrera en jugement avec ces armées. Allons voir cet événement prophétisé dans Joël 3:9 : « Publiez ceci parmi les nations ; préparez la guerre ; réveillez les hommes vaillants ; que tous les gens de guerre s’approchent et qu’ils montent ! … 12Que les nations se réveillent, et qu’elles montent à la vallée de Josaphat ; car là je siégerai pour juger toutes les nations d’alentour. 13Mettez la faucille, car la moisson est mûre. Venez, foulez, car le pressoir est plein ; les cuves regorgent, car leur malice est grande. 14Des multitudes, des multitudes dans la vallée du jugement ! »

Dans Apocalypse 14:20, Jésus nous explique exactement ce même jugement : « Et la cuve fut foulée hors de la ville ; et il sortit de la cuve du sang jusqu’aux mors des chevaux sur l’espace de mille six cents stades. » Vous savez, c’est une scène de jugement terrible où le sang couvrira le sol sur une distance d’environ 180 milles, ou 254 kilomètres. Je ne sais pas quelle est votre réaction face à tout ceci. Quand je regarde le monde dans lequel la violence va toujours en s’accroissant, cela me rend songeur. Car ce passage, à première vue, peut sembler déprimant. Mais si l’on prenait le temps de méditer sur ces événements, l’on ne pourrait que se réjouir que notre grand Frère Jésus vienne pour enfin mettre fin à toute cette violence, cette haine et toutes ces guerres. On ne peut que se réjouir quand l’on réalise que Jésus est le seul en qui repose la solution. La solution à tous les problèmes de l’humanité.

Donc, Il est le seul qui était digne d’ouvrir les sept sceaux du parchemin pour nous amener une vraie paix mondiale. Pour ce faire, il devra détruire toutes ces armées qui n’ont pour but que de faire la guerre. Imaginez maintenant l’impact qu’aura la destruction de toutes ces armées, d’un seul coup, sur les survivants de cette tribulation. Qui, durant toute l’histoire humaine, aurait pu faire une chose pareille ? Seul Jésus pourra et le fera ! Et l’on demandera : « Qui est celui-ci qui vient d’Édom, en vêtements rouges, qui vient de Botsra avec des habits éclatants, portant la tête haute, dans la plénitude de sa force ? » Et Jésus répondra : « C’est moi, qui parle avec justice, tout-puissant pour sauver. » On lui posera ensuite la question : « Pourquoi tes vêtements sont-ils rouges, et tes habits comme ceux de l’homme qui foule dans la cuve ? » Ce à quoi le Seigneur répondra : « J’ai été seul à fouler au pressoir, et parmi les peuples personne n’était avec moi. Et je les ai foulés dans ma colère, je les ai écrasés dans mon courroux : leur sang a rejailli sur mes habits, et j’ai souillé tous mes vêtements. Car le jour de la vengeance est dans mon cœur, et l’année de mes rachetés est venue. J’ai regardé, et il n’y avait point d’aide ; je me suis étonné, et point de soutien ! Alors mon bras m’a sauvé, et mon courroux m’a soutenu. J’ai foulé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés dans mon courroux ; et j’ai fait couler leur sang sur ta terre » (Ésaïe 63:1-6).

Rappelons-nous toujours qu’au-delà de ces scènes de jugement terribles, et au-delà de cette souffrance, cette misère et cette angoisse, un jour merveilleux se pointe à l’horizon. Un temps où Jésus règnera sur tous les peuples de la terre avec un gouvernement mondial de paix. Ce sera l’utopie dont les hommes ont rêvé depuis toujours, devenue enfin réalité !

Voilà ce que Dieu accomplira, car c’était Son plan dès le début de la création. Nous avons vu deux récoltes expliquées dans ce message. En corrigeant Ses Églises, Jésus incite Ses serviteurs à vouloir faire partie de la meilleure de ces récoltes, hors de ces fléaux. Reste à chacun de nous, individuellement de nous poser la question : « Où suis-je, à l’heure actuelle, dans ma relation avec Jésus ? Puisqu’Il est absolument essentiel à ma survie, suis-je toujours prêt à me consacrer entièrement à Lui ? »

Si oui, remercions Dieu de nous avoir ouvert l’esprit à la profondeur de Son amour et de nous avoir fait découvrir le chemin qui mène à Son Royaume. Soyons fermes dans la foi en attendant l’accomplissement de toutes ces promesses. Mais surtout, demeurons près de Jésus, notre Protecteur par excellence et notre seul Refuge.

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