D.582 – Qui est Israël ? – Chapitre 1

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Par Roch Richer

Chapitre 1

Les promesses de Dieu faites à Abraham

Il y a en ce moment une recrudescence inquiétante des conflits dans le Proche-Orient, principalement concentrés dans la Bande de Gaza. Encore une fois, les Israéliens et les Palestiniens sont aux prises. Beaucoup de désinformation a été véhiculée dans les médias traditionnels et l’on a peine à démêler ce qui est vrai de ce qui est faux.

Mis à part le fait que des civils sont tués, dont des enfants et des femmes, ce qui est franchement malheureux, c’est de constater que la vaste majorité des églises chrétiennes d’occident soutiennent Israël sans condition, fermant volontairement les yeux devant tous les frères et sœurs chrétiens arabes massacrés sous les bombardements israéliens.

Y aurait-il de la désinformation au sein même des églises qui se disent chrétiennes pour qu’elles avalisent ainsi l’atroce persécution de frères et de sœurs en notre Seigneur Jésus-Christ ? N’y a-t-il pas une contradiction flagrante avec l’Esprit de l’Évangile ? Comment peut-on se mettre du côté de gens qui détestent le Christ et méprisent les chrétiens ?

Pour ces chrétiens sionistes, le pays d’Israël moderne constitue encore le « peuple de Dieu » de par sa race. Est-ce une affirmation que soutient la Bible ? Sinon, d’où vient cette idée ? Dans ce document, nous allons tenter d’y voir clair dans ce qu’enseigne véritablement la Parole de Dieu au sujet « d’Israël », son origine et son identité.

« Je ne crois pas que l’État juif et le sionisme moderne eussent été possibles sans le sionisme chrétien. Je crois que les nombreux supporteurs chrétiens de la renaissance de l’État juif et du rassemblement du peuple juif au 19e siècle ont rendu possible la montée du sionisme juif. »

  • Benjamin Netanyahou

La doctrine de deux peuples de Dieu séparés – les Juifs d’un côté, l’Église de l’autre – provient du Dispensationalisme prémillénariste qui connut son grand envol avec la Bible de Références Scofield rédigée par Cyrus I. Scofield au début du 20e siècle. Elle fut publiée grâce à l’appui financier d’importants hommes d’affaires à majorité juifs dont les liens religieux étaient plus que douteux.

Cyrus I. Scofield faisait partie d’un club sélect, le Lotos Club, se réunissant à New York, où il fut introduit par des hommes qui allaient ensuite le financer et l’aider à concocter sa Bible de Références. On y trouvait entre autres les Carnegie, Guggenheim, Hearst, Herbert, Luce, Macy, Morgenthau, Ochs, Salomon, Schiff, Segliman, Warburg, Clemens et Untermeyer. Veuillez noter la quantité disproportionnée de Juifs.

Nous voyons qu’un des membres du comité littéraire du Lotos Club, en 1901, était un dénommé Samuel Untermeyer. Il s’agissait d’un avocat d’entreprises et un sioniste fanatique. Il a aussi participé à la formation de la Réserve Fédérale. Quand l’Allemagne a tenté de se libérer du système bancaire mondial, ce fut ce même Untermeyer qui appela à la « guerre sainte » et au boycott des produits allemands, en 1933. L’on croit que c’est le boycott d’Untermeyer et d’autres actions entreprises par des Juifs puissants qui ont mené à la Deuxième Guerre Mondiale.

Il était tout à fait logique qu’Untermeyer, côtoyant Scofield au Lotos Club, ait reconnu la valeur de la « Bible d’Étude Dispensationnaliste Sioniste » de Scofield pour son propre agenda sioniste. Le dispensationalisme enseignait que les Juifs seraient restaurés dans le territoire d’Israël. C’est exactement ce que les sionistes voulaient entendre. Le point de vue prophétique de Scofield s’avéra d’une aide immense à la cause sioniste. Si les sionistes pouvaient gagner le support des chrétiens évangéliques d’Amérique, ce serait tout un allié d’ajouté !

Après trois décennies de distribution de la Bible de Références Scofield, dans les séminaires, en chaire et chez les membres d’églises d’Amérique, les sionistes obtinrent leur « terre sainte ». Imaginez l’enthousiasme qui frappa les érudits évangéliques quand ils virent les « notes prophétiques » de Scofield se réaliser devant leurs yeux ! À partir de ce moment, personne n’aurait pu convaincre un disciple de Scofield de penser autrement. Ce phénomène catapulta Scofield au rang de « saint ». Aucune de ses faiblesses personnelles de caractère ne pouvait plus le remettre en question, peu importe que l’homme ait été dénué d’éthique morale.

Que l’on croit ou non que les sionistes conspirèrent avec Scofield sur ce projet, il n’en demeure pas moins que les notes de la Bible de Références Scofield semblaient définitivement « surnaturelles » ; quelque chose de spirituel avait guidé sa plume, assurément. Mais quel sorte « d’esprit » ? (1 Jean 4:1)

Scofield enseignait que Dieu a « deux corps » : Israël et l’Église. Il dit qu’Israël est le peuple terrestre de Dieu, alors que l’Église est le peuple céleste de Dieu ; que Dieu a deux plans séparés pour les deux peuples distincts, et qu’Israël et l’Église ont deux destins différents. Israël, dit-il, passera l’éternité sur terre, pendant que l’Église, composée de Juifs et de Gentils, passera l’éternité au ciel. Faisant face à un des nombreux dilemmes où mène ce genre de raisonnement, Scofield avança que l’on doit faire la différence entre la femme de Dieu (Israël) et l’Épouse de Christ (l’Église). Il dit qu’une femme et une épouse sont deux choses bien différentes ! Or, c’est faux, la femme d’un mari est bien son épouse, ce sont des synonymes. Conclusion scofieldienne : Dieu aurait deux épouses !

« J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; et il me les faut aussi amener, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, et un seul berger … Moi et le Père sommes un » (Jean 10:16, 30).

« Et maintenant je ne suis plus au monde, mais ceux-ci sont au monde ; et moi je vais à toi, Père saint, garde-les en ton Nom, ceux, dis-je, que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un » (Jean 17:11).

Si les Juifs ont une alliance autre que celle de l’Église, un destin autre que celui de l’Église, un plan de salut autre que celui de l’Église, alors pourquoi Dieu a-t-Il débuté Son Église par des Juifs ? L’Église ne devrait-elle pas être composée exclusivement de Gentils ? Mais Dieu dit qu’Il a détruit le mur de séparation qui s’érigeait traditionnellement entre les Juifs et les Gentils ; de quoi Scofield se mêlait-il d’en construire un autre ?

« Mais maintenant par Jésus-Christ, vous [Gentils éphésiens] qui étiez autrefois loin, êtes approchés par le sang de Christ. Car il est notre paix, qui des deux [les peuples juifs et gentils] en a fait un, ayant rompu la clôture de la paroi mitoyenne ; ayant aboli en sa chair l’inimitié, savoir la Loi des commandements qui consiste en ordonnances [ce qui séparait les Juifs des Gentils] ; afin qu’il créât les deux en soi-même pour être un homme nouveau, en faisant la paix ; et qu’il réunît les uns et les autres pour former un corps devant Dieu, par la croix, ayant détruit en elle l’inimitié » (Éphésiens 2:13-16).

Dans Romains 11, y a-t-il un olivier franc ou deux ? Puis, il est aussi écrit : « Où il n’y a ni Juif ni Grec ; où il n’y a ni esclave ni libre ; où il n’y a ni mâle ni femelle ; car vous êtes tous un en Jésus-Christ. Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc la semence d’Abraham, et héritiers selon la promesse » (Galates 3:28-29). Est-il mentionné en quelque part dans les Écritures qu’Abraham avait deux semences ? « Or les promesses ont été faites à Abraham, et à sa semence ; il n’est pas dit, et aux semences, comme s’il avait parlé de plusieurs, mais comme parlant d’une seule, et à sa semence : qui est Christ » (Galates 3:16).

Il n’y a pas deux plans de salut, il n’y en a qu’un seul et il passe obligatoirement par Jésus-Christ : « Sachez vous tous et tout le peuple d’Israël, que ç’a été au Nom de Jésus-Christ le Nazarien, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts ; c’est, dis-je, en son Nom, que cet homme qui parait ici devant vous, a été guéri. C’est cette Pierre, rejetée par vous qui bâtissez, qui a été faite la pierre angulaire. Et il n’y a point de salut en aucun autre : car aussi il n’y a point sous le ciel d’autre Nom qui soit donné aux hommes par lequel il nous faille être sauvés » (Actes 4:10-12). Limpide.

Il n’y a pas de « parenthèse temporelle » appelée « ère de l’Église » ayant débuté à la Pentecôte suivant la résurrection de Christ pour prendre fin lors de Son retour. Dans Hébreux 11, Paul fait la liste de ceux qui, dans l’ancien Testament, ont été sauvés par la foi et feront donc partie de la Première Résurrection ; et il nomme en premier lieu Abel le Juste ! Abel, fils d’Adam, a été le premier membre de l’Église, et celle-ci va se terminer… quand ?

« Or à celui qui par la puissance qui agit en nous avec efficace, peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et pensons, à lui soit gloire dans l’Eglise, en Jésus-Christ, dans tous les âges du siècle des siècles, Amen ! » (Éphésiens 3:20-21). Autrement dit, l’Église n’aura jamais de fin. « Et je te dis aussi, que tu es Pierre, et sur cette pierre [Jésus-Christ, la Pierre angulaire] j’édifierai mon Eglise ; et les portes de l’enfer [la mort, le séjour des morts, le Hadès] ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16:18). « L’ère de l’Église » a commencé avec Abel et ne se terminera jamais.

Maintenant, pour bien comprendre le niveau de tricherie de Scofield, voyez ceci : « L’Eternel parla aussi à Moïse, en disant : Parle aux enfants d’Israël, et leur dis : Au septième mois, le premier jour du mois il y aura repos pour vous, un mémorial de jubilation, et une sainte convocation. Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Eternel des offrandes faites par feu » (Lévitique 23:23-25).

De ce passage, pouvez-vous déduire qu’il s’agissait d’une prophétie de Dieu annonçant « le rassemblement moderne d’Israël en Palestine » ? Scofield, lui, a cru y voir ceci : « Cette célébration a un caractère prophétique qui trouvera sa réalisation dans le futur rassemblement du peuple d’Israël après sa longue dispersion … cet événement interviendra lorsque l’ère de l’Église aura pris fin. » [Version Louis Segond avec Références Scofield, pp. 160-161.] Or, nous venons juste de voir que l’ère de l’Église ne se terminera jamais ! Comment Scofield en est-il arrivé à sa conclusion loufoque et anti-biblique ?

L’Église est l’unique Épouse du Christ-Roi ; elle se tiendra à Ses côtés pour l’éternité. Quant au « rassemblement futur d’Israël moderne », voici ce que Scofield dit dans sa note attachée à Deutéronome 30 : « L’alliance avec Israël pour la Terre promise révèle les conditions d’entrée d’Israël en Canaan. Il importe de remarquer que jusqu’à ce jour le peuple élu n’a jamais possédé le pays selon les clauses de l’alliance inconditionnelles contractée avec Abraham (voir Genèse 12:2, note) et qu’il ne l’a jamais occupé en entier (Ge. 15:18 ; No. 34:1-12). »

Cette déclaration péremptoire du sieur Scofield est-elle vraie ? Ne lisait-il donc la Bible qu’en partie seulement ? Ou comptait-il plutôt sur le fait que les membres d’églises ne la lisent pas beaucoup ? Se rendait-il compte qu’il faisait passer Dieu pour un menteur ? Voici quelques versets de l’Ancien Testament montrant clairement la promesse, puis l’accomplissement de la promesse. D’abord, la Terre promise :

« Et Abram passa au travers de ce pays-là jusqu’au lieu de Sichem, et jusqu’en la plaine de Moré ; et les Cananéens étaient alors dans ce pays-là. Et l’Eternel apparut à Abram, et lui dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l’Eternel qui lui était apparu. Et il se transporta de là vers la montagne, qui est à l’Orient de Béthel, et y tendit ses tentes, ayant Béthel à l’Occident, et Haï à l’Orient ; et il bâtit là un autel à l’Eternel, et invoqua le nom de l’Eternel » (Genèse 12:6-8).

« En ce jour-là l’Eternel traita alliance avec Abram, en disant : J’ai donné ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve d’Euphrate » (Genèse 15:18).

« Alors Moïse monta des campagnes de Moab sur la montagne de Nébo, au sommet de la colline qui est vis-à-vis de Jéricho, et l’Eternel lui fit voir tout le pays, depuis Galaad jusques à Dan, avec tout le pays de Nephthali, et le pays d’Ephraïm et de Manassé, et tout le pays de Juda, jusqu’à la mer Occidentale [la Méditerranée] ; et le Midi, et la campagne de la plaine de Jérico, la ville des palmes ; jusqu’à Tsohar. Et l’Eternel lui dit : C’est ici le pays dont j’ai juré à Abraham, à Isaac, et à Jacob, en disant : Je le donnerai à ta postérité ; je te l’ai fait voir de tes yeux ; mais tu n’y entreras point » (Deutéronome 34:1-4).

Nous voyons dans ce passage que la promesse que Dieu avait faite à Abraham, Isaac et Jacob commençait à se profiler à l’horizon de manière concrète. Qu’est-ce que Scofield eut à dire de cela ? Rien. Pas une note. Silence radio. Nous allons maintenant examiner des passages décrivant l’accomplissement de la promesse d’une Terre à l’époque de Josué, successeur de Moïse, et du roi Salomon, fils de David.

« Or il arriva après la mort de Moïse, serviteur de l’Eternel, que l’Eternel parla à Josué, fils de Nun, qui avait servi Moïse, en disant : Moïse mon serviteur est mort ; maintenant donc lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer au pays que je donne aux enfants d’Israël. Je vous ai donné tout lieu où vous aurez mis la plante de votre pied, selon que je l’ai dit à Moïse. Vos frontières seront depuis ce désert et ce Liban-là, jusqu’à ce grand fleuve, le fleuve d’Euphrate ; tout le pays des Héthiens jusqu’à la grande mer, au soleil couchant » (Josué 1:1-4).

Dans ses notes, Scofield ne mentionne rien du « rassemblement futur d’Israël », probablement parce que cela entrait trop en contradiction avec ce passage biblique qui décrit le début du rassemblement d’Israël en Palestine dès l’époque de Josué.

« Josué donc prit tout le pays, suivant tout ce que l’Eternel avait dit à Moïse, et il le donna en héritage à Israël, selon leurs portions, et leurs Tribus ; et le pays fut tranquille, sans avoir guerre » (Josué 11:23).

Aucune note de Scofield, le néant. Nous voyons ici que la promesse s’est accomplie. Israël a pris possession de la Terre promise à Abraham par Dieu. Mais soyons encore plus précis…

« L’Eternel donc donna à Israël tout le pays qu’il avait juré de donner à leurs pères ; et ils le possédèrent, et y habitèrent. Et l’Eternel leur donna un parfait repos tout alentour, selon tout ce qu’il avait juré à leurs pères ; et il n’y eut aucun de tous leurs ennemis qui subsistât devant eux ; mais l’Eternel livra tous leurs ennemis en leurs mains. Il ne tomba pas un seul mot de toutes les bonnes paroles que l’Eternel avait dites à la maison d’Israël ; tout arriva » (Josué 21:43-45).

Sans surprise, Scofield ne dit pas un traître mot, car, contrairement à ce que Dieu dit au verset 45, «  il tomba tous les mots de toutes les paroles frauduleuses que Scofield avait écrites au sujet d’Israël ». Vous remarquerez également un autre aspect : les Juifs modernes se donnent prétexte pour leurs conquêtes qu’ils doivent poursuivre et terminer la mission de prendre tout le pays pour achever ce qu’ils disent ne pas avoir terminé à l’époque de l’Ancien Testament. Mais Dieu les contredit franchement, ici : « il n’y eut aucun de tous leurs ennemis qui subsistât devant eux ; mais l’Eternel livra tous leurs ennemis en leurs mains » (v. 44).

La mission de conquête était complétée. Ce que Dieu avait promis fut entièrement accompli. Les Juifs modernes n’ont aucune justification biblique pour faire la guerre aux Palestiniens.

« Or voici, je m’en vais aujourd’hui par le chemin de toute la terre ; et vous connaîtrez dans tout votre cœur, et dans toute votre âme qu’il n’est point tombé un seul mot de toutes les bonnes paroles que l’Eternel votre Dieu a dites de vous ; tout vous est arrivé, il n’en est pas tombé un seul mot » (Josué 23:14).

Scofield : le néant. Il ne savait peut-être plus lire… Toutes les promesses de Dieu furent bel et bien accomplies au mot près. Or, s’il en était ainsi des peuples conquis, qu’en était-il de l’étendue du territoire ? Aujourd’hui, les Israélites cherchent à étendre leurs conquêtes pour couvrir ce qu’ils appellent « le Grand Israël », de l’Euphrate au Nil. Mais voyons ce que dit la Bible :

« Salomon … dominait sur tous les Rois, depuis le fleuve [l’Euphrate] jusqu’au pays des Philistins, et jusqu’à la frontière d’Egypte » (2 Chroniques 9:25-26).

Toujours pas de note de Scofield qui se garde bien de réveiller le lecteur qui dort. Or, nous voyons que le territoire s’étendait exactement tel que Dieu l’avait promis à Abraham, Moïse et Josué. C’était le « Grand Israël ».

« Juda et Israël étaient en grand nombre, comme le sable qui est sur le bord de la mer, tant ils étaient en grand nombre ; ils mangeaient et buvaient, et se réjouissaient. Et Salomon dominait sur tous les Royaumes, depuis le fleuve [l’Euphrate] jusqu’au pays des Philistins, et jusqu’à la frontière d’Egypte ; et ils lui apportaient des présents, et lui furent assujettis tout le temps de sa vie » (1 Rois 4:20-21).

Toujours pas de commentaire de la part de Scofield qui devait trouver ce passage fort embarrassant. Il y est pourtant clair que le royaume d’Israël s’étendait jusqu’aux frontières que Dieu avait préfixées et promises aux patriarches. On se demande comment les croyants des églises peuvent lire ces versets sans les voir.

« Tu es l’Eternel Dieu, qui choisis Abram, et qui le tiras hors d’Ur des Chaldéens, et lui imposas le nom d’Abraham. Tu trouvas son cœur fidèle devant toi, et tu traitas avec lui cette alliance, que tu donnerais le pays des Cananéens, des Héthiens, des Amorrhéens, des Phéréziens, des Jébusiens, et des Guirgasiens, que tu le donnerais à sa postérité ; et tu as accompli ce que tu as promis, parce que tu es juste » (Néhémie 9:7-8).

Encore ici, Scofield demeure muet parce que ce passage détruit sa note de Deutéronome 30. La Bible dit nettement que le peuple d’Israël a possédé le territoire dans toute l’étendue que Dieu avait promise dans Son alliance avec Abraham. Donc, Scofield était un fieffé menteur.

« Et tu multiplias leurs enfants comme les étoiles des cieux, et les introduisis au pays duquel tu avais dit à leurs pères, qu’ils y entreraient pour le posséder » (Néhémie 9:23).

Toujours rien du malhonnête Scofield dont la plume sécha. Tous ces passages prouvent que la promesse de Dieu d’une Terre promise fut accomplie avant l’époque du Nouveau Testament. Or, si la Terre promise a déjà été donnée au peuple physique d’Israël ancien, il y a quelques trois mille ans, sur quelle autorité scripturaire peut bien se fonder le sionisme d’aujourd’hui ? Une mauvaise théologie ne mène-t-elle pas à une « mauvaise politique étrangère » ?

En plus des preuves scripturaires démontrant que la promesse de Dieu d’une Terre promise fut entièrement accomplie, la Parole de Dieu nous enjoint à ne pas faire attention aux généalogies. « Suivant la prière que je te fis de demeurer à Ephèse, lorsque j’allais en Macédoine, je te prie encore d’annoncer à certaines personnes de n’enseigner point une autre doctrine ; Et de ne s’adonner point aux fables et aux généalogies, qui sont sans fin, et qui produisent plutôt des disputes, que l’édification de Dieu, laquelle consiste en la foi » (1 Timothée 1:3-4). Les notes de Scofield sont des fables et les généalogies juives sont impossibles à produire.

« Mais réprime les folles questions, les généalogies, les contestations et les disputes de la Loi ; car elles sont inutiles et vaines » (Tite 3:9).

Lorsque notre Seigneur Jésus-Christ est venu sur terre, il n’y eut plus besoin de généalogies, parce que, dès lors, tout homme devait être régénéré, ou engendré, spirituellement. La dernière liste de généalogie fut celle de Christ, son aboutissement final (Matthieu 1 ; Luc 3). Après Sa naissance, toute autre généalogie s’avérait inutile. Les généalogies antérieures prouvaient que Dieu avait tenu Sa promesse faite à Abraham, David, Jérémie et les autres de susciter un Sauveur — Jésus-Christ est le Messie, la semence promise. Dieu nous dit de ne pas nous adonner aux « généalogies qui sont sans fin ». Or, c’est précisément ce que le sionisme moderne enseigne.

Les Juifs modernes l’admettent : il est impossible de retracer son lignage jusqu’aux douze tribus d’Israël. Alors, posons-leur la question : « Qu’est-ce qui fait de la Palestine votre héritage ? » Dans un documentaire intitulé The Hope et produit par The 700 Club, le narrateur Gordon Robertson dit ceci :

« En 1936, les Britanniques envoyèrent un comité pour enquêter sur le “problème de la Palestine”. Quelques leaders arabes et juifs furent appelés à témoigner devant la Commission Peel et Ben-Gourion était parmi eux. »

[Commission Peel] « M. Ben-Gourion, puis-je vous poser une question ? Où êtes-vous né ? »

[David Ben-Gourion] « En Pologne. »

[Commission Peel] « Mais comme c’est curieux. Tous les leaders arabes qui sont apparus devant nous sont nés en Palestine. La plupart des leaders juifs qui sont apparus devant nous sont nés en Europe de l’Est. Le peuple arabe a une terre ottomane, un droit à ce territoire. Possédez-vous un document disant que la Palestine vous appartient ?

[David Ben-Gourion] « Voici mon document [en brandissant ce qui semblait être une Bible]. C’est le livre le plus respecté, et je crois que vous [les Britanniques] le respectez aussi. Notre droit à la Palestine ne découle pas du mandat de la Déclaration Balfour. Cela date de bien avant. La Bible, la Bible qui a été écrite par nous, dans notre propre langue, dans ce pays même, voilà notre mandat. Notre droit à la Palestine est aussi vieux que le peuple juif. Nous devons posséder cette terre. »

[Alon Ben-Gourion, petit-fils de David Ben-Gourion] « Pour nous, nous n’avons pas besoin d’un morceau de papier contenant le mandat britannique, ou le mandat ottomane, ou le romain, ou le grec. La terre est à nous. La Bible dit qu’Il l’a donnée aux Juifs. Dieu l’a donnée aux Juifs. C’est ce que nous célébrons aujourd’hui … Quand l’Angleterre est-elle née ? Quand l’Irak est-il né ? Quand l’Égypte est-elle née ? La Bible nous le dit exactement, c’est notre pays. Il nous appartient. »

Toutes ces réclamations et ces revendications sont-elles justifiées ? Évidemment, quand Ben-Gourion brandit la Bible, il ne s’agissait que de l’Ancien Testament seulement. Comme Juif, il rejetait le Nouveau Testament et Jésus-Christ. Néanmoins, en employant le mot « Bible » dans la narration, cela contribua à tromper les chrétiens sionistes de manière à ce qu’ils pensent que le Nouveau Testament était inclus. Le spectateur moyen du 700 Club est trop naïf pour réaliser que « Bible », dans la bouche d’un Juif, ne signifie pas à la fois les Ancien et Nouveau Testaments. Comme ils ne réalisent pas que « Dieu » ne veut pas dire « Jésus » pour un Juif. Il ne se trouve RIEN dans le Nouveau Testament (ni dans l’Ancien, d’ailleurs) pour soutenir l’occupation juive en Palestine. Au contraire. L’apôtre Paul nous dit clairement que nous, les croyants sauvés en Jésus-Christ, nous sommes la « semence d’Abraham » et les « enfants de la promesse » (Galates 3 et 4 ; Romains 9).

Il est stupéfiant de réaliser que depuis maintenant plus de 60 ans, des milliers de gens ont combattu et sont morts pour un bout de terre en se basant sur des arguments qui découlent d’une théologie corrompue ! Mais qu’est-ce que le sionisme nous a fait à tous ?

« La reconnaissance d’un peuple distinctif qui soit le récipiendaire de bénédictions rédemptrices de Dieu et qui, pourtant, existe de façon séparée de l’Église de Jésus-Christ crée des problèmes théologiques insurmontables. Jésus-Christ n’a qu’un seul corps et qu’une seule Épouse, un seul peuple qu’Il déclare Sien et qui est le vrai Israël de Dieu. Ce peuple unique, composé de Juifs et de Gentils, croit que Jésus est le Messie promis » [O, Palmer Robertson, The Israel of God : Yesterday, Today and Tomorrow, Phillipsburg, New Jersey : Presbyterian and Reformed Publishing Co., 2000, p. 49.]

Les Juifs modernes sont-ils les grands alliés des États-Unis et des autres pays occidentaux ? Voici une transcription prise d’un enregistrement audio de Benjamin Netanyahou, en 1990, en discussion au Fink’s Bar, à Jérusalem, et confirmé par un participant durant un débriefing :

« Si nous nous faisons prendre, on va simplement nous remplacer par d’autres personnes du même acabit. Donc, peu importe ce que vous faites, l’Amérique est un veau d’or, et nous allons le saigner à blanc, et le dépecer, et le vendre morceau par morceau jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien que le plus gros état-providence du monde, que nous allons créer et contrôler. Pourquoi ? Parce que c’est la volonté de Dieu et l’Amérique est assez grande pour accuser le coup pour que nous puissions le refaire encore, encore et encore. C’est ce que nous faisons aux pays que nous haïssons. Nous les détruisons très lentement et les faisons souffrir pour avoir refusé d’être nos esclaves. »

Êtes-vous enclin à vouloir porter main forte à ce genre de dictateur ? Croyez-vous que le « Dieu » dont il parle soit Celui de l’Ancien Testament ? Est-ce ainsi que doit agir un membre du « peuple élu » ?

Netanyahou et la grande majorité des Juifs d’Israël proviennent de l’Europe de l’Est. Ils se font appeler « Juifs ashkénazes » par distinction vis-à-vis des autres, une minorité que l’on nomme « Juifs séfarades », et que les Ashkénazes méprisent et sont prêts à sacrifier en toutes circonstances. Les Ashkénazes ne descendent PAS de la tribu de Juda. Ce ne sont pas des Israélites, mais des Khazars, race turco-mongoloïde qui demeurait dans un grand empire, la Khazarie, avant d’être conquis par les Russes.

Ashkénaze (ou Askénaz) était un petit-fils de Japhet, fils de Noé (Genèse 10:2-3), alors que de Sem, premier-né de Noé, descendent les Sémites. Les descendants d’Ashkénaze ne sont pas des Sémites et on ne peut donc pas être qualifié d’antisémites en parlant contre les Juifs modernes.

Vers l’an 800 de notre ère, les Khazars, descendants d’Ashkénaze, se sont convertis au judaïsme pour des raisons politiques. Or, depuis toujours, le judaïsme, qui n’est pas la religion de l’Ancien Testament, transportait la « tradition des hommes » qui remontait à Nemrod et à la Babylone ancienne. Les Khazars ont conservé méticuleusement cette religion à Mystères dans ses recueils religieux, soit le Talmud babylonien et la Kabbale juive. Cette religion est aux antipodes du christianisme véritable de l’Évangile de Christ. Le terme « judéo-chrétien » que se plaisent à utiliser les théologiens et les ecclésiastiques, est un oxymore destiné à tromper les chrétiens dans le but de leur faire croire que le christianisme descend du judaïsme, alors que celui-ci, l’ancienne « loi orale », est cette tradition des hommes que Jésus-Christ a fortement condamnée.

Dans Sa prophétie, Dieu parle des Juifs khazars modernes. Voyez Apocalypse 2:9 où il est écrit : « Je connais tes œuvres, ton affliction et ta pauvreté (mais tu es riche), et le blasphème de ceux qui se disent être Juifs, et qui ne le sont point, mais qui sont la Synagogue de Satan. » Et encore, dans Apocalypse 3:9 : « Voici, je ferai venir ceux de la Synagogue de Satan qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais mentent ; voici, dis-je, je les ferai venir et se prosterner à tes pieds, et ils connaîtront que je t’aime. »

Ces Khazars modernes proclament partout qu’ils sont de descendance juive, c’est-à-dire, de la tribu israélite de Juda, mais ils mentent effrontément. Loin d’être le « peuple de Dieu », ils sont plutôt le « peuple de Satan » une race de vipères. Vous noterez que Dieu ne les appelle pas « l’Église de Satan », mais bien la « Synagogue de Satan », avec tous leurs rabbins sionistes et kabbalistiques. Pour plus d’informations sur les Khazars, veuillez consulter le livre de Benjamin Freedman à l’adresse suivante : L’Histoire occultée des Faux Hébreux : LES KHAZARS

« L’Amérique peut facilement se manœuvrer et être mise dans la bonne direction. Et même si les Américains disent quelque chose, alors, qu’ils le disent… et puis quoi ?! 80 % des Américains nous soutiennent ! C’est absurde ! Nous y avons tellement de support et ici, nous pensons “Que devrions-nous faire si…” »

  • Benjamin Netanyahou, parlant candidement dans une rencontre privée dans la colonie d’Ofra, en 2001, ignorant qu’il était enregistré sur vidéo.

« Chaque fois que nous faisons quelque chose, tu [Shimon Perez] me dit que l’Amérique va faire ceci ou cela … Je vais te dire quelque chose très clairement : Arrête de t’inquiéter de la pression américaine sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. »

  • Ariel Sharon, Premier Ministre israélien, 3 octobre 2001

« Le judaïsme est le pouvoir le plus étroitement organisé sur terre. Il forme un État auquel les citoyens sont inconditionnellement loyaux, peu importe où ils sont, et s’ils sont riches ou pauvres. Le nom que l’on donne à cet État, et qui circule dans tous les états, c’est “All-Judaan”. Les outils de pouvoir de l’État d’All-Judaan sont le capital et le journalisme, ou l’argent et la propagande … La principale culture d’All-Judaan est journalistique ; les performances techniques, scientifiques et littéraires du Juif moderne passent par ses performances journalistiques. Celles-ci sont dues au merveilleux talent des Juifs à s’ouvrir aux idées des autres. Le capital et le journalisme se rejoignent dans la Presse afin de créer un médium politique et spirituel du pouvoir juif … En contrôlant les sources de nouvelles du monde, All-Judaan peut sans cesse préparer l’esprit des gens à leurs actions suivantes. La plus grande dénonciation, qui demeure encore à faire, c’est la façon avec laquelle les nouvelles sont manufacturées et la manière par laquelle l’esprit de nations entières est modelé pour atteindre un certain but. Lorsque le puissant Juif est enfin débusqué et que sa touche se révèle, alors survient le cri tout apprêté de “persécution” et qui fait écho dans toute la presse mondiale. On ne fait jamais de publicité à la cause réelle de la persécution (qui est l’oppression des peuples par les pratiques financières des Juifs).

  • Henry Ford, Fondateur & Président de la Ford Motor Co.

Comment manipule-t-on les masses ? Simplement en contrôlant leurs médias. Si la population en général a confiance en ses médias, alors posséder les médias permettra de contrôler la population en général.

« Je me fiche que les gens pensent que nous contrôlons les médias de nouvelles, Hollywood, Wall Street ou le gouvernement. Je veux simplement que nous continuions à les contrôler. »

  • Joel Stein, L.A. Times, et maintenant Times Magazine

Les Juifs d’Amérique s’établissent à environ 2 % de la population. On devrait toutefois examiner soigneusement jusqu’à quel point ces deux pourcent contrôlent l’Amérique du Nord :

  • Aujourd’hui, Cour Suprême est à 33 % juive
  • Hollywood est entièrement contrôlé par les Juifs
  • Les médias majeurs de nouvelles sont contrôlés par les Juifs
  • La Banque de la Réserve Fédérale est sous le contrôle juif
  • Même les Chinois savent que les Juifs contrôlent l’Amérique

Six compagnies juives contrôlent 96 % des médias dans le monde.

« Vous savez très bien, et les stupides Américains le savent aussi, que nous contrôlons leur gouvernement, sans égard à celui qui est assis à la Maison Blanche. Voyez-vous, je le sais, et vous le savez aussi, aucun Président américain n’est en position de nous défier, même si nous commettons l’impensable. Que peuvent-ils (les Américains) nous faire ? Nous contrôlons le Congrès, nous contrôlons les médias, nous contrôlons le show-biz, nous contrôlons tout en Amérique. En Amérique, vous pouvez critiquer Dieu, mais vous ne pouvez pas critiquer Israël. »

  • Tzipora Menache, porte-parole israélienne

« Si [Elena] Kagan [nominée du Président Obama à la Cour Suprême] est confirmée, les Juifs, qui ne représentent que 2 % de la population américaine, posséderont 33 % des sièges à la Cour Suprême. Est-ce l’idée que se font les Démocrates de la diversité ? »

  • Patrick Buchanan, dans un article intitulé

Are Liberals Anti-WASP ?, 14 mai 2010

Qu’est-ce qui fait que les Juifs « sont ennemis de tous les hommes » ? Que ceux qui se disent Juifs aujourd’hui descendent des Khazars ou de Juda importe peu. Ce qui les rend dangereux pour l’humanité, c’est leur culture religieuse : le judaïsme. La religion de l’Ancien Testament n’est pas le judaïsme.

Mais alors, quel est-il ? C’est ce que nous allons voir au Chapitre 2.

 

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