D.583 – Qui est Israël ? – Chapitre 2

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Par Roch Richer

Chapitre 2

La Grande Prostituée de l’Apocalypse

Il y a une question qui hante les milieux religieux depuis des siècles :

Qui est la Prostituée décrite dans le livre de l’Apocalypse ?

« Il se pourrait bien que cette même race étonnante soit, dans les temps présents, réellement en processus de produire un autre système de moralité et de philosophie aussi malveillant que le christianisme a été bienveillant … Il semblerait que l’Évangile du Christ et l’évangile de l’antichrist soient destinés à provenir du même peuple. »

  • Winston Churchill, tel que cité du journal The Illustrated Sunday Herald, Londres, 8 février 1920

Qui est la « Prostituée de Babylone », la « Mère des Impudicités » ? Qui peut-elle bien être ?

« Alors l’un des sept Anges qui avaient les sept fioles, vint, et il me parla, et me dit : Viens, je te montrerai la condamnation de la grande prostituée, qui est assise sur plusieurs eaux » (Apocalypse 17:1).

« Et la femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses, et de perles ; et elle tenait à la main une coupe d’or, pleine des abominations de l’impureté de sa prostitution. Et il y avait sur son front un nom écrit : Mystère, la grande Babylone, la mère des impudicités et des abominations de la terre. Et je vis la femme enivrée du sang des Saints, et du sang des martyrs de Jésus ; et quand je la vis je fus saisi d’un grand étonnement » (Apocalypse 17:4-6).

« Et disant : hélas ! hélas ! la grande Cité, qui était vêtue de fin lin, de pourpre, d’écarlate, qui était parée d’or, ornée de pierres précieuses, et de perles, comment en un instant ont été dissipées tant de richesses ? … Ô ciel ! réjouis-toi à cause d’elle ; et vous aussi, saints Apôtres et Prophètes réjouissez-vous : car Dieu l’a punie à cause de vous … Et en elle a été trouvé le sang des Prophètes, et des Saints, et de tous ceux qui ont été mis à mort sur la terre » (Apocalypse 18:16, 20 et 24).

Voici quelques faits concernant la Prostituée :

  • Elle porte des vêtements aux couleurs prédominantes d’or, de pourpre et d’écarlate
  • Elle est la « Mère des impudicités et des abominations de la terre»
  • Elle est « la grande prostituée » et « un mystère »
  • Elle est « Babylone la grande »
  • Elle est responsable du sang versé des prophètes, des saints et des martyrs de Jésus

Pendant des siècles, On a enseigné aux protestants que cette femme était l’Église catholique romaine. Ces dernières années, à cause de l’activité terroriste, d’autres croient plutôt maintenant qu’il s’agit de la nation/religion de l’islam. D’autres encore pensent qu’elle est l’Amérique impie. Toutes ces présomptions ont un fonds de validité. Mais rencontrent-elles tous les critères bibliques ? Y a-t-il des indices que nous devrions rechercher dans la Parole de Dieu ?

  • Les couleurs de son attirail devraient être un indice
  • Sa description spirituelle en tant que « mère » doit être un indice
  • Sa description spirituelle en tant que « prostituée » doit être un indice
  • Son nom de « Babylone la grande » doit être un indice
  • Le sang qu’elle est coupable d’avoir répandu doit être un indice

Qui est-elle ? Selon sa description biblique, il n’y a qu’un seul groupe religieux/ethnique de gens qui aligne toutes les preuves : « Voyez l’Israël selon la chair ».

Le sang qu’elle a répandu est un indice

Même si l’Église catholique est responsable de nombreux bains de sang contre les vrais membres du Corps de Christ, au fil des siècles, principalement au Moyen-âge, elle n’est pas assez vieille pour être la « mère des impudicités ».

« …enivrée du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus… »

« …en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints et de tous ceux qui ont été mis à mort sur la terre… »

Le catholicisme n’existait pas durant la période de l’Ancien Testament, ni au premier siècle de l’Église biblique. Le catholicisme n’est pas coupable du sang des prophètes de l’Ancien Testament. Bien qu’elle soit assurément une « fille de la prostituée », elle ne cadre pas avec la description de la « mère des impudicités ». Cela rend également obsolète tout argument contre l’islam ou l’Amérique comme « Mystère : Babylone la grande ». Même si l’islam est responsable de nombreuses décapitations de chrétiens, même aujourd’hui, il ne peut néanmoins être tenu responsable de la mort des prophètes de l’Ancien Testament. C’est aussi vrai pour l’Amérique apostate. Il n’y a qu’un seul groupe religieux/ethnique qui remplit toutes les conditions : « Voyez l’Israël selon la chair ».

« Afin que vienne sur vous tout le sang juste qui a été répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste, jusques au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le Temple et l’autel. En vérité je vous dis, que toutes ces choses viendront sur cette génération. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les Prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez point voulu ! » (Matthieu 23:35-37).

« Qui [les Juifs, c.f. v.14] ont même mis à mort le Seigneur Jésus, et leurs propres Prophètes, et qui nous ont chassés ; et qui déplaisent à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes » (1 Thessaloniciens 2:15).

Sa description en tant que « mère » est un indice

Le catholicisme pratique une prêtrise humaine qui n’est pas biblique, mais il ne fut pas le premier à inventer un système sacerdotal non biblique. L’idée lui provient de la « mère ». Au moment où Jésus-Christ mourut sur la croix, « le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusques en bas » (Matthieu 27:51), et Dieu déclara que le système du temple de l’Ancien Testament était « accompli » (Jean 19:30). Le voile était déchiré en deux et le croyant avait dès lors directement accès au « trône de la grâce » (Hébreux 4:12-16), de par son seul et unique Grand-Prêtre, Jésus-Christ. Des centaines d’années avant que le catholicisme remplace Jésus-Christ par ses prêtres humains, le judaïsme – le judaïsme rebelle – poursuivit son système sacerdotal même après la crucifixion de Christ [c. 33 apr. J.-C.]. Quatre décennies plus tard, en l’an 70 de notre ère, Dieu permit que l’idole de ce peuple rebelle, le Temple, soit détruite. Ils avaient été prévenu quarante ans auparavant

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les Prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez point voulu ! Voici, votre maison va devenir déserte » (Matthieu 23:37-38).

Bien sûr, le système sacerdotal du temple de l’Ancien Testament était initialement une institution ordonnée par Dieu, mais depuis l’époque de Salomon, il avait été corrompu, perdant ainsi sa signification première et son dessein. Christ a dit Lui-même que c’était une « cavernes de voleurs ». Lorsque Jésus a crié sur la croix « Tout est accompli », le voile du temple s’est déchiré en deux, imaginez, à partir du haut jusqu’en bas – ce qui ne pouvait se faire que par l’intervention divine – et cela voulait dire que le système du temple de l’Ancienne Alliance prenait fin ; les sacrifices d’animaux étaient nuls et non avenus, étant remplacés par le Sacrifice de l’Agneau sur la croix.

C’est ce qu’indique le livre aux Hébreux, comme d’ailleurs tout le Nouveau Testament, lequel est une Nouvelle Alliance de Dieu. Même s’il y a un gros débat à ce sujet, nous croyons que c’est ce que signifie le passage de Daniel 9:27 : « …et à la moitié de cette semaine, il fera cesser le sacrifice et l’oblation… » Il n’y a aucun doute que, s’il devait y avoir un autre temple construit à Jérusalem, ce n’en serait pas un ordonné par Dieu; il s’avérerait plutôt l’idole la plus universelle de l’histoire de l’humanité depuis la Tour de Babel !

Comment pouvons-nous en être si sûr ? C’est qu’aujourd’hui, le temple biblique du Nouveau Testament est l’Église et les individus qui composent son assemblée. Et elle ne cessera jamais d’exister !

« Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le Temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le Temple de Dieu est saint, et vous êtes ce Temple » (1 Corinthiens 3:16-17).

« Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes point à vous-mêmes » (1 Corinthiens 6:19).

« Etant édifiés sur le fondement des Apôtres, et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin ; en qui tout l’édifice posé et ajusté ensemble, s’élève pour être un Temple saint au Seigneur. En qui vous êtes édifiés ensemble, pour être un Tabernacle de Dieu en esprit » (Éphésiens 2:20-22).

« Que personne donc ne vous séduise en quelque manière que ce soit ; car ce jour-là ne viendra point que la révolte ne soit arrivée auparavant, et que l’homme de péché, le fils de perdition, ne soit révélé ; lequel s’oppose et s’élève contre tout ce qui est nommé Dieu, ou qu’on adore, jusqu’à être assis comme Dieu au Temple de Dieu voulant se faire passer pour un Dieu » (2 Thessaloniciens 2:3-4).

« Celui qui vaincra, je le ferai être une colonne dans le Temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; et j’écrirai sur lui le Nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, qui est la nouvelle Jérusalem, laquelle descend du Ciel de devers mon Dieu, et mon nouveau Nom » (Apocalypse 3:12).

« Alors il me fut donné un roseau semblable à une verge, et il se présenta un Ange, qui me dit : lève-toi et mesure le Temple de Dieu, et l’autel, et ceux qui y adorent » (Apocalypse 11:1).

« Et je ne vis point de Temple en elle ; parce que le Seigneur Dieu Tout-puissant et l’Agneau en sont le Temple » (Apocalypse 21:22).

« Et je te dis aussi, que tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai mon Eglise ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16:18).

« Mais vous êtes venus à la montagne de Sion, et à la Cité du Dieu vivant, à la Jérusalem céleste, et aux milliers d’Anges, et à l’assemblée et à l’Eglise des premiers-nés qui sont écrits dans les Cieux, et à Dieu qui est le juge de tous, et aux esprits des justes sanctifiés » (Hébreux 12:22-23).

Pour mieux illustrer encore la réjection par les Juifs de Jésus-Christ en tant que Messie, bon nombre d’entre eux préparent actuellement la « génisse rousse » pour la prétendue purification du « site du Temple ». Le Livre des Nombres, chapitre 19, enseignait aux saints de l’Ancien Testament le rituel de purification au moyen des cendres d’une vache rousse. Toutefois, l’épître aux Hébreux du Nouveau Testament déclare clairement que les sacrifices d’animaux sont terminés. Or, à présent, quiconque, n’importe où, qui pratique un rite religieux de sacrifices d’animaux s’engage dans un culte à Satan ! Et pourtant, les chrétiens sionistes parlent aveuglément de la restauration du Temple d’Israël – avec des sacrifices d’animaux !

« L’Institut du Temple » a dépensé des millions de dollars à fabriquer un énorme chandelier en or (une Menora) qu’on utilisera dans le futur temple. Bien qu’on le qualifie « d’artéfact », le mot le mieux approprié serait « idole ».

Bien qu’il ait une vision dispensationnaliste d’Israël et de la fin des temps, David Cloud admet tout de même : « La plupart des Juifs ne recherchent pas un Messie à ce moment-ci ; ils cherchent un prophète qui exécutera les choses pour eux et apportera la paix, et ce pourrait bien être l’antichrist. »

Sa description en tant que « prostituée », Mère des impudicités, et sa couleur manquante pourraient être un indice

La couleur manquante

« Quelque chose d’emprunté, quelque chose de bleu… » Dans les temps anciens, le bleu était le symbole de la fidélité, de la pureté et de la loyauté. Souvent, il s’agissait de la jarretière qui était bleue et, à une époque plus ancienne, les couples portaient des bandes bleues sur la bordure de leurs vêtements de noces pour indiquer leur amour, leur modestie et leur fidélité. Comme autre façon de porter le bleu, vous pouviez accrocher une fleur bleue à votre coiffure, ou faire en sorte que le thème de votre arrangement floral soit le bleu. Aujourd’hui, certains fiancés vont jusqu’à porter un tatouage bleu, ou des ongles polis en bleu, ou encore à mettre des chaussures bleues. “Se marier en bleu rend l’amour authentique” ». [tiré du site web BHS Wedding Collection.]

Dans les Écritures, rien ne tient du « hasard » ou n’est une « coïncidence ». Tout fut écrit sous inspiration. Tout vient du même Auteur. Tout est relié, de la Genèse à l’Apocalypse. Dans un « roman à mystères », les indices importants sont souvent donnés au début de l’histoire, mais le lecteur inattentif passera par-dessus sans les voir parce qu’ils lui semblent si peu pertinents. Il en est de même avec « Mystère : Babylone ». L’Auteur des Écritures a semé des indices après coup évidents, mais qui sont souvent négligés ou oubliés, et on les laisse échapper en adoptant des théories théologiques qui ne tiennent pas compte de ce l’Auteur de la Bible a caché dans Ses livres.

La Prostituée de l’Apocalypse ne porte que trois couleurs prédominantes : l’or, le pourpre et l’écarlate. Cependant, si l’on compare ceci à d’autres Écritures de l’Ancien Testament, à premier abord sans pertinence, il apparaît qu’il y avait quatre couleurs prédominantes et que la quatrième couleur manque de façon flagrante dans l’Apocalypse.

La couleur manquante est le bleu.

En lisant les livres de l’Exode et des Nombres, l’on s’aperçoit qu’il y avait quatre couleurs principales dans le tabernacle et le système sacerdotal, et des quatre, le bleu prédominait. Aucune autre couleur ne se remarquait plus que le bleu. Quand le peuple d’Israël voyageait, l’Arche de l’Alliance était couverte d’un tissu bleu. En fait, presque tous les items étaient couverts d’un tissu bleu (voir Nombres 4). Le bleu était la couleur dominante dans la tenue du souverain sacrificateur. Sur la frange du vêtement de chaque enfant d’Israël, il y avait un « ruban bleu ». (Il est probable que c’est le ruban bleu sur la robe de Jésus que toucha la femme qui avait un problème de perte de sang, dans Matthieu 9:20.) Dieu avait aussi commandé que le souverain sacrificateur portât quelque chose écrit sur son front et cela était attaché grâce à un cordon bleu.

« Et tu feras une lame de pur or, sur laquelle tu graveras ces mots, de gravure de cachet : LA SAINTETÉ A L’ETERNEL. Laquelle tu poseras avec un cordon de pourpre, et elle sera sur la Tiare, répondant sur le devant de la Tiare. Et elle sera sur le front d’Aaron ; et Aaron portera l’iniquité des saintes offrandes que les enfants d’Israël auront offertes, dans tous les dons de leurs saintes offrandes, et elle sera continuellement sur son front, pour les rendre agréables devant l’Eternel » (Exode 28:36-38).

Avant d’aller plus loin, il est bon d’apporter une précision importante. Vous noterez qu’il est écrit ici : « un cordon de pourpre », mais dans le texte hébreu original, il s’agit bien de la couleur bleue. La Bible King James Autorisée le rend bien : « And thou shalt put it on a blue lace ». Le mot hébreu original est tekeleth qui est un bleu violet. David Martin a traduit tekeleth par pourpre, ce qui amène un peu de confusion. Curieusement, la version Louis Segond est demeurée plus proche du texte original et rend fidèlement les textes que nous allons citer. Nous allons donc prendre soin de mettre en parallèle les trois versions de David Martin, Louis Segond et King James afin que vous puissiez bien comprendre la Parole de Dieu.

Nous insérerons également les mots hébreux et grecs afin de faciliter la compréhension. Les voici, d’ailleurs : en hébreu, tekeleth (bleu ou violet) ; argaman (pourpre ou rouge) ; shani (écarlate, cramoisi) ; en grec, porphura (pourpre) ; kokkinos (écarlate).

Donc, le souverain sacrificateur portait sur son front des écritures attachées avec un cordon bleu. Or, la Prostituée a aussi quelque chose d’écrit sur le front et pourtant, remarquez que la couleur bleue manque.

« Et la femme était vêtue de pourpre [porphura] et d’écarlate [kokkinos], et parée d’or, de pierres précieuses, et de perles ; et elle tenait à la main une coupe d’or, pleine des abominations de l’impureté de sa prostitution. Et il y avait sur son front un nom écrit, mystère, la grande Babylone, la mère des impudicités et des abominations de la terre » (Apocalypse 17:4-5, version David Martin ; les autres versions ont les mêmes couleurs).

Il manque donc une couleur à la Prostituée. Dans les Écritures suivantes, prenez soin de noter que Dieu a choisi quatre couleurs à utiliser dans la première maison de culte. Une des quatre couleurs est employée de manière spéciale, ce qui la distingue et la place au-dessus des autres couleurs. Voici le passage d’Exode 28:4-6, 8, 15, 28, 31, 33, 36-37 :

« Et ce sont ici les vêtements qu’ils feront ; le Pectoral, l’Ephod, le Rochet, la Tunique, qui tienne serré, la Tiare, et le Baudrier ; ils feront donc les saints vêtements à Aaron ton frère, et à ses fils, pour m’exercer la Sacrificature. Et ils prendront de l’or, de la pourpre [tekeleth], de l’écarlate [argaman], du cramoisi [shani], et du fin lin. Et ils feront l’Ephod d’or, de pourpre [tekeleth], d’écarlate [argaman], de cramoisi [shani], et de fin lin retors, d’un ouvrage exquis … Le ceinturon exquis dont il sera ceint, et qui sera par-dessus, sera de même ouvrage, et tiré de lui, étant d’or, de pourpre [tekeleth], d’écarlate [argaman], de cramoisi [shani], et de fin lin retors … Tu feras aussi le Pectoral de jugement d’un ouvrage exquis, comme l’ouvrage de l’Ephod, d’or, de pourpre [tekeleth], d’écarlate [argaman], de cramoisi [shani], et de fin lin retors … Et ils joindront le Pectoral élevé par ses anneaux, aux anneaux de l’Ephod, avec un cordon de pourpre [tekeleth], afin qu’il tienne au-dessus du ceinturon exquis de l’Ephod, et que le Pectoral ne bouge point de dessus l’Ephod … Tu feras aussi le Rochet de l’Ephod entièrement de pourpre [tekeleth] … Et tu feras à ses bords des grenades de pourpre [tekeleth], d’écarlate [argaman], et de cramoisi [shani] tout autour, et des clochettes d’or entre elles tout autour … Et tu feras une lame de pur or, sur laquelle tu graveras ces mots, de gravure de cachet: LA SAINTETÉ A L’ETERNEL. Laquelle tu poseras avec un cordon de pourpre [tekeleth], et elle sera sur la Tiare, répondant sur le devant de la Tiare. » [version David Martin]

« Voici les vêtements qu’ils feront : un pectoral, un éphod, une robe, une tunique brodée, une tiare, et une ceinture. Ils feront des vêtements sacrés à Aaron, ton frère, et à ses fils, afin qu’ils exercent mon sacerdoce. Ils emploieront de l’or, des étoffes teintes en bleu [tekeleth], en pourpre [argaman], en cramoisi [shani], et de fin lin … La ceinture sera du même travail que l’éphod et fixée sur lui ; elle sera d’or, de fil bleu [tekeleth], pourpre [argaman] et cramoisi [shani], et de fin lin retors … Tu feras le pectoral du jugement, artistement travaillé ; tu le feras du même travail que l’éphod, tu le feras d’or, de fil bleu [tekeleth], pourpre [argaman] et cramoisi [shani], et de fin lin retors … On attachera le pectoral par ses anneaux aux anneaux de l’éphod avec un cordon bleu [tekeleth], afin que le pectoral soit au-dessus de la ceinture de l’éphod et qu’il ne puisse pas se séparer de l’éphod … Tu feras la robe de l’éphod entièrement d’étoffe bleue [tekeleth] … Tu mettras autour de la bordure, en bas, des grenades de couleur bleue [tekeleth], pourpre [argaman] et cramoisi [shani], entremêlées de clochettes d’or … Tu feras une lame d’or pur, et tu y graveras, comme on grave un cachet : Sainteté à l’Éternel. Tu l’attacheras avec un cordon bleu [tekeleth] sur la tiare, sur le devant de la tiare. » [version Louis Segond]

« And these are the garments which they shall make; a breastplate, and an ephod, and a robe, and a broidered coat, a mitre, and a girdle: and they shall make holy garments for Aaron thy brother, and his sons, that he may minister unto me in the priest’s office. And they shall take gold, and blue [tekeleth], and purple [argaman], and scarlet [shani], and fine linen … And the curious girdle of the ephod, which is upon it, shall be of the same, according to the work thereof; even of gold, of blue [tekeleth], and purple [argaman], and scarlet [shani], and fine twined linen … And thou shalt make the breastplate of judgment with cunning work; after the work of the ephod thou shalt make it; of gold, of blue [tekeleth], and of purple [argaman], and of scarlet [shani], and of fine twined linen, shalt thou make it … And they shall bind the breastplate by the rings thereof unto the rings of the ephod with a lace of blue [tekeleth], that it may be above the curious girdle of the ephod, and that the breastplate be not loosed from the ephod … And thou shalt make the robe of the ephod all of blue [tekeleth] … And beneath upon the hem of it thou shalt make pomegranates of blue [tekeleth], and of purple [argaman], and of scarlet [shani], round about the hem thereof; and bells of gold between them round about … And thou shalt make a plate of pure gold, and grave upon it, like the engravings of a signet, HOLINESS TO THE LORD. And thou shalt put it on a blue [tekeleth] lace, that it may be upon the mitre; upon the forefront of the mitre it shall be. » [version King James]

D’après les passages suivants, il apparaît clairement dans les Écritures que Dieu a fait du bleu la couleur dominante pour mettre la nation-état d’Israël en garder contre la prostitution spirituelle. L’emploi du bleu, tel que requis par Dieu, devait rappeler Ses commandements aux Israélites et, tant qu’ils leur obéissaient, ils ne deviendraient pas des prostitués spirituels. Lisez bien le passage suivant :

« Et l’Eternel parla à Moïse, en disant : Parle aux enfants d’Israël, et leur dis : Qu’ils se fassent d’âge en âge des bandes aux pans de leurs vêtements, et qu’ils mettent sur les bandes des pans de leurs vêtements un cordon de couleur de pourpre [tekeleth (bleu-violet)]. Ce cordon sera sur la bande, et en le voyant il vous souviendra de tous les commandements de l’Eternel, afin que vous les fassiez, et que vous ne suiviez point les pensées de votre cœur, ni les désirs de vos yeux, en suivant lesquels vous paillardez. Afin que vous vous souveniez de tous mes commandements, et que vous les fassiez, et que vous soyez saints à votre Dieu. Je suis l’Eternel votre Dieu, qui vous ai retirés du pays d’Egypte, pour être votre Dieu ; je suis l’Eternel votre Dieu » (Nombres 15:37-41).

Examinez maintenant le passage de l’Apocalypse qui a fait l’objet de bien des débats au fil des siècles :

« Alors l’un des sept Anges qui avaient les sept fioles, vint, et il me parla, et me dit : Viens, je te montrerai la condamnation de la grande prostituée, qui est assise sur plusieurs eaux ; avec laquelle les Rois de la terre ont commis fornication, et qui a enivré du vin de sa prostitution les habitants de la terre. Ainsi il me transporta en esprit dans un désert ; et je vis une femme montée sur une bête de couleur d’écarlate, pleine de noms de blasphème, et qui avait sept têtes et dix cornes. Et la femme était vêtue de pourpre [porphura] et d’écarlate [kokkinos], et parée d’or, de pierres précieuses, et de perles ; et elle tenait à la main une coupe d’or, pleine des abominations de l’impureté de sa prostitution. Et il y avait sur son front un nom écrit, mystère, la grande Babylone, la mère des impudicités et des abominations de la terre. Et je vis la femme enivrée du sang des Saints, et du sang des martyrs de Jésus ; et quand je la vis je fus saisi d’un grand étonnement » (Apocalypse 17:1-6).

L’étudiant biblique faisant preuve d’observation aura remarqué la couleur manquante en comparant les passages de l’Exode et des Nombres avec celui de l’Apocalypse. Il manque le bleu (tekeleth). Où est la couverture bleue ? Où est le « rappel en bleu » ?

Selon ce que l’Éternel dit dans Nombres 15:37-41, si la couleur bleue vient à manquer, cela voudra dire que la nation en est venue à délaisser les commandements de Dieu et s’est prostituée spirituellement en adoptant la culture religieuse des nations païennes ! Le bleu était un type de notre Seigneur Jésus-Christ, l’unique Messie qu’Israël eût et aura jamais de Dieu. Le bleu était Jésus-Christ et Jérusalem a rejeté son Messie. À la suite de quoi elle devint une prostituée spirituelle. Or, le bleu (Jésus-Christ) manque toujours officiellement au sein de la Jérusalem moderne. Elle est encore une prostituée spirituelle devant Dieu. L’Épouse de Christ, l’Agneau de Dieu, c’est la nouvelle Jérusalem céleste, non pas la Jérusalem terrestre d’aujourd’hui qui exerce une grande persécution contre les enfants de Christ.

Si Jésus-Christ n’est pas dans la vie de quelqu’un, cette personne attend la condamnation de Dieu. Même chose pour les villes sans Christ. Jetez un coup d’œil sur Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm (Matthieu 11:20-24) qui seront jugées plus sévèrement parce qu’elles ont rejeté le Messie en bloc. Jérusalem est « la ville internationale » et Jésus-Christ a été rejeté par tous les gouvernements officiels de Jérusalem, arabes comme israéliens. Le seul espoir de cette ville est qu’elle soit refaite à neuf ! Or, il y aura une nouvelle Jérusalem ! Elle est même déjà en construction depuis Abel le juste !

Nombres 15:37-41 indique l’importance de la couleur bleue (tekeleth). Comparez les deux passages suivants d’Exode et d’Apocalypse :

« Et ce sont ici les vêtements qu’ils feront ; le Pectoral, l’Ephod, le Rochet, la Tunique, qui tienne serré, la Tiare, et le Baudrier ; ils feront donc les saints vêtements à Aaron ton frère, et à ses fils, pour m’exercer la Sacrificature. Et ils prendront de l’or, de la pourpre [tekeleth], de l’écarlate [argaman], du cramoisi [shani], et du fin lin » (Exode 15:4-5).

« Et disant : hélas ! hélas ! la grande Cité, qui était vêtue de fin lin, de pourpre [porphura (pourpre rouge)], d’écarlate [kokkinos (rouge écarlate)], qui était parée d’or, ornée de pierres précieuses, et de perles, comment en un instant ont été dissipées tant de richesses? » (Apocalypse 18:16).

Le bleu manque dans l’attirail de Mystère : Babylone !

Apocalypse 18:16 dit que la Prostituée est parée d’or, ornée de pierres précieuses et de perles. Faites la comparaison avec des passages de l’Ancien Testament concernant un Juda apostat (Jérusalem) :

« Je te parai d’ornements, je mis des bracelets en tes mains, et un collier à ton cou. Je mis une bague sur ton front, des pendants à tes oreilles, et une couronne de gloire sur ta tête. Tu fus donc parée d’or et d’argent, et ton vêtement était de fin lin, de soie, et de broderie ; tu mangeas la fleur du froment, et le miel, et l’huile ; et tu devins extrêmement belle, et tu prospéras jusques à régner. Et ta renommée se répandit parmi les nations à cause de ta beauté, car elle était parfaite, à cause de ma magnificence que j’avais mise sur toi, dit le Seigneur l’Eternel. Mais tu t’es confiée en ta beauté, et tu t’es prostituée à cause de ta renommée, et tu t’es abandonnée à tout passant pour être à lui. Et tu as pris de tes vêtements, et t’en es fait des hauts lieux de diverses couleurs, tels qu’il n’y en a point, ni n’y en aura de semblables, et tu t’y es prostituée. Et tu as pris tes bagues magnifiques, faites de mon or et de mon argent, que je t’avais donné, et tu t’en es fait des images d’un mâle, et tu as commis fornication avec elles. Et tu as pris tes vêtements de broderie, et les en as couvertes : et tu as mis mon huile de senteurs et mon parfum devant elles. Et mon pain que je t’avais donné, la fleur du froment, et l’huile, et le miel que je t’avais donné à manger, tu as mis cela devant elle en sacrifice de bonne odeur ; il a été fait ainsi, dit le Seigneur l’Eternel. Tu as aussi pris tes fils et tes filles que tu m’avais enfantés, et tu les leur as sacrifiés pour être consumés. Est-ce peu de chose, ce qui est procédé de tes adultères ; que tu aies égorgé mes fils, et que tu les aies livrés pour les faire passer par le feu, à l’honneur de ces idoles ? » (Ézéchiel 16:11-21).

Étant donné que cette « femme », fiancée de Dieu devenue ensuite prostituée, est un symbole de toute la nation d’Israël, nous devons comprendre que les ornements et les couleurs sont également des symboles décrivant les bénédictions spirituelles que l’Éternel lui donna : les commandements, les ordonnances, les lois – bref, la bonne manière de se conduire devant Dieu. Au fil des siècles, Israël, puis Juda, abandonna les commandements de Dieu et adopta les coutumes religieuses des autres nations, allant jusqu’à faire des sacrifices d’enfants à Moloch (Satan). Lisez tout le chapitre d’Ézéchiel afin de noter les nombreuses références comparant Juda à une prostituée et ses fornications, et à Sodome et le sang versé des enfants sacrifiés. D’autres passages sont en corrélation directe avec Ézéchiel 16, comme Ézéchiel 23, Osée 2 et Jérémie 3-4. Le dernier livre de la Bible est-il relié aux soixante-six autres ? Vous feriez bien de croire que oui.

Pendant que le reste du monde, surtout l’Amérique du Nord, sombre dans les dettes impayables, l’économie d’Israël est florissante. Les États-Unis donnent près de 10 millions de dollars par jour à Israël ! Et l’État d’Israël s’établit comme puissance mondiale. Même s’il se réjouit qu’on le traite comme une victime et un opprimé, la table est mise pour qu’Israël se mette à dominer jusqu’à devenir un empire mondial.

Tout cela est dû au fait que la nation d’Israël se nomme… Israël. A-t-il le droit de s’appeler « Israël » ou est-ce une usurpation, un truc mensonger ? C’est ce que nous verrons dans le Chapitre 3.

 

 

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